Publié le 18 Juillet 2017

Comme nous le montre francetvinfo.fr soixante-sept de ces enfants ont été victimes d'agressions sexuelles, dont des viols, dévoile un rapport d'enquête publié mardi 18 juillet 2017.

 

L'affaire a commencé à éclater en 2010. Au moins 547 enfants du chœur catholique de Ratisbonne ont subi des maltraitances physiques, y compris des viols, entre 1945 et le début des années 1990, révèle un rapport d'enquête mardi 18 juillet. 67 de ces enfants du chœur des "Regensburger Domspatzen" ("les Moineaux de la cathédrale de Ratisbonne") ont été victimes d'agressions sexuelles, dont des viols, a dévoilé Ulrich Weber, un avocat chargé par l'Eglise de faire la lumière sur cette affaire. Ces chiffres sont largement supérieurs à ceux connus jusqu'ici. En janvier 2016, un rapport intermédiaire faisait état de 231 victimes. Un an auparavant, les autorités catholiques locales parlaient de seulement 72 enfants victimes d'abus.

 

Les faits couvrent des délits et crimes allant de la privation de nourriture au viol, en passant par des coups ou des agressions sexuelles. Pour les victimes d'abus, leur passage dans le chœur catholique de Ratisbonne - un chœur millénaire et mondialement connu - a été "une prison, un enfer et un camp de concentration". "Le pire moment de leur vie, marqué par la peur, la violence et la détresse", a déclaré Ulrich Weber. La majorité de ces cas sont cependant prescrits. Les 49 auteurs présumés des violences identifiés dans le rapport ne devraient donc pas être poursuivis. Chacune des 547 victimes devrait cependant recevoir jusqu'à 20 000 euros d'indemnisation.

 

L'affaire porte entre autres sur des maltraitances ayant eu lieu entre 1964 et 1994. A l'époque, Monseigneur Georg Ratzinger, frère de l'ancien pape Benoit XVI, dirigeait le chœur de Ratisbonne. Ce dernier, aujourd'hui âgé de 93 ans, a assuré n'avoir pas eu connaissance d'abus sexuels au sein de cette chorale fondée au Moyen-âge, en 975. Pour l'avocat Ulrich Weber, Monseigneur Ratzinger savait et aurait au contraire "détourné les yeux", dans un chœur où la "culture du silence" régnait. Un ancien membre de la chorale, le chef d'orchestre et compositeur allemand Franz Wittenbrink, a témoigné en 2010 de la violence dont était capable Georg Ratzinger, auprès du magazine allemand Der Spiegel. Il y évoquait un "système de punitions sadiques relié au plaisir sexuel".

 

Ce scandale est l'un des nombreux qui ont ébranlé l'Église catholique ces dernières années. Benoît XVI ainsi que son successeur François ont demandé pardon pour les affaires de pédophilie ayant secoué le clergé. En Allemagne, une école des Jésuites de Berlin a également été au cœur d'un scandale de pédophilie. Elle avait reconnu des abus sexuels systématiques commis sur des élèves par deux prêtres dans les années 1970 et 1980.

 

Maintenant le silence ne règne plus sur ces affaires qui se font connaître au grand jour et montre les turpides de l’Église qui au lieu d’être auprès des victimes et de les aider, a couvert des pervers.

 

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Publié le 17 Juillet 2017

periodistadigital.com de ce lundi 17 juillet 2017 nous montre qu’Antonio Algora, évêque émérite de Ciudad Real et chef des travailleurs pastoraux de la Conférence épiscopale espagnole, a mis en garde les délégués du MMTC que le cœur du problème est «quand on ne travaille pas, ou qu’on travaille beaucoup, de mauvaises conditions entre en jeu dans la démocratie et le pacte social». Il prend l’exemple des 4 millions de personnes sans travail en Espagne pour dire non à une économie qui accepte les inégalités croissantes, qui tolère que les gens meurent de faim, qui considère comme l'être humain comme un bien de consommation, et met en avant une culture du rejet et de l’exploitation.

 

Selon lui le lent travail pour la lutte pour la paix, pour la justice et sur le plan social, est une dimension essentielle de la vie du chrétien. Sa proposition est une spiritualité de communion, non individualiste et caché, mais une spiritualité de Dieu, qui ne sépare pas les croyants du chemin du monde, mais qui envoie à s'engager dans la vie et dans la transformation de l'histoire. En prenant part au plan de Dieu avec le concept de travail qui mène à la communion des personnes.

 

Le prélat souligne que la personne doit rester protagoniste de la transformation du travail et du travail lui-même. En prenant exemple sur le pape François, dans son récent message aux syndicats, il faut pousser les gens à se réunir et à travailler, parce le travail est la forme la plus commune de coopération. Chaque jour, des millions de personnes coopèrent dans le travail. Le travail est une forme d'amour civique, l'amour vrai, vrai qui nous fait vivre et fait sortir le monde.

 

Trois caractéristiques explique ces inégalités sociales : L'émergence d'une nouvelle culture, dans la logique de l’individualisme; Une mondialisation qui concentre le pouvoir et rend la compétitivité plus dangereuse. La puissance et la richesse, la culture est concentrée dans les mains de quelques-uns. Cela signifie qu'il y a beaucoup exclus. Des formes de pauvreté toujours plus forte émergent; avec la marginalisation et l'exclusion.

 

Il affirme que «les dialogues dans les usines sont des lieux de vie, que le monde du travail est le monde du peuple de Dieu, nous sommes tous l’Église, nous sommes tous le peuple de Dieu.» Par conséquent, il indique qu’«il est lieu prioritaire à l'attention sociale et ecclésiale. Beaucoup ont mis en doute la nécessité d'un apostolat, qui est aujourd’hui présent dans le lieu de travail».

