Publié le 7 Janvier 2017

brasil247.com nous montre dans son article du vendredi 6 janvier 2017 que le théologien brésilien Leonardo Boff a reconnu dans une interview à la presse allemande, où il a parlé de son conflit idéologique avec les papes Jean-Paul II et Benoît XVI, ses liens plus étroits avec le pape François et révèle qu’il est proche d'une rencontre avec ce dernier, qui est également adepte de la théologie de libération, et il analyse la façon de penser du pape argentin.

 

Boff parle aussi de l’approche du pape : "François est l'un d'entre nous. Il se tourne vers théologie de la libération pour le bien commun de l'église. Et il l’élargit. L'intérêt principal n’est même pas l'église, et beaucoup moins ce qui se fait dans l'Église, mais la survie de l'humanité et l'avenir de la Terre". "Qui aujourd'hui parle des pauvres doit parler aussi de la terre, car elle est également vandalisé et brisé."

 

Écouter le cri des pauvres "signifie écouter le cri des animaux, des forêts, de toute la création torturée. Toute la terre pleure. Ainsi, dit le pape, en citant le titre de mon livre, aujourd'hui, nous devons entendre le cri des pauvres et en même temps celui de la terre. Les deux doivent être libérés. J’ai eu affaire intensivement en peu de temps avec cette expansion de la théologie de la libération".

 

Pour Leonardo Boff le pape François met le monde en avant, à travers la protection des terres et l’option préférentielle pour les pauvres, en faisant cesser que l’Église soit une forteresse pour devenir une maison ouverte, à proximité de la population. Une belle image qui espérons le verra le jour, malgré les oppositions au pape.

 

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Publié le 7 Janvier 2017

RTL.fr et Libération.fr nous montrent que Pierre-Alain Mannoni a obtenu gain de cause. Cet enseignant-chercheur du CNRS a été relaxé le vendredi 6 janvier 2016 par le tribunal correctionnel de Nice après avoir convoyé des migrants, trois femmes originaires d'Érythrée, dont une mineure. Il avait été arrêté et interpellé à un péage à La Turbie en octobre dernier avec les trois femmes à bord de sa voiture. "La solidarité n'est pas un délit", a-t-il réagi au micro de RTL.

 

"Je me félicite de cette décision, j'aurais été embêté par un autre jugement. C'est la première fois que je me confronte à la justice et pour moi elle reflète les valeurs de la République, les valeurs universelles de la Déclaration des droits de l'homme. Aujourd'hui, elles ont été validées par la justice et ça me rassure", a ajouté Pierre-Alain Mannoni.

 

L'enseignant-chercheur espère que le verdict prononcé en sa faveur à Nice pourra influer sur le jugement d'un agriculteur, Cédric Herrou. Mercredi 4 janvier, huit mois de prison avec sursis ont été requis contre lui dans une affaire similaire, pour avoir installé en octobre 2016 sans autorisation une cinquantaine d'Érythréens dans un centre de vacances SNCF désaffecté à Saint-Dalmas-de-Tende (Alpes-Maritimes). Depuis 2015, comme lui de nombreux habitants de la vallée de la Roya (Alpes-Maritimes) viennent en aide aux migrants, souvent des Africains fuyant des pays instables, qui sont nombreux à entrer dans les Alpes-Maritimes depuis l’Italie voisine.

 

"Aujourd'hui, c'est un signe fort de la justice pour défendre la solidarité, le droit et le devoir d'aider des personnes en détresse. Des gens sont prêts à aider, il faut que les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités", a insisté Pierre-Alain Mannoni.

 

En fin d'après-midi, la radio France Bleu Azur a indiqué que le parquet allait faire appel de cette relaxe. Pourtant, la loi prévoit, depuis 2012, l’immunité pour les passeurs qui ne sont pas rétribués et qui agissent si la vie des personnes recueillies est jugée en péril. Et comme le montre L’Express.fr le mercredi 4 janvier, la décision concernant Cédric Herrou a été mis en délibéré au 10 février.

