Publié le 5 Mai 2017

Patricia Lefevere nous montre dans son article du jeudi 4 avril 2017 sur NCRonline.org que vêtu de la robe franciscaine traditionnelle, l'évêque John Stowe de Lexington, dans le Kentucky, a semblé être à la maison parmi les couleurs arc-en-ciel au huitième symposium annuel de New Ways Ministry, du 28 au 30 avril. C'était la première fois que l'évêque avait parlé devant le groupe dans un plaidoyer qui soutient les catholiques lesbiens, homosexuels, bisexuels et transgenres.

 

"New Ways Ministry m'a donné envie de venir ici", a déclaré l'évêque à NCR lors d'une interview de 40 minutes lors du rassemblement. Il a observé et admiré la sensibilisation du groupe aux catholiques LGBT pendant plusieurs années. Son acceptation à l'invitation pour s'adresser à la réunion de New Ways Ministry ne s'est pas bien passée avec de nombreux catholiques du Kentucky et d'autres personnes.

 

Le directeur de New Ways Ministry, Frank DeBernardo, a invité Mgr Stowe, 51 ans, après avoir entendu l'évêque donner des réflexions scripturaires lors de la réunion annuelle de la Conférence des supérieurs majeurs d’hommes de 2016. "Je ne pouvais pas croire ce que j'entendais", a déclaré DeBernardo, en comparant les paroles de Mgr Stowe à celles du pape François et à saint François d'Assise. Les trois hommes semblaient dire que "c'était le travail de l'Église d’amener l'Évangile à ceux qui sont en marge", a déclaré M. DeBernardo.

 

Mgr Stowe a déclaré qu'il était honoré d'être invité à "ouvrir la parole de Dieu" avec les 300 participants du week-end. Le franciscain a offert des réflexions homilétiques sur deux textes évangéliques qui ont été lus au service de prière d'ouverture du 28 avril (Matthieu 12, 1-14), où il avance que la moralité chrétienne doit être plus préoccupée par le bien-être et la dignité de la personne que par les règles, les normes ou les commandements comme Jésus semble l’enseigner à de nombreuses reprises, et au service du matin du 29 avril (Luc 6, 37-45). L'évêque auxiliaire à la retraite, Thomas Gumbleton, de Détroit, également dans le symposium, a dû diminuer son intervention en raison d'une infection virale.

 

Mgr Stowe a déclaré qu'il était humble face à ceux qui ont poursuivi "une vie de foi dans une Église qui ne les a pas toujours accueillis ou appréciés ou valorisé". En tant que berger, il doit entendre leurs voix et prendre au sérieux leur expérience, a-t-il déclaré, ajoutant que la présence et la persistance des catholiques LGBT l'ont inspiré. Il a souligné que l'Église devait être cohérente et non discriminatoire dans le traitement de tous ses employés LGBT. Mgr Stowe pensait que l'Église pouvait trouver un moyen de "défendre notre liberté religieuse sans violer les droits de l'homme".

 

Cependant, pour lui il y a une plus grave réalité celle que l'Église ait aliéné "toute une génération", a-t-il dit. Mgr Stowe a déclaré que, lors de ses nombreuses visites aux cours de confirmations, les adolescents de son diocèse demandent : "Pourquoi les gays et les lesbiennes ne peuvent-ils pas être eux-mêmes? Mgr Stowe, pourquoi ne peuvent-ils pas aimer ceux qu'ils veulent ?" Il dit qu'il admire à quel point les jeunes savent que l'Église croit que chaque personne est de valeur. Mais ils savent aussi que les personnes LGBT ne sont pas toujours bien accueillies ou traitées équitablement dans l'Église, a-t-il déclaré.

 

Il essaie de les familiariser avec l'enseignement de l'Église sur la dignité de chaque être humain, en citant des passages dans le document du concile Vatican II de 1965, Gaudium et Spes (la Constitution pastorale sur l'Église dans le monde moderne) et d'autres exemples. Il indique comment la discrimination conduit à la déshumanisation, souvent exprimée dans l'intimidation, les abus, parfois la violence et même la mort. "Nous devons écouter nos jeunes et faire attention à des choses comme celles-ci", a insisté l'évêque.

 

Mgr John Stowe permet de montrer un meilleur visage de l’Église qui accueille au lieu de chercher des fautes sur tous les fidèles et peut se rapprocher des couples LGBT. Espérons que la hiérarchie de l’Église suive la même voie.

 

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Publié le 4 Mai 2017

swissinfo.ch dans son article du jeudi 4 avril 2017 nous montre que l'évêque de Coire Vitus Huonder restera encore deux ans en poste. Le pape François a accepté la démission du prélat pour Pâques 2019 seulement, a annoncé jeudi l'évêché de Coire.

 

L'évêque, contesté pour ses positions ultraconservatrices, avait présenté sa démission le 21 avril dernier, à l'occasion de son 75e anniversaire. Le souverain pontife a entre temps décidé de la lui accorder pour Pâques 2019. "Nous avons pris connaissance de la décision et naturellement nous la respectons", a indiqué jeudi la Conférence des évêques suisses dans un communiqué succinct.

 

Le prédécesseur de Vitus Huonder, Amédée Grab, avait également dû attendre deux ans avant que le pape Benoît XVI n'accepte sa démission. Dans une lettre à tous les collaborateurs de l'évêché, Vitus Huonder se dit "touché et empli d'une grande gratitude" par la marque de confiance du pape. Le pape François "mise sur la continuité pour notre évêché", estime le prélat. L'évêque entend engager toutes ses forces "pour le salut des âmes et le bien de l'Église de Coire".

