Publié le 14 Mars 2017

En ce mardi 14 mars 2017 la valse des traîtres commence avec le parjure Manuel Valls qui avait promis de soutenir le candidat à la primaire de la gauche Benoît Hamon. Il ne lui donnera pas son parrainage dont il n’avait pas besoin, ce qui n’est pas une surprise. Ensuite, il réunit ses proches ce mardi pour sans doute leur laisser la liberté de voter pour Macron. Là, encore ils vont à l’encontre du PS qui a promis de soutenir le vainqueur de la primaire.

 

Pourtant, Benoît Hamon a déjà donné beaucoup de gages aux socialistes légitimistes, soutiens du président de la République, et au PRG en leur donnant des propositions sur les PME. Il assume aussi avoir un projet politique qui attrape à bras le corps la question de la transition écologique ou du nouveau rapport au travail. Une centaine d’élus bretons parmi lesquels Marylise Lebranchu appelleront les électeurs dans une tribune dimanche à se rassembler autour de Benoît Hamon.

 

Jean-Christophe Cambadélis confirme que ceux qui soutiendront Macron ne feront pas partie du PS aux prochaines élections. Gérard Filoche pour l’aider lui adonné la liste d’au moins 300 élus socialistes qui soutiennent Emmanuel Macron. Benoît Hamon a ses frondeurs au PS, mais il n’abandonne pas, et les militants socialistes commencent à être exaspérés par ces retournements de veste socialistes. Il fera sans les ministres qui sanglotent. Le vote utile tellement mis en avant pour Macron risque de devenir sa faiblesse, car les sociaux libéraux et les ministres le soutiendront pour continuer la politique social libérale qui a été humiliée lors des élections municipales de 2014, départementales de 2015 et régionales de 2015.

 

Une bonne nouvelle, Jean-Luc Mélenchon vient d’obtenir 666 parrainage (j’espère que ce chiffre changera, car on pourrait lui faire un mauvais procès avec) pour se présenter à la présidentielle et souhaite interdire les sondages d’intention de vote 60 jours avant les élections mais aussi les rendre plus rigoureux, tandis que Jacques Cheminade en obtient 469 et Jean Lasalle 453, et pourraient se présenter, alors que Philippe Poutou n’est pour l’instant qu’à 350 parrainages.

 

Mais tout le monde oublie de parler du programme économique de François Fillon qui promet la suppression des de 500 000 emplois publics et de l’ISF, la fin des 35 heures, de refaire le code du travail et de réformer l’assurance maladie, sans oublier la baisse de charges aux entreprises. Ils sont trop occupés actuellement à se centrer sur ses affaires. Et si vous pensiez en avoir fini avec l’affaire Fillon, François Fillon vient d’être mis en examen pour détournement de fonds public, complicité et recel de détournement de fonds publics, complicité et recel d’abus de biens sociaux et manquement aux obligations de déclaration devant la Haute autorité pour la transparence de la vie publique de l'Assemblée nationale.

 

Ensuite, la candidate soit disant antisystème, Marine Le Pen fait l’objet de deux procédures pour avoir sous évalué ses biens, qu’elle détient en commun avec son père, Jean-Marie Lepen. Enfin, Anticor (L’association de lutte contre la corruption) saisit la Haute Autorité pour la transparence pour vérifier la déclaration de patrimoine d’Emmanuel Macron. Il avait touché entre 2009 et 2014 2,8 millions d’euros, et il a déclaré un patrimoine d’1,2 million d’euros et d’un endettement de 1 million d’euros, soit seulement 200 000 euros de patrimoine net. Ce qui n’est pas très cohérent pour Anticor.

 

Cette élection risque d’être serrée comme le montre cette élection test que vont être les législatives aux Pays-Bas, qui auront lieu le 15 mars, et où 28 partis s’affrontent, risque de voir une montée du populisme puisque dans le dernier sondage le Parti pour la Liberté de Geert Wilders et passé devant le Parti populaire libéral et démocrate du Premier ministre libéral Mark Rutte, pour éviter cela le candidat écologiste Jesse Klaver, qui se présente comme l’antidote à la xénophobie, n’a pas tort d’appeler les partis de gauche à une coalition pour éviter une arrivée des libéraux au pouvoir.

