Publié le 6 Octobre 2016

Comme nous l’apprend Nicolas Senèze, à Rome, ce jeudi 6 octobre 2016 sur la-Croix.com qu’une nouvelle assemblée synodale se tiendra en octobre 2018 à Rome sur «la jeunesse, la foi et le discernement vocationnel».

Le pape François a annoncé jeudi 6 octobre la convocation, en octobre 2018, d’une nouvelle assemblée générale du Synode des évêques sur le thème de «la jeunesse, la foi et le discernement vocationnel».

Ce thème, «expression de la sollicitude pastorale de l’Église pour les jeunes», se situe «en continuité avec les conclusions des dernières assemblées synodales sur la famille et avec le contenu de l’exhortation post-synodale Amoris laetitia», souligne le Saint-Siège dans un communiqué.

La question de l’éducation affective des jeunes avait en effet été souvent abordée lors des deux dernières assemblées du synode sur la famille.

Les débats du synode viseront notamment à «accompagner les jeunes dans leur chemin existentiel vers la maturité de sorte que, à travers un processus de discernement, ils puissent découvrir leur projet de vie et le réaliser dans la joie, l’ouverture de la rencontre avec Dieu et avec les hommes, et participer activement à l’édification de l’Église et de la société».

Cette assemblée générale du synode des évêques sera la 15e réunie depuis la création de cet instrument de collaboration entre le pape et les évêques. Le communiqué du Saint-Siège signale d’ailleurs que le thème de la rencontre de 2018 a été choisi «après consultation, comme il est d’usage» de l’épiscopat et des supérieurs généraux, ainsi qu’après «avoir écouté les suggestions des Pères de la dernière assemblée synodale».

Un synode sur les jeunes et les vocations peut-il apporter quelque chose à l’Église surtout quand on voit les synodes portant sur la famille entre 2014 et 2015, aux réformes peu importantes ne pouvant que contenter le puissant camp conservateur de la curie. Ici, encore il faudrait des évêques courageux pour comprendre les jeunes et la baisse des vocations. Mais le doute est permis.

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Publié le 6 Octobre 2016

Christopher Lamb dans son article du mercredi 5 octobre 2016 sur The Tablet nous montre qu’une déclaration commune entre catholiques et anglicans admet les questions sur les femmes et l'homosexualité sont actuellement insurmontables. Le pape François et l'archevêque de Canterbury, Justin Welby ont cherché à contourner les désaccords doctrinaux sur l'ordination des femmes en ne mettant qu’une seule femme parmi un groupe d’évêques catholiques et anglicans étant envoyé pour travailler sur des projets de mission conjointe ensemble.

Les deux dirigeants ont admis dans une déclaration commune que les obstacles à l'unité sur les femmes et les homosexuels sont insurmontables actuellement et ont bien souligné qu'ils continueraient à ne pas «se laisser décourager» avec les plans à apporter pour que leurs églises se rapprochent. L'exclusion des femmes lors d'un service de Vêpres à Rome le mardi soir vient en dépit du fait que l'évêque canadien Linda Nicholls est membre de l'organisme officiel catholique-anglican de dialogue et que les femmes évêques ont d'abord été ordonnées dans la Communion anglicane en 1989.

Dans une déclaration commune, Le pape François et Mgr Welby déclarent qu'il y a des «obstacles sérieux» à la pleine unité entre catholiques et anglicans dont ils argumentent leurs racines dans la façon dont l'autorité est exercée dans l'Église. Alors que les anglicans ont ordonné des femmes prêtres depuis de nombreuses années, l'Église catholique en a exclu la possibilité avec Jean-Paul II en disant qu'elle ne pouvait pas se produire et que la question ne devrait pas être discutée.

Et avec l'ordination des femmes, la décision prise par les anglicans américains de reconnaître le mariage de même sexe et les ministres homosexuels est en contradiction avec la position de Rome et qui a à son tour apporté une communion anglicane au bord du schisme. «Nous nous ne voyons pas encore des solutions aux obstacles devant nous», ont déclaré le pape et l'archevêque ont déclaré dans un communiqué publié mardi soir.

Néanmoins, les dirigeants ont poussés vers l'avant des plans pour une collaboration plus approfondie sur le manque d’argument sur les questions de justice sociale avec les évêques catholiques et anglicans de l'Inde au Brésil qu’on a mis à travailler ensemble pour essayer d'apporter la paix et le soins pour l'environnement. Ils ont été «mandatés» au cours d'une liturgie à San Gregorio Magnio al Celio, l'église où saint Augustin de Canterbury a été envoyé par le pape Grégoire pour évangéliser l'Angleterre, qui a été chanté par les chœurs de la chapelle Sixtine et Cathédrale de Canterbury.

Pendant les vêpres le pape et l'archevêque ont également fait un échange symbolique de cadeaux : le pape a présenté la partie supérieure de la crosse de saint Augustin à Mgr Welby, qui a présenté sa croix pectorale au pape François, faite de clous venant du toit bombardé de la cathédrale de Coventry pendant la Seconde Guerre mondiale, un symbole du mouvement de réconciliation internationale qui a commencé à Coventry.

Dans son homélie, le pape a dit qu’anglicans et catholiques doivent nécessairement puiser dans le «feu» du mouvement œcuménique original qui avait déchiré «vers le bas les clôtures qui nous ont isolés», tandis que Mgr Welby, qui a célébré le service avec une femme prêtre, Rev. Julia Pickles, son chapelain intérimaire, à ses côtés, a dit que quand les chrétiens se battent entre eux l'Église descend dans un «cirque de gladiateurs.»