 

Le Grison Vitus Huonder a été nommé à la tête de l'évêché en juillet 2007 par le chapitre de la cathédrale parmi trois candidats proposé par Rome. Il avait été intronisé en septembre à l'abbaye d'Einsiedeln (SZ). Vitus Huonder avait notamment fait carrière à l'évêché de Coire sous l'évêque Wolfgang Haas, aujourd'hui archevêque du Liechtenstein. Pendant ses dix ans de fonction, il n'a pas réussi à réunir les catholiques du diocèse sur une même ligne. Au contraire, ses opinions radicales principalement sur la famille et la sexualité lui ont valu d'un côté des applaudissements de la part des fidèles conservateurs. Mais de l'autre, elles lui ont valu des critiques acérées des plus progressistes.

 

La succession de l'évêque est réglée par le décret "Etsi salva" de 1948. À Coire, le chapitre de la cathédrale, composé de 24 membres, choisit le nouvel évêque parmi trois candidats proposés par Rome. Une pétition remise en début d'année au nonce apostolique en Suisse, demande toutefois qu'un administrateur soit mis en place le temps d'apaiser la situation dans le diocèse. Le nonce, Thomas Gullickson, avait aussitôt rejeté l'idée.

 

En 2007, lors de la nomination de Vitus Huonder, le processus de sélection et le fait que le chapitre de la cathédrale n'ait pas son mot à dire dans la sélection des trois candidats, avait été montré du doigt. Parmi les trois noms proposés, seul Vitus Huonder était éligible, car les deux autres n'avaient aucun lien avec le diocèse, avait-on alors critiqué.

 

Une mauvais nouvelle pour le diocèse de Coire alors que Vitus Huonder réduit son opposition à 10 à 20 personnes, alors que ce sont plus de 340 agents pastoraux soutenus par plus de 180 sympathisants qui demandent un dialogue sincère plutôt que la moquerie. Dommage qu’un administrateur n’a pas été mis en place plutôt que de continuer ainsi.

 

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Publié le 4 Mai 2017

diariosobrediarios.com.ar nous montre dans son article du mercredi 3 mai 2017 que dans le cadre de l'initiative de l'épiscopat argentin de «réconcilier» les proches des disparus des personnes et les militaires qui sont responsables de leur mort, a reçu la «critique» de la présidente des Grand-mères de la Place de Mai, Estela de Carlotto pour qui c’est un «non sens» tout en excluant une possibilité de «réconciliation», et de Nora Cortinas, la présidente de la Fondation des mères de la Place de Mai pour qui c’est une «hypocrisie faite par l’Église, qui participa à la dictature et demande la réconciliation».

 

Les évêques «vont commencer à travailler aujourd’hui, quand vous entendrez les témoignages de parents de personnes disparues et des victimes de organisations de guérilla des années 70», dit Clarin. Pagina12 souligne que la déclaration de l'épiscopat «a évité de se référer aux parents des disparus au cours de la dernière dictature militaire» et les groupes qui luttent pour la «mémoire complète», où sont «intégrés majoritairement la famille et les amis de ceux qui ont condamnés et torturés par ceux qui ont commis des crimes contre l’humanité».

 

Cette «critique forte» est également publié dans La Nacion, et dans celui-ci, Mariano De Vedia fait remarquer que l'appel «a rencontré de la résistance» des organisations de défense des droits de l’homme qui ont «renouvelé leur critique de l'Église pour son action au cours de la dictature militaire et questionnent même le pape François qui est accusé de n'avoir jamais fait une homélie pour les personnes disparues, par des prisonniers politiques».

 

L’Église en Argentine en utilisant le mot «réconciliation» dans le cadre d'une Assemblée plénière de la Conférence épiscopale qui a invité le victimes de la dictature et d'autres victimes d'organisations de gauche armées, en les plaçant au même niveau que leur bourreau, a provoqué de vives critiques, car la plupart des Argentins ne semblent pas accepter cette idée de réconciliation alors qu’ils restent sans aide pour trouver les disparus et leurs enfants.

 

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Publié le 4 Mai 2017

Le LIVE Élections Présidentielles 2017 dans LeMonde.fr, LIVE PRÉSIDENTIEL de LCI.fr et le Direct de francetvinfo.fr de ce jeudi 4 mai 2017 nous montrent que Marine Le Pen et Emmanuel Macron se sont opposés durant deux heures et demie d’échanges de noms d’oiseaux et d’accusations ad hominem dans un débat rugueux et désordonné où il n'y a pas eu de round d'observation. Les deux finalistes se sont durement affrontés sur le terrorisme, l'Europe, l'économie. Ce fut un combat âpre, limite hors-jeu, et où les coups ont plu. Les deux finalistes de la présidentielle ne se sont absolument rien épargnés : les affaires, les caricatures, etc... Tout y est passé. Le favori des sondages s'est efforcé, face aux invectives répétées de son adversaire, de débusquer l'"irréalisme" et le "vide" du programme du FN.

 

Près de 16,5 millions de téléspectateurs ont regardé le débat de l'entre-deux-tours sur l'ensemble des chaînes qui le diffusaient mercredi 3 mai, un score inférieur à celui des derniers débats des élections de 2007 et 2012, selon les chiffres de Médiamétrie. TF1 et France 2, qui organisaient le débat, ont rassemblé à elles seules 15,1 millions de téléspectateurs, loin devant les chaînes d'info qui le diffusaient aussi.

 

Et comme le montre L’OBS dans son article «Le Pen face à Macron : le web se régale du calvaire des deux journalistes» nous montre que Les deux heures et demie de débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont été éprouvantes pour les journalistes, dont l'autorité a été mise à mal par les candidats souvent cacophoniques.

 

Si l'exaspération a pu se lire sur le visage des deux journalistes, c'est principalement à Nathalie Saint-Cricq que revenait la lourde tâche de faire taire Emmanuel Macron ou Marine Le Pen. La journaliste s'est parfois noyée dans le tumulte d'un débat aux mains des candidats. De son côté, Christophe Jakubyszyn semblait absent ou du moins pressé d'en finir. Sur Twitter, les internautes ont rivalisé d'inventivité pour illustrer cet aspect du débat. On est passé de ceux qui compatissent, à ceux qui étaient inquiets et imaginatifs.

