Publié le 26 Juin 2017

L’Express.fr nous montre ce lundi 26 juin 2017 que le Premier ministre israélien n'établira pas d'espace de prière mixte, réclamé depuis des années par les juifs libéraux. Netanyahu a cédé devant les fondamentalistes. Le gouvernement israélien a abandonné dimanche le projet d'aménagement d'un lieu de prière mixte devant le mur des Lamentations. Après des années de querelle, le gouvernement avait pourtant accepté, en janvier 2016, le principe de créer cet espace mixte. Conformément à la stricte tradition ultra-orthodoxe, deux espaces séparés de prière, l'un pour les hommes l'autre pour les femmes, existent devant le mur des Lamentations, l'un des lieux les plus saints du judaïsme, à Jérusalem-Est.  Mais des militantes se battent depuis des années pour obtenir le droit, réservé aux hommes, de prier et de lire la Torah collectivement et à voix haute, et de porter le châle de prière.

 

Alors que les ultra-orthodoxes ne cessent de gagner du terrain dans le pays, leurs principaux représentants politiques sont parvenus à faire céder le Premier ministre. Des membres des partis ultra-orthodoxes Shass et Judaïsme unifié de la Torah ont annoncé dimanche que Benyamin Netanyahu avait accepté de "geler" ce projet, un geste qui reflète selon eux "la volonté de la majeure partie de la nation qui veut sauvegarder le caractère sacré du mur et son statut". Ils partagent la position du rabbinat ultra-orthodoxe, qui a le monopole sur les affaires religieuses et rejette la mixité au mur des Lamentations. L'annulation de cette décision a été saluée par le rabbin ashkénaze David Lau. Partenaires de la coalition gouvernementale de Netanyahu, ces partis ont su faire valoir leur appui au Premier ministre pour faire avorter la réforme réclamée par les mouvements juifs libéraux qui accordent une place égale aux femmes et aux hommes dans les rituels.

 

Anat Hoffman, présidente de l'association Women of the Wall, qui lutte pour changer les règles sur le mur des Lamentations, a estimé qu'il s'agissait d'une "terrible journée pour les femmes en Israël", accusant Netanyahu de "céder à une poignée de religieux extrémistes". L'Agence juive, en charge de l'immigration au sein de la diaspora, a dénoncé cette décision, expliquant que "soutenir Israël ne signifiait pas automatiquement le gouvernement israélien".

 

La décision de Netanyahu a aussi été critiquée par le puissant ministre de la Défense Avigdor Lieberman, qui a reproché la précipitation du Premier ministre sur cette question sensible.  Le judaïsme libéral reste très minoritaire en Israël contrairement aux États-Unis. Seulement 7,1% des juifs israéliens se définissent comme tels, contre 26,5% qui disent appartenir au judaïsme orthodoxe, les autres se définissant traditionalistes -respectant les principales fêtes mais pas le shabbat- ou non religieux, selon le centre de recherches Israel Democracy Institute (IDI).

 

Les ultra-orthodoxes ont réussi à faire capoter une excellente décision celle d’un espace mixte pour prier au mur des lamentations pouvant donner un espace aux libéraux qui ordonnent des femmes et des homosexuels et sont inclusifs envers les convertis et les religions, tout en faisant des mariages interreligieux. Comme au Vatican, en Israël c’est la minorité religieuse conservatrice dans le monde juif qui a l’écoute des puissants.

 

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Publié le 25 Juin 2017

20min.ch nous montre dans son article du samedi 24 juin 2017 Le père capucin qui a abusé sexuellement du Fribourgeois Daniel Pittet a été exclu de l'ordre par le Vatican. Il ne peut plus exercer en tant que prêtre.

 

Le 20 mai, la Congrégation pour la doctrine de la foi à Rome a décidé de le libérer des vœux monastiques et de le réduire à l'état laïc, apprend-on samedi sur le site officiel des capucins de Suisse. Les religieux vont cependant continuer à héberger le prêtre de 76 ans, car il est «malade et fragile».

 

Daniel Pittet a publié en février «Mon Père, je vous pardonne... survivre à une enfance brisée», un témoignage de son calvaire. Le bibliothécaire de 58 ans raconte avoir été violé par un prêtre capucin dès l'âge de 9 ans à Fribourg entre 1968 et 1972. Le père est nommé dans l'ouvrage et M. Pittet lui avait même permis de s'y exprimer. Le pape François a préfacé le livre.

 

Le 17 mai, une commission d'enquête indépendante a commencé à examiner les révélations du Fribourgeois à la suite de la publication de l'ouvrage. Les résultats devraient être disponibles dans quelques mois. Les faits sont prescrits.

 

En 1989, Daniel Pittet a alerté le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, après avoir rencontré un enfant victime du prêtre pédophile. Les capucins ont muté le prêtre en France, à Grenoble, puis à Lyon après de nouveaux soupçons. Il vit aujourd'hui dans un couvent de capucins en Suisse alémanique.

 

Dans les années 2000, Daniel Pittet a témoigné à la télévision. Le Ministère public fribourgeois a enquêté. Son rapport rendu public en 2008 recensait en Suisse 22 victimes entre 1958 et 1995 (Fribourg, Vaud, Valais, Genève). Mais tous ces cas étaient prescrits. M. Pittet estime que le prêtre a fait une centaine de victimes.

