Publié le 25 Avril 2016

periodistadigital.com nous montre qu’il y a une résistance au pape François par «les rigoristes qui s'accrochent seulement à la lettre de la loi», et qui est dirigé par quatre super cardinaux, «ministres» de dicastères clés. «Le climat est moche. Le pape est au milieu de la rivière», a déclaré Marco Politi, l’un des meilleurs vaticanistes.

«La Joie de l’amour», le document écrit par le pape François reflète l'équilibre interne de l'Église en tant qu’acte de gouvernement du pape. Et dans ce sens, «les signaux d’un freinage sont voyants et imposés». Après la défaite du premier document, qui a été une grande victoire des conservateurs au milieu du synode de 2014, ils ont sauté sur les propositions centrales du chemin pénitentiel des divorcés et remariés qui leur permet l’accès à la communion. «Les arrêts soudains» ont abouti à un texte sans ambiguïté, par exemple il ne dit rien à propos de l'accès aux sacrements, à l'exception d'une note de bas de page n° 351, à regarder à la loupe. Ne parlant pas, bien sûr, de la communion aux divorcés et remariés.

Toutes les autres questions qui pourraient être à l'ordre du jour ont eu lieu. La question des couples homosexuels, qui, dans la première proposition visait à voir le caractère positif d'un couple homosexuel. De plus, pour le rôle des femmes dans l'Église, Bergoglio veut que ce soit «décisif». Ou des sujets délicats tels que la contraception et la procréation assistée, ou la cohabitation hors mariage, une réalité qui se propage dans les familles dont le pontife lui-même voulait leur trouver une place.

Le pape François est engagé dans des frictions constantes avec le gardien de l'orthodoxie, le préfet pour la Doctrine de la Foi, le cardinal allemand Gerhard Müller qui a fait un appel à l'archevêque de Vienne, le cardinal Christian Schönborn, présenté comme «un grand théologien». Mgr Müller a déclaré publiquement que la préparation théologique de Bergoglio était insuffisante et qu’il avait besoin d’aide, mettant l’accent sur ​​la vision dont les autres cardinaux de la curie de la ligne rigoriste qui pensent que «le mariage est indissoluble par la volonté divine et personne, pas même un pape, peut changer cette doctrine.»

En présentant le document du synode, pratiquement au nom du pape, Mgr Schönborn dit que l’examen au «cas par cas» examen crée une situation inévitable. «Un confesseur sera plus disposé, un autre sera plus sévère ... c’est le discernement.» Une ligne favorable - que le cardinal Bergoglio a faite à Buenos Aires pour que les prêtres donnent les sacrements aux couples «non sanctifié» - est venue au Vatican depuis les Philippines, le plus grand pays catholique d'Asie. Les évêques de la conférence ont déclaré que «la miséricorde ne peut pas attendre.»

De l’Afrique, où grandit le plus le catholicisme, les choses sont sous une autre perspective. On trouve un chef de file qui critique les occidentaux, les anciens colons, mais défend la ligne orthodoxe de l'Église. Le cardinal Robert Sarah est à cheval sur les poids fort intellectuels. Venu de Guinée au Vatican, le pape François l’a promu au «ministère» pour l’Éducation catholique et la Discipline des Sacrements. Mgr Sarah n'accepte pas la moindre concession dans l'indissolubilité du mariage sacramentel.

En ligne avec Mgr Müller et Mgr Sarah doit être aussi noté la présence du cardinal Marc Ouellet, chef du dicastère stratégique responsable de la nomination et du contrôle des évêques. Mgr Ouellet était un «papabile» quand en Mars 2013, le conclave a élu Jorge Bergoglio. Et il a menacé au moins une fois de démissionner parce qu'il estime que le pape argentin a modifié les listes de candidats pour les évêques. Le pontife souhaite habituellement que les évêques soient à "l’odeur des moutons", dans une ligne toujours progressiste.

La même chose est visible avec le quatrième super cardinal qui résiste au pape Francisco. Mais la différence est que sa position s’est affaiblie. Le pape a mis l'archevêque de Sydney, en Australie, le cardinal George Pell, pour s’occuper du domaine économique et financier. Il a été le premier changement profond dans la réorganisation de la curie. Mais le super-ministre de l'économie du Vatican a donné beaucoup de maux de tête au pape. Sa stratégie est considérée comme un échec par certains collaborateurs du pape. Le souhait que Mg Pell parle un peu plus quand il devait répondre dans des vidéoconférences qui ont été suivies par la presse mondiale, aux questions d'une commission australienne sur les allégations qui accusent le cardinal d’avoir couvert l'action de plusieurs prêtres pédophiles dans son pays, ne l’ont pas aidé à améliorer son image auprès du pape.

Le pape François s’il continue à vouloir garder un entourage qui veut entraver ses réformer, risque de ne pas réussir à réformer durablement l’Église. Il est peut être temps de trouver un nouveau personnel plus décidé à faire bouger les choses. Pour cela, il va falloir se débarrasser des nouveaux mouvements ecclésiaux et des communautés nouvelles qui n’ont pas la vision réformiste du pape.

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Publié le 24 Avril 2016

Selon BFMTV.com dans son article du dimanche 24 avril 2015 que le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen (PS), a jugé ce dimanche que le mouvement Nuit Debout était "très marginal" et en partie manipulé par l'extrême gauche.

