Publié le 12 Avril 2017

Invité de la matinale de LCI de ce mercredi 12 avril 2017, le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière, a lancé un appel à Benoît Hamon. Compte tenu de la dynamique du candidat de la France insoumise, il l’invite à "ne pas être un obstacle à la volonté populaire qui monte". En clair, à se désister... "Si le fait qu'il maintienne sa candidature empêche Jean-Luc Mélenchon d'être au second tour, je pense que Benoît Hamon intérieurement le vivra mal..", a déclaré Alexis Corbière.

 

Je ne pense pas qu’il le vivra mal. Il faut se rappeler que Jean-Luc Mélenchon a rejeté tous les accords que Benoît Hamon a voulu faire avec lui et même de se retirer pour lui. Alexis Corbière croit qu’il peut venir et demander maintenant à Hamon de se retirer. Ce n’est pas lui qui va rembourser la campagne du PS et les frais que ce parti a accepté de payer durant les législatives pour EELV, car la France insoumise n’est pas un parti et n’a pas les moyen de le faire. Enfin, le PS n’a rien à y gagner car il ne croit pas aux propositions de Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon est en désaccord avec lui sur les questions européennes, sur comment se fera la VIe République et sur le revenu universel. Un désistement du candidat socialiste est impossible.

 

Combatif Benoît Hamon n’abandonne pas comme le montre l’article de Libération.fr, «Benoît Hamon s'en prend à la «vingtaine de dirigeants socialistes de premier rang» qui ne le soutiennent pas». Benoît Hamon (PS) s'en est pris ce mercredi à la "vingtaine de dirigeants socialistes ou ministres français de premier rang" qui n'appuient pas assez sa candidature à la présidentielle, dans un entretien publié par "Les Echos".

 

Évoquant le leader des sociaux-démocrates allemands Martin Schulz, il déclare : "Je note qu'il m'a encore apporté son soutien ce week-end et qu'il en fait plus pour ma candidature qu'une vingtaine de dirigeants socialistes ou ministres français de premier rang". "Avec François Hollande, mon désaccord date de 2014 : je considère à ce moment-là que le déséquilibre sur la politique de l'offre va être dommageable et que la courbe du chômage ne va pas s'inverser... Je ne pense pas m'être complètement trompé", déclare également Benoît Hamon. Pour lui, une victoire de Marine Le Pen, improbable en mai, est en revanche possible en 2022 "si on continue à mettre en œuvre des politiques libérales". "Je ne vois pas en quoi le programme d'Emmanuel Macron aurait des résultats différents. Il ne propose pas une mesure sociale dans ses cent premiers jours. Rien, le néant absolu !", dénonce le candidat du PS.

 

"J'assume un désaccord profond avec Jean-Luc Mélenchon sur la question européenne", réaffirme Benoît Hamon. "Je ne crois pas à son plan A, parce qu'il place beaucoup trop haut le niveau de ses exigences de renégociations des traités pour que celui-ci soit réaliste. Donc en réalité il n'y a chez lui que le plan B, à savoir la sortie de l'Union européenne. Et moi, je ne souhaite pas une telle issue".

 

140 000 emplois dans l'habitat, 125 000 dans les énergies renouvelables et la chimie verte ou encore 112 000 dans l'accompagnement des personnes âgées… Benoît Hamon a dévoilé ce mercredi dans un entretien aux Echos son plan pour créer un million d'emplois comme nous le montre le LIVE Présidentiel de LCI.fr. Il souhaite notamment créer des emplois dans les petites et moyennes entreprises "grâce au made in France et (au) fait que leur sera réservé 50% de la commande publique" ainsi qu’augmenter les effectifs de la fonction publique. "Un million d'emplois, ça me paraît raisonnable avec une politique de relance aujourd'hui, avec une croissance qui serait, je pense, plus riche en emplois", explique le candidat du PS.

 

Enfin, pour ceux qui veulent punir le gouvernement, il faudrait choisir le bon candidat, car François Hollande ne semble pas soutenir Benoît Hamon comme le montre l’article de L’OBS : «À 10 jours de la présidentielle, François Hollande s'inquiète de la tournure de la campagne». "Cette campagne sent mauvais", déplore le chef de l'État, qui voit d'un mauvais œil le phénomène Mélenchon et la confiscation des débats par les affaires. S'il craint qu'un soutien trop précoce à Emmanuel Macron ne soit contre-productif, il évoque cependant sa candidature en des termes favorables - et rappelle qu'il n'a pas découragé le projet de son ministre de créer, au printemps 2016, son propre mouvement politique.

 

Quant à l'ex-frondeur Benoît Hamon, descendu sous les 10% dans les sondages ? Expédié d'une plaisanterie assassine, raconte "le Monde", tandis qu'il croisait deux de ses soutiens, la maire de Paris Anne Hidalgo et son directeur de campagne Jean-Marc Germain : "Alors, elle se passe comment cette campagne ?" leur aurait-il lancé d'un ton badin au palais de Tokyo.

