Publié le 16 Avril 2017

La résurrection, une libération
Récemment, Israël Knohl a montré à travers ses recherches que des inspirations apocalyptiques juives qui ont eu cours entre le IIe siècle avant J.-C. et la fin du Ier siècle après J.-C. ont pu inspirer les disciples sur la résurrection de Jésus ou du moins être un des vecteurs de leurs croyances à ce sujet. Un messianisme «catastrophique» fondé sur les versets bibliques a peut être vu le jour. Cette croyance se basait sur la souffrance, la mort et la résurrection du Messie comme si elles constituaient un fondement nécessaire au processus de rédemption.
 
 
Dans L'autre Messie (Albin Michel, 2002), sur la base des hymnes trouvés à Qumran entre la mer Morte, Israël Knohl fait valoir qu'une génération avant Jésus, un leader messianique qui s'appelait Menahem a surgi dans la secte de Qumran et il a été considéré par ses partisans comme l'avènement d'une ère de rédemption et de pardon. Ce chef messianique a été tué par des soldats romains au cours d'une révolte qui a éclaté à Jérusalem en 4 avant J.-C. Les Romains interdirent que son corps soit enterré et après le troisième jour ses disciples crurent qu'il était ressuscité et monté au ciel.
 
 
Israël Knohl dans Messiahs and Resurrection in 'The Gabriel Revelation' (Continuum Édition, 2009) nous parle aussi d'une stèle appelée la «Révélation de Gabriel» qui mesure 93cm de haut et 37cm de large qui un texte araméen divisé en deux colonnes. Il est composé de 87 lignes et présente le Messie. Il n'y est pas décrit comme un descendant glorieux de David qui aurait rétabli le royaume d'Israël, mais comme quelqu'un qui souffre et ressuscite après trois jours comme le présente les lignes 80 et 81. Le «prince des princes» cité dans cette tablette est censé être Simon, l'un des révolutionnaires galiléens et un des esclaves d'Hérode, qui, au lendemain de la mort d'Hérode, a récupéré l'indépendance d'Israël pour lui et pour son peuple. Il pille et incendie plusieurs résidences hérodiennes, s'attaquant aux symboles hérodiens et au luxe. Simon a été tué alors qu'il était debout sur le bord d'une gorge. Son corps a probablement fini sur les roches de la falaise, où il s'est putréfié. Sur la stèle, Gabriel parle soi-disant de l'attaque contre ce révolutionnaire, lui annonçant qu'il serait ramené à la vie après le temps de trois jours.
 
 
Cela nous montre que la croyance en un Messie souffrant et qui ressuscite existait déjà. Mais là, où la croyance en la résurrection de Menahem et de Simon n'ont pas portée sur la durée, celle de Jésus existe toujours. Une raison permet de l'expliquer, celle que le mouvement de Jésus a su répondre aux attentes messianiques de l'époque, tant chez les Juifs que chez les convertis au judaïsme, les «craignants Dieu». C'est la tournure sociale du mouvement qui a porté comme ce fut le cas pour les nombreuses révoltes contre les Romains et leurs collaborateurs entre 4 avant J.-C. et 135 après J.-C., Jésus devait être vu comme un chef charismatique champion de la justice sociale et il choisit une méthode moins violente, celle de la résistance passive qui donnait plus de résultats (Laurent LamoineBlaise Pichon, et Christian-Georges SchwentzelLe monde romain de 70 av. J.-C. à 73 apr. J.-C., Collection : «Pour les concours», Armand Colin, 2014). La résurrection était alors vue comme libératrice et ouvrant l'ère du Royaume de Dieu qui verra la destruction des forces du mal, ici les Romains.
 
 
Poussons plus loin et nous pouvons voir que la théologie de la libération a peut être vu la résurrection dans son véritable sens. Leonardo Boff dans Jésus-Christ, le libérateur (Cerf / Traditions Chrétiennes,‎ 1983 [éd. originale publiée en 1971]) nous montre que Jésus a créé les conflits sur deux fronts qui l'ont conduit à la croix. Il ne mourut pas dans son lit entouré de ses disciples, mais il a été exécuté sur la croix, à la suite de son message et  de sa pratique. Tout indiquait que son utopie avait été frustrée. Mais quelque chose d'inouï qui est arrivé : l'herbe ne pousse pas sur sa tombe. Certaines femmes ont annoncé aux apôtres qu'il avait été ressuscité. La résurrection ne doit pas être identifiée à la réanimation d'un cadavre, comme dans celle Lazare, mais comme l'apparition d'un nouvel être, qui n'est plus soumis soit à l'espace-temps, ou à l'entropie naturelle de la vie. C'est la raison pour laquelle il peut aller à travers les murs. Il apparaît et disparaît. Son utopie du Royaume comme une transfiguration de toutes choses, ne peut pas être réalisée à l'échelle mondiale, c'est devenu quelque chose de concret en sa personne par la résurrection. Il est le Royaume de Dieu concrétisé en lui.
 
 
Leonard Boff indique que la résurrection est l'événement principal, sans qui le christianisme ne peut être soutenu. Sans cet événement béni, Jésus serait juste un des nombreux prophètes sacrifiés par les systèmes d'oppression. La résurrection signifie la grande libération et aussi une insurrection contre ce type de monde. Celui qui a été ressuscité n'était pas un César ou un souverain sacrificateur, mais celui qui avait été crucifié. La résurrection donne un sens à tous ceux qui sont crucifiés à travers l'histoire pour la justice et l'amour. La résurrection nous assure que le bourreau ne triomphe pas de la victime. Cela signifie que la réalisation des potentialités cachées en chacun de nous : l'apparition d'un homme nouveau. Comment comprenons-nous cette personne ? Les disciples l'appelaient par chaque titre; Fils de l'homme, Prophète, Messie, et bien d'autres. En fin de compte, ils ont conclu : un être humain, comme Jésus ne peut être que proche de Dieu. Et ils ont commencé à l'appeler, Fils de Dieu (Jésus-Christ, le libérateur (Cerf / Traditions Chrétiennes, 1983 [éd. originale publiée en 1971]).
 
 
James H. Cone dans  God of the Oppressed en 1975, met en avant que  la résurrection est étroitement liée à la croix : «cela décrit que la liberté est dans la croix. Et dans la résurrection». Tandis que dans The Cross and the Lynching Tree en 2011, la résurrection est devenue subordonnée à la croix : «La croix parle aux gens opprimés de même manière que la vie de Jésus, ses enseignements, et même sa résurrection ne le font pas. Comme l'Allemand spécialiste du Nouveau Testament Ernst Käsemann l'a dit, 'La résurrection est ... un chapitre de la théologie de la croix. Ou la croix est la signature de celui qui est ressuscité'». Si, dans les premiers écrits, la résurrection surmonte les puissances du péché et de la mort et mobilise un refus juste de l'oppression où l'on risque hardiment la souffrance et même la mort (la résurrection comme battant la croix), dans ce travail plus tardif, les motifs de la résurrection sont la lutte profonde pour trouver un sens et affirmer la dignité humaine dans le milieu de l'oppression (la résurrection est comme la transformation de la croix).
 
