Publié le 30 Octobre 2016

cath.ch dans son article du samedi 29 octobre 2016 nous montre que le pape François a nommé, le 28 octobre 2016, 27 nouveaux membres de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, dont le préfet est le cardinal Robert Sarah.

 

En procédant ainsi, le pontife a largement renouvelé le conseil consultatif de ce dicastère, qui comptait 30 membres fin février 2016. Ce sont donc dix cardinaux qui ont été nommés, notamment les cardinaux Rainer Maria Woelki, archevêque de Cologne, en Allemagne, John Olorunfemi Onaiyekan, archevêque d’Abuja, au Nigéria, Pietro Parolin, secrétaire d’État au Saint-Siège, Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec, au Canada, Philippe Nakellentuba Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou, au Burkina Faso, Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical pour la culture, Beniamino Stella, préfet de la Congrégation pour le clergé.

 

La liste compte également 17 archevêques et évêques, dont Mgr Piero Marini, président du Comité pontifical pour les Congrès eucharistiques internationaux et ancien maître des célébrations liturgiques de Jean Paul II, Mgr Domenico Sorrentino, archevêque d’Assise-Nocera, en Italie, Mgr Jean-Pierre Kwambamba Masi, évêque auxiliaire de Kinshasa, en République démocratique du Congo, Mgr Bernard-Nicolas Aubertin, archevêque de Tours, en  France, et Mgr Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, en Suisse.

 

Les nouveaux membres font partie du conseil consultatif de la Congrégation pour le culte divin, a appris l’agence I.MEDIA à Rome. Les cardinaux Georges Pell, préfet du Secrétariat à l’économie, Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour le clergé, et Raymond Leo Burke, ‘patron’ de l’Ordre souverain de Malte, feraient partie des sortants.

 

La Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements est l’un des neufs dicastères qui constituent la curie romaine. Son conseil a un rôle consultatif, et se réunit tous les deux ou trois ans en assemblée plénière.

 

Le choix de ces 27 nouveaux membres montrent la perte de confiance du pape François envers le cardinal Sarah, puisque le retour de Mgr Piero Marini et l’arrivée du très ouvert Mgr Rainer Maria Woelki démontrent que le pape veut que l’Église aille de l’avant plutôt que d’être immobile, tout en se débarrassant de ses plus gros opposants que sont les cardinaux Leo Raymond Burke et Marc Ouellet. Le cardinal Pell semble subir le mécontentement du pape qui souhaite de plus en plus vouloir le mettre de côté.

 

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Publié le 29 Octobre 2016

Peter Feuerherd dans son article pour NCRonline.org du vendredi 28 octobre 2016 nous montre que la Cardinal Newman Society, est une organisation basée en Virginie (États-Unis), connue pour s’opposer aux collèges et les universités catholiques qui ne respectent pas sa vision de l'enseignement de l'Église, elle a élargi son champ d'application à l'éducation catholique primaire et secondaire. En mars, la société a publié un modèle établi de lignes directrices intitulé «Politiques de la sexualité humaine pour les écoles catholiques.»

 

Citant le pape François, les récentes lignes directrices de l’organisation invitent les écoles et les responsables diocésains à expulser les étudiants transgenres qui ne sont pas conformes à leur sexe de naissance. Leurs normes demandent aussi le licenciement des enseignants qui sont dans des mariages civils de même sexe, décrivant l'attraction du même sexe comme «intrinsèquement désordonnée», et traite également d'autres questions relatives à la moralité sexuelle. Elles suggèrent que les diocèses fassent des déclarations claires sur les politiques qui respectent les revendications à la liberté religieuse.

 

«L'école doit interagir avec les étudiants en fonction de leur sexe biologique sur la base de différences physiques à la naissance», selon l'état des lignes directrices suggérées. Elles ajoutent que ceux qui encouragent les élèves à s’affirmer dans leur expression de l'identité transgenre est un acte contraire «à la poursuite de la vérité.»