 

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Publié le 11 Avril 2017

Libération.fr nous montre dans son article du mardi 11 avril 2016 nommé ««Résistons!», le livre programme de Jean Lassalle» que Jean Lassalle, candidat à l'élection présidentielle, publie vendredi un livre, Résistons ! (éd. La Différence), à mi-chemin entre manifeste et programme électoral pour «retaper la France». «Liberté, Egalité, Fraternité. Je ne connais pas de plus beau programme. Pourtant, que reste-t-il de nos beaux principes ?», écrit le député centriste (ex-MoDem) des Pyrénées-Atlantiques en préambule. Au fil des pages, il porte l'estocade au président François Hollande, dont le bilan dans la lutte contre la spéculation financière est, selon lui, «proche du néant» ainsi qu'à la classe politique, qui a fait de ses mandats une «profession». Il veut aussi, notamment, mettre fin à l'exploitation du pétrole, qui a mené la France à des «guerres indignes d'un pays civilisé».

 

Pour lui, tous ces maux engendrent «désespérance, incivisme, désordre et impopularité des gouvernants» et permettent à l'extrême droite de prospérer. Estimant être «le seul à pouvoir rassembler», n'étant pas le «candidat des pauvres contre les riches», ni celui des «lobbies» ou d'un «parti», Jean Lassalle propose de réorienter l'Europe vers une «société du partage et de la justice sociale» à travers une «meilleure répartition des richesses». Il souhaite faire des campagnes une grande cause nationale, détruire «la dictature de la spéculation», investir massivement dans les énergies renouvelables et la recherche fondamentale, renouer avec la mer et les outre-mer et "assainir" la vie politique. En somme, le «berger-candidat» de 61 ans dit offrir aux Français le choix d'une «révolution pacifique et bienveillante» et les appelle à «rompre avec le cycle de la médiocrité, de la désespérance et finalement de la régression».

 

Pendant ce temps, certains souhaitent que Benoît Hamon se retire pour Jean-Luc Mélenchon, mais une dynamique sondagière ne fait pas le vote des urnes. Et Hamon aurait tort de céder sa place à un tribun, car l’histoire a toujours montré que ces derniers ne savent pas gouverner. Prenons l’exemple de Léon Gambetta dont ses contemporains admiraient en lui un génie oratoire, dont le verbe soulève les auditoires populaires plus encore que les assemblées parlementaires. Pourtant, Gambetta forma un éphémère grand ministère d’union républicaine le 14 novembre 1881 et il ne dura que deux mois (73 jours) à cause de l'inquiétude suscitée par ses projets. Des refus successifs le font échouer (aucun leader de gauche et de droite ne voulant l’aider), et c’est un ministère d’hommes jeunes et peu connus qu’il forme surtout avec ses fidèles. Son action rencontre l’opposition des droites et des radicaux et de certains républicains eux-mêmes notamment dans la création de deux nouveaux ministères à l'agriculture et aux arts est contestée au point que la Chambre en mégote les crédits, sa réforme constitutionnelle sur le recrutement du Sénat et le recours au scrutin de liste pour l'élection des députés; sa réforme de la magistrature et son recours à emprunt pour soutenir l'agriculture et la conversion de la rente. Son charisme et son activisme font peur, mais son attitude autoritaire de vis-à-vis de la Chambre blesse aussi les parlementaires. Son gouvernement disparaît le 30 janvier 1882.

 

Jean-Luc Mélenchon semble suivre cette voie, car il ne pourra pas avoir le soutien du PS, EELV et du PRG, car Benoît Hamon préférera refuser de le rejoindre dans son aventure dangereuse pour son avenir politique. Le caractère autoritaire de ce dernier rendra impossible toute réunion de la gauche autour de lui et il devra former un gouvernement avec ses proches qui n’ont aucune expérience politique durable, vu qu’être dans l’opposition était plus confortable. Enfin, sa réforme de la VIe République avec une Constituante de citoyens ne pourra pas passer sans avoir une majorité confortable à l’Assemblée nationale et il faut dire que la France insoumise n’a pas d’assise locale, puis elle devra encore passer devant le Conseil constitutionnel qui acceptera difficilement qu’on dénie au Parlementaires ce droit. Ses dépenses de 173 milliards et son emprunt de 100 milliards à la BCE devront aussi avoir l’accord de l’Assemblée nationale. Comme tous les tribuns, Mélenchon a le verbe haut mais ce n’est pas ce qui fait de vous un bon gouvernant.

 

L’OBS dans son article du mardi 11 avril 2017 «Benoît Hamon envoie une lettre à neuf millions de Français pour relancer sa campagne» nous fait savoir qu’une lettre signée de Benoît Hamon et publiée à neuf millions d'exemplaires a commencé à être envoyée aujourd'hui aux Français pour les inviter à "voter pour", dans l'espoir de relancer la campagne du candidat socialiste.

 

"Je vous demande de m'élire président de la République française", écrit Benoît Hamon dans sa "lettre aux Françaises et aux Français", dont l'AFP a eu copie. "Ces dernières semaines n'ont ébranlé aucune de mes convictions, elles les ont confirmées", assure le candidat qui plafonne sous les 10% d'intentions de vote dans les derniers sondages, largement distancé depuis trois semaines par le candidat de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon.

