Publié le 25 Juillet 2017

En Angleterre, la courte vie du petit Charlie Guard touche à sa fin

L’Express.fr nous montre ce mardi 25 juillet qu’après un long bras de fer avec la justice et les médecins, les parents britanniques d'un bébé souffrant d'une maladie dégénérative rare ont renoncé lundi à poursuivre son traitement.

 

La fin de longs mois d'une bataille judiciaire. Les parents de Charlie Gard, un bébé de onze mois atteint d'une maladie génétique rare, ont décidé lundi de renoncer à maintenir leur fils en vie, estimant qu'il était désormais trop tard pour le sauver. "C'est la chose la plus difficile qu'il nous ait été donné de faire" mais "nous avons décidé de laisser partir notre enfant", a déclaré en larmes Connie Yates, la mère du bébé, devant la Haute Cour de Londres. "Les onze derniers mois ont été les meilleurs et les pires de notre vie. Nous voulions juste lui donner une chance de vivre", a-t-elle ajouté. Elle reproche à la justice et à l'hôpital de ne pas leur avoir permis de l'emmener aux États-Unis, où on leur proposait un traitement expérimental de sa maladie génétique neurodégénérative rare. "Trop de temps a été perdu. On l'a laissé attendre des mois à l'hôpital", a dénoncé son père Chris Gard à la sortie du tribunal, estimant qu'avec ce traitement "il aurait pu vivre".

 

Leur combat judiciaire avait démarré en avril quand l'hôpital londonien de Great Ormond Street avait décidé de couper la ventilation artificielle du bébé, qui souffre d'une maladie dégénérative rare, le syndrome de déplétion de l'ADN mitochondrial, qui affecte les cellules responsables de la production d'énergie et de la respiration. Saisie, la Haute Cour de Londres avait donné raison aux médecins, une décision ensuite confirmée par la Cour d'appel, la Cour suprême, puis la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) le 27 juin. Mais après la mobilisation de milieux chrétiens et l'intervention du pape François et du président américain Donald Trump en faveur des parents de Charlie Gard, l'hôpital a réclamé une nouvelle audience devant la Haute Cour pour que les "nouveaux éléments pour un traitement expérimental" proposé par "deux hôpitaux internationaux", l'un aux États-Unis, l'autre en Italie, soient examinés.

 

Les médecins londoniens continuaient toutefois de penser que prolonger le traitement serait "injustifié", au regard des souffrances endurées par l'enfant. Réagissant à ces derniers développements, Dominic Wilkinson, professeur d'éthique médicale à l'université d'Oxford, a estimé qu'il fallait "trouver de meilleurs moyens d'éviter que des cas de désaccord entre parents et médecins se retrouvent devant le tribunal". "Nous devons trouver une façon juste et efficace de résoudre les conflits", a-t-il ajouté dans un communiqué.  Le Vatican a de son côté indiqué que le pape François "prie pour Charlie et pour ses parents et se sent particulièrement proche d'eux en ce moment d'immense souffrance".

 

La Haute Cour de Londres devait décider cette semaine de confirmer ou non sa décision de préconiser la fin du maintien en vie du bébé. "Malheureusement, il est trop tard", a déclaré l'avocat des parents, Grant Armstrong. "Il n'est plus dans l'intérêt de Charlie de poursuivre le traitement", a ajouté l'avocat, soulignant que ses clients avaient pris leur décision au vu des résultats des derniers examens médicaux et scans conduits la semaine dernière. "Charlie a souffert d'atrophie musculaire grave" et "les dégâts pour ses muscles sont irréversibles", a-t-il expliqué. Le juge Nicholas Francis a rendu hommage aux parents "pour l'amour et l'attention qu'ils ont portés à leur enfant Charlie". "Aucun parent n'aurait pu faire plus pour son enfant", a-t-il ajouté.

 

Triste affaire que celle-ci avec des parents qui tentaient le tout pour le tout en voulant essayer un traitement expérimental pour sauver leur bébé alors que cela prolongerait peut-être sa souffrance sans aucune perspective réaliste de l’aider. Ce sont des parents courageux qui voulaient tout simplement que leur bébé soit un peu plus longtemps avec eux et qui maintenant sont décidés à le laisser partir parce qu’ils ne peuvent plus qu’il souffre.