 

En ce sens, Algora voulait à encourager la tâche des mouvements et des militants du MMTC à être des témoins et à contribuer à la culture de la rencontre et de la solidarité qui implique nécessairement «former ses membres dans l’enseignement social catholique et à renforcer leur engagement» auxquels ils sont appelés.

 

Enfin, pour l'évêque met en valeur «le travail comme un élément essentiel du pacte social, et donc de la démocratie. Le travail est un ami de l'homme, pas son ennemi. Les hommes et les femmes se nourrissent d travail, ils sont oints dans la dignité avec lui «pour avertir les délégués du MMTC que le cœur du problème est» quand on ne travaille pas, ou qu’on travaille beaucoup, de mauvaises conditions entre en jeu dans la démocratie et le pacte social».

 

Cela rejoint l’article de Vatican Insider de ce lundi : «Des millions sont dans la pauvreté extrême, inutile de fêter la croissance». «Nous avons besoin d'un nouveau pacte, besoin d'une consultation, de service de projets et d’une vision à long terme, parce que la pauvreté en raison de la crise est encore loin devant nous.» Pour l'archevêque Matteo Zuppi, 61 ans, nommé par le pape François à la tête du diocèse de Bologne à la fin de l’année 2015, les chiffres et les statistiques Istat sur la pauvreté en Italie ne disent pas toute l'histoire et ne photographie pas assez la nature dramatique de la situation : l’Église avec les paroisses, Caritas, les soupes populaires et une foule d'autres œuvres sociales savent que la crise - qui est vécue dans des familles - est loin d'être terminée. Malgré les proclamations et les prévisions de croissance du PIB. L'allongement de la vie et la perte de la protection sociale, allonge la liste de ceux qui ne sont pas suffisamment protégés. Il les pousse en nombre vers les soupes populaires.

 

Pour lui il y a une responsabilité de la politique, qui devrait être un peu moins populiste et freiner la concurrence sauvage. Il faut plus de projets et moins de slogans, une plus grande vision et moins de sondages. Plus de réalisme, plus de substance et moins de tweet. Pour lui, c’est un engagement que nous devons prendre tous, avec un nouvel accord entre les parties. À Bologne, ils ont commencé le travail contre la pauvreté en impliquant la ville, l'industrie, les syndicats, l'Église, sans confusion des rôles. Surmonter la crise ne peut que se faire ensemble.

 

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Publié le 16 Juillet 2017

«Que la voix des travailleurs continue à résonner au sein de l’Église». C’est le souhait formulé par le pape François dans un message adressé ce dimanche 16 juillet 2017 aux participants de la rencontre qui se tient à Avila en Espagne, organisée par le Mouvement mondial des travailleurs chrétiens, qui célèbre les cinquante ans de sa fondation comme le montre Radio Vatican. 120 délégués représentant 79 pays sont actuellement réunis autour d’un thème cher au pape : «Terre mère et travail pour une vie digne».

 

Le message, signé par le cardinal Secrétaire d’État Pietro Parolin, insiste sur le fait que la dignité de la personne est intrinsèquement liée à ces trois réalités «Terre, maison, travail» qui rappelle que l’expérience fondamentale de l’être humain est «de se sentir enraciné dans le monde, dans une famille et dans la société».

 

«Terre, maison, travail», poursuit le message, cela signifie lutter afin que chaque personne puisse vivre de manière conforme à sa dignité et que personne ne soit mis à l’écart. «Notre foi en Dieu nous encourage à cela. Lui qui a envoyé son fils pour que celui-ci en partageant l’histoire de son peuple, en vivant dans une famille et en travaillant de ses mains, puisse racheter et sauver l’être humain avec sa mort et sa résurrection».

 

Le pape exhorte enfin le Mouvement des travailleurs chrétiens «à persévérer avec un nouvel élan afin de faire connaitre l’Évangile dans le monde du travail».

 

Un message qui épouse au mieux cet article de periodistadigital.com de ce dimanche : «Une messe avec Pedro Casaldáliga la messe dans sa chapelle sous la forme d’un cœur ouvert au monde». Cette messe a eu lieu dans la chapelle simple mais belle, conçue par Maximino Cerezo, le peintre de la libération, où sont réunit 8 personnes. Don Pedro Casaldáliga et son aide, le laïc et président de l'Association Terre sans Mal, Eduardo Lallana, le père Angel, José Manuel Vidal l’auteur de l’article et les trois membres de la communauté des Augustins : Felix Valenzuela, José Saraiva et Ivo.

 

La chapelle, en forme de cœur, mais ouverte à la vie et le monde. Des deux côtés et au milieu, à la place du tabernacle, ouvert à l'horizon. Avec des tabourets en bois, un petit autel aussi de bois et un sanctuaire coloré. Vierge d'un côté et, de l'autre, la carte de l'Afrique avec la légende «Crucifié», un Christ et un reliquaire avec les reliques de deux martyrs : Un morceau de la soutane ensanglanté son ami et protecteur, Monseigneur Romero, son Saint Romero d'Amérique, et un petit os de son bien-aimé et admiré Ignacio Ellacuría, l'un des martyrs de l’UCA au Salvador.