 

"Je ne me résigne pas à ce que cette élection se résume à un retour vers le passé le plus sombre de notre histoire", écrit-il. "Vous allez voter dans quelques jours", dans le contexte de l'élection de Donald Trump aux États-Unis, du Brexit, et alors que "la dynastie xénophobe du Front National est aux portes du pouvoir chez nous", dit-il aussi. "Mon projet est clair et novateur, social, écologique, républicain et européen et il le restera", explique Benoît Hamon, invitant comme souvent dans ses meetings de campagne à voter "pour" : "Pour plus d'égalité, pour plus de pouvoir d'achat, pour plus de travail, pour plus d'écologie, pour une Europe libérée de l'austérité, pour plus de fraternité, pour un futur désirable", conclut le candidat.

 

Et il a aussi comme le montre LCI.fr dans son Live Présidentiel adressé une lettre au président du Medef Pierre Gattaz, qui avait critiqué son projet et l'avait comparé à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Publiée par Les Echos, on peut y lire : "Vous m'insultez, et surtout, vous insultez la gauche transformatrice qui a apporté à la France l'essentiel du patrimoine de nos droits démocratiques et sociaux et qui a défendu la République comme la prunelle de ses yeux, surtout dans les moments les plus sombres de notre histoire. Vous nous insultez en renvoyant dos à dos cette gauche dont je suis l'héritier et le porte-parole dans cette élection, avec le FN antirépublicain héritier de la collaboration." "Vous balayez avec légèreté mon projet pour le caricaturer" continue le candidat. "Affirmer aimer les entreprises est aussi absurde que d'affirmer aimer les poissons. Il existe des requins et des sardines" écrit Benoît Hamon.

 

Il faut attendre, car ce ne sont pas les sondages qui vont décider du résultat mais bien les électeurs et les favoris d’hier deviennent souvent les perdants de demain.

 

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Publié le 10 Avril 2017

José María Castillo nous montre dans son article du jeudi 10 avril 2017 sur periodistadigital.com que l'une des choses qui sont les plus clairs, dans les écrits de la Passion du Seigneur, l'Église nous rappelle en ces jours pascals, la peur que donne l'Évangile. Oui, la vie de Jésus nous fait peur.

 

Parce que, après tout, ce qui est c’est qu’il est difficile d’admettre que ce mode de vie - si les évangiles sont la vraie mémoire de ce qui avait amené Jésus à ses dernier jours – qui amena Jésus à devoir accepter la destination la plus dégoûtante qu’une société puisse attribuer : le sort d'un criminel exécuté (G. Thiessen).

 

La mort de Jésus ne fut pas un «sacrifice religieux». De plus, vous pouvez vous assurer que la mort de Jésus, comme les Évangiles le disent, était le contraire, dans cette culture, elle pourrait être comprise comme un sacrifice sacré. Chaque sacrifice religieux, à l'époque, avait à remplir deux conditions qui devaient se faire dans le temple (sacré) et répondre aux normes d'un rituel religieux. Aucune de ces conditions n’est donnée dans la mort de Jésus.

 

De plus, Jésus a été crucifié, pas entre les deux «voleurs», mais entre deux lestai, un mot grec que nous savons utilisés pour désigner non seulement les «bandits» (Mc 11, 17; Jn 28, 40), mais aussi des "rebelles politiques" (Mc 15, 27), comme il est indiqué par F. Josephus (HW Kuhn, X. Alegre). Donc, il est compréhensible que, dans sa dernière et décisive heure, Jésus a été trahi et abandonné par tout le peuple, les disciples, les apôtres ... Ce qu’il y a de religieux, ce sont les sentiments de Jésus lui-même. Et nous savons que son sentiment était plus fort quand il a eu conscience d'être abandonné même par Dieu (Mt 27, 46; Mc 15, 34). La vie de Jésus est venu pour prendre fin comme cela : seul, sans défense, abandonné.

 

Que disons-nous de tout cela ? Que nous dit la semaine sainte dans les textes bibliques, que nous lisons ces jours-ci, que Jésus est venu remettre en question la réalité dans laquelle nous vivons. La violente, cruelle réalité dans laquelle s’impose la «loi du plus fort» contre «la loi de touts les faibles».

 

Nous savons que Paul de Tarse a interprété l'histoire mythique du péché d'Adam comme l'origine et l'explication de la mort de Jésus, pour nous racheter de nos péchés (Rom 5, 12-14; 2 Co 12-14). C’est l'interprétation des prédicateurs qui concentrent notre attention sur le salut du ciel. Ça c'est bon. Mais le risque est de détourner l'attention sur la réalité tragique que nous vivons. La réalité de la violence subie par les «riens», la corruption de ceux qui gouvernent et, surtout, le silence de ceux qui savent ces choses et se taisent pour ne pas perdre leur pouvoir, leurs dignités et privilèges.

 

La beauté, la ferveur, la dévotion dans nos liturgies et nos confréries nous rappellent de la Passion du Seigneur. Pourquoi, nous ne nous posons pas la question des causes de la dure réalité que vivent tant de millions d'êtres humains ? Est-ce que nous nous rappelons de la vie de Jésus qui l’a conduit à son échec ultime? Ou nous distrait-ont avec des dévotions, des esthétiques et des traditions qui utilisent la «memoria passionis», la «mémoire dangereuse» de Jésus, pour avoir une bonne conscience ?

