Publié le 13 Juin 2016

Alors que les armes profitent d'une libre circulation "fanfaronne", les obstacles à l'accès aux aides humanitaires sont toujours nombreux dénonce le pape François sur ouest-france.fr.

Le pape François a dénoncé lundi 13 juin 2016au siège du Programme alimentaire mondial (PAM) à Rome la contradiction choquante entre la libre circulation «fanfaronne» des armes et les nombreux obstacles freinant l'accès aux aides humanitaires. «Tandis que les aides et les plans de développement sont contrecarrés par des décisions politiques compliquées et incompréhensibles, par des visions idéologiques biaisées ou par des barrières douanières infranchissables, les armes ne le sont pas. Elles circulent avec une liberté fanfaronne et presque absolue dans de nombreuses parties du monde», a dénoncé Jorge Bergoglio devant l'assemblée de cet organe de l'ONU chargé de la distribution des aides humanitaires.

«Ce sont les guerres qui se nourrissent et non les personnes, et dans certains cas, la faim elle-même est utilisée comme une arme de guerre», s'est-il insurgé devant l'assemblée de cet organe de l'ONU chargé de la distribution des aides humanitaires. La prépondérance des armes «empêche la distribution de nourriture dans les zones de guerre», au mépris «des principes et des directives les plus fondamentaux du droit international, en vigueur depuis plusieurs siècles», a insisté le pontife argentin. «Il est urgent de débureaucratiser tout ce qui empêche les plans d'aide humanitaire d'atteindre leurs objectifs», a-t-il martelé.

Le pape a encore estimé que «l'information excessive» à disposition forçait chacun à s'habituer à la misère des autres : «Peu à peu, nous sommes immunisés contre les tragédies des autres et nous les considérons comme quelque chose de «naturel»», a-t-il regretté. Devant la direction du PAM, et en premier lieu sa directrice exécutive, l'Américaine Ertharin Cousin, le premier pape de l'hémisphère Sud a estimé que cela ne suffisait pas d'«élaborer de longues réflexions ou de s'adonner à d'interminables discussions».

«La misère a un visage. Elle a le visage d'enfants, elle a le visage de familles, elle a le visage de jeunes gens et de personnes âgées. Elle a un visage dans le manque d'opportunités et de travail chez de nombreuses personnes, elle a le visage de migrations forcées, de maisons vides ou détruites», a-t-il expliqué.

Le pape François effectuait sa première visite au PAM, après celle qu'il avait effectuée à la FAO (organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) en novembre 2014. Basé à Rome, le PAM apporte chaque année une assistance alimentaire à quelque 80 millions de personnes dans près de 80 pays. Très chaleureusement accueilli, le pape a remercié des centaines de membres du personnel du PAM rassemblés à l'extérieur du bâtiment : «Merci pour tout le travail caché que vous accomplissez, merci pour votre courage».

Le pape François a dénoncé une terrible réalité au PAM que la propagation de la faim dans le monde est due à l’égoïsme et à la mauvaise répartition des richesses et des ressources. Dénoncer pour le pape est réveiller les consciences, mais le réveil ne commence qu’en changeant le système qui crée cela.

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Publié le 12 Juin 2016

Cath.ch nous montre que par décision du pape François, la sainte Marie-Madeleine, le 22 juillet, ne sera plus une simple «mémoire obligatoire», mais deviendra une «fête liturgique», a fait savoir la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements le 10 juin 2016.

Cette décision invite à approfondir «la dignité de la femme, la nouvelle évangélisation et la grandeur du mystère de la miséricorde divine», explique Mgr Arthur Roche, secrétaire du dicastère. Le dicastère chargé de la liturgie a publié un nouveau décret, daté du 3 juin dernier élevant la célébration de sainte Marie-Madeleine au rang de fête dans le calendrier romain général. Lors de la célébration d’une «fête liturgique», degré intermédiaire entre la mémoire et la solennité, les lectures de la messe et de l’office sont propres à ce jour.

