Publié le 20 Mars 2017

Iris Peron dans un article publié sur L’Express.fr nous montre que l'ampleur du scandale révélé par Mediapart ce lundi 20 mars 2017 est sans précédent. En France, 25 évêques auraient caché les agressions sexuelles commises par 32 prêtres. Cinq de ces évêques, dont le cardinal Barbarin, exercent toujours.

 

L'Église catholique française se retrouve une nouvelle fois au cœur de révélations concernant des actes de pédophilie. Cette fois, l'enquête au long-court publiée ce lundi par le site Mediapart et débutée il y a de cela un an, vise davantage les prêtres qui sont restés silencieux, que les auteurs de ces agressions sexuelles.

 

Pour mener ces investigations, les journalistes de Mediapart ont travaillé en collaboration avec l'émission de France 2 Cash investigation, qui diffuse mardi soir un documentaire sur les prêtres pédophiles toujours en poste ou exfiltrés. Ils ont récolté de nombreuses plaintes, dont certaines ont été classées sans suite, faute de preuves ou en raison de la prescription des faits. L'intégralité de leur enquête sera publiée mercredi dans un livre, Église, la mécanique du silence, (éd. JC Lattès).

 

Les chiffres publiés attestent de la gravité du scandale : depuis les années 1960, 25 évêques, dont cinq sont toujours en exercice, auraient couvert les atrocités que 32 prêtres ont commises sur 339 victimes dans 17 diocèses de l'Hexagone, mais aussi au Canada, en Suisse et en Guinée-Conakry. Parmi les victimes recensées, 288 étaient âgées de moins de 15 ans au moment des faits et 165 seulement ont été entendues par la justice. Les agressions commises par la moitié des prêtres auraient eu lieu après les années 2000.

 

Ce que dénonce surtout le site, c'est l'attitude des supérieurs de ces prêtres pédophiles ou agresseurs. Mediapart affirme que 28 des 32 prêtres accusés d'agressions sexuelles ont été exfiltrés par leurs supérieurs, soit dans un autre diocèse, à l'étranger, notamment en Afrique ou alors déplacés en France, lorsque les faits ont été commis dans un autre pays. Aujourd'hui, la majorité d'entre eux a été inquiétée par la justice, ou en tout cas visés par des plaintes, parfois closes en raison de la prescription des faits, mais l'intervention de l'Église est très rare dans ces procédures.

 

Parmi les cinq clercs avisés de faits de viols ou d'agression sexuelle qui sont toujours en poste, figure le cardinal Barbarin, devenu une figure depuis l'année passée de ces non-dénonciations. Il aurait tu les agissements du père Preynat, responsable d'agressions sur 72 personnes dans le diocèse de Lyon. Selon Mediapart, l'évêque aurait été avisé de quatre autres cas de prêtres agresseurs, sans en aviser la justice (un a été condamné, deux ont été mis en examen et un autre a fait l'objet d'une enquête de l'Eglise).

 

Un évêque de Besançon est également accusé d'avoir été prévenu des agissements de l'un de ses prêtres, sans donner de preuves formelles à la justice. Même chose à Bayonne, où les faits signalés par une famille au religieux n'ont été traduits en justice que sept ans plus tard, sans son intervention. Au Mans, en 2010, l'évêque aurait reçu un courrier dénonçant une agression sexuelle, sans réagir. En 2015, la justice a été saisie d'une dizaine de cas. Enfin, le supérieur de la Fraternité Saint-Pie-X aurait été alerté de faits d'agressions sexuelles commises par l'un de ses prêtres, sans une fois encore en alerter la justice. Les 20 autres évêques visés par l'article pour des cas de non-dénonciation ne sont plus en poste à ce jour, ou sont décédés.

 

Et comme on pouvait s’y attendre la CEF a refusé de participer au documentaire de Cash investigation qui sera diffusé demain tout en disant qu’elle n’a rien à cacher et se permettant de critiquer la déontologie d’Élise Lucet, alors qu’elle fait son métier d’investigation que beaucoup de journalistes ne font plus aujourd’hui. L’Église doit enfin voir la réalité en face au lieu de ne pas comprendre l’impact qu’ont ces affaires qui lui ont profondément nuit.