 

Comme le pense José María Castillo, l’exécution de Jésus faut avant tout politique car cette homme dérangea les élites religieuses et politiques de son temps, car il s’est dédié à guérir les malades, à soulager la douleur et la souffrance, pour accueillir personnes les plus perdus et égarées, non pour faire une classe supérieure.

 

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Publié le 10 Avril 2017

Le LIVE PRÉSIDENTIEL de LCI.fr et Live Présidentielles 2017 dans LeMonde.fr nous montrent que nous sommes à J-13 - Ça y est, la campagne officielle est lancée et les candidats vont profiter de l'égalité du temps de parole pour tenter de faire basculer les électeurs en leur faveur.

 

En tête dans les sondages, Marine Le Pen s'est fait remarquer après ses propos sur la responsabilité de la France dans la rafle du Vel d'Hiv'. "Si on doutait que Marine Le Pen est d'extrême droite, on ne peut plus en douter", a réagi Benoît Hamon. De son côté, Jean-Luc Mélenchon poursuit son ascension dans les sondages. Sur la Canebière à Marseille, le candidat de La France insoumise, qui a réuni près de 70 000 personnes, selon les organisateurs, a évoqué la paix. Il est aussi revenu sur les intentions de vote en sa faveur, en hausse ces derniers jours. Toujours fragilisé par les affaires, François Fillon a rassemblé, dimanche, près de 25 000 personnes, selon les organisateurs, au cours d’un grand meeting à Paris. Durant son discours, le candidat de la droite a demandé à ses sympathisants non pas "de l'aimer", mais de le "soutenir".

 

Contrairement à ceux qui ont annoncé qu’il a abandonné la partie, Benoît Hamon dévoile sur Twitter (@benoithamon) ce qu’il fera les premiers mois où il sera président : il lancera des travaux sur la santé environnementale avec notamment une Conférence citoyenne, son premier déplacement il l'effectuera à Athènes pour évoquer la solidarité entre Européens et la lutte contre l'austérité, il soumettra à la discussion du premier Eurogroupe mon projet de traité de démocratisation de la gouvernance de la zone euro, son 1er projet de loi sera consacré à la transparence de la vie publique et à la fin des conflits d’intérêt dans la République, il proposera un contrat de majorité qui sera proposé aux Assemblées, le Parlement prendra toute sa place comme lieu de centralité démocratique, son 1er référendum portera sur le droit de vote des étrangers aux élections locales, puis la reconnaissance du vote blanc et le 49.3 citoyen, sa 1ère réunion seront les États généraux du Travail avec les partenaires sociaux pour définir les contours de la nouvelle loi Travail, sa première mesure sera de prendre un décret revalorisant immédiatement le RSA à 600 euros, il rencontrera M. Deltour sur la lutte contre l'évasion fiscale et proposera l’asile au lanceur d'alerte Edward Snowden, et il assume sa différence avec M.Mélenchon car son projet c'est une Europe solidaire et fraternelle.

 

Rien n’est joué et les sondages ne font pas les élections. Les favoris devraient se montrer prudents pour ne pas avoir de mauvaises surprises, car des petits candidats pourraient jouer un rôle comme Philippe Poutou ou Nicolas Dupont-Aignan.

 

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Publié le 9 Avril 2017

I.Media dans son article du vendredi 7 avril 2017 «Le cardinal Walter Kasper reste partisan de l’ordination d'hommes mariés» nous montre que pour le 60e anniversaire de son ordination, le cardinal allemand a publié le 6 avril 2017 un entretien sur le site officiel des évêques allemands, Katholisch.de. À 84 ans, le président émérite du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens affirme que le pape François attend des propositions de la part des Conférences épiscopales sur la question de l’ordination des hommes mariés, dont le prélat est un fervent partisan.

 

Encore sur I.Media, l’article du vendredi 7 avril «Le Saint-Siège en bref : le pape François remercie les évêques maltais pour leur interprétation d’Amoris laetitia» nous montre que par une lettre du cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du synode des évêques, le pape François a remercié le 5 avril les évêques de Malte pour leurs directives sur l’exhortation apostolique Amoris laetitia (2016), a révélé le site américain National Catholic Register le 6 avril 2017. Les évêques maltais avaient publié début janvier leur interprétation concernant les personnes divorcées-remariées, les autorisant à communier au terme d’un discernement pastoral. Dans la presse maltaise, Mgr Charles Scicluna, archevêque de Malte, a également affirmé avoir eu une rencontre «cordiale» avec le cardinal Gerhard Ludwig Müller. Le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi avait rappelé à l’ordre en février les évêques qui sur-interprètent le magistère du pape.

 

I.Media nous fait savoir également dans son article du vendredi 7 avril «Le Saint-Siège en bref : deux organisations caritatives catholiques appellent à prier et à jeuner pour la Syrie» que deux organisations caritatives catholiques, la Caritas Italie et Pax Christi Italie, prévoient une journée de prière et de jeûne pour la Syrie le mercredi 12 avril 2017, rapporte L’Osservatore Romano du 7-8 avril. «Alors que les institutions internationales et les gouvernements poursuivent des négociations stériles et se renvoient les responsabilités», Caritas et Pax Christi condamnent le massacre commis à Idlib (Syrie), peut-on lire dans l’article du quotidien du Vatican. «Nous restons du côté des victimes non seulement pour les aider à survivre à la guerre, affirme la Caritas, mais aussi pour construire un futur durable de paix, basé sur la culture de la non-violence».

 

Malheureusement I.Media nous informe aussi dans son article du vendredi 7 avril «Le Saint-Siège réaffirme clairement son opposition au contrôle des naissances comme la solution à la surpopulation» que l’observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU, Mgr Bernardito Auza, a demandé l'abandon du contrôle des naissances comme solution à la surpopulation et à la pénurie de ressources, lors d’une session de travail des Nations unies, a-t-on appris par un communiqué de la mission du Saint-Siège le 5 avril 2017. Ce discours confirme les prises de position récentes du Saint-Siège et des évêques américains. S’opposer à la contraception, est pour Mgr Auza essentiel du fait que la croissance est pleinement compatible avec le partage de la richesse mais cela relève d’un grand optimiste. Les populations du Sud sont en constant développement démographique et doivent chercher une transition leur permettant d’avoir moins d’enfants plus éduqués et en meilleure santé. Élever des enfants est aussi un coût que tous les parents ne peuvent se permettre s’ils sont trop nombreux, d’où le travail des enfants ou le fait de choisir les enfants qui iront ou pas à l’école.

 

Aujourd’hui le pape François dans son homélie du dimanche des rameaux a dénoncé la souffrance dans le monde d'aujourd'hui, rappelant ceux qui «souffrent du travail d’esclaves, ils souffrent de drames familiaux, de maladies… Ils souffrent à cause des guerres et du terrorisme, à cause des intérêts qui font mouvoir les armes et qui les font frapper. Hommes et femmes trompés, violés dans leur dignité, rejetés». Un bon rappel puisque le pape met en avant que «Jésus est en eux, en chacun d’eux, et avec ce visage défiguré, avec cette voix cassée».

 

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Publié le 9 Avril 2017

L'entrée de Jésus à Jérusalem : une démarche politique
D'après Marcus J. Borg («Jésus and politics», 20 mars 2016, Bible Odyssey [internet]), Jésus a aussi utilisé des moyens politiques, les plus spectaculaires se présentèrent dans deux manifestations politiques publiques, l'entrée triomphale à Jérusalem et les marchands expulsés du Temple. Ces deux événements annonçaient l'avènement du Royaume de Dieu. Ce royaume de Dieu devait être quelque chose de différent des royaumes terrestres. La transformation de ce monde verrait le règne de Dieu sur terre et les élites dominant le peuple n'en feront pas partie. Ce sera un monde de justice économique dans lequel tout le monde aura les bases matérielles de l'existence. Et ce sera un monde de paix et de non-violence.
 
 
Brent Kinman (Jesus' entry into Jerusalem : in the context of Lukan theology and the politics of his day, Brill, 1995) pousse plus loin la signification de l'entrée triomphale à Jérusalem, il la place comme les arrivées officielles des grandes figures publiques telles que les rois et dirigeants de l'antiquité. Au contraire Pilate accompagné de 1000 soldats romains entrait à Jérusalem magnifiquement accueilli par les fonctionnaires de la ville : à savoir les grands prêtres et les aristocrates. Les pèlerins juifs venant du Mont des Oliviers comptaient quelques dizaines de milliers de personnes et Jésus se trouvait parmi eux. Il est à noter que ces pèlerins galiléens et Jésus sont entrés dans la ville par la porte est, sur le Mont des Oliviers. Pilate d'autre part, accompagné de ses soldats entrait dans la direction opposée, à l'ouest. Ainsi, ces cortèges ne se rencontraient pas à leur arrivée.
 
 
Cette entrée peut s'être faite pendant la fête des Tabernacles (Soukkot), comme le montre Flavius Josèphe en parlant d'une ville près de Jérusalem qui s'était vidée de tous ses habitants parce qu'ils étaient partis à Jérusalem pour accueillir les pèlerins (Guerre des Juifs, 2,515). Comme le suggère Marie–Émile Boismard (Synopse des quatre évangiles en français, vol. II, Commentaire, avec P. BenoitA. Lamouille et P. Sandevoir, Paris, Éd. du Cerf, 1972), elle se déroule en automne, période expliquant la présence de branchages et est l'objet d'une prophétie de Zacharie 14 où cette fête joue un grand rôle puisque le jour de Dieu aura lieu lors de cette fête. Cela explique pourquoi les soldats romains présents sur place ne l'ont pas arrêté, car Jésus n'a pas rassemblé les masses à Jérusalem, mais a plutôt rejoint le pèlerinage dans la ville sainte en déguisant sa prétention messianique dans l'accueil des pèlerins.
 
 
Subtil, Jésus comme le montre Marcus J. Borg («Jésus and politics», 20 mars 2016, Bible Odyssey [internet]) fait son entrée à Jérusalem sur un âne symbolisant un royaume de paix dans lequel les armes seront bannies. Selon Hyam Maccoby (Paul et l'invention du christianisme, Lieu commun, 1987)  les espoirs apocalyptiques qui s'étaient centré autour de lui, d'abord comme prophète, puis comme prophète-roi, font irruption dans un accueil enthousiaste dans la foule grouillante de Jérusalem comme le montre Marc 11,8 et par l'acclamation avec le cri : "Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !"
 
