Publié le 6 Août 2017

Cameron Doody dans son article du dimanche 6 août 2017 sur periodistadigital.com nous montre que l’Angélus du pape François est pour les hommes et les femmes «humiliés par l'injustice, l'arrogance et la violence», et celles qui ne peuvent pas prendre de vacances en été pour le manque d'argent. Des gens qui sont au centre des prières du pape dans son Angélus, aujourd'hui en cette fête de la Transfiguration, pour qui il encourage les chrétiens à devenir un «signe concret de l'amour de Dieu» pour trouver le temps même cet été de «gravir la montagne» et de chercher le Seigneur.

 

Mais en gravissant la montagne que cherchons-nous comme Seigneur ? L’'épiphanie du Messie caché de Marc, la manifestation de Jésus comme le nouveau Moïse dans Matthieu ou le Jésus humain glorifié dans Luc ? Un peu tout à la fois, sans doute. Et cette Transfiguration signe concret de l’amour de Dieu fut-elle réelle ou symbolique ? L’événement cité dans les synoptiques (Matthieu 17,1–9, Marc 9,2-8 et Luc 9,28–36) était sans doute un épisode de la vie de Jésus qui fut plus tard chargé de symboles, où ce dernier se rendit au mont Hermon pour préparer le Royaume de Dieu à venir, pendant la fête des tentes, ce qui lui permit de montrer sa relation directe avec Dieu à trois de ses disciples (Pierre, Jacques et Jean) qui ne dirent sans doute rien.

 

Et Jésus en nous faisant gravir la montagne, nous prépare-t-il à quelque chose ? Oui, à un royaume qui est tout autre. Comme nous le montre Corrado Augias et Mauro Pesce dans Enquête sur Jésus en 2008, c’est un royaume pour les «ptochoi», les «misérables», ces résultats de l’injustice sociale, les déchets humains que le «système» refuse et exclut. Mais Jésus va aussi plus loin car pour lui les pauvres, les riches, les gens en bonne santé, les malades rencontrés au hasard dans les rues devront être assis côte à côte et partager le même pain.

 

Sommes-nous prêts à gravir cette montagne et à suivre le seigneur ? Qui sait ?

 

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Publié le 5 Août 2017

La mort du cardinal Tettamanzi, ancien archevêque de Milan

Isabelle de Gaulmyn dan son article de la-Croix.com et reuters.com nous montrent que le cardinal italien Dionigi Tettamanzi, archevêque de Milan de 2002 à 2011, est décédé ce samedi matin, 5 août 2017, à l’âge de 83 ans. Ce «petit cardinal au grand cœur» incarnait la ligne du pape François dans l’Église italienne.

 

Il faisait partie du paysage catholique italien, avec sa silhouette courte, sa bonhomie, et sa modestie apparente. Les journalistes italiens l’avaient surnommé le «petit cardinal au grand cœur». Fils de la Lombardie, où il est né en mars 1934, Dionigi Tettamanzi en était devenu l’archevêque le 11 juillet 2002, successeur d’un éminent prédécesseur, le cardinal Carlo Maria Martini, qui a d’ailleurs contribué à sa reconnaissance publique. Mais avant, c’est un autre archevêque de Milan, le cardinal Montini, futur Paul VI, qui l’ordonne prêtre le 28 juin 1957 avant qu’il entreprenne son doctorat en théologie, à la Grégorienne à Rome sur «le devoir de l’apostolat des laïcs».

 

Il enseigne ensuite successivement la théologie morale puis pastorale en Lombardie comme à Florence, dans les séminaires ou autres écoles de formation. Sa parole se fait entendre dans de nombreux congrès et colloques. Durant ces années, il devient un collaborateur estimé du pape Jean-Paul II, qui le consulte régulièrement sur les questions morales et de bio éthique. Il est nommé recteur du séminaire pontifical lombard à Rome à partir de septembre 1987. Cela lui permet de travailler avec la Conférence épiscopale italienne (CEI). Mais il ne reste qu’une année dans cette charge, jusqu’à ce que Jean-Paul II le nomme archevêque d’Ancône-Osimo le 1er juillet 1988.