 

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Publié le 13 Mars 2017

Quatre ans de pontificat et des frondeurs pour le pape François

francetvinfo.fr nous montre qu’il y a quatre ans tout juste, le 13 mars 2013, le pape François était élu. Une date anniversaire pour ce pape qui sait se rendre populaire mais qui est aussi très contesté au sein de l’Église.

 

Le 13 mars 2013, Jorge Mario Bergoglio est devenu le pape François. Quatre ans de pontificat jour pour jour sans faire le consensus. Certains dans l'Église s'opposent à ses positions doctrinales. Mais c'est aussi sur la méthode que le pape François fait des mécontents. Ainsi, ces dernières semaines, des affiches très virulentes ont été collées dans les rues de Rome. Le pape François veut laisser toutes les voix s’exprimer mais commence à en faire les frais.

 

L’épisode récent des affiches anti-pape – rapidement enlevées- en dit long sur le climat qui règne à Rome. Il y a beaucoup de confusion et de grogne, constate Romilda Ferrauto. "Il y a une opposition qui s'affiche et qu'on a l'habitude de définir comme conservatrice, des personnes qui ne sont pas d'accord sur des points de doctrine", souligne la journaliste et rédactrice en chef de Radio Vatican. "Mais il y a aussi une opposition plus sournoise qui n'aime pas le style du pape François, sa manière de gouverner" ajoute-t-elle, avant de conclure : "Cette opposition, elle est beaucoup plus dangereuse à la limite, parce qu'elle est un peu partout." Romilda Ferrauto, observatrice de l'évolution du Vatican depuis 25 ans, constate aussi que les réformes voulues par le pape François ont du mal à passer. "Il y a des prêtres qui se sentent un petit peu désorientés par ce pontificat et qui râlent", nous dit-elle.

 

Que le pape François soit critiqué c'est bon signe, estiment de leur côté ses amis jésuites, les plus proches. Et pour le pape François, toutes les voix dans l'Église doivent s'exprimer. Le vaticaniste de longue date, Luigi Accattoli, souligne que l’Église, en Occident en particulier, a du mal à suivre."Tout le pontificat se joue sur cet enjeu : faire sortir l’Église d’elle-même. Pour l’instant, l’Église n’en a pas la force", analyse le vaticaniste. "On ne peut pas, aujourd’hui, savoir si le Pape François réussira à faire bouger l'Église ou s’il restera dans l’histoire comme un Pape sympathique mais qui n’a pas été obéi", conclue-t-il.

 

LeMonde.fr nous montre pourquoi ses réformes ne passent pas au sein des milieux conservateurs de l’Église dans l’article d’Aymeric Janier : «Le pape François à l’épreuve de la réforme vaticane». Pour le National Catholic Reporter, le pontife argentin n’a certes pas bouleversé le dogme catholique sur la contraception, le célibat des prêtres, l’ordination des femmes ou le mariage homosexuel, mais il a assurément contribué à faire bouger les lignes. À l’appui de son argumentaire, l’hebdomadaire américain cite quelques-uns des «mérites» de l’évêque de Rome : sa nouvelle méthode d’évangélisation, fondée sur la compassion et la miséricorde; sa façon de promouvoir la discussion et le débat – par le truchement des synodes – ou encore son inclination à préférer le discernement au cas par cas à la rigidité doctrinale systématique.

 

«Cette tentation de la réforme, loin de faire l’unanimité, exacerbe les passions. La frange la plus conservatrice de l’église, à l’extérieur mais aussi au sein même de la curie, l’accuse de dilution idéologique. En cause, sa politique de la main tendue aux réfugiés musulmans ou son engagement à agir contre le dérèglement climatique, entre autres» nous dit The Financial Times. En signalant, la semaine dernière, qu’il était ouvert à l’idée d’une possible ordination d’hommes mariés dans les zones les plus touchées par la crise des vocations – et ipso facto une pénurie de prêtres – le pape a une nouvelle fois pris le risque de s’attirer les foudres des tenants de l’immobilisme, comme le rapporte The New York Times, et The Atlantic.

 

Damian Thompson croit qu’une cabale feutrée est à l’œuvre derrière les murs du Vatican, rédacteur en chef adjoint de The Spectator, qui emploie à dessein le terme de «complot». De fait, explique-t-il, ce n’est un secret pour personne que, dans l’ombre, certains cardinaux influents conjurent pour écourter le règne papal, par crainte qu’un schisme ne se produise. Catherine Pepinster, de The Observer, va encore plus loin, évoquant une «guerre civile», dans laquelle les gardiens du temple bataillent ferme pour préserver «l’âme du catholicisme».

 

Pour le pape François réformer l’Église sera difficile, ses ennemis sont nombreux et souhaitent qu’il échoue. Sans doute faudra-t-il qu’il s’appuie sur le Peuple de Dieu pour mettre en minorité les communautés nouvelles et les nouveaux mouvements ecclésiaux qui ne souhaitent pas les réformes nécessaires.

 

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Publié le 12 Mars 2017

katholisch.de ce dimanche 12 mars 2017 se demande quelle puissance fait un pape ? Juste une qui initierait les Réformes, et qui aura besoin du soutien de toute l'Église, selon le vaticanologue Marco Politi.

 

L'expert du Vatican Marco Politi met en garde de faire la réforme de l'Église catholique en dépendant seulement du pape François. "Les réformes dans l'Église doivent être réalisées à partir du haut mais jamais où on l’imagine toujours : ... Le pape est omnipotent. Le pape catholique romain est tout-puissant, il est conservateur", déclare Politi à l'occasion du quatrième anniversaire de Francis à l'agence de presse allemande à Rome.

 

"S'il veut faire des réformes, le Pape a besoin d'une mobilisation dans toute l'Église." Et si le travail de réforme n’est pas activement soutenu par les fidèles, il peut être arrêté par son successeur du jour au lendemain. Le pape François a été élu le 13 mars 2013, et il a travaillé pour diverses Reformes depuis. En vue de réformer la curie au Vatican, le pape François a par exemple mis en place un conseil de neuf cardinaux, où se trouve aussi le président de la Conférence épiscopale allemande, le cardinal Reinhard Marx.

 

Politi observe que les croyants sont devenus beaucoup plus passifs. Au cours des 30 dernières années, il y avait eu une "répression théologique" qui en découragea beaucoup. "Il y a 40 ou 50 ans il y avait des jeunes catholiques beaucoup plus engagés", a déclaré Politi. Aujourd'hui, la jeunesse est absente de l'Église en tant que structure participante. Le pape François a un énorme succès, et plus d'influence par sa personne chez les adolescents.

 

Marco Politi montre que le pape François a de nombreux chantiers à mener pour réformer l’Église, mais ses ennemis sont nombreux et pour que cette réforme voit le jour il doit mobiliser toute l’Église afin de lutter contre la curie, la corruption, les mafias et contre l'économie qui tue.

 

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Publié le 11 Mars 2017

Dans son article du vendredi 10 mars 2017 AICA.org nous montre que les prêtres qui vivent dans les vila miseria, les bidonvilles et les établissements porteños (portuaires) de l’agglomération provinciale de Buenos Aires ont exprimé leur préoccupation à propos de la décision des autorités nationales de resserrer les lois sur l'immigration et la citoyenneté, étant donné que cela aura des «conséquences discriminatoires» et incitera «au racisme et à la xénophobie».

 

D’après les prêtres, les narcotrafiquants, les criminels, les terroristes et les criminels, n’entrent pas dans les contrôles d'immigration, puisqu’ils ne pénètrent pas les contrôles officiels. Le resserrement des mesures d'immigration n’est pas contre les criminels, mais contre des familles travailleuses.

 

Les prêtres des villas perçoivent que les mesures imposées par les autorités nationales peuvent «approfondir la fragmentation de notre pays, détruire notre rêve national pour le peuple, et en nous laissant de nous avec des horizons divisés et auto fragmenté, des groupes référentiels».

 

«Au lieu de positions discriminatoires, xénophobes et racistes, notre peuple tient des réserves morales qui nous invitent à la solidarité et à l'hospitalité», ont-ils ont souligné, et ils font valoir : «Nous préférons la législation qui ne se concentre pas beaucoup sur la peine, mais qui essaye de diriger tout le potentiel des migrants pour le bien commun de notre nation».

 

Le document comprend également des «approches» à la question de la migration dans l'Écriture, l'histoire du magistère et de l'Argentine.

 

Les prêtres des bidonvilles vont plus loin et pensent à convenir d'un document avec la position de la Commission interaméricaine des droits de l'homme. Comme dans tous les pays, on cherche à s’en prendre aux immigrés pour la poursuite à courte vue d’un l'impact auprès des médias et des gains politiques futurs. Dommage, il serait plus judicieux de voir la politique à long terme et d’arrêter de chercher des boucs émissaires.

 

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Publié le 11 Mars 2017

Benoît Hamon fait face à la fronde de l’aile droite du PS et aux médias qui semblent vouloir qu’il ne se qualifie pas au second tour en choisissant le néolibéral Emmanuel Macron. Dernière opération médiatique en date, dire que le meeting du Havre a eu moins de personnes que celui d’Emmanuel Macron. Ce n’est pas le nombre de place à un meeting ou des sondages qui font voter les gens. Il faut bien choisir, car celui qu’on croit l’homme providentiel finit toujours par décevoir.

 

Les exemples qui montre que la politique que va mener Emmanuel Macron risque de renforcer les populismes sont nombreux. Mais le plus intéressant est celui de Mateo Renzi, qui se prétendait social démocrate. Son «Jobs Act» a introduit la soit disant flexisécurité qui a permis le licenciement abusif des employés tout en ignorant les syndicats et l’aile gauche de son parti. Avec un chômage qui est passé à 11,7 % des actifs et une croissance à 0,7 %, le résultat de cette politique est plus que mitigé et n’a pas fait revenir d’emploi, sans oublier une dette publique passée à 130 % du PIB. Le résultat de cette politique est la montée des populismes en Italie à travers le mouvement Cinq Etoiles. Enfin, pour ceux qui ne voient pas cette proximité entre Renzi et Macron, le premier s’est inspiré de ce dernier avec "incammino2017.it", mais n’a réussi qu’à diviser le Parti Démocrate, qui a vu se former le mouvement Démocrates et progressistes (DP) pour rénover le «centre gauche».

 

Ensuite ceux qui sont tenté par Jean-Luc Mélenchon devraient réfléchir. L’exemple de Christina Kirchner en Argentine est parlant. Cristina Kirchner au pouvoir de 2007 à 2015, a mené une politique protectionniste permettant une forte dévaluation de la monnaie tandis que l’on ne peut plus rien vendre dans le pays sans accord de l’État, ce qui se double par une limitation des importations et une fiscalité élevée. Le bilan est un pays qui connaît une forte inflation, un déficit budgétaire important et une économie au bord de la récession. La misère n’a pas disparu, elle est ajustée par une forte protection sociale mais qui ne peut rien faire face à l’augmentation des prix et le gouvernement manipule aussi les chiffes des taux d’inflation et ceux de la pauvreté pour faire croire aux bons résultats de sa politique économique. Enfin, la corruption a permis aux Kirchner et à leurs proches de s’enrichir. Le résultat du kirchnérisme est l’arrivée au pouvoir de Mauricio Macri en 2015 un homme de droite néolibéral qui met en place une politique d’austérité et favorable au patronat dont les grands déficitaires sont le peuple argentin.

 

Ensuite Marine Le Pen qui nous mettra en avant dans une politique ingouvernable. Elle prend pour modèle Donald Trump qui s’est fait élire président des États-Unis en tapant sur les plus faibles (immigrés et réfugiés) pour drainer une majorité contre eux et détourner l'attention des vraies causes des problèmes. Le nouveau titulaire de la Maison Blanche veut aussi d’en finir avec l’Obamacare rendant les soins abordables, de suspendre l'entrée aux États-Unis des ressortissants de sept pays, des réfugiés et des immigrés sans-papiers, tout en attaquant les accords commerciaux des États-Unis et les programmes de protection de l'environnement. Sans oublier des allègements fiscaux aux milliardaires et des coupes dévastatrices pour les programmes qui influent sur la classe moyenne. Il prend également une stratégie consciente de mensonges en dénigrant les institutions publiques clés, les médias grand public et les juges. Le résultat est que Trump a une forte résistance contre lui et se retrouve avec un pays divisé.

 

Enfin, ceux qui sont tentés par le vote Fillon, cela mérite réflexion. L’exemple britannique du Premier ministre David Cameron est des plus intéressants. Il a mis en place une austérité drastique qui a permise la baisse du chômage par la précarité de l’emploi à travers le fameux contrat zéro heure, qui n’assure aucune heure de travail, avec une réduction des prestations sociales et des coupes budgétaires doublées par la privatisation de la santé, de l’éducation et du logement. Le résultat de cette politique est la montée du parti d’extrême droite Ukip et le Brexit qui a fait sortir le Royaume-Uni de l’UE.

 

Benoît Hamon lui a choisit comme modèle Bernie Sanders qui veut une politique de solidarité, de générosité et d’intégration. Il veut reconquérir les déçus du gouvernement pseudo-socialiste de François Hollande. Bernie Sanders comme lui a le souci des salaires, des conditions de vie des travailleurs ou des étudiants et comme lui Benoît Hamon pense qu’il est nécessaire de procéder à un tournant dans la ligne économique et sociale du Parti démocrate américain et des partis sociaux-démocrates européens. Benoît Hamon souhaite mettre la question sociale au centre de la présidentielle de 2017. Cette question a été délaissée. Pour mettre en avant un modèle social démocrate qui marche, il prend exemple sur le Portugal où le PS a trouvé un compromis avec le PC et le Bloc de gauche pour augmenter le pouvoir d’achat, le soutien aux petites et moyennes entreprises et la lutte contre le chômage. La gauche radicale a aussi accepté de respecter les traités européens. Dommage que la France insoumise comparé à EELV n’a pas su aller vers cette approche.

 

Les États-Unis montrent à travers l’exemple d’Hilary Clinton qui gagna les primaires démocrates favorisée par le Parti démocrate et les médias face à Bernie Sanders, ce qui entraîna sa défaite face à Donald Trump, vu que les experts politiques la donnaient de droite comme de gauche (on a un candidat qui se dit ni de droite ni de gauche, Emmanuel Macron), ce qui ne donna aucun élan à sa campagne électorale. Les journalistes durant cette période n’avaient pas fait preuve de déontologie et ne s’étaient pas rendu compte que les électeurs de Bernie Sanders n’auraient jamais voté pour Hilary Clinton trop proche des marchés. Il est à craindre que nos chers journalistes et instituts de sondages fassent la même erreur, car il est difficilement concevable de voir les électeurs de Benoît Hamon et de Jean-Luc Mélenchon voter Emmanuel Macron. Agiter le vote utile finit par être inaudible.

 

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Publié le 10 Mars 2017

Josephine McKenna dans son article pour NCRonline.org du jeudi 9 mars 2017 nous montre qu’une militante catholique des services sociaux Sœur Simone Campbell a suggéré que les membres du haut clergé au Vatican sont plus préoccupés par le pouvoir que d'affronter les problèmes qui affectent les fidèles, comme les abus sexuels du clergé.

 

La religieuse américaine, leader de la campagne «Nuns on the Bus» (Nonnes dans un bus) qui a fait des tournées en Amérique au cours des cycles électoraux récents, a parlé franchement dans une interview avant une conférence qui se tenait au Vatican le 8 mars pour célébrer la contribution des femmes à la paix. "L'institution et la structure ont peur du changement", a déclaré Campbell à Religion Nouvelles Service. "Ces hommes craignent plus la forme et l'institution que les vraies personnes."

 

Se référant à Marie Collins, qui la semaine dernière a démissionné du panel nommé par le pape François pour examiner les allégations d'obstruction du Vatican sur les enquêtes à propos des abus sexuels des prêtres, Campbell a dit : "Bloquée par les hommes, n’est-ce pas le vrai problème au sein de l'église ?"

 

"L'effort de ne pas permettre l'Église d'arrêter ce genre de chose est choquant", a-t-elle ajouté. "C’est sur le pouvoir masculin et l'image des hommes, pas sur les histoires des gens. Le vrai problème est qu'ils ont défini leur pouvoir sur le leadership spirituel et ils n'ont pas la moindre idée de la vie spirituelle."

 

Campbell a noté que les membres supérieurs de la curie, ou l'administration du Vatican, étaient à une retraite spirituelle en dehors de Rome toute cette semaine et ainsi n’ont pas pu assister à la conférence des femmes. "Je ne sais pas si c’est une gifle au visage ou la preuve de la quantité d'énergie qu'ils pensent que nous avons", dit-elle.

 

Campbell dirige NETWORK, une organisation de la justice sociale faisant actuellement du lobbying auprès des législateurs des États-Unis dans les deux chambres du Congrès pour protéger et maintenir les soins de santé abordables.

 

Elle a reconnu que l'Église était en train de changer, mais a dit qu'il était "scandaleux" qu'elle ne parvient pas à répondre à la crise des abus sexuels de manière plus efficace. Tout en notant que le pape François cherchait à créer une Église plus inclusive, Campbell a exprimé sa préoccupation à propos de la hiérarchie de l'Église et à la réponse des abus sexuels de prêtres.

 

Les femmes ont un rôle important à jouer pour en finir avec ce pouvoir clérical, ce que le nouveau supérieur général des Jésuites, le père jésuite Arturo Sosa Abascal semble confirmer en disant que l'Église catholique doit reconnaître que les femmes ne sont toujours pas autorisés à avoir un rôle participatif complet dans les structures de l'église alors que les femmes jouent un rôle fondamental dans la transmission de la foi. Il a appelé à un nouveau type d’ecclésiologie - ou théologie des structures de l'Église - qui "devrait pousser l'Église à devenir le peuple de Dieu que nous avons proclamé [en] le Concile Vatican II."

 

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Publié le 9 Mars 2017

Maurice Page dans son article pour cath.ch nous montre que dans un entretien publié le 9 mars 2017, dans le journal allemand Die Zeit, le pape François ouvre une brèche en faveur de l’ordination d’hommes mariés (viri probati).

 

L’Église doit reconnaître le bon moment où l’Esprit-Saint exige quelque chose, explique le pape. “Nous devons réfléchir si les viri probati sont une solution. Nous devons aussi déterminer quelles tâches ils pourraient accomplir par exemple dans les régions isolées.” Mais dans le même temps, le pontife refuse de laisser le libre choix du célibat aux candidats à la prêtrise. “Le célibat facultatif n’est pas une solution”, assure-t-il.

 

La question de l’ordination d’hommes mariés ou viri probati est discutée déjà depuis le Concile Vatican II au début des années 1960. L’Église catholique de rite latin n’a des prêtres mariés que dans des situations exceptionnelles, notamment lorsqu’il s’agit de prêtres orthodoxes, de pasteurs protestants ou de prêtres anglicans mariés qui se sont convertis au catholicisme. Les Églises catholiques de rite oriental ont traditionnellement un clergé marié, mais leurs évêques sont choisis parmi les moines qui ont fait vœu de célibat.

 

Face à la pénurie de prêtres, le théologien allemand Helmut Hoping a suggéré, la semaine dernière, d’ordonner prêtres des diacres permanents dont la plupart sont mariés.

 

L’ordination d’hommes mariés pourrait répondre au manque de prêtre et être une solution viable à la crise du sacerdoce, encore faut-il que cette réflexion soit aussi mise en place au sein de l’Église par sa hiérarchie qui est peu encline à réformer le statut des prêtres.

 

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Publié le 9 Mars 2017

En ce jeudi 9 mars 2017, Benoît Hamon peut encore compter sur le soutien de Najat Vallaud-Belkacem qui a fait des reproches à Emmanuel Macron qui selon elle voudrait revenir sur la réforme des rythmes scolaires et celui du Premier Ministre Bernard Cazeneuve venu à son QG pour le soutenir et lui demander de rassembler toute sa famille politique. Espérons que ce soir, L’Emission politique, sur France 2 lui permettra de convaincre les hésitants.

 

Il en a bien besoin, car les réformateurs du PS étaient prêts dans une tribune à rallier Emmanuel Macron. Ces derniers ont démentis, car Jean-Christophe Cambadélis a appelé le PS à être derrière Benoît Hamon et ne gardera pas ceux qui veulent faire l’aventure Macron. La peur de perdre sa place de député est bien plus forte. Jean-Yves Le Drihan pourrait aussi rejoindre Emmanuel Macron, mais François Hollande lui aurait dit d’attendre. Et Claude Bartolone ne cache plus qu’il votera pour Emmanuel Macron dès le 1er tour si selon lui la démocratie est en danger, ou sa place de député.

 

Emmanuel Macron en rencontrant aujourd’hui Michael Bloomberg, huitième fortune mondial et ancien maire républicain de New York, montre tel que l’a confié ce matin Yannick Jadot qu’il «n'est pas le rempart à Marine Le Pen aujourd'hui, il en est le marchepied.» Encore plus, quand sa vision du travail veut supprimer le paritarisme et réduire le rôle des syndicats au cadre des métiers.

 

À droite, François Fillon reprend sa campagne en obtenant le soutien de l’UDI en leur offrant 96 places de députés, et en nommant une nouvelle équipe, avec François Baroin, qui s’occupe du rassemblement politique, Bruneau Retailleau et Christian Jacob comme coordinateurs de la campagne, et Luc Chatel, porte-parole et président des comités de soutien.

 

Pendant ce temps Jean-Luc Mélenchon tarde à réunir ses parrainages, le PCF lui met la pression pour enlever les candidats de la France insoumise qu’on pourrait présenter dans leurs circonscriptions, et Olivier Besancenot a lancé un appel solennel aux maires pour que les élus locaux donnent à Philippe Poutou du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) les parrainages nécessaires.

 

Il y a une chose où les Jeunes avec Hamon n’ont pas tort, ce n'est à la fin du match qu'on connaît le vainqueur. On déclare actuellement trop vite le vainqueur à coup de sondages. Attention, à ne pas avoir une mauvaise surprise électorale.

 

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Publié le 8 Mars 2017

Jorge Costadoat dans un article sur periodistadigital.com pour la journée internationale des droits de la femme ce mercredi 8 mars, 2017 nous dit que le pape François a ouvert une série de synodes pour montrer ce qui se passe dans l'Église. Il a terminé le synode de la famille. Commence avec celui des jeunes ... extraordinaire! Je me demande : ne peut-il pas convoquer un synode des femmes ?

 

Pas un synode "sur" ou "pour" les femmes, sinon un de "la femme organisée" et mit en œuvre par les femmes elles-mêmes. Un "sur" ou "pour" les femmes n'est pas nécessaire. Il faut en finir avec ces anthologies sur les femmes qui, au lieu de répondre à leurs besoins, les exaltent à continuer à faire comme avant. Si nécessaire, cependant, un synode "de" la femme pour exhorter et entendre les femmes.

 

«Qu'est-ce que l'Église entend des femmes comme un signe des temps ? Le droit des femmes à être des femmes, je comprends, est exprimée en deux types de mouvements». Le «féministe» en général, le mouvement qui a combattu pour que les femmes aient des droits civils et politiques égaux à ceux des hommes. Ce mouvement est répliqué dans le domaine ecclésiastique dans les demandes de participation des femmes dans les organismes gouvernementaux, pastoraux et sacramentels. Le cas emblématique est celui de l'ordination sacerdotale.

 

Mais il y a un autre mouvement qui est plus profond et plus critique, et qui est la base des droits légalement exécutoires. À savoir, le mouvement «féminin» qui cherche la libération des «femmes» avec «les femmes des fonctions, des catégorisations et des services qui ont été imposées à travers l'histoire. Je veux dire la libération intérieure que certaines femmes ont atteinte, l'excrétion du patriarcat et l'androcentrisme qui les a inoculées à partir du jour de leur naissance.»

 

L’Église institutionnelle dans le monde des démocraties occidentales s’est battu si tard pour les droits des femmes; en effet, elle a été sourde à leurs cris de compréhension et de dignité, ce qui leur donne peu d'autorité pour parler. Jorge Costadoat a vu le synode sur la famille où les mères ne votaient pas. Il constate que les seuls espaces libérateurs qui ont été donné aux femmes étaient les exercices spirituels et la vie religieuse.

 

Aujourd'hui, de nombreuses femmes pensent que le clergé sacré est à sacrifier. La femme lève la tête aujourd'hui. Elle ne supporte plus de profiter de l’indulgence du clergé. C’est pour cela que l'Église a besoin d'un synode des femmes .

 

Pour lui, «La situation actuelle des femmes dans l'Eglise, à ce stade, n’est pas un oubli. C’est un péché.» Le pari chrétien doit être le suivant : l'Évangile aide les femmes à atteindre leur accomplissement; si la proclamation de l'Évangile ne se déploie pas pleinement les femmes, ne elle n’est pas évangélique.

 

La lettre de Vatican II aux femmes avait déjà confirmé le problème puisqu’elle ne mettait que les femmes sous leur identité de mères, éducatrices, femmes au foyer. On louait la femme pour cela. Le concile n’avait pas abordé la question des femmes.

 

Un synode qui, au moins, doit revenir aux femmes par l'importance qu'elles ont dans les communautés chrétiennes du premier siècle. Un synode, et mieux un concile, pour mettre en œuvre le Christ libérateur de l'esclavage diversifié et commanditaire de la dignité dont ont besoin les êtres humains sans exclusion.

 

Jorge Costadoat propose un synode où les femmes seraient partie prenante de leur avenir dans l’Église et sans vision d’hommes. L’idée permettrait enfin de ne pas seulement parler de la femme, mais enfin de lui donner sa véritable place dans l’Église.

 

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Publié le 7 Mars 2017

RTP.pt dans son article du lundi 6 mars 2017 nous montre que le groupe catholique international «Nous sommes l’Église» appelle le pape François à remplacer le cardinal qui dirige la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, dans la séquence d’accusation contre les hauts fonctionnaires du Vatican pour la blocage de la réforme contre la pédophilie.

 

Dans le communiqué, le groupe international appelle à mettre à sa place quelqu’un qui introduit plus de transparence, de justice et de compassion dans la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Cette demande surgit après la démission de Marie Collins, victime durant son enfance d’abus sexuel de la part d’un prêtre, de la Commission de protection des mineurs.

 

«Nous sommes l’Église» accuse actuellement la Congrégation dirigée par le cardinal Müller de se récuser afin de «changer les procédures pour enquêter sur les prêtres».

 

«Nous sommes l’Église» voit de plus en plus le peu d’empressement en haut de l’Église pour répondre aux victimes des prêtres pédophiles, il serait donc souhaitable de remplacer tous ceux qui ne veulent pas d’une réforme contre la pédophilie. Les mots sans actes sont peu de choses.

 

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