 

La solidarité n’est pas un délit, la plupart du temps ce sont des gestes spontanés d’aide aux migrants qui sont condamnés et qui n’ont rien de politique. Ces gestes humanitaires sont pleinement dans la tradition d’accueil de la France et elle n’en a pas à avoir honte.

 

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Publié le 6 Janvier 2017

John L. Allen Jr. dans son article du jeudi 6 janvier 2017 pour cruxnow.com nous montre que lors de la célébration de la fête de l'Épiphanie, le pape François a dénoncé l'attitude des «prophètes de malheur», une expression avec une longue histoire dans la rhétorique du pape, louant les mages bibliques comme des exemples puisqu’étant «fatigué de la nourriture habituelle» ils ont ouvert à quelque chose de nouveau.

 

Pour apporter la saison des fêtes au Vatican à leur fin jeudi avec une messe pour la fête de l'Epiphanie, la pape François a prononcé une homélie forte sur la «nostalgie sainte pour Dieu» comme la réponse des «prophètes de malheur» qui pensent que «rien ne peut changer» et s’accrochent obstinément à la «nourriture habituelle.»

 

L’Epiphanie célèbre l'histoire des Trois Sages, ou Mages, qui sont allés à la recherche de l'enfant Jésus, et dont le pape dit qu'ils ont été guidés par une «agitation intérieure», laquelle les a «ouvert à quelque chose de nouveau.» D’après le pape «Un désir sacré pour Dieu est la mémoire de la foi, qui se rebelle devant tous les prophètes de malheur». L'expression des «prophètes de malheur» a une longue histoire dans la rhétorique du pape, y compris une célèbre phrase du pape Jean XXIII lors de l'ouverture du Concile Vatican II en octobre 1962. Dans les décennies suivantes, elle est généralement utilisée dans le langage pour caractériser la résistance aux propositions de réforme.

 

Bien que le pape François parlait dans une clé spirituelle, il était difficile pour de nombreux observateurs de ne pas entendre les échos de quelques-unes des turbulences dont le pape fait face au cours de l'année écoulée, avec certains critiques suggérant qu'il introduit des changements discutables ou doctrinalement malsains dans la vie catholique elle-même, notamment à l'égard de l'idée d'ouvrir la communion à certains croyants divorcés remariés civilement. Le pontife n'a fait aucune référence à ces débats jeudi, mais a critiqué une large attitude de résistance au changement.

 

À la fin de la messe, le pape François a prononcé son discours traditionnel de l’Angelus à midi depuis la fenêtre de l'appartement pontifical donnant sur la place Saint-Pierre, à une foule estimée par les gendarmes pontificaux à environ 35 000 personnes. Encore une fois, le pape a appelé les croyants à rejeter le «bavardage superficiel et mondain, qui ralentit notre rythme; l'égoïsme paralysant; [Et] les fossés de pessimisme, qui piègent l'espoir». Ensuite, il a prévu de partager un sandwich et une boisson avec environ 300 réfugiés et personnes pauvres et sans-abri pour l'événement.

 

Le pape à travers l’Epiphanie décide de donner l’exemple des Mages pour dire de ne pas craindre le changement tout en critiquant de façon subtile les quatre cardinaux s’opposant à lui et trop habitué à la même nourriture spirituelle.

 

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Publié le 5 Janvier 2017

Christopher Lamb dans son article pour Tablet ce jeudi 5 janvier 2016 nous montre que le cardinal Raymond Burke et le chef des Chevaliers l’ordre de Malte ont défié les souhaits du pape François et du Saint-Siège quand ils ont limogé un haut dirigeant de l’ordre sur le motif d’une distribution de préservatifs. Les lettres vues par The Tablet révèlent que le pape François a expressément demandé qu’il n’ait pas de suspension dans un conflit qui a vu Albrecht von Boeselager être mis comme Grand Chancelier, puis suspendu de l'Ordre.