 

Les lignes directrices reconnaissent que les écoles peuvent voir que certains élèves soeint attirés par une identité transgenre, mais les partisans de l’école doivent amener ces élèves vers leurs prêtres, ainsi que vers d'autres professionnels formés à ces questions qui pourraient mieux les aider à clarifier et à définir les identité sexuelle en accord avec l'enseignement catholique et le plan naturel de Dieu.

 

Un porte-parole de la Cardinal Newman Society a refusé de préciser si des diocèses ont mis en œuvre ses propositions politiques. Mais, que ce soit à dessein ou par hasard, au moins deux diocèses ont adopté des points de vue similaires sur l'identité transgenre au début de cette année scolaire celui de Camden et Little Rock.

 

Cette nouvelle politique permet l’exclusion des élèves opposés à l’enseignement catholique comme on peut le voir à Little Rock. Mgr Anthony Taylor a cité le pape François pour justifier cela. Mais certains, comme Francis DeBernardo, directeur exécutif de New Ways Ministry, un groupe du Maryland de défense pour les catholiques lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres, soutient que le pape pense différemment. Durant une conférence de presse du 2 octobre du pape de retour à Rome après un voyage en Géorgie et en Azerbaïdjan, le pape François souligne que chaque situation doit être jugée au cas par cas.

 

Le pape François a salué les actions de bienvenue d'un prêtre espagnol âgé pour son geste envers une personne transgenre qui avait été fustigé publiquement par un nouveau prêtre lui ayant dit qu'il irait en enfer. Le vieux prêtre a encouragé la personne transgenre à «venir se confesser pour pouvoir prendre la communion», a déclaré le pape. Le pape François a exhorté les ministres de l'église à accompagner les personnes transgenres et gays dans leurs voyages spirituels, et a dit qu'il l'avait fait lui-même un conseiller spirituel. «C’est ce que Jésus ferait aujourd'hui», a-t-il dit.

 

DeBernardo a déclaré que les responsables des écoles catholiques qui interprètent le pape François comme encourageant l'expulsion ou la non-inscription des étudiants transgenres manquent ce point. «Expulser un étudiant n’est pas de l'accompagnement pastoral», a déclaré DeBernardo, ajoutant que le pape François «fait la distinction importante entre la théorie et la pratique. Dans la pratique, il a encouragé les ministres de l'Église à être accueillant».

 

L’ouverture vers le monde n’est pas encore à l’ordre du jour, comme on peut le voir avec les personnes transgenres et la déformation des propos du pape François pour justifier leur exclusion des écoles catholiques. L’année de la miséricorde ne semble pas avoir atteinte la Cardinal Newman Society school.

 

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Publié le 28 Octobre 2016

Kristen Whitney Daniels dans son article du 27 octobre 2016 sur NCRonline.org nous montre que dans une déclaration sur les droits des personnes LGBT dans l'Église, un groupe de mouvements catholiques réformateurs internationaux ont appelé l'Église à «se tenir contre la violence sous toutes ses formes - physique, émotionnelles, spirituelles et temporel - envers les personnes LGBT.»

 

La déclaration a été faite par Network of Reform Movements, un groupe de mouvements catholiques réformateurs internationaux qui se sont réunis à Chicago du 17 au 20 octobre pour dialoguer sur les enjeux actuels de l'Église. La troisième conférence annuelle a été organisée par FutureChurch, l'Association of U.S. Catholic Priests, et Voice of the Faithful. Le but était d’amener les différents groupes à partager leurs expériences, à voir comment chaque groupe fonctionne, et quels sont leurs objectifs en matière de réforme de l'Église, mais aussi de voir si certains d'entre eux, pouvaient être en mesure de travailler ensemble et de façon plus efficace.

