Publié le 18 Avril 2016

Radio Vatican nous montre que le pape est revenu dimanche 17 avril 2016 sur sa visite à Lesbos la veille. A l'issue de la prière du regina Coeli récité de la fenêtre du palais apostolique, le pape François a souhaité remercier tous ceux qui l'avaient accompagné par la prière durant ce voyage émouvant. «J'ai apporté la solidarité de l'Eglise aux réfugiés et au peuple grec, a t-il rappelé, avec moi se trouvaient le patriarche œcuménique Bartholomée et l'archevêque Hieronimus d'Athènes, marquant l'unité dans la charité de tous les disciples du Seigneur».

Le pape a expliqué avoir salué près de 300 réfugiés, un par un, provenant de l'Irak, de l'Afghanistan, de la Syrie, de l'Afrique, de tant de pays. «Nombre d'entre eux étaient des enfants, a dit le pape François, dont certains ont assisté à la mort de leurs parents et de leurs compagnons de voyage, certains morts noyés en mer. J'ai vu tant de douleur!» s'est exclamé encore le Pape d'une voix grave, racontant une scène qui l'a bouleversé : sa rencontre dans le camp de Moria d'un jeune homme musulman et de ses deux fils. Lui était marié à une chrétienne. «Ils s'aimaient et se respectaient mutuellement. Mais hélas cette jeune femme a été égorgée par des terroristes, parce qu'elle n'a pas voulu renier le Christ et abandonner sa foi. C'est une martyre! Et cet homme pleurait tant».

Le pape a aussi fait part de sa proximité envers toutes les victimes des séismes qui ont secoué ces dernières heures l'Équateur et le Japon, ainsi que les travailleurs qui peinent à vivre dignement, en particulier ceux des Call Center en Italie.

A-t-il montré la voie à nos dirigeants politiques ? Martin Schulz, président du Parlement européen, s’est exprimé ce lundi matin sur France Inter au sujet d’une «crise faite maison» quant à l’accueil des migrants au sein de l’Union européenne comme le montre Libération.fr. L’élu allemand dénonce le refus de vingt-deux pays membres d’accueillir des réfugiés, en particulier ceux de confession musulmane. Une décision influencée selon lui par un «nationalisme protecteur contre les réfugiés» de la part de ces États. Martin Schulz appelle donc à la participation de tous les pays membres afin de remédier à cette situation : «Faites participer tout le monde et nous n’aurons pas de problème».

Les affaires de pédophilies continuent à s’amonceler dans l’Église en France. Libération.fr nous montre que L'évêque d'Orléans, Mgr Jacques Blaquart, a retiré ses derniers ministères à un prêtre de la ville, mis en examen en 2012 pour des faits de nature pédophile après un signalement de l'Église, a-t-il révélé lors d'une conférence de presse. Les faits remonteraient à 1993 et se seraient produits à l'occasion d'un camp du Mouvement eucharistique des jeunes (MEJ) où officiait ce prêtre en tant qu'aumônier, dans le sud-ouest de la France.

L'évêque a agi après avoir été contacté par une victime en 2011. «J'ai aussitôt saisi le procureur. L'enquête est en cours et aurait mis en évidence huit ou neuf cas d'attouchements sur mineurs, sur des victimes âgées d'une douzaine d'années», a ajouté Mgr Blaquart. Le procès de ce prêtre, aussi aumônier auprès des Scouts d'Europe, pourrait avoir lieu l'an prochain. Selon l'évêque, il a reconnu les faits. Les prédécesseurs de Mgr Blaquart avaient eu connaissance de ses agissements et avaient pris «des mesures conservatoires» contre le prêtre, aujourd'hui âgé de 65 ans, pour éviter qu'il soit seul en contact avec des jeunes, mais ils n'avaient pas porté plainte.

La parole se libère et les évêques montrent un peu plus de courage que leurs prédécesseurs, espérons que cette tolérance zéro soit réellement appliquées dans les faits pour que les victimes puissent enfin avoir la justice qu’elles auraient du avoir.

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Publié le 17 Avril 2016

Francetvinfo.fr et Libération.fr nous montre que le mouvement Nuit Debout battait son plein samedi soir avec la venue de grands noms. Retour sur cette soirée riche en émotions.

Assis, puis debout au milieu de la foule, le sulfureux Yánis Varoufákis, l'ancien ministre des Finances grec, était l'invitée surprise de l'assemblée générale de Nuit debout, samedi 16 avril à Paris. "Je vous témoigne la solidarité d'Athènes et de toutes les autres villes d'Europe où je suis allé", a-t-il notamment déclaré pendant ses cinq minutes de prises de parole. Il s'en défend, mais sa présence place de la République est évidemment politique.