 

Le respecté chevalier allemand a été limogé le 8 décembre par le Grand Maître des Chevaliers, Matthew Festing, en présence du patron de l'Ordre et un critique conservateur éminent du pape François, le cardinal Burke. Les deux avaient affirmé que le licenciement était fait «conformément à la volonté du Saint-Siège». Boeselager, qui s’était occupé précédemment de la branche caritative de l'Ordre, avait été accusé de distribution de préservatifs et de ne pas accepter l'enseignement de l'Église sur les questions sexuelles. Des accusations qu'il nie fermement.

 

Mais maintenant, il est apparu que la secrétaire d'État, le cardinal Pietro Parolin a écrit à Festing quelques jours plus tard, la clarification montre que le pape ne voulait pas que Boeselager soit limogé. En conséquence, le Saint-Siège a décidé de mettre en place une enquête sur les Chevaliers. «Je voudrais tout d'abord rappeler que ces mesures [le licenciement et la suspension de Boeselager] ne doivent pas être attribués à la volonté du pape ou à ses directives», a écrit le cardinal dans une lettre à Festing. «Comme je l'ai exprimé à vous dans ma lettre du 12 décembre 2016 : dans la mesure où l'utilisation et la diffusion des méthodes et des moyens contraires à la loi morale, Sa Sainteté demande le dialogue comme un moyen de traiter et de résoudre les problèmes éventuels. Mais il n'a jamais parlé d'envoyer quelqu'un au loin !» Le cardinal poursuit en disant que l'action contre Boeselager doit être considérée comme «suspendue» jusqu'à ce que la commission papale rapporte quelque chose.

 

Le cardinal Parolin dit que le pape François souhaite que le conflit soit résolu, mais soulève la possibilité que le Saint-Siège puisse prendre d'autres mesures contre l'ordonnance, et étant donné le défi au pape dans cette affaire, met les positions des cardinaux Burke et Festing sous pression. Dans une déclaration extraordinaire émise avant Noël, Festing a dit au pape que le limogeage de Boeselager était une affaire interne et le que Secrétariat d'État avait mal compris la situation. Mais dans sa lettre au Grand Maître, le cardinal Parolin souligne que les Chevaliers sont un «ordre religieux laïc», qui comprend le «service à la foi et au Saint-Père» et donc le Saint-Siège a le pouvoir d'agir dans ce cas.

 

Mais cette décision a déclenché une crise interne à l'intérieur de l'Ordre qui ne montre aucun signe de ralentissement : dans une déclaration Boeselager affirme que son licenciement et la suspension subséquente de l'Ordre était inconstitutionnelle et menace d'utiliser le système juridique de l'Ordre pour prouver son point de vue. Le Chevalier allemand, dont le père a été impliqué dans le complot Valkyrie pour tuer Hitler, dit que l'action contre lui «fait davantage penser à un régime autoritaire d'une obéissance religieuse». Il a expliqué que les préservatifs ont été distribués par trois projets au Myanmar à l'insu de l'Ordre. «Quand cela a été découvert dans le cadre de l'audit du projet de routine, deux de ces projets ont immédiatement pris fin», écrivit-il.

 

Le Vatican semble déterminé à aller de l'avant sur cette affaire en enquêtant à travers une commission d’enquête, il est susceptible de créer une épreuve de force avec le Grand Maître Matthew Festing pour qui on viole la souveraineté de l'ordre.

