Publié le 21 Juin 2016

Libération.fr nous montre le lundi 20 juin 2016 que les évêques catholiques ont publié lundi un texte de «réflexions» en sept points visant à éclairer les débats à moins d’un an de l’élection présidentielle, en espérant une campagne qui évite «les risques de crispations identitaires».

Cette déclaration du conseil permanent - l’exécutif - de la Conférence des évêques de France (CEF) aborde notamment le thème de l’identité, qui pourrait être au cœur de la présidentielle et des législatives du printemps 2017.

«Pour favoriser un véritable débat national, la campagne électorale à venir devra éviter les risques de crispations identitaires tout en faisant droit au fait national : nos racines, notre culture, notre patrie avec son histoire, ses responsabilités et ses atouts, la place et l’importance du fait religieux et des religions», écrivent les dix membres de ce conseil présidé par Mgr Georges Pontier.

Sur le projet de société, le texte souligne que c’est «vers une économie du partage que nous devons avancer, vers un partage plus équitable du travail et des fruits du travail».

Concernant l’éducation et la politique familiale, les évêques redisent que «la marginalisation d’un nombre croissant de familles, les mesures qui brouillent la filiation, celles qui favorisent les divorces et l’éclatement des familles sont payées très cher par leurs premières victimes: les enfants».

Au chapitre solidarité, le conseil permanent regrette que «l’écart entre ceux qui peuvent compter sur la sécurité et ceux qui sont plongés dans la précarité ne cesse de s’accroître», et appelle l’Etat à «gérer positivement la tension entre un libéralisme sans contrôle et la sauvegarde des mécanismes de protection sociale».

«Quand la Jordanie et le Liban reçoivent des millions de réfugiés, comment notre pays pourrait-il reculer devant la perspective d’accueillir et d’intégrer quelques dizaines de milliers de ces victimes ?», se demandent ensuite les évêques, qui s’interrogent aussi sur «la manière dont nous traitons des migrants arrivés dans notre pays depuis plusieurs années», qui vivent «dans des conditions trop souvent inhumaines».

Sur ces questions, soulignent les responsables de l’Église de France, «notre vieille Europe joue son avenir». Il lui faut «une véritable adhésion des peuples d’Europe», qui passe par une authentique «pratique de la subsidiarité». Dans le sillage de l’encyclique «Laudato si'» du pape François, l’épiscopat fait valoir que «la sagesse nous invite à revoir nos modèles de consommation et à inventer un monde moins destructeur et plus juste».

La Conférence des évêques de France se réveille enfin après toute cette actualité sociale, où elle était devenue inaudible. Encore une fois, la critique du divorce et de l’adoption d’enfants par les Couples LGBT viennent se glisser sur ces ses bonnes intentions, mais cela peut servir les crispations identitaires amenées par les débats nationaux qu’il faut éviter. Il est bon que les évêques veulent une économie du partage, mais il est difficilement pensable de faire vivre en harmonie le libéralisme et le social comme on le voit actuellement avec la loi travail. Il est bon aussi de rappeler la France à ses devoirs envers les migrants, et de souhaiter un monde plus juste. Entre le bon et le moins bon, la CEF parle enfin de social, même si on aurait aimé qu’elle parle de la loi travail.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 21 Juin 2016

Libération.fr nous montre le lundi 20 juin 2016 que les évêques catholiques ont publié lundi un texte de «réflexions» en sept points visant à éclairer les débats à moins d’un an de l’élection présidentielle, en espérant une campagne qui évite «les risques de crispations identitaires».

Cette déclaration du conseil permanent - l’exécutif - de la Conférence des évêques de France (CEF) aborde notamment le thème de l’identité, qui pourrait être au cœur de la présidentielle et des législatives du printemps 2017.

«Pour favoriser un véritable débat national, la campagne électorale à venir devra éviter les risques de crispations identitaires tout en faisant droit au fait national : nos racines, notre culture, notre patrie avec son histoire, ses responsabilités et ses atouts, la place et l’importance du fait religieux et des religions», écrivent les dix membres de ce conseil présidé par Mgr Georges Pontier.

Sur le projet de société, le texte souligne que c’est «vers une économie du partage que nous devons avancer, vers un partage plus équitable du travail et des fruits du travail».

Concernant l’éducation et la politique familiale, les évêques redisent que «la marginalisation d’un nombre croissant de familles, les mesures qui brouillent la filiation, celles qui favorisent les divorces et l’éclatement des familles sont payées très cher par leurs premières victimes: les enfants».

Au chapitre solidarité, le conseil permanent regrette que «l’écart entre ceux qui peuvent compter sur la sécurité et ceux qui sont plongés dans la précarité ne cesse de s’accroître», et appelle l’Etat à «gérer positivement la tension entre un libéralisme sans contrôle et la sauvegarde des mécanismes de protection sociale».

«Quand la Jordanie et le Liban reçoivent des millions de réfugiés, comment notre pays pourrait-il reculer devant la perspective d’accueillir et d’intégrer quelques dizaines de milliers de ces victimes ?», se demandent ensuite les évêques, qui s’interrogent aussi sur «la manière dont nous traitons des migrants arrivés dans notre pays depuis plusieurs années», qui vivent «dans des conditions trop souvent inhumaines».

