Publié le 3 Juin 2017

Raphaël Zbinden dan son article sur cath.ch de ce samedi 3 juin 2017 nous montre que pour Mgr Marcelo Sanchez Sorondo, préfet de l’Académie pontificale des sciences, la sortie des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat est “une catastrophe”. Dans le journal italien La Repubblica du 1er juin, il estime que le président Trump est “manipulé” par le lobby pétrolier.

 

Mgr Sorondo ne ménage pas ses efforts pour promouvoir les idées du pape François sur la sauvegarde de la Création, réunies dans son encyclique Laudato Si’. Il était en particulier venu à Lausanne, le 16 septembre 2015, présenter une œuvre du pape François “fondatrice” d’un nouveau dialogue entre la religion et la science.

 

Le prélat argentin ne pense pas que, lors de la rencontre du président Donald Trump avec le pontife le 24 mai dernier, le thème du climat ait été discuté de manière approfondie. Il sait par contre que le sujet a été abordé en détail avec le cardinal Parolin, secrétaire d’État du Vatican. Le fait que le président américain annonce quelques jours après le retrait de son pays des accords de Paris apparaît ainsi, pour Mgr Sorondo, comme “un camouflet” à l’égard du Vatican.

 

Le préfet de l’Académie pontificale des sciences juge que le lobby du pétrole est derrière cette décision. Le président Trump “est probablement manipulé par eux et n’a pas la possibilité de s’opposer”, affirme le prélat. Il souligne également que le geste est non seulement “une catastrophe pour tout le monde”, mais qu’il se positionne dans une logique “totalement non-scientifique”. “Penser que le monde peut continuer de dépendre du charbon et du pétrole, c’est comme affirmer que la terre n’est pas ronde”, relève le prélat, qui a été l’une des chevilles ouvrières de Laudato Si’.

 

Dans un communiqué du 1er juin, la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) a exprimé son inquiétude face au retrait du pays de l’accord sur le climat. “Bien que l’accord ne soit pas le seul mécanisme pour limiter les émissions de carbone, l’absence d’une alternative viable et actuelle représente une sérieuse préoccupation”, affirment les prélats américains. Ils avertissent que “la décision du président Trump va nuire aux habitants de l’Amérique et au monde, spécialement aux plus pauvres, aux communautés les plus vulnérables”.

 

Le cardinal Reinhard Marx, président de la Commission des épiscopats de la communauté européenne (COMECE), a également regretté, le 2 juin, la mesure du président américain. Il a estimé que la décision portait “un coup dur” au climat de confiance mondiale qu’avait engendré l’accord de Paris. Le prélat allemand a exhorté la communauté internationale à ne pas se décourager. “Les Européens en particulier ont le devoir de rester unis et de jouer un rôle de premier plan dans la sauvegarde de la création”, a-t-il lancé.

 

Dans un message adressé le 2 juin 2017 aux musulmans à l’occasion du mois de Ramadan, qui a débuté le 26 mai, le cardinal Jean-Louis Tauran a en outre appelé les musulmans à effectuer une “conversion écologique globale” en devenant des gardiens de l’œuvre de Dieu.

 

L’Église était-elle si naïve au sujet de Trump ? Sans doute. Toujours est-il que Donald Trump conforte son électorat composé de conservateurs, de libertariens, d’évangéliques, de complotistes et de climatosceptiques, et ce n’est pas les postures politiciennes et les belles phrases qui vont changer les choses.

 

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Publié le 3 Juin 2017

Cameron Doody dans son article du samedi 3 juin 2017 nous montre une surprenante intervention, mais nécessaire, dans le débat sur Amoris Laetitia. Le cardinal Christoph Schönborn, interprète le plus fidèle du pape François, a émis l'opinion dans une nouvelle interview que, contrairement à la critique des catholiques intransigeants, le «discernement» que le pape avance dans l'Exhortation apostolique «conduirait à plutôt une attitude plus stricte» en ce qui concerne la formation sur la conscience du mariage et de l'Eucharistie.

 

Il ne peut y avoir ni rigoristes ni laxistes pour faire le travail de discernement. Ce travail selon le cardinal Schönborn nous oblige à abandonner ces a priori nuisibles. Il met en avant une règle proposée par le pape François dans Amoris Laetitia en termes de communion, «qui ne vient pas dans le contexte du divorce ... elle est dans le contexte de la réalité sociale». Il devient la règle «discerner le corps» (AL 186), et il est celle qui conduit l'archevêque de Vienne à penser que «l'invitation au discernement est quelque chose qui nous touche tous».

 

Selon lui, le pape François nous invite à élargir le champ du discernement qui doit toucher aussi les divorcés remariés. Il le fait à la lumière des paroles de saint Paul - «que tout le monde examinera» avant de manger le pain et de boire le calice quelle est la tâche de l'individu, et personne d'autre, ne doit «discerner s’il mange et s'il boit à sa propre condamnation».