 

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Publié le 24 Juillet 2017

«Le plus grand obstacle à la conversion que veut le pape François veut pour l'Église est, dans une certaine mesure, l'attitude de grande partie du clergé» comme nous le montre Jesús Bastante ce lundi 24 juillet 2017 dans periodistadigital.com. C’est ce qu’a écrit le professeur Giulio Cirignano a écrit un article dans L'Osservatore Romano dans lequel il a dénoncé l'attitude «d'entêtement et d'hostilité» de certains prêtres avant les réformes promues par Bergoglio.

 

L'article, intitulé «La tradition n’est pas fidélité», note comment «bien des fidèles ont compris le moment favorable, le kairos que le Seigneur donne à leur communauté», alors que certains «pasteurs peu éclairés se maintiennent dans un vieil horizon, l'horizon des pratiques habituelles, les anachronismes, la pensée répétitive et sans vie».

 

Dans l’article, Carignano compare les prêtres avec les disciples dormant dans le jardin des Oliviers. Un «fait déconcertant» qui «doit être soigneusement examiné» et qui est due, entre autres, «au niveau culturel modeste du clergé». «Chez de nombreux prêtres, malheureusement, la culture théologique est pauvre, et même la préparation biblique est mineure» dit le professeur qui met en garde néanmoins que «nous ne pouvons pas généraliser. Il y a beaucoup d'exceptions.»

 

À son avis, les salles de classe sont remplis d'étudiants en théologie qui «n'ont pas abandonné le désir de penser» et d’«exercer un minimum de sens critique.» «Les années de préparation au sacerdoce doivent favoriser la conscience de la nécessité du ministère comme un vrai travail», conclut Cirignano, qui rappelle que «comme tout le monde, y compris le prêtre travaille pour gagner sa vie».

 

Il faut dire que ce constat est réel car les jeunes prêtres actuels sont de plus en plus identitaires, ils pensent qu'il faut porter le col romain et la soutane, et doivent montrer les signes extérieurs de leur croyance, mais leur formation théologique est-elle bonne ? C’est une question qu’on peut se poser.

 

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Publié le 24 Juillet 2017

Jesús Bastante dans son article du lundi 24 Juillet, 2017 sur periodistadigital.com nous montre que les horreurs de l'Institut Provolo sont enfin arrivées aux oreilles du Saint-Siège, qui a fait un pas en avant par la nomination d'un commissaire apostolique pour enquêter sur les abus.

 

Le choix est nul autre que l'évêque auxiliaire de La Plata, Alberto G. Bochatey, qui a été nommé commissaire apostolique Sancta Sedis nutum pour toutes les communautés et Sodales de la Société de Marie pour l'éducation des les sourds. La déclaration souligne que cette fonction de nonciature du commissaire a affecté à Mgr Bochatey «tous les pouvoirs que la loi propre de l'Institut et de la loi universelle de l'Église catholique attribue à l'État de l'institut religieux en question.»

 

La Société de Marie pour l'éducation des sourds et muets a été fondée le 23 Septembre 1839 à Vérone, en Italie, par Don Antonio Próvolo, qui, par sa charité voulait de se consacrer à l'éducation des jeunes défavorisés et en particulier les enfants sourds, afin qu'ils puissent qu’ils deviennent de «bons chrétiens et d'honnêtes citoyens». Les premiers membres de cette congrégation sont venus à l'Argentine le 12 février, 1914 et se sont installés dans la ville de La Plata.

 

La Justice de Mendoza mène une enquête sur au moins 27 plaintes contre le prêtre Nicolás Corradi, 82ans, et les plaintes précédentes pour la même infraction commise dans une maison religieuse à Vérone (Italie) par Horacio Corbacho, 55 ans, en plus de la nonne Kumiko trois employés de l'institut, identifiés comme José Luis Ojeda, Jorge Bordón et Armando Gómez.

 

Une bonne réaction surtout de l’Église où le pape François doit soigner son image alors qu’il n’avait pas eu beaucoup de réaction sur cette affaire en Argentine. Espérons que cela le poussera à mettre en avant la fameuse «tolérance zéro» dont il se fait le porteur.