 

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Publié le 5 Janvier 2017

Comme nous le montre Yaël Goosz sur francetvinfo.fr, dans l'émission Questions d'infos, qui a eu lieu mercredi 4 janvier 2016 à 20h35, sur LCP, en partenariat avec Le Monde, l'AFP et France Info, Jean-Christophe Cambadélis a présenté ses vœux. Des vœux pour la gauche ; pour lui ce n'est pas perdu. Le PS ne va pas mourir. Il peut même gagner, grâce à quoi ? À la dynamique de la primaire, paraît-il. "Pourquoi on ne dit pas que le candidat qui sortira vainqueur de la primaire mettra en demeure Mr Mélenchon et Mr Macron de choisir de faire perdre la gauche ou de se mettre en demeure de soutenir le candidat ?" a lancé le Premier secrétaire du PS en ajoutant que, selon lui, "la primaire va déverrouiller la présidentielle." En fait, Jean-Christophe Cambadélis part du postulat que le paysage politique est bloqué aujourd'hui en France. "Mr Filllon est prisonnier de l'électorat de droite, Marine Le Pen est prisonnière de l'extrême droite, Mr Macron est prisonnier de sa ligne ni de droite, ni de gauche et Mr Mélenchon est prisonnier d'une ligne anti-PS. Tout le monde est prisonnier d'une logique, donc personne n'arrive à créer de la dynamique" a expliqué Jean-Christophe Cambadélis. Et il dit n'avoir jamais vu "une présidentielle aussi bloquée donc ouverte." Espérons qu’il ait raison.

 

Ce jeudi 5 janvier Le Live de francetvinfo.fr nous signale aussi qu’avec 43% des intentions de vote au premier tour, Manuel Valls fait la course en tête dans la primaire de la gauche. Derrière lui, Arnaud Montebourg (25%) et Benoît Hamon (22%) sont au coude-à-coude, selon un sondage Harris Interactive pour France Télévisions. Dans le Direct de Libération.fr la journaliste politique Lilian Alemagna critique la méthodologie du sondage Harris Interactive pour France Télévisions qui donne Manuel Valls en tête (43%) des intentions de vote au premier tour de la primaire de la gauche. L'enquête a été réalisée en ligne sur un échantillon de 6 245 personnes, dont seulement 478 «inscrits sur les listes électorales déclarant qu'ils iront certainement voter à la primaire».

 

Enfin Sophie Brun dans son article pour francetvinfo.fr intitulé «"Ecœurés", "désenchantés"... Le blues des députés PS avant "la bérézina" annoncée aux législatives» nous signale que plus du quart des députés socialistes font le choix de ne pas se représenter aux élections législatives cette année. Plusieurs raisons expliquent cette désertion, avec en toile de fond la déroute annoncée de la majorité. Contrairement à 2012, la vague cette année s'annonce plus bleue que rose. De nombreux élus de la "génération Jospin", qui avaient la cinquantaine lors de leur élection en 1997, tournent aujourd'hui la page. Il y a aussi une forme de lassitude, de "désenchantement" chez les socialistes, après un quinquennat particulièrement difficile pour eux, marqué par les discordes avec les frondeurs, sur 49.3, la loi Travail ou la déchéance de nationalité. La perspective de la défaite se conjugue aussi à un autre facteur : le non-cumul des mandats, qui oblige cette fois les parlementaires à choisir entre leur siège de député et leur fauteuil de maire ou de président d'un département ou d'une région. Chez les socialistes, la plupart opte pour le mandat local.

 

Dans L’OBS, Jean-Luc Mélenchon, candidat du mouvement La France insoumise à l'élection présidentielle, a estimé ce jeudi qu'avec un PS devancé pour l'instant dans les sondages, le "vrai choix des électeurs du PS" était de trancher entre la ligne d'Emmanuel Macron et la sienne. Il va un peu vite en besogne, surtout qu’on ne sait pas ce que vont donner les primaires PS.

 

Pour le PS, l’optimisme de Jean-Christophe Cambadélis pour la primaire fait face au pessimisme des députés socialistes sortants qui se désistent pour éviter la déroute, tandis que Manuel Valls est en tête des sondages alors qu’il a une campagne difficile, entre adversaire surprise (Vincent Peillon), déplacements compliqués (Il avait été apostrophé à plusieurs reprises sur le 49.3 et enfariné) et contradictions programmatiques avec un programme "à gauche toute" qui ne lui ressemble pas. Une année qui commence fort pour le Parti socialiste.