 

Quarante-deux prêtres et laïcs venus de 10 pays ont été invités à se réunir pour traiter des questions telles que «la pleine égalité des femmes dans l'église, le cléricalisme, les modèles de la vie paroissiale émergente ... [et] le soutien aux personnes LGBT», a déclaré Deborah Rose-Milavec, directrice exécutive de FutureChurch et l'une des organisateurs de la conférence. Bien qu’incapable de se mettre d’accord sur tous les sujets en particulier en ce qui concerne les questions relatives aux femmes et notamment l'Eucharistie où le mouvement pour l'égalité des femmes voit la célébration avec un prêtre mâle comme une continuation de l'oppression des femmes, le groupe a pu se mettre d'accord sur la déclaration concernant les droits des LGBT dans l'Église catholique.

 

Ce qui a donné la déclaration sur les droits des personnes LGBT qui a été entendue au cours d'une conférence de presse le 20 octobre, et ensuite publiée dans un communiqué de presse de FutureChurch : «Nous, les représentants d'un réseau international de groupes de prêtres et d'organisations réformatrices réunis à Chicago en 2016, affirmons que la dignité de la personne humaine est clairement exprimée dans les Évangiles et les enseignements sur la justice sociale de notre Église. C’est cette dignité qui devrait être le fondement d'une réponse vraiment catholique aux lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) et leurs familles.

 

Par conséquent, nous nous engageons à nous tenir contre la violence sous toutes ses formes - physique, émotionnelle, spirituelle et temporelle - envers les personnes LGBT. Nous encourageons les dirigeants de l'Église et ses membres individuels à prendre le même engagement.»

 

Network of Reform Movements a au cours de cette conférence réussi à faire une déclaration pour demander à l’Église d’être contre la violence envers les personnes LGBT, mais n’est pas arrivé à se mettre d’accord notamment sur les questions relative aux femmes. Pour les participants, ces groupes peuvent être des espaces de dialogue qui se poursuivront au niveau de la paroisse. Le but est d'encourager les groupes réformateurs, de soutenir les énergies des personnes, de les aider de continuer à travailler au niveau local. Donc, ces groupes vont prendre leur temps afin de trouver ce qui les apparente.

 

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Publié le 28 Octobre 2016

la-Croix.com nous montre que recevant les membres de l’Institut Jean-Paul II pour la famille, jeudi 27 octobre, le pape François les a encouragés à travailler davantage sur la question de la différence sexuelle, «frontière très délicate de l’humain» pour «réhabiliter» le mariage dans la société en prenant en compte toute la complexité de l’existence et les situations très concrètes des familles déstabilisées selon lui par «une culture qui exalte l’individualisme narcissique», certaines idéologies qui «agressent directement le projet familial», des «nouvelles technologies rendent possibles parfois des pratiques entrant en conflit avec la vraie dignité de la vie humaine». Et ce, alors que l’Institut s’est jusque-là peu intéressé aux thématiques du genre dont certaines interprétations remettent soit disant en cause la différence sexuelle.

 

Dans ce contexte, il a encouragé vivement les membres de l’Institut Jean-Paul II à bien comprendre les évolutions en cours, à bien prendre en compte «la complexité des conditions actuelles», pour mieux reproposer «cette extraordinaire “invention” de la création divine», à savoir que «la famille est l’icône de l’alliance entre Dieu et la famille humaine». «La culture moderne est bloquée dans une tendance à effacer la différence sexuelle», a-t-il déploré, s’étonnant de cette tendance alors qu’il est pourtant «impossible de nier» son apport à «la redécouverte de la dignité» de cette même différence sexuelle.

 

«La charité de l’Église nous pousse à développer – sur le plan doctrinal et pastoral – notre capacité à lire et à interpréter, pour notre époque, la vérité et la beauté du dessein de Dieu», a-t-il affirmé. Le pape François a aussi reconnu que l’Église avait présenté «un idéal théologique du mariage trop abstrait, construit quasiment artificiellement», «loin des situations concrètes des familles». Il a insisté pour que l’Église se fasse plus proche et plus compréhensive afin d’encourager les familles à prendre conscience «du don de grâce» qu’elles portent et à «devenir orgueilleuses de pouvoir le mettre à disposition de tous les pauvres et les abandonnés qui désespèrent de pouvoir le trouver ou retrouver».

