Publié le 8 Décembre 2016

francetvinfo.fr nous montre que la Cour de cassation a rejeté, jeudi 8 décembre 2016, le pourvoi des parents de Vincent Lambert contre la tutelle accordée à sa femme Rachel, favorable à un arrêt des soins, a appris franceinfo. Celle-ci reste donc sa tutrice pour dix ans. Ses parents en revanche, se battent pour son maintien en vie. Hospitalisé au CHU de Reims, Vincent Lambert, 40 ans, est dans un état végétatif depuis un accident de moto en septembre 2008.

 

La Cour de cassation a estimé que "contrairement aux allégations des consorts Lambert, celle-ci a rempli ses devoirs d'épouse, s'est battue aux côtés de son mari et n'a pas failli dans sa mission de représentation" et que l'on ne pouvait lui reprocher de s'être éloignée de son mari "dès lors qu'il existait une pression médiatique importante dont elle a souhaité protéger son enfant."

 

C'est le CHU de Reims, où est hospitalisé Vincent Lambert, qui avait demandé la nomination d'une tutelle légale, qui pourrait représenter légalement le patient. Le 10 mars, Rachel Lambert, son épouse, avait obtenu cette tutelle. Mais elle avait été contestée par ses parents. La cour d'appel de Reims avait déjà confirmé la responsabilité de la tutelle à Rachel Lambert le 8 juillet.

 

Rachel Lambert favorable à l’arrêt des soins a obtenu gain de cause mais c’est une première victoire, car les parents de Vincent Lambert ont contesté la décision de la cour administrative d’appel de Nancy qu’elle ordonne au CHU de reprendre les consultations d’experts pouvant mener à un arrêt des soins devant le Conseil d’État. La procédure est en cours. Espérons que Rachel Lambert ait enfin gain de cause pour respecter ce que souhaitait son mari, au lieu qu’il serve d’arme au fanatisme des catholiques traditionalistes.

 

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Publié le 8 Décembre 2016

Pie IX tenait beaucoup au dogme de l'Immaculée Conception. Celui-ci mettait en avant que Marie a été préservée du péché originel pour devenir la mère de Dieu, alors que rien n'y transparaît dans les Écritures.
 
Le catalyseur de sa rédaction fut son expulsion de Rome entre 1848 et 1849. Il espérait vraiment que la Mère de Dieu interviendrait sur le cours du temps pour l'aider à reconquérir ses États pontificaux. Puis, par l'encyclique «Ubi primum» du 2 février 1849, le pape voulu avoir le sentiment des évêques sur une éventuelle définition du dogme de l'Immaculée Conception. Il nomme aussi deux commissions en 1849 et 1851 pour avoir une définition opportune de l'Immaculée Conception.
 
 
De plus, un fort sentiment marial pousse le pape Pie IX à consulter  les évêques du monde entier entre 1851 et 1853 pour définir seul ce dogme dans la bulle Ineffabilis deus du 8 décembre en 1854 à  la suite des apparitions de la Vierge Marie à sainte Catherine Labouré, en 1830, à Paris dans la chapelle des Filles de la Charité de la rue du Bac, et ses médailles soit disant miraculeuses avec les mots «conçue sans péché» qui permirent à l'Église d'utiliser le dogme pour promouvoir la dévotion et la soumission à l'Église contre la critique religieuse, et à la demande de nombreux évêques notamment français depuis le règne de Grégoire XVI à partir de 1840, mais ce dernier ne donna pas suite de peur l'opposition des milieux théologiques allemands et français.
 
 
Ce dogme sera confirmé par les apparitions de Lourdes en 1858, où  Bernadette Soubirous voit une «Belle Dame» qui lui dit : «Je suis l'Immaculée Conception». Mais cela n'aurait rien de miraculeux, puisque Bernadette a été influencée par son confesseur l'abbé Ader, mariolâtre convaincu et fervent défenseur des fausses apparitions de La Salette en 1846. De plus, elle n'eut pas besoin d'inventer ce mot puisque l'on avait placé entre elle et sa «vision» une belle statue de «l'Immaculée Conception». Et pour ne rien arranger, il n'y eut pas d'unanimité sur ce dogme puisqu'il rencontra des oppositions en France et en Allemagne.
 