Dans le contexte du Jubilé de la miséricorde, explique Mgr Roche dans un article à paraître dans L’Osservatore Romano du 11 juin, cette initiative souligne l’importance de cette femme de l’Évangile «qui a montré un grand amour au Christ et fut tant aimée par lui».

Selon la tradition occidentale, note encore Mgr Arthur Roche, sainte Marie-Madeleine est identifiée à Marie de Magdala, la sœur de Lazare et Marthe qui versa le parfum sur les pieds du Christ dans la maison de Simon le pharisien. Elle fit «partie du groupe des disciples de Jésus, le suivit jusqu’au pied de la croix». Marie-Madeleine, dont la figure a fait couler beaucoup d’encre dans la littérature, est parfois présentée comme une femme de mauvaise vie et par certains comme la maîtresse ou la concubine du Christ. Elle fut, selon les évangiles, la première témoin de la résurrection de Jésus et la première à la rapporter aux apôtres. Avec eux, elle évangélisa les nations, jusqu’en Gaule.

Pour toutes ces raisons, assure le prélat britannique, «il est juste que la célébration liturgique de cette femme ait le même rang de fête que les apôtres dans le calendrier romain général». La liturgie fera donc désormais ressortir «la mission spéciale» de Marie-Madeleine, «exemple de vraie et authentique évangélisatrice, modèle pour toute femme dans l’Église». Selon la tradition, son tombeau se trouve à Saint-Maximin, près de la Sainte-Baume en Provence, dans le sud de la France.

Comme le montre NCRonline.org cette idée fait un immense plaisir aux pour les groupes réformateur qui ont adopté Marie de Magdala comme patronne, comme Future Church basée à Cleveland, qui a fait depuis 1997 la promotion de la fête comme un moyen «d'éduquer au sujet des femmes leaders et à modéliser l'équilibre entre les sexes dans la proclamation de l’Écriture». Selon Future Church, chaque année entre 200 et 300 célébrations de la Journée de Magdala sont organisées dans le monde entier.

Dernier détail intéressant, le pape François l’a spécifiquement mentionné dans une prière qu'il composa pour l'Année de la Miséricorde, selon le Catholic News Service. "Votre regard aimant a libéré Zachée et Matthew de son asservisement par l'argent; la femme adultère et Marie Madeleine pour chercher le bonheur dans les choses créées; faitt Peter pleurer après sa trahison, et a assuré le paradis au voleur repentant".

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Publié le 11 Juin 2016

ouest-france.fr nous montre que le pape François a fustigé ce samedi 11 juin 2016 au Vatican les curés qui n'accueillent pas tout le monde dans leur église, les invitant à "fermer" ses portes plutôt de rejeter certains.

Parlant dans la grande salle Paul VI avec des petits enfants trisomiques assis à ses pieds en train de jouer, Jorge Bergoglio a réagi avec émotion à une question d'une petite fille italienne, Serena qui lui disait ne pas se sentir bien accueillie dans sa paroisse et ne pas comprendre pourquoi elle n'était pas autorisée à recevoir la communion.

«Serena, tu me mets en difficulté, parce que si je dis ce que je pense !... Tu as parlé d'une des choses les plus moches qui existent parmi nous: la discrimination! Dire : tu n'es pas comme moi, va-t-en ailleurs ! (...) Je pense à un prêtre qui n'accueille pas tout le monde. (Et je luis dis) Ferme ta porte s'il te plait. Car (dans l'Église catholique) c'est tout le monde ou personne», a martelé le pape François.

Le pape François a rappelé que son lointain prédécesseur Pie X (1903/1914) avait scandalisé au début du siècle dernier de nombreux responsables de l'Église en recommandant que la communion soit administrée aux enfants et pas seulement aux adultes.

À cette époque, beaucoup disaient qu'«un enfant ne comprend pas», a-t-il rappelé. Le pontife argentin a souligné l'importance d'une préparation à ce sacrement, qu'une personne soit handicapée ou non, enfant ou adulte : «si tu ne comprends pas la langue, par exemple si tu es sourd, tu devrais avoir la possibilité de te préparer avec la langue des signes», a-t-il recommandé.