 

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Publié le 23 Juillet 2017

Anne-Bénédicte Hoffner nous montre ce dimanche 23 juillet 2017 que lors de la prière de l’Angélus, le pape François a dit «son appréhension» après «les graves tensions et la violence de ces derniers jours à Jérusalem», après que des heurts ont opposé vendredi et samedi manifestants palestiniens et forces de l’ordre israéliennes à Jérusalem-Est annexé et en Cisjordanie occupée faisant plusieurs morts, après l’imposition de nouvelles mesures de sécurité à l’entrée de l’esplanade des Mosquées, par les autorités israéliennes. Devant la foule, il a lancé «un vibrant appel à la retenue et le dialogue». «Je vous invite à vous joindre à ma prière pour que le Seigneur inspire à chacun des initiatives de réconciliation et de paix», a-t-il poursuivi.

 

Après les affrontements sporadiques du weekend à Jérusalem et en Cisjordanie qui ont fait cinq morts palestiniens, Israël envisagerait de démanteler «les portiques de la discorde» à l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam, pour désamorcer la crise. Sans doute pour donner des gages à la Palestine et à la réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies qui se tiendra lundi sur les violences à Jérusalem, à la demande de la France, de la Suède et de l’Egypte.

 

Reprenant une formule qui lui est chère, il a également appelé l’Église à ne pas avoir peur de «se salir les mains», puisque «La décision est de vouloir être le bon blé avec toutes ses forces, puis de s’éloigner du mal et ses séductions. La patience signifie préférer une Église qui est le levain de la pâte», comme le montre l’Évangile du jour, sur la parabole du bon grain et de l’ivraie, où «Jésus nous dit que dans ce monde, le bien et le mal sont si enchevêtrés qu’il est impossible de les séparer et d’extirper tout le mal», estime le pape. «Seul Dieu peut le faire, et il le fera dans lors du jugement dernier.»

 

Une fois encore, le pape François a mis en garde implicitement tous ceux qui sont prompts à juger et – parfois – condamner les autres : «La ligne entre le bien et le mal passe dans le cœur de chaque personne. Nous sommes tous pécheurs». «Regarder toujours et uniquement le mal qui est en dehors de nous implique de ne pas vouloir reconnaître le péché qui est en nous», a-t-il insisté.

 

Jérusalem est au bord de l’explosion et donner des gages de bonne volonté permettra de faire baisser les tensions, ce qu'espère le pape, ensuite il n’a pas tort de montrer que le service dans l’Église est pour tout le monde et pas seulement pour ceux qui se prétendent purs.

 

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Publié le 22 Juillet 2017

lavanguardia.com nous montre que le Mouvement mondial des travailleurs chrétiens (MMTC) s’est terminé le vendredi 21 juillet 2017 à Avila avec son assemblée générale après avoir célébré son séminaire international, avec l'exigence d'une œuvre «digne pour tous» et revendiquant que les États garantissent un «salaire social ou le revenu de citoyenneté».

 

Les deux demandes font partie de la déclaration finale faite après la conclusion d'une réunion du 15 juillet à l'Université de la Mystique à Avila, où se trouvaient 120 délégués de 42 pays sur quatre continents : l'Afrique, l'Asie, l'Amérique et l'Europe.

 

Comme indiqué dans le communiqué de presse, les participants partagent leur souci sur «le chômage, le manque d'emplois décents et une grande précarisation des relations du travail dans le monde entier», créant «la douleur, la souffrance, la mort, le manque de solidarité, le désespoir, la guerre, la violence, et l'émigration».

 

«Le domaine du profit est basé sur un modèle de relations de travail fondées sur l'affaiblissement du droit du travail, de la négociation collective, de la protection et les droits sociaux, de la représentation et la défense des travailleurs», dit le MMTC dans sa déclaration finale.

 

De son point de vue, tout cela conduit à un «appauvrissement de la vie»  et  à la «déshumanisation et à l'inégalité du travail» qui «menace la vie de millions de personnes et le de familles entières, quel que soit l'âge, le sexe, la race ou de lieu».

 

Pour ce mouvement, c’est une «réalité de souffrance», le résultat d'un «système de rejet fondé sur une culture qui transforme les gens en marchandises.» À cet égard, les délégués ont souligné les caractéristiques qui sont «communes dans tous les pays, dans le contexte de la mondialisation économique qui ne tient pas compte de la solidarité et du respect de la maison commune».

 

Dans la déclaration finale, les participants assument, entre autres accords, l'exigence d’un «travail décent pour tous», ainsi que la décision de demander la garantie à l'État d’un «salaire social ou d’un revenu de citoyenneté afin d'éviter le rejet de millions les gens».

 

Par ailleurs, l'Assemblée générale a voté pour que des membres du Bureau et du Conseil international soient chargé de l'application des orientations et du plan de travail pour la période 2017-2021. En tant que co-président du Conseil international de langue portugaise María de Almeida Cunha Fátima y est incorporé, en remplaçant l’espagnol Charo Castelló partageant la responsabilité avec Jean Claude Tolbize, de l'île Rodrigues, qui continuera de servir en tant que co-président du MMTC.

 

Ici le MMTC montre une dure réalité celle de l'absence de travail, le travail mal payé extrêmement précaires ou circonstanciel, qui condamne les jeunes à vivre en travail temporaire et punit les personnes ayant moins de possibilités de formation. On doit donc renforcer tout ce qui concerne le monde du travail dans une perspective de solidarité pour renforcer les droits sociaux. Le travail dépend de l'évolution du droit à une vie digne.

 

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Publié le 22 Juillet 2017

La Stampa nous apprenait le 1er juillet que le Suaire de Turin, une toile de lin qui, selon une ancienne tradition, aurait enveloppé le corps de Jésus après la crucifixion, serait effectivement selon une étude en contact avec le sang d'un homme qui est mort parce qu'il a souffert de blessures graves. Ceci serait illustré par la recherche à l’époque d'une fibre tissée extraite d’une empreinte dorsale du linceul, dans la région du pied. L'étude a été menée par deux instituts du Conseil national de recherches, l'Institut Officine de Matériaux (OIM-CNR) à Trieste et l'Institut de Cristallographie (IC-CNR) à Bari, ainsi que le Département de génie industriel à l'Université de Padoue. L'article sur les résultats de la découverte ont été publié dans la revue américaine «PlosOne».

 

Selon cette étude la fibre de lin est dispersé de créatinine, dans des dimensions comprises entre 20 et 90 nm (nanomètre est égal à un millionième de millimètre), lié à de petites particules de ferre d’une taille entre 2 nm et 6 nm, typique de la ferritine. Les particules observées, selon la taille, le type et la distribution des artefacts ne peuvent pas être réalisés au cours des siècles sur le tissu du suaire. Toujours selon cette étude sur la base de données provenant des expériences de microscopie électronique à résolution atomique et en se référant à des études médicales récentes sur les patients qui ont subi de graves le traumatisme et la torture, on en conclut que l’homme aurait subi des mauvais traitements et fut torturé.

 

Ayons ici un peu d’esprit critique. Tout d’abord, cette étude est sortie dans les médias français à partir du 12 juillet, au moment où l’actualité était creuse. Pour faire le buzz, les médias diffusent des nouvelles qui permettent de faire de l’audience sans pour autant vérifier si les nouvelles qu’ils mettent en avant sont fiables. Ensuite, l'Institut Officine de Matériaux (OIM-CNR) à Trieste et l'Institut de Cristallographie (IC-CNR) à Bari, ainsi que le Département de génie industriel à l'Université de Padoue, ont utilisé des méthodes modernes et des études médicales récentes pour en venir à leur conclusion. Le problème, c’est qu’annoncer avoir utilisé des méthodes de laboratoire compliquées et des analyses nouvelles ne sont pas un gage de fiabilité.

 

Il faut dire que l’OIM-CNR met l'accent sur l'étude et le développement de matériaux et d'équipements innovants à la micro- et nano-échelle et l’IC-CNR se caractérise sur les matériaux d'intérêt technologique tels que les nano-cristaux et les quasi-cristaux. Ce qui rend dubitatif sur leur expertise à donner des conclusions sur un matériel archéologique tout comme le Département de génie industriel à l'Université de Padoue qui n’a pas ces compétences. Le problème vient du fait que cette étude a été faite sans spécialistes de tissus antiques et médiévaux, en biologie moléculaire, d’hématologues et d’historiens de l’art et des reliques. Ici contrairement au le premier programme de datation en 1988, où les précautions opératoires avaient dépassé très largement les habitudes scientifiques en la matière, ce n’est pas le cas ici. D’ailleurs, il n’y a pas eu de contre expertise pour prouver les dire de ces laboratoires.

 

Ensuite une critique sur ces informations nous est donnée par Sylvie Coyaud dans le blog OCASAPIENS (http://ocasapiens-dweb.blogautore.repubblica.it/2017/07/01/full-research-paper-sulla-sindone-estate-2017/) le 1er juillet 2017 monte que les laboratoires ont utilisés des morceaux de rubans de 2 mm procurés par Barry Schwortz, propriétaire de la société Stera Inc. et le photographe du STURP qui en 1978 a détaché du carénage avec du ruban adhésif et des aimants, mais l’ingénieur et les trois physiciens se sont peu soucié pas des détails physiologiques ou biochimiques.

