Publié le 18 Novembre 2011

Dans son article du 16 novembre 2011 intitulé «un Groupe irlandais de réforme appelle à la sainte désobéissance», The Tablet nous parle d’un mouvement appelant à une réforme profonde de l'Eglise en Irlande qui relance une campagne pour la «sainte désobéissance». Une idée intéressante.

 

La branche irlandaise du mouvement international de réforme catholique, We Are A Church («Nous sommes Église»), veut voir le retrait du célibat ecclésiastique obligatoire, l'ordination des femmes, l'accueil des catholiques homosexuels et des personnes divorcées et remariées. Un beau programme que l’Église devrait pratiquer, car c’est par l’ouverture qu’on avance et non le contraire.

 

Le 27 Novembre, le mouvement, qui compte actuellement 100 membres, tiendra une Assemblée de l’avent qui coïncide avec l'introduction de la nouvelle traduction anglaise du Missel qu'il décrit comme une «imposition forcée». Ce qui n’est pas faux, car les fidèles n’ont pas été consultés lors de cette traduction qu’on dit faite pour eux.

 

La désobéissance est sainte, car les fidèles ont le droit et le devoir de dire ce qu’ils pensent à leur hiérarchie sans être pris pour des éléments perturbateurs, car la vérité Église ne la trouvera pas dans sa hiérarchie mais dans le Peuple de dieu.

 

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Publié le 17 Novembre 2011

Dans la Matinale chrétienne du 16 novembre de La Vie – site chrétien d’actualité, nous voyons aujourd’hui qu’un débat fait rage en Colombie sur les propos du père Carlos Novoa, professeur d'éthique à l'Université pontificale de Bogota sur l’avortement.

 

"La vie est un bien à protéger de façon spécifique, mais n'est pas un bien absolu". C'est cette petite phrase, parue dans le journal El Espectador, qui a mis le feu à l'Eglise en Colombie. Il faut dire que celui qui l'a prononcée n'est pas n'importe qui. Le père Carlos Novoa, jésuite, théologien, philosophe et spécialiste de la morale sexuelle et de l'éthique économique est l'ancien doyen de l'Université pontificale Xavière de Bogota où il enseigne toujours.

 

Et pour appuyer ses déclarations, il cite rien moins que Evangelium Vitae, l'encyclique de Jean-Paul II : "Les choix contre la vie sont parfois suggérés par des situations difficiles ou même dramatiques de souffrance profonde, de solitude, d'impossibilité d'espérer une amélioration économique, de dépression et d'angoisse pour l'avenir. De telles circonstances peuvent atténuer, même considérablement, la responsabilité personnelle et la culpabilité qui en résulte chez ceux qui accomplissent ces choix en eux-mêmes criminels".

 

L'avortement thérapeutique est pour lui éthique. Mais malheureusement ses propos provoquent une controverse passionnée, dans un pays où l'avortement vient d'être dépénalisé dans trois cas par la Cour constitutionnelle, ce qui doit énerver passablement les courants conservateurs bien pourvus en évêques.

 

Ces propos et le parrainage invoqué du bienheureux Jean-Paul II ont provoqué l'ire des évêques colombiens. L'un d'entre eux, l'évêque émérite de Garzon, Mgr Ramirez Libardo, actuellement président du Tribunal ecclésiastique national de Colombie, a rejeté ces déclarations: "Tout le monde s'accorde pour combattre la pauvreté : même si l'argument de la réduction des inégalités était valable pour justifier des crimes comme la violence armée ou l'avortement, il y aurait toujours des inégalités". Comparé l'avortement à la violence armée est un peu fort et Mgr Ramirez Libardo devrait avoir un peu de retenue.

 

Le père Carlos Novoa n'en est pas à son premier coup d'éclat: il y a quelques années, lorsque la chanteuse Madonna avait effectué sa tournée intitulée "Crucifixion", choquante pour beaucoup de catholiques car mêlant des scènes de nu avec des images de la Passion, il avait proposé d'utiliser le DVD comme "modèle d'évangélisation". Ce prêtre a vraiment beaucoup d’humour.

 

Le père Carlos Novoa vient de jeter un pavé dans la marre en traitant d’un sujet aussi sensible en servant d’une encyclique de Jean-Paul II. Bravo !

 

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Publié le 16 Novembre 2011

Au début de son pontificat, le pape Benoît XVI avait annoncé une réorganisation des instances de la curie. Mais cette campagne a eu peu de succès et entre-temps le Vatican a imposé un Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation. Jan Dumon, le secrétaire-général belge des Oeuvres de Saint-Pierre apôtre, a déploré cet état de fait, lors d’un entretien avec les lecteurs de «Tertio» et de «Kerk & leven». Celui-ci plaide pour la rationalisation et le rajeunissement du Vatican.

 

Selon le prêtre brugeois, le Vatican a besoin de deux impulsions simples : «Il doit prendre en compte les gens compétents qui se trouvent aussi en dehors du clergé. Le cléricalisme augmente, mais cette Eglise autoritaire est loin de l’Eglise fraternelle de l’Evangile. En outre l’âge de la retraite doit être diminué. Cela résoudrait la moitié des problèmes de la curie, car ces dernières années un grand nombre de problèmes y est lié. Chaque grand-père a tendance à penser que c’était mieux de son temps et qu’il n’existe pas d’autre point de vue. Ils désirent aussi se tourner vers le passé, mais cette attitude dans ce monde en pleine mutation est néfaste, car nous courons derrière les faits et arrivons invariablement trop tard.».

 

Jan Dumon entend lui-même montrer le bon exemple et arrêter d’exercer ses fonctions dès son 70e anniversaire, à savoir le 13 juillet prochain.

 

Un message plein de bon sens venant de cet homme qui montre que l’Église doit passer un cap et qu'elle doit notamment mettre fin à ce retour constant au passé lorsque tout va mal.

 

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Publié le 15 Novembre 2011

Un prêtre néerlandais de 81 ans a été sommé par sa hiérarchie de se séparer de la femme avec laquelle il vit depuis 46 ans ou de quitter la prêtrise, a-t-on appris vendredi auprès du diocèse de Den Bosch (centre des Pays-Bas).

 

"Nous lui donnons le choix : soit il quitte sa compagne, soit il quitte la prêtrise", a expliqué à l'AFP le porte-parole du diocèse Michiel Savelsbergh : "on ne peut pas permettre à ce prêtre ce qui est interdit aux autres". On devrait peut-être, car la crise des vocations demande un peu d’innovations. Il est non moins évident que, pour certains, le célibat est un fardeau insupportable, qu'ils essaient d'alléger ou dont ils s'efforcent de se débarrasser en se tournant vers cet être de douceur et d'attention qu'est la femme, compagne naturelle de l'homme.

 

Jan Peijnenburg et Threes van Dijck, 85 ans, qui vivent sous le même toit depuis 46 ans, affirment vendredi dans le quotidien populaire AD, par l'intermédiaire d'une amie, que l'Eglise était au courant de leur liaison depuis des dizaines d'années. L’Église sait et a toujours su que des prêtres ont des compagnes en son sein et avant cela ne la choquait point, du moment qu’on ne le voyait pas.

 

Ce que reconnaît à demi-mots le porte-parole : "c'est la publication d'une brochure contre le célibat des prêtres écrite par M. Peijnenburg qui a confirmé ce que nous savions", explique-t-il. Un prêtre qui demande la fin du célibat ecclésiastique n’est en rien choquant.

 

"Il y a eu des réactions d'autres prêtres et, comme nous avons une confirmation écrite, nous ne pouvons laisser les choses comme elles sont", a indiqué M. Savelsbergh. Ces prêtres et la hiérarchie savent-ils que célibat des prêtres n’a aucun fondement théologique et n’est qu’une règle de discipline que l’Eglise catholique romaine impose à ses ministres ordonnés (1139, 2ème Concile du Latran). Après Pierre, 5 papes au moins étaient mariés (avec enfants), 11 étaient fils de pape ou de prêtre, sans compter les 6 papes qui eurent des enfants illégitimes après 1139. On voit que le célibat ecclésiastique est une illusion.

 

Jan Peijnenburg a jusqu'au 1er décembre pour se séparer de sa compagne. "Naturellement, je choisis Threes. Nous restons ensemble", a ajouté le prêtre, cité par son amie dans le quotidien. Un geste bien plus noble que cet odieux chantage.

 

La hiérarchie ne sait-elle pas que les richesses intellectuelles et spirituelles apportées par un prêtre sont immenses : alliées à celles d'une épouse, elles peuvent composer un type humain, un couple d'une teneur exceptionnelle. Mais il semble également que, pour un certain nombre de prêtres, peut-être pour un grand nombre, la présence constante d'une femme, être accueillant et donnant, les aiderait à sortir d'eux-mêmes et à découvrir vraiment leur prochain.

 

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Publié le 14 Novembre 2011

Les évêques autrichiens refusent que les laïcs célèbrent la messe. Ils ont rejeté l’appel du mouvement “Nous sommes l’Eglise” à l’issue de leur Assemblée plénière, du 7 au 10 novembre 2011, indique le service d’information catholique américain CNS le 11 novembre.

 

Dans une prise de position, les évêques autrichiens se déclarent inquiets des problèmes que rencontre leur Eglise. Ils écartent cependant la proposition des dissidents: “L'appel à la désobéissance a non seulement fait secouer la tête à de nombreux catholiques, il a aussi déclenché l'inquiétude et la tristesse”. La tristesse est surtout de voir que ce mouvement n’a pas été entendu.

 

Et d'ajouter: “Qui prend ouvertement et volontairement la responsabilité de célébrer la messe blesse la communauté ainsi que lui-même et fait preuve d'une attitude dangereuse.” La communauté n’est pas blessé vu que les sondages montrent qu’elle soutien l’«Appel à la désobéissance». Et contrairement à ce qu’avancent certains courants minoritaires, ces fidèles sont aussi des pratiquants car les sondages se font aussi à la sortie de la messe.

 

Le 5 novembre, le mouvement “Nous sommes l'Eglise” a invité les laïcs à dispenser la communion, ainsi qu'à prêcher et à présider la messe, faute d'un nombre suffisant de prêtres. Maintenant la décision des prêtres contestataires de faire participer les laïcs pleinement à la messe montrent qu’ils savaient que les évêques autrichiens refuseraient et ils ont donc pris les devant.

 

Formé en 1995 à la suite de la démission du cardinal Hans Hermann Groer de Vienne, en plein scandale des abus sexuels, le mouvement est lié à d'autres groupes similaires dans différents pays, comme l'Allemagne, l'Irlande et les Etats-Unis.

 

Hélas, les évêques autrichiens n’ont pas le courage de prendre des décisions courageuses, la peur est toujours mauvaise conseillère. De plus, contrairement à ce qui est dit, le mouvement ne voulait pas être en dehors de l’Église mais y sera obligé car au sommet de celle-ci on préfère faire la sourde oreille à un cri de désespoir.

 

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Publié le 13 Novembre 2011

L’Assemblée plénière d’automne de la Conférence des évêques de France s’est achevée mercredi 9 novembre à Lourdes. Dans son discours de clôture, le cardinal André Vingt-Trois a affirmé que la messe dominicale est le fondement de la vie chrétienne. Le journal La Croix reprend ce chapitre important qui figurait aux côtés d’autres sujets comme la christianophobie.

 

Le président de la conférence épiscopale de France, le cardinal André Vingt-Trois, a réaffirmé de manière vigoureuse que l’eucharistie dominicale est la base de la vie des communautés chrétiennes, sur laquelle «elle se fonde et se fortifie». En appelant à un «renouveau du dimanche», le cardinal Vingt-Trois a adressé ses encouragements aux diocèses qui privilégient la célébration de l’office du dimanche en «un lieu central» (un lieu fixe, à heure fixe) de préférence à une rotation des messes dans plusieurs églises d’un même secteur.

 

Cette solution marchera surtout dans un regroupement de paroisse qui a aussi ses limites dans le nombre de messes et dans le nombre de prêtres qui le plus souvent ne sont pas en nombre suffisant pour célébrer celles-ci. Ce qui explique que certaines messes dans certaines églises soient supprimées pour permettre aux prêtres d’assurer leur devoir. Mais les évêques n’ont pas le choix, car il n’y a toujours pas d’évolution sur le rôle du prêtre.

 

«Nous appelons tous ceux qui le peuvent à proposer leur aide pour assurer les déplacements nécessaires et nous encourageons les équipes qui préparent ces liturgies à poursuivre leurs efforts pour en améliorer la beauté et la qualité spirituelle», a indiqué le président de la Conférence des évêques de France. Car, a-t-il affirmé à l’intention des catholiques, «c’est par notre participation régulière à la messe du dimanche que nous exprimons notre appartenance à notre Église et que nous unissons tous les aspects de notre existence à Dieu.» C’est une excellente idée que de dire aux fidèles que la messe a besoin des fidèles et que c’est par leur participation que le rôle du prêtre a une certaine valeur.

 

Par ailleurs, conscient que de nombreuses églises en milieu rural risquent l’abandon dans la mesure où elles ne servent plus au culte, le cardinal Vingt-Trois a insisté sur la nécessité pour les communautés de les «habiter». Et de suggérer aux chrétiens de chaque village d’organiser des «réunions de prière fréquentes» afin de donner vie aux édifices religieux.

 

C’est un peu dur pour les paroisses villageoises qui demandent à ce que l’on célèbre en leur sein la messe dominicale. Le fait de ne pas avoir de prêtre pour célébrer la messe explique l’abandon des Églises en ces lieux. Donner la permission aux fidèles de célébrer la messe sans prêtres serait aussi une solution en attendant mieux.

 

Au moins le cardinal André Vingt-Trois propose des solutions pour que la messe dominicale puisse être célébrée contrairement à l’Autriche, mais rien de nouveau car c’est toujours les mêmes solutions pour faire face à la crise du sacerdoce.

 

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Publié le 11 Novembre 2011

Dans la Matinale chrétienne du 10 octobre de la Vie – site hebdomadaire chrétien d’actualité, ils tenaient leur assemblée générale presque en même temps que les évêques autrichiens : les 370 prêtres signataires de l'Appel à la désobéissance, qui réclament des réformes dans l'Eglise catholique comme l'accession des femmes au sacerdoce et des divorcés-remariés à la communion, étaient accompagnés par des laïcs du mouvement Wie Sind Kirche (Nous sommes l'Eglise). C'est un pas de plus que les prêtres signataire de l'Appel à la désobéissance s'apprêtent à franchir. Ils ne pouvaient pas faire autrement devant le peu d’écoute qu’on leur donna.

 

L'une de leurs propositions annoncée ce lundi, soumise au vote de l'assemblée, a été adoptée : elle prévoit de demander, lorsque le prêtre n'est pas disponible, à des laïcs de célébrer la messe. Leur volonté est de procéder clairement dans leurs paroisses à des eucharisties célébrées par des laïcs : une décision qui, si elle devient effective, les placeraient de fait hors de la communion de l'Eglise catholique. Detoute façon, les signataires ne pouvaient plus reculer, car la crise des vocations est devenue dramatique.

 

Le mouvement de contestation bénéficie d'une vraie sympathie de l'opinion puisque selon les sondages les Autrichiens soutiendraient le mouvement à 86%. En 2010, suite aux scandales de pédophilie qui ont éclaboussé l'Eglise, 87 393 Autrichiens ont demandé à l'administration fiscale de rayer la mention "catholique" dans la déclaration d'impôts; près d'un catholique sur deux déclare ne plus avoir confiance en l'Eglise; et ceux qui continuent de se déclarer catholiques savent que l'impôt spécifique qu'ils paient servira essentiellement à dédommager les victimes d'abus sexuels.

 

Ce mouvement est maintenant arrivé dans une phase où il ne plus reculer, mais céder serait encore pire, car cela fermerait définitivement les yeux de l’Église sur une véritable réforme de ses structures.

 

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Publié le 10 Novembre 2011

La matinale chrétienne du 9 novembre de La vie- site chrétien d’actualité nous apprend que lors de son intronisation, le 23 août dernier, Mgr Nicholas Samra, le nouveau chef de l'Eglise melkite aux Etats-Unis - et premier évêque de cette Eglise à être né aux USA - a prononcé un discours qui vient seulement d'être publié par le journal melkite américain Sophia. L'Eglise melkite (ou grecque-catholique) est du même rite que l'Eglise orthodoxe d'Antioche, mais a rejoint Rome en 1723. Elle compte 35 paroisses et environ 27 000 membres aux Etats-Unis.

 

Dans ce discours, le prélat dit ceci: "Dieu appelle les hommes et les femmes à la vocation religieuse. Et je crois qu'Il appelle également les hommes mariés au sacerdoce. Nous devons étudier cette situation dans notre pays et développer une formation adéquate pour les hommes réellement dignes de cet appel. Le programme de formation des diacres est un bon programme; il ne saurait cependant être une porte de secours pour la prêtrise. Les hommes mariés appelés au sacerdoce ont besoin de la même formation que ceux qui sont appelés en tant que célibataires. J'ai déjà discuté de cette question avec les personnes impliquées dans la formation des prêtres et nous espérons bientôt voir croître un clergé marié bien formé". Une vision des plus intéressantes sur le clergé marié.

 

Le journal, en revanche, ne dit mot de ce que pense Rome de cette décision. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la discipline ecclésiastique du célibat sacerdotal s'applique aux Eglises de rite oriental quand elles sont situées dans des pays de tradition latine, sans doute pour éviter que des hommes mariés occidentaux ne choisissent les rites orientaux pour contourner la règle. Mais le Vatican n’a jamais réfléchi à la solitude qui est mortifère pour tout homme et il est bon d’avoir une compagne pour l’éviter.

 

Promulguée au cours du siècle dernier pour les Etats-Unis, l'interdiction d'ordonner de tels postulants s'est maintenue: ainsi dans les années soixante-dix et quatre-vingts, la même Eglise melkite a ordonné cinq hommes mariés, mais ces ordinations ont toutes été invalidées par Rome qui les a déclarées illicites. Dommage, cela aurait été un bon départ pour un choix mixte entre prêtre marié et célibataire.

 

Plus près de nous, une ordination a eu lieu en 1996, sans que cela ne provoque de réaction officielle de la part du Vatican. Quelques hommes mariés ont également obtenu des dispenses de Rome pour être ordonnés validement dans l'Eglise ruthène et l'Eglise ukrainienne. En 2003, un officiel de la Congrégation pour les Eglises orientales avait précisé que, si l'interdiction demeurait la règle, Rome ne suspendrait toutefois pas les prêtres concernés. Un entre-deux qui pourrait bien basculer très prochainement.

 

Cette décision pourrait faire jurisprudence et montre que la tradition du célibat ecclésiastique est tardive et qu’elle n’a jamais eu de prise en Orient où depuis longtemps le clergé est marié.

 

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Publié le 9 Novembre 2011

La conférence épiscopale autrichienne, qui a ouvert lundi 7 novembre son assemblée d’automne, a prévu de se pencher sur la pétition signée en juin par plus de 300 prêtres qui avaient lancé un "appel à la désobéissance", en juin dernier.

 

Au programme de ces assises dévoilées par le secrétaire général de la conférence épiscopale, le Père Peter Schipka, les traditionnelles questions politiques et sociales, les élections des Conseils de paroisse de mars 2012 et les "différentes initiatives et propositions de réforme dans l’Eglise", découlant notamment de "L’initiative des prêtres". Les évêques devront enfin parler d’un sujet qu’ils ne pouvaient plus nier.

 

Il faut dire que la veille de l’ouverture de l’assemblée d’automne des évêques, le 5 novembre, se sont réunis les prêtres signataires en juin de l’«appel à la désobéissance» qui avait fait parler de lui. «Un pur hasard», assure leur porte-parole, le P. Helmut Schüller, ancien vicaire général de Vienne et aujourd’hui curé de la paroisse de Probstdorf.

 

Les auteurs de la pétition ne sont pas décidés à céder. Ils ont pris grand soin, depuis la publication de la pétition, de signaler ce qu’ils entendaient par le terme «désobéissance» afin de mieux souligner leur «loyauté» à l’Église, ils maintiennent également leur diagnostic d’un «danger» pour la célébration de l’Eucharistie dans leurs paroisses. Ils réaffirment aussi leurs sept «remèdes», parmi lesquels se trouvent le mariage des prêtres, l’ordination d’hommes mariés mais aussi de femmes. Leur mouvement est solide et donne de bonnes idées pour palier le manque de prêtres, cela ne trompe vu leur soutien auprès des catholiques autrichiens.

 

Ils ont été rejoints samedi, lors de leur journée d’études, par les représentants des laïcs et des membres de conseils paroissiaux signataires de la pétition, et aussi par les associations «Nous sommes l’Église» et «Les prêtres sans travail». L’objectif de ce rassemblement était clairement de «discuter de la suite à donner à l’appel, des prochaines étapes et actions», selon le P. Schüller, interrogé le 2 novembre par le quotidien Der Standard. Et surtout le souhait d’obtenir des évêques la mise en route d’une véritable instance de dialogue, «incluant les fidèles de base». Une idée des plus ingénieuses, car on ne peut pas dire que l’on fait des choses pour le bien des fidèles sans les consulter.

 

En réalité, avant même cette journée, les évêques autrichiens, conduits par le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, avaient décidé d’inscrire le sujet au menu de leur Assemblée plénière d’automne, qui s’est ouvert lundi 7 novembre et doit s’achever jeudi 10 novembre.

 

Dans son édition de vendredi, le journal Die Wiener Zeitung avait même annoncé «la publication d’une déclaration» répondant aux prêtres signataires. Une conférence de presse est également prévue vendredi matin à Vienne.

 

Une réponse favorable serait du meilleur acabit pour la suite des événements et pourrait éviter un divorce durable entre des hommes de biens ne partageant pas la même vision.

 

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Publié le 8 Novembre 2011

Réunis à Lourdes pour leur Assemblée plénière d’automne, les évêques français ont évoqué l’actualité le 6 novembre 2011, en marge de leurs travaux. Ils prennent au sérieux les manifestations de groupes de jeunes intégristes n’ayant rien à voir avec l’Église contre une pièce de théâtre jouée à Paris.

 

Les chrétiens ne doivent pas recourir à la violence pour défendre les valeurs chrétiennes, c’est ce que pensent les évêques catholiques français en marge de leurs travaux, qui ont évoqué l’actualité, lors de leur assemblée plénière d’automne qui se tient à Lourdes du 4 au 9 novembre 2011.

 

Sans accepter la banalisation des attaques contre la figure du Christ ce qui n’est pourtant pas le cas dans la pièce de Romeo Castelluci, ils mettent en garde contre la "riposte agressive" utilisée par certains chrétiens lorsqu’ils se sentent dénigrés. Ces chrétiens intégristes ont oubliés que l’image ne doit pas être adorée mais servir d’exemple, et à travers la pièce de théâtre "Sur le concept du visage du fils de Dieu" le visage du Christ reste digne et suit les souffrances d’un père en pleine déchéance à cause de la vieillesse et de son fils avec une certaine lumière.

 

Les évêques de France prennent très au sérieux les attaques dont le christianisme serait soit disant victime. Déplorant les "comportements excessifs de groupes fanatiques" lors des manifestations contre la pièce de théâtre "Sur le concept du visage du fils de Dieu", ils refusent les dérives qui risquent de faire des amalgames dans l’opinion publique avec d’autres ripostes violentes au nom de la religion. Ils ont d’ailleurs mentionné à cet effet l’attentat contre l’hebdomadaire satirique "Charlie Hebdo".

 

Un message clair des évêques qui montrent qu’ils ne soutiennent pas les fanatiques qui ne supportent pas qu’on remette en cause leur vision dépassée de la foi. N’oublions pas les fidèles qui eux en ont plus qu’assez de rendre des comptes à cause de quelques intégristes dont ils n’approuvent en rien les méthodes.

 

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