Publié le 17 Mai 2016

Francetvinfo.fr nous montre que le secrétaire de l'association La Parole libérée a réagi sur BFMTV, après une interview du souverain pontife parue dans "La Croix".

Ils espéraient que le pape François demande la démission du cardinal Barbarin. L'association de victimes de pédophilie dans l'Église catholique, la Parole libérée, s'est dit "déçue", mardi 17 mai sur BFMTV, que le souverain pontife prenne "clairement la défense" du responsable du diocèse de Lyon. La veille, le pape François a estimé, dans une interview à La Croix, que le cardinal Barbarin avait "bien pris les choses en main" dans la gestion des cas de pédophilie dans son diocèse.

"C'est le premier évêque de France et il faut que l'Église tienne sur des fondements solides, a estimé Bertrand Virieux, secrétaire de l'association. Ça peut être une des raisons pour lesquelles le pape soutient mordicus le cardinal." Il a ajouté que le chef de l'Église catholique "aurait dû plus se positionner du côté des victimes plutôt que, d'emblée, défendre le cardinal Barbarin".

Bertrand Virieux attend désormais que le souverain pontife rencontre les victimes d'actes pédophiles au sein de l'Église. "Il a manifestement beaucoup de qualités d'ouverture et d'écoute, qu'il nous entende au moins, ça ferait du bien à énormément de victimes", a-t-il conclu.

La déception est compréhensible, car la démission du cardinal Barbarin aurait été un signal fort pour les victimes. Et la "tolérance zéro" prônée par le pape François semble prendre du plomb dans l’aile en voulant défendre un cardinal auxquelles les victimes du père Preynat n’ont plus confiance.

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Publié le 16 Mai 2016

L’OBS nous montre dans son article du lundi 16 mai 2016 Qu'une démission du cardinal Philippe Barbarin serait "un contresens", estime le pape François dans un entretien au quotidien "La Croix" à paraître mardi : "Ce serait un contresens, une imprudence". "On verra après la conclusion du procès. Mais maintenant, ce serait se dire coupable". "D'après les éléments dont je dispose, je crois qu'à Lyon, le cardinal Barbarin a pris les mesures qui s'imposaient, qu'il a bien pris les choses en main. C'est un courageux, un créatif, un missionnaire. Nous devons maintenant attendre la suite de la procédure devant la justice civile", déclare le souverain pontife.

Le cardinal Barbarin, l'une des personnalités les plus influentes de la hiérarchie catholique française, est ciblé par deux enquêtes pour "non dénonciation" d'agressions sexuelles commises sur de jeunes scouts entre 1986 et 1991. L'association La parole Libérée reproche à Mgr Barbarin de ne pas avoir dénoncé ses actes à la justice, alors qu'il en était informé depuis 2007.

Concernant la pédophilie, le pape François a souligné qu'"il n'est pas facile de juger des faits après des décennies, dans un autre contexte" : "la réalité n'est pas toujours claire". "Mais pour l'Église, en ce domaine, il ne peut y avoir de prescription. Par ces abus, un prêtre qui a vocation de conduire vers Dieu un enfant le détruit. Il dissémine le mal, le ressentiment, la douleur."

Le pape François donne un mauvais signe aux victimes du père Preynat en laissant en place Mgr Barbarin qui a menti en disant n’être au courant qu’en 2014, puis se raviser en disant 2007. Le père Preynat a eu un incident avec une petite fille en 2003 au moment où Mgr Barbarin est archevêque, puis il a été transféré à deux reprises en 2007 et 2011 pour voir été reconnu par ses victimes, puis a été promu en 2013 prêtre doyen par Mgr Barbarin. Il ne sera écarté des enfants qu’en 2015. C’est beaucoup. On essaye de sauver le soldat Barbarin au dépend des victimes.

Ensuite sur francetvinfo.fr dans son entretien à La Croix, le chef de l'Église revient également sur l'accueil fait aux migrants, l'un de ses sujets de prédilection. Il effectue notamment un lien avec les attentats qui ont frappé la Belgique en mars : "Le pire accueil est de les ghettoïser alors qu’il faut au contraire les intégrer. À Bruxelles, les terroristes étaient des Belges, enfants de migrants, mais ils venaient d’un ghetto."

Il revient ensuite sur l'actualité du Royaume-Uni avec l'élection à la mairie de Londres de Sadiq Khan, un fils de Pakistanais musulman : "À Londres, le nouveau maire a prêté serment dans une cathédrale et sera sans doute reçu par la reine. Cela montre pour l’Europe l’importance de retrouver sa capacité d’intégrer."

"Je ne crois pas qu’il y ait aujourd’hui une peur de l’islam, en tant que tel, mais de Daech et de sa guerre de conquête, tirée en partie de l’islam", déclare également le pape François. Il rappelle la possibilité d'une coexistence pacifique : "Sur le fond, la coexistence entre chrétiens et musulmans est possible. Je viens d’un pays où ils cohabitent en bonne familiarité."

