Publié le 28 Juillet 2016

Le pape à l’épreuve des conservateurs en Pologne

tdg.ch dans son article du mercredi 27 juillet 2016 nous montre que pour le chef de l’Église catholique, plus ouvert que ses prédécesseurs, son déplacement à Cracovie s’annonçait délicat. Dans son premier discours prononcé à Cracovie, il a appelé les Polonais à "dépasser les peurs" et à accueillir "ceux qui fuient la guerre et la faim", abordant d'emblée la question des réfugiés, sujet délicat pour Varsovie.

Peu après son arrivée, le pape a gagné le château royal de Wawel, où il s'est adressé dans la cour d'honneur au président Andrzej Duda, à plusieurs membres du gouvernement conservateur et à quelque huit cents invités, en évoquant le "complexe phénomène migratoire". Comme son prédécesseur polonais Jean Paul II, il n'a pas hésité a faire allusion aux problèmes qui font débat dans le pays, au risque d'indisposer ses dirigeants. La migration "demande un supplément de sagesse et de miséricorde pour dépasser les peurs et réaliser le plus grand bien", a dit le pape François, visant les craintes de la société polonaise, très homogène, face aux migrants étrangers, que le gouvernement conservateur de Mme Beata Szydlo se refuse à accueillir, au nom de la sécurité.

Commentant devant les caméras son tête à tête de 30 minutes avec le pape qui a suivi, M. Duda a assuré qu'il n'avait pas parlé avec lui de migrants. "Chacun a entendu ce qu'a dit le Saint-Père. Je ne peux que répéter ce que je dis toujours: nous sommes un pays fondé sur des valeurs et nous ne refusons notre aide à personne. Si quelqu'un veut venir chez nous, surtout s'il est réfugié, fuit la guerre, veut avoir la vie sauve, il sera certainement accueilli", a affirmé M. Duda. Mais "nous ne sommes pas d'accord pour qu'on impose des gens en Pologne par la force", a-t-il ajouté, dans une allusion au système de quotas de migrants de l'UE, refusé par Varsovie.

Il faut accueillir «tous ceux qui fuient la guerre et la faim». C’est le message qu’a adressé mercredi à Cracovie, à l’intention des autorités polonaises, le pape François, qui se rendait en Pologne à l’occasion des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ). Le pape a affirmé que la crise migratoire «demande un supplément de sagesse et de miséricorde pour dépasser les peurs», dans une allusion aux craintes de la société polonaise, très homogène, face aux migrants étrangers. Le gouvernement conservateur de Madame Beata Szydlo se refuse de les accueillir, au nom de la sécurité.

Pour le pape François, cette étape diplomatique s’annonçait délicate, au moment où son message d’ouverture à l’égard des migrants et des musulmans se heurte à l’effroi – et aux amalgames – que suscitent les attentats terroristes, et ce alors qu’un prêtre catholique vient de se faire assassiner en France. Menant une politique migratoire restrictive, le gouvernement ultraconservateur n’est pas en phase avec les déclarations du pape. Mais ce n’est de loin pas le seul sujet qui fâche. Nombre de Polonais, dont les évêques très conservateurs que le pape doit rencontrer ce jeudi, sont encore nostalgiques du charismatique Jean-Paul II, le premier pape polonais de 1978 à 2005.

L’image que cultive le pontife argentin, amateur de tango et défenseur d’une «Église des pauvres», passe mal auprès de la hiérarchie catholique polonaise. Beaucoup d’évêques polonais voient en effet d’un mauvais œil les efforts de François en faveur d’une Église plus flexible et compatissante, selon le vaticaniste Christopher Lamb, cité par The Tablet. Ils sont en désaccord notamment avec les appels à ouvrir les portes des églises aux pécheurs, comme les mères célibataires ou les divorcés remariés. Le pape pourrait toutefois appuyer un projet controversé en Pologne d’interdire presque complètement l’avortement.

L’une des questions sensibles porte aussi sur l’homosexualité. «Ce qui est nouveau, c’est l’attitude de François à l’égard de cette communauté», souligne Michel Grandjean, professeur d’histoire du christianisme à l’Université de Genève. «Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour le juger ?» déclarait le pape en 2013, de retour des JMJ de Rio. Avec cette prise de position, il s’est démarqué de ses prédécesseurs. Mais «en affirmant une volonté d’ouverture sur ce genre de questions, il a su irriter les branches ultraconservatrices», précise l’historien.

Toutefois, au-delà de quelques divergences sur des sujets «délicats», il serait maladroit de croire que le pape François est l’antipode de Jean-Paul II, poursuit Michel Grandjean. Sur la question du capitalisme, par exemple, «les deux papes marchent dans la même direction. Tous deux n’ont jamais prétendu que ce système est l’antichambre du paradis sur terre.»

Cela dit, malgré les désaccords politiques et idéologiques, la visite du pape pourrait être vécue comme un bol d’air dans une Pologne qui se referme sur elle-même. Certes, «les catholiques polonais ne vont pas accueillir le pontife qu’ils souhaitent, mais compte tenu de leur situation sociale et politique, il se pourrait qu’ils reçoivent justement le pape dont ils ont besoin», a estimé le vaticaniste John Allen sur le site spécialisé Cruxnow.

Bouger les conservateurs pas seulement, il désire aussi bousculer les jeunes. Comme le montre france.info.fr ce jeudi 28 juillet 2016 le pape François a eu ses premiers mots mercredi soir pour la jeunesse catholique à son arrivée en Pologne où se tiennent les Journées Mondiales de la Jeunesse. Du même balcon que Jean-Paul II à son époque, le chef de l’église catholique a demandé aux jeunes de ne pas avoir peur. Il a été accueilli dans une Cracovie sous haute surveillance après la série d’attentats.

De la fenêtre de l’archevêché à Cracovie, Jean-Paul II dialoguait à bâtons rompus avec les jeunes fidèles. Le pape François reprend volontiers la tradition. Tout sourire hier soir pour une allocution très informelle et hors programme. "N’ayez pas peur. N’ayez pas peur ! Le Seigneur nous montre l’exemple de jeunes courageux. Ils nous aident à aller de l’avant dans la vie ! Vous, faites votre devoir, faites du raffut toute la nuit. Et répandez la joie chrétienne…" N’ayez pas peur. Les mots du pape François dans un contexte qu’il décrit lui-même comme un contexte de guerre mondiale. Une guerre dont le prêtre français tué mardi n’est que l’une des très nombreuses victimes souligne le chef de l’église catholique.

Comme le montre francetvinfo.fr ce jeudi le souverain pontife, à l'occasion des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), s'est rendu aussi à Czestochowa pour prier devant une icône de la madone noire, attribuée, selon la légende, à saint Luc, particulièrement vénérée en Pologne et réputée miraculeuse. Il a ensuite présidé une messe en plein air à l'occasion du 1050e anniversaire du baptême de la Pologne, célébré cette année.

Au cours de celle-ci, le pape François est tombé, apparemment après avoir raté une marche, jeudi 28 avril à Czestochowa (Pologne), mais s'est relevé aussitôt, aidé par les prêtres qui l'accompagnaient. Il a immédiatement poursuivi son chemin pour monter à l'autel dressé devant le sanctuaire marial de Jasna Gora.

Devant une foule de quelques centaines de milliers de personnes, composée essentiellement de Polonais, le pape, serein et paraissant en bonne forme, le visage reposé, a prononcé une homélie sur les vertus de la Vierge Marie, invitant les croyants à "aller au-delà des torts et des blessures du passé et de créer la communion pour tous".

Le pape François bouscule les conservateurs et leur politique migratoire, tout en réaffirmant les positions de l'Église sur la défense de la famille et la protection de la vie "de la conception à la mort naturelle", autrement dit en proscrivant l'avortement et l'euthanasie, mais il n’a pas peur de dire aux jeunes d’avancer et de ne pas avoir peur, car ils doivent être des porteurs de joie, tout en demandant aux Polonais de créer la communion pour tous. Le message du pape sera-t-il porteur, sans doute s’il répond aux attentes de la population polonaise et s’il réveille les jeunes catholiques de leur torpeur pour que les JMJ ne soient pas un Woodstock catholique de plus.

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Publié le 27 Juillet 2016

Le monde est en guerre, mais pas de religion

L’EXPRESS.fr, francetvinfo.fr, LePoint.fr, L’OBS et LeMonde.fr nous montrent dans leurs articles que François Hollande a rencontré ce mercredi 27 juillet 2016 dans la matinée à l'Élysée les représentants des cultes, avant de réunir un cinquième Conseil de Défense. Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a suggéré "une certaine réforme dans les institutions" de l'islam. "Il y a un contresens des valeurs. Nous avons espéré que dans l'avenir, ce serait l'heure pour les musulmans de prendre conscience de ce qui ne va pas dans cette vision mondiale de l'islam et que les musulmans de France soient à l'initiative... à l'initiative d'une formation de nos religieux beaucoup plus attentive, et que de ce fait, un sentiment aussi d'une certaine réforme dans nos institutions soit à l'ordre du jour" a affirmé Dalil Boubakeur, sur le perron de l'Elysée à l'issue d'une rencontre entre François Hollande et la conférence des représentants des cultes. Aux côtés des autres représentants des cultes, il a aussi réclamé une sécurité renforcée dans les lieux de culte de l'Hexagone.

Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, dont le diocèse est celui de l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray, où a eu lieu l'attaque, mardi, a indiqué sur France Info que l'église catholique demande à "vivre en paix", mais ne réclame pas "de protection spéciale". Il va ainsi à l'encontre des conclusions de la réunion des représentants des cultes, ce mercredi matin, à l'Elysée. Dalil Boubakeur, leur porte-parole, avait demandé "une plus grande attention" des services de police dans les lieux de cultes.

Le chef de l'État assistera à 18h15 à la messe célébrée en hommage au prêtre assassiné et les blessés de l'attentat, à Notre-Dame-de-Paris. Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, présidera cette messe. De nombreuses autres personnalités politiques sont également attendues. Outre François Hollande, de nombreuses personnalités politiques sont attendues à Notre-Dame. Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, Jean-Marc Ayrault et Najat Vallaud-Belkacem seront notamment présents. Les anciens chefs de l'État Valéry Giscard d'Estaing et Nicolas Sarkozy seront également là, tout comme le président du MoDem, François Bayrou, et le vice-président du Front national, Florian Philippot.

Dans une cathédrale Notre-Dame bondée, les fidèles, retardataires, continuaient d'affluer. L'archevêque de Paris a réitéré son appel à la paix : "L'espérance à un projet : le projet de rassembler l'humanité en un seul peuple" (...) "c'est cette espérance qui nous permet de ne pas succomber à la haine quand nous sommes dans la tourmente." la messe en hommage au père Hamel, assassiné mardi, s'est terminée sous les applaudissements des fidèles, lorsque l'archevêque de Paris et François Hollande ont remonté l'allée pour sortir de la cathédrale.

"56 événements" prévus cet été sont a sécuriser par les forces de sécurité publique, a annoncé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Après l'appel du gouvernement aux réservistes, "2500 Français ont manifesté leur intérêt", a-t-il aussi affirmé. La mobilisation de cet été regroupe "plus de 70 forces mobiles sur le territoire" indique-t-il, en évoquant "23 500 policiers, gendarmes, militaires, réservistes mobilisés". "Nous ne pouvons pas sortir de l'État de droit pour protéger l'État de droit", a aussi affirmé ce mercredi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve au sortir du Conseil des ministres alors que l'opposition réclame des mesures d'exception pour lutter contre le terrorisme.

Le grand imam de la mosquée Al-Azhar au Caire, l'une des plus prestigieuses institutions de l'islam sunnite, a qualifié de "barbare" le meurtre du curé dans son église en France, revendiqué par le groupe djihadiste État islamique. Les deux hommes qui ont attaqué mardi l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray et égorgé le prêtre octogénaire qui y officiait "étaient dépourvus de toute humanité et des valeurs de l'islam", a déclaré le cheikh Ahmed el-Tayeb dans un communiqué d'Al-Azhar, l'institution qui comprend la mosquée et l'université du même nom, l'un des principaux centres d'enseignement de l'islam dans le monde. L'imam a aussi "renouvelé son appel à un effort commun pour combattre le cancer du terrorisme qui menace le monde entier".

Tandis que pour le pape François, "le monde est en guerre... parce qu'il a perdu la paix", a-t-il déclaré ce mercredi à bord de l'avion qui l'amenait en Pologne. Mais, "quand je parle de guerre, je parle d'une guerre d'intérêts, d'argent, de ressources, pas de religions. Toutes les religions veulent la paix, ce sont les autres qui veulent la guerre", a poursuivi le pape, qui entame une visite de cinq jours en Pologne à l'occasion des Journées mondiales de la jeunesse. Le pape a aussi évoqué le père Hamel : "un saint prêtre. C'est une personne tuée. Mais combien de Chrétiens d'innocents d'enfants..." "Je remercie ceux qui m'ont appelé hier spécialement le Président Hollande qui a voulu me téléphoner comme un frère".

Heureusement même s’ils sont "sidérés", les croyants ont exprimé leur compassion et leur volonté d'éviter le piège de la division entre les communautés religieuses, au lendemain de l'attentat dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray.

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Publié le 26 Juillet 2016

«C'est un des nôtres qui a été assassiné»

Comme le montre LePoint.fr, francetvinfo.fr, franceinfo.fr, Libération.fr et L’Express.fr, "Deux terroristes se revendiquant de Daech" ont pris en otage plusieurs personnes pendant la messe dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen (Seine-Maritime), ce mardi 26 juillet 2016. Ils ont assassiné le prêtre auxiliaire, Jacques Hamel, 86 ans, de la paroisse Saint-Étienne de Saint-Étienne-du-Rouvray, où il officiait auprès du père Auguste Moanda-Phuati, curé de la paroisse qui disait qu’il était plutôt un prêtre à col roulé qu’à col romain, et blessé grièvement une autre personne, avant d'être abattus par la police. Deux sœurs et des fidèles se trouvaient également dans l'église lors de la prise d'otages. L'archevêque de Rouen a évoqué "trois autres personnes blessées dont une très grièvement" et une communauté paroissiale "très choquée". La mairie de Saint-Étienne-du-Rouvray a ouvert une cellule psychologique.

Le groupe État islamique a affirmé que l'attaque avait été exécutée par deux de ses "soldats", selon l'agence Amaq, un organe de propagande de l'organisation djihadiste. L'un des deux auteurs de l'attaque serait par ailleurs "connu des services antiterroristes", ont indiqué à l'AFP des sources proches de l'enquête. Il était fiché "S", ont précisé ces sources. Selon des sources citées par l'AFP, l'un d'eux avait tenté de rallier la Syrie en 2015 et avait été, à son retour, mis en examen pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et placé en détention provisoire, avant d'être libéré sous bracelet électronique.

Le pape François s'associe "à la douleur et à l'horreur" et "condamne de la manière la plus radicale" l'attaque dans une église en France, a annoncé le Vatican qui évoque "un meurtre barbare". "Nous sommes particulièrement frappés parce que cette violence horrible est intervenue dans une église, un lieu sacré où s'annonce l'amour de Dieu, avec le meurtre barbare d'un prêtre et des fidèles touchés", dit le communiqué. Le vicaire général de Rouen, Philippe Maheut, est arrivé sur les lieux, en l'absence de l'archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, qui était aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) en Pologne, a-t-on appris auprès de la Conférence des évêques de France. "C'est un des nôtres qui a été assassiné. C'est un prêtre âgé, fidèle parmi les fidèles. Il assurait la messe ce matin avec quelques fidèles, dont un couple. Nous ne voulons pas prendre d'autres armes que la fraternité et l'amour", a déclaré Dominique Lebrun avant de quitter précipitamment Cracovie pour se recueillir sur les lieux du drame.

Mgr Georges Pontier s'est exprimé sur RTL : "La stupeur, apprendre qu'un prêtre est séquestré, qu'il est égorgé dans l'église au cours de la messe… C'est la stupeur inimaginable… On n'imaginait pas que quelque chose comme ça soit possible… Ce sont des choses qu'un être humain ne peut pas faire par respect pour un être humain et par respect aussi pour tout ce qui donne du sens dans la vie. C'est de la folie, la chair de l'Église catholique elle n'est pas que là, elle est ailleurs, elle est belle, elle est partout, mais là, elle est atteinte dans une symbolique très forte… Ça touche tous les Français, ça touche tout le monde, ce n'est pas qu'en ville, que dans de grands rassemblements… c'est partout… Ce passage-là marque tous les Français, qu'ils soient croyants ou non croyants… Nous sommes tous des Français, nous avons envie de vivre ensemble et de réussir la vie de ce pays."

À Cracovie, "l'émotion est très grande", a réagi monseigneur Lalanne, évêque de Pontoise. "Nous sommes bouleversés par ce qui vient de se passer, de cette espèce de contagion de folie meurtrière." Les JMJ rassemblent cette année 35 000 français. Monseigneur Lalanne ajoute qu'"il y a une grosse délégation du diocèse de Rouen" présente à Cracovie pour l'évènement.

La Normandie et particulièrement la Seine-Maritime sont des terres très catholiques. Le chef-lieu du département, Rouen, situé à quelques kilomètres de Saint-Étienne-du-Rouvray, est surnommé la ville aux 100 clochers. La ville était connue pour abriter une communauté multiculturelle et multireligieuse. Non loin de l'église du drame s'élève une mosquée inaugurée en 2000 sur une parcelle de terrain offerte par la paroisse catholique de la ville, qu'avait eu lieu une cérémonie funèbre en mémoire d'Imad Ibn Ziaten, le parachutiste de 30 ans tué le 11 mars 2012 à Toulouse par Mohamed Merah.

Le président du Conseil régional du culte musulman de Haute-Normandie, chargé de la mosquée de Saint-Etienne-du-Rouvray, se dit «effaré par le décès de [s]on ami» le prêtre Jacques Hamel, tué ce matin. «Je ne comprends pas, toutes nos prières vont vers sa famille et la communauté catholique», a déclaré Mohammed Karabila. «C'est quelqu'un qui a donné sa vie aux autres. On est abasourdis à la mosquée», a-t-il ajouté. Après la prise d'otage de Saint-Étienne-du-Rouvray, le Conseil français du culte musulman a aussi exprimé «sa totale solidarité avec l'ensemble des chrétiens de France» et appelé à «l'unité et à la solidarité de la nation toute entière». Le CFCM «condamne avec la plus grande vigueur cet acte terroriste lâche et barbare qui frappe à nouveau notre pays».

Dans un communiqué publié ce mardi, le grand Rabbin, le Consistoire et l'union des communautés juives de France se disent "horrifiés par la barbarie qui a conduit à la mort atroce du prêtre Jacques Hamel". "C'est aujourd'hui l'Église catholique qui est visée, mais aussi la France toute entière qui est touchée et porte le deuil". Ils présentent leurs "plus sincères condoléances aux autorités catholiques de France" et "enjoignent les autorités publiques à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour assurer la sécurité et la protection des citoyens".

Dans l'heure qui a suivi l'attentat, les préfectures ont demandé "en urgence" des renforts aux policiers et gendarmes. "Les équipages locaux feront des passages fréquents aux abords des lieux de culte chrétien" avec des patrouilles en voiture et à pied. D’ailleurs sur Twitter, le diocèse de Metz publie une photo de la porte grande ouverte de l'un des lieux de culte de la ville, "meilleure réponse aux actes de ce matin".

Lors de son allocution ce mardi midi, François Hollande a assuré que la France mènerait la "guerre" contre le groupe État islamique "par tous les moyens" après l'assassinat d'un prêtre par "deux terroristes se réclamant de Daech". "Nous sommes face à un groupe, Daech, qui nous a déclaré la guerre. Nous devons mener cette guerre, par tous les moyens, dans le respect du droit, ce qui fait que nous sommes une démocratie", a-t-il déclaré. Ce soir, François Hollande recevra l'archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, à l'Élysée, avant de réunir mercredi matin la Conférence des représentants des cultes en France.

Interrogé par La Provence, le président de la Conférence des évêques de France Georges Pontier a décidé d'appeler les catholiques à participer vendredi "à un jour de jeûne et de prière pour la paix et notre pays". "Ce sont celles-là nos armes à nous, celles de la prière et de la paix, non pas d'amplifier la réaction normale et première de peur", a-t-il ajouté. C’est sans doute la plus belle réponse à la lâcheté de Daech qui s’en prend toujours à des innocents. Et une plus belle réponse encore contre la division est cette minute de silence qui va être organisée vendredi à l'église où eu lieu la prise d'otage, en présence de tous les représentants des cultes, et à l'initiative de la communauté musulmane. Elle est meilleure que celle que nous ont livrée Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen trop occupés à profiter de l’événement pour engranger des voix aux élections présidentielles.

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Publié le 25 Juillet 2016

Europe1.fr, ouest-france.fr et RFI.fr nous montrent ce lundi 25 juillet 2016 que les routes ont été refaites, les grilles de certains bâtiments sentent encore la peinture neuve, les podiums se montent et la musique inonde chaque quartier… À Cracovie, en Pologne, tout est prêt pour accueillir 1,5 million de jeunes catholiques à l'occasion des Journées mondiale de la jeunesse (JMJ).

Sur la place principale de Cracovie, une très grande scène a été installée et les animations ont commencé : concerts, prières, témoignages. La ville est également parée des couleurs des Journées mondiales de la jeunesse. Des drapeaux du Vatican ornent les rues ainsi que des portraits de Jean-Paul II, l'ancien pape polonais qui était originaire de Cracovie et à qui ces JMJ vont surement rendre hommage.

Depuis le 20 juillet, la plupart des jeunes catholiques sont en Pologne pour les «journées en diocèse» dans tout le pays. Ils convergent à Cracovie mardi 26 pour la messe d’ouverture présidée par le cardinal et archevêque de la ville Stanislas Dziwisz, l’ancien secrétaire particulier de Jean-Paul II.

Le pape François arrive en Pologne mercredi et participera à un premier événement avec les jeunes jeudi soir. Vendredi, il visitera les camps d’extermination nazis d’Auschwitz et de Birkenau, voisins de la ville. C’est à l’issue de la messe dimanche qu’il annoncera le prochain rendez-vous.

La messe d'ouverture se tiendra mardi soir. Face à l'afflux des pèlerins, la moitié des 800 000 habitants de Cracovie a déjà quitté la ville pour toute la semaine des JMJ. Il y aura 20 000 policiers, (7500 dans les rues), 9000 pompiers, 800 membres du service de protection du gouvernement et 11 000 garde-frontières pour un coût de 23 millions d’€uros.

Les JMJ vont coûter cher à la Pologne pour un profit qui ne risque pas d’aider l’Église puisque ces événements ne lui apportent pas grand-chose, il faut dire la modernité ne se montre pas seulement dans des grands shows de la foi, mais dans les mots et les actes qui sont plus porteurs au sein de la société . Espérons au moins que le pape critique ce gouvernement Polonais qui bafoue les valeurs chrétiennes.

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Publié le 24 Juillet 2016

Le président de la Conférence des évêques de France appelle à ne pas faire d'amalgame entre terroristes et musulmans

L’OBS nous montre que le président de la Conférence des évêques de France (CEF), Mgr Georges Pontier demande, dans une interview à "la Provence" publié dimanche 24 juillet 2016, à ne pas faire d'amalgame entre terroristes et musulmans, soulignant que ces derniers sont "très peinés" et "heurtés" après l'attentat de Nice. "Il apparaît de plus en plus clairement à tous que ces fous qui sèment la mort ne peuvent pas vraiment se revendiquer de l'islam et que les musulmans de France sont très peinés, heurtés par cet événement", indique l'archevêque de Marseille.

Le prélat souligne que "l'un des premiers à intervenir le 14 juillet au soir est le président national du Conseil du Culte musulman, M. Anouar Kbibech". "Il sait (...) qu'on est dans ce climat où beaucoup veulent nous opposer au nom des religions. Cette porte-là, il faut qu'ensemble nous la refusions", ajoute Mgr Pontier. Il demande également de ne pas céder à la peur affirmant que ce sentiment nous empêche de "réfléchir".

Mgr Pontier fait une belle réflexion sur les amalgames que feront facilement Marine Le Pen et ses séides ne sachant vivre que sur la peur et la division.

Comme le montre francetvinfo.fr au moment où on enterre la démocratie, en Turquie des milliers de Turcs ont envahi la place Taksim à Istanbul, dimanche 24 juillet, pour dire leur rejet des putschistes du 15 juillet mais aussi, parfois, leur inquiétude devant la riposte du pouvoir après le coup d'Etat manqué. Le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate et laïc) avait appelé à ce rassemblement, ensuite rallié par le parti islamo-conservateur du président Recep Tayyip Erdogan (AKP). C'est la première fois que pouvoir et opposition en appellent ensemble au peuple depuis le putsch raté.

Dans une mer de drapeaux rouges turcs, certains manifestants ont agité des portraits de Mustapha Kemal Atatürk, le père de la République et la figure tutélaire des militants du CHP. "Nous défendons la république et la démocratie", "La souveraineté appartient au peuple sans conditions", "Non au coup d'état, oui à la démocratie", proclament des pancartes brandies par les personnes présentes. L'hymne national a résonné, en présence

L'immense esplanade de Taksim est traditionnellement le théâtre des grandes luttes pour la démocratie. Au-delà du rejet des putschistes, de nombreuses personnes semblaient déterminées à exprimer leur inquiétude après l'instauration de l'état d'urgence ainsi que leur opposition au président Erdogan : "Ni le coup, ni le diktat, le pouvoir au peuple !", "La Turquie est laïque et le restera !", "Nous sommes les soldats de Mustafa Kemal".

Cela laisse songeur, et montre que défendre la démocratie est importante, car la Turquie a laissé au pouvoir un régime islamo-conservateur et nationaliste. Et nous allons nous laissé l'Europe se noyer dans l'extrême-droite ? Il serait grand temps de réagir.

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Publié le 24 Juillet 2016

Periodistadigital.com ce dimanche 24 juillet nous montre que depuis plus de quarante ans, l'Église catholique polonaise a joué un rôle clé dans la lutte contre le régime communiste imposé en Pologne à la fin de la Seconde Guerre mondiale et, tout en maintenant une forte influence sociale, le pays est dans un processus irréversible dans lequel la religion est devenu une question individuelle et non collective.

"La perte d'influence sociale et culturelle de l'Église catholique polonaise est un fait irréversible, en particulier dans les grandes villes, et c’est donc la modernité sociale, en dépit qu’elle soit venu en Pologne plus tard que les autres pays européens de l'Ouest qui est inévitable", a déclaré à Efe la sociologue Malgorzata Wos.

Dans ce scénario, les séminaires Pologne sont de plus en plus vides, une tendance qui inquiète la hiérarchie ecclésiastique, même si le pays a relativement 31 000 jeunes prêtres (en 2010 57,7% avaient moins de 50 ans) et il apporte à l’Europe un prêtre sur quatre. Le nombre d'étudiants dans les séminaires tombe chaque année, et en 2015 moins de 3600 séminaristes se préparent au sacerdoce, un chiffre loin des 8122 de 1990 ou des 6038 en 2006, selon la Conférence épiscopale polonaise.

À côté de cette crise des vocations commençante, la fréquentation des messes a diminué au cours de la dernière décennie, ce qui est particulièrement évident chez les jeunes. La dernière enquête en 2008 a été marquée comme la pire année des trois dernières décennies, puisque la présence aux services religieux est pour la première fois en dessous de 40%, 6% de moins qu'en 2007.

Depuis lors, les chiffres sont restés stables et 39,1% des Polonais assistent régulièrement la messe du dimanche (en particulier dans les petites villes et les zones rurales est du pays) et 16% communient tous les dimanches, selon un sondage préparé par l'Institut de statistique de l'Église catholique.

Malgré cette tendance à la sécularisation, 91% des Polonais sont officiellement catholiques et l'Église a encore un poids important dans la société, qui se rappelle du rôle décisif joué par des milliers de prêtres dans l’opposition au communisme, le soutien pour le mouvement Solidarnosc et l'arrivée de la démocratie.

Face à ce prestige social toujours apprécié par l'Église catholique polonaise, les coutumes sociales changent rapidement dans le pays, les immigrés revenus au pays apportent une attitude consumériste plus relativiste de la vie, bien des jeunes veulent se rendre à l’étranger et les sermons dominicaux intéressent moins, d’après Wos.

La perte du poids social de l'Église catholique dément sa plus grande influence dans les structures de l’État, au moins depuis que le parti nationaliste extrémiste Droit et Justice a pris ses fonctions en novembre 2015, après avoir remporté les élections avec une majorité absolue.

Cette proximité du pouvoir terrestre fait que les paroisses servent à plus d'une occasion comme une plate-forme pour transmettre les positions de l'Église sur des questions qui vont au-delà du divin, et il n’est pas surprenant que les prêtres des petites villes recommandent à leurs paroissiens le vote pour un parti.

La communion avec le gouvernement, par exemple, a favorisé la croisade de l'Église catholique contre l'avortement, après qu’une initiative populaire a recueilli les 100 000 signatures nécessaires pour apporter à la demande du Parlement d'interdire l’avortement.

Les JMJ vont sans doute servir à un catholicisme polonais en plein essoufflement et qui a eu le tort de s’allier à un parti nationaliste comme Droit et Justice alors qu’elle aurait du soutenir le Comité de la Défense de la démocratie, le KOD, une initiative civique où la majorité des partis d'opposition parlementaire dont la Plateforme civique (PO, libéral), Nowoczesna (libéral) et le parti paysan PSL, ou extra-parlementaire comme le parti social-démocrate SLD ou les Verts qui se battent pour la liberté et la démocratie en Pologne, ce qui semble être le dernier des soucis de la hiérarchie polonaise.

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Publié le 23 Juillet 2016

Comme nous le montre periodistadigital.com ce samedi 23 juillet après sept ans où on l’avait condamné à se taire, le Vatican a finalement levé la sanction qui pesait sur ​​le bibliste et docteur en théologie argentin Ariel Alvarez Valdes. Dans une lettre écrite par le pape François, il a été signalé au théologien que Rome ne maintient aucune procédure contre lui.

En 1997, le cardinal Tarcisio Bertone, alors secrétaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, avait ouvert une enquête sur le Dr Alvarez Valdes, à cause de ses enseignements et de ses écrits. Alors que Bertone a expressément reconnu que les livres de l'érudit de la Bible ne contenaient aucune erreur, tout en disant qu’il a provoqué la perplexité et le scandale parmi les fidèles. La question, selon Bertone, était que ses enseignements piquaient, comme il le dit dans ses lettres, sur l'historicité d'Adam et Eve (que Bertone voulait forcer Alvarez Valdes à reconnaître) et que la Vierge Marie n’est pas telle qu’on l’a décrite.

Enfin, après douze année de pression pour pousser le bibliste à abjurer le bibliste et suite à son refus en 2008, le Vatican a décidé de lui interdire «l'enseignement et des cours, l'écriture, l'édition, et de parler à la radio et à la télévision». Cela a conduit Alvarez Valdes à quitter le ministère sacerdotal pour continuer à enseigner.

Maintenant, le pape François, à travers une lettre manuscrite, lui a dit qu’«après avoir étudié son cas tous avaient laissé la question dans les mains de l'évêque local» de Santiago del Estero, où le pape reconnaît que le Vatican ne détient plus de différend avec Alvarez Valdes.

Ariel Alavrez Valdes est enfin tranquille, lui qui voulait le dialogue entre la science et la foi et dont les ouvrages sont utilisés dans les paroisses, les mouvements religieux et des cours bibliques pour la formation des laïcs dans la Bible.

NCRonline.org le jeudi 21 juillet nous montre que pour les JMJ qui auront lieu entre le 26 et 31 juillet une opposition frontale entre le pape François et les évêques polonais. Ces derniers ne partagent pas les priorités du pape concernant l'aide aux pauvres, le sauvetage de la planète du changement climatique, ou de fournir un refuge pour les millions de réfugiés qui fuient désormais les zones de guerre.

L'Église conservatrice polonaise gravitait plus autour de papes comme Jean-Paul II et Benoît XVI dont la chose la plus importante était l'adhésion à la doctrine catholique, alors que le pape François l’engagement envers les pauvres et les défavorisés est plus important, alors que la doctrine reste en arrière-plan.

L'Église polonaise prend un virage serré à droite, avec ses forts liens avec le gouvernement, qui est dominé par le parti d'extrême-droite Droit et Justice. Cette association ternit l'image de l'église, selon les critiques. L'inclinaison définitive vers extrême droite de la hiérarchie catholique romaine n’est pas bonne pour l'avenir de l'institution. Beaucoup de gens vont devenir mécontents, en particulier les plus jeunes, et les gens instruits. Le soutien de l'Église pour l'extrême droite a joué un rôle décisif dans la victoire écrasante du parti Droit et Justice aux élections nationales d’octobre 2015.

Le nationalisme, qui est fondamentalement étranger au christianisme, semble trouver l'approbation parmi les évêques. Ce nationalisme chrétien favorise la violence raciste dans toute la Pologne, y compris un autodafé public d'une effigie d'un Juif orthodoxe en novembre 2015 et la profanation des mosquées. Plus troublant encore le cardinal Stanislaw Dziwisz de Cracovie, secrétaire particulier de Jean-Paul II pendant près de 40 ans, a récemment béni les représentants récemment bénis des groupes de jeunes du mouvement nationaliste All-Polish.

Ces JMJ sont inquiétants en voyant une Église polonaise se ranger dans ses vieux démons pour garder son prestige perdu et se vendre aux pires extrémismes, tandis que le profil des jeunes aux JMJ ne semble pas liés aux préoccupations du pape qui va devoir faire violence à ces croyants trop centrés sur la spiritualité mais pas assez sur le vécu.

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Publié le 22 Juillet 2016

L’EXPRESS.fr nous montre qu’annoncé en avril dernier, le site Internet de l'Église catholique pour lutter contre la pédophilie a été lancé le jeudi 21 juillet.

C'était l'une des mesures décidées en avril pour améliorer la lutte contre la pédophilie au sein de l'Eglise catholique. Ce jeudi, la Conférence des évêques de France (CEF) a annoncé la mise en ligne de son site luttercontrelapedophilie.catholique.fr. Le site propose notamment une carte de France interactive. Elle doit, selon Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et président de la CEF, permettre "aux personnes victimes ou à leurs proches d'adresser directement un témoignage à l'évêque du diocèse concerné par des faits".

Le site Luttercontrelapedophilie.fr propose une carte interactive avec les coordonnées de chaque Diocèse. Le site Luttercontrelapedophilie.fr propose une carte interactive avec les coordonnées de chaque Diocèse (capture écran).Luttercontrelapedophilie.fr. Afin de libérer la parole, le site a aussi proposé un accès à l'adresse mail "paroledevictimes@cef.fr" créée dès le mois d'avril.

Parmi les rubriques proposées, "comment agir ?" devrait, selon la CEF, donner "des clefs de prévention, des aides à la détection et les procédures à suivre pour alerter et agir" en cas d'actes pédophiles perpétrés par des hommes d'église.

Une autre rubrique détaille les mesures prises dans l'Église en France (les cellules d'écoute, la formation des prêtres et éducateurs, les outils d'information et de prévention...). Mgr Georges Pontier dit espérer que ce site "aide à grandir dans la confiance et l'estime de notre Église".

Ebranlée par des révélations sur des faits de pédophilie dans ses rangs, l'Église catholique avait annoncé en avril une série de mesures, allant de cellules d'écoute locales à une "commission nationale d'expertise indépendante", en passant par adresse mail et site internet dédiés.

L’Église essaye de faire des efforts dans la lutte contre la pédophilie, mais soyons prudents car il faudra que le cadre dépasse les intentions et que les actes suivent.

NCRonline.org nous montre aussi que le pape François à travers la constitution apostolique Vultum Dei Quaerere ("la recherche du visage de Dieu") consacrée à la vie contemplative féminine qu’il a signée le 29 juin dernier et présentée ce vendredi 22 juillet en salle de presse du Saint-Siège, a voulu mettre en œuvre des changements dans 12 domaines divers de la vie des religieuses contemplatives.

Le pape appelle les religieuses après une présentation à mettre en œuvre des changements portant sur 12 thèmes, comme la formation (discernement professionnel et spirituel, sans céder à la tentation de penser en termes de nombre et d'efficacité), la prière (pour les prisonniers, les migrants, les réfugiés et les persécutés, pour toutes les familles qui souffrent, pour les personnes sans emploi, pour les pauvres, pour les malades, et pour les victimes de la toxicomanie), la parole de Dieu, les sacrements de l'Eucharistie et de la réconciliation, la vie fraternelle en communauté, l'autonomie (veut donner aux religieuses contemplatives leur «autonomie juridique» ou plutôt leur indépendance par rapport à la loi de l'Église pour se gouverner, qui «doit être accompagnée d'une véritable autonomie de la vie.»), les fédérations, le cloître, le travail, le silence, les médias et les moyens de communications (qu’elles doivent utiliser avec un «discernement prudent»).

Puis le pape termine le document avec 14 articles établissant de nouvelles normes canoniques pour savoir comment doivent vivre des religieuses contemplative comme passez en revue sa vie de prière «pour voir si elle est centrée sur le Seigneur» et si elle «met de côté des moments appropriés pour l'adoration eucharistique, invitant également les fidèles de l'Église locale à y prendre part"; faire partie d'une sorte de fédération avec d'autres communautés, à moins d'obtenir la permission du Vatican de ne pas le faire; demander l'approbation du Vatican à "chaque fois qu'une autre forme de cloître de la présente espèce est appelé à voir le jour"; le «recrutement de candidates d'autres pays uniquement par souci d'assurer la survie d'un monastère» doit être «absolument évitée» et attendre que d'autres instructions de la Congrégation du Vatican pour la vie religieuse viennent sur la façon de mettre en œuvre des changements dans les 12 domaines spécifiques de la vie contemplative et «une fois qu'ils ont été adaptés à la nouvelle réglementation, les articles des constitutions ou des règles de chaque institut doivent être soumis à approbation par le Saint-Siège».

Des communautés de religieuses contemplatives plus autonomes c’est très intéressant. Attendons de voir ce qu’il en est mais le pape a ingénieusement choisit le bon moment pour prendre de court ses ennemis en le faisant durant la fête de Marie Madeleine. Un symbole ?

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Publié le 21 Juillet 2016

periodistadigital.com dans son article du jeudi 21 juillet 2016 nous montre que les LGBT chrétiens veulent à être entendu lors de la Journée Mondiale de la Jeunesse (JMJ) 2016, qui aura lieu la semaine prochaine en Pologne avec la participation de centaines de milliers de personnes, et aura un «refuge des LGBT pèlerins» lequel il sera adressé ce groupe.

«Nous voulons offrir un lieu où les catholiques homosexuels, lesbiennes, transsexuels et bisexuels puissent trouver des réponses à leurs problèmes et se sentent acceptés et en sécurité», dit l'une des responsables de l'association polonaise «Foi et Arc-en-ciel», selon Artur Barbara Kapturkiewicz.

À cette fin, l'organisation polonaise va fournir un espace pour les LGBT catholiques avec un siège dans un café qui se trouve dans le quartier juif de Cracovie, qui va accueillir les Journées Mondiales de la jeunesse entre le 26 et le 31 Juillet et en attendant l'arrivée du pape François sur le 27 juillet.

L'initiative n'a pas le soutien de l'Église catholique, mais «Foi et Arc-en-ciel» veille à ce que la curie soit informée; ses membres ont rencontré le cardinal archevêque de Cracovie, Stanislaw Dziwisz, invité comme le reste de la hiérarchie catholique à participer aux manifestations organisées au cours des JMJ.

Artur Barbara Kapturkiewicz défend la nécessité de bien traiter les pèlerins LGBT en notant que de nombreuses études montrent qu’au moins 5% de la population a ces orientations sexuelles, ce qui signifie que dans Cracovie être se trouve aussi de jeunes homosexuels ou transsexuels. Une initiative similaire a eu lieu dans la Journée Mondiale de la Jeunesse à Cologne en 2005, bien que ce soit la première fois qu'un espace indépendant pour ces pèlerins soit offert.

L'association poursuit ses actions avec la participation du jésuite américain Jim Mulcahy, qui a décrit son programme comme «un pasteur expérimenté et un père spirituel de beaucoup de croyants LGBT» en Europe de l'Est.

Pour les membres de cette organisation, l'orientation sexuelle n’est pas incompatible avec la participation active à la vie catholique, et sur ​​leur site web selon lequel un «changement de conscience au sein de l'Église contribue à accroître la tolérance et l'acceptation dans la société en général».

«La plupart d'entre nous sont catholiques, mais nous sommes tout à fait ouvert à toutes les personnes, quel que soit le groupe religieux» disent-ils. «Nous croyons que les relations entre les couples de même sexe et les relations transgenres sont bonnes lorsqu’elles sont basée sur un véritable amour, et doivent être acceptés dans la société et toutes les églises», il ajoute : «Foi et Arc-en ciel.»

C’est une magnifique initiative que celle de faire un refuge pour les LGBT chrétiens venant aux JMJ pour se rappeler que les chrétiens sont différents, et que l’Église ne peut pas mettre de côté un chrétien quel qu’il soit.

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Publié le 20 Juillet 2016

Radio Vatican nous montre le mardi 19 juillet qu’alors que des centaines de milliers de jeunes du monde entier convergent vers la Pologne, où ils participeront, du 26 au 31 juillet, aux 31e Journées Mondiales de la Jeunesse, le pape François leur a adressé un message-vidéo ; il y redit son désir de les retrouver dans quelques jours, à Cracovie.

Le pape exprime également sa joie de rencontrer les «fils et filles de la nation polonaise», un peuple «qui, dans son histoire a traversé tant d’preuves et qui est allé de l’avant avec la force de la Foi, soutenu par la main maternelle de la Vierge Marie». Le pape, qui se rendra lors de son voyage au sanctuaire national de Częstochowa, assure que ce pèlerinage, conçu comme «une immersion dans cette foi éprouvée», lui fera «beaucoup de bien».

Le pape François salue tout spécialement les familles. «La 'santé' morale et spirituelle d’une nation se voit dans ses familles : pour cela, saint Jean-Paul II avait tant à cœur les fiancés, les jeunes époux et les familles. Continuez sur cette route !», lance-t-il encore.

Le programme de ces JMJ est chargé comme le montre la messe à Czestochowa, les visite de Treblinka et des Olympiades sportives. Les JMJ attireront une jeunesse qui assumer une foi jeune et décomplexée. Cela devrait attirer près de deux millions de personnes à Cracovie qui nous assurent que ces JMJ seront un moment de partage et d’unité, ce dont on peut douter. D’ailleurs, on a aménagé la base militaire de Cracovie spécialement pour les JMJ, avec la construction de routes, pour accueillir les JMJ et ses deux millions de participants, alors que cet argent aurait été plus nécessaire dans d’autres choses plus importantes.

Enfin, ces JMJ nous vendrons l’image sainte de Jean-Paul II alors que sa restauration de l’Église a accéléré la crise des vocations, de la pratique et du sacerdoce allant jusqu’à lui donner pour adversaire le cardinal Franz König, fervent partisan de Vatican II, qui avait appuyé son élection comme pape.

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