Quelque 20 000 personnes malades ou handicapées sont venues à Rome pour leur Jubilé, entre vendredi et dimanche. Le Vatican a fait de ce Jubilé des malades le temps fort du milieu de l'Année sainte de la miséricorde ouverte en décembre par le pape François, rappelant l'importance du respect des malades dans l'enseignement de la foi chrétienne et l'engagement de l'Église sur ces fronts.

Une très belle conception de l’Église à travers l’exemple des handicapés que nous donne le pape François, celle d’une institution qui ne fait pas de différence et qui doit être pour tous.

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Publié le 10 Juin 2016

L’OBS nous montre dans son article du vendredi 10 juin 2016 que la décision était attendue dans l'affaire Preynat, prêtre mis en examen fin janvier pour agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans pour des faits présumés en 1986 et 1991.

Les magistrats de la cour d'appel de Lyon ont décidé que les abus sexuels qui lui sont reprochés n'étaient pas prescrits, a appris l’AFP auprès des avocats des deux parties. Ils ont suivi les réquisitions du parquet général qui avait plaidé pour la non-prescription des faits dans la principale affaire de pédophilie qui secoue le diocèse de Lyon.

"Nous sommes soulagés, heureux et émus", a confié à "L’Obs" Emmanuelle Haziza, avocate d’un des plaignants, Pierre-Emmanuel Germain-Thill, membre de l’association "La Parole Libérée" qui a révélé l’affaire. "La perspective qui se rapproche de plus en plus de voir s’ouvrir un procès, étape essentielle dans le travail de reconstruction, nous réjouit."

Selon la défense du cardinal Barbarin, que des victimes accusent de "non dénonciation" et "mise en danger de la vie d'autrui" dans le cadre d'une procédure connexe, la prescription des abus sexuels aurait pu faire tomber les poursuites à son encontre. Mercredi, l’archevêque a été entendu - en audition libre - pendant dix heures.

Quatre plaintes ont été retenues à l'encontre du prêtre, le juge d'instruction ayant déjà estimé, fin mars, qu'elles étaient non-prescrites. L'avocat du prêtre Frédéric Doyez avait fait appel de cette décision devant la chambre de l'instruction. Il a pour d’ores et déjà annoncé que son client allait se pourvoir en cassation.

C’est une importante décision afin que les affaires de prêtres pédophiles ne se reproduisent plus. Le père Preynat essaye de perdre du temps mais cela ne lui évitera pas sa future condamnation. Il n’y a pas de prescription possible quand on s’attaque à des enfants et on ne se réjouit pas d’une prescription des faits comme l’a fait Mgr Barbarin dans ce cas, ce qui montre un profond désintérêt des victimes de ce prêtre.

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Publié le 9 Juin 2016

LePoint.fr nous montre dans son article du mercredi 8 juin 2016 que le cardinal Barbarin est mis en cause pour des faits de non-dénonciation d'agressions sexuelles sur mineurs et de mise en danger de la vie d'autrui.

Que savait le cardinal Barbarin du cas d'un prêtre lyonnais suspecté d'abus sexuels de jeunes scouts il y a 25 ans ? Son audition par la police mercredi à Lyon, qui a duré dix heures, doit aider à faire la lumière sur une affaire qui empoisonne l'Église de France. Arrivé vers 8 heures à la Brigade départementale de protection de la famille, l'archevêque de Lyon en est ressorti vers 18 heures, selon l'avocat qui l'a assisté devant les enquêteurs, Me Jean-Félix Luciani. Il avait été convoqué pour une audition libre - sans placement en garde à vue - dans le cadre d'une enquête préliminaire ordonnée il y a trois mois par le parquet.

Enquête qui touche ici à sa fin : il revient désormais au procureur de la République d'y donner suite ou non en classant l'affaire, en la renvoyant directement devant un tribunal ou en saisissant un juge d'instruction. "Je pense qu'il n'y aura pas de suite car il n'y a pas d'infraction", a affirmé Me Luciani à la sortie du commissariat.