Et si l'ancien ministre grec a été accueilli comme une star, c'est loin d'être le cas de l'académicien Alain Finkielkraut. Il croyait lui aussi pouvoir assister au débat. Mais ce sont les insultes qui l'ont accueilli. On y entend : «Casse-toi, sale facho», «Allez, bouge, bouge», «Dégage». Le polémiste, furieux, répond : «Fasciste!», hurle «Gnagnagnagnagna, pauvre conne» à une femme, avant de tourner les talons. En quittant la place, il lance : «Ça va, je me fais insulter, je peux répondre aussi». L'académicien a été expulsé sans ménagements de la place de la République avec son épouse. Une nuit de plus passée debout, cette fois sans aucun incident à déplorer.

HuffingtonPost.fr nous montre aussi que l'intervention de Pierre Gattaz dans "On n'est pas couché" était particulièrement attendue par des membres du mouvement "Nuit debout". Installés dans le public de l'émission de France 2 lors de son enregistrement vendredi 15 avril, ces derniers ont réservé un accueil spécial au patron du Medef.

Pierre Gattaz a à peine eu le temps de s'asseoir en plateau aux côtés de Laurent Ruquier et de ses chroniqueurs Léa Salamé et Yann Moix, quand les manifestants se sont levés et ont enfilés des masques de François Hollande, Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé ou Patrick Balkany avant d'entonner Merci patron. "Je vous demande de bien vouloir vous asseoir maintenant, on a compris votre message, il faudrait que le débat puisse commencer et de façon intelligente et constructive" a réagi Laurent Ruquier avant de se tourner vers Pierre Gattaz pour lui demander "c'est comme ça partout où vous passez ?". "Pas partout, non, heureusement", s'est amusé le patron des patrons.

Après l'émission, "Nuit debout" a dénoncé sur Twitter les "tentatives d'intimidation" de Pierre Gattaz et de "On n'est pas couché" en regrettant que les services de sécurité aient photocopié les cartes d'identités des manifestants et les aient "expulsés" du plateau.

Maintenant les médias vont s’en donner à cœur joie à cause d’une dizaine d’excités, et le lynchage contre Nuit Debout va aller bon train. Pourtant dans le cas d’Alain Finkielkraut pendant ce court mais symbolique incident, le philosophe a été accompagné et protégé par un service d’ordre improvisé. Sur les réseaux sociaux, beaucoup de partisans du mouvement ont condamné l’expulsion honteuse de samedi.

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Publié le 17 Avril 2016

Et si nous étions tous des bons bergers

Nous allons voir aujourd’hui la vision que nous donne l’Évangile de Jean sur le bon berger :

«Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Mais le mercenaire, qui n'est pas le berger, et à qui n'appartiennent pas les brebis, voit venir le loup, abandonne les brebis, et prend la fuite; et le loup les ravit et les disperse. Le mercenaire s'enfuit, parce qu'il est mercenaire, et qu'il ne se met point en peine des brebis. Je suis le bon berger. Je connais mes brebis, et elles me connaissent, comme le Père me connaît et comme je connais le Père; et je donne ma vie pour mes brebis. J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie; celles-là, il faut que je les amène; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. Le Père m'aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l'ôte, mais je la donne de moi-même; j'ai le pouvoir de la donner, et j'ai le pouvoir de la reprendre: tel est l'ordre que j'ai reçu de mon Père (Jean 10,11-18)».

Tout d’abord l’Évangile nous montre que le modèle du bon berger est Jésus dans Jean 10,15-17 puisqu’il donne sa vie pour ses brebis et les connaît, tout en allant vers les autres brebis en dehors de la bergerie. Jésus montre à son public le modèle de pasteur qu’il veut pour sa communauté, des hommes capables de se sacrifier pour le bien de la communauté afin qu’elle puisse durer, qui connaissent leur communauté en étant proche d’elle et en sachant lui parler. S’ouvrir à tous est pour cela essentiel. Jésus pousse plus loin en allant vers les brebis d’autres enclos, celles qui ont quitté la communauté et celle qui n’en sont pas. Il les amènera par l’écoute et le parole, pas par une vérité, le bon berger ne s’impose pas il invite à venir dans sa bergerie. Pas de vérité fixiste comme «Hors de l'Église, point de salut», ici le Royaume de Dieu invite tous les blessés de la vie, les rejetés et les autres religions à venir partager le même troupeau en étant comme ils sont. Jésus ne recherche pas la perfection mais l’humanité avec ses défauts et ses beaux côtés.

Jésus n’oublie pas de critiquer les mauvais bergers, ceux qu’il appelle les bergers mercenaires, puisque que le troupeau ne leur appartient pas et quand le loup arrive, ils abandonnent les brebis. Ici l’Évangile dénonce à travers Jésus une tendance du judaïsme et du christianisme naissant, celle du rigorisme. Jésus dénoncerait donc ceux qui demandent aux autres de faire des tâches qu’ils ne feraient pas eux-mêmes. Une hypocrisie que l’on voit dans de nombreux pasteurs de l’Église actuelle envers tous ceux qui ne cadrent pas avec leur vision rigoriste et qui mettent des murs à tous ceux qui recherchent de l’appui pour soigner leurs blessures. Le berger mercenaire ne cherche qu’a satisfaire son ambition et son appât du gain, au dépend de ses brebis livrées à elles-mêmes, et nombre de pasteurs aujourd’hui ne sont-ils pas emplis d’orgueil et d’ambition blessant leurs fidèles car ils ne savent pas les écouter ni leur parler ? Malheureusement pour le Peuple de Dieu, c’est le cas. Jésus n’a pas choisi des mercenaires, mais des hommes avec des faiblesses purement humaines pour prendre en main la communauté chrétienne naissante.

Et finalement, si nous aussi nous étions aussi ces bons bergers qui connaissent les brebis par leurs noms, qui se sacrifient pour elles et qui amène d’autres brebis dans la bergerie. En regardant de plus près, l’Église est portée par des hommes et des femmes de bonne volonté, qui vont vers les plus fragiles et qui montrent par leur action l’enseignement de Jésus. Après tout le Peuple de Dieu, ce sont les clercs et les laïcs, et nous sommes tous égaux devant Dieu. Alors pourquoi ne pas être nous aussi des pasteurs au sein de notre Église à la ressemblance de Jésus.

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Publié le 16 Avril 2016

Nuit Debout dure et voit son avenir à travers Global Debout

Nuit Debout réussi à durer malheureusement le préfet de police qui fait un gros amalgame en disant que Nuit Debout "permet" les débordements en marge du rassemblement à Paris. Alors que Nuit Debout a à plusieurs reprises condamné cette violence qui n’est pas celle de ce mouvement pacifique. Remercions aussi Nuit debout car depuis deux semaines on entend moins parler du FN, une véritable œuvre de salubrité publique.

Le débat et les discussions constructives continuent. La Commission Économie de Nuit Debout a mis en avant une idée des plus plaisante : "les citoyens devraient avoir accès à la comptabilité publique et à son contrôle". Yanis Varoufakis est même venu soutenir Nuit Debout place de la République à 20h. "Ne laissez pas cette énergie promouvoir des carrières, faites la différence, ensemble, pour l'Europe", a-t-il lancé à la foule comme le montre francetvinfo.fr. Il a critiqué François Hollande et la loi El Khomri. "Le président Hollande a été élu pour apporter la croissance et mettre fin à l'austérité. Au lieu de ça, il veut diviser les travailleurs français pour ressusciter le capitalisme", a-t-il déclaré. Le mouvement va devenir Global Debout. Nuit Debout est maintenant à Lisbonne.

Des militants de Nuit Debout et "Sauvons les riches" ont manifesté en chaise longue devant la Société générale à Paris. Comme la montre L’OBS faux billets de banque à la main, les militants ont poussé la chansonnette : "Rendons sa villa à Patrick" (Balkany). Un "hommage" au député-maire LR de Levallois-Perret, mis en cause dans le scandale des Panama Papers. De simples citoyens et même Julien Bayou, porte parole d'EELV sont venus leur prêter main forte.

Imaginatif et créatif, le mouvement Nuit Debout peut durer et comme le montre Libération.fr ses idées sont porteuses comme le revenu de base «inconditionnel, inaliénable et universel», la «cantine prix libre», redéfinir la notion de travail en y incluant, notamment d’autres activités comme le travail domestique, artistique, éducation des enfants… et sortir de la logique concurrentielle entre salariés, et «un endroit où parler des solutions possibles» pour les femmes.

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Publié le 16 Avril 2016

Douze réfugiés syriens dans l'avion vers le Vatican

Comme L’OBS nous le montre ce samedi 16 mars 2016: Chose promise, chose due, des réfugiés syriens l'accompagnent dans l'avion retour vers le Vatican.

Douze réfugiés syriens, dont six mineurs, - considérés comme "vulnérables" actuellement hébergées au camp ouvert de Kara Tepe - accompagnent cet après-midi le pape François dans l'avion qui le ramène de l'île grecque de Lesbos au Vatican, où ils seront hébergés, a annoncé le Saint-Siège dans un communiqué.

Il s'agit de trois familles de confession musulmane, deux originaires de Damas et l'autre de Deir Azzor, dans les territoires occupés par l'organisation État islamique (EI), précise le Vatican. Ces derniers ont été tirés au sort parmi ceux arrivés avant le 20 mars, a précisé le gouvernement grec. Une manière d'éviter une intervention trop directement politique, alors que selon le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi, la visite à Lesbos est "strictement humanitaire et œcuménique, pas politique".

