Publié le 4 Avril 2017

Marie Malzac dan son article du mardi 04 avril 2013 pour la-Croix.com nous montre qu’arrivé récemment en Bosnie-Herzégovine, l’envoyé spécial du pape pour Medjugorje a encouragé les fidèles attachés à ce lieu, voyant dans le culte marial qui s’y déroule une «intervention» divine. Un mois plus tôt, l’évêque local avait redit sa ferme opposition au «phénomène Medjugorje».

 

Envoyé par le pape en février dernier pour dresser un état des lieux «exclusivement» pastoral de la situation à Medjugorje, Mgr Henryk Hoser, archevêque de Varsovie-Praga, est arrivé la semaine dernière en Bosnie-Herzégovine. Après une étape à Sarajevo, la capitale, et à Mostar, où réside l’évêque dont dépend le sanctuaire, Mgr Hoser a rejoint la petite ville mariale afin d’y rencontrer la communauté franciscaine en charge du lieu et les fidèles attachés à la dévotion qui y perdure depuis plus le début des apparitions présumées il y a trente-cinq ans.

 

Dans l’homélie prononcée samedi 1er avril, lors de la messe qu’il présidait dans l’église paroissiale Saint-Jacques, l’archevêque polonais a précisé sa conception du phénomène marial qui s’y déroule. Il a qualifié «ce culte, tellement intense ici et extrêmement important», de «nécessaire pour le monde entier». Il a également évoqué son expérience, en tant que missionnaire au Rwanda : au début des années 1980, des apparitions mariales ont «prédit» le génocide qui devait survenir une dizaine d’années plus tard. «Personne ne comprenait rien à ce message à l’époque», a-t-il souligné, ajoutant que cette mariophanie avait été reconnue par l’évêque du lieu vingt ans plus tard, en 2001.

 

«Marie s’est présentée comme la Mère du Verbe, dans une perspective de manque de paix», a-t-il dit. De la même manière, les apparitions de Medjugorje se rattachent selon lui à cette «troisième guerre mondiale en morceaux» dont parle souvent le pape François. «Prions pour la paix car les forces destructrices sont immenses, la course aux armements ne cesse de croître, les gens se déchirent, les familles se déchirent, les sociétés se déchirent», a poursuivi Mgr Hoser. «Il nous faut une intervention du ciel ! Et la présence de la Sainte Vierge est ce type d’intervention. C’est une initiative de Dieu. Et donc, j’aimerais vous encourager et vous réconforter en tant qu’envoyé spécial du pape.» Invitant les fidèles à propager «dans le monde entier la paix par la conversion du cœur», l’archevêque a affirmé que «le plus grand miracle de Medjugorje, ce sont les confessionnaux ici».

 

Deux jours plus tôt, à son arrivée à Medjugorje, Mgr Hoser avait rappelé aux fidèles présents sa mission sur place, celle de «proposer des directives» pastorales pour l’avenir du sanctuaire. «Le pape, avait-il assuré, est très intéressé au développement de la piété populaire autour de ce lieu». Par ailleurs, deux semaines avant son arrivée, dans une interview accordée au site spécialisé Aleteia, Mgr Hoser avait déjà assuré que l’enquête pastorale dont il est chargé ne remettrait pas en cause la dévotion mariale locale.

 

Autour de ce phénomène de masse – le lieu de pèlerinage accueille chaque année plus de deux millions de visiteurs –, les franciscains qui en ont la charge et les évêques successifs du lieu se déchirent depuis plusieurs années. Encore récemment, Mgr Ratko Perić, évêque de Mostar, a redit que la Vierge n’était «pas apparue à Medjugorje». Des déclarations qui n’ont pas été sans jeter le trouble parmi certains fidèles.

 

Ces divergences au niveau de la hiérarchie ecclésiastique s’inscrivent dans le cadre d’un conflit vieux de plusieurs décennies entre le diocèse et la province franciscaine d’Herzégovine, initialement autour de la répartition des paroisses, rendant extrêmement complexe le discernement autour du phénomène. Les déclarations des uns et des autres, parfois contradictoires, alimentant une certaine confusion autour de ce lieu. Pour l’heure, la déclaration officielle valable pour l’Église est celle des évêques de l’ex-Yougoslavie de 1991, selon laquelle, «sur la base des recherches effectuées, il n’est pas possible d’établir qu’il y a eu des apparitions ou des révélations surnaturelles». Les pèlerinages privés y sont toutefois autorisés.