 

Le cardinal Christoph Schönborn nous dit donc que si le document est pris au sérieux, c'est l'appel au discernement en Occident qui va effectivement contrecarrer une tendance trop «laxiste». Il donne trois cas pour fournir le discernement : une personne qui se désintéresse par de conjoint, la situation de ceux dont les mariages sont «irrémédiablement brisés», et ceux qui en conscience sont convaincus que leur premier mariage n'a jamais été valable. Ces trois exemples sont agrandis par le pape François au chapitre 8 d'Amoris Laetitia, en donnant d'autres exemples et en nous appelant à discerner et à distinguer. Pour accéder aux sacrements, il faut voir comment les divorcés ont traité l'échec de leur mariage, seul et avec leurs proches.

 

Un travail difficile qui demande de bons pasteurs sans préjugés préconçus, car le discernement d’un divorcé remarié peut s’opposer à celui d’un rigoriste. Il faudra donc trouver un juste milieu qui ne lèse personne plutôt que de laisser de la souffrance pour les divorcés remariés exclus des sacrements.

 

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Publié le 2 Juin 2017

L’anniversaire du mouvement est célébré à Rome du 31 mai au 4 juin. Moments forts de ces célébrations : une veillé de prière samedi soir au Cirque Maxime, en présence du pape et la messe de Pentecôte dimanche matin, Place Saint Pierre. Quelque 30 000 participants, représentant près de 130 pays, seront présent ce week-end, à l’occasion de cet événement organisé par l’ICCRS, -Services internationaux du Renouveau charismatique catholique-, et par la Fraternité catholique, Catholic Fraternity.

 

Mais en 50 ans qu’a donné le RC à l’Église ? Pas grand-chose. Il faut dire que pour les charismatiques, l'action sociale de l'Église doit se cantonner à la charité. Cette religion qui ne touche pas au statut quo, qui ne cherche pas à transformer la société, est très bien vue par la classe dominante et par les politiques traditionnels. Les laissés-pour-compte de la société rejettent cette image de statu quo véhiculée par l'Église et cela explique pourquoi le recrutement du RC se fait dans la jeunesse bourgeoise. Les gourous de ces groupes comme on peut le voir au Brésil ne sont pas parmi les pauvres, mais à la table de l’élite.

 

Derrière une liturgie moderne, rythmée et émotionnelle, ils prônent en réalité des valeurs très conservatrices comme on a pu le voir en France et en Espagne, dans les mouvements contre le mariage gay et l’avortement. Porteur d'une vision plus mystique (notamment dans la dévotion à Marie) et moins politisée de la religion, ils ne peuvent que plaire à la hiérarchie. Les charismatiques s'appuient principalement sur une lecture littérale de la Bible. Certaines de ses pratiques sont calquées sur les méthodes des milieux évangéliques, comme l'animation de messes conçues comme de véritables «shows». Ils utilisent tous les moyens médiatiques entre leurs mains que sont les réseaux sociaux, la télévision, les radios, et le Web pour faire du prosélytisme recentré sur le spirituel, sans démarche sociale et politique.

 

Le résultat n’est pas fameux puisque le RC n'a pas permis d'apporter une solution à la désaffection des catholiques occidentaux quant à la pratique religieuse ni à la crise des vocations chez les prêtres depuis Vatican II. Un choix plus rigoureux doit être fait que celui de cette religion cosmétique prônée par le RC : valoriser la spiritualité plus que la religiosité, plus des communautés ecclésiales faisant vivre leur paroisse que la réduction des paroisses, plus l’option préférentielle pour les pauvres que les messes-show, plus l’enseignement de Jésus que le moralisme.

 

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Publié le 2 Juin 2017

Dans le Récap de Libération.fr du vendredi 2 juin 2017 nous voyons que l'Union européenne et la Chine, réunies en sommet vendredi à Bruxelles, sont déterminées à porter le flambeau de la lutte contre le changement climatique, après le retrait des États-Unis de l'accord de Paris décidé par Donald Trump. «L'Europe et ses solides partenaires dans le monde entier sont prêts à montrer la voie», a promis, quelques minutes après l'annonce américaine, le commissaire européen à l'Action pour le climat, Miguel Arias Canete, qui avait mené les négociations au nom de l'UE à Paris. «L'accord de Paris durera. Le monde peut continuer à compter sur l'Europe», a martelé Canete. Le président américain, un homme d'affaires, a fait durer le suspense depuis son élection mais les Européens s'étaient préparés à cette éventualité, martelant au cours des dernières heures leur engagement total pour l'accord historique signé en décembre 2015.

 

Comme nous le montre le LIVE POLITIQUE de LCI.fr la classe politique se réveille ce vendredi matin encore sous le choc de la déflagration produite par Donald Trump en annonçant jeudi soir le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat. Les réactions, qui ont afflué de tous côtés dans la soirée, de Ségolène Royal à Emmanuel Macron, promettent d’être encore nombreuses tout au long de la journée. La maire de Paris Anne Hidalgo, après avoir décidé d’éclairer symboliquement en vert la façade de son Hôtel de ville jeudi soir, a évidemment condamné la décision de Donald Trump de sortir de l'accord de Paris. "Il (le président américain) n'aime pas Paris. Ce doit être la seule personne sur la planète qui n'aime pas Paris", a indiqué la maire de la capitale lors d'une conférence de presse pour "réaffirmer la détermination des villes du monde à appliquer l'accord climat", a déclaré Anne Hidalgo.

