Publié le 14 Février 2017

Libération.fr nous montre dans son article du lundi 13 février 2017 intitulé «Astuce» qu’Alors que chaque parole politique est maintenant scrutée et vérifiée, Emmanuel Macron a trouvé la parade : ne rien dire. Le candidat d’En Marche l’assume sans mal. Dans une interview au JDD, où il explique par ailleurs que «la politique, c’est mystique», Macron déclare que «c’est une erreur de penser que le programme est le cœur d’une campagne». Macron se prend pour le Christ, mais n’est pas le Christ qui veut.

 

Comme le montre francetvinfo.fr ce mardi 14 février dans son article «"On ne nous dit rien" : Macron taille sa route... tout seul, regrettent ses soutiens politiques», dans les rangs des soutiens politiques d'Emmanuel Macron, des voix s'élèvent pour regretter le manque de concertation dans les décisions de leur leader. On ne prend pas de décision. Comme le dit un député, soutien d'Emmanuel Macron : «On discute logistique et agenda.» Quand on les interroge, les "politiques", dépendants du calendrier de communication de leur leader, sèchent souvent sur le détail du programme. "Ce sont les experts qui ont la main, résume l'un d'eux. On ne nous dit rien, en nous expliquant que c'est pour éviter de voir les infos sortir le lendemain dans la presse."

 

La mystique en politique ne semble pas être porteuse comme le montre ouest-france.fr ce mardi dans son article «Popularité. Hamon s’envole, Fillon dégringole, perplexité autour de Macron». Selon le baromètre politique Odoxa pour la Presse Régionale, L’Express et France Inter, le taux d’adhésion à Benoît Hamon est en net progrès (33 %, + 10 points) alors que celui de François Fillon décroche (22 %, -10 points). Emmanuel Macron reste, malgré un léger recul, le candidat suscitant le plus d’adhésion (37 %). Mais sa "présidentiabilité" semble poser question.

 

RTL.fr nous montre dans son article de ce mardi nommé «Présidentielle 2017 : Hamon va-t-il offrir un bouquet de roses à Mélenchon ?» qu’à gauche, les négociations avancent entre Benoît Hamon et le candidat écologiste Yannick Jadot. Mais avec Jean-Luc Mélenchon, c'est plus compliqué. C'est même au point mort, pour l’instant. Alors que ses alliés communistes ne seraient pas contre un accord électoral avec le Parti socialiste en vue des élections législatives, le candidat de la "France Insoumise" multiplie les fins de non-recevoir dans la presse. Lundi 13 février, c'était "On ne m'aura pas en me faisant des bisous partout !". Ce week-end, alors que Yannick Jadot avait fait savoir qu’il lui avait laissé un message sur son portable, Jean-Luc Mélenchon a tweeté qu’il ne lisait que les SMS. Bref, il les rend fous.

 

"Il faut qu’il arrête son numéro de diva !", s'égosillent les proches de Benoît Hamon. Ils sont quatre autour du candidat socialiste à travailler au rassemblement de la gauche : les députés Pascal Cherki, Roberto Roméro, François Lamy, et le député européen Guillaume Balas. Forts de la dynamique Hamon dans les sondages, ils n'ont pas l’intention de se rallier au "panache rouge" de Mélenchon le "bonapartiste".

 

Certains montent au créneau dans les médias en accusant Jean-Luc Mélenchon de "se dérober" aux discussions et affûtent leurs arguments : "la responsabilité est historique", "l'extrême droite peut l'emporter", etc. Pour l'instant, pas question pour Benoît Hamon de décrocher son téléphone lui-même. Mais en sous-main, ils réfléchissent à une initiative publique. La forme n'est pas encore décidée. Mais Benoît Hamon pourrait bien s’adresser publiquement à tous les dirigeants de la gauche. Et donc en filigrane à Jean-Luc Mélenchon. "Il aura son bouquet de roses", plaisantait même un soutien de Hamon.

 

Tandis que Libération.fr dans son article «Hamon mise sur la Saint-Valentin pour conquérir les cœurs», nous montre qu’avec un slogan comme «Faire battre le cœur de la France», il fallait s'y attendre. Pour la Saint Valentin, Benoît Hamon demande aux abonnés de sa newsletter de se photographier avec un panneau portant ce fameux logo et «d'inonder» les réseaux sociaux avec ce joli cliché. Pour les plus fervents, il propose même de pimper leurs photos de profil. En un clic, une bannière «Faire battre le cœur de la France. Pour la Saint-Valentin» avec un petit cœur vert apparaît en bat de votre photo profil. Notons qu'il ne l'a pas fait lui-même, à en juger par ses photos de profil inchangées sur Twitter comme sur Facebook.

 

François Fillon enchaîne de malchance comme nous le montre Libération.fr. Une fois de plus, François Fillon semble avoir réussi, ce mardi devant les parlementaires LR, à désamorcer la fronde de ceux qui veulent son remplacement dans la course à la présidentielle. Mais le Canard enchaîné a dégainé de nouvelles infos, cette fois sur le député LR Thierry Solère, porte-parole de la campagne de François Fillon, qui est sous le coup d’une enquête du fisc pour fraude fiscale entre 2010 et 2013.

 

Enfin Libération.fr nous montre qu’en déplacement à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) ce matin, François Hollande a tenté d'apaiser les tensions en affirmant qu'il veut «que la justice passe» après les violences subies par le jeune Théo, à Aulnay-sois-Bois, lors d'une interpellation policière. Mais l'après-midi même, devant l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux, a évoqué un «tragique accident». Il a ensuite reconnu que le terme était «inapproprié». Par ailleurs, l'IGPN a été saisie après le témoignage d'un autre jeune Aulnaysien, qui dit avoir subi des violences de la part d'un policier impliqué dans le viol présumé de Théo.

 

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Publié le 13 Février 2017

Mon père je vous pardonne - Survivre à une enfance brisée (éditions Philippe Rey) : c’est le titre du livre de Daniel Pittet, le récit d’un homme abusé dans son enfance, entre 1968 et 1972, par un religieux capucin en Suisse comme nous le montre Radio Vatican ce lundi 13 février 2017. Un texte très dur et éprouvant, mais qui est aussi un récit d’espérance et de pardon. Daniel Pittet, qui est aujourd’hui bibliothécaire à Fribourg, a en effet gardé la foi et a accompli une démarche de pardon vis-à-vis de son agresseur, qui témoigne lui-même dans ce livre.

 

Le pape François, en personne, a signé la préface de cet ouvrage, pointant les interrogations douloureuses que soulève ce phénomène des abus sexuels commis par des prêtres et religieux catholiques.

 

«Comment un prêtre, ordonné au service du Christ et de son Église, peut-il en arriver à causer autant de malheur ? Comment, alors qu’il est consacré pour amener un enfant à Dieu, peut-il le dévorer dans ce que j’ai appelé un « sacrifice diabolique » qui détruit tout à la fois sa proie et la vie de l’Église ?» Dans la préface de ce livre, le pape François exprime ces interrogations terribles et renouvelle une demande de pardon, au nom de l’Église catholique : «Certaines victimes sont allées jusqu’au suicide. Ces morts pèsent sur mon cœur et sur ma conscience, et sur celle de toute l’Église. À leurs familles j’offre mes sentiments d’amour et de douleur, et, humblement, je demande pardon.»

 

Le pape dénonce dans ces actes «une absolue monstruosité, un péché effroyable, radicalement contraire à tout ce qu’enseigne le Christ». Il rappelle que le Saint-Siège promeut désormais «une grande sévérité pour ces prêtres qui trahissent leur mission, ainsi que pour leur hiérarchie, évêques ou cardinaux, qui les protègerait, comme cela a été le cas dans le passé».

 

Face à ce drame longtemps caché et tabou, le pape François salue le récit de Daniel Pittet, «car des témoignages comme le sien font sauter la chape de plomb qui étouffait les scandales et les souffrances, ils font la lumière sur une terrible obscurité dans la vie de l’Église». Le pape François dit prier «pour Daniel et pour tous ceux qui, comme lui, ont été blessés dans leur innocence».

 

Et alors que ce livre rencontre un important retentissement médiatique, et suscite de nombreuses interrogations sur le suivi de ces cas d’abus sexuels, la conférence des religieux et religieuses de France, précise que tous les supérieurs religieux confrontés à ces cas sont tenus d’appliquer des directives qui «s’alignent sur le droit civil français et sur le droit de l’Église».

