Publié le 4 Décembre 2016

Élections présidentielles en Autriche : la victoire du bon sens

Franceinfo.fr, LeMonde.fr et Libération.fr nous montrent aujourd’hui que les Autrichiens se rendent aux urnes ce dimanche 4 décembre 2016 pour le "troisième tour" de la présidentielle. Et pour la première fois, un candidat d'extrême droite pourrait accéder à la présidence d'un État de l'Union européenne. Selon la Constitution autrichienne, dont se serait inspiré celle de la Ve République du général de Gaulle, le président en Autriche joue traditionnellement un rôle protocolaire mais il dispose de certains pouvoirs, comme celui de nommer le chancelier et de révoquer le gouvernement, et il est le chef des armées. Et surtout il peut dissoudre le Parlement et provoquer ainsi des législatives anticipées qui pourraient alors bénéficier au Parti de la liberté (FPÖ).

Selon les derniers sondages, le duel s'annonce très serré entre le candidat d'extrême droite du Parti de la liberté (FPÖ), Norbert Hofer, 45 ans, et son rival écologiste, Alexander Van der Bellen, 72 ans. Une des inconnues du scrutin porte sur le taux de participation, après une campagne à rallonge qui a soumis les candidats à près de onze mois d'exposition et de joutes médiatiques devenues acrimonieuses.

Quelque 6,4 millions d'électeurs sont appelés aux urnes. Le ministère de l'Intérieur a toutefois indiqué que les résultats ne seraient pas proclamés avant lundi, jour où sera compté le vote par correspondance. Mais hier, certains ont manifesté avec véhémence leur opposition à Norbert Hofer, le candidat de l'extrême droite, dans les rues de Vienne, la capitale.

Le populiste Hofer est battu à la présidentielle autrichienne selon les premières projections de l’ORF. Il faut rester prudent, mais les premières estimations de la télévision publique autrichienne donnent une nette avance à l'écologiste libéral Alexander Van der Bellen. Ce dernier est crédité de 53,6% des voix contre 46,4% au candidat du parti d'extrême droite (FPÖ) Nobert Hofer.

On parlait d'un effet Brexit, d'un effet Trump. Ça n'a pas aidé le candidat populiste. Notons aussi que la participation semble en hausse de plus d'un point par rapport au précédent scrutin à 73,8%. Le FPÖ de Nobert Hofer reconnaît sa défaite face à l'écologiste Van der Bellen dans la présidentielle autrichienne. Sur Twitter, Norbert Hofer reconnaît sa défaite et félicite Alexander Van der Bellen pour sa victoire à l'élection présidentielle. Le chef du parti d'extrême droite autrichien FPÖ exclut de contester en justice la victoire de l'écologiste Alexander Van der Bellen à la présidentielle, comme il l'avait fait au printemps. Il affirme que le scrutin s'était déroulé "régulièrement".

 

Selon de nouvelles estimations données sur le site du quotidien de centre-gauche Der Standard, Van der Bellen a remporté l'élection avec 53,3 % des suffrages (53,6 % lors de l'annonce des résultats précédente) contre 46,7 % pour Hofer. Dans la capitale, Vienne, le candidat écologiste bénéficie même de 65 % des voix.

 

L’écologiste libéral Alexander Van der Bellen s’est réjoui de la victoire d’une «Autriche pro-européenne». «Depuis le début, je me suis battu et j’ai plaidé pour une Autriche pro-européenne», a déclaré à la télévision publique l’ancien patron des Verts autrichiens, âgé de 72 ans, qui veut aussi défendre les «valeurs d’égalité, de liberté, de solidarité».

 

La victoire d’Alexander Van der Bellen ne s’explique pas nécessairement par la victoire d'un candidat écologiste. Il s'est lui-même présenté en tant qu'indépendant, certes avec le soutien du parti vert, mais en faisant très attention de ne pas s'aliéner le vote des électeurs que son profil aurait pu effaroucher. Pour nombre de conservateurs, la perspective de voter pour une figure du parti vert autrichien n'allait en effet pas de soi, en particulier dans les campagnes. M. Van Der Bellen doit, de fait, son élection à la mobilisation d'un électorat qui dépasse largement le seul électorat des Verts. Sa défaite aurait en revanche permis à l'extrême droite de placer un des siens à la présidence de la République.

 

Il y eu aussi les suites du "Brexit" dans la mesure où les modalités de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne restent encore très confuses. Les négociations n'ont toujours pas été lancées et la perspective d'un "Öxit" du même ordre a pu faire réfléchir une partie de l'électorat. L'opinion publique autrichienne sait bien, en dépit d'un fort courant eurosceptique, que le pays a pu bénéficier de son adhésion à l'Union européenne en 1995, puis du vaste élargissement à ses voisins d'Europe centrale en 2004. Ces événements lui ont permis de retrouver sa place dans les échanges entre l'Est et l'Ouest du continent.

 

M. Hofer cultivait, comme une bonne partie de ses homologues européens d'extrême droite, une certaine proximité avec M. Trump, dont l'élection est cependant perçue comme inquiétante par une partie de l'électorat autrichien. Il y a peut-être eu, dans une partie de l'électorat, un sursaut afin de protéger la réputation internationale de l'Autriche, tout en jouant la carte d'une certaine stabilité.

 

Un grand bravo à l’Autriche qui nous montre la voie, et nous apprend aussi comment éviter le pire en ne continuant pas les mêmes politiques qui mènent vers les votes extrêmes.

 

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Publié le 3 Décembre 2016

Kath.net dans on article du vendredi 2 décembre nous montre que le doyen de la Rote romaine a attaqué le cardinal Joachim Meisner et conclut qu'il avait placé la lettre à "l'ombre de l’histoire". Un Support pour le silence du pape est venu du cardinal Napier.

 

Mgr Pio Vito Pinto, le doyen de la cour ecclésiastique de la "Rote romaine", qui a provoqué cette semaine une grande excitation à Rome, continue sur sa trajectoire de collision avec les cardinaux qui posent des questions sur la lettre papale "Amoris laetitia". Dans une interview avec ABC, Mgr Pinto fulmine à propos de l'ex-cardinal de Cologne Joachim Meisner et conclut qu'il avait placé la lettre à «l'ombre de l’histoire». «Le fait qu'il en vienne là, je ne m'y attendais», a déclaré le doyen, qui signale alors que Benoît XVI et le pape François sur la «question du mariage sont dans l'analyse et les conclusions» totalement d' accord. L’ouvrage du pape émérite confirme ses dires.

 

Un support pour le silence du pape François s’est signalé sur Twitter et c’est le cardinal Wilfrid Napier d'Afrique du Sud. Mgr Napier, qui est considéré comme un ardent défenseur de l'enseignement de l'Église sur le mariage et la famille, a rappelé que même Jésus a gardé le silence de temps à autre. Dans une discussion animée sur Twitter Napier, a également demandé si le pape François avec ses déclarations aux évêques argentins n’a pas donné des signes évidents qu'il était pour l’administration de l’eucharistie pour les divorcés remariés, pour Napier il n’y avait pas de réponse. Le cardinal Napier soutien le pape, mais défend mal sa position en étant trop vague.

 

Nous voyons encore que sur Kath.net dans son article du vendredi 2 décembre 2016 que le pape est in incorrigible opposant au pape. Le pape François avait appelé dans une interview avec le père Antonio Spadaro, directeur de la revue jésuite Civiltà Cattolica la forme extraordinaire du rite romain de la messe comme une ‘exception’, puisqu’elle est vu par le pape comme un arrangement ‘généreux’ à ces fidèles, mais pour le cardinal Burke dans une interview avec le site italien La Fede Quotidiana, les deux formes du rite sont de rang égal selon "Summorum Pontificum", maintient le cardinal Burke, puisque pour lui la forme extraordinaire du rite est a forme ordinaire passée. Pour lui, cette forme ne peut être abandonnée car selon lui le rite ancien est "l'exposition de l'Église pour tous les temps". Peut-être que Mgr Burke, ne comprend pas le mot ‘extraordinaire’ ?

 

Enfin Radio Vatican a aussi montré hier que le cardinal Christoph Schönborn de Vienne a mis en garde contre le «virus de la polarisation» deux jours avant l’élection présidentielle en Autriche. Ce virus suit une seule logique : le système ami-ennemi que Schönborn a critiqué vendredi dans un article pour le journal gratuit, ‘Today’. C’est la manière d’augmenter la haine et la violence pour empêcher une réelle compréhension et de pourrir la volonté de rencontre.

 

Ce spectacle tendancieux est actuellement mis en avant dans le monde et a été introduit pour la présidence en Autriche au cours de la campagne pendant près d'un an. Dans ces tranchées profondes se sont créées, des "images de l'ennemi qui ont été construites", pour être respectivement mauvaises. Le pape a récemment décrit cela comme une croissance mondiale des contraires.

 

La montée de l’extrême droite est inquiétante, comme si les nations européennes n’ont pas de mémoire. Le seul moyen est de faire retrouver aux peuples européens le sens de la démocratie et de la politique, mais aussi aux hommes politiques une vision politique parlant aux classes populaires et aux marginaux de la société dans un grand projet de société qui sera autre chose que le racisme et les préjugés mais qui répondra aux attentes des populations européennes.