 

Face aux controverses suscitées par apparitions mariales quotidiennes présumées, plusieurs enquêtes ont été menées. Le dernier rapport de la commission mise en place en 2010 par Benoît XVI et menée par le cardinal Camillo Ruini a été remis au pape François en 2014, mais ce dernier n’a fait aucune annonce depuis. La reconnaissance officielle d’apparitions mariales est normalement du ressort de l’évêque mais dans le cas d’une situation complexe comme celle de Medjugorje, ce sera à la Congrégation pour la doctrine de la foi de statuer.

 

Pouvait-on attendre autre chose de Mgr Henry Hoser, évêque conservateur de Varsovie-Praga, venant de la Pologne connue pour sa mariolâtrie, qui au lieu de faire une enquête pastorale sérieuse sur les apparitions mariales de Medjugorge qui ont enrichi considérablement ses voyants dont les propos ne sont même pas sûrs, souhaite avant que le culte marial continue au risque que les fidèles se trompent en suivant des soit disant apparitions. L’argent qu’amènent les pèlerins, est-il plus important que la vérité ? C’est peut-être le cas.

 

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Publié le 3 Avril 2017

Christopher Lamb dans son article pour The Tablet du lundi 3 avril 2017 nous montre un discours prononcé par le préfet de la liturgie du Saint-Siège a fustigé les changements liturgiques qui ont eu lieu après le concile Vatican II en louant des lignes directrices controversées sur les traductions de la messe que le pape François aurait appelé à revoir.

 

Le cardinal Robert Sarah, qui dirige la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, a fait valoir dans un message envoyé à l'occasion du 10e anniversaire de la publication du Motu proprio Summorum Pontificum du pape Benoît XVI que ceux qui promeuvent une «liturgie moderne» auraient causé une catastrophe, une dévastation et le schisme en essayant de réduire la messe en un «simple repas convivial». Le rassemblement des évêques 1962-1965 durant le concile Vatican II a cherché à renouveler le catholicisme par en le rebranchant à l'Église primitive tout en exhortant les catholiques à engager un dialogue avec le monde, et les dirigeants de l'Église qui se sont réunis à Rome à cette époque ont voté presque unanimement la réforme la liturgie.

 

Il veut réduire la messe à «une PRIÈRE, mais aussi et surtout à un MYSTÈRE où quelque chose est accompli pour nous, que nous ne pouvons pas bien comprendre, mais que nous devons accepter et recevoir dans la foi, l'amour, l'obéissance et en adorant le silence». En gros, des fidèles infantilisés ne comprenant pas ce qu’ils font. Il est aussi plein d'éloges pour Liturgiam Authenticam, le texte publié en 2001 par le Vatican misant sur la façon de traduire en latin les langues vernaculaires, mais cette initiative produit trop de traductions latines et des phrases sonores obscures qui font obstacle à la «pleine participation active» des personnes à la messe comme le souhaitait le concile Vatican II.

 

Comment s’étonner de cela, puisque le cardinal Sarah lors d’un rassemblement à Aachen marquant les dix ans où Benoît XVI a levé les restrictions sur la liturgie tridentine a que dit l'ancienne messe peut développer la version contemporaine à travers «la redécouverte des postures exprimant l'adoration du Saint-Sacrement : agenouillée, génuflexion, etc, et aussi plus souvenir caractérisée par le silence sacré». Cela donne idée de la réforme liturgique que nous prépare un cardinal qui n’a pas su passer son curseur en dehors des années 1950 et qui souhaite que les fidèles aient une place minime dans la liturgie. Le pape devrait se décider à choisir un nouveau personnel plus fiable pour faire des réformes.

 

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Publié le 2 Avril 2017

Dans son article du vendredi 31 mars 2017 «Assemblée plénière de printemps : communiqué final» et dans la «Lettre de Mgr Pontier à Mgr Lafont», eglise.catholique.fr nous montre qu’au nom des évêques de France, Mgr Georges Pontier, président de la Conférence des évêques de France a adressé une lettre à Mgr Emmanuel Lafont, évêque de Cayenne pour exprimer au peuple et à l’Église de Guyane son soutien dans l’actuel contexte troublé. Il trouve «Que tout le peuple» qui «se lève est un signe fort à la fois de sa souffrance et de son désir de vivre», est «un signe aussi de sa volonté de faire face, uni, à tous ces défis» que sont la santé, l’éducation, la sécurité, l’économie, l’accès au foncier, la justice, l’habitat, la protection de la biodiversité et des ressources du sol de la mer et du sous-sol, les infrastructures, les relations de la Guyane avec le monde environnant (Amérique du Sud et Caraïbes).