 

Mais un acte plus porteur voit le jour comme le montre le HuffingtonPost.fr dans son article «New York, Californie et Washington lancent immédiatement la résistance sur le climat», les États démocrates de New York, Californie et Washington ont déclaré qu'ils allaient former une "alliance pour le climat" et s'engager, eux, à respecter les engagements de la COP21. Les trois États estime que l’US Climate Alliance servira aussi de forum pour soutenir et renforcer les programmes existant contre le changement climatique, promouvoir le partage d'informations et des meilleures pratiques, et mettre en œuvre de nouveaux programmes de réduction des émissions de carbone venant de tous les secteurs économiques.

 

Ensuite comme le montre le Direct de Libération.fr l'administration du président américain Donald Trump a saisi la Cour suprême jeudi soir afin que celle-ci rétablisse son décret anti-migratoire suspendu fin mai par la cour d'appel de Virginie. Ce décret, réécrit par l'administration Trump après avoir été une première fois suspendu par la justice américaine, visait à interdire l'arrivée sur le sol américain aux réfugiés du monde entier ainsi qu'aux ressortissants de six pays majoritairement musulmans, Iran, Libye, Somalie, Syrie, Soudan et Yémen. «Nous avons demandé à la Cour suprême de se saisir de ce cas important et nous sommes confiants dans le fait que le décret du président Trump est bien dans le cadre de ses attributions afin de garder le pays en sécurité et de protéger notre peuple du terrorisme», a expliqué la porte-parole du ministère de la Justice, Sarah Isgur Flores.

 

«Le président ne peut se voir imposer d'accueillir des personnes venant de pays qui encouragent ou hébergent le terrorisme, et ce jusqu'à ce qu'il soit certain que ces personnes sont correctement passées au crible et ne présentent plus un risque pour la sécurité des États-Unis», a-t-elle précisé. Cet appel du gouvernement américain à la Cour suprême est intervenu une semaine exactement après la nouvelle suspension de ce décret, par la cour d'appel de Richmond, en Virginie, le 25 mai. Quand bien même la Cour suprême se saisirait immédiatement de ce dossier, il est peu probable qu'elle puisse le traiter au cours de cette session, c'est-à-dire d'ici la fin juin. Beaucoup de choses peuvent se passer entre temps.

 

En France comme le montre le Recap de Libération.fr, quelques semaines après une campagne présidentielle marquée par le scandale Fillon et en pleine affaire Ferrand, le ministre de la Justice François Bayrou a dévoilé un très ambitieux projet pour redonner «confiance» dans la vie démocratique. Bayrou a dit vouloir «restaurer la confiance des citoyens dans l'action publique» à l'aide de deux lois et, «dans quelques semaines», d'une révision de la Constitution. Il entend en finir «autant que faire se peut avec le deux poids deux mesures», de manière à ce que «les règles soient les mêmes pour tous les citoyens», élus ou non. Mais sans tomber dans des excès de «moralisation», un terme auquel il a finalement renoncé pour l'intitulé de son projet. Mais ce projet de n’est pas allé aussi loin puisqu’on ne propose pas que soit rendu publique l'identité des donateurs importants des campagnes électorales et n’a pas mis en place l'obligation de présenter un casier judiciaire vierge pour devenir parlementaire.

 

Pourtant, comme le montre le Réveil politique de L’OBS alors que tout semblait sous contrôle pur La République en Marche (LREM), rien ne s’est passé comme prévu. 529 candidats investis sur 19.000 candidatures, après un examen minutieux de leur profil : entretien, vérification des casiers judiciaires... La République en Marche (LREM) avait pris son temps pour dévoiler, au compte-goutte, les noms de ses candidats. Objectif : ne rien laisser au hasard. Malgré ces précautions, la promesse d'exemplarité bat de l'aile. Homophobie, escroquerie, antisémitisme, condamnation pour inéligibilité, location d’un logement insalubre, falsification de diplôme... certains candidats font parler d'eux pour des affaires dont le parti se serait bien passé.

 

Pendant ce temps la désunion à gauche ne profite qu’à LREM le montre L’OBS dans le Réveil Politique dans un nouveau sondage Harris Interactive pour LCP confirme l'avance de La République en marche, avec 31% des intentions de vote (stable). LR et FN sont à égalité à 18%. La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon semble en recul, à 11%, tandis que le PS et ses alliés sont à 8%. Le recul de la FI semble en grande partie au fait qu’elle impose à ses candidats investis la signature d'une charte les rattachant à son association de financement, la discipline de vote, ainsi que l'utilisation de son seul label, le Phi. Le parti communiste et EELV notamment ont refusé au niveau national de se plier à ces conditions.