 

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Publié le 2 Décembre 2016

Cameron Doody dans son article du vendredi 2 décembre sur periodistadigital.com nous montre que selon le cardinal Gerhard Müller l’indissolubilité du mariage devrait être «le fondement inébranlable de l'enseignement dans tous les soins pastoraux». Le préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, répond à la dubia  des cardinaux ultras, et essaye en fait de confronter avec Benoît XVI avec le pape François.

 

Dans une interview publiée jeudi 1er décembre à Kathpress, le cardinal Müller dit que la Congrégation «agit et parle» seulement avec l'autorité du pape, et ne peut donc pas prendre part «dans une divergence d'opinions». Bien que ce pourrait être le cas à l'avenir puisque le pape a confié à la Congrégation la mission de résoudre le scandale provoqué par les quatre cardinaux rebelles - Burke, Caffarra, Meisner et Brandmüller«au moment, où il est important que nous restons concentrés sur l'objectif et que nous ne sommes pas emportés par la polémique et encore moins la créer.»

 

Toutefois, c’est ce que fait exactement Müller lors de la tentative de faire face au pape François avec Benoît XVI dans la question de savoir si les catholiques divorcés remariés civilement peuvent recevoir la communion. Le cardinal allemand fait valoir que bien que le pape François demander de l'aide à toutes les familles pour vivre «selon la volonté gracieuse de Dieu», ses mots dans Amoris laetitia ne peuvent pas être lus comme les précédentes déclarations des papes et même de la CDF sur la même question.

 

Pour étayer cette affirmation, Müller fait référence à une instruction de 1994 de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur la proposition de trois des évêques du sud de l'Allemagne pour les personnes dans une situation de remariage afin d’examiner leur cas avec un prêtre confesseur pour aider à discerner si elles pouvaient revenir à l'Eucharistie. Le document de la CDF, signé par son préfet, le cardinal Ratzinger rejette cette possibilité et stipule notamment que «les fidèles qui vivent habituellement more uxorio (en concubinage) avec une personne qui n'est pas la femme légitime ou le mari légitime, ne peuvent pas recevoir la sainte communion».

 

Le cardinal Müller termine son entretien avec Kathpress en mettant en garde contre les dangers d'une «polarisation» dans l’Église. Bien qu'il n'y ait pas encore de «lutte pour le pouvoir dans les coulisses» sous les murs du Vatican, «entre les réformateurs et ceux qui veulent tout freiner», des rumeurs ont émergé à propos de la controverse des quatre cardinaux rebelles qui sont un «échantillon» de la pensée et de la perception des catégories de pouvoir qui sont corrompus. En matière de doctrine de l'Église, il fait valoir, que c’est «la victoire de la vérité et non pas le triomphe du pouvoir».

 

Le cardinal Gerhard Müller fait ici profil bas et se mettra sans doute du côté du pape François afin de garder son prestigieux poste de préfet de la CDF face aux cardinaux rebelles. Mais il doit faire attention au jeu de chaise musicale au Vatican qui touche tous ceux qui sont contre les réformes du pape. Opposer le pape François au pape Benoît XVI est tout sauf judicieux, car le pape émérite a déjà dit dans son livre Par la foi. Doctrine de la justification et expérience de Dieu dans la prédication de l’Église qu’il apporte son soutien à la «ligne» de miséricorde portée par le pape François depuis le début de son pontificat.

 

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Publié le 2 Décembre 2016

france24.com nous montre qu’après de vifs débats entre la droite et la gauche à l'Assemblée nationale, jeudi 1er décembre 2016, les députés ont voté en faveur de la pénalisation des sites Internet diffusant des "informations biaisées" sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG).

 

L'Assemblée nationale a adopté jeudi 1er décembre, en première lecture, la proposition de loi socialiste visant à pénaliser les sites de "désinformation" sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Le texte a reçu le soutien de l'ensemble de la gauche et d'une majorité de centristes.

 

Il prévoit d'étendre le délit d'entrave à tout moyen, notamment au numérique. Il a été voté, à main levée, après cinq heures et demie d'âpres débats et quelques retouches. Il sera examiné par le Sénat le 7 décembre, en procédure accélérée, en vue d'un vote définitif du Parlement d'ici à la fin février et l'aboutissement de la session, écourtée pour cause d'année électorale.

 

Créé par une loi de 1993, le délit d'entrave à l'IVG sanctionne le fait d'empêcher ou de tenter d'empêcher une IVG en perturbant l'accès aux établissements ou en exerçant des menaces sur le personnel ou les femmes concernées. Les peines peuvent aller jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende.

 

Les débats au Palais-Bourbon ont montré un net clivage gauche-droite sur la question, avec une forte mobilisation de députés Les Républicains (LR) membres de l'Entente parlementaire pour la famille, déjà en pointe au début du quinquennat contre l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de même sexe.