 

Comme nous le signale francetvinfo.fr ce dimanche 2 avril dans son «DIRECT. Crise en Guyane : reprise des négociations au lendemain des annonces du gouvernement l'enveloppe annoncée par le gouvernement», samedi, n'a pas apaisé les colères. Ce plan d'urgence de plus d'un milliard d'euros n'a pas été accepté par les collectifs de manifestants. Les organisateurs du mouvement social en cours en Guyane ont réclamé un "nouveau statut" pour leur territoire, estimant que les propositions émises par le gouvernement sont "non satisfaisantes". Les négociations ont donc repris en fin d'après-midi, à la préfecture de Cayenne.

 

Les évêques de France ont choisi de soutenir le peuple guyanais alors qu’ils avaient été inaudibles lors de la contestation contre la loi travail, ce qui est une bonne chose et espérons que la Guyane ait gain de cause.

 

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Publié le 1 Avril 2017

Benoît Hamon vit une campagne difficile et elle ressemble beaucoup à ce qu’à vécu Bernie Sanders quand il a fait la primaire démocrate en 2016. Regardons cela de plus près.

 

L’article de Thomas Frank dans le monde-diplomatique.fr de décembre 2016 intitulé «Tir groupé contre Bernie Sanders» nous montre que jamais la presse américaine n’avait aussi ouvertement pris parti dans une élection. Mois après mois, elle s’est employée à discréditer tous les candidats qui lui déplaisaient, à commencer par le sénateur «socialiste» du Vermont Bernie Sanders, concurrent de Mme Hillary Clinton lors de la primaire démocrate. Or les scores réalisés par celui-ci dans les États-clés, ceux où Mme Clinton a été battue à la présidentielle, n’interdisent pas de penser qu’il aurait obtenu un meilleur résultat contre M. Donald Trump. Tous les médias américains se sont pourtant rangés derrière elle avec un unanimisme et un enthousiasme inédits — par aversion pour M. Trump, et parce que «Hillary» partageait leur idéologie de l’«expertise» et de la «compétence». Les commentateurs se sont employés à convaincre les lecteurs de les suivre sur ce chemin. Benoît Hamon a reçu le même mépris des journalistes qui insistent souvent pour montrer son amateurisme.

 

Ensuite, pour que le Parti Démocrate n’aille pas sur sa gauche car Sanders et ses électeurs souhaiteraient que la gauche américaine s’écarte du centre, on mit en avant à partir du 21 avril 2016, la candidate écologiste à la présidence Jill Stein pour courtiser les électeurs de Sanders. Il est intéressant de voir que depuis le débat présidentiel l’insistance que font les médias sur Jean-Luc Mélenchon, pour bien rendre inaudible Benoît Hamon. Jill Stein essaya aussi de convaincre le sénateur Bernie Sanders de rejoindre sa campagne, comme la France insoumise essaye de convaincre Hamon de se retirer et de les rejoindre. Ce n’est pas le souhait de Benoît Hamon, car comme Bernie Sanders son but est lancer une transformation fondamentale du Parti socialiste et de la République afin qu’ils soient plus démocratiques et non partir à l’aventure avec un mouvement qui n’est même pas sûr de gagner les législatives.

 

Les médias veulent ainsi créer le consensus sur Emmanuel Macron qui va continuer la politique libérale de la présidence François Hollande, tout en mettant en avant Jean-Luc Mélenchon pour détruire toutes les chances de Benoît Hamon (en sachant qu’une partie de ses électeurs n’iront pas vers Mélenchon) de réaliser ses réformes odieuses aux yeux des médias chantres du néolibéralisme économique, car ce dernier souhaite des médias indépendants et mettre fin à leur concentration autour des mains des grandes entreprises. Rien que pour cela, Benoît Hamon doit continuer et tenir pour ne pas donner raison à ceux qui souhaite sa défaite.