 

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Publié le 20 Mars 2017

Jean-Luc Mélenchon à la place de la République et Benoît Hamon à Bercy ont réussi leur pari de mobiliser les forces de gauche.
Jean-Luc Mélenchon à la place de la République et Benoît Hamon à Bercy ont réussi leur pari de mobiliser les forces de gauche.

Jean-Luc Mélenchon à la place de la République et Benoît Hamon à Bercy ont réussi leur pari de mobiliser les forces de gauche.

LCI.fr nous montre dans son LIVE Présidentielles 2017 du samedi 18 mars 2017 nous montrent que 14 296 parrainages ont été validés par le Conseil constitutionnel, 290 écartés comme non conformes a indiqué Laurent Fabius. La liste officielle des candidats à l'élection présidentielle est la suivante : Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Benoît Hamon, Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, Jacques Cheminade, Jean Lassalle, Jean-Luc Mélenchon, François Asselineau, et François Fillon. François Fillon est celui qui a obtenu le plus de parrainages (3635), suivi de Benoît Hamon (2039) et Emmanuel Macron (1829). Jean-Luc Mélenchon (805), Nicolas Dupont-Aignan (707) et Marine Le Pen (627) ne dépassent pas la barre des 1000 signatures. Parmi les "petits" candidats, Nathalie Arthaud a réussi à recueillir 637 parrainages, François Asselineau 587, Jacques Cheminade 528, Jean Lassalle 708, et Philippe Poutou 573.

 

Le samedi 18 mars et le dimanche 19 mars la campagne commence réellement et elle semble montrer que la gauche qu’on disant morte revient en force. Reuters.com dans son article du dimanche 19 mars «Mélenchon galvanise ses soutiens et vise les indécis» nous montre que Jean-Luc Mélenchon a organisé samedi une démonstration de force à Paris, en présence de plusieurs milliers de personnes, destinée à galvaniser ses sympathisants et à rallier à lui les indécis de gauche à un peu plus d'un mois de la présidentielle.

 

"Ceci n'est pas seulement un événement extraordinaire à l'intérieur d'une campagne électorale comme jamais on n'en avait vue, ceci est une manifestation politique, une insurrection citoyenne contre la monarchie présidentielle", a-t-il lancé depuis l'estrade installée sur la place de la République. "Si tant de gens se sont rassemblés ici, c'est qu'ils savent combien l'heure est grave pour leur pays, entre l'extrême droite qui voudrait la nation ethnique et les serviteurs de l'argent roi", a poursuivi le candidat de la France insoumise.

 

Selon les organisateurs, "au moins 130 000 personnes" se sont réunies dans l'Est parisien, cinq ans jours pour jour après un précédent rassemblement du même genre, place de la Bastille. La préfecture de police n'a pas communiqué d'estimation. Durant une heure, Jean-Luc Mélenchon, à qui les sondages prêtent environ 11% des intentions de vote, a cité certaines mesures de son programme, en commençant par sa volonté d'instaurer une VIe République. Il a proposé, entre autres, que soit inscrits dans la Constitution le droit à l'avortement et celui de mourir dans la dignité ou que soit créé un droit de révoquer les élus en cours de mandat par référendum.

 

Mélenchon espérait ainsi mettre la pression sur Benoît Hamon, qui a répondu à ses adversaires de la meilleure des manières. francetvinfo.fr nous montre dans on article du dimanche 19 mars «Quatre signes qui montrent que Benoît Hamon a (plutôt) réussi son pari à Bercy» qu’à Bercy, dimanche, Benoît Hamon jouait gros. Avec une salle bondée et un discours très offensif, le candidat socialiste semble avoir réussi son coup. Ce devait être le plus grand meeting de Benoît Hamon. À Bercy, ce dimanche 19 mars, le candidat socialiste voulait (une nouvelle fois) relancer une campagne qui patine. Avec les nombreux ralliements à Emmanuel Macron dans son camp et les mauvais sondages, qui le donnent toujours à la quatrième place, l'ancien ministre avait besoin d'une démonstration de force. Chaude ambiance, ton très offensif, changement de style... Franceinfo liste les quatre signes qui montrent qu'il a plutôt réussi son pari.