"C'est très marginal, on imagine mal que la place de la République soit la réponse à la présidentielle de 2017", a estimé Jean-Marie Le Guen au Grand Rendez-vous sur Europe 1/Le Monde/iTélé. "Même s'il faut prendre en compte cette soif d'idéal, on voit les manipulations grossières d'une extrême gauche qui vient ramener ici sa radicalisation, là sa violence", a-t-il dit. "Il y a un témoignage intéressant, et une authenticité pour partie, une manipulation pour le reste", a-t-il résumé.

On ne peut pas faire plus méprisant. Ils ne sont pas manipulés, ni marginaux. Ils réfléchissent sur la société de demain, ce que ne fait plus le PS au pouvoir. Hier, une commission a parlé des modes de vie alternatifs que vivent les nomades et les SDF, la Commission Démocratie a travaillé sur un processus de vote juste, la Commission Climat a mis en place le tri sélectif des déchets et la Commission Antipub a fait un atelier détournement et redécoré le métro parisien tandis que les employés de La Poste sont venus et les taxis ont rejoint la Nuit Debout sous les applaudissements de la place de la République. Aujourd’hui, les débats et des échanges vont tourner autour de la question Où est la violence ?, et la Commission Éducation Populaire fait aussi un atelier sur le travail et la démocratie.

Le succès est au rendez-vous et comme le montre Gazette Debout près de 160 villes en France et 94 à l’étranger ont rejoint le mouvement. Hier, Environ 200 personnes se sont rassemblées vendredi à Montréal dans le cadre du mouvement «Nuit Debout» comme le montre Libération.fr. Présenté comme «un rassemblement d’appui au mouvement social et démocratique» en France, la première manifestation de ce type dans la métropole québécoise avait comme objectif de tester la motivation avant d’organiser le 29 avril un rassemblement plus large. Vendredi à Montréal les débats ont porté principalement sur les questions environnementales avec la polémique sur la construction d’un oléoduc au Québec, ou encore sur la défense du féminisme ou des Amérindiens. L’un d’eux au micro a dénoncé les inégalités frappant les autochtones.

L’AG de Nuit Debout a proposé depuis le 9 avril de mettre en avant les cahiers de doléances et d'exigences 2016 ayant pour but de recevoir et référencer toutes idées, propositions, indignations, dans le but de revenir à un mode de démocratie simple et nécessaire afin de constituer un socle commun d'idées dont la mise en œuvre pourra être débattue.

Pendant ce temps, Stéphane Le Foll lance lundi son mouvement «Hé oh la gauche!» pour mobiliser l'électorat de gauche en vue de 2017, car il estime que ce qu’à fait le gouvernement «mérite d'être valorisé», et considère que "l'alternative à gauche n'existe pas". Il veut s'adresser aux électeurs qui ne sont pas allés voter à plusieurs reprises soit disant pour «redonner de la clarté, pour interpeller les électeurs à qui on a dit qu'on avait trahi». Les frondeurs ne sont pas invités ce qui est un mauvais signal.

Les électeurs déçus de François Hollande de 2012 ne veulent pas qu’on leur rappelle le bilan du Président de la république puisqu’ils sont pour la plupart à Nuit Debout pour exprimer leur déception. Écouter Nuit Debout serait sans doute une meilleure solution que de rappeler un bilan bien maigre.

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Publié le 24 Avril 2016

Nous aimons nous les uns autres ?

En ce dimanche, nous avons pu voir le commandement nouveau que nous a laissé Jésus : «Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés» (Jean 15,12). Tout en ponctuant : «Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande» (Jean 15,14) et concluant son message : «Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres» (Jean 15,17).

Quel type d’amour Jésus demande à ses disciples et à nous par leur intermédiaire ? C’est un amour vaste et sans frontière. L’amour que nous propose Jésus n’est pas jaloux ni violent, il est fraternel; son amour n’est pas égoïste et individualiste, il se partage; son amour ne fait pas de préjugés, il accepte les différences, son amour n’est pas ambitieux, il est solidaire et son amour ne connaît pas la haine, il pardonne. Enfin, pour Jésus, il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis (Jean 15,13). L’amour doit aussi être une source de sacrifice pour les autres et non pour soi. Pour Jésus s’aimer les un les autres, c’est donc de donner son amour à tous.

Pour cela les disciples doivent être comme Jésus le souhaite des «amis» (Jean 15,15) et plus seulement des «serviteurs». Il y a beaucoup de travail, car cette amitié ne vient pas seulement du service, mais aussi de la pratique de l’amour altruiste et généreux. Pourtant beaucoup n’ont pas cet amour chevillé au corps tant au somment qu’au bas de l’Église, prompts à juger leurs frères, à leur mettre des barrières, à les dénoncer calomnieusement et à les chasser. L’amour n’est pas exclusif et il ne recherche pas la perfection.

Et nous les disciples d’aujourd’hui sommes nous capables de nous aimez les un les autres, comme Jésus nous aime ? Oui, si nous ne condamnons pas, si notre pardon est ouvert, si nous savons dialoguer avec les autres et si nous accueillons les autres avec amour. L’amour est un cadeau, il n’est pas un prix.

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Publié le 23 Avril 2016

Radio Vatican nous montre dans un de ses articles du jeudi 21avril 2016 que le pape François l’a citée parmi les quatre grands américains qui, par leur témoignage de vie, ont su incarner les valeurs fondamentales pour la construction d’un avenir meilleur : Dorothy Day, grande figure du christianisme social aux États-Unis, pourrait bientôt être élevée aux honneurs des autels. Cette militante catholique américaine morte en 1980 est devenue célèbre pour ses campagnes publiques en faveur de la justice sociale, des pauvres, des marginaux et des sans-abris.

