Publié le 20 Septembre 2017

Gauthier Vaillant avec i. Media nous montre dans la-Croix.com dans son article du mardi 19 septembre 2017 que dans un motu proprio publié mardi 19 septembre, le pape François modifie la mission de l’institut pontifical Jean-Paul II pour qu’il étudie davantage, à l’aide des sciences humaines, la «réalité de la famille d’aujourd’hui dans toute sa complexité».

 

Par une lettre apostolique en forme motu proprio, intitulée Summa familiae cura, mardi 19 septembre, le pape François a supprimé l’institut pontifical Jean-Paul II d’études sur le mariage et la famille pour lui substituer une nouvelle structure similaire à la mission redéfinie. L’objectif : que l’institut créé en 1981 par le pape polonais, mêle davantage dans ses travaux théologie et sciences sociales.

 

Le pape François a baptisé ce nouvel institut, Institut pontifical théologique Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille. Il précise d’ailleurs qu’il souhaite que la nouvelle structure, rattachée à l’université pontificale du Latran, demeure fidèle à «l’inspiration originelle» de son fondateur.

Le pape situe clairement cette réforme dans la lignée des deux synodes sur la famille et de son exhortation apostolique Amoris laetitia, qui ont, selon, lui, permis à l’Église d’avoir «une conscience renouvelée de l’Évangile de la famille et des défis pastoraux» qu’elle doit relever.

 

Il souhaite que ce nouvel institut soit un «centre universitaire de référence», qui soit davantage ouvert «aux développements des sciences humaines et de la culture anthropologique», afin de correspondre «pleinement aux exigences actuelles de la mission pastorale de l’Église».

 

Surtout, le pape François estime que «le changement anthropologico-culturel» autour de la famille, «ne nous permet pas de nous limiter à des pratiques de la pastorale et de la mission qui reflètent des formes et des modèles du passé». «Dans le but clair de rester fidèles à l’enseignement du Christ, nous devons regarder avec l’intelligence de l’amour et avec un sage réalisme la réalité de la famille aujourd’hui, dans toute sa complexité, dans ses lumières et dans ses ombres», poursuit-il.

 

Cette réforme intervient quelques jours après la mort, le 6 septembre dernier, du premier président de l’institut Jean-Paul II, le cardinal Carlo Caffara, qui était resté à sa tête jusqu’en 1995. Il était également l’un des cardinaux signataires des «dubia», les «doutes» adressés au pape concernant Amoris laetitia.

 

L’institut était jusqu’à aujourd’hui sous la présidence de Mgr Pierangelo Sequeri, nommé par le pape François en août 2016. En octobre 2016, recevant les 400 membres de l’Institut Jean-Paul II, il les avait déjà encouragés à mieux prendre en compte «la complexité des conditions actuelles» des familles, estimant que l’Église avait présenté «un idéal théologique du mariage trop abstrait, construit quasiment artificiellement», «loin des situations concrètes des familles».

 

Le pape François souhaite utiliser l’Institut Jean-Paul II pour mettre en avant la nécessité d'une «conversion pastorale» et d'une «attention aux blessures de l'humanité», afin que tous puissent retrouver l'Église. Le souhait du pape est de faire une Église sortante avec un Institut sortant, où la famille ne sera pas seulement une institution catholique.

 

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Publié le 19 Septembre 2017

Cameron Doody dans son article du mardi 19 septembre  2017 nous montre que Vincent Long, l'évêque de Parramatta, n'est pas le seul prélat australien à penser qu'un catholique peut voter consciencieusement pour le mariage homosexuel. L'évêque de Maitland-Newscastle, Bill Wright, soutient également que «cela fait plus pour la paix et l'harmonie communales que les couples homosexuels ont une place dans des structures reconnues qui les exclut».

 

Wright commence sa tribune sur le portail mnnews.today reconnaissant que l'impulsion pour la reconnaissance du mariage homosexuel "semble résulter du désir des couples homosexuels d'avoir une cérémonie officiellement reconnue pour formaliser leur engagement, puis de donner leur reconnaissance de relation  juridique et social". Un souhait que l'évêque trouve légitime, étant donné que «dans une société où les relations homosexuelles sont légalement reconnues et que les couples homosexuels peuvent adopter et élever des enfants, c'est une anomalie juridique que leur relation n'a pas de statut juridique clair».

 

Bien qu'il soit vrai que l'Église ne peut maintenant le reconnaître que comme un mariage «non marié», elle peut le reconnaître comme un «mariage conforme au droit australien», dit Wright. Les mariages que l'Église doit reconnaître valables, selon l'évêque de Maitland-Newcastle, le sont «non pas parce qu'ils correspondent à la doctrine de l'Église ou à un idéal moral», mais d’après la loi du pays, comme "une bonne règle pour les personnes qui vivent dans cette société en ce moment".

 

C'est ainsi que l'évêque Wright arrive à la conclusion qu’«un tel «bien commun» peut être fait dans notre société plurielle, et il fait plus pour la paix et l'harmonie communales puisque les couples homosexuels auront une place dans des structures reconnues qui les exclus». Mais ce n'est que dans le cas de la «reconnaissance de l'état du mariage homosexuel en droit», comme l'admet le prélat que «beaucoup de mes frères évêques et beaucoup d'autres bonnes personnes posent une autre question» sur même sexe.

 

Il reste des doutes, dit l'évêque de Maitland-Newcastle, sur les «conséquences sociales» de la légalisation du mariage homosexuel. Ses répercussions sur la cohésion sociale, par exemple, dans la liberté religieuse de ceux qui ne peuvent en bonne conscience officier ou participer à un mariage gay, ou au droit des églises et de l'école de continuer à enseigner «la vision chrétienne traditionnelle du mariage». Mais l'important, demande Wright, c'est que les fidèles «pensent et parlent à ce sujet» et «prient». "Regardez au-delà des slogans et des anecdotes", implore le prélat, "et votez pour ce que vous croyez le mieux pour notre communauté australienne, maintenant et pour les générations futures".