Une fois arrivé,  Jésus comme le montre Marc J. Borg («Jésus and politics», 20 mars 2016, Bible Odyssey [internet]) se rend au Temple qu'il accuse publiquement d'être comme "une caverne de voleur" après avoir chassé les marchands, car il était devenu le centre de la collaboration avec la domination impériale romaine et sa lourde fiscalité (Matthieu 21,13Marc 11,17, et Luc 19,46). Hyam Maccoby (Paul et l'invention du christianisme, Lieu commun, 1987) pousse plus loin et montre que Jésus comme roi légitime, procède à une réforme approfondie du Temple, le purifiant de la corruption et de la vénalité de son Haut Sacerdoce Sadducéen. La masse juive présente aurait applaudi chaque mouvement. La police du Temple, qui aurait agi brusquement contre une simple violence individuelle, était impuissante à entraver les gestes de Jésus.
 
 
L'entrée triomphale à Jérusalem et la purification du Temple montre que Jésus met en avant l'avènement du futur Royaume de Dieu et doit affronter aussi les élites de son temps.
 
 
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Publié le 8 Avril 2017

Le débat à la présidentielle du mardi 4 avril 2017 sur BFMTV et CNews a surtout mis en avant les petits candidats notamment Philippe Poutou qui s'en est violemment pris à François Fillon et à la présidente du Front national Marine Le Pen, mais aussi Nathalie Arthaud se mettant en avant comme la candidate des "travailleurs" contre la "classe capitaliste" remettant à sa place François Fillon qui «dit combattre l'assistanat et s'accorde des largesses» et Nicolas Dupont-Aignan s’en prenant directement à Emmanuel Macron et à François Fillon s’est placé en candidat honnête, tandis que Marine Le Pen a été la cible des «petits candidats» qui l’ont bien malmenés, alors que François Fillon a mis en avant son côté sérieux tout en refusant de répondre aux questions sur ses affaires, Emmanuel Macron le favori des sondages lui n’a pas pris de risque comme à son habitude, ce qui a amené François Asselineau à lui dire : «Monsieur Macron, vous êtes toujours d'accord avec tout le monde». Le président de l'UPR, François Asselineau, lui en utilisant les articles et les traités européens mettait en avant la sortie de l’UE, Jean-Luc Mélenchon a pu mettre en avant ses idées sur la VIe République et l’Europe avec un coup de fatigue sur la fin, alors que Benoît Hamon a été meilleur en attaquant frontalement Marine Le Pen sur le terrorisme, Jean-Mélenchon sur l’Europe et Emmanuel Macron sur les fonctionnaires tout en promettant de créer un million d’emplois sur cinq ans. Jacques Cheminade attaquant les marchés financiers et François Lasalle qui a mis en avant son parcours professionnel atypique n’ont pas pu se mettre réellement en avant dans ce débat décousu.

 

Les sondages se suivent, mais peut-on leur faire confiance ? Comme le montre l’article du 9 novembre 2016 de l’HuffingtonPost.fr «Comment les sondages ont-ils pu sous-estimer à ce point le résultat de Donald Trump à cette élection présidentielle? » nous montre que durant l’élection américaine l'écart entre les deux candidats, même s'il semblait important, restait clairement dans la marge d'erreur classique. De plus, le nombre de personnes non-décidées à quelques jours de l'élection, ou souhaitant voter pour un des autres petits candidats, était bien plus élevé que d'habitude. Même échec pour le «Big Data» («grosses données», ou mégadonnées) comme le montre l’article du 10 novembre 2016 de telerama.fr «Elections américaines : la faillite des “data scientists”», puisque ces ingénieurs aux modèles et algorithmes à la pointe de la technologie pensaient improbable la défaite d'Hillary Clinton. C'est un cas d'école des limites de l'analyse des données et des statistiques. Les données aussi précises et aussi massives qu'elles soient, ne décrivent pas assez bien la réalité et resteront toujours imparfaites.

 

On est à J-15 du 1er tour. LCI.fr dans son Direct nous montre François Fillon sera demain à la Porte de Versailles après qu’il s’est comparé hier à Vercingétorix tour en recevant le soutien de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et Bruno Lemaire, alors que Marine Le Pen est dès aujourd'hui en meeting à Ajaccio, car un sondage la donne en tête des intentions de vote en Corse, où des violences en amont entre des militants nationalistes corses et des sympathisants du FN, ont forcé la candidate à tenir son meeting dans une annexe, alors qu’elle est écartelée suite aux frappes américaines en Syrie vu qu’elle est une partisane du dialogue avec Damas et Moscou mais aussi avec le président américain Donald Trump. Enfin, Benoît Hamon passera son grand oral devant les étudiants de Sciences Po, ce dernier veut encore y croire après avoir fait campagne hier en Saône et Loire puis dans la Nièvre où il se désigne en «Sisyphe heureux» tout en mettant en avant que François Mitterrand aussi a connu des campagnes difficiles avant de connaître la victoire. Pour Jean-Luc Mélenchon aussi, le week-end est primordial : il sera dimanche à Marseille pour un meeting en plein air à la Canebière. Il est dans une bonne semaine puisqu’un sondage le donne à égalité avec François Fillon, mais s’avère trop optimiste car les sondages ne font pas l’élection. De retour de Corse, où il était hier, Emmanuel Macron s'exprimera depuis Paris sur les ultramarins, alors qu’il a essayé dans L’Emission Politique de France 2 le jeudi 6 avril de prendre ses distances avec François Hollande et de se présenter en outsider alors qu’il est le favori de l’élection présidentielle tout en mettant en avant son programme centriste qui ne risque pas de plaire à tout le monde, comme le montre ces participants à ses meetings qui partent au bout de 15 minutes.

 

Benoît Hamon a-t-il raison d’y croire encore ? Sans doute. Il peut compter sur Jean-Christophe Cambadélis qui a lancé jeudi un appel en à serrer les rangs derrière le candidat socialiste à la présidentielle et il a saisi la Commission des conflits pour annoncer qu’il exclura toute personne qui adhère à En Marche! Enfin. Aujourd'hui, les 42 citoyens du Conseil citoyen décident de remettre leurs propositions à Benoît Hamon. Il souhaite également qu'un Conseil citoyen soit installé demain auprès du président de la République tout en s’en prenant à Macron en disant : «le clivage droite/gauche disparaît, la démocratie ne peut plus réguler le débat pacifiquement et la violence apparaît».

 

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Publié le 7 Avril 2017

cruxnow.com nous montre le vendredi 7 avril 2017 que les évêques du Paraguay ont encouragé dans une déclaration du 31 mars 2017 un dialogue entre toutes les parties dans la crise politique du pays, parce que «la paix exige la culture de la rencontre, la recherche du bien commun, et l'unité nationale», après que des centaines de manifestants ont mis le feu au bâtiment au Parlement à Asunción durant la nuit. Les évêques ont exhorté les citoyens et le gouvernement à regarder «non seulement les motivations de vos actions, mais aussi leurs conséquences, et d'agir avec raison et bon sens».

 

Ces manifestations violentes à Asunción se sont produites lorsqu'un groupe de législateurs a approuvé un amendement constitutionnel qui permettrait la réélection du président Paraguayen, Horacio Cartes, l’un des entrepreneurs les plus riches du pays, qui a été éclaboussé par plusieurs affaires de corruption. Dans un geste surprise, et la tenue d’un vote à huis clos, 25 sénateurs ont appuyé la mesure controversée. L'opposition a nommé cette mesure illégale, un coup d'État. Jusqu'à présent, les émeutes ont laissé au moins un mort, de nombreux autres blessés - dont les législateurs, la police et les manifestants - et 200 personnes on été arrêtées.

 

Au moins comme nous le montre Radio Vatican dans son article du 29 mars «Les évêques du Paraguay s'opposent à une réélection du président», les évêques du Paraguay protestent aussi contre le projet d’amendement à la Constitution, qui permettrait à d’anciens chefs de l’État de se représenter à une élection présidentielle. Depuis 1992, la réélection du président est interdite par la Constitution, de façon à éviter toute dérive autoritaire. Cette manœuvre semble susciter l’hostilité d’une large majorité des électeurs paraguayens, déçus par les inégalités persistantes malgré un taux de croissance compris entre 3 et 4% par an.

 

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Publié le 6 Avril 2017

L’OBS dans son article du jeudi 6 avril 2017 nous montre un coup de tonnerre dans l'Église catholique : l'évêque de Dax (Landes), Mgr Hervé Gaschignard, a été contraint à la démission en raison d'"attitudes pastorales inappropriées" envers des jeunes, une décision exceptionnelle de la hiérarchie catholique. Cette démission intervient dans un contexte de mises en cause répétées de l'Église pour sa gestion des affaires de pédophilie. Elle a été acceptée jeudi par le pape François, a annoncé la Conférence des évêques de France (CEF) dans un communiqué.

 

Interrogé par l'AFP, le responsable de la communication à l'évêché de Dax, Paul Perromat, s'est borné à préciser que cette démission intervenait après "des propos et comportements inappropriés qui auraient pu être tenus" par Mgr Gaschignard, mais "il n'est en aucun cas question d'agressions ou d'actes sexuels". "À l'heure actuelle, aucune plainte n'a été déposée ni auprès du procureur de Dax, ni auprès de celui de Mont-de-Marsan", a-t-il ajouté, soulignant que "l'église d'Aire-sur-Adour et de Dax pense à toutes les personnes blessées dans cette histoire".

 

L'évêque, âgé de 57 ans et originaire de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), a présenté sa démission "sur suggestion du Nonce apostolique", l'archevêque italien Luigi Ventura, représentant du Vatican auprès de l'Église catholique française, précise la CEF dans son communiqué signé par son président, Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille. Dans des communiqués séparés, l'évêché de Dax et le cardinal-archevêque de Bordeaux, Jean-Pierre Ricard, font état de "problèmes" de l'évêque "dans sa relation pastorale aux jeunes". Les rumeurs sur ces "attitudes inappropriées" avaient "rendu difficile le gouvernement du diocèse", indique encore la CEF.

 

Le responsable d'une association landaise de lutte contre la pédophilie, "Colosse aux pieds d'argile", a indiqué à l'AFP avoir recueilli ces derniers mois deux témoignages mettant en cause Mgr Gaschignard : un garçon de 14 ans que l'évêque aurait notamment interrogé sur ses pratiques sexuelles, et une adolescente du même âge ayant parlé de "caresse sur la cuisse, bisou volé sur la joue, chuchotements dans l'oreille, et beaucoup de paroles inappropriées".

 

Pour sa part, le cardinal Jean-Pierre Ricard précise avoir reçu "le 21 mars deux personnes du diocèse d’Aire et Dax, en contact avec des jeunes. Elles lui ont fait part de leurs interrogations et même du malaise ressenti devant des attitudes et des paroles de Mgr Hervé Gaschignard vis-à-vis de jeunes". Le 28 mars, dans le cadre de l’Assemblée des évêques à Lourdes, le cardinal en a parlé à Mgr Gaschignard, qui, "déjà alerté, en avait informé le Nonce apostolique et pris contact avec le procureur de la République".

 

Le pape François a nommé Mgr Bernard Charrier, évêque émérite de Tulle, âgé de 78 ans, administrateur apostolique du diocèse d’Aire et Dax. Mgr Hervé Gaschignard avait été ordonné prêtre en 1989, consacré évêque en 2008 et nomme évêque d'Aire et Dax en 2012.

Selon le quotidien La Croix, le comportement de Mgr Gaschignard lui avait déjà valu une alerte, il y a six ans, alors qu’il était évêque auxiliaire de Toulouse depuis 2007, en charge de la formation des prêtres et des laïcs, de la jeunesse et de la famille. Quatre encadrants d’un pèlerinage pour jeunes s’étaient émus par courrier auprès de l’archevêque de Toulouse, Mgr Robert Le Gall, de la proximité de l’évêque avec les jeunes. "Par prudence", ce dernier avait fait un signalement au procureur de la République qui l’avait classé sans suite. Une autre famille, ajoute le quotidien, avait fait état d’un comportement inapproprié, à Nantes, alors que le religieux était directeur adjoint du séminaire (1995-2006) et conseiller spirituel des scouts d’Europe.

 

L'Église catholique a mis en place en 2016 un plan d'action pour lutter contre "les abus sexuels" (cellules d'écoutes des victimes, commission d'expertise indépendante...). Selon des données de la CEF, la France compte moins de 0,5% de prêtres ou diacres (70 sur environ 15.000) mis en examen ou condamnés pour abus sexuels sur des mineurs. Mais l'Église catholique reste confrontée dans de nombreux pays à des critiques récurrentes à propos de son laxisme dans la lutte contre la pédophilie.

 

Ça commence à faire beaucoup, et cela vient encore mettre du plomb dans l’aile dans les belles paroles données par les évêques de France, s’ils ont déjà des loups parmi eux comment peuvent-ils y arriver. Pour y arriver, il faudrait fuir le cléricalisme qui fait que les évêques ne mettent pas en avant les victimes pour chercher à protéger les brebis galeuses qui salissent l’Église par leurs crimes.

 

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Publié le 5 Avril 2017

francetvinfo.fr dans son Direct du mercredi 5 avril 2017 nous signale qu’une attaque chimique a coûté la vie à plusieurs dizaines de personnes dans cette ville de la province d'Idleb, au nord-ouest de la Syrie, mardi. L’OBS dans son article «Attaque en Syrie : les victimes présentent des signes d'exposition à "des agents neurotoxiques"» nous montre ce mercredi 5 avril 2017 que certaines victimes d'une attaque chimique présumée en Syrie présentent des symptômes évoquant une exposition à une catégorie de produits chimiques comprenant des agents neurotoxiques, a annoncé ce mercredi l'OMS à Genève. Selon l'Organisation mondiale de la santé, l'attaque qui tué hier au moins 72 civils dans la province d'Idleb semble avoir impliqué des armes chimiques, relevant "des signes compatibles avec une exposition à des produits organosphosphorés, une catégorie de produits chimiques incluant des agents neurotoxiques".

 

Libération.fr nous montre dans son Direct que le pape François a dénoncé mercredi au Vatican un «massacre inacceptable» en Syrie, où une attaque chimique présumée a fait 72 morts et provoqué l'indignation à travers le monde. «Nous assistons atterrés aux derniers événements en Syrie. Je déplore fermement le massacre inacceptable survenu hier (mardi) dans la province d'Idleb, où ont été tuées des dizaines de personnes sans défense, parmi lesquelles tant d'enfants», a déclaré le pape d'un ton sombre lors de son audience hebdomadaire.

 

Enfin francetvinfo.fr dans son Direct nous fait savoir que les États-Unis montrent les muscles. L'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, a prévenu, ce mercredi, que son pays pourrait prendre des mesures unilatérales si l'ONU n'arrivait pas à répondre à l'attaque chimique qui a fait plusieurs dizaines de morts près de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb, au nord-ouest de la Syrie. Lors de la réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont présenté un projet de résolution condamnant l'attaque chimique. Moscou a jugé ce projet de résolution "inacceptable".

 

Les États-Unis prendront des mesures unilatérales en Syrie si l'ONU ne parvient pas à répondre à l'attaque chimique, et il faut espérer que ça marche mieux qu’en Irak et en Afghanistan.

 

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