 

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Publié le 4 Janvier 2017

"Séparer ce qui est controversé sur les bonnes choses de la Réforme, les catholiques sont maintenant en mesure de prêter l'oreille aux défis de Luther à l'Église d'aujourd'hui, le reconnaissant comme un «témoin de l'Évangile». Et donc, après des siècles de condamnation mutuelle et de dénigrement, les catholiques et les luthériens commémorent ensemble pour la première fois en 2017 le début de la Réforme".

 

Ceci est le texte approuvé par le Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens et la Commission la Foi et Constitution du Conseil œcuménique des Églises pour la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens, qui aura eu lieu du 18 au 25 janvier prochain et, cette année, est sous le Ve centenaire de la Réforme luthérienne, comme nous le montre Jesús Bastante ce mercredi 4 janvier 2014 sur periodistadigital.com.

 

Dans ce document, le Saint-Siège et le COE sont encouragés à "rechercher l'unité tout au long de l'année", et à offrir un certain nombre de réflexions communes pour la semaine de l'unité "et pour l’ensemble de l'année" 2017. Une année pleine d'espoir sur le chemin voyage œcuménique. L’opportunité de «célébrer» une pause a été conclue dont l'accent est mis sur Jésus-Christ et son œuvre de réconciliation comme le centre de la foi chrétienne, permettant aux partenaires œcuméniques de l'EKD (catholique, orthodoxe, baptistes, méthodistes, mennonites et autres) de pouvoir participer aux célébrations de l'anniversaire de la Réforme.

 

Le document va aussi plus loin, les dénominations chrétiennes préconisent qu’elles doivent aller au-delà des prières pour l'unité des chrétiens, en exhortant un «témoignage commun». "Le monde a besoin d'ambassadeurs de la réconciliation pour briser les barrières, construire des ponts, faire la paix, ouvrir des portes à de nouveaux modes de vie au nom de celui qui a nous a réconciliés avec Dieu, Jésus-Christ. Son Saint-Esprit nous conduit sur le chemin de la réconciliation dans son nom", dit-il.

 

L’œcuménisme va dans la bonne voie, les Églises cherchent à se rapprocher et l’anniversaire de la Réforme protestante peut leur permettre d’y arriver. Restons tout de même prudent.

 

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Publié le 3 Janvier 2017

Archevêque de Lille et ancien vice-président de la conférence des évêques (CEF), Mgr Laurent Ulrich fait partie des promus du 1er janvier à la Légion d’Honneur. Dans ses propos recueillis le mardi 3 décembre dans la-Croix.com par Samuel Lieven, il revient sur le sens que revêt cette distinction pour un responsable religieux.

 

Quelle signification la Légion d’honneur revêt-elle pour un responsable religieux ?

 

Mgr Laurent Ulrich : C’est d’abord quelque chose de touchant, un signe de reconnaissance à l’égard de ce que l’on fait et des engagements que l’on prend. Cette distinction – à laquelle je n’étais nullement candidat, pas plus que je ne sais qui m’a recommandé au ministère de l’intérieur – signifie aussi que ce que l’on fait en tant qu’évêque ou ecclésiastique n’est pas réservé à une partie de la population, à une communauté à part, mais participe du bien commun.

 

De ce point de vue, on touche au cœur de la tradition laïque et républicaine : chacun est membre de l’unique communauté nationale, quelles que soient son activité et sa conviction.

 

En quoi l’action d’un évêque participe-t-elle au bien commun ?

 

Mgr Laurent Ulrich : Nos engagements, nos prises de parole et leur répercussion dans l’espace public peuvent tout d’abord être perçus comme faisant du bien au sein de la population. L’engagement de l’Église au service des plus fragiles, des communautés et de l’intégration des composantes les plus diverses de la société sont aussi facteur de bien-être et de cohésion dans le pays.

 

Enfin, la manière de conduire l’Église participe également au bien commun. Si j’étais un agitateur inconséquent, je ne pense pas que j’aurais reçu cette distinction.

