Publié le 22 Août 2016

Vatican Insider dans son article du dimanche 21 août 2016 nous montre que dans une lettre signée par le secrétaire d'État du Vatican, Pietro Parolin, le pape François a envoyé ses «salutations cordiales et les bons vœux» aux participants au synode, qui commence aujourd'hui à Torre Pellice.

Le pape appelle à un chemin «vers la pleine communion» avec les Vaudois. Il dit dans le message envoyé au synode des Vaudois et des églises méthodistes qui s’ouvre le dimanche 21 août à Torre Pellice (Turin) et dans lequel il souligne que les catholiques et les Vaudois peuvent encore fonctionner déjà ensemble en particulier dans le service des pauvres et des migrants.

Le pape François «comme un signe de sa proximité spirituelle» envoie ses «salutations cordiales et ses bons vœux» aux participants au synode des Vaudois et des églises méthodistes. Dans une lettre signée par le secrétaire d'État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, le pape a assuré «un souvenir spécial dans la prière et invoque le Seigneur pour le don de la marche avec un cœur sincère vers la pleine communion pour assister efficacement le Christ pour toute l'humanité, en longeant les hommes et les femmes d'aujourd'hui pour leur transmettre le cœur de l'Évangile».

Le cardinal Parolin explique comment le pape souhaite que «les différences entre les catholiques et les Vaudois n'empêchent pas de trouver des formes de collaboration dans l'évangélisation, le service aux pauvres, aux malades, aux migrants et pour l'intégrité de la Création.» Et il conclut : «Avec ces souhaits, le Pape invoque l'Esprit Saint pour nous aider à vivre cette communion qui précède chaque contraste et obtenir pour nous le Seigneur par sa bonté et sa paix.»

Le pape François a très bien compris que ce qui fait l’unité ne base pas sur de vaines querelles dogmatiques, mais bien de faire que les chrétiens portent leurs efforts dans le service envers les pauvres et les migrants qui est un véritable acte de foi qui permet de chasser des oppositions qui n’ont pas lieu d’être.

cath.ch nous montre aussi que le pape François a rédigé une lettre à l’occasion de la 67e Semaine liturgique nationale, organisée par l’épiscopat italien à Gubbio (Italie), du 22 au 25 août 2016. Il y rappelle que chaque évènement liturgique doit être vécu “avec le regard fixé sur Jésus et sur son visage miséricordieux”.

Dans ce message, signé par le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, et envoyé à Mgr Claudio Maniago, évêque de Castellaneta, le pape François précise que la liturgie est “le lieu de la miséricorde rencontrée et accueillie pour être donnée, le lieu où le grand mystère de la réconciliation est rendu présent, annoncé, célébré et communiqué”.

Le sacrement de la pénitence doit être perçu comme l’expression d’une “Église en sortie”, comme “un seuil ouvert vers les diverses périphéries d’une humanité qui a toujours plus besoin de compassion”, écrit encore le Saint-Père. C’est dans ce sacrement que “s’accomplit la rencontre avec la miséricorde recréatrice de Dieu, de laquelle sortent des femmes et des hommes nouveaux pour annoncer la vie bonne de l’Évangile à travers une existence réconciliée et réconciliatrice”.

Le pape donne un sens ouvert de la liturgie qui doit amener l’Église à sortir, à être compatissante et miséricordieuse. La liturgie doit donc suivre Jésus et accueillir le plus grand nombre sans se fermer aux autres.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise, #Liturgie

Repost 0

Publié le 21 Août 2016

Lucienne Gouguenheim dans Faire Église Autrement sur nsae.fr le samedi 20 août 2016 nous montre ces huit commandements qui sont le résultat du dialogue entre musulmans et chrétiens d’un groupe en Allemagne, composé de scientifiques, politiciens, historiens, spécialistes de la Bible et du Coran et de personnes de la vie quotidienne, appartenant aux communautés musulmanes ou chrétiennes. Un groupe de travail qui se réunit depuis des années.