Les paires d'évêques viennent de partout dans le monde comme le Malawi, l'Irlande, le Pakistan et la Papouasie-Nouvelle-Guinée et dans le cas de la Nouvelle-Zélande, elles comprennent un cardinal avec John Dew qui travaille avec l'évêque d'Auckland, Ross Bay. D'Angleterre l'évêque de Plymouth, Mark O'Toole va unir ses forces avec son homologue anglican dans l'ouest du pays, l'évêque de Truro, Tim Thornton. «Le monde doit nous voir témoigner de cette foi commune en Jésus en agissant ensemble», ont déclaré le pape et l'archevêque Welby.

Demain, ce paires se réuniront une à une dans ce qui marque leur troisième réunion formelle à Rome et cette fois l'archevêque sera accompagné de seize primats de la Communion anglicane. La visite de l'archevêque marque aussi le 50e anniversaire depuis le dialogue officiel entre catholiques et anglicans qui a été mis en place après le Concile Vatican II et alors que les églises sont d'accord sur la grande majorité des questions doctrinales, l'ordination des femmes reste le point d'achoppement majeur pour Rome.

Les réformateurs catholiques, d'autre part, ont l'espoir qu’une proximité croissante avec les Anglicans pourrait aider à ouvrir l'ordination des femmes dans l’Église. Kate McElwee, la co-directrice exécutive de la Women's Ordination Conference, a déclaré : «Pendant ce temps d'unité, je prie pour que notre valeur évangélique partagée de la justice s’approfondisse pour inclure également les ministres ordonnés de tous les genres et traditions.»

Retourner à l’unité en mettant les problèmes de côté en attendant qu’ils disparaissent n’est pas une bonne solution, tout comme l’écologie et la pauvreté ne doivent pas servir d’alibi pour éviter de traiter de la question des femmes et de l’homosexualité dans l’Église. Encore une fois, l’Église veut l’unité sans faire d’effort.

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Publié le 5 Octobre 2016

"Le gouvernement n’a jamais - et n’est pas - en train de travailler sur une loi qui changerait la législation sur l’avortement", affirme Beata Szydlo comme nous le montre L’OBS ce mercredi 5 octobre 2016.

"Je veux le dire haut et fort : le gouvernement n’a jamais - et n’est pas - en train de travailler sur une loi qui changerait la législation sur l’avortement". La Première ministre polonaise Beata Szydlo a tenté de calmer le jeu, lors d’une conférence de presse mardi 4 octobre, rapporte "The Independant", alors que la colère gronde à Varsovie contre la proposition de loi visant à interdire complètement l’IVG en Pologne. Une manifestation a rassemblé lundi des milliers de femmes habillées de noir pour symboliser la mort de leurs libertés, et les réseaux sociaux s'embrasent depuis des dernières semaines.

Beata Szydlo a par ailleurs condamné les propos du leader de son parti, Jaroslaw Kaczynski, fervent défenseur de la mesure et mentor de la ligne ultraconservatrice du gouvernement depuis son arrivée au pouvoir en 2015. Plus tôt dans la journée, ce dernier avait qualifié de "marginales" les manifestations de ces derniers jours, notamment l'appel à la grève du 3 octobre. "Je l’ai convoqué et lui ai signifié que de tels commentaires sur le mouvement des femmes ne seraient pas admis", a fait savoir la ministre. Dans un premier temps, Beata Szydlo avait pris du recul par rapport au texte, avant de le soutenir en vertu de sa "fidélité envers l’Eglise catholique".

Proposition d'initiative citoyenne déposée par le comité "Stop Avortement", actuellement en commission parlementaire, le texte prévoit l'interdiction de l'IVG à une exception extrême près - lorsque la vie de la femme enceinte est en danger immédiat. Il prévoit également une peine de prison pouvant atteindre cinq ans tant pour les médecins et autres personnes participant à l'IVG, que pour les patientes elles-mêmes, mais autorise le juge à renoncer à punir ces dernières. La loi actuellement en vigueur, déjà une des plus restrictives de l’UE, autorise l'avortement dans trois cas : risque pour la vie ou la santé de la mère, examen prénatal indiquant une grave pathologie irréversible chez l'embryon et grossesse résultant d'un viol ou d'un inceste.

Comme le montre l’exemple polonais le droit à l’avortement est en danger, et même si il semble avoir un retournement de situation en faveur des pros-avortement en Pologne, il faudra être vigilant. Espérons que l'initiative du groupe Socialistes et démocrates pour le Parlement européen qui se penche sur la situation des femmes en Pologne leur donne gain de cause.

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Publié le 5 Octobre 2016

Alba Ventura sur RTL.tr nous parle le mardi 4 octobre 2016 de la polémique à distance, pas banale, entre le pape François et Najat Vallaud-Belkacem. Pour le souverain pontife, les manuels scolaires propageraient l'idée de la "théorie des genres". Une affirmation "légère et infondée", a rétorqué la ministre de l'Éducation nationale. Le pape François a tort : il n'y a pas dans les manuels scolaires de "théorie du genre", selon laquelle on chercherait à gommer toute différence biologique ou sociale entre homme et femme. De même que le "fameux" chapitre d'un manuel de science et vie de la terre, intitulé Devenir homme ou femme, n'est pas un guide pour devenir transgenre ou transsexuel. Après vérification, c'est bien une leçon scientifique sur la manière dont l'appareil génital devient masculin ou féminin à six semaines dans le ventre de la mère. Jusque-là, rien de nouveau sous le soleil !