 

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Publié le 31 Mars 2017

Jean-Claude Gerez, correspondant de cath.ch en Amérique latine nous montre ce vendredi 31 mars 2017 que Mgr Vincenzo Paglia a vécu aux premières loges les oppositions à la canonisation du bienheureux Oscar Romero. Selon le président de l’Académie pontificale pour la vie et postulateur de la cause de l’ex-archevêque de San Salvador, le retard était d’ordre politique et a constitué “un coup de poignard” dans le cœur de l’archevêque italien.

 

“La béatification de Mgr Romero avait déjà été le résultat d‘un grand effort, explique Mgr Vincenzo Paglia dans la revue America. Ils étaient nombreux à Rome, y compris parmi les cardinaux, a refuser qu’il soit béatifié. Ils estimaient qu’il était mort pour des motifs politiques et non religieux.”

 

Le président de l’Académie pontificale assure qu’il a examiné avec beaucoup d’attention les archives personnelles de Mgr Romero, représentant quelques soixante dix mille documents. “Il en est ressorti qu’il était un homme aimant profondément son peuple. Il voulait libérer ses compatriotes de l’oppression et les mener vers la compassion de Jésus”.

 

La lutte de Mgr Vincenzo Paglia pour la béatification de Mgr Romero n’a pas été sans conséquences. “J’ai reçu des menaces en tant que postulateur de la cause. Mais je croyais que l’exemple de Romero était suffisamment extraordinaire et évident. Romero n’a pas vécu pour lui-même, mais pour son peuple, à l’image de Jésus. Ce témoignage est si clair que, dans ce monde globalisé, il est parvenu à toucher le cœur de millions de personnes. Et si nous voulons transformer le monde, nous devons transformer le cœur des personnes, comme l’a fait Mgr Romero.”

 

Dans l’entretien accordé à la revue America, Mgr Vincenzo Paglia a rappelé la manière dont Mgr Romero s’était impliqué dans les luttes du peuple après l’assassinat du père Jésuite Rutilio Grande. “Il [Rutilio Grande] enseignait en université mais il avait choisi de vivre dans un petit village de manière à pouvoir diffuser la théologie autour de lui. C’est ce choix qui lui a coûté la vie.”

 

Rappelant que Mgr Romero avait été très marqué par l’assassinat de son ami, Mgr Vincenzo Paglia a rappelé que la nuit où il a veillé le corps du père jésuite, celui qui venait d’être nommé archevêque de San Salvador deux semaines plus tôt a alors perçu que son devoir était de poursuivre le combat de Rutilio Grande. “Face au martyr de son ami, il est parvenu à la conclusion que la vie d’un pasteur n’est digne d’être vécue que si elle est vécu au service des autres.”

 

Enfin, Mgr Vincenzo Paglia a tenu à rappeler le rôle fondamental du pape François dans l’avancée du processus de canonisation d’Oscar Romero. Même s’il n’a pas connu personnellement ce dernier, le souverain pontife avait en revanche rencontré à plusieurs reprises le Père Rutilio Grande. “Il souhaite que le processus de béatification de Rutilio Grande soit également mené à bien, tout comme le jeune homme et la personne âgée qui sont morts avec lui.”

 

Cet article nous permet de savoir ce que l’on savait déjà la béatification de Mgr Romero a été freiné par simple but politique, car il s’opposa à un régime oppresseur pour servir les autres, au lieu de fermer les yeux comme beaucoup de cardinaux, évêques et prêtres l’ont fait en Argentine et au Chili.

 

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Publié le 30 Mars 2017

Est-ce le premier vrai portrait de Jésus-Christ ?

Christophe Da Silva dans son article pour 7sur7.be du jeudi 30 mars 2017 nous montre qu’après 30 ans d'études et de recherches, Ralph Ellis, un spécialiste de la Bible, a conclu que Manu VI et Jésus-Christ était la même personne.

 

Jusqu'ici, le portrait de Jésus-Christ n'était représenté que sur des icônes et dans des livres religieux. Mais Ralph Ellis, historien britannique, se dit prêt à dévoiler un mystère. Selon le Daily Mail, il assure avoir trouvé une vraie image du Christ sur une pièce datant du Ier siècle. Par le passé, les experts supposaient que le visage barbu sur cette pièce, dont le diamètre ne fait que 24 millimètres, appartenait à Manu VI, souverain de l'Osroène (nord-ouest de la Mésopotamie).

 

Après 30 ans d'études et de recherches, Ralph Ellis a conclu que Manu VI et Jésus-Christ était la même personne. Il existe trop de coïncidences dans leurs biographies respectives. Le scientifique britannique a publié ses déductions dans un livre sorti récemment "Jésus, roi d'Édesse" ("Jesus, King of Edessa").

 

Toujours d'après ce spécialiste de la Bible, Jésus-Christ n'était pas un pacificateur mais plutôt une figure clé dans la guerre judéo-romaine qui a lancé un défi à l'Empire romain, ce qui lui a coûté la vie. Il a été conduit à la croix à côté de deux autres hommes, tout en portant une couronne d'épines et d'un manteau de pourpre. Ces deux symboles étaient des déclarations ouvertement politiques, mettant en garde contre de nouveaux soulèvements contre Rome.

 

Jésus-Christ est le nom donné par les chrétiens à Jésus de Nazareth qu'ils considèrent comme le Messie. Cependant, aucune source (y compris la Bible) n'est capable de le décrire physiquement. Mais son image familière avec des longs cheveux et une robe blanche est une invention plus tardive datant du VIe siècle.

 

Mais il faut faire attention aux hypothèses données par Ralph Ellis qui admet que ses conclusions sont controversées et contredisent l'histoire conventionnelle du Christ, et la pièce de monnaie qu’il utilise donne le portrait familier de Jésus qui est plus tardif (longue barbe et cheveux longs). La conclusion de l’auteur a été un peu rapide.

 

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Publié le 29 Mars 2017

Maurice Page dans son article du mercredi 29 mars 2017 nous montre que pour le père Hans Zöllner, directeur du Centre pour la protection de l’enfance de l’Université grégorienne de Rome, le traitement des affaires d’abus sexuels dure beaucoup trop longtemps. Le Vatican aurait besoin de davantage de personnel formé pour répondre personnellement aux lettres des victimes.

 

Certaines des procédures de cas d’abus sexuels durent jusqu’à plus de cinq ans, déplore le père Zöllner, interrogé le 29 mars 2017 par l’agence de presse catholique autrichienne Kathpress. Selon le jésuite, qui est également membre de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, le Saint-Siège manque de personnel formé pour traiter ces cas. Il faudrait au moins dix à quinze personnes de culture et de langues différentes capables de donner aux victimes des réponses circonstanciées et pouvant éclaircir rapidement de quels faits il s’agit et qui est responsable de l’affaire, explique-t-il.

 

Le père Zöllner comprend néanmoins la position du cardinal Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) qui estime que répondre au courrier n’est pas de la responsabilité de sa congrégation, la CDF étant, à ses yeux, uniquement responsable du déroulement des procès canoniques du clergé accusé d’abus. C’est pourquoi la commission a suggéré la création d’un office centralisé chargé de répondre aux victimes.

 

Face aux vives critiques de l’irlandaise Marie Collins qui a démissionné de la Commission au début mars, le jésuite relève que la collaboration avec les services de la curie se passe généralement bien. Il en veut pour preuve la présence de six cardinaux de curie au récent séminaire organisé par la commission.

 

Le pape François a institué cette commission en 2014 pour une période d’essai de trois ans qui arrivera à son terme en décembre prochain. Elle a pour mandat de conseiller le Vatican sur le traitement et la prévention des abus sexuels. Le pape devra donc décider à la fin de l’année sous quelle forme ce travail devra être poursuivi.

 

Le père Zöllner est très optimiste car la curie n’a pas vraiment montré d’impatience à traiter le sujet des prêtres pédophiles, mais met en avant une réalité le besoin de personnel formé pour répondre personnellement aux lettres des victimes qui pourrait être mené par la création d’un office centralisé chargé de répondre aux victimes.