 

«Face à l’horreur de tels méfaits qui provoquent une immense tristesse et de la colère, la CORREF pense avant tout aux victimes et à leurs proches, dont la vie a été si profondément marquée. Devant la violence, le mensonge et la perversité subis, nous souhaitons, humblement, redire à chacun et chacune toute notre proximité, notre soutien et notre compassion», écrit dans un communiqué la présidente de la CORREF, sœur Véronique Margron.

 

De leur côté, la Conférence des évêques suisses (CES) et la Province suisse des capucins jugent «nécessaire, précieux et courageux» le témoignage de Daniel Pittet. Mgr Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg et président de la conférence épiscopale suisse, invite les éventuelles autres victimes du père Joël Allaz à se manifester auprès de l’évêché.

 

L’Église semble enfin prêtre à faire quelque chose contre les prêtres pédophiles et à écouter leurs victimes, mais il faut rester prudent car rien n’est joué et la hiérarchie devra faire un travail important pour que les fidèles aient confiance en elle. Un tel combat contre la pédophilie ne peut pas être seulement théorique, il doit être actif.

 

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Publié le 12 Février 2017

actu.orange.fr nous montre qu’attaqué anonymement pour ses dernières réformes, le pape François a déploré ce dimanche 12 février 2017 l'usage banalisé des "injures".

La fronde, jusque-là cantonnée derrière les murs du Vatican, s'étale désormais dans l'espace public. Le souverain pontife n'a pas fait d'allusion directe à ces attaques mais le message, livré ce dimanche 12 février lors de la prière dominicale, est une réponse très claire à ses détracteurs : "les paroles injurieuses n'ont pas la même gravité et n'entraînent pas la même culpabilité que l'homicide, mais elles se situent sur la même ligne, car elles en sont les prémices et révèlent la même malveillance".

Le pape s'est référé au commandement de Jésus de "ne pas tuer", ce qui englobe aussi "des comportements qui offensent la dignité de l'être humain, dont les paroles injurieuses". "Nous sommes habitués à insulter, c'est comme dire 'bonjour'", mais "qui insulte un frère, tue ce frère dans son cœur", a-t-il développé sur la place Saint-Pierre, en intimant aux fidèles d'éviter les injures.

Samedi 4 février, les Romains avaient découvert plus de 200 affiches anonymes très malveillantes placardés dans toute la ville. "Mais où est ta miséricorde ?", demandaient ces affiches en dialecte romain, sous un portrait du pontife argentin au regard maussade, accusé notamment d'avoir "ignoré les cardinaux" ou "décapité l'Ordre de Malte". Des références à des frictions récentes du pape avec la frange conservatrice de l'Église.

Le lendemain de cet événement inédit, le pape avait appelé lors de l'Angélus les fidèles à rester loin "des germes polluants de l'égoïsme, de l'envie, de la médisance". En fin de semaine dernière, le pape a été ciblé par l'envoi sur les courriels de nombreux cardinaux et évêques d'un faux "Osservatore Romano", le journal officiel du Vatican. Cette fois l'attaque, faite sur le ton de la satire, est plus subtile et vise un public d'initiés. Elle présente surtout le pape jésuite comme ayant des réponses très évasives sur la doctrine de l'Église.

Dans ce pastiche sarcastique, le pape François répond aux questions émises à l'automne par quatre cardinaux ultraconservateurs concernant la nouvelle possibilité de donner la communion à certains divorcés remariés. Ces cardinaux mécontents avaient exigé une réponse du pape, qui n'a jamais répondu directement.

L'entourage du souverain pontife a dédramatisé les deux incidents survenus depuis une semaine. Et dans un entretien de fin novembre, publié jeudi par la revue jésuite Civilità Cattolica, le pape François assure n'avoir pas besoin de tranquillisants et dormir en paix, malgré les opposants à ses réformes et la "corruption" présente au Vatican.

Ces attaques montre que le pape François s’aliène des gens de positions au Vatican et provoque leur peur. Kath.net nous fait savoir qu’elles viendraient selon les médias italiens des organisations politiques de droite italiennes et des milieux catholiques conservateurs qui rejettent les réformes du pape François. Faire des réformes est difficile, et il faudra bien que le pape montre son autorité aux milieux conservateurs pour enfin réussir à faire aller l’Église vers les autres.

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Publié le 12 Février 2017

LCI.fr nous dans son article «Piketty, Méda, citoyens tirés au sort : La société civile au cœur de l’équipe de campagne de Benoît Hamon» que le gagnant de la primaire de la gauche a dévoilé ce samedi son nouveau QG en plein cœur de Paris le samedi 11 février 2017. Face à la presse, il y a présenté son équipe de campagne : des personnalités issues de la société civile, dont l'économiste Thomas Piketty et la sociologue Dominique Méda, mais aussi un conseil citoyen composé de Français tirés au sort.

 

C’est dans son nouveau QG, une ancienne manufacture du 10ème arrondissement de Paris, que Benoit Hamon a dévoilé samedi son équipe de campagne. Le candidat socialiste a voulu marquer les esprits et faire de sa garde rapprochée une illustration de la gouvernance qu’il souhaite mettre en place s’il était élu. Elle "fonctionnera comme je veux que la République fonctionne", a-t-il lancé. Aucun responsable politique parmi ses conseillers.

 

Thomas Piketty travaillera à ses côtés sur "la question européenne" et sur "le traité budgétaire européen". L’économiste est un proche du parti socialiste depuis de nombreuses années. En 2007, il s’était engagé auprès de Ségolène Royal, avant de soutenir François Hollande en 2012. Aujourd'hui, le spécialiste des inégalités espère combattre les "politiques d’austérité" de l’Union et "relancer le projet européen" aux côtés de Benoît Hamon. La sociologue Dominique Méda a quant à elle accepté d’intégrer l’équipe du candidat pour réfléchir aux mesures permettant d’"anticiper et d’accompagner les mutations du travail" et de "penser le travail de demain".

 

Mais Benoît Hamon ne s’est pas entouré que d’intellectuels. Parmi ses conseillers, on compte également le militant associatif Salah Amokrane, connu pour son engagement dans les quartiers populaires de Toulouse. Le multi-entrepreneur Nicolas Hazard, fervent défenseur de l’économie sociale et solidaire ou encore le médecin Alfred Spira, spécialiste de la pollution de l’air, complètent le tableau.

 

Avec l’idée de proposer une nouvelle gouvernance, Benoît Hamon a voulu faire un pas supplémentaire pour "être en résonance avec les aspirations des citoyens". Au-delà des spécialistes, le candidat souhaite donc s’entourer de simples citoyens. "Ce sera peut-être l'innovation la plus forte de cette campagne, nous allons constituer un conseil citoyen" ouvert à tous, explique-t-il. En clair, tous les volontaires peuvent postuler pour constituer ce groupe de travail. Le député des Yvelines table sur un millier de personnes intéressées par ce projet. Quarante d’entre elles seront tirées au sort. Leur rôle sera d’évaluer et de juger les propositions de l’équipe de campagne, mais aussi de faire des propositions. "Ma campagne je la souhaite ouverte, horizontale, collaborative", résume-t-il.

 

Si Benoît Hamon souhaite que sa campagne "déborde" et sorte du cadre du simple parti socialiste, le candidat a dû ménager ses anciens rivaux de la primaire. Jerôme Guedj et Aurélie Filipetti, tous deux anciens soutiens d’Arnaud Montebourg, deviennent ses porte-paroles, tout comme Sébastien Denaja, soutien de Vincent Peillon. Luc Carvounas, soutien de Manuel Valls, animera de son côté le conseil des parlementaires.

 

Mais Jean-Luc Mélenchon a gâché un possible rassemblement à gauche comme l’article de LCI.fr : «Mélenchon écarte l’idée d’une alliance ‘composite’ avec Hamon et Jadot». Interrogé sur une pétition réclamant "une coalition entre Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot" et rassemblant près de 60.000 signataires, le représentant de la France insoumise a rejeté l’idée d’une grande alliance de la gauche.

 

Jean-Luc Mélenchon le dit et le répète, il n'envisage aucune alliance avec les candidats à gauche de l’échiquier politique. Dans une interview à paraître ce dimanche dans le journal La Provence, le député européen a assuré qu'il "n'échangerai(t) pas des bouts de programmes contre des sièges aux législatives." Ces derniers jours, les appels se font pourtant plus pressants. Une pétition lancée fin janvier réclame une alliance entre Jean-Luc Mélenchon, l’écologiste Yannick Jadot et le socialiste Benoît Hamon. Elle a recueilli près de 60 000 signatures ce samedi soir. Une alliance pour faire barrage contre la droite, le candidat EELV lui-même en est convaincu. Ce jeudi, lors d’une conférence de presse, il a évoqué l'urgence de "dépasser les appareils" et "les ego" pour composer d’ici deux semaines un projet commun. Les discussions "n’avancent pas assez vite", a-t-il lâché, agacé.