 

La reconnaissance officielle est-elle vraiment compatible avec la radicalité de l’Évangile ?

 

Mgr Ulrich : Jusqu’à présent, cela n’a pas empêché l’Église de s’exprimer, comme elle l’a encore fait récemment avec le document Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique. Les élus, les candidats ou les responsables à qui je l’ai envoyé ont reconnu la valeur de cette prise de parole : sans être partisane, elle souligne les enjeux qui se posent à la veille de cette année cruciale au plan électoral.

 

Ce signe de reconnaissance signifie finalement que l’Église a droit à la parole et c’est très positif dans le contexte que nous connaissons aujourd’hui.

 

Est-ce une manière, après une période au cours de laquelle nombre de catholiques ont pu se sentir négligés dans le débat public, de pacifier la situation ?

 

Mgr Ulrich : D’un côté, on entend beaucoup de critiques sur le mode : « Mais de quoi l’Église se mêle-t-elle ? » D’un autre côté, l’État a toujours donné des signes rappelant que l’Église a le droit à la parole. Au fond, c’est une manière pour ce dernier de nous dire : « Quel que soit votre positionnement, vous avez le droit de parler. » Cela a évidemment une vertu pacificatrice dans une société où on peut ne pas partager la même opinion mais, néanmoins, l’exprimer. C’est même un signe de bonne santé !

 

Il est bon que l’archevêque de Lille félicite la démocratie à la française et la laïcité qui n’interdit pas à l’Église de donner son avis. Pour lui La France est un pays en bonne santé où l’on peut s’exprimer et où le dialogue est encore présent, afin de mettre en avant le sens commun.

 

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Publié le 2 Janvier 2017

Comme le montre Radio Vatican ce lundi 2 janvier 2017 le pape renouvelle l’engagement de l’Église contre la pédophilie : dans une lettre adressée aux évêques du monde entier à l’occasion de la fête des Saints Innocents, le 28 décembre dernier, et rendu public aujourd’hui, le pape François rappelle la ligne de "tolérance zéro" que les responsables de l’Église catholique doivent assumer face aux cas d’abus sexuels.

 

Tout comme «Rachel qui pleure ses fils» dans le récit biblique, l’Église pleure «devant la souffrance causée à ses enfants les plus petits, mais aussi parce qu’elle connaît le péché de certains de ses membres: la souffrance, l’histoire et la douleur des mineurs qui ont été abusés sexuellement par des prêtres».

 

Dans ce passage, le Pape évoque en des termes très forts un «péché qui nous fait honte. Des personnes qui avaient la responsabilité de prendre soin de ces enfants ont détruit leur dignité. Nous déplorons cela profondément, et nous demandons pardon. Nous nous unissons à la souffrance des victimes et, à notre tour, nous pleurons le péché. Le péché de tout ce qui est arrivé, le péché d’avoir omis de porter assistance, le péché de taire et de nier, le péché d’abus de pouvoir.»

 

«L’Église aussi pleure avec amertume ce péché de ses fils, et elle demande pardon», écrit le pape. «Je veux que nous renouvelions tout notre engagement pour que ces atrocités ne se produisent plus parmi nous. Trouvons le courage indispensable pour promouvoir tous les moyens nécessaires et protéger, en toute chose, la vie de nos enfants pour que de tels crimes ne se répètent plus. Faisons nôtre, clairement et loyalement, la consigne "tolérance zéro" dans ce domaine.»

 

Le pape François réaffirme donc la ligne de fermeté exigée par son prédécesseur Benoît XVI. Cette lettre aux évêques du monde entier marque une nouvelle étape dans cette prise de conscience que le pape veut imposer aux épiscopats du monde entier.