 

france3-regions.francetvinfo.fr nous montre aussi dans son article «Législatives à Grenoble : Eric Piolle tire à boulets rouges sur Mélenchon», que le maire de Grenoble qui avait appelé à voter pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle, a dénoncé ce jeudi 1er juin 2017 la «politique de terre brûlée» menée selon lui par le leader de La France insoumise aux législatives qu’il compare à «un caporal de forteresse». Aujourd’hui il s’inquiète de voir Jean-Luc Mélenchon faire partout campagne tout seul. "En contradiction avec l’envie de rassemblement" selon lui présente chez les électeurs de gauche.

 

midilibre.fr hier dans son article «#Pop2017 - Benoît Hamon, futur homme fort de l’opposition ?», nous monte que le candidat socialiste malheureux à l'élection présidentielle a vu jeudi matin son nombre d'occurrences multiplié par deux depuis le début de la semaine. Il faut dire que Benoît Hamon fait à nouveau parler de lui ces derniers jours. Après avoir confirmé mardi qu'il lancerait le 1er juillet prochain un mouvement politique "transpartisan" afin de reconstruire le Parti socialiste à bout de souffle, il a fait sensation en lâchant mercredi ses coups contre le nouvel exécutif. Il a en effet annoncé que, s'il était réélu député, il pourrait s'abstenir ou voter contre le projet de loi sur la moralisation de la vie publique si le texte ne garantit pas la transparence sur les dons financiers. Il a par ailleurs accusé le gouvernement de vouloir "appliquer le programme du Medef" en réaffirmant son inquiétude à l'égard du moratoire sur le compte pénibilité. Des prises de position saluées par certains internautes désireux de ne pas laisser à Jean-Luc Mélenchon le monopole de l'opposition à gauche.

 

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Publié le 1 Juin 2017

Jean-Jacques Durré pour cathobel.be dans son article du mercredi 31 mai 2017 que les évêques de Belgique ont publié le 24 mai 2017 une lettre pastorale portant sur l’exhortation apostolique Amoris Laetitia. Un texte d’une grande ouverture, qui s’inscrit dans la ligne proposée par le pape François. Avec un maître-mot : le “discernement”.

 

La lettre pastorale des évêques belges est le fruit d’une longue et profonde analyse de l’exhortation apostolique post-synodale Amoris Laetitia (“La Joie de l’amour”), qui traite de l’amour dans la famille et qui a été publiée par le souverain pontife dans la foulée des deux synodes sur la famille qui se sont tenus à Rome, en 2014 et 2015. La lettre pastorale des évêques, adressée à tous les prêtres, diacres, animateurs et animatrices pastoraux, donne des clés de lecture du texte.

 

Ils rappellent tout d’abord qu’Amoris Laetitia explique en quoi le mariage et la famille sont si précieux et pourquoi l’Église y a toujours attaché tant d’importance. Le mariage est avant tout un sacrement, c’est-à-dire “un signe visible – aussi imparfait soit-il – de l’amour et de la fidélité de Dieu”, écrivent les évêques.

 

Citant de larges passages de l’exhortation apostolique, les évêques se demandent comment les idées et les impulsions d’Amoris Laetitia peuvent être fécondes pour l’Église en Belgique. “Telle est aussi la raison pour laquelle nous nous adressons dans cette lettre à tous ceux qui exercent une responsabilité pastorale dans notre communauté d’Église et en particulier aux responsables de pastorale familiale”, poursuivent-ils.

 

Que retiennent les évêques belges d’Amoris Laetitia pour la pastorale des couples et des familles ? Dans leur lettre, ils mettent en évidence trois axes : la préparation au mariage, l’accompagnement des familles et l’attitude à adopter à l’égard de personnes dont la relation s’est brisée.

 

Pour le premier point, les évêques admettent qu’aujourd’hui, être chrétien et se marier, surtout religieusement, ne va plus de soi. Ils invitent cependant les acteurs de la pastorale des couples à accueillir ceux qui veulent s’engager dans le sacrement du mariage, mais surtout à les accompagner et à les aider à discerner ce que signifie le mariage religieux. Ils en appellent donc à la mise en place d’un “catéchuménat de mariage”, véritable cheminement d’approfondissement de la foi. Tout en admettant que tous les couples ne demandent pas une préparation aussi intense, ils mettent néanmoins en garde face à une approche trop minimaliste. Et de poser un premier appel au discernement : “Cette préparation ne peut ni ne doit se passer partout de la même manière.” Toutefois, les évêques émettent le souhait qu’au moins trois moments de préparation aient lieu : “que signifie être chrétien aujourd’hui?, que signifie un mariage et un foyer chrétiens? et la préparation de la liturgie du mariage”.