 

Mais Jean-Luc Mélenchon se montre peu enclin à emprunter cette voie. "Personne ne peut croire qu'il est possible de gouverner un pays avec une majorité composite de gens qui s'attendent les uns les autres au coin du bois", a-t-il indiqué à nos confrères de La Provence. "Croyez-vous une seule seconde que si M. Hamon et moi nous nous sautions au cou, des centaines de milliers de gens bondiraient d'enthousiasme et oublieraient tout ?", a-t-il ajouté. "Au contraire, ce serait la déception en masse chez tous ceux qui ne sont pas prêts à amnistier le PS. On ne leur fera pas une deuxième fois le coup du discours du Bourget."

 

Demander un rassemblement à gauche n’est pas amnistier le PS, mais permettre à la gauche d’être au second tour pour se mesurer soit à la droite soit à l’extrême droite. Il est facile de critiquer un gouvernement quand on ne pratique pas l’exercice du pouvoir et qu’on se cache dans l’opposition. Cette main tendue permettrait au Front de gauche de mettre en avant ses idées et de les appliquer. À moins que Mélenchon ne veuille pas se mesurer à l’exercice du pouvoir au risque de décevoir. Qui sait ?

 

LCI.fr nous montre aussi que sur France Inter, dimanche 12 février, Thomas Piketty a développé l’idée d’une assemblée des pays de la zone euro capable de lutter contre la crise, où siégeraient des élus de chaque pays membre en proportion du poids de leur population au sein de la zone. Une instance réduite à quelque 100, 150 élus, qui intégrerait dès lors une vingtaine de parlementaires français.

 

Nous avons "besoin de démocratisation de l’Europe et sortir de l’immobilisme. Je pense qu’Hamon est le mieux placé", juge l’économiste. "Fillon et Macron, c’est le conservatisme, poursuit-il. Mélenchon et le Pen, c’est : 'On envoie tout promener'". Face à cet immobilisme, Thomas Piketty soutient donc la proposition d’une assemblée proportionnelle décisionnaire qui permettrait de se rendre compte que "l’on peut prendre des décisions et faire confiance à la démocratie". Ainsi, le problème de la dette pourrait être abordé différemment, en plaçant par exemple le montant accumulé depuis la crise de 2008 dans "un fonds commun européen", limitant ainsi sa charge pour les pays les plus touchés comme la Grèce. Et l’expert de rappeler : "L’Europe s’est construite dans les années 50 sur des annulations de dette. Il y a maintenant une amnésie collective par rapport à la Grèce notamment."

 

Plus intéressant est la messe qu’a passé François Fillon ce dimanche 12 février dans l’article du site LeParisien.fr. Pendant la messe à laquelle François Fillon assistait ce dimanche à La Réunion, le père Russel Torpos a lu un passage de l'Évangile selon Matthieu qui prévient : «Accorde toi avec ton adversaire (...) avant qu'on te jette en prison. (...) Tu ne t'en sortiras pas !» Certains y ont vu un signe. Alors que François Fillon assistait ce dimanche à la messe de Saint-Gilles (La Réunion), le père Russel Torpos a fait la lecture d'un Évangile dont les versets font inévitablement penser à la tourmente judiciaire dans laquelle le candidat se trouve actuellement. Hasard du calendrier liturgique.

 

Parti en campagne loin de la métropole pour tenter de tourner la page des soupçons d'emplois fictifs dans sa famille, l'ancien Premier ministre a d'abord été confronté samedi à des heurts entre ses opposants et ses partisans et aujourd'hui à cet étrange rappel à la morale... «Accorde-toi avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter qu'il ne te livre au juge», prévient ce passage de l'Évangile de Saint Matthieu qui, initialement, s'adresse aux conjoints adultères. Et le curé de poursuivre, devant 300 fidèles : «Que le juge ne te livre à l'officier de justice, et que tu ne sois mis en prison. Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou !» Au même moment en France, le parquet national financier (PNF) s'apprêterait à prendre une décision sur l'affaire qui cerne le candidat. Au 8e rang, François Fillon écoute sans sourciller. Y a-t-il vu une allusion ? Au fond de la salle, quelques observateurs ont, eux, fait le parallèle. D'autant que le père poursuit : «Si nous ne faisons pas de bonnes actions et même si nous en sommes inconscients, nous en sommes quand même responsables.»

 

Pour lutter contre la corruption et le népotisme des politiques, nous devrions peut-être suivre l’exemple roumain comme nous le montre l’article de rts.ch du vendredi 10 février : «Laura Codruta Kovesi, le visage de la lutte contre la corruption en Roumanie». Le DNA, le parquet anti-corruption roumain est l'institution qui bénéficie du plus fort taux de confiance du pays après l’Eglise orthodoxe et l’armée. Il faut dire que son tableau de chasse est impressionnant: plus de 2000 hommes politiques et hauts fonctionnaires se trouvent derrière les barreaux. À la tête du DNA depuis 2013, se trouveLaura Codruta Kovesi.

 

Agée de 43 ans, Laura Codruta Kovesi - qui fut par ailleurs vice-championne d'Europe de basketball alors qu'elle avait 16 ans - est parfois accusée de commettre des abus voire de "fabriquer des dossiers politiques". "Notre activité est soumise à un double contrôle", rétorque la magistrate. "D'abord, toute personne qui se sent lésée peut porter plainte devant le Conseil de la magistrature. Ensuite les dossiers sont vérifiés par les juges aussi bien avant que durant les procès". Environ 10% des cas renvoyés chaque année en justice par le DNA se soldent par un acquittement, ce qui montre que ces accusations sont dénuées de fondement, assure Laura Codruta Kovesi.

Elle évoque aussi un "changement des mentalités" parmi les Roumains, qui sont de moins en moins disposés à tolérer la corruption. Les manifestants semblent lui donner raison, eux qui scandent "Codruta, n'oublie pas, nous te soutenons" et "Que le DNA vienne vous chercher", à l'adresse des hommes politiques soupçonnés de corruption. Très populaire en Roumanie, Laura Codruta Kovesi est en train d'acquérir une réputation internationale. La France lui a notamment décerné la Légion d'honneur en 2016.

 

Enfin, le choix du nouveau président allemand s’avère excellent comme le montre l’article d’actu-orange.fr de ce dimanche : «L'Allemagne se dote d'un président "anti-Trump"». L'Allemagne a désigné dimanche comme chef d'État son ancien chef de la diplomatie Frank-Walter Steinmeier, présenté par la presse comme un "anti-Trump" et qui a d'emblée promis de défendre la démocratie contre le "populisme".

 

"L'histoire de cette République" allemande, née sur les ruines du IIIe Reich, est en réalité le meilleur argument contre le populisme et tous ceux qui croient que parce que le monde est devenu plus compliqué, les réponses doivent être plus simples", a déclaré le responsable social-démocrate sur la chaîne ARD peu après son élection.

 

A 61 ans, Frank-Walter Steinmeier a été élu par 75% des voix d'une assemblée de quelque 1240 grands électeurs, parlementaires des deux chambres pour la plupart ainsi que quelques représentants de la société civile. Dans son premier discours de président, il s'est gardé de faire directement référence à la situation aux Etats-Unis. Mais il a appelé à "défendre" la "démocratie et la liberté" au moment où elles sont mises en cause. "Lorsque les bases (de la démocratie) vacillent il nous faut plus que jamais les soutenir" a-t-il ajouté.

 

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Publié le 11 Février 2017

Jeffery MacDonald dans son article du vendredi 10 février 2017 pour religionnews.com nous montre que pour les catholiques, la clé est travailler en collaboration avec la pape François sur les questions des migrations massives, au changement climatique et à l'évangélisation hispanique qui peuvent être trouvée dans un mouvement controversé que beaucoup pansaient mort il y a longtemps : la théologie de la libération.

 

Ce message a résonné cette semaine à travers les salles du Boston College et un centre de réflexion à proximité où près de 40 théologiens du monde hispanophone se sont réunis pour discuter de l'avenir du mouvement avec ses figures fondatrices. Par l’"option préférentielle pour les pauvres", la théologie de la libération a émergé comme une force importante dans les années 1960 et 1970, et elle a profondément façonné la vision du monde du pape, comme l’ont dit les participants. Maintenant, elle peut aider l'Église à voir les pauvres comme le pape Francis les voit : des révélateurs de Jésus.