 

Mais ce changement va être difficile comme le montre l’article de Lorna Donlon sur The Tablet d’aujourd’hui : «Le père James Martin dit que la Cafod n'est pas tout à fait exact dans son compte rendu sur l’"annulation" de sa conférence à Londres». Le père jésuite James Martin, a déclaré que la Cafod avait annulé une conférence prévue en octobre à Londres sur les réfugiés et les migrations en raison de la controverse sur son nouveau livre intitulé «Building a Bridge» (Construire un pont), qui appelle à un dialogue plus poussé entre l'Église catholique et les lesbiennes, les homosexuels, les bisexuels et les transgenres. Les catholiques qui se sentent aliénés dans l'Église. Cela fait suite à une campagne négative et hostile sur les réseaux sociaux par certains groupes conservateurs motivés «par la peur, la haine et l'homophobie» sur la publication de son nouveau livre. La semaine dernière, le Collège théologique, et le séminaire national de l'Université catholique d'Amérique ont annulé une invitation au père Martin. Une apparition lors d'un dîner pour l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre à New York a également été annulée. Les annulations ont été le résultat «de la colère ou de la peur sur mon livre ‘Construire un pont’ sur les catholiques LGBT», a déclaré le père Martin sur Facebook le 15 septembre pour répondre à la controverse.

 

Il y aura toujours de censeurs pour s’opposer au bon sens, mais un vent nouveau tourne et espérons qu’il continue de tourner pour que l’Église soit là auprès de tout ceux qui ont besoin d’elle.

 

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Publié le 19 Septembre 2017

Comme le montre la page Twitter de Pierre Laurent (@plaurent_pcf) et celle du PCF (@PCF), son discours du samedi 16 septembre 2017 mettait en avant l’union de la gauche puisque pour lui la gauche a besoin de coopérer et non de se dissoudre. Enfin il lance une pique pour la France Insoumise : "Nous avons chacun la responsabilité de créer les conditions du rassemblement" puisqu’"Une majorité politique de gauche existe dans le pays." "Il n'y aura pas de transformation sociale sans la capacité de mobilisation des syndicats", dit-il. Il faut dire que "Le Président n'a pas de majorité dans la population pour mener sa politique". Au grand déplaisir de la France Insoumise qui l’a fait savoir sur Twitter qui se demande pourquoi Pierre Laurent ne parle pas du PS, qui est devenu sa grande obsession. Le PS n’est plus au pouvoir, il a perdu toutes les élections et se défouler sur lui ne servira à rien et aidera beaucoup Macron car il a tout à gagner à une gauche divisée. Lors des élections présidentielles et législatives le résultat a été magnifique.

 

Pourquoi parler seulement de Jean-Luc Mélenchon, alors qu’il y avait des choses bien plus intéressantes à la Fête de l’Huma comme le montre la page Twitter de l’événement (#fetedelhuma). La gauche y débattait, échangeait, revendiquait, interpellait, pensait et proposait. Le 15 septembre, on avait pu voir un débat à l'agora de la Fête de l’Humanité sur le féministe et la marche pour l'égalité avec Sabine Salmon présidente de Femmes solidaire, un débat avec Eric Coquerel et le cercle Podemos Paris sur la situation de la Gauche Humaniste en Europe et dans le monde, puis le 16 septembre, il y eu la conférence participative sur l'accueil des réfugiés avec Cédric Herrou et Damien Carême, sur les risques sanitaires et sur le revenu de base avec le Mouvement du 1er juillet, un débat sur la révolution numérique, un débat sur réseaux sociaux et politisation en présence d'Osons Causer (@OsonsCauser), Tatiana Ventôse (@TatianaVentose) et Et tout le monde s’en fout (@ETLMSF), et la projection du film «L'Assemblée» sur Nuit Debout. On pouvait aussi y signer la pétition de la CNL pour le logement social.

 

La France Insoumise parlait de l'unité des gauches avec Clémentine Autain, Danielle Simonnet et Gérard Filoche du PS. Mais Pierre Laurent a voulu rappeler dans son discours que la convergence ne peut se faire que dans l’unité pas au travers d’un seul parti. Ce dernier a mieux accueilli Benoit Hamon du M1717 qui lui avait tendu la main, Olivier Faure, Boris Vallaud et Carole Delga du PS, et Olivier Besancenot du NPA. Les médias se sont centrés sur Jean-Luc Mélenchon plutôt que de parler de la Fête en elle-même.  Le dimanche 17 septembre, Pierre Laurent en rajouta une couche : "Vous pouvez compter sur les communistes pour toujours jouer collectif !" Pour bien le montrer, des représentants du PCF viendront le 23 septembre à la marche de la France Insoumise contre la loi travail comme le fera Benoît Hamon.

 

Mais la gauche n’obtient ses réformes importantes que quand elle est unie. Les exemples sont parlants comme le Front populaire en 1936 dans lequel les communiste ne gouvernent pas, le programme du Conseil national de la Résistance en 1944 qui s’est fait avec la participation de toutes les tendances représentées au sein du CNR même celles de droite, puis entre 1945 et 1947 ce sont trois partis qui mettent en avant l'application du programme du CNR et ce sont le PCF, le SFIO et le MRP (droite sociale), avant que le PCF quitte le gouvernement en 1947 car il est contre les nationalisations vu que pour lui ce n’est pas une politique socialiste. En 1981, François Mitterand obtient une majorité de gauche à l’assemblée après voir été élu président grâce à l’appui des forces de gauche jusqu’en 1983, et peut faire des mesures sociales importantes jusqu’au départ des communistes lors du tournant de la rigueur. Enfin en 1997, eut lieu la majorité plurielle de Lionel Jospin qui aboutit aussi à d’importantes réformes sociales et sociétales.

 

En gros, pas de victoire et de réforme sans union. Jean-Luc Mélenchon fait l’erreur de croire que tout le monde se rangera derrière lui espérant faire une OPA sur la gauche et se pensant indispensable, mais tous ceux qui ont cru ça finissent par déchanter comme le PCF entre 1944 et 1958, comme Mitterand qui se rendra compte qu’il ne peut pas gagner sans ses alliés communistes et écologistes, ou comme François Hollande trop présomptueux après sa victoire aux présidentielle de 2012 et qui se croyait indispensable à la gauche. D’ailleurs, la récupération de la convergence des luttes est difficile puisque comme le montre mai 68 les socialistes et les communistes s’y sont cassés les dents les menant à deux grosses défaites électorales aux législatives et à la présidentielle tant leurs divisions étaient grandes.