Sur ces questions, soulignent les responsables de l’Église de France, «notre vieille Europe joue son avenir». Il lui faut «une véritable adhésion des peuples d’Europe», qui passe par une authentique «pratique de la subsidiarité». Dans le sillage de l’encyclique «Laudato si'» du pape François, l’épiscopat fait valoir que «la sagesse nous invite à revoir nos modèles de consommation et à inventer un monde moins destructeur et plus juste».

La Conférence des évêques de France se réveille enfin après toute cette actualité sociale, où elle était devenue inaudible. Encore une fois, la critique du divorce et de l’adoption d’enfants par les Couples LGBT viennent se glisser sur ces ses bonnes intentions, mais cela peut servir les crispations identitaires amenées par les débats nationaux qu’il faut éviter. Il est bon que les évêques veulent une économie du partage, mais il est difficilement pensable de faire vivre en harmonie le libéralisme et le social comme on le voit actuellement avec la loi travail. Il est bon aussi de rappeler la France à ses devoirs envers les migrants, et de souhaiter un monde plus juste. Entre le bon et le moins bon, la CEF parle enfin de social, même si on aurait aimé qu’elle parle de la loi travail.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 20 Juin 2016

Petit tour de l’actualité

HuffingtonPost.fr ce lundi 20 juin 2016 se demande si les syndicats pourront-ils exprimer leur mécontentement jeudi 23 juin ? Quelques jours après les menaces d'interdiction de nouvelles manifestations faites par François Hollande et Manuel Valls, la CGT a demandé à manifester entre les places de Bastille et de Nation. Un parcours rejeté par la préfecture de police de Paris chargée de délivrer les autorisations dans la capitale. La PP préférerait un rassemblement statique plutôt qu'un défilé, a-t-elle fait savoir lundi en fin de matinée.

Cette position a été rappelée par Bernard Cazeneuve qui a écrit une lettre à Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. "Le renouvellement à l'identique d'une manifestation itinérante le 23 juin n'apparaît pas envisageable, écrit le ministre de l'Intérieur. (...) Pour garantir la liberté d'expression, le préfet de police cous a proposé à ma demande la tenue d'une démonstration de voie publique alternative consistant en un rassemblement statique place de la Nation."

"Nous avons pris la précaution de faire un parcours court permettant d'assurer la plus grande sécurité possible. On a tenu compte des conditions de sécurité, on a essayé d'éviter les grands magasins, etc", a expliqué la CGT qui n'a visiblement pas réussi à convaincre les autorités.

Au lendemain de la manifestation du 14 juin -émaillée de violences notamment près de l'hôpital Necker- l'exécutif avait haussé le ton. Manuel Valls puis François Hollande avaient affirmé que "si la sécurité des biens et des personnes n'est pas assuré", il pourrait interdire toute nouvelle mobilisation. L'interdiction totale n'est visiblement pas à l'ordre du jour. Reste aux deux camps à se mettre d'accord d'ici au milieu de semaine.

La CGT qui a pris acte de la décision de la préfecture de police a indiqué se rapprocher des six autres organisateurs (FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl, UNL) pour arrêter une position commune. Ils ont décidé ensemble de maintenir leur appel à manifester jeudi en attendant une éventuelle interdiction.

L’intersyndicale et la préfecture de police sont d’accord pour garantir la liberté d'expression toute en la conciliant avec la préservation de l'ordre public et la sécurité des participants, encore fau-il que les deux sachent de quelle manière pour éviter une interdiction de la manifestation, ce qui ne donnerait pas une excellente image du gouvernement.

Le gouvernement doit faire attention à ne pas aller trop loin où il aura le même résultat qu’en Italie. Comme le montre aujourd’hui franceinfo.fr le Mouvement 5 étoiles a triomphé dimanche aux municipales en Italie en s'offrant les mairies de Rome et Turin. Milan reste toutefois entre les mains du Parti démocrate de Matteo Renzi. Mais le président du Conseil ressort affaibli de ce scrutin.

À l'issue du second tour dimanche des élections municipales en Italie, le Mouvement 5 étoiles (M5S) est devenu la deuxième force politique du pays. Le parti contestataire de Beppe Grillo a remporté deux victoires de taille. Virginia Raggi est devenue la première femme élue maire de Rome. Une autre représentante du M5S, Chiara Appendino, est arrivée en tête à Turin. La victoire de Virginia Raggi à Rome est triomphale. La jeune femme, une avocate de 37 ans, s’engage à "ramener la légalité et la transparence dans les institutions". Les militants du Mouvement 5 étoiles ont salué leur nouvelle héroïne dans la capitale italienne.

Le Parti démocrate du président du Conseil, Matteo Renzi, s’attendait à une défaite, mais pas de cette ampleur et les chiffres sont accablants. Le choc le plus important est venu de Turin où le parti du chef du gouvernement italien est détrôné après plus de vingt ans de règne. La gagnante, comme à Rome, est une jeune femme du Mouvement 5 étoiles. Chiara Appendino est élue dans la quatrième ville d’Italie. Elle n’a que 32 ans. Le centre gauche sauve la face en conservant la ville de Milan. Giuseppe Sala, qui s’est fait connaitre en tant que Commissaire de l’Exposition universelle, en est le nouveau maire.

Le Mouvement 5 étoiles en remportant Rome et Turin a désormais l’occasion de montrer qu’il est capable d’administrer de grandes villes, et éventuellement le pays. Le mouvement fondé par Beppe Grillo il y a seulement sept ans confirme ainsi son ancrage sur tout le territoire italien et dans le même temps, le front Anti Renzi se muscle. Mais le président du Conseil avait prévenu que quels que soient les résultats aux municipales, il ne modifierait pas son gouvernement.

Le Mouvement 5 étoiles profite surtout de l’impopularité de Matteo Renzi en souhaitant mettre en place un revenu universel pour les pauvres, renforcer les sanctions contre la criminalité en col blanc et la fraude fiscale, fermer ou privatiser un certain nombre de sociétés du secteur public et réduire la fiscalité des petits entreprises.

L’échec de Matteo Renzi s’explique aussi par le fait qu’il favorisé les contrats de travail à durée indéterminée précaire avec des droits sociaux croissants au fur et à mesure de l’ancienneté du salarié, tout en offrant aux entreprises d’importantes exemptions de charges sociales, facilitant le droit de licenciement et supprimant l’article 18 du code du travail, qui protégeait des licenciements abusifs. Résultat une croissance faible et le chômage qui ne baisse pas. Ici, en France la loi travail ressemble beaucoup à ça.

Enfin, ce lundi Libération.fr nous signale dimanche, quelque 3 000 personnes ont défilé à Mantes-la-Jolie (Yvelines) à l’appel d’associations musulmanes locales. En tête du cortège, un slogan : «Mobilisons-nous contre la barbarie» et deux portraits, ceux des deux policiers, Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing, assassinés la semaine dernière par un terroriste se réclamant de l’État islamique. Devant le commissariat de la ville, ils ont observé une minute de silence et déposé une gerbe, avant d’applaudir les fonctionnaires de police présents.

Un geste de plus qui vient battre en brèche l’idée fausse que les musulmans hésiteraient à condamner le terrorisme islamiste et le cortège musulman a été de loin le plus nombreux à rendre hommage aux deux policiers.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 20 Juin 2016

À Orlando en Floride : des funérailles perturbées par des homophobes dont la meilleure réponse a été la veillée hommage aux victimes

Francetv.info nous a montré le dimanche 19 juin 2016 qu’il y a eu un face à face tendu aux abords de la cathédrale Saint-Luc d'Orlando, samedi 18 juin. Lors des funérailles de Christopher Leinonen, l'une des 49 victimes de la tuerie du club gay Pulse, une quarantaine de manifestants homophobes sont restés debout, pendant près d'une heure. Face à eux, des contre-manifestants avaient déployé des draps blancs, accrochés à leurs épaules, tels des ailes.

Aux pancartes assurant que "l'homosexualité est un péché" ou aux slogans affirmant qu'il n'est "jamais OK d'être gay", les contre-manifestants, principalement membres de la compagnie de théâtre Shakespeare d'Orlando, ont opposé leur costume immaculé, relate BuzzFeed. Reuters rappelle que ces ailes sont apparues pour la première fois en 1998, lors des obsèques de Matthew Shepard, un jeune homme gay tué dans le Wyoming.

Ces "anges", qui étaient environ 200, intervenaient à l'appel de la communauté LGBT qui entendait ainsi contrer la mobilisation de la Westboro Baptist Church, une organisation fondamentaliste basée au Kansas et connue pour ses positions homophobes, explique l'Orlando Sentinel. Elle a déjà organisé de nombreuses manifestations lors des obsèques de personnes homosexuelles et est qualifiée de "groupe de haine le plus odieux et le plus enragé d'Amérique" par le Southern powerty law center, une association de lutte contre l'extrême droite.

En plus des contre-manifestants costumés, de nombreuses personnes arborant le drapeau arc-en-ciel et d'autres pancartes de soutien à la communauté LGBT avaient fait le déplacement pour dénoncer le message de haine des membres l'église Westboro, indique le Washington Post. Elles ont applaudi la police locale lorsque celle-ci a escorté les militants loin de la cathédrale où se déroulaient les funérailles.

Les obsèques d'une autre victime du Pulse ont été perturbées samedi. Deux shérifs-adjoints du comté d'Osceola ont été blessés alors qu'ils escortaient le cortège funèbre de Jean Carlos Mendez à Kissimmee, à 32 km au sud d'Orlando, après avoir été percutés par une voiture qui a coupé la procession. Les deux policiers ont été hospitalisés, et sont dans un état stable. L’EXPRESS.fr nous fait savoir que cet incident n’avait rien d’homophobe. "Nous pensons que c'était dû à l'impatience (de la conductrice)", a précisé une porte-parole de la police de la route, le sergent Kim Montes. "Ce n'était pas intentionnel. Ça peut arriver avec les cortèges funèbres, et celui-ci était particulièrement long". Les deux policiers sont à l'hôpital, dans un état stable, selon Kim Montes.