 

Le père Ivo préside la messe. Le musicien Agustino, joue de la guitare et Valenzuela préside la célébration par déférence aux visiteurs. Après le premier salut, on commence à mettre de la vie sur l'autel. Pas de fête sans le «voir, juger et agir». La messe n’est pas un sombre rituel vide, sérieux, mais des bribes de vie, présenté au Père. Avec les grands événements et les petites choses chaque jour. Félix Valenzuela, vicaire général à la droite Casaldáliga depuis plus de 30 ans, rappelle le processus de mise en accusation du Président Temer, qui se déroule ces jours-ci, à la Syrie toujours martyrisé, aux visiteurs espagnols qui les accompagnent et deux de ses paroissiens de Sao Felix qui viennent de mourir. Après les lectures, Valenzuela rétablit l'homélie commune. Considérant, en suivant le théologien espagnol José María Castillo, que les trois préoccupations essentielles de Jésus étaient la guérison des malades, de nourrir les affamés et de promouvoir de bonnes relations entre les gens.

 

«Nous devons mourir et disparaître, pour qu’émerge d'autres réalités, une église laïque et un autre système communautaire», dit un vénérable augustin, livrant sa sagesse à ses 87 ans. Pour Eduardo Lallana, Président de Terre Sans Mal, l'engagement doit être basé sur la compassion et la miséricorde du christianisme, tandis que le Père Angel rappelle de façon drastique les vocations sont plus faibles, mais que les bénévoles et les donateurs augmentent, et le paysage ecclésial s’est considérablement amélioré avec l'arrivée à la papauté du pape François.

 

Pour sa part, le père Saraiva dit que «nous devons passer à la pastorale de la conservation à la vie», tandis que son coéquipier Ivo dit qu’il souhaite une «Église d’inclusion sociale, qui laissent les curés et s’incarne dans la vérité du peuple». Derrière, Casaldáliga dans une chaise roulante entendait les discours et les approuvait, puis son discours fut suivi d’un grand silence. Criant que la poésie est l'utopie et que le grain de blé doit aller dans le sol pour germer. Comme le roseau il se fléchit et penche, mais il est le roseau de Dieu pour les pauvres après tout. Il est applaudi et le tout se fini sous la musique.

 

Ici le choix s’est porté sur la simplicité, la proximité avec Dieu et l’option préférentielle pour les pauvres, pour une messe sans fard pour célébrer la vie dans une chapelle ouverte.

 

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Publié le 15 Juillet 2017

periodistadigital.com nous montre ce samedi 15 juillet 2017 que cette semaine, les évêques du Paraguay ont interdit une série de conférences bibliques que dicterait le théologien catholique et bibliste, le Dr. Ariel Alvarez Valdes.

 

Ceci est une série de cours bibliques de trois jours chacun, qui ont été organisées par San Pablo Editorial avec différentes paroisses et institutions ecclésiastiques du diocèse d'Asunción, Ciudad del Este et San Lorenzo.

 

Cependant, malgré que les temps bibliques prennent plusieurs semaines à organiser et sont déjà mis en place, ils devraient être abandonnées tout à coup, dans les jours de sa création, parce que l'archevêque d'Asunción, ainsi que d'autres prélats du diocèse paraguayen ont étendu leur désaccord avec l'achèvement de ces cours.

 

«C’est une attitude insolite», ont déclaré les promoteurs, «parce que le Dr. Álvarez Valdés est non seulement un bibliste reconnu, mais il se trouve aussi avalisé par les institutions du Vatican, comme la CBF. Et nous ne comprenons pas pourquoi nos évêques ont cette attitude».

 

Comme on le sait, Ariel Alvarez Valdes est la président de la Fondation Dialogue, qui a été récemment ajouté à la CBF, une fédération biblique créée par le Vatican pour groupe approuvé d’écoles catholiques, qui travaillent sur la Bible et aident les évêques dans leur diocèse à diffuser des études sur l'Écriture Sainte.

 

«Cette interdiction est unique et montre toute la difficulté que notre hiérarchie a pour rattraper son retard sur les questions théologiques, et de permettre aux les gens ici au Paraguay d’avoir accès à de nouvelles études bibliques proposées par les théologiens catholiques», a conclu les organisateurs. Ces études bibliques sont en cours depuis des années dans des pays comme l'Argentine, le Chili et l'Uruguay.

 

Encore une fois, le Dr. Ariel Alvarez Valdes fait les frais d’une hiérarchie qui ne veut pas d’une foi adulte, pourtant ses ouvrages et notamment les Énigmes de la Bible, présentent de façon informative les nouvelles études bibliques, tel qu’elles sont proposé par les exégètes et les théologiens d’aujourd’hui. Depuis son apparition en 1998, la série a été un énorme succès, et est devenu un outil précieux pour l'étude de la Parole de Dieu.

 

Lastampa.it vient de nous apprendre le jeudi 13 juillet que Giovanni Franzoni est mort dans l’article «Adieu à Franzoni, l'ancien abbé du Concile». Décédé le jeudi 13 juillet à Canneto (Rieti), Giovanni Franzoni, est né en 1928, il était un ancien abbé bénédictin de la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs à Rome, l'une des figures symboliques du catholicisme progressiste des années 1960 et 1970, qui a été défroqué par Paul VI. Sa mort a été rapportée par Luigi Sandri, journaliste et écrivain de la communauté de base de Saint-Paul fondée par Franzoni.

 

Élu en 1964 abbé de Saint-Paul-hors-les-Murs, Franzoni a participé, en tant que tel, les deux dernières sessions du Concile Vatican II. Durant la période postconciliaire il s’est engagé pour la mise en œuvre de la réforme liturgique et d'encourage un engagement social des chrétiens à la lumière du renouveau conciliaire. Il a également travaillé en termes de questions internationales particulièrement frappantes pour demander la paix au Vietnam.