 
James H. Cone, dans A Black Theology of Liberation (Orbis Books; 40th Anniversary edition, 2010), il pousse un peu plus loin sa théorie. Bien que tué par les souverains de l'époque, Dieu a ressuscité Jésus d' entre les morts : pour le Christ «la résurrection est la divulgation que Dieu n'est pas vaincu par l'oppression, mais qu'elle se transforme en possibilité de liberté.» Le moyen de la résurrection que Dieu a accordé à une vie démontre des possibilités qui dépassent la réalité et semblent démontrer une invincibilité face aux puissances de la mort. La résurrection renverse la capacité de toute personne, y compris de l'Amérique blanche à la construction d'un horizon possible, de la liberté et de vie digne : La liberté chrétienne est la reconnaissance que le Christ a vaincu la mort ... La libération que représente les opprimés qui disent non à un oppresseur, en dépit de la menace de la mort, parce que Dieu a leur a dit oui, les plaçant ainsi dans un état de liberté.»
 
 
La résurrection de Jésus doit donc être vu à travers son fond social porteur celui du royaume de Dieu à venir qui doit permettre la libération des hommes de toutes sorte d'oppressions dont la résurrection de Jésus est une victoire contre elles.
 
 
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Publié le 15 Avril 2017

LCI.fr dans son LIVE PRÉSIDENTIEL de ce samedi 15 avril 2015 nous montre que c’est le dernier week-end de campagne pour les onze candidats à la présidentielle. A huit jours du premier tour, la plupart vont de nouveau battre le pavé ce samedi et quelques grands meetings vont animer la journée.

 

Dans son Direct francetvinfo.fr nous montre que dans un entretien à Libération, le candidat du PS refuse de se ranger derrière Jean-Luc Mélenchon. "La France a besoin de la gauche que je représente : sociale, écologiste, européenne et ouverte", explique Benoît Hamon. "Je suis un combattant. Que ce soit bien clair, je suis en campagne jusqu'au bout pour convaincre et éviter que les électeurs soient tentés de choisir un «bon candidat», alors que l'enjeu est de choisir un bon président", a-t-il précisé. Il n’a pas tort de lutter, puisque comme l’a montré Libération.fr hier dans son Direct selon un sondage... les quatre favoris (Le Pen, Fillon, Macron, Mélenchon) pour la présidentielle sont désormais tous dans la marge d'erreur, c'est-à-dire qu'il est impossible d'estimer lesquels ont le plus de chance d'être au deuxième tour, sur la base des intentions de vote, si l'on retire de leur score la marge d'erreur. Moralité ? Votez pour qui vous voudrez. Finalement, au lieu de regarder les sondages il faut sans doute voter par conviction et par les beaux parleurs.

 

Mais comme le montre LeMonde.fr les favoris d’hier peuvent devenir les perdants de demain comme on peut le voir dans son article du Brief Politique : «L’équipe Macron perturbée par la fin de campagne». Persuadés depuis des semaines que leur poulain se qualifiera pour le second tour, les partisans du candidat d’En marche ! montrent d’inhabituels signes de fébrilité dans la dernière ligne droite. Jusqu’à ces derniers jours, Emmanuel Macron et Marine Le Pen faisaient la course en tête dans les sondages, loin devant François Fillon et Jean-Luc Mélenchon. Mais l’envolée du leader de La France insoumise fait craindre un match à quatre avec François Fillon, dans lequel Macron ne serait plus certain de l’emporter.

 

Mais il semble qu’on a oublié l’essentiel dans cette campagne polluée par les affaires et le populisme. Malo Tresca dans son article pour la-Croix.com du jeudi 13 avril 2017 «Avant la présidentielle, des mouvements chrétiens veulent accorder «valeurs morales» et «foi»» nous montre que dans un climat de grand discrédit politique, une vingtaine de mouvements catholiques a publié, jeudi 13 avril, une tribune appelant les fidèles à «mettre en cohérence leur vote avec leurs convictions» avant le premier tour de la présidentielle. Le CCFD-Terre Solidaire est à l’initiative de l’écriture de cette déclaration commune et se livre à deux constats suscitant, au sein des différentes associations, une profonde inquiétude : «le phénomène grandissant de l’abstention» et le discrédit de la chose publique, après la révélation des différentes affaires ayant agité, ces derniers mois, la campagne présidentielle.

 

Stigmatisation de «celui qui est différent», volonté «de construire des murs», surenchère de propositions sécuritaires et identitaires… En filigrane, une vive critique de certaines propositions de campagne – impossible de ne pas y reconnaître particulièrement là les positions de l’extrême droite – se dessine entre les lignes de la tribune. «Mais il n’y a pas que cette mouvance : nous pouvons retrouver, dans chacun des programmes proposés par les candidats, des propositions à risque pour la paix sociale», nuance Hugues Boiteux, secrétaire national du Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC). «Notre foi et nos valeurs nous appellent à ne pas céder devant la colère, le rejet de l’autre, mais à plaider la cause des plus pauvres et à promouvoir le respect de la personne et de l’environnement», expliquent les auteurs du document.

 

Pour cela, il faut mettre en mettant en avant des initiatives concrètes, menées ou observées par les différentes associations, pour déconstruire cette idée qui se banalise et qui tend à faire croire que la France doit être celle du rejet. Développement de nouvelles manières de travailler, plus soucieuses de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, essor de l’économie sociale et solidaire, recrudescence de propositions d’accueil de migrants dans des familles… «Les dizaines de milliers de bénévoles de nos organisations et mouvements sont témoins tous les jours que la réalité de la société française, c’est aussi et surtout des milliers d’actions concrètes qui construisent une planète plus solidaire et fraternelle», écrivent encore les auteurs de la tribune.

 

Mais en voyant le vote catholique aux régionales de 2015, on peut voir que les catholiques sont de plus en plus tentés par un vote d’extrême droite, puis par celui de droite. Il est difficilement concevable de voter François Fillon et Marine Le Pen quand on veut une planète plus solidaire et fraternelle. Plus encore avec les affaires qui les touchent.

 

Le pape François a poussé plus loin lors du vendredi saint en nous parlant d’autres oubliés de ces présidentielles dans euronews.com ce samedi 15 avril 2017 : «Le Pape François évoque sa "honte" face aux "destructions et aux naufrages" quotidiens». Le pape François a rejoint à pied le Colisée de Rome retraçant le Chemin de Croix traditionnel. Près de 20 000 fidèles l’ont suivi, une bougie à la main, dans un silence absolu en souvenir de la crucifixion du Christ. Une famille égyptienne a été choisie pour porter la croix. La semaine sainte, temps fort du calendrier chrétien qui commémore les derniers jours de Jésus, a démarré dimanche dernier. Un jour marqué par deux, attentats contre des églises coptes en Égypte, qui ont fait 45 victimes.