Ils croient donc qu'ils ont trouvé du sang. Mais les aimants étaient pleins de fer, sur la Terre ferrihydrite c’est omniprésent, la créatinine se trouve aussi dans l'urine et la sueur, sa concentration dans le sang dépend ... si le corps d’un homme ou d’une femme fait des efforts physiques si on mange de la viande, si on boit suffisamment, et si les reins fonctionnent, donc n’importe qui touchant ce ruban y a mis des résidus.

 

Un regard sur PubMed (un site regroupant des revues scientifiques) les empêcheraient de perdre du temps à comparer les images avec celles d'un fragment de la fibre gauche qui traînait pendant quelques jours ou est retirée - par exemple - par un bandage placé sur une plaie ou les glandes sudoripares venant de corps humains en bonne santé ou moins. Pourtant dans 2 mm de fibre contaminée pendant des siècles dans divers milieux et manipulé pendant des décennies par le STURP et Barry Schwortz, ici seule la foi est capable de détecter un excès de créatinine et ses causes mais pas le sérieux scientifique.

 

Le site media-presse-info sans recul critique a présenté cette étude comme une victoire contre les ignobles rationalistes qui prétendent selon eux que le suaire est un faux, en me traitant d’«intégriste conciliaire». Ça m’a fait sourire venant d’un site ne livrant pas de sources fiables, puisqu’il a été enregistré, en 2013, au nom de Civitas, un organe de catholiques traditionalistes, proches des lefebvristes. Les opinions de ce site sont souvent proches de l’extrême droite et ce soit disant site d’information relaye des idées fumeuses, des rumeurs et des fantasmes. Avant de se vanter d’une victoire illusoire, ce site doit attendre que des études contradictoires viennent.

 

Finalement, rien ne change puisque cette étude ne prouve en rien que le suaire soit vrai car cette étude a été commandée à des laboratoires peu compétents dans le domaine, et il demeure toujours un faux médiéval datant du XIVe siècle.

 

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Publié le 21 Juillet 2017

Daniele Palmer et Christa Pongratz-Lippitt dans leur article pour The Tablet du jeudi 20 juillet 2017 nous montrent qu’après avoir été accusé d'avoir "une responsabilité claire" pour les mauvais traitements de plus de 500 cas de violence dans une école chorale bavaroise, le cardinal Gerhard Müller admet qu'il se sent "honteux" mais souligne qu'il a fait tout ce qui était possible.

 

Publié le lundi 17 juillet, un rapport indique que 547 garçons ont été maltraités dans une prestigieuse école de chœurs de Ratisbonne, en Bavière, entre 1945 et 1992. Dans le rapport, commandé par le diocèse de Ratisbonne et compilé par l'avocat Ulrich Weber, le cardinal Müller est accusé d'avoir mal traité les cas d'abus, bien qu'ils fussent bien connus. Dans un entretien avec le quotidien italien Il Corriere della Sera, le cardinal Gerhard Ludwig Müller, évêque de Ratisbonne de 2002 à 2012 et ex-préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, admet qu'il "a éprouvé de la honte pour ce qui s'est passé dans l'Église". Mais souligne qu’il aurait fait "tout ce qui était possible et nécessaire". Il s'est défendu en disant que ce qui s'est passé «a eu lieu cinquante ans avant son mandat d'évêque» et a continué à dire qu'il a également mis en place une enquête alors qu'il était évêque et qu'il «n'a jamais défendu l'institution [l'école du chœur]».

 

Cependant, le commissaire du gouvernement allemand sur les abus, Johannes-Wilhelm Rörig, a demandé au cardinal Müller de s'excuser immédiatement après la publication du rapport, et a depuis déclaré le 20 juillet à la presse à Berlin combien il était regrettable que le cardinal Gerhard Müller ait encore "raté la chance" de réagir avec empathie et compassion en ce qui concerne les abus du chœur de Domsaptzen. Rörig a déclaré qu'il manquait un «signe d'appréciation et de reconnaissance» de la part du cardinal Müller pour ceux qui avaient permis «après des années de lutte» une enquête appropriée sur les abus de Domspatzen pour qu’elle prenne un tournant positif. Un tel signe aurait été encourageant pour tous les membres de l'Église catholique. Il a eu l'impression que le cardinal Müller était «très attaché à la défensive» et a exprimé l'espoir que cela ne pèserait plus sur les victimes, a-t-il déclaré.