 
Entre 1849 et 1870, Pie IX veut maintenir l'ordre sans compromis, et ne laisser aucune place au libéralisme. La révolution de 1848 l'avait rendu particulièrement radical. C'est pour cela qu'il utilisa le dogme de l'Immaculée Conception en 1854 rendant également explicite le rôle de Marie comme MédiatriceConciliatriceReine du ciel et de la terre. Mais il institua ce dogme sans le faire par un concile, ce qui provoqua de vives réactions chez les théologiens modernistes qui à Malines et Munich mirent en avant la séparation de l'Église et de l'État en 1863, ce qui poussa le pape à condamner les idées modernes en 1864. En 1870, abandonné par les Français, Pie IX perd ses États pontificaux et refuse de reconnaître l'État italien, se considérant comme un prisonnier dans ce qui lui reste à Rome.
 
 
Marie n'intervint pas en sa faveur, sans doute à cause de sa vision absolutiste. Après tout comme le disait le Magnificat de Marie : «Il a déployé la force de son bras; Il a dispersé ceux qui avaient dans le cœur des pensées orgueilleuses. Il a renversé les puissants de leurs trônes, Et il a élevé les humbles. Il a rassasié de biens les affamés, Et il a renvoyé les riches à vide» (Luc 1,51-53). Le pape Pie IX n'a pas suivi l'enseignement de Jésus dans lequel il aurait dû s'abaisser et être le serviteur des autres, trouvant la fin des puissants renversés de leur trônes.
 
 
En réalité la définition de ce dogme n'a pas été fait pour de bonnes raisons puisque le pape voulait renforcer son autorité (un prélude au dogme de son infaillibilité); la soumission au magistère, favoriser la dévotion mariale, particulièrement populaire, et souligner certaines vérités religieuses pour combattre les idées modernistes dans l'Église. Imposer cette croyance fut fatale à un catholicisme moderne et à un œcuménisme naissant. Comme le disait saint Bonaventure : «Marie n'a pas besoin de nos mensonges.»
 
 
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Publié le 8 Décembre 2016

Comme le montre LCI.fr le Sénat a adopté, ce mercredi 7 décembre, la proposition de loi visant à étendre aux sites internet le délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse. Mais le texte devra tout-de-même passer en commission mixte paritaire en début d'année.

 

C'est une surprise. Le Sénat vient d'adopter, à 173 voix contre 126, la proposition de loi visant à étendre aux sites internet le délit d'entrave à l'IVG. Elle avait été largement approuvée par les députés (à majorité de gauche) la semaine dernière.

 

Au mois de septembre dernier, le Sénat avait pourtant dit non à un amendement gouvernemental ouvrant la voie à ce délit d'entrave numérique. Et alors que la chambre haute du Parlement est aux mains de la droite, celle-ci avait ferraillé contre le texte il y a quelques jours à l'Assemblée, au nom d'une soit disant "mise en danger de la liberté d'expression".

 

Quelle suite à présent pour ce texte, constitué d'un article unique ? Modifié en séance par les sénateurs, celui-ci est différent du texte adopté par les députés. Pour tenter de trouver un accord, une commission mixte paritaire est donc à prévoir en début d'année prochaine. Dans tous les cas, c'est l'Assemblée nationale qui aura le mot de la fin. Cette proposition de loi veut sanctionner à hauteur de deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende les auteurs de ces sites de désinformation poursuivis par une femme qui s'estimerait flouée par leurs conseils orientés sur l'IVG.

 

Laurence Rossignol, interrogée par Public Sénat à l'issue de la séance, a décrit un vote "important" et s'est félicitée de l'adoption d'un texte "dans une nouvelle version, mais exactement dans le même esprit que celui de l'Assemblée nationale, c'est-à-dire étendre le délit d'entrave aux manœuvres sur internet par les numéros verts qui visent à induire les femmes en erreur".

 

Cette loi ne va pas à l’encontre de la liberté d’expression, elle est faite contre les sites anti-IVG qui cherchent intentionnellement à induire en erreur, intimider ou exercer des intimidations psychologiques ou morale afin de recourir à l’IVG. De plus, ces sites avancent souvent masqués, n’annoncent pas leur intention anti-IVG et utilisent une apparence ressemblant aux sites officiels en donnant des numéros vert tout en faisant référence à des «centres nationaux» d’aide et d’écoute.

 

Ici, ces sites mentent délibérément et se cachent sous des apparences officielles, ce qu’ils ne sont pas. Il y a donc entrave à l’IVG et il y aura une réponse pénale sauf si ces sites mettent qu’ils ont anti-IVG.

 

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Publié le 7 Décembre 2016

Nicolas Senèze nous montre qu’interrogé par le magazine néerlandophone Tertio sur le débat visant à supprimer les cours de religion en Belgique, le pape François met en garde contre un laïcisme qui «ferme la porte à la transcendance».