 

Il a commencé cette cérémonie, commémorant les dernières heures de la vie de Jésus de son entrée à Jérusalem à sa crucifixion, en se prosternant sur le sol devant l’autel. Devant la foule, le pape a prononcé une prière : «nous revenons vers toi cette année encore avec les yeux baissés par la honte mais le cœur plein d’espoir. Honte pour toutes les images de dévastation, de destruction et de naufrage qui sont devenues ordinaires dans notre vie». Le pape François a exprimé «la honte» de l’humanité «pour le sang innocent, versé quotidiennement, de femmes, d’enfants, de migrants», avant de diriger la messe célébrant la passion du Christ.

 

On ne devrait pas oublier quelque chose, c’est que Jésus est mort comme un dissident politique, comme le montre finalement periodistadigital.com dans l’article de José Manuel Vidal du vendredi 14 avril : «Qui a vraiment tué Jésus?». Il était un rebelle. Un franc-tireur. Un révolutionnaire. Il a voyagé et prêché dans son pays. Il s'entouré pauvres, prostituées et marginalisées. Et il a peur du pouvoir établi. Et s’est créé beaucoup d'ennemis très puissant. Son comportement, ses prédications, ses amitiés et son mode de vie étaient irritant pour ceux qui avaient la force et la puissance. Un scandale. Ni sa famille le comprenait et le prenait pour un fou.

 

Jésus vit dans une atmosphère tendue entouré par les conflits, mais cela finit par lui coûter la vie pour celui qui fait face aux autorités juives de son temps. Et, comme tous les prophètes, en plus d'annoncer le Royaume, il dénonce l’injustice. Il est un conflit d'intérêts évident entre les autorités religieuses juives et Jésus, qui finit en faire des ennemis à cause de la loi, le temple et de l'argent. Et enfin, Jésus s’est fait des ennemis pour sa critique constante et acerbe de l'argent et de la richesse.

 

Son jugement fut une pure comédie, la peine avait déjà été donnée. Ensuite, Jésus est condamné à la peine appliquée aux subversifs. La croix, comme le dit Cicéron, c’est l’une «des peines les plus barbares et terribles». Jésus est resté sur la croix de midi à quinze heures. «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as- tu abandonné ?» Étaient ses derniers mots. Le soi-disant Fils de Dieu est mort dans l'obscurité d'une crise de la foi. Il n’y a ni voile du temple déchiré ni tremblements de terre, ni de soleil obscurci.

 

Dans cette élection présidentielle, je ne vois que des faux rebelles, qui annoncent qu'ils sont les candidats de la rupture ou du peuple. Le monde ne change pas avec de belles paroles et des dirigeants charismatiques mais avec des actes.

 

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Publié le 14 Avril 2017

Nicolas Senèze, à Rome, nous montre ce vendredi 14 avril 2017 dans la-Croix.com que le pape s’est rendu, jeudi soir 13 avril, à la prison de Paliano, près de Rome, pour célébrer la messe du Jeudi saint qu’il voulait garder «essentiellement privée» et au cours de laquelle il a lavé les pieds de douze détenus dont trois femmes.

 

Dans sa courte homélie, prononcée sans note, le pape a pris soin d’expliquer le «retournement» de ce geste du lavement des pieds, «celui que faisaient les esclaves». «Aujourd’hui, dans la rue, quand je suis arrivé, il y avait des gens qui saluaient : “Venez, c’est le pape, le chef, le chef de l’Église…” Mais le chef de l’Église c’est Jésus, ne nous trompons pas, a-t-il raconté. Le pape est la figure de Jésus et je voudrais faire ce que lui a fait. (…) Celui qui est le plus grand doit faire le travail de l’esclave.»

 

Le pape François n’a pas voulu demander aux détenus de se laver les pieds les uns aux autres. «Ce serait une plaisanterie, a-t-il expliqué. Mais le symbole est là : je vous dis que si vous pouvez vous aider, vous rendre service, ici, en prison, au compagnon ou la compagne, faites-le.» Ce geste du lavement des pieds, a-t-il conclu, «n’est pas une cérémonie folklorique» mais, a-t-il expliqué, un geste pour se souvenir que «celui qui veut être important doit se faire le plus petit et le serviteur de tous».

 

Le matin, dans un entretien au quotidien La Repubblica, le pape avait plaidé pour les détenus. «Je le répète encore une fois, tous ont le droit de se tromper. Nous nous sommes tous trompés d’une manière ou d’une autre», soulignait-il, regrettant «le peu de confiance accordé à la réhabilitation, à la réinsertion dans la société». Le pape François doit continuer vendredi ce Triduum pascal, résolument tourné vers les plus petits, en présidant, dans l’après-midi, la célébration de la Passion en la basilique Saint-Pierre puis, le soir, le chemin de croix du Colisée.

 

Le pape s’est donc rendu dans le centre de détention de Paliano qui a un statut unique en Italie comme le montre Radio Vatican : il abrite des collaborateurs de justice (anciens mafieux qui ont accepté d’aider la justice italienne). Les différentes initiatives (travail, instruction, formation ou encore activités sportives et religieuses) permettent selon la directrice de l’établissement, Nadia Cersosimo, «d’abattre les préjugés et d’ouvrir la voie à la réinsertion». Son souhait est de décentraliser cette célébration, qui se tenait auparavant en la basilique Saint-Pierre. Un signe des plus révélateur pour l’insertion des prisonniers dans la société.

 

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Publié le 14 Avril 2017

Le procès romain de Jésus ou la décision expéditive de condamner un fauteur de trouble
Après avoir été interrogé par Caïphe dans la maison d'AnneJésus est emmené devant le préfet de Judée, Ponce Pilate, qui résidait dans le palais d'Hérode. Encore une fois le récit du procès romain est peu fiable. Il y a une tendance dans les récits évangéliques, en particulier dans Luc, à blanchir la participation romaine à la mort de Jésus, et de suggérer que le christianisme n'a pas été un mouvement politiquement dangereux. Enfin Pilate, d'après ce que nous savons de lui dans d'autres sources, telles que Flavius Josèphe , un historien juif qui a écrit sur la période, était un administrateur assez impitoyable et efficace qui ne tolérerait pas le déclenchement de la résistance à Rome et son territoire, loin du personnage des récits évangéliques (http://www.bibleodyssey.org/tools/video-gallery/w/why-the-romans-crucified-jesus.aspx).
 
 
Salomon Malka live des détails intéressants comme le fait que le procès romain s'est déroulé à «huit clos» comme les procès qui se tenaient chez les empereurs et les procurateurs, et que les chefs des prêtres, les sages et les scribes n'étaient pas présents. Seuls les fonctionnaires romains habilités à y prendre part (les appariteurs) étaient autorisés à entrer. Pilate ne quitte pas le tribunal tant que le procès dure et Jésus s'est reconnu coupable de l'accusation portée contre lui, celle d'être le «Roi de Juifs» (Jésus rendu aux siens : Enquête en Terre sainte sur une énigme de vingt siècles, Albin Michel, 2012).
 
 
Mais on peut se demander si le procès s'est passé de cette manière ? José Antonio Pagola nous livre une hypothèse bien plus intéressante. Selon la coutume des magistrats romains, Pilate rend la justice tôt le matin et occupe le siège dans la tribune du haut de laquelle il dicte ses sentences. Jésus devait se trouver parmi plusieurs délinquants qui attendaient le verdict du préfet. Ce n'est qu'un accusé parmi d'autres. Pilate va utiliser comme procédure judicaire la cognitio extra ordinem, une forme expéditive de rendre la justice. Il donne la parole aux accusateurs, donne la parole à l'accusé et centre sa question pour voir si Jésus est dangereux et peut provoquer une insurrection avec le fameux : «Es-tu le roi des Juifs ?»  Jésus répond à ses attentes en lui disant : «Tu le dis» (Marc 15,2) (,Jésus – Approche historique, Collection Lire la Bible - N° 174, éditions du cerf, 2012).
 
 
Quels sont les chefs d'accusations contre Jésus ?  Salomon Zeitlin donne une réponse valable à la mise à mort de Jésus, le fait qu'il renverse au Temple les tables des marchands, remettant en question  l'autorité du Grand Prêtre et l'ordre social (Who Crucified Jesus ?, New/York/Londres,1942). Sa proclamation de la destruction du Temple comme le montre Éyal Regev est un autre motif de condamnation valable (Nouvelles études sur Jérusalem 8, pp 43/48, 2002 et Cathedra 119, pp13/36, 2006). Plus grave encore sont les attentes messianiques portées sur Jésus qui prêche l'arrivée du Royaume de Dieu (Jacqueline Martin-BagnaudezPour les Juifs, qui est Jesus ?, Salvator, 2014). Le danger était encore plus grand le jour de Pâque puisque les fils de Judas la Galiléen, qui s'était révolté contre Rome en 4 avant J.-C. et en 6 après J.-C., en auraient profité pour soulever le Peuple contre les Romains. Les chefs d'accusation contre Jésus dans Luc 23, 2-5 même s'ils sont exagérés semble confirmer cette vision du préfet romain et montrer les espoirs royaux à son encontre : Jésus a proclamé qu'il est le Messie, empêché la perception du tribut et tenté de soulever le peuple de Judée et de Galilée (Laurent LamoineBlaise Pichon, et Christian-Georges SchwentzelLe monde romain de 70 av. J.-C. à 73 apr. J.-C., Collection : «Pour les concours», Armand Colin, 2014).
 
 
La crucifixion est une mesure exemplaire d'exécution qui montre que Jésus est considéré comme tous les rebelles galiléens qui se prétendaient des Messies et en révolte contre Rome, c'est-à-dire un «bandit» (lestai en grec) comme le montre Flavius Josèphe. On crucifiait les meneurs, les autres arrêtés étaient relâchés comme cela a pu être le cas de Barabbas (Laurent LamoineBlaise Pichon, et Christian-Georges SchwentzelLe monde romain de 70 av. J.-C. à 73 apr. J.-C., Collection : «Pour les concours», Armand Colin, 2014). Comme le voulait la tradition romaine, Jésus reçut 60 coups de flagra (des lanières avec des bouts d'os dedans) comme les esclaves. L'Ombre d'un doute dans son émission Les derniers jours de Jésus en 2015, nous montre aussi qu'avant les coups de flagra Jésus a eu le droit au «jeu du roi», un jeu cruel où soldats romains lancent des jetons dans des carrés qu'ils avaient gravés, ainsi à la fin du jeu, le condamné à mort devient le roi, et on lui met une couronne et une tunique royale. Puis il est emmené à son lieu d'exécution où il porte lui-même sa poutre transversale (patibulum) et fut crucifié entre deux rebelles galiléens,  d'où le terme «brigands» utilisés à leur encontre. La raison de sa crucifixion était mise sur le titulus autour de son cou : «Celui-ci est le roi des Juifs». Les disciples ne furent pas poursuivis, jugés peu dangereux, mais la famille de Jésus dut se cacher pour éviter son arrestation car elle pouvait relever ce mouvement séditieux.
 
 
Pour bien terroriser ceux qui avaient envie de se révolter, on mettait comme à l'époque de Spartacus les révoltés sur des arbres le long d'une voie romaine. Ici ce n'est pas le cas, Jésus est crucifié avec ces deux brigands sur des oliviers dans des positions insolites comme le faisait savoir Flavius Josèphe lorsque les Romains utilisaient des arbres pour crucifier, ceux-ci se trouvent une montagne, à l'extérieur de Jérusalem qui ressemble à un crâne d'où son nom, Golgotha (Jacques de LandsbergL'art en croix : le thème de la crucifixion dans l'histoire de l'art, Renaissance Du Livre, 2001 et John R. Cross, L'Homme sur le chemin d'Emmaüs : Qui était cet homme ? Quel était son message ?, GoodSeed International, 2014). Quand on entrait et on sortait de la ville, on pouvait voir cet odieux spectacle qui démotivait tout mouvement revendicatif. D'ailleurs pour empêcher toute tentative de sauver les crucifiés, on mettait la population à bonne distance et on plaçait une garde près des croix comme dans le cas de Jésus.
 
 
La mort de Jésus ne peut être attribuée qu'au seul pouvoir romain. C'est un banal assassinat préventif de real politik romaine sans contenu spirituel ni théologique (http://didierlong.com/2015/04/06/les-juifs-nont-pas-tue-jesus-pour-en-finir-avec-lantisemitisme-chretien/). Malgré cette mort infamante, des Juifs sans doute Sadducéens viennent demander à Pilate d'abréger les souffrances de Jésus et Joseph d'Arimathie, membre du Sanhédrin est venu réclamer le corps de Jésus à Pilate pour lui donner une sépulture dans un caveau vide (Salomon MalkaJésus rendu aux siens : Enquête en Terre sainte sur une énigme de vingt siècles, Albin Michel, 2012).
 
 
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Publié le 13 Avril 2017

Le procès juif de Jésus : une invention des auteurs des évangiles
Le procès de Jésus auprès du Sanhédrin est une invention des évangélistes notamment des trois évangiles synoptiques (MatthieuMarc et Luc), alors que l'évangile de Jean montre que Jésus a reçu un simple interrogatoire, ce qui semble des plus probables. Ce procès dessiné par les évangiles synoptiques ne respecte aucune des procédures juives de l'époque.
 
 
La Mishna montre que la législation juive pour condamner un accusé doit être attestée par deux témoins fiables entendus séparément et dont les propos sont concordants, puis les juges votent individuellement .Rien de tout cela dans les évangiles synoptiques, puisque les témoins sont en désaccord et on signale qu'ils font un faux témoignage, de plus les assistants interviennent en cours d'interrogatoire, avec un dialogue de sourd entre le Grand prêtre et Jésus (Geza VermesJésus le Juif, Desclée, 1978 et Les Énigmes de la Passion : L'histoire qui a changé le monde, Bayard, 2006).
 
 
Plus bizarre encore. Dans le cas de Jésus, il est impossible qu'un jugement ait eu lieu à «huis clos» ou avec quelques juges car la procédure est une procédure contradictoire avec des témoins à décharge convoqués par l'accusé (Jésus est seul dans les évangiles). D'autre part on juge «face au peuple»; selon le droit pénal juif, il y a publicité du jugement. Enfin, si un tribunal est unanime sa condamnation n'est pas valide. La Mishna montre aussi que dans les cas de peine de mort, le jugement a lieu pendant le jour et le verdict doit être aussi rendu pendant le jour. Dans les cas de peine de mort, le verdict d'acquittement peut être rendu le même jour, mais un verdict de condamnation ne peut pas l'être avant le jour suivant. C'est pourquoi des jugements ne peuvent avoir lieu la veille d'un sabbat ou la veille d'un jour de fête (Traité Sanhédrin 4, a) (http://didierlong.com/2015/04/06/les-juifs-nont-pas-tue-jesus-pour-en-finir-avec-lantisemitisme-chretien/).
 
 
Poussons plus loin Haïm Cohn  met en avant que les Juifs n'ont pas arrêtés Jésus mais les Romains, qui le remette aux instances juives qui sont embarrassées de la situation (The Trial and Death of Jesus, Ktav Pub Inc., 1980). Le Grand Prêtre doit alors prêter la main à cette procédure pour sauver sa vie, maintenir l'ordre du Temple et éviter toute conséquence funeste (Jacqueline Martin-BagnaudezPour les Juifs, qui est Jésus ?, Salvator, 2014). Il n'y aurait donc pas eu de procès juif mais un  interrogatoire de Jésus par Caïphe et le petit sanhédrin dans la maison de son beau-père Anne afin de l'amener à rétracter ses prétentions messianiques. Ce qui échoua puisque Jésus confirma celles-ci.
 
 
Enfin Salomon Malka montre que le Grand Prêtre Caïphe déchire ses vêtements selon la coutume juive antique pour manifester sa peine puisque Jésus en se proclamant Messie refusa la main tendue du Sanhédrin (Jésus rendu aux siens : Enquête en Terre sainte sur une énigme de vingt siècles, Albin Michel, 2012). Selon leur halakhah, les Sadducéens ne pouvaient pas livrer un juif à une autorité étrangère, car c'était une faute que même le pardon ne pouvait pas effacer. Caïphe n'aurait sans doute pas eu le choix car il craignait le succès du mouvement de Jésus auprès du peuple qui aurait pu amener une intervention violente des Romains (David FlusserJésus, éditions de l'éclat, 2005). Ne pouvant plus le sauver, il le renvoie aux Romains (Haïm CohnThe Trial and Death of Jesus, Ktav Pub Inc., 1980).
 
 
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Publié le 13 Avril 2017

Un repas de fête qui finit sur une arrestation : l’avènement du Royaume de Dieu face au pouvoir politique
Un repas de fête qui finit sur une arrestation : l’avènement du Royaume de Dieu face au pouvoir politique

Un repas de fête qui finit sur une arrestation : l’avènement du Royaume de Dieu face au pouvoir politique

Ce que nous voyons dans le dernier repas de Jésus est en réalité une allusion directe au repas dans le Royaume des Cieux à venir, car Jésus y annonce qu'il va cesser de prendre part aux festins terrestres, mais qu'il participera au banquet ultime, lors de la venue du règne de Dieu. Jésus ne donne aucune précision sur la forme, ni sur la date exacte de la venue du Royaume, mais il affirme simplement qu'il est certain d'y participer (Jean Marie GuillaumeLuc interprète des anciennes traditions sur la résurrection de Jésus, Libr. Lecoffre, Gabalda, 1979,  et Jean-Marie van CanghLes sources judaïques du Nouveau Testament : recueil d'essais, Isd, 2008). Ce serait un repas de fraternité eschatologique (Revue biblique internationale, Volume 12, 1903). Faire un repas de Pâques est encore plus symbolique, car cette fête célèbre la sortie d'Égypte et la fin de l'esclavage pour le peuple hébreu, et donc une image symbolique de la future libération d'Israël du joug romain.
 
 
Joachim Jeremias confirme que c'est bien un repas de Pâques puisque le repas est fermé avec un hymne pascal, le Hallel, que les mots interprétatifs prononcés sur le pain et le vin ressemblent à une extension de la Haggadah de Pessah, il est étendu dans la nuit avec un petit rassemblement, où les personnes sont inclinés au lieu d'être assises à table, tandis que le plat est précédé de la fraction du pain et on trouve du vin rouge. Enfin quand Judas sort, les disciples pensent qu'il va distribuer de l'argent aux pauvres, une coutume de Pâque (La Dernière Cène : les paroles de Jésus, Paris, Cerf, 1972).
 
 
Jésus rejoint avec ses partisans un repas qui a été conçus pour anticiper la venue du Royaume de Dieu. John Dominic Crossan va plus loin et montre que le repas de Pâque ouvre un égalitarisme social radical dans les sièges pour les repas (The Historical Jesus : The Life of a Mediterranean Jewish Peasant, 1991). Pour Bruce Chilton la volonté de fournir des repas, de se joindre à la fraternité, de pardonner et d'être pardonné, a été vue par Jésus comme une condition suffisante pour manger en sa compagnie et pour l'entrée dans le Royaume de Dieu. L'approche de Jésus à la qualification de la pureté était distinctive dans son caractère inclusif. Pour Jésus, les marqueurs primaires de pureté, les exigences principales pour la communion de table dans le royaume étaient : Israël est pardonné et prêt à fournir sa propre production (Rabbi Jesus : An Intimate Biography, Doubleday, 2000).
 
 
Pour John Dominic Crossan (http://usuaris.tinet.cat/fqi_sp04/euc_peixos_sp.htm), Jésus fait donc un repas où la participation est égale en vertu de la nourriture, puisqu'elle est distribuée à tout le monde sans préférence. Jésus est l'hôte, mais prend le rôle du serviteur, et tous les invités partagent donc la même nourriture sur un pied d'égalité. Enfin, Jésus, dans une société où les femmes étaient responsables de la préparation et du service de la nourriture à la famille, change la donne et leur fait adopter, non seulement le rôle de servante, mais aussi de participante au banquet messianique.
 
 
Pour Hyam Maccoby, la sainte Cène sera un avant goût de la fête qui aura lieu si Jésus réussit. Cela peut se rapporter à ce que  Jésus dit : «En En vérité, je vous le dis, je ne boirai plus du produit de la vigne jusqu'au jour où je boirai le vin nouveau dans le Royaume de Dieu» (Marc 14,25). Leur prochain repas sera la fête messianique elle-même, qui sera la célébration de la victoire sur les ennemis de Dieu, les Romains. Après Jésus se rend au mont des Oliviers (Hyam MaccobyPaul et l'invention du christianisme, Lieu commun, 1987).
 
 
Arrivé au mont des Oliviers, Jésus se place avec ses disciples dans le "jardin de Gethsémani." Il est situé traditionnellement à un endroit au pied du Mont des Oliviers, mais peut-être est plus loin de Jérusalem, dans une basse vallée entre deux contreforts de la montagne. La prophétie de Zacharie dit que les pieds de Dieu vont se tenir debout sur le mont des Oliviers, qui provoqueront un tremblement de terre vers l'est et à l'ouest, la masse de la montagne se retirera vers le nord et le sud. La prophétie continue, «Et vous fuirez dans la vallée des montagnes.» Jésus prit donc ses disciples à l'endroit indiqué par le prophète, où il pourrait regarder le miracle et ne pas être submergé par lui. Il est en outre assuré par le prophète : «Et mon Seigneur viendra, et tous les saints avec toi» (Zacharie 14) (Hyam MaccobyPaul et l'invention du christianisme, Lieu commun, 1987).
 
 
Dieu lui-même se joindrait au Messie dans la vallée et luttera avec lui contre l'ennemi en frappant ses rangs avec un fléau. D'autres miracles surprenants se produiront : des eaux vives se sortiront de Jérusalem dans deux rivières; et «au temps du soir, ce sera la lumière» (Zacharie 14). Une fois dans la «vallée de la décision»Jésus lui-même s'applique à la prière et veille. Il a dit à ses disciples : «Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation.» Il attendait un miracle impressionnant et l'apparition de la gloire de Dieu : mais il doit avoir senti que cette manifestation dépendra, dans une certaine mesure, de sa propre dignité et de celle de ses disciples (Hyam MaccobyPaul et l'invention du christianisme, Lieu commun, 1987).
 
 
L'apparition miraculeuse de Dieu sur le Mont des Oliviers n'a pas eu lieu. Quand les troupes romaines guidées par Judas Iscariothe sont arrivées à Gethsémani ils ont trouvé une poignée de rebelles équipés avec seulement deux épées. Judas n'a pas trahi Jésus, il l'a«livré» ou «remis» (paradidonai en grec), mais il n'est pas désigné comme un «traître». Il semble que l'on puisse dire que la décision de Judas est prise après que Jésus a prononcé la parole sur le pain donné à celui qui allait le livrer pendant la Cène pensant qu'il voulait affirmer ses prétentions messianiques devant le Grand Prêtre. Quelques coups ont été échangés, mais Jésus fut bientôt capturé. Les disciples fuient dans la consternation et les troupes, qui avaient reçu l'ordre d'apporter le chef de file, continuèrent leur chemin avec le prisonnier (Hyam MaccobyPaul et l'invention du christianisme, Lieu commun, 1987 et http://www.mondedelabible.com/wp-content/uploads/2014/04/Judas.pdf).
 
 
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Publié le 12 Avril 2017

Luis Miguel Modino, correspondant au Brésil, nous montre dans son article dans periodistadigital.com du mardi 11 avril 2017 une nouvelle attitude prophétique, la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB), par son secrétaire général, Mgr Leonardo Ulrich Steiner, qui a appelé les catholiques à prendre conscience et position contre les graves conséquences des réformes proposées par le gouvernement Temer.

 

Après avoir émis une note récemment, qui se positionne contre la réforme du système de retraite, le secrétaire général de la CNBB, dans une interview publiée dimanche dernier, le 9 avril, par le portail brésilien UOL, déclare expressément qu’il faut «suggérer à nos évêques que la note de la CNBB soit lues aux messes».

 

Les conséquences de cette attitude devraient certainement inquiéter le gouvernement brésilien actuel. La note de la CNBB a été soutenue par d'autres et émise par certains évêques dans leurs diocèses, ainsi que dans diverses réunions régionales, qui ont toujours exprimé leur opposition aux réformes qui favorisent le marché et se positionne contre les citoyens, en particulier les plus pauvres, les peuples autochtones, les petits agriculteurs... qui vont être encore plus exclus de la société. Avec cela des diocèses ont organisé des manifestations de rue contre les politiques gouvernementales.

 

L’évêque auxiliaire de Brasilia n'a pas hésité à dire que ce qui est en jeu est cette fois-ci est «notre avenir», critiquant les décisions sont prises uniquement et exclusivement par les députés et sénateurs, pour des représentants des grands groupes économiques et qui vivent protégés par des privilèges que le citoyen ordinaire ne pourra jamais atteindre et qui est même privé de commenter une décision qui marquera leur avenir en tant que citoyens.

 

Personne ne peut oublier, à l'avis de l'évêque Steiner, que «l'État devrait prendre en charge les plus fragiles et aider les gens» et que «c’est une question d'humanité». En réponse, les évêques sont destinés à «sensibiliser et à amener les gens à percevoir les difficultés de cette réforme et de proposer, d'autre part, des solutions.»

 

La Conférence nationale des évêques du Brésil montre l’exemple aux évêques français qui ne se sont pas fait beaucoup entendre lors de la contestation contre la loi travail.

 

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Publié le 12 Avril 2017

Invité de la matinale de LCI de ce mercredi 12 avril 2017, le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière, a lancé un appel à Benoît Hamon. Compte tenu de la dynamique du candidat de la France insoumise, il l’invite à "ne pas être un obstacle à la volonté populaire qui monte". En clair, à se désister... "Si le fait qu'il maintienne sa candidature empêche Jean-Luc Mélenchon d'être au second tour, je pense que Benoît Hamon intérieurement le vivra mal..", a déclaré Alexis Corbière.

 

Je ne pense pas qu’il le vivra mal. Il faut se rappeler que Jean-Luc Mélenchon a rejeté tous les accords que Benoît Hamon a voulu faire avec lui et même de se retirer pour lui. Alexis Corbière croit qu’il peut venir et demander maintenant à Hamon de se retirer. Ce n’est pas lui qui va rembourser la campagne du PS et les frais que ce parti a accepté de payer durant les législatives pour EELV, car la France insoumise n’est pas un parti et n’a pas les moyen de le faire. Enfin, le PS n’a rien à y gagner car il ne croit pas aux propositions de Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon est en désaccord avec lui sur les questions européennes, sur comment se fera la VIe République et sur le revenu universel. Un désistement du candidat socialiste est impossible.

 

Combatif Benoît Hamon n’abandonne pas comme le montre l’article de Libération.fr, «Benoît Hamon s'en prend à la «vingtaine de dirigeants socialistes de premier rang» qui ne le soutiennent pas». Benoît Hamon (PS) s'en est pris ce mercredi à la "vingtaine de dirigeants socialistes ou ministres français de premier rang" qui n'appuient pas assez sa candidature à la présidentielle, dans un entretien publié par "Les Echos".

 

Évoquant le leader des sociaux-démocrates allemands Martin Schulz, il déclare : "Je note qu'il m'a encore apporté son soutien ce week-end et qu'il en fait plus pour ma candidature qu'une vingtaine de dirigeants socialistes ou ministres français de premier rang". "Avec François Hollande, mon désaccord date de 2014 : je considère à ce moment-là que le déséquilibre sur la politique de l'offre va être dommageable et que la courbe du chômage ne va pas s'inverser... Je ne pense pas m'être complètement trompé", déclare également Benoît Hamon. Pour lui, une victoire de Marine Le Pen, improbable en mai, est en revanche possible en 2022 "si on continue à mettre en œuvre des politiques libérales". "Je ne vois pas en quoi le programme d'Emmanuel Macron aurait des résultats différents. Il ne propose pas une mesure sociale dans ses cent premiers jours. Rien, le néant absolu !", dénonce le candidat du PS.

 

"J'assume un désaccord profond avec Jean-Luc Mélenchon sur la question européenne", réaffirme Benoît Hamon. "Je ne crois pas à son plan A, parce qu'il place beaucoup trop haut le niveau de ses exigences de renégociations des traités pour que celui-ci soit réaliste. Donc en réalité il n'y a chez lui que le plan B, à savoir la sortie de l'Union européenne. Et moi, je ne souhaite pas une telle issue".

 

140 000 emplois dans l'habitat, 125 000 dans les énergies renouvelables et la chimie verte ou encore 112 000 dans l'accompagnement des personnes âgées… Benoît Hamon a dévoilé ce mercredi dans un entretien aux Echos son plan pour créer un million d'emplois comme nous le montre le LIVE Présidentiel de LCI.fr. Il souhaite notamment créer des emplois dans les petites et moyennes entreprises "grâce au made in France et (au) fait que leur sera réservé 50% de la commande publique" ainsi qu’augmenter les effectifs de la fonction publique. "Un million d'emplois, ça me paraît raisonnable avec une politique de relance aujourd'hui, avec une croissance qui serait, je pense, plus riche en emplois", explique le candidat du PS.

 

Enfin, pour ceux qui veulent punir le gouvernement, il faudrait choisir le bon candidat, car François Hollande ne semble pas soutenir Benoît Hamon comme le montre l’article de L’OBS : «À 10 jours de la présidentielle, François Hollande s'inquiète de la tournure de la campagne». "Cette campagne sent mauvais", déplore le chef de l'État, qui voit d'un mauvais œil le phénomène Mélenchon et la confiscation des débats par les affaires. S'il craint qu'un soutien trop précoce à Emmanuel Macron ne soit contre-productif, il évoque cependant sa candidature en des termes favorables - et rappelle qu'il n'a pas découragé le projet de son ministre de créer, au printemps 2016, son propre mouvement politique.

 

Quant à l'ex-frondeur Benoît Hamon, descendu sous les 10% dans les sondages ? Expédié d'une plaisanterie assassine, raconte "le Monde", tandis qu'il croisait deux de ses soutiens, la maire de Paris Anne Hidalgo et son directeur de campagne Jean-Marc Germain : "Alors, elle se passe comment cette campagne ?" leur aurait-il lancé d'un ton badin au palais de Tokyo.

 

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Publié le 11 Avril 2017

Libération.fr nous montre dans son article du mardi 11 avril 2016 nommé ««Résistons!», le livre programme de Jean Lassalle» que Jean Lassalle, candidat à l'élection présidentielle, publie vendredi un livre, Résistons ! (éd. La Différence), à mi-chemin entre manifeste et programme électoral pour «retaper la France». «Liberté, Egalité, Fraternité. Je ne connais pas de plus beau programme. Pourtant, que reste-t-il de nos beaux principes ?», écrit le député centriste (ex-MoDem) des Pyrénées-Atlantiques en préambule. Au fil des pages, il porte l'estocade au président François Hollande, dont le bilan dans la lutte contre la spéculation financière est, selon lui, «proche du néant» ainsi qu'à la classe politique, qui a fait de ses mandats une «profession». Il veut aussi, notamment, mettre fin à l'exploitation du pétrole, qui a mené la France à des «guerres indignes d'un pays civilisé».

 

Pour lui, tous ces maux engendrent «désespérance, incivisme, désordre et impopularité des gouvernants» et permettent à l'extrême droite de prospérer. Estimant être «le seul à pouvoir rassembler», n'étant pas le «candidat des pauvres contre les riches», ni celui des «lobbies» ou d'un «parti», Jean Lassalle propose de réorienter l'Europe vers une «société du partage et de la justice sociale» à travers une «meilleure répartition des richesses». Il souhaite faire des campagnes une grande cause nationale, détruire «la dictature de la spéculation», investir massivement dans les énergies renouvelables et la recherche fondamentale, renouer avec la mer et les outre-mer et "assainir" la vie politique. En somme, le «berger-candidat» de 61 ans dit offrir aux Français le choix d'une «révolution pacifique et bienveillante» et les appelle à «rompre avec le cycle de la médiocrité, de la désespérance et finalement de la régression».

 

Pendant ce temps, certains souhaitent que Benoît Hamon se retire pour Jean-Luc Mélenchon, mais une dynamique sondagière ne fait pas le vote des urnes. Et Hamon aurait tort de céder sa place à un tribun, car l’histoire a toujours montré que ces derniers ne savent pas gouverner. Prenons l’exemple de Léon Gambetta dont ses contemporains admiraient en lui un génie oratoire, dont le verbe soulève les auditoires populaires plus encore que les assemblées parlementaires. Pourtant, Gambetta forma un éphémère grand ministère d’union républicaine le 14 novembre 1881 et il ne dura que deux mois (73 jours) à cause de l'inquiétude suscitée par ses projets. Des refus successifs le font échouer (aucun leader de gauche et de droite ne voulant l’aider), et c’est un ministère d’hommes jeunes et peu connus qu’il forme surtout avec ses fidèles. Son action rencontre l’opposition des droites et des radicaux et de certains républicains eux-mêmes notamment dans la création de deux nouveaux ministères à l'agriculture et aux arts est contestée au point que la Chambre en mégote les crédits, sa réforme constitutionnelle sur le recrutement du Sénat et le recours au scrutin de liste pour l'élection des députés; sa réforme de la magistrature et son recours à emprunt pour soutenir l'agriculture et la conversion de la rente. Son charisme et son activisme font peur, mais son attitude autoritaire de vis-à-vis de la Chambre blesse aussi les parlementaires. Son gouvernement disparaît le 30 janvier 1882.

 

Jean-Luc Mélenchon semble suivre cette voie, car il ne pourra pas avoir le soutien du PS, EELV et du PRG, car Benoît Hamon préférera refuser de le rejoindre dans son aventure dangereuse pour son avenir politique. Le caractère autoritaire de ce dernier rendra impossible toute réunion de la gauche autour de lui et il devra former un gouvernement avec ses proches qui n’ont aucune expérience politique durable, vu qu’être dans l’opposition était plus confortable. Enfin, sa réforme de la VIe République avec une Constituante de citoyens ne pourra pas passer sans avoir une majorité confortable à l’Assemblée nationale et il faut dire que la France insoumise n’a pas d’assise locale, puis elle devra encore passer devant le Conseil constitutionnel qui acceptera difficilement qu’on dénie au Parlementaires ce droit. Ses dépenses de 173 milliards et son emprunt de 100 milliards à la BCE devront aussi avoir l’accord de l’Assemblée nationale. Comme tous les tribuns, Mélenchon a le verbe haut mais ce n’est pas ce qui fait de vous un bon gouvernant.

 

L’OBS dans son article du mardi 11 avril 2017 «Benoît Hamon envoie une lettre à neuf millions de Français pour relancer sa campagne» nous fait savoir qu’une lettre signée de Benoît Hamon et publiée à neuf millions d'exemplaires a commencé à être envoyée aujourd'hui aux Français pour les inviter à "voter pour", dans l'espoir de relancer la campagne du candidat socialiste.

 

"Je vous demande de m'élire président de la République française", écrit Benoît Hamon dans sa "lettre aux Françaises et aux Français", dont l'AFP a eu copie. "Ces dernières semaines n'ont ébranlé aucune de mes convictions, elles les ont confirmées", assure le candidat qui plafonne sous les 10% d'intentions de vote dans les derniers sondages, largement distancé depuis trois semaines par le candidat de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon.

 

"Je ne me résigne pas à ce que cette élection se résume à un retour vers le passé le plus sombre de notre histoire", écrit-il. "Vous allez voter dans quelques jours", dans le contexte de l'élection de Donald Trump aux États-Unis, du Brexit, et alors que "la dynastie xénophobe du Front National est aux portes du pouvoir chez nous", dit-il aussi. "Mon projet est clair et novateur, social, écologique, républicain et européen et il le restera", explique Benoît Hamon, invitant comme souvent dans ses meetings de campagne à voter "pour" : "Pour plus d'égalité, pour plus de pouvoir d'achat, pour plus de travail, pour plus d'écologie, pour une Europe libérée de l'austérité, pour plus de fraternité, pour un futur désirable", conclut le candidat.

 

Et il a aussi comme le montre LCI.fr dans son Live Présidentiel adressé une lettre au président du Medef Pierre Gattaz, qui avait critiqué son projet et l'avait comparé à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Publiée par Les Echos, on peut y lire : "Vous m'insultez, et surtout, vous insultez la gauche transformatrice qui a apporté à la France l'essentiel du patrimoine de nos droits démocratiques et sociaux et qui a défendu la République comme la prunelle de ses yeux, surtout dans les moments les plus sombres de notre histoire. Vous nous insultez en renvoyant dos à dos cette gauche dont je suis l'héritier et le porte-parole dans cette élection, avec le FN antirépublicain héritier de la collaboration." "Vous balayez avec légèreté mon projet pour le caricaturer" continue le candidat. "Affirmer aimer les entreprises est aussi absurde que d'affirmer aimer les poissons. Il existe des requins et des sardines" écrit Benoît Hamon.

 

Il faut attendre, car ce ne sont pas les sondages qui vont décider du résultat mais bien les électeurs et les favoris d’hier deviennent souvent les perdants de demain.

 

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Publié le 10 Avril 2017

José María Castillo nous montre dans son article du jeudi 10 avril 2017 sur periodistadigital.com que l'une des choses qui sont les plus clairs, dans les écrits de la Passion du Seigneur, l'Église nous rappelle en ces jours pascals, la peur que donne l'Évangile. Oui, la vie de Jésus nous fait peur.

 

Parce que, après tout, ce qui est c’est qu’il est difficile d’admettre que ce mode de vie - si les évangiles sont la vraie mémoire de ce qui avait amené Jésus à ses dernier jours – qui amena Jésus à devoir accepter la destination la plus dégoûtante qu’une société puisse attribuer : le sort d'un criminel exécuté (G. Thiessen).

 

La mort de Jésus ne fut pas un «sacrifice religieux». De plus, vous pouvez vous assurer que la mort de Jésus, comme les Évangiles le disent, était le contraire, dans cette culture, elle pourrait être comprise comme un sacrifice sacré. Chaque sacrifice religieux, à l'époque, avait à remplir deux conditions qui devaient se faire dans le temple (sacré) et répondre aux normes d'un rituel religieux. Aucune de ces conditions n’est donnée dans la mort de Jésus.

 

De plus, Jésus a été crucifié, pas entre les deux «voleurs», mais entre deux lestai, un mot grec que nous savons utilisés pour désigner non seulement les «bandits» (Mc 11, 17; Jn 28, 40), mais aussi des "rebelles politiques" (Mc 15, 27), comme il est indiqué par F. Josephus (HW Kuhn, X. Alegre). Donc, il est compréhensible que, dans sa dernière et décisive heure, Jésus a été trahi et abandonné par tout le peuple, les disciples, les apôtres ... Ce qu’il y a de religieux, ce sont les sentiments de Jésus lui-même. Et nous savons que son sentiment était plus fort quand il a eu conscience d'être abandonné même par Dieu (Mt 27, 46; Mc 15, 34). La vie de Jésus est venu pour prendre fin comme cela : seul, sans défense, abandonné.

 

Que disons-nous de tout cela ? Que nous dit la semaine sainte dans les textes bibliques, que nous lisons ces jours-ci, que Jésus est venu remettre en question la réalité dans laquelle nous vivons. La violente, cruelle réalité dans laquelle s’impose la «loi du plus fort» contre «la loi de touts les faibles».

 

Nous savons que Paul de Tarse a interprété l'histoire mythique du péché d'Adam comme l'origine et l'explication de la mort de Jésus, pour nous racheter de nos péchés (Rom 5, 12-14; 2 Co 12-14). C’est l'interprétation des prédicateurs qui concentrent notre attention sur le salut du ciel. Ça c'est bon. Mais le risque est de détourner l'attention sur la réalité tragique que nous vivons. La réalité de la violence subie par les «riens», la corruption de ceux qui gouvernent et, surtout, le silence de ceux qui savent ces choses et se taisent pour ne pas perdre leur pouvoir, leurs dignités et privilèges.

 

La beauté, la ferveur, la dévotion dans nos liturgies et nos confréries nous rappellent de la Passion du Seigneur. Pourquoi, nous ne nous posons pas la question des causes de la dure réalité que vivent tant de millions d'êtres humains ? Est-ce que nous nous rappelons de la vie de Jésus qui l’a conduit à son échec ultime? Ou nous distrait-ont avec des dévotions, des esthétiques et des traditions qui utilisent la «memoria passionis», la «mémoire dangereuse» de Jésus, pour avoir une bonne conscience ?

 

Comme le pense José María Castillo, l’exécution de Jésus faut avant tout politique car cette homme dérangea les élites religieuses et politiques de son temps, car il s’est dédié à guérir les malades, à soulager la douleur et la souffrance, pour accueillir personnes les plus perdus et égarées, non pour faire une classe supérieure.

 

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