Radio Vatican nous signale que les familles seront d’abord accueillies par la Communauté de Sant'Egidio avant d’être entièrement prises en charge par le Vatican. Cette initiative du pape a été réalisée grâce à des négociations entre la Secrétairerie d’État du Saint-Siège et les autorités compétentes grecques et italiennes.

Avec la Fédération des Églises protestantes italiennes, Sant’Egidio a créé, à la fin de l’année dernière, des couloirs humanitaires pour permettre à des réfugiés particulièrement vulnérables de rejoindre l’Italie en toute légalité sans passer par les filières périlleuses de la migration. Les États de l’espace Schengen sont, en effet, autorisés à accorder, pour des raisons humanitaires, des visas limités à leur territoire. Une fois arrivés en Italie, les réfugiés se voient offrir un programme d’intégration qui prévoit l’apprentissage de l’italien, la recherche d’un emploi et la scolarisation des mineurs.

Au moins le pape tient ses promesses sur les réfugiés, une leçon à prendre pour nos gouvernants qui ont oublié leur humanité et leur devoir envers ceux qui souffrent. Un petit effort l’UE, ce n’est pas difficile de faire ce qui est juste, il suffit juste de le vouloir.

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Publié le 16 Avril 2016

Le pape François veut ramener des réfugiés de Lesbos au Vatican

Comme nous le montre L’OBS et Radio Vatican lors de sa visite du camp de Moria, sur l'île de Lesbos ce samedi 16 avril 2016, le pape a appelé l'Europe à répondre à la crise des migrants d'une manière "digne de notre humanité commune".

Dans le cadre de sa visite du camp de réfugiés de Moria, sur l'île de Lesbos, le pape François a manifesté le souhait d'acheminer au Vatican des réfugiés de Lesbos, mais uniquement des personnes arrivées avant le 20 mars - trois familles, soit une dizaine de personnes selon l'agence grecque Ana.

Une manière d'éviter une intervention trop directement politique, alors que selon le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi, la visite à Lesbos est "strictement humanitaire et œcuménique, pas politique". Selon la télévision publique ERT, il s'agit de trois familles hébergées au camp ouvert de Kara Tepe et qui ont été tirées au sort. L'agence Ana assure que le pape veut ramener ces réfugiés, une dizaine au total, à bord de son avion, lors de son départ dans l'après-midi.

Depuis Lesbos, le pape François a appelé les gouvernements à répondre à la crise des migrants d'une manière "digne de notre humanité commune". Le pape est arrivé en fin de matinée dans le camp de Moria où sont enfermés 3000 personnes, y compris de nombreuses femmes et enfants, vouées au renvoi en Turquie et dans leurs pays d'origine car elles sont arrivées après le 20 mars, date d'entrée en vigueur de l'accord UE-Turquie.

"Chers amis, je veux vous dire que vous n'êtes pas seuls (...). Ne perdez pas espoir !", a-t-il lancés aux personnes retenues dans le camp. Il a souligné leurs souffrances et l'incertitude, face à "ce que l'avenir réserve". "Puissent tous nos frères et sœurs de ce continent, comme le Bon samaritain, vous venir en aide dans cet esprit de fraternité, de solidarité et de respect pour la dignité humaine qui a marqué sa longue histoire", a ajouté le souverain pontife, dans un reproche implicite à la volonté des autorités européennes de renvoyer ces migrants en Turquie.

Accompagné du patriarche de Constantinople Bartholomée et de Ieronymos, l'archevêque orthodoxe d'Athènes et de toute la Grèce, le pape s'est immergé pendant une heure parmi eux, serrant des centaines de mains, bénissant, entendant une chorale d'adolescents ou recevant des dessins d'enfants qu'il a confiés à son entourage en faisant le geste qu'ils seraient affichés.

Avant d'aller déjeuner avec quelques réfugiés à l'intérieur même du camp, les trois prélats ont signé aussi une déclaration commune appelant le monde à faire preuve de "courage" face à cette "crise humanitaire colossale". Les exilés de Moria sont détenus dans des conditions dénoncées comme misérables par les ONG, après le durcissement européen face à l'exode entamé en 2015 de personnes fuyant guerres et misère. Un tour de vis marqué par la fermeture de la route des Balkans et l'accord UE-Turquie.

La visite du pape sur l'île de Lesbos, porte d'entrée des migrants en Europe, vise à marteler un message d'accueil et de solidarité, qui peine toujours à passer face aux crispations xénophobes. Petit-fils d'immigrés italiens, le pape a multiplié les prises de position fortes en faveur de l'accueil des réfugiés et migrants. Quelques mois après son élection, Jorge Bergoglio s'était rendu sur l'île italienne de Lampedusa, alors principale porte d'entrée des migrants, pour fustiger "la mondialisation de l'indifférence" devant les drames migratoires. Cet automne, il a aussi appelé chaque paroisse du continent à accueillir une famille de migrants - le Vatican avait donné l'exemple - et refuse de faire la différence établie par le droit international entre ceux qui fuient la violence et la misère.

Après avoir déjeuné avec huit réfugiés dans un conteneur aménagé, le pape François a rencontré en début d’après-midi la population de Lesbos et des catholiques venus de toute la Grèce rassemblés sur le port de Mytilène, la capitale de l’île de Lesbos. Et c’est un appel plein de tristesse qu’il lance. Beaucoup de réfugiés qui se trouvent sur cette île et en divers endroits de la Grèce vivent dans des conditions critiques, dans un climat d’anxiété et de peur, parfois de désespoir.

Avant d’être des numéros, les migrants sont des personnes. Certains, parmi lesquels beaucoup d’enfants, n’ont même pas réussi à arriver : ils ont perdu la vie en mer, victimes de voyages inhumains et soumis aux brimades de lâches bourreaux. Le Saint-Père a reconnu que les préoccupations des institutions et des personnes, en Grèce comme dans d’autres pays d’Europe, étaient compréhensibles et légitimes. Mais l’Europe, a-t-il dit, est la patrie des droits humains, et quiconque pose le pied en terre européenne devrait pouvoir en faire l’expérience.

Le pape François appelle donc à construire des ponts et à renoncer à l’illusion de construire des enclos pour se sentir plus en sécurité. En effet, les barrières créent des divisions, au lieu d’aider le vrai progrès des peuples, et les divisions provoquent tôt ou tard des conflits. Pour résoudre cette crise, a-t-il martelé, il faut en supprimer les causes, et développer des politiques de longue haleine, qui ne soient pas unilatérales. Il faut avant tout construire la paix là où la guerre a apporté destructions et mort, et empêcher que ce cancer se répande ailleurs. Il faut s’opposer avec fermeté à la prolifération et au trafic des armes, et de leurs réseaux souvent occultes. Que ceux qui poursuivent des projets de haine et de violence soient privés de tout soutien, a lancé le Souverain Pontife avec force en encourageant la collaboration entre les pays, les Organisations internationales et les Institutions humanitaires.

Dans cette perspective, le pape François renouvelle le souhait que le premier Sommet Humanitaire Mondial, qui aura lieu à Istanbul le mois prochain, soit un succès. Face aux tragédies qui blessent l’humanité, Dieu n’est pas indifférent, il n’est pas distant, a-t-il encore assuré sans oublier de rendre un hommage appuyé aux habitants de Lesbos et d’exprimer son admiration au peuple grec qui, malgré les graves difficultés à affronter, a su tenir ouverts les cœurs et les portes.

Il est grand temps d’oublier l’égoïsme en Europe, alors que c’est en ces lieux que sont nés les droits de l’homme. Les réfugiés fuient la guerre et la mort, à cause du fanatisme religieux tandis que l’on s’arrange avec la Turquie pour ne pas les voir ici, alors qu’Erdogan est une insulte à ces mêmes droits de l’homme que nous prétendons défendre. Le pape François montre la voie, mais l’Europe perd son âme.

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Publié le 15 Avril 2016

Evo Morales au pape : prenez de la coca, c'est bon pour la santé

LePoint.fr nous montre que le président bolivien Evo Morales, reçu ce vendredi 15 avril 2016 au Vatican par le pape François, lui a conseillé de prendre des feuilles de coca, cette plante à l'origine de la cocaïne et que les Indiens des Andes mastiquent. "J'en consomme et je m'en porte très bien. Je vous recommande d'en prendre, cela vous aidera à supporter votre rythme de vie", a dit M. Morales au pape en présence de la presse.

Pendant un entretien d'une petite demi-heure, dans la bibliothèque du palais apostolique, le président bolivien et le pape argentin ont notamment discuté de "la conjoncture socio-économique actuelle" de la Bolivie, a précisé le Vatican dans un communiqué. Evo Morales entretient des relations tendues avec l'épiscopat bolivien, qu'il accuse d'être à la solde de l'opposition de droite. Après avoir accusé le gouvernement bolivien d'être impliqué dans le trafic de drogue, les évêques ont été sommés par le président de fournir une liste des personnes impliquées.

M. Morales, qui défend la dépénalisation internationale de la consommation de la feuille de coca, a offert au pape François trois livres sur les bienfaits de cette plante, dont la Colombie est le premier producteur mondial. Principale composante de la cocaïne, la feuille de coca est également utilisée comme remède médicinal. Le pape avait pu en goûter en infusion afin de prévenir le mal d'altitude, dans l'avion qui le conduisait à La Paz l'an dernier. Le pape François a offert au chef d'État bolivien un médaillon de saint Martin, un exemplaire de son Exhortation apostolique "Amoris Laetitia", et un exemplaire de son livre-entretien, "Le Nom de Dieu est miséricorde".

Il s'agissait de la troisième (bien: troisième) rencontre entre les deux hommes. M. Morales avait déjà été reçu une fois par le pape au Vatican, et l'avait accueilli il y a moins d'un an en Bolivie à l'occasion de sa tournée sud-américaine.

Mais cette rencontre se trouve dans un cadre particulier comme le montre Radio Vatican le Vatican se prépare à accueillir des personnalités du monde entier, dirigeants, experts et universitaires, dont le président équatorien Rafael Correa, son homologue bolivien Evo Morales et le candidat américain aux primaires démocrates, Bernie Sanders. Ils participeront à un atelier de travail à l’occasion du 25° anniversaire de Centesimus annus, l’encyclique sociale de Jean-Paul II qui plaidait pour une économie basée sur la dignité, la justice sociale et le développement durable. Ce symposium, qui se déroule les 15 et 16 avril, est organisé par l’Académie pontificale des Sciences sociales.

Les personnalités réunies au Vatican vont analyser ces changements économiques, politiques et culturels et le rôle que la Doctrine sociale catholique a joué face à des crises récentes qui ont eu un impact certain sur les peuples, en particulier sur les plus pauvres, le développement d’internet, la montée en puissance de l’islam, la sécularisation afin de tracer une feuille de route pour l’action de l’Église dans les prochaines décennies.

Intéressant de voir ce que peuvent apporter à ce colloque Evo Morales qui en Bolivie a réduit le salaire présidentiel et de celui des hauts fonctionnaires, augmentât le salaire minimum, nationalisé les hydrocarbures, lancé d’une réforme agraire, et Rafael Correa qui a réussi à relever l’Équateur en évitant les recommandations du FMI, renégociant la dette équatorienne et reprenant en main efficacement sans les nationaliser les grandes multinationales qui exploitent les matières premières du pays.

Une social-démocratie radicale, à la latino-américaine, est sans doute ce dont aurait besoin le président de la République en France, qui fait face à une contestation de plus en plus claire à travers un mouvement comme Nuit Debout.

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Publié le 14 Avril 2016

BFMTV.com nous montre le mercredi 13 avril 2015 que les neuf cardinaux conseillers du pape François ont examiné les critères pour choisir des candidats appropriés au poste d'évêque, dans le cadre d'une réunion du "C9" de lundi à mercredi, a indiqué le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi.

Le C9 rassemble neuf cardinaux, représentant tous les continents. Ils conseillent le pape argentin sur la réforme de la curie, le gouvernement du Vatican, mais ont également souhaité aborder cette question, cruciale pour l'avenir de l'Église catholique. Le manquement à leurs devoirs de la part de certains évêques a été pointé du doigt après l'étouffement de scandales de pédophilie et de corruption au cours des dernières décennies. Des dizaines d'entre eux ont été démis ces dernières années par Benoît XVI et le pape François.

Le choix doit se porter sur des pasteurs et des hommes ouverts plutôt que sur des hommes ambitieux et des courtisans comme à l’époque de Jean-Paul II et Benoît XVI est une bonne chose surtout quand on voit des personnes qui ont fait beaucoup de mal à l’Église comme Mgr Dario Castrillon Hoyos qui a dit dans une lettre à Mgr Pican : «Vous avez bien agi et je me réjouis d'avoir un confrère dans l'épiscopat qui, aux yeux de l'histoire et de tous les autres évêques du monde, aura préféré la prison plutôt que de dénoncer son fils-prêtre».

L’OBS nous montre ce jeudi 14 avril que lors de l'Assemblée générale du mercredi soir, la commission numérique de Nuit debout a détaillé ses projets, dont un portail qui rassemblera toutes les initiatives du mouvement citoyen.

Préparer un portail qui proposera toutes les initiatives de Nuit debout dans le monde. Tel est le projet actuellement en préparation par la commission numérique de ce mouvement ayant germé place de la république à Paris, le 31 mars dernier. Pour ce faire, une cinquantaine de développeurs web, tous bénévoles, ont pris part à l'initiative et travaille d'arrache-pied pour mettre le plus rapidement possible cette plateforme sur la toile. Tout en amplifiant la présence du mouvement sur les réseaux sociaux.

Ce jeudi a eu lieu une manifestation contre la loi du travail de la part des lycéens à Paris, Montpellier, Toulouse, Rennes, Nantes et bien d’autres villes dans une ambiance bonne enfant comme on pouvait le voir à Toulouse. Le matin des étudiants à Rennes avaient déménagé les dossiers du MEDEF et bloqué un McDonald. Malheureusement des casseurs en marge des manifestations notamment à Paris, Montpellier, Nantes et Rennes sont venus troubler les choses et la police a répondu trop rapidement aux jets de projectiles mettant ainsi en danger des manifestants qui n’avaient rien à voir. Dommage, car ces casseurs prennent en otage une manifestation qui mérite mieux que cela.