 

On aimerait y croire, mais le pape François en nommant le cardinal Philippe Barbarin comme son envoyé spécial pour le 4e Congrès apostolique mondial de la miséricorde, qui se tiendra à Manille, aux Philippines, du 16 au 20 janvier, donne un signal contraire. Ce rendez-vous de janvier 2017 à Manille, aux Philippines, est donc le premier à se tenir en Asie. Le Congrès européen de la Miséricorde s'était lui tenu du 31 mars au 4 avril 2016 à Rome, dans le cadre de l’Année jubilaire de la miséricorde.

 

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Publié le 2 Janvier 2017

Laure Bretton dans son article sur Libération.fr du samedi 31 décembre 2016 nous montre que très solennel lors de ses ultimes vœux, le président de la République a appelé les Français à avoir confiance en eux et en leur pays. Et a dressé un portrait catastrophiste d'une France dirigée par Fillon ou Le Pen.

 

Ceux qui espéraient un indice sur ses choix pour la présidentielle en ont été pour leurs frais. Il n’a évoqué ni la gauche, ni la primaire de fin janvier à laquelle il a donc renoncé. Mais comme il le fait dans chacun de ses discours depuis un mois, Hollande a attaqué droite et extrême droite en illustrant les conséquences de leurs projets pour les Français selon lui. François Fillon président? «Il en va du modèle social de la France, de son système de santé, de ses services publics essentiels.» Marine Le Pen à la tête du pays? «Il en va de nos valeurs: la France est ouverte au monde, elle est européenne et fraternelle. Comment imaginer notre pays recroquevillé derrière des murs, sur son seul marché intérieur, revenant à la monnaie nationale et discriminant ses enfants selon leurs origines ?» Avant de présenter ses «vœux les plus chaleureux» aux Français, François Hollande a livré un dernier conseil, voire une ultime mise en garde : «C’est vous qui aurez le dernier mot. Votre responsabilité est grande et la France compte sur vous.»

 

Jean-Christophe Cambadélis se décide à enfin mettre le PS sur un cap plus à gauche comme le montre aussi LePoint.fr le samedi 31 décembre 2016 dans l’article «Cambadélis veut mettre le "précariat" à l'agenda de 2017». Jean-Christophe Cambadélis publie samedi un opuscule, "Brissy-sous-Bois ou les oubliés de la République", dont l'objectif est de mettre la question du "précariat" au cœur du prochain quinquennat, et qui est aussi l'occasion pour le premier secrétaire du PS de quelques critiques vis-à-vis de son camp.

 

Pour M. Cambadélis, qui avait déjà mis ce sujet dans le débat public au sortir des régionales, le prochain quinquennat doit faire "de la question du précariat la question centrale". Une question qui selon le député de Paris a trop tendance à déserter l'agenda politico-médiatique. "Ne cherchez pas Brissy-sous-Bois. Brissy-sous-Bous n'existe pas. J'ai choisi ce titre pour illustrer précisément tous ces destins brisés dont on ne parle jamais, comme s'ils n'existaient pas", dit l'incipit. Au fil de son ouvrage d'une soixantaine de pages, il en décrit différentes facettes - précarité du logement, de l'emploi, sanitaire, culturelle -, entremêlant statistiques et témoignages d'acteurs engagés dans la lutte contre ces maux sociaux.

 

Le dernier chapitre permet au premier secrétaire d'esquisser quelques pistes programmatiques. Il prône ainsi "des parcours professionnels sécurisés, une production de logements adaptés aux temps de la vie, l'offre de services publics adaptés aux rythmes de la vie, un droit au voyage pour les jeunes et (...) le soutien au bénévolat et à la vie associative". Dans son diagnostic, M. Cambadélis ne se montre pas forcément tendre à l'égard des siens. Il regrette ainsi une "économisation de la pensée politique", jusqu'au "sein même de la gauche, où toute l'attention a porté ces dernières années sur le sujet de la compétitivité, au prix de la relégation de la question du précariat". "La gauche doute et se cherche depuis de nombreuses années", reconnaît-il un peu plus loin. Ou encore : "certains aspects de notre bilan peuvent nous rendre fiers, mais la réalité doit nous rendre humble car l'essentiel reste à faire". Et dans la conclusion : "disons le d'emblée, (la gauche) n'a sans doute pas fait assez" depuis 2012. Le premier secrétaire du PS est au moins lucide sur la gauche de gouvernement.