 

Organisateur hors pair, fin analyste des équilibres ecclésiaux, au terme d’un mandat de quatre ans, Jean-Paul II le nomme archevêque de Gênes (Ligurie), région traditionnellement tournée vers la France toute proche mais surtout vers la Méditerranée depuis ce port important d’une république ancienne. Il fut à ce titre élevé au cardinalat en 1998 par le pape. Il s'est distingué en décidant que les pèlerins qui visitent Gênes pour l'Année sainte de 2000 devaient s'arrêter non seulement aux grandes églises de la ville, mais aussi à une maison de personnes âgées pour obtenir une indulgence particulière pour le millénaire du jubilé. En 2001, il a défendu les manifestants antimondialisation qui ont assiégé le sommet du G8. "Un seul enfant africain malade avec le sida compte plus que l'univers entier", a-t-il déclaré à l'époque. En 2002, enfin, il lui revient la difficile tâche de succéder au jésuite cardinal Martini, figure de l’Église mondiale. Tâche dont il s’acquitte avec beaucoup de modestie et d’humilité, mettant toute son ardeur à gérer cet énorme diocèse, le plus peuplé d’Italie, avec plus de 5 millions d’habitants, 2 000 prêtres diocésains et près de 900 religieux prêtres.

 

Très sensible aux dégâts de la crise économique, il va susciter dans son diocèse la création d’un fonds pour les personnes sans travail et les familles en difficulté. On se souvient de ses gestes d'une grande valeur symbolique qui le plaçaient toujours à côté des faibles et des minorités, telles que la visite de Noël à la prison San Vittore. À la fin des célébrations, il avait l’habitude de rester longtemps sur le parvis de sa cathédrale, discuter avec les fidèles, et répondre à tous ceux qui l’interpellaient. Disponible, toujours. En 2010, il se place à l'avant-garde du dialogue interreligieux, par le lancement de la proposition d'une mosquée dans tous les quartiers de la ville.

 

Auteur à succès de nombreux ouvrages de morale, beaucoup de journalistes le placent dans leur liste de papabili en avril 2005, à la mort de Jean-Paul II. Affable, il répond par un sourire aux assauts des médias à la sortie des congrégations générales réunies au Vatican avant le conclave. Après l’élection de Benoît XVI, il retourne à Milan d’où ses prises de parole sont très écoutées, bien au-delà de la Lombardie. Il reste à Milan jusqu’au 28 juin 2011.

 

Ce pasteur attaché au catholicisme populaire s’est retrouvé opposé à la ligne du cardinal Ruini, qui souhaitait faire de l’Église un allié de poids politique dans une reconquête morale de la société italienne. Ainsi, ouvrant le congrès de l’Église italienne à Vérone, en 2006, il prend ses distances avec cette vision, et met en garde contre toute tentation de récupération des valeurs chrétiennes par la politique : «Il vaut mieux être chrétien sans le dire que le proclamer sans l’être», a-t-il dit, citant saint Ignace d’Antioche. «L’Église n’a pas à être un agent politique».

 

Le décès du cardinal Tettamanzi intervient alors que son successeur, le cardinal Angelo Scola s’apprête à transmettre les rênes du diocèse de Milan à son vicaire général et évêque auxiliaire, Mgr Mario Delpini, qui prendra ses fonctions en septembre.

 

Dans un message adressé à Mgr Mario Delpini, le pape François a rendu hommage au cardinal défunt, en des termes très personnels, signe d’une profonde affection : «En apprenant la nouvelle du décès du cher cardinal Dionigi Tettamanzi, je désire exprimer mes condoléances à ses proches et à cette communauté diocésaine, qui le fera figurer parmi ses enfants les plus illustres et parmi ses pasteurs les plus aimables et aimés. Je pense avec affection et rappelle avec gratitude l’intense œuvre culturelle et pastorale assumé par ce frère qui dans sa féconde existence a témoigné avec joie de l’Évangile et a servi docilement l’Église, d’abord comme prêtre dans l’archidiocèse de Milan, puis comme évêque d’Ancône, comme secrétaire de la Conférence épiscopale italienne, archevêque de Gênes, puis archevêque de cette Église ambrosienne bien-aimée et enfin comme administrateur apostolique de Vigevano.»