Les 8 commandements forment le noyau de la déclaration : «Keine Gewalt im Namen Gottes» («Pas de violence au nom de Dieu») – Christen und Muslime als Anwälte für den Frieden (Chrétiens et musulmans comme avocats de la paix), Bonn 2016 :

1) Utiliser Dieu pour justifier des meurtres et des actions violentes est un blasphème.

2) Il n’y a pas de guerres saintes. L’objectif de Dieu est la paix juste. La conduite humaine doit s’orienter d’après cela.

3) En tant que Chrétiens et Musulmans nous condamnons chaque fondamentalisme, radicalisme, fanatisme, terrorisme.

4) La Bible et le Coran veulent mener l’homme vers la justice et la paix.

5) La diffusion de la foi ne doit jamais se faire par contrainte ou violence

.

6) Nous nous déclarons ensemble pour le respect du droit de l’homme à la liberté religieuse.

7) La représentation hostile de l’autre est à démasquer et à dépasser.

8) La prévention de la violence est une tâche pour toute personne religieuse.

Ce que nous montrent ces huit commandements c’est que ce groupe de musulmans et chrétiens allemands s’opposent à la violence et à une foi contrainte, et en se levant ainsi contre le fondamentalisme, le radicalisme, le fanatisme, et le terrorisme, ils montrent qu’ils n’ont rien à voir avec une attitude religieuse, nous permettant ainsi de voir que la violence religieuse n'a rien à voir avec la croyance et tout à faire avec la politique.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 21 Août 2016

Comme nous le montre periodistadigital.com dans son article du samedi 20 août le Forum Mondial de la théologie de la libération qui s’est réuni en août à Montréal a fait un manifeste pour la vie et le droit des peuples indigènes au Brésil, où les situations hémorragiques sont signalés et montrent la souffrance à laquelle ils sont soumis.

L'invasion des territoires indigènes, la tentative d'exercer un contrôle militaire sur ces personnes, les crimes commis contre eux, le nombre élevé de suicides commis par les jeunes, les crimes environnementaux, le manque de droits fondamentaux tels que la santé et l' éducation, sont quelques-unes des situations signalées dans la lettre qui montre l' urgence de tourner autour d'une situation qu’il n’est pas exagéré de décrire comme insoutenable et comme une véritable tragédie.

Je vous mets ci-dessous la Déclaration du Forum mondial de la théologie de la libération intitulée «Manifeste pour la vie et pour le droit des peuples indigènes au Brésil» :

«Le Forum mondial de théologie et libération -FTML- s’est réuni dans sa 7ème édition à Montréal, Canada, du 8 au 14 Août 2016, avec le thème «Résister, attendre, inventer : un autre monde est possible», dans le cadre du Forum social mondial, pour entendre des allégations sérieuses qui viennent du Brésil, où nous dénonçons l'attaque dont souffrent d’énormes peuples autochtones du Brésil. C’est l'attaque systématique contre la vie et les droits des autochtones, durement gagnées durent les dernières décennies et incluses dans la Constitution fédérale du Brésil de 1988.

Concrètement, nous dénonçons les crimes contre les dirigeants autochtones dans le Mato Grosso do Sul, principalement le peuple Guarani-Kaiowá sans justice et sans que la police fédérale brésilienne défende les communautés qui en sont victimes. Nous dénonçons l'invasion des autochtones par les grands propriétaires terriens, entreprises nationales et multinationales minières, les projets gouvernementaux tels que les centrales hydroélectriques, les routes et autres initiatives sur leurs territoires, généralement sans qu’aucune consultation soit faite aux communautés affectées, tel que la loi le prévoit.

Nous dénonçons le démantèlement dans le pays de la politique autochtone, la tentative de la militarisation du gouvernement intérimaire illégitime de la Fondation nationale des Indiens, les attaques contre la nature et contre les lois environnementales.

Nous dénonçons la vague conservatrice qui domine le Congrès national et les projets d’amendements à la Constitution qui violent les droits des autochtones et le PEC 215/2000. Il est urgent que le gouvernement brésilien et les responsables de la justice mettent fin à l’impunité de ceux qui menacent en permanence la vie des populations autochtones et leurs communautés. Il est urgent de mettre fin aux milices armées illégales, organisées par les propriétaires fonciers pour envahir les terres autochtones, en particulier dans le domaine de la Kaiowá dans le Mato Grosso do Sul.