 

Et pour ceux qui sont encore tentés par le vote FN, Libération.fr propose aussi le 31 décembre 2016, la «Bande-annonce du «Chez Nous» de Lucas Belvaux, inspiré par le Front National». On n'a pas forcément hâte de découvrir un jour un biopic de Marine Le Pen, mais la présidente du Front National a clairement inspiré un personnage de Chez Nous, le nouveau film de Lucas Belvaux attendu en salles le 22 février, et dont la bande-annonce vient de sortir. Emilie Dequenne y incarne Pauline, une infirmière à domicile dans le Nord qui s'occupe seule de ses deux enfants et de son père ancien métallurgiste. Profitant de sa popularité, les dirigeants d'un parti extrémiste (le Bloc Patriotique, calqué sur le FN) vont lui proposer d'être leur candidate aux prochaines municipales.

 

Dans le rôle de la patronne du parti - une femme blonde au look singé sur celui de Marine Le Pen, ici nommée Agnès Dorgelle - on retrouve Catherine Jacob. Dans le dossier de presse du film, son réalisateur, qui évoque «une parole se libère, disséminant une odeur abjecte qui dérange de moins en moins», écrit : «le film ne s'adresse pas en priorité, et ne doit pas s'adresser, qu'à des gens mobilisés, très au fait de ce qu'est vraiment l'extrême-droite. Ce qu'il dit, montre, raconte, tout le monde peut le savoir, mais les gens s'informent plus à travers une presse qui favorise le spectaculaire ou l'émotion, que par des média d'analyses et de réflexions». Voir le FN vent debout contre ce film, montre bien que ce parti d’extrême droite n’est démocrate que dans les mots et qu’il ne supporte pas qu’on montre ce qu’il est vraiment.

 

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Publié le 1 Janvier 2017

José Manuel Vidal nous montre sur periodistadigital.com que durant l’Angelus du Nouvel An, le pape a demandé à la Sainte Mère de Dieu de prier pour le monde, ballotté par la «tache» de la violence du terrorisme. Il a aussi exprimé sa douleur, sa "proximité avec les Turcs" et dit "deuil national" après le meurtre dans la boîte de nuit durant le Réveillon du Nouvel An à Istanbul. Condamnant l'attaque, il a invité à "prendre la non-violence comme le moyen d'une politique de paix."

 

José Manuel dans son article précédent sur periodistadigital.com intitulé «El Papa en la misa de Año Nuevo : "Tenemos Madre. No somos huérfanos"» (Le Pape dans la messe du Nouvel An : "Nous avons une mère, nous ne sommes pas orphelins"), nous qu’auparavant le pape François, dans son homélie, a fait un appel à Marie, la femme humble et «au peu de paroles» qui initie son Fils dans la «révolution de tendresse», «nous» enveloppe avec sa chaleur au milieu des difficultés et elle montre que «la tendresse et l’humilité ne sont pas les vertus des faibles, mais des forts».

 

Le pape a centré son Angelus sur la non violence surtout en cette période où le terrorisme fait de nombreuses victimes innocentes et dans sa messe du Nouvel An a choisi Marie pour mettre en avant la tendresse et l’humilité. Des signes montrant qu’il poursuit ses efforts dans un autre modèle d’Église plus pastorale.

 

Pourtant, il y a tant à faire. En cette nouvelle année, le travail sera grand pour que l’Église retrouve son lustre, alors que le pape réforme et se trouve de nombreux ennemis. Un peu plus d’action sur le terrain, une curie réformée, la mise au pas des communautés nouvelles et des nouveaux mouvements ecclésiaux, et une plus grande place des laïcs plus particulièrement des femmes dans l’Église serait un bon signe pour cette année.

 

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