Publié le 3 Juillet 2017

«Changement climatique, agriculture et sécurité alimentaire» : voilà le thème de la Conférence de la FAO qui s’ouvre ce lundi 3 juillet à Rome comme nous le montre Radio Vatican. L’organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture se réunit jusqu’au 8 juillet. Pénurie d’eau, solutions pour les pays touchés par la famine et les conflits, sécurité alimentaire des Etats insulaires seront certains des sujets évoqués.

 

Le pape François s’est excusé de son absence, mais il a délivré un message, par l’intermédiaire du cardinal Parolin, dans lequel il a assuré de son soutien. Dans ce message, le pape François souligne la nécessité de la «solidarité», solidarité par exemple lorsqu’un pays, avec une situation sécuritaire compliqué, ou des problèmes liés au climat, ne peut apporter une réponse adéquate aux besoins de sa population. Il faut alors permettre à la FAO ou à des ONG d’intervenir.

 

Car c’est bien «le manque de culture de la solidarité dans les activités internationales» qui explique ces problèmes de nutrition. C’est plutôt «le pragmatisme des statistiques» ou «le désir d’une efficacité sans l’idée de partage» qui dominent, déplore le pape François. Il faut reconnaitre que «le droit de chaque personne d’être libéré de la pauvreté et de la faim dépend de la famille humaine dans son ensemble, qui doit apporter de l’aide à ceux dans le besoin».

 

Une solidarité d’autant plus nécessaire que le tableau de la situation actuelle dans le monde est difficile. «Cependant, nous ne pouvons pas être résignés» lance le Saint-Père. Les guerres, actes de terrorismes, déplacements forcés ne sont pas inévitables, mais sont la conséquence de décisions concrètes. De même, les décisions prises en toute liberté et conscience déterminent les données relatives à l’assistance pour les pays pauvres. «La sécurité alimentaire est un objectif qui ne peut plus être repoussé», conclut le pape. Seul un effort inspiré d’une solidarité authentique pourra permettre d’aider les personnes en situation de malnutrition.

 

Le Saint-Père s’exprimera en personne à la FAO le 16 octobre prochain, a par ailleurs annoncé le Secrétaire d'État du Saint-Siège. Il s'y était déjà rendu le 20 novembre 2014.

 

En Allemagne dans l’article de la-Croix.com de Delphine Nerbollier (à Munich) ce lundi «L’Eglise allemande aide les femmes à accéder aux postes à responsabilité», on voit que le «tutorat» mis en place par l’Église catholique allemande pour aider les femmes à accéder aux postes à responsabilité a bénéficié cette année à dix-neuf d’entre elles. Le cardinal Marx, président de la conférence épiscopale, est venu assister à la clôture de la première session. D’autres vont suivre, dans un nombre accru de diocèses.

 

«Il est essentiel d’encourager les femmes qui travaillent déjà avec nous et celles qui le souhaitent et qu’elles sachent qu’elles pourront progresser dans leur carrière», assure le cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich et président de la Conférence des évêques d’Allemagne qui a assisté, le 22 juin à Munich, à la session de clôture de cette première année de tutorat. Il se veut optimiste : «Il y a vingt ans, on ne comptait aucune femme à la tête de directions régionales de pastorale. Aujourd’hui elles sont 11.»

 

Face au succès de cette première édition – la deuxième s’achèvera en septembre –, deux autres ont été annoncées pour l’automne, avec davantage de diocèses impliqués (14 sur 27 lors de la première expérience). Preuve aussi de l’intérêt suscité par le projet, le cardinal Reinhard Marx a été assailli de questions lors de la session de clôture. Comment convaincre les diocèses encore réticents à participer à ce programme ? Que faire face à la «résistance tenace» de certains hommes d’Église qui «veulent bien embaucher des femmes mais à des postes peu visibles» ? Comment faire avancer la Curie et le Vatican sur ce thème ?

 

Devant un parterre de participantes, le cardinal Marx a regretté que «certains au sein de l’Église s’accrochent à la tradition» et appelé à «la patience». «Convaincre est un travail difficile mais le pape François nous donne de bons signaux», estime-t-il.

 

Malheureusement comme le montre l’article de Libération.fr du dimanche 2 juillet «Des Australiens créent un fonds pour aider le cardinal Pell inculpé d'abus sexuels», des Australiens ont créé un fonds pour aider le cardinal George Pell, numéro trois du Vatican convoqué par la justice pour des soupçons d’agressions sexuelles, à payer les frais de sa défense, selon un quotidien.

 

John Roskam, directeur de l’Institute for Public Affairs (IPA), un think tank conservateur australien, a déclaré que des personnes qui soutiennent le cardinal Pell avaient ouvert un compte bancaire pour recevoir des dons qui serviront à rétribuer l’équipe de défenseurs du prélat. «Il y a de nombreuses personnes qui veulent soutenir le cardinal et lui donner la possibilité de se disculper», a dit John Roskam dans l’édition de dimanche du Herald Sun, un quotidien de Melbourne.

 

L’archidiocèse de Sydney avait annoncé la semaine dernière qu’il aiderait le cardinal à se loger lorsqu’il viendrait en Australie pour répondre aux accusations, mais qu’il n’assurerait pas les frais liés à sa défense. George Pell, un Australien de 76 ans qui est le responsable des finances du Vatican, a été convoqué par la justice pour être entendu le 26 juillet devant un tribunal de Melbourne. Le pape François lui a accordé un congé pour assurer sa défense. L’ecclésiastique a gravi tous les échelons de l’Église catholique australienne avant d’être choisi en 2014 par le pape pour mettre davantage de transparence dans les finances du Vatican, devenant ministre de l’Économie du Saint-Siège.

 

La police australienne a annoncé l’avoir inculpé pour «des délits d’agressions sexuelles anciennes», sans aucune précision sur les faits supposés ni l’âge des victimes présumées. Depuis l’annonce de la convocation du cardinal, la hiérarchie de l’Église catholique australienne lui a apporté son entier soutien, le qualifiant d'«homme totalement honnête». Le cardinal a déclaré qu’il était victime d’une campagne d'«assassinat moral sans merci». Il a assuré qu’il montrerait l’inanité des accusations et irait reprendre ses fonctions à Rome.

 

Espérons qu’il trouve un meilleur système de défense, car il n’avait pas convaincu les victimes d'un prêtre pédophile dans les années 1980 en disant qu’il ne savait pas, ou plus tard qu’il avait découvert que ce prêtre était pédophile. Un peu gros, surtout quand les victimes vous informent.

 

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Publié le 3 Juillet 2017

francetvinfo dans son DIRECT et HuffingtonPost.fr dans son DIRECT sur le Congrès de Versailles montre qu’Emmanuel Macron a pris la parole pendant 1h30. Emmanuel Macron a détaillé, lundi 3 juillet, les grandes orientations du début de son quinquennat, devant le Congrès à Versailles. Un long discours devant les deux assemblées réunies, que le chef de l'État a promis de renouveler chaque année durant son mandat.

 

Emmanuel Macron annonce qu'il "rétablira les libertés des Français en levant l'état d'urgence à l'automne". "Ces libertés sont les garanties d'une démocratie forte", a estimé le chef de l'État, lors de son discours à Versailles. La nouvelle loi antiterroriste débattue dans les prochains jours devra viser exclusivement les terroristes "à l'exclusion de tous les autres Français". Le chef de l'État promet aussi des "mesures renforcées" contre le antiterroriste, "sous la surveillance du juge".

 

Il confirme ainsi certaines des craintes des défenseurs des libertés. L'état d'urgence sera levé à l'automne, mais son esprit pourrait bien rester présent encore longtemps. C'est en tout cas le sens de la loi antiterroriste que défend Gérard Collomb, et qu'Emmanuel Macron a de nouveau soutenu. Certains éléments sont presque des copier/coller de mesures actuellement en vigueur sous l'état d'urgence. Le projet de loi antiterroriste suscite déjà de nombreuses critiques depuis son annonce, et doit être examiné lors de la session extraordinaire du Parlement cet été.

 

Emmanuel Macron promet de revenir "tous les ans" devant le Congrès pour "rendre compte" de son action. "Trop de mes prédécesseurs se sont vu reprocher de n'avoir pas fait la pédagogie de leur action ni d'avoir exposé le sens et le cap de leur mandat", a estimé le chef de l'État. Il confirme sa volonté de "réduire d'un tiers" le nombre de parlementaires. Le Conseil économique, social et environnemental serait également concerné par cette mesure. Emmanuel Macron a en outre proposé d'introduire "une dose de proportionnelle" au Parlement, afin que "toutes les sensibilités y soient justement représentées".

 

En cas de blocage pour faire adopter ces réformes institutionnelles (il se donne un an), Emmanuel Macron n'exclut pas de recourir au référendum. C'est indispensable notamment pour supprimer la Cour de justice de la République et réformer le Conseil supérieur de la magistrature. Deux réformes prévues par François Hollande mais que ce dernier n'a pas pu mener à bon port. Pour lui il faut aussi "mener une action efficace et humaine qui nous permette d'accueillir les réfugiés politiques, sans les confondre avec les migrants économiques et abandonner l'indispensable maîtrise de nos frontières. Nous avons besoin d'une Europe plus forte et refondée."

 

Pour les migrants, les ministres de l'Intérieur italien, français et allemand ont annoncé plusieurs mesures sous forme de propositions. Ils veulent notamment "travailler à un code de conduite pour les ONG" venant au secours des migrants en Méditerranée et "renforcer le soutien aux gardes-côtes libyens", afin d'"endiguer le flux" arrivant en Italie. L’Europe qui se vante des droits de l’homme doit revoir sa copie.

 

Emmanuel Macron souhaite aussi la suppression de la Cour de Justice de la République, estimant que "les ministres doivent devenir comptables des actes accomplis dans leurs fonctions ordinaires". Mais il ne donne pas d'alternative. Le chef de l'État estime seulement "qu'il faudra trouver la bonne organisation". "Mais nos concitoyens ne comprennent plus pourquoi seuls les ministres pourraient encore disposer d'une juridiction d'exception."

 

Libération.fr dans son Live nous montre que Macron prend les faibles pour des «assistés». «Il faut bien entendu reconnaître la part essentielle de nos services publics et de tous nos fonctionnaires», a déclaré Emmanuel Macron, avant de nuancer : «protéger les plus faibles, ce n'est pas les transformer en mineurs incapables», «en assistés permanents de l'État». Mais ce cliché des pauvres "assistés", qui vivent "au crochet de la société" est connu. Moins répandu est le fait qu’une grande partie des gens éligibles aux aides financières ne les demandent jamais. Enfin, la stigmatisation, le fait d’à nouveau présenter sa situation, d’engager les mêmes démarches, tout ça lasse les personnes.

 

Emmanuel Macron appelle à reprendre l'idée européenne sur un plan politique, "la reprendre à son début, à son origine même" car il l'estime "fragilisée par la prolifération bureaucratique". "Il revient à la France de reprendre l'initiative grâce au travail étroit que j'ai initié avec la Chancelière d'Allemagne". Partout en Europe, des sortes d'états généraux seront lancés à la fin de l'année après les élections allemandes, annonce le chef de l'État. C'était une de ses promesses de campagne. Viendront-ils nombreux ? Car l’Europe est pour beaucoup de pays européens l’austérité et la misère.

 

Les parlementaires ont débattus de cette allocution, en l'absence d'Emmanuel Macron, qui a quitté la salle. Retailleau (LR-Sénat) a promis "une opposition vigilante", avant lui Ferrand (LREM-Assemblée) a  promis de s'ouvrir et enfin Prenant la parole pour le groupe socialiste au Sénat, Didier Guillaume a demandé à Emmanuel Macron à ce qu'il reste l'an prochain pour écouter les réponses des parlementaires. Il annonce le dépôt d'une proposition de loi.

 

Sophie Brun de france info à Versailles a recueilli les réactions de parlementaires. Éric Ciotti juge le discours de Macron "assez creux, un peu pompeux et passablement ennuyeux", tandis que pour Olivier Faure "on a parlé de tout sauf de ce qui intéresse les Francais : le pouvoir d'achat, l'emploi".

 

Plus plaisant est le mouvement du 1er-juillet que veut faire Benoît Hamon comme il le montre dans l’article du lundi 3 juillet sur francetvinfo.fr «Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débat», où l'ancien candidat socialiste à la présidentielle, invité lundi de franceinfo, a déclaré que son mouvement fera l'inventaire de son projet présidentiel pour remettre en débat des batailles culturelles, comme celle du revenu universel.

 

Benoît Hamon a défini ce que sera le mouvement du 1er-juillet : "Un mouvement beaucoup plus libre, plus horizontal, plus collaboratif que ce que j'ai pu trouver jusqu'ici et ce ne sera pas le mouvement de Benoît Hamon."  L'ex-candidat à la présidentielle annonce qu'il sera en totale opposition avec La France Insoumise et La République en Marche. "Dans deux nouveaux partis qui ont plutôt réussi le pari de l'horizontalité", mais auxquels "il manque une chose, la démocratie", a-t-il précisé.

 

"Ce sont des "T" à l'envers, beaucoup d'horizontalité, mais ensuite tenu par une main de fer et un chef tout puissant. Nous sommes mis au défi de la démocratie : Peut-on réussir à construire de grands mouvements politiques ou la délibération collective joue un rôle important", a ajouté Benoît Hamon. N’étant pas un fanatique de l’hyper-présidence, un mouvement comme celui-ci pourrait donner au peuple une véritable voix.

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Publié le 2 Juillet 2017

periodistadigital.com ce dimanche 2 juin 2017 nous montre que le cardinal Gerhard Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi jusqu’à hier, a avoué être «surpris» mais pas «irrité» par la décision du pape François de cesser ses fonctions en tant que gardien de l'orthodoxie du Vatican.

 

Dans une interview accordée à l’Allgemeine Zeitung, le cardinal allemand a souligné qu’il n'avait pas «l’intention d'être à la Curie au-delà de cinq ans» et que «il n'y avait pas de différence entre le Pape et moi.» Ni, dit-il dans une déclaration apparemment conciliante à l'égard d’«Amoris Laetitia».

 

Cependant, le cardinal reconnaît que la décision du pape de révoquer trois officiers de la Congrégation lui déplait, car «ils étaient des personnes compétentes.» En ce qui concerne son avenir, le cardinal Müller dit qu'il n'a pas l'intention de retourner en Allemagne, mais restera au Vatican. «Je vais faire des recherches, je remplir mon rôle de cardinal, je serai actif dans le soin des âmes ... J'ai assez à faire à Rome», a-t-il dit.

 

Son successeur a un profil différent comme nous le montre l’article de periodistadigital.com de ce dimanche : «Luis Ladaria : "Je n'aime pas les extrêmes"». Le nouveau préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, l'espagnol Luis Francisco Ladaria Ferrer, succède au cardinal Gerhard Müller un ultraconservatrice destitué. «Je n'aime pas les extrêmes», a déclaré Ladaria.

 

L'archevêque, âgé de 73 ans, a étudié le droit et comme le pape jésuite argentin. Il est le premier membre de cet ordre qui dirige l'un des grands organismes de la curie romaine. Il succède au cardinal Gerhard Ludwig Müller, un conservateur connu pour son opposition aux réformes au sein de l'Église catholique. Contrairement à lui, Ladaria Ferrer se rapproche sur presque tous les sujets avec le pape François.

 

Le pape Benoît XVI a nommé Ladaria en 2008 archevêque et secrétaire, poste avec lequel il est devenu le numéro deux de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Francisco Ferrer Ladaria, né à Manacor, est son conseiller principal sur les questions théologiques et en tant que tel, il a appuyé les déclarations du pontife.

 

Le cardinal Müller est considéré comme un adepte de la ligne dure conservatrice, mais Ladaria est considéré comme un «conservateur modéré». L'archevêque majorquin est non seulement un théologien de renom, mais évite l’attention des médias et donne juste des interviews. Il y a quelques années, il a dit : «Je dois dire que je n'aime pas les extrêmes, ni le progressisme, ni le traditionalisme». Ladaria, est un lecteur vorace, et aussi un amoureux de la musique classique, en particulier de Johann Sebastian Bach.

 

Mais la situation semble donner des espoirs pour la réforme de l’Église comme le montre Jésus Bastante sur periodistadigital.com dans son article : «Müller, Pell, et la réponse forte du pape». Müller et Pell. Deux poids lourds de la Curie romaine ont diminué au cours de cette semaine, assez curieusement (ou peut - être pas) quand commencent les vacances à Rome. Deux cardinaux, occupant deux positions de plus grandes responsabilités au sein du gouvernement de l'Église et le pape François a enlevé son côté. Pour des raisons très différentes, mais plusieurs facteurs communs.

 

Pour le cardinal Pell le pape Francisco qui lui a fait confiance, contre le jugement de certains de ses collaborateurs, pour mener la réforme des finances du Saint-Siège, lui a proposé d’aller en Australie pour se défendre, plutôt que de le protéger comme l’archevêque Bernard Law de Boston, puisque les scandales de pédophilie dans l'Église australienne ont été marquées par sa performance controversée contre ces cas, et à 76 ans sa carrière sera finie au Vatican qu’il soit innocent ou non, ce qui lui permettra de continuer la transparence économique et la réforme de la curie.

 

Dans le cas de Gerhard Müller, la réponse du pape semble écrasante. Il se débarrasse du tout - puissant préfet pour la Doctrine de la Foi, et avec cette décision, il est clair pour les cardinaux «voyous» et les marchands du temple de l'Église que leur style d’Église ne peut ne plus fonctionner sur la base de la pression, de la puissance et de la corruption. Personne ne devrait mécontent que le cardinal Müller cesse ses fonctions par surprise, lui qui était devenu un «cheval de Troie» contre le processus de réforme parrainé par le pape François.

 

Le pape a clairement fait savoir qu'il veut un collège des cardinaux pluriel, ouvert, avec les yeux et les oreilles attentifs à un monde qui souffre et espère, contre la cécité et les obsessions d'une minorité qui depuis longtemps cessé de lire l'Évangile de Jésus, et qui a porté des codes oppresseurs sur la liberté d’être chrétiens. Le dernier consistoire l’a ainsi démontré.

 

Les opposants aux réformes du pape commencent à se réduire considérablement, mais la pape va devoir lutter pour que ses réformes ne soient pas réduites à néant.

 

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Publié le 1 Juillet 2017

Aujourd’hui a eu lieu le Mouvement du 1er-juillet, samedi à Paris sur la pelouse de Reuilly, avec pour objectif de "refaire la gauche". Il faut pour cela voir les pages twitter @Mvt1717, #M1717, #1erJuilletAvecBenoitHamon, mais aussi le LIVE POLITIQUE de LCI.fr et le Direct de francetvinfo.fr. Une foule nombreuse est venue, car beaucoup de gens ne se retrouvent ni chez Macron, ni chez Mélenchon. Le séminaire du gouvernement à Nancy et l’hommage de Macron à Kohl a plus intéressé la presse aujourd'hui.

 

Naïma Charaï et Raphaël Glucksmann‏ ont ouvert la journée. D’après Glucksmann : «on peut vivre sans roi et prophète et dire "Nous".» Edwy Plenel a ensuite mené le débat «Et la démocratie dans tout ça ?». Il nous explique que "Ceux que l'on a appelé frondeurs sont ceux qui nous ont rendu l'honneur à gauche", que «La gauche ne peut accepter qu'une partie de la jeunesse soit stigmatisée en raison de sa couleur ou de sa religion» et que «L'histoire de la gauche est de dresser la société contre toutes les injustices».

 

On y trouve trois espaces : des Atelier Citoyens pour inventer "de nouvelles formes et de nouveaux outils pour reprendre le pouvoir" et notamment un sur la consommation responsable, des interventions comme celles de Yannick Jadot qui nous dit que "Nous ne serons plus de Gauche sans être écologistes, nous ne serons plus jamais Français sans être européen" ou celle de Thomas Porcher qui nous signale que "c'est bien de reconstruire la gauche, mais il faut aussi faire un bilan", celle de Cécile Duflot qui nous dit "Nous n'avons pas abdiqué, nous ne céderons pas", celle de Nadezka Kutepova, de Denis Robert, et celle de Yanis Varoufakis, et un Procès Citoyen sur nos habitudes alimentaires où Barbara Romagnan, la présidente du tribunal, condamne nos pratiques alimentaires.

 

À 17h30, Benoît Hamon fait son discours pour lancer le Mouvement du 1er-Juillet sous une série de salutations comme le montre le Direct de francetvinfo.fr. Il a un mot pour Jupiter, une référence à la "présidence jupitérienne" d'Emmanuel Macron. Il ironise sur "Jupiter qui envoie la pluie" dès son début de discours. "Refaire la gauche, c'est mieux sans la pluie". "Salut la gauche !" "Salut aux intellectuels, clef de voûte de ma campagne, vous êtes indispensable pour ns permettre de comprendre le monde et penser l'avenir". "Salut à la jeunesse, celle qui vibre avec Bernie Sanders, Jeremy Corbyn, les révolutions arabes ou Black Lives Matter !"

 

Benoît Hamon multiplie les piques sur Jupiter. Mais n'oublie pas Hermès, évoqué par Bruno Le Maire. "Macron is Jupiter and I am Hermès", a déclaré le ministre de l'Économie, à New York. Entre deux saillies sur Jupiter, Hamon rappelle à Le Maire qu'Hermès était "le Dieu des voleurs". Hamon ne veut pas se mêler à la lutte ridicule pour obtenir le titre de "premier opposant de Jupiter". Benoît Hamon affirme que quelque 11 000 personnes sont présentes pour écouter son discours sur la pelouse de Reuilly, à Paris. Benoît Hamon lâche ses coups "Macron, c'est Sarkozy détendu ou Hollande décomplexé, vous choisissez." Benoît Hamon multiplie ses attaques contre Emmanuel Macron. Il estime que le chef de l'État "fait l'unité de la bourgeoisie autour de ses propres intérêts, socio-libéraux ou conservateurs".

 

Il a également un mot pour Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis. "Ne choisissons pas des combats anecdotiques tels que la cravate ou le drapeau européen dans l'Hémicycle !", déclare-t-il, en référence à des propos tenus par Jean-Luc Mélenchon. Hamon décrit le "dégagisme" (de Mélenchon) comme une version très appauvrie du socialisme. Benoît Hamon annonce aussi son départ du PS : "Aujourd'hui, j'ai décidé de quitter le Parti Socialiste. Je quitte un parti mais je ne quitte ni le socialisme ni les socialistes". "Aux militantes et aux militants, mes amis, qui restent et resteront au Parti socialiste, je ne leur dis pas adieu, simplement au revoir."

 

Sur Twitter, il annonce enfin ce qu’il va faire car il y a une vie après le PS : "Je vais m’atteler, avec vous, maintenant à participer à la reconstruction de la Gauche à partir de ce mouvement que nous créons. J’appelle à constituer des comités locaux du mouvement du 1er juillet 2017 partout en France et à des états généraux de la gauche, décentralisés et ouverts. Le vieux monde a gagné une bataille mais pas la guerre. Moi je crois à la force invincible de notre intelligence collective ! Vive le mouvement du 1er juillet, vive la France, vive la République et vive la gauche !"

 

Le site du Mouvement du 1er-Juillet a été mis en place et propose cinq chapitres : "Faire entendre notre voix", "Vers un développement tempérant", "Mettre le travail au service de l'humain", "La démarchandisation du monde" et "Construire l'Europe pour construire la paix". Un bon début avec des sujets qui peuvent parler à tout le monde.

 

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Publié le 1 Juillet 2017

Jesús Bastante nous montre dans son article du samedi 1er juillet 2017 que vendredi, le pape François a reçu lors d'une audience qui a duré plus longtemps que prévu (où Bergoglio a présenté ses excuses à l'Institut italo-américain), le préfet de la Doctrine de la Foi, Gerhard Müller, dont le mandat expire le dimanche, et dans lequel, selon de différentes sources, il ne va pas continuer.

 

Comme l’a indiqué Elisabetta Piqué dans La Nacion, bien qu'il n'a pas été confirmée par le Vatican, qui a préféré le silence, le pape François avait offert au cardinal Müller un autre poste au Vatican, le cardinal l’aurait rejeté, il devrait retourner en Allemagne. Selon Vatican Insider, l'élu pour ce poste sera connu aujourd'hui, et pourrait être l'Espagnol Luis Ladaria Ferrer, actuellement numéro deux de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Le cardinal Müller, théologien conservateur, âgé de 69 ans, n’a jamais caché qu’il était en désaccord avec le pape François en ce qui concerne la pastorale et l'enseignement.

 

John Allen spéculait qu'un changement à la tête de la Congrégation devait se produire dans les prochains mois. La surprise serait là, Alors qu'on pensait que ce choix serait en faveur du cardinal Sean O'Malley, récemment nommé dans la même congrégation par le pape, soit de l'archevêque argentin Víctor Manuel Fernández. Le premier semblait plus probable pour le rédacteur en chef de Crux qui admet  toutefois que le dernier peut contribuer davantage à la révolution franciscaine de sa position actuelle en tant que recteur de l'Université catholique de l'Argentine. À côté de ces deux noms, les médias italiens suggèrent aussi deux autres candidats : l'archevêque italien Bruno Forte, qui a joué un rôle important dans les deux synodes sur la famille, et pour beaucoup, le cardinal autrichien Christoph Schönborn, archevêque de Vienne.

 

Ce serait un changement important, mais au niveau de la pédophilie de l’Église on attend encore des actes majeurs. Periodistadigital.com nous montre dans son article du samedi 1er juillet «La hiérarchie de l'église australienne vient en défense du cardinal Pell», nous montre que les dirigeants de l'Église catholique australienne sont venus défendre le cardinal George Pell, chef des finances du Vatican, qui a été mis en examen jeudi pour abus sexuels, il est accusé d'avoir commis pendant des années dans son pays et a demandé à un congé pour combattre se défendre.

 

«Le George Pell que je connais est un homme intègre dans ses relations avec les autres, un homme de foi et de grands idéaux, un homme bien décent», a déclaré l'archevêque de Sydney Anthony Fisher, dit dans un communiqué. L’archevêque Fisher a déclaré que l'archidiocèse ne paiera pas les frais de défense du cardinal, bien qu'il l’aide à trouver un endroit pour vivre. Le cardinal George Pell, 76 ans, doit comparaître devant un tribunal de Melbourne prochain 26 Juillet, une semaine plus tard que la date initialement prévue du 18 Juillet.  L'actuel archevêque de Melbourne, Denis Hart, un poste qu'il a également occupé le cardinal Pell, a appelé quant à lui un «procès équitable».

 

«L'archevêque est au courant des bonnes œuvres du Cardinal, reconnues au niveau national et international», a-t-il déclaré en soulignant la lutte du cardinal Pell contre les abus sexuels dans l'Église en son temps comme archevêque de Melbourne, en 1996. L’archevêque de Hobart, Julian Porteous a dit qu'il était «choqué et déçu» par les allégations contre le cardinal Pell et dit qu'elles n’avaient «pas de consistance», a-t-il déclaré au journal Mercury Hobart. L’ancien Premier ministre australien Tony Abbott, est aussi sorti pour défendre le cardinal et a dit qu'il était «un homme très bon.»

 

On aurait aimé qu’il y ait eu une telle défense dans l’Église pour les victimes des prêtres pédophiles et non de ses hiérarques. L’Église d’Australie devrait jouer la modestie et éviter de défendre le cardinal Pell alors qu’il doit comparaître devant un tribunal et qu’il est capable de se défendre lui-même, ce qui donne un mauvais signal aux victimes des prêtres pédophiles en Australie.

 

Cameron Doody dans son article sur periodistadigital.com du samedi 1er juillet ‘Pour les victimes Karadima et Figari : «La charité exige que le pape nous rencontre»’, nous montre que le pape François pourrait avoir un séjour difficile en janvier prochain lors de sa visite au Chili et au Pérou, en particulier dans les cas d'abus sexuels  effectués sur par Fernando Karadima et Luis Figari. Les victimes connues de ces deux pédophiles ont mis en garde sur le fait que «la charité exige une rencontre» du souverain pontife avec des gens comme eux, «les gens trahis par l'Église catholique.»

 

Parlant à El Mostrador, Pedro Salinas, un ex-membre de la congrégation fondée par Figari, s’est montré extrêmement négatif pour la possibilité d'une rencontre entre le pape et les victimes. Pendant ce temps, l'un des plaignants dans l’affaire Karadima, Juan Carlos Cruz, a dénoncé que l'ancien pasteur d'El Bosque vit actuellement «comme un prince» et les évêques nient ce que lui est arrivé à lui et aux autres. Pour lui, le protocole de «tolérance zéro» du pape François «est une farce, un mensonge de la taille de la cathédrale de Guadalupe».

 

Le cas Karadima est joint à la demande de démission de l'évêque actuel d’Osorno, Juan Barros. Pour le prêtre jésuite Felipe Berríos le laisser en poste n’est pas une bonne chose puisqu’il ne peut pas y avoir des directives pastorales. L’évêque a peur de rencontrer des gens et de parler, ce qui cause d'énormes dégâts. Il a aussi rappelé que le pape François a fait une défense solide de l'évêque Juan Barros assurant qu'il y avait des motivations politiques derrière les accusations portées contre le religieux, et juge que ses paroles étaient une erreur puisque les victimes du père Karadima ne sont pas des ‘gauchistes’, ni ‘stupides’.

 

Le pape François ne peut plus ignorer les victimes de Karadima et Figari au Chili et au Pérou, il devra répondre à leur attente et enfin mettre en pratique la fameuse ‘tolérance zéro’ qu’il prône.

 

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Publié le 30 Juin 2017

Aujourd’hui est morte Simone Veil ce vendredi matin à l’âge de 89 ans. Simone Jacob est née le 13 juillet 1927 à Nice, puis elle sera déportée à Auschwitz en mars 1944 avec sa sœur et sa mère. Cette dernière y mourra, les sœurs Jacob retrouveront la liberté en 1945. Elle s’inscrit à Sciences Po et se marie en 1946 avec Antoine Veil, futur inspecteur des finances. Elle aura avec lui trois enfants. Elle décide de travailler et devient magistrate. Dans les années 1960, elle fréquente les milieux du Mouvement républicain populaire (MRP), puis en 1970 elle devient la première femme secrétaire générale du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), puis en 1971 la première femme à siéger au conseil d’administration de l’ORTF (Office de radiodiffusion-télévision française). Elle entame ensuite une carrière politique réussie puisqu’entre 1974 et 1978, elle est ministre de la Santé des gouvernements Chirac et Barre, moment où elle porte la loi sur l’interruption volontaire de grossesse. Elle obtiendra son vote le 17 janvier 1975, après des débats houleux. Entre 1979 et 1982, elle devient présidente du Parlement européen, puis entre 1993 et 1995, ministre d'État des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville du gouvernement Balladur qu’elle soutient lors de l’élection présidentielle de 1995. Elle est entre 1998 et 2007, membre du Conseil constitutionnel et soutien Nicolas Sarkozy au lieu de François Bayrou, puis elle est nommée par Lionel Jospin en 2000 présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, à la tête de laquelle elle restera jusqu’en 2007, et elle entre finalement à l’Académie française en 2008.

 

Le plus bel hommage à son encontre vient d’une historienne Michelle Perrot, spécialiste de l'histoire des femmes dans le Live Simone Veil de Libération.fr : «Comme toutes les femmes de cette génération, j'éprouve une admiration et une infinie gratitude envers Simone Veil. C'était une femme libre, profondément libre qui connaissait la domination : celle exercée sur les juifs qu'elle a connue au sein de sa famille, celle des hommes sur les femmes. C'était une femme de droite, mais qu'est-ce que cela voulait dire ! Elle était modeste, elle agissait quand il le fallait, au moment où il le fallait.

 

C'est une des grandes figures de notre temps, nous lui devons beaucoup. Cette loi absolument nécessaire sur le droit de l'avortement signe l'an I de la libération du corps des femmes. Certes, elle n'était pas seule, le mouvement de la libération des femmes existait depuis les années 70. Mais elle a été l'actrice de cette loi. L'accès des femmes au pouvoir était encore récent à cette époque, il datait de 1944. En 1975, à l'Assemblée nationale, elles étaient encore très peu nombreuses. Elle a fait accéder à la loi, ce domaine réservé des hommes, un des droits fondamentaux des femmes. Pionnière et première, elle a fait un acte premier. Elle a contribué de façon décisive à l'histoire des femmes. Elle est une grande figure historique. Le nom de Simone Veil est immortel. Comme disait Hugo à propos de George Sand, "je pleure une morte et je salue une immortelle"

 

Ce vendredi 30 juin comme le montre francesoir.fr dans l’article «Google : un doodle pour rendre hommage au roman "Les Misérables" de Victor Hugo», Google a l'habitude de commémorer les naissances et les morts des grands hommes et femmes de l'Histoire avec ses Doodle. Mais ce vendredi, le moteur de recherche a voulu rendre hommage au dernier chapitre du roman "Les Misérables" de Victor Hugo. L'œuvre traite du sort de la classe populaire française, qui a toujours inquiété le romancier. En plus d'être dramaturge et poète l'homme de lettres était aussi élu. Figure politique, il a été trois fois député.

 

Dans l'hémicycle, il a alerté ses confrères sur les conditions de vie de beaucoup de citoyens français dès le 30 juin 1850. En pleine révolution industrielle, l'écart était de plus en plus grand entre les riches et les pauvres. Et cela, le romantique l'avait bien compris. C'est pour cette raison qu'il interpellait les autres élus français et décrivait la dure vie des classes populaires : "jusqu'à dix familles dans une masure, jusqu'à dix personnes dans une chambre, jusqu'à cinq ou six dans un lit", décrivait-il. Le 30 juin 1850, Victor Hugo lançait aux députés: "Et bien dérangez-vous quelques heures, venez avec nous, incrédules, et nous vous ferons voir de vos yeux, toucher de vos mains les plaies, les plaies sanglantes de ce Christ qu'on appelle le peuple". Alertant les députés sur le sort de nombreux Français de l'époque, auxquels il vouera une livre, Les Misérables, quelques années plus tard. Un texte que devrait lire le gouvernement actuel.

 

Enfin, Libération.fr dans son article «Le Parlement allemand adopte le mariage pour tous» nous montre que l'Allemagne vient d'autoriser l'ouverture du mariage aux couples de même sexe par un vote au Parlement, au terme d'à peine une heure de débats et cinq jours seulement après qu'Angela Merkel, la chancelière, a levé son opposition de principe. Le texte, qui établit désormais que «le mariage est conclu à vie par deux personnes de sexe différent ou de même sexe», a été approuvé par une majorité constituée des élus des trois partis de gauche représentés à la chambre basse du Parlement, les sociaux-démocrates, les écologistes et la gauche radicale, rejoints par une partie des députés de la famille conservatrice d'Angela Merkel. Au total, le oui a recueilli 393 voix, le non 226. On relèvera que, dans le vote du Bundestag pour adopter le mariage pour tous, la chancelière Angela Merkel a voté contre. «Pour moi, le mariage est, au vu de notre Constitution, une union entre un homme et une femme, c'est la raison pour laquelle j'ai voté contre la proposition de loi», a-t-elle dit à la presse.

 

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Publié le 29 Juin 2017

«Nous avons un collège des cardinaux, mais il pourrait avoir un conseil de femmes qui pourraient conseiller le pape.» Le nouveau cardinal Suédois, Anders Arborelius préconise de trouver d'autres moyens «de faire participer les femmes à différents niveaux dans l'Église» comme le montre Cameron Doody dans periodistadigital.com ce jeudi 29 juin 2017. Une tâche qu'il considère comme urgente, parce que «le rôle des femmes est très, très important dans la société ... mais dans l'Église, nous sommes parfois un peu en retard.»

 

Arborelius, l'évêque de Stockholm qui vient de recevoir sa barrette de cardinal mercredi à la main du pape François, dit à National Catholic Reporter que sa proposition d'un «collège féminin de cardinaux» en parallèle de celui masculin pourrait rendre «plus officiel» le rôle consultatif que plusieurs femmes ont eu à côté de différents papes. Comme les rôles joués par mère Teresa et Chiara Lubich, pour ne citer que ces deux exemples, aux côtés de Jean-Paul II.

 

Ce conseil pontifical pour les femmes, dit le cardinal, ne doit pas nécessairement passer par le fait que les femmes soient ordonnés au diaconat ou au presbytérat, bien qu’il croit que le pape a bien fait de mettre en place une commission chargé de clarifier le rôle des femmes diaconesses dans l'église primitive.

 

Hier dans l’article ‘François appelle les cardinaux à «regarder la réalité»’ comme le montre Nicolas Senèze, à Rome, dans la-Croix.com, le pape a créé cinq nouveaux cardinaux le 28 juin. Dans son discours, il a appelé les cardinaux «à affronter le péché du monde et ses conséquences dans l’humanité d’aujourd’hui». «La réalité, a-t-il immédiatement continué, ce sont les innocents qui souffrent et meurent à cause des guerres et du terrorisme ; ce sont les esclavages qui ne cessent pas de nier la dignité, même à l’époque des droits humains ; ce sont les camps de réfugiés qui parfois ressemblent plus à un enfer qu’à un purgatoire; c’est le rejet systématique de tout ce qui ne sert plus, y compris les personnes.»

 

Autant de «réalités» dans lesquelles pouvaient sans peine se reconnaître les cinq nouveaux cardinaux, entre un Laotien dont l’Église vit au quotidien la persécution, un Salvadorien héritier de Mgr Oscar Romero et plongé dans les luttes sociales de l’Amérique latine, un Malien en première ligne face au terrorisme islamique, un Suédois en pleine Europe sécularisée et un Catalan à la tête d’une Église très engagée sur le terrain social.

 

Devant les fastes de la pompe romaine, c’est bien vers la réalité de leurs Églises que le pape François a voulu envoyer ses cardinaux réunis dans la basilique Saint-Pierre. Jésus, les a-t-il mis en garde «ne vous a pas appelés à devenir ’’des princes’’ de l’Église, à ’’être assis à sa droite ou à sa gauche’’» mais «à servir comme lui et avec lui, à servir le Père et les frères», «à affronter, avec la même attitude que lui, le péché du monde et ses conséquences dans l’humanité d’aujourd’hui».

 

Enfin, brasildefato.com.br nous montre dans son article «Le pape François loue les syndicats et appelle à un nouveau pacte social», que le pape François a de nouveau critiqué le modèle du capitalisme exploratoire et spéculateur en vogue dans le monde entier. Pour lui, il est nécessaire d'établir un nouvel ordre mondial dans lequel les intérêts de la société sont mis avant les intérêts du capital. Le pape à surpris à nouveau et il a salué le rôle des syndicats qui ont pour objectif de transformer le modèle économique et les voit comme un moyen de construire le nouveau pacte social. Pour le pape c’est une entreprise stupide et à courte vue que d’obliger les personnes âgées à travailler de longues années alors que l’on nécessite de toute une génération de jeunes pour travailler quand ils devraient le faire pour eux et pour tous. Le message du pape François a été donné la veille de la «messe de saint Pierre et saint Paul.» Le texte a été adressé aux délégués de la Confédération italienne des travailleurs des syndicats (CISL) le jeudi 28 juin.

 

La CGT en France veut bien faire un nouveau pacte social puisqu’elle appelle à une journée de mobilisation le 12 septembre contre la réforme du Code du travail par ordonnances. L'extension du CDI de chantier à d'autres secteurs et la possibilité de licencier des salariés qui refuseraient d'adapter leur contrat de travail à un accord d'entreprise, même minoritaire, font partie des dispositions auxquelles la CGT est opposée. Beaucoup de monde était venu lors rassemblement unitaire place des invalides à Paris où se trouvaient FO, CGT, UNEF, Solidaires et FSU pour protester contre "le démantèlement du code du travail".

 

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Publié le 29 Juin 2017

L’EXPRESS.fr nous montre ce jeudi 29 juin 2017 que le numéro trois du Saint-Siège est soupçonné de multiples sévices sexuels sur enfants. Il est le plus éminent ecclésiastique mis en cause dans une affaire de pédophilie.

 

L'argentier du Vatican, le cardinal australien George Pell, a été inculpé ce jeudi en Australie pour de multiples sévices sexuels sur enfants, des accusations anciennes qu'il a de nouveau démenties catégoriquement. Plus haut représentant de l'Église catholique en Australie, le prélat de 76 ans est aussi le numéro trois du Saint-Siège, dont il est le ministre de l'Économie, et par conséquent le plus éminent ecclésiastique mis en cause dans une affaire de pédophilie.

 

Il avait été interrogé à Rome par la police australienne en octobre. "La police [de l'État] de Victoria a inculpé George Pell pour des délits d'agressions sexuelles anciennes", a déclaré à la presse le commissaire adjoint Shane Patton. "Il y a de nombreux plaignants liés à ces accusations". George Pell est convoqué, selon Shane Patton, le 18 juillet devant le tribunal de première instance de Melbourne (sud-est de l'Australie) pour y être entendu. L'officier n'a donné aucune précision sur les faits pour lesquels le cardinal est inculpé. Shane Patton n'a répondu à aucune question des journalistes, soulignant la nécessité de préserver l'intégrité de la procédure judiciaire.

 

"Bien que ce ne soient encore que les premières heures de la matinée à Rome, le cardinal George Pell a été informé de la décision et de la mesure de la police de Victoria", a indiqué dans un communiqué l'archidiocèse de Melbourne. "Il a de nouveau vigoureusement démenti les allégations." Le prélat a indiqué qu'il rentrerait "dès que possible pour réhabiliter son nom", après avoir reçu le feu vert de ses médecins. "Il a dit qu'il avait hâte d'être devant le tribunal où il rejettera vigoureusement les accusations", indique le communiqué.

 

L'avocat de deux hommes qui ont porté plainte contre Mgr George Pell a affirmé que ses deux clients, qui souhaitent conserver l'anonymat, étaient "ravis". "Cela a été très dur pour eux d'oser sortir du rang", a déclaré Ingrid Irwin au Melbourne Herald Sun. "Accuser quelqu'un qui pour certains n'est autre que l'adjoint de Dieu leur a créé beaucoup de problèmes." L'annonce de cette inculpation coïncide avec la fin d'une longue enquête nationale portant sur les réponses institutionnelles apportées en Australie aux abus sexuels commis sur des enfants, finalement demandée par le gouvernement en 2012 après une décennie de pressions de la part des victimes.

 

La commission d'enquête royale ayant conduit pendant quatre ans ces investigations a recueilli des témoignages éprouvants de milliers de victimes. L'avocate présidant ces travaux, Gail Furness, avait annoncé en février que 4444 faits de pédophilie avaient été signalés aux autorités de l'Église australienne et qu'entre 1950 et 2010, "7% des prêtres étaient des auteurs présumés" d'abus sexuels sur des enfants. La moyenne d'âge des victimes était de 10 ans pour les filles et de 11 ans pour les garçons. Des 1880 pédophiles présumés, 90% étaient des hommes.

 

Le cardinal Pell avait été entendu trois fois dans ce cadre et a reconnu devant la commission d'enquête avoir "failli" dans sa gestion des prêtres pédophiles dans l'État de Victoria dans les années 1970. L'ecclésiastique avait été ordonné prêtre en 1966 à Rome, avant de revenir en Australie en 1971 où il avait gravi les échelons de la hiérarchie catholique. Nommé archevêque de Melbourne en 1996, puis de Sydney en 2001, il avait été accusé en 2002 d'abus sexuels pour des faits présumés très anciens mais avait été innocenté par la suite. Il avait été choisi en 2014 par le pape François pour mettre davantage de transparence dans les finances du Vatican.

 

Interrogé sur les soupçons pesant sur le cardinal George Pell, le pape François avait en août 2016 mis en avant la présomption d'innocence. "Il ne serait pas correct de juger avant la conclusion de cette enquête", avait-il dit lors d'une conférence de presse. "Il y a des doutes, et 'in dubio pro reo' [le doute doit profiter à l'accusé]. Nous devons éviter tout procès médiatique, un procès qui s'appuie sur les ragots."

 

Le cardinal Pell reste toujours en poste, alors que sa démission aurait été un bon signe, vu qu’il fait face à de multiples accusations et à plusieurs plaignants selon le commissaire adjoint Patton. Ensuite, le Vatican a tenu à le défendre, mais la meilleure méthode était de montrer sa neutralité dans une affaire aussi sensible. Cela ne donne pas une bonne indication.

 

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Publié le 28 Juin 2017

Dans france3-regions.francetvinfo.fr ce mercredi 28 juin 2017 l'Église catholique, ou plutôt sa hiérarchie, portée par Mgr Pierre d'Ornellas, appelle Emmanuel Macron à ne pas "réveiller les passions" sur la procréation médicalement assistée (PMA). Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) s'est dit favorable à son ouverture aux couples de femmes et aux femmes célibataires.

 

Dans une tribune à paraître dans Le Monde daté de jeudi, l'archevêque de Rennes Monseigneur Pierre d'Ornellas, chargé des questions d'éthique au sein de l'épiscopat, estime qu'"il serait regrettable pour tout le monde que le président de la République et le gouvernement prennent rapidement des décisions qui suscitent la division en réveillant les passions". Dans un avis rendu public mardi, le CCNE s'est déclaré favorable à l'ouverture aux couples de femmes et aux femmes célibataires de la PMA, aujourd'hui réservée au traitement de l'infertilité chez les couples hétérosexuels.

 

"Le CCNE ne donne qu'un avis qui, sans obliger, invite à une réflexion plus approfondie et davantage partagée. Donnons-nous le temps de la réflexion et du débat !", écrit Mgr d'Ornellas, pour qui "il est urgent de poursuivre l'apaisement de la France". Dans un entretien en mars au quotidien catholique La Croix, le candidat Macron avait dit que sa "conviction personnelle est qu'il faut étendre la PMA, au nom de l'égalité hommes-femmes et du droit à l'accès à une prestation médicale", tout en précisant qu'il "respecterai(t) l'avis" du CCNE et "regarderai(t) aussi l'état de la société et des débats qui s'y jouent pour agir de manière apaisée".

 

Pour Mgr d'Ornellas, "le CCNE fait état de deux réserves qui manifestent que la réflexion est loin d'être aboutie", évoquant "les conditions d'accès et de faisabilité" de cette PMA pour toutes et, s'agissant des femmes seules, "les interrogations sur les conséquences éventuelles pour l'enfant". En outre, souligne l'archevêque, 11 des quarante membres du CCNE ont rendu un "avis divergent" sur la PMA, appelant au statu quo.

 

"La France ne trouverait-elle pas un élan nouveau grâce à une éthique de respect et de responsabilité, partagée par le plus grand nombre? Par le refus de la GPA (gestation pour autrui) en raison de la violence faite aux femmes, le CCNE opte pour une telle éthique", observe le prélat, qui appelle, dans la réflexion sur la PMA, à faire prévaloir les droits du "plus fragile, à savoir l'enfant".

 

Ici en France, l’Église est toujours sur le sociétal mais le gouvernement veut traduire d'un point de vue législatif l'avis du Comité consultatif national d'éthique qui s'est prononcé mardi pour l'accès à la PMA à toutes les femmes, alors que normalement son domaine de prédilection est le social, il est incompréhensible qu’elle soit inaudible sur la future loi travail du gouvernement Philippe qui va précariser les travailleurs, alors qu’en Corée du Sud depuis 1987 l’Église catholique a joué un important rôle de soutien dans les revendications des travailleurs notamment sur la durée du travail et sur la lutte contre la généralisation des travailleurs précaires.

 

Plus grave encore comme le montre HuffingtonPost.fr dans l’article de Sandra Lorenzo du mercredi 28 juin «Tout droit sorties de "The Handmaid’s Tale", elles défilent contre la réforme de la santé devant le Capitole», les sénateurs américains devront voter en juillet 2017 la réforme de la santé. Celle-ci entend, entre autres, abroger les impôts et taxes créés par l'Obamacare, réduire les crédits au système de santé comme ceux accordés au programme Medicaid, l'équivalent de la CMU aux États-Unis. Cette réforme pourrait, si le texte est voté, mettre en danger la santé de nombreuses femmes, d'autant plus que le planning familial américain pourrait perdre ses aides gouvernementales. C'est pourquoi, mardi 27 juin, une trentaine de militantes du planning familial ont revêtu les vêtements des Servantes de la série à succès "The Handmaid's Tale".

 

Adaptée du roman du même nom ("La Servante écarlate", en français) écrit par Margaret Atwood dans le Berlin ouest de 1985, la série plonge dans un futur proche où les États-Unis ne sont plus. Face à la violence des catastrophes environnementales et la chute drastique du taux de fertilité, le pays est tombé aux mains d'une secte de chrétiens extrémistes qui ont décidé de faire des rares femmes encore fertiles leurs esclaves dans le but de s'assurer une descendance. June (Elisabeth Moss dans "Mad Men") est l'une de ces femmes. Capturée alors qu'elle tentait de fuir vers le Canada, elle a été torturée et humiliée jusqu'à ce qu'elle accepte son nouveau rôle de "ventre sur pattes" et est maintenant retenue dans la maison de l'un des couples les plus puissants de cette nouvelle république. Elle est habillée comme ses semblables d'un bonnet blanc et d'une longue cape rouge.

 

Depuis le début de la diffusion de la série, les manifestations de Servantes se multiplient. D'autres ont eu lieu au Texas, dans l'Ohio ou en Californie. Un symbole parfait pour "attirer l'attention sur la menace qui pèse sur les moyens très concrets pour les femmes d'accéder à une couverture santé et à une contraception", résume une consœur du HuffPost américain.

Comme le montre grazia.fr dans son article «La tenue de "The handmaid's tale" adoptée par les féministes», le Trumpcare prévoit d'augmenter les coûts pour les femmes, pour la grossesse, l'accouchement, la contraception, l'IVG ou les dépistages de cancer, ce qui a poussé les féministes à porter la cape rouge et la capeline blanche qui sont devenus le symbole de l'oppression des femmes.

 

La série TV représente la menace pesant sur les droits des femmes. Dans la série, les femmes ne se voient confier qu'une seule tâche : celle d'enfanter et d'éduquer les enfants. Elles ne travaillent plus, n'ont plus de comptes en banque, se voient attribuer l'entière exécution des tâches ménagères, et dépendent entièrement de leurs maris. Une régression totale de leurs droits et libertés qui s'appliquent aussi à leurs tenues. Les patronnes sont habillées en vert, tandis que certaines servantes (seules femmes fertiles chargées d'enfanter pour la nation) sont revêtues de grandes capes rouges et de cornettes blanches.

 

Plus que jamais cette phrase de Simone de Beauvoir est d’actualité : "N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant."

 

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Publié le 27 Juin 2017

Eric Favereau et Catherine Mallaval dans leur article pour Libération.fr ce mercredi 27 juin nous montre l'avis très attendu du Comité consultatif national d'éthique rendu ce mardi matin donne son feu vert à l'ouverture la Procréation médicalement assistée aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires.

 

Après une très très longue gestation de quatre années, le Comité consultatif national d’éthique vient de rendre ce matin un avis sur l’épais dossier de la Procréation médicalement assistée. Verdict ? C’est oui à l’ouverture de la PMA (et notamment à la possibilité de recourir à un don de sperme) aux couples de femmes et aux célibataires qui souhaitent ainsi devenir mères.

 

Champagne pour toutes celles qui depuis des années doivent se rendre à l’étranger dans des pays aux législations plus clémentes, comme la Belgique ou l’Espagne, et assumer tous les frais ? Soulagement pour toutes celles qui avaient tant espéré que la loi autorisant le mariage et l’adoption pour tous aborde aussi la question de la procréation ? La fin enfin d’une forme de discrimination dans un pays qui depuis plus de vingt ans réserve l’assistance médicale aux seuls couples hétéros ?

 

Symboliquement, l’avis du CCNE est d’une grande puissance. Mais sera-t-il suivi par le président Macron ? Dans son programme, le candidat s’était déclaré «favorable à l’ouverture de la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes». En outre dans un courrier daté du 16 avril adressé aux associations LGBT, il indiquait qu’il attendrait que «le comité consultatif national d’éthique ait rendu son avis» sur la question pour «pouvoir construire un consensus le plus large possible». Hors les cris répétés de la Manif pour tous, ce consensus existerait à en croire la multitude de sondages réalisés sur cette question. Vendredi dernier, une énième enquête de l’institut Ifop faisait état de 60% de Français favorables à une ouverture de la PMA. Alors ?

 

Si, dans cet avis, le CCNE suit l’évolution de la société et la demande (légitime) d’une partie de la société à pouvoir devenir parent en s’appuyant sur les ressources de leur propre pays, il ne se montre en revanche pas favorable à la possibilité pour les femmes d’être moins écrasées par le tic tac de leur horloge biologique en vitrifiant (congélation très rapide) leurs ovocytes lorsqu’elles sont jeunes pour mieux les retrouver plus tard, sachant que la fertilité féminine chute drastiquement après 35 ans. La semaine dernière, l’Académie de médecine s’était en revanche, elle, déclarée favorable à l’ouverture de cette technique, à laquelle des Françaises (les plus fortunées et les mieux informées) ont recours à l’étranger.

 

Enfin, alors que Jean-François Delfraissy, le nouveau président du CCNE avait en janvier considéré sur France Inter un «besoin sociétal indiscutable» de réfléchir à la Gestation pour autrui (GPA) (pour les femmes ne pouvant porter d’enfant ou les couples gays), le dossier reste fermé. Coincé dans son interdiction depuis plus de vingt-cinq ans.

 

Ouvrir la PMA est une bonne idée, mais elle ne doit pas servir d’alibi pour faire passer une loi travail en force, ou de stratégie politique comme en Allemagne, où Angela Merkel, favorite des sondages a levé lundi soir son opposition de principe au mariage gay en Allemagne, pour que les sociaux-démocrates du SPD que les Libéraux du FDP (centre-droit) puissent participer à une coalition avec elle dans le gouvernement qui sera issu des législatives.

 

Pendant ce temps comme nous le montre José Manuel Vidal dans son article pour periodistadigital.com ce mardi 27 juin dans son article ‘Custodio Ballester: «L'homosexualité est un péché grave, car il va à l'encontre la nature humaine»’, un prêtre de Barcelone, Custodio Ballester, est considéré si rigoureux que même le diocèse de Getafe lui a refusé la permission de tenir une réunion avec les familles dans le Cerro de los Angeles. Le prêtre de l'Hospitalet a donné un exemple de sa rigueur, en proclamant dans une de ses homélies que «l' homosexualité est un péché grave» et que les partis comme la World Pride à Madrid amène les gens à penser que «ce qui est gay c'est normal».

 

Compte tenu de ces déclarations, à la fois l'Observatoire contre l'homophobie, a dénoncé le discours homophobe de Ballester, comme le maire de L'Hospitalet, Núria Marín. D'autres groupes tels que les ERC ont condamné les déclarations consistoire du recteur et ont exigé une nouvelle fois de l'archevêché de Barcelone son licenciement. La miséricorde n’est pas au travail chez ce prêtre qui à travers son discours de haine n’a pas su voir la part de lumière qui existe en chaque homme.

 

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