Parmi de nombreux exemples de cette tragédie humanitaire, nous exprimons notre profonde tristesse pour les suicides successifs de jeunes Indiens parmi les Kaiowá du Mato Grosso do Sul, entre Karajas et l’île Bananal dans le nord du Mato Grosso, parmi les Indiens de la région de Gabriel da Cachoeira São, dans la frontière amazonienne avec la Colombie et plus récemment chez les jeunes Kulina / Madiha, dans le haut Purús, à la frontière avec l’Amazone au Pérou. Cette situation requiert une action urgente des autorités autochtones, les organes de la santé publique, ainsi que les efforts des Églises, des organisations œcuméniques qui défendent les droits des autochtones à la vie.

Il est encore temps d'arrêter de nombreux crimes et tragédies. Vous devez entendre le cri qui vient de communautés autochtones.

Pour la vie et pour la défense des droits des autochtones. Solidarité sans limites aux peuples indigènes des Amériques.

Montréal, Août 2016.»

Le Forum Mondial de la théologie de la libération nous montre le manque de respect des droits fondamentaux des populations autochtones et la cruauté avec laquelle le Brésil le traite, en bafouant les principes fondamentaux garantis par la Déclaration universelle des droits de l'homme et de la Constitution brésilienne, tout cela doublé à l'absence de la divulgation par les grands médias locaux de cette situation font méconnaître à la plupart des Brésiliens la souffrance des peuples autochtones qui habitent le pays. Le FTML souhaite ouvrir les yeux aux populations brésiliennes et au monde sur le sort atroce de ces populations autochtones victimes de la logique capitaliste, et exprimer sa solidarité à ces dernières. Espérons que leur initiative porte.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 20 Août 2016

Comme le montre thejournal.ie dans son article du samedi 20 août 2016 nous montre que l'Association des prêtres catholiques (ACP) a déclaré que la nomination d’évêques appropriés est vitale pour la survie de l'Église catholique. Cette critique vise également le nonce apostolique du Vatican en Irlande, à un moment qu'ils décrivent comme «le stade le plus critique» de l'Église catholique.

L'Association des prêtres catholiques (ACP) se préoccupe des nominations des évêques en Irlande. Les prêtres sont critiques à propos des candidats retenus par le nonce, Mgr Charles Browne, qu'ils décrivent comme étant "en dehors" des réalités de la vie en Irlande aujourd'hui et mal à l'aise avec l'ouverture du pape François pour changer et réformer l'Eglise.

"... Cette attitude et ces valeurs [du Vatican] sont maintenant clairement en désaccord avec une Église qui regagne de la confiance et de la crédibilité sous la surveillance de François." L'ACP déclare que les politiques poursuivies par l'archevêque Browne dans le «choix des évêques sont, dans l'ensemble, insuffisantes pour les besoins de notre temps, en contradiction avec les attentes des personnes et des prêtres et en décalage avec la nouvelle distribution de l'Église, inauguré par l'élection de François il y a plus de trois ans et le changement de perspective de son engagement renouvelé à l'esprit du Concile Vatican II».

Ils disent qu’ils ont une «grave inquiétude» parmi leurs membres en relation avec le processus de sélection des évêques. Ils critiquent aussi l'absence de tout processus crédible de consultation, la préférence pour les candidats issus d'un état d'esprit particulier et la «politique hasardeuse» sur les nominations. Lors d'une récente réunion, la direction de l'ACP a discuté de la préoccupation constante des membres, et leur regret que Mgr Charles Browne refuse de rencontrer le groupe.

Alors que le groupe dit qu'il est «réticent» à demander le renvoi de l'archevêque Brown, il déclare que la nomination des évêques par le pape François est un élément vital dans la «reconstruction, et même peut-être la survie de l'Église catholique en Irlande». Toutes les personnes impliquées dans la nomination des évêques en Irlande, dont l'archevêque Brown, doivent honorer la nouvelle distribution, sinon les évêques feront partie du problème, plutôt qu'une partie de la solution.

Mgr Charles Browne a choisi comme évêque des personnes qui sont très prudentes, pas des gens qui ont de l’imagination pour faire preuve d'audace. D’ailleurs, ces évêques ne viennent pas des diocèses qu'ils sont chargés de diriger et ils ne correspondent pas à la philosophie du pape François. Cela s’explique par le fait que c’est le pape Benoît XVI, un pape traditionnel et conservateur qui l’a nommé. Il faudrait plutôt comme évêques des personnes ayant les vues plus ouvertes et progressistes du pape François.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

Repost 0

Publié le 20 Août 2016

Peu de média ont parlé du Forum social mondial (FSM) de Montréal qui a eu lieu entre le 9 et 14 août 2016, pourtant c’est en ces lieux qu’un autre monde se dessine que celui actuel centré sur le matérialisme, l’individualisme et l’égoïsme roi qui ne profite qu’aux plus riches.

L’article d’Anne Pélouas, correspondante à Montréal, pour LeMonde.fr du lundi 15 août 2016 nous montre que même s’il n’a pas connu une affluence record, avec 35 000 participants de 125 pays au lieu des 50 000 attendus, le Forum social mondial (FSM) s’est clos, dimanche 14 août, à Montréal (Canada), sur une note positive : celle du resserrement des troupes altermondialistes en vue de nouvelles actions internationales. Il a aussi servi de tribune de choix à ceux qui estiment que le premier ministre canadien, Justin Trudeau, au pouvoir depuis neuf mois, ne remplit pas ses promesses, notamment sur le front de la lutte contre les changements climatiques.

La participation a été plus réduite, le Canada a refusé près de 200 visas, dont ceux à la Malienne Aminata Traoré, ex-ministre de la culture et militante altermondialiste de renom, et à six parlementaires du Népal, de la Colombie, de la Malaisie et de la Palestine. Le FSM a dénoncé cette situation dans une déclaration solennelle et en a profité pour lancer une campagne internationale contre les politiques restreignant la mobilité des personnes.

Plusieurs leaders altermondialistes canadiens ont profité de ce forum «anti-Davos» pour appeler à une remobilisation des troupes sur les grands enjeux climatiques. Ils s’inquiètent particulièrement de voir Ottawa entériner le projet d’oléoduc Energie Est, qui doit amener le pétrole issu des polluants sables bitumineux de l’Alberta à l’océan Atlantique. Ce rejet des énergies émettrices de gaz à effet de serre était également l’objet de la conférence «Changer le système, pas le climat» de la journaliste et essayiste canadienne Naomi Klein, qui a attiré les foules. A la tête du mouvement pour la justice climatique Un bond vers l’avant, elle a pourfendu ceux qui, Canada en tête, suggèrent qu’on ne peut se passer de l’exploitation d’énergies fossiles et des emplois associés. Elle a évoqué le cas de l’Allemagne, un pays ayant opéré une « incroyable transition énergétique ».

Sur le fond, cette édition s’achève sur un constat mitigé, sans que l’on sache si elle parviendra à donner un nouveau souffle au mouvement né il y a quinze ans à Porto Alegre (Brésil) et qui occasionnait d’énormes rassemblements. Si les organisateurs parlent de franc succès, ils admettent qu’il est «impossible d’évaluer sa production comme celle d’une entreprise». Sa vocation de «renforcer la société civile, en mettant l’accent sur la création de réseaux transversaux, est néanmoins confirmée», affirme la coordonnatrice générale Carminda MacLaurin.

Raphaël Canet, l’autre co-coordonnateur général, avait bien posé le problème : l’existence d’une forte mobilisation citoyenne mondiale ne trouve pas forcément «de traduction dans les grandes organisations de la société civile». L’un des objectifs du FSM était donc de «faire le lien entre les citoyens qui veulent partager leurs revendications et les structures en mesure d’organiser des campagnes de grande ampleur». À l’arrivée, il estime avoir plutôt bien réussi son «passage de la réflexion à l’action concrète». Les participants ont dégagé une centaine d’actions internationales pour les mois à venir, qui seront accessibles sur le site Internet du Forum de Montréal.

Les opposants ont évoqué l’idée d’actes de désobéissance civile, comme le «fauchage de chaises» qui avait eu lieu, pendant la COP21, fin 2015, à Paris, dans des banques françaises accusées de participer à l’évasion fiscale – de l’argent qui pourrait servir à financer la lutte contre le réchauffement, selon les militants. Dominique Plihon, porte-parole d’Attac France, est notamment satisfait de la décision d’organiser en avril 2017 une journée mondiale contre l’évasion fiscale et pour la justice fiscale. Comme de «la multiplication attendue d’audits de la société civile sur la dette publique, à l’exemple de l’Equateur, de la France, de la Grèce ou de l’Argentine». Les altermondialistes resserrent aussi les rangs, ajoute-il, en vue de la COP22, prévue en novembre à Marrakech (Maroc).

Autre point fort du Forum social mondial, selon Raphaël Canet : la rencontre à Montréal de différents acteurs antinucléaires. Eux, qui se battent souvent chacun de leur côté contre les centrales, les armes nucléaires ou l’extraction de l’uranium, ont décidé de tenir un forum commun sur l’atome, l’an prochain, à Strasbourg.

C’est une excellente idée que d’avoir fait ce Forum Social Mondial à Montréal puisque cela fait bouger les lignes et montre que la séparation Nord-Sud n’a plus de sens, et qu’une solidarité internationale et une convergence des luttes est possible et surtout nécessaire. Même si certains médias se sont réjouis du nombre de participant inférieurs à 50 000, ils n’ont pas compris que ce Forum n’a pas choisi le nombre mais une coordination des luttes et de faire des opérations montrant qu’un autre monde est possible.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 19 Août 2016

Marie Malzac nous montre dans son article pour la-Croix.com ce vendredi 19 août 2016 que dans le sillage de Jean-Paul II et Benoît XVI, le pape François compte bien faire vivre lui aussi «l’esprit d’Assise», au cœur d’une époque marquée par une «guerre mondiale par morceaux», selon l’expression qui lui est chère. Il retournera donc dans la petite ville d’Ombrie pour la 30e édition des Rencontres internationales pour la paix organisées par la communauté de Sant’Egidio.

Ce grand rassemblement promet d’ores et déjà d’être historique. Au total, 400 délégations de responsables religieux et politiques participeront à cette rencontre, dont plusieurs figures éminentes. «Les chrétiens seront réunis à très haut niveau», indique Marco Impagliazzo, président de Sant’Egidio. L’archevêque de Cantorbéry, Justin Welby, sera notamment présent, de même que le patriarche de Constantinople, Bartholomée Ier, un «ami» du pape François.

Le monde musulman sera aussi largement représenté, «de l’Indonésie au Maroc». Plusieurs personnalités de l’université égyptienne d’Al-Azhar, référence du monde sunnite, sont annoncées, même si la présence du grand imam Ahmed Al Tayyeb, reçu récemment au Vatican, doit encore être confirmée.

«Cette nouvelle rencontre d’Assise n’est pas seulement un souvenir de celle de 1986, affirme le président de Sant’Egidio, il s’agit de se réunir car il y a urgence face à l’explosion de la violence sur une base religieuse». L’enjeu, dit-il, est de «désolidariser totalement violence et religions».

Comme ce fut déjà le cas en 2011, lorsque Benoît XVI se rendit à Assise pour marquer les 25 ans de cette rencontre interreligieuse devenue emblématique, des «non-croyants» seront présents.

«L’intitulé de la rencontre est “Soif de paix. Religions et cultures en dialogue”, rappelle Marco Impagliazzo, des personnalités humanistes se joindront à nous dans une démarche commune». «En trente ans, le contexte a changé, de la guerre froide à l’expansion du terrorisme, assure Marco Impagliazzo, notre responsabilité en est d’autant plus forte. Les religions sont conscientes qu’elles ne peuvent désormais pas faire autrement que de marcher dans la même direction, avec la paix pour objectif.»

La 30e édition des Rencontres internationales pour la paix organisées par la communauté de Sant’Egidio veulent continuer l’esprit d’Assise pour permettre aux religions de mettre en avant la paix et de mettre fin à l’utilisation violente de celles-ci. Espérons que le résultat sera probant.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 18 Août 2016

Au Vatican, François Hollande témoigne de sa "gratitude" au pape

L'OBS nous montre dans son article du mercredi 17 août 2016 que pour la deuxième fois depuis son élection, François Hollande était reçu par le pape François au Vatican pour une audience privée.

Au Vatican ce mercredi pour rencontrer le pape, François Hollande lui a exprimé la "gratitude" du peuple Français pour ses "paroles très réconfortantes" après l'assassinat le 26 juillet d'un prêtre dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray. Le pape François avait adressé des messages de soutien à la France à la suite de ce meurtre, et de l'attentat de Nice le 14 juillet.

"Lors de ce long entretien chaleureux, le pape a réaffirmé son soutien et son affection à l'égard de la France comme il l'avait fait au téléphone le 26 juillet et dans ses différentes interventions après les attentats", a-t-on dit dans l'entourage de François Hollande. "L'importance des valeurs de dialogue et de cohésion, partagées par la France et le Vatican, a également été soulignée", a-t-on ajouté de même source.

En chemin vers le Vatican, le chef de l'État français, accompagné du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, a fait halte à Rome à l'église de Saint-Louis des Français, où il s'est recueilli quelques instants dans une chapelle dédiée aux victimes du terrorisme.

Lorsqu'une "église est touchée, un prêtre est assassiné, c'est la République qui est profanée", a réaffirmé ce mercredi François Hollande. Et d'insister sur le fait que la laïcité à la française est aussi là pour "protéger les cultes" : "Ce message de la laïcité n'est pas un message qui peut blesser, mais un message qui peut réunir et rassembler."

L'entretien entre François Hollande et le pape a pris fin vers 17h30 (locales) Le président français lui a offert une porcelaine de Sèvres portant les armes de la République française, a précisé un communiqué du Vatican. Le pape François a de son côté fait cadeau au chef de l'État d'une sculpture de bronze, œuvre de l'artiste Daniela Fusco, qui se veut la représentation de la prophétie d'Isaïe, "Le désert deviendra jardin", selon ce communiqué.

François Hollande est venu témoigner sa "gratitude" au pape et en même temps tourner la page des crispations observées lors de l'adoption en 2013 de la loi ouvrant le mariage et l'adoption aux homosexuels qui s'était heurtée à l'opposition de l'Église catholique. Il a aussi défendu la laïcité à la française qui est mal comprise au Vatican, alors que son but est de protéger les cultes tout en évitant le prosélytisme religieux.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 17 Août 2016

L’évêque de Dallas à la tête du nouveau ministère aux laïcs et à la famille

Marie Malzac (avec Nicolas Senèze) dans son article pour la-Croix.com nous montre que Mgr Kevin Joseph Farrell, jusque-là évêque de Dallas (États-Unis), a été nommé par le pape François à la tête du nouveau dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, a indiqué le Saint-Siège mercredi 17 août 2016.

Après l’approbation, au début du mois de juin, des statuts «ad experimentum» d’un nouveau dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, dans le cadre de la refonte de plusieurs «ministères» du Vatican, le pape a nommé son préfet en la personne de Mgr Kevin Joseph Farrell, qui était jusqu’à présent évêque de Dallas (États-Unis).

Le même jour, le Saint-Siège a annoncé l’institution officielle de ce nouveau dicastère par le Motu proprio «Sedula mater» (mère attentionnée, en latin), en date du 15 août. Cette création s’inscrit dans la réforme des institutions engagée depuis le début de son pontificat. On remarquera que cette nouvelle entité n’est ni une congrégation – même si son chef est préfet –, ni un Conseil pontifical, laissant peut-être là entrevoir une future organisation de la curie romaine.

Selon la presse américaine, Mgr Farrell, 68 ans, est une figure «modérée» de l’épiscopat américain, un homme accessible, connu pour être un «pasteur avec l’odeur des brebis», selon l’expression chère au pape François. Récemment, il s’est illustré par sa ferme opposition à la culture des armes à feu, particulièrement importante dans son État du Texas.,Son frère, Mgr Brian Farrell, est par ailleurs numéro deux du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens depuis plus années.

Né à Dublin en 1947, Kevin Farrell a fait ses études en Espagne avant d’étudier à l’université grégorienne, à Rome et de poursuivre son cursus aux États-Unis, à l’université Notre-Dame. Entré chez les Légionnaires du Christ en 1966, il est ordonné prêtre douze ans plus tard. Il devient aumônier et professeur d’économie de l’université Monterrey, au Mexique, et gagne en grade au sein de la Légion, devenant responsable des séminaires et des écoles en Italie, en Espagne et en Irlande. En 1984, il est incardiné dans le diocèse de Washington (États-Unis), après avoir quitté sa congrégation religieuse pour des «divergences d’opinion». Il est désigné auxiliaire en 2001. En 2007, il devient évêque de Dallas, poste qu’il occupe depuis.

Après cette nomination, le pape doit encore nommer un secrétaire de ce nouveau dicastère, qui pourrait être un laïc, assistés de trois sous-secrétaires, tous laïcs, et en charge des sections dédiées aux laïcs, à la famille et à la santé. Il devrait rendre publiques ces nominations d’ici au 1er septembre, date d’entrée en vigueur des statuts.

Le cardinal Stanislaw Rylko, jusque-là président du Conseil pontifical pour les laïcs, pourrait être nommé archevêque de Cracovie, le cardinal Stanislaw Dziwisz, ancien secrétaire particulier de Jean-Paul II, étant sur le point de prendre sa retraite. Quant à Mgr Vincenzo Paglia, président de l’ancien Conseil pontifical pour la famille, le pape l’a nommé le même jour Grand chancelier de l’Institut pontifical «Jean-Paul II» pour les études sur le mariage et la famille et président de l’Académie pontificale pour la vie, absorbée dans le nouveau dicastère et jusque-là dirigée par Mgr Ignacio Carrasco de Paula.

Ce choix de l’évêque de Dallas qui a des divergences d’opinion avec les Légionnaires du Christ montre que le pape veut des hommes dans sa ligne et livre un signal aux conservateurs de la curie, celui que leur place ne tient qu’à un fil.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 16 Août 2016

Cet article de Radio Vatican du mardi 16 août nous présente la «culture de l'accueil» et la «solidarité» pour les migrants en particulier. Le pape François a souhaité qu'«un engagement renouvelé» en faveur de ces valeurs puisse mûrir entre les jeunes participants à la rencontre "Méditerranée : une mer de ponts", qui s'est déroulé il y a quelques jours à Santa Maria di Leuca, dans la province de Lecce, au sud-est de l'Italie.

Dans un message signé par le cardinal secrétaire d'État, Pietro Parolin, le pape François «encourage à considérer la présence de tant de frères et sœurs migrants comme une opportunité de croissance humaine, de rencontre et de dialogue entre les cultures et les religions, et aussi comme une occasion pour témoigner de l'Évangile de la charité».

Le 14 août a été présentée dans cette ville des Pouilles un document pour relancer le rêve de la Méditerranée comme une Arche de paix, et un lieu où construire des ponts de solidarité. Mais comment se passeront ces ponts de solidarité ? Le choix de la qualité au lieu de la quantité comme le veut en France Emmanuelle Cosse, ministre du logement en incitant l'accueil par les particuliers, ou bien mieux intégrer les réfugiés en favorisant leur employabilité comme en Allemagne.