 

"Cette théologie de la libération ... l'église l’a menacée de nombreuses manières, et pendant un certain temps, elle était soupçonné", a déclaré Thomas Groome, directeur de l'Église dans le XXIth Center au Boston College. "Mais maintenant, elle revient sur scène. Elle est presque comme la pierre que les bâtisseurs avaient d' abord rejeté, mais elle est maintenant devenue la pierre d’ange, en particulier avec le pape François." José Manuel Vidal dans periodistadigital.com du jeudi 9 février nous montre que la théologienne colombienne Olga Consuelo Velez a rappelé "la persécution constante et profonde du cardinal Lopez Trujillo envers la théologie de la libération". Elle a ajouté : "En fait, de nombreux séminaristes ont été formés contre la TL, dans une persécution ecclésiastique réelle et dynamique, qui n'a pas complètement disparu, parce que 30 ans de persécution ne se terminent par trois ans de pontificat".

 

Ceux qui s’étaient réunis pour la Conférence ibéro-américaine de théologie parlaient avec autorité sur le mouvement et le pape qui l'embrassa alors qu'il était un séminariste et prêtre en Argentine. Parmi eux, l'un des fondateurs, le père Gustavo Gutierrez, dont le ministère paroissial parmi les plus pauvres de Lima a donné naissance à son livre de 1973, "Une théologie de la libération." Le père Juan Carlos Scannone, la philosophie du fondateur de la théologie du peuple qui a enseigné au pape François (puis Jorge Mario Bergoglio) au séminaire, a rappelé leur relation de maître à élève devant un public de 250 personnes au Robsham Theater. Il a raconté comment Bergoglio a averti qu'il ne marchait par pour lui-même parce que l'armée argentine a vu tous les libérationnistes comme des ennemis idéologiques qui devaient "disparaître". "Pour les militaires, nous étions tous les marxistes", a déclaré Scannone. Mais en fait, il a ajouté : "Je ne suis pas d'accord avec l'analyse sociopolitique marxiste."

 

Periodistadigital.com dans son article du jeudi 9 février nous fait aussi comprendre par l’intermédiaire du théologien brésilien Agenor Brighenti, président de l'Institut national de la pastorale de l'épiscopat brésilien et membre de l'équipe de réflexion d'experts du CELAM, que "la découverte des cultures et de la religion comme son âme est la plus grande découverte du XXe siècle, elle est responsable de l'émergence du pluralisme culturel et religieux." Le théologien opte ouvertement pour ce dernier paradigme, et il a dénoncé prophétiquement la "culture de la domination, imposée sur les cultures des peuples, à travers le système économique." Cette "culture de domination ou de ‘culture de la mort’ incarne une violence permanente contre les cultures locales". Et contre elle "on doit se battre avec un courage prophétique".

 

La réunion a offert un lieu pour dissiper les mythes et récupérer l'essentiel. La théologie de la libération n’est ni un mouvement marxiste ni anticapitaliste, comme l’a fait savoir Scannone. En Amérique latine, alors que certains adhérents ont été impliqués dans des projets marxistes révolutionnaires, selon le théologien Hosffman Ospino cela a été juste une souche dans une tradition théologique aux multiples facettes, "Ce qui est vraiment important pour la théologie de la libération et la philosophie de libération c’est de lire les signes des temps", a déclaré Scannone. "Voilà pourquoi il est essentiel que cette philosophie, cette théologie, aillent vers le changement, parce que les circonstances changent et que le monde change."

 

En éloignant le mouvement des agendas de la gauche radicale, les théologiens d'aujourd'hui se sont taillé une place pour de nouvelles applications de la pensée libérationniste. Comment les pauvres luttent aujourd'hui est différent de la période où ils ont souffert sous les dictatures latino-américaines des années 1970 et 80, ont-ils noté. Ils voient la théologie de la libération en lui fournissant un cadre pour rendre la justice sous de nouvelles formes et réaliser le potentiel de l'Église.

 

Les frontières, par exemple, sont devenues un sujet brûlant puisque les réfugiés affluent vers l'Europe par millions et que le président Trump prend des mesures pour garder les migrants hors des États-Unis. Le théologien Roberto Goizueta a appelé à une redéfinition du mot "américain" pour y inclure tous les peuples des Amériques. En voyant les migrants à travers des yeux libérationnistes nouveaux, a-t-il expliqué, permet de ne pas les voir comme des étrangers empiétant mais comme des ambassadeurs du Christ. "Quand nous sortons pour rencontrer et se lier d'amitié avec les pauvres, nous arrivons finalement à nous voir évangélisés par les pauvres", a déclaré Goizueta.

 

Le réexamen de cette semaine sur la pensée libérationniste montre comment l'Église catholique tente de renouer ses liens avec les Hispaniques. Les organisateurs espèrent que ce regain d'intérêt peut aider les lacunes devenues croissantes entre les communautés hispaniques et l'Église de leurs parents et grands-parents. Aux États-Unis, seulement 55 % des Hispaniques étaient catholiques en 2013, la baisse était de 67 % trois ans plus tôt, selon le Pew Research Center. En Amérique latine et dans les Caraïbes, où 89 % des Hispaniques étaient catholiques en 1970, aujourd'hui 80 % sont catholiques, selon les données du Centre pour l'étude du christianisme mondial au séminaire théologique Gordon-Conwell.

 

Conférence coorganisateur Rafael Luciani a déclaré Hispaniques souvent ne se sentent pas comme membres à part entière de paroisses catholiques aux États-Unis, même si l'espagnol est la langue la plus utilisée parmi les catholiques du monde entier. Même les congrégations qui offrent des messes en espagnol souvent ne vont pas au-delà de la liturgie à tisser les Hispaniques dans le tissu de la communauté de foi. "Ce qui nous préoccupe: nous poussons gens au lieu de les accueillir", a déclaré Luciani, un théologien Boston College. "Ensuite, nous disons qu'ils s’en sont allés, mais nous ne créons pas les espaces d'intégration et de l'accueil qu'ils méritent."

 

La conférence était rare à plusieurs égards. Tous les ateliers ont été organisés en espagnol, la langue maternelle de la plupart des participants, qui sont venus d'Amérique du Sud, d’Amérique centrale, des Caraïbes, d'Espagne et des États-Unis. Plutôt que de donner des conférences, les participants préféré dialoguer en petits groupes, ou en "rencontres". Au cours de celles-ci periodistadigital.com dans son article du jeudi 9 février nous montre que la théologienne espagnole Carmen Marquez Beunza, a demandé la migration du multiculturalisme. Après avoir expliqué ce qui se passe en Europe avec la migration et les réfugiés, elle a conclu qu’en invitant la main tendue comme le souhaite le pape François, "la culture de la rencontre" et le modèle de "l'Église Samaritaine" existera.

 

Roberto Tomichá a parlé durant la conférence "Le multiculturalisme et de la mission en Amérique latine" et il affirme que "persiste un dialogue constructif dans ce domaine où le christianisme et la pratique du dialogue entre des visions du monde symboliques sont encore difficiles, alors que la théologie reste majoritairement mono-culturelle et donc coloniale". À son avis, il est nécessaire de mettre en œuvre "une alternative à l'aspect et à la mentalité coloniale, en passant par la décolonisation des esprits et des connaissances et en parlant du renforcement des relations interculturelles". Ou en d'autres termes, "décoloniser les esprits avec cœur dans la vie quotidienne», ainsi que «restaurer la mémoire historique de la bonne gouvernance, de la bonne vie et de la terre sans mal".

 

Au cours des dernières décennies, Ospino a observé, que le sentiment anti-américain aurait probablement conduit à clairsemer la participation chez les chercheurs latino-américains lors d'un événement américain, mais celui-ci a marqué une nouvelle ouverture à la collaboration transfrontalière au sein de l'Église. Les participants sont repartis avec un nouveau respect pour la vision du monde du pape François et comment leurs conceptions de la mission chrétienne pourraient concorder avec la sienne.

 

Bien que théologie de la libération est loin d'être un terme encore répandu, ses idées sont devenues mainstream dans l'enseignement social catholique sur des questions telles que l'environnement et les soins de santé universels, comme l’a dit Ospino. Elle pourrait maintenant détenir quelques clés pour travailler efficacement avec un pape visionnaire ambitieux. "La théologie latino-américaine a donné un grand nombre de concepts et notions clés que Francis utilise dans le magistère universel maintenant", a déclaré Luciani. "Nous ne pouvons pas comprendre François si nous ne comprenons pas la théologie latino-américaine."