 

Enfin dans le LIVE PRÉSIDENTIEL de LCI.fr, les trois principales autorités juive, protestante et musulmane, le grand rabbin de France Haïm Korsia, le pasteur François Clavairoly et le président du Conseil français du culte musulman Anouar Kbibech ont appelé "au vote républicain pour Emmanuel Macron" dans une déclaration commune. "Nous, profondément attachés aux principes républicains de notre devise 'liberté, égalité, fraternité', comme aux valeurs universelles d'accueil, d'ouverture à l'autre et de solidarité, invitons les Français à se mobiliser (...) pour faire triompher, par la voie des urnes, la France généreuse, tolérante et ouverte sur le monde."

 

Comme le montre e LIVE Élections Présidentielles 2017 dans LeMonde.fr aucun responsable catholique ne s'est joint à cette initiative interreligieuse, alors que le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, a redit mercredi son refus que l'Église prenne "parti".

 

Une présidentielle décevante qui nous propose un mauvais choix et débat d’une qualité discutable. Il n’y a plus rien à attendre de ces candidats.

 

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Publié le 3 Mai 2017

LePoint.fr nous montre ce mercredi 3 mai 2017 que le président de la Conférence des évêques de France (CEF) Mgr Georges Pontier, a estimé mercredi que "le rôle de l'Église est, plus que jamais, de ne pas prendre parti pour l'un ou l'autre candidat", et dénonce un "climat hystérisé" à quatre jours du second tour de la présidentielle.

 

Dans une interview sur le site de la CEF, l'archevêque de Marseille souligne que "la devise de notre pays est belle : liberté, égalité, fraternité" et qu'"elle est entre nos mains de citoyens", sans que l'on sache s'il s'agit d'une considération générale ou d'une indication pour le scrutin de dimanche.

 

L'épiscopat est critiqué depuis dix jours pour n'avoir pas pris position contre la présidente du Front national Marine Le Pen, alors qu'un vote pour le candidat d'En marche ! Emmanuel Macron est rejeté par une frange conservatrice de l'électorat catholique. Une vingtaine d'évêques se sont toutefois exprimés à titre personnel, certains rappelant des principes devant éclairer le choix des électeurs, d'autres - plus nombreux - exprimant plus ou moins directement un rejet des thèses de l'extrême droite. Le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux et ancien président de la CEF, s'est inquiété de l'abstention, porte ouverte "à toutes les aventures, y compris les plus extrêmes".

 

Vice-président de la CEF, Mgr Pascal Delannoy a relevé que "le score modéré de Marine Le Pen" (13,58 %) dans son diocèse de Seine-Saint-Denis était "le signe que la fraternité, la solidarité, le respect de l'autre qui animent nombre d'habitants de notre département sont les meilleures réponses que l'on puisse apporter aux discours qui veulent semer la discorde, la méfiance et la peur".

 

À rebours, Mgr Dominique Rey, évêque du diocèse de Fréjus-Toulon où Marine Le Pen est arrivée en tête au premier tour avec 30,43 %, a invité ses fidèles à "choisir en conscience", en ignorant "les exclusives de la médiacratie ou les consignes du prêt-à-penser". "Je perçois un certain émoi, du désarroi chez un nombre important de catholiques qui n'arrivent pas trop à se situer", a-t-il expliqué lors d'un entretien avec l'Association des journalistes d'information religieuse (Ajir). "Il faut rester à notre place, située à distance, rappeler des principes mais ne surtout pas donner de consigne de vote", a ajouté cette figure influente dans les milieux conservateurs.

 

Pour Jérôme Fourquet, de l'institut de sondage Ifop, "les catholiques pratiquants sont l'un des groupes les plus orphelins au second tour", puisque seuls 34 % d'entre eux ont choisi au premier un des deux finalistes (19 % Emmanuel Macron, 15 % Marine Le Pen, contre 46 % pour François Fillon). Ce qui peut expliquer, selon lui, des "prises de position de l'épiscopat moins stabilisées" que par le passé.

 

Si les évêques apparaissent en retrait, de nombreuses organisations catholiques ont pris part avec clarté au débat. Une trentaine de mouvements, du Secours catholique aux Scouts de France, ont appelé à refuser "la tentation du repli sur soi", la Conférence des religieuses et religieux de France (Corref, moines, frères et sœurs) invitant à opter "pour la fraternité, l'ouverture, l'hospitalité". Le quotidien La Croix s'est prononcé en faveur d'Emmanuel Macron.

 

Pour Mgr Pontier, "le rôle de l'Eglise est, plus que jamais, de ne pas prendre parti pour l'un ou l'autre candidat mais de rappeler à chaque électeur ce que notre foi nous invite à prendre en compte". Avant de citer : "le respect de la dignité de toute personne humaine, l'accueil de l'autre dans sa différence, l'importance de la famille et le respect de la filiation, la nécessité de respecter la liberté de conscience, l'ouverture au monde, la juste répartition des richesses, l'accès au travail, au logement...". Comme "aucun programme ne remplit tous ces critères", c'est "à chacun, à la lumière de l'Évangile, d'effectuer sa propre pondération et de voter en conscience", estime-t-il.

 

Comme le montre l’article d’Europe1.fr «L'Église a-t-elle donné des consignes de vote ces dernières années ?» c’est en 1972, que dans le sillage du concile Vatican II qui reconnaît aux catholiques la liberté de conscience, les évêques de France reconnaissent officiellement le pluralisme politique au sein de l’Église. Et le texte qu’ils adoptent est très clair, ils ne donneront plus de consignes. Aujourd’hui, pas de consigne de vote, mais des influences, toujours. Les évêques de France ont d’ailleurs publié en octobre une liste de critères pour aider les électeurs catholiques à choisir. Le texte rappelle les traditions "d’accueil et d’intégration de cultures différentes" du christianisme, certains y ont vu un appel au vote Alain Juppé.