 

En matière d’accompagnement des couples et des familles, les évêques belges démontrent leur pleine connaissance des réalités actuelles. Ainsi, ils sont conscients que, dans toujours plus de familles, les deux partenaires ne sont pas nécessairement croyants ou chrétiens. “Cela n’empêche aucunement leur engagement dans l’amour et la fidélité”, insistent-ils. Pas question, ici, de donner des lignes directrices générales mais plutôt d’encourager des initiatives rassemblant la famille au sens large (parents, enfants, grands-parents, etc.). Lucides sur la beauté du mariage mais aussi sur sa fragilité, les évêques belges appellent à soutenir, avec l’aide des communautés locales, les jeunes couples, “surtout lorsque leur relation entre en crise”. Ils n’omettent pas de décrier les situations qui peuvent contribuer à fragiliser la relation de couple, telles la misère, le souci des enfants, la perte de travail ou la pression psychologique. Ils demandent donc aux prêtres, diacres et autres responsables pastoraux d’être attentifs à ces situations.

 

Dans la foulée, la lettre pastorale aborde un sujet sensible : l’attitude à l’égard des personnes dont le couple s’est brisé. Un point où beaucoup attendent les prélats belges “au tournant”. Et là, la position adoptée est empreinte d’une grande ouverture, marquée par ce leitmotiv qu’est le discernement. Un mariage qui échoue a des conséquences multiples pour toute une série de personnes : les époux, bien sûr, les enfants, la famille, voire les amis. “Notre mission est et reste de soutenir les personnes, de les accompagner et de rester en lien avec elles.”

 

Les évêques n’éludent pas la délicate question de la communion pour les personnes divorcées remariées, un thème qui est abordé explicitement dans le chapitre huit d’Amoris Laetitia. S’ils précisent que “l’indissolubilité du mariage appartient au trésor fondamental et irrévocable de la foi de l’Église”, ils soulignent aussi que, pour le pape, toutes les situations ne devraient pas être abordées de la même manière. Sans détour, ils réaffirment que les divorcés remariés font partie de l’Église, précisant que, dans cette problématique, le pape François a placé le discernement nécessaire comme concept central dans l’approche à adopter. Clairement, l’épiscopat belge adopte une position d’ouverture sur les propos du pape : “On ne peut donc pas décréter que tous les divorcés remariés peuvent être admis à la communion. On ne peut pas non plus décréter qu’ils en sont tous exclus. Le cheminement de chaque personne demande le discernement nécessaire en vue d’une décision pastorale prise en conscience.” Il ajoute que toute la pastorale doit être orientée autour de trois concepts de base : l’accompagnement, le discernement et l’intégration. Les évêques demandent à ce que, dans cette démarche de discernement, les personnes puissent compter sur un accompagnement pastoral, sur un dialogue avec un prêtre, un diacre ou un autre agent pastoral.

 

“Amoris Laetitia ouvre bien clairement une porte aux divorcés remariés pour qu’ils puissent recevoir l’aide des sacrements. Mais cette décision, ils ne peuvent – pas plus que les autres croyants – la prendre à la légère”, écrivent les prélats de notre pays, appelant à relire ce que le pape avance comme critères. “Dans une telle démarche de discernement, juger en conscience est important de la part des personnes impliquées, tout comme des responsables pastoraux.”

 

Enfin, les membres de l’épiscopat belge soulignent le poids que le pape François reconnaît à la décision prise en pleine conscience par les croyants : “Nous sommes appelés à former les consciences, mais non à prétendre nous substituer à elles.” (AL 37)

 

Indiquant qu’une démarche de discernement ne conduit pas à un oui ou un non automatique à pouvoir communier, les évêques admettent qu’il se peut aussi que quelqu’un décide en conscience de recevoir l’Eucharistie. Et la réponse est évidente pour eux, à la lumière d’Amoris Laetitia : “Cette décision mérite aussi le respect. Entre le laxisme et le rigorisme, le pape François choisit la voie du discernement personnel et d’une décision prise soigneusement et en conscience.”

 

Et de conclure en précisant que, comme évêques de notre pays, ils veulent exprimer leur reconnaissance pour Amoris Laetitia et pour le chemin qu’indique le pape François pour l’Église : “ne pas renoncer au bien possible, même si elle court le risque de se salir avec la boue de la route.”

 

La Conférence épiscopale belge soutient donc à 100 % le pape et exclut toute forme de stigmatisation des divorcés remariés. L’exhortation apostolique Amoris Laetitia est donc pour les évêques belges un texte d’une grande ouverture qui laisse une large place au discernement et à la liberté de conscience.

 

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Publié dans #Réforme de l'Église

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Publié le 1 Juin 2017

RFI.fr dans son article du jeudi 1er juin 2017 nous montre que l'affaire devrait créer des remous au sein de la communauté catholique malienne. Des documents révélés par Le Monde montreraient l'existence de sept comptes bancaires en Suisse, appartenant à des responsables de la Conférence épiscopale du Mali. Ces éléments sont issus des «SwissLeaks» qui avaient dévoilé en février 2015 l'existence d'un système international de fraude mis en place par la banque britannique HSBC. Au Mali, l'affaire mettrait en cause de très hautes personnalités religieuses.