 

Mathilde Larrère, ‏une historienne des révolutions et de la citoyenneté (UPEM), participant à Arrêt sur image, nous fait découvrir sur sa page Twitter (@LarrereMathilde) un texte du 25 avril 1871 qu’elle a mise le 22 août 2016 pour bien recadrer ceux qui faisaient la course à la présidentielle où l’on peut lire : «Défiez vous des ambitieux autant que des parvenus; les uns comme les autres ne consultent que leurs propres intérêts, et finissent toujours par se considérer indispensables. Défiez vous également des parleurs, incapables de passer à l’action; ils sacrifieront tout à un beau discours, à un effet oratoire où à un mot spirituel. Evitez également ceux que la fortune a trop favorisé, car trop rarement celui qui possède la fortune est disposé à regarder le travailleur comme un frère.»

 

Ce texte nous donne également des indications pour faire le bon choix : «Enfin, cherchez des hommes aux convictions sincères, des hommes du peuple, résolus, actifs, ayant un sens droit et une honnêteté reconnue. Portez vos préférences sur ceux qui ne brigueront pas vos suffrages; le véritable mérite est modeste, et c’est aux électeurs de choisir leurs hommes, et non à ceux-ci de se présenter.»

 

Cela laisse songeur.

 

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Publié le 18 Septembre 2017

Comment fonctionne la justice canonique, qui se penchait sur le cas d'un prêtre lyonnais soupçonné d'agressions sexuelles avant de suspendre la procédure ? Visiblement, très mal comme le montre franceinter.fr ce lundi 18 septembre 2017.

 

Oui, l'Église a une justice. Et elle jugeait jusqu'à récemment le père Preynat, ce prêtre lyonnais soupçonné d'agressions sexuelles sur près 70 enfants. Mais ce procès a été suspendu, discrètement, au cœur de l'été. Depuis, les langues se délient sur une procédure plus qu'opaque. Pour comprendre, il faut chasser de nos têtes l'image d'un tribunal classique : un juge, des joutes verbales d'avocats, des témoins, tous réunis. Là, ça ne fonctionne pas comme ça. Les victimes sont entendues discrètement, seules, dans plusieurs villes de France. Elles jurent sur les Évangiles.

 

Dans le cas du procès du père Preynat, plusieurs victimes ont été choquées par la manière dont se sont passés les entretiens. Et les personnes qui ont témoigné n'ont pas été prévenues de la suspension du procès – sans date de reprise prévue. Elles l'ont appris dans la presse. En fait, c'est le cardinal Barbarin, l'archevêque de Lyon, lui-même accusé dans cette affaire d'avoir su et tu les agressions sexuelles du père Preynat, qui a décidé d'interrompre la procédure. Pourquoi ?

 

Plusieurs victimes du père Preynat ont intenté une nouvelle procédure civile contre le cardinal Barbarin et diverses autres personnes, explique le tribunal dans un courrier. Une procédure pour non-dénonciation. Ce serait donc pour ne pas gêner cette nouvelle procédure, qui commence d'ailleurs demain, que Monseigneur Barbarin a décidé d'interrompre le procès canonique. Au Parquet de Lyon, on ne comprend pas. Les deux affaires, nous dit-on, ne sont "pas directement liées".

 

Alors pourquoi, s'accrocher autant, quand on est une victime, au procès canonique ? D'abord, pour la sanction encourue : le père Preynat pourrait, s'il était reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés, perdre son statut de prêtre jusqu'à sa mort. Surtout, il n'y a pas de prescription dans la justice canonique. Les faits les plus anciens sont pris en compte. C'est ce qui motive, malgré les difficultés, les victimes du père Preynat. Et les difficultés ne manqueront pas.

 

Ultime provocation en date, pour certaines victimes : l'identité de l'un des trois juges ecclésiastiques, avancée par plusieurs sources. Un abbé, à la tête d'une abbaye qui a servi de lieu de repli à plusieurs prêtres pédophiles. Ni le Diocèse, ni le tribunal n'ont souhaité confirmer... ou commenter.

 

Cette procédure judiciaire ecclésiastique commence à sentir le souffre et donne de plus en plus l’idée qu’on va mettre la poussière sous le tapis au lieu de la nettoyer. Pendant ce temps, on essaye de sauver le soldat Barbarin qui est cité à comparaître à Lyon pour ne pas avoir dénoncé à la justice des agressions pédophiles. Il faut dire que d’après Isabelle de Gaulmyn dans son livre Histoire d’un silence, il aurait été informé des agissements du père Preynat après son arrivée à Lyon en 2002.

 

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Publié le 18 Septembre 2017

Geoffroy Clavel, le chef du service politique du HuffPost nous montre samedi 16 septembre 2017 sur HuffingtonPost.fr le grand retour de la Manif pour tous remontée à bloc par la promesse de l'exécutif d'étendre la PMA à toutes les femmes, qui promet "de battre le pavé" dans  son article : «Avec la #PMAsansPère, la Manif pour tous tient son slogan pour 2018».

 

Comme un parfum de 2013. En retrait depuis l'ouverture du mariage aux couples homosexuels, la Manif pour tous s'apprête à revenir sur le devant de la scène à la faveur des débats annoncés sur l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes. Les déclarations de la ministre de la Santé Agnès Buzyn et de la secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa, qui promettent pour 2018 le respect de cette promesse de campagne d'Emmanuel Macron, ont fait office de détonateur pour l'organisation dirigée par Ludovine de la Rochère. Sous le quinquennat Hollande, l'association née en réaction à la loi Taubira n'a cessé de dénoncer l'ouverture de la PMA aux femmes célibataires et aux couples lesbiens. Actuellement réservée au traitement de l'infertilité chez les couples hétérosexuels, cette pratique médicale étendue constituerait aux yeux de la Manif pour tous un nouvel acte de "destruction de la famille" traditionnelle (comprendre hétérosexuelle et mariée) et un "préalable à la légalisation de la gestation pour autrui" (GPA).

 

Le projet du gouvernement d'étendre la PMA, probablement dans le cadre de la révision de la loi bioéthique courant 2018, était forcément au menu des discussions de l'organisation ultraconservatrice lors de son université d'été qui s'est ouverte samedi 16 septembre dans l'Essonne. "Dans un contexte de déconstruction anthropologique touchant nombre de pays occidentaux, dont la France, confrontée aujourd'hui à la menace de la PMA sans père, [...] l'heure est à l'anticipation", prévenait l'association dont l'événement de rentrée se conclue ce dimanche 17 septembre par un discours de sa présidente. Après son slogan "Un père, une mère, c'est élémentaire", la Manif pour tous a d'ores et déjà arrêté son cri de ralliement avec le hashtag #PMAsansPère. Une manière de répondre au #PMAPourToutes défendu par les associations LGBT et de dénoncer à l'avance la création "d'orphelins de père" en autorisant des femmes seules à mettre des enfants au monde.

 

Déjà, des centaines de messages alarmistes se regroupent sous ce mot-clé promettant pêle-mêle le "détricotage de la filiation", la création d'un "droit à l'enfant" ou l'effondrement de la société. Des arguments maintes fois entendus lors de l'adoption du mariage pour tous il y a quatre ans. Si elle s'est refusée jusqu'ici à annoncer de nouveaux défilés comparables à ceux de 2013, l'organisation ultraconservatrice, qui avait appelé à voter contre Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle, se fait désormais ouvertement menaçante. "Les français qui veulent protéger l'intérêt supérieur de l'enfant et la famille s'opposeraient massivement à une tentative de passage en force : elles sont prêtes à battre le pavé", a-t-elle prévenu dans un communiqué, enjoignant le gouvernement "de rassembler les Français" plutôt que de "tomber dans la même erreur que François Hollande".

 

En juin dernier, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) s'est prononcé pour l'ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires, avis considéré comme un feu vert par l'exécutif. Mais Emmanuel Macron, déjà confronté à une grogne sociale, devra aussi tenir compte de la diversité politique de sa majorité avant de s'engager dans un débat forcément délicat. En 2013, son premier ministre Édouard Philippe, alors député-maire LR du Havre, s'était opposé frontalement à l'ouverture de la PMA aux couples lesbiens dans une tribune publiée sur Le HuffPost.

 

Mais Emmanuel Macron risque de revenir sur cette promesse comme le montre l’article du dimanche 17 septembre de Libération.fr : «PMA pour toutes : Schiappa et Collomb relativisent l'engagement gouvernemental». La secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes a indiqué que seul le calendrier serait connu à la fin de l'année 2018. Le ministre de l'Intérieur a jugé que le sujet n'est pas prioritaire.

 

La procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes, oui, mais en fait, peut-être pas tout de suite, et il faudra voir comment, parce que bon… C’est en substance le message gouvernemental envoyé ce dimanche par deux ministres, Marlène Schiappa et Gérard Collomb. Jeudi, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a déjà relativisé le calendrier de cette mesure qui permettrait aux femmes en couples avec une autre femme, ainsi qu’aux femmes célibataires, d’avoir les mêmes droits que leurs semblables mariées avec un homme.

 

La première, secrétaire d’État chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, a annoncé mardi que l’ouverture de la PMA à toutes les femmes sera proposée par le gouvernement dans le cadre de la révision de la loi bioéthique en 2018. Elle a précisé cette annonce dans l’émission Dimanche en politique sur France 3. Pour le moment, a-t-elle expliqué, il ne s’agit que de travailler sur le calendrier : «En 2018, a priori fin 2018, il y aura des Etats généraux de la bioéthique, dans le cadre de la révision de la loi bioéthique. Dans ce cadre, nous débattrons effectivement de la PMA et le gouvernement proposera d’ouvrir la PMA.» «Le calendrier précis sera exposé à ce moment-là», a-t-elle ensuite ajouté. Et de préciser : «Nous ne sommes pas en train de débattre, dans nos réunions, dans nos conseils de ministres, pour l’instant de la PMA. La PMA, ce n’est pas notre actualité, ce sera au moment des Etats généraux de la bioéthique.» Quoi qu’il en soit, elle a assuré que «la PMA sera adoptée avant la fin du quinquennat».

 

À peu près au même moment, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a livré sa hiérarchie des priorités, dans le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI : «Je proposerai que l’on puisse résoudre le problème du chômage avant de s’attaquer aux problèmes civilisationnels.» Et d’ajouter que selon lui, la PMA «peut poser des problèmes» et qu’il faudra «mettre des garde-fous» car «ce sont des lois très sensibles qui peuvent heurter les consciences». Et même si le sujet n’a rien à voir, il en a profité pour se dire opposé à la gestation pour autrui (GPA). Maire de Lyon, Gérard Collomb avait eu, en 2012, des réserves sur l’ouverture du droit au mariage pour les couples homosexuels.

 

Le gouvernement multiplie les avis contraires sur la PMA et semble montrer une volte face à ce sujet, Emmanuel Macron semble ici moins courageux que François Hollande.

 

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Publié le 17 Septembre 2017

Pas une occasion de répondre simplement "oui" ou "non" mais "une occasion pour nous d'entendre ce que l'Esprit dit par les signes des temps". L'évêque franciscain de Parramatta, Vincent Long, ayant été agressé sexuellement par des prêtres alors qu’il est arrivé du Vietnam en Australie dans les années 1980, a mis en ces termes ce qui est en jeu dans le vote sur le mariage gay qui se déroule en Australie comme le montre Cameron Doody sur periodistadigital.com ce dimanche 17 septembre 2017.

 

«En tant que communauté de disciples», a rappelé l'évêque, «nous cherchons à accueillir, à nous accompagner et à nous soigner, indépendamment de l'orientation sexuelle, de l'état matrimonial ou de toute autre situation que nous pouvons avoir».

 

Pour lui le mariage homosexuel devrait être une opportunité de «discernement communal», et pas simplement une question de vote «oui» ou «non». Le vote, a déclaré Long, non seulement «devrait être une occasion pour nous de témoigner de notre engagement profond envers l'idéal du mariage chrétien», mais aussi «une opportunité ... d'entendre ce que l'Esprit dit par le biais des signes des temps». Surtout quand «pour une grande partie de notre histoire, nos frères et sœurs LGBTI n'ont pas toujours été traités avec respect, sensibilité et compassion», et surtout dans l'Église. Lieu où les LGBTI «n'ont pas toujours été les bienvenus.»

 

Et c'est avec ces arguments que l'évêque de Parramatta exhorte ses fidèles à «prier, discerner et agir avec la sagesse du Saint-Esprit» en remplissant leurs bulletins de vote. Non simplement pour voter "non" - l'attitude impassible adoptée par le reste de l'épiscopat australien avant le vote - mais pour "exercer sa conscience" dans cette affaire, selon "la tradition de l'Église" et la plénitude des "droits démocratiques".

 

Difficile, surtout si les signes des temps ne vont pas dans le sens de la «tradition de l’Église», après tout l’Esprit va où il veut et peut souvent surprendre. Mais ce souci d’intégrer les LGBTI dans l’Eglise est louable et très intéressant.

 

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Publié le 16 Septembre 2017

cath.ch dans son article du vendredi 15 septembre 2017 nous montre qu’une plus grande interaction entre jeunes et pères synodaux devrait être mise en place pendant le synode sur les jeunes et les vocations d’octobre 2018. Un séminaire international préparatoire, qui s’est tenu du 11 au 15 septembre 2017 à Rome, a notamment fait cette suggestion.

 

Dans un an, l’Église universelle se penchera sur la situation de la jeunesse. Des évêques du monde entier, entourés d’experts religieux et laïcs, seront en effet réunis en synode autour du thème : “Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel”.

 

Espagnols et anglophones ont pointé l’importance de ne pas éluder certaines questions primordiales pour la jeunesse, telles que l’affectivité, la théologie du corps, mais aussi les relations avec la famille et les parents ainsi que la musique et la mode.

 

Lors de la synthèse, le groupe francophone a suggéré que des moments d’interaction soient prévus entre jeunes et évêques pendant le synode, sous la forme de dialogues, de spectacles ou d’événements sportifs. Les francophones ont aussi insisté sur le besoin de mettre en place une équipe de travail constituée de jeunes pour assurer une présence numérique avant et pendant le synode.

 

Deux propositions qui ont visiblement intéressé le cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du synode des évêques. Ce dernier, lors de la conclusion de ce séminaire, a exprimé son souhait de les voir appliquées par les organisateurs du synode.

 

Ce séminaire avait pour but de mieux intégrer les jeunes dans l’organisation du synode, comme l’avait exprimé le pape François lors du lancement du processus préparatoire en janvier dernier.

 

Inaugurée par le cardinal Baldisseri, la semaine était divisée en quatre sessions : ‘Les jeunes et l’identité’, ‘les jeunes et l’altérité’, ‘les jeunes et le projet, les jeunes et la technologie’, ‘les jeunes et la transcendance’. Chaque groupe réunissait une dizaine d’intervenants selon leur langue, religieux ou non, et parmi eux figuraient systématiquement des jeunes.

 

Mais comme le montre l’article de rue89strasbourg.com de Déborah Bliss du 18 août 2017 «Jeunes strasbourgeois et catholiques pratiquants, ils veulent revisiter les traditions» les jeunes catholiques ne sont pas si fermés qu’on pourrait le croire. On voit des jeunes catholiques Strasbourgeois qui trouvent que l’Église correspond de moins en moins à son image de rigidité, mais qu’elle peut encore faire mieux et qu’elle doit s’ouvrir sur les questions morales. Sur le sujet de l’homosexualité, ils parlent à plusieurs reprises de “miséricorde” et insistent : les gens font ce qu’ils veulent… dans leur vie privée.

 

Pour eux la laïcité, ce n’est pas les uns contre les autres. C’est juste avoir la liberté de croire et de ne pas croire, de respecter chacun. La laïcité pour eux c’est quand dans la vie publique tu ne différencies pas selon les religions, et que dans la vie privée tu fais ce que tu veux. Tant que ça n’entache pas ta vie publique. Et la laïcité, c’est aussi un dialogue entre les religions. Ils pensent aussi que l’évolution de la pratique n’est pas une mauvaise chose et qu’elle ne veut pas dire que la foi chrétienne est déclinante. La foi se définit moins par le fait d’aller à la messe. Il s’agit beaucoup de l’investissement dans la communauté. Le synode pourrait avoir des surprises.

 

Certains participants ont cependant déploré que d’autres sujets n’aient pas, ou peu, été abordés, comme ceux ayant trait à la sexualité et à l’affectivité des jeunes. Des questions pourtant cruciales et déterminantes, que l’Église est invitée à prendre en considération et à suivre, rapporte Radio Vatican, en donnant la parole à Thérèse Hargot, sexologue et essayiste.

 

Auteure d’un ouvrage remarqué, Une jeunesse sexuellement libérée ou presque, (éditions Albin Michel), elle était invitée à participer à ce séminaire et à témoigner de son expérience de femme de terrain auprès des jeunes, en particulier de l’impact de la pornographie, désormais très accessible grâce aux nouvelles technologies.

 

Elle relève un phénomène inquiétant, celui des enfants, et non plus seulement des adolescents en quête de questionnements, qui, avec leurs smartphones, sont exposés dès le plus jeune âge aux représentations pornographiques. Ces images donnent une certaine représentation de la femme, de l’homme, de la relation, de la sexualité. “La vision anthropologique qui est donnée par ce vecteur-là, souligne-t-elle, est totalement en contradiction avec la vision de la personne humaine que partage et défend l’Eglise catholique”.

 

Mais comme le montre L’Express.fr dans son article du 6 janvier 2015 «Comment parler de sexualité avec ses enfants ?» de nos jours, les parents doivent trouver la meilleure façon de répondre aux questions de leurs enfants sur la sexualité. Ne pas évoquer la sexualité avec ses enfants alors qu'ils y sont confrontés presque au quotidien avec les images des publicités, les discussions entre copains à l'école, l'accès à la pornographie qui peut se faire plus ou moins volontairement sur le Web, serait une erreur. Aujourd'hui, les parents ne sont plus ceux qui donnent l'information, mais ceux qui vont l'expliquer. C'est différent, et c'est important de le faire car, quand l'enfant à l'information brute, sans explication, cela peut être choquant à recevoir. Il est important d'aborder les sujets liés à la sexualité sans tabou tout en prenant soin d'adapter son discours.

 

Notre époque permet aux parents de trouver de l'aide dans quelques ouvrages dont le célèbre Guide du zizi sexuel avec son héros Titeuf ou encore dans Zizi Lolos Smack aux éditions Nathan. Cependant, même si parler de sexualité avec son enfant doit se faire sans tabou, il est préférable de ne pas aborder sa propre sexualité avec lui. Il est, par ailleurs, important de profiter de ces discussions pour aborder les sujets annexes comme l'orientation sexuelle, la prévention des abus et le fait que son corps n'appartient qu'à lui, les risques des maladies sexuellement transmissibles, la contraception, le respect de l'autre et les sentiments qui sont liés.

 

Quand le corps se transforme, d'autres questions telles que les règles, l'apparition des formes et des poils, la manière dont il faut procéder techniquement et les craintes de mal faire ou d'être différent physiquement se posent. Et pour que Web et sexualité ne se résument pas à pornographie, l'association Éducation sexuelle a mis en place un site (http://www.educationsexuelle.com/), sans aucune connotation communautaire ni religieuse, avec l'aide d'experts et de médecins. Les adolescents peuvent y trouver des réponses aux questions qui pourraient leur paraître trop intimes pour être évoquées avec leurs parents.

  

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Publié le 15 Septembre 2017

Jesús Bastante nous montre ce vendredi 15 septembre 2017 qu’il y a des images qui valent mille mots. Les cardinaux Burke, Sarah et Müller, trois des principaux opposants du pape François dans le processus de réforme de l'Église, célébrant les dix ans du Motu Proprio Summorum Pontificum, qui a permis le «retour» des messes en Latin. À côté d’eux, l'ancien président de l'IOR, Gotti Tedeschi, qui s'est également révélé l'ennemi déclaré de Bergoglio. En acte, un hommage à l'Église préconciliaire, où même le pape actuel n'a pas été nommé. Il y avait des références constantes à Benoît XVI, qui en 2007 a encore une fois permis l'utilisation généralisée de la messe préconciliaire.

 

Tout cela après que le pontife a déclaré ces dernières semaines avec «l'autorité magistrale» que les réformes de Vatican II des années 1960 pour permettre à la messe d’être en langues vernaculaires plutôt qu’en latin sont «irréversibles». Plus récemment, le pape François a autorisé les conférences épiscopales locales à superviser les traductions liturgiques au lieu du Vatican. Mettant un coup d’arrêt aux prétentions du préfet de la liturgie, Robert Sarah, l'un des protagonistes de l'acte d'hier.

 

Mais comme le montre John L. Allen Jr. sur Cruxnow.com dans son article de ce vendredi «Malgré la coupure de ses ailes, Sarah ne va pas rester tranquille pour défendre la tradition», bien que le cardinal Robert Sarah de Guinée a sans doute eu ses ailes coupées, alors que pape François a récemment transféré une partie du contrôle de son département du Vatican sur la traduction de textes liturgiques aux évêques locaux, une adresse majeure qu'il a prononcée jeudi suggère que si quelqu'un s'attend à ce que Sarah se calme, ils peuvent l'oublier, puisqu’il a loué Summorum Pontificum comme un «signe de réconciliation dans l'Église» (plutôt de division), disant que la messe latine est importante face à un monde marqué par «une laïcité toujours plus agressive, le consumérisme, un terrorisme sans Dieu, et une culture de la mort qui met en danger nos frères et sœurs les plus vulnérables». Ce n’est pas la messe en latin qui peut combattre cela, mais le dialogue, la compréhension et l’action.

 

Sarah a lancé aussi un défi à son auditoire, lui demandant de cesser de se considérer comme «traditionalistes», et d'arrêter de permettre aux autres de se référer à eux de cette façon. Si quelqu'un s'attendait à ce qu'il vienne à critiquer le pape, ils se sont retrouvés déçus, car il ne l’a jamais fait directement. Le jeudi matin, le cardinal allemand Gerhard Müller, ancien préfet de la Congrégation du Vatican pour la Doctrine de la Foi, a parlé au groupe, en disant que la "liturgie antique continuera à rajeunir l'Église". Rajeunir avec du vieux, ce n’est pas ce qu’à fait Jésus. N’a-t-il pas dit ? : «Personne ne coud une pièce de drap neuf à un vieil habit; autrement, la pièce de drap neuf emporterait une partie du vieux, et la déchirure serait pire. Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement, le vin fait rompre les outres, et le vin et les outres sont perdus; mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves» (Marc 2, 21-22). On ne fait pas du neuf avec du vieux.

 

Laissons Mgr Sarah et Mgr Müller dans leur Église forteresse, car ce vendredi Christopher White dans Cruxnow.com dans l’article «Le cardinal Wuerl monte une forte défense de 'Amoris' et du pape François», nous montre que dans la conférence d'ouverture de la Conférence sacrée de l'Université de Georgetown, le cardinal Donald Wuerl de Washington a défendu les efforts du pape Francis pour décentraliser la gouvernance de l'Église, son approche de la synodalité et «Amoris Laetitia». La conférence du cardinal a été organisée autour de quatre piliers dans lesquels il croit que la pape François a offert à l'Église de nouvelles perspectives : l'écoute, l'accompagnement, le discernement et l'évangélisation. S'appuyant sur sa participation aux synodes de 2014 et 2015, axés sur la vie familiale, Wuerl les qualifie de "la collaboration et la consultation épiscopale les plus ouvertes, attrayantes et réfléchies" des onze auxquelles il a participé. En plus de la participation des cardinaux et des évêques, le synode a réuni des familles de partout dans le monde pour participer et offrir leurs expériences variées d'intégration de la vie familiale avec leur foi.

 

Selon Wuerl, "Un autre élément très évident dans la compréhension de Francis de la synodalité est la reconnaissance que, bien que les évêques soient les enseignants officiels et les gardiens de la foi, la foi est également exprimée et exprimée chez tous les fidèles". Parmi les nombreux thèmes discutés, la question de la communion pour les catholiques divorcés et remariés a pris le devant de la scène. En avril 2016, le pape François a libéré Amoris Laetitia, l’exhortation apostolique offrant son évaluation finale sur les délibérations du synode. L'exhortation a fait l'objet d'un examen minutieux de certains membres de l'Église pour avoir pris soin de communiquer avec les catholiques divorcés et remariés et en mettant davantage l'accent sur le rôle du discernement et de l'accompagnement pastoral.

 

S'appuyant sur le thème de la miséricorde, qui a été la pierre de touche de cette papauté, Wuerl a déclaré : «l'exhortation nous appelle à reconnaître que le point de départ ou le principe à partir duquel nos actions pastorales doivent être est la révélation de l'amour et de la miséricorde de Dieu.» «Le droit de l'Église a certainement une grande importance, mais ce n'est pas le seul point de référence dans le ministère pastoral», a-t-il ajouté.

 

Wuerl, qui a été l'un des plus puissants apologistes d'Amoris Laetitia dans la hiérarchie de l'Église des États-Unis, a confirmé à plusieurs reprises l'exhortation en tant que modèle d'amélioration du ministère pastoral. Dans ses remarques à près de 200 participants, y compris le président de Georgetown, le Dr John J. DeGioia, Wuerl a soutenu que, par une orientation pastorale renouvelée sur l'écoute de l'expérience de la vie réelle des fidèles, l'Église dans son ensemble pourrait développer une compréhension plus profonde de sa doctrine.