Ce groupement homophobe ne respecte rien, pas même un enterrement. Dans l’ignoble, on ne fait pas mieux, on ne peut pas laisser ces victimes de l’homophobie reposer en paix, doivent-t-elles encore subir cette haine qui a provoqué leur mort. Aimer son prochain a été oublié par ces pseudo-chrétiens.

Au moins L’OBS ce lundi 20 juin 2016 nous montre que l’homme sait être solidaire comparé à la Westboro Baptist Church. Des dizaines de milliers de personnes se sont réunies dimanche à Orlando pour une veillée aux chandelles en hommage aux victimes de la tuerie commise il y a une semaine dans une boîte de nuit gay de cette ville du sud-est des Etats-Unis.

Le maire d'Orlando, Buddy Dyer, a tenu à remercier les secours et a promis aux survivants et aux familles des victimes que la communauté locale les soutiendrait. Il a également dénoncé "l'acte haineux d'un tueur fou", selon la chaîne de télévision locale News 13. Selon l'agence de tourisme d'Orlando, 50 000 personnes ont assisté à la veillée sur les rives du lac Eola pour rendre hommage aux victimes de l'attaque du Pulse, la boîte de nuit gay où a eu lieu le 12 juin la fusillade la plus meurtrière de l'histoire des Etats-Unis.

Beaucoup arboraient des drapeaux aux couleurs arc-en-ciel - symbole de la communauté LGBT (lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre) - et américaines, ou tenaient une fleur blanche à la main. En présence du gouverneur de la Floride, Rick Scott, la foule a observé une minute de silence après la lecture des noms des 49 morts. "Il faut souvent un catalyseur de ce genre pour générer un mouvement plus progressiste", a déclaré un des participants à la veillée, Rod Lynn, au journal Orlando Sentinel. "Personne ne mérite ce qui est arrivé. Ce genre de chose doit cesser", a-t-il ajouté.

C’est le meilleur exemple à donner face à la haine homophobe que cette veillée hommage pour les victimes où les 50 000 personnes s’y rendant ont tenus à porter des drapeaux aux couleurs arc-en-ciel - symbole de la communauté LGBT (lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre) - et américaines, ou tenaient une fleur blanche à la main. Espérons que cet événement génère véritablement un mouvement progressiste qui en finira avec ce fléau qu’est l’homophobie, qui est une peur de la différence qui n’a plus lieu d’être.

Mais comme le montre euronews.com l’homophobie a la vie dure. La police en Turquie a fait usage de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc pour disperser des militants LGBT qui s‘étaient réunis près de la place Taksim, à Istanbul, ce dimanche. Plusieurs centaines de représentants des forces de l’ordre ont encerclé la place pour empêcher la tenue de cette manifestation en faveur des transsexuels. Les participants, rejoints par des sympathisants de la cause, se sont alors réfugiés dans les rues adjacentes.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 19 Juin 2016

L’Église a-t-elle oubliée le social ?

La question que je me pose est de savoir pourquoi l’Église est inaudible sur la loi travail et à propos des chômeurs. Ne devrait-elle pas se mettre du côté des travailleurs et des chômeurs ? Pourquoi voit-on toujours l’Église être contre un changement sociétal ? Au risque là, de devenir totalement inaudible, ce qui a été le cas avec les soutiens pour la Manif pour tous et les Veilleurs.

Il est incroyable de voir des mouvements comme l’opposition à la loi travail et comme Nuit Debout se faire dédaigner par l’Église qui ne dit rien sur le social. Comment s’en étonner, puisque entre les années 1960 et 1980, la théologie de la libération et les prêtres ouvriers qui ont voulu être proche du vrai public de l’Église les classes moyennes et laborieuses et se sont vu recevoir une complète ignorance ou un vrai mépris.

Lors de la prière universelle, j’ai du finalement demander que l’Église soutienne les travailleurs contre la loi travail défendant leur droit et les chômeurs qui recherchent du travail et veulent vivre dans la dignité, tandis que mon frère a demandé que l’Église parle plus de social, pour lui le manque sur cette question expliquait pourquoi beaucoup ne sentaient pas à leur place dans l’Église.

Le problème est que l’Église ne voit que l’aide aux pauvres dans le sens la charité (donner de l’argent, à manger ou des vêtements) et ne va pas plus loin, alors que les communautés ecclésiales de base ont montré qu’elle doit aussi aider les gens à mieux vivre dans leur société par une solidarité active. Les dons en argent ne font pas tout, il faut une véritable orientation du service autour des travailleurs et des plus pauvres.

Pourquoi une l’Église est aphone sur ce sujet ? La raison est simple, elle s’est reposée sur les communautés nouvelles et les mouvements ecclésiaux au recrutement essentiellement bourgeois, et pour ne pas fâcher ces dernières, elle a mis en avant une culture du compromis qui ne blesse personne, surtout les plus riches, par peur qu’ils ne fassent plus de donation. J’en ai fait la triste expérience, puisqu’on nous a interdit nous chef quêteur de demander davantage d’argent pour la paroisse durant les quêtes suite au chantage de couper les aides aux plus pauvres par les plus riches.

Bizarre que l’Église ne se mette pas du côté du travailleur ou du chômeur ? A-t-elle oublié qui est Jésus ? Le royaume de Dieu annoncé par de Jésus était un programme radical qui engagait les personnes à être solidaire dans la communauté contre l'exploitation et de l'oppression. Dans les béatitudes, la mention des pauvres et les affamés est une déclaration sur leur sort privilégié dans le futur royaume. Il a également partagé ses repas avec les parias et a prôné le partage des richesses.

Selon une de ses déclarations Jésus était un itinérant, sans un foyer ou un lit, et il ne savait pas où le prochain repas aurait lieu. Donc, il a abandonné toute richesse. Il conseille aussi à ses disciples de donner à chaque mendiant et à prêter à ceux qui ne peuvent pas rembourser, il suggère aussi avec humour qu'une personne riche ne peut pas entrer dans le royaume de Dieu alors qu'un chameau pourrait passer à travers le trou d'une aiguille, et il envoie ses disciples sur la route sans argent, sans nourriture, sans vêtements de rechange, ou sans sac pour les transporter.

L’Église loue le pape François et de son message social, mais dans la réalité elle ne fait rien pour vraiment mettre en avant le message social du Christ qui est venu pour les plus petits et non pour les puissants de la Terre, trop occupée à faire un message de compromis qui ne déplaira pas à ses paroissiens riches. L’hypocrisie est là. L’Église ne touche plus son véritable public, les classes moyennes et laborieuses. Et cela ne risque pas de s’arranger. Un petit effort.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Pensées de paroissiens-progressistes

Repost 0

Publié le 18 Juin 2016

Cameron Doody nous fait savoir sur periodistadigital.com ce samedi 18 juin 2016 que Graham Ashton, le commissaire en chef de la police de l’État de Victoria en Australie, a révélé dans une entrevue à l’Herald Sun qu’il existe la possibilité que des détectives australiens viennent à Rome pour parler au cardinal George Pell dans le cadre des investigations sur les abus sexuels qui furent commis en la cathédrale de Melbourne entre 1996 et 2001.

«S’il le faut dès maintenant nous irons», a commenté Ashton au journal quand on lui posa la question pour savoir si les agents de l’Opération Saine allaient au Vatican dans le lieu où le cardinal Pell, où il prétend être en mauvaise santé, pour éviter son retour dans son pays natal.

Le Herald Sun a révélé en février de cette année que la police qui enquêtait dans l’Opération Saine sur des allégations disant que le cardinal Pell avait abusé de 10 enfants entre 1978 et 2001, d' abord comme un prêtre dans le diocèse de Ballarat, puis comme archevêque de Melbourne. D’ailleurs le cardinal Pell n'a pas encore répondu à d’autres informations traitées par la police victorienne.

L’étau se resserre sur le cardinal Pell, et il devra faire face à des accusations contre lui. Les murs du Vatican risquent de ne plus le protéger bien longtemps.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 18 Juin 2016

Une actualité politique qui ne profite pas au gouvernement et où le PS doit en revenir aux primaires

LeParisien.fr et RT.com nous montrent que trois jours après les manifestations contre la Loi Travail, les opposants à la Loi El-Khomri se sont fait entendre le vendredi 17 juin durant la soirée. Armés de passoires, de cuillères et de casseroles, ils étaient un peu partout en France, devant les mairies à avoir répondu à l'appel des Casseroles Debout. Une opération 2.0 lancée sur les réseaux sociaux par l'activiste féministe Caroline de Haas, initiatrice quatre mois plus tôt de la fameuse pétition "Loi travail : non, merci !". L'idée : improviser un "concert de casseroles" de trois minutes, simultanément à 20 heures devant une mairie.

L'organisatrice a annoncé 350 rassemblements un peu partout dans l'Hexagone. De Caen à Nantes, en passant par Avignon et à Paris dans plusieurs arrondissements. Ces rassemblements en petits groupes étaient festifs et enthousiastes comme on pouvait le voir à Nantes, Lyon, Marseille, Grenoble et Clermont-Ferrand, à Bagnolet, ou à Vitry. Selon les organisateurs de l'événement, ces rassemblements courts et festifs doivent permettre aux citoyennes et citoyens d'exprimer leur refus de la Loi Travail.

Mais Libération.fr nous signale aussi que le leader de la CGT Philippe Martinez et la ministre du Travail se sont rencontrés ce matin, une première depuis le mois de mars. Alors que la fronde de la CGT bat son plein contre la loi Travail, les protagonistes n’ont pas trouvé de point d’entente. «Nous avons des désaccords ; ils ne sont pas nouveaux, il n’y a pas de scoop par rapport à ça», a ainsi admis Myriam El Khomri. De fait, «il n’y a aucune raison que ni la votation citoyenne, ni les journées de mobilisation qui sont prévues, ne soient retirées», a annoncé le leader syndical. Une nouvelle journée de mobilisation est prévue le 23 juin prochain.

Enfin, HuffingtonPost.fr précise que le Conseil national du Parti socialiste a décidé à l'unanimité ce samedi 18 juin d'organiser une primaire pour désigner son candidat à la présidentielle en 2017. Le "Parti socialiste décide d'organiser une primaire ouverte aux acteurs de la Belle Alliance populaire (PS, PRG, écologistes pro-gouvernemental) et (à) tous ceux qui soutiendraient la démarche", les 22 et 29 janvier, prévoit le texte soumis au parlement du parti. Le Premier secrétaire du parti, Jean-Christophe Cambadélis, a prévenu qu'il y aurait certainement moins de votants pour cette primaire de 2017 que pour celle de 2011.

D'un côté, il enterre une primaire très ouverte mais compliquée dont ni Jean-Luc Mélenchon ni EELV ne voulaient. De l'autre, il offre un compromis acceptable à tous les membres du PS, frondeurs inclus, qui redoutaient que le scrutin censé désigner le champion du parti en 2017 ne soit définitivement enterré alors même que la procédure est inscrite noir sur blanc dans les statuts du parti. Plus délicat encore, Jean-Christophe Cambadélis a obtenu l'assentiment du président de la République François Hollande qui confirme par là même son intention de se représenter en 2017. Pour un ténor du PS, la primaire permettra surtout au président de la République de "purger son bilan" et de se "relégitimer".

Le mouvement Casseroles Debout montre que les moyens de contestations changent et s’inspire d’une démarche argentine de 2012 pour s’opposer pacifiquement la Loi Travail, tandis que les négociations avec la CGT n’ont pas atteint les buts qu’attendait le gouvernement trop obstiné pour s’offrir une porte de sortie, et le PS s’est enfin décidé de faire une primaire qui n’est malheureusement pas ouverte à toute la gauche, mais avec des candidats possibles comme Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, Gérard Filoche ou Marie-Noëlle Lienemann.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 17 Juin 2016

theguardian.com dans son article de ce vendredi 17 juin 2016 que l’Église de Pennsylvanie est accusé d'utiliser «l'approche de chef mafieux» pour mettre la pression aux législateurs qui appuient le projet de loi donnant aux victimes d'abus sexuels plus de temps pour poursuivre leurs agresseurs.

La campagne de lobbying contre le projet de loi est dirigée à Philadelphie par l’archevêque Charles Chaput, un ardent conservateur qui a récemment créé un émoi après avoir envoyé par inadvertance un courriel à un représentant de l’État Jamie Santora, dans lequel il accusait le législateur de «trahir» l'église et disant que Santora souffrirait des «conséquences» pour son soutien à la loi. Le courriel a également été envoyé à un haut fonctionnaire dans le bureau de Mgr Chaput, qui était apparemment le seul destinataire prévu. Le courriel a rendu furieux certains législateurs catholiques, qui disent qu'ils ont voté en leur conscience pour l'appui de la législation en faveur des victimes d'abus sexuels. Un législateur républicain, Mike Vareb, a accusé l'archevêque d'utiliser des tactiques mafieuses.

En vertu des lois fiscales américaines, des organisations comme les églises sont classés comme des groupes à but non lucratif qui ne sont pas censés être engagés dans une activité politique, mais ils sont autorisés à publier les dossiers de vote des législateurs dans certains cas. L'enjeu de cette lutte controversée est un projet de loi de l'État de Philadeplphie qui permettrait aux victimes d'abus sexuels de déposer des réclamations civiles contre leurs agresseurs, et même pour ceux qui ont connu des abus, jusqu'à ce qu'ils aient 50 ans. Selon la loi actuelle, les victimes ne peuvent déposer que jusqu'à l'âge de 30 ans. La proposition a été massivement adoptée lors d'un vote bipartisan en avril, mais elle semble avoir calé dans le sénat de l'État, où certains pensent qu'elle ne pourrait ne pas passer.

Si la proposition ne passe elle sera signé par le gouverneur, le projet de loi pourrait donc coûter à des dizaines d'églises catholiques des millions de dollars après une série d'accusations de mauvais traitements dans l'État, y compris un rapport dévastateur publié plus tôt cette année par un grand jury qui a détaillé comment deux évêques du diocèse Altoona-Johnstown ont couverts les abus sexuels de centaines d'enfants par plus de cinquante prêtres au cours d' une période de 40 ans.

Les législateurs catholiques interrogés par le Guardian ont exprimé leur consternation, le choc et la colère contre le traitement qu'ils ont reçu, en particulier parce qu'ils ont été ciblés après le projet de loi déjà adopté par la Chambre basse. Tous ont dit qu'ils appuyaient le projet de loi parce qu'ils croyaient les victimes d'abus sexuels qui depuis des décennies ont eues l’attitude nécessaire pour venir à bout de l'abus qu'elles ont subis.

La critique de Chaput au projet de loi est centrée sur les revendications que l'archidiocèse de Philadelphie a déjà un «engagement réel et de longue date» à propos de l’abus des victimes par des prêtres pédophiles; qu'il serait déterminé à protéger les enfants maintenant; et que la nouvelle loi ne s'appliquerait qu'aux églises et institutions privées, mais rendrait toujours les institutions publiques comme les écoles et les prisons à l'abri des poursuites civiles rétroactives similaires dans les cas d'abus. Mais les législateurs catholiques qui soutiennent le projet de loi rejettent cette revendication comme une diversion, parce que les institutions publiques telles que les écoles reçoivent une certaine immunité contre les poursuites judiciaires afin de protéger les contribuables.

Les critiques de la stratégie de Mgr Chaput disent que l'archevêque a utilisé les mêmes tactiques pour faire dérailler avec succès une législation similaire dans le Colorado, où il a précédemment servi comme archevêque. Joan Fitz-Gerald, l'ancien chef démocrate du sénat de l'Etat dans le Colorado qui avait présenté le projet de loi, a rappelé qu'il était l'expérience la plus vicieuse et difficile de sa vie, avec Mgr Chaput qui aurait dit selon un de ses lobbyistes qu'il ne croyait pas que Fitz-Gerald irait au ciel.

Une experte, Marci Hamilton, le président du droit public à la Cardoza School of Law, a déclaré qu’une législation similaire a passé dans quatre autres États, dont la Californie, a été utilisé par un nombre relativement restreint de victimes. Elle affirme que Mgr Chaput avait été envoyé en Pennsylvanie après avoir aidé à tuer une législation similaire au Colorado.

Jamie Santora, le législateur républicain dont plusieurs personnes ont dit qu’il a reçu le courriel menaçant de Mgr Chaput, a refusé de commenter spécifiquement le courriel. Mais il a reconnu qu'il avait été accusé par un fonctionnaire de l'Église haut placé de trahir son Église. Interrogé, le porte-parole de l'archevêque de Philadelphie a déclaré : «Les élus sont responsables devant les gens qui les ont élus. Il n'y a rien de bizarre dans cela. C’est comment le système fonctionne.» Je ne savais pas que le chantage servait de système politique.

Ici l’ignominie d’une telle démarche ne grandit pas Mgr Chaput qui plutôt que de s’opposer à une loi qui a le mérite de mettre l’Église devant une horrible réalité, celle qu’elle n’a pas fait son devoir envers les victimes des prêtes pédophiles et ne semble pas vouloir le faire maintenant. Mais que pouvait-on attendre d’un homme qui a fait sa carrière sous Jean-Paul II et Benoît XVI ? Pas grand-chose.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 16 Juin 2016

Libération.fr nous montre ce jeudi 16 juin 2016 qu’alors que l'exécutif a menacé d'interdire de nouvelles manifestations en raison des violences sur lesquelles il met un coup de projecteur dans l'espoir de faire basculer l'opinion, pourtant favorable à la mobilisation, l'intersyndicale des opposants à la loi Travail (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl, UNL) a confirmé mercredi de nouvelles mobilisations les 23 et 28 juin contre le projet en cours d'examen au Sénat et demandé au gouvernement de «garantir les bonnes conditions d'exercice du droit de manifester». Les sept syndicats ont réaffirmé «la détermination sans faille» des opposants au projet de loi après «la grande réussite» de la manifestation de mardi.

LePoint.fr signale que restant flous sur les modalités des actions annoncées les 23 et 28 juin, les syndicats espèrent que les résultats de la votation citoyenne, communiqués le 28 juin à la présidence de la République, infléchissent la position de François Hollande. Le président n'a toujours pas répondu à leur courrier pour être reçus "rapidement". Toutefois, le mot d'ordre de "détermination" de l'intersyndicale reste d'actualité.

Cela sera difficile puisque Manuel Valls a redit cette semaine que "le texte ira jusqu'au bout". Et l'article 2, qui prévoit la primauté des accords d'entreprise sur les accords de branche, vivement contesté jusque dans le camp des syndicats dits "réformistes", ira aussi "jusqu'au bout". Le rapporteur de la loi Travail à l'Assemblée, Christophe Sirugue, a également jugé "compliqué de toucher" à cet article compte tenu de sa "place de symbole".

LeMonde.fr précise que Philippe Martinez, et la ministre du travail, Myriam El Khomri, qui doivent se retrouver vendredi 17 juin au matin pour discuter du projet de loi travail. Au journal télévisé de France 2 mercredi, Philippe Martinez avait demandé la suspension du débat parlementaire sur le projet de loi travail, appelant le gouvernement à plus d’écoute, au lendemain d’une des plus importantes manifestations contre le projet de loi.

Mais le secrétaire général de la CGT s’est heurté, jeudi, à une fin de non-recevoir de la ministre : «Récemment M. Martinez a dit qu’il ne faisait plus un préalable du retrait à cette loi et qu’il avait des propositions. En même temps, il demande la suspension du débat parlementaire en cours et le retrait des cinq articles les plus importants de cette loi; ce qui n’est bien évidemment pas acceptable, ni pour le gouvernement, ni d’ailleurs pour le Parlement. Philippe Martinez le sait parfaitement.»

Myriam El Khomri a insisté sur le fait qu’il n’était «pas question (…) de rouvrir une négociation sur la loi travail» alors qu’elle la défendait actuellement «face à la droite qui, au Sénat, est en train de donner libre cours au libéralisme qui devrait plutôt inquiéter l’ensemble des organisations syndicales».

Que cela s’annonce difficile, Christophe Sirugue (PS), rapporteur de la loi, espère déboucher à un compromis, pour cela il devra toucher aux points sensibles comme l’article 2 instituant l’inversion de la hiérarchie des normes, ou l’article 10 sur le référendum d’entreprise. Pendant ce temps, on enterre la primaire au PS.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 16 Juin 2016

Comme le montre FranceInfo.fr la Cour administrative d'appel de Nancy (Meurthe-et-Moselle) a publié ce jeudi 16 juin 2016 un arrêt qui autorise le médecin en charge de Vincent Lambert à reprendre la procédure de consultation qui peut aboutir, collégialement, à un arrêt des soins.

La justice a ordonné ce jeudi aux médecins de Vincent Lambert de reprendre la procédure qui peut conduire à un arrêt des soins de ce dernier. L'équipe médicale du CHU de Reims où est hospitalisé Vincent Lambert avait suspendu cette procédure le 23 juillet 2015 estimant que "les conditions de sérénité et de sécurité nécessaires à la poursuite de cette procédure" n'étaient pas réunies. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne (Marne) avait validé cette décision en octobre.

Mais, selon la Cour administrative d'appel de Nancy, "l'existence d'éventuelles menaces pour la sécurité de M. Vincent Lambert et de l'équipe soignante n'est pas un motif légal pour justifier l'interruption de la procédure", explique-t-elle dans un communiqué. Pour autant, "l'arrêt de la cour implique seulement que la procédure collégiale soit reprise au sein du CHU de Reims. Il ne préjuge en rien de l'issue de cette procédure", précise le texte.

La Cour administrative d'appel de Nancy autorise toutefois le docteur Daniela Simon, le nouveau médecin en charge de Vincent Lambert, à engager une nouvelle procédure de consultation collégiale plutôt que d'exécuter la décision prise par son prédécesseur, le docteur Eric Kariger. Ce dernier avait décidé en janvier 2014 d'arrêter l'alimentation et l'hydratation artificielles de son patient. L'arrêt rendu ce jeudi rappelle que la nouvelle équipe médicale n'est pas tenue de suivre cette décision.

"Le principe d'indépendance professionnelle et morale du médecin implique que la décision du 11 janvier 2014 ne peut créer aucune obligation à l'égard du nouveau praticien en charge de M. Vincent Lambert", indique la Cour.

Hospitalisé au CHU de Reims, l'ancien infirmier de 39 ans, victime d'un accident de la route en 2008, est dans état végétatif. Sa famille se déchire depuis plusieurs années pour savoir s'il faut ou non arrêter les soins qui le maintiennent en vie.

BFMTV.com nous montre que François Lambert, le neveu du patient qui se bat depuis des années pour qu'on le laisse mourir, soutenu par Rachel, l'épouse de Vincent, s'est félicité de cette décision. "Même si le juge ne peut pas dire au médecin ce qu'il doit faire, la loi doit s'appliquer", a-t-il déclaré à l'AFP. "Je ne vois pas très bien comment les médecins pourraient motiver une autre décision que celle d'arrêter les soins", a-t-il ajouté. A l'inverse, l'avocat des parents de Vincent, opposés à l'arrêt des soins, a jugé cette décision "absolument incompréhensible".

Tandis que LeMonde.fr nous montre que lors de l’audience du 26 mai, les avocats de Pierre et Viviane Lambert, les parents, avaient dénoncé un «acharnement judiciaire» de la part de François Lambert et de certains membres de la famille. La décision de la cour d’appel de Nancy est susceptible d’un pourvoi en cassation devant le Conseil d’État sous les quinze jours. Si ce pourvoi n’est pas suspensif, les parents de Vincent Lambert pourraient obtenir un sursis à exécution du jugement, le temps que le Conseil d’État se prononce.

La cour d’appel de Reims doit par ailleurs rendre le 8 juillet sa décision concernant la tutelle de Vincent Lambert, accordée en première instance à sa femme Rachel pour une période de dix ans. Une décision importante dans le cadre de la demande de transfert dans un établissement de leur choix effectuée par les parents.

Vincent Lambert qui avait dit ne pas vouloir vivre en état de dépendance, est maintenant devenu l’arme des réseaux tradis contre l’euthanasie qui en font l’otage de cette cause qui n’est pas la sienne. Il est grand temps qu'on le libère, qu'on le laisse s'en aller comme il le souhaitait.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0