Publié le 17 Mai 2017

Jesús Bastante nous montre dans son article sur peridostadigital.com du mardi 16 mai 2017 que l'impression après avoir écouté Emiliano Fittipaldi, est que le Vatican ne veut rien faire contre le fléau de la violence sexuelle. Le pape François n'a pas fustigé les prêtres pédophiles, il n'a pas créé une commission anti-abus, n’a pas rédigé de nouvelles règles contre les évêques des abuseurs. «Pour François, la lutte contre la pédophilie n’est pas une priorité», c’est la secousse retentissante de l'auteur de «Lussuria» (FOCA), qui a été présenté cet après-midi à San Carlos Borromeo.

 

Un livre né du résultat de ses recherches antérieures, «avarizia» qui a conduit le journaliste dans le cas «Vatileaks II». «Quand j'étais à l'intérieur du Vatican, un Monseigneur m'a suivi et m'a donné des informations» qui étaient la base de ces pages, qui clôturent comment les clés de la révolution manquée de François sont non seulement dans le processus économique, mais dans le scandale de la pédophilie. Rien n'a changé».

 

«François a dit des choses importantes contre la pédophilie, mais dans la pratique, rien n'a changé au Vatican», a déclaré Fittipaldi, qui dénonce la façon dont certains des principaux contributeurs de Bergoglio (Pell, Errázuriz ou Maradiaga, membres du C-9) «ont couvert de tels crimes».

 

Dans ses recherches, Fittipaldi analyse quelques-unes des plaintes qui sont venus à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, et admet que «les plaintes ont doublé au cours du pontificat du pape François, par rapport à celui de Benoît XVI». Ainsi, ils sont passés d'une moyenne de 200 plaintes par an, à plus de 400, pour un total de plus de 1200 processus pour la préparation du livre. «Qu'il y ait des plus de plaintes peut être une chose positive, car cela signifie que beaucoup plus de gens osent parler de ce qui leur est arrivé», dit- il, mais il soutient que «le phénomène de la pédophilie est un phénomène encore très fort, que personne n'a réussi arrêter.»

 

«François a promis plus de transparence, mais j'ai essayé d'accéder aux donnés de la doctrine de la foi, et c’était impossible. Nous ne savons pas les noms des prêtres pédophiles, nous ne savons pas le résultat des enquêtes ... L'ONU, en 2014, a demandé l'information et on ne lui a pas donné», a déclaré Fittipaldi, qui a glissé l'accusation, établie par certains que «de nombreux fils de prêtres ne sont pas venus à la lumière parce que le Vatican paie le silence des mères, tout comme 50 ou 60 années auparavant. Rien n’a changé».

 

Fittipaldi ne croit pas au «pas en avant» donné par le pape François. «Sur son vol de retour de Fatima, le Pape a dit que ça n'a pas avancé à cause de problèmes bureaucratiques. Cette situation est inacceptable. François n’a que quatre ans en tant que pape, mais les enfants ne peuvent pas attendre plus longtemps.»

 

Dans sa recherche, le journaliste ne va pas dans les détails sordides, mais tente d'analyser les données et les documents divulgués et répète qu’à son avis, «Aujourd'hui, en 2017, l'Église protège et défend la pédophilie. Tout d'abord, elle se défend pour sa mauvaise image et, deuxièmement, pour l'argent». Pour Fittipaldi, ils n'ont pas donné plus de cas en Italie, en Espagne ou en Amérique latine, car l'institution n’est pas disposée à verser une indemnité, comme cela a été fait dans les États-Unis, l'Australie ou l'Irlande.

«Comme dans «avarizia», le pape reste comme quelqu'un qui essaie de changer les choses, mais sur la question de la pédophilie, François lui-même a une responsabilité très importante. En nommant des cardinaux comme Pell, Maradiaga ou Errazuriz, qui ont couvert des prêtres pédophiles, c’est inacceptable, ni un bon signe qui est donné aux victimes, aux fidèles et au monde». «J'ai le droit de critiquer ce pape, qui est aimé par beaucoup, et qui lui-même fait des choses dans le domaine de la communication. D'un point de vue pratique, il fait très peu. En ce moment, dans la Curie romaine il n'y a pas de révolution» selon Fittipaldi.

 

Enfin, comme une réponse Cameron Doody dans son article «Marie Collins : «Le pape comprend l'horreur des abus et la nécessité qu’ils soient éliminés de l'Église»», nous montre que beaucoup de choses restent à faire. L’Irlandaise Marie Collins a salué l'engagement du pape Francisco pour éradiquer ce fléau en disant qu’il «est en train de faire du mieux qu'ils peut» et qu’elle «pense qu'il travaille dur» citant comme preuve la mise en place du pontife de la Commission pour la protection des mineurs, tout en lançant un autre avertissement à la ligne dure de la curie personnifiée par le cardinal Gerhard Müller puisque la Congrégation pour la Doctrine de la foi avait refusé de mettre en œuvre des principales mesures recommandées par la Commission et le pape lui-même, car ils d'élaboraient des règles anti-pédophilie pour les églises locales ou l'établissement d’un tribunal spécial pour les évêques négligents. Pour Marie Collins, «Ce n’est pas surprenant qu'il y a une résistance à la Curie», qui est un des symptômes du cléricalisme.

 

Pour elle, la Commission a l'obligation de faire connaître les résistances qu’elle rencontre encore dans le travail qu'elle tente d'accomplir. En cas de résistance, même d’un petit noyau de personnes dans l'administration de l'Église, celle-ci doit se manifester. Il est grand temps que le pape agisse au lieu d’attendre pour pleinement répondre aux victimes des prêtres pédophiles, plus d’impunité et de haussement d’épaules mais des actes.

 

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Publié le 16 Mai 2017

letelegramme.fr nous montre ce mardi 16 mai 2017 une nouvelle réaction à la suite de l'élection d'Emmanuel Macron. Elle émane du pape François. Radio Vatican rapporte les propos du Saint-Père, publiés ce mardi dans un télégramme adressé au nouveau président de la France.

 

Le Saint-Père a adressé ses "vœux très cordiaux pour l’exercice de vos hautes fonctions au service de tous vos compatriotes". Le pape affirme prier "Dieu de vous soutenir pour que votre pays, en fidélité à la riche diversité de ses traditions morales et de son héritage spirituel marqué aussi par la Tradition chrétienne, porte toujours le souci de l'édification d’une société plus juste et fraternelle".

 

Il espère que "dans le respect des différences et l'attention aux personnes en situation de précarité et d’exclusion, (il) contribue à la coopération et à la solidarité entre les nations. Que la France continue à favoriser, au sein de l’Europe et dans le monde, la recherche de la paix et du bien commun, le respect de la vie ainsi que la défense de la dignité de chaque personne et de tous les peuples".

 

Le pape est un peu trop optimiste, quand on sait qu'après la rencontre entre Angela Merkel et Emmanuel Macron que les journalistes nous a vendu comme un grand changement, la France devra faire des efforts en réformant son marché du travail et en assainissant ses finances publiques. En gros, elle doit donner des gages en matière budgétaire. Puis Merkel a fait savoir qu’elle n’exclut pas la possibilité de changer les traités pour réformer l'Europe "si cela fait sens", alors qu’en réalité elle ne s'est pas engagée, mais elle a juste dit qu'on pouvait y réfléchir. En gros, il n’y aura pas de révision des traités. Enfin, Macron pour rassurer l’Allemagne, a expliqué qu'il ne voulait pas d'Eurobonds et de mutualisation des dettes anciennes des pays de la zone euro. Ce n’est pas ainsi qu’on lutte contre la pauvreté et les populismes.

 

Suivre le modèle allemand est sans doute un mauvais gage comme le montre L’OBS dans son article : «Travailleurs pauvres et salaires bas : le FMI met en garde... l'Allemagne». Dans un rapport publié hier, le Fonds monétaire international a averti l'Allemagne du risque d'augmentation de la pauvreté. Car si la croissance est forte, les excédents commerciaux très élevés, le budget équilibré, et le taux de chômage est bas, en revanche les travailleurs pauvres restent très nombreux. L'institution internationale, davantage connue pour ses recommandations de cures d'austérité pour les pays en difficulté, a donc recommandé, entre autres, une augmentation des salaires, des investissements publics, et une baisse des impôts. Pour réduire la pauvreté, les inégalités, booster la demande intérieure, la croissance ainsi que celle de... toute la zone euro.

 

Enfin, la société civile dont parle la République en marche (REM) est plutôt limitée, comme le montre l’article de L’OBS : «Législatives : les candidats "société civile" de REM, la République "des gens qui vont bien" selon Mediapart».Qui sont les candidats aux législatives de la République en marche (REM) qui n'ont jamais été élus auparavant ? Mediapart a épluché la liste allongée hier soir. La "société civile" du parti présidentiel "est surtout constituée de chefs d’entreprise, médecins, avocats, cadres du privé ou collaborateurs d’élus. On n’y trouve a priori aucun ouvrier, et seulement une toute petite poignée d’employés." Ce sont "des CSP+, des cadres dynamiques, des notables locaux. Un monde de gens qui vont plutôt bien, voire très bien, à l’image du noyau des électeurs d’Emmanuel Macron", estime Mediapart. Le journal souligne que "la liste compte d’abord un nombre considérable de chefs d’entreprise, PDG, créateurs de start-up, patrons de TPE/PME. Au total, d’après nos calculs, c’est de loin le plus gros contingent. Ils sont au moins une soixantaine, soit un peu moins d'un tiers des candidats estampillés 'société civile'."

 

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Publié le 16 Mai 2017

Europe1.fr nous montre dans son article du lundi 15 mai 2017 que le cardinal George Pell, qui avait reconnu avoir "failli" dans sa gestion des prêtres pédophiles en Australie dans les années 70, a démenti toute accusation personnelle.

 

L'argentier du Vatican, le cardinal australien George Pell, accusé de pédophilie dans un nouveau livre qui fait du bruit en Australie, a démenti tout abus sexuel sur des enfants et accusé des médias de vouloir s'immiscer dans le cours de la justice.

 

En juillet 2016, la police australienne avait ouvert une enquête sur des accusations anciennes de pédophilie, que le cardinal Pell, le plus haut représentant de l'Église catholique en Australie, dément catégoriquement. En octobre, la police australienne s'était rendue à Rome pour entendre le ministre de l'Économie du Vatican sur ces accusations. Aucune inculpation n'a été prononcée dans ce dossier. Parallèlement, une commission d'enquête royale australienne s'intéresse depuis 2013 aux réponses institutionnelles apportées aux abus sexuels commis sur des enfants. Le cardinal Pell a été entendu trois fois dans ce cadre et a reconnu devant la commission avoir "failli" dans sa gestion des prêtres pédophiles dans l'État de Victoria dans les années 70.