 

  En 1970, il a écrit une lettre ouverte à l'ancien Président de la République Giuseppe Saragat pour que la fête du 2 juin ne soit caractérisée par la présence excessive d'armes, mais par des représentants de la société civile. En juin 1973, il a publié une lettre pastorale dans laquelle il a dénoncé la spéculation à Rome qui y avait cours, selon sa plainte, même par des cercles du Vatican. De là, ses différences avec le Saint-Siège l'a amenèrent à démissionner de son poste d’abbé et en juillet 1973 il se déplaça dans un petit appartement pour vivre comme un moine. Cette initiative fut suivie par un groupe d'hommes et de femmes qui formèrent la communauté base de Saint-Paul, qui existe encore.

 

Lors d'un référendum sur le divorce il s’est exprimé en faveur de la liberté de conscience, ajoutant qu'il voterait «Non à l'abrogation de la loi Fortuna-Baslini», se plaçant en conflit direct avec les dirigeants de la Conférence épiscopale italienne et avec les indications du pape Paul VI. Cette décision aura un coût, en avril 1974, celui de la suspension ad divinis. Par la suite, lors de l'élection générale en juin 1976, il a annoncé publiquement qu'il voterait pour le Parti communiste. Par la volonté de Paul VI, en août, il est défroqué.

 

Franzoni a ensuite continué sa vie en luttant pour des causes sociales et l’écriture de livres. En 1990, il se maria avec une journaliste japonaise. Récemment, il a exprimé pour le droit des personnes en phase terminale d'avoir une mort digne décidé pour eux-mêmes. Les communautés de base signalent également que ces derniers mois il avait eu un contact avec l'actuel abbé de Saint-Paul avec lequel «le dialogue fraternel est né.»

 

On peut maintenant se demander si Giovanni Franzoni va être réhabilité ? Il avait exprimé sa sympathie pour la mise à niveau initiée par le pape François, mais n'a pas pu obtenir de contact direct avec lui. Les homme de cette période de désobéissance ont montré la voie pour ce pontificat et en ont payé le prix.

 

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Publié le 14 Juillet 2017

cath.ch nous montre depuis quelques jours un écriteau ‘Interdit de se lamenter’ est affiché sur la porte de l’appartement du pape François à la résidence Sainte-Marthe, rapporte le site Vatican insider le 14 juillet 2017.

 

Cet écriteau a été offert au pape par le psychologue et psychothérapeute italien Salvo Noè à l’issue de l’audience générale sur la place Saint-Pierre au Vatican le 14 juin dernier. Il avait alors remis au successeur de Pierre un de ses ouvrages ainsi que le fameux panneau.

 

Celui-ci aurait tout de suite été apprécié par le pape, souligne Vatican insider. “Je le mettrai sur la porte de mon bureau où je reçois les personnes”, aurait-il affirmé. Cet ajout décoratif a ainsi été révélé par un prêtre italien, ami du pape François, reçu à Sainte-Marthe. Il aurait eu l’accord du pontife pour révéler sa présence.

 

Outre l’interdiction de se lamenter, l’affiche donne quelques règles de vie et termine sur ce conseil : “Arrête de te lamenter et agis pour rendre ta vie meilleure”. Comme l’a montré Vatican Insider hier, elle correspond dans  l'exhortation «Evangelii Gaudium» (la joie de l'Évangile) à l’appel aux chrétiens d’abandonner les plaintes continuelles tout en faisant références aux événements récents comme la soudaine démission du vérificateur général Libero Milone, le renvoi du cardinal George Pell mis en accusation en Australie pour maltraitance d'enfants et enfin le non-renouvellement du mandat du cardinal préfet de l'ex-Saint-Office Gerhard Müller.

 

Ce vendredi 14 juillet 2017 Cameron Doody sur periodistadigital.com dans l’article «Un responsable de «La Civiltà Cattolica» contre l’«œcuménisme de la haine» des évangéliques et des fondamentalistes catholiques» montre la dénonciation retentissante de La Civiltà Cattolica contre «l'œcuménisme de la haine» entre «les catholiques fondamentalistes et les évangéliques fondamentalistes» aux États-Unis dans l'article du jésuite italien Antonio Spadaro et du bibliste protestant argentin Marcelo Figueroa. Un mouvement «étrange», ainsi que «xénophobe et islamophobe» qui cherche à allègrement semer la peur et à influencer les politiques sur les questions considérées comme «génériquement morale» comme l'avortement, le mariage homosexuel ou l'éducation religieuse dans les écoles et d'autres questions liées qui sont génériquement considérés comme morale ou de valeurs,  l'article jésuite italien Antonio Spadaro et bibliste protestant argentin Marcelo Figueroa.

 

Spadaro et Figueroa poussent plus en avant et montrant que «chrétiens évangéliques et fondamentalistes condamnent l'œcuménisme catholique traditionnel, et promeuvent un œcuménisme de conflit qui les unit dans le rêve nostalgique d'un État avec des traits théocratiques», dit l'article. «La perspective la plus dangereuse de cet étrange œcuménisme est donnée par sa vision xénophobe et islamophobe, invoquant les murs et les déportations purificatrices» dénoncent explicitement Spadaro et Figueroa, directeur de l'édition Argentine du journal officiel du Vatican, L'Osservatore Romano. Les auteurs concluent que l’affirmation «alliance contre nature» se dresse sur le sentiment de peur du chaos et que cette stratégie exagère le conflit et le désordre pour agiter l'esprit des gens.

 

Cet article de La Civiltà Cattolica montre une réalité que les catholiques et les évangéliques fondamentalistes s’unissent pour semer la peur et se centrer sur la morale que nous devons contrecarrer pour stopper les vents nauséabonds de la haine.