 

Periodistadigital.com nous montre enfin dans son article du vendredi 10 février que Gilles Routhier, doyen de la Faculté de Théologie de l'Université Laval du Québec, appelle pour une "coopération plus grande Nord-Sud" et "conduire l'Amérique latine, de l'Alaska à la Terre de Feu, aux Latinos du Nord, qui sont les Québécois, à partir du peuple".

 

Espérons que le message de la théologie de la libération porte l’Église vers le réel et la vie des gens afin de lutter contre la misère et la souffrance du monde dans l’esprit et les actes pour devenir une Église pauvre pour les pauvres.

 

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Publié le 10 Février 2017

Un rassemblement de la gauche attendu pour contrer le FN

Hier comme le montre LePoint.fr dans l’article nommé «Hamon dans la Creuse à la rencontre du "pays réel"», si Benoît Hamon s'est à nouveau défendu d'être "l'homme providentiel" -se moquant au passage des allures christiques d'Emmanuel Macron, et d'un François Fillon "pas très chrétien" sur les migrants-, il s'est appliqué à prendre de la hauteur et peut-être à endosser plus franchement le costume présidentiel, en mettant en garde contre les "monstres" qu'engendre la disparition du "vieux monde", dans une allusion à une célèbre formule d'Antonio Gramsci.

 

"Il faut toujours prendre conscience des moments dans lesquels nous vivons. Il y aujourd'hui une éclosion des nationalismes partout", a-t-il souligné, en pointant "l'instabilité" engendrée par Donald Trump comme par Vladimir Poutine. "Voilà la situation dans laquelle nous sommes, et dans ce clair-obscur peut naître un monstre, vous en avez le nom, c'est une femme, elle est portée aujourd'hui par un puissant mouvement populaire qu'il ne faut surtout pas sous-estimer", a-t-il dit dans une allusion évidente à Marine Le Pen. Face au risque de l'extrême-droite, M. Hamon a réaffirmé la nécessité de ne pas se contenter d'un "petit projet", et de "tout mettre en œuvre pour tenter de rassembler la gauche". Il a promis pour ce faire "des initiatives nouvelles, cette semaine et la semaine prochaine".

 

Et dans BFMTV.com cet appel au rassemblement est plus que souhaité par Yannick Jadot dans l’article : «Jadot à la gauche : "Il faut qu'on soit capables de dépasser nos égos"». Yannick Jadot, le candidat qui a remporté la primaire EELV, pourrait dans les prochains jours officialiser un rapprochement avec Benoît Hamon, si leurs programmes convergent. "Il faut qu'on soit capables de dépasser nos égos", a-t-il martelé ce jeudi au micro de BFMTV, s'adressant notamment au candidat PS à la présidentielle ainsi qu'à Jean-Luc Mélenchon. "Notre responsabilité est tenter l'aventure qui gagne la présidentielle", en créant des emplois et refondant l'Europe. "Mais pour cela, il faut la clarté et la cohérence du projet".

 

Libération.fr montre aussi dans son article «EE-LV va soumettre au vote les négociations avec Hamon et Mélenchon» que les choses bougent. EE-LV va soumettre au vote de ses militants et des votants à sa primaire la tenue de discussions programmatiques avec Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon en vue de la présidentielle, a annoncé le parti. «Il a été décidé [...] que les différentes étapes de réflexion et de décisions soient validées, ou pas, [...] par celles et ceux qui avaient pris part à l'aventure présidentielle au moment de la primaire», a expliqué le secrétaire national EE-LV, David Cormand. Un premier vote aura lieu «le plus tôt possible la semaine prochaine», selon lui, ajoutant qu'il se ferait par Internet et durerait trois jours.

 

Les discussions entre les camps du candidat écologiste Yannick Jadot et de son homologue socialiste Benoît Hamon, qui ont déjà débuté, seraient donc poursuivies ou interrompues selon le résultat du vote, qui sera rendu public. Celles avec Jean-Luc Mélenchon ne sont pour l'instant qu'à l'état de projet, mais seraient encouragées ou écartées selon le résultat. Un deuxième scrutin sera organisé ultérieurement en cas d'accord sur le programme. Les mêmes électeurs seront alors appelés à se prononcer sur le texte de l'accord et une «candidature commune».

 

En parlant de «monstre», l’article de francetvinfo.fr «"L'Émission politique" : ce qu'il faut retenir du passage de Marine Le Pen» du vendredi 10 février, Marine Le Pen est revenue hier soir sur les fondamentaux de son programme en plateau. "Nous revenons à un patriotisme économique, à un protectionnisme intelligent, nous refaisons l'État stratège, nous maîtrisons l'immigration", a détaillé la candidate à la présidentielle. Prenant exemple sur Donald Trump, elle a réaffirmé vouloir relocaliser dans l'hexagone les entreprises françaises. "J'expliquerais à ces entreprises que si elles ne viennent pas construire leurs voitures en France, et bien lorsqu'elles réimporteront leurs voitures en France, elles seront frappées d'un droit de douane", a expliqué Marine Le Pen en plateau. Discours adouci sur certains points, notamment sur la peine de mort, qu'elle souhaite tout de même proposer en référendum, la candidate frontiste encourage à la place la perpétuité réelle.

 

Le protectionnisme économique voulu par Marine Le Pen n’est pas une bonne idée puisque l’exemple argentin nous montre qu’une forte dévaluation conjuguée à la mise en place de mesures de protectionnisme économique amène l’effondrement de la monnaie nationale, l’explosion des prix à la consommation, l’augmentation du prix des matières premières, l’accroissement du déficit et de la dette, l’augmentation du chômage, auxquels on ajoute une baisse de la croissance et une augmentation de la corruption. Ensuite le modèle Trump montre ses limites puisque comme le montre LCI.fr la cour d'appel de San Francisco a maintenu la suspension du décret sur l'immigration de Donald Trump. Un camouflet pour le président américain qui a promis de continuer à défendre devant la justice cette mesure emblématique de son début de mandat.

 

Pendant ce temps comme le montre Libération.fr dans son article «Cédric Herrou condamné à 3 000 d'amende avec sursis pour avoir aidé des migrants», l'agriculteur Cédric Herrou, qui a aidé des migrants érythréens dans la vallée de la Roya, près de la frontière franco-italienne, a été condamné ce matin à 3 000 d'amende avec sursis par le tribunal correctionnel de Nice pour avoir pris en charge des migrants sur le sol italien. Il a été relaxé des autres faits qui lui étaient reprochés, notamment l'installation de migrants dans un centre de vacances désaffecté de la SNCF et l'aide au séjour et à la circulation de migrants en situation illégale. Le procureur avait requis 8 mois de prison avec sursis. Malgré l'amende avec sursis, Cédric Herrou appelle à continuer d'aider les migrants.

 

«On continuera à agir et ce n'est pas sous la menace d'un préfet ni les insultes d'un ou deux politiques que nous arrêterons. Nous continuerons car c'est nécessaire de continuer», a promis vendredi Cédric Herrou, devenu le symbole de l'aide aux migrants à la frontière franco-italienne et condamné à une amende de 3 000 euros avec sursis par le tribunal correctionnel de Nice qui l'a reconnu uniquement coupable d'en avoir pris en stop depuis l'Italie. «Nous, concitoyens, levons-nous, prenons possession de la politique de terrain !», a clamé sous les applaudissements ce barbu, encore inconnu en août lors de sa première interpellation - sans suite judiciaire - avec huit Erythréens dans sa camionnette.

 

Comme l’a dit hier Benoît Hamon hier : «Face à l'extrême droite qui nous propose un futur sinistre, il faut imposer une gauche qui propose un futur désirable». Pour cela, il faudrait que la gauche prenne exemple sur des hommes comme Cédric Herrou et le Secours catholique à Calais qui doit faire face à la mairie de Calais qui veut éviter tout retour de migrants et a bloqué l'accès à des douches mises en place par celui-ci pour permettre aux migrants d’avoir des conditions sanitaires correctes.

 

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Publié le 9 Février 2017

«Oui, dans l'Église il y a beaucoup de Ponce Pilate se lavant les mains pour le confort», c’est ainsi que le pape François a reconnu pour la première fois qu’ «il y a de la corruption au Vatican», lors d'une réunion à huis clos, avec les supérieurs des grandes congrégations religieuses d’après Jesús Bastante ce jeudi 9 février 2017 sur periodistadigital.com. Un dialogue que publie maintenant la "Civiltà Cattolica", comme la surprise de sa 4000e édition.

 

Lors de la réunion, Bergoglio admet que dans les structures de l'Église «peuvent se trouver une atmosphère mondaine et princière.» C’est la première fois que le pape soutient la présence de la corruption à l'intérieur des murs du Vatican, une ouverture secrète qui méritait une parole directe du pape. «Dans les discussions de pré-conclave, il a parlé des réformes. Tout les voulaient, parce qu’il y a de la corruption au Vatican, afin d’y vivre en paix.»

 

Au cours de la conversation avec le religieux, le pape François affirme la nécessité de «certains je-m’en-foutistes» qui continuent à travailler malgré les critiques, «mais jamais ils ne se lavent les mains du problème » parce que «dans l'Église il y a beaucoup de Ponce Pilate qui se lavent les mains pour le confort et un supérieur qui se lave les mains n’est pas un père ni une aide».

 

Face à cette «atmosphère mondaine et princière» de certaines structures ecclésiastique, le pape François affirme la nécessité de «détruire l'environnement nocif.» Il met en garde : «Il est inutile de devenir des cardinaux pour se croire des princes. Il ne suffit pas d’être clercs. C'est le pire dans l'organisation de l'Église.»

 

Le pape est aussi particulièrement dur sur la maltraitance des enfants, au point de dire qu’après les abus sexuels sur mineurs du clergé «le diable qui détruit l'œuvre de Jésus à travers ceux qui doivent l’annoncer». Le pape François, cependant, dit que la pédophilie «est une maladie» et souligne qu’«apparemment deux agresseurs sur quatre ont été victimes d'abus. Ceci est dévastateur». Mais cela ne doit pas être une excuse pour ne pas voir le problème, car beaucoup d’abusés dès leurs plus jeune âge ne sont pas devenus des pervers pédophiles.

 

Il demande aussi l'attention des supérieurs religieux sur la formation des candidats religieux sans vérifier leur maturité affective appropriée. «Par exemple, ils ne doivent jamais recevoir dans la vie religieuse des candidats qui ont été rejetés d’un autre diocèse sans demander des informations détaillées sur la raison pour laquelle ils étaient partis», prévient-il.

 

Le pape François reconnaît qu’il y a de la corruption dans l’Église et souhaite la réformer pour y mettre fin. Pour la pédophilie dans l’Église, il souhaite être dur comme le montre son envie de rendre plus difficile le recrutement de religieux ou de prêtres pédophiles, mais sans trop pousser.

 

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Publié le 8 Février 2017

Le Boston College accueille les deux "inspirateurs théoriques" des réformes de Bergoglio

José Manuel Vidal à Boston nous montre dans son article pour periodistadigital.com ce mercredi 8 février 2017 que Juan Carlos Scannone (né à Buenos Aires en 1931) et Gustavo Gutierrez (né à Lima en 1928) sont les deux grands patriarches des 50 théologiens réunis à la première rencontre ibéro-américaine qui fut célébré au Boston College. Le premier est le leader de la théologie du peuple, qui dit qu'elle suit le pape François. Le second est le «père» reconnu de la théologie de la libération. Les deux sont les inspirateurs théoriques des réformes de Bergoglio.

 

Dans la matinée, est intervenu le théologien péruvien, et il y avait de l'attente pour l'écouter. Pour son passé et son présent. Parce qu’il a toujours de grandes idées, exposées de manière simples et directes. Et avec un sens de l'humour, qui le conduit à rire de lui-même. «Je voudrais parler, mais je sais qu'il n'y a pas beaucoup de différence entre le faire debout ou assis», a-t-il commencé, en se référant à sa stature physique courte. Son discours, intitulé «Interprétation des pauvres dans un monde globalisé aux 50 ans du Concile», commence à aborder la question de la pauvreté, qui a émergé dans les années 60, avec l'avènement des pauvres dans la théologie et l'intérêt de la réflexion théologique pour traiter non seulement la pauvreté, mais aussi de ses causes. À son avis, pour Pie X et Pie XII, «les pauvres devaient être humble, pour recevoir de l'aide, et les riches généreux, pour aider les pauvres.» Seul Jean XXIII a commencé à parler «des causes de la pauvreté.»

 

Gutierrez et a jeté les bases de sa pensée : «La pauvreté n’est jamais bonne, jamais, car elle est toujours mort précoce et injuste» et un «engagement envers les pauvres ne permet pas d’éviter de dénoncer les causes de la pauvreté». Parce que les «pauvres sont des ‘personnes’, qui ne peuvent pas être considérées comme des personnes insignifiantes». Ou comme le dit Hanna Arendt, «l’homme pauvre est celui qui n'a pas le droit d'avoir des droits». Donc, la pauvreté est une «question théologique, exprimant la fracture de la création.» Le processus théologique de la théologie de la libération a été fondé, selon Gutierrez, sur deux grandes questions : le salut universel et la nature surnaturelle. Parce que «pour faire de la théologie on doit être en contact avec la réalité.»

 

Et pour l’expliquer, Gutierrez fait cette métaphore : «Le message chrétien est une viande congelée. C'est tout, mais vous ne pouvez pas la manger. Elle doit être dégivré, à savoir la placer dans la réalité actuelle.» Comme le pape, «qui se trouve à ce niveau de la base, en la fraîcheur de l'Évangile.» Une théologie fondée sur la praxis. Il cite, pour la corroborer, Simone Veil, «si vous voulez savoir si une personne croit en Dieu, ne regardez pas ce qu'il dit à propos de lui, mais ce que dit du monde.»

Et une théologie profondément spirituelle. «La spiritualité est fondamentale pour le processus théologique, parce qu'elle est un mode de vie et une façon d'être», di-t-il. Par conséquent, la TL ne mourra jamais, même si les médias «l’ont tué dès sa naissance et continuent à la tuer à chaque fois.» Par conséquent, quand on demande à Gutierrez à propos de la mort de la TL, il dit toujours : «Je n'ais pas été invité à son enterrement et je pense que j’ai le droit d'être en elle.» Dans ce processus, c’est le Vatican qui «a ouvert des portes pour suivre ce dégel», comme l'a fait la Conférence de Medellin.

 

Le TL porte avec elle, selon la Gutierrez, le martyre. Parfois, physique, comme Enrique Pereira Neto. Et d’autres, aussi physique, mais prolongée dans le temps, «pour rendre la vie impossible aux théologiens de la libération». Pour cela, «il y avait des martyrs pour Dieu, pour l'Église et son peuple.» Une théologie de la libération, est ce qui conduit à la praxis et envisage, à partir de la réalité, «comment dire aux pauvres que Dieu les aime, quand la vie elle-même est la négation de l'amour.» Peut-être que le seul moyen est la «solidarité avec les pauvres» et surtout «les aider à devenir des sujets de leur destin.» C’est pour cela que Gutierrez n’aime pas être proclamé «la voix des sans-voix» parce que «notre objectif est que ceux qui sont sans voix ne le soient plus.» D'où la composante de la «pastorale de l'amitié qui doit être dans la réflexion théologique». «Il n’y a pas d’engagement réel pour les pauvres, si nous ne sommes pas amis.» Et, comme il le dit lors d’une autre question, «la théologie ne doit pas être seulement l'étude, mais c’est surtout, la vivre».

 

Puis est intervenu un économiste péruvien Umberto Ortiz, qui a prouvé avec des faits, des chiffres et des statistiques que «29,2% de la population de l'Amérique latine (175 millions) est en dessous du seuil de la pauvreté, à laquelle il faut ajouter les 70 millions qui vivent dans la pauvreté». En outre, «l'Amérique latine reste la région la plus inégale dans le monde» et «les pauvres sont les plus touchés par le changement climatique», dit le professeur à ses interlocuteurs.

 

La théologienne colombienne, Olga Consuelo Velez, a secoué le public avec sa présentation intitulée «Les périphéries géographiques et existentielles, les défis pour la théologie». Après avoir dénoncé la persécution ouverte à théologie de la libération par certains secteurs de l'institution de l'Église, «elle a reconnu qu’elle a été une de ceux qui ces ultimes années, ont connus le découragement et la fatigue de certains théologiens.» Jusqu'à ce qu’«est venu un pape du ‘bout du monde’, dont les gestes et les mots nous a fait regarder à nouveau vers les pauvres parce que François place l'option préférentielle pour les pauvres comme catégorie théologique et pas seulement culturelle».