 

Le bourreau n'a pas passé un seul jour en prison. Sa seule sanction a été une peine de deux ans et demi avec sursis, pour des abus sur son neveu et sur un autre enfant dans les années 1990. Ce jugement a été rendu par le Tribunal de grande instance de Grenoble en 2012.

 

C’est un peu tard, mais il ne sera plus protégé. Pendant ce temps cath.ch nous montre dans son article du dimanche 25 juin 2017 «Abus sexuels : pour le Père Zollner, la protection des mineurs, "une priorité pour l’Église"» que l’Église semble enfin prendre au sérieux les abus sexuels des prêtres.

 

Dans la question des abus sur mineurs, “l’attitude générale a changé grâce à l’insistance du pape Benoît XVI et du pape François qui poursuit sur le chemin tracé par son prédécesseur”, estime le père Hans Zollner, président du Centre pour la protection de l’enfance de l’Université Grégorienne. Le père Hans Zollner a fait cette déclaration à l’issue d’un congrès sur la protection des mineurs tenu à Rome du 19 à 22 juin 2017 à l’Université pontificale Grégorienne. La rencontre intitulée “Anglophone Safeguarding Conference” a réuni 111 délégués de 14 pays anglophones.

 

Il a relevé que ce thème ne disparaît pas, mais il est discuté publiquement dans des sphères qui jusqu’à il y a un ou deux ans n’auraient jamais mis cette question au centre du débat, que ce soit dans l’Église ou dans la société, rapporte Radio Vatican. “Il existe aujourd’hui, a indiqué le père Zollner, une sensibilisation majeure aux droits des enfants grâce notamment à internet (…) Par ailleurs, il y a davantage d’évêques et de provinciaux de congrégations religieuses informés et formés alors que, jusqu’à récemment, on ne parlait pas de ces questions, y compris dans le droit canon”.

 

Pour le président du Centre pour la protection de l’enfance de l’Université Grégorienne, il est réconfortant de voir que, dans de nombreux pays, une personne chargée de ces questions – l’évêque, le secrétaire de la Conférence épiscopale ou un laïc – a une influence, et est capable d’imposer les prochains pas à accomplir. “Il faut trouver la manière juste d’avancer et, dans de nombreux pays, nous sommes en train de le faire. Cela constitue un signe d’espérance”, a déclaré le père Zollner.

 

Le thème de la protection des mineurs, a-t-il conclu, doit faire partie de la programmation pastorale et atteindre un niveau de “priorité parmi les priorités de l’Église”. Ce thème fait partie du ministère aux plus vulnérables, à savoir des enfants et des adolescents dans une phase de leur vie décisive. Aussi l’Église doit-elle insister sur la formation des prêtres et des catéchistes. “Elle doit et peut apprendre beaucoup des institutions qui depuis des décennies travaillent dans ce domaine. Il y a des expériences, des connaissances acquises et consolidées qui doivent se transmettre d’un pays à l’autre”.

 

Prudence, le Vatican semble partir du bon pied mais il doit faire attention car tout le monde en son sein n’est pas prêt à faire le travail nécessaire pour nettoyer ces comportements dans l’Église.

 

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Publié le 25 Juin 2017

Hier Macronmania oblige, les médias se sont centrés jusqu’à l’overdose sur la présence de Macron aux manifestations de soutien à la candidature de Paris aux JO de 2024, qui a joué au tennis sur un court improvisé sur le pont Alexandre III, et le fait que les 308 députés La République en Marche tiennent leur séminaire. Cela a permis de faire oublier que lors du sommet européen, aucune des demandes françaises n’ont été reprises. Pas de contrôle des investissements chinois, rien sur les travailleurs détachés, juste que la prospérité reviendra avec l’industrie. Il est beau le sauvetage de l’Europe. Macron fait la même chose que François Hollande, il suit l’Allemagne sans contrepartie.

 

Mais l’information la plus importante était La Marche des fiertés. 50 000 personnes ont défilés à Paris, mais aussi en France pour demander l’ouverture de la procréation médicalement (PMA) assisté "pour toutes, sans condition ni restriction", dans une ambiance coloré et festive. La mise en avant de Macron a permis d’effacer le fait que le char «LGBT-En Marche !» mené par Mounir Mahjoubi et Marlène Schiappa a été chahuté lors de son passage. La raison en est simple, le fait que l’on retrouve quatre ministres dans le gouvernement Philippe qui étaient contre le mariage pour tous et les propos de Macron sur le fait que les manifestants de la Manif pour tous seraient des victimes. L’accueil a été meilleur pour Benoît Hamon et Anne Hidalgo qui sont venus montrer leur soutien au mouvement. La France Insoumise y était aussi présente.

 

Enfin, Macron spécialiste de la communication, annonce qu’il défendra devant les Nations unies (ONU) le «pacte mondial pour l’environnement», un texte écrit par des juristes, des personnalités politiques, des experts et des militants écologistes du monde entier qui couvre aussi bien le climat, les océans, la biodiversité ou la santé et qui veulent en faire un traité international pour la défense de la planète. Mais, il faudra plus que défendre un pacte et surtout mettre en application une réelle transition écologique. Le PS lui a décidé de ne pas voter la confiance au gouvernement Philippe et de se mettre dans l’opposition.