 

Difficile pour les évêques qui sont critiqués quand ils s’opposent à une loi comme le mariage pour tous et sont accusés d’être à l’encontre de la laïcité, et maintenant qu’ils sont neutres on les accuse de ne pas dire pour qui voter. Ces élections ne sont pas de tout repos.

 

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Publié le 2 Mai 2017

Jérôme Cordelier nous montre dans son article dans LePoint.fr du lundi 1er mai 2017 que plusieurs grandes associations et personnalités de la société civile multiplient les initiatives contre "la tentation du repli sur soi".

 

Voilà une mobilisation qui pèse lourd. Plus lourd que la Manif pour tous ! L'organisation hostile au mariage gay, pour la première fois dans son histoire, a donné une consigne de vote, appelant ses militants à se prononcer contre Emmanuel Macron – et donc favorisant Marine Le Pen – au nom de la défense de la famille. Cette fois, ce sont les plus grandes associations, fondations et mouvements catholiques – dont le Secours catholique-Caritas France, Les Apprentis d'Auteuil, Entrepreneurs et dirigeants chrétiens, CCFD-Terre Solidaire, Ordre de Malte... – qui montent au créneau pour défendre une position radicalement opposée. Dans un texte intitulé «Transformons la clameur du monde en espérance», ces organisations, parmi les plus engagées sur le front social en France, sans citer précisément un nom de candidat, indiquent clairement quelle option elles soutiennent.

 

«L'autre est un don, soulignait le pape François lors de son dernier message de Carême, écrivent les signataires. Comme nous l'avions rappelé avant le premier tour de l'élection, nous pensons que les solutions aux problèmes auxquels notre société est confrontée se trouvent dans l'ouverture, le dialogue et la participation de chacun de nous pour construire ensemble une France et une Europe plus ouvertes et plus justes dans un monde de droit et de dignité.» Et les associations chrétiennes d'affirmer : «À l'heure de faire un choix entre deux visions de la société, ne cédons pas à la tentation du repli sur soi, refusons de laisser instrumentaliser l'Évangile, recentrons le débat sur les vrais sujets et transformons la clameur du monde qui nous entoure en espérance. Réaffirmons notre foi en l'autre, tout homme et tout l'homme, et en nos capacités à construire notre destin commun.»

 

Les jésuites aussi se mobilisent. Études, première revue intellectuelle de France par le nombre de ses lecteurs, a signé le texte du Secours catholique. Et le Ceras, le mouvement ignacien d'action sociale, qui fut à l'origine il y a quelques mois de la brochure «Face au Front national : écouter, comprendre et agir» signée par la plupart des associations précédentes et diffusée par La Croix, publie un texte très charpenté sur le sujet. «La méditation de l'Évangile et l'attention à l'enseignement de l'Église nous interdisent de soutenir le Front national par notre vote, ni même par l'abstention», écrit le Ceras. Lequel désigne nommément l'ennemi : «Le Front national, porteur depuis ses origines d'une contestation des institutions mêmes de la démocratie, rend possible une dérive totalitaire. C'est le premier risque à prendre en compte : que pourrons-nous défendre de nos visions sociales et sociétales si le débat et les instances démocratiques sont mis à mal ? Si la liberté pour les associations de manifester leur solidarité avec des personnes en détresse [migrants par exemple] est restreinte, voire supprimée ? S'il faut dissimuler tout signe d'appartenance religieuse dans l'espace public ?»

 

Aux catholiques qui, par action ou par omission, seraient tentés de favoriser l'extrême droite, les jésuites rappellent que «tous les papes, depuis Jean XXIII, ont répété avec force que le refus de l'étranger est incompatible avec la fidélité à l'Évangile. La dignité d'une personne humaine, cœur de la doctrine sociale de l'Église, ne dépend pas de sa nationalité, de sa religion, de son statut juridique ni de la couleur de sa peau». Conclusion, au nom de la doctrine sociale de l'Église : «L'espérance qu'offre la foi chrétienne nous invite à l'ouverture, non au repli.»

 

Par ailleurs, une pétition lancée en ligne par des catholiques a recueilli en quelques heures plus de 1000 signatures, de la part de nombreuses personnalités engagées dans tous les domaines de la société civile. «Il y a urgence !» s'exclament les signataires. «À notre tour, nous, qui sommes également chrétiens, souhaitons énoncer les raisons qui nous conduiront à voter Emmanuel Macron le 7 mai prochain», poursuivent-ils, assurant notamment que «les solutions que propose Marine Le Pen sont dangereuses et néfastes pour ceux-là mêmes qu'elle dit vouloir défendre».

 

Enfin comme nous le montre LeMonde.fr ce mardi 2 avril dans «"La Croix" choisit Emmanuel Macron», nous montre que le journal La Croix a exprimé mardi son soutien à Emmanuel Macron, soulignant que "face à ce qui risque d'advenir avec Marine Le Pen, l'abstention ne suffit pas". "Notre journal n'a pas coutume d'exprimer une préférence parmi les candidats à une élection, souligne l'éditorial du quotidien catholique intitulé "Notre choix". Cette règle n'a connu qu'une exception, en 2002, lorsque les Français eurent à choisir entre Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen."

