Publié le 15 Janvier 2017

José Manuel Vidal nous montre dans son article dans periodistadigital.com ce dimanche 15 janvier 2017 qu’alors qu’il y a un froid sibérien à Rome, les gens continuent de venir en masse pour prier et écouter le pape François, qui, lors de la Journée des Migrants et des Réfugiés, implore encore une fois, "la protection, la défense et de l'intégration pour eux, surtout pour les enfants non accompagnés, exposés à de nombreux dangers". Il invite également l'Église de ne pas se faire de la publicité. Quand elle le fait, "elle perd la boussole".

 

Un engagement envers les migrants que l’Église en Italie met en avant comme le montre l’article de RFI.fr du samedi 14 janvier : "Italie : protocole d’accord avec l'Eglise pour intégrer 500 réfugiés". En Italie, l’engagement de l’Église catholique pour les migrants et réfugiés à travers ses associations, en l’occurrence Caritas, en partenariat avec la Communauté de Sant’ Egidio, se poursuit. Après une expérience de couloir humanitaire, entamée en 2016 pour plusieurs centaines de réfugiés syriens dans des camps au Liban, cette année, grâce à un protocole d’entente qui vient d’être signé avec les représentants des ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères, 500 réfugiés de la Corne d’Afrique seront prochainement accueillis en Italie. Leur transport, accueil et parcours d’intégration dans le pays, sera entièrement pris en charge par les associations ecclésiales.

 

Enfin, la-Croix.com dans l’article de Marie Malzac du jeudi 12 janvier intitulé «Les évêques allemands et français appellent leurs États à protéger les migrants mineurs» nous montre que les évêques d’Allemagne et de France demandent à leur deux pays de prendre la «responsabilité» de garantir les droits des migrants mineurs.

 

Si l’Église est très active en Europe au service des migrants mineurs, «il ne faut pas perdre de vue la responsabilité des organismes étatiques compétents». C’est ce que soulignent Mgr Stefan Heße (Hambourg) et Mgr Georges Colomb (La Rochelle), dans un communiqué conjoint du 11 janvier, signé en tant qu’évêques chargés dans leurs pays respectifs, la France et l’Allemagne, de la question migratoire.

 

Ce texte a été diffusé avant le dimanche 15 janvier au moment où aura lieu la Journée mondiale du migrant et du réfugié, dont le thème voulu par le pape François sera cette année celui des migrants et réfugiés mineurs, «vulnérables et sans voix». Dans son message publié en vue de cette occasion, le pape François avait souligné que ceux-ci étaient «trois fois sans défense» : parce que mineurs, parce qu’étrangers et parce que sans protection.

 

Pour les évêques, cette réalité ne peut pas laisser les chrétiens «indifférents». «Au contraire, assurent-ils, nous sommes appelés à adopter la perspective des sans-droits, à leur prêter notre voix et à défendre leur dignité (…). Chacun d’entre nous doit se demander comment il peut contribuer à ce que guérissent les blessures des mineurs migrants et à ce qu’ils trouvent dans nos pays une nouvelle patrie.»

 

La messe diffusée par Jour du Seigneur à l’église Saint-Paul à Hem ce dimanche à 10h45 qui portait la 103e Journée des Migrants et des Réfugiés avec le thème voulu par le pape François, «Mineurs, migrants, vulnérables et sans voix», durant laquelle j’étais présent était trop cadré au niveau du temps et de la mis en place, ce qui a empêché certains fidèles dont moi de communier. D’excellentes idées comme la première lecture en roumain et en arabe, et le Notre Père en araméen ont aussi apporté une touche très belle à cette messe. L’homélie du père Thierry Lamboley, jésuite de Marseille, courte et précise, a été un bel appel pour accueillir les migrants en demandant aux catholiques d’être présents pour cela, tout en disant que les réfugiés sont une chance et non une menace contrairement à ce que certains pourraient penser.

 

Espérons que le message du père Lamboley soit entendu, car nous apprenons toujours des autres si l’esprit est ouvert comme le cœur.

 

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Publié le 14 Janvier 2017

Florent Moreau dans son article pour nordeclair.fr du mercredi 11 janvier 2017 nous montre qu’après Croix le mois dernier, les caméras du Jour du seigneur s’installent ce dimanche à Hem pour diffuser la messe en direct de l’église Saint-Paul. Le dynamisme et l’ouverture des paroissiens ont séduit les responsables de l’émission.

 

Jean Hagenmuller et d’autres paroissiens sont à l’origine de la venue des caméras de France 2 dimanche. Jean Hagenmuller et d’autres paroissiens sont à l’origine de la venue des caméras de France 2 dimanche.

 

Alors oui, c’est du boulot, oui, ça prend du temps, mais l’essentiel est ailleurs : «C’est surtout un plaisir, un bonheur, une belle aventure !» L’homme qui parle est Jean Hagenmuller, membre de la paroisse de la Trinité, à l’origine avec d’autres de la présence ce dimanche des caméras de France 2 dans l’église Saint-Paul, et de la diffusion en direct de la messe dans l’émission Le Jour du Seigneur. Avec ses fresques, ses carrelages colorés ou encore son coin enfants, le lieu de culte ne manque pas d’atouts.

 

Mais ce qui a retenu l’attention des responsables du programme dominical est sans doute à chercher du côté du dynamisme et de la solidarité des paroissiens. «Le premier contact téléphonique a duré 1 h 30, ils ont eu un coup de cœur», raconte Jean Hagenmuller. Depuis plusieurs années, l’ancien presbytère situé à côté de l’église a été transformé afin de pouvoir accueillir une famille de Roumains, et une autre d’Irakiens, pour lesquels les fidèles se sont beaucoup mobilisés. D’où le choix du dimanche 15 janvier, journée internationale des migrants, et la réalisation d’un reportage sur ces deux familles qui sera diffusé juste avant la messe.

 

Portés par l’énergie du curé, le père Michel Clincke, plusieurs dizaines de paroissiens s’organisent donc depuis l’automne pour proposer «une messe moins classique, plus festive et plus portée sur la louange» que celle vue à Croix le mois dernier, par exemple. La musique ne sortira pas des tuyaux d’un orgue, mais sera jouée à l’aide de guitares, de flûtes ou encore de trompettes. La chorale répète plusieurs fois par mois depuis septembre, et «le curé a souhaité que le Notre Père soit prié en araméen, le langage du Christ», qu’il a donc fallu apprendre par cœur.

 

Ceci dit, la messe sera à l’image de ce qui se fait tous les dimanches : «On s’est dit qu’on voulait éviter le piège de la démonstration, assure Jean Hagenmuller. C’est-à-dire que ce n’est pas le passage à la télé qui est important, on n’est pas des acteurs de cinéma. On veut passer le sens de notre foi et de notre engagement. On veut que ce soit à la fois beau et humble.»

 

La messe démarrera à 10 h 45 dimanche, mais les fidèles sont priés de se rendre à l’église Saint-Paul dès 9 h 30. Près de 400 places sont disponibles : selon le souhait des organisateurs, il n’est pas possible de réserver sa place, et les premiers arrivés seront donc les premiers servis. Mais au cas où tout le monde n’entrait pas, une retransmission sur grand écran (avec communion) est prévue dans le centre intergénérationnel situé à 50 mètres de l’église, rue Racine.

 

Même si je n’ai pas été très content d’apprendre en pleine messe cette initiative, elle permettra aussi de voir de 10h30 à 10h45 un reportage sur le Béguinage de la Fraternité qui accueille une famille Rom et irakienne avant la messe et espérons que cela donnera l’exemple à d’autres paroisses.

 

Surtout quand Libération.fr montre dans son article du vendredi 13 intitulé Un manifeste «pour en finir avec le délit de solidarité»’ qu’une centaine d'organisations syndicales et associatives ont signé un manifeste «pour en finir avec le délit de solidarité» et dénoncer «la recrudescence des poursuites» envers les personnes venant en aide aux migrants. «Si la solidarité avec les étrangers est un délit, alors nous sommes tous délinquants», pose en exergue ce manifeste intitulé «Délinquants solidaires» et ouvert aux signatures vendredi.

 

«C'est le soutien à l'ensemble des personnes étrangères qui tend à devenir suspect» explique ce texte qui a reçu la signature d'organisations syndicales comme le Syndicat de la Magistrature et l'Union syndicale Solidaires et d'association comme le Secours catholique, Emmaüs France, le Gisti, la Cimade, la LDH (Ligue des droits de l'Homme) ou encore la Fondation Abbé Pierre. Il y a un peu moins de dix jours, le procureur de Nice a requis huis mois de prison avec sursis contre l'agriculteur Cédric Herrou pour avoir aidé des migrants érythréens dans la vallée de la Roya, près de la frontière franco-italienne.

 

Enfin, Libération.fr nous montre que l’extrême droite a eu tort sur l’arrivée des réfugiés irakiens et syriens dans son article «En Allemagne, l'accueil des réfugiés a dopé l'économie», puisque l'accueil de 1,1 millions de réfugiés en 2015 et 2016 en Allemagne a stimulé l'économie, s'assimilant à un «véritable plan de relance», comme le rapporte le Monde. L'arrivée des réfugiés a ainsi entraîné une hausse des dépenses et une augmentation de la consommation. «Marcel Fratzscher, président de l'Institut économique de Berlin, estime à 0,3 % l'impact des réfugiés sur la croissance en 2016», explique le quotidien. En France, on devrait peut être voir le stimulus économique des réfugiés plutôt que les préjugés à leur encontre.

 

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Publié le 13 Janvier 2017

L’OBS nous montre que le pape François a donné vendredi 13 janvier 2016 le coup d'envoi d'une grande mobilisation de l'Église catholique avant la tenue d'un synode, assemblée des évêques, consacré aux jeunes, trois ans après le dernier synode sur la famille.

 

"Je vous ai voulus au centre de l'attention parce que je vous porte dans mon cœur", écrit le pape argentin dans une lettre aux jeunes publiée vendredi, qui accompagne un long document préparatoire à ce synode, convoqué pour octobre 2018. la-Croix.com dans son article «Le pape François aux jeunes en vue du Synode 2018 : “L’Église désire se mettre à l’écoute de votre voix”», nous montre aussi que pour le pape un monde meilleur se construit aussi grâce aux jeunes, à leur désir de changement et à leur générosité et que «L’Église même désire se mettre à l’écoute de votre voix, de votre sensibilité, de votre foi; voire de vos doutes et de vos critiques.»

 

Lors de cette nouvelle assemblée générale ordinaire, les évêques débattront sur "les jeunes, la foi et le discernement vocationnel", pour réfléchir aux moyens pour l'Église d'"accompagner les jeunes dans leur chemin existentiel vers la maturité". Il s'agira, entre autres, de se pencher sur la crise des vocations, alors que de moins en moins de jeunes se montrent intéressés par la prêtrise ou la vie religieuse. Le document préparatoire s'articule autour de plusieurs chapitres décrivant la situation des jeunes dans le monde d'aujourd'hui pour se terminer par un questionnaire fourni auquel les évêques du monde entier devront répondre, comme ils l'avaient fait lors du précédent synode.

 

En octobre 2014 et 2015, les deux précédents synodes, consacrés à la famille, avaient illustré les profondes divisions au sein de l'Église face aux évolutions sociétales. Les délibérations houleuses à huis clos avaient débouché en avril sur des directives du pape François sur la famille et le mariage, dans une "exhortation apostolique" de 260 pages intitulée "Amoris Laetitia" (la joie de l'amour). Le pape François y tend la main aux divorcés remariés et à tous ceux vivant "en situation irrégulière", en n'excluant plus, au cas par cas, un accès à la communion, sans remettre en cause le dogme du mariage catholique indissoluble.

 

NCRonline.org précise que Mgr Baldisseri a déclaré que les évêques devaient "se mettre au travail immédiatement" pour répondre aux questions du synode 2018. Il a également dit qu'il attend que les jeunes prennent part à la réunion en tant que vérificateurs, ce qui leur permettra de participer pleinement à l'événement, mais pas de se prononcer sur tous les documents qui sortiront de celui-ci.

 

C’est dommage, car les jeunes qui prennent part à la réunion devraient se prononcer durant ce synode sur les documents pour bâtir l’avenir de l’Église.

 

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Publié le 13 Janvier 2017

periodistadigital.com dans son article du jeudi 12 janvier 2016 nous montre qu’un groupe de prêtres allemands éminents a appelé aujourd'hui à travers une lettre ouverte dans un journal, à la fin du célibat, en faisant valoir qu'une telle une disposition les oblige à une "vieillesse solitaire".

 

Lorsque vous approchez de la vieillesse "on ressent particulièrement les effets de la vie sans partenaire et la solitude", dit un religieux, dans un article publié le jeudi 12 janvier par le journal Kölner Stadt-Anzeiger de Cologne. La lettre est signée par onze prêtres de la Rhénanie qui se plaignent du célibat obligatoire pour les prêtres catholiques. Les signataires ont fait leurs vœux comme religieux il y a plus de 50 ans et ont actuellement plus de 70 ans, expliquent-ils.

 

Dans leur lettre ouverte, ils appellent aussi à l'ouverture de la prêtrise pour les femmes et les progrès accomplis dans l’œcuménisme, ainsi que la possibilité de célébrer conjointement le sacrement de la communion des catholiques et des évangéliques. Les signataires disent aussi que la vie religieuse au début des années 60 fut décidée, "sous l’impulsion de Vatican II", puis la lamentation a ensuite repris l'Église, à la fois à Rome et dans l’évêché de Cologne, dans ce qu’ils appellent une "mentalité de bunker".

 

Ces prêtres allemands ont une vision réaliste de l’Église qui ne semble pas se rendre compte que les vieilles recettes ne marchent plus et qu’il faudrait trouver des solutions raisonnable pour en finir avec la crise des vocations.

 

Cameron Doody dans son article pour periodistadigital.com du jeudi 12 janvier intitulé "L'Ordre de Malte a annoncé qu'il ne respectera pas les ordres du pape François" nous montre aussi que l’Ordre de Malte a annoncé qu’il ne coopérera pas avec la commission d'enquête établie par le pape, en disant que son intervention par le Saint-Siège est "légalement sans propos", juridiquement "impossible" et "superflue".

 

"Compte tenu de la pertinence juridique de ce groupe et de ses conclusions ... l'Ordre a décidé qu'il ne faut pas travailler avec elle", a dit le Grand Maître de l’Ordre dans une nouvelle déclaration, ce mardi sur son site Web. Dans cette déclaration, le Grand Maître affirme que la décision de ne pas à coopérer avec l'enquête sur les circonstances du départ de son ancien chancelier, Albrecht Freiherr von Boeselager, répond à une volonté de "protéger sa souveraineté contre les initiatives dirigées durant cette enquête ou à même délimiter objectivement sa souveraineté".

 

À cette fin, la congrégation rapporte qu’elle a décidé de museler les présidents nationaux qui sont en désaccord avec la position qu'ils ont pris à travers le Grand Maître Matthew Festing et le cardinal patronus Raymond Burke. Le Grand Maître augmente encore la tension en jugeant que "le refus d'un commandement ‘d’obéissance’ ne justifie en aucune façon la participation des ‘supérieurs religieux’, d'autant plus que tous n’appartiennent pas à l'Ordre."

 

L'Ordre ne fait aucune mention, toutefois, du fait que Mgr Festing et Mgr Burke ont agi en affirmant que sa démission était ce que voulait le Saint-Siège. Une assertion qui est fausse. Enfin l'Ordre dit dans sa déclaration que "le manque de coopération avec le groupe précité ... ne peut en aucun cas être considéré comme un manque de respect." Une Assertion qu'il est difficile à croire, compte tenu de la volonté exprimée par le cardinal Parolin et Mgr Tomasi - outre le pape lui-même - qui ont mené une enquête approfondie afin de clarifier le le subterfuge de Mgr Burke et Mgr Festing pour forcer la démission de von Boeselager.

 

Pendant ce temps, les membres de la commission d’enquête du Vatican insistent qu’ils restent à l'écart d’une simple "affaire intérieure" de l'Ordre, le scandale von Boeselager est directement dû à un manque d'obéissance de leurs chefs. La Commission rappelle que son travail est "tout à fait légitime et autorisé" et qu’ils ont le droit d’informer le pape de leurs conclusions.

 

Les réformes du pape François ne seront possible que si des ordres comme l’Ordre de Malte les suivent et une bonne refonte serait bienvenue pour que ce groupe religieux ait une vision plus ouverte du monde.

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Publié le 12 Janvier 2017

Le premier débat de la primaire de gauche : un exercice périlleux pour les candidats

Comme nous le montre Le Direct de Libération.fr jeudi 12 janvier 2016 les sept candidats à la primaire organisée par le Parti socialiste s'affrontent ce soir lors d'un tout premier débat télévisé programmé avant le premier tour de ce scrutin (le 22 janvier) à l'issue encore très incertaine. Trois mois après le premier débat de la primaire de la droite, il sera diffusé à 21h00 sur TF1, LCI, Public Sénat et RTL et co-organisé par L'Obs. Au menu : les questions économiques et sociales, le terrorisme et les sujets autour de la République, de la laïcité et de l'islam de France.

 

Europe1.fr nous montre dans son article «Débat de la primaire PS : qu’ont à gagner les candidats ?», que pour Manuel Valls, ce débat tombe à point nommé pour se relancer. D’autant que l’un de ses thèmes de prédilection, la lutte contre le terrorisme, sera au menu. En s’attaquant à Marine Le Pen et François Fillon et en épargnant ses adversaires du soir, il pourra par ailleurs se poser en leader naturel de son camp. Pour Arnaud Montebourg notamment, il s’agira d’abord de faire preuve de cohérence et de maîtrise des sujets. Celui qui fut longtemps considéré comme le trublion du Parti socialiste a l’occasion de montrer qu’il a la stature d’un potentiel homme d’État. Pour Benoît Hamon, la campagne ressemble à une montée en puissance. L’ancien ministre de l’Éducation se démarque par des propositions originales, comme le revenu universel, la baisse du temps de travail ou une large part donnée à l’écologie. Il a tout intérêt à imposer ses thèmes pour se poser en élément central du débat. Ainsi, il pourrait se poser en candidat crédible au second tour.

 

Candidat surprise de cette primaire, Vincent Peillon n’est pas encore bien identifié dans cette primaire. Son programme comme sa personne restent en effet méconnus. Le débat sera l’occasion pour lui de légitimer sa candidature et de détailler quelques propositions. Cantonné à moins de 10 points dans les enquêtes d’intention de vote, il pourrait marquer de gros points jeudi soir. Pour les trois autres candidats de la primaire, il s’agira d’abord de montrer qu’ils ne sont pas là seulement pour faire de la figuration. Sylvia Pinel, présidente du Parti radical de gauche et ancienne ministre du Logement, est sans doute celle qui a le plus de certes en main. Elle devrait parler droit de vote des étrangers, légalisation du cannabis ou encore droit des femmes pour faire entendre sa différence. Pour le président du Parti écologiste François de Rugy et pour celui du Front démocrate, Jean-Luc Bennahmias, l’occasion est belle de se faire une "Jean-Frédéric Poisson". En clair, de se faire un nom.

 

Tandis que Libération.fr dans son Direct au titre évocateur : «Hollande, Macron et Valls responsable du «gâchis» de ce quinquennat, selon Hidalgo», nous montre que dans un entretien au Monde, Anne Hidalgo qui évoque «trois personnes responsables de l'immense gâchis du quinquennat qui se termine». La maire de Paris, soutien de Vincent Peillon à la primaire de la gauche, les désigne ainsi : «François Hollande, qui a décidé de la politique à conduire, Emmanuel Macron, qui a été son conseiller et l'inspirateur d'une pensée qui a très largement fracturé la gauche, et Manuel Valls. Ce dernier a porté une vision autoritaire allant jusqu'à soutenir, avec le président de la République, la déchéance de nationalité.» Dans le même entretien, Macron est plus tard décrit comme «l'incarnation de la reproduction sociale des élites» porteur d'une «vision très autocentrée, jacobine, colbertiste».

 

Ça bouge aussi à gauche en dehors du PS. Dans l’article de L’OBS «Jean-Luc Mélenchon annonce disposer de 517 parrainages pour la présidentielle... et un meeting en hologramme !», le candidat de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a annoncé ce matin disposer de "517 parrainages" lui permettant de participer à la présidentielle 2017. "Ces parrainages du coup stoppent un débat : je serai candidat quoiqu'il arrive et quelque coup de téléphone qu'on veuille me passer", a-t-il déclaré devant la presse. Le candidat a également annoncé qu'il tiendrait le 5 février un "double meeting" à Lyon, où Marine Le Pen doit réunir une convention, et à Paris sous la forme d'un hologramme. "Ce sera une première mondiale : je serai présent à Lyon personnellement et physiquement je serai présent à Paris grâce à un hologramme", a-t-il expliqué. Il a précisé avoir organisé ce meeting à Lyon, précisément contre les positions de Marine Le Pen, pour "opposer l'ouverture d'esprit, la loi du partage" à l'"obscurantisme" qu'elle représente selon lui.

 

Enfin dans «Les 5 infos de la présidentielle aujourd'hui», francetvinfo.fr montre que Jadot dévoile son programme. À la peine dans les sondages, le vainqueur de la primaire d'Europe Ecologie-Les Verts a présenté officiellement, mercredi, un slogan, "La France vive", et un programme ancré à gauche. Yannick Jadot propose un smic à 1800 euros, l'extension du RSA aux 18-25 ans ou encore l'ouverture de la PMA à toutes les femmes et la légalisation du cannabis. Ses objectifs écologiques sont la sortie du nucléaire en 2035, 100% d'énergies renouvelables en 2050, et de diviser par deux la production de déchets d'ici à 2030.

 

Jean-Christophe Cambadélis dans sa page Twitter (@jccambadelis) n’a pas tort : "C'est une participation massive aux primaires qui permettra la réussite de la gauche, nous devons créer une dynamique !" et que "Macron et Mélenchon ne sont forts que par l'absence d'un candidat socialiste". Attendons donc avant de dire que ces primaires sont un Congrès du PS, ou que Mélenchon et Macron sont la seule alternative à gauche, alors que le premier débat n’a pas commencé et que les primaires n’ont pas encore données leur résultat.

 

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Publié le 12 Janvier 2017

L’OBS nous montre dans son article du mercredi 11 janvier 2016 que les catholiques engagés sont plutôt à droite mais plus Charlie que Manif pour tous, partagés sur l'accueil des migrants, même à gauche. C’est ce que donne une enquête Ipsos pour le groupe de presse Bayard qui dresse un portrait complexe et subtil des "catholiques engagés".

 

Cette grande étude à paraître jeudi dans le quotidien La Croix et l'hebdomadaire Pèlerin a été réalisée sur un échantillon plus large que le segment des catholiques pratiquants. Elle concerne les "catholiques engagés", c'est-à-dire tous ceux qui "revendiquent avoir des engagements spécifiques au nom de leur foi", notamment en paroisse ou dans des mouvements. "Le travail sur les pratiquants accorde un poids déterminant à la messe, alors que son importance doit être nuancée", explique à l'AFP le sociologue Yann Raison du Cleuziou, auteur de l'étude avec son confrère Philippe Cibois.

 

Les "engagés", eux, représentent 23,4% de la population française âgée de 18 ans et plus, soit 11,8 millions. Au total, il ressort que 53,8% des Français se déclarent catholiques, et qu'1,8% vont à la messe chaque semaine. Si 18% de ces catholiques engagés disent avoir manifesté en janvier 2015 après les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher, ils ne sont que 6% à avoir fait de même dans les cortèges de la Manif pour tous en 2012 et 2013. Quant aux migrants, 49% des personnes interrogées veulent les "accueillir tous", 37% estimant au contraire qu'ils constituent "une menace pour l'Europe".

 

Les sociologues ont isolé six sous-catégories parmi ces "engagés". Les plus nombreux (45%) sont les "festifs identitaires", peu pratiquants, orientés vers la droite voire le FN, défiants à l'égard du pape François et hostiles aux migrants. Orientés à gauche, les "saisonniers fraternels" (26%) pratiquent, lors des grandes fêtes, et mettent en avant des valeurs d'hospitalité à l'égard des exilés.

 

On trouve aussi des "conciliaires" (14%), attachés à une Église ouverte après Vatican II, et des "observants" (7%), plus attachés à la Manif pour tous qu'à l'accueil des migrants. À gauche, les "émancipés" (4%) sont attachés à la figure d'un Christ libérateur quand les "inspirés" (4%), à droite, aiment la louange charismatique et la messe en latin, rite ancien auquel un tiers du total des engagés n'est d'ailleurs pas hostile.

 

Cette étude a été achevée fin 2016 sur la base d'une enquête réalisée en juin par Ipsos auprès de 1007 personnes représentatives des "catholiques engagés" dans la population française métropolitaine âgée de 18 ans et plus.

 

Le site de la-Croix.com met un article de Christophe de Galzain ce jeudi 12 janvier intitulé «Quel catholique êtes-vous ?», où vous pouvez faire un test pour savoir si vous êtes parmi les saisonniers, les festifs, les inspirés, les observants, les émancipés et les conciliaires. Pour moi le résultat du test est que je fais partie de la famille des conciliaires et je vois l'Église comme un hôpital de campagne. Seul problème contrairement à ce que dit l'étude, je suis de gauche, pas de droite et du centre droit, ni proche de La Manif pour tous (je vous mets le lien en dessous pour savoir de quelle famille vous faites partie).

 

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Publié le 11 Janvier 2017

Christopher Lamb dans son article du lundi 9 janvier 2017 nous montre que Mgr Tomasi confirme que le Grand Chancelier comme religieux est responsable devant le Saint-Siège.

 

L'homme menant une enquête papale dans l'Ordre de Malte a déclaré que le Vatican a le pouvoir d'enquêter sur le licenciement d'un chevalier de haut rang au motif qu'ils est un ordre religieux, contestant une allégation selon laquelle le Saint-Siège n'a pas le droit d'intervenir, étant donné que les Chevaliers sont une entité souveraine.

 

Dans une lettre vue par The Tablet, Mgr Silvano Tomasi a expliqué que le limogeage d’Albrecht von Boeselager par le Grand Chancelier avait eu lieu sur la base du «refus d'obéissance» en tant que religieux, ce qui est donc de la compétence du Vatican. L'enquête sur l'Ordre est en cours et devrait se terminer à la fin de ce mois.

 

Mgr Tomasi démolit ainsi l’argument du Grand Chancelier et semble voir le manque d’obéissance de Mgr Burke et Mgr Festing contre la volonté du pape François.

 

Ensuite galwayindependent.com nous apprend dans son article «Outspoken priest to celebrate Mass» (Le prêtre au franc parler célèbre une messe) du mercredi 11 janvier 2017 que le père Tony Flannery va célébrer son 70e anniversaire ce mois-ci en organisant une messe publique pour la première fois en cinq ans, après sa censure par les autorités de l'Église.

 

Le prêtre populaire, à qui ont n’a pas permis de faire son ministre public, a déclaré : "Après avoir passé 40 ans de ma vie en ministère en tant que prêtre, je suis maintenant dans ma cinquième année où je suis interdit par les autorités de l'Église de faire mon ministère publiquement. J'ai décidé d'honorer mon âge et ma vie, en ignorant les censures de l'Église, et de célébrer une messe publique". La messe publique aura lieu au Centre communautaire Killimordaly le dimanche 22 Janvier à 14:30. Elle sera célébrée dans la salle de la communauté locale dans le village il vit maintenant.

 

Il ne croit pas que son différend avec l'église ne sera jamais résolu "à moins d'une intervention directe du pape François lui-même". "Et cela est très peu probable", dit-il. Depuis que son différend avec le Vatican est devenu public, il a dit qu'il a reçu un énorme soutien de personnes à travers le pays et à l'étranger. "L'Eucharistie est essentiellement une action de grâce et de cette messe, je remercie la bonne volonté de beaucoup de gens."

 

Quand il parle de l'Église qui exerce son autorité, le père Flannery dit que "Chaque institution a besoin d'une structure d'autorité. Mais l'autorité doit être exercée d'une manière qui est juste, et qui respecte la dignité de la personne. Dans mon expérience, et l'expérience de beaucoup d'autres que je suis venu à connaître durant ces dernières années, l'autorité ecclésiastique est exercé d'une manière qui est injuste et abusive ".

 

Il espère que son action la semaine prochaine mettra en évidence une fois de plus le besoin urgent de changement dans les offres du Vatican envers les gens qui expriment des opinions qui sont considérées contradictoires avec l'enseignement officiel de l'Église.

 

Comme le signale le père Flannery : «La messe, l'Eucharistie, n’est pas dans la propriété de la CDF, ou même du Vatican. Elle appartient aux communautés de croyants. Ce fut là où il a commencé dans l'Église primitive, et où elle trouve sa véritable signification..» Son espoir est que les communautés de croyants commencent, par tous les moyens possibles, à retrouver la propriété de l'Eucharistie.

 

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Publié le 11 Janvier 2017

Libération.fr dans son Direct du lundi 9 janvier 2017 au titre «Les modalités du scrutin de la primaire de la gauche précisées» nous montre que Christophe Borgel, président du Comité national d'organisation des primaires citoyennes (soir la primaire de la gauche) a détaillé ce matin certains points de l'organisation du scrutin. Il y aura précisément 7 530 bureaux de vote, un chiffre inférieur aux 8 000 annoncés par le premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis le 2 octobre, aux 9.400 de la primaire du PS de 2011 et aux 10 228 bureaux de la primaire de la droite, en novembre. «Il n'y a pas de désert de bureaux de vote», a pourtant assuré Christophe Borgel, Selon lui, le coût du scrutin pourrait grimper jusqu'à 4 millions d'euros (ce qui correspond au coût de la primaire de 2011). Avec une participation de 1 euro demandée, il faudrait donc 4 millions de votant pour que l'opération soit amortie. Les dépenses des candidats ne seront par ailleurs pas plafonnées comme c'était le cas pour la primaire de la droite avec un seuil à ne pas attendre fixé à 1,5 millions d'euros par candidat.

 

Le Point.fr nous monte aussi l’optimisme de Christophe Borgel qui a plaidé ce mardi pour un rassemblement du "camp progressiste", qui va selon lui de Benoît Hamon à Emmanuel Macron, pour le premier tour de la présidentielle. "Dans une dynamique de premier tour, il est clair que si on n'a pas au minimum ce rassemblement de la gauche social-réformiste, progressiste, les chances d'arriver au second tour de l'élection présidentielle sont totalement inexistantes", a mis en garde M. Borgel sur Radio Classique. "Une fois que la primaire sera passée", "je crois qu'à un moment donné, l'ensemble de ceux qui veulent autre chose que le programme de M. Fillon ou celui de Mme Le Pen seront obligés de trouver un chemin de rassemblement", a-t-il affirmé. "Au moins pour la partie de ceux qui ont gouverné, et qui choisissent cette gauche qui veut gouverner, qui va pour moi de Hamon à Macron". "Je ne mets pas Jean-Luc Mélenchon là-dedans, même si, à la fin, il faudra élargir ce rassemblement", a-t-il précisé.

 

Tandis que dans le Live du site LeMonde.fr pour les élections présidentielles 2017 de ce mardi 10 janvier 2017 qui nous montre qu’«Anne Hidalgo envoie ses propositions aux candidats à la primaire». Soutien affiché de Vincent Peillon, Anne Hidalgo entend peser dans les débats de la primaire à gauche. La maire de Paris a en effet envoyé une lettre de cinq pages à chacun des sept candidats dans laquelle elle détaille ses propositions, et notamment les trois chantiers qu’elle estime prioritaires : "lutter contre le changement climatique", "s'attaquer aux inégalités territoriales" et imposer "un renouveau démocratique".

 

Le Direct de Libération.fr nous apprend aussi que lundi 16 janvier, Manuel Valls devait tenir un meeting à Rennes. Mais voilà l'événement «reporté», selon Ouest-France. La raison ? Officiellement, le fait que le ministre de la Défense et président de la région Bretagne, Jean-Yves Le Drian, ne pourra pas être là. Mais difficile de ne pas relever aussi que plusieurs appels à manifester ont été lancés pour accueillir Valls à Rennes, dont une «Farine Party», en référence à l'enfarinement du candidat à Strasbourg, fin décembre.

 

LCI.fr nous apprend qu’alors que la campagne de la primaire organisée par le PS s'accélère, les sept adversaires s'écharpent depuis plusieurs jours sur le revenu universel. Benoît Hamon la défend mordicus pour permettre à tous les Français de disposer d'un "matelas" en cas de coup dur, mais la mesure ne fait clairement pas l'unanimité. Manuel Valls refuse de donner à tous une allocation mais propose un "revenu décent". Son idée serait de fusionner la dizaine de minima sociaux existants pour assurer un revenu d’existence aux plus précaires. En tête des opposants au revenu universel, Arnaud Montebourg qui a éreinté une idée "qui n’a pas de sens". De son côté, la radicale Sylvia Pinel se dit "inquiète face à une telle proposition", qui coûterait selon elle "plus cher que le budget de l’Etat". Pour Vincent Peillon, le risque du revenu universel est "l’effet d’exclusion". "L’idée sous-jacente : c’est le revenu minimum pour tout le monde et puis je ne m’occupe plus de toi", a-t-il estimé auprès de La Vie. François de Rugy se moque pour sa part de cette mesure. "C’est un peu le dernier truc à la mode, si vous me permettez l’expression, ce revenu de base. Mais dès qu’on creuse un peu, plus personne ne dit et ne pense à la même chose", a-t-il déclaré sur i<Télé le 3 janvier dernier.

 

Malgré les critiques Benoît Hamon connaît une poussée comme le montre l’article d’Europe1.fr du mercredi 11 janvier : «Benoît Hamon survolté à Montpellier, Manuel Valls sans passion à Clermont-Ferrand». Alors que Manuel Valls a rassemblé à peine 300 personnes pour son meeting à Clermont-Ferrand. Il a lu son discours sans passion devant un public sans enthousiasme. Ses meetings sont souvent poussifs, des signes d'agacement sont souvent visibles sur le terrain, comme mardi face aux journalistes. On sent depuis le début de cette campagne une certaine fébrilité. Dans le même temps, Benoît Hamon faisait salle comble à Montpellier. Dans une ambiance électrisée, Hamon a "rassuré" les sceptiques.

 

Enfin dans le Direct de Libération.fr du mardi 10 janvier au titre évocateur «Christiane Taubira adresse ses reproches à la gauche qui «a renoncé à ce qui l'identifie» Dans un long entretien donné à l'hebdo le 1 (en kiosque mercredi), Christiane Taubira fustige la gauche qui «a renoncé à ce qui l'identifie» et qui «bute sur ses propres renoncements». Le coupable de ces régressions ? Manuel Valls à qui l'ancienne ministre de la Justice reproche d'avoir fermé la porte au dialogue. La gauche «connaît maintenant un ressac. Pas un reflux, un ressac : elle ne recule pas seulement, elle bute sur ses propres renoncements», poursuit l'ex-garde des Sceaux. Et de déplorer : «Elle s'est soumise à l'hégémonie culturelle de la droite, au sens où l'a analysée Gramsci, en adoptant ses codes et son langage. Elle a renoncé à ce qui l'identifie».

 

Celle qui est partie sur «une désaccord politique majeur» tire également à boulets rouge sur la méthode de l'ancien Premier ministre. «Progressivement, sous cette législature, le mot d'ordre face aux contestations, et parfois aux simples questions, a consisté à intimer silence», a-t-elle ainsi regretté. Et de conclure sur sa candidature à la primaire fantasmée : «Je me présente en 2002, je suis coupable de l'échec de la gauche; je ne me présente pas en 2017, je suis coupable du probable échec de la gauche.» Dans un entretien exclusif à Libération en septembre dernier, Christiane Taubira s'inquiétait déjà de l'éventuelle disparition de la gauche.

 

La primaire de la gauche verra s’affronter les candidats lors de son premier débat le jeudi 12 janvier et nous permettra de voir les différences entre eux. Pour Christiane Taubira il faut que le Parti socialiste revienne aux valeurs de la gauche, tandis que Benoît Hamon a le vent en poupe, alors qu’Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon sont trop confiant.

 

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Publié le 10 Janvier 2017

«Le plus grand défi que l'Église doit faire face aujourd'hui est le fossé entre la foi et la vie», nous dit le cardinal Joseph Tobin qui a pris possession de sa chaise dans la cathédrale de Newark bondée, accompagné par des dizaines d'évêques et de cardinaux, y compris Sean O'Malley ou Blase Cupich, se souvenant de cette façon que l'Église «n’est ni un club d' élite ou un conteneur statique de la vérité», comme nous le montre Cameron Doody sur periodistadigital.com ce mardi 10 janvier 2017.

 

Le cardinal Tobin a contourné dans on homélie «l'un des sujets chauds qui dominent le discours, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'Église», comme le mariage «traditionnel», l'avortement et la liberté religieuse. Le cardinal Tobin a surtout dénoncé une tendance croissante «qui semble nous isoler, nous convaincre de compartimenter nos vies : séduits d'aller à l'église le dimanche et pendant le reste de la semaine, nous faisons ce que nous devons faire pour survivre.» Pour faire comprendre que la foi se vie dans la vie réelle, il explique que la naissance de Jésus-Christ, est le résultat de tous les efforts de Dieu pour nous faire comprendre que la foi a tout à voir avec la vie : la vie entière, et non pas avec des dogmes, des croyances et des lois stériles.

 

Pour le cardinal Tobin : «Croire en Jésus-Christ n’est pas l'acceptation d'une doctrine ou d'un code moral», mais plutôt un engagement à «une personne qui vit et qui est la source de la vie, et pas seulement le dimanche matin !». Le Seigneur a fondé l'Église, par conséquent, elle n’est pas «un conteneur statique de la vérité», mais «un ensemble de relations dynamiques entre les personnes et entrelacées avec le Dieu trinitaire». Un endroit «où les croyants parlent et écoutent» et une «communauté de foi qui parle et entend le monde». Et tout cela pour le Corps du Christ pour mener à bien sa mission et assumer la responsabilité sociale : non pas simplement comme «une autre présence institutionnelle ou une ONG bienveillante» mais comme «un mouvement de sel, de lumière et de levain pour la transformation du monde».

 

Un lien entre la foi et la vie réelle du peuple, en termes de «bonté» et non la confrontation est le souhait du cardinal. Avec des messages de cette sorte, il n’est pas difficile de voir pourquoi le cardinal Tobin a gagné la réputation d’être l'un des «hommes de François» dans l'Église américaine.

 

Espérons que plus de cardinaux souhaitent que l’Église se mette dans la vie réelle des fidèles afin d’en finir avec la forteresse dogmatique qui n’a su que faire fuir beaucoup de ses membres au lieu de leur tendre la main.

 

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Publié le 10 Janvier 2017

Le Portugal rend un ultime hommage à Mario Soares

LePoint.fr et Libération.fr nous montrent que ce mardi 10 janvier 2017 que le Portugal rendait un ultime hommage à l'ancien président socialiste Mario Soares, salué comme l'un des principaux artisans de l'avènement de la démocratie, lors d'une cérémonie solennelle précédant son enterrement mardi en fin d'après-midi à Lisbonne.

 

"C'est l'homme qui nous a donné la démocratie et la liberté", a témoigné Maria Albergaria, 57 ans, parmi les milliers de Lisboètes qui ont tenu à faire leurs adieux à ce monument de la vie politique portugaise, décédé samedi à l'âge de 92 ans.

 

Exposée en chapelle ardente depuis lundi au monastère des Hiéronymites, la dépouille de l'ex-chef d'État devait être inhumée au cimetière de Prazeres, destination finale d'un cortège funèbre qui devait s'arrêter brièvement devant le Parlement et le siège du Parti socialiste.

 

Lors d'une cérémonie organisée dans le cloître du monastère, son fils Joao Soares, qui a également fait carrière dans la politique, a loué "l'optimisme, la trempe, le courage, la détermination et l'audace" de l'ex-chef d'État.

 

Recouvert du drapeau national rouge et vert, son cercueil était posé au centre de ce lieu emblématique de l'histoire du Portugal où Mario Soares, alors Premier ministre, avait signé en 1985 le traité d'adhésion du Portugal à la Communauté économique européenne.

 

"En cette heure de deuil national, je veux exprimer notre affection et notre gratitude émue pour tout ce que Mario Soares a été, pour tout ce qu'il a fait", a déclaré l'actuel Premier ministre, le socialiste Antonio Costa, dans un message vidéo adressé depuis l'Inde où il se trouvait en visite officielle.

 

Plusieurs personnalités internationales, dont le roi d'Espagne Felipe VI, le président brésilien Michel Temer et le président sortant du Parlement européen, le social-démocrate allemand Martin Schulz, ont participé à cet hommage. Le président français François Hollande y était représenté par l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin. Egalement présent, l'ex-chef de gouvernement espagnol Felipe Gonzalez a estimé que "Mario Soares restera pour toujours une référence, surtout pour son courage politique et sa passion pour la liberté".

 

Militant antifasciste, il participe au Mouvement d’unité national antifasciste en 1943, en 1961, il rédige le programme d’une «démocratisation» pour le pays et fonde l’Action socialiste en 1964, il est déporté en 1968 dans la colonie de São Tomé, près de la Guinée, puis condamné à l’exil en France en 1970, en Allemagne, il devient fondateur du Parti socialiste portugais en 1973, puis ministre des Affaires étrangères en 1974 et 1975, il amorce avec succès le processus de décolonisation des colonies portugaises, lors des rencontres de Dakar et de Lusaka, deux fois chef de gouvernement entre 1976 et 1978 et entre 1983 et 1985, il fait rédiger une nouvelle Constitution, probablement l’une des plus démocratiques du monde occidental, et mène le Portugal sur la voie de l’adhésion à la Communauté européenne en 1985, en réformant notamment l’agriculture ou en pratiquant la rigueur après 1983, président de la République de 1986 à 1996, il est très populaire et proche des Portugais, puis député européen entre 1999 et 2004, Mario Soares a joué les premiers rôles pendant une quarantaine d'années, incarnant à lui seul l'histoire récente de son pays. Infatigable animal politique, cet avocat de formation avait toutefois subi un cuisant échec lors de l'élection présidentielle de 2006, disputée à 80 ans.

 

Les historiens retiendront surtout son rôle décisif au lendemain de la Révolution des Œillets de 1974, un coup d'État militaire qui a mis fin à 48 ans de dictature et 13 ans de guerres coloniales. Vainqueur des premières élections libres, il avait tenu tête au puissant Parti communiste.

 

"Mario Soares est mon héros. Il y a 43 ans je l'ai accueilli lors de son retour de l'exil et aujourd'hui je le vois partir avec beaucoup de tristesse", a témoigné Francisco Oliveira, 63 ans, présent parmi la foule de sympathisants massée devant le monastère des Hiéronymites.

 

Contemporain de François Mitterrand et Helmut Kohl, Mario Soares, qui se définissait lui-même comme "un homme de convictions et de caractère", a également été le grand artisan de l'intégration de son pays au projet européen. Plus récemment, il avait pourfendu avec virulence la politique d'austérité budgétaire mise en œuvre par le précédent gouvernement de centre droit, en échange d'un plan de sauvetage international.

 

Hospitalisé le mois dernier dans un état "critique" pour des raisons médicales qui n'ont pas été dévoilées, il était tombé dans un "coma profond" le lendemain de Noël avant de s'éteindre en présence de ses proches.

 

Mario Soares était un fervent pro-européen qui a marqué de son empreinte l’histoire politique de son pays pendant quatre décennies comme un fervent défenseur de la liberté et de la démocratie qui ne se gêna pas pour critiquer l’imposition du libéralisme économique en Europe et que beaucoup de socialistes devrait écouter pour à nouveau se mettre au service des peuples.

 

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