 

Il s’est, selon la théologienne de l'Université Javeriana de Bogota, «désinstallé, pour aller vers les pourtours géographiques et existentiels», ce qui exige une «conversion pastorale». Et pour cela, les théologiens doivent réviser là «’où ils sont’ afin de répondre aux besoins spécifiques qui nous interpellent» et demander, «Est-ce que les pauvres sont au centre de notre réflexion théologique du monde ?» Pour atteindre ce but, Olga Consuelo Velez parie sur «une théologie qui chevauche la miséricorde» et «une théologie au goût du jour». Pour conclure avec cette déclaration : «Peut-être que la plus importante de ces réflexions est de se demander si dans ce mouvement ecclésial que nous vivons aujourd'hui avec François, sommes-nous engagés et prêts à changer.» À cet égard, elle a souligné que, par exemple, «la théologie entre les sexes est encore une annexe dans de nombreuses universités, qui reste marqué par une culture patriarcale et bureaucratique.»

 

Pendant ce temps, le théologien jésuite colombien aussi, William Sarasa a abordé la question de la «parole de Dieu dans les temps de la mondialisation», pour faire en sorte que la mondialisation offre des opportunités alors qu’elle connaît aussi des risques, tels que l'annonce explicite du Christ préconisée dans les centres universitaires catholiques.

 

Le premier orateur à intervenir dans l'après-midi était le jésuite Juan Carlos Scannone, l'un des «gourous» de la théologie du peuple, qu’il définit «comme un flux de théologie de la libération» et il a axé son discours sur la «Collaboration théologie pastorale avec le pape François». À son avis, il est clair que le pape ne veut pas d’une «théologie de bureau», mais d’une théologie basée sur la miséricorde, l'option pour les pauvres et le discernement. De la miséricorde, «François donne des étapes importantes pour aller vers l'avant à partir de ses deux prédécesseurs, en continuant dans la ligne de l'Église et de la théologie latino-américaine de Medellin à Aparecida».

 

Selon Scannone, qui était un professeur de Bergoglio en Argentine, François veut «une Église pauvre pour les pauvres et pour les pauvres.» Autrement dit, comme le dit Pedro Trigo, «Les pauvres n’ont pas seulement la sensation que l’Église est leur la maison», mais ils sont dans le «cœur de l'Église ». Alors François veut que les pauvres soient «non seulement les joueurs, mais aussi les ‘poètes sociaux’, les artisans et les responsables de l'histoire». Surtout à travers des mouvements populaires, le pape «reconnaît leur fonction sociale essentielle.»

 

Comme pour le discernement selon le pape, on l’on doit passer par le «discernement des signes des temps». Avec quatre principes de base : la réalité l'emporte toujours sur l'idée; il faut initier des processus qui occupent des positions de pouvoir; l'unité est supérieure au conflit, et l'ensemble est supérieur aux autres parties par sa contribution. Il est «le modèle du polyèdre ou de l’orchestre» selon Scannone qui conclut : «Aujourd'hui, la théologie est appelée à accompagner François, avec le peuple, les pauvres dans la population et leurs mouvements populaires, le discernement efficace de sa passion et l'action historique. Alors, nous sommes des pratiquants de l’option évangélique d’une église pauvre, avec, et pour les pauvres, comme le temple de la miséricorde, que la théologie est et doit être «intellectus amoris et misericordiae»».

 

Les rencontres dans l'après-midi, sont intervenus avec le théologien argentin Emilce Cuda, le chilien Carlos Schikendantz et vénézuélien Rafael Luciani. Cuda s’est adressée à l'assistance et sous réserve de la «théologie politique en Amérique latine aujourd'hui» et qu’«il y a des arrangements politiques qui sont sacralisés, devant lequel le rôle du théologien est de détrôner les faux dieux». Le père Schikendantz a expliqué que «La réforme de l'Église dans le pontificat actuel est à la lumière de Vatican II», qui, à son avis, est «la récupération du Concile» et le lancement d'un «agenda complexe à articuler». En ce sens, le théologien chilien a déclaré que «la réforme clé de la réforme de l'Église est la réforme de la papauté, étant donné que seul le pape peut se réformer.» Et il faut garder à l'esprit que «la réforme de l'Église ne peut venir que quand la papauté croît avec d'autres institutions ecclésiales.» Une réforme qui, à son avis, est une occasion en or et un moment favorable, car elle «coïncide avec des réformes du dessous et du dessus.»

 

Enfin, il est intervenu Rafael Luciani, pour discuter de la «pastorale Géopolitique», composée de la «parresía apostolique du service des peuples pauvres et de leurs cultures», parce que l'Église «veut être une médiatrice et faciliter leu processus de paix par le biais des drames que les autres vivent.» Après une tournée de «fractures locales avec des répercussions mondiales» montrant que «ce qui est faux n’est pas un modèle simple de gestion, mais le système ou l'ordre mondial actuel». Entre autres choses, «parce qu'il est un modèle qui, même si il a réussi à produire une plus grande richesse à l'échelle mondiale, il a généré les plus hauts niveaux d'inégalité économique et l'exclusion sociale dans l'histoire de l'humanité. Et ce qui est pauvre, est non seulement celui qui n'a rien, mais qui n'a aucun moyen d’avoir »

 

Précisément, le modèle géopolitique de François cherche à se fonder sur le «multiculturalisme, comme un moyen pour l'émancipation humaine comme sujets». Ou en d'autres termes, «la vision de François implique un changement dans la façon dont nous interagissons et nous positionnions socioculturellement. Il est un modèle alternatif qui est basé sur la pratique de la rencontre, de la coopération et de l'interdépendance». Parce que «la fraternité mondiale est la voie du devenir des sujets dans cette ère de la mondialisation, de sorte que tous jouissent des mêmes possibilités.»

 

Cette rencontre de Boston permet de voir l’utilité de la théologie de la libération pour l’Église qui cherche à faire vivre le message du Christ dans le monde réel par la pratique plutôt que par le théorique afin que les pauvres aient un rôle actif dans l’Eglise et le monde.

 

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Publié le 7 Février 2017

Laurence Defranoux dans son article pour Libération.fr du lundi 6 février nous montre que la Commission royale d’enquête a commencé trois semaines d'audition sur l’absence de réaction de la hiérarchie face aux milliers de signalements d'abus sexuels sur des enfants.

 

L’homme s’arrête, la voix brisée, puis reprend, en pleurs : «Il n’y a aucun doute, la proportion de prêtres accusés d’abus sexuels depuis 1950 sape l’image et la crédibilité de la prêtrise. Ces chiffres sont choquants, tragiques et indéfendables. C’est un immense échec.» Lundi, au premier jour de la 50e audience publique de la Commission royale d’enquête sur la réaction des institutions australiennes face aux crimes pédophiles, les paroles du représentant de l’Église catholique australienne donnaient la mesure du scandale.

 

Depuis quatre ans, cette commission de six membres, dotée de 200 millions d’euros de budget, est chargée d’enquêter sur les abus sexuels commis sur des enfants dans le cadre d’institutions laïques ou religieuses (clubs de sport, écoles, activités culturelles ou de santé, services gouvernementaux, armée, etc.). Elle a recueilli des milliers de témoignages, en tête-à-tête ou par écrit, entendu les responsables des institutions dans des dizaines d’audiences publiques. Et ses résultats sont accablants. Alors que 60% des témoignages recueillis font état de violences pédophiles au sein des institutions religieuses, 37% du total sont liés à un établissement géré par l’Église catholique. Moins d'un quart des Australiens se disent catholiques (35% de la population est anglicane ou méthodiste), mais le clergé dirige ou a dirigé de nombreuses écoles et orphelinats dans tout le pays.

 

Attouchements quotidiens, viols, punitions corporelles, tortures, tentatives de suicide, les rapports de la commission racontent les chemins de croix d’enfants parfois âgés de 5 ou 6 ans, la moyenne étant de 10 ans pour les filles et de 11 ans pour les garçons. Les faits étudiés se sont déroulés entre 1950 et 2015, la majeure partie des signalements relèvent de la période 1960-1990, mais certains sont récents.

 

Une litanie de chiffres accablants pour la hiérarchie catholique a été dévoilée à l’assistance. Rien qu’entre janvier 1980 et février 2015, 4444 personnes, dont les trois quarts de sexe masculin, ont signalé aux autorités catholiques avoir été victimes d’un abus sexuel alors qu’ils étaient enfants. Ces crimes supposés se sont déroulés dans un millier d’établissements, et leurs auteurs désignés sont 597 frères, 572 prêtres, 543 laïques, et 96 sœurs. Mais ils n’ont fait l’objet d’aucune enquête interne, ni d’aucun signalement à la police. «Entre 1950 et 2010, 7% des prêtres étaient des auteurs présumés d’abus sexuels sur des enfants. Dans certains diocèses, la proportion atteignait 15% de prêtres», a assené Gail Furness, l’avocate à la tête de la commission. «Les enfants étaient ignorés, ou pire, punis. Les membres du clergé étaient transférés vers des paroisses et des communautés qui ignoraient tout de leur passé. Les documents étaient détruits.»