 

Revenant sur plusieurs grands thèmes évoqués depuis le début de son pontificat, le pape François a, dans un entretien au magazine belge néerlandophone Tertio paru mercredi 7 décembre, réitéré ses propos concernant une «saine laïcité» qui ne doit pas être confondu avec le «laïcisme».

 

Alors que la Belgique débat actuellement de la suppression ou non des cours de religion et que certains voudraient réduire l’expression religieuse à la vie privée, le pape François a estimé qu’il s’agissait là d’«une posture antique». «C’est l’héritage que nous ont laissé les Lumières –, n’est-ce pas ? – où tout phénomène religieux est une sous-culture», a relevé le pape avant de faire référence à l’entretien qu’il avait donné à La Croix en mai dernier.

 

C’est réducteur de voir les Lumières ainsi car leur but était de lutter contre les superstitions attachées à la pratique religieuse et l'intolérance religieuse. Voltaire pensait que la religion participe à la concorde d'un État, c'est à dire à la bonne entente entre les hommes, et Rousseau la jugeait essentielle.

 

«C’est la différence entre le laïcisme et la laïcité, dont j’ai parlé aux Français», explique le pape, rappelant qu’«en général un État laïc est une bonne chose, il est meilleur qu’un État confessionnel, parce que les États confessionnels finissent mal.» «Une chose est la laïcité, une autre est le laïcisme», explique alors le pape pour qui «le laïcisme ferme la porte à la transcendance», «à la transcendance vers les autres et par-dessus tout à la transcendance vers Dieu.»

 

Or, ajoute-t-il, précisant ne pas «parler de religion» mais de «transcendance», cette dernière «fait partie de l’essence humaine, elle fait partie de l’homme». «Ainsi, une culture, un système politique qui ne respecte pas l’ouverture à la transcendance de la personne humaine ‘’élague”, attache, la personne humaine, ne respecte pas la personne humaine», conclut le pape pour qui «renvoyer à la sacristie un quelconque acte de transcendance est une ‘’asepsie” qui n’a que faire de la nature humaine, qui ôte à la nature humaine une bonne part de la vie».

 

Dans son entretien à Tertio, le pape François précise également qu’il ne se rendra pas en Belgique en 2018 pour commémorer de la fin de la Grande Guerre en 2018. Il rappelle à cette occasion s’être rendu dans le pays tous les ans et demi entre 1973 et 1979, avec l’association des amis de l’Université catholique de Cordoba dont il était le grand chancelier en tant que provincial d’Argentine des jésuites. «J’ai donc commencé à apprécier la Belgique», explique le pape pour qui  la plus belle ville de Belgique, ce n’est pas Gand ou Anvers, c’est Bruges».

 

La laïcité repose sur trois principes : la liberté de conscience et la liberté de culte, la séparation des institutions publiques et des organisations religieuses, et l’égalité de tous devant la loi quelles que soient leurs croyances ou leurs convictions. Mais dans le cas du remplacement des cours de religion et de morale pour suivre deux heures d'éducation à la philosophie et à la citoyenneté à la demande des élèves, il n’y aucune atteinte à la religion, car il y a eu quand même 8% d’élèves de primaire qui ont voulu se passer des cours de religion et de morale. La laïcité met en avant la neutralité et n’impose pas de choix aux élèves ni aux parents.

 

Dans le cadre de l’éducation publique, le gouvernement a choisi de mettre en avant le choix entre les cours de religion et de morale et d’éducation à la philosophie et à la citoyenneté. Donc, le pape n’a pas à s’inquiéter et il ne peut pas obliger tous les élèves à prendre des cours de religion et de morale.

 

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Publié le 7 Décembre 2016

Clémence Houdaille dans son article du mardi 6 octobre 2016 pour la-Croix.com nous montre que la première rencontre nationale des référents des diocèses pour les questions de pédophilie a eu lieu mardi 6 décembre à la Conférence des évêques de France (CEF) à Paris.

 

Mgr Luc Crépy, évêque du Puy-en-Velay et président de la Cellule permanente de lutte contre la pédophilie, nous apprend que cette rencontre a réuni, outre la cellule permanente de lutte contre la pédophilie de la CEF, 80 personnes, parmi lesquelles des vicaires généraux et épiscopaux, mais aussi de nombreux laïcs, médecins, magistrats… appelés par leurs évêques pour faire partie de cellules d’écoutes diocésaines, ainsi que plusieurs victimes d’actes pédophiles.