 

Le pape François se trompe encore sur les études de genre dont le but n’est pas de gommer les différences sexuelles biologique, mais à monter que les caractéristiques associées aux hommes et aux femmes contribuent à reproduire des stéréotypes et sont le prétexte à maintenir une hiérarchie entre les sexes, au détriment des femmes. Les familles ne sont pas menacées mais doivent être vues de façon plus complexes, car elles peuvent être aussi homoparentales, monoparentales et recomposées. Il faudra bien que l’Église leur trouve une place non secondaire mais à part entière en son sein. Il est également bon qu’un pape reconnaisse enfin que l’idéal théologique du mariage a été construit artificiellement et que l’Église doive comprendre les évolutions en cours. C’est un début, mais il ne faut pas aller trop loin dans son interprétation.

 

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Publié le 27 Octobre 2016

Periodistadigital.com dans son article du jeudi 27 octobre 2016 nous montre que le cardinal Kasper a répondu aux questions de la revue allemande de culture chrétienne Stimmen der Zeit sur l’exhortation post-synodale Amoris laetitia et pour ce dernier cette exhortation est une porte ouverte pour tous ceux qui sont en situation «objectivement irrégulière» dans l’Église.

 

Pour le cardinal, le ton pastoral du document est une posture théologique bien pensée puisqu’elle respecte la majorité des deux tiers du synode sur la famille. Avec Amoris laetitia, le pape «tient le sens de la foi avec la grande majorité des fidèles à son côté». Le cardinal Kasper nous fait comprendre qu’avec cette exhortation on ne «change pas d’un iota la doctrine», «mais on change tout».

 

Selon lui la clé de l’exhortation est sa «manière ouverte et détendue d’aborder la sexualité et l’érotisme» qui «ne cherche pas à endoctriner ni à moraliser.»  Pour Mgr Kasper, Amoris laetitia a une perspective thomiste affirmant le respect de la création, notamment à travers on insistance sur l’idéal moral de la vie matrimoniale. Sur ce plan, le cardinal mentionne le déplacement de la «morale juridique» à la «morale de la vertu». «Nous avons souvent à choisir le moindre mal», soutient Mgr Kasper. «Dans la vie il n'y a pas du blanc et du noir, mais différentes nuances et ombres».

 

Quant à savoir si ou non divorcés remariés civilement peuvent communier, Mgr Kasper nous dit qu’«Amoris laetitia jette les bases d’un changement de pratique dans des cas individuels raisonnables». L’exhortation est ouverte sur le sujet. «Beaucoup plus importante est l'intégration graduelle (de la personne), dont la question centrale, tient sur l'accès à l'Eucharistie en une pleine participation à la vie de l'Église.»

 

Sur la possibilité que cause le scandale de la présence de divorcés remariés communiant pour certains, le cardinal répond que selon les circonstances ne pas donner les sacrements est égal au scandale de les offrir, et il se pose la question de savoir pourquoi l’Église donne de telles situations de prohibition. «Nous n’avons pas d’autres choix que ‘d’être miséricordieux comme le Père’», affirme Mgr Kasper.

 

Par un «Si, et point», le cardinal Kasper répond à la question sur la possibilité d’admettre la communion aux divorcés remariés. Il rejoint ainsi ce qu’avait dit le cardinal Schönborn : «L'Eucharistie n’est pas une récompense pour les parfaits, mais un remède généreux et un aliment pour les faibles.»

 

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Publié le 26 Octobre 2016

la-Croix.com nous montre que lors de l’audience générale du 26 octobre 2016, le pape François s’est appliqué à décrire, en cette Année de la miséricorde, une «œuvre de miséricorde corporelle», celle de l’accueil de l’étranger.

 

Rappelant les exemples que la Bible nous donne, il a évoqué la figure d’Abraham, et celle de la Sainte Famille, archétypes de «l’histoire de l’humanité (...) : à chaque latitude, il n’y a pas un peuple qui n’ait connu le phénomène migratoire».

 

Signalant aujourd’hui le phénomène migratoire est important, il s’inquiète de ce qu’«aujourd’hui, le contexte de crise économique favorise malheureusement la montée de comportements de fermeture et de non-accueil». Avec ténacité, il appelle chaque chrétien à «accueillir nos frères et sœurs qui fuient», s’appuyant sur des exemples concrets.

 

Les exemples concrets selon la-Croix.com peuvent se voir en France à travers plusieurs mouvements catholiques, musulmans ou protestants qui sont devenus des acteurs indispensables dans la gestion des 450 Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO), instaurés dans le cadre du plan Cazeneuve de répartition des réfugiés en France. Espérons que leur exemple sera suivi.

 

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Publié le 26 Octobre 2016

Comme le montre la-Croix.com ce mercredi 26 octobre 2016, le cardinal George Pell, préfet du Secrétariat pour l’économie au Vatican, a été entendu mardi 25 octobre par la police australienne à Rome après des accusations de pédophilie qu’il dément formellement. Aucune poursuite n’a été lancée contre le numéro trois du Saint-Siège mais «l’enquête se poursuit», a indiqué la police. La police australienne a lancé en juillet des investigations sur le cardinal australien à la suite d’un rapport explosif diffusé par la télévision publique australienne ABC.

 

Trois policiers «se sont rendus la semaine dernière à Rome, où le cardinal Pell a participé volontairement à un entretien sur des accusations d’agression sexuelle, a déclaré dans un communiqué la police de l’État de Victoria (sud-est). En conséquence de cet entretien, l’enquête se poursuit. Nous ne ferons pour l’heure aucun commentaire supplémentaire».

 

L’enquête policière porte entre autres sur des plaintes de deux hommes, aujourd’hui âgés d’une quarantaine d’années, qui affirment avoir été victimes d’attouchements de la part du cardinal à l’été 1978-79 dans une piscine de Ballarat, ville proche de Melbourne, où George Pell a grandi et travaillé. Le cardinal Pell, nommé en 2014 «ministre» de l’Économie du Vatican pour remettre de l’ordre dans la gestion et les finances du petit État, a démenti en bloc ces accusations, se disant victime d’une conspiration.

 

Il y a quelques mois, George Pell avait longuement témoigné par visioconférence depuis Rome devant une commission d’enquête royale australienne. Celle-ci s’intéressait à la façon dont l’Église australienne avait réagi aux accusations de pédophilie visant des prêtres, datant pour la plupart des années 1970. Le cardinal Pell avait démenti en avoir eu connaissance tout en reconnaissant que l’Église catholique avait connu une période «de crimes et de dissimulations».

 

Le pape François avait dit début août avoir «des doutes» sur les accusations visant George Pell, estimant qu’il fallait éviter «tout procès médiatique» et attendre le déroulement de l’enquête. Mais, il semble que le cardinal perde la confiance du pape puisque la convention entre le Vatican et l'Italie sur la transparence financière sera administré par le secrétaire d'État et non le Secrétariat pour l’économie.

 

Cela commence à faire beaucoup, le pape peut-il encore garder un homme qui ne s’est pas avéré fiable lors des abus sexuels des prêtres pour faire de la transparence financière ? Surtout s’il n’est pas transparent sur ces affaires. Le doute est permis.

 

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Publié le 25 Octobre 2016

Radio Vatican nous apprend ce mardi 25 octobre 2016 que les victimes et leurs proches de la dictature argentine pourront accéder prochainement aux archives de l’Église argentine concernant la période 1976-1983. Ces documents ont été classés et numérisés comme l’avait souhaité le pape François. Ce long travail, entamé depuis des années par l’épiscopat argentin, a été mené, souligne un communiqué de la Salle de presse du Saint-Siège, avec le soucis de servir la vérité, la justice et la paix, continuant le dialogue ouvert à la culture de la rencontre.

 

La décision de rendre accessibles ces documents a été prise à l’issue d’une réunion qui s’est tenue le 15 octobre dernier au Vatican entre la commission exécutive de l’épiscopat argentin, le secrétaire d’État du Saint-Siège, le cardinal Parolin et d’autres membres de la secrétairerie d’État. Pourront donc les consulter : les victimes, les proches des desaparecidos, les détenus, et dans les cas de religieux ou d’ecclésiastiques, les supérieurs majeurs. Ces archives sont conservées au siège de la conférence épiscopale argentine, à la secrétairerie d'État ainsi qu'à la nonciature apostolique de Buenos Aires.

 

La décision d'ouvrir les archives de l'église a donc été prise par le pape François. Par le passé, il était le jeune supérieur jésuite en Argentine pendant la dictature militaire, ce qui rend sa décision d'ouvrir les archives d'autant plus remarquable. De nombreux hauts dignitaires religieux étaient proches des dirigeants militaires de l'Argentine à l'époque et les associations de défense des droits de l’homme les ont accusé de complicité avec le régime. Le pape lui-même a été critiqué pour ne pas avoir parlé publiquement des atrocités de la dictature, mais il a également été crédité pour avoir sauvé la vie de plus de deux douzaines de personnes, en leur donnant refuge dans son séminaire et en les aidants à sortir du pays.

 

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Publié le 25 Octobre 2016

Venezuela : l'annonce d'un «dialogue» avec le gouvernement divise l'opposition

Comme le signale RFI.fr le mardi 25 octobre 2016, le gouvernement vénézuélien rencontrera dimanche prochain des membres de l'opposition pour dialoguer. L'annonce a été faite lundi 24 octobre depuis Caracas par l'envoyé du Vatican. Cela faisait plusieurs mois que des tractations avaient lieu, notamment sous l'égide de l'Union des nations sud-américaines, mais les discussions piétinaient. Le Saint-Siège décide donc d'apporter son aide comme intermédiaire, dans un climat tendu sur fond de crise politique, de pénuries et d'inflation.

 

«Le dialogue national a débuté.» L'émissaire du Vatican a annoncé qu'au Venezuela, l'opposition et le gouvernement se rencontreront dimanche sur l'île de la Margarita, au nord du pays. À terme, l'enjeu affiché est de «permettre aux Vénézuéliens de cohabiter pacifiquement». L'objectif semble colossal, tant le pays est polarisé.

 

L'annonce, inattendue, est intervenue alors même que Nicolas Maduro était reçu au Vatican. Durant cette visite, qui n'était pas programmée, le pape François a demandé au président vénézuélien de mener «un dialogue sincère et constructif» avec l'opposition «afin d'alléger les souffrances de la population».

 

Il faut dire que la semaine passée a été particulièrement agitée au Venezuela. Jeudi dernier, les autorités électorales ont suspendu le processus du référendum révocatoire visant le président. La réplique de l'opposition ne s'est pas fait attendre : le Parlement, où elle détient la majorité, a voté dimanche une déclaration dénonçant «un coup d'État commis par le régime de Nicolas Maduro».

 

Malgré l'annonce de lundi, la tension ne risque pas de baisser. Toute l'opposition a appelé à manifester ce mercredi dans le pays. Ex-candidat de l'opposition lors des deux dernières présidentielles, Henrique Capriles a assuré qu' «aucun dialogue n'a débuté». Les divisions au sein de la coalition à propos de cette future réunion commencent déjà à se faire sentir.

 

Ce dialogue serait une bonne chose s’il existe mais l’opposition vénézuélienne a démenti lundi qu’un dialogue ait commencé entre elle et le gouvernement du président Nicolas Maduro, comme l’avait annoncé un émissaire du pape François. L’opposition a donc clairement démenti le début d’un dialogue national.

 

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Publié le 24 Octobre 2016

Pierre Carrey dans son article du lundi 24 octobre 2016 pour Libération.fr se pose une question : Une histoire de papilles ou d'éthique ? Une vieille référence au côté pas assez catholique du hamburger ? Perdu, la controverse du nouveau McDonald's au Vatican est encore une affaire de gros sous.

 

Le Diable va entrer au Vatican sous la forme d’un cheeseburger. Certains évêques italiens sont terrifiés : McDonald’s s’apprête à inaugurer son premier restaurant dans cette cité-état, une surface de 538 m2 qui sera ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre. L’emplacement est prévu proche de la place Saint-Pierre, plus exactement en face de la Porte d’Anne. Problème : l’appart du dessus héberge sept évêques – le cardinal Ratzinger y a lui-même vécu avant de devenir le pape Benoît XVI. Nom d’une calotte ! Dans les colonnes de la Repubblica, Mgr Elio Sgreccia dénonce une «décision perverse et controversée».

 

Mais quelles sont les raisons de cette colère ecclésiastique ? Le bruit et l’odeur (tiens, tiens), le chamboulement des bonnes traditions romaines, la cuisine forcément infâme… Etrangement, les mêmes arguments étaient déjà brandis en mars 1986 lorsque le premier McDo d’Italie s’est installé à Rome, place d’Espagne (sept ans après le lancement de la franchise en France). Certains riverains avaient introduit un recours en justice et ils avaient perdu. Le même processus est enclenché au Vatican : les protestations de Mgr Sgreccia devraient rester sans suite. L’agence qui gère les biens immobiliers du Vatican, l’APSA, l’a confirmé la semaine passée : le McDo sera bel et bien construit, à une date pas encore communiquée.

 

Pour la bonne soif, rappelons qu’une partie de l’église romaine considère le burger serait hérétique. Ainsi de la controverse initiée en 2000 par un théologien dans le journal l’Avvenire : le fast-food serait «la complète négation de la joie que nous procure la nourriture». Et tant qu’à faire, le reflet de «la relation individualiste entre l’homme et Dieu telle que l’a établie Luther». Par chance, aucun risque de Saint-Barthélemy dans l’affaire du McDo du Vatican, les prélats n’allant pas cette fois jusqu’à évoquer l’invasion protestante.

 

Le véritable motif de cette colère serait, plus prosaïquement, le fric. C’est Alexander Lucie-Smith, un prêtre catholique britannique, qui souligne les intérêts communs du pape François et de Ronald le clown. L’entreprise américaine devrait en effet verser 30 000 euros de loyer mensuel. «Après tout, le Vatican a besoin d’argent», rappelle le père Lucie-Smith vendredi dans le Catholic Herald. D’ailleurs, une autre chaîne devrait faire son apparition dans la Cité de Saint-Pierre, un Hard Rock Café. Selon le prêtre anglais, les touristes devraient aussi y trouver leur compte (à défaut de se rabattre un peu plus loin sur des trattorie artisanales, du frais et du bon, de l’artisanat pas trop cher) : «La vérité, c’est qu’il y a un besoin de trouver une enseigne bon marché et rapide près du Vatican, comme pourra en témoigner toute personne qui s’est retrouvée dans des cafés hors de prix de la Via della Conciliazione».

 

Pour gagner quelques sous, le pape François n’envisage pas seulement d’autoriser les fast-foods mais aussi de mettre fin aux privilèges de certains dignitaires de l’église, qui occupent des appartements somptueux à des tarifs défiant toute concurrence. Un livre paru en 2015 avait mis à jour plusieurs cas d’abus. Au hasard, l’ancien secrétaire de Benoît XVI, Tarcisio Bertone est logé dans un 700 m2 (plus vaste qu’un McDo…). Pour les évêques archi-gâtés du Vatican, ça commence à sentir la friture.

 

Pour le Vatican, un McDo en son sein ne pose pas de problème puisque l’enjeu financier est à la hauteur de l'enjeu. Il faut dire que les cardinaux s’y opposant ne veulent pas payer les frais de constructions pour le fast food, alors qu’ils vivent dans de vastes appartements qu’ils payent à peu de frais.

 

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