 

Sur les cinq ordres religieux catholiques présents en Australie, les Frères de Saint-Jean-de-Dieu sont les plus cités (40% des témoignages). Cet ordre y avait fondé à partir de 1947 des écoles spécialisées pour garçons en difficulté, orphelins ou handicapés mentaux. En général pensionnaires, les enfants étaient particulièrement vulnérables face à une institution qui cultivait le secret et l’autorité. Après une plainte collective, où des accusations avaient été lancées contre plus de 20 frères, les responsables de l’ordre avaient accepté en 2002 de payer 2,64 millions d’euros de dommages et intérêts à 24 garçons handicapés agressés sexuellement dans l’État de Victoria. Mais aucune plainte n’a jamais été déposée à la police, et d’autres victimes présumées ont déclaré avoir reçu des paiements confidentiels en échange de leur silence.

 

C’est à la fin des années 80 que les scandales de pédophilie au sein d’institutions catholiques ont commencé à exploser en Australie. Pourtant, les dossiers des Frères chrétiens, un autre ordre religieux cité dans 22% des cas, mentionnent des «inquiétudes au sujet d’inconduite sexuelle avec les enfants» dès 1919. Et lundi, un prêtre a témoigné devant l’assistance qu’il avait été invité au début des années 1990 par les jésuites à animer des ateliers de réflexion sur les dérives sexuelles du célibat.

 

La commission a prévu trois semaines d’audience pour la seule Église catholique, autant que pour toutes les autres institutions réunies. Via un Conseil de la vérité, de la justice et de la réparation, les autorités catholiques du pays assurent coopérer totalement à l’enquête, et réclament la création d’un fonds d’indemnisation des victimes. Un affichage qui n’a pas toujours été la norme. Une ancienne nonne a quitté l’Église en 2007 après avoir alerté sa hiérarchie, en vain, sur les centaines de récits terrifiants qu’elle avait recueillis en tant que psychologue. Et en 2014, le Vatican a refusé de communiquer l’intégralité de ses dossiers sur les prêtres incriminés.

 

Les travaux de la commission font des vagues jusque dans la garde rapprochée du pape François. En février, le cardinal George Pell, plus haut représentant de l’Eglise catholique en Australie, a été auditionné pendant des heures. Cet ultraconservateur, à qui le pape a confié la mission de remettre en ordre les finances du Saint-Siège, est accusé d’avoir couvert les exactions de cinq prêtres pédophiles alors qu’il était vicaire épiscopal dans le funeste diocèse australien de Ballarat, théâtre de centaines de crimes pédophiles entre 1971 et 1997. Pell a refusé de démissionner, arguant de «coïncidences désastreuses». Avant de se voir renouveler la confiance du pape cet été, après que des rumeurs l’ont accusé directement d’actes pédophiles.

 

L’horrible vérité éclate pour l’Église en Australie a payé le silence des victimes et a préféré faire la sourde oreille à partir de 1919 pour sauver sa réputation plutôt que de venir en aide aux victimes des prêtres abuseurs. Le Vatican n’a pas fait mieux puisqu’il refuse de donner l’intégralité des dossiers sur ces affaires. La tolérance zéro voulue par le pape François semble avoir du plomb dans l’aile.

 

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Publié le 7 Février 2017

LeMonde.fr dans son Live Élections présidentielles du mardi 7 février 2017 nous montre que lors d’une conférence de presse à son siège de campagne, à Paris, François Fillon a «présent[é] [ses] excuses aux Français» et a reconnu une «erreur». Mais il a aussi répété sa volonté de maintenir sa candidature à la présidentielle pour le parti Les Républicains, malgré l’enquête préliminaire du parquet national financier, ouverte le 25 janvier pour «détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits». Cette conférence de presse n'a pas manqué de susciter de nombreuses réactions de la part des responsables politiques de tout bords.

 

Comme le montre la réaction de Benoît Hamon hier sur le Direct de LCI.fr. Le candidat PS à l’élection présidentielle, Benoît Hamon, n’est pas satisfait par les arguments développés par François Fillon lors de sa conférence de presse. "Quand les sommes et les rémunérations apparaissent à ce point extravagantes par rapport à la réalité d'un travail, je pense que celui qui aspire à être président de la République, on ne l'attend pas sur un numéro "droit dans ses bottes". Ça montre que le problème de François Fillon est qu'il ne comprend pas bien qu’il y a une forme d'impunité qui, même si tout ceci est légal, apparaît comme anormale pour les Français car ils ne le feraient pas eux-mêmes. On ne peut demander des sacrifices aux gens et finalement soit même donner le sentiment qu'on ne s'applique pas la sévérité, l'austérité qu'on demande à tous les autres", a déclaré le vainqueur de la primaire de la gauche. "C'est dans ce décalage que se nichent les pensées et les colères les plus dangereuses. Je pense qu'il ne devrait pas être dans le déni", a conclu Benoît Hamon.

 

Yannick Jadot a aujourd’hui fait part de ses doutes comme le montre LCI.fr sur son Direct. Invité sur Europe 1, Yannick Jadot a annoncé qu'il allait demander aux députés écologistes de saisir le déontologue de l'Assemblée nationale sur les liens entre François Fillon et l'assureur Axa, dont le Républicain a annoncé hier qu'il figurait parmi ses clients. "Quand on travaille pour la société Axa et qu'on commence sa campagne en disant qu'on va dérembourser une partie des soins, je suis désolé, là aussi, je considère qu'il y a des conflits d'intérêts."

 

Maintenant comme le montre aussi LeMonde.fr dans l’article «L'équipe de campagne de Fillon monte au front au lendemain de sa conférence de presse», plusieurs membres de l'équipe de campagne du candidat LR sont invités des matinales radio ce matin pour assurer le service après-vente de la conférence de presse tenue par leur candidat hier.

 

On pouvait se demander si les Français on été convaincus, il n’en est rien. L’article de L’OBS «Sondage : François Fillon n'a pas convaincu les Français avec sa conférence de presse. Seuls les sympathisants de droite semblent le croire (à une courte majorité)» de ce mardi nous montre que ce n'est pas une réussite éclatante. Seuls 26 % des Français assurent avoir été convaincus par l'intervention de l'ancien Premier ministre, selon un sondage Harris Interactive pour RMC et Atlantico. 65% d'entre eux n'ont, au contraire, pas été convaincus (et 9% n'ont pas entendu parler de cette conférence de presse).

 

Parmi les sympathisants de droite et du centre, les chiffres sont plus positifs, même si le candidat à la présidentielle ne convainc que 58% des personnes interrogées. Soit une courte majorité. Le chiffre est à peine plus élevé chez les seuls sympathisants Républicains : 62%. Quoi qu'il en soit, 61% des sympathisants de la droite et du centre restent convaincus que François Fillon peut gagner la présidentielle. 60% seulement pour un autre candidat de la droite.

 

Libération.fr nous fait part dans son Direct au titre évocateur «Tête haute et mains propres ?» d’une affaire dont les médias ont peu parlé jusque là à quelques exceptions près puisqu’interrogée sur LCI ce matin, Marine Le Pen, visée par une enquête sur l'emploi supposé fictif de Catherine Griset, son assistante parlementaire entre décembre 2010 et février 2016, a déclaré : «Même si je suis mise en examen, je me présenterais à la présidentielle. Nous ne sommes pas dans une République des juges».

 

Comme l’a montré LeMonde.fr le jeudi 2 février dans «Les trois affaires qui menacent Marine Le Pen et le Front national», elle qui a critiqué la droite et la gauche des riches, n’est pas plus crédible que ceux qu’elle condamne puisque ses ennuis à propos de ses assistants parlementaires européens, le financement de ses campagnes et son patrimoine sous-évalué et celui de son père Jean-Marie Le Pen expliquent ses silences l’empêchant de brocarder le «système», pour jouer sur la corde du «tous pourris» et de se présenter comme la candidate irréprochable. Ces affaires montrent qu’elle fait pleinement partie de ce système qu’elle dénonce.

 

Comme le disait Jésus à propos des pharisiens et des scribes : «Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent; mais n'agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas. Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt. Ils font toutes leurs actions pour être vus des hommes» (Matthieu 23,2-5). Ceux qui prétendent connaître la vie réelle des gens devraient la vivre, ceux qui disent lutter contre le système devraient abandonner ce même système dont ils vivent et ceux qui demandent aux autres des sacrifices devraient les appliquer à eux-mêmes.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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