 

La quasi-totalité des 76 amendements déposés sur le texte étaient portés par ces élus LR et par l'extrême droite, au nom de la "liberté d'expression" pour les premiers, de la lutte contre "la culture de mort" pour les seconds.

 

La ministre aux Droits des femmes Laurence Rossignol a, elle, déclaré vouloir "consolider le droit fondamental des femmes à disposer de leur corps", martelant que "la liberté d'opinion n'est pas le droit au mensonge" sur ces "plateformes d'apparence neutre et objective" qui cherchent en fait à "culpabiliser les femmes et les décourager d'avoir recours à l'avortement".

 

Mais l’adoption de la pénalisation des sites Internet de "désinformation" sur l’IVG comme le montre franceinfo.fr a pu mettre en avant que les députés font l'objet d'une campagne de lobbying quotidienne. Il y a une organisation très structurée des réseaux catholiques réactionnaires qui s'étaient déjà mobilisés pour le mariage pour tous. C'est encore le cas ici. Mais comme le dit Catherine Coutelle, présidente de la délégation de l'Assemblée nationale aux droits des femmes : "L'Église a toutes les opinions qu'elle veut mais nous sommes une République laïque".

 

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Publié le 1 Décembre 2016

Camille Caldini sur le DIRECT de franceinfo.fr de ce jeudi 1er décembre 2016 que parmi les militants anti-IVG, certains n'hésitent pas à invoquer le célèbre discours de Simone Veil, qui a défendu et obtenu la légalisation de l'avortement, après avoir essuyé de violentes insultes, en 1974. Elle démontre que les militants anti-avortement ont détourné le discours de Simone Veil : en ayant la mémoire sélective puisque les militants anti-IVG n’ont n'ont retenu qu'une seule petite phrase de cette allocution quadragénaire : "L'avortement doit rester l'exception"; en prétendant qu'elle serait concernée par le délit d'entrave mais si Simone Veil estime que l'avortement ne doit être qu'un "ultime recours", elle déclare, dans le même discours, que "la décision ultime ne peut être prise que par la femme", afin qu'elle en assume "l'entière responsabilité", mais que cette responsabilité, "la femme n'exerce pas dans la solitude ou dans l'angoisse", et dans le projet de loi qu'elle défend, d'ailleurs, elle entend "éviter d'instituer une procédure qui puisse la détourner d'y avoir recours"; en oubliant que Simone Veil affirme que l'avortement est "un droit" puisqu’elle a affirmé sur Le Point en 2007 : "J'ai porté ce combat et j'y ai apposé ma marque : le choix de faire de l'avortement un droit de la femme, plutôt qu'une possibilité offerte dans certains cas très précis." La vérité n’est pas le premier souci de ces militants.

 

Répondant à un commentateur anonyme, elle lui démontre que «Les sites anti-IVG, visés par le délit de d'entrave, eux, en plus de reposer sur des informations erronées, évoquent comme alternative la possibilité de "confier un enfant à l'adoption", sans préciser les conséquences de cette décision, tout aussi importantes que les conséquences d'une IVG. Il n'y est par ailleurs jamais question d'éducation sexuelle, ni de méthodes et d'accès à la contraception, qui seraient probablement les meilleurs moyens pour limiter le nombre d'IVG en France (stable, alors que la population augmente)

 

Comme nous le montre L’EXPRESS.fr, l'intervention de la députée PS des Pyrénées-Atlantiques Martine Lignières-Cassou à l’Assemblée nationale a également retenu l'attention. Elle y cite une lettre qui lui fut adressée par le père Jean-Régis Fropo. Dedans, celui qui officie en tant qu'exorciste dans le diocèse de Fréjus-Toulon la prévient qu'en signant la proposition de loi, elle "signe [son] entrée dans l'enfer".  Un propos auquel la parlementaire répond simplement : "Même pas peur!"

 

Comme on pouvait s’y attendre la droite, représentée notamment par plusieurs membres de l'Entente parlementaire pour la famille, qui avait été en pointe contre le mariage homosexuel, a placé le débat sur le terrain de la "liberté d'expression". Non ce n’est pas de la liberté d’expression, c’est un délit d'entrave puisque l'on donne de fausses informations aux femmes qui veulent avorter, ce qui est déjà réprimé, on ne fait qu’élargir ce délit au numérique.

 

Le meilleur exemple nous est donné sud-ouest.fr par une député Les Républicains qui a fait le test. Aurore Bergé, qui soutenait Alain Juppé pendant la primaire, a appelé ce fameux numéro vert. Enceinte, elle ne veut pas garder cet enfant, prétend-elle à la "conseillère" au bout du fil. La conversation dure 18 minutes. Sur un "ton bienveillant et calme", cette fausse conseillère "ne m'a jamais donné d'informations", explique la député à Rue89. "Les femmes qui appellent un numéro vert pour avorter sont souvent celles qui ne peuvent pas en parler à leur famille ou à leurs proches. Vous imaginez ? Vous êtes désorientée et on vous dit tout cela ?"