 

Le matin, il y a eu plusieurs interventions donnant des approches différentes sur cette question de la pédophilie. La psychanalyste et criminologue Geneviève de Taisne a expliqué ce qui se vivait au niveau des victimes de tels actes, sur ce qui se jouait chez un enfant abusé. Puis, lors d’une autre intervention, elle a abordé la question des auteurs de ces actes. Mgr Jacques Blacquart, évêque d’Orléans, a raconté, sur le plan pastoral, son expérience d’évêque, insistant sur l’importance de faire la vérité à ce sujet. Enfin, Mgr Joseph de Metz-Noblat a dressé un parallèle entre les processus juridiques de la société civile et ceux de la justice canonique, pour permettre la sécurité des personnes. L’après-midi, plusieurs ateliers ont permis d’échanger sur ces sujets.

 

Après cette première journée de formation, Mgr Luc Crépy signale qu’il reste encore beaucoup à faire. La prochaine rencontre est prévue au mois de mai et portera sur la formation des prêtres. Des formateurs de séminaire y participeront. Il y a également besoin d’un travail de prévention et d’information dans tous les lieux où l’Église s’occupe de jeunes et d’enfants. Et il faut évidemment poursuivre le travail d’écoute des victimes. Pour cela, la Cellule permanente de lutte contre la pédophilie a lancé un travail avec les associations de victimes.

 

Il reste beaucoup à faire et espérons que l’Église en France apprenne de ses erreurs pour que de tels actes ne se reproduise plus. Les victimes peuvent pousser dans le bons sens ces initiatives. Espérons qu’on les écoutent.

 

Ensuite Nicolas Senèze (à Rome) nous apprend le mardi 6 décembre dans la-Croix.com que la Commission pontificale pour la protection des mineurs lance son site Internet. Ce site vise à développer dans l’Église une «culture de sécurité des mineurs».

 

La Commission pontificale pour la protection des mineurs a annoncé mardi 6 décembre le lancement de son site Internet www.protectionofminors.va. Ce site a vocation à diffuser «une culture de sécurité des mineurs avec les Églises locales comme les programmes d’éducation promus à travers le monde par la commission», explique cette dernière.

 

Pour l’instant seulement en anglais, le site, «en version bêta et toujours en développement», précise la commission, sera disponible «dans un futur proche» en espagnol, italien, portugais et français. La création ce site avait été décidée lors de la dernière Assemblée plénière de la commission, en septembre dernier qui avait aussi institué une journée de prière pour les victimes d’abus sexuels.

 

«Notre présence dans le monde numérique est considérée comme essentielle pour promouvoir les efforts de la commission de collaboration avec les Églises locales et diffuser l’importance de la protection des mineurs et des adultes vulnérables», avait alors estimé la commission créée en mars 2014 par le pape François. Espérons que ce ne soit pas seulement une opération cosmétique mais bien une mise en avant pour protéger les mineurs de pervers.

 

Enfin letemps.ch nous montre qu’en Suisse une cérémonie de prière était organisée le lundi 5 décembre à Sion pour les victimes d'abus sexuels. Avant d’informer la presse, la CES a invité à faire acte de pénitence pour les victimes d’abus sexuels dans le contexte ecclésial. La cérémonie s’est déroulée à la basilique de Valère. Une cinquantaine de personnes y ont participé, dont une majorité de religieux et une poignée de victimes.

 

À cette occasion, la Conférence des évêques suisses a annoncé la création d'un fonds pour les victimes d’abus sexuels prescrits commis par des représentants de l’Église catholique doté de 500 000 francs. Il est alimenté par les contributions des diocèses suisses, de l’Union des Supérieurs majeurs religieux de Suisse (VOS’USM) et des corporations ecclésiastiques. Une commission indépendante décide de l’octroi et du montant.

 

La CES a également adapté ses directives contraignantes pour prévenir les abus et traiter les victimes et leurs auteurs. Ces dernières ne s’appliquent désormais plus uniquement aux seules personnes actives en pastorale, mais à toutes les personnes qui travaillent dans le contexte de l’Église, comme par exemple dans la catéchèse, dans le travail social ou avec la jeunesse et dans la musique.

 

Mgr Charles Morerod, le président de la CES a rappelé combien est «particulièrement lourde» la situation de ces victimes d’abus sexuels prescrits selon le droit public et le droit canon, «que les instances de l’Église n’ont pendant longtemps, ni entendus ni réparés».

 

Il semble qu’en Suisse ces affaires ont été prises au sérieux au profit des victimes et qu’on ne s’est pas félicité qu’il y avait prescription sur ces cas comme un certain cardinal en France.