"C'est quelqu'un qui souhaitait s'expliquer depuis de nombreux mois. Depuis très longtemps, il est traîné dans la boue et, à un moment donné, on a envie de répondre", a commenté Me Luciani. "Il ne faut pas confondre le débat moral, les débats politiques ou de société avec le débat pénal, qui est une autre affaire", a-t-il ajouté.

L'audition de Mgr Barbarin, après plusieurs mois de scandale, est intervenue quatre jours après la publication d'une lettre apostolique dans laquelle le pape a ouvert la voie à la révocation d'évêques coupables de "négligence" dans leurs fonctions face à des cas de pédophilie. Récemment, le pape a cependant apporté son soutien au cardinal, en estimant que le primat des Gaules avait "pris les mesures qui s'imposaient". "Il continuera à coopérer avec la justice dans la plus totale transparence (...) et forme le vœu que son témoignage contribue à la manifestation de la vérité et à l'œuvre de la Justice", a déclaré pour sa part le Diocèse dans un communiqué.

Vendredi, la cour d'appel de Lyon doit se prononcer sur la prescription des faits reprochés au père Preynat. Si elle les déclarait prescrits, la défense de Mgr Barbarin estime qu'il ne serait plus possible de poursuivre le cardinal, mais les avis juridiques divergent. Un seul évêque français à ce jour a été condamné pour non-dénonciation, Mgr Pican en 2001, à trois mois de prison avec sursis.

Peut-on défendre Mgr Barbarin, comme le montre Sud-oeust.fr c’est difficile. Nommé en 2002, il n'a fait que marcher sur les brisées de ses trois prédécesseurs. Tous connaissaient la pathologie du père Preynat, qui ne dissimulait pas à ses pairs les tourments qui l'habitaient. Ce n'est qu'en 1990, sous la pression de certaines familles, que la décision avait été prise de lui retirer sa paroisse. Non pour l'exclure de l'Église mais pour l'exfiltrer. D'abord chez les Petites Sœurs des pauvres avant de le nommer dans la Loire et dans la région de Roanne, où sa hiérarchie prendra le risque de le voir récidiver, rien n'étant fait pour lui interdire tout contact avec les enfants.

Aucune agression ou attouchement n'étant signalé, le volcan Preynat était considéré comme éteint au sein de l'archevêché. En 2011, le cardinal Barbarin aurait même assuré à une ancienne victime du prêtre que ce dernier ne côtoyait plus de mineurs. La réalité était pourtant tout autre. Disparu des radars, l'abbé avait créé un patronage et animait des colonies. Mais comme ses devanciers, le primat des Gaules répugnait à sévir.

En 2008, il n'avait pas davantage signalé à la justice les attouchements d'un autre curé lyonnais rapportés par un jeune homme de 20 ans. Il s'était alors contenté de faire muter le pédophile dans la région parisienne, laissant la victime porter plainte, seule. Le prêtre avait écopé de six mois de prison avec sursis, sans que sa hiérarchie ne soit mise en cause. L'affaire n'avait été que faiblement médiatisée. Sans doute parce qu'il s'agissait d'un moment d'égarement. Mais, prédateur ou pas, la réponse du diocèse était toujours la même : déplacer mais ne pas dénoncer.

On saura vendredi si justice est faite pour les victimes.

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Publié le 8 Juin 2016

Un vrai fiasco. Les Veilleurs, un mouvement né en marge de la Manif pour tous en 2013, a tenté, ce soir de "faire converger les luttes" avec Nuit debout comme le montre L’OBS ce mercredi 8 juin 2016.

Deux représentants du mouvement sont donc allés à la rencontre des militants de Nuit debout, rapporte notre journaliste sur place. Leur objectif ? Participer aux débats avec leur dizaine de camarades restés un peu à l'écart de la place, voire même pouvoir prendre la parole au micro.

Le refus a été catégorique de la part des militants de Nuit debout qui ont raccompagné plutôt calmement, mais fermement, les Veilleurs vers l'extérieur de la place. Quelques insultes ont fusé. Les deux représentants des Veilleurs ont retrouvé le reste de leur (très petit) groupe dans une rue près de la place.