 

Dans un nouveau livre, la journaliste d'investigation Louise Milligan apporte des détails nouveaux sur les accusations de pédophilie visant personnellement le cardinal Pell, ainsi que de nouvelles informations sur les tentatives supposées de l'Église d'étouffer les affaires de pédophilie. Le cardinal Pell, qui a laissé entendre qu'il était victime d'une conspiration, s'en est pris à l'éditeur du livre Cardinal : The Rise and Fall of George Pell (grandeur et décadence de George Pell) et à des médias australiens. "Il semblerait que Melbourne University Publishing et d'autres médias (...) soient en train de s'ingérer dans le cours de la justice", dit un communiqué de son bureau à Rome. "Le cardinal Pell s'abstiendra de s'ingérer dans le cours de la justice et ne répondra pas aux accusations (de la MUP et autres), sauf à réaffirmer que toutes les accusations de pédophilie portées contre lui sont complètement fausses".

 

L'ecclésiastique avait été ordonné prêtre en 1966 à Rome avant de revenir en Australie en 1971 où il avait gravi les échelons de la hiérarchie catholique. Il avait été choisi en 1974 par le pape François pour mettre davantage de transparence dans les finances du Vatican. Mais pour la transparence on repassera comme le montre l’article de Cameron Doody sur periodistadigital.com le dimanche 14 mai 2017 «Le Cardinal Pell bloque un audit externe des comptes du Vatican» puisque que le cardinal George Pell a bloqué un audit externe des comptes du Vatican comme le titre l’indique. C'est ce qui ressort d'une lettre du préfet du Secrétariat de l'Économie a envoyé à tous les dicastères du Vatican. Une lettre dans laquelle il oppose son veto à la demande du secrétaire de l'Administration du Patrimoine du Siège Apostolique (APSA), Mgr Mauro Rivella, aux différents dicastères et institutions du Vatican de fournir des informations sur leur activité financière notamment sur leurs banques et conseillers juridiques et fiscaux, y compris l'IOR, la «Banque du Vatican» afin que les données puissent être transmises directement à l' auditeur externe, Price Waterhouse Coopers (PwC).

 

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Publié le 15 Mai 2017

Le théologien espagnol José María Castillo dans son article pour periodistadigital.com ce lundi 15 mai 2017 nous montre que la théologie doit se libérer de la peur :

 

«Pour la loi de la vie, la grande génération de théologiens, qui ont fait le renouveau théologique qui a mené au Concile Vatican II, est sur le point de disparaître tout à fait. Au cours des décennies suivantes, malheureusement, il est apparu qu’il n’y a pas de nouvelle génération qui est en mesure de poursuivre le travail que les grands théologiens du XXe siècle ont initié.

 

Des études bibliques, des ouvrages historiques et de certains également concernant la spiritualité, sont des domaines de travail théologique qui sont restés avec dignité. Mais même les grands mouvements, comme cela est arrivé avec la théologie de la libération, donnent l'impression qu'ils sont à la baisse. Je vois cela comme équivoque.

 

Qu’est-ce qui s’est passé dans l'Église? Qu’est-ce qui nous est arrivé ? Tout d'abord, nous devrions considérer que c'est très grave que nous vivons dans cet ordre des choses. D'autres domaines de la connaissance ne cessent de croître : la science, les études historiques et sociales, les plus diverses technologies nous surprennent tous les jours avec de nouvelles découvertes.

 

Alors que la théologie (je parle spécifiquement de la catholique) reste ferme, se laisse décourager, intéressant chaque jour moins de gens, incapable de répondre aux questions que beaucoup de gens ont et, surtout, déterminés à maintenir intouchables, les prétendues «vérités» qu’on ne sait pas comment on peut continuer à les défendre à ce point.

 

Pour donner quelques exemples : Comment pouvons-nous continuer à parler de Dieu, convaincu que l’on sait dire ce qu’il pense et ce qu’il veut, sachant pourtant que Dieu est Transcendant, et par conséquent, n'est pas à notre portée ? Comment est- il possible de parler de Dieu sans savoir exactement ce que nous disons ? Comment pouvons-nous assurer que «par un seul homme le péché est entré dans le monde» ? Est-ce que nous allons présenter comme des vérités centrales de notre foi des mythes qui ont plus de quatre mille ans ? Quels arguments peuvent assurer que le péché d'Adam et la rédemption de ce péché sont des vérités centrales de notre foi ?

 

Comment est-il possible de dire que la mort du Christ était un «sacrifice rituel» dont Dieu avait besoin pour pardonner nos péchés et nous sauver pour le ciel ? Comment pouvons-nous dire aux gens que la souffrance, la misère, la douleur et la mort sont des «bénédictions» que Dieu nous commande ? Pourquoi continuons-nous à maintenir des rituels liturgiques qui ont plus de 1500 ans et que personne ne comprend ou ne sait pas pourquoi ils continuent d'être imposés aux personnes ? Croyons-nous vraiment ce que nous avons dit dans certains sermons sur la mort, le purgatoire et l'enfer ?

 

Enfin, la liste des questions étranges, incroyables, et contradictoires sont interminables. Alors que, les églises sont vides ou avec certaines personnes âgées qui viennent dans l'inertie de masse ou les églises personnalisées. Alors que nos évêques ont crié sur les questions portant sur le sexe, alors qu’ils devraient se mettre (ou faire des déclarations générales équivalentes à leurs silences complices) au silence à propos des abus sur mineurs commis par des religieux, des abus de pouvoir permettant à ceux qui les utilisent sur certains de voler et d’en humilier d’autres qui sont à leur disposition.

 

J’insiste, à travers ma façon modeste de voir, le problème est la théologie pauvre, très pauvre, que nous avons. Une théologie qui ne prend pas au sérieux la chose la plus important de la théologie chrétienne, qui est l’«incarnation» de Dieu en Jésus. L'appel de Jésus à le «suivre». L’exemplarité de la vie et du projet Jésus. Et la grande question à laquelle que les croyants devraient faire face : Comment pouvons-nous présenter l'Évangile de Jésus à cette époque et dans cette société que nous vivons ?

 

Insistant sur le fait que le contrôle à long terme de Rome sur la théologie a été très fort depuis la fin du pontificat de Paul VI à la démission du pape Benoît XVI. Le résultat a été formidable : dans l'Église, les séminaires, les centres d'études théologiques, on a peur, très peur. Et nous savons que la peur paralyse la pensée et bloque la créativité.

 

L'organisation de l'Église, dans cet ordre de choses ne peut pas continuer comme ce fut le cas depuis tant d'années. Le pape François veut une «Église qui sort», ouverte, tolérante, et créative. Mais progressons-nous avec ce projet ? Malheureusement, dans l’Église, il y a beaucoup d’hommes avec des massues, qui ne veulent pas lâcher le pouvoir, qu'ils exercent. Eh bien, si c’est ainsi, allez-y ! Bientôt, nous aurons liquidé le peu que nous avons.»

 

José María Castillo n’a pas tort, la théologie pour qu’elle soit porteuse doit se libérer de la peur et répondre aux questionnements des fidèles plutôt que de leur imposer des vérités toutes faites souvent tardives.

 

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Publié le 14 Mai 2017

Ce dimanche 14 mai 2017 Radio Vatican nous montre qu’interrogé dans l’avion qui le ramenait de son 19ème voyage apostolique à Fatima, au Portugal, le pape François est revenu samedi 13 mai 2017 sur sa visite des deux derniers jours. Il s’est aussi exprimé sur les relations avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, sur les apparitions présumées de Medjugorje et sur sa future rencontre avec Donald Trump.

 

«Fatima porte certainement un message de paix», a d’abord répondu le pape à une journaliste portugaise. «Et ce message a été apporté à l’humanité par trois grands communicants qui avaient moins de 13 ans, ce qui est intéressant.» Faisant part de sa «grande joie» d’avoir pu canoniser François et Jacinthe Marto à Fatima, il a souhaité que ce soit ce message de paix que le monde retienne de son voyage. Le pape François, qui s’était présenté comme un «évêque vêtu de blanc» vendredi, lors d'une prière, s’est défendu de toute volonté de réinterpréter le message de Fatima. Il a d’ailleurs informé que la prière avait été écrite par le Sanctuaire de Fatima. «Je pense qu’ils ont cherché à exprimer par le blanc cette volonté d’innocence, de paix: innocence, ne pas faire de mal à l’autre, ne pas faire la guerre, c’est la même chose.»

 

Interrogé sur sa future rencontre, le 24 mai prochain, avec Donald Trump, le pape François a refusé de donner son opinion sur le président américain. «Je ne juge jamais quelqu’un sans l’avoir écouté. Je ne pense pas devoir le faire, a justifié le Pape. Les choses sortiront lors de notre discussion, je dirai ce que je pense, lui dira ce qu’il pense.» Relancé sur son avis concernant la politique migratoire de Donald Trump, le pape n'a pas voulu s'étendre : «Vous le savez bien», s’est-il exclamé. Il a souhaité «chercher les portes qui sont au moins un peu ouvertes» pour discuter des points d’accord et aller de l’avant, «pas à pas», puisque «la paix est artisanal : elle se fait chaque jour».

 

Concernant l’état des relations avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, alors que des rumeurs évoquaient une annonce ce dimanche 13 mai, le pape François a noté que «les rapports actuels sont fraternels». Rappelant ses gestes récents sur les sacrements de réconciliation et du mariage, le pape a indiqué que la Congrégation pour la Doctrine de la Foi avait étudié un document sur le sujet mais qu’il ne lui est pas encore parvenu. «J’ai de bons rapports avec Mgr Fellay : je lui ai parlé plusieurs fois. Je n’aime pas brusquer les choses. Cheminer, cheminer, cheminer : et après on verra», a-t-il poursuivi. Le pape a refusé de voir «toute forme de triomphalisme» dans un possible accord : «pour moi ce n’est pas un problème de vainqueurs ou de vaincus, non. C’est un problème de frères qui doivent cheminer ensemble, en cherchant la formule pour faire des pas en avant».

 

Le pape a aussi parlé du dialogue positif avec les Églises protestantes. «De grands pas en avant ont été faits», a-t-il souligné, se référant notamment à son voyage en Suède pour le début des commémorations des 500 ans de la Réforme luthérienne. «C’est significatif pour l’œcuménisme : cheminer ensemble par la prière, par le martyre et par les œuvres de charité, par les œuvres de miséricorde (…) et les théologiens continueront à travailler, mais le chemin doit aller de l’avant. Avec le cœur ouvert aux surprises.»

 

Concernant Medjugorje (Bosnie- Herzégovine), le pape a rappelé que «toutes les apparitions ou les présumées apparitions appartiennent à la sphère privée, elles ne font pas partie du magistère public ordinaire de la foi». Il a ensuite tenu à «distinguer trois choses». Il a d’abord assuré que l’enquête sur les premières apparitions aux enfants doit continuer. Il a ensuite fait part des «doutes» de la commission présidée par le cardinal Ruini au sujet des présumées apparitions actuelles. «Je préfère la Madonne mère, notre mère, plutôt que la Madonne chef de bureau télégraphique qui envoie des messages tous les jours à une heure précise… Cette femme n’est pas la mère de Jésus. Et ces apparitions présumées n’ont pas tellement de valeur», a déclaré le pape, soulignant qu’il s’agissait d’une opinion «personnelle» mais «claire». Enfin, il a reconnu que «des gens se rendent là et se convertissent, rencontrent Dieu, changent de vie» : un «fait spirituel et pastoral» qui ne peut être nié selon lui. C’est pour cette mission pastorale qu'il a nommé le 11 février dernier Mgr Henryk Hoser, archevêque de Varsovie-Praga.

 

Le pape est aussi longuement revenu sur le sujet délicat des abus sexuels sur mineurs et la récente démission de Mary Collins de la Commission pontificale pour la protection des mineurs. Affirmant avoir parlé avec Mary Collins, le pape a reconnu qu’elle avait eu «un peu raison» dans ses accusations. «Il y a peu de gens, il faut plus de gens compétents sur le sujet», a-t-il affirmé, tout en assurant que le Vatican avançait sur cette question. «Les retards se sont accumulés», a aussi reconnu le pape, se félicitant néanmoins que des protocoles à suivre pour traiter ces cas aient été mis en place aujourd’hui dans presque tous les diocèses. Pour les aider, le pape a évoqué le projet de «tribunaux continentaux». Il a aussi rappelé avoir clarifié la procédure d’appel et expliqué que tout prêtre condamné pouvait lui demander une grâce. «Moi, je n’ai jamais signé aucune grâce», a-t-il affirmé.

 

Le pape François a donc parlé de ses relations avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X et semble ne pas se rendre compte qu’il va faire entrer le loup dans la bergerie, l’envie de fraternité ne doit pas être de l’aveuglement et il faut demander aux lefebvriste des gages que sont l’appui des réformes du concile Vatican II et des réformes actuelles du Vatican et de l’Église, ensuite un dialogue avec Donald Trump ne doit pas se prendre à la légère avec un homme qui est l’exact opposé du pape notamment au niveau de l’accueil des étrangers et de la solidarité envers les pauvres et, enfin, le pape devra se montrer prudent contre le traitement des affaires de pédophilie dans l’Église vu que sa hiérarchie n’a pas pris les cas au sérieux et se montrer ferme contre Medjugorge qui a tout d’une escroquerie.

 

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Publié le 13 Mai 2017

Fatima : Vous êtes un "trésor précieux de l’Église !", lance le pape aux malades

Aymeric Pourbaix dans son article pour I.MEDIA, avec Ecclesia, depuis Fatima nous montre que bénissant les malades sous les arcades de la basilique Notre-Dame-du-Rosaire à Fatima, à l’issue de la messe de canonisation des deux bergers François et Jacinthe Marto, le 13 mai 2017, le pape François les a exhorté à considérer leur existence comme un don et un “trésor précieux de l’Église”.

 

“Jésus sait ce que signifie la souffrance”, a affirmé le Souverain pontife aux malades, venus en pèlerinage à Fatima le 13 mai. Adressant la parole, après l’exposition du Saint-Sacrement, aux enfants et aux adultes, nombreux en fauteuil roulant, accompagnés des hospitaliers du sanctuaire, il leur a dit que Jésus “nous comprend, il nous console, et il nous donne la force”, comme il l’a fait pour les saints François et Jacinthe Marto. “Voilà le mystère de l’Église”, s’est exclamé le pape.

 

Aujourd’hui, a poursuivi le pape, “la Vierge Marie nous répète à tous la question qu’elle a posée, il y a cent ans, aux pastoureaux : ‘Voulez-vous vous offrir à Dieu ?’. À leur exemple, le pontife a demandé aux malades de vivre leur existence comme un don, de s’offrir à Dieu de tout leur cœur par l’intermédiaire de la Vierge Marie. “Ne vous considérez pas seulement comme des bénéficiaires de la solidarité caritative”, a-t-il encore insisté, “mais sentez-vous pleinement participants de la vie et de la mission de l’Église”.

 

Pour le pape François, la présence silencieuse et la prière des malades est plus éloquente que beaucoup de paroles. Il leur a alors demandé très concrètement l’offrande quotidienne de leurs souffrances unies à celles de Jésus crucifié pour le salut du monde, “l’acceptation patiente et même joyeuse” de leur condition. Il y a là, pour le pontife, une ressource spirituelle et un patrimoine pour tous les chrétiens. Acceptation patiente et joyeuse ? Les malades qui vont à Fatima attendent surtout une guérison miraculeuse plutôt que d’accepter leur maladie dans la joie et la patience.

 

“N’ayez pas honte d’être un trésor précieux de l’Église !”, leur a-t-il encore lancé. Le pape François s’est ensuite dirigé vers les malades en portant en procession le Saint-Sacrement. À la fin de la cérémonie, la statue de la Vierge de Fatima a été portée au-milieu de la foule, saluée par des mouchoirs blancs, selon la tradition, y compris par le pape.

 

À la fin de la cérémonie, l’évêque de Leiria-Fatima a salué la “voix prophétique” du pontife et l’a vivement remercié pour sa visite à la Cova da Iria, lieu-dit où les petits bergers de Fatima gardaient leur troupeau. Mgr António Marto a souligné que “tout le monde a les yeux fixés sur le pape François comme une voix prophétique clairement audible sur la scène mondiale pleine de dangers et de peurs, une voix capable d’abattre les murs de séparation, de construire des ponts de rencontre entre les hommes et les peuples, d’être la voix de sans voix”.

 

Le vice-président de la Conférence épiscopale du Portugal a voulu exprimer au pape François l’affection de tout le peuple catholique du pays. “Merci pour votre témoignage, Saint-Père, qui nous touche si profondément”, a-t-il ajouté. Il a encore dit son “immense joie” d’avoir pu compter sur la présence du pape à Fatima comme un “pèlerin parmi les pèlerins” venus de partout dans le monde pour ce premier pèlerinage international du centenaire des apparitions mariales.

 

Après la messe qui a réuni 500 000 personnes, selon les organisateurs, le pape a déjeuné avec les évêques portugais, avant de reprendre le chemin de la base aérienne de Monte Real, et de regagner le Vatican en fin de journée.

 

Un voyage à Fatima où le message s’est surtout porté sur la paix mais il ne va pas aider l’Église portugaise à sortir de son pré carré pour aller vers ceux qui ont besoin d’elle.

 

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Publié le 12 Mai 2017

Radio Vatican nous montre que le pape François est arrivé ce vendredi 12 mai 2017 vers 16h20 heure locale au Portugal, à l'occasion de son premier voyage dans ce pays. Après avoir été accueilli par le président portugais et l’évêque de la base aérienne de Monte Real où il a atterri, à 45 km de Fatima, le pape se rend en hélicoptère directement au sanctuaire. Ce pèlerinage à l’occasion du centenaire des apparitions de la Vierge (dont beaucoup d’historiens doutent) dans ce village au centre du pays en 1917 s’ouvre par une prière seul et en silence du pape.

 

Aujourd’hui, célébrer cette mémoire des apparitions en présence du pape François doit redonner vie au message de Fatima, en particulier dans le contexte actuel morose. C’est en tout cas ce qu’attend l’Église portugaise de ce centenaire, comme l’exprime Monseigneur Manuel Barbosa. Le secrétaire national de la Conférence épiscopale portugaise est présent au sanctuaire pour ce centenaire.

 

Dans l’avion qui l’amenait à Fatima, le pape François a salué le 75 journalistes du vol papal. «C’est un voyage un peu spécial, un voyage de prière, une rencontre avec le Seigneur et la Sainte Mère de Dieu, merci de votre compagnie et allons de l’avant» leur a confié le Saint-Père.

 

A l’arrivée à Monte Real, après avoir rencontré les autorités portugaises, le pape a été accueilli par des fidèles portugais et trois jeunes habillés comme François, Jacinthe et Lucie, les bergers de Fatima qui auraient vu la Vierge Marie en 1917. Le pape a aussi salué dix enfants de militaires atteints de maladie, avant de se rendre dans la Chapelle de la Base aérienne.

 

Comme le montre Radio Vatican dans son article «François prie dans la Chapelle des apparitions», une foule de plusieurs centaines de milliers de personnes a accueilli le pape François à son arrivée en hélicoptère au Sanctuaire de Fatima. Une foule venue de tout le Portugal, puisqu’un jour férié avait été décrété pour faciliter la participation à ce pèlerinage de prière.

 

Se déclarant, dans sa longue prière mariale, «prophète et messager pour laver les pieds à tous les hommes», le pape François demande à Marie de nous faire suivre l’exemple des petits bergers, François et Jacinthe, pour «abattre tous les murs», pour «vaincre toutes les frontières», et pour aller «vers toutes les périphéries», afin de révéler la justice et la paix de Dieu. Et François de poursuivre : «Nous serons une Église vêtue de blanc, de la pureté blanchie dans le sang de l’agneau versé aujourd’hui encore dans toutes les guerres qui détruisent le monde».

 

Le pape a déposé une Rose pour Notre Dame de Fatima, une rose d’or qu’il avait déjà annoncée dans le message vidéo adressée deux jours avant son voyage. Une rose d’or en signe de l’union physique ou spirituelle avec tous les pèlerins de Fatima. Le pape François à son arrivée a traversé la foule en papamobile avant de se recueillir longuement en silence devant la petite chapelle, et devant la statue de Notre Dame de Fatima. La foule s’était alors faite silencieuse pour partager avec le pape l’intensité de sa prière.

 

Espérons que ce voyage ne sera pas une immense ode à la mariolâtrie mais plutôt un message pour une Église portugaise qui doit sortir de ses habitudes et des ses acquis pour aller vers ceux qui ont besoin d’elle. Mettre en avant les actes d’amour et pas seulement les actes pieux serait un grand pas en avant.

 

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Publié le 11 Mai 2017

José Manuel Vidal dans son article pour periodistadigital.com du jeudi 11 mai nous montre que le philosophe et théologien, professeur à l'Université de Coimbra, le religieux portugais Anselmo Borges (Paus, 1944) a publié 'Francisco : Desafios à Igreja e ao Mundo' (Gradiva), dont la présentation a été vue par président la République. Profondément franciscain critique et libre, l'auteur dénonce l’«engourdissement» de l'Église portugaise, fustige «le cléricalisme et le carriérisme» comme «la peste de l'institution» et espère que la visite du pape à Fatima serve à la secouer de sa léthargie.

 

Pour cela, la principale mission du pape est que les catholiques, en commençant par les cardinaux, les évêques et les prêtres, se convertissent en chrétiens authentiques et deviennent de vrais disciples de Jésus. Cela est essentiel. Sans cette conversion, le progrès ne sera pas atteint. Le pape François proclame l'Évangile et dénonce les malheurs de l'Église dans le monde en mettant en avant l'écologie intégrale et l’histoire que répète ce capitalisme dérégulé et sauvage qui «tue», le centre de l'économie doit être la personne (toutes les personnes) et non le dieu-argent, mais aussi la lutte pour la paix. Il est aussi convaincu que l'avenir du christianisme se joue en grande partie en Asie.

 

Bien qu'il n'y ait pas d’apparition de la Vierge est à des vachers. Pour le père Anselmo Borges Fatima n’est pas un dogme de foi, et par conséquent, on peut être un bon catholique sans croire à Fatima. De plus, Fatima n'occupe pas ou ne peut occuper la place centrale du christianisme. Le centre de la foi est Jésus de Nazareth. En réalité, Fatima fut pour lui une expérience religieuse d’enfants dans un contexte historique particulier où l'Église se sentait persécutée par la Première République au Portugal, le monde était en guerre (les bergers ont sûrement entendu parler de la Première guerre mondiale et la façon dont les soldats quittaient le pays pour la guerre) et ont vécu dans un contexte religieux, impliquant les soi-disant missions populaires, avec des missionnaires prédicateurs venant de l'extérieur qui du haut de la chaire, terrorisaient les fidèles avec des sermons sur la crainte de Dieu et la peur de l'enfer. Les enfants ont entendu toutes ces choses à l'église et à la maison.

 

C’était donc une expérience religieuse enfantine selon des schémas et des interprétations herméneutiques imaginaires dans ce contexte selon le père Borges. Parmi ces enfants, cette expérience n’a pas été bonne. Pour le voir, il suffit de vous demander : Quelle mère montre l'enfer à des enfants de 10, 9 et 7 ans ? Les bergers ont été négativement marquées et ont, en quelque sorte, eu leur vie brisée. En même temps, leur générosité immense est admirable dans la situation dans laquelle ils vivaient, donnant le peu de nourriture qu'ils avaient pour les brebis, pour prier pour la conversion des pécheurs. En outre, l'expérience de base a subi mille arrangements au fil du temps, et selon les nouveaux schémas d'interprétation. Dans le contexte de nouvelles situations et de nouveaux développements historiques, qui apparaissaient, par exemple, comme la lutte contre le communisme. Cependant, on ne parlait pas du tout de la condamnation nécessaire du nazisme.

 

Il conclue en disant : «Malheureusement, Fatima est aussi une entreprise dangereuse. Je dis souvent que Fatima a besoin d'être évangélisée. Contre le Dieu de la peur et de la terreur, annonçons le Dieu de l'Évangile, le Dieu de la joie, de la miséricorde, du pardon, le Dieu qui est Père et Mère, le Dieu dont le seul intérêt est le bonheur et l'épanouissement de tous les hommes et femmes. Le Dieu qui dit : «Je ne veux pas de sacrifice, mais la miséricorde». Le Dieu qui rejette la religion de la promesse, parce qu'il est grâce.» Et «D'autre part, il est nécessaire de mettre fin aux millions de bougies d'éclairage, en y incluant une raison écologique. Et l'Église sera tenu responsable, donc il n'y a aucun doute quant à la transparence en matière d'argent». Il est «convaincu que nous offrirons une dimension mondiale à cette homélie historique (celle du pape), avec un appel dramatique pour la paix et la justice sociale, contre le dieu-argent, en faveur du dialogue entre les nations, les cultures et les religions.»

 

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Publié le 11 Mai 2017

LeMonde.fr dans le Live Présidentielle 2017, francetvinfo.fr dans et L’OBS dans Le réveil politique nous montre jeudi 11 mai 2017 nous montre que Jean-Luc Mélenchon a annoncé qu'il serait candidat aux législatives à Marseille, dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône face au socialiste Patrick Mennucci, qui n'a pas bien accueilli la nouvelle et le député socialiste marseillais lui reproche de s'être présenté dans une circonscription acquise à la gauche, où le FN ne menace pas. Les tractations entre le PCF et La France insoumise n'ont – pour l'heure – pas abouti aux résultats espérés par Pierre Laurent, le sénateur de Paris a plaidé ce jeudi sur France Inter pour une poursuite des négociations.

 

Manuel Valls est convoqué devant la commission des conflits du PS en vue d’une éventuelle exclusion. La République en marche a par ailleurs affirmé hier que "pour l'heure", sa candidature aux législatives sous la bannière de la majorité présidentielle ne pouvait être retenue. Tandis que la direction du PS va droit dans le mur puisque Bernard Cazeneuve a lancé mercredi au Mans la bataille des législatives, en affirmant qu'il était impossible pour le PS de partir au combat "en disant 'nous sommes dans l'opposition'" et souhaite d'apporter son concours et sa contribution à Emmanuel Macron. Ce que Stéphane Le Foll a confirmé en disant ce matin à RMC que la priorité du Parti socialiste était la réussite du quinquennat d'Emmanuel Macron. Consternant.

 

Ce souhait n’est pas partagé par ceux qui veulent refonder le PS. Benoît Hamon va lancer son mouvement au mois de juillet mais sans quitter le PS, afin de continuer à défendre les idées avancées pendant la présidentielle. Et après la présidentielle, la lune de miel entre l'écologiste Yannick Jadot et Benoît Hamon se poursuit. Le premier vient d'annoncer qu'il rejoignait le mouvement transpartisan du second. "C'est la poursuite de notre plateforme, c'est ce qu'on a décidé ensemble", a-t-il expliqué sur LCI.

 

Tandis qu’Anne Hidalgo, Martine Aubry et Christiane Taubira sont sorties de leur silence. Les maires socialistes de Paris et de Lille, et l'ex-Garde des Sceaux, lancent avec des intellectuels et des artistes "Dès demain", un "mouvement d'innovation" ouvert à "tous les humanistes qui croient encore en l'action". Dans une tribune publiée dans "Le Monde", les quelque 160 signataires appellent leurs concitoyens à un "sursaut", en annonçant le lancement de ce "grand mouvement d'innovation pour une démocratie européenne, écologique et sociale". "Dès Demain", "ça n'est pas un parti, ça n'est pas un courant", a assuré Anne Hidalgo. Signataire de cette tribune, Benoît Hamon a avancé lui aussi ses pions comme nous avons pu le voir plus haut.

 

Enfin, le Direct de Libération.fr nous montre que La pétition en ligne «Loi travail : non merci», lancée l'année dernière par la militante Caroline De Haas et qui avait récolté plus d'un million de signatures, vient d'être relancée sur un site dédié, loitravail.lol. Les initiateurs appellent le président nouvellement élu Emmanuel Macron à renoncer réformer le code du travail par ordonnances. L'opposition reprend de plus belle et c'est une bonne chose.

 

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Publié le 10 Mai 2017

«Je ne veux pas me nourrir d’une faveur ou de la division.» C'est la nouvelle et magistrale leçon évangélique de José Antonio Pagola, qui montre que tout ce qu'il demande est la promotion d'une campagne de signature publique à l'évêque Elizalde de Vitoria, afin de revoir sa décision et de lui accorder le doctorat honoris causa comme nous le montre ce mercredi 10 mai 2017 José manuel Vidal dans periodistadigital.com.

 

Il brise le silence et le théologien basque lance l’initiative du Forum populaire religieux de Vitoria-Gasteiz. Et le fait dans un communiqué laconique, adressée à la plate-forme «Groupes de Jesus», qui rassemblent des groupes et des communautés dans le monde entier, pour réfléchir, prier et partager la vie avec les œuvres de José Antonio Pagola.

 

«Je respecte la position que tout le monde porte sur ce fait», dit le théologien affecté, mais il insiste sur ce qui a été l'une des clés de sa vie : C’est d’entrer dans la «tâche de retourner à chaque fois avec plus de vérité et de fidélité à la personne, au message et au projet de Jésus».

 

Par conséquent, il ajoute que, bien que «ces tensions et controverses sont aujourd'hui inévitable dans l'Église», il veut juste voir en eux «un autre signe de la grande réception donnée parmi beaucoup de chrétiens de mes efforts pour amener la personne de Jésus et son Évangile aux hommes et aux femmes de notre temps». Cette génération de petits groupes autour de la figure de Jésus «est ce qui me rend heureux et que j’apprécie le plus profondément».

 

Ainsi, il termine sa déclaration en rappelant quelques mots «peu entendu» de Jésus, il les dit dans l'Évangile selon saint Matthieu : «Ne m’appelez pas» maître (Rabbi) «car un seul est votre maître ... ne vous laissez appelés «instructeurs» car un seul est votre instructeur, le Christ» (Matthieu 23,8-10).

 

Une bonne leçon aux fondamentalistes qui ont passé des années à essayer de faire taire l'un des plus suivi et lu théologien espagnol, ainsi que pour quelques évêques, qui se cramponnent encore à l'inertie de l’«ancien régime» et oublient que nous sommes depuis quatre ans dans le pontificat de François, dans lequel les anathèmes ne correspondent pas.

 

Le Forum religieux populaire de Gasteiz a donc demandé à l'évêque du diocèse Alavesa, Juan Carlos Elizalde, de reconsidérer sa décision de ne pas accorder un doctorat honoris causa à la Faculté de théologie José Antonio Pagola est espérons que sa demande soit mise en pratique pour un théologien qui a contribué à l'approfondissement de la foi en Jésus-Christ.

 

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