 

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Publié le 13 Juillet 2017

Cameron Doody dans periodistadigital.com nous apprend ce jeudi 13 juillet 2017 que le cardinal George Pell va dépenser 11 000 dollars américains par jour, près de 7 500 000 euros dans sa défense contre des accusations d'abus sexuels sur mineurs à son encontre. En plus, cela compte également ses passages de Sydney à Melbourne, à chaque fois qu'il devra aller devant les tribunaux. Ce chiffre astronomique sur ses frais de justice vient du fait qu’il a retenu les services d'un avocat, considéré comme le meilleur d'Australie, et connu sous le nom «Red Baron», Robert Richter. Ce dernier a eu une certaine notoriété en Australie pour d'avoir défendu avec plus ou moins de succès quelques-unes des figures les plus détestés du pays, comme le gangster homicide Mick Gatto, le flic corrompu Cliff Lockwood, ou l’assassin de masse Julian Knight.

 

Utiliser un tel avocat surnommé la "Rolls Royce des avocats" est un mauvais signal, et donne de sérieux doutes quant à l’innocence du cardinal Pell. Un tel montant pour sa défense est aussi indécent. C’est un très mauvais signal.

 

Tandis que The Tablet aujourd’hui dans son article ‘Le cardinal Schönborn rejette la critique du cardinal Müller selon laquelle son traitement du débat d'Amoris Laetitia n'est pas «convainquant»’ nous montre que le cardinal Schönborn a réprimandé les cardinaux de la dubia, critiquant leur façon d'élever leurs préoccupations et leur procédure de contournement. "Que les cardinaux, qui devraient être les collaborateurs les plus proches du pape, essaient de le forcer et font pression sur lui pour donner une réponse publique à leur lettre publiée, c'est un comportement absolument gênant", a-t-il déclaré. "S'ils veulent avoir une audience avec le pape, ils demandent une audience, mais qu’ils ne publient pas qu'ils ont demandé une audience", a-t-il ajouté.

 

Répondant aux questions de la presse avant d'aborder la conférence «Let's Talk Family : Let's Be Family» à Limerick, en Irlande, le cardinal Schönborn a déclaré que la «réponse à la dubia est très simple». Il a dit que l'enseignement de l'Église était qu'un mariage valide est indissoluble. "Le pape François n'a jamais remis en question ces principes parce que ce sont les principes de la Bible et de l'Évangile, et de l'enseignement de Jésus". "Mais donner cette réponse n'est pas une réponse à tous les cas et situations auxquels nous devons faire face dans la vie quotidienne".

 

Il a déclaré que le pape avait clairement dit que, dans le domaine de la pratique, nous devons faire preuve de discernement. "Nous devons exercer la vertu de la prudence et cela signifie regarder clairement la réalité". Il a parlé de l'exhortation du pape Jean-Paul II, «Familiaris Consortio», sur le mariage et la famille, où il a déclaré que les bergers sont obligés de discerner différentes situations. L'archevêque de Vienne, qui visite l'Irlande avec un certain nombre de séminaristes de son diocèse, s’en est pris à ceux qui ont adopté une attitude rigoureuse ou trop lâche sur Amoris Laetitia, soulignant que le chemin du discernement était moins simple et facile mais plus fructueux.

 

Une tâche bien difficile pour les évêques que de discerner les situations à propos des divorcés remariés, qui ne doit pas être rigoriste ni laxiste. Où trouver la miséricorde dans tout cela ?

 

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Publié le 13 Juillet 2017

L’OBS nous montre ce jeudi 13 juillet qu’à la veille du 14-Juillet, durant lequel Emmanuel Macron n'accordera pas d'interview télévisée, rompant avec la tradition de ses prédécesseurs, il annonce dans un entretien accordé à "Ouest France" ce jeudi, vouloir "maintenir le rythme" des réformes pour "conforter la confiance des Français et des investisseurs". Concrètement, poursuit-il dans le quotidien régional, ainsi que dans les journaux allemands du groupe Funke, il veut qu'après la loi travail cet été, la "réforme de l'assurance-chômage et de la formation professionnelle" soient "négociées à l'automne-hiver, avec une loi d'ici début 2018". Viendra ensuite "la réforme des retraites, dont les orientations seront présentées au Parlement au premier semestre 2018" pour passer des 37 régimes actuels à "un régime beaucoup plus fort et stable". Il promet aussi une réforme de l'éducation pour qu'elle soit "mieux adaptée aux besoins". La suppression annoncée de la taxe d'habitation pour 80% des ménages "se fera en trois ans" et sera "financée par les économies que nous engageons".

 

Mais les réformes d’Emmanuel Macron ne vont pas faire que comme le montre les articles  de ce jeudi dans L’OBS «Selon l'OFCE, Macron va aggraver les inégalités» et dans la tribune.fr «Assurance chômage : renforcer les contrôles ne résoudra pas le problème selon l'OFCE». Le calendrier des baisses d'impôts a été précisé, mais à qui profiteront-elles ? Selon les économistes de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), il s'agit d'abord de cadeaux fiscaux faits aux plus riches. 46% des gains liés aux baisses d'impôts engagées par Emmanuel Macron iront vers les 10% les plus riches. Ces derniers vont bénéficier de la sortie des actions de l'assiette de l'ISF (qui devient un IFI, impôt sur la fortune immobilière) et de la simplification de la fiscalité de l'épargne, dont le maquis sera remplacé par une "flat tax", un prélèvement forfaitaire unique (PFU) d'environ 30%. En réalité, selon l'OFCE, pour que cette taxe soit neutre (c'est-à-dire qu'elle ne fasse pas gagner d'argent aux épargnants), il faudrait porter le taux à 41,5%... Alors que le gouvernement annonce que le coût du passage au PFU sera pour l'Etat de 1,5 millard d'euros, l'OFCE l'évalue à beaucoup plus : 4 milliards. Les Français qui gagneront le moins au change (quasiment rien, en fait) sont ceux du neuvième décile : les classes moyennes aisées, celles qui ont beaucoup voté Macron. Elles bénéficieront très peu des différentes réductions d'impôts : taxe d'habitation (qui ne sera réduite que pour les 80% les moins riches), exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires, ISF...