L’échec de cette initiative était tout à fait logique puisqu’il n’y a pas de convergence possible de Nuit Debout avec les Veilleurs. Après tout Nuit debout met en avant la défense des libertés individuelles et leur promotion, la lutte contre toutes formes de discrimination telles que le sexisme, le racisme et l'homophobie. Le fait que les Veilleurs se sont opposés au mariage pour tous ne pouvait pas mettre en avant la convergence des luttes.

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Publié le 8 Juin 2016

Comme nous le signale 20minutes.fr c’est une journée décisive pour le cardinal Barbarin, une étape essentielle pour les victimes présumées. Ce mercredi matin, alors que l’archevêque de Lyon est entendu par les enquêteurs lyonnais dans le cadre de deux enquêtes préliminaires ouvertes pour «non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs de moins de quinze ans», les victimes présumées du père Preynat ont rappelé leur besoin de «vérité».

«Je souhaite que le cardinal soit mis face à ses contradictions à propos de ses déclarations et des dates qu’il a évoquées dans cette affaire. Il a répété avoir réagi à la seconde en apprenant les faits. Comment se fait-il alors que 14 mois se soient écoulés entre le signalement de l’une des victimes en 2014 et la suspension de Preynat en août 2015 ?», confie Bertrand Virieux, victime présumée du curé lyonnais et secrétaire de l’association La Parole Libérée.

En janvier, le cardinal avait expliqué avoir été informé de l’affaire Preynat en 2014, avant de confier quelques semaines plus tard dans une interview à La Croix, avoir eu vent pour la première fois du passé du curé en 2007-2008.

«Il est temps que toute la vérité éclate, pour l’affaire Preynat, mais également pour toutes les autres affaires qui sont sorties depuis janvier dans les médias. Pour d’autres prêtres du diocèse, il y a eu aussi des manquements graves sur lesquels la police et la justice vont, je l’espère, faire toute la lumière», explique Pierre-Emmanuel Germain Thill, qui a porté plainte fin janvier contre le père Preynat pour agression sexuelle sur mineur de moins de quinze ans.

«J’attends de vraies réponses d’un homme qui a menti et affiche une transparence et une sincérité factices», ajoute François Devaux, président de La Parole Libérée. «Il va être confronté à ses incohérences. La police a beaucoup de questions à lui poser», ajoute cet ancien scout de Sainte-Foy-les-Lyon, qui en faisant ressurgir l’affaire Preynat du passé avec les autres victimes, attendait une réelle prise de conscience de l’Église.

«Tout cela aurait pu se régler avec de la sincérité et de la transparence de la part de cette Institution. Je ne pensais pas m’engager dans ce combat judiciaire. Il y a une vraie nécessité de prise de conscience amorcée par les fidèles, mais l’Institution est longue à la détente et incapable d’envoyer un signal fort au sujet de la pédophilie. Aujourd’hui, on n’attend pas grand-chose d’elle. Nous souhaitons que tout le monde prenne conscience de ce qui s’est passé et de ce qui se passe. La justice vient juste crédibiliser cela».

Comme un beau coup de pied de l’histoire, Libération.fr nous fait savoir que la convocation de Mgr Barbarin, après plusieurs mois de scandale, intervient aussi quatre jours après la publication d’une lettre apostolique dans laquelle le pape a ouvert la voie à la révocation d’évêques coupables de «négligence» dans leurs fonctions face à des cas de pédophilie.

Et comment croire le cardinal Barbarin qui a déjà menti en disant qu’il n’était au courant qu’en 2014, puis se rétracter et dire qu’il a appris l'affaire dès 2007-2008. Pour les victimes regroupées au sein de l’association La Parole Libérée, l’archevêque a bel et bien voulu étouffer les agissements de Bernard Preynat, en faisant perdurer «l’omerta» qui prévalait depuis les années 70. On ne peut que leur donner raison.

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Publié le 8 Juin 2016

L’EXPRESS.fr nous montre que Manuel Valls a placé mardi l'action de son gouvernement dans la "continuité" du Front Populaire, en célébrant les 80 ans des accords de Matignon du 7 juin 1936, qui avaient débouché sur la semaine de 40 heures et la naissance des congés payés.

"Bien sûr, l'époque est aujourd'hui différente et le monde a surtout changé. Mais je pense que nous continuons à être inspirés par ce mouvement et que les réformes que nous menons elles s'inscrivent dans la continuité des avancées que le pays a connu en 1936", a jugé le Premier ministre dans un discours lors d'une cérémonie d'anniversaire des accords à Matignon. "Pour l'éducation. Pour la reconnaissance des droits des salariés. Pour le pouvoir d'achat des familles modestes. Pour l'accès à la santé. Contre la précarité. Pour la solidarité avec les plus fragiles", a plaidé le chef du gouvernement, confronté à un mouvement social contre sa réforme du droit du travail, mené par la CGT, syndicat historique signataire des accords de 1936.

Le Premier ministre, qui utilise à Matignon le bureau en bois de Léon Blum, en a profité pour distiller quelques allusions à ce mouvement, en défendant les "compromis" et les exigences de "l'exercice des responsabilités". "Il y a quelque chose qui reste peut-être d'actualité, c'est que le Front Populaire a posé une conception de ce qu'est l'exercice des responsabilités", a avancé le chef du gouvernement. "Réformer implique toujours d'être à l'écoute des forces vives, de savoir bâtir des compromis. C'était vrai il y a 80 ans jour pour jour (...), c'est vrai aujourd'hui", a-t-il plaidé. L’écoute des forces vives est à revoir.

Issu de la victoire de la SFIO, ancêtre du parti socialiste, du PCF et des radicaux de gauche aux législatives début mai 1936, puis d'un mouvement de grève, les accords de Matignon ont été signés dans l'ancien hôtel particulier devenu le siège des Présidents du Conseil puis des Premiers ministres. Signés par le gouvernement mené par M. Blum, la CGT et le CNPF, l'ancien Medef, ils avaient notamment débouché, outre les deux premières semaines de congés payés et les 40 heures, sur les "contrats collectifs de travail", les futures conventions collectives, et la création de délégués du personnel.

Manuel Valls a osé reprendre le Front Populaire pour dire qu’il fait la même politique. Il est bon de lui rafraichir la mémoire comme le montre RFI.fr. Pour les opposants à la loi travail, le texte affirme plutôt un désengagement de l'État en matière de droits des salariés, alors que les accords de Matignon, renforcés après-guerre par le programme du Conseil national de la Résistance (CNR) avaient consacré le rôle d'arbitre de l'État.

Selon Gérard Filoche, figure du Parti socialiste, François Hollande ne dit rien d'autre lorsqu'il affirme en 2015 : «Nous allons adapter les droits du travail aux besoins des entreprises.» L'ancien inspecteur du travail qualifie le premier article du projet de loi El Khomri de «contre-révolution». «C'est celui qui dit qu'on va subordonner les droits des travailleurs aux besoins des entreprises. Je suis furieux ! Comment peut-on livrer 18 millions de salariés aux exigences des employeurs ?» Dans ce contexte, il est bien difficile pour le gouvernement d'invoquer le souvenir du Front populaire.

Enfin dans ce discours du Premier ministre, les grands oubliés ont été les syndicats, ensuite le Front Populaire a été porté par un mouvement social ce qui n'est pas le cas ici, alors que le gouvernement actuel met à bas un des acquis de 1936, celui de la négociation et de l'accord par branche, qui devra se faire dorénavant par entreprise, en fonction de l'article 2 de la nouvelle loi. La continuité avec le Front Populaire ? Soyons sérieux, ce n’est pas le cas.

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Publié le 7 Juin 2016

Francetvinfo.fr nous montre que dans une interview à "La Voix du Nord", François Hollande a cité Maurice Thorez pour appeler à la fin du mouvement social contre la loi Travail. Sauf que le chef de l'État a omis une partie de la formule du communiste.