 

Les comptes auraient été ouverts en 2002 au Crédit lyonnais de Monaco avant d'atterrir chez HSBC Genève, en Suisse. Ils appartiendraient à Mgr Jean Zerbo, archevêque de Bamako et chargé des finances de la Conférence épiscopale du Mali (CEM) à l'époque. Mais aussi à Jean-Gabriel Diarra, évêque de San, à l'ouest de Bamako, et ex-président de l'organisation ainsi qu'à Cyprien Dakouo, nommé secrétaire général de la CEM en 2004.

 

En 2007, les comptes rassemblaient 12 millions d'euros répartis à parts égales entre les trois hommes. Dans les documents, on trouverait la trace de rencontres entre les trois ecclésiastiques et deux banquiers suisses, notamment pour se mettre d'accord sur un taux de rémunération de 5%. L'enquête affirme que ces fonds seraient toujours actifs sans être jamais apparus dans la comptabilité de la Conférence épiscopale.

 

La CEM est réunie en ce moment en session extraordinaire pour préparer un voyage au Vatican. Mgr Zerbo y sera en effet officiellement ordonné cardinal le 28 juin. Sans doute que cette affaire embarrassante sera évoquée.

 

Interrogé par Le Monde, Mgr Zerbo avait expliqué qu'il s'agissait d'un vieux compte, hérité de l'Ordre des missionnaires d'Afrique - «les Pères blancs» - qui gérait l'Église dans le passé. L'archevêque avait ajouté n'avoir jamais ouvert de compte personnel à l'étranger. Or selon une bonne source, il s'était exprimé alors qu'il n'était pas encore nommé cardinal. Il avait même dit qu'avoir un cardinal au Mali était impossible, car la communauté était trop petite.

 

Jean-Gabriel Diarra, président de la CEM au moment des faits, est aussi visé par les allégations de détournement de fonds. «Nous ne sommes pas parfaits. S'il y a des choses, des imperfections qu'on a découvertes chez nous, on va chercher à les assumer, mais nous ne sommes pas des truands», assure-t-il.

 

Le ministre des Affaires religieuses et du Culte, Thierno Ass Diallo, a fait le déplacement pour apporter son soutien au cardinal Jean Zerbo. Lui ne veut pas entendre parler de ces questions financières. «Je suis croyant et je pense que c'est sale, et que cette question ne doit pas se poser. Franchement c'est un article qui n'a pas sa raison d'être. Le ministre de tutelle que je suis est navré. Est-ce qu'il n'y avait pas d'autre moment pour raconter ces idioties ?» S'indigne-t-il.

 

Aucun autre évêque n'a souhaité s'exprimé. La conférence épiscopale a publié tard mercredi soir un communiqué laconique et n'apportant aucune réponse concrète. Notamment à qui appartient cet argent et où se trouve il désormais.

 

Ceux qui pensait que l’Église en Afrique n’avait pas le mêmes relations dangereuse avec l’argent comme celle d’Occident ne pouvaient que se tromper. Au Mali, c’est à la CEM d’éclairer sur ces sept comptes bancaires et non de donner des réponses laconiques.

 

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Publié le 31 Mai 2017

José Manuel Vidal dans son article sur periodistadigital.com du mercredi 31 mai 2017 nous parle d’une audience papale à la place Saint-Pierre de Rome à la veille de la Pentecôte, l’«anniversaire de l'Église». Et le pape François a concentré sa catéchèse sur l’Esprit Saint, qui fasse que les croyants soient des semeurs d’espérance pour tous ceux qui en ont besoin. Il a invité les chrétiens à être le «Paraclet, les défenseurs des nécessiteux» parce que «L'espoir est comme une bougie, qui recueille le vent de l'Esprit et se transforme elle en énergie motrice».

 

Cette force motrice, on peut la trouver dans cet article du secours-catholique.org du dimanche 21 mai 2017 : «Gustavo Gutiérrez : «il ne suffit pas d’aider les pauvres». Pour la théologie de la libération, le dominicain défend une démarche empreinte dès le début d’une forte spiritualité. Les mots grecs et hébreux signifiant “libération” ont aussi pour sens “salut” ou “rédemption”, rappelle-t-il.

 

«Par libération nous n’appelions pas à une libération politique, mais à une libération totale : sociale, personnelle et théologale. En s’occupant des plus pauvres, on change de mentalité, on se libère du péché.» Il réfute l’idée, répandue à l’époque et encore aujourd’hui, selon laquelle la pauvreté serait une question économique et sociale plus que chrétienne. «C’est au contraire une question profondément humaine et théologique», affirme-t-il.

 

À ceux qui accusent le pape François de cultiver une approche “assistancialiste” et compassionnelle des pauvres, il répond : «Je ne suis pas d’accord. Il parle des causes de la pauvreté et demande que cela change. Je crois qu’il partage notre idée selon laquelle nous ne devons pas être la voix des sans-voix, mais que nous devons plutôt aider les personnes sans voix à avoir de la voix.»

 

Parmi les autres personnes qui suscitent son admiration : l’économiste français Thomas Piketty dont il a lu Le Capital au XXIe siècle paru en 2013. «Cela m’a coûté», plaisante le prêtre péruvien, faisant référence aux près de 1000 pages que contient l’ouvrage. Puis plus sérieusement : «Thomas Piketty fait partie de ces gens qui fournissent des options concrètes pour changer les choses. On a besoin de cela.»

 

Mais cette défense des nécessiteux ne semble pas être le souci de certains catholiques comme le montre l’article de Maja Zoltowska ce mercredi pour Libération.fr intitulé «Pologne : une pièce de théâtre ciblée par des catholiques intégristes». Le week-end dernier à Varsovie, le public d'une pièce jugée blasphématoire nommée Klatwa a été attaqué par des ultranationalistes des Jeunesses de la grande Pologne, du parti d’extrême droite Camp national-radical (ONR) et des catholiques intégristes à coups de fumigènes et d'insultes.

 

On y narre l’histoire d’une femme, mère de deux enfants qu’elle a eus avec un prêtre, qui, dans un petit village de Pologne, est tenue responsable d’une sécheresse qui frappe les récoltes. Les habitants demandent son châtiment. Stanislaw Frljić en fait le point de départ d’une critique virulente, de l’hypocrisie des prêtres, de la mainmise de l’Eglise sur la vie publique ou des affaires de pédophilie, d’une part, mais aussi de la Pologne xénophobe de Jaroslaw Kaczyński, qui exploite l’église à des fins politiques tout en refusant d’accueillir les réfugiés d’autre part. Un épisode loin d'être marginal dans un pays aux mains du parti conservateur Droit et Justice.

 

Ce qui choque ces catholiques intégriste est le fait que dans la pièce, le pape Jean-Paul II est avec un énorme pénis et une actrice pratique du sexe oral avec lui. Dans une autre scène choquante aux yeux des perturbateurs : une pancarte «défenseur des pédophiles» attachée à la statue grandeur nature de Jean Paul II. Une corde avec un nœud de pendu lui est passée autour du cou. Ce qui fait croire aux manifestants que cette pièce vient de l’Ouest alors que le metteur en scène est le croate Oliver Frljić qui signe cette pièce, sur un texte de Stanislaw Wyspiański, auteur classique du répertoire polonais.

 

Agnieszka Jakimiak, co-auteure de la pièce, explique quant à elle : «Notre but n’était pas de provoquer l’indignation mais de donner la parole à ceux qui, dans la Pologne d’aujourd’hui, n’ont pas le courage d’exprimer un autre point de vue que celui des catholiques et des nationalistes.» Dans un communiqué, le théâtre Powszechny a souligné de son côté que «le spectacle donne la parole à des positions idéologiques variées et doit être analysé comme une œuvre artistique intégrale et non un ensemble de scènes à part, sans rapport entre elles».

 

Ironie du sort, les controverses autour de la pièce ont contribué à ce qu’elle se joue aujourd’hui à guichets fermés. Le parquet ayant ouvert une enquête pour «offense aux sentiments religieux», la question est : jusqu’à quand jouera-t-elle ? «Tout est susceptible d’être offensant, déplore encore un spectateur. Bientôt, plus rien d’autre ne sera permis dans notre pays que des cérémonies officielles patriotiques et catholiques.»

 

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Publié le 30 Mai 2017

Le pape refuse de faire pression sur le fait que Trudeau demande des comptes sur le rôle de l’Église dans les pensionnats canadiens

The Tablet dans son article du lundi 29 mai 2017 nous montre que le Premier ministre Canadien Justin Trudeau a rencontré le pape et dans une discussion privée de 36 minutes il a demandé les excuses de l'Église pour son rôle dans un système d'école résidentielle qui a vu des enfants autochtones enlevés de leur famille et, dans certains cas, maltraités.

 

Auparavant, le bureau du Premier ministre a déclaré qu'il demanderait des excuses du pape découlant des recommandations de la Commission de Vérité et de Réconciliation du pays. Ce corps avait recommandé que le pape s'excuse sur le sol canadien pour l'implication de l'Église dans le traitement des enfants autochtones canadiens qui ont été victimes de violence physique, de dérogation de langage, de négligence, et de manque de nourriture maigre au sein d'une église, et plus tard du gouvernement. Les familles ont souvent été forcées par la police à envoyer leurs enfants dans ces écoles dans le cadre d'une politique visant à «ne pas les éduquer, mais surtout à rompre leur lien avec leur culture et leur identité», selon les conclusions de la commission. La commission a constaté qu'au moins 3201 étudiants sont morts alors qu'ils se trouvaient dans les écoles, souvent en raison d'abus et de négligence.

 

Suite à l'audience, Trudeau a déclaré aux journalistes qu'il a demandés au pape de «faire avancer une véritable réconciliation» avec les peuples indigènes du pays «en faisant des excuses» au nom de l'Église pour son rôle de nuisance envers leurs communautés. Une brève déclaration du Vatican publiée après la réunion a déclaré que le pape et Justin Trudeau avaient discuté de «l'intégration et de la réconciliation» mais n'ont fait aucune mention d'une possible excuse.

 

M. Trudeau, cependant, est soumis à une pression politique pour mettre en œuvre toutes les recommandations de la Commission de Vérité et Réconciliation, alors qu'une visite du pape François serait un coup de fouet pour le leader du pays, une étoile montante sur la scène mondiale. À la fin de leur réunion aujourd'hui, le pape a remis à Justin Trudeau un médaillon de 40 ans marquant le quatrième anniversaire de son pontificat, intitulé «un abbraccio» - ce qui signifie une étreinte - et qui symbolise la joie, le pardon et l'acceptation mutuelle.

 

L’Église peut s’excuser, et sous le pape François elle s’est dite désolé pour le rôle de l'Église catholique dans le génocide rwandais de 1994 et souhaité que les chrétiens demandent pardon pour le traitement des homosexuels. Alors, il n’y a aucun mal à le faire pour les enfants autochtones enlevés à leur famille et maltraités qui méritent le pardon de l’Église.

 

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Publié le 29 Mai 2017

Pierre Pistoletti dans son article pour cath.ch ce lundi 29 mai 2017 nous montre que des prières “pour réparer les crimes de l’avortement” ont lieu une fois par mois à la chapelle du CHUV, l’hôpital universitaire lausannois. Organisées par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, elles ont été mises en œuvre à l’insu de l’aumônerie et de la direction de l’hôpital.

 

“Tout le monde ici tombe des nues”, commente François Rouiller dans le Temps du 27 mai 2017, qui a révélé l’existence de ces pratiques. Le responsable de l’aumônerie assure tout ignorer de ces manifestations. L’invitation à manifester son opposition à l’avortement dans cette démarche de prière figure dans le bulletin mensuel de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X. Elles ont lieu le 13 de chaque mois à 19h30.

 

Propriété du CHUV, donc de l’État de Vaud, la chapelle en question est un lieu œcuménique dédié au soutien spirituel des patients et de leur famille. Des mesures sont annoncées par la direction. “Le service de sécurité a reçu l’instruction de fermer la chapelle le 13 du mois entre 19h et 20h, explique le Temps. De plus, une lettre sera envoyée ces prochains jours à la Fraternité Saint-Pie X pour lui signifier cette interdiction et lui demander de supprimer de son bulletin cette interdiction d’accès”.

 

Sans doute que la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X aurait du écouter l’homélie du pape François de ce jour à la Maison Sainte Marthe où ce dernier dit qu’il est nécessaire d'être remis en cause par l'Esprit Saint, d’apprendre à écouter avant de prendre des décisions. Le pape François dit que si on ne discerne pas ce qui se passe, le risque de tomber dans une foi idéologique est grand. Ici le manque de discernement a fait tomber la FSSPX dans la foi idéologique qui s’est faite à l’insu de l’aumônerie et de la direction du CHUV.

 

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Publié le 29 Mai 2017

Benoît Hamon qui a eu le droit à des attaques faciles de la France Insoumise comme celle qui disait qu’il allait investir Myriam El Khomri, Manuel Valls ou Marisol Tourraine qui ne l’avaient pas soutenu et qui s’en sont allés offrir leurs services à Macron dans la majorité présidentielle, était des plus irréalistes, car il soutient actuellement Michel Nouaille (PCF) contre Manuel Valls, Caroline de Haas (EELV) contre Myriam El Khomri, Philippe Rio (PCF) contre Malek Boutih, Salah Amokrane (EELV) contre Gérard Bapt (PS) qui s’accroche à son poste de député depuis 10 ans, et à Nicolas Kada (1re circonscription de l’Isère) et Soukaïna Larabi (3e), qui se présentent sous l’étiquette “Ensemble pour gagner !”… face à des candidats investis par le Parti socialiste.

 

En plus de cela, l’actualité semble lui donner raison dans ces choix politiques. Contrairement au mépris médiatique qui le prenait pour un utopiste, il avait travaillé ses dossiers. San Francisco envisage une taxe robots comme réponse à l’automation, le juge Trévidic prend position en faveur de la légalisation du cannabis pour contrôler sa distribution et casser les trafics, et Mark Zuckerberg souhaite que les États-Unis travaillent à rendre leur société moins inégalitaire, qui autorise l’échec, et souhaite qu’on mette en place un nouveau contrat social avec le revenu universel, la couverture santé étendue, ou la garde d’enfants bon marché, tout en pensant que ce sont les gens comme lui qui devront payer pour cela, sans doute devrait-il commencer par mettre fin à ses pratiques d’optimisation fiscale en Europe, tandis qu’en Suisse 58,2 % des électeurs ont approuvé la loi qui remplacera progressivement le nucléaire par des énergies renouvelables.

 

Lors de l’émission politique sur France 2 le 18 mai 2017 Benoît Hamon a bien comprendre que Jean-Luc Mélenchon fait le mauvais choix en voulant mettre la gauche à sa botte : «La gauche ne peