Publié le 1 Septembre 2016

Raphaël Zbinden nous montre dans cath.ch que la Province de France de la Compagnie de Jésus précise et renforce sa lutte contre les abus sexuel. Les jésuites ont publié le jeudi 1er septembre 2016 un protocole visant à prévenir toute nouvelle affaire de pédophilie dans leurs rangs.

Dans le document intitulé “Face aux situations d’abus sexuels – Prévention et actions” et consultable sur leur site internet, les jésuites exposent de façon précise les comportements à adopter dans certaines situations délicates, dans le contexte de divers cas qui ont récemment touché des institutions de l’Eglise, dont leur ordre.

Le texte enjoint notamment les prêtres confrontés aux aveux d’abus faits sous le secret de la confession, à “faire obligation au pénitent de se dénoncer à l’autorité judiciaire ou administrative, et ce dans les plus brefs délais”. Et de ne leur donner l’absolution qu’à cette condition. La Compagnie de Jésus s’engage également, en cas de saisine judiciaire, à prendre systématiquement des mesures conservatoires à l’égard du prêtre accusé, notamment suspendre tout contact avec des mineurs et avec la victime. Une liste précise de “comportements interdits”, tels que se retrouver nus en présence de mineurs, ou partager un lit avec un jeune est également présentée.

“Il s’agit de dire les choses, et que des repères clairs soient donnés”, explique au quotidien français La Croix le père Arnaud de Rolland, assistant du provincial. “Il y a effectivement des choses qui n’ont jamais été explicitées, qui étaient considérées comme allant de soi alors qu’elles n’allaient pas de soi. Il est positif de dire ces choses, que la parole circule librement”, précise-t-il.

Le document de 13 pages a été rédigé conformément à la demande du père Général de la Compagnie de Jésus et en concertation avec la Conférence des évêques de France (CEF). Il est adressé aux membres de la Province et aux responsables d’œuvres liées à la Compagnie de Jésus (établissements scolaires, centres spirituels, aumôneries d’étudiants…).

Le Provincial, le père Jean-Yves Grenet, rappelle dans un communiqué du 1er septembre qu’un groupe d’accueil et de veille est à la disposition de toutes personnes désirant porter à la connaissance de la Compagnie un fait d’abus qui engage un jésuite ou une institution dont la Province de France est ou a été responsable. Les jésuites français réaffirment ainsi leur ferme volonté de tout mettre en œuvre pour que des situations d’abus sexuels les concernant ne se produisent plus.

Deux affaires ont en effet récemment concerné la Compagnie de Jésus. En juin, la presse a révélé que le père Dominique Peccoud, ancien directeur de l’école Sainte-Geneviève à Versailles, avait été condamné en avril 2015 en première instance à deux ans de prison avec sursis, pour avoir abusé de neuf mineurs, dont son neveu. En avril, un ancien élève du collège-lycée Franklin, établissement jésuite du XVIe arrondissement de Paris, âgé de 72 ans, déclarait à la radio avoir été victime d’attouchements sexuels de la part d’un prêtre décédé depuis.

Les Jésuites de France ont pris très au sérieux les dernières affaires de pédophilie qui ont touché leur rang et ont décidé de réagir rapidement. Espérons pour eux que cela marchera et qu’ils ne seront pas entravés dans leurs bonnes dispositions.

Et nous concentrons nous aussi comme le montre Vatican Insider sur le message du pape François pour la deuxième «Journée mondiale de prière pour la prise en charge de la création» qui lance un appel à une «conversion écologique», dans les petits gestes, dans la politique, l'économie, la société et la culture, parce que «la terre crie "pour" les souffrances qui affligent les pauvres et la dévastation de l'environnement». Il fait aussi appel à la communauté internationale pour aider l’engagement environnemental des pays les plus pauvres. Espérons que comme le souhaite le pape nous changeront de cap et que «nous devons être unis pour montrer notre miséricorde à notre maison commune - la terre - et exploiter pleinement le monde dans lequel nous vivons comme un lieu de partage et de communion».

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Publié le 31 Août 2016

cath.ch nous montre une nouvelle étape dans la réforme de la curie romaine : le pape François a publié, le 31 août 2016, une lettre apostolique en forme de Motu proprio créant «ad experimentum» un nouveau «dicastère pour le service du développement humain intégral». Il a nommé à sa tête le cardinal Peter Turkson, actuel président du Conseil pontifical Justice et paix, en qualité de préfet.

Ce nouveau dicastère qui verra officiellement le jour le 1er janvier 2017, aura en charge les questions relatives à la charité, à l’écologie, à la santé et aux migrants. Fait inédit : pour l’instant, le pape François dirigera directement la section dédiée aux migrants de ce dicastère.

À compter du 1er janvier 2017, la nouvelle institution englobera ainsi les compétences de quatre autres actuels dicastères de la curie romaine: le Conseil pontifical Justice et paix, le Conseil pontifical Cor Unum (en charge de la charité), le Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, et le Conseil pontifical pour la pastorale de la santé. «Ces quatre dicastères (…) seront supprimés, les articles 142-153 de la Constitution apostolique Pastor Bonus étant abrogés», précise le chef de l’Église catholique dans ce Motu proprio signé le 17 août dernier.

«Ce dicastère, est-il précisé dans le Motu proprio, sera particulièrement compétent pour les questions qui concernent les migrations, les personnes dans le besoin, les malades et les exclus, les marginalisés et les victimes de conflits armés et des catastrophes naturelles, les détenus, les chômeurs et les victimes de toute forme d’esclavage et de torture».

Le même jour, le pape François a nommé le cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, actuel président du Conseil pontifical Justice et Paix, comme «préfet du nouveau dicastère».

Dans un communiqué accompagnant le Motu proprio, le Bureau de presse du Saint-Siège souligne qu’une section du nouveau dicastère exprime de manière spéciale la sollicitude du pape pour les réfugiés et les migrants. «En effet, il ne peut y avoir aujourd’hui un service au développement humain intégral sans une attention particulière au phénomène migratoire». C’est pour cette raison que cette section sera dirigée temporairement – ad tempus – directement par le Souverain pontife.

Le dicastère doit entretenir des relations avec les conférences épiscopales et offrir sa collaboration pour promouvoir la justice, la paix et la protection de l’environnement, est-il encore indiqué dans les statuts de la nouvelle structure, approuvés par le pape le 17 août.

Un super dicastère pour le développement humain intégral dont le but sera de promouvoir la justice, la paix et la sauvegarde de la création est une bonne idée si elle va vers l’humanité souffrante comme le souhaite le pape François mais il faut rester prudent car beaucoup de bonnes idées ont ensuite été détournées de leur but initial.

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Publié le 30 Août 2016

Raphaël Zbinden dans son article du lundi 29 août 2016 dans cath.ch que le Prix Herbert-Haag 2017 a fait sienne la devise “L’Église avec les femmes” (Kirche mit den Frauen). La démarche de pèlerinage du même nom a été honorée, ainsi que l’initiative bâloise “Pour l’égalité dans l’Eglise” (Gleichstellungsinitiative), indique le 29 août 2015 la fondation Herbert-Haag. Deux religieuses étrangères interdites d’enseignement dans leurs pays ont également été distinguées. La fondation basée à Lucerne a sélectionné, cette année, quatre lauréats qui “ont œuvré pour la liberté et l’humanité à l’intérieur de l’Église”, et qui constituent des “signes des temps”, affirme le communiqué.

À travers leur démarche “L’Église avec les femmes”, le groupe alémanique composé de huit femmes et d’un homme, s’est illustré ce printemps avec un pèlerinage très médiatisé qui a joint St-Gall à Rome. Les pèlerins ont apporté au pape François une lettre demandant qu’à l’avenir les hommes ne soient plus seuls à prendre les décisions au sein de l’Église. Le 2 juillet, les participants ont célébré une messe, avec 500 sympathisants, dans la basilique St-Pierre, en présence notamment de Mgr Felix Gmür, évêque de Bâle, de Mgr Markus Buchel, évêque de St-Gall et de Mgr Urban Federer, Père Abbé d’Einsiedeln.

Un autre lauréat, l’initiative bâloise “Pour l’égalité dans l’Église”, va encore plus loin dans la quête d’un renforcement du pouvoir des femmes dans l’Église. Lancée au printemps 2011, la démarche demande que les autorités ecclésiastiques s’engagent pour l’ordination des femmes et l’abolition du célibat des prêtres dans l’Église catholique. Les parlements des deux corporations ecclésiastiques catholiques de Bâle-Ville et de Bâle campagne ont approuvé l’initiative en juin 2013.

La Fondation Herbert-Haag a également honoré la religieuse croate Jadranka Rebeka Anic et la religieuse espagnole Mercedes Navarro Puerto. Les deux ont réalisé des études scientifiques sur la subordination des femmes dans le cadre familial, social, politique et ecclésial. Elles ont mis en lumière que des références incorrectes à la Bible et la pratique de l’Église ont menée à la discrimination des femmes, ce qui a eu des conséquences à la fois dans la société et dans l’Église.

Sœur Jadranka a entre autre mis l’accent sur la clarification des termes “genre”, “idéologie du genre” et leur utilisation dans l’Église. Sœur Mercedes a examiné le rôle des femmes dans la Bible, la théologie féministe, la violence et le sexisme. Les deux scientifiques se sont fait interdire d’enseignement par les instituts catholiques pour lesquels elles travaillaient. Soutenues par leurs congrégations respectives, elles ont cependant continué à s’engager pour leur cause.

Le Prix Herbert-Haag 2017 a mis à l’honneur les femmes et le renforcement de leur rôle au sein de l’Église, en mettant à l’honneur deux religieuses interdites d’enseigner. C’est un signe que l’Église doit enfin prendre en compte l’importance des femmes dans l’Église.

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Publié le 29 Août 2016

Comme l’a montré le chapitre général de Bologne en 2016 dont a parlé la-Croix.fr, les prieurs doivent se pencher sur les défis rencontrés par l’ordre des Dominicains, pour «conjuguer renouvellement et fidélité à sa mission». Depuis son origine, l’ordre a pour vocation la prédication sous toutes ses formes, par la parole et par l’exemple. Dans ce but, il promeut le dialogue, comme on peut le lire sur le site, «entre foi et raison humaine, entre foi et beauté, entre foi et cultures, et entre foi et autres grandes traditions religieuses».

Le site des Dominicains, op.org nous explique l’organisation démocratique de l’Ordre de Prêcheurs qui dans chaque couvent, tous les religieux profès participent à l'élection du prieur. Sa fonction est temporaire (3 ans). Elle ne peut être renouvelée qu'une seule fois immédiatement après un premier terme. À leur tour, tous les quatre ans, les prieurs d'une région (appelée Province) élisent un prieur provincial. Son mandat, également, ne peut être renouvelé immédiatement qu'une seule fois. En outre, il n'est pas élu par les prieurs seuls mais par une assemblée formée aussi de délégués que chaque couvent choisit pour cette occasion. Enfin, ce Chapitre électif, élit lui-même des définiteurs, responsables, avec le nouveau Provincial, d'établir le programme de son mandat et éventuellement de fixer des règles particulières nécessitées par la bonne marche de la Province.

Ensuite les Chapitres Généraux représentatifs de l'Ordre tout entier, ont seuls le pouvoir et la mission d'adapter la législation internationale de l'Ordre. Tous les neuf ans, le Chapitre Général élit un Maître de l'Ordre. Deux Chapitres intermédiaires, de trois en trois ans, répondent aux nécessités permanentes de modifier éventuellement les constitutions dominicaines. Ces Chapitres sont formés tantôt par les provinciaux, tantôt par des définiteurs élus pour cette fonction. L'Ordre apparaît ainsi comme un système parlementaire à plusieurs degrés, qui répond au souci permanent d'offrir à ses membres des garanties démocratiques de fonctionnement.

Les Dominicains racontent volontiers qu’il y a une cinquantaine d'années, le pape Pie XII, jugeant ce système trop démocratique et libéral, aurait souhaité le modifier d'autorité. Il se serait heurté à l'objection. Cela s’explique par le fait que la tradition démocratique et libérale des frères prêcheurs est inséparable d'une tradition de vie fraternelle, de rigueur et d'échanges dans la recherche intellectuelle, de vie intérieure et de souffle évangélique. La liberté dominicaine a ses exigences dont elle est le fruit et la récompense.

Cela nous montre à travers l’élection des prieurs avec un mandat temporaire et les chapitres généraux que l’Église pourrait aussi avoir une évolution suivant parfaitement la collégialité instaurée par Vatican II. Le clergé et les laïcs pourraient participer ou être consultés pour choisir les évêques, on pourrait aussi organiser des conciles pastoraux voire des groupes de réflexions, où les laïcs pourraient s’exprimer largement et qui pourraient servir d’organes consultatifs pour la Conférence des évêques, des commissions centrales pour s’occuper des sujets sensibles, voire même des synodes diocésains où tous les participants (membres du clergé séculier et régulier, laïcs) ont le même droit de parole et de vote, voire même pourront délibérer et décider des affaires de l'Église avec l'évêque. Cela serait plus pratique que de tout décider à Rome.

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Publié le 28 Août 2016

Comme le montre Radio Vatican ce dimanche 28 août 2016 c’est sur l’évangile de ce dimanche que s’est longuement arrêté le pape François, citant en exemple deux comportements diamétralement opposés que peuvent être l’opportunisme d’un côté, et l’humilité de l’autre.

L’Évangile de Luc raconte comment Jésus, dans la demeure d’un chef des pharisiens, observe les invités se battre pour s’accaparer les premières places au banquet. Jésus intervient alors pour leur dire que lorsque l’on est invité, c’est la dernière place qu’il convient de choisir et attendre que le maitre des lieux vous invite à vous avancer. «Une leçon sur la valeur de l’humilité», dit le pape François ajoutant que l’orgueil, l’arrivisme, la vanité et l’ostentation sont les causes de bien des malheurs. C’est Jésus qui nous fait comprendre la nécessité de choisir la dernière place. Lui, qui indique aussi le comportement désintéressé, toujours chez le pharisien. Jésus demande de ne pas inviter au banquet les amis ou les riches voisins, tous ceux qui pourraient l'inviter en retour, mais d’inviter plutôt les pauvres, les exclus, les réfugiés, tous ceux qui n’ont rien à offrir en retour.

"Ainsi, Servir gratuitement son prochain est un témoignage d’amour, qui rend crédible et visible l’amour du Christ".

En évoquant le service aux autres, le Saint Père oriente sa pensée vers les bénévoles qui apportent leur aide dans les cantines pour les plus démunis; puis une nouvelle fois vers les victimes du séisme de mercredi dernier dans le centre de l’Italie :

"Je désire renouveler ma proximité spirituelle aux habitants du Latium, des Marches et de l'Ombrie, durement touchées par le tremblement de terre de ces derniers jours. Je pense en particulier aux habitants de Amatrice, Accumoli, Arquata del Tronto, et Norcia. Encore une fois, je dis à ces chères populations que l'Église partage leurs souffrances et leurs inquiétudes. Elle prie pour les morts et les rescapés. L’attention avec laquelle travaillent les autorités, la police, la sécurité civile et les bénévoles, montre l'importance de la solidarité pour surmonter ces épreuves douloureuses. Chers frères et sœurs, j'espère mois aussi venir vous voir, le plus tôt possible, pour vous apporter en personne, le réconfort de la foi et le soutien de l'espérance chrétienne".

Cela est pleinement dans le sens du passage de l’évangile que j’ai toujours aimé appelé «l’Évangile social», car il nous pousse aux actes plutôt qu’aux belles paroles. Poussons plus loin, cette vision. Une chanson assez connue intitulée «Laisserons nous a notre table», pose une excellente question dans son premier couplet : «Laisserons nous à notre table un peu de place à l'étranger ? Trouvera-t-il quand il viendra un peu de pain et d'amitié ?» Mais cette question n’est-elle pas celle que se pose le croyant qui se demande qui est l’étranger pour lui et ce dernier a aujourd’hui tout autant de visage qu’à l’époque de Jésus : il est tout ceux que l’on ne veut pas voir à sa table, le pauvre, l’exclu par son handicap, par sa maladie, par son mode de vie, par sa couleur ou son origine, le réfugié, ou le migrant.

Notre table ne doit-elle pas être vaste pour accueillir ceux qui ont faim et soif, qui ont peur ou qui souffrent. L’homme n’est différent qu’à travers nos préjugés. L’amour lui ne fait pas de différence. La justice ne se fait pas en invitant les personnes qui nous ressemblent mais en accueillant le plus grand nombre. Après tout Jésus n’est pas venu pour les biens portant. Plutôt que de s’élever face à ceux qui ne sont pas du même milieu que nous, traitons-le comme notre frère qui nous ouvrira les yeux sur le monde. Nous sommes tous égaux devant Dieu et lui ne fait pas de différence sur ses enfants.

L’Italie à travers son aide envers les villages d’Amatrice, d’Accumoli, d’Arquata del Tronto, et de Norcia ayant subi un tremblement de terre a montré que les hommes sont solidaires pour aider ceux qui souffrent à se relever. Le pape François a choisi aussi que sa place est avec les habitants de ce village pour leur apporter leur soutien mais aussi pour montrer que notre place est là où les hommes souffrent.

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Publié le 27 Août 2016

Claire Lesegretain nous montre ce vendredi 25 août 2016 que le mardi 23 août, le conseil d’administration du séminaire Saint-Patrick de Maynooth s’est réuni pour «faire le point sur les besoins des étudiants et du personnel», peut-on lire dans un communiqué de la Conférence des évêques d’Irlande. Après avoir «reconnu la générosité qui motive les jeunes hommes qui se lancent dans une formation au sacerdoce» et «remercié les enseignants et tout le personnel pour leur dévouement», ces responsables ont «prié pour les nouveaux séminaristes».

Cette réunion de rentrée a eu lieu quelques jours après une décision très médiatisée de l’archevêque de Dublin, Mgr Diarmuid Martin. Le 1er août, celui-ci avait annoncé qu’il n’enverrait plus «pour le moment» ses séminaristes se former au séminaire Saint-Patrick de Maynooth, s’appuyant sur des lettres anonymes faisant état de comportements sexuels inappropriés au sein de cette institution.

Mgr Diarmuid Martin avait déploré la «culture gay» qui prévaudrait dans ce séminaire qui forme les futurs prêtres irlandais depuis le XVIIIe siècle. Il avait dénoncé également l’utilisation, par certains séminaristes, de l’application Grindr (pour rencontres homosexuelles). Interrogé sur la radio nationale RTE, il avait même répété des propos disant que «quiconque essaie de prévenir les autorités est renvoyé du séminaire».

Après la vive polémique que cette décision a suscitée dans l’Église irlandaise, l’équipe de direction du séminaire se dit «préoccupée par l’atmosphère malsaine créée par des accusations anonymes et des commentaires malveillants sur les réseaux sociaux», selon ce communiqué.

Elle prend aussi plusieurs décisions, notamment celle de «passer en revue les procédures actuelles de dénonciation en vue de les améliorer et de mieux protéger (les dénonciateurs)». Le conseil d’administration demande aux autorités du séminaire «d’évaluer la politique quant à l’utilisation d’Internet et des réseaux sociaux».

Surtout, les administrateurs de Maynooth demandent à la Conférence des évêques d’Irlande de solliciter «un audit indépendant à propos de la gouvernance et des règlements dans les séminaires irlandais» et de mettre en place «d’urgence une politique unique pour les admissions dans les séminaires».

Autres demandes du conseil d’administration de Maynooth adressées à la Conférence des évêques : introduire une année de propédeutique, avant l’entrée au séminaire, pour tous les candidats; créer un comité de consultants et de conseillers pour examiner les besoins de formation des jeunes prêtres en tenant compte, entre autres, de la recommandation récente du pape François sur «la présence de laïcs et de femmes dans la formation de prêtre, qui promeut une appréciation de la diversité et de la complémentarité des vocations dans l’Église» (Amoris laetitia).

L’équipe de direction du séminaire Saint-Patrick de Maynooth a sans doute choisi la meilleure façon de régler les accusations à son encontre en demandant qu’une enquête indépendante soit menée suite à des accusations anonymes qui n’avancent pas de preuves tout en voulant aider les jeunes prêtres en formation.

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Publié le 27 Août 2016

L'Italie en deuil après le séisme qui a fait 290 morts

L'OBS nous montre que le bilan est désormais de 290 victimes après le séisme qui a rasé plusieurs villages italiens. L'Italie qui a proclamé un jour de deuil national leur a rendu samedi un hommage solennel.

Dans un gymnase d'Ascoli Piceno, au pied des montagnes meurtries, le président de la République, Sergio Mattarella, le chef du gouvernement, Matteo Renzi et des centaines d'habitants et de secouristes ont participé à une messe de funérailles pour 35 victimes d'Arquata et Pescara del Tronto. Les cercueils recouverts d'une gerbe de fleurs blanches étaient alignés en face de l'autel. Autour, des proches parfois eux-mêmes blessés, souvent en larmes, se serrant dans les bras ou agitant un éventail dans la chaleur étouffante.

"N'ayez pas peur de crier votre souffrance, mais ne perdez pas courage", a lancé pendant le sermon l'évêque d'Ascoli, Mgr Giovanni D'Ercole. "Ensemble, nous reconstruirons nos maisons et nos églises. Ensemble surtout nous rendrons vie à nos communautés, en repartant de nos traditions et des décombres de la mort".

Visiblement ému, Mateo Renzi ne s'est pas exprimé mais a pris le temps, comme les autres responsables politiques, de saluer les proches des victimes et les élus locaux à la fin de la cérémonie. Parmi les cercueils, celui de Giulia, 9 ans, dont le corps a protégé celui de sa sœur Giorgia, 5 ans, l'une des dernières personnes sorties vivantes des décombres. "Désolé si nous sommes arrivés trop tard (...) mais je veux que tu saches de là-haut que nous avons fait notre possible pour te sortir de là", a écrit un secouriste sur un papier scotché au petit cercueil blanc.

Une autre cérémonie, sans les corps, est prévue la semaine prochaine pour les victimes d'Accumoli et surtout d'Amatrice, une localité de 2500 habitants qui pleure au moins 230 morts, sur l'autre versant de la montagne. En signe de deuil, les chaînes de télévision publique arboraient samedi un bandeau noir et ne diffusaient pas de publicité, tandis que les cloches de la basilique d'Assise, elle-même frappée en 1997 par un violent séisme, ont sonné en l'honneur des victimes.

À Amatrice, dont l'artère principale a été réduite en un tas de décombres, les secouristes ont continué à extraire de nouveaux corps dans la nuit et samedi matin, portant à 290 le nombre de décès constatés, même si d'autres victimes sont probablement encore bloquées, a annoncé samedi la protection civile.

Au moins 16 étrangers, touristes ou installés de longue date en Italie, figurent parmi les tués, selon les autorités de leur pays: dix Roumains, trois Britanniques, une Espagnole, un Salvadorien et une Canadienne. Dans un va-et-vient incessant de secouristes et maîtres-chiens et les volutes de poussière soulevées par les engins de chantier, les secouristes ont commencé à déblayer les décombres avec des pelleteuses, signe que l'espoir de retrouver des survivants s'amenuise. Les décombres offrent "très peu de caches de survie", a expliqué à l'AFP Bastien Bizieux, responsable d'une brigade française d'intervention spéciale.

Le travail des secouristes était cependant compliqué par les multiples répliques: plus de 1.300 ont été enregistrées depuis mercredi, en particulier une secousse d'une magnitude de 4 samedi à l'aube, alors que le sol s'est affaissé d'une vingtaine de centimètres sur 10 km de long. À chaque réplique, un nouveau mur s'écroule, un autre se fissure, et les petites routes deviennent de moins en moins praticables, au risque de laisser des villages et des hameaux complètement isolés.

La protection civile a recensé près de 2500 personnes désormais privées de toit, qui ont passé la nuit de vendredi à samedi dans l'un des 42 camps de tentes aménagées. Depuis le séisme, des initiatives ont éclos aux quatre coins de la péninsule pour venir en aide aux sinistrés. Les centres de collecte débordent et la protection civile a annoncé avoir reçu plus de 6 millions d'euros de dons.

"En ce qui concerne l'urgence, rien ne manque (...) mais quand la dépression accompagne le désespoir, envoyez des cigarettes, envoyez du vin", a cependant écrit un correspondant du quotidien "La Stampa". Et quand l'urgence sera passée, la reconstruction se chiffrera en milliards d'euros, même si l'évaluation des dégâts n'a pas encore pu commencer, alors que le pays s'interroge sur les raisons du lourd bilan humain dans une zone clairement identifiée comme à risque.

Cette catastrophe laisse des morts, des familles dans une situation précaire, des villages entièrement détruits comme celui de Pescara del Tronto, mais il s’en dégage aussi un bel élan de solidarité et un soutien poussé aux villages détruits. Espérons que de ces décombres, les hommes apprendront des leçons tant sur le plan humain qu’utile.

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Publié le 26 Août 2016

L'OBS nous montre que sa décision était très attendue. Le Conseil d'État, juridiction de dernier recours, examinait depuis jeudi la légalité des arrêtés "anti-burkinis", très critiqués en France comme à l'étranger. La plus haute juridiction administrative française a finalement décidé, vendredi 26 août, de suspendre l'arrêté "anti-burkinis" de la commune de Villeneuve-Loubet.

Désormais, cette décision doit faire jurisprudence et pourra s'appliquer à la trentaine d'arrêtés municipaux similaires pris en France depuis plusieurs semaines.

Dans son ordonnance rendue à 15 heures, le Conseil d'État précise qu'"aucun élément produit devant lui ne permet de retenir que les risques de trouble à l'ordre public aient résulté [...] de la tenue adopté en vue de la baignade par certaines personnes. [...] Le juge des référés en déduit que, dans ces conditions, le maire ne pouvait, sans excéder ses pouvoirs de police, édicter des dispositions qui interdisent l'accès à la plage et la baignade alors qu'elles ne reposent ni sur des risques avérés de troubles à l'ordre public ni, par ailleurs, sur des motifs d'hygiène et de décence".

En outre, le Conseil d'État rappelle à tous les maires qui ont invoqué le principe de laïcité qu'ils ne peuvent se fonder sur "d'autres considérations" que l'ordre public, "le bon accès au rivage, la sécurité de la baignade ainsi que l'hygiène et la décence" pour interdire l'accès aux plages.

Le Conseil d'État avait été saisi en particulier par la Ligue des droits de l'homme (LDH) et le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF). Au nom de la LDH, Me Patrice Spinosi avait dénoncé jeudi une "atteinte à la liberté de conscience et de religion", demandant aux juges de "s'abstraire de la polémique politique pour dire le droit". "Vous devez être la boussole qui indique le chemin des libertés", avait-t-il lancé, soulignant l'"impact considérable" de la décision du Conseil d'État.

À l'annonce de la décision du Conseil d'État ce vendredi, le Conseil français du culte musulman salue une "décision de bon sens" et "une "victoire du droit" : "C'est une victoire du droit, de la sagesse, de nature à favoriser le vivre-ensemble dans notre pays", s'est réjoui le secrétaire général du CFCM, Abdallah Zekri.

En première instance, le tribunal administratif de Nice avait validé l'arrêté de Villeneuve-Loubet, rappelant le "contexte" des attentats djihadistes, dont celui de Nice le 14 juillet, qui a fait 86 morts. La juridiction locale a aussi estimé que le port de ces tenues de bain pouvait "être ressenti comme une défiance ou une provocation exacerbant les tensions".

La décision du Conseil d’État a par sa décision a suscité la colère de l'extrême droite et d'une partie de la droite. Mais sont-ils si naïfs, la législation porte sur le voile intégral pas sur des tenues de bains, de plongée ou de natations. Si les hommes politiques parlent de l’Islam si souvent, c’est qu’ils désirent faire oublier leurs politiques économiques depuis une trentaine d’années par le bouc-émissaire idéal, le musulman. Il y avait un risque de stigmatisation pour seulement quelques cas et là le cadre légal ne pouvait pas être d'accord. La laïcité est là pour éviter le prosélytisme pas d'empêcher les gens d'aller et venir ou d'interdire une religion.

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Publié le 26 Août 2016

Libération.fr nous montre dans son direct du vendredi 26 août 2016 que la lubricité, activité sexuelle précoce, confusion des genres et des préférences sexuelles, angoisses : voilà le cocktail de «séquelles» que croient diagnostiquer des associations mexicaines de parents d'élèves et qu'ils attribuent à un excès de contenus sexuels dans les manuels scolaires de biologie. À Monterrey, ville la plus riche du pays, la polémique est attisée depuis début août par des élus issus de la droite catholique, qui invitent les parents à brûler les livres, arracher les pages consacrées à la biologie et aux droits sexuels, voire à occuper les écoles.

Il faut dire que 97% des mineures enceintes au Mexique ont connaissance des méthodes contraceptives, mais ne savent pas les utiliser ou n’envisagent pas d’y avoir recours. Encore faudrait-il que certains grands magasins n’occultent pas les préservatifs ou encore que la maternité ne soit pas aussi sacralisée dans la société mexicaine, surtout quand jeunes filles aspirent à autre chose.

Le boom des grossesses d’adolescentes ne s’explique pas par la lubricité, activité sexuelle précoce, confusion des genres et des préférences sexuelles, et les angoisses, mais bien par un manque d’éducation sexuelle. La réalité est tout autre, car au Mexique, il y a beaucoup de désinformation concernant la sexualité. Le meilleur serait davantage d’éducation, au lieu de la censure sur la sexualité. Les critiques ont heureusement provoqué un revirement des

associations.

Cela le Vatican n’en a que faire de ces adolescentes puisque pour lui l’éducation sexuelle est soit disant entravée par «certains moyens de communication sociale», tels que les communautés virtuelles et les réseaux sociaux comme le montre la-Croix.com. Il n’en est rien, dans de nombreuses familles catholiques les enfants sont mal informés sur la sexualité certains ne voient pas ces communautés virtuelles et les réseaux sociaux. Le Conseil pontifical pour la famille va travailler avec les évêques et des mouvements et des associations de familles qui travaillent dans l’évangélisation et la pastorale familiale qui ont montré leur limite sur le sujet.

Peut-on attendre mieux de l’Église qui est contre la contraception et qui voit la sexualité que dans le mariage. Le mariage de même sexe a permis de voir que l’Église voyait la sexualité que dans le cadre reproductif. Mais le sexe pour le sexe est étranger à cette vision restrictive. Le plaisir et la satisfaction sexuelle ne pas être fermé seulement dans le cadre reproductif.

Malheureusement comme le montre Libération.fr ces groupes catholiques conservateurs ont annoncé des mobilisations massives «pour la famille» ou plutôt sa vision limitée en septembre afin de s’opposer aux unions de même sexe. L’Église devrait sans doute revoir sa vision de la sexualité qui la rend de moins en moins crédible dans la société.

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Publié le 25 Août 2016

francetvinfo.fr et Libération.fr nous apprennent que le Conseil d'État devait se prononcer ce jeudi 25 août 2016 sur la légalité des arrêtés municipaux visant à interdire le burkini sur les plages, mais il le fera demain. Retour sur l'origine de la polémique.

Un vêtement de plage qui fait débat depuis le début de l'été. Premier remous près de Marseille dans un parc aquatique qu'une association voulait privatiser. L’événement n'aura finalement pas lieu, mais la polémique est lancée et elle gagne l'espace public. Le 28 juillet, le maire les Républicains de Cannes prend un arrêté interdisant le burkini sur ses plages.

Depuis, les arrêtés se multiplient. Au moins 26 communes, majoritairement de droite, mettent toutes avant le risque de trouble à l'ordre public. Les associations de défense des Droits de l'homme et de lutte contre l'islamophobie dénoncent une atteinte grave aux libertés individuelles. Risque de surenchère ou de stigmatisation, à l'image d'un contrôle de police à Nice qui a fait la une de la presse internationale. Il appartient ce jeudi au Conseil d'État de trancher et de fixer la jurisprudence en la matière.

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve lui craint une stigmatisation des musulmans et il n’a pas tort. François Hollande a appelé, dans une allusion bien claire au débat insupportable sur le port du burkini en France, à ne céder ni à la «provocation» ni à la «stigmatisation», à l'issue d'une rencontre avec des dirigeants sociaux-démocrates européens à la Celle Saint-Cloud. La «vie en commun», un «grand enjeu» en France, «suppose aussi que chacun se conforme aux règles et qu'il n'y ait ni provocation ni stigmatisation», a-t-il déclaré devant la presse.

Laissons au Conseil d’État de traiter sérieusement cette question pour empêcher plus longtemps ceux qui voudront utiliser le burkini pour libérer les voix racistes et l’utiliser comme un moyen électoral. Après tout, il doit s'abstraire de cette polémique politique, avec une approche purement juridique et les maires le suivront.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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