 

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Publié le 6 Décembre 2016

Dans la ville d’Hem, dans le Nord, où je réside, l’association apolitique et laïque «Rencontres Citoyennes» propose une conférence-débat le mercredi 14 décembre 2016 à 19 h dans la Salle de convivialité de la maison du Foot, rue de la Lionderie, où la Ligue des Droits de l'Homme et le Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples, nous invitent à réfléchir sur le thème : Accueillir les réfugiés.

 

Cette soirée est construite autour de témoignages concrets de citoyens qui, ici dans la métropole, agissent effectivement pour accueillir ou aider des réfugiés et migrants. Damien Carême, maire de Grande-Synthe, nominé pour son action au titre symbolique de meilleur maire du monde, exposera comment la collectivité peut, avec le soutien des citoyens, décider le changer le cours des choses pour accueillir, avec humanité, dignité et raison, des réfugiés qui fuient des pays en guerre.

 

La soirée se terminera autour d'un pot convivial. Le mieux est de venir à 18h30.

 

Ma paroisse a invité ses fidèles à y venir. Ce sujet touche particulièrement ma paroisse qui accueilli une famille Rom et Irakienne dans le «sens de la solidarité nationale» et en suivant les Évangiles qui mettent en avant l’accueil des étrangers.

 

Voir Damien Carême sera intéressant puisqu’il a mis en avant les droits de l’homme face aux préjugés sur les migrants et les réfugiés, il a su faire accepter à ses habitants la mise en place d’un camp humanitaire, ce qui est très différent de ce qui a été fait à Calais. Plus intéressant, lui qui est maire de Grande-Synthe depuis 2001, ne se représentera pas en 2020 et pourrait faire partie d’une association humanitaire.

 

Les migrants et les réfugiés sont devenus aujourd’hui la cible favorite des préjugés et des jeux politiques trop électoralistes, mais ici en France avons-nous oublié que nous sommes une terre de migration et d’accueil, que nous sommes enrichis de la culture des autres qui se sont enrichis de la notre ? On dirait bien. La France est une terre où de nombreuses cultures ont pu se rencontrer et une telle rencontre peut nous aider à ouvrir les yeux.

 

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Publié le 5 Décembre 2016

Pierre Pistoletti sur cath.ch nous fait part de l’analyse de Christine Pedotti à propos du vote catholique durant la primaire à droite ce lundi 5 novembre 2015. “Les cathos font leur primaire communion” titrait Libé pour décrypter le succès de François Fillon, suggérant l’uniformité du catholicisme français. Pour Christine Pedotti, écrivain, journaliste et directrice du mensuel Témoignage Chrétien, les mouvements conservateurs ne constituent toutefois pas la réalité des paroisses françaises. Mais la pensée chrétienne de gauche a péché par négligence. Aujourd’hui, elle peine à se faire entendre.

 

De nombreux médias se sont accordés pour reconnaître le rôle important de l’électorat catholique dans l’élection de François Fillon. Le catholicisme français est-il aussi homogène que cela?

 

En réalité, les choses sont plus compliquées. François Fillon a choisi de séduire un électorat catholique traditionaliste qui a montré son existence à travers de grandes opérations comme la Manif pour tous. Le conservatisme catholique a toujours existé. Il est aujourd’hui renforcé par une marge jeune et extrêmement active sur les réseaux sociaux. Or, ces mouvements ne sont pas la réalité des paroisses françaises. Elles sont toujours animées par des élans progressistes et sociaux.

 

“Nous avons à faire renaître du plaisir, et même de la jubilation, dans le vivre ensemble”.

 

Pourtant, leurs voix ne se font guère entendre…

 

Nous sommes devant une défaite idéologique. Nous pensions que notre cause, si juste et évidente, n’avait pas besoin d’être énoncée. Nous avons cru à l’action, mais n’avons pas explicité ce que nous faisions. Or, l’homme ne vit pas seulement de pain, il vit aussi de parole, nous dit la Bible. Nous avons oublié d’annoncer que la fraternité n’est pas simplement un bon sentiment. C’est le moyen de sauver nos âmes. Je nous accuse, les chrétiens de gauche, de naïveté et de paresse. Nous pensions que nos valeurs tombaient sous le sens. Que voit-on aujourd’hui ? Le développement d’un mouvement intitulé “Sens commun”, issu du conservatisme catholique. Voyez à quel point nous sommes dépouillés !

 

Un constat pour le moins pessimiste!

 

Au contraire. Le constat de la défaite n’est pas clos sur lui-même. Il vise une remise en marche. Nous avons à refaire des propositions qui tiennent la route en restructurant un discours autour de réalités aussi simples et fondamentales que l’altruisme.