 

La hiérarchie catholique est prise entre deux feux et elle n’a pas donné de consigne de vote pour Emmanuel Macron car beaucoup de catholiques refusent de le soutenir. C’est pour cela qu’une dizaine d’évêques catholiques se sont exprimés en faveur d’un vote barrage contre le FN comme Mgr Marc Stenger, à Troyes, Mgr Pierre d’Ornellas, à Rennes, Mgr Christophe Dufour, à Aix, Mgr Pascal Wintzer, à Poitiers, Mgr Denis Moutel, à Saint-Brieuc, Mgr Dominique Lebrun, à Rouen, Mgr Jean-Paul Jaeger, à Arras, et Mgr Dominique Rey, à Toulon, sans toutefois citer le nom d’Emmanuel Macron. Mgr Jacques Blaquart, à Orléans est le seul à l’avoir fait. Difficile de se mettre en marche.

 

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Publié le 1 Mai 2017

Comme nous le montre le LIVE PRÉSIDENTIEL de LCI.fr, le Direct Manifestations de Libération.fr et le Direct Élections Présidentielles de L’Express.fr nous montrent qu’à 6 jours de 2e tour de l'élection présidentielle, Marine Le Pen et Emmanuel Macron ont rassemblé leurs troupes pour les 2 derniers grands meetings de la campagne. La première, à Villepinte, a donné une large place à Nicolas Dupont-Aignan et de nombreux observateurs remarquent qu'il n'y a jamais été question de l'Euro et de son éventuelle sortie. Ni les journalistes de l'émission Quotidien, ni ceux de Mediapart n'ont été autorisés à assister au meeting de Marine Le Pen à Villepinte. Ce lundi, un journaliste du Monde a également affirmé que les journalistes présents au meeting du FN n'avaient pas le droit de quitter les tables réservées à la presse, "sous peine de perdre leur accréditation".

 

Le second à La Villette a affiché le plus large éventail de ses soutiens comme Jean-Yves Le Drian, François Bayrou, Bertrand Delanoë et les ex-ministres de Jacques Chirac Jean-Jacques Aillagon et Marie-Anne Montchamp avec une nouvelle venue : Ségolène Royal. Avant cela, d'Emmanuel Macron a continué sur l'un des éléments stratégiques clés pour cet entre-deux tours de l'élection présidentielle. Après avoir rendu hommage aux disparus de la Shoah, le candidat d'En Marche! a déposé une gerbe au pied de la stèle en mémoire de Brahim Bouarram. Emmanuel Macron multiplie les symboles historiques pour renvoyer l'extrême droite à ses racines.

 

Dans son meeting à La Villette, où selon les organisateurs, 12 000 personnes étaient présentes. Tapant à bras raccourci sur sa concurrente, le candidat d'En Marche! a dénoncé "le parti de l'anti-France" que serait le FN. "Soyons fiers d'être Français!" C'est par ces mots que le candidat d'En Marche! a clos son meeting, après s'être adressé aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon. Mais pas forcément pour les cajoler. Tout en assurant de son respect les Insoumis qui voteraient pour lui pour ensuite contester sa politique, Emmanuel Macron a refusé d'ouvrir une brèche sur son projet de réforme du droit du travail.

 

Comme le montre francetvinfo.fr dans son Direct Présidentielle le candidat d'En marche ! a reçu dimanche un soutien de poids, en la personne de Jean-Louis Borloo. En retrait total de la vie politique depuis trois ans, l'ancien président de l'UDI s'est dit "terrorisé" par les atermoiements de responsables politiques à voter Macron, et qu'il s'engageait "à fond" derrière celui qu'il veut "aider" car c'est "le seul catalyseur du choix de l'avenir".

 

Ensuite LeMonde.fr nous montre la désunion des syndicats en ce 1er mai dans son article «Partout en France, les syndicats désunis face au Front national, des heurts en tête du cortège à Paris». Les uns appellent à "faire barrage" à Marine Le Pen, les autres à plébisciter Emmanuel Macron et d’autres encore à "battre les deux candidats". Loin de faire bloc comme en 2002 contre le Front national, les syndicats célèbrent le 1er-Mai de 2017 en ordre dispersé. Des heurts ont eu lieu en tête de cortège où des Black Bloc se sont positionnés devant les organisations. Ces affrontements ont fait trois blessés parmi les forces de l'ordre, dont un sérieusement par des brûlures. Les 311 rassemblements et manifestations syndicales du 1er-Mai, organisés entre les deux tours de la présidentielle, ont réuni entre 142 000 (ministère de l'Intérieur) et 280 000 (CGT) personnes en France.

 

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Publié le 30 Avril 2017

39 ans dans un pays qui ne sait pas où il va

Nous avons 39 ans aujourd’hui. Dans le champ de ruine que nous a laissé le gouvernement social libéral de François Hollande, nous avons le choix avec la mondialisation heureuse de Macron qui laisse de côté ceux qui en sont les perdants et le populisme de Marine Le Pen qui vend du rêve pour gagner à lui ces perdants de la mondialisation.

 

Nous ne nous y retrouvons pas. Le pape François non plus comme le montre hier sa conférence de presse dans l’avion qui le ramenait en France : «Sur la France, a-t-il répondu, je vous le dis sincèrement : je ne saisis pas bien la politique intérieure française.» Et «Des deux candidats, je ne connais pas l’histoire. Je sais que l’un représente la droite “forte” mais l’autre, je ne sais pas qui il est, alors je ne peux pas donner une opinion.»

 

Il n’est plus le temps de regarder ce qui est mieux pour nous, car le choix est mauvais. Au lieu de proposer la mondialisation heureuse, il faudrait permettre aux travailleurs de faire de l'autogestion ou même de permettre le contrôle de la production par les ouvriers, ainsi ils pourraient maintenir la production industrielle en temps de crise économique grave. Les agriculteurs pourraient créer des unités de production collective et aussi des coopératives afin d'assurer les salaires et les emplois. Dans les quartiers pauvres, il faut stimuler la lutte pour l'amélioration des conditions de logement. Ainsi les travailleurs seront libérés d’une économie de plus en plus centrée autour de la finance. Les capitaux ne bénéficient plus à l’économie réelle aujourd’hui mais au marché.