 

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Publié le 23 Juin 2017

Nicolas Senèze, à Rome, nous montre que le lieutenant du grand-maître de l’Ordre de Malte Fra’Giacomo Dalla Torre a été reçu vendredi 23 juin 2017 par le pape au Vatican, avec tous les honneurs d’un chef d’État souverain.

 

En recevant ainsi celui qui a été élu pour un an, le 29 avril dernier, après la démission de Fra’Matthew Festing – qui avait voulu placer d’Ordre de Malte en opposition avec le Saint-Siège – le pape entendait souligner la fin de cette crise rocambolesque. Visiblement très ému, Fra’ Dalla Torre a d’ailleurs été accueilli avec chaleur par le pape François, qui est venu saluer son hôte jusqu’au milieu de la salle du Tronetto, l’antichambre de la bibliothèque papale où il rencontre les chefs d’État. Fidèle à la tradition, le lieutenant de l’Ordre a fait la génuflexion devant le pape, embrassant l’anneau du pêcheur. Mais l’uniforme chamarré cher à son prédécesseur avait laissé la place à un costume sombre, signe d’une simplicité plus en phase avec la réforme que le pape François demande à l’Ordre d’entamer.

 

Ce sujet de la réforme a d’ailleurs été au centre des discussions que les deux hommes ont ensuite eu pendant 25 minutes à huis clos. À l’issue de cet entretien, le lieutenant de l’Ordre de Malte a présenté au pape la délégation qui l’accompagnait, composée des membres du Souverain Conseil, le gouvernement de l’Ordre. Parmi eux figurait notamment le grand chancelier Albrecht von Boeselager dont le renvoi brutal par Fra’ Matthew Festing, début décembre dernier, avait provoqué la crise au sein de l’Ordre, puis entre ce dernier et le pape François.

 

Ni le cardinal Raymond Burke, protecteur de l’Ordre mais mis à l’écart par le pape François, ni Mgr Jean Laffitte, prélat de l’Ordre, n’étaient présents. Pas plus que Mgr Giovanni Becciu, substitut de la Secrétairerie d’État et nommé en février dernier par le pape son «délégué spécial» auprès de l’Ordre jusqu’à l’élection d’un nouveau grand maître. Fra’ Giacomo Dalla Torre a ensuite offert au pape la médaille commémorative du pèlerinage que l’Ordre de Malte a effectué à Lourdes du 5 au 9 mai derniers, où 4 500 membres de l’Ordre ont accompagné 1 500 malades et handicapés. Il lui a aussi remis une enveloppe, contenant, a-t-il expliqué «une petite pensée».

 

En retour, et comme à la plupart des chefs d’États qu’il reçoit, le pape lui a remis un rameau d’olivier en bronze et ses textes Laudato si’, Evangelii gaudium et Amoris laetitia. Le pape François s’est ensuite retourné vers la délégation de l’Ordre de Malte, récitant avec elle un Ave Maria avant de leur donner la bénédiction apostolique. C’est une bonne chose que la situation revienne à la normale.

 

Charles Collins nous apprend aussi dans son article de ce vendredi sur cruxnow.com «Le nouveau responsable de l'Académie Pontificale des Sciences, un choix naturel de François», nous montre qu’avec son choix de Joachim von Braun en tant que nouveau président de l'Académie pontificale des sciences, le pape François a indiqué qu'il voulait que l'institution joue un rôle plus actif dans la recherche de solutions pour résoudre des problèmes tels que la fin à la pauvreté et le sauvetage de l'environnement.

 

Dans l'IFPRI (Institut international de recherche sur les politiques alimentaires), il a été chargé d’en finir avec la faim et la malnutrition dans le monde et il a utilisé différentes disciplines - économie, sciences agricoles, médecine et autres - pour résoudre les différents problèmes qui peuvent affecter la sécurité alimentaire. Le ZEF (Le Centre de Développement de Recherche), qu'il dirige actuellement - et qu’il a précédemment servi comme directeur fondateur - réunit des scientifiques naturels et sociaux pour rechercher des solutions fondées sur la science aux problèmes liés au développement. Von Braun a passé sa carrière à trouver des solutions à la famine, au sous-développement et à la pauvreté rurale.

 

C’est un choix judicieux qui rend la science très utile et met en avant une Église au service des plus pauvres, la pratique au lieu du théorique peut donner un effet intéressant dans ce cas.

 

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Publié le 23 Juin 2017

Un Progressive Caucus dont personne ne parle à cause de l’emballement médiatique autour d’Emmanuel Macron

Le mercredi 21 juin 2017, a eu lieu le Progressive Caucus de Bruxelles, dans lequel les Verts et Socialistes européens parmi lesquels Alexis Tsipras ont discuté d’une Europe alternative progressiste, et où Ska Keller , Benoit Hamon et John Crombez ont débattu de la possibilité d'unifier les factions progressistes à travers l'UE. Ska Keller y a proposé d'utiliser les sièges britanniques libres au Parlement Européen pour faire des listes transnationales, qui suit la proposition de Benoît Hamon de créer des listes internationales pour les européennes et transpartisanes. Pour ce dernier, la seule voie possible pour refonder la sociale démocratie est de la restructurer autour de l'écologie, et la seule solution face à la mondialisation est de s'organiser au niveau européen. Il souligne aussi la responsabilité collective vis à vis de la Grèce et appelle à la solidarité avec le peuple grec et Alexis Tsipras.

 

Guillaume Balas présent avec Eva Joly, pense qu’il existe un scénario manquant contre l’austérité en Europe, et qu’il y a urgence a construire cette alternative pour les européens. Eva Joly souhaite également une internationale du bien commun et des citoyens, qui protège, coopère et partage, et pour cela les citoyens doivent se réapproprier l’Europe.

 

D’après John Crombez, les électeurs de l'UE ne comprennent pas pourquoi les progressistes ne peuvent pas aborder ensemble les problèmes sociaux et fiscaux. Plus intéressant était le discours d’ouverture d’Alexis Tsipras qui souhaite la participation de toutes les forces progressistes et démocratiques qui veulent faire partie de la lutte pour changer l’Europe et la démocratisation de la zone euro sera un nouveau départ pour l’Europe. Ce dernier a un point commun avec les autres interlocuteurs celui de penser que l'Europe doit être sociale, écologiste et solidaire. On peut alors penser comme Ska Keller que "l'Europe est un superbe projet à démocratiser, socialiser et écologiser".

 

En dehors de twitter, personne n’a parlé de cet événement, il faut dire que les médias français se sont centrés pendant deux jours sur la nomination d’un gouvernement d’experts. L’emballement médiatique autour de Macron est tel qu’on nous annonce aussi depuis deux jours qu’il sauvera l’Europe avec comme mot d’ordre l’Europe qui protège. La protection évoquée par Emmanuel Macron concerne autant l'immigration illégale, le terrorisme, la concurrence déloyale des salariés des pays de l'est ou encore des entreprises chinoises. Mais sur une Europe à 28, il faut convaincre tout le monde et pas seulement l’Allemagne. Et souvenons nous qu’avec Donald Trump, Macron avait subi son premier revers avec les accords de Paris.

 

Pendant ce temps, le Récap de Libération.fr nous montre ce vendredi 23 juin que le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a affirmé qu'il n'y aura pas d'installation de centre d'accueil d'urgence à Calais pour les migrants, dans un entretien au quotidien calaisien Nord Littoral. «Je me méfie des centres qui se disent prêts à accueillir des migrants pour seulement quelques jours et qui finalement durent dans le temps», a-t-il dit. Mais comme le montre RTL.fr dans son article «Calais : "Il faut accorder des droits fondamentaux aux migrants", assure Jacques Toubon», le Défenseur des droits réclame instamment la réouverture d'un espace d'accueil à Calais pour les migrants, notamment pour des raisons d'hygiène. Un an après le démantèlement de la "jungle", Jacques Toubon constate sur RTL qu'on se retrouve "dans la situation où un certain nombre de ceux qui ont été évacués reviennent, et surtout où viennent, par l'Italie et la Libye en particulier, de nouvelles vagues de migrants". Il poursuit : "Comme tout le monde j'ai un cœur, je compatis et j'ai envie que tout le monde vive dignement. Mais ce sont d'abord des droits insurpassables".

 

Enfin, francetvinfo.fr dans son article de ce vendredi «Le projet de loi antiterroriste est "une pilule empoisonnée", selon le Défenseur des droits», nous montre que le texte a été présenté par le ministre de l'Intérieur comme un équilibre entre "sécurité" et "protection des libertés individuelles". Une vision battue en brèche par Jacques Toubon dans un entretien au "Monde". "Ce nouvel 'état permanent' du droit n’offre pas plus de garanties, mais ne pourra plus être justifié par le caractère exceptionnel et temporaire, s'inquiète le Défenseur des droits. Il permet de prendre des mesures restrictives de libertés sur la base d’un soupçon, d’un comportement, d’attitudes, de relations ou de propos." Jacques Toubon craint que cette loi n'accentue les discriminations, en ciblant notamment la communauté musulmane.

 

Tandis que dans le Direct de Libération.fr nous apprend que les associations sont sorties «démoralisées» de leur rencontre avec le ministre de l'intérieur Gérard Collomb, qui n'a qu'un seul mantra : «Pas de point de fixation» pour les migrants, donc pas d'ouverture de centre d'accueil. Pierre Henry, directeur général de l'association France terre d'asile, a réagi en écrivant sur Twitter : «Calais : tout reste à faire. Traiter avec humanité, accéder aux droits fondamentaux -le ministre de l'intérieur n'a rien dit du comment !».

 

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Publié le 22 Juin 2017

Nicolas Senèze, à Rome, nous montre dans son article du mardi 20 juin 2017 dans la-Croix.com que chargé il y a seulement deux ans de la charge de réviseur général du Saint-Siège, en charge de l’audit des comptes du Vatican, le laïc italien Libero Milone a présenté lundi 19 juin sa démission au pape. Il avait activement participé à hausser les comptes du Saint-Siège au niveau des standards internationaux et, il y a encore trois mois, au moment de la publication des comptes 2015 du Saint-Siège, se disait prêt à aller «jusqu’au bout avec grand enthousiasme» et être «très motivé».

 

Libero Milone ne semble toutefois pas avoir réussi à accéder à certains secteurs, notamment l’Administration du patrimoine du Siège apostolique (Apsa), qui gère l’ensemble des biens immobiliers du Vatican et qui fait tout son possible pour conserver son autonomie. En mai, une lettre envoyée conjointement à tous les dicastères par Libero Milone et le cardinal George Pell, préfet du Secrétariat pour l’économie, leur demandait de ne tenir aucun compte de la demande de l’Apsa de transmettre au cabinet PriceWaterhouseCoopers (PwC) l’ensemble de leur documentation financière. L’Apsa, écrivaient le cardinal Pell et Libero Milone, «n’a aucune autorité ni prérogative pour demander aux entités du Saint-Siège et du Vatican de se soumettre à des audits ou d’envoyer toute information interne à la société externe PwC ou autre».

 

Dirigée par le cardinal Domenico Calcagno, proche de l’ancien Secrétaire d’État Tarcisio Bertone, l’Apsa avait obtenu l’année dernière du pape qu’il revienne en partie sur sa réforme des finances du Vatican. Alors que toute l’activité de gestion immobilière de l’Apsa avait été transférée au Secrétariat pour l’économie, celle-ci avait finalement obtenu de conserver cette gestion, mais sous le contrôle du Secrétariat.

 

LePoint.fr dans son article ‘Finances du Vatican : une démission qui gêne’ du jeudi 22 juin 2016 nous montre que la situation de Libero Milone était inconfortable. L’ancien président de la filiale italienne du cabinet international d'audit Deloitte & Touche, Libero Milone avait été nommé en mai 2015 contrôleur général des finances du Vatican et sa mission consistait à passer au crible tous les comptes des organismes de la curie et des différents dicastères. Sa lettre de créance lui assurait une «pleine autonomie et indépendance», et l'autorisait à saisir l'autorité judiciaire vaticane en cas de découverte de délits. Il avait à son service une équipe de 12 collaborateurs issus du monde de la finance.

 

Mais Libero Milone a rapidement compris que sa mission dérangeait. Quatre mois après sa nomination, son ordinateur était examiné par de mystérieux cambrioleurs qui étaient entrés dans son bureau à quelques dizaines de mètres de la basilique Saint-Pierre. L'affaire a été suivie de fuites qui ont conduit à l'arrestation de deux membres de la commission sur les activités économiques du Saint-Siège, Francesca Chaouqui et monseigneur Balda.

 

Ensuite le contrôleur général des finances avait publié un communiqué public intimant les organismes du Vatican de ne pas suivre les directives de l'Apsa sur la communication de leur documentation financière. Libero Milone avait également refusé de céder à la sollicitation d'entrer dans le conseil d'administration de Rai Way, la société de gestion de la fibre optique de la télévision du Vatican. Certains avaient vu dans ce refus la volonté de ne pas avaliser des bilans financiers.

 

Mais le plus troublant est que l'Apsa, au cœur de nombreux scandales dans le passé, semblait au début de son pontificat destinée à perdre son pouvoir ou même à disparaître. Il n'en fut rien. À la surprise générale, les attributions de l'Apsa ont été confirmées et c'est le cardinal Pell et Libero Milone qui ont vu leurs pouvoirs diminuer.

 

Les finances du Vatican sont les écuries d’Augias de cet État et malheureusement il n’y a pas d’héros comme Héraclès pour les nettoyer.

 

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Publié le 22 Juin 2017

Nicolas Senèze, à Rome, nous montre dans son article du mardi 20 juin 2017 nous montre que les cardinaux opposés au pape François estiment que les mises en application d’Amoris laetitia créent des «situations de confusion et de désarroi».

 

Les quatre cardinaux qui avaient émis, à l’automne dernier, une série de doutes (dubia) sur l’exhortation apostolique Amoris laetitia, ont réécrit au pape début mai pour lui demander une audience. N’ayant pas reçu de réponse formelle du pape, ils ont décidé, comme la fois précédente, de rendre publique leur lettre, publiée sur le blog Settimo cielo du vaticaniste Sandro Magister.

 

Sous la plume du cardinal Carlo Caffarra, qui s’exprime au nom de ses collègues Walter Brandmüller, Raymond L. Burke et Joachim Meisner, ils expliquent vouloir parler avec lui des divisions provoquées par Amoris laetitia et des «situations de confusion et de désarroi » qui, selon eux, en résulteraient « dans une bonne partie de l’Église».

 

Faisant part de leur «inquiétude», ils mettent notamment en cause le fait que «plusieurs interprétations de certains passages objectivement ambigus de l’exhortation post-synodale ont été données publiquement, non pas divergentes mais contraires au Magistère de l’Église».

 

Persistant à demeurer dans une logique du permis/défendu, ils s’indignent notamment du fait que certains évêques puissent permettre à certains divorcés remariés, dans certains cas, d’accéder à la communion eucharistique et relèvent que des épiscopats ont pris des positions qu’ils estiment divergentes. «Et c’est ainsi – oh comme il est douloureux de le constater ! – que ce qui est péché en Pologne est bon en Allemagne, ce qui est interdit dans l’archidiocèse de Philadelphie est licite à Malte», regrettent-ils.

 

Mais peut-on faire confiance à des cardinaux qui prétendent demander le dialogue alors que les questions de la dubia qu'ils ont soumises au pape exigent des réponses «oui ou non», ce qui empêche un réel dialogue. Ils s’opposent également à un document collégial fait par deux synodes et leurs doutes ne répondent pas aux questions pastorales actuelles alors qu’Amoris Laetitia, est une réponse large au mariage et à la famille, où l'enseignement catholique doit être appliqué aux situations pastorales de la vie réelle tout en offrant les sacrements à un remariage, ce qui est un développement légitime de la doctrine catholique.

 

Le pape souhaite sortir de l’Église forteresse que les quatre cardinaux souhaitent garder pour intégrer et réinsérer tous ceux qui souhaitent retourner dans l’Église. Amoris Laetitia n’est ni révolutionnaire ni dangereuse, tout juste une réponse à certaines questions auxquelles l’Église refusait de répondre en limitant l’enseignement de Jésus sur le mariage qui aurait du être vu dans son contexte et non repris tel quel. Le mariage de notre époque tout comme le divorce ne peuvent être vu à travers ceux de l’époque de Jésus.

 

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Publié le 21 Juin 2017

Premier "Dictionnaire historique de la théologie de la libération"

Jacques Berset dans un article dans cath.ch nous montre le mercredi 21 juin 2017 que le tout premier “Dictionnaire historique de la théologie de la libération” vient de paraître aux Editions Lessius, à Bruxelles. Ce compendium de plus de 650 pages apparaît dans un contexte de réalités socio-culturelles et économiques mondialisées, alors que la théologie de la libération (TdL) est née en Amérique latine dans le climat d’effervescence révolutionnaire des années 1970.

 

La TdL, qui vise une libération intégrale de l’homme, semblait s’être depuis longtemps étiolée, mais cet ouvrage la remet sous les projecteurs. Ce nouveau Dictionnaire montre que l’évolution de la TdL est toujours en cours. Développée à ses débuts par le prêtre et théologien péruvien Gustavo Gutiérrez, à qui l’on attribue la paternité de cette approche théologique élaborée au contact des plus pauvres et avec leur participation, la TdL s’est entretemps largement diversifiée.

 

Une bonne centaine de spécialistes de 28 nationalités ont collaboré à l’élaboration de ce dictionnaire qui comporte 280 entrées. Ces entrées sont les thèmes phares, les pays et les personnes, que ce soient les théologiens qui ont théorisé la TdL et les acteurs qui s’en sont inspirés et l’ont mise en pratique. Pour les auteurs de l’ouvrage, la TdL est une des rares théologies qui a toujours voulu agir sur l’histoire des peuples.

 

Un large panorama de la TdL, des origines à nos jours, clôture l’ouvrage, rédigé sous la direction de Maurice Cheza, spécialiste des théologies du tiers-monde, Luis Martínez Saavedra, spécialiste de la TdL en Amérique latine, et Pierre Sauvage, spécialiste de la TdL en Amérique latine et de sa réception dans le monde occidental. Ils ont notamment bénéficié de l’assistance d’Alzirinha Rocha de Souza, spécialiste de la TdL au Brésil, et de Caroline Sappia, spécialiste de la TdL en Amérique du Sud et de sa réception dans le monde francophone.

 

On découvre au fil des pages que la TdL aborde depuis des décennies, toujours à partir de l’option préférentielle pour les pauvres, des problématiques longtemps laissées dans l’ombre. Elle traite de l’émancipation de la femme, des populations noires et indigènes, et de la question de la sauvegarde de la création, à savoir l’écologie, en abordant de ce fait de nombreux angles de vue.

 

Avec le père Gustavo Gutiérrez, reçu dans l’ordre dominicain en 2004, le franciscain brésilien Leonardo Boff est considéré comme l’un des représentants les plus marquants de la théologie de la libération latino-américaine. Mais l’ouvrage permet de découvrir de nombreux autres protagonistes moins connus sous nos latitudes et issus de contextes socio-culturels très diversifiés.

 

Le lecteur sera peut-être surpris de trouver des entrées sur l’Amérique du Nord (Canada et États-Unis) et l’Europe (Belgique, Espagne, France, Suisse). En fait, ces pays ont formé en Amérique latine un grand nombre de théologiens et d’acteurs pastoraux proches de la TdL. Beaucoup de leurs formateurs se sont rendus dans les pays du Sud, surtout en Amérique latine, certains y restèrent, notamment en tant que prêtres Fidei Donum. Ceux qui sont revenus se sont inspirés de ce qu’ils avaient découvert, tentant de former en Europe ou en Amérique du Nord des communautés ecclésiales de base (CEB), ou des groupes du même style.

 

La présence du pape François sur le siège de Pierre a fait, dès le départ, souffler un vent nouveau dans l’Église. Le pontife argentin s’est voulu d’emblée pasteur parmi les pasteurs “pénétrés de l’odeur de leurs brebis”. Il les incite, dès sa première messe chrismale au Vatican le 28 mars 2013, à se mettre au service des pauvres et des opprimés. Depuis un certain temps déjà, la TdL ne suscitait plus la même défiance romaine, et la nouvelle génération de théologiens défriche de nouveaux champs de réflexion et d’action.

 

Il est loin, en effet, le temps de l’instruction “sur quelques aspects de la théologie de la libération”, rédigée en 1984 par le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Le futur pape Benoît XVI dénonçait alors “des courants de pensée qui, sous le nom de ‘théologie de la libération’, proposent du contenu de la foi et de l’existence chrétienne une interprétation novatrice qui s’écarte gravement de la foi de l’Église, bien plus, qui en constitue la négation pratique”. Des propos qui furent très bien accueillis et surtout utilisés par les puissants tenants du statu quo, tant dans les pays du Nord que dans ceux du Sud.

 

Pour le Vatican, dans une époque qui n’était pas sortie de la guerre froide, il s’agissait de mettre en garde contre les déviations dues à l’introduction dans la lecture de la réalité sociale d’éléments du marxisme. Il critiquait aussi des lectures ‘rationalisantes’ de la Bible tendant à réduire l’histoire du Christ à celle d’un libérateur social et politique.

 

Le même cardinal Ratzinger allait, en 1986, publier une nouvelle instruction “sur la liberté chrétienne et la libération”, qui, bien que n’annulant pas la première, la complétait et la nuançait. Rome y relisait la TdL de manière positive en y introduisant la dimension spirituelle d’une théologie de la liberté. L’intervention de certaines figures de proue de l’épiscopat brésilien d’alors, soutenant les protagonistes les plus en vue de la TdL, n’était pas restée sans effet! La même année, Jean Paul II dira même dans une lettre adressée à l’épiscopat brésilien, que “la théologie de la libération est non seulement opportune, mais utile et nécessaire!”

 

Ce Dictionnaire est destiné à ceux qui sont passionnés par l’histoire et la théologie, à ceux qui s’intéressent à l’histoire des idées ainsi qu’à celle de ces femmes et de ces hommes engagés dans la transformation d’une société foncièrement injuste, parfois au péril de leur vie. Le grand public dispose ici d’un instrument pratique pour accéder aux éléments essentiels de la théologie de la libération, qui s’est beaucoup diversifiée et affinée dans un contexte en perpétuel changement.

 

L’ouvrage met en avant ces générations montantes qui travaillent à de nouvelles problématiques et qui bénéficient désormais d’une certaine reconnaissance de la part du Vatican. Il suffit de rappeler le rôle fondamental joué par le pape François dans l’avancée du processus de canonisation de Mgr Oscar Romero, l’archevêque de San Salvador assassiné par les Escadrons de la mort d’extrême-droite le 24 mars 1980. Le prélat, tué “en haine de foi”, selon la formule définissant le martyre, a été béatifié le 23 mai 2015 à San Salvador, grâce notamment à l’engagement personnel du pape François… et malgré les réserves voire les réticences de certains milieux ecclésiastiques, tant au Salvador qu’au Vatican.

 

Un dictionnaire sur la théologie de la libération est une excellente idée surtout quand elle est confiée à des spécialistes du sujet qui eux verront le sujet d’un œil ouvert et donneront des pistes aux futurs lecteurs désirant connaître une théologie qui a beaucoup apporté et qui peut encore nous apporter de nouvelles visions théologiques.

 

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Publié dans #Lecture

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Publié le 20 Juin 2017

L’Express.fr dans son article du mardi 20 juin 2017 nous montre que le pape François s'est rendu mardi en pèlerinage dans le nord et le centre de l'Italie pour rendre hommage à deux anciens prêtres, figures marquantes de l'Église en Italie.

 

Le pape argentin est arrivé dans la matinée à Bozzolo, petite ville lombarde dans le nord de la péninsule, où il s'est recueilli sur la tombe du prêtre Primo Mazzolari, mort en 1959. "Don Mazzolari a été un prêtre convaincu que les destins du monde se jouent à la périphérie", a déclaré à cette occasion Jorge Bergoglio, qui se décrit souvent lui-même comme proche de tous ceux se trouvant à l'écart ou en marge de la société. Le pape François a aussi salué ce "prêtre pauvre et non un pauvre prêtre, ce qui n'est pas la même chose".

 

La prédication de Don Mazzolari a toujours été marquée par un fort accent social, à tel point qu'il a même été un temps interdit de prêche en dehors de son diocèse. Certains de ses livres ont également été mis à l'index. En février 1959, trois mois avant sa mort, Don Mazzolari est toutefois reçu par le pape Jean XXIII, qui salue en lui un prêtre inspiré par le Saint-Esprit.

 

Le pape François s'est ensuite rendu à Barbiana, en Toscane, pour là aussi se recueillir devant la tombe d'un autre prêtre, le père Lorenzo Milani, connu pour son engagement en faveur de l'éducation. Nommé en 1954 dans cette petite ville de la région de Florence, il y fonde une école à destination des classes populaires et s'inspire de méthodes innovantes.

 

Le père Milani, mort en 1967, avait "une inquiétude spirituelle (...) pour l'école, qu'il rêvait sans cesse comme un hôpital de campagne pour secourir les blessés, récupérer les marginaux et les rejetés", avait expliqué le pape François dans un message vidéo publié le 23 avril dernier.

 

Mettre en avant le père Primo Mazzolari et le père Lorenzo Milani deux figures de l’Église d’après-guerre qui furent mise à l’écart par leur hiérarchie à cause leur souci des pauvres et leur souhait que l’Église soit une famille est le signe d’une marche à suivre, mais il faudra pour cela il faudra qu’elle enlève ses barrière et accueille tout le monde sans rien attendre en retour.

 

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Publié dans #Réforme de l'Église

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Publié le 20 Juin 2017

HuffingtonPost.fr nous montre le lundi 19 juin 2017 qu’après l'affaire impliquant le cardinal Philippe Barbarin, qui comparaîtra en septembre à Lyon pour ne pas avoir dénoncé à la justice des agressions pédophiles au sein du diocèse, les affaires de pédophilie au sein de l'Église pourraient finir par atteindre le pape. Selon le journal Le Monde, le pontife est accusé d'avoir ignoré plusieurs signalements d'actes pédophiles dans deux écoles pour enfants sourds-muets en Argentine (dont le pape François est originaire) et en Italie.

 

Les avocats représentant les enfants affirment que le pape François a délibérément ignoré des alertes sur la présence de prêtres accusés de pédophilie en Italie, puis transférés en Argentine dans un institut catholique Provolo de Mendoza, au pied de la cordillère des Andes.

 

D'après l'avocat Carlos Lombardi, aussi conseiller de la Fédération des survivants des abus sexuels ecclésiastiques, le réseau L'Abuso, une association de victimes de pédophilie, avait fourni, dès 2014 au Vatican, une liste de quinze prêtres qui auraient quitté l'institut Provolo de Vérone (Italie), la maison mère de l'établissement de Mendoza, après avoir été impliqués dans des scandales d'agressions sexuelles.

 

Parmi les prêtres visés, rapporte Le Monde lundi 19 juin, figure Nicola Corradi, transféré à l'institut Provolo de La Plata en 1984 avant de diriger celui de Mendoza à partir de 1996. Il est aujourd'hui âgé de 82 ans et est assigné à résidence depuis novembre 2016, accusé d'agressions sexuelles contre des pensionnaires de l'institut argentin.

 

Pour l'avocat Carlos Lombardi il est "'impossible que le pape n'ait pas eu d'informations concernant Nicola Corradi, ou qu'il n'ait pas demandé ses antécédents". Un autre avocat des victimes, Sergio Salinas, s'estime également "convaincu que le pape François ne pouvait ignorer ce qui se passait dans les établissements Provolo", alors qu'il était à cette époque-là archevêque de l'archidiocèse de Buenos Aires depuis 1998.

 

En 2014, 17 victimes italiennes accusaient l'Église d'entretenir le silence. L'une d'elles a même remis une lettre en main propre au pontife pour expliquer la situation, mais n'a jamais obtenu de réponse. Selon des dizaines de documents fournis par le réseau L'Abuso, la hiérarchie catholique devait être au courant de ces agissements depuis au moins 2009.

 

Des dizaines d'enfants, filles et garçons, âgés de 5 à 12 ans, aujourd'hui adultes ou adolescents, ont témoigné de l'horreur subie dans ces instituts d'Italie et d'Argentine. "Les témoignages des victimes révèlent viols par sodomie et fellation, flagellations et tortures, pratiqués parfois à plusieurs. Un enfer aggravé par les difficultés, pour les enfants, de se faire comprendre par leurs parents, qui ne connaissent pas forcément la langue des signes", explique Le Monde.

 

"C'étaient des victimes idéales, dénonce l'un des avocats, Sergio Salinas. Des enfants en bas âge, particulièrement vulnérables, venant de milieux défavorisés. Au moins trois fillettes sont tombées enceintes, sans que l'on sache ce que sont devenus les bébés".

 

C'est finalement en novembre 2016, lors d'une fête organisée au Provolo pour la Journée internationale des droits de l'enfant, qu'une ancienne pensionnaire âgée de 22 ans s'est exprimée, aidée d'une interprète, accusant entre autres le père Corradi et une religieuse japonaise Kosaka Kumiko, "qui lui mettait des couches pour contenir les hémorragies". Une enquête a par la suite été ouverte et la jeune femme de 22 ans a pu mener les enquêteurs dans un grenier, baptisé "la petite maison de Dieu" où les enfants étaient violés et parfois enchaînés.

 

L'établissement a été fermé en décembre 2016 par le gouvernement provincial. Ont été arrêtés les prêtres Nicola Corradi, Horacio Corbacho (56 ans) et trois employés de l'établissement, Jorge Bordon, assistant des prêtres, José Luis Ojeda, lui aussi sourd-muet, et le jardinier Armando Gomez. Le 5 mai, la religieuse japonaise a également été arrêtée pour complicité.

 

"Nous n'avions aucune information sur le passé de Nicola Corradi, ni quand il était à La Plata ni quand il était à Vérone", a affirmé au Monde le porte-parole de l'archevêché de Mendoza, Marcelo de Benedictis. "Il n'a reçu aucune dénonciation, aucun commentaire et il n'y avait aucune raison de ne pas faire confiance au supérieur général de l'institut Provolo de Vérone quand il a envoyé Corradi en Argentine". Contacté par Le Monde, le Vatican n'a pas tenu à répondre a ses sollicitations.

 

Le silence du Vatican est encombrant surtout quand on sait qu’une liste de violeurs présumés de l’institut Provolo lui avait été donnée en 2014 et qu’une victime avait remis une lettre au pape la même année. La tolérance zéro prônée au Vatican n’a pas été pratiquée dans les faits et le dédain envers les victimes a été immense.

 

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