Le pape François, qui estime qu'un État "doit être laïque", explique qu'une "solide loi garantissant la liberté religieuse offre un cadre pour aller de l’avant". Pour lui, "si une femme musulmane veut porter le voile, elle doit pouvoir le faire". "On doit pouvoir professer sa foi non pas à côté mais au sein de la culture. La petite critique que j’adresserais à la France à cet égard est d’exagérer la laïcité. Cela provient d’une manière de considérer les religions comme une sous-culture et non comme une culture à part entière."

Le pape a une vision trop restrictive de la laïcité française. La laïcité est avant tout un principe juridique de neutralité, qui s’impose à l’État et à ses représentants. Ce principe garantit à chacun le droit de croire ou de ne pas croire, ainsi que le droit d’exercer son culte dans des conditions dignes et paisibles. La laïcité n'est pas négociable car elle nous permet de vivre ensemble, et c'est aussi une garantie contre les intolérances qui viendraient de l'intérieur et contre les influences qui viendraient de l'extérieur.

Interrogé sur un éventuel voyage en France, souvent évoqué mais toujours reporté, le pape explique à La Croix avoir reçu "il y a peu" une invitation en ce sens de la part de François Hollande. "Je ne sais pas quand aura lieu ce voyage car l’année prochaine est électorale en France et, en général, la pratique du Saint-Siège est de ne pas accomplir un tel déplacement en cette période", précise-t-il poliment. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir déjà une petite idée en tête sur l'itinéraire à suivre lorsque les circonstances seront bonnes : parmi les "hypothèses" sur la table, le pape François évoque "un passage à Paris et dans sa banlieue, à Lourdes et par une ville où aucun pape ne s’est rendu, Marseille par exemple, qui représente une porte ouverte sur le monde".

Malheureusement le pape François ne veut pas que Mgr Barbarin démissionne mais les victimes des prêtres pédophiles n’ont plus confiance en lui, ce sera difficile d’être encore crédible quand on parle de «tolérance zéro», tout en montrant son incompréhension de la laïcité française et en délivrant un message d’ouverture pour les migrants et les musulmans sans oublier de passer un petit message pour la France.

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Publié le 16 Mai 2016

Le 15 mai : Global Debout

Comme le signale BFMTV.com et Libération.fr la date est symbolique, le moment stratégique. Le collectif "Nuit Debout" avait appelé à des mobilisations similaires à travers le monde dimanche 15 mai, date anniversaire du mouvement espagnol des Indignés.

Signe que l'appel a été entendu, 130 villes en Europe (même à Moscou) mais aussi au Canada, au Mexique en Argentine, au Brésil au Japon ou en Australie, ont organisé dimanche des assemblées publiques à l’image de "Nuit Debout". À Madrid, en Espagne, plusieurs milliers de personnes, partis de la place de la mairie, ont rejoint en fin d’après-midi, et sous le soleil, la Puerta del Sol, l’endroit où, il y a cinq ans jour pour jour, démarrait le mouvement des «Indignados», également appelé mouvement du 15 mai. Les Espagnols mettent ainsi beaucoup d’espoir dans le mouvement français qui, espèrent-ils, pourrait relancer celui des indignés en Espagne.

Au même moment, à Athènes, entre 200 et 300 Grecs se rassemblaient sur la place Syntagma, où le mouvement des indignés s’était développé en 2011. C’est là aussi que Syriza avait pris son envol. Aujourd’hui, le parti de la gauche radicale et son leader, Aléxis Tsípras, sont au gouvernement, sans avoir réussi à répondre à la frustration des Grecs. Environ 150 personnes se sont retrouvées à Bruxelles, et une "centaine de personnes", selon une participante, se sont rassemblées à Berlin sur une place du quartier de Kreuzberg. Tandis qu’au Mexique, le mouvement est peu connu et les Mexicains sont venus peu nombreux, le mouvement devra faire la convergence des luttes pour que le modèle Nuit debout, sans étiquette syndicale ni lien avec des partis politiques, ait toute sa place au Mexique.

Le plus gros des rassemblements reste tout de même en France, avec 266 assemblées à travers le pays. À Toulouse, environ 600 personnes étaient réunies dans la soirée au pied de l'Hôtel de ville. Dans la capitale, plus de 1500 personnes, jeunes et moins jeunes, venues en famille ou entre amis, sont venues place de la République débattre de thèmes aussi variés que l'art, la Françafrique ou la Palestine. À Marseille, une petite assemblée se trouvait sur le Vieux-Port. NuitDebout.fr nous signale également que des Espagnols, des Italiens, des Londoniens sont intervenus à l’assemblée parisienne, alors que des Français, et des Italiens sont intervenus à l’assemblée de Bruxelles.

Enfin comme le montre francetvinfo.fr, Nuit debout a d'ailleurs appelé à une campagne internationale contre les marques "qui se comportent le plus mal". La campagne, baptisée "NOlist", a pour but de cibler une nouvelle marque tous les 15 jours-trois semaines. "On ira vite, on ira loin, ce n'est que le commencement", assure un militant, expliquant qu'il s'agit de "créer et animer la 'bourse de la peur'", avec une "liste (de marques) votée en temps réel" par les internautes.

Nuit Debout s’internationalise et c’est sans doute le meilleur choix, car pour que la politique change il faut la brusquer et s’opposer durablement à des décisions n’allant pas dans le sens de la population partout où elles se trouvent.