 

Le danger serait de rester dans l’amertume. Je crois que nous avons à bénir, au sens étymologique du terme, tout ce qui se fait de bien, plutôt que de céder à l’accusation. Nous assistons depuis quelques années à la résurgence de la question religieuse. C’est étonnant. En France aujourd’hui, il y a un appétit spirituel – bien qu’il a tendance à s’exprimer dans une forme nostalgique. Des milliers et des milliers de personnes font vivre des quartiers autour de l’économie sociale et solidaire. Quant à notre système social, il reste généreux

 

Comment voyez-vous l’Eglise de demain ?

 

Je n’en sais rien du tout, je manque de visibilité. En revanche, je sais quel combat il faut mener aujourd’hui. Nous avons à abattre les murs pour faire renaître du plaisir, et même de la jubilation, dans le vivre ensemble. En cela, nous avons un allié dans le pape François. Il est le premier à dénoncer les frontières et à lancer des ponts.

 

Christine Pedotti livre un bon bilan de la situation des catholiques de gauche, mais peut-on résumer les catholiques au seul vote Fillon, rien n’est sûr puisque l’élection de Fillon à la primaire et les sondages donnant à chaque fois au second tour Marine Le Pen de l’élection présidentielle risquent de réveiller les catholiques de gauche.

 

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Publié le 5 Décembre 2016

L’OBS nous montre ce lundi 5 décembre 2016 que les Italiens ont massivement rejeté dimanche par référendum la réforme constitutionnelle voulue par le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, qui devrait rapidement tirer les conséquences de ce camouflet et démissionner. Le non l'emporterait à plus de 54%, voire à près de 60%, selon des sondages à la sortie des urnes rendus publics après la fermeture des bureaux de vote à 23 heures, diffusés par les chaînes de télévision publique RAI et privée La 7.

 

Le scrutin portait sur une réforme constitutionnelle qui prévoit une réduction drastique des pouvoirs du Sénat, une limitation des prérogatives des régions et la suppression des provinces, l'équivalent des départements français. Une large majorité de la classe politique, de la droite classique aux populistes du Mouvement 5 Etoiles (M5S) ou de la Ligue du Nord, en passant par tous les extrêmes et même des "frondeurs" du Parti démocrate (PD) de M. Renzi, appelait à voter "non" en dénonçant une trop forte concentration des pouvoirs dans les mains du chef du gouvernement.

 

Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi a reconnu aussi ce dimanche que le non au référendum avait gagné de "manière nette" et il a immédiatement annoncé sa démission, qu'il remettra demain au président italien Sergio Mattarella. "Mon expérience de chef de gouvernement s'arrête là", a déclaré Matteo Renzi lors d'une allocution en direct à la télévision, après sa défaite au référendum sur la réforme constitutionnelle, précisant qu'il remettrait sa démission lundi à l'issue d'un conseil des ministres.

 

Cette décision, si elle se confirme, ouvrirait une période d'incertitudes, qui pourrait peser lundi à l'ouverture des marchés financiers. On y redoute, après le choc du Brexit et la montée des mouvements populistes, une nouvelle phase d'instabilité dans la troisième économie de la zone euro. Et comme on pouvait s’y attendre suite à la victoire du «non» au référendum italien, l'euro est au plus bas depuis mars 2015 dans les premiers échanges asiatiques comme nous le montre Libération.fr. La monnaie unique a décroché quand les sondages à la sortie des urnes ont été diffusés après la fermeture des bureaux de vote à 7 heures à Tokyo. Il a ensuite touché 1,0506 dollar à 8h22, contre 1,0664 vendredi à New York.

 

Matteo Renzi montre l’échec du social libéralisme à travers le Jobs Act, la réforme mise pour relancer l’emploi et qui a eu le résultat contraire. Les Italiens se tournent donc vers le mouvement M5S, car ceux qui se prétendent sociaux-démocrates ne font pas une politique de gauche. Une leçon à prendre en France pour le PS surtout quand on sait que Manuel Valls va annoncer sa candidature alors qu’une partie du PS ne lui est pas favorable. Enfin, les médias et les instituts de sondage nous le vendent comme meilleur candidat pour les sympathisant de gauche mais peut-on les croire, tant ils se sont trompés. Les électeurs de gauche veulent autre chose.