 

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Publié le 29 Mars 2017

Manuel Valls a enfin annoncé qu’il voterait pour Emmanuel Macron à la présidentielle, tout en essayant de nous faire peur avec Marine Le Pen, avec ses échecs répétés lors des municipales, des législatives et des régionales. La réaction au sein du PS ne s’est pas fait attendre puisque que pour Hanotin, le directeur de campagne de Benoît Hamon c’est une «Minable tentative de sabotage», Arnaud Montebourg parle de Valls comme d’un «homme sans honneur», ce qui n’est pas faux puisque ce dernier avait promis de soutenir Benoît Hamon, Alexis Bachelay, un député hamoniste parle de lui comme d’«un pompier pyromane», la députée des Hautes-Alpes, Karine Berger n’est pas plus tendre en donnant «Un seul adjectif ce matin pour qualifier le comportement de Manuel Valls : minable», et enfin Menucci n’est pas plus tendre en disant à Valls : «Tu nous fait honte». Je ne savais pas qu’être parjure était une logique politique comme l’avance Manuel Valls. Comment veut-on encore croire aux hommes politiques après ça.

 

Comme on pouvait s’y attendre Emmanuel Macron l’a félicité et a changé de ton à son encontre, espérant sans doute une coalition de gouvernement avec le PS. Et ce dernier qui nous disait qu’il ne ferait pas d’accord d’appareil. Il s’est aussi mis d’accord sur la proportion de circonscriptions réservées au Modem de François Bayrou. Un mensonge de plus de sa part. Enfin, Jean-Christophe Cambadélis ne veut pas sanctionner Emmanuel Valls, comme si il préparait déjà la défaite de Benoît Hamon, pour avoir un accord avec Emmanuel Macron. Si le PS fait cela, alors il perdra toute crédibilité et ne gagnera plus jamais une seule élection. La base du PS est en révolte depuis mardi soir et les rumeurs de ralliements de Valls à Macron n’ont pas arrangé les choses, sans oublier que toute une fraction de la gauche modérée ne votera jamais Jean-Luc Mélenchon.

 

Benoît Hamon a réagit très vite et a fait un appel au rassemblement de gauche autour de lui : «Ce matin ce qui est le plus grave pour notre pays et pour la politique, c'est que la démocratie a pris un grand coup de plus. À un moment où l'extrême-droite autoritaire est banalisée, oui, la démocratie est la prunelle de nos yeux. La parole donnée, la parole signée, devant le peuple, doit être scrupuleusement respectée. C'est pour cela que j'ai combattu le 49.3. Je lance un appel aux citoyens : réagissez, sanctionnez et tournez la page de cette vieille politique, de ceux qui bafouent leurs convictions. Ceux qui ont fait tant de mal à la gauche avec la loi travail et la déchéance de nationalité ont trouvé refuge chez Emmanuel Macron. Ne laissons pas les forces de destruction, les forces de l'argent présider aux destinées de notre pays. Rassemblons la gauche pour gagner. J'appelle les sociaux-démocrates, communistes et Jean-Luc Mélenchon attachés au progrès social et à la démocratie à unir leurs forces aux miennes. J’ai une position centrale à gauche, je suis le seul à pouvoir créer les conditions d’une majorité de gauche pour gouverner. Je refuse le vote témoignage.»

 

Un appel entendu par Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, qui souhaite une rencontre «dans les prochains jours» avec Mélenchon, Hamon et Jadot en vue d'une «candidature commune». Mais, attention à ne pas croire que le candidat socialiste choisit par la primaire à gauche se retirera pour Mélenchon, car une bonne partie de ses électeurs se dirigeront sur Macron, plutôt que de voter le leader de la France insoumise. Dans mon cas, je voterai blanc.

 

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Publié le 28 Mars 2017

francetvinfo.fr nous montre ce mardi 28 mars 2017 que le président de la Conférence des évêques de France a exprimé, lors de l'ouverture de l'assemblée de printemps des évêques à Lourdes, la volonté de l'Église catholique "d'accueillir et d'écouter les victimes".

 

Le président de la Conférence des évêques de France, Georges Pontier, a réaffirmé, mardi 28 mars, que "rien" ne pouvait dispenser l'Église "d'aider la justice" en matière de lutte contre les abus sexuels. Il réagissait après la mise en cause de l'Eglise catholique française, accusée d'avoir dissimulé des affaires de pédophilie.

 

L'archevêque de Marseille s'exprimait à l'ouverture de l'assemblée de printemps des évêques à Lourdes, en l'absence de son confrère de Paris, le cardinal André Vingt-Trois, hospitalisé depuis plus d'un mois.

 

"Qu'on veuille bien nous croire : nous sommes profondément touchés par la souffrance des victimes et nous voulons les accueillir et les écouter de notre mieux", a affirmé le président de la CEF. "Nous sommes résolus à aider la justice à faire son travail", a-t-il poursuivi. "Qu'on veuille bien cesser de laisser entendre que tout prêtre est un pédophile potentiel", a-t-il ajouté.

 

L'archevêque Georges Pontier a notamment évoqué la mise en place de cellules d'écoute des victimes, des outils de formation pour tous ceux et celles qui sont en responsabilité auprès d'enfants et de jeunes ainsi qu'une commission d'experts chargée de conseiller l'Église catholique dans la gestion des faits de pédophilie.

 

Selon des données de la CEF, la France compte moins de 0,5% de prêtres ou diacres (70 sur environ 15 000) mis en examen ou condamnés pour abus sexuels sur des mineurs.

 

Il faudra plus que des paroles pour contenter les victimes des prêtres pédophiles qui attendent des actes. La lenteur avec laquelle est traité le problème des prêtres pédophiles n’est pas pour les rassurer. Un petit effort, pour être crédible.

 

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Publié le 28 Mars 2017

Benoît Hamon passe à l’offensive et dans ces dernières semaines il s’est enfin mis à attaquer ses adversaires politiques que sont Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, François Fillon et Marine Le Pen. Il a aussi reçu en Allemagne le soutien de Martin Schulz le dirigeant du SPD qui a des vues communes avec lui sur l’Europe et a pu discuter avec Angela Merkel de leurs accords sur les réfugiés et désaccords sur l’austérité. Comme il l’a annoncé, il ne veut pas que la gauche suive Emmanuelli dans la tombe et combattra jusqu’au bout pour ceux qui l’ont porté à l’élection durant la primaire à gauche. Des élus, des militants et des sympathisants se mobilisent pour le faire gagner depuis le meeting de Paris-Bercy, tandis que Les Jeunes socialistes du Finistère ont signé une tribune dénonçant les ralliements de Jean-Yves Le Drian, Bernard Poignant et Richard Ferrand au candidat d'En marche.

 

Mélenchon trop confiant ne désire pas faire le troisième débat qui aura lieu sur France 2, pensant que le deuxième qui aura lieu sur BFM-TV et sur CNews le 4 avril sera suffisant. Il pense sans doute que ses militants qui visiteront 27 villes de France pour rencontrer les habitants grâce à un camion qui se transformera en estrade lui donneront la victoire. Un excès d’optimisme trop rapide. Tandis que Macron y met des réserves lui aussi. Il faut dire que les ralliements de gauche et de droite l’ont rendu aussi trop confiant sur sa victoire aux présidentielles et aux législatives. Mais ceux qui voudront porter ses couleurs devront abandonner leur parti. Cela est plutôt insultant pour les petits candidats qui n’ont pas pu faire le 1er débat le 20 mars sur TF1 et qui n’auront que deux débat pour se faire connaître.

 

François Fillon lui ne donnera plus le détail de ses déplacements pour éviter d’être accueilli par le son des casseroles, alors que Marine Le Pen a ironisé devant les membres du MEDEF sur les un millions d’emplois promis par Pierre Gattaz tout en essayant de rassurer les chefs d’entreprises.

 

Enfin, un député européen espagnol Esteban Gonzalez Pons du PPE (droite) a rappelé ce qu’était l’Europe : "L'Europe n'est pas un marché, c'est la volonté de vivre ensemble. Quitter l'Europe n'est pas quitter un marché, mais un rêve partagé. Nous pouvons avoir un marché commun, mais si nous n'avons pas de rêves en commun, nous n'avons rien. L'Europe est la paix qui est venue après le désastre de la guerre. L'Europe est le pardon entre Français et Allemands. L'Europe est le retour à la liberté pour la Grèce, l'Espagne et le Portugal. L'Europe est la chute du mur de Berlin. L'Europe est la fin du communisme. L'Europe est l'État-providence, c'est la démocratie. Ce sont les droits fondamentaux". Et il se demande : "Pouvons-nous vivre sans tout cela? Pouvons-nous abandonner cela ?"

 

C’est une très bonne question, puisque l’Europe fait face au populisme et à l’après Brexit, et n’a pas su donner des réponses à celle-ci. Trop occupé à se centrer sur les questions économiques, plutôt que politique.

 

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