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Publié le 13 Avril 2016

euronews.com ce mercredi 13 avril 2016 que les mesures annoncées par l’Église de France, François Devaux les attendait depuis longtemps. Il représente l’association “La parole libérée”, qui vient en aide aux victimes présumées d’un prêtre lyonnais, mis en examen en janvier pour des agressions sexuelles sur de jeunes scouts, il y a plus de 25 ans. S’il se réjouit de la réaction de l’Église, il juge ces mesures insuffisantes. “Cela semble être de bonnes mesures multiples, diverses, et ça montre une vraie évolution. On a sauté quelques étapes. Mais, même si ces décisions semblent très bonnes et très crédibles, il manque encore beaucoup de choses.”

Ce que François Devaux réclame notamment aujourd’hui, c’est la démission de l’archevêque de Lyon, le cardinal Barbarin, qui est soupçonné d’avoir caché les agissements du prêtre accusé de pédophilie : “Ce que j’attends de manière immédiate, c’est le départ du cardinal Barbarin. Pour moi, ça fait quinze jours de trop qu’il est à son poste. Cet homme là doit quitter ses fonctions. Tant que cela n’arrivera pas, il n’y aura pas ma confiance.”

François Devaux s’est tourné vers le Vatican pour exprimer ses préoccupations et ses attentes, afin que la confiance s’installe à nouveau dans le diocèse de Lyon. Mais il regrette de ne pas avoir été écouté : “J’ai essayé de contacter le nonce apostolique, j’ai essayé de contacter au moins à cinq reprises le Vatican. Pas un cardinal a voulu me répondre au téléphone, pas un. Et j’ai dit à tous les secrétaires : attention, cette affaire va être un vrai traumatisme pour cette institution. Il y a des décisions à prendre qui s’imposent pour que la confiance puisse se réinstaller. Et après seulement, pourront venir des actions qui sont, a priori, très bonnes, mais pour que ces actions soient crédibles, il faut recouvrir la confiance”.

Depuis sa création en décembre dernier, l’association “La parole libérée” a reçu des dizaines de témoignages de victimes présumées, qui n’avaient jusqu’alors pas osé raconter leur histoire. Elle surveillera sans doute les progrès et la réalité de la lutte contre la pédophilie au sein de l’Église et c’est une bonne chose, et espérons qu’elle poussera l’Église à toujours améliorer ses techniques dans le domaine.

Le mouvement Nuit Debout continue. Vers 22h30, les lumières se sont éteintes place de la République, dans ce qui est devenu avec beaucoup d’humour, le #Lampagate, mais l’explication est plus basique puisque la coupure de courant est due à un barbecue allumé à même le sol qui a brûlé un câble d'alimentation. La police a aussi éclairé les journalistes pour rendre la prise de vue difficile. À minuit tout le monde a allumé portable, briquet, et lampe sur la place.

L’OBS nous montre aussi que le mardi 12 avril, une partie de Nuit debout s’est décentralisée à quelques pas de la place de la République, dans ce QG des syndicats français, pour assister à une conférence organisée par le mouvement altermondialiste Attac. David Graeber, anthropologue anarchiste et activiste d’Occupy Wall Street, va converser pendant deux heures, et pas une minute de plus, avec l’économiste Frédéric Lordon, figure et âme dévouée de Nuit debout. Après avoir écouté attentivement David Graeber saluer Nuit debout "qui réinvente la démocratie directe" et expliquer que "pour gérer les outsiders, il faut un gouvernement", comprendre une tête au mouvement. Frédéric Lordon lui répond posément que les Indignés espagnols sont "un contre-exemple", puisque Podemos s’est mué en "écurie électorale", tandis qu’Occupy Wall Street "n’a rien produit".

Frédéric Lordon n’a rien perdu de ses aptitudes à la provocation et s’en amuse : "La vraie question est : que voulons-nous ?" Les nombreux participants à Nuit debout présents dans l’amphithéâtre se sentent immédiatement concernés. L’organisation du mouvement doit évoluer. "L’intransigeance horizontale de l’AG, couplée à l’homogénéité sociale et l’improductivité du mouvement pourraient rendre la démarche régressive", prévient-il dans son langage typique d’universitaire. Il faut trouver d’autres formes, "c’est l’enjeu du moment". Une nouvelle commission, chargée de la stratégie, peut-être ? Frédéric Lordon l’évoque, mais n’est pas sûr. Un porte-parole, alors ? Christophe Ramaux, un économiste de Paris-1 présent dans le public, pose la question. "Les porte-parole ne me posent aucun problème s’ils sont élus, mandatés, contrôlés et révocables", assène Lordon, beaucoup plus convaincu. La solution est intéressante et permettra au mouvement de durer.

Pour ceux qui disent que le FN est démocratique, ils peuvent voir que ce n’est pas le cas puisqu’il a en effet demandé ce mercredi 13 avril la dissolution de "Nuit Debout", qu'il qualifie de "centre opérationnel du saccage de Paris" l’amalgamant aux casseurs alors que le mouvement a condamné les violences (pour les amalgames le FN est très doué). De la jalousie ? Pouvait-on s’attendre à mieux d’un parti qui ne peut pas récupérer un tel mouvement qui n’a envie de rien faire avec l’extrême-droite et qui devient un concurrent sérieux.

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Publié le 12 Avril 2016

SudOuest.fr, Libération.fr et LePoint.fr nous montrent qu’à un an de l'élection présidentielle, le besoin de changement n'a jamais été aussi fort chez les Français. L'apparition du mouvement Nuit debout et la volonté, annoncée lundi par plusieurs autres collectifs et mouvements, de lancer une "primaire des Français" ne sont que deux facettes du mécontentement grandissant d'une large part de la population. Aux yeux des déçus de la politique française, plusieurs raisons expliquent ce malaise : des élus coupés des réalités, un système démocratique verrouillé, des citoyens écartés de la prise de décision... Selon Vincent Tiberj, sociologue, politologue à Science Po Bordeaux, spécialiste des questions électorales, le système français est à bout de souffle et nécessite une vaste "remise en question".

cette semaine s'est lancé le mouvement «La Primaire des Français», qui veut lancer une alternative aux partis traditionnels «pour désigner celle ou celui qui les représentera à la présidentielle de 2017». Le mouvement sera officiellement lancé s'il recueille 500 000 signatures de soutien. À l'origine de cet appel, six organisations, dont certains ont tout des partis traditionnels et d'autres se définissent comme «mouvements citoyens» –comme Nous Citoyens et son spin-off Génération Citoyens – et d'autres comme «do tank» – comme l'ancien parti Cap 21 ou le truc d'Alexandre Jardin, «Bleu Blanc Zèbre».

Selon Claude Posternak, l'un des instigateurs de cette primaire citoyenne, interrogé lundi par France 3, "on est dans une situation où jamais l'exécutif n'a été aussi faible en France. La cote de sympathie du président est de 15%, donc vous avez 85% de mécontents dans le pays. (...) 91% des Français n'ont pas confiance dans les hommes et femmes politiques. Il y a une défiance totale (...) donc il faut une réponse autre car sinon, le pays risque d'être fracturé".

Le mouvement Nuit Debout poursuit son chemin et sait comment faire parler de lui. Après Twitter et Facebook, le mouvement Nuit Debout investit YouTube et a publié dans la nuit sa première vidéo qui reprend les codes des spots de campagne politique. Concise (un peu moins de deux minutes), rythmée par une musique entraînante et concentrée sur le positif (pas d'images d'affrontements avec les forces de l'ordre), la vidéo enchaîne les interventions de manifestants aux profils divers, du lycéen aux seniors en passant par Frédéric Lordon, en guest star. Le message est clair : «venez nombreux, les places sont à nous». On notera que si la vidéo culmine pour l'heure à 216 vues sur YouTube, elle cartonne sur Facebook avec plus de 785 000 vues en moins d'un jour.

Nuit Debout fait aujourd’hui un #43mars sous un jour ensoleillé, où les rencontres, les débats et les constructions reprennent. Hier, les CRS inquiets après les débordements de samedi ont bloqué la sono, puis quand les gens ont créé des corridors pour remonter la nourriture sur la place dans le calme, ils ont renversé une marmité de soupe, donnant naissance au Marmite Gate. L’AG malgré cela a pu commencer dans une ambiance de fête. Aujourd’hui, c’est moins tendu et les personnes qui installent le matériel parlent avec les CRS.

Les citoyens ont montré leur envie de changement à travers «La Primaire des Français» et Nuit Debout qui leur permet d’avoir un rôle plus démocratique que dans le système actuel. Mais cela semble déjoué par le Parlement qui a adopté, mardi 5 avril, la réforme des parrainages et du temps de parole en vue de l'élection présidentielle de 2017. La période d'égalité stricte du temps de parole pendant la campagne électorale passe de cinq semaines aux deux semaines précédant le scrutin. Auparavant, seul un principe "d'équité" calculé en fonction de la représentativité des candidats et de leur implication dans la campagne s'applique aux médias. Cet assouplissement de la loi risque donc de priver les candidats les moins médiatiques de la tribune exceptionnelle que leur fournit l'élection présidentielle. Seule l’opposition citoyenne peut mettre à mal le futur ennui médiatique que nous vivrons entre le PS représenté par un gouvernement qui n’est plus de gauche, l’UMP qui court l’échalote au FN, le troisième larron xénophobe et d’extrême droite.

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