 

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Publié le 4 Décembre 2016

Élections présidentielles en Autriche : la victoire du bon sens

Franceinfo.fr, LeMonde.fr et Libération.fr nous montrent aujourd’hui que les Autrichiens se rendent aux urnes ce dimanche 4 décembre 2016 pour le "troisième tour" de la présidentielle. Et pour la première fois, un candidat d'extrême droite pourrait accéder à la présidence d'un État de l'Union européenne. Selon la Constitution autrichienne, dont se serait inspiré celle de la Ve République du général de Gaulle, le président en Autriche joue traditionnellement un rôle protocolaire mais il dispose de certains pouvoirs, comme celui de nommer le chancelier et de révoquer le gouvernement, et il est le chef des armées. Et surtout il peut dissoudre le Parlement et provoquer ainsi des législatives anticipées qui pourraient alors bénéficier au Parti de la liberté (FPÖ).

Selon les derniers sondages, le duel s'annonce très serré entre le candidat d'extrême droite du Parti de la liberté (FPÖ), Norbert Hofer, 45 ans, et son rival écologiste, Alexander Van der Bellen, 72 ans. Une des inconnues du scrutin porte sur le taux de participation, après une campagne à rallonge qui a soumis les candidats à près de onze mois d'exposition et de joutes médiatiques devenues acrimonieuses.

Quelque 6,4 millions d'électeurs sont appelés aux urnes. Le ministère de l'Intérieur a toutefois indiqué que les résultats ne seraient pas proclamés avant lundi, jour où sera compté le vote par correspondance. Mais hier, certains ont manifesté avec véhémence leur opposition à Norbert Hofer, le candidat de l'extrême droite, dans les rues de Vienne, la capitale.

Le populiste Hofer est battu à la présidentielle autrichienne selon les premières projections de l’ORF. Il faut rester prudent, mais les premières estimations de la télévision publique autrichienne donnent une nette avance à l'écologiste libéral Alexander Van der Bellen. Ce dernier est crédité de 53,6% des voix contre 46,4% au candidat du parti d'extrême droite (FPÖ) Nobert Hofer.

On parlait d'un effet Brexit, d'un effet Trump. Ça n'a pas aidé le candidat populiste. Notons aussi que la participation semble en hausse de plus d'un point par rapport au précédent scrutin à 73,8%. Le FPÖ de Nobert Hofer reconnaît sa défaite face à l'écologiste Van der Bellen dans la présidentielle autrichienne. Sur Twitter, Norbert Hofer reconnaît sa défaite et félicite Alexander Van der Bellen pour sa victoire à l'élection présidentielle. Le chef du parti d'extrême droite autrichien FPÖ exclut de contester en justice la victoire de l'écologiste Alexander Van der Bellen à la présidentielle, comme il l'avait fait au printemps. Il affirme que le scrutin s'était déroulé "régulièrement".

 

Selon de nouvelles estimations données sur le site du quotidien de centre-gauche Der Standard, Van der Bellen a remporté l'élection avec 53,3 % des suffrages (53,6 % lors de l'annonce des résultats précédente) contre 46,7 % pour Hofer. Dans la capitale, Vienne, le candidat écologiste bénéficie même de 65 % des voix.

 

L’écologiste libéral Alexander Van der Bellen s’est réjoui de la victoire d’une «Autriche pro-européenne». «Depuis le début, je me suis battu et j’ai plaidé pour une Autriche pro-européenne», a déclaré à la télévision publique l’ancien patron des Verts autrichiens, âgé de 72 ans, qui veut aussi défendre les «valeurs d’égalité, de liberté, de solidarité».

 

La victoire d’Alexander Van der Bellen ne s’explique pas nécessairement par la victoire d'un candidat écologiste. Il s'est lui-même présenté en tant qu'indépendant, certes avec le soutien du parti vert, mais en faisant très attention de ne pas s'aliéner le vote des électeurs que son profil aurait pu effaroucher. Pour nombre de conservateurs, la perspective de voter pour une figure du parti vert autrichien n'allait en effet pas de soi, en particulier dans les campagnes. M. Van Der Bellen doit, de fait, son élection à la mobilisation d'un électorat qui dépasse largement le seul électorat des Verts. Sa défaite aurait en revanche permis à l'extrême droite de placer un des siens à la présidence de la République.

 

Il y eu aussi les suites du "Brexit" dans la mesure où les modalités de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne restent encore très confuses. Les négociations n'ont toujours pas été lancées et la perspective d'un "Öxit" du même ordre a pu faire réfléchir une partie de l'électorat. L'opinion publique autrichienne sait bien, en dépit d'un fort courant eurosceptique, que le pays a pu bénéficier de son adhésion à l'Union européenne en 1995, puis du vaste élargissement à ses voisins d'Europe centrale en 2004. Ces événements lui ont permis de retrouver sa place dans les échanges entre l'Est et l'Ouest du continent.