 

Et la hiérarchie de l’Église dans tout cela est peu audible, car elle aussi est peu motivée dans ce choix politique puisqu’elle doit choisir entre le libéralisme économique et la populisme. Pourtant, Michael Moore dans son film documentaire Capitalism : A Love Story en 2009 nous le montre demander au père Dick Preston, de Flint au Michigan (États-Unis) si le capitalisme est un péché, la réponse de celui-ci est sans ambages : «Oui, pour moi pour beaucoup d’autres à mon époque, le capitalisme est un mal, c’est le contraire de tout ce qui est bon, c’est le contraire du bien commun, c’est contraire à la compassion, ainsi que prône toutes les religions. Le capitalisme, c’est précisément ce que tous les livres saints, le notre en particulier désigne comme injuste et que Dieu viendra éradiquer d’une façon ou d’une autre». Il conclue par «Le capitalisme est mauvais, il devrait être éliminé.»

 

Puis, il va voir le père Peter Dougherty qui lui dit que «c’est immoral, c’est obscène, c’est scandaleux.» Pour lui, «c’est le mal absolu, le mal absolu». Enfin, il va voir l’archevêque Thomas Gumbleton qui n’est pas plus tendre avec le capitalisme : «Le système ne semble pas apporter le bien être à tout le monde, et c’est ce qui le rend par sa nature intrinsèque contraire à la parole de Jésus qui disait : «Heureux vous les pauvres, malheur à vous les riches». C’est dans l’Évangile selon saint Luc.» Puis Michael Moore revient au père Dougherty lui demandant pourquoi nous avons toléré ce système aussi longtemps, sa réponse est très intéressante : «Le système a en son sein, ce qu’on appelle une propagande. J’ai une crainte mêlée de respect pour la propagande, c’est la capacité à convaincre les gens qui sont victimes d’un système de soutenir ce même système et de le considérer comme un bien.»

 

Michael Moore donne une vision du catholicisme qui est aussi la notre : «Quand j’étais petit, je voulais être prêtre, ce n’était pas à cause des jolies robes, des chevaliers de Colomb, ni même des nonnes qui étaient si gentilles avec moi, c’était à cause de ces prêtres qui avaient marché depuis Selma pour manifester contre la guerre, ceux qui vouaient leur vie aux pauvres. Ils m’avaient clairement expliqué ce qu’avait dit Jésus : que les premiers seraient les derniers, et que les derniers seraient les premiers, que les riches auraient beaucoup de mal à entrer au Paradis, qu’on serait jugé sur notre façon de traiter les plus démunis d’entre nous et qu’il n’y avait personne de plus important pour Dieu que les pauvres. Mais depuis, il semble que Jésus a été détourné par de nombreuses personnes qui croient que le Fils de Dieu a été envoyé ici pour faire le Paradis des nantis.»

 

Ne soyons pas naïf, choisir le néolibéralisme économique soutenant l'ouverture du marché des capitaux qui est un facteur de risque, les politiques d'austérité et de privatisations qui mènent à la réduction du rôle de l’État providence et creuse les inégalités pour contrer le populisme qui n’est qu’un capitalisme fermé qui entraîne l’abolition des syndicats, le gel des salaires et la baisse de la masse salariale, la hausse des impôts sur le revenu, la baisse consommation comme dans une économie dérégulée, c’est comme contrer un pistolet avec un couteau.

 

Jésus a annoncé le Royaume de Dieu qui amènera la libération et le bien-être des gens impliquant le jugement de Dieu pour ceux qui opprimaient le peuple. Cette annonce menait à une transformation historique, qui serait qualifié de «révolution» aujourd’hui. L’ordre ancien devait être remplacé par un nouvel ordre social-politique, c'est-à-dire le «royaume de Dieu», et Jésus invitait le peuple à y «entrer». Jésus ne s'adressait pas simplement aux individus mais appelait une réponse sociale collective. Jésus appelait à des communautés renouvelées d'alliance locales conçues dans des termes familiaux non patriarcaux. Ses disciples ont ensuite concentré leurs activités sur la revitalisation de la vie communautaire locale. Ce choix est plus intéressant que celui qu’on nous propose aujourd’hui.

 

Casimiro Alexandre et Raphaël

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Publié le 29 Avril 2017

Égypte : le pape célèbre une messe devant des milliers de fidèles

LePoint.fr nous montre ce samedi 29 avril 2017 qu’en visite éclair pour promouvoir la paix et la concorde entre musulmans et chrétiens au Caire, le pape argentin a célébré une messe.

 

Quelque 15 000 fidèles, selon le Vatican, ont assisté à la cérémonie religieuse terminée à 11 h 30 locales, soit la moitié de la capacité du stade de l'armée de l'air, situé dans la banlieue du Caire, où le pape François a célébré samedi une messe, sous surveillance policière draconienne trois semaines après des attentats contre la minorité chrétienne d'Égypte.

 

Au second et dernier jour de sa visite en Égypte, pays placé sous état d'urgence après la multiplication d'attentats djihadistes, le souverain argentin, debout à l'arrière d'une voiturette de golf, est apparu dans le stade entouré de gardes du corps portant lunettes noires. Souriant, le pape de 80 ans est descendu du véhicule pour saluer un petit groupe d'enfants habillés de tenues dorées inspirées de l'Égypte ancienne. Dans les tribunes, la foule de fidèles portant des casquettes blanches agitait des drapeaux aux couleurs jaunes et blanches du Vatican. Au son des chants religieux, le pontife est monté sur une grande estrade et a embrassé l'autel.

 

Il a ensuite entamé son homélie, prononcée en italien et traduite en arabe par un interprète. Le pape François, venu en Égypte pour promouvoir la paix et la concorde entre musulmans et chrétiens, a estimé que la vraie foi est celle qui conduit «à vivre la culture de la rencontre, du dialogue, du respect et de la fraternité». «L'unique extrémisme admis pour les croyants est celui de la charité ! Toute autre forme d'extrémisme ne vient pas de Dieu et ne lui plaît pas !» a-t-il martelé.

 

Tout au long du parcours du pape au Caire, des policiers étaient postés tous les cinquante mètres. Le stade choisi pour la messe, en dehors de la ville, est facile à sécuriser. Dès les premières heures de la matinée, les fidèles à bord d'une noria de bus avaient passé plusieurs barrages de police pour arriver au stade militaire survolé par un hélicoptère. Des sœurs vêtues en gris et beige, des scouts couverts de badges, des familles, des hommes en costume, des jeunes en jeans, des prêtres orthodoxes et catholiques, des personnes âgées marchant avec des cannes ont assisté à la messe. Nabil Choukri travaille à la foire du Caire, qui suit le livret de la cérémonie en arabe, tient un petit drapeau jaune et blanc du Vatican. «C'est très important qu'il soit là. Nous n'avons pas peur d'aller à l'église en Égypte», dit-il.

 

Le rassemblement religieux vise à réunir devant le pape tous les rites catholiques du pays, notamment les églises copte, arménienne, maronite et melkite, avec une liturgie en arabe et latin. Des dignitaires religieux musulmans étaient également présents. Après un déjeuner samedi avec des évêques égyptiens, le pape François est allé à la rencontre de futurs prêtres qui étudient dans un séminaire copte-catholique au sud du Caire comme le montre l’article de la-Croix.com ‘Le pape François aux prêtres égyptiens : «Votre identité est d’être coptes»’, avant de quitter l'Égypte après une visite de 27 heures, sa première dans ce pays à majorité musulmane.

 

Il a remercié les 1500 prêtres, religieux, religieuses et séminaristes catholiques égyptiens présents pour leur «témoignage». Il les a également appelé à être la locomotive qui tire le train en avant, droit vers le but, d’être des semeurs d’espérance, des bâtisseurs de ponts et des artisans de dialogue et de concorde, tout en leur demandant d’éviter sept tentations : 1) la déception et le pessimisme, 2) se plaindre continuellement, 3) le bavardage et la jalousie, 4) de se comparer aux autres, 5) le pharaonisme, 6) l’individualisme et 7) la tentation de marcher sans boussole et sans but.

 

L'Égypte compte une communauté catholique d'environ 272 000 fidèles, soit 0,3 % de la population égyptienne. Les catholiques sont présents dans ce pays depuis le Ve siècle. La venue du pape – près de trois semaines après un double attentat-suicide djihadiste qui a fait, le 9 avril, 45 morts dans deux églises coptes orthodoxes le jour du dimanche des Rameaux – prend un caractère hautement symbolique pour les chrétiens d'Égypte. Après son arrivée vendredi au Caire, le chef spirituel de près de 1,3 milliard de catholiques a abordé plusieurs sujets à résonance particulière au Moyen-Orient comme la prolifération des armes ou les «populismes démagogiques» qui «n'aident pas à consolider la paix et la stabilité».

 

Fervent défenseur de l'œcuménisme, le pape François a eu vendredi soir une rencontre privée avec le pape copte orthodoxe d'Égypte Tawadros II. Ils se sont joints également pour une prière commune à l'église copte Saint-Pierre et Saint-Paul, frappée en décembre par un attentat djihadiste (29 morts). Les deux papes ont notamment appelé à «l'unité», en rappelant que la violence des extrémistes cible sans distinction les chrétiens, catholiques ou orthodoxes.

 

Beaucoup de chrétiens d'Égypte s'estiment tenus à l'écart des postes-clés, tandis que leur appartenance religieuse est inscrite sur leurs papiers d'identité. Le pays compte la plus grande communauté chrétienne du Moyen-Orient. Les djihadistes ont menacé de multiplier les attaques contre les Coptes, qui sont environ 10 % des 92 millions d'Égyptiens. Le déplacement du pape François, le deuxième d'un pape en Égypte dans l'époque moderne, intervient 17 ans après celui de Jean-Paul II, qui avait marqué les esprits.

 

Le pape François met en avant la charité comme réponse au terrorisme pour les chrétiens et les musulmans et souhaite l’unité entre chrétiens, ce qui est plutôt intéressant. Mais ce passage va-t-il aider les chrétiens égyptiens, rien n’est sûr ? Cela peut leur donner du réconfort, mais ne change pas leur vie.

 

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Publié le 29 Avril 2017

LeMonde.fr dans son article du vendredi 28 avril 2017 intitulé «Voter contre Le Pen aujourd’hui, c’est faire gagner le Front national dans cinq ans» nous montre qu’au premier tour de la présidentielle, ils ont voté pour Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, François Fillon ou un plus petit candidat. Cette fois, ce sera blanc. Ou bien sans eux. Parce qu’entre la candidate du Front national (FN) et le leader d’En marche !, le choix est «impossible». Parce qu’ils ont «assez donné avec le front républicain» et le «vote barrage» en 2002. Ou parce qu’ils refusent d’offrir «un bon score» à Emmanuel Macron, dont la victoire leur semble acquise. Cela se double du fait qu’avec l'élimination au premier tour du Parti socialiste et des Républicains, la question du nombre d'assesseurs disponibles pour tenir les bureaux de vote au second tour se pose.

 

Aujourd’hui, Delanoë essaye de faire culpabiliser ceux qui sont tentés par le vote blanc et l’abstention dans l’article «Delanoë fait un parallèle entre la présidentielle et la victoire d'Hitler en 1933» du HuffingtonPost.fr. "Hitler a été élu par le suffrage universel", selon lui car l'extrême gauche n'a pas voulu choisir entre les sociaux démocrates et les nazis. Heureusement que l’ancien maire de Paris n’est pas historien, car ce qu’il a dit est inexact.

 

Ce n’est pas que l’extrême gauche n’a pas voulu choisir entre les sociaux démocrates et les nazis, c’est plus complexe. Lors des élections présidentielles de 1932, le KPD ne voulait pas faire barrage à Hitler avec l’ultraconservateur Hindenburg comme le souhaitait le SPD, il aurait préféré une candidature de front unique de la gauche, et il fut aussi contraint de ne pas s’allier au SPD par Moscou lors des élections législatives de 1932 et 1933 au grand dam des élus locaux qui combattaient Hitler avec les sociaux-démocrates. Enfin Hitler n'a jamais été «élu» chancelier par les Allemands puisqu’il n’est jamais arrivé à obtenir la majorité absolue aux législatives de juillet et novembre 1932 où il perd entre ces deux élections 2 millions de voix et en 1933 ce qui lui aurait permis de prendre le pouvoir légalement, il a été «hissé au pouvoir» en 1933 par une poignée d'industriels et d'hommes de droite.

 

Pour bien enfoncer le clou, Emmanuel Macron continue la culpabilisation envers ceux qui sont tentés par l’abstention et le vote dans l’article de L’OBS «Macron à Oradour-sur-Glane : "Ne pas se souvenir, c'est prendre le risque de répéter l'Histoire"». "Décider de ne pas se souvenir c'est prendre le risque de répéter l'histoire", a déclaré Emmanuel Macron vendredi à Oradour-sur-Glane, où il rendait hommage aux victimes du village martyr. "J'ai vu ici une page de l'histoire de France des plus noires", mais aussi "une France renaissante", a déclaré le candidat d'En marche!, saluant une "volonté à chaque fois de renaître, de reconquérir". "C'est le visage que le nouveau village d'Oradour donne. C'est ce visage de la France, avec toute sa mémoire, que je veux porter aujourd'hui", a-t-il ajouté.

 

Mais cette utilisation de l’histoire à des buts politique a du plomb dans l’aile comme le montre l’article de sudouest.fr «Comment le vote FN s’est progressivement banalisé depuis 2002». Entre 2012 et 2014, l’usure des deux partis de gouvernement profite au FN. Jusque-là, quand un parti était au pouvoir, le principal parti d’opposition voyait sa cote de popularité remonter. Là, ça ne s’est pas passé. L’UMP et le PS restaient dans l’impopularité. Les gens ont eu envie d’autre chose, et ça s’est traduit par l’attrait de Marine Le Pen. Puis en 2015, Marine Le Pen exclu son père, une stratégie qui permet au FN de signer encore de belles performances lors des deux élections de 2015, et entre 2016 et 2017 le FN se positionne peu à peu comme la première force politique du pays, car la conséquence de l’incapacité des autres partis à incarner une vraie alternative pour combattre le FN a finalement banalisé ce parti. On apprend également sur marianne.net dans son article du mardi 25 avril 2017 «Les électeurs de Macron ne comptent pas sur lui pour... améliorer leur sort» que le vote utile a favorisé Emmanuel Macron et qu’une grand partie de ses électeurs pensent que leur situation personnelle ne changera ou s’améliorera pas avec lui.

 

Pendant ce temps comme le montre Le LIVE Présidentielle dans LeMonde.fr, Marine Le Pen lance un appel aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon, car les électeurs de Jean-Luc Mélenchon semblent plus animés par le rejet d’Emmanuel Macron que par la crainte du FN, alors qu’EELV appelle les forces qui se réclament de la gauche et de l'écologie à des candidatures communes pour les élections législatives, tandis que Benoît Hamon appelle la reconquête des villes et des campagnes mais aussi des têtes et des cœurs, qui doit commencer dès les législatives prochaines. Pour lui, tous les efforts de rassemblement et d’unité doivent être faits en vue de cet objectif. Mais Benoît Hamon n’a pas été entendu puisque Libération.fr dans son article «Au PS, la synthèse fait son grand retour» nous signale que pour sauver les meubles (et les places) aux élections législatives, la direction socialiste compte livrer, dans une semaine, un programme qui contente autant les héritiers de Hollande que les soutiens de Benoît Hamon. Cela amène la colère de certains élus socialistes qui aimeraient que le PS ait une ligne claire.

 

LeMonde.fr dans LE BRIEF PRÉSIDENTIEL nous apprend que le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan a annoncé, vendredi 28 avril sur France 2, qu’il «soutient» Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle. «Nous avons beaucoup discuté cette semaine, j’ai pris mon temps, a expliqué Nicolas Dupont-Aignan. Nous avons signé un accord de gouvernement avec une évolution de son programme, avec des éclaircissements et des ajouts de mon programme.» Ensuite francetvinfo.fr dans LE LIVE Présidentielle de ce samedi 29 avril 2017 nous montre que sur YouTube, Jean-Luc Mélenchon le leader de La France insoumise, qui ne s'était pas exprimé depuis dimanche soir, a répliqué peu après : "Tout le monde sait" qu'il ne votera "pas Front national" mais pas question de dire ce qu'il va faire en se rendant aux urnes le 7 mai : vote Macron, vote blanc ou vote nul.

 

Enfin LE LIVE Présidentielle de francetvinfo.fr de ce samedi nous signale que dans un entretien au Figaro, Emmanuel Macron exclut toute "coalition" avec le PS ou Les Républicains, s'il est élu président. Au passage, il écorche Jean-Christophe Cambadélis et François Baroin. Il ne s’est pas dérangé dans son meeting à Châtellerault à critiquer Jean-Luc Mélenchon qui n’a pas appelé à voter pour lui et rien à gagner à le soutenir puisque son but est de maintenir l'unité du mouvement qui s'est constitué autour de sa candidature pour qu'il puisse devenir la première force politique aux élections législatives. Pas sûr que cela donne envie de voter pour lui.

 

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