 

Il s’est toujours distingué en tant que pasteur efficace, totalement dévoué aux besoins et au bien des prêtres et de tous les fidèles, avec une attention particulière aux thèmes de la famille, du mariage et de la bioéthique, dont il était particulièrement expert, ajoute le pape. Il reste désormais 223 cardinaux, dont 121 électeurs, de moins de 80 ans.

 

Le cardinal Tettamanzi va laisser un grand vite pour ceux qui l’ont connu, lui qui continua à travailler et faire la messe jusqu'en décembre 2016, lorsque son état a empiré. Une aggravation, ce qui l'a forcé à être sur un fauteuil roulant, mais qui ne l'a pas arrêté pour une dernière apparition publique, pour rencontrer le pape François, le 25 mars 2017. Cet homme n’a pas voulu une restauration conservatrice, mais une approche directe où il voulait se faire aimer des fidèles, et les divertissaient souvent à la fin des célébrations, tout en en voulant se concentrer sur son diocèse sans vouloir se ranger derrière Silvio Berlusconi qui flattait l'Église.

 

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Publié le 4 Août 2017

François-Xavier Gomez nous montre ce vendredi 4 août 2017 dans Libération.fr que les membres de l'Assemblée constituante élue dimanche dernier dans un climat de grande tension sont intronisés ce vendredi à Caracas. Les condamnations internationales pleuvent.

 

Vendredi devait avoir lieu à Caracas l’intronisation des 454 membres de l’Assemblée constituante, élue dimanche dernier dans la violence (au moins 15 manifestants tués) et la polémique.

 

L’opposition n’avait pas présenté de candidats tant le mode de scrutin favorisait jusqu’à la caricature le régime. Une assemblée à 100 % pro-Maduro, dans un pays qui rejette à 80 % l’action de son président, va ainsi rédiger une nouvelle constitution «encore plus socialiste», a promis (ou menacé) le gouvernement. Dotée de tous les pouvoirs, elle pourra dissoudre si bon lui semble l’actuelle Assemblée nationale, aux mains de l’opposition et seule institution non contrôlée par le pouvoir.

 

Le gouvernement a pourtant accusé le coup, mercredi, quand la société britannique chargée des opérations de vote a contesté les chiffres officiels de participation. Raison probable du report de 48 heures de la prestation de serment des constituants. Pendant laquelle l’opposition avait prévu une nouvelle mobilisation de rue.

Aux condamnations du processus électoral par les États-Unis – qui ont usé du terme de «dictature» – et l’Union européenne se sont ajoutées vendredi celles de la France et du Vatican. L’Elysée a appelé «à une désescalade, au respect des droits de l’homme, de l’Etat de droit et des libertés fondamentales». Soulignant la convergence avec la position de l’UE exprimée par la commissaire Federica Mogherini, Paris dit «espérer le retour à un fonctionnement normal des institutions dans les meilleurs délais».

 

Le pape François a pour sa part estimé que l’inauguration de la Constituante devrait être «évitée ou suspendue» pour favoriser «la réconciliation et la paix», tout en invitant «les forces de sécurité à s’abstenir de l’usage excessif et disproportionné de la force».

 

Vendredi, le régime a lâché du lest en ramenant chez lui l’opposant Antonio Ledezma, maire du grand Caracas, brutalement enlevé mardi alors qu’il était en résidence surveillée. Mais Leopoldo López, un autre dirigeant antichaviste arrêté mardi, était toujours vendredi aux mains du Sebin, la redoutable police politique sur laquelle pèsent de lourds soupçons de tortures.

 

Pour ne rien arranger l'ex-cheffe de la diplomatie vénézuélienne Delcy Rodriguez a été élue vendredi présidente de la controversée Assemblée constituante voulue par le président socialiste Nicolas Maduro et le pays devrait être exclu du Mercosur (marché commun sud-américain).

 

Aica.org nous montre aussi aujourd’hui dans son article «4 août, Mgr Enrique Angelelli, l'évêque des pauvres est tué», le 4 août 1976, le père Arturo Pinto et l'évêque Angelelli au retour d'une célébration en l'honneur de deux prêtres furent assassinés. Sur le chemin de Cordoba, deux voitures sont entrés en collision et se sont approché contre eux. Le père Pinto, le seul témoin du fait, a rapporté qu’au réveil, il trouva l'évêque mort avec plusieurs coups à la tête. Pendant des années, la mort d’Angelelli a été déguisée en accident de voiture. Ce n’est seulement en 2009, que les choses ont changé depuis que l'affaire a été rouverte. À 41 ans après sa mort, la communauté se souvient de ses mots : «toujours une oreille tournée vers le peuple et l'autre vers l'Évangile.»

 

Mgr Enrique Angelelli (1923-1976), évêque du diocèse de La Rioja, a été l'un des évêques les plus célèbres du pays, qui luttait contre la dictature. Il est mort dans une simulation d'accident de voiture, peu de temps après la mise en place de la dictature militaire. Après 38 ans, le 4 juillet 2014, pour son assassinat ont été condamnés à la réclusion à perpétuité deux officiers supérieurs. Pendant des décennies, les autorités avaient affirmé que sa mort était accidentelle. En 2015, la phase diocésaine de la cause de béatification a été ouverte.

 

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Publié le 3 Août 2017

La "révolte du bikini" a-t-elle eut lieu ?

ledauphine.com nous montre dans son article du jeudi 3 août 2017 qu’entamée le 5 juillet dernier, la lutte des femmes qui se rendent en groupe en bikini à la plage en Algérie pour protester contre l’oppression prend de l'ampleur.

 

Depuis le début du mois de juillet, des femmes se réunissent en bikini sur la plage de Seraidi, dans la station balnéaire d'Annaba, pour lutter contre les discours moralisateurs et l'obscurantisme. D'un groupe de 40 personnes, les "révoltées" du maillot de bain sont désormais plusieurs centaines sur la plage et l'initiative dépasse la petite ville du nord, rapporte LCI. Pour leur dernier rassemblement, les femmes étaient 3600 en maillot de bain à Annaba ! D'autres ont suivi le mouvement sur les plages publiques d'Alger, la capitale, selon Le Parisien.

 

Ces rassemblements, connus sous le nom d'"opération maillot de bain", sont organisés via un groupe féministe sur Facebook, auquel on ne peut accéder qu'après avoir été validée par une personne de confiance. Il a été lancé par une Algérienne de 27 ans connue sous le pseudonyme de Sara, en réaction à une campagne sur les réseaux sociaux qui visait à stigmatiser ces femmes portant un maillot de bain sur la plage.

 

Pendant le ramadan, des jeunes publiaient des photos volées de femmes en bikini, parce que cette tenue serait, selon eux, "représentative de l'Occident" et "contraire aux normes islamiques". Les sorties organisées par les manifestantes visent donc à lutter contre la pression qui est faite sur leur apparence physique et à se réapproprier l'espace public. Toutes les femmes qui participent au mouvement ne sont pas obligées de porter un maillot deux pièces : celles qui le veulent peuvent aussi se baigner en robe ou en burkini, qui bien que légal en Algérie, est déjà jugé provocant. Et ce mouvement n'entre en rien en conflit avec a loi.

 

Selon Sarah Chelal, chargée de mission au réseau Euromed, interrogée par Francetvinfo, "Il y a eu une recrudescence de la présence policière sur les plages pour les protéger. Ces femmes n'ont jamais eu de problème avec l'État". Porter un maillot de bain à la plage "ne devrait pas être un exploit et encore moins choquer", estime la jeune femme qui a lancé le mouvement.

 

HuffingtonPost.fr dans son article du 7 août  «Y a-t-il vraiment une "révolte du bikini" en Algérie ?» montrent que des journalistes algériens modèrent la portée de ces événements tant sur le problème par rapport au choix de la tenue sur la plage, les  incohérences relayées dans les médias français et algériens, en particulier concernant le nombre de participantes, sur l'exagération dans le traitement médiatique de cette "révolte du bikini" qui n'a pas attendu 2017 pour émerger puisqu’il existe un ras-le-bol réel quant à la place de la femme et des autres libertés individuelles mises à mal dans la société algérienne. Beaucoup de gens militent, parfois pas de manière publique. Il y a une "recontextualisation" alors qu’on devrait parler 'baignades contre les barbus' plutôt que "républicaine".  

 

Mais une réalité demeure : le harcèlement verbal des femmes sur les plages - ou dans les rues - d'Algérie, par des dragueurs grossiers ou des professeurs de morale, est une réalité. Les médias étrangers ont exagéré les activités d’un groupe de femmes qui a été créé fin juin dans lequel se retrouvait une vingtaine de femmes sur la même plage en général la plage de Séraidi à Annaba, pour pouvoir nager à l’aise sans être embêtées.

 

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Publié le 2 Août 2017

Claire Giangravè dans son article du mercredi 2 août 2017 sur cruxnow.com nous montre que l'acte juridique du pape François du mois de juin a créé un nouveau chemin vers la sainteté pour ceux qui ont "offert leur vie", ce qui peut ouvrir la porte à la canonisation à plusieurs juges italiens qui ont été tués par la mafia. Parmi eux, Rosario Livatino, le «juge des enfants», qui a été brutalement assassiné en 1990 par quatre hommes pour s’être engagé à lutter contre la criminalité et la corruption dans la ville sicilienne d'Agrigente, ce qui l’opposa à la mafia. La force de la foi catholique de Livatino était telle que dans un discours du 9 mai 1993, le pape Jean-Paul II l'appelait «un martyr de la justice et indirectement de la foi».

 

L'archevêque d'Agrigente, Carmelo Ferraro, a demandé à un enseignant de Livatino, Ida Abate, de rassembler le matériel nécessaire pour présenter une cause de sa béatification. Le processus diocésain a débuté officiellement en 2011 et est presque terminé après le témoignage du dernier témoin au tribunal ecclésiastique de Milan la semaine dernière. Le matériel devra être examiné par la Congrégation pour la Cause des Saints au Vatican, et alors son préfet, le cardinal italien Angelo Amato, présentera les documents pour l’approbation finale du pape. L'attente pourrait être longue, compte tenu du grand nombre de processus de canonisation qui pourrait être déclenché par le motu proprio du pape.

 

Tout le monde n'est cependant pas excité par les processus de béatification des martyrs anti-mafieux. À la mi-juillet, des vandales ont coupé la tête du buste en l’honneur du juge italien Giovanni Falcone, qui a été assassiné des mains de la mafia en 1992. Le 18 juillet, la veille de l'anniversaire du meurtre du juge anti-mafia Paolo Borsellino, une stèle commémorative de Livatino à Agrigente a été cassée. Un objet émoussé a brisé la pierre où la dédicace "à Rosario Livatino ..." a été gravée. La stèle est érigée là où le «juge des enfants» a été tué. Un ouvrier a découvert les dommages et a rapidement averti la police.

 

Ces béatifications ou canonisations serait un bon exemple pour la politique actuelle du Vatican de lutte contre la mafia et donnera sans doute les coudées franches au pape pour s’en prendre aussi à des attitudes mafieuses présente dans l’Église.

 

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Publié le 1 Août 2017

ansa.it nous montre ce mardi 1er août 2017 que le Vatican dans la ligne des appels répétés du pape François, donner une impulsion complète à la lutte contre la mafia et la corruption.

 

Après le débat sur la corruption qui a eu lieu au Vatican le 15 Juin, lequel «est la volonté de faire un front commun contre les différentes formes de corruption, le crime organisé et la mafia», la consultation sur la justice du dicastère du Vatican pour le développement humain intégral constituent "un réseau international". Cela a été annoncé par le document final du sommet.

 

«L'Église dans le monde est déjà un réseau et peut donc et doit se mettre au service de cette intention avec courage, décision, transparence, esprit de collaboration et créativité.» En outre, la consultation, qui confirme l'inspiration a émergé du sommet de la Villa Pia, «permettra d'approfondir l'étude sur une réponse globale par les conférences épiscopales et les églises locales sur l'excommunication de la mafia et des organisations criminelles similaires et des perspectives d'excommunication la corruption».

 

Tandis que l’on trouve le message du Département du développement humain pour la Journée mondiale du tourisme dans l’article de Cameron Doody dans peridiodistadigital.com de ce mardi : ‘Le Vatican avertit que les vacances ne peut pas être «prétexte ou pour l'irresponsabilité ou pour l'exploitation»’. «Le temps de vacances ne peut pas être ni une excuse, ni irresponsable ni pour l'exploitation.» Le Vatican va utiliser les vacances d'été, un «temps noble» dans l'hémisphère Nord, en vue de souligner l'importance du tourisme durable – le «tourisme avec un visage humain» - comme essentiel pour la croissance économique et la dignité humaine. C’est ce que souligne le titre du texte publié mardi par le Vatican préparé à l'occasion de la Journée mondiale du tourisme, organisée pour la prochaine 27 Septembre par l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) : «Le tourisme durable comme outil de développement».

 

Enfin, periodistadigital.com dans son article «Le Vatican confirme l’archevêque Michael Yeung Ming-Chung comme successeur du cardinal Tong à Hong Kong», nous montre que cardinal John Tong sera soulagé de son diocèse au profit de l'archevêque Michael Yeung Ming-Chung, originaire de Shanghai qui stipule que «le sang chinois coule dans mes veines». Sans être extrémiste, Yeung a souvent exprimé son soutien à la démocratie à Hong Kong, en avertissant la Chine qu’'intervenir trop lourd n’est pas la bonne solution et qu’elle doit sauvegarder le principe de «un pays, deux systèmes». Sur le dialogue sino-Vatican, il est optimiste concernant la recherche du dialogue du Vatican avec la Chine. Monseigneur Yeung est aussi un défenseur audacieux de la famille fondée sur la relation entre un homme et une femme. Par conséquent, parfois il a été critiqué par la communauté gay à Hong Kong.

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Publié le 31 Juillet 2017

cruxnow.com ce lundi 31 juillet 2017 nous montre que l'un des journalistes politiques les plus respectés d'Italie, Massimo Franco a écrit samedi dans "Corriere della Sera", considéré comme le journal le plus respecté du pays, que la "thérapie de choc" que le pape François a essayé d'imposer aux finances du Vatican a donné des résultats minces. Massimo Franco a également suggéré que les choses en reviennent à ce que les initiés du Vatican appellent «normalité», c'est-à-dire la situation avant les réformes initiales il y a trois ans, et qu'une autre figure clé de la tentative de réforme du pape pourrait bientôt disparaître.

 

Le pape a fait un "effort généreux" pour révolutionner le système, écrit Franco, mais ce système "risque d'apparaître irréformable, même avec une thérapie de choc comme celle de François". Franco note qu'au cours des 40 derniers jours, deux personnes nommées par le pape François à des postes clés dans la réforme financière ont été retirés du tableau : Libero Milone et le cardinal George Pell. Dans son essai de samedi, Franco a prédit qu'un troisième personnage rejoindrait bientôt la liste des défunts : le Français Jean-Baptise de Franssu, président de l'Institut des œuvres de religion (la «banque du Vatican»), nommé en juillet 2014. Selon Franco, les initiés du Vatican disent que Franssu est "épuisé" et a ressenti une «froideur croissante» envers lui par des personnages proches du pape et qu'il ne vient à Rome seulement quelques jours de la semaine. Ces initiés, écrit Franco, croient que Franssu pourrait partir d'ici la fin de l'été et, en tout cas, d'ici la fin de l'année.

 

Selon Franco, les défenseurs d'un retour à la "normalité" prévoient maintenant une coupe sérieuse pour le département de Pell. Enfin, Franco a cité une preuve récente sur le fait que le Secrétariat d'État a remporté la bataille interne sur le contrôle financier. Selon Mgr Luigi Mistò, qui dirige temporairement le Secrétariat pour l'économie la réforme économique serait en cours avec le soutien du Secrétariat d'État et elle aurait déjà obtenu des résultats importants. Ce n'est pas l’approche de Pell qui est utilisée.

 

Mais on peut voir cela différemment, et si le pape prenait cette réforme sous un esprit jésuite en la plaçant entre la main  du Secrétariat d’État et nous sous celui de l’Opus Dei comme le montre l’article d’aujourd’hui de cruxnow.com : «Le jour de la fête, le pape jésuite loue le fondateur jésuite». Lors de la fête de saint Ignace de Loyola, le soldat espagnol tourné en mystique qui a fondé les jésuites, l'ordre religieux du pape François, le pape a appelé ses 35 millions de disciples à être «gagnés par le Seigneur Jésus» comme le saint l’était, et de le suivre en servant les autres. En mettant l'accent sur le travail missionnaire et les activités intellectuelles, les jésuites se déplacent parfois en marge de l'Église, et pour certains d'entre eux, c'est un point de fierté de colorier en dehors de la ligne malgré l'allégeance de saint Ignace envers le Vatican et le Pape.