 

"La mission pastorale et le ministère de l'Église doivent inclure non seulement la présentation de l'enseignement de l'Église (sa doctrine), mais aussi prendre en considération la manière dont cet enseignement peut et est réellement reçu ou saisi par les individus, en particulier de leur situation et de leurs circonstances, et aussi comment les pasteurs d'âmes peuvent se livrer en compagnie des fidèles dans le cheminement vers l'adoption plus complète du message vivifiant de l'Église", a déclaré Wuerl. "Ce que le pape François fait est de tous nous aider à comprendre que, pour être de véritables témoins de Jésus, nous devons marcher ensemble en témoignant et en nous soutenant", a-t-il conclu.

 

En finir avec l’Église forteresse pour une Église plus active et proche des gens, n’est-ce pas là le retour au message évangélique ? En tout cas le pape le pense et les conservateurs rongent leurs freins.

 

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Publié le 14 Septembre 2017

Nicolas Senèze, à Rome, nous montre dans son article pour la-Croix.com que le pape François invite les évêques ordonnés dans l’année qu’il a reçu le 14 septembre au matin au Vatican, à «cultiver une attitude de l’écoute» et à «croître dans la liberté de renoncer à votre propre point de vue».

 

«L’évêque n’est pas un “padre padrone” autosuffisant ni un “pasteur solitaire” effrayé et isolé», a-t-il insisté devant ces évêques qui participaient à la formation annuelle – des Congrégations pour les évêques et pour les Églises orientales – destinées aux évêques ordonnés au cours de l’année. Le thème cette année était le discernement spirituel et pastoral. «Le discernement de l’évêque est toujours une action communautaire qui ne fait pas abstraction des avis de vos prêtres et diacres, du Peuple de Dieu et de tous ceux qui peuvent vous offrir une contribution utile», a-t-il précisé. «Dans un dialogue serein, n’ayez pas peur de partager, et parfois de modifier, votre propre discernement avec les autres».

 

Il les a invités à partager «avec les frères dans l’épiscopat, auxquels vous êtes sacramentellement unis, et alors le discernement se fait collégial». À partager aussi «avec vos propres prêtres, desquels vous êtes garants de l’unité, qui ne s’impose pas par la force mais se tresse avec la patience et la sagesse d’un artisan». Et à partager enfin «avec les fidèles laïcs, parce qu’eux-mêmes ont conservé le “flair” de la vraie infaillibilité de la foi qui réside dans l’Église».

 

«Eux savent que Dieu ne manque pas à son amour et ne dément pas ses promesses», a conclu le pape. Il a invité les évêques à, «comme les grands pasteurs», «savoir dialoguer avec ce dépôt présent dans le cœur et la conscience des fidèles». «Cultiver une attitude de l’écoute» et «croître dans la liberté de renoncer à votre propre point de vue (quand il se montre partial et insuffisant), pour assumer celui de Dieu» : telle est la feuille de route dressée par le pape François aux nouveaux évêques réunis à Rome cette semaine.

 

«La mission qui vous attend, a-t-il continué, n’est pas de porter vos propres idées et projets, ni des solutions conçues abstraitement par celui qui considère l’Église comme son jardin, mais humblement, sans protagonisme ni narcissisme, d’offrir votre témoignage concret d’union avec Dieu, servant l’Évangile qui va cultiver et aider à croître dans vos situations spécifiques.» Parce qu’il signifie «humilité et obéissance», le discernement est «un remède à l’immobilisme du “on a toujours fait comme ça” ou du “prenons notre temps”».

 

«C’est un processus créatif, qui ne se limite pas à appliquer des schémas. C’est un antidote contre la rigidité parce que les mêmes solutions ne sont pas valides partout», a insisté le pape François. Il a invité les évêques à «avoir le courage» de se demander «si les propositions d’hier sont encore évangéliquement valides» et à ne pas se «laisser emprisonner par la nostalgie de pouvoir avoir une seule réponse applicable à tous les cas».

 

Ce discernement et cette confiance aux fidèle laïcs est aussi visible dans l’article de Nicolas Senèze du mercredi 13 septembre dans la-Croix.com : «Réforme de la Curie, le C9 fait une «pause réflexive»». Les cardinaux chargés de conseiller le pape sur la réforme de la Curie se sont replongés dans les textes du pape François relatifs à cette réforme et sur cette base, ont réfléchi sur «la Curie comme instrument d’évangélisation et de service pour le pape et les Églises locales, la décentralisation, le rôle des nonciatures apostoliques, la sélection et la compétence du personnel, moins clérical et plus international, avec une augmentation du nombre de jeunes et de femmes».

 

Enfin Nicole Winfield pour crux.now.com nous montre dans son article de ce jeudi nommé «Les amateurs de masse latine célèbrent l’anniversaire des 10 ans, sans le pape», les fans de l'ancienne messe latine sont descendus jeudi à Rome pour leur pèlerinage annuel face à l'indifférence à leur cause, sinon à la pure résistance, de rien de moins que le pape François. Dix ans après que le pape Benoît XVI ait adopté une loi permettant un plus grand usage de la messe latine, le pape François semble faire tout son possible pour revenir en arrière ou simplement prétendre que ça ne s'est jamais produit. Au cours des dernières semaines, il a affirmé avec «l'autorité magistrale» que les réformes des années 1960 permettant la célébration de la messe en langue vernaculaire plutôt que le latin étaient «irréversibles». Plus récemment, il a confié aux congrès des églises locales la responsabilité de superviser ces traductions plutôt que le Vatican.

 

Les catholiques conservateurs, les traditionalistes et le pape François ont ouvert me combat depuis qu'il a refusé de porter la cape Mozetta arrondi rouge traditionnelle pour sa première apparition publique en tant que pontife en 2013. Lors d'une conférence marquant jeudi le 10ème anniversaire du décret de Benoît XVI libéralisant l'usage de la messe latine, l'organisateur du rassemblement, le père Vincenzo Nuara, n'a même pas mentionné la pape François dans ses remarques préliminaires. Le pape actuel a été mentionné en passant par le deuxième orateur et ignoré entièrement par le troisième.

 

Les participants de la première ligne qui ont honoré le pape retiré Benoît XVI et son décret de 2007 sont comme par hasard : le cardinal Raymond Burke, un critique de premier plan du pape actuel que le pape François a retiré en tant que juge de la Cour suprême du Vatican en 2014; le cardinal Gerhard Müller, récemment retiré par le pape Francis de son poste de chef de la doctrine du Vatican, et le cardinal Robert Sarah, nommé par la pape François en tant que chef du bureau de la liturgie du Vatican mais effectivement mis à l'écart. Malgré l’optimisme, la pape qui a ouvertement posé la question de savoir pourquoi un jeune cherche le vieux rite et dénigre les traditionalistes en tant que gouverneurs navals rigides et insécurisés.

 

Le programme pour le pèlerinage d'anniversaire des 10 ans comprenait des vêpres célébrées par le secrétaire de Benoît XVI, l'archevêque Georg Gaenswein, une procession religieuse menée dans les rues de Rome et des messes multiples. Une personne est absolument absente du programme de quatre jours, le pape François, qui laisse entendre ses pensées quand il a prononcé un discours récent à une société liturgique italienne. Il a déclaré qu'il n'était pas nécessaire de repenser les décisions qui ont abouti aux réformes liturgiques du Concile Vatican II, qui ont modernisé l'Église catholique.

 

Et comme le montre The Tablet aujourd’hui dans son article «Conférer la messe : François restitue la responsabilité des traductions liturgiques aux églises locale», dans un nouveau document majeur qui modifie le canon 838 du Code du droit canonique, le pape François a rétabli la responsabilité d'autoriser les traductions liturgiques vernaculaires aux églises locales. Le ballon revient fermement dans la cour des conférences épiscopales dans la responsabilité des traductions liturgiques qui leur avaient été volées après le concile.

 

Finalement le pape François veut une Église ouverte qui voit le présent au lieu d’être continuellement dans le passé afin qu’elle fonctionne de la meilleure des manières, l’expérience argentine du pape et au CELAM lui ont montré que toutes les initiatives ne doivent pas partir du sommet, mais de la base dans une Église qui écoute et bouge.

 

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Publié le 14 Septembre 2017

Nicolas Senèze nous montre le mercredi 13 septembre 2017 dans la-Croix.com que le pape a réuni pendant trois jours les cardinaux chargés de le conseiller sur le gouvernement de l’Église, pour réfléchir sur l’«excessive centralisation» de celle-ci. Plusieurs pistes sont imaginées pour que des décisions, aujourd’hui romaines, soient prises au niveau local.

 

Pour l’ancien président de la Conférence épiscopale argentine devenu pape, tout est clair : les décisions dans l’Église ne doivent pas nécessairement passer par Rome. «Une excessive centralisation, au lieu d’aider, complique la vie de l’Église et sa dynamique missionnaire», regrettait-il dans Evangelii gaudium (§32), véritable programme du pontificat. Depuis quelques mois, le C9, les neuf cardinaux qui le conseillent dans la réforme de la Curie, s’est attelé à la question de la décentralisation de l’Église. Lors de sa dernière rencontre, mi-juin, il a ainsi étudié «la possibilité de transférer certaines facultés des dicastères romains vers les évêques locaux ou les conférences épiscopales, dans un esprit de saine décentralisation».

 

L’exemple donné alors était celui des diacres permanents qui doivent demander l’autorisation de Rome pour se remarier, s’ils sont devenus veufs, ou pour être ordonnés prêtres s’ils sont veufs ou célibataires. À terme, cette autorisation pourrait être donnée par la conférence épiscopale et non plus par la Congrégation pour le clergé. Mais pour Greg Burke, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, il ne s’agissait là que d’un des nombreux exemples de décentralisation abordés par le C9. «Dans de nombreux dicastères, il y a des choses de ce genre qui dépendent de Rome mais qui ne le devraient pas nécessairement», expliquait-il.

 

Le motu proprio Magnum principium sur la liturgie, publié samedi par le pape François, est ainsi typique de cette volonté. Depuis Liturgiam authenticam de Jean-Paul II, le travail de traduction liturgique était bloqué, la Congrégation pour le culte divin, chargée de vérifier que le texte original latin soit «traduit intégralement et très précisément», finissant par imposer ses choix aux conférences épiscopales. En rappelant que le travail de «préparer fidèlement les versions des livres liturgiques dans les langues courantes» doit être effectué dans une «collaboration pleine de confiance réciproque, attentive et créative» entre les conférences épiscopales et Rome, le pape François renverse la situation.

 

Mais dans la Curie, certains bureaux vivent comme une perte de pouvoir de ne plus décider, depuis Rome, pour tous les diocèses. D’autres craignent une «protestantisation» de l’Église et une mise en cause de son unité, comprise comme une uniformité. «Ce qui est péché en Pologne est bon en Allemagne, ce qui est interdit dans l’archidiocèse de Philadelphie est licite à Malte», regrettaient ainsi dans leur dernière lettre au pape les cardinaux frondeurs à propos de la mise en œuvre de l’exhortation Amoris laetitia, notamment sur le point de l’accès aux sacrements de certains divorcés remariés.

 

De son côté, la pape François a singulièrement mis un frein à la frénésie textuelle de la Curie. Sur la dernière année, le nombre de normes édictées par Rome a fondu. On ne relève ainsi qu’une instruction de la Congrégation pour la doctrine de la foi sur la crémation, en octobre, une lettre de la Commission «Ecclesia Dei», en avril, sur les mariages de la Fraternité Saint-Pie-X, et une dernière instruction de la Congrégation pour le culte divin, début juillet, sur les normes de fabrication du pain et du vin pour l’Eucharistie.

 

Et encore ce dernier texte fait-il la part belle aux évêques, imaginant, par exemple, une espèce de «label qualité» à l’échelle des conférences épiscopales. Mais les épiscopats eux-mêmes sont-ils prêts à cette décentralisation de l’Église ? Certains, comme en Allemagne, l’attendaient depuis longtemps. D’autres, pour qui il était parfois bien pratique de renvoyer à Rome les décisions délicates qu’ils ne voulaient pas prendre, sont plus en retrait. Car, au-delà des résistances de certains, bien des dicastères jouent déjà aujourd’hui le jeu de la décentralisation.

 

La récente Ratio fundamentalis, véritable «programme» des séminaires publiée en décembre dernier, a ainsi été préparée par une intense consultation de la part, notamment, de Mgr Jorge Carlos Patrón Wong, secrétaire de la Congrégation pour le clergé, qui ne ménage pas aujourd’hui sa peine pour aller, à travers le monde, expliquer le texte aux évêques, afin qu’ils mettent en œuvre leurs propres adaptations locales.

 

Le pape souhaite une décentralisation salutaire, mais qui sera difficile car elle n’est pas encrée dans tous les esprits. Celle-ci permettrait de régler les problèmes qui sont différents selon les lieux où l’on se trouve et de ne pas toujours attendre le bon vouloir de Rome.

 

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