 

Emmanuel Macron mise sur un "choc" fiscal et social rapide, qui dopera l'attractivité de la France et, par "ruissellement", attisera la croissance et donc in fine l'emploi. Mais les économistes de l'OFCE ne semblent pas trop convaincus par la théorie du ruissellement : celle-ci, relèvent-ils avec des mots choisis, a fait l'objet ces dernières années, "d'une certaine remise en cause". Selon l'OFCE les mesures proposées accentueront probablement les inégalités. D'autant qu'il faudra bien les financer, par des baisses de dépenses qui, elles aussi, risquent de les aggraver : réduction de dépenses sociales (logement, santé...), recul des services publics, baisse du nombre d'emplois aidés etc. Le seul moyen de neutraliser cet effet, "ce serait de ne réduire que des dépenses publique inefficaces", dit Xavier Timbeau. Ce serait l'idéal, mais hélas, c'est une perspective très peu crédible. Selon eux, les mesures de rigueur visant à combattre les déficits publics pour les ramener rapidement sous les 3% du PIB retardent la décrue du taux de chômage (actuellement de 9,2%) que l'embellie actuelle du climat économique a enfin déclenchée. L'équipe Macron parie sur un chômage à 7% à la fin du quinquennat, mais l'OFCE mise, elle, sur une "lente décrue" pour parvenir à 7,6%, 2022.

 

En échange de nouveaux droits, comme l'indemnisation des salariés démissionnaires, Emmanuel Macron prévoit, dans sa reforme de l'assurance chômage, de mettre en place un contrôle accru de la recherche d'emploi, accompagné de sanctions rendues justes et crédibles. Le président de la République a prévu une vaste réforme de l'assurance chômage, consistant notamment à l'étatiser et à renforcer les contrôles des chômeurs. Pourtant, le système d'accompagnement des demandeurs d'emplois est déficient, l'OFCE propose plusieurs pistes de réformes pour l'améliorer. Si le dispositif a besoin de plus de clarté, l'étude recommande fortement de revoir le mode de calcul de l'allocation chômage et aux chômeurs de revoir leurs ambitions à la baisse. Pas très motivant tout ça.

 

Enfin, dans l’article de L’OBS d’hier «Place de la République, Jean-Luc Mélenchon appelle à "l'insurrection morale" contre un "coup d'Etat social".», nous voyons qu’alors que plusieurs députés de la France insoumise débattaient toujours dans l'hémicycle sur la réforme du Code du travail, Jean-Luc Mélenchon s'est rendu ce mercredi en début de soirée à un rassemblement place de la République à Paris contre une "casse du code du travail". "Je vous appelle à une forme d'insurrection morale" contre un "coup d'État social", a-t-il lancé à des centaines de militants, qui scandaient "Résistance". Sa formation avait appelé à des rassemblements partout en France contre le texte. Ils étaient plus d'un millier, dont entre 300 et 1000 à Toulouse (police et organisateurs), 300 à Montpellier (police) ou encore environ 200 à Lille.

 

Le vote sur l'ensemble du projet de loi aura lieu à la fin des débats, jeudi soir ou lundi. Le texte sera alors transmis au Sénat, pour être voté définitivement avant la fin de la session extraordinaire. Les ordonnances elles-mêmes, dont le contenu sera présenté fin août aux partenaires sociaux, devraient être examinées en septembre en Conseil des ministres. Leur ratification sera ensuite soumise au Parlement, ce qui devrait engendrer une nouvelle bataille parlementaire, alors que la CGT a déjà appelé à une journée d'action le 12 septembre.

 

On peut se demander si Jean-Luc Mélenchon a eu raison de faire ce rassemblement sans les syndicats, vu sa faible représentativité. Dommage, car la France Insoumise ne peut pas être l’opposition à elle seule.

 

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Publié le 12 Juillet 2017

Mauro Lopes nous montre dans son article pour periodistadigital.com du mardi 11 juillet 2016 qu’à l'appui du pape François et les réformes fondamentales, des centaines de personnes et des organisations brésiliennes ont signé un manifeste. L'initiative est de l’IPDM (Iglesia - Pueblo de Dios en Movimiento) l'organisation, à la périphérie de San Pablo.

 

Dans le texte, les signataires affirment que «nous sommes à côté Pape François pour une Église en sortie pour une humanité qui embrasse les pauvres, les faibles, pour un monde qui favorise la rencontre culturelle et non le rejet, les sans toit, les sans terre, les sans nourriture, les sans rien, au lieu de les traiter les comme des déchets».