 

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Publié le 30 Juillet 2017

La parabole du trésor : ou comment accepter de se sacrifier pour le Royaume des cieux

Aujourd’hui, comme tout le monde à la messe, j’ai pu écouter la parabole du trésor se trouvant dans Matthieu 13,44 : "Le Royaume des Cieux est semblable à un trésor qui était caché dans un champ et qu'un homme vient à trouver : il le recache, s'en va ravi de joie vendre tout ce qu'il possède, et achète ce champ."

 

Cette parabole parle du Royaume des cieux et de celui qui le cherche ce qui cadre avec ce que nous dit Matthieu 6,33 : "Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît". Comme le montre ici Robert Waelkens dans L'analyse structurale des paraboles. Deux essais : Luc 15, 1-32 et Matthieu 13, 44-46 [article], Revue théologique de Louvain,  1977, Volume 8,  Numéro 2,  pp. 160-178, le disciple doit se déposséder de tout ce qu’il possède, et donc pour aller au Royaume des cieux, il faut accepter de devenir pauvre.

 

Ce récit épouse parfaitement ce que Jésus annonçait précédemment dans Matthieu 6,24 : "Nul ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent." Et donne sa conclusion logique avec la rencontre de Jésus et le jeune homme riche, où il lui dit : " Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis viens, suis-moi" (Matthieu 19,21).

 

En gros comme l’avance Robert Walkens le Royaume des cieux exige l’abandon des biens dérisoires, ce n’est pas une leçon de morale mais l’annonce de la gratuité du Royaume, et ce qui empêche la quête du Royaume est la fausse sécurité de la fortune. Ainsi le Royaume doit devenir la seule possession du disciple.

 

Mais quel est ce Royaume ? Pour Gerd Theissen dans Histoire sociale du christianisme primitif : Jésus, Paul, Jean, Labor et Fides, 1996, c’est un royaume pour des groupes éloignés du pouvoir. Ce royaume est pour les pauvres (Matthieu 5,3), pour les enfants (Matthieu 10,13-16) et les étrangers (Matthieu 8,11). Pour Jésus ce Royaume peut être trouvé ici et maintenant.

 

Alors à nous de voir si nous allons trouver ce trésor qu’est le Royaume des cieux et accepter de se sacrifier pour lui.

 

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Publié le 29 Juillet 2017

Junno Arocho Esteves nous montre dan son article du samedi 29 juillet 2017 dans que cruxnow.com que des jours avant un référendum national appelé par le président Nicolas Maduro pour réécrire la constitution nationale, les évêques catholiques du Venezuela ont qualifié l'exercice «inconstitutionnel aussi bien qu’inutile, gênant et dommageable pour le peuple vénézuélien». "Ce sera un instrument biaisé qui ne résoudra rien, mais aggravera les problèmes aigus du coût élevé de la vie et du manque de nourriture et de médicaments dont souffrent les gens qui aggraveront la crise politique que nous subissons actuellement", a déclaré le communiqué. Tout en soulignant que l'assemblée constituante n'était «pas convoquée par le peuple», les évêques vénézuéliens ont invité les partisans du gouvernement et de l'opposition à résister à la violence.

 

Ils ont également rappelé aux membres de l'armée vénézuélienne, accusés d'avoir tué plusieurs manifestants, que leur première obligation est de garder la paix pour les gens du pays. Les militaires, ont-ils dit, "sont constitutionnellement appelés à défendre la vie de tous les citoyens, sans aucune distinction d'appartenance scolaire ou politique." "N’augmentez pas davantage la souffrance et l'angoisse de tant de personnes qui veulent vivre en paix", ont déclaré les évêques. Ils ont également exprimé l'espoir que «la voix de la protestation soit entendue et respectée et que des voies de compréhension et de bien-être pour tous soient trouvées».

 

Et comme le montre aujourd’hui RFI.fr dans son article «Venezuela : l’opposition veut marquer les esprits pour le vote de la Constituante», au Venezuela, à la veille de l'élection de l'Assemblée nationale constituante convoquée par le président Maduro, l'opposition appelle les Vénézuéliens à maintenir la pression dans la rue face à ce scrutin qu’elle considère comme une «fraude à la Constitution» et une «manœuvre du gouvernement pour se maintenir au pouvoir». Cela fait presque 4 mois que l'opposition manifeste à Caracas comme dans tout le pays pour rejeter le projet de Constituante et exiger des élections générales anticipées.

 

Mais en attendant dimanche, l'opposition a appelé à poursuivre les blocages ce samedi. Reste à savoir comment réagira la population : à Caracas vendredi, seuls quelques petits groupes de Vénézuéliens ont bloqué certaines avenues de la capitale, principalement à l'Est. Certains expliquent la faible assistance par la peur. En effet, les autorités vénézuéliennes ont interdit les manifestations avant le scrutin de ce dimanche. D’autres pointent les erreurs de communication de l'opposition qui, au départ, avait demandé à la population de se rassembler à Caracas avant finalement de changer d'avis et de l'appeler à se manifester dans toutes les villes du pays.

 

Bloquer la ville afin d'empêcher le vote de dimanche est la seule solution de l’opposition mais le résultat risque de ne pas être aussi glorieux puisque la répression policière est de plus en plus violente. Le régime devient de plus en plus une dictature puisqu’on déplore plus d’une centaine de morts, des opposants assassinés, des étudiants jugés par des tribunaux militaires, des médias contraints à l’autocensure ou à la fermeture, des journalistes et même des magistrats arrêtés. Le chavisme est divisé et laisse un pays au bord du chaos. Dommage, d’autres solutions étaient envisageables.

 

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Publié le 28 Juillet 2017

Delphine Allaire dans son article dans la-Croix.com nous apprend que le Tribunal de Commerce de Paris a rendu son jugement vendredi 28 juillet 2017, autorisant le rachat de l’hebdomadaire Témoignage chrétien, par son ancienne rédactrice en chef, Christine Pedotti. Après avoir racheté ce titre qui a connu des déboires financiers et judiciaires importants, la nouvelle propriétaire entend redonner vie à ce journal historique.

 

«Nous allons continuer la forme de la lettre hebdomadaire, très importante pour notre lectorat, mais nous allons faire passer la formule magazine qui paraissait 11 fois par an à un rythme trimestriel», a déclaré Christine Pedotti, précisant la double intention éditoriale du journal : ce que le christianisme nous dit du monde d’aujourd’hui et ce que ce dernier peut apporter au christianisme. La nouvelle propriétaire n’a pas précisé le montant de son offre de rachat de TC.

 

Soucieuse de développer «en priorité» le site Internet qu’elle estime «un peu vieilli», Christine Pedotti souhaite s’orienter vers un «site communautaire, vif sur l’actualité et la réflexion à long-terme» sans pour autant «devenir Mediapart». «Nous ne serons jamais un site d’information généraliste. Nos prédécesseurs vivaient dans cette illusion», a-t-elle remarqué.

 

Pour faire vivre cette formule resserrée, la nouvelle présidente compte étoffer son réseau de bénévoles issus de la société civile, d’intellectuels et d’universitaires qui participent déjà à la vie du journal, tout en s’appuyant sur un cercle de pigistes réguliers. À ses côtés, «dans une position minoritaire», l’homme d’affaires Jacques Maillot, – fondateur du groupe de voyages «Nouvelles Frontières» – qui a financièrement alimenté Témoignage chrétien il y a 15 ans, et dont elle se réjouit du réengagement.

 

«Ce qui nous a coûté cher, c’est que Témoignage chrétien n’a jamais eu de disponibilité financière pour faire du recrutement d’abonnés. Le journal se contentait de ses 5000 abonnés. Je veux faire le pari de ce recrutement», a-t-elle assuré avant de poursuivre : «On peut penser que Témoignage chrétien va disparaître avec ses vieux abonnés, mais j’en trouverai de nouveaux. À chaque héritage, ses héritiers.»

 

Enfin Témoignage chrétien dans son article de ce jour intitulé «L'offre de rachat de Témoignage chrétien validée par le Tribunal» nous donne donc rendez-vous jeudi 3 août avec leur prochaine lettre hebdo, qui exposera les grandes lignes de cette nouvelle aventure qui commence. Je leur souhaite le meilleur et d’excellents résultats.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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