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Publié le 15 Mai 2016

L'Ukraine s'impose à l'issue d'un final haletant à l’Eurovision et 17 anciennes ministres de droite et de gauche signent une tribune pour en finir avec le sexisme

francetvinfo.fr dimanche 15 mai 2016 nous montre que le suspense a duré jusqu'au bout lors de l’Eurovision le samedi 14 mai 2016. En séparant le vote des jurys professionnels de celui des téléspectateurs, les organisateurs ont laissé planer le doute sur l'identité du vainqueur jusqu'à la dernière minute du décompte des points. L'Ukraine s'impose finalement, avec 1944, une chanson très politique, peu appréciée par Moscou. "Une prestation et une victoire incroyables !", s'est enthousiasmé le président ukrainien, Petro Porochenko, sur Twitter.

Jamala, la grande gagnante, était très émue à l'issue de la cérémonie, au moment de réinterpréter son titre, inspiré par son histoire familiale. La chanson évoque la déportation par Staline des Tatars de Crimée, dont a été victime son arrière-grand-père. L'artiste explique l'avoir écrite "en état d'impuissance" après l'annexion de la péninsule ukrainienne par la Russie en mars 2014, insistant sur sa volonté de la "faire entendre" en Occident.

Comme le montre L’OBS la voix de Jamala, son émotion sur scène, les accents folkloriques de la chanson et la performance visuelle du numéro ont mis tout le monde d'accord. Rien de politique comme essaye de le faire croire les députés de la Douma russe, qui sont particulièrement mauvais perdant.

Tandis que RTL.fr ce dimanche nous aussi que six jours après le début de l'affaire Denis Baupin, les femmes politiques de tout bord promettent de ne plus se taire. Dix-sept anciennes ministres de droite comme de gauche lancent un appel pour la fin de l'impunité dans le Journal du Dimanche. Elles ont pris la plume pour dire "stop, cette fois, c'est trop !". Dans cette tribune, intitulée "L'impunité, c'est fini", les anciennes ministres font bloc. "Nous venons de bords différents mais nous partageons toutes la même volonté : que le sexisme n'ait pas sa place dans notre société".

L'appel est signé par Cécile Duflot, Aurélie Filippetti, Rama Yade ou encore Chantal Jouanno. Après l'affaire Denis Baupin, les propos déplacés de Michel Sapin et cinq ans jour pour jour après l'affaire DSK à New York, toutes ces femmes politiques veulent aujourd'hui briser le silence. Roselyne Bachelot ancienne ministre de la santé fait partie des signataires. "Ces agressions, ces harcèlements sexuels, ça existe dans tous les partis politiques. Les femmes doivent être solidaires. Ces combats doivent transgresser les frontières habituelles des différents partis. Il ne faut pas rester seule dans cette affaire. C'est la raison pour laquelle j'ai signé cet appel."

Il faut changer les choses, changer les mentalités et c'est au monde politique de montrer l'exemple. Alors Roselyne Bachelot évoque par exemple comme solution la création de cellules d'aide et d'écoute dans tous les partis politiques pour lutter contre le sexisme. Elles proposent aussi comme le montre Libération.fr l'«allongement des délais de prescription en matière d’agression sexuelle, la possibilité pour les associations compétentes de porter plainte en lieu et place des victimes, la fin de la correctionnalisation des viols», ou bien encore l'«instruction donnée aux parquets de poursuivre systématiquement en cas de harcèlement».

Il est bon que les femmes parlent pour briser la loi du silence à propos du harcèlement et des agressions sexuelles, car il est anormal qu’il existe encore aujourd’hui de tels actes et il est temps que le comportement des hommes change et que l’impunité cesse.

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Publié le 15 Mai 2016

La Pentecôte, un récit des Actes des Apôtres qui a besoin d'une relecture

Le récit de la Pentecôte dans Actes 2, 1-42 fait suite au passage qui montre comment la communauté chrétienne commence à s'organiser, mais il y a peu de chance que c'était à Jérusalem, mais plutôt en Galilée, à Capharnaüm dans la maison de Pierre ou à Magdala, dans la maison de Marie de Magdala.

Sont présents dans la chambre haute Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe, Thomas, Barthélémy, Matthieu, Jacques, fils d'Alphée, Simon le Zélote, et Jude, fils de Jacques. Se trouve également parmi eux Marie, la mère de Jésus et les frères de Jésus (Actes 1, 13-14). On cite le remplacement de Judas par Matthias. Il semble que Judas ne s'est pas suicidé et qu'il fait toujours partie des 12, c'est sans doute Pierre que l'on remplace, puisqu'il va devenir le porte parole du groupe. Matthias est choisit par tirage au sort (Actes 1, 23-26), même si cette pratique vient sans doute de l'auteur, car elle est grecque. Il serait plus probable que pour un mouvement synagogal, le vote s'est fait à main lever pour éviter toute contestation. Ce groupe restreint qui devait se composer d'une vingtaine de personnes se base sur l'étude de la Torah, des paroles de Jésus, mais aussi sur la prière et les repas en commun.

L'événement qui va faire bouger le mouvement de Jésus a lieu durant la fête de Chavouot à Jérusalem, lors d'un pèlerinage où se trouvait la communauté chrétienne naissante. Il aurait eu lieu 2 ou 3 ans après la mort de Jésus. Cela n'aurait rien d'étonnant, si Jésus avant de partir leur avait fait savoir que c'est durant cette fête qu'un événement montrerait au grand jour le Royaume des cieux, car ce jour était la célébration de l'Alliance entre Dieu et Moïse, mais aussi celui de l'instauration de la Torah. Durant le Ier siècle, c'était l'un des grands pèlerinages annuels, célébré par certains juifs hellénisés.

Contrairement à ce que dit le texte, ce n'est pas un bruit qui est venu du ciel qui attire les gens devant la maison où logent les vingtaines de personnes qui gardent en mémoire l'enseignement de Jésus. Les gens proches des lieux entendent du bruit (Actes 2, 5-6). Sans doute les personnes à l'intérieur ont déplacé des meubles pour réfléchir, discuter et décider de ce qu'ils allaient faire. Ils sortent ensuite et se mettent à parler la langue des pèlerins (Actes 2, 6-12). Cela n'a rien d'étonnant, vu que les disciples étaient de la classe moyenne comme Jésus (pêcheurs, artisans, voire des notables locaux, un est même publicain, on trouve aussi de riches veuves), et ils devaient savoir parler le grec, langue usitée en Occident et l'araméen en Orient, tandis que l'hébreu était la langue religieuse.

C'est à ce moment-là que Pierre se met en avant avec les 12 apôtres pour faire un discours qui va marquer l'histoire de la chrétienté (Actes 2, 14-36). Il fait un résumé des activités de Jésus qu'il présente comme un prophète charismatique et guérisseur, qui a été livré aux Romains pour être crucifié (Actes 2, 22-24), puis il leur annonce que Dieu a ramené Jésus à la vie (Actes 2, 24-25). Pierre a-t-il eu en tête cette prophétie dans Isaïe 53, 10 pour annoncer la résurrection de Jésus : "Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, il verra une postérité et prolongera ses jours." La résurrection d'un seul homme n'allait pas de soi, puisqu'elle devait être nationale, donc Pierre semble juste indiquer que la résurrection de Jésus est le commencement de celle-ci. Par la suite, Pierre déclare que Jésus est le Messie (Actes 2, 36), un roi qui s'oppose au tout puissant pouvoir de Rome en voulant libérer Israël. Les disciples croient que le grand jour va venir.

La conviction de Pierre semble atteindre une partie de l'auditoire (Actes 2, 37). À ceux qui viennent le voir, il leur dit de changer de vie comme l'a fait Jésus lors de son annonce du Royaume des cieux, un État qui par son existence s'oppose à l'empire romain, et qui devait être proche, puis il leur demande de se faire baptiser, un geste qui est un rite d'initiation pour entrer dans un groupe d'élu et cela montre qu'ils décident de passer dans un stade plus engagé (Actes 2, 38). Ceux qui rejoignent le groupe devaient tout au plus être une dizaine, au lieu des 3000 annoncés dans Actes 2, 41. C'est un début modeste pour le mouvement de Pierre, mais c'est un bon début au vu de comment va se répandre le christianisme par la suite.

Merci et bonne fête de la Pentecôte !

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Publié dans #Culture biblique

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Publié le 14 Mai 2016

Comme nous le montre BFMTV.com ce samedi 14 2016 il assure ne pas pouvoir agir en son propre chef. L'archevêque de Paris, le cardinal André Vingt-Trois, encourage les personnes qui estiment avoir été victimes d'abus sexuels de la part de Monseigneur Tony Anatrella à porter plainte contre ce prélat, a indiqué son diocèse dans un communiqué vendredi soir.

Plusieurs médias ont fait état récemment de nouvelles accusations à l'encontre de ce prêtre du diocèse de Paris, alors que des affaires de pédophilie et d'agressions sexuelles minent l'Église de France depuis des semaines. Selon Mediapart, un homme l'accuse de lui avoir fait suivre à son cabinet parisien pendant 14 ans, jusqu'en 2011, une "étrange thérapie, qui s'est acheminée progressivement vers des touchers 'à travers les habits ou sur la peau' et des masturbations".

Dans un communiqué diffusé vendredi par ses services, le cardinal Vingt-Trois indique bien avoir reçu via un prêtre "le témoignage écrit, mais anonyme, d'un patient majeur du Père Anatrella". Invitée à rencontrer l'official, le juge ecclésiastique du diocèse, "cette personne n'a pas donné suite", relève l'archevêché. C’est troublant de voir qu’un homme accuse le père Anatrella et de ne rien faire pour qu’il témoigne même s’il n’a pas donné suite. Fin avril, un autre prêtre parisien a rencontré le cardinal Vingt-Trois "en disant connaître le témoignage d'autres personnes", selon le diocèse. Et il n’a toujours rien fait ?

Le père Anatrella avait déjà fait l'objet d'une plainte pour attouchements sexuels en 2006, classée sans suite par le parquet de Paris l'année suivante, rappelle le diocèse. L'archevêque de Paris a réuni vendredi son "conseil presbytéral" au sujet de la pédophilie, afin notamment de mettre en œuvre les mesures de lutte contre les abus sexuels annoncées par la Conférence des évêques de France (CEF) le 12 avril.

Se présentant comme "psychanalyste" et "spécialiste en psychiatrie sociale", Tony Anatrella, 75 ans, qui sans être évêque bénéficie du titre de "Monseigneur", est un prélat influent jusqu'à Rome, où il est consulteur au Conseil pontifical pour la famille. Il est aussi chargé de mission sur les drogues et la toxicomanie auprès du Conseil pontifical pour la pastorale des services de santé.

Personnage influent, parfois surnommé "l'analyste de l'Église" et considéré comme un spécialiste de l'adolescence, Tony Anatrella avait été associé à la rédaction de la brochure de la CEF "Lutter contre la pédophilie", publiée en 2003 et rééditée en 2010. Proche de la "Manif pour tous" ces dernières années, il a décrit l'homosexualité comme "un inachèvement et une immaturité foncière de la sexualité humaine". Il fut considéré comme l'un des inspirateurs en 2006 de l'instruction du Vatican invitant à écarter les candidats à la prêtrise qui présenteraient une orientation homosexuelle.

Le cardinal Vingt-Trois aurait pu faire quelque chose avant, maintenant il est bien trop tard pour que les victimes puisse lui faire confiance. Peuvent-elles croire que leur témoignage soit prix en compte alors que Mgr Anatrella est bien placé à la curie romaine et qu’il est un proche de la Manif pour tous. On essayera plutôt de sauver le soldat Anatrella comme on essaye de sauver le soldat Barbarin à Lyon.

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Publié le 14 Mai 2016

Cath.ch dans son article du samedi 14 mai 2016 nous montre qu’alors que le pape François vient d’exprimer son souhait de créer une commission pour réfléchir au diaconat féminin, l’évêque français Jacques Gaillot estime que “l’avenir est ouvert” dans l’Église, pour les femmes et les laïcs. Lors d’une conférence, fin mars à Versoix, dans le canton de Genève, le prélat français s’est également exprimé sur l’accueil des réfugiés, le terrorisme, la miséricorde.

Révoqué en 1995 de sa charge d’évêque d’Evreux, dans le nord de la France, Mgr Jacques Gaillot a été nommé évêque du diocèse disparu de Parténia (Algérie). A 80 ans, il n’a rien perdu de sa verve, son humour, sa douceur et de ses convictions. A propos de son âge, il confie: “Ce qui m’intéresse c’est d’ajouter la vie aux années”. Les épreuves quant à elles, “nous aident à mieux comprendre ceux qui sont éprouvés. Dans les difficultés on se révèle”, a-t-il confié en insistant sur le choix de Jésus de s’adresser d’abord aux pauvres.

Est-ce que les laïcs, les femmes ont un rôle à jouer dans l’Église ? “L’avenir est ouvert”, a dit Mgr Gaillot en citant le titre d’un séminaire à venir. “Partons des ressources du peuple chrétien. Avançons ensemble. Prenons des initiatives (…) N’oublions pas que le prêtre est un baptisé au milieu des baptisés”. “Il y a beaucoup de ressources dans le peuple chrétien: le don de l’Esprit Saint, la Parole de Dieu, l’Eucharistie, la présence de Dieu en nous, la prière de Jésus, Marie, les saints…Nous sommes comblés. C’est peut-être nous qui n’accueillons pas suffisamment les dons de Dieu (…) Les dons sont variés, il faudrait que cette richesse serve à l’Église”.

Mais faut-il permettre aux laïcs d’assurer l’homélie ?, insiste quelqu’un. “Je sais qu’en certaines circonstances, des laïcs font l’homélie. A mon avis ce n’est pas simplement une question de permission, mais avant tout une question de formation et d’aptitude à dire la foi en lien avec la vie. Avec des mots simples”.

Autre question : la tradition d’accueil de l’Église et la situation de l’asile en Occident. Il s’agit d’une tradition “vivante et positive qui continue. Après l’appel du pape, beaucoup se sont montrés disponibles à l’accueil. Dans notre communauté (la Congrégation du Saint-Esprit à Paris) nous avons accueilli plusieurs migrants. Deux Afghans et un Kurde irakien de Mossoul. Tous les trois musulmans. L’accueil des étrangers est une bénédiction pour ceux qui les reçoivent. La communauté où je vis a été transformée par la présence de ces migrants : leur humanité, leur disponibilité, leur sens du service et aussi leur courage! Ce qui m’attriste – a-t-il poursuivi – c’est de voir qu’aujourd’hui dans l’Union européenne nous avons plus de respect pour les frontières que pour les étrangers. On dresse des murs, des barbelés, alors que nous ne sommes pas submergés”.

Interpellé sur la Miséricorde, Mgr Gaillot a répondu par une image : “Si je devais dessiner la miséricorde, je dessinerais quelqu’un avec les bras grands ouverts qui se porte vers l’autre pour l’accueillir. La miséricorde exprime un excès, la gratuité d’amour, le pardon. Elle est une provocation, elle nous sort de la logique du donnant -donnant. Le ‘après tout ce que j’ai fait pour eux, voilà la maigre récompense’, n’appartient pas à la Miséricorde, elle ne connaît pas cette déception, elle va de l’avant”.

Face aux terrorismes qui se réclament de Dieu, l’évêque estime qu’il ne faut surtout pas “répondre par la haine, la violence, le racisme. La violence entraîne toujours la violence”. Si des jeunes choisissent la voie du terrorisme, “est-ce parce qu’ils sont en panne d’aventure, en panne de sens, d’idéal ? Ce sont des jeunes qui voudraient se donner, faire quelque chose de leur vie, mais ils n’ont pas d’horizon, ni d’aventure. La société leur paraît plate”.

Mgr Gaillot, reste très actif, surtout auprès des plus marginalisés. Il est président de l’association Droit devant! pour les sans-papiers, président d’honneur de Relais logement, pour les sans-abris et il continue de visiter des prisonniers : “pour témoigner l’Évangile, nous avons besoin que l’autre nous reconnaisse comme un frère pour lui.”

Espérons que Mgr Gaillot ait raison et que l’avenir soit ouvert pour les femmes et les laïcs dans l’Église. Il est bon aussi de nous pousser à aider les réfugiés et à ne pas jouer le jeu des terroristes.

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Publié le 13 Mai 2016

7sur7.be nous montre que l'éventualité que des femmes puissent devenir diacres, envisagée jeudi par le pape François, sera l'enjeu de débats féroces au sein d'une Eglise catholique coupée en deux sur ce sujet, a prévenu vendredi 13 mai 2016 le cardinal Walter Kasper. "Je pense qu'il va y avoir maintenant un débat féroce. Sur ce sujet, l'Église est divisée en deux", déclare ce théologien allemand, proche du pape, dans un entretien avec le quotidien La Repubblica.

Le pape argentin s'est déclaré favorable à la création d'une commission sur l'ordination des femmes diacres, ce qui constituerait une révolution pour l'Église catholique, où seuls les hommes peuvent donner les sacrements. Les diacres catholiques peuvent prononcer le sermon à la messe, célébrer baptêmes, mariages et funérailles, mais ils ne peuvent pas dire la messe seuls: il faut un prêtre pour célébrer l'eucharistie, de même que pour confesser les fidèles.

Pour Mgr Kasper, considéré comme un des chefs de file des "libéraux" au sein de l'Église, il est encore très difficile de savoir si la commission que le pape veut mettre sur pieds aboutira, tant le sujet de l'ordination de femmes diacres divise. "Si on regarde le passé, il semble que la réponse est non. Mais tout est possible", a-t-il souligné, ajoutant que le pape François avait une nouvelle fois surpris tout le monde en évoquant cette possibilité d'ordination pour les femmes. Selon le cardinal allemand, les opposants au diaconat pour les femmes vont mettre en avant le fait que ce premier pas conduira inévitablement à l'ordination de femmes prêtres, ce que le pape François refuse d'envisager.

Radio Vatican nous montre aussi que suite au retentissement suscité dans les médias par ses propos sur l’éventualité que des femmes puissent devenir diacres le pape François a téléphoné au Substitut de la Secrétairerie d’État pour lui faire part de sa surprise. Dans un tweet, Mgr Becciù explique que le pape envisage la création d’une commission pour étudier la question et qu’il faut donc éviter de tirer des conclusions hâtives. Jeudi, lors d’une rencontre avec des centaines de supérieures majeures venues du monde entier pour leur assemblée plénière, le pape François a accepté de répondre à de nombreuses question dont une sur le diaconat des femmes.

Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège reconnaît que cet échange a été très encourageant en ce qui concerne le rôle des femmes, et en particulier des consacrées, dans la vie de l’Église et de la possibilité pour elles d’accéder à des taches importantes là où l’ordination sacerdotale n’est pas exigée. Quant à la question du diaconat des femmes, elle n’est pas nouvelle, rappelle le père Federico Lombardi. On en a beaucoup parlé dans le passé d’autant qu’aux premiers temps du christianisme, des femmes, appelées diaconesses, exerçaient un certain nombre de tâches au sein de la communauté. Des historiens ont déjà travaillé sur la question.

Pourtant en regardant de plus près, on voit que les premières traces des diaconesses se retrouvent dans les écrits de Paul. Comme les diacres, elles s’occupent des pauvres, des malades; elles enseignent aussi aux femmes. Dans les siècles qui suivent, on trouvera des diaconesses dans tout l’Orient. Jusqu’à quarante à Sainte-Sophie, à Constantinople. Des rituels montrent qu’elles étaient ordonnées de la même façon que les diacres. En Occident, le diaconat féminin sera par contre beaucoup moins répandu. Vers la fin du premier millénaire, le diaconat, masculin comme féminin disparaît.

Au lieu de discuter du diaconat, il faudrait sans doute l’essayer, car pendant mille ans cela ne posait pas de problème que les femmes aient des ministères qui étaient ordonnés.

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Publié le 13 Mai 2016

Dominique Dunglas dans son article pour Le Point.fr nous montre que l'Italie a adopté mardi 12 mai 2016 la "formation sociale spécifique". Si le Vatican déplore la manière, sur le fond, il est resté en retrait. Explications.

Le Parlement italien a définitivement adopté mardi la «formation sociale spécifique», formule alambiquée qui correspond à une union civique pour les couples gay. Pour les militants des unions homosexuelles, il était temps. L'Italie était le dernier des grands pays européens privé de statut juridique pour les couples de personnes de même sexe et la Cour européenne avait plusieurs fois invité Rome à reconnaître une existence légale aux couples homosexuels.

Pour les adversaires du texte, la formation sociale spécifique conduira à la destruction de la «famille naturelle». Une thèse reprise par monseigneur Nunzio, le secrétaire de la Conférence épiscopale italienne. «La formation sociale spécifique risque d'être assimilée à la famille. Or, la famille naturelle est la cellule fondamentale de la société, l'école de l'humanité qui forme les personnes et il faut éviter qu'elle soit dévaluée.» Mais plus que le fond, monseigneur Nunzio a dénoncé l'utilisation de l'équivalent italien du 49.3 pour faire passer le texte. «C'est une défaite pour la démocratie et pour la conscience de nombreux Italiens.» Davantage que l'adoption de l'union gay, la conférence épiscopale regrette que le gouvernement ait privé le front du non de l'honneur des armes d'un long débat parlementaire. Sans renoncer à ses valeurs traditionnelles, l'Église italienne s'est en effet davantage employée à «limiter les dégâts» qu'à s'engager dans une bataille qu'elle savait perdue d'avance. Monseigneur Nunzio s'était lui-même prononcé en faveur d'une réglementation des droits et des devoirs des couples homosexuels. En fixant toutefois des limites.

La conférence épiscopale a jeté toutes ses forces et ses relais politiques pour empêcher la stepchild adoption, l'adoption des enfants du partenaire qui, à ses yeux, était l'antichambre de la légalisation des mères porteuses. Un point sur lequel elle a obtenu gain de cause. Parallèlement, pour ne pas créer en Italie un front radical semblable à celui de la Manif pour tous en France, elle n'a pas officiellement soutenu les cortèges organisés par les partisans du non à l'union gay. Les évêques qui ont défilé dans les rues des grandes villes italiennes l'ont fait à titre individuel. Une stratégie imposée par la «rive droite du Tibre», celle où se trouve le Vatican. En effet, s'il a toujours exalté la famille traditionnelle, le pape François s'est bien gardé de prononcer une seule parole qui puisse alimenter le débat. Un silence interprété, à tort ou à raison, comme une sorte d'accord tacite.

Reste que l'union gay, qui a divisé aussi bien la droite que la gauche, est devenue un marqueur politique. Alfio Marchini, candidat de droite à la mairie de Rome, s'est empressé d'affirmer que, s'il était élu, il ne célébrerait pas les formations sociales spécifiques. Leader populiste de la Ligue du Nord, Matteo Salvini a également invité les maires de son parti à la désobéissance civile. Et à la tête des adversaires de la formation sociale spécifique, Massimo Gandolfi a averti Matteo Renzi : «Tu nous retrouveras pour le référendum sur les réformes institutionnelles au mois d'octobre.» Un référendum que Renzi a transformé en plébiscite en annonçant son abandon de la politique en cas d'échec. La bataille de l'union gay n'est pas terminée.

Le Vatican est resté en retrait pour éviter l’adoption de l’enfant du partenaire par le conjoint gay, mais en réalité ce sera comme au Portugal où après le mariage gay, les couples homosexuels ont eu le droit à l’adoption. Il suffira d’attendre.

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Publié le 12 Mai 2016

Les manifestations du 12 mai contre la loi travail pour un gouvernement qui ne sait plus écouter

Comme le montre Libération.fr il a manqué deux voix aux députés de gauche opposés à la loi Travail pour déposer leur propre motion de censure. À 16h35 le mercredi, poursuivi par une nuée de caméras et de micros dans les couloirs de l'Assemblée nationale, le député socialiste frondeur, Laurent Baumel, a expliqué avoir réussi à rassembler 56 signatures de collègues socialistes, écologistes, communistes et non-inscrits sur un projet de motion de censure suite au 49.3 déclenché par le gouvernement sur le projet de loi Travail mardi après-midi. Il en fallait 58 pour qu'elle soit recevable...

Tandis que nous pouvons voir le mépris de Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, envers les Frondeurs qui eux respectent leurs électeurs. Ce matin sur Itélé, il a appelé les Frondeurs à «clarifier» leur position, qui pourtant ne fait pas de doute. «Je pense que c'est allé trop loin. Je suis témoin de l'exaspération de l'énorme majorité de députés socialistes qui ne comprennent pas cette absence de fraternité, de solidarité, de parlementaires qui font de la flibuste [...] Je pense que les choses, à un moment ou un autre, doivent être clarifiées», a-t-il pesté.

francetvinfo.fr fait savoir que les députés du Front de gauche, par la voix du communiste André Chassaigne, voteront donc la motion de censure déposée par la droite et le centre mardi : "En l'absence de cette motion de censure de gauche, nous considérons que le seul outil à notre disposition, le seul levier, c'est la motion de censure déposée par la droite", a-t-il déclaré dans les couloirs de l'Assemblée nationale, mercredi. "Le seul moyen dont nous disposons pour obtenir le retrait de cette loi Travail, c'est de voter une motion de censure, quels que soient ceux qui la présentent", a ajouté le député du Puy-de-Dôme.

Pour ceux qui croient qu’avec la droite tout ira mieux ils se feront une belle illusion comme le montre Libération.fr. Les manifestants mobilisés contre la loi El Khomri ne se privent pas de le souligner : plus de 70 % des Français sont hostiles à cette réforme, accusée de faire la part trop belle aux entreprises au détriment des salariés. Mais, dans le même temps, il y aurait, selon les sondeurs, au moins sept chances sur dix pour qu’un président de droite soit élu le 7 mai 2017. Or, qu’il se nomme Juppé, Sarkozy, Fillon ou Le Maire, ce futur chef de l’État s’est déjà engagé pour une réforme du travail à côté de laquelle la malheureuse loi El Khomri n’est qu’une aimable plaisanterie. Les quatre principaux candidats veulent tous, au minimum, l’abrogation des 35 heures, faciliter le licenciement, supprimer (ou alléger) le Code du travail et la généralisation du référendum d’entreprise pour cantonner le dialogue social. Et ce n’est pas tout. Lancés dans ce qui ressemble à une surenchère libérale, ils promettent de supprimer l’ISF, baisser drastiquement les «charges» et l’impôt sur les sociétés, plafonner les minima sociaux et supprimer au minimum 250 000 emplois de fonctionnaires.

Pour ce gouvernement aveugle, il est bon de rappeler que la riposte contre la loi travail continue dans la rue mais aussi sur internet. Après la pétition «loi travail non merci !», une «motion de censure citoyenne», contre le recours au 49.3 par le gouvernement, a été mise en ligne. Elle a déjà recueilli la signature de 150 personnalités, dont des acteurs (Philippe Torreton), chanteurs (Juliette), humoristes (Didier Porte), chercheurs, écrivains, économistes et syndicalistes (de FO, la CGT, SUD, Solidaires...), pour lancer un appel au gouvernement. Caroline De Haas, à l'origine de la pétition contre la loi travail, est parmi les initiateurs de cette action. D’ailleurs, francetvinfo.fr nous signale que deux députés PS, Patrick Lebreton et Bernard Lesterlin, ont annoncé aujourd'hui qu'ils quittaient le groupe socialiste de l'Assemblée.

Comme le montre LeMonde.fr pour la cinquième fois en deux mois, sept syndicats – CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl – ont appelé à manifester contre la loi travail. La mobilisation a démarré dans la matinée avec une poignée de lycées fermés à Paris et des blocages à Rennes et à Nantes. À Toulouse, 12 000 personnes selon les syndicats, 3000 selon la préfecture, manifestent dans le centre-ville leur opposition au projet de réforme du code du travail. À Grenoble, entre 1000 et 4000 personnes ont défilé dans le calme aux cris de "49-3 on n'en veut pas, Grenoble soulève-toi" ou "P comme pourris, S comme salauds, à bas le parti socialiste". À Rennes, selon la préfecture, la manifestation a rassemblé 1 500 personnes qui ont commencé à se disperser vers 13h30. Plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées à Nantes ou encore Marseille et entre 1000 et 1500 à Bordeaux. Ils étaient 750 à Lyon selon la préfecture, entre 600 (police) et 1200 (organisateurs) à Montpellier. Dans la matinée, environ 1200 manifestants avaient défilé à Pau et autant à Bayonne, selon la police. Tandis qu’à Lille il y a eu entre 500 et 1000 manifestants.

Libération.fr nous fait savoir que 50 000 personnes ont manifesté à Paris contre la loi travail selon la CGT. La préfecture de police de Paris avance elle le chiffre de 11 500 à 12 500 manifestants. Les médias au lieu de parler des manifestations se centrent toujours autant sur quelques casseurs à Paris et à Nantes en disant que c’est des manifestants avec une grande malhonnêteté intellectuelle. Finalement comme le montre LeMonde.fr et francetvinfo.fr, la motion de censure du gouvernement déposée par la droite n'est pas adoptée. 246 députés ont voté pour; il aurait fallu 288 voix pour qu'elle passe. La loi Travail est donc considérée comme adoptée par l'Assemblée nationale.

Face au passage en force de la loi Travail et au recours au 49.3, Nuit Debout propose une motion de ‪‎censure populaire. Cette motion rappelle que la ‪ ‎démocratie suppose le respect de la loi et de la liberté d’expression. Les centaines de Nuit Debout de France vont proposer cette motion dans leurs assemblées respectives pour la faire voter, l'amender, la compléter, la relayer pour réaffirmer leur opposition à la loi travail et leur attachement aux valeurs démocratiques qui les animent.

Pendant ce temps Manuel Valls nous dit : «Je ne laisserai pas la gauche détruire la social-démocratie française.» Mais vous l’avez détruite en faisant cette loi. Il faudrait peut être que le Premier ministre revoit ses bases tout comme le Président de la République qui est une réorganisation radicale de l'ordre socio-économique à travers des achats pour les biens publics, le contrôle du processus de travail et de la politique de taxes par les travailleurs. En gros, la participation active de la population entière, et des travailleurs en particulier, à la gestion de l'économie.

Nuit Debout fait son AG devant l'Assemblée Nationale pour rappeler son opposition à la loi travail et pour apprendre aux députés comment fonctionne la démocratie.

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