 

Et plus tard : «Nous sommes avec le Pape contre l'intention manifeste d'une fermeture de l’Église. À faire fleurir aujourd'hui le printemps plutôt que de vivre un retour à la longue nuit d'hiver, les positions prises par quatre cardinaux restauracionnistes et ses disciples, qui accusent le pape dans une lettre publique parce que la confusion sur les questions clés de la doctrine catholique» sont l'expression d'une vision de l'Église qui ne se réunit que des objectifs de pouvoir, de domination et de contrôle sur les gens. Ils sont fermement opposés aux quatre cardinaux et sont partisans de l’Exhortation apostolique «sur l'amour dans la famille» (Amoris Laetitia), en particulier le droit de divorcer et que les divorcés et remariés partagent la communion eucharistique. Ils se basent donc sur des hypothèses morales et théologiques fausses qui ne viennent pas de la meilleure tradition de l'Église.

 

Enfin, ils présentent sept propositions pour l’Église en sortie, comme celles proposées par le pape François :

 

1. L'inclusion universelle de tous les chrétiens et des citoyens chrétiens dans la communauté ecclésiale à travers les sacrements;

 

2. Le sacerdoce ministériel avec célibat facultatif;

 

3. La création d'un organe consultatif spécial des femmes associées avec le Collège des cardinaux pour assurer plus d'espace pour les femmes dans le leadership dans l'Église;

 

4. La fermeture des grands séminaires et la réhabilitation des maisons de formation des prêtres;

 

5. La nomination des évêques «sentant comme leur brebis» d’après l’expression du pape, sans interférence de la nonciature;

6. L'encouragement et le soutien de la CNBB aux communautés ecclésiales de base (CEB);

 

7. La convergence de l'Église avec les mouvements sociaux, dans l'esprit des trois Rencontres mondiales des mouvements populaires organisées par le pape.

 

Les inscrits dans le manifeste, sont entre autres : Leonardo Boff, Frei Betto, les prêtres Paulo Sérgio Bezerra et Ticao, de l’IPDM, Antônio Ferreira Naves, de la Comission pastorale de Terra San Pablo, Júlio Lancelotti, Vicaire du Peuple de de da Calle dans l’archidiocèse de São Paulo, le moine Marcelo Barros, Eduardo Brasileiro, articulateur de l’IPDM, dom Flávio Irala, évêque anglican, le ministre méthodiste Claudio de Oliveira Ribeiro, Franklin Felix, coordinateur du mouvement Espíritas Pélos Direitos Humanos, et Aline Ogliari, secrétaire national de la pastorale la jeunesse.

 

Sont également présentes les organisations de soutien telles que l'initiative la Conferência dos Religiosos do Brasil (CRB), de la CNBB (Conferência dos Bispos do Brasil), le Conselho Indigenista Missionário (CIMI), la Comissão Pastoral da Terra (CPT) et la Pastoral Carcerária; le Serviço Inter Franciscano de Justiça, la Paz e Ecologia (SINFRAJUPE); Rede Ecumênica da Juventude Nacional (REJU); le Centro de Cursos de Capacitação da Juventude CCJs (CCJ); Nós Somos a Igreja - São Paulo et la Pastoral Fé e Política São Paulo.

 

Ce manifeste est une excellente initiative soutenant le pape François et qui nous montre à travers ses sept propositions les réformes urgentes auxquelles l’Église va devoir s’engager.

 

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Publié dans #Réforme de l'Église

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Publié le 12 Juillet 2017

Libération.fr dans son article du mardi 11 juillet 2017 nous montre que la seconde enquête ouverte en 2016 aux dépens du cardinal Philippe Barbarin, pour non-dénonciation d’agressions sexuelles d’un prêtre, a été classée sans suite comme la première, s’est félicité mardi le diocèse de Lyon.

 

Celui-ci indique avoir «pris officiellement connaissance» de cette décision du parquet de Lyon, rendue le 11 décembre et confirmée à l’AFP de source proche de l’enquête. Des médias avaient déjà fait état il y a plusieurs mois de cette décision du parquet de Lyon.

 

Cette seconde enquête avait été ouverte après une plainte déposée en février 2016 par un haut responsable du ministère de l’Intérieur. Le 1er août 2016, le parquet avait classé sans suite une première enquête visant le cardinal pour des faits similaires en marge de l’affaire du père Bernard Preynat, un autre prêtre du diocèse soupçonné d’agressions sexuelles.

 

Dans les deux cas, «il a été reconnu que l’archevêque de Lyon n’avait pas eu l’intention d’entraver l’action de la justice», souligne le communiqué du diocèse, ajoutant que «le cardinal Barbarin se félicite que l’autorité judiciaire ait apporté un peu de vérité et de paix après des polémiques passionnelles et parfois diffamatoires».

 

Le 23 mai dernier, des victimes du père Preynat ont annoncé qu’ils avaient cité à comparaître Mgr Barbarin et six autres personnes devant le tribunal correctionnel de Lyon, pour ne pas avoir dénoncé à la justice les faits reprochés au prêtre. Le diocèse de Lyon avait alors déploré «un acharnement qui se trompe de cible» et regretté «qu’une nouvelle action de justice ait été préférée à un dialogue, pourtant plusieurs fois proposé par les autorités diocésaines» à l’association de victimes La Parole Libérée, qui porte ce nouveau recours après avoir révélé les abus du père Preynat. Une première audience est prévue le 19 septembre dans ce volet.

 

Contrairement à ce que dit le diocèse de Lyon dans l’affaire Preynat, ce n’est pas de l’acharnement, puisqu'on peut se demander pourquoi un prêtre comme le père Preynat qui a été entendu par le cardinal Barbarin suite à des rumeurs d’actes pédophiles en 2007, a été ensuite mis dans 3 paroisses au contact d’enfants, et l’a nommé à la tête d’un doyenné avant de le suspendre en 2015. Là, ce n’est plus une erreur, c’est de l’inconscience ou une terrible naïveté. On comprend que les victimes au sein de La Parole Libérée ne croient plus un mot du diocèse de Lyon, où son cardinal s’est félicité de la prescription de cette affaire plutôt que de se mettre du côté des victimes.

 

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Publié le 11 Juillet 2017

Radio Vatican nous montre que le pape François a rendu public ce midi un Motu Proprio, avec application immédiate, établissant un nouveau critère pour les béatifications et canonisations : l’offrande de la vie. Ce nouveau «cas d’espèce» s’ajoute aux deux situations déjà prises en compte dans les dossiers : le martyre, et l’héroïcité des vertus. Ce document, qui fait suite à des débats tenus lors de l’assemblée plénière de la Congrégation pour les causes des saints en septembre 2016, élargit donc les possibilités d’enquête tout en établissant des critères canoniques très précis.

 

«Maiorem hac dilectionem», «Il n’est pas de plus grand amour» : c'est le titre, en latin, de ce Motu Proprio du pape. Il s’inspire du texte de l’Évangile selon saint Jean : «Il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis». Cette notion «d’offrande de la vie» peut ouvrir la voie à la béatification et à la canonisation de personnes qui n’auraient pas été tuées «en haine de la foi» à proprement parler, mais qui auraient donné leur vie dans le service de la charité.

 

Concrètement, ce Motu Proprio élargit les possibilités d’enquête pour des situations contemporaines. Par exemple, on peut imaginer que des volontaires, religieux ou laïcs, qui seraient décédés après avoir contracté un virus en portant secours aux malades lors de situations d’épidémies, pourraient voir leurs cas étudiés par la Congrégation pour les causes des saints.

 

Plusieurs critères précis sont toutefois listés par le Pape : «une offrande libre et volontaire de la vie et une acceptation héroïque de la mort», le fait que cette mort soit directement liée à cette offrande de la vie, l’exercice des vertus chrétiennes avant cette offrande de la vie puis jusqu’à la mort, l’existence d’une «réputation de sainteté» et de signes, au moins après la mort, et enfin la nécessité d’un «miracle survenu après la mort du Serviteur de Dieu et par son intercession».

 

Ce critère est le même que pour les autres personnes dont l’héroïcité des vertus est étudiée. Les enquêtes se basant sur cette notion «d’offrande de la vie» devront suivre le même parcours que les autres, selon toutes les dispositions déjà en vigueur, au niveau diocésain comme à Rome. Il est notamment demandé d’éviter tout culte prématuré qui pourrait induire les fidèles en confusion avant que les béatifications et canonisations ne soient célébrées.

 

Cette vision de la canonisation et de la béatification permet d’ouvrir la porte de la sainteté à ceux qui offrent leur vie pour les nécessiteux. Cela mettra donc en avant les missionnaires, les travailleurs humanitaires catholiques, les «bons Samaritains» qui placent la charité au centre de leur mission. Le pape fait le choix d’une «Église samaritaine».

 

Malheureusement cette vision n’est pas portée par le cardinal Gerhard Müller dans l’article de periodistadigital.com : «Müller se fend pour la troisième fois en une semaine de la décision du pape d’avoir mis fin à ses fonctions». Il dit que «les ponts sont nécessaires pour éviter un schisme», mais le cardinal Gerhard Müller, ancien défenseur de la foi, dit à Passauer Neue Presse qu’«Amoris Laetitia» a ouvert «un profond fossé» dans l'Église. Il recommanda au pape François qu’il discute de la avec les trois cardinaux restants après la mort du cardinal Meisner et qu’il lui suggère de lui confier le dialogue car il a la compétence et le sens nécessaire des responsabilités pour modérer la discussion. Cependant, il n'a aucune intention de vouloir diriger un mouvement qui critique le pape François.

 

Pendant ce temps, son successeur le jésuite espagnol Luis Ladaria, a voyagé en Argentine pour participer au Symposium international sur la Catéchèse qui se tiendra du 11 au 14 Juillet à la Faculté de théologie Pontificale de l’Université Catholique Argentine. Plus tôt, il a présidé au cours d’une messe à la cathédrale basilique de Salta et le sanctuaire du Seigneur et de la Vierge du Miracle, dans lequel il a dit que «Jésus nous dit, en premier lieu, que sont bénis les petits, les pauvres, les humbles et non, ceux qui se croient au-dessus des autres et avec cela, le Seigneur nous dit de lui-même, qu’il est venu dans le monde pour se présenter dans l' humilité : pas dans la puissance violente, mais avec le pouvoir de la bonté, la persuasion comme Dieu, notre Père».

 

«Et de là vient notre noyau fondamental, Jésus a révélé cette pauvreté avec cette humilité nous disant précisément dans sa parole ultime et définitive, que Dieu est son Père et qu'Il est le Fils et entre le Père et le fils, il y a une compréhension mutuelle qui va au-delà de ce que nous pouvons penser, parce qu’il y a est une profonde intimité de l'amour dans l'Esprit Saint», nous dit le nouveau préfet de la Doctrine de la foi.

 

«Notre affiliation, a-t-il ajouté plus tard, apporte inévitablement notre fraternité, nous sommes des enfants du même Père, nous sommes frères. Nous sommes les frères de Jésus-Christ, nous sommes frères entre nous et nous avons cette unité profonde que le Seigneur nous a appris de l'amour de Dieu, l'amour du prochain», a-t-il dit.

 

C’est plus rafraîchissant que le cardinal Müller aigrit qui n’a pas supporté son éviction, alors qu’il était raisonnable que le pape ne le reconduise pas vu qu’il ne soutenait aucune de ses réformes.

 

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