Le pape François s'est fait intoxiquer. Il a raconté à des journalistes qu'un papa (français) lui avait expliqué que son petit garçon de 10 ans auquel il demandait "que veux- tu faire plus tard ?" lui aurait répondu "Je veux être une fille". C'est le genre d'histoires qui circule dans certains milieux traditionalistes où, dès que l'on parle d'égalité homme/femme, tout d'un coup il serait possible de changer de sexe. C'est le genre d'histoires qui revient régulièrement depuis la loi sur le Mariage pour tous, cette loi aurait fait perdre tous ses repères à la France. Le problème, c'est que c'est le pape qui raconte de telles anecdotes totalement infondées.

La parole du pape est réputée infaillible sur les dogmes, mais visiblement pas sur le sexe des anges. Mais ça veut aussi dire que le pape François est d'abord un homme. Un homme qui communique beaucoup, sur les réseaux sociaux ou dans les avions avec des journalistes. Quitte à se laisser aller à quelques confidences. Comme lorsque François déclare qu'il serait prêt au "coup de poing" si on insultait sa mère. On est loin des Évangiles (si on te tape la joue gauche, tend la droite !). Non François, lui, il donne un coup de poing.

François est un pape spontané, iconoclaste, atypique, qui parle librement. C'est le risque de ses qualités. À la fois il soutient les personnes homosexuelles ou transsexuelles, en disant qu'il faut accepter tout le monde, mais il est aussi persuadé que la "théorie du genre" rode un peu partout et nous menace. Un pape qui a l'air moderne, mais qui reste un pape.

Dans Le Plus de L’OBS ce mercredi 5 octobre 2016, Odile Fillod, chercheuse indépendante en sociologie des sciences et spécialiste des questions de sexe/genre, dénonce la volonté du Vatican d'imposer son dogme dans les établissements scolaires. Elle nous explique son point de vue qui s’avère fondé dans sa conclusion : «Pour le Vatican, il s'agit bien en effet de promouvoir et justifier un certain ordre social basé sur l'assignation de rôles et statuts sociaux distincts selon le sexe – tout particulièrement l'assignation des femmes à la maternité –, ainsi que le maintien de la version archaïque et caricaturale de cet ordre social au sein même de l'Eglise catholique, arc-bouté sur son refus de l'ordination des femmes.

Ce dont on devrait se soucier, c'est de la poursuite de cet objectif idéologique et politique via la diffusion de la "théorie du genre" du Vatican au sein des établissements scolaires français.

Depuis de nombreuses années, cette théorie parfaitement invalidée par les résultats de la recherche scientifique peut tranquillement être promue, et pas seulement dans les établissements privés catholiques hors contrat : par le biais des séances d'éducation à la sexualité obligatoires dont le contenu n'est cadré par aucun programme et dont la mise en œuvre peut être confiée à n'importe qui, elle peut (et est) tranquillement diffusée au sein d'établissements publics ou privés sous contrat. Il serait grand temps que le ministère de l'Éducation nationale prenne enfin les mesures nécessaires pour lutter contre ce sournois endoctrinement-"là"

Espérons que l’Église se réveille, car sur la question du genre on ne peut pas déclarer de telles choses avec une telle légèreté, et si le pape François venait en France comme l’y a invité Najat Vallaud-Belkacem pour voir que ces inquiétudes ne sont pas fondées plus encore quand elles viennent de fanatiques.

Le pape se rattrape avec cette belle démarche comme le montre geopolis.francetvinfo.fr puisqu’il s'est rendu à Amatrice le mardi 4 octobre au matin, afin de prier les personnes disparues et encourager les vivants dans la rue principale du village. Il a pu découvrir l'ampleur de la catastrophe dès lors qu'il est descendu de voiture. Le pape pontife s'est d'abord rendu dans les préfabriqués colorés qui accueillent plus d'une centaine d'élèves de la commune, l'école s'étant écroulée la nuit du drame.

Puis, il est ensuite allé dans la «zone rouge», fermée au public en raison des pans de mur qui menacent encore de s'écrouler. Seul et en silence, au milieu des décombres qui ont enseveli des dizaines d'habitants, le pape François a prié pour les morts et appelé les survivants à aller de l'avant. «Je suis ici simplement pour vous dire que je suis proche de vous et que je prie pour vous». Il a ensuite repris la route en voiture pour se rendre dans d'autres localités touchées.

Le pape François a pu voir dans ce village la terreur, la peur dans les visages des enfants et se rendre compte des dégâts. En allant, en dehors d’un voyage officiel qui lui ne lui aurait montré des apparences il pu voir la souffrance et les dégâts que subissent les personnes lors d’une catastrophe qui les prive de tout.

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Publié le 4 Octobre 2016

Et si les fidèles se réunissaient en permanence comme le faisait les premiers chrétiens. Le plus important serait les réunions, les discussions et le commentaire communautaire de l'Évangile. Lu et discuté, l'Évangile est aussi un ferment extrêmement corrosif de tout ordre social. Pas besoin de grands discours et encore moins de sermons. L’écoute permet une parole plus libre. On peut aller lentement, en se frayant un passage vers la compréhension du texte. S'y mettre à plusieurs, permet toujours d’arriver à quelque chose. Ici pas besoin de tricher. Rien, ne doit être éludé, ni le pardon des offenses, ni l'amour des ennemis; ainsi l'Évangile peut avoir un autre sens.

Pas besoin d’expressions compliquées, mais un langage simple permettant de mettre en avant un Christ proche de soi et d’avoir sa foi enracinée dans la vie quotidienne. Les messes du dimanche pourraient être l’occasion de commentaires des textes sacrés actualisés par les communautés locales. Ces commentaires faits sur l’Évangile devraient être aussi mis par écrit pour éviter qu’ils disparaissent. Ainsi l’Évangile aurait de nouvelles résonances. L’Évangile annonce le royaume de Dieu, un monde nouveau, juste et sans classes sociales. C’est pour cela que les fidèles doivent le comprendre par le dialogue et l’étude.

Comme le montre John Shelby Spong dans son nouvel ouvrage Biblical Litteralism : A Gentile Heresy qui est sorti le 14 janvier 2016 à travers l’évangile selon Mattieu, la littéralisation des évangiles n’est pas le résultat des auteurs, il est le résultat de la génération venue 150 ans après la naissance de Jésus qui ne connaissait pas la tradition juive et qui ne pouvait pas voir ces connexions. La lecture littérale de la Bible est donc au cœur des siècles de violence, de haine et d'oppression. Les graines de l'antisémitisme, les millénaires d'antisémitisme, sont enracinés, selon Spong, dans le fait que les chrétiens n’arrivaient pas à saisir le contexte juif dans lequel l'Évangile de Matthieu était écrit.

Donc, les fidèles doivent maintenant comme le souhaite Spong à travers une lecture plus fiable de la Bible lutter pour l'âme du christianisme, une âme empoisonnée par un désir de revendiquer la vérité absolue et un littéralisme biblique qui conduit à une religion de punition, de contrôle, de culpabilité et de honte, plutôt que une foi de l' amour et de la compassion et de joie. Cela pourrait amener une vision différente de l’Église condamnant le racisme, prônant l'égalité pour les femmes et l'acceptation croissante des couples LGBT dans un christianisme ouvert et accueillant.

Plus intéressante est la lecture du rabbi Jonathan Sacks dans Not in God's Name : Confronting Religious sorti le 13 octobre 2015, où l’auteur met à nu les erreurs de lecture de la Bible qui ont conduite non seulement aux horreurs de l'antisémitisme et l'Holocauste, mais aussi à des atrocités à travers le monde, toutes blasphématoires - et coupables - au nom de Dieu. Ce qui va nous sauver, écrit Sacks, est une théologie de l'Autre, l'exercice extraordinaire de l'empathie qui permet aux humains d'imaginer comment il doit être avec l'Étranger, la victime, le marginal. Pour Sacks, y aurait-il un impératif plus urgent que de commencer à comprendre la définition de la foi, «l'appel de Dieu pour voir sa trace dans le visage de l'Autre» ? Sacks utilise une déconstruction méthodique qui met en déroute les compréhensions erronées de la Bible, et met en avant celles qui nous poussent avec insistance vers l'espoir, vers une théologie qui permet d'aller en dehors de la haine.

Abandonnons donc les visons littéralistes et ouvrons notre esprit à une lecture ouverte et dégagé des préjugés bâtis au cours des siècles.

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Publié le 3 Octobre 2016

Radio Vatican nous montre dans son article du lundi 3 octobre 2016 que le pape François a achevé ce dimanche 2 octobre 2016 son 16e voyage apostolique qui l'a mené dans le Caucase, en Géorgie et en Azerbaidjan. Trois mois après l'Arménie, ce fut un voyage sous le signe de l’œcuménisme et de la tolérance. François a rencontré en Géorgie et en Azerbaïdjan les communautés chrétiennes mais aussi les représentants des autres religions.

Le pape a visité les périphéries de son Église, il est d’ailleurs revenu sur cette notion de périphérie au cours de la traditionnelle conférence de presse dans l’avion du retour, et a justifié le choix de ces deux pays, la Géorgie et l’Azerbaidjan. «La réalité se comprend mieux et se voit mieux depuis les périphéries que le centre» a souligné le pape François devant les journalistes dans l'avion du retour. Il a rappelé son séjour en Albanie en 2014, ou encore celui en Bosnie-Herzégovine en 2015.

Le pape a aussi évoqué dans l’avion le conflit du Nagorny Karabach, région séparatiste que se disputent l’Arménie et l’Azerbaidjan. Il a suggéré d’ouvrir un dialogue sincère, face à face. Et si ce n’est pas possible, a-t-il ajouté, alors il faut accepter de recourir à un tribunal international comme celui de la Haye. Car «l’autre voie, c’est la guerre et la guerre détruit tout.»

Autre sujet abordé dans l'avion, le procès en béatification pour le père Jacques Hamel, assassiné en juillet dernier dans son Église de Saint-Etienne-du-Rouvray par des terroristes, en France. Le pape a décidé d’accélérer la procédure a-t-on appris ce dimanche 2 octobre. Il est revenu sur cette décision dans l’avion. «Nous devons chercher les témoignages pour ouvrir le procès, il ne faut pas les perdre. C’est très important parce que les témoignages tout frais, c’est ce que les gens ont vécu…»

Et puis les manuels scolaires ont aussi été un sujet de la conférence de presse du pape François dans l’avion. Le pape les a accusé de propager une théorie du genre (qui n’existe pas, puisqu’elle est un fantasme des intégristes et de l’extrême droite). Pour le pape, c’est une chose d’avoir des tendances homosexuelles ou changer de sexe, c’en est une autre de faire un enseignement dans les écoles sur cette ligne (on y apprend l’égalité entre les sexes et à accepter les différences, pas à gommer que l’on soit un homme et une femme). Le pape François a aussi insisté sur la nécessité d’accueillir, d’accompagner et d’intégrer les personnes homosexuelles ou transsexuelles : «J’ai accompagné des personnes avec ces tendances, je les ai rapprochées du Seigneur… je ne les ai jamais abandonnées» a-t-il conclu.

Comme le montre DirectMatin.fr, interrogée ce lundi sur France Inter, la ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem a dit «regretter ces paroles légères et infondées» du pape estimant qu'il «aura été lui aussi victime de la campagne de désinformation massive conduite par des intégristes». La ministre conseille au pape, «lors d'un de ses prochains déplacements en France de venir à la rencontre des enseignants, de feuilleter les manuels». «La théorie du genre n'existe même pas dans ces livres», a-t-elle affirmé.

Sur LCI.fr, Éric Fassin, sociologue et professeur au Département de science politique et au Centre d’études de genre à Paris 8, "le genre est un concept, autour duquel s’organise un champ de recherches, avec des théories différentes. La théorie du genre est donc une expression polémique, explique-t-il. Elle vient du Vatican, qui s’est lancé dans une croisade contre le genre avec un Lexique publié en 2005 par le Conseil pontifical pour la famille". En outre, c’est Benoît XVI, le prédécesseur du pape François, qui, voulant défendre un ordre naturel, a inventé l’idée de théorie du genre.

En 2014, des parents avaient retiré leurs enfants de l’école pour manifester leur opposition à l’enseignement de la théorie du genre : cette folle rumeur selon laquelle l'école de la République "apprendrait aux petits garçons à devenir des petites filles", rapportait l’ancien ministre de l'Éducation, Vincent Peillon. Derrière cette campagne d'intox, Farida Belghoul, 55 ans, proche du polémiste d’extrême droite Alain Soral. Celle qui avait reçu le soutien des catholiques intégristes Civitas et du Printemps français était partie en croisade pour "sauver (nos) enfants" mis en danger, entre autres, par "la propagande LGBT".

Enfin le pape François est revenu sur ses prochains voyages, l’Inde et le Bangladesh comme le montre Radio Vatican : le pape ira dans ces deux pays «presque certainement» l’année prochaine. Il a aussi parlé d’un voyage en Afrique, dans un pays pas encore choisi, ce sera en fonction du climat et de la situation politique du moment. Pour la Colombie, le Pape a affirmé vouloir s’y rendre si le oui à l’accord de paix l’emportait lors du référendum d’hier, mais c’était avant de voir les résultats et la victoire du Non ce dimanche. Et puis le pape a confirmé qu’il se rendrait au Portugal, mais seulement à Fatima, l’an prochain, qui célébrera le 13 mai le centenaire des premières apparitions mariales.

Cette conférence du pape montre le souci de son voyage la tolérance et la paix, tout en montrant son ignorance des études de genre sans doute pour montrer son soutien à la Manif pour tous pour sa manifestation du 16 octobre, sans oublier d’accélérer la béatification du père Hamel et d’annoncer ses prochains voyages. Comme toujours, le pape essaye de satisfaire une Église durablement divisée entre progressistes et conservateurs, sans réellement réussir.

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Publié le 3 Octobre 2016

Le pape en Azerbaïdjan pour prêcher la paix et la tolérance religieuse

Comme le montre LeParisien.fr nous montre que le pape François a achevé dimanche 3 octobre en 2016 en Azerbaïdjan un court séjour dans le Caucase, le deuxième en trois mois après l'Arménie, où il a prêché la paix et la tolérance religieuse et rencontré les catholiques.

Reçu par le président azerbaïdjanais Ilham Aliev, il a salué dans un discours le chemin de tolérance emprunté, selon lui, par ce pays pétrolier depuis son indépendance il y a tout juste 25 ans. L'Azerbaïdjan vient tout juste de renforcer par référendum les pouvoirs du président Aliev, qui dirige depuis 13 ans son pays d'une main de fer. Il a été élu une première fois en 2003 à la mort de son père, Heydar Aliev, lui-même ayant été à la tête du pays à partir de 1993.

"Je souhaite vivement que l’Azerbaïdjan continue sur la route de la collaboration entre les diverses cultures et confessions religieuses", a-t-il ajouté dans un discours prononcé au centre Heydar Aliev, œuvre imposante et tout en rondeurs de l'architecte Zaha Hadid, récemment disparue.

À Bakou, dernière étape de son court séjour dans le Caucase, trois mois après une visite en Arménie, le pape a également appelé les États de cette région en proie à des tensions régulières entre voisins, à ouvrir des "pistes originales qui visent à des accords durables et à la paix". Depuis des décennies, l'Arménie se dispute avec l'Azerbaïdjan voisin la région séparatiste du Nagorny Karabakh, peuplée d'une majorité d'Arméniens et théâtre de combats intenses en avril.

Dans l'avion le ramenant à Rome, le pape a suggéré aux pays de la région d'ouvrir un "dialogue sincère, face-à-face, une négociation sincère", et si cela n'était pas possible, d'accepter de recourir à un tribunal international comme celui de La Haye. Car, a-t-il souligné, "l'autre voie c'est la guerre, et la guerre détruit tout".

Le pape s'est ensuite rendu à la mosquée Heydar Aliev pour y rencontrer le sheik des musulmans du Caucase, Allahshukur Pashazadeh. "Nous rencontrer dans l'amitié fraternelle en ce lieu de prières est un grand signe, un signe qui manifeste cette harmonie que les religions peuvent construire ensemble", a déclaré le pape à cette occasion. Il s'est ensuite lancé dans un long plaidoyer en faveur de la religion, "une nécessité pour l’homme, pour qu’il réalise sa fin, une boussole pour l'orienter vers le bien et l’éloigner du mal", a-t-il dit.

Le pape François montre durant son voyage dans le Caucase et plus particulièrement dans un pays comme l’Azerbaïdjan où se président est un dictateur, souhaite que la paix avec l’Arménie arrive tout cela en invitant les religions à dialoguer pour que cette paix soit possible. Difficile et compliqué à la fois, car pour qu’elle existe il faut des ouvertures qui n’existe pas pour l’instant, mais ce voyage a été un soutien pour les minorités catholiques de Géorgie et d’Azerbaïdjan.

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Publié le 2 Octobre 2016

L'église de Saint-Étienne-du-Rouvray a rouvert ses portes

Comme nous le montre ouest-France.fr ce dimanche 2 octobre 2016 plus de deux mois après le dramatique attentat djihadiste, au cours duquel le prêtre Jacques Hamel, 85 ans, avait été assassiné, l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray, dans la banlieue de Rouen, a rouvert ses portes ce dimanche.

Plusieurs centaines de fidèles et religieux ont entamé dimanche une procession jusqu'à l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen, marquant le début de la cérémonie de réouverture du lieu de culte, fermé depuis l'assassinat du prêtre Jacques Hamel par deux djihadistes en juillet.

L'archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, est ensuite entré dans l'église à la tête d'une procession de plusieurs centaines de fidèles, après avoir prononcé une prière devant sa porte. L'archevêque a déclaré «sainte» la porte de l'église. Puis les fidèles ont pénétré dans le lieu de culte et l'archevêque a repositionné la croix qui avait été descellée du mur par les deux djhadistes.

Faisant le tour de la petite église, d'où s'élevaient des chants, il a aspergé à l'aide d'un goupillon les murs, l'autel, le sol et l'assemblée, comme le veut le rite de «réparation», destiné à laver la profanation de l'attentat. Sœur Danielle, qui avait donné l'alerte le jour de l'attentat, a lu un texte.

Avant cette cérémonie, le maire de la ville Hubert Wulfranc (PCF) avait lui aussi rendu hommage au père Hamel, devant l'église : «Le visage de Jacques Hamel s'identifie à celui du petit Aylan, l'enfant syrien échoué sur les plages turques. Ils sont des symboles et en même temps ils doivent nous faire réfléchir davantage, avec sans doute un peu plus de hauteur de vue». «Nous nous définissons nous-mêmes comme le genre des hommes homo sapiens, le genre des hommes sages. Prouvons-le ensemble sur le terrain», a-t-il ajouté.

Après la récitation de prières et de psaumes, la procession, prévue sur environ 500 mètres, a débuté près du presbytère dans une ambiance de recueillement. C'est la première étape d'un rituel de «réparation» de l'église pour «laver» la profanation de l'attentat le 26 juillet. Pour l'Église catholique la profanation d'un lieu de culte doit être «réparée». À plus forte raison quand il s'agit d'un meurtre. C'est pour cela qu'un rite pénitentiel de réparation est organisé ce dimanche après-midi, suivi d'une messe, célébrée par Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen.

«Le rite consiste à laver l'église en l'aspergeant d'eau bénite», a expliqué l'archevêque qui avait célébré le 2 août, dans la cathédrale de Rouen, la messe des obsèques du prêtre assassiné le 26 juillet. Le rite visera aussi à «réparer» les profanations commises contre des objets cultuels par les deux djihadistes, Adel Kermiche, un Stéphanais, et Abdel Malik Petitjean, venu de Savoie.

Le pape a accepté de raccourcir le délai avant une béatification du père Hamel assassiné par des djihadistes le 26 juillet dans le nord-ouest de la France, a-t-on appris dimanche de sources vaticanes. C'est une exception aux normes qui fixent habituellement un délai de cinq ans entre la mort et l'ouverture d'un procès en béatification. Ces dernières années, Jean Paul II avait permis l'ouverture anticipée du procès en béatification de mère Teresa de Calcutta, morte en 1997, avant que la procédure soit à nouveau accélérée pour le pape polonais, décédé en 2005. Dans les deux cas, la béatification avait eu lieu six ans après le décès. Mais il avait fallu que l'Église valide un miracle pour chacun des deux.

Dans le cas du père Hamel, la probable reconnaissance de son martyr («mort en haine de la foi») le dispenserait d'obtenir un miracle pour être reconnu bienheureux. Il lui en faudrait cependant un pour être éventuellement déclaré saint par la suite. Lors d'une messe mi-septembre au Vatican à la mémoire du père Hamel, le pape François n'avait pas laissé beaucoup de place au doute sur l'éventualité d'une procédure en béatification. «Nous devons le prier - c'est un martyr, et les martyrs sont des bienheureux (proches de Dieu après la mort) - pour qu'il nous donne à tous la fraternité, la paix, et aussi le courage de dire la vérité: tuer au nom de Dieu est satanique», avait-il déclaré pendant le sermon.

La meilleure ode en la mémoire du père Hamel est de continuer à célébrer la messe dans l’église où il toujours été entouré de ceux qu’il connaissait et aussi de continuer à dialoguer avec les autres religions pour monter que la religion ne se trouve pas dans ceux qui se servent des armes pour l’imposer.

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Publié le 2 Octobre 2016

Nous allons voir aujourd’hui le Renouveau Charismatique qui est un mouvement inspiré du Pentecôtisme protestant des années 1950 et se répandit au catholicisme en 1967, lorsque des étudiants et des professeurs de l'Université Duquesne, une école catholique à Pittsburgh, annoncèrent que, eux aussi, avaient été «baptisés dans l'Esprit.» Ensuite dans les années 1970, il est devenu un phénomène mondial qui n’a pas épargné les catholiques qui ont soudainement embrassé les pratiques pentecôtistes comme prier en langues, la guérison divine, et l’abandon du contrôle physique de son corps à l'Esprit Saint. Il faut dire que cette période de fondations et de croissance rapide (de 1967 à 1975 environ) voit aussi la naissance de milliers de groupes de prière locaux en France (la-Croix.com, cruxnow.com).

D’abord prudente devant les pratiques sectaires du groupe, Paul fait ensuite entrer le loup dans la bergerie. «Ce Renouveau spirituel ne serait-il pas une chance pour l'Église et pour le monde ? », lance Paul VI à la Pentecôte 1975, lors du 3e Congrès international du Renouveau Charismatique rassemblant 12 000 personnes à Rome. Ce mot de «chance» sera vu comme une reconnaissance officielle de ce Renouveau, alors encore mal perçu dans l'Église. De 1976 à 1998, ce sera une période de des démarches de reconnaissance de leurs statuts, de passation de pouvoir entre les fondateurs et la génération suivante. Ce «réveil» dans l'Église catholique fait alors émerger divers ministères de guérison (tels ceux du P. Emiliano Tardif, décédé en 1999) et de prédication (Kim Kollins, Raniero Cantalamessa) (la-Croix.com).

Mais la réalité est moins belle comme le montre L’EXPRESS.fr. L’institution inquiétée par la désertification de ses paroisses et la concurrence des sectes a fait confiance à un mouvement qui délivre une foi ultra-émotionnelle, allant de la profusion d'icônes, d'encens, de chants inspirés de la liturgie orientale. On demande l'abdication de l'esprit critique et on adule un «berger» gourou, allant jusqu’à se croire au-dessus des lois. Le Renouveau, pleinement reconnu par Rome, vit en autarcie avec la complaisance des autorités ecclésiales. Les structure financière du mouvement sont aussi très opaques puisque des dizaines de millions sont engloutis dans les luxueuses demeures de session et de retraite. Mais ces communautés nouvelles, sont pour l’Église-institution la chance d’un retour à l’Église préconciliaire, aux modèles puissamment hiérarchiques et autoritaires.

Plus inquiétant encore est ce que nous conte le livre de Christian Terras, CHARISMATIQUES : Une Église dans l'Église (Golias, 2014). Alors que dans les années 1970, des phénomènes exubérants et incontrôlés appelés charismes, étaient le visible du Renouveau Charismatique Catholique, une «institution» à dimension mondiale, qui croit avoir tous les droits dans l'Église, s'est constituée peu à peu. Cette institution nouvelle se veut œuvre de l'Esprit, véritable Église du Saint-Esprit. Le Renouveau charismatique. Le Renouveau Charismatique n'a cessé de faire parler de lui en France depuis quarante ans. Ses extravagances autant que ses scandales et dérive sectaires ont souvent fait la une des médias.

Mais qu'est-ce qui se cache derrière le parler en langue, les guérisons, les soi-disant charismes ? Au fil des ans, en effet, une vaste organisation mondiale l'ICCRS (International Catholic Charismatic Renewal Services) s'est mise en place en 1980, avec son siège au Vatican. Le présent ouvrage nous en fait découvrir les rouages et montre avec précision comment s'est ainsi constituée une Eglise dans l'Eglise, avec un magistère et des institutions autonomes. Cette Église à visée mondialiste avance lentement mais sûrement, particulièrement en France, sous couleur de nouvelle évangélisation, de renouveau de la vie chrétienne.

Comme le montre Christian Terras sur Golias, il a sa propre instance doctrinale qui constitue un véritable magistère autonome, indépendant du magistère de l’Église catholique; elle a ses propres charismes qui se dispensent de toute validation ecclésiale officielle et, contradiction suprême, elle organise des formations aux charismes pour suppléer aux insuffisances du Saint-Esprit et favoriser une unification; elle a encore ses propres ministères validés par des laïcs du Renouveau et tout à fait inconnus dans l’Église catholique officielle.

Il faut ajouter qu’une institution ne se met pas en place sans leaders… pour rester fidèle au jargon utilisé par l’institution charismatique. Des responsables, qui ont une réputation internationale, ont une personnalité reconnue par tous les membres du Renouveau et assurent une unité morale; comme le P. Cantalamessa, Henry Lemay — interdit d’enseignement par les évêques de Suisse romande en 2015, à la suite de contacts pris avec les évêques français —, Jean Pliya, Charles Whitehead, Mgr Santier, Michèle Moran, etc. Tout ce monde a bien sûr la bénédiction du conservateur cardinal Rylko, président du Conseil Pontifical pour les Laïcs (qui l’est toujours actuellement).

Le Renouveau charismatique avec ses atours soit disant modernes a réussi à rendre l’Église dépendante de lui, et l’institution a fermé les yeux sur ses dérives sectaires et ses scandales de pédophilie en ne faisant que modifier l’identité de ces mouvements sans en bannir ce qui pose problème pour faire croire que ce mouvement est dans le droit chemin, comme l’ont montré les évêques français en 2007 bien aveugle sur les dangers d’un tel mouvement. Mais la naïveté n’a qu’un temps puisqu’en 2016 Rome a publié un texte invitant les évêques à mieux évaluer les diverses communautés charismatiques. Mais cela est trop beau, car beaucoup d’évêques venant du mouvement ne feront rien contre lui.

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Publié le 1 Octobre 2016

Le pape François dénonce une «guerre mondiale» contre le mariage

Comme le montre ouest-France.fr et tdg.ch le pape François a dénoncé ce samedi 1er octobre 2016 à Tbilissi une "guerre mondiale" en cours contre le mariage, devant des prêtres et catholiques géorgiens.

Répondant aux interrogations exprimées devant lui par une mère de famille, Irina, le pape a expliqué combien il était indispensable de défendre le mariage, «la plus belle chose que Dieu ait créée».

S'exprimant devant quelques dizaines de représentants de la petite communauté catholique géorgienne, très minoritaire dans la Géorgie orthodoxe, le pape argentin a alors évoqué «une guerre mondiale pour détruire le mariage». Elle ne se fait pas avec des armes, mais «avec des idées», a-t-il affirmé, évoquant une «colonisation idéologique».

«L'homme et la femme qui ne font qu'une seule chair sont l'image de Dieu», et «il faut tout faire pour sauver le mariage», a-t-il insisté. «Quand on divorce, on salit l'image de Dieu», a-t-il encore dit. Revenant sur les difficultés des couples mariés, souvent tentés par la séparation, le pape les a encouragés à se quereller autant qu'ils le veulent, «c'est une chose normale», mais à se réconcilier ensuite dans la même journée.

Car, a-t-il souligné, «la guerre froide du jour d'après est très dangereuse». Et si la tentation de l'adultère devait survenir, «vous devez demander tout de suite de l'aide», a-t-il encore dit. Le pape François est arrivé vendredi en Géorgie, première étape d'un court séjour dans le Caucase, qui doit le conduire dimanche en Azerbaïdjan.

Le pape François a aussi appelé la petite communauté catholique de Géorgie à serrer les rangs et à se montrer ouverte vis-à-vis de la majorité orthodoxe. Des tensions perdurent entre les deux églises chrétiennes. Que faire vis-à-vis des orthodoxes ?, s'est interrogé le pape devant des prêtres, séminaristes et représentants catholiques géorgiens qui l'interrogeaient en ce sens. «Être ouvert, être ami», a-t-il recommandé au second jour de son court séjour dans le Caucase, trois mois après sa visite en Arménie.

«On ne doit jamais faire de prosélytisme avec les orthodoxes», a lancé le pape François. «Ce sont nos frères et nos sœurs, je ne peux pas les condamner», a-t-il insisté appelant les catholiques à «être amis, à marcher ensemble». «Nous sommes une petite église et nous faisons chaque jour l'expérience de la minorité», avait déclaré plus tôt devant le pape, Mgr Giuseppe Pasotto, évêque catholique géorgien. «Et parfois, c'est vraiment dur !», avait-il dit. Vous devez «être solides dans votre foi», a répondu le pape, et pour cela il faut avoir «la mémoire du passé, le courage dans le présent et l'espoir dans l'avenir», a souligné le Saint-Père.

Mais comme le montre euronews.com le pape François qui n’est pas le bienvenue en Géorgie a célébré samedi une messe en plein air dans un stade de la capitale, Tbilissi où la foule n’ait pas été au rendez-vous, comparé à d’autres déplacements, puisque les catholiques représentent 0,8% de la population. Et ce, d’autant que l’Église orthodoxe (84% de la population), avait décliné l’invitation, signe des tensions qui perdurent entre ces deux communautés divisées depuis près de mille ans. Tout en souhaitant, par la voix de son chef, Élie II, un renforcement de leurs liens.

«La consolation dont nous avons besoin, au milieu des événements tumultueux de la vie, est vraiment la présence de Dieu dans notre cœur», a lancé le pape devant une foule clairsemée mais fervente, rassemblée dans le stade Meskhi sous un beau soleil d'automne. Comme la veille lors de son arrivée à l’aéroport, des manifestants ont protesté à l’extérieur du stade contre une présence qu’ils ont qualifiée d’“agression spirituelle”.

Samedi après-midi, le pape s'est également rendu auprès des organisations caritatives catholiques œuvrant en Géorgie, pour rendre hommage à leur travail et à leur simplicité, dont il a rappelé qu'elle était au cœur du message de l'église.

Le pape François sera dimanche en Azerbaïdjan, pays cette fois à 93% musulmane.

Le pape François attaque à nouveau le mariage pour les couples de même sexe et les études de genre et s’oppose au divorce sans pour autant comprendre les raisons de ces évolutions de société, tout en soutenant les catholiques Géorgiens face aux orthodoxes conservateurs du pays. La paix, oui, mais seul le dialogue peut le rendre possible.

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