 

Une journaliste de L'Express qui a effectué la même démarche, a eu le droit à "un discours culpabilisant" de la part de l'équipe d'IVG.net. Une confrère de LCI en a aussi fait l'expérience. Preuve de la perversité : ce site trompeur, aux apparences si sérieuses, est tellement bien fait qu'il arrive à piéger des professionnels. Un journaliste du Monde a ainsi fait remarquer qu'une page du CHU de Bordeaux renvoyait vers IVG.net. Une "erreur" rapidement rectifiée par le centre hospitalier bordelais.

 

La meilleure conclusion vient de Laurence Rossignol et Marisol Touraine. "Chacun est et reste libre d'affirmer son hostilité à l'avortement, sur Internet ou ailleurs. À condition de le faire en toute honnêteté, car la liberté d'expression ne peut se confondre avec la manipulation des esprits. La liberté d'opinion n'est pas le droit au mensonge", répond Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes. "On a le droit en France d'être contre l'avortement, le droit de dire qu'on est contre, mais le délit d'entrave c'est de tromper intentionnellement des femmes" et "se servir de ces sites pour les dissuader d'avorter", contre-attaque la ministre de la Santé Marisol Touraine.

 

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Publié le 1 Décembre 2016

leJDD.fr nous montre ce jeudi 1er décembre 2016 que le pape François a reçu mercredi les élus de la région Auvergne-Rhône-Alpes, présidée par Laurent Wauquiez. Selon le journal La Vie, il a pris la défense des migrants, alors que le député LR est hostile à leur accueil en France.

 

Le pape François a-t-il contredit Laurent Wauquiez à dessein ? Selon l'hebdomadaire catholique La Vie, le souverain pontife a lancé mercredi matin un message clair aux 260 élus de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qu'il recevait au Vatican. Parmi eux : le maire PS de Lyon Gérard Collomb et le président LR de la région Laurent Wauquiez. Ce dernier s'est notamment illustré ces derniers mois dans le débat politique français par son hostilité à l'accueil et la répartition des migrants en France.

 

Or, comme il le fait régulièrement, le pape a lancé un appel en faveur des migrants. "Que la recherche du bien commun qui vous anime vous conduise à écouter plus particulièrement toutes les personnes en situation de précarité, sans oublier les migrants qui ont fui leurs pays à cause de la guerre, de la misère, de la violence. Ainsi, dans l’exercice de vos responsabilités, vous pourrez contribuer à l’édification d’une société plus juste et plus humaine, d’une société accueillante et fraternelle", a-t-il déclaré devant les élus français, selon La Vie.

 

Le 16 septembre, Laurent Wauquiez avait lancé une "pétition" pour dire "non à la création de 'jungles' sur l'ensemble du territoire national", après la décision du gouvernement de répartir les migrants de Calais dans des centres en France. Il avait notamment appelé les maires d'Auvergne-Rhône-Alpes à s'opposer à leur accueil, qu'il qualifiait de "folie". L'élu Les Républicains, qui vient de perdre la présidence du parti, s'était également prononcé contre ce qu'il appelait une "solidarité d'affichage", rappelle le journal chrétien.

 

Le pape avec son message de paix et d'espérance demande aux hommes politiques de tendre la main aux réfugiés et aux migrants. Un discours qui pourrait le fâcher un certain Laurent Wauquiez qui pour de basses manœuvres politiques a décidé de mettre en avant les préjugés envers eux et peut être devrait-il écouter "les migrants qui ont fui leurs pays à cause de la guerre, de la misère, de la violence" comme le demande le pape.

 

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Publié le 30 Novembre 2016

kath.net nous montre dans son article du 30 novembre 2016 que Mgr Pinto, président de la Rote romaine a menacé les cardinaux Burke, Brandmüller, Caffarra et Meisner de la perte de leur dignité de cardinal à cause de la critique publique d’"Amoris Laetitia".

L’archevêque Pio Vito Pinto, président de la Rote romaine, le deuxième plus haut tribunal de l'Église catholique romaine, a lors d'une conférence en Espagne menacé les cardinaux Burke, Brandmüller, Caffarra et Meisner de la perte de leur dignité de cardinal à cause de leur critique publique d’"Amoris Laetitia". Pour Mgr Pinto suite aux informations des médias a déclaré que le pape n’est pas responsable du retrait de la dignité de cardinal, mais lui-même. L'archevêque a annoncé qu'il soutiendra le pape François sur le fait que les divorcés remariés puissent recevoir la Sainte Eucharistie.

 

Comme le montre le CatholicHerald.co.uk du mardi 29 octobre le père Antonio Spadaro, le rédacteur en chef de La Civiltà Cattolica, a déclaré que les questions soulevées par les quatre cardinaux suivant la publication d’Amoris Laetitia, ont déjà reçu une réponse. Comme il le signale : «Au cours du Synode, toutes les réponses nécessaires ont été données et plus d'une fois. Depuis, de nombreux autres pasteurs, parmi lesquels de nombreux évêques et cardinaux, se sont portés dessus et ont approfondi les discussions, y compris récemment. Le pape a même indiqué le cardinal Schönborn comme un interprète fidèle du document.» «Ainsi, je crois qu'une conscience douteuse peut facilement trouver toutes les réponses qu'elle cherche, si elle les cherche avec sincérité.»

 

«Les questions intéressantes des quatre cardinaux, ont été en réalité déjà soulevées au cours du Synode, où le dialogue était profond, vaste et surtout, franc. Amoris Laetitia est seulement le fruit mûr de la réflexion de François après avoir écouté tout le monde et la lecture de document final du Synode.»

 

Mais comme le montre CatholicHerald.co.uk le cardinal Pell droit dans ses bottes a affirmé dans un discours à l'église St Patrick, à Londres, qu’un certain nombre de catholiques pratiquants réguliers seraient énervés par la tournure des événements. Il critique certaines idées sur la conscience puisque pour lui la primauté de la conscience aurait des effets désastreux, et souligne qu’on ne doit pas suivre sa conscience mais l’enseignement moral de l’Église.

 

Puis il prend la prend la phrase de Jésus : «il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus» (Matthieu 22,14), suggérant que beaucoup de personnes iront en enfer. Mais Jésus en disant cela, n’invite-t-il pas à faire qu’il y ait beaucoup plus d’élu au lieu du cadre restreint voulu par le cardinal Pell, car ceux qui se croient élus peuvent déchanter vite lorsqu’arrivera le grand festin royal. Selon lui la vérité sur la punition éternelle aurait été minimisée, tout comme l’idée erronée de la conscience était devenue très répandue. Pour lui, dans une vie de péché, il est difficile de percevoir la vérité. Pour autant, on peut aussi dire qu’à force de voir le péché, on limite la vérité.

 

La dénonciation de prophètes de malheurs de Jean XXIII en 1962 est plus que jamais d’actualité : «Il Nous semble nécessaire de dire Notre complet désaccord avec ces prophètes de malheur, qui annoncent toujours des catastrophes, comme si le monde était près de sa fin.» Le cardinal Pell semble faire partie de cette catégorie.

 

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Publié le 30 Novembre 2016

Libération.fr et francetvinfo.fr nous montrent ce mercredi 30 novembre 2016 que la question de l'avortement revient au centre de l'actualité, à la veille de l'examen d'une proposition de loi visant à pénaliser les sites anti-IVG soutenus par l'Église. La ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine, invitée ce mercredi de France 2, explique que cette manœuvre permettra d'éviter la «désinformation» sur le sujet : «Le délit d'entrave, c'est tromper volontairement, intentionnellement des femmes», a-t-elle insisté.

 

Ce sont "les juges et non le gouvernement qui vont décider s'il y a volonté intentionnelle de tromper, de prétendre qu'on propose une information objective alors qu'en réalité on veut les amener à renoncer", rappelle-t-elle. La ministre de la Santé remarque qu'on "assiste depuis quelques années, régulièrement, à des offensives contre l'interruption volontaire de grossesse. Il y a un climat culturel qui pèse et qui tend à culpabiliser les femmes qui s'interrogent sur l'interruption volontaire de grossesse."

 

La proposition de loi, soutenue par la ministre, vise à pénaliser les responsables de sites anti-IVG qui avancent masqués : sans afficher clairement leur opinion sur le sujet, ils multiplient les témoignages à la véracité douteuse, les articles alarmistes sur les conséquences d’une interruption volontaire de grossesse, dans le but de dissuader des femmes, en particulier les jeunes. D’où le tutoiement de rigueur et les chartes graphiques aux couleurs pop plébiscitées par ce type de sites.

 

Faire voter cette mesure ne s’annonce pas chose aisée : le gouvernement a tenté par le passé de l’introduire via un amendement au projet de loi Egalité et Citoyenneté en septembre. Mais le Sénat, où la droite est majoritaire, s’y était opposé. Le climat ne semble pas plus propice ces derniers jours : vendredi, en plein entre deux-tours de la primaire de droite, de vifs incidents ont éclaté lors de l’examen de ce texte en commission des affaires sociales. Noms d’oiseaux et suspensions de séance ont même fait dire à un député PS présent que «la campagne de la primaire a ravivé sur le sujet de l’IVG des relents de 1974». Voilà qui promet.

 

Le plus risible est que l’on découvre aussi que le film «Sausage Party» est la nouvelle cible de la droite traditionaliste comme nous l’apprend Libération.fr. Trash et provoc, le film Sausage Party a été classé R aux États-Unis (interdit aux mineurs de 17 ans non accompagnés d'un adulte), et il est réservé aux plus de 12 ans en France. De quoi outrer la «Manif pour tous», qui lance aujourd'hui une campagne sur Twitter contre l'État, forcément complice d'un tel étalage pervers. Ce qui donne l’effet contraire puisqu’elle offre au film une pub inespérée sur les réseaux sociaux. Dans un tweet, elle diffuse carrément une vidéo YouTube montrant la partouze finale évoquée plus tôt, tirée d’une copie piratée du film. Mélangeant un peu tout et n’importe quoi en cette veille de 1er décembre, LMPT lâche ce constat définitif : «un jour, on jette les Français dans partouze-porno en mode rigolo #SausageParty. Le lendemain, on fait de la prévention #Sida», comme si le gouvernement avait une quelconque responsabilité dans la sortie du film. 

 

Libération.fr nous montre que l'Assemblée nationale a voté hier soir, à l'initiative des socialistes et au grand dam de la droite, un texte proclamant la réhabilitation de toutes les victimes de la répression de la Commune de Paris de 1871. Dernière révolution du XIXe siècle et première tentative d'un gouvernement de la classe ouvrière, elle fut la réaction à la défaite française lors de la guerre franco-allemande de 1870. Des exécutions, notamment durant la Semaine sanglante, ont fait entre 10 000 et 20 000 morts, voire plus, selon les estimations. Et des milliers de condamnations à mort, à la déportation, aux travaux forcés ou à de la prison ont été prononcées postérieurement. Evoquant un «acte solennel» par «devoir d'histoire» autant que «de justice», le président PS de la commission des Affaires culturelles et élu parisien Patrick Bloche a plaidé que «le temps est désormais venu pour la République» de rendre ainsi justice à tous les communards, «victimes d'une répression impitoyable».

 

Enfin comme le signale BFMTV.com, le pape François a reçu ce mercredi 260 élus de la région Auvergne et Rhône-Alpes, lors d'une audience particulière à Rome. Il est revenu sur la nécessité de la France "d'approfondir les valeurs républicaines". Le chef de l'Église catholique les a appelés à "rechercher et développer le sens du bien commun et de l'intérêt général", après "les attentats et la violence aveugle qui ont si profondément meurtri votre pays".

 

Le pape a également insisté sur la "nécessité de retrouver le sens du politique, les valeurs républicaines de liberté, égalité, fraternité" ne devant pas être "brandies de façon incantatoires, mais approfondies et comprises en référence à leur vrai fondement". Il demande encore aux élus "d'écouter plus particulièrement toutes les personnes en situation de précarité, sans oublier les migrants qui ont fui leurs pays à cause de la guerre, de la misère, de la violence". Un bon rappel pour les hommes politiques qui ont grandement oubliés tous ceux qu’on marginalise dans la société.

 

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Publié le 29 Novembre 2016

Libération.fr nous montre ce mardi 29 novembre 2016 qu’une proposition de loi visant à élargir le délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse aux sites internet diffusant des informations «biaisées» sur l'avortement doit être débattue jeudi à l'Assemblée. Scandale, pour le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, qui estime que le texte «constituerait, malgré ce qu'affirment ses dépositaires, un précédent grave de limitation de la liberté d'expression sur Internet», qui «ne peut être à plusieurs vitesses suivant les sujets». Il a directement écrit à François Hollande, lui demandant de faire échec à la création de ce délit d'entrave numérique. «Cela me semble être une atteinte très grave aux principes de la démocratie», juge-t-il.

 

La réplique ne s’est pas fait attendre comme le montre lci.fr. Des propos auxquels réagit ce mardi 29 novembre Catherine Coutelle, députée de la Vienne, pour LCI : "S’il a écouté les débats, il peut voir qu’il ne s’agit en rien d’une atteinte à la liberté d’expression. C’est plutôt une lutte contre une entrave, actuellement en cours sur des sites au moyen de propos tout à fait inexacts sur l’avortement. L’entrave d’accès à l’IVG, elle existe ! Elle se faisait physiquement auparavant, et elle est à présent passée sur Internet."

 

Divergence de point de vue du côté du prélat, qui ajoute que ces sites "sont les seuls à prendre en charge la véritable détresse existentielle" de certaines femmes. "Il ne doit pas savoir comment ça se passe dans les hôpitaux", lui rétorque Catherine Coutelle. "Quand une femme se présente pour un avortement, elle peut être déjà décidée ou bien conserver des interrogations. Dans le second cas, un psychologue est à sa disposition, car elle a bien le droit de se poser des questions. Quand la patiente est mineure, la consultation avec un psychologue est obligatoire. Ce que Mgr Pontier appelle ‘la détresse’ des femmes est donc d’ores et déjà pris en charge."

 

Pour conclure, elle ajoute : "Que les religions aient un point de vue sur l’avortement, je le conçois. Mais nous sommes dans un État laïc et la loi se fait dans l’hémicycle. On voit bien que les mouvements très réactionnaires sont très à l’œuvre dans toute l’Europe, mais je serai insensible aux lobbys quels qu’ils soient, religieux ou autres. Sincèrement, c’est un peu lourd, 40 ans après le combat de Simone Veil, d’en être encore là." Le texte sera examiné par les députés ce jeudi 1er décembre.

 

Enfin, actu.orange.fr nous signale que les députés LR s'opposeront à la proposition de loi PS sur le délit d'entrave à l'IVG au nom de "la liberté d'expression", a indiqué mardi leur chef de file, Christian Jacob, tandis que son homologue de l'UDI Philippe Vigier a annoncé un soutien "majoritaire". Ce texte, qui provoque une vive opposition dans les milieux catholiques, a déjà nourri un clash entre députés LR et PS la semaine dernière en commission, au détour de l'évocation par un socialiste de la polémique sur l'IVG entre Alain Juppé et François Fillon.

 

En conférence de presse, un porte-parole des députés socialistes, Hugues Fourage, a rappelé que "nous sommes dans un État laïc et nous refusons que la loi soit dictée par des considérations spirituelles, qui doivent rester du domaine du personnel et de l'intime". De plus, a-t-il déclaré à l'adresse du président de la Conférence des évêques de France, "il existe une séparation des pouvoirs". Or "cette proposition de loi émane de notre groupe, elle relève de la responsabilité du Parlement, pas du président de la République", donc "lui écrire ne correspond à rien".

 

"L'IVG est un droit fondamental qui ne peut être remis en cause par des informations biaisées, tronquées ou mensongères", a appuyé M. Fourage, un proche de Manuel Valls. "Des groupes de militants intégristes utilisent aujourd'hui des sites pour désinformer des femmes sur ce qu'autorise la loi et sur ce qu'elle interdit, notamment les délais légaux" pour avorter, a-t-il souligné. "Cela relève du délit d'entrave, qui est déjà réprimé" et "nous ne faisons qu'élargir ce délit au numérique", a précisé le député de Vendée. "Cette mise au point nous semble fondamentale (...) y compris dans le débat politique actuel", a-t-il ajouté.

 

Contrairement à ce que pensent Mgr Georges Pontier et LR, la désinformation n’est pas de la liberté d’expression et plus encore celle des sites de groupes anti-IVG, il est donc normal d’avoir une information plus fiable que de tels sites délivrant le fanatisme religieux le plus bas en faisant peur aux femmes au lieu de les laisser disposer de leur propre corps.

 

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Publié le 28 Novembre 2016

Cameron Doody nous montre ce lundi 28 novembre 2016 dans periodistadigital.com que l’archidiocèse de Melbourne a enterré une enquête indépendante sur les victimes d’abus sexuels. Ce programme d’actualisation connu comme la Melbourne Response (la «Réponse de Melbourne») était blanche de toutes critiques depuis qu’il avait été mis en place en 1996 par l’archevêque de l’époque, l’actuel cardinal George Pell.

 

«Nous allons le savoir (sans publier l’enquête) parce que nous voulons connaître les nuisances envers les mineurs et les personnes qui ont souffert», a déclaré à Fairfax Media l’actuel archevêque de Melbourne, Denis Hart. Le prélat a réalisé cette déclaration depuis que l’archidiocèse a confirmé que la limite d’indemnisation offerte aux victimes a doublé, tout en promettant que la Réponse de Melbourne passerait entre les mains de la Commission australienne s’occupant des abus sexuels des prêtres sur mineurs.

 

En réalité cette Réponse de Melbourne est resté dans un placard de la curie archidiocésaine depuis 2015, sans que l’ex-juge Donnel Ryan qui l’avait faite en soit au courant. On peut comprendre le peu d’empressement de l’archidiocèse de Melbourne car une enquête de Fairfax a montré qu’il pourrait payer jusqu’à 62 millions de dollars australiens de compensation aux victimes. C’est la moyenne basse du programme de compensation extrajudiciaire.

 

Comme on peut le voir l’Église en Australie ne semble pas prendre la mesure des dégâts commis par les abus sexuels de prêtres sur mineurs et qu’il sera très dur de faire la sourde oreille.

 

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