 

M. Hofer cultivait, comme une bonne partie de ses homologues européens d'extrême droite, une certaine proximité avec M. Trump, dont l'élection est cependant perçue comme inquiétante par une partie de l'électorat autrichien. Il y a peut-être eu, dans une partie de l'électorat, un sursaut afin de protéger la réputation internationale de l'Autriche, tout en jouant la carte d'une certaine stabilité.

 

Un grand bravo à l’Autriche qui nous montre la voie, et nous apprend aussi comment éviter le pire en ne continuant pas les mêmes politiques qui mènent vers les votes extrêmes.

 

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Publié le 3 Décembre 2016

Kath.net dans on article du vendredi 2 décembre nous montre que le doyen de la Rote romaine a attaqué le cardinal Joachim Meisner et conclut qu'il avait placé la lettre à "l'ombre de l’histoire". Un Support pour le silence du pape est venu du cardinal Napier.

 

Mgr Pio Vito Pinto, le doyen de la cour ecclésiastique de la "Rote romaine", qui a provoqué cette semaine une grande excitation à Rome, continue sur sa trajectoire de collision avec les cardinaux qui posent des questions sur la lettre papale "Amoris laetitia". Dans une interview avec ABC, Mgr Pinto fulmine à propos de l'ex-cardinal de Cologne Joachim Meisner et conclut qu'il avait placé la lettre à «l'ombre de l’histoire». «Le fait qu'il en vienne là, je ne m'y attendais», a déclaré le doyen, qui signale alors que Benoît XVI et le pape François sur la «question du mariage sont dans l'analyse et les conclusions» totalement d' accord. L’ouvrage du pape émérite confirme ses dires.

 

Un support pour le silence du pape François s’est signalé sur Twitter et c’est le cardinal Wilfrid Napier d'Afrique du Sud. Mgr Napier, qui est considéré comme un ardent défenseur de l'enseignement de l'Église sur le mariage et la famille, a rappelé que même Jésus a gardé le silence de temps à autre. Dans une discussion animée sur Twitter Napier, a également demandé si le pape François avec ses déclarations aux évêques argentins n’a pas donné des signes évidents qu'il était pour l’administration de l’eucharistie pour les divorcés remariés, pour Napier il n’y avait pas de réponse. Le cardinal Napier soutien le pape, mais défend mal sa position en étant trop vague.

 

Nous voyons encore que sur Kath.net dans son article du vendredi 2 décembre 2016 que le pape est in incorrigible opposant au pape. Le pape François avait appelé dans une interview avec le père Antonio Spadaro, directeur de la revue jésuite Civiltà Cattolica la forme extraordinaire du rite romain de la messe comme une ‘exception’, puisqu’elle est vu par le pape comme un arrangement ‘généreux’ à ces fidèles, mais pour le cardinal Burke dans une interview avec le site italien La Fede Quotidiana, les deux formes du rite sont de rang égal selon "Summorum Pontificum", maintient le cardinal Burke, puisque pour lui la forme extraordinaire du rite est a forme ordinaire passée. Pour lui, cette forme ne peut être abandonnée car selon lui le rite ancien est "l'exposition de l'Église pour tous les temps". Peut-être que Mgr Burke, ne comprend pas le mot ‘extraordinaire’ ?

 

Enfin Radio Vatican a aussi montré hier que le cardinal Christoph Schönborn de Vienne a mis en garde contre le «virus de la polarisation» deux jours avant l’élection présidentielle en Autriche. Ce virus suit une seule logique : le système ami-ennemi que Schönborn a critiqué vendredi dans un article pour le journal gratuit, ‘Today’. C’est la manière d’augmenter la haine et la violence pour empêcher une réelle compréhension et de pourrir la volonté de rencontre.

 

Ce spectacle tendancieux est actuellement mis en avant dans le monde et a été introduit pour la présidence en Autriche au cours de la campagne pendant près d'un an. Dans ces tranchées profondes se sont créées, des "images de l'ennemi qui ont été construites", pour être respectivement mauvaises. Le pape a récemment décrit cela comme une croissance mondiale des contraires.

 

La montée de l’extrême droite est inquiétante, comme si les nations européennes n’ont pas de mémoire. Le seul moyen est de faire retrouver aux peuples européens le sens de la démocratie et de la politique, mais aussi aux hommes politiques une vision politique parlant aux classes populaires et aux marginaux de la société dans un grand projet de société qui sera autre chose que le racisme et les préjugés mais qui répondra aux attentes des populations européennes.

 

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