Publié le 17 Février 2016

C'est ce qui est ressorti d'un symposium organisé par le secrétariat du synode au Vatican après l'assemblée sur la famille comme nous le montre Vatican Insider dans son article du mercredi 17 février 2016. En vue d'une "révision de la législation", il est nécessaire de traduire les décisions "dans les différentes situations socioculturelles". On doit se servir également de plus collégialité pour la curie romaine.

Impliquer les "peuple de Dieu" dans le synode des évêques, à la fois dans la "préparation", ce qui pourrait inclure la consultation "permanente" des fidèles, comme ce fut le cas avec le questionnaire envoyé à toutes les paroisses avant les assemblées générales extraordinaires sur la famille de 2014, à la fois avec un peu "plus d'écoute et de la participation des fidèles" qui participeraient aux réunions, même si, il n'y a pas de droit de vote. Une plus grande implication serait également utile dans leur mise en œuvre ultérieure, en veillant à "traduire dans différentes situations socioculturelles des décisions prises au niveau central."

Ce sont les indications qui ont émergé "en vue d'une révision de la législation sur le synode des évêques", lors d'un séminaire pré-annoncé organisé du 6 à 9 février, après le double réunion sur la famille de 2014 à 2015 et avant la publication de l'exhortation apostolique du pape, par le secrétariat du synode des évêques conduit par le cardinal Lorenzo Baldisseri.

Un extrait bien connu d'un discours prononcé par le pape François lors de la dernière réunion ordinaire, en octobre, durant le cinquantième anniversaire de la création de cet organisme postconciliaire et où le pape a également appelé à une "décentralisation salutaire" dans l'Église, le colloque a montré l'exemple des Églises catholiques d'Orient "pour le développement du Synode passant par les étapes de l'événement au processus et la possibilité d'une plus grande collégialité des institutions centrales de l'Église", parmi lesquels doivent même se trouver la curie romaine.

Ce symposium organisé par le secrétariat du synode des évêques veut impliquer durablement le peuple de Dieu dans la préparation et la consultation pour les synodes des évêques, et mettre en avant une plus grande collégialité dans les institutions centrales de l'Église et cela vise directement la curie romaine qui n'a jamais su décentraliser. Attendons de voir, si cela sera bien le cas.

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Publié le 17 Février 2016

Le pape veut que la jeunesse "ose rêver"

20min.ch nous montre dans son article du mercredi 17 février 2016 que le pape François a encouragé mardi la jeunesse mexicaine «à oser rêver» et demandé aux prêtres de rester forts face à la violence et la corruption, qui semblent «être devenus un système inamovible», dans l'Etat du Michoacan (ouest), un des bastions du narcotrafic au Mexique.

Après s'est d'abord adressé à plus de 20 000 prêtres, séminaristes et religieuses, dans l'après-midi, dans un autre stade de la ville de Morelia Jorge Bergoglio s'est ensuite adressé à la jeunesse, «la richesse du Mexique», l'exhortant à se tenir à l'écart du narcotrafic et «oser rêver». «Ce n'est pas vrai que la seule manière de vivre, de pouvoir être jeune, c'est de remettre sa vie entre les mains du narcotrafic ou de tous ceux qui ne font que semer la destruction et la mort» leur a-t-il lancé.

Les jeunes fidèles ont agité en cadence des dizaines de milliers de foulards jaunes, rouges et verts, et chanté. Plusieurs groupes ont présenté des tableaux vivants des cultures indigènes du pays, dansant dans des déguisements très colorés. Détendu, s'amusant avec les jeunes qui hurlaient et l'interpellaient régulièrement, le pape a ajouté : «il est possible que vous n'ayez pas la dernière voiture à la porte, que vous n'ayez pas les poches pleines d'argent ; mais vous aurez une chose que personne ne pourra jamais vous arracher : l'expérience de vous sentir aimés, embrassés et accompagnés» au sein d'une communauté.

Plus tôt, le pape François avait parlé du catéchisme à des centaines d'enfants dans la cathédrale, leur demandant de prier pour lui.

Le pape n'a pas tort, la jeunesse ne doit pas désespérer et oser rêver plus encore au Mexique, car c'est la seule qui puisse changer ce système de violence et de corruption qui peut sembler inamovible.

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Publié le 16 Février 2016

Au Mexique, le pape demande aux prêtres de ne pas se résigner

LePoint.fr nous montre que le pape François a demandé aux prêtres de ne pas se résigner face à la violence et la corruption lors d'une rencontre mardi 16 février 2016 avec des religieux dans un stade de Morelia, dans l'État du Michoacán (ouest), un des bastions du narcotrafic au Mexique. «Quelle tentation peut venir de milieux dominés souvent par la violence, la corruption, le trafic de drogue, le mépris pour la dignité de la personne, l'indifférence face à la souffrance et à la précarité ? Quelle tentation pouvons-nous avoir face à cette réalité qui semble être devenue un système inamovible ? Je crois que nous pouvons la définir comme de la résignation», a observé le pape devant plusieurs dizaines de milliers de prêtres, religieuses et séminaristes.

«C'est une des armes préférées du diable que la résignation ! Une résignation qui nous paralyse et qui, non seulement nous épouvante, mais qui nous fait nous replier sur nos sacristies et nos apparentes sécurités. Une résignation qui non seulement nous empêche de prévoir des projets mais qui nous empêche de prendre des risques et de transformer les choses», a-t-il dit dans cette région qui a subi l'emprise de puissants cartels de la drogue qui se donnent souvent des étiquettes catholiques.

Contre la peur et le découragement, le pape a donné l'exemple de figures catholiques anciennes, dont «Tata Vasco» («papa Vasco»), Mgr Vasco Vasquez de Quiroga, premier évêque du Michoacán au XVIe siècle qui ne s'était pas résigné face aux injustices infligées aux peuples indigènes.

Cet évêque avait combattu la réalité terrible vécue alors par les Indiens Purepechas, qu'il avait décrits comme «vendus, humiliés, obligés de vagabonder dans les marchés pour recueillir les déchets jetés à terre». «Loin de la résignation, il a mis en mouvement sa foi, sa vie, sa compassion » pour «réaliser des initiatives d'ampleur face à une réalité aussi paralysante et injuste», a dit le pape, très applaudi.

«Nous ne sommes pas ni ne voulons être des fonctionnaires du divin, nous ne sommes pas ni ne voulons jamais être des employés de Dieu, car nous sommes invités à participer à sa vie, nous sommes invités à nous introduire dans son cœur», a exhorté le pape François, qui avait déjà demandé samedi aux évêques du pays de ne pas se comporter comme des «princes» éloignés des souffrances et des injustices.

Le Mexique est l'un des pays les plus dangereux au monde avec 40 prêtres ou séminaristes assassinés depuis 2006. L'État du Michoacán et celui, voisin, du Guerrero sont les plus périlleux pour les «sacerdotes». L'Église catholique mexicaine, la deuxième la plus importante au monde, compte près de 100 millions de fidèles, mais sa hiérarchie puissante se montre en partie divisée et élitiste, même si une grande partie est engagée en faveur des pauvres.

Le pape François demande aux prêtres de ne pas se couper des réalités mexicaines, et de ne pas se résigner face à la violence et la corruption. C'est peut-être aussi une petite pique à la hiérarchie catholique locale trop élitiste à son goût pour qu'elle n'oublie pas les pauvres.

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Publié le 15 Février 2016

Mexique: le pape appelle à demander "pardon" aux indigènes et alerte sur la "crise environnementale"

L'OBS et LaPresse.ca nous montrent que le pape François a appelé à demander "pardon" pour l'exclusion dont ont été victimes les peuples indigènes, ce lundi 15 février 2016 lors d'une messe dans le sud du Mexique, où il a également exhorté à "ne pas faire la sourde oreille" face à "l'une des plus grandes crises environnementales de l'histoire".

"Souvent, de manière systématique et structurelle, vos peuples (indigènes) ont été incompris et exclus de la société. Certains ont jugé inférieures vos valeurs, votre culture et vos traditions (...) C’est si triste. Que cela nous ferait du bien, à tous, de faire un examen de conscience et d’apprendre à dire pardon", a déclaré le souverain pontife dans le Chiapas, État majoritairement indigène.

"Le défi environnemental que nous vivons et ses racines humaines nous touchent tous et nous interpellent. Nous ne pouvons plus faire la sourde oreille face à l’une des plus grandes crises environnementales de l’Histoire", ajouté le pape durant cette messe en plein air, au milieu des montagnes.

Pour la première fois, lors de la messe dans le centre sportif de San Cristobal, des textes liturgiques et prières étaient prononcés dans les principales langues indigènes : le tzeltal, le tztotzil et le chol, qui sont utilisées par un peu plus d'un million de personnes. Une volonté expresse du pape François. L'Église mexicaine se hérisse depuis longtemps face à "l'Église autochtone", qui combine la religion catholique à des traditions ancestrales qui incluent des branches de pin, des œufs et des références à "Dieu le Père et la Mère".

San Cristobal de Las Casas, à 2200 mètres d'altitude, porte le nom de "Las Casas", en souvenir de l'évêque dominicain Bartolomé de Las Casas, l'un des premiers défenseurs espagnols des droits des Indiens au XVème/XVIème siècles, en pleine répression des peuples autochtones par les Conquistadores.

Le Chiapas (4,7 millions d'habitants) est aussi l'un des plus pauvres États de la Fédération mexicaine. 36% de la population parle encore sa langue indigène. Le protestantisme a réalisé des percées importantes dans le Chiapas au cours des dernières années. Seulement 58 % des habitants de l'État sont aujourd'hui catholiques, comparativement à la moyenne nationale de 83 %. L’Islam commence aussi à s’implanter parmi les populations indigènes. C’est la seule région du Mexique où cela existe.

Le mouvement zapatiste (EZLN, Armée zapatiste de libération nationale) a beaucoup fait parler de lui dans les années 90, quand il était entré en rébellion, demandant la reconnaissance et le respect des droits indigènes, et le contrôle des ressources naturelles de la région.

Le pape François s'est exprimé en faveur des populations indigènes en leur demandant "pardon" en célébrant une messe en leur langue, tout en parlant d'environnement un sujet qui lui est cher, sans doute pour montrer que l'Église n'a pas oublié cette zone où le protestantisme évangélique et l'islam progressent.

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Publié le 15 Février 2016

Dans une des villes les plus violentes du pays, le pape François plaide pour un Mexique pacifié

L'OBS dans son article du lundi 15 février 2016 nous montre que le pape François a plaidé dimanche 14 février pour un Mexique pacifié, "sans trafiquants de la mort" et sans émigration, à l'issue d'une messe devant 300 000 fidèles dans la ville d'Ecatepec, proche de Mexico, connue pour sa criminalité élevée et les violences contre les femmes.

Devant une foule très fervente, qui avait commencé à affluer dès la veille, le pape a prononcé la prière de l'Angelus pour le Mexique, dont il a rappelé la patronne, la Vierge de Guadalupe, qu'il avait vénérée samedi. Il a appelé les catholiques à retrouver confiance au milieu des fléaux de la corruption et de la criminalité.

"Je voudrais vous inviter de nouveau à être en première ligne, à être les premiers dans toutes les initiatives qui aident à faire de cette terre mexicaine bénie une terre d'opportunités", a-t-il recommandé. "Une terre, a-t-il martelé, où il ne sera pas nécessaire d'émigrer pour rêver. Où il ne sera pas nécessaire d'être exploité pour travailler. Où il ne sera pas nécessaire de faire du désespoir et de la pauvreté d'un grand nombre l'opportunité de quelques-uns. Une terre qui ne devra pas pleurer des hommes et des femmes, des jeunes et des enfants qui finissent, détruits, dans la main des trafiquants de la mort."

"On ne dialogue pas avec le diable", a-t-il lancé. Evoquant trois tentations, "la richesse", "la vanité" et surtout "l'orgueil", "le plus grave", Jorge Bergoglio a critiqué ceux qui "s'approprient des biens qui ont été donnés à tous".

Ana Yeli Perez, conseillère juridique à l'Observatoire National Citoyen du meurtres des femmes, a déclaré que "l'organisation est "préoccupé par le manque de visibilité de la question parce que le gouvernement contrôle. Nous espérons que le pape en parle".

Le pape François continue de faire une critique de la corruption et de la criminalité en choisissant Ecatepec, l'une des villes les plus violente du Mexique. Il demande à l'État mexicain de tout faire pour que la misère ne pousse pas la population à émigrer ou à la criminalité, en demandant aux plus riches de partager les richesses pour éviter cela tout en dénonçant les cartels mexicains.

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Publié le 14 Février 2016

Au Mexique, le pape François appelle à lutter contre le narcotrafic

FRANCE24.com nous montre dans son article du dimanche 14 février 2016 qu'en entamant sa visite au Mexique, le pape François a appelé les dirigeants et les évêques mexicains à lutter contre le trafic de drogue et la violence qui sévit dans le pays. Le souverain pontife a été accueilli triomphalement dans les rues de Mexico.

Les Mexicains lui ont réservé un accueil triomphal. Venant de Cuba, le pape François a entamé samedi 13 février 2016 un voyage de cinq jours au Mexique. Dès le premier jour de sa visite il a donné le ton, exhortant les dirigeants mexicains mais aussi les évêques à lutter contre le trafic de drogue et la violence qui sévissent dans le pays.

Le pape François, 79 ans, qui semblait en bonne forme, a été accueilli triomphalement le long des avenues de Mexico, sur des kilomètres, par une foule joyeuse de centaines de milliers de Mexicains. Le Mexique condense actuellement des problématiques qui préoccupent le souverain pontife : une société inégale où la moitié de la population est pauvre, un pays livré à la violence du trafic de drogue et dans lequel des milliers de migrants vivent un calvaire en tentant de rejoindre les États-Unis.

Dans la matinée, le pape a été reçu au Palais national par le président Enrique Pena Nieto, une première symbolique pour le deuxième pays le plus catholique au monde, qui n'a cependant rétabli des relations diplomatiques avec le Vatican qu'en 1992 et possède une longue tradition laïque. M. Pena Nieto est du Parti révolutionnaire institutionnel, formation qui dans le passé a été à l'origine de politiques très anticléricales. "Votre visite transcende la rencontre entre deux États. C'est une rencontre entre une nation et sa foi. Votre Sainteté, le Mexique aime le pape François pour sa modestie, sa gentillesse et sa chaleur", a déclaré, très laudateur, le président.

Le pape a appelé la classe politique rassemblée dans la cour intérieure du Palais présidentiel à apporter une "justice réelle" et une "sécurité effective" à la population, alors que le pays, en proie à une violence endémique, est endeuillé par une bataille entre deux clans rivaux qui a fait 49 morts dans la prison de Monterrey (nord-est). Il l'a aussi poussée à abandonner ses privilèges. "Chaque fois que nous cherchons la voie des privilèges et des bénéfices pour quelques-uns, tôt ou tard, la vie de la société devient un terrain fertile pour la corruption, le trafic de drogue, l'exclusion des différentes cultures, la violence, le trafic d'êtres humains, les enlèvements et la mort." Jorge Bergoglio a aussi exalté "la culture métisse", "la biodiversité" et "la multiculturalité" du Mexique, des thèmes chers à ce pape défenseur de l'environnement et de la richesse des cultures indigènes.

Il a invité les évêques à ne pas se comporter en "princes" et à montrer un "courage prophétique" contre les "métastases" du trafic de drogue, au lieu de se contenter de "simples dénonciations". Dans ce discours visiblement écrit de sa main, il leur a demandé de défendre les cultures indigènes menacées par l'oubli et d'assister les millions d'immigrés qui passent par le Mexique depuis le sud du continent pour rejoindre l'Eldorado américain.

Le pape s'est ensuite rendu dans l'après-midi en papamobile à la basilique de Notre-Dame de Guadalupe où l'attendait une foule nombreuse et enthousiaste. Après la messe, il s'est retiré en prière derrière l'autel devant l'image sainte de la Vierge. Dans cet espace très étroit, il a perdu l'équilibre en voulant remercier une jeune fille qui venait d'apporter des fleurs et est tombé lourdement dans un fauteuil derrière lui, selon des images diffusées par la chaîne du Vatican CTV. Il s'est aussitôt relevé. "C'est un énorme honneur qu'il vienne voir notre Mère de Guadalupe, qui est la mère des Mexicains", commentait Socorro Valdes, une femme de 66 ans, en attendant l'arrivée du souverain pontife. "Qu'il prie pour nous, notre situation est inquiétante."

Dimanche, le souverain argentin visitera Ecatepec, une ville surpeuplée à la périphérie de la capitale où les violences ont augmenté dramatiquement, notamment contre les femmes. Puis le pape François se rendra ensuite au Chiapas (sud), l'État le plus pauvre du Mexique. Le pape réserve la dernière étape de son voyage à la ville frontalière de Ciudad Juarez. Il terminera ses cinq jours de visite par une très symbolique messe face à la ville frontière américaine d'El Paso.

Comme à son habitude le pape François n'a pas choisi d'être diplomate et demande aux dirigeants politiques et aux évêques de faire leur travail contre la corruption, le narcotrafic et la violence, mais il n'a pas oublié de mettre en avant des thèmes chers qu'il voit au Mexique. La suite des événements sera très intéressante.

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Publié le 13 Février 2016

Philip Pullella et David Alire Garcia dans leur article du samedi 13 février 2016 pour Reuters nous montrent que de la frontière américaine jusqu'au Sud indien, le pape François va visiter certaines des régions les plus déshéritées et les plus violentes du Mexique, au cours de sa visite pastorale de cinq jours. Ce samedi, il doit célébrer une messe dans la basilique de Notre-Dame de Guadalupe, sainte patronne du pays.

Plusieurs centaines de milliers de personnes sont attendues à cette messe, samedi après-midi, dans la capitale Mexico. "N'ayez pas peur! Voilà ce qu'elle me dit", a dit le souverain pontife avant le début de sa visite, ajoutant qu'il souhaitait méditer en silence devant l'image de Notre-Dame de Guadalupe, dans la basilique qui lui est dédiée.

Le pape est arrivé à Mexico vendredi soir en provenance de Cuba, pour sa première visite au Mexique en tant que chef de l'Eglise catholique. Il a été accueilli par une foule en liesse, un orchestre de mariachis et par le président Enrique Peña. Son voyage apostolique au Mexique doit être dominé par les défis à relever face à la pauvreté, la criminalité et leur corollaire, l'émigration de nombreux Mexicains vers les Etats-Unis.

Plus de 100 000 personnes ont été tuées depuis dix ans dans la guerre entre narcotrafiquants et entre les cartels de la drogue et les forces de l'ordre. Vingt-six mille autres personnes sont portées disparues. Parmi les victimes de cette guerre figure le cas emblématique des 43 étudiants portés disparus depuis septembre 2014 à Iguala, dans l'État de Guerrero, et apparemment massacrés. Et signe que la violence ne connaît pas de répit, 49 personnes ont été tuées dans un affrontement entre bandes rivales dans une prison du pays, quelques jours avant l'arrivée du pape.

Les proches des étudiants portés disparus accusent le gouvernement du président Enrique Peña Nieto de chercher à étouffer cette affaire et aimeraient que François intervienne pour les aider à faire éclater la vérité. Aucune rencontre privée avec le pape n'est cependant prévue. "Le pape (...) va voir comment les institutions ont voulu tourner la page et laisser ce crime impuni. Il va se rendre compte à quel point les cartels de la drogue ont infiltré le gouvernement", déclare Meliton Ortega, dont le fils Mauricio fait partie des disparus. Des parents des 43 étudiants d'Iguala assisteront à la messe que le pape célébrera mercredi prochain à Ciudad Juarez, à la frontière des États-Unis, qui a été pendant des années l'une des villes les plus violentes du pays.

Le pape François célébrera aussi une messe avec les communautés indigènes lundi dans l'État du Chiapas, le plus pauvre du Mexique. Il s'adressera à la jeunesse mardi à Morelia, capitale de l'Etat du Michoacán, frappé lui aussi par la violence, et rendra visite mercredi à des prisonniers à Ciudad Juarez.

Avant sa visite, le pape a appelé les Mexicains à combattre la corruption et le trafic de drogue. "Le Mexique de la violence, le Mexique de la corruption, le Mexique du trafic de drogue, le Mexique des cartels, ce n'est pas le Mexique que veut Notre Mère", a-t-il dit dans une vidéo diffusée la semaine dernière, faisant référence à la Vierge de Guadalupe, patronne du Mexique. "Bien sûr, je ne veux pas cacher tout cela. Au contraire, je vous exhorte à combattre chaque jour la corruption, le trafic, la guerre, la division, le crime organisé et le trafic d'êtres humains", a ajouté le pape.

Le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican, a déclaré que le pape François tenait à se rendre dans des régions du Mexique où aucun souverain pontife ne s'est rendu avant lui et que la messe de Ciudad Juarez soulignait combien il était soucieux du sort des migrants. "Cette messe sera célébrée juste à la frontière afin qu'on puisse la suivre des deux côtés", a dit le père Lombardi. "C'est une clôture, ce n'est pas la Grande Muraille de Chine."

Les Mexicains restent très attachés au souvenir du défunt pape Jean Paul II, qui avait effectué de nombreuses visites au Mexique durant son pontificat, et François a, jusqu'à présent, du mal à le supplanter dans leur cœur. Selon un sondage réalisé par le journal Reforma en janvier, plus de la moitié des Mexicains disaient s'identifier surtout avec Jean Paul II, contre 14% pour l'actuel pape argentin.

Avant son arrivée à Mexico, le pape a fait halte quelques heures à Cuba, où il a eu une rencontre historique avec le chef de l'Église orthodoxe russe, le patriarche Kirill. Les deux hommes ont appelé la communauté internationale à agir pour mettre fin à la persécution des chrétiens du Proche-Orient.

Le pape François est arrivé au Mexique après avoir fait halte à Cuba et va commencer son voyage au Mexique où il mettra en avant les migrants, et poussera la population à combattre la corruption et la violence. Un voyage qui sera fort en événement et où le pape devra se montrer prudent même si comme à son habitude, il peut surprendre.

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Publié le 13 Février 2016

À Cuba, accolade historique entre le pape et le patriarche de Moscou

Cath.ch, LePoint.fr et LeMonde.fr nous montrent que pour la première fois dans l’histoire, un pape et un patriarche de Moscou se sont donnés une accolade fraternelle à Cuba, le 12 février 2016. En provenance de Rome et après avoir été accueilli par le président Raúl Castro sur le tarmac de l’aéroport de La Havane, le pape François a ainsi rencontré pour la toute première fois son "frère" le patriarche orthodoxe russe Kirill. Les deux chefs religieux ont ensuite entamé un entretien privé.

Jamais les chefs des deux plus grandes confessions chrétiennes ne s’étaient rencontrés. Dans un salon de l’aéroport de La Havane, le pape François et le patriarche Kirill, souriants, se sont embrassés avant de s’asseoir côte à côte, sur deux fauteuils identiques et devant un grand crucifix peint. "Hermano" (frère, en espagnol), a dit plusieurs fois le pape au patriarche orthodoxe, glissant en italien "finalmente" (finalement). "Il est très clair, a-t-il encore affirmé, que c’est la volonté de Dieu", a ajouté le pape argentin. Les deux hommes ont alors semblé ne pas se quitter des yeux.

C’est aidés de deux interprètes qu’ils devaient ensuite s’entretenir, seulement accompagnés par le métropolite Hilarion, président du département pour les relations extérieures du Patriarcat de Moscou, et le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens. Ils ont par la suite signé une déclaration commune dont les termes ont été discutés jusqu’à 48 heures plus tôt.

Dans celle-ci, ils ont déploré "la perte de l'unité" entre chrétiens et ont souhaité son "rétablissement". "Conscients que de nombreux obstacles restent à surmonter, nous espérons que notre rencontre contribue au rétablissement de cette unité voulue par Dieu", affirment les deux dirigeants de l'Église catholique et de la principale Église orthodoxe, dans ce document.

Celle-ci comporte aussi un appel pressant en défense des chrétiens d’Orient, dont le sort actuel a été l’un des facteurs qui a poussé au rapprochement les chefs de ces deux Églises chrétiennes qui se sont si longtemps tourné le dos. "Nous appelons la communauté internationale à des actions urgentes pour empêcher que se poursuive l’éviction des chrétiens du Proche-Orient" et à "mettre fin au terrorisme à l’aide d’actions communes, conjointes et coordonnées".

Le pape est descendu de l’avion qui l’amenait de Rome pour saluer d’abord président cubain Raúl Castro qui l’a accueilli sans aucune cérémonie protocolaire. Le pontife également salué l’archevêque de la Havane, le cardinal Jaime Ortega, ainsi que le cardinal Koch qui l’avait précédé sur l’île castriste . Le pape s’est ensuite immédiatement rendu dans l’aéroport où il rencontre le patriarche Kirill de Moscou, arrivé la veille à Cuba.

L'entretient s'est basé sur la défense des Chrétiens d'Orient, et se veut un rapprochement œcuménique fort, mais attention le patriarche Kirill et le pape François savent de nombreux obstacles restent à surmonter, mais souhaitent malgré tout qu'elle soit une contribution au rétablissement de l'unité chrétienne. Espérons que cette unité ne se fera pas au dépend de l'opposition syrienne et de l'Ukraine.

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Publié le 12 Février 2016

Bernadette Sauvaget dans son article du vendredi 12 février 2016 pour Libération.fr se demande si l’archevêque de Lyon va-t-il finir au tribunal ? Des membres d'une association de victimes d’un prêtre pédophile de son diocèse menacent de porter plainte contre lui pour non dénonciation de faits d’agressions sexuelles.

Relativement épargnée, ces dernières années, par le scandale de la pédophilie, l’Église catholique en France est à la veille d’une grande tempête. En cause, l’un des plus puissants et médiatiques évêques de l’Hexagone, le cardinal-archevêque de Lyon, Philippe Barbarin. «Dans les prochains jours, des plaintes vont être déposées contre lui pour non-dénonciation de faits de pédophilie», indique à Libération, François Devaux, le président de l’association la Parole libérée. Fondée en décembre dernier, elle regroupe les victimes présumées du père Bernard Preynat, un prêtre du diocèse de Lyon, mis en examen le 27 janvier pour «agressions sexuelles sur mineurs de moins de quinze ans par personne ayant autorité».

Les faits se seraient produits entre 1986 et 1991 dans le cadre d’un groupe de scouts d’une paroisse de Sainte-Foy-lès-Lyon. «L’affaire Preynat est désormais dans les mains de la justice. En revanche, l’attitude de l’évêque de Lyon a été déplorable. Il a laissé en poste jusqu’en août 2015 et au contact des enfants, un prêtre dont il connaissait les agissements», souligne le président de la Parole libérée. Il précise que les faits ne sont pas prescrits.

Aujourd’hui, la ligne de défense du cardinal Barbarin se révèle périlleuse et très problématique. Dans une interview jeudi au quotidien catholique la Croix, le prélat reconnaît avoir eu connaissance des faits en 2007-2008. «Aujourd’hui, nous savons qu’il ment», pointe encore François Devaux. Auparavant le cardinal lyonnais affirmait avoir appris les faits seulement en 2014. Reste aussi à éclaircir le choix fait par l’archevêque de Lyon de maintenir en poste Bernard Preynat. Pour sa défense, le cardinal Barbarin affirme «qu’aucune plainte, ni soupçon» ne lui étaient parvenus récemment à propos du prêtre accusé de pédophilie.

Après son interview à la Croix, l’archevêque de Lyon s’est retranché dans un silence total. «Il ne parlera pas avant le procès», a expliqué à Libération, Pierre Durieux, son directeur de cabinet. Ce dernier affirme également que le diocèse de Lyon n’est pas au courant des plaintes à venir.

Au tournant des années 2000, l’épiscopat français avait été très ébranlé par l’affaire Pierre Pican. L’évêque de Bayeux avait été condamné, en septembre 2001, à trois mois de prison avec sursis pour non-dénonciation des agissements pédophiles d’un prêtre de son diocèse, René Bissey. À l’époque, le curé avait écopé de 18 ans de réclusion. La condamnation d’un évêque pour non dénonciation était une première mondiale dans l’histoire de l’Église catholique. Au moment de ce scandale, l’épiscopat français avait tenté de corriger le tir dans la gestion très hasardeuse des affaires de pédophilie. Selon des spécialistes de ce dossier, la vigilance se serait, ces dernières années, relâchée.

Même si le pape François affiche la tolérance zéro dans les affaires de pédophilie, l’attitude à tenir par les évêques continue à faire débat au sein du Vatican. Doivent-ils ou non porter ces affaires à la connaissance de la police et de la justice civile ? Après les vagues de scandales qui ont touché l’Église dans nombre de pays occidentaux, la ligne de conduite (c’est le cas officiellement en France) est majoritairement de signaler ces cas à la justice des hommes. Mais, la semaine dernière, un document signé par un prêtre français très controversé, Tony Anatrella, conseiller de l’un des services du Vatican, affirmait qu’il n’y avait aucune obligation. Ce qui est totalement contraire au droit français qui stipule que les affaires d’agression sexuelles sur mineur doivent être portées à connaissance des autorités judiciaires.

Cette prise de position de Tony Anatrella a suscité une tempête dans la presse anglo-saxonne. L’association la Parole Libérée a, elle, écrit au pape pour protester. Le père Lombardi porte parole du Vatican, a rejeté cette idée, en disant qu'"Anatrella ne dit pas quelque chose de nouveau ou de différent de ce qui a été dit par les institutions ecclésiastiques compétentes." Donc, cela confirme que les évêques ne sont pas obligés de dénoncer les prêtres pédophiles.

Pour se justifier encore, le père Lombardi a également noté que le commentaire fait partie d'un seul rapport provenant d'un volume collecté à partir d'une conférence d'experts sur la formation des nouveaux évêques. Ce rapport a été "publié en même temps que plusieurs autres sur des sujets différents." Ce qui veut dire qu'il a été utilisé pour la formation des nouveaux évêques et que cela ne défausse pas la responsabilité de telles paroles venant de Tony Anatrella.

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Publié le 12 Février 2016

C'est une révélation qui fait désordre, alors que le pape François a fait de sa "tolérance zéro" à l'encontre des coupables d'abus sexuels dans l'Église l'une de ses prises de position les plus symboliques comme le montre HuffingtonPost.fr dans un article du jeudi 11 février 2015. Lors d'une conférence de presse donnée le 1er février, l'Église catholique a dévoilé les règles de bonnes pratiques transmises lors d'un séminaire pour nouveaux évêques.

L'une de ces règles a fait réagir un journaliste américain du site d'information catholique Crux.com, John Allen. Elle indique qu'il n'est "pas nécessaire" de signaler aux autorités une accusation d'abus sexuel sur un enfant. Seules les victimes ou leur famille peuvent prendre cette décision. La seule obligation des évêques est de rapporter cela en interne auprès de l'Église catholique.

Selon le journaliste, près de 30% des évêques catholiques dans le monde auraient participé à ce genre de séminaire, censé améliorer la prévention des abus sexuels dans l'Église. Les règles dévoilées en conférence de presse ont été rédigées par Monseigneur Tony Anatrella, prêtre et psychothérapeute du diocèse de Paris, auteur de Mariages en tous genres, chronique d'une régression culturelle annoncée, dont les propos sur l'homosexualité ont plusieurs fois été remarqués.

En 2005, il affirmait que l'homosexualité était "comme un inachèvement et une immaturité foncière de la sexualité humaine", comme le rapporte Libération. D'après lui, les prêtres gays "sont dans la séduction" et "ont de sérieuses difficultés pour se situer institutionnellement dans la coopération avec les autres". En 2006, le journal La Croix rapportait que Tony Anatrella, aujourd'hui consulteur auprès du Conseil pontifical pour la famille, avait été accusé par deux jeunes garçons de s'être livré avec eux à des "séances corporelles" et des "rapports sexuels". Il a toujours démenti ces accusations.

Pour le Guardian, les propositions faites pour en finir avec les abus sexuels dans l'Église "reflètent la vision de Monseigneur Tony Anatrella sur l'homosexualité, et minimisent l'importance d'un problème systémique au sein de l'Église catholique". Elles avancent notamment que la plupart des agressions sexuelles sur des enfants sont commises par la famille ou par des proches.

D'après John Allen, ces révélations démontrent que la Commission pontificale pour la protection des mineurs, créée par le pape François, n'a pas encore démontré son utilité. La preuve, cette commission ne participe même pas au séminaire en question. L'un de ses représentants auprès de l'Église a tout de même assuré que la dénonciation des abus sexuels auprès des autorités était "une obligation morale, que la loi civile l'exige ou non".

L'Église qui met comme règles de bonnes pratiques que les évêques ne doivent "pas nécessairement" dénoncer les abus sexuels aux autorités et juste de le faire en interne, ce qui permet de mieux cacher les choses, n'est pas ce qu'on appelle du bon sens. Le fait que ce soit Mgr Tony Anatrella ait rédigé ces règles et non la Commission pontificale pour la protection des mineurs, nous montre le souci qu'a l'Église a envers les victimes de ces prêtres pervers. La "tolérance zéro" envers les coupables d'abus sexuels prend du plomb dans l'aile et on peut se demander à quoi peut bien servir Commission pontificale pour la protection des mineurs, si elle ne protège pas les mineurs. On peut alors comprendre que Peter Saunders l'ait quitté puisqu'on ne lui donnait un rôle de conseil, qui n'a pas été écouté.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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