Le cardinal Timothy Dolan, archevêque de New-York, a officiellement ouvert, mardi 19 avril 2016, l’enquête canonique visant à recueillir des témoignages sur sa vie et ses œuvres pour déterminer l’existence de vertus héroïques. Les résultats de cette enquête seront remis à la Congrégation pour la cause des saints en vue de sa béatification. Une cinquantaine de témoins devraient être entendus à partir de la semaine prochaine, tandis qu’une commission historique sera chargée de reconstruire le contexte culturel dans lequel Dorothy Day a exercé sa mission et des théologiens passeront au crible ses nombreux écrits.

Journaliste engagée contre les injustices sociales, convertie au catholicisme en 1927, à l’âge de 30 ans, Dorothy Day a créé en 1933 le mouvement des travailleurs catholiques, au cœur de la crise économique; un mouvement ouvrier pour défendre la non-violence et l’hospitalité envers les exclus de la société. Elle a par ailleurs fondé l’un des plus grands journaux catholiques des États-Unis, ainsi que des maisons d’accueil pour les pauvres qui se sont très vite répandues au-delà des frontières américaines. C’est sa foi chrétienne qui a soutenu son engagement social et politique. Dorothy Day a reçu le prix Pacem in Terris en 1972.

Dans son discours au Congrès le 24 septembre dernier, le pape l’a citée aux côtés de trois autres grands américains qui ont incarné des valeurs fondamentales qui resteront pour toujours dans l’esprit du peuple américain : le président Abraham Lincoln, qui a dirigé les États-Unis pendant la guerre de sécession, le pasteur Martin Luther King, militant pour les droits civiques des noirs et le moine trappiste Thomas Merton, pacifiste et pionnier du dialogue avec le bouddhisme.

Le pape a accéléré la béatification de Dorothy Day commencée en 2000 et qui a pris des longueurs du fait qu’il y avait pour les conservateurs de la curie une ambivalence dans les cercles ouvrier catholiques. D’ailleurs pour la curie romaine, tout ce qui avait pour cadre le monde ouvrier est vu comme gauchiste.

Tandis que cath.ch nous montre ce samedi 23 avril que Mgr Vitus Huonder, qui a fêté ses 74 ans le 21 avril dernier, remettra sa démission dans un an, son successeur devrait être un administrateur apostolique nommé directement par le pape. Il devrait avoir en priorité le souci de ramener la paix dans le diocèse, estime Mgr Martin Kopp, vicaire général du diocèse de Coire pour la Suisse centrale.

Martin Kopp souhaite, dans l’édition actuelle du bulletin paroissial d’Obwald, que la période de tourments qui affectent le diocèse prenne fin et que pour cela l’élection d’un nouvel évêque soit d’abord suspendue. Le pape devrait nommer directement un administrateur apostolique pour une période intérimaire. Son profil, selon le vicaire général du diocèse de Coire pour la Suisse centrale, serait celui d’un homme ayant le charisme de ramener la paix dans le diocèse et qui serait reconnu par toutes les parties.

Cette personne devrait préparer le terrain pour que, peut-être dans six ans, il puisse y avoir un choix responsable avec une meilleure participation de l’Église locale. Face à la réalité du diocèse de Coire, actuellement déchiré et divisé sur un certain nombre de questions, Martin Kopp plaide pour une pause, car “nous avons besoin de temps, de sorte qu’avant tout la confiance, la paix et la tranquillité puissent revenir”. Il souhaite que Coire, après une longue période de division – à l’exception de la période où Mgr Amédée Grab était évêque de Coire après le départ de Mgr Haas pour Vaduz -, puisse avoir enfin comme évêque une figure “intégrative”.

En Suisse, contrairement aux diocèses de Lausanne-Genève-Fribourg, de Sion et de Lugano – où l’évêque est nommé librement par le Saint-Siège – dans les diocèses de Coire, Bâle et St-Gall, les évêques sont élus selon diverses procédures. Dans le diocèse de Coire, l’élection de l’évêque est effectuée par le chapitre de la cathédrale. Elle se fait sur une liste de trois candidats proposés par le Saint-Siège. Ce droit du chapitre de la cathédrale est un privilège ecclésiastique.

Pour Martin Kopp, étant donné la situation polarisée que connaît le diocèse, l’actuel chapitre de la cathédrale aurait beaucoup de peine à se mettre d’accord sur un candidat. Pour lui, la meilleure solution est donc la nomination directe d’un administrateur apostolique par le Saint-Siège.

La solution d’un administrateur apostolique pour remplacer le controversé évêque de Coire, Mgr Vitus Huonder, pourra permettre de donner au diocèse de Coire une intégration plus grande aux fidèles qui ne sentent plus à leur place, là où un évêque divise plutôt que d’unir.

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Publié le 23 Avril 2016

Comme nous le montre francetvinfo.fr des sympathisants du mouvement Nuit debout parisien, installé place de la République, ont bloqué le gala de Sciences Po, vendredi 22 avril, dans la soirée 2016. L'action, qui a duré près d'une heure, a été filmée et publiée sur l'application Periscope.

La soirée avait lieu place de la Bourse à Paris. Son entrée a été perturbée par plusieurs participants au mouvement Nuit debout, forçant les étudiants et autres invités à patienter sur le trottoir. Selon un document lu dans la vidéo Periscope, le blocage a été décidé pour dénoncer la "reproduction des élites" ainsi qu'un master décidé en partenariat avec la Société générale. Il s'agissait aussi de relancer la mobilisation autour de la loi Travail.

Au bout de plusieurs dizaines de minutes, les CRS sont finalement intervenus devant le palais Brongniart, repoussant les sympathisants de Nuit debout. Ces derniers brandissaient une large banderole sur laquelle on pouvait lire "Votre violence est symbolique, notre violence est légitime". Le gala, qui reçoit le ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, a finalement pu se tenir.

Comme nous le montre Libération.fr, à l’approche des manifs du 28 avril et du 1er Mai, le réalisateur de «Merci patron !» François Ruffin voyant les limites à long terme du mouvement tente de faire converger Nuit debout et le mouvement syndical. Mais ça coince. Il faut dire que les AG n’ont pas vraiment de stratégie. «Les assemblées générales sont interminables et ne permettent pas de faire émerger des propositions concrètes», résume Ruffin. Le rapprochement avec les syndicats permettrait de passer pour Nuit debout de la réflexion à l’action.

La CGT n’est pas contre comme le montre Libération.fr. Il faut dire que Philippe Martinez reconduit à son poste de secrétaire général avec une avance confortable souhaite une «CGT offensive, déterminée, rassemblée et rassembleuse». Doté de sa nouvelle feuille de route, il a aussi défendu une «CGT moderne», mettant en avant les propositions du syndicat tel que le nouveau statut du travail salarié, la réduction du temps de travail ou encore une autre répartition des richesses. Avant de résumer la ligne de la CGT : «Contester, rassembler et mobiliser.» Ce qui, «dans le contexte», a-t-il précisé, signifie «retrait» du projet de loi porté par la ministre du travail, Myriam El Khomri, mais aussi «construction d’alternatives».

Philippe Martinez a également donné rendez-vous aux militants et salariés le 28 avril, date de la prochaine manifestation contre le projet de loi travail proposée par sept organisations, dont la CGT. Evoquant, au passage, des «perspectives de grèves massives» et la question «de la reconduction de la grève» qui, a-t-il annoncé, serait posée.

La convergence des luttes devra se faire par un rapprochement entre mouvements syndicaux et citoyens, au risque de l’essoufflement d’un mouvement comme Nuit Debout. Pendant ce temps comme l’a montré Libération.fr jeudi, le gouvernement ne sait plus où il va comme le montre Hé oh la gauche, le nom tout en interjections de la nouvelle entité vouée à soutenir François Hollande. «Un rassemblement autant qu’une interpellation», dixit Stéphane Le Foll, au Monde. Le fidèle du Président précise qu’il s’agit là d’un collectif - un club de fayots ? - comprenant plusieurs ministres, dont Najat Vallaud-Belkacem, Marisol Touraine ou Emmanuelle Cosse. Et non d’une aventure personnelle à la En marche ! de Macron. Car selon Le Foll, «l’alternative à gauche [de Hollande] n’existe pas». Si, Nuit Debout si le mouvement se décide à ne pas seulement parler, car il faut mettre ses idées à l’épreuve de la réalité.

Hier, nous apprenions aussi dans Libération.fr qu’à l'occasion du 80e anniversaire du Front populaire, le chef de l'État doit conclure, le 3 mai, une journée de débat de la Fondation Jean Jaurès et Terra Nova sur «la gauche au pouvoir». «Ce sera l’occasion pour le chef de l’État de parler à sa famille politique et de remettre en perspective son action dans l’histoire de la gauche», dit-on dans l’entourage du chef de l’État.

Alors que le Président de la République ose maintenant faire le geste qui sauve : ne pas suivre la voie du social libéralisme. Une voie sans issue. Puisque ceux qui ont suivi cette voie comme Gerhard Schröder, ont perdu leur identité et légitimité auprès du plus grand nombre. Depuis 1979 et l’arrivée au pouvoir en Grande-Bretagne de Margaret Thatcher, la gauche est sur la défensive. Les partis de gauche réformiste ont tenté de sauver ce qu’il pouvait et ils ont parfois accepté des revendications portées par le monde des entreprises. Pour éviter cela, le gouvernement devrait revenir aux sources du socialisme en renouant avec l’esprit de Jaurès, contre le règne de l’argent roi et la violence du capitalisme. Pour cela, il doit ouvrir un vaste débat sur ses valeurs et ses pratiques, tout en recourant aux grandes idées qui ont fait la force de la gauche.

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Publié le 22 Avril 2016

Radio Vatican nous montre que l’option préférentielle pour les pauvres et l’accueil des immigrés sont les deux thèmes chers au pape François. Il en a reparlé jeudi 21 avril 2016 en recevant les membres des Caritas diocésaines d’Italie, réunies à Rome pour leur Congrès national.

Le pape les a encouragés à «aider la communauté chrétienne tout entière à grandir dans la charité, à trouver des chemins toujours nouveaux de proximité avec les plus pauvres, à savoir décrypter et affronter les situations qui oppriment des millions de personnes dans le monde.» «Face aux défis et aux contradictions de notre époque qui suscitent la peur, les injustices, les spéculations financières, la dégradation de l’environnement, les guerres», le pape François rappelle que «les humanitaires chrétiens doivent aussi agir auprès des institutions civiles et défendre les législations qui favorisent le bien commun et la protection des couches les plus faibles de la société.» Pour lui, il est essentiel de «remonter jusqu’aux causes de la pauvreté pour les éradiquer»; il faut notamment «agir sur les mécanismes qui génèrent l’injustice et lutter contre toutes les structures du péché.»

En ce qui concerne la crise migratoire actuelle, le pape reconnaît qu’elle présente des aspects critiques qui exigent des «politiques concertées et clairvoyantes.» Mais il ne faut pas oublier que «l’immigration est, sous plusieurs aspects, une richesse et une ressource.» Le pape François invite à «privilégier les choix qui favorisent l’intégration.» Il faut, dit-il, «construire des communautés passionnées de dialogue qui sachent vivre les conflits de manière évangélique, sans les nier mais en les transformant en opportunités de croissance et de réconciliation.»

Le pape cite en exemple l’institution familiale dont la mission est l’amour, «un amour qui sait accompagner, discerner et intégrer les situations de fragilité.» Les familles sont donc encouragées à collaborer avec tous les services sociaux de leur territoire. «Dans le monde d’aujourd’hui, complexe et connecté, la miséricorde doit être attentive et informée, concrète et compétente, capable de susciter des analyses, des recherches, des études, des réflexions. La miséricorde doit être personnelle mais aussi communautaire; crédible de par sa cohérence et son témoignage évangélique, responsable et coordonnée pour fournir des services toujours précis et ciblés.»

Le pape François propose l’essence même du christianisme pour s’approcher des pauvres et accueillir les immigrés, la solidarité et le dialogue, mais aussi la recherche de solution pour mettre en avant le bien commun et l’intégration, ce qui n’est pas facile dans une société où les idées néolibérales et d’extrême droite empoisonnent l’esprit des gens et les poussent à l’individualisme et à l’égoïsme.

Dans un message transmis à la communauté juive de Rome, le pape François a aussi fait part de ses vœux jeudi 21 avril 2016 pour la fête de Pessah, la Pâque juive, qui commence le vendredi 22 avril au crépuscule et se poursuit jusqu'au samedi 30 avril comme nous le montre Radio Vatican.

La Pâque commémore la libération des Israélites de l'esclavage en Égypte. Rappelant l’accueil cordial qu’il a reçu de la part du Grand Rabbin et de la communauté juive de Rome lors de sa visite à la Grande Synagogue de la capitale italienne le 17 janvier dernier, le pape a tenu à exprimer ses «vœux les plus sincères». Il appelle à se souvenir «que le Tout-Puissant a libéré son peuple bien-aimé de l'esclavage et l'a conduit à la Terre promise.» «Il vous accompagne encore aujourd'hui avec l'abondance de ses bénédictions, protége votre Communauté et, dans sa miséricorde, distribuant à chacun la paix» souligne le Pape, assurant la communauté juive de ses prières, car «le Tout-Puissant nous accorde de pouvoir grandir de plus en plus dans l'amitié.»

Une dépêche de l’AFP du jeudi 21 avril 2016 nous montre que l'audit confié en décembre à la société PricewaterhouseCooper (PwC) sur les bilans du Vatican a été suspendu sur ordre de la Secrétairerie d'Etat pour vérifier la validité des procédures d'attribution du contrat, a annoncé jeudi le Saint-Siège.

Ce contrat de trois millions de dollars avait été signé par le cardinal australien George Pell, le puissant secrétaire à l'Économie du pape, pour trois ans de contrôles intégraux des budgets des différents services du Vatican, qu'une vaste réforme tente de rendre plus efficaces et moins opaques. Mais le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État, et son substitut Angelo Becciu, ont adressé deux courriers ces derniers jours à PwC pour signifier la suspension de ses activités, a révélé le site Vatican Insider. Mgr Becciu a précisé à la chaîne TV2000 qu'ils avaient demandé une suspension immédiate mais pas une révocation définitive du contrat. Des approfondissements sont en cours sur certains aspects relatifs à l'accord avec PwC, a confirmé le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi.

En décembre, le Vatican avait annoncé le choix de PwC comme réviseur externe du bilan financier consolidé du Vatican. Le bureau de Mgr Pell a publié jeudi un communiqué précisant que le cardinal, qui a été reçu jeudi par le pape, était un peu surpris par ces lettres mais s'attendait à ce que le travail de PwC reprenne rapidement, après discussions et clarification de certaines questions. Selon des sources vaticanes citées par Vatican Insider, le problème ne vient pas de PwC ou d'une résistance de la curie : la suspension a été motivée par des manquements dans les procédures ayant abouti à la signature du contrat.

Selon Vatican Insider, le cardinal Pell n'a pas mené les consultations préalables exigées par les nouveaux statuts et plusieurs membres du Conseil de l'Économie, créé par le pape pour l'assister dans la réforme financière, n'ont pas été informés. En outre, il revenait à ce Conseil de l'Économie, dirigé par le cardinal allemand Reinhard Marx, et non à Mgr Pell, de signer le contrat. Dans la phase de rodage des nouvelles institutions, le cardinal Pell croyait probablement que son secrétariat pour l'Économie devait agir pratiquement en toutes choses, note Vatican Insider.

Sous l'impulsion de Benoît XVI, puis du pape François, le Vatican est engagé dans un vaste mouvement d'assainissement de ses finances. Mais style autoritaire et les méthodes anglo-saxonnes du cardinal Pell suscitent réticences et critiques au sein du Vatican. Mais à l'automne, deux livres s'appuyant sur des documents confidentiels ont révélé les gabegies, les privilèges et les dysfonctionnements qui persistent. Les tensions autour du cardinal Pell ne sont pas uniques. Selon plusieurs médias, le pape François entretient aussi des rapports compliqués avec deux autres ministres clés, les cardinaux canadiens Marc Ouellet (chargé des évêques) et allemand Gerhard Müller (chargé de la doctrine de la foi).

Le pape François fait face à une résistance abrupte des éléments les plus conservateurs de la curie qui ne veulent pas que l’on voit la gabegie financière dans le petit État, notamment au niveau immobiliers.

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Publié le 21 Avril 2016

“Nous nous tenons ensemble, comme leaders religieux et spirituels, pour demander instamment à tous les chefs d’État de signer et ratifier rapidement cet accord”. Tel est le message envoyé le 21 avril 2016 par des dizaines de hauts dignitaires religieux du monde entier, la veille de la Cérémonie de signature de l’Accord de Paris sur le climat, à New York comme nous le montre cath.ch.

“Prendre soin de la Terre relève de notre responsabilité partagée”, affirme la déclaration signée par les représentants des principales religions de la planète, dont le Dalaï lama, l’archevêque anglican Desmond Tutu ou encore le cardinal Marcelo Sanchez Sorondo, chancelier de l’Académie pontificale des sciences. Les leaders religieux remarquent que l’humanité se situe à un carrefour crucial. “Nous, en tant que communautés de foi, reconnaissons que nous devons amorcer une transition hors des énergies fossiles polluantes et vers les sources d’énergies renouvelables propres”.

Les dignitaires saluent “le consensus inédit dont a résulté l’adoption de l’Accord de Paris, accueilli favorablement par des communautés de foi dans le monde entier”. Ils se déclarent ainsi unis dans leur soutien pour une mise en œuvre totale et ambitieuse de l’Accord de Paris et de toutes les autres décisions adoptées à la COP21, en décembre dernier. “Ces engagements doivent être définis par une ambition à la hausse, décrite dans des feuilles de route nationales dédiées à la transformation de nos sociétés et économies d’ici à 2050, et clairement intégrés dans les plans de développement nationaux”, affirment-ils.

Pour les leaders religieux, le changement climatique “offre à notre famille globale l’opportunité de nous engager sur un chemin de renouvellement spirituel défini par une conscience écologique plus profonde et une action écologique plus grande. Tout acte destiné à protéger et prendre soin de tous les êtres nous connecte les uns aux autres, approfondissant la dimension spirituelle de nos vies”.

Espérons que les dirigeants internationaux écoutent ces 20 leaders religieux qui souhaitent une mise en œuvre ambitieuse des Accords de Paris et de la COP21 au moment où la transition énergétique est plus que souhaitable en cette période de réchauffement climatique.

Tandis que catch.ch nous montre aussi qu’une délégation de 15 évêques se rend pour la première fois le 29 février 2016 au Salon de l’agriculture, qui se tient jusqu’au 6 mars au Parc des expositions de Paris, rapporte le quotidien français La Croix. Une manière pour l’Église de manifester son soutien aux agriculteurs et au monde rural. Dans l’après-midi, chaque prélat passera un moment dans les stands consacrés à sa région.

Cette visite “historique” témoigne de cette sollicitude de l’Église pour une profession profondément déstabilisée, assure La Croix. Une profession dont elle a toujours reconnu la noblesse mais confrontée aujourd’hui à de multiples mutations : urbanisation des campagnes, mobilité, apparition des agricultures raisonnée et biologique, etc. À distance des syndicats professionnels comme des politiques, et alors que ses relais traditionnels de l’action catholique en monde rural sont en perte de vitesse, l’Église cherche aujourd’hui de nouveaux moyens de soutenir les agriculteurs. Dans ce contexte, dix évêques de l’ouest de la France ont publiquement affirmé, le 10 février 2016, leur soutien aux agriculteurs, qui traversent une crise profonde dans la région.

Depuis plusieurs mois, Mgr Philippe Mousset, évêque de Périgueux et Sarlat, consacre ainsi beaucoup de temps et d’énergie à sa mission de référent pour le monde rural à la Conférence des évêques de France (CEF). Lui-même fils d’agriculteur, il guide la délégation d’évêques dans les allées du Salon de l’agriculture. Inspiré aussi bien par la “sobriété heureuse” de Pierre Rabhi que par la notion de “Maison commune” chère au pape François, il tient à se mettre à l’écoute de cette profession en crise, qui s’exprime peu mais lance régulièrement des appels de détresse : un agriculteur se suicide tous les deux jours en France, selon l’Institut de veille sanitaire. La priorité de l’évêque est justement de les aider à sortir de l’isolement. Pour cela, il souhaite voir se développer des équipes de jeunes issus du monde rural, qui leur permettent d’échanger sur leur travail et, le cas échéant sur leur foi.

Ici, les évêques sont pleinement à leur place en soutenant l’agriculture française notamment dans cette période de crise où les agriculteurs font face à de violentes mutations.

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Publié le 21 Avril 2016

Francetvinfo.fr dans son article du jeudi 21 avril nous montre que l’interprétation de la "Symphonie du Nouveau monde" par l’"Orchestre debout", retransmis en direct sur Périscope, a été largement relayé sur les réseaux sociaux. Ils voulaient "se faire entendre en musique", le pari est réussi. Plusieurs dizaines de musiciens sympathisants du mouvement Nuit Debout ont interprété la Neuvième symphonie d'Antonin Dvorak, plus connue sous le nom de symphonie Du Nouveau Monde, mercredi 20 avril sur la place de la République à Paris. L'événement, retransmis en direct sur Périscope, a été largement relayé sur les réseaux sociaux. Avec une approbation quasi-générale.

Les organisateurs, regroupés sous le nom d'"Orchestre Debout", expliquaient avoir choisi la célèbre symphonie du compositeur tchèque à dessein. "Parce que nous souhaitons un nouveau monde, tout simplement meilleur, dans lequel la justice et la culture seront la base de la société, nous avons le droit et même le devoir de nous lever", peut-on lire sur la page Facebook servant à organiser l'événement. Sur les réseaux social, plus de 12 000 personnes avaient indiqué vouloir se joindre au concert.

Pour Clément, qui a organisé l'événement sur Facebook c'était une "réponse à ceux qui pensent à tort que Nuit debout, ce sont des punks à chien qui ne font que boire de la bière". Les musiciens aimeraient renouveler cette expérience, peut-être le 30 avril. "On en discute avec Nuit debout, pour coordonner les emplois du temps et ne pas empiéter sur un autre événement". Une œuvre est déjà proposée aux organisateurs : l'Ode à la joie, finale du dernier mouvement de la Neuvième symphonie de Beethoven.

Mais on se demande comment va être la suite pour Nuit Debout. Après trois semaines de rassemblements place de la République à Paris, le mouvement citoyen Nuit debout souhaite étendre ses actions et son public, mais s’interroge sur son avenir, en quête de premières «victoires» comme nous le montre Libération.fr et LesInrocks.com.

«Envahir la place de la République, et maintenant la garder, n’est pas une finalité : seulement un moyen. Mais pour faire quoi? » Plusieurs centaines de sympathisants, appelés à ne pas se contenter d’avoir bâti un «mini-îlot de révolte», en ont débattu mercredi soir à la Bourse du travail. Au-delà de la remise en cause de la «démocratie bourgeoise», «il s’agit de se demander : qu’est-ce qu’on fait dans les trois semaines à venir», a énoncé le journaliste et réalisateur François Ruffin, un des initiateurs du mouvement. Avant de proposer «un coup», à l’occasion de la fête du travail : «Je souhaite qu’on fasse un très gros 1er Mai, à la fois festif et politique, que la manif' se termine à République et qu’on fasse un meeting commun avec les syndicats qui sont opposés à la loi El Khomri».

«C’est une proposition quasi-historique, parce que cela veut dire revenir sur la fracture de Mai 68, on fait fonctionner la jeunesse et le mouvement syndical ensemble», a-t-il ajouté. Un appel entendu par un responsable de la CGT à Grenoble, présent dans la salle, qui a apporté le «soutien moral» de la première centrale syndicale, tout en regrettant le manque «d’implication massive» de ses adhérents à Nuit debout.

Même si ce mouvement citoyen qui occupe la place de la République chaque soir depuis le 31 mars dépasse largement l’opposition initiale à la loi travail, cette réforme contestée reste en ligne de mire. Pour Leila Chaibi, autre initiatrice de la mobilisation, «on n’arrivera à développer ce mouvement que si on obtient des victoires, et la victoire qui est atteignable, c’est le retrait de la loi El Khomri».

En marge des débats, un proche des organisateurs décrypte le point de tension : «L’équipe de Fakir et quelques autres personnes ont lancé Nuit debout, mais le mouvement leur a échappé, ils pensent désormais que les AG interminables et la multiplication des commissions thématiques, c’est de la perte de temps.» L’objectif de la soirée aurait été que François Ruffin et ses acolytes puissent soumettre à l’assemblée populaire de Nuit debout cette proposition d’action. Le temps presse en effet d’ici le 1er mai.

C’était peine perdue. Alors qu’un tour de parole est organisé pour que les participants s’expriment sur cette proposition et esquissent les modalités de la réaliser, les intervenants s’expriment comme s’ils assistaient à l’AG de Nuit debout : sur des sujets divers et variés, et sans respecter le temps de parole imparti. Certains manifestent leurs réticences à inviter les syndicats.

Pas d’après pour l’instant. Le mouvement ne veut pas être récupéré, mais ne devrait-il pas plutôt récupérer les syndicats et les partis de gauche qui manquent de militants permettant ainsi de changer par le nombre les décisions en leur sein. Si le mouvement ne pense pas à son avenir, il finira surement comme Occupy Wal Street, et les partis politiques comptent bien sur son essoufflement et vu le choix politique qu’on nous propose pour les élections présidentielles, ce ne sera pas très emballant. Rester en dehors de la politique ne permet pas de faire peur aux élites économiques et politiques. Il faut passer du rêve à l’action.

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Publié le 20 Avril 2016

Hier matin, Nuit Debout est allé a la rencontre des travailleurs du technopole de Renault pour soutenir un prestataire de Renault qui a été mis à pied début avril pour avoir voulu organiser une projection de Merci Patron, puis le mouvement a fait une action devant l'ESCP pour la venue de Floriant Philippot en bloquant une conférence où il devait se rendre pour alerter alertent joyeusement et pacifiquement sur le secret des affaires et les Panama Papers. L’objectif était aussi de montrer le FN est mouillé dans les Panama Papers.

Aujourd’hui 200 intermittents et étudiants dans une autre action de Nuit Debout ont bloqué un McDonalds, un Quick et un Subway à la Gare du nord à Paris pour dénoncé la précarité des travailleurs de la restauration rapide. Ils ont été raccompagnés depuis Quick jusqu'à la station de métro dans le calme. À partir de 18 heures, Nuit Debout se pose la question des événements de la suite à la Bourse du Travail dans une conférence intitulée Nuit Debout l'étape d'après ?

L‘après ? Bonne question ? Seul Nuit Debout nous donnera la réponse en espérant qu’elle soit ouverte et intéressante, mais aussi surprenante.

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Publié le 20 Avril 2016

NCRonline.org dans son article du mardi 19 avril 2016 nous montre qu’un groupe d'éminents théologiens, prêtres et évêques catholiques mondiaux qui ont été critiqués par le chef du bureau doctrinal du Vatican se sont réunis pour appeler à un nouveau processus d'enquêtes théologiques dans l'Église qui serait marqué par l'ouverture et la transparence au lieu du secret profond.

Dans une lettre envoyée à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi au Vatican le mois dernier, les théologiens affirment que les procédures actuelles pour les enquêtes, caractérisées souvent par un manque de défense ou possibilité de recours adéquate sont "contraires à la justice naturelle et dans le besoin de réforme."

Les auteurs critiquent fortement la pratique actuelle. Ils disent que les normes actuelles sont dépassées et suivent un modèle basé sur "l'absolutisme européen des XVIe et XVIIe siècle." Ils identifient que : la personne mise en examen ne peut pas de rencontrer ou de parler à ses accusateurs; le bureau doctrinal agit souvent comme "enquêteur, accusateur, juge et jury" et impose également des sanctions et entend les appels; l'accusé n’est souvent pas en contact direct avec le Vatican et le bureau doctrinal fonctionne plutôt avec un religieux ou un évêque supérieur à la personne, et; les procédures peuvent "traîner pendant des années, avec parfois des conséquences négatives pour la santé physique et mentale de l'accusé."

Le dernier point revêt une importance particulière, comme beaucoup de ceux qui décrit le processus comme particulièrement débilitant. Le père jésuite Gerald O'Collins, qui a aidé le célèbre jésuite belge le père Jacques Dupuis avec une enquête doctrinale qui a continué pendant trois ans, déclara que le stress du processus l’a conduit à un séjour dans un hôpital et peut-être même à une mort précoce.

Parmi les signataires du nouveau document sont quelques-uns des noms de profils les plus élevés connus pour avoir subi des enquêtes au cours des dernières années : le père Roy Bourgeois, Sr. Jeannine Gramick de Lorette, Sr. Elizabeth Johnson de St. Joseph, et l’Australien Mgr William Morris, le père Charles Curran, un ancien évêque auxiliaire australien Patrick Power et la bénédictine espagnole Sr. Teresa Forcades. Il est organisé par deux autres personnes qui ont également rencontrés enquêtes le rédemptoriste Irlandais le père Tony Flannery et l’ancien prêtre australien Paul Collins. La lettre propose de nouveaux principes directeurs pour le bureau doctrinal et une nouvelle procédure possible pour des enquêtes, déplaçant la responsabilité finale de l'affaire du bureau du Vatican pour le synode des évêques.

Les procédures d'enquête actuelles, en l'état "sont en désaccord avec tous les concepts contemporains des droits de l'homme, la responsabilité et la transparence que le monde attend de la communauté chrétienne et les exigences de l'Église catholique pour les organisations laïques." Les auteurs disent qu'ils veulent proposer une nouvelle approche "pour refléter l'attitude de Jésus et intégrer les valeurs que le monde considérées comme fondamentales à un fonctionnement dans une société civilisée." Ils appellent à un nouvel ensemble de principes qui impliquent «un processus juste et équitable» et les présomptions de "sincérité, innocence, et la fidélité à l'Église de la part de la personne objet de l'enquête."

Les auteurs de la lettre proposent huit principes qui devraient être suivies dans toute enquête du Vatican sur un théologien. Ils centrent leurs demandes sur un processus ouvert, marqué par des opportunités durant lesquelles les théologiens peuvent répondre aux allégations formulées contre eux. Ils demandent également que les rapports anonymes ou dénonciations sur le travail des théologiens soient refusés, en disant "stop aux demandes frivoles d’individus ou d’organisations totalement non qualifiés." Les auteurs mentionnent également "que, souvent, dans les enquêtes le travail de théologien est pris hors contexte et appellent à la participation de ceux qui sont étudiés" depuis le début "pour aider à clarifier tous les problèmes immédiatement."

Au-delà des ces huit principes, les auteurs comprennent également un aperçu de ce qu'ils appellent une "procédure plus juste et équitable" qui pourrait déplacer la responsabilité des enquêtes au bureau du synode du Vatican. Ils imaginent qu'une telle procédure aurait lieu en deux étapes : d'abord, avec une enquête limitée au bureau doctrinal; puis, si nécessaire, par un comité d'experts de sept membres mis en place par le bureau du synode. Quatre des membres du comité seraient nommés par le Vatican; trois par le théologien en question. Dans les six mois suivant le début de l'enquête, ils suggèrent que le comité décrirait un "processus de réconciliation" entre le théologien et l'Église universelle.

C’est une heureuse initiative qui met en avant l'injustice des procédures d’enquête doctrinale au sein de l'église, et espérons qu’elle porte finalement ses fruits.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

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