La CGT estime, mardi 7 juin, qu'il faut "savoir arrêter une grève... quand on a obtenu satisfaction", après que le président de la République a emprunté au communiste Maurice Thorez la première partie de la citation appelant à cesser les mouvements sociaux. "La CGT est d'accord avec François Hollande, à une nuance près : 'Il faut savoir arrêter une grève... quand on a obtenu satisfaction'", écrit le premier syndicat de France dans un communiqué, en fustigeant "la stratégie de radicalisation et de refus du dialogue du gouvernement et du patronat".

"Il y a un moment où, selon une formule célèbre, il faut savoir arrêter une grève", a déclaré le chef de l'État dans une interview à La Voix du Nord mardi. Mais François Hollande a laissé de côté la fin de la citation. En juin 1936, Maurice Thorez, secrétaire général du PCF, avait en effet lancé, après la signature des accords de Matignon : "Il faut savoir arrêter une grève dès que satisfaction a été obtenue." Les grévistes avaient notamment obtenu la semaine de 40 heures et 15 jours de congés payés.

Mais pour la CGT aujourd'hui, "après plus de trois mois de lutte, la mobilisation continue contre la loi Travail" et le syndicat invite les salariés à l'amplifier "sous toutes ses formes" pour obtenir le retrait du projet de loi de Myriam El Khomri. "Pour permettre à la France d'organiser un bel Euro, la CGT réitère l'appel adressé par l'intersyndicale par courrier au président de la République, le 20 mai : il y a urgence à ce que les organisations soient entendues et reçues sur leurs revendications et exigences !"

Le premier syndicat français liste les grèves dans "de nombreux secteurs" : raffineries, cheminots, énergie, traitement des ordures... La mobilisation "s'ancre et s'élargit dans le privé avec des modalités d'actions diverses", poursuit la confédération, évoquant des grèves reconductibles dans l'agroalimentaire (Nestlé, Haribo), métaux (Peugeot) ou le commerce (Intermarché, Leclerc).

Comme le montre Libération.fr en dépit d'une nuit de négociations marathon qui a débouché sur un projet d'accord d'entreprise redéfinissant l'organisation du temps de travail à la SNCF, les syndicats SUD-Rail et FO viennent d'annoncer la reconduction de la grève par toutes les assemblées générales de cheminots.

Une fin de non recevoir aux appels à cesser le mouvement lancés au plus haut niveau de l'Etat à trois jours du coup d'envoi de l'Euro. Les deux syndicats refusent pour le moment de ratifier l'accord validé par la CFDT et l'UNSA. Selon SUD-Rail ce texte «ne reprend pas les revendications des cheminots en grève» et ne comporte que «quelques mesurettes». On attend maintenant de connaître la position de la CGT Cheminots. Pour le premier syndicat de la SNCF, l'accord d'entreprise est «au niveau» de la règlementation actuelle sur le temps de travail. Mais la CGT n'a pas donné de mot d'ordre à ses troupes, renvoyant aux assemblées générales à qui «il appartient» de «déterminer les suites» du mouvement...

Pour l'heure, la grève qui dure depuis plus d'une semaine et affecte diversement TGV, RER et Intercités, continue malgré un taux de participation évalué à moins de 10 % par la direction de la SNCF mais bien plus fort chez les conducteurs de train. Selon le président de la SNCF, Guillaume Pépy le mouvement aurait déjà coûté plus de 300 millions d'euros à l'entreprise.

Franceinfo.fr nous montre aussi que pendant l’Euro les opposants à la loi El Khomri ne désarment pas et s emontrent imaginatifs, ils vont brandir des "cartons rouges anti-loi Travail". On ne pourra pas les manquer avec leurs drôles de cartons rouges et eux ils ne manqueront aucun match tout en manifestant contre la loi Travail. Ce sont les initiateurs de la pétition qui ont eu cette idée. A partir de vendredi, dès l’ouverture de l’Euro 2016, ils vont distribuer 30 000 affichettes aux supporters de foot pour qu’ils exportent les manifs sur les fans zones, dans les stades et dans les bars.

Une affiche rouge avec un ballon et l’inscription "carton rouge à la loi Travail", une autre bleue, toujours avec un ballon et où il est écrit : "Je soutiens les Bleus pas la Loi Travail". Les organisateurs de l’opération ont pensé à tout, le hashtag #CartonRougeLoiTravail et des visuels de ces affichettes permettront aussi de diffuser le message sur les réseaux sociaux.

Pour les 80 ans du Front Populaire, le gouvernement devrait peut être donner de nouveaux acquis plutôt que d’enlever les derniers qui restant avec la loi travail. La grève ne cessera que quand le mouvement social sera satisfait.

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Publié le 6 Juin 2016

Robert Mickens dans son article du lundi 6 juin 2016 pour NCRonline.org que le pape François a commencé une autre série de rencontres avec son Conseil des Cardinaux (C9), un groupe consultatif spécial. Le rassemblement de trois jours, qui a débuté aujourd'hui à Santa Marta résidence du pape, est la 15e convocation du C9 pour des discussions et des consultations.

Après trois ans et quatorze réunions, le C9 a commencé seulement maintenant à mettre en place "une proposition globale" pour la réforme de la Curie. C’était très long. On laisse à penser que le pape François va renforcer le rôle du synode des évêques. On réduirait le rôle de la Curie romaine, qui serait subjuguée au synode. De cette façon, il entraînerait simplement une réforme de la Curie en la contournant et la neutralisant.

Sous les papes précédents, en particulier Jean-Paul II, l'Église universelle nageait dans un déluge lignes directrices, de directives, de décrets, de notifications, de déclarations du Vatican et ainsi de suite. Mais pas sous le pape François. Le torrent de textes a été réduit à un simple filet. Depuis les trois années que le pape François est évêque de Rome, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi n'a pas émis un seul document. Avant son arrivée, il publiera régulièrement deux à quatre chaque année, parfois même plus.

Mais le pape argentin n'a pas utilisé le préfet de la CDF ou son ministère de la manière de Jean-Paul II ou Benoît XVI. Au contraire, le pape François a contourné et pratiquement vidé le bureau doctrinal de tout pouvoir réel, d'autorité ou de d'utilité dans son pontificat. Le cardinal Müller n'a pas été appelé pour présenter officiellement des écrits ou des initiatives du pape actuel.

Au lieu de cela, le pape François a appelé les autres prélats et théologiens - tels que Christoph Schönborn, Peter Turkson, Lorenzo Baldisseri et Rino Fisichella - pour expliquer ses textes les plus importants, tels que Evangelii Gaudium, Laudato Si ' et Amoris Laetitia. Et dans une longue dans la coutume du Vatican coutume, il a donné à la CDF aucun rôle majeur dans l'élaboration de tous ces documents clés.

Au contraire, le pape a beaucoup compté sur l'aide théologique «des extrémités de la terre», comme il l'a dit auparavant. Il est assez bien établi que son écrivain fantôme est l'archevêque Victor Manuel Fernandez, recteur de l'Université catholique de Buenos Aires en Argentine. Et il a montré sa haute considération et le recours à la pensée du cardinal Walter Kasper depuis les premiers jours de son pontificat.

Le pape François consulte aussi régulièrement certains de ses confrères jésuites de l'autre côté du Tibre, comme le père Antonio Spadaro, directeur de Civiltà Cattolica, et certains professeurs de l'Université Grégorienne, pour l’aider à son discernement.

Il a essentiellement marginalisé la Curie romaine, tout en lui permettant de continuer à fournir certains services «essentiels». Mais il n’a pas hésité à contourner la congrégation qui choisit les saints et l’autre qui sélectionne les candidats à devenir évêques, n’écoutant pas leurs recommandations pour "déclarer" ses propres saints (par exemple, co-fondateur des jésuites, Pierre Faber) et nommer ses propres évêques.

Il a également neutralisé la Congrégation pour le Culte Divin, bien que le préfet traditionaliste, le cardinal Robert Sarah, mène une sorte de campagne médiatique internationale dans le but d'influencer l'Église universelle.

Le but du pape est la préparation toute l'église à la réforme, même chez certains des bureaucrates les plus réticents et afin de mettre fin aux résistantes à la curie, les changements concrets devrait venir. Le pape souhaite prendre son temps, espérons que maintenant il y aura un peu plus de mouvement.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

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