 

Ils ont au rendez-vous : Une salle bien remplie, avec 20 000 personnes à l’intérieur et 5000 personnes assistant au meeting dehors, Christiane Taubira, une valeur sure de la gauche qui a violemment attaqué Emmanuel Macron, qui représente selon elle la “tentation de papillonner, de picorer ici et là, de transformer un programme en happening et de confondre un projet avec un biopic”, une punchline marquante, celle du "Le parti de l'argent", car Benoît Hamon juge la campagne pollué par l’«argent» et en met dans le même sac François Fillon et Emmanuel Macron dans ce «parti de l’argent a trop de candidats dans cette élection. Il a plusieurs noms, il a plusieurs visages, il a même plusieurs partis désormais», et un changement de ton puisqu’en déclinant son projet, c’est surtout pour insister sur les valeurs qu’il défend, tout en multipliant les références historiques et a livré sa vision de la France et de la république à travers : «Ils nous disent : Oubliez votre histoire et vos espoirs. Il faudrait que nous oubliions quoi exactement ? Les ouvriers de Florange et de Whirlpool ? Les congés payés de Blum ou les 35 heures de Martine Aubry ? L'abolition de la peine de mort avec Badinter ou le mariage pour tous de Christiane Taubira ? Non, nous n'oublions pas !». Comme il le signale à ceux qui sont venus : “Tout commence aujourd’hui, tout commence avec vous, tout commence par vous.”

 

Le HuffintonPost.fr n’oublie pas de montrer dans son article «La performance de Benoît Hamon saluée (aussi) par ses adversaires», que pour rassembler au delà de son seul socle, le candidat PS a rendu un hommage appuyé à François Hollande, Bernard Cazeneuve et au ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. "Je veux (...) saluer trois personnes qui tout au long de ce quinquennat ont fait primer le service de l'Etat et la protection des Français sur toute autre considération, je vous demande de saluer comme ils le méritent, le président de la République François Hollande, le Premier ministre Bernard Cazeneuve et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian", a-t-il déclaré, évitant d'en faire de même pour Manuel Valls, qui l'a attaqué ce dimanche dans la presse.

 

Outre les impressions de chacun, Benoît Hamon a fait plusieurs annonces qui ne laisseront pas insensibles les électeurs de gauche. Il a notamment fustigé la très polémique "clause Molière", en faisant référence à la reconstruction de la France après-guerre. Aussi, il a promis un référendum sur le droit de vote des étrangers dès le lendemain de l'élection (très vieille promesse présidentielle à gauche). En puisant dans l'histoire de France, Benoît Hamon a exhorté ses partisans à y croire jusqu'au bout. "Imaginez d'ailleurs si un bel esprit était allé voir les révolutionnaires de l'An II qui à Valmy faisait trembler le sol (...) en leur disant: 'soldats, faites un peu moins de bruit, les sondages donnent le duc de Brunschwig gagnant'. Alors nous allons faire du bruit dans cette élection. Le bruit de la multitude, de la multitude qui veut être entendue", a-t-il lancé. "Nous allons faire le bruit immense de l'espérance qui vient (...) Parce que nous sommes la gauche, nous ne croyons pas à la fatalité d'un monde condamné à l'injustice sociale, avant sa destruction écologique. Nous ne croyons pas à la fatalité d'une élection par défaut, par dépit, par déprime. Nous sommes fatigués de voter contre. Nous voulons voter pour", a-t-il poursuivi, sous un tonnerre d'applaudissement.

 

Le meeting de Benoît Hamon a été une telle réussite qu’Emmanuel Macron a accusé le coup et s’est montré agressif envers son adversaire socialiste en disant que son meeting faisait "un peu Bourget réformé", et qu’il n’était pas le candidat de l’argent, mais deux polémiques peuvent lui donner tort tout d’abord une enquête de la justice sur des soupçons de favoritisme liés à un déplacement de l'ancien ministre de l'Économie à Las Vegas, en janvier 2016, et sa déclaration de patrimoine que le candidat aurait sous-estimé.

 

Les cinq principaux candidats à la présidentielle se retrouvent donc ce soir pour une première joute télévisée, nouvel épisode inédit d'une présidentielle déboussolante. Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, Benoît Hamon et François Fillon s'affrontent à partir de 21 heures sur TF1 et LCI. Cela n’empêche pas les médias de survendre à nouveau Macron.

 

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Publié le 19 Mars 2017

katholisch.de dans son article du dimanche Le théologien catholique allemand Thomas Söding appelle l'Église catholique, dans sa mission œcuménique de l'«unité visible» à amener la diversité des églises chrétiennes en harmonie. Ils doivent reconnaître les différences dans la compréhension de Christian et de l’Église et se connecter avec la tâche commune "Polyphonique de proclamer Jésus-Christ", a dit Söding à Berlin le samedi 18 mars 2017. Il faut de toute urgence être aux prises avec la compréhension du ministère et la coordination entre les protestants, signale le spécialiste du Nouveau Testament de Bochum.

 

Alors que du côté protestant une «unité dans la diversité réconciliée» est demandée, l'Église catholique parle d'une «unité visible». Söding appelle ces points de vue objectifs et logiques comme "une unité invisible qui se souvient du oui et du non". Toutefois, il convient en outre de préciser quelles formes concrètes sont envisageables pour cela.

 

Il a donné un aperçu de la recherche catholique sur Luther. "Le problème avec cette approche, cependant, est qu'elle joue sur le défi de la Réforme", a déclaré le théologien. Elle sous-estime, "combien l'Église catholique devrait changer si elle veut intégrer la Réforme".

 

Söding dit, en collaboration avec ses partenaires œcuméniques que l'Église catholique devrait utiliser l'occasion de l'année commémorative de la Réforme afin de "témoigner de la foi en Dieu dans sa force de rétablissement de la paix". Le fait que la société prévoit une telle contribution par les églises, montre à ce sujet la participation de hauts représentants de l'État à la messe de réconciliation samedi dernier à Hildesheim.

 

Et cette vision œcuménique pourrait commencer par une union pour la paix, car le cardinal Marx fait part de son inquiétude à propos de l’augmentation des dépenses militaires de la part d’Angela Merkel, qui pense que l’Europe devrait changer de cap (augmentation des dépenses militaires des membres de l’OTAN), car la sécurité ne doit pas être seulement militaire.

 

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Publié le 18 Mars 2017

elmostrador.com dans son article du vendredi 17 mars 2017 nous montre que le jeudi 16 mars, le juge de la Cour d'appel de Santiago, Juan Manuel Muñoz Pardo, a rejeté la plainte déposée par Juan Carlos Cruz, José Andrés Murillo et James Hamilton, contre l'Archevêché de Santiago pour sa responsabilité dans la dissimulation de crimes d'abus sexuels commis par le père Fernando Karadima.

 

Grâce à une lettre publiée par le compte Twitter de Juan Carlos Cruz, les trois plaignants ont dit qu'ils étaient déçus et blessés par cette décision. «Aujourd'hui, nous avons connu la décision de la justice chilienne pour notre procès contre l'archidiocèse, dans lequel nous avons demandé que la responsabilité de l'Église catholique soit reconnu pour dissimulation et négligence dans les cas d'abus sexuels et psychologiques du père Karadima. De plus, nous avons demandé que l'Église s’excuse et nous indemnise», ont-ils dit.

 

«Cette décision va rejeter notre poursuite civile au motif que l'Archevêché ne représente pas l'Église catholique et, par conséquent, ne répond pas à la justice chilienne», ont-ils ajouté. «Cela est inacceptable et grave. La justice chilienne, représentée par le juge Juan Manuel Muñoz Pardo nous déçoit. Et nous cause de la douleur. Et au-delà de nous, puisqu’en reconnaissant le jugement de la faute professionnelle de l'Église, donne lui donne l'immunité», se lamentent-ils.