On croule sous les solutions, mais la peur des attentats s’est peu à peu transformée en peur des réfugiés comme en Allemagne, ce qui joue le jeu des terroristes islamistes qui veulent diviser et nous pousser à haïr l’étranger et plus particulièrement les musulmans. Ne jouons pas leur jeu et n’ayons pas peur d’accueillir l’étranger.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 15 Août 2016

Comme le montre LePoint.fr ce lundi 15 août 2016 l'Assomption a été l'occasion pour les catholiques de prier «pour la France», notamment à Lourdes où quelque 22 000 croyants se sont rassemblés sous haute sécurité, près de trois semaines après l'assassinat du père Hamel dans une église de Saint-Étienne-du-Rouvray.

Les fidèles ont assisté dans la matinée à des messes au sein des différents lieux de culte des sanctuaires de Lourdes pour célébrer l'Assomption de la Vierge Marie, qui représente pour les catholiques la montée au ciel de la mère du Christ. Ils ont notamment pu assister pendant deux heures à la messe internationale présidée par le cardinal et archevêque de Lyon Philippe Barbarin qui a prononcé une homélie sur le thème de la «miséricorde».

En conclusion, ce dernier a dit penser «à la France, bouleversée par tant de souffrances dans ces derniers mois depuis janvier 2015, et encore cruellement atteinte le mois dernier», notamment avec l'attentat de Nice. Jugeant, à l'issue de la messe, ce jour férié «plus profond, peut-être plus douloureux encore que les autres années», il a ajouté : «Si ensemble on se mettait avec tous les croyants, et encore beaucoup d'autres, pour dire ne cédez pas à la peur, à l'angoisse, mais sachez que l'amour de Dieu est grand, immense pour nous (...) ça nous permettrait de relever la tête et d'avancer avec sérénité et avec paix.»

Un message de paix qui a été entendu malgré la présence de 500 policiers et militaires en treillis, bien obligés d'être là pour assurer la sécurité des pèlerins menacés par le risque d'attentat. «Je pense que c'est important que les soldats soient là, simplement au cas où quelque chose arrive», estime ainsi Leïla Bousbaa, pèlerine anglaise de 21 ans, «mais en même temps, c'est très important de prier pour la paix, parce que tant de choses se sont passé l'année dernière». «Prier ensemble en tant que groupe nous unit», a abondé Lindsey Isaacs, 18 ans, venue du Connecticut.

«Nous venons pour prier pour la paix dans le monde entier, qui semble être dans le chaos», a pour sa part indiqué Piet Tarappa, chef d'entreprise indonésien, venu de Jakarta avec 35 pèlerins et un évêque. «Il y a tant de crises dans le monde, nous souhaitons que Marie donne la paix en tant que mère du monde», a-t-il ajouté.

Dans tout le pays, le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, a appelé les fidèles à «prier pour la France» face aux «épreuves» qu'elle «traverse», et à faire sonner les cloches des églises à midi. Les croyants sont également invités à se «recueillir dans une église» et à «allumer une bougie» en hommage à Jacques Hamel, assassiné le 26 juillet en pleine messe à Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen, lors d'un attentat revendiqué par l'organisation État islamique.

François Hollande sera reçu mercredi en audience privée par le pape François au Vatican pour s'entretenir notamment des suites de l'assassinat du père Hamel, selon la présidence. À Rouen, la messe de l'Assomption a été marquée par la mémoire encore vive de l'assassinat du père Hamel. «La France traverse des épreuves, notre diocèse traverse des épreuves», a rappelé l'archevêque de Rouen Dominique Lebrun.

L’Assomption a été aussi plus impressionnante cette année pour les deux paroissiens progressistes que nous sommes puisque la procession de Notre-Dame-de-Toute-Bonté partant de l’église Saint-Jean-Baptiste à Roubaix a vu une foule nombreuse venir pour prier pour la paix, sous l’encadrement des CRS, tout en voyant notre prêtre Michel Clincke demander aux paroissiens que l’Église aide à faire un monde libre, ouvert sur les autres et en paix, où le dialogue entre les religions aura une place importante.

Espérons qu’il soit écouté, car nous devons dépasser la peur et ne pas tomber dans la haine, mais savoir aller de l’avant tout en apportant des solutions sociales pour que ceux qui sont touchés par le chômage ou sont précaires ne tombent pas dans l’extrémisme et plus encore dans le terrorisme.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0