 

Le cardinal Müller a immédiatement répondu qu'il ne voyait aucune raison d'excuser. Après 40 à 50 ans au cours desquels "rien ne s'est produit" au sujet des abus de Ratisbonne, c'est lui qui avait initié les enquêtes en 2010, a-t-il déclaré au Passauer Neue Presse le 20 juillet. Rörig devrait présenter ses excuses pour ces «fausses déclarations et fausses informations», à savoir que le cardinal Müller avait retardé les enquêtes, ce qui selon ce dernier est «diamétralement opposé» à la vérité. Ce n'est pas la première fois que le cardinal Müller a été critiqué pour sa réponse, en janvier 2016, un ancien fonctionnaire laïc du diocèse de Ratisbonne, Fritz Wallner, a accusé le cardinal Müller d'empêcher "la vérité d'être dévoilée" au sujet des cas d'abus signalés.

 

En 2007, le cardinal Müller a fait l'objet d'un examen minutieux et d'une critique après avoir choisi de réinstaller un prêtre qui a été reconnu coupable de 22 cas d'abus sexuels sur mineurs. Sa justification pour sa décision était qu'il croyait que le prêtre avait été «guéri». La réinstallation du prêtre n'a pas seulement provoqué un scandale parmi les catholiques de Ratisbonne, mais a également défié clairement les règles de la Conférence épiscopale allemande qui interdit aux clercs condamnés pour abus de travailler de nouveau avec des enfants ou des adolescents. Dans l'interview publiée le 19 juillet, cependant, le cardinal Müller soutient qu'il a toujours eu une "tolérance zéro" sur les cas d'abus de mineurs. Il a ajouté qu'il «a toujours cru que la miséricorde dans l'Église n'est pas possible sans une véritable justice», qui est «impartiale et équitable». Cependant, Weber accuse le cardinal Müller d'irresponsabilité et exige qu'il assume sa responsabilité.

 

Dans l'entretien avec le quotidien italien, le cardinal Müller parle également de la deuxième figure clé dans l'affaire de Ratisbonne : le frère du pape émérite Benoît XVI, Georg Ratzinger, qui était maître du chœur à l'école entre 1964 et 1994. Le rapport de Weber indique que Georg Ratzinger a partagé "la coresponsabilité" pour les abus qui ont eu lieu pendant son mandat. Cependant, le cardinal Müller défend le frère du pape émérite en disant qu'il «est convaincu qu'il ne savait rien».

 

Parlant à Radio Vatican, le père Hans Zollner, qui a été invité par le pape François à faire partie de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, a déclaré que le rapport était un "pas en avant courageux ... sur une question qui existe depuis de nombreuses années". Le père Zollner, dans une interview différente, a déclaré que la décision prise par Rudolf Voderholzer, l'évêque actuel de Ratisbonne, était bonne et que "la vérité nous libérera".

 

Le cardinal Müller n’est pas vraiment fiable sur ces questions car il avait déjà intégré un prêtre pédophile dans son diocèse sans en informer ses paroissiens en 2007, dès 2016 Fritz Wallner l’accuse d’avoir «systématiquement» contrarié l'enquête sur les abus dans le chœur de garçons de Ratisbonne ce que confirme le rapport de 2017, il est aussi poursuivi en France avec le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, pour avoir omis d'agir dans un cas d'abus sexuel de mineurs par un prêtre. La prescription ne l’innocente pas pour autant, pas plus que Georg Ratzinger qu’il défend. On ne peut décemment pas croire que tous les deux ne savaient pas ce que subissaient ces enfants.

 

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Publié le 20 Juillet 2017

7sur7.be dans son article du mercredi 19 juillet 2017 nous montre que l'ancien directeur du chœur catholique allemand de Ratisbonne, où plus de 500 enfants ont été victimes de sévices, dont des viols, était "fanatique" et "craint" de ses élèves pour sa violence, a dénoncé mercredi son successeur.

 

Mgr Georg Ratzinger, frère aîné du pape Benoit XVI et directeur de 1964 à 1994 de la célèbre chorale au centre d'un scandale, était "impulsif" et "fanatique" lorsqu'il "imposait sa conception de la discipline musicale", a expliqué dans une interview au magazine allemand Die Zeit Roland Büchner, successeur de Mgr Ratzinger. Ce dernier, aujourd'hui âgé de 93 ans, s'est défendu en affirmant jusqu'ici n'avoir rien su des violences, y compris sexuelles, commises de son temps sur les élèves.

 

"Lors des répétitions, il était impitoyable. Après, il pouvait être l'homme le plus débonnaire du monde. Certains élèves le voyaient comme un modèle, d'autres le craignaient comme quelqu'un qui frappait", a dit son successeur selon les extraits d'un entretien à paraître jeudi.

 

"Il régnait un système de peur" au sein de la chorale créée en 975, selon M. Büchner, qui reconnaît avoir été au courant de ces sévices et dit regretter de ne pas avoir exigé "de façon plus forte des éclaircissements complets". "Il ne s'agissait pas seulement de gifles mais de véritables maltraitances. C'était un déchaînement, il y avait des blessures physiques", a dit M. Büchner.

 

Dans ce chœur millénaire, 547 garçons et jeunes adolescents ont été victimes de sévices, dont des viols, de 1945 au début des années 1990, selon un rapport d'enquête publié mardi. Leur nombre pourrait, au final, dépasser les 700, a estimé l'auteur du rapport, Ulrich Weber, mandaté par les autorités catholiques locales pour faire toute la lumière sur cette affaire qui a éclaté en 2010.

 

Outre Mgr Ratzinger, ce scandale, l'un des pires à frapper l'Église catholique en Allemagne, implique indirectement le cardinal Gerhard Ludwig Müller. L'ex-chef de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui vient d'être écarté par le pape François, est mis en cause pour avoir bâclé une première enquête interne en 2010 et ne pas avoir été suffisamment dans le dialogue avec les victimes.

 

La plupart des cas sont toutefois prescrits et les 49 auteurs présumés des violences dont il est question dans le rapport - des enseignants pour la plupart - ne devraient donc pas être poursuivis.

 

La prescription n’est pas un brevet d’innocence, et cette affaire risque de toucher deux personnes importantes : Mgr Georg Ratzinger, qui ne peut pas prétendre qu’il ne savait rien puisqu’il était l'ancien directeur du chœur de Ratisbonne et le cardinal Gerhard Ludwig Müller, l'ex-préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui a bâclé ce cas de sévices sur des adolescents. Le mensonge et la complicité finissent toujours par être punis.

 

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Publié le 20 Juillet 2017

L'OBS nous montre dans son article du mercredi 19 juillet que le Conseil d'État juge illégale la suspension de la procédure pouvant mener à l'arrêt des soins.

 

Nouveau rebondissement dans l'affaire Lambert. Le Conseil d'État a jugé mercredi "illégale" la suspension de la procédure d'examen de l'interruption des traitements de Vincent Lambert, hospitalisé dans un état végétatif au CHU de Reims depuis 2008, qui avait été annoncée en juillet 2015 par l'établissement hospitalier.

 

"Il en résulte que le médecin actuellement en charge de Monsieur Lambert devra à nouveau se prononcer sur l'engagement d'une procédure d'examen de l'arrêt des traitements de l'intéressé", précise la plus haute autorité administrative dans un communiqué. "Le sort de Vincent Lambert reste dans les mains de l'équipe médicale de Reims".

 

Que signifie cette décision ? Le Conseil d'État estime que c'est au médecin de Vincent Lambert de décider de l'arrêt ou non des soins qui lui sont prodigués. La haute autorité rouvre donc la possibilité d'un arrêt des soins de cet homme de 41 ans, tétraplégique et victime de lésions cérébrales irréversibles depuis un accident de la route.

 

En 2015, le médecin en charge de Vincent Lambert avait décidé de suspendre la procédure d'examen de l'arrêt des traitements au motif que "les conditions de sérénité et de sécurité nécessaires à sa poursuite, tant pour le patient que pour l'équipe soignante, n'étaient pas réunies". La famille de Vincent Lambert se déchire, en effet, sur la procédure à suivre. Mais pour les juges, "le médecin ne pouvait se fonder sur un tel motif pour prendre la décision de suspendre la procédure pour une période indéterminée".

 

Le Conseil d'État va donc dans le même sens que la décision rendue le 16 juin 2016 par la cour administrative d'appel de Nancy, qui ordonnait au CHU de Reims de donner au médecin chargé de ce patient "les moyens de poursuivre le processus de consultation" pouvant mener à un arrêt de l'hydratation et de la nutrition artificielles qui maintiennent en vie Vincent Lambert.

 

Pourquoi le Conseil d'État s'est-il prononcé sur cette affaire ? La haute autorité avait été saisie de deux recours contre cet arrêt rendu par la cour d'appel de Nancy. L'un par les parents du patient, des catholiques traditionalistes opposés à l'arrêt des soins, qui contestaient les motifs de l'arrêt. Et l'autre par le neveu de Vincent Lambert, François, qui se bat pour qu'on le laisse mourir et réclamait la fin de l'alimentation et d'hydratation artificielles de Vincent Lambert, avec le paiement par l'hôpital d'une astreinte de 1000 euros par jour de retard dans l'exécution de cette décision.

 

Le Conseil d'État a finalement rejeté les deux pourvois, considérant que la cour d'appel de Nancy, le 16 juin 2016, n'avait pas fait d'erreur de droit dans son interprétation de la procédure à suivre.

 

Pauvre Vincent Lambert, qui se retrouve au centre d’un conflit qui n’aurait pas du avoir lieu. On a tout tenté. On s'est acharné, et on a développé tous les moyens possibles et imaginables de ce qui pouvait être fait pour lui. Ici, c’est de l’acharnement thérapeutique alors qu’il ne désirait pas cela, ses parents tradis se servent de lui pour combattre l’euthanasie alors que ce n’est pas le cas ici.

 

Et pour ceux qui veulent se faire une idée de l’intégrisme catholique, je vous mets un lien en dessous de l’article de L’OBS d’aujourd’hui : «Intégrisme, racisme : "J'ai été élève à la Fraternité Saint-Pie-X"». Ici Doan Bui, on recueille les propos de Christophe, 28 ans, raconte son passage au sein d'un de ces établissements catholiques intégristes. Il y a vécu l’enfer : cadre de vie autoritaire et isolé marqué par la seule religion, racisme, négationnisme, interdiction de la techno ou du rock qui est vue par les intégristes comme la «musique de Satan», uniforme pour tous pour éviter de se différencier, vie sans internet, et une connaissance limitée des filles. Son salut a été de partir et découvrir qu’il y avait un autre monde. Sa conclusion est qu’il y a une vie à l’extérieur beaucoup plus épanouissante, où chacun vit selon ses choix, libre et beaucoup plus heureux. Et pour lui «Le régime démocratique et républicain dont jouit notre pays, grâce à la laïcité et à la liberté religieuse, est une chance, une chance immense, pour tous les citoyens.»

 

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Publié le 19 Juillet 2017

francetvinfo.fr dans son article du mercredi 19 juillet 2017 nous montre qu’à Vérone (Italie), des dizaines d'enfants sourds et muets ont été victimes de pédophilie dans un établissement catholique spécialisé. L'affaire pourrait atteindre le pape François.

 

C'est parce qu'il était malentendant que Giuseppe Consiglio a été scolarisé à l'institut catholique Provolo de Vérone (Italie). Ce pensionnat religieux a longtemps accueilli des enfants sourds et muets issus de milieux modestes. Il n'en est pas à son premier scandale de pédophilie. Depuis 2009, 67 anciens élèves se sont regroupés dans une association. Leur but : faire reconnaître au Vatican des viols répétés et organisés à grande échelle entre les années 50 et 80. Parmi les enfants, les filles n'étaient pas épargnées non plus. Les sévices ont été exorcisés par les victimes avec des figurines sans équivoque.

 

Sur les photos de classe, ils retrouvent leurs bourreaux. Un prêtre mis en cause, le père Eligio Piccoli, n'exprime aucun remords à près de 90 ans. À l'entendre, ce n'était pas un crime, mais un simple vice. Les prêtres les plus dangereux du Provolo étaient mutés à l'étranger dans d'autres pensionnats de l'institut. L'un d'eux a été envoyé en Argentine, où le futur pape François était archevêque. Les victimes italiennes du Provolo s'interrogent. Elles ont alerté le pape argentin avec des courriers répétés, mais restés sans réponse.

 

Cette affaire pourra sans doute obliger l’Église à ouvrir les yeux et le pape doit plus que jamais démontrer que la «tolérance zéro qu’il proclame» est réelle et pas seulement des mots, plus encore si elle le touche.

 

Merci !

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