 

«Sous quelle sécurité et protection peuvent se sentir les enfants qui sont des pupilles de l'Église, dans les écoles et les organismes de protection si l'institution, dans la pratique, est impunie par cette décision ? En dépit de tous les obstacles auxquels nous avons fait face, nous continuerons à rechercher la justice et, pour cela, nous aurons recours à toutes les instances nécessaires», ont-ils conclu.

 

L'archevêque de Santiago a exprimé son accord après la décision du tribunal et dans un communiqué, le diocèse a réitéré sa condamnation de l'ancien pasteur de l'église d’El Bosque et son soutien aux victimes. Mais il est difficile de croire qu’il n’était pas au courant des abus sexuels sur mineurs faits par Karadima, vu que le cardinal Erraruiz a fait aller un prêtre convaincu d’abus sexuel envers Angelica Barros Castelblanco dan une autre paroisse en 2015. Le père Karadima n’a été qu’un prêtre de plus couvert par lui.

 

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Publié le 17 Mars 2017

catholicculture.org et catholicnews.com ce vendredi 17 mars 2017 nous montre que Mgr Eamon Martin d'Armagh, primat de toute l'Irlande, a émis le message pour la Saint-Patrick et a appelé à la réflexion sur Saint Patrick en tant que réfugié et migrant sans papiers.

 

«Ce jour de la Saint Patrick, poussé par la situation de milliers de personnes déplacées dans le monde, mettons nous à penser à Patrick le «réfugié ignorant» (comme il se décrit une fois), l'esclave en exil, Patrick le migrant sans-papiers», écrit-il. «Comme les Irlandais, nous ne pouvons pas penser à Patrick sans reconnaître les énormes défis humanitaires et pastoraux face à un nombre croissant de personnes qui se trouvent déplacées et sans statut dans notre monde.»

 

«Je vous invite à prier pour les réfugiés et pour toutes les familles déplacées en ce moment et où que vous soyez, pour encourager l'hospitalité et l'accueil dont nous, Irlandais, sont célèbres dans le monde entier», a déclaré l'archevêque.

 

Et comme pour répondre à l’archevêque, irishcentral.com nous montre qu’un groupe représentant les immigrants sans papiers en Irlande a déployé une bannière sur Dame Street, dans le centre-ville de Dublin avec un message de soutien pour les sans-papiers aux États-Unis : «heureuse St Patrick aux sans papiers des États-Unis, des sans papiers en Irlande». Cette action coïncide avec un rassemblement devant la Banque d’Irlande en solidarité avec les sans papiers.

 

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Publié le 16 Mars 2017

Nicolas Senèze dans son article pour la-Croix.com nous montre que dans un entretien au Corriere della Sera, le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi avait tenté de se justifier sur le manque de coopération de son dicastère dans le cadre de la lutte contre les abus sexuels que mettait en cause l’Irlandaise Marie Collins.

 

L’Irlandaise Marie Collins, qui a récemment démissionné de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, a vertement répondu, mardi 14 mars, au cardinal Gerhard Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui, dans un entretien au Corriere della Sera, avait tenté de justifier l’attitude de son dicastère.

 

Lors de sa démission, Marie Collins, elle-même victime d’un prêtre pédophile dans son adolescence, avait sévèrement critiqué le «manque de coopération» de la Curie, et notamment de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), dans la lutte contre les abus sexuels dans l’Église.

 

Dans sa lettre, publiée par l’hebdomadaire américain National Catholic Reporter, Marie Collins dresse une liste de rendez-vous manqués, de réunions annulées ou de courriers dont la CDF n’a pas tenu compte, soulignant l’absence de contacts réguliers entre la commission et la congrégation.

 

Elle critique notamment le fait que, comme l’explique lui-même le cardinal Müller, «après un intense dialogue entre différents dicastères engagés dans la lutte contre la pédophilie dans le clergé», il avait été décidé de ne pas concrétiser le «projet» d’un tribunal interne à la CDF pour juger les manquements des évêques dans leur gestion des abus.

 

«C’était un projet, dites-vous, seulement un projet ?», s’indigne l’Irlandaise, rappelant que le pape avait explicitement demandé «l’établissement d’une nouvelle section judiciaire» au sein de la CDF avec «la nomination d’un personnel stable» et d’un «secrétaire pour assister le préfet pour ce tribunal» auquel des ressources ont déjà été affectées.

 

Elle souligne ainsi que la Congrégation pour la doctrine de la foi a délibérément passé outre une demande expresse du pape. Enfin, alors que le cardinal Müller dit n’avoir «jamais eu la chance de la rencontrer», Marie Collins lui rappelle un dîner à ses côtés à Dublin (Irlande), peu de temps après sa nomination…

 

Cette réponse de l’ancienne victime au cardinal Müller fragilise un peu plus le préfet de la CDF, dont certains ont publiquement demandé la démission, alors que celui-ci est déjà en délicatesse avec le pape sur plusieurs sujets, notamment l’interprétation de l’exhortation Amoris laetitia.

 

Une belle mise au point de Marie Collins qui attend mieux que des justifications de la part de la CDF, pour qu’elle puisse enfin avoir des actes de protection envers les mineurs, le pape devrait sans doute nommer quelqu’un d’autre.

 

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Publié le 16 Mars 2017

Benoît Hamon dévoile son programme et l’exemple des Pays-Bas semble donner raison à sa position à gauche

Le Direct de francetvinfo.fr et le Live Présidentielle de LCI.fr nous montrent que le vainqueur de la primaire de la gauche a présenté son programme, ce jeudi 16 mars, à 11 heures, à Paris.

 

Pas de virage à 180 degrés dans cette nouvelle version, qui reprend les piliers du projet de la primaire : réforme démocratique (avec le 49.3 citoyen), taxation des robots ambition écologique, instauration d’une nouvelle République. ou encore revenu universel d'existence. Mais des apports venus du camp socialiste notamment Arnaud Montebourg et Vincent Peillon, et radical : priorité au "made in France" et aux PME, taxation des superprofits des banques, etc.

 

"Le futur désirable est possible", selon Benoît Hamon. "Il y a trois choix : le retour aux nationalismes et aux guerres, le choix des dérégulations qui ont échoué partout ; ou le futur désirable, qui change notre rapport au travail, à l'environnement, qui voit le monde tel qu'il est." "Je vois chez François Fillon et Emmanuel Macron ceux qui veulent garder le pouvoir. Moi je veux donner le relais, je veux rendre le pouvoir. Voilà le sens de mon projet."

 

Ce projet s’appuie principalement sur la relance par l’investissement et le pouvoir d’achat, et rompt largement avec la politique de l’offre et de lutte contre les déficits publics décidée par François Hollande depuis 2012. En prônant les politiques d'investissement, la relance de la recherche et développement et le revenu universel (même remanié) ou la hausse du smic et des minima sociaux, Benoît Hamon semble choisir la voie économique de la relance par la demande.

 

Lâché par Manuel Valls, critiqué par Juliette Méadel, Benoît Hamon cherche à souder sa famille politique. Mercredi soir, il a pu compter sur le soutien sans faille de Najat Vallaud-Belkacem, à ses côtés lors d'un meeting à Nice. Membre de son comité de campagne, Arnaud Montebourg a appelé Jean-Luc Mélenchon à retirer sa candidature, pour permettre au candidat socialiste d'être au second tour.

 

LeMonde.fr nous montre dans son article ‘Matthias Fekl : «L’avenir de la gauche n’est pas dans le social-libéralisme ou le blairisme»’ que "L’avenir appartient à une social-démocratie refondée, musclée, non à des pilules sociales-libérales avalées de manière plus ou moins agréable", explique le secrétaire d’État chargé du commerce extérieur dans une interview au Monde.

 

Matthias Fekl n’a pas tort comme le montre geopolis.francetvinfo.fr dans son article «Pays-Bas : l’effondrement de la social-démocratie aux législatives», les Pays-Bas ont limité la progression de l'extrême droite (PVV, qui progresse néanmoins de 30% en termes de sièges) et ont conforté le pouvoir du conservateur Mark Rutte (le VVD perd néanmoins 8 élus) dans un scrutin national marqué par l’effondrement de la social-démocratie classique néerlandaise (PvdA) qui passe de 39 sièges à 9 alors que ce parti participait à la coalition gouvernementale.

 

Le parti écologiste (GL, «gauche verte») progresse fortement (de plus dix sièges) et réalise le haut score de son histoire, récupérant sans doute une partie des voix des socialistes déçus par la politique de coalition menée avec la droite qui mis en avant l’austérité. Son leader, Jesse Klaver, a fait de sa formation le premier parti de la gauche néerlandaise. Il a mis en avant un programme de gauche voulant un encadrement plus strict des rémunérations des chefs d'entreprises et la réduction de l'évasion fiscale. Un exemple à suivre.

 

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Publié le 15 Mars 2017

LePoint.fr nous montre que dans un discours engagé, le souverain pontife a demandé aux responsables politiques et aux dirigeants de respecter la dignité des hommes par le travail.

 

Le pape François a tenu un discours engagé ce mercredi 15 mars sur la place Saint-Pierre au Vatican, à l'occasion de son audience générale. Le souverain pontife s'est élevé contre les fermetures d'usines et les suppressions d'emplois pour des motifs économiques troubles en les qualifiant de «péché gravissime». «Le travail vous donne de la dignité, les responsables politiques et les dirigeants ont l'obligation de tout faire pour que chaque homme et chaque femme puissent travailler et ainsi garder la tête haute, regarder les autres en face avec dignité», a improvisé le pape François, reprenant un thème qui lui est cher. «Celui qui, pour des manœuvres économiques, pour réaliser des affaires pas complètement claires, ferme des usines, ferme des entreprises et supprime le travail d'hommes, cette personne fait un péché gravissime», a-t-il ajouté.

 

Le pape a fait cette déclaration après avoir salué dans la foule de la place Saint-Pierre à Rome un groupe de travailleurs du bouquet de chaînes satellitaires Sky Italia soumis à un projet de plan social prévoyant notamment 200 licenciements et 300 mutations. «J'ai une pensée spéciale pour les travailleurs de Sky Italia et j'espère que leur situation de travail pourra trouver une solution rapide, dans le respect des droits de tous, surtout des familles», a-t-il commenté sous les applaudissements.

 

Lors d'audiences publiques au Vatican, le pape argentin a déjà plusieurs fois pris la défense de travailleurs menacés de licenciement, fustigeant «l'argent-roi» et la finance aveugle. Il réfute néanmoins être «marxiste». Selon lui, ses prises de position, jugées parfois radicales, correspondent parfaitement à la doctrine sociale de l'Église, formulée déjà à la fin du XIXe siècle sous le pape Léon XIII.

 

Le pape François s’élève contre les fermetures d'usines et les suppressions d'emplois pour des motifs économiques troubles pour dire ce que tout le monde pense : que ceux qui font ça commettent un péché grave envers leurs prochains.

 

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Publié le 15 Mars 2017

LePoint.fr nous apprend le mardi 14 mars 2017 que ce sont cinq organisations chrétiennes qui sont à l'origine de ce projet d'"accueil solidaire". 500 Syriens réfugiés au Liban devraient arriver en France.

 

Un protocole d'accord pour l'accueil en France de 500 réfugiés syriens en provenance du Liban a été signé mardi à l'Élysée. François Hollande a vu dans cet accueil un message contre "l'intolérance". Ce protocole a été paraphé, en présence du président de la République, par le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux et le secrétaire d'État au Développement Jean-Marie Le Guen. La signature associe les responsables des cinq organisations chrétiennes qui portent ce projet d'"accueil solidaire", trois structures catholiques (communauté de Sant'Egidio, Conférence des évêques de France, Secours catholique-Caritas) et deux protestantes (Fédération protestante de France et Fédération de l'entraide protestante).

 

La France est le deuxième pays européen, après l'Italie, à mettre en œuvre cette initiative imaginée par Sant'Egidio de "couloirs humanitaires" aériens destinés à éviter les "voyages de la mort" en Méditerranée d'exilés fuyant la guerre en Syrie. Le dispositif, qui doit durer 18 mois avec de premières arrivées espérées fin avril, est autofinancé par les organisations chrétiennes, l'État agissant pour sa part principalement sur les délais d'octroi du visa et du statut de réfugié. "Ce protocole confirme que dans une République laïque des collaborations fructueuses avec les Églises sont possibles et même sont souhaitées", a souligné François Hollande, qui s'est réjoui d'un accueil "sans distinction" de religion, le seul critère retenu étant celui de la "vulnérabilité" des personnes (âgées, malades, isolées, etc.).

 

À quarante jours du premier tour de l'élection présidentielle, le président sortant a opposé la "générosité" de cette initiative à "l'intolérance", qui consiste à "utiliser les peurs pour empêcher qu'il y ait cette solidarité qui est finalement celle d'une nation comme la France". "Cette intolérance n'est pas celle du peuple, même si parfois il peut être emporté. Elle est celle de ceux ou celles qui prétendent le représenter et qui pensent parler en son nom quand ils expriment, comme le disait Victor Hugo, non pas le bruit du peuple mais la fureur de la foule", a-t-il poursuivi.

 

Le visa d'asile, spécificité française, a déjà bénéficié à 4200 Syriens depuis 2012 et 4700 Irakiens depuis 2014, selon le ministère de l'Intérieur. La France a aussi accueilli 3000 personnes déplacées depuis des camps au Proche-Orient l'an dernier via la "réinstallation", et près de 3000 demandeurs d'asile aussi par le biais du programme européen de "relocalisation" depuis la Grèce ou l'Italie.

 

C’est une excellente nouvelle que de savoir que la France va disposer de couloirs humanitaires pour accueillir des réfugiés syriens à travers des «collaborations fructueuses» entre la République laïque et les Églises afin de permettre l’accueil puis l’intégration sécurisée de 500 migrants syriens vulnérables.

 

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Publié le 14 Mars 2017

Clémence Houdaille dans son article de la-Croix.com du mardi 14 mars 2017 nous montre que le pape consulte actuellement prêtres et fidèles de Rome pour choisir le prochain vicaire du diocèse romain, successeur du cardinal Agostino Vallini, qui cessera ses fonctions le 17 avril. Cette consultation est inédite, ce choix relevant traditionnellement du pape, évêque de Rome.

 

Prêtres et fidèles ont jusqu’au 12 avril pour envoyer par courrier des «suggestions sur le profil du prochain vicaire et aussi éventuellement des noms». Cet appel a été lancé par le pape lors d’une rencontre privée avec 36 responsables du diocèse, qui compte 334 paroisses pour 2,8 millions d’habitants. «Mais il ne s’agissait alors pas de question de gouvernement», distingue le P. Luc Forestier, directeur de l’Institut d’études religieuses de l’Institut catholique de Paris.

 

Des pratiques démocratiques très anciennes existent bien dans l’Église, mais essentiellement dans le cadre de certaines congrégations religieuses où un corps électoral déterminé – souvent composé des religieux ayant prononcé leurs vœux définitifs – choisit le supérieur. Plus largement, l’initiative du pape pour le futur choix de son vicaire romain est à considérer au regard «de son agenda très clair dans la réception du concile Vatican II», estime encore le P. Forestier. «On constate un accent nouveau mis sur la dimension synodale», avec le souhait que les catholiques prennent la parole.

 

La consultation des fidèles a toujours fait partie d’une tradition ecclésiale et démontre une démarche intéressante du pape qu’il a prise depuis les deux synodes des évêques consacrées à la famille, en 2014 et 2015, celle d’une réelle prise de parole des fidèles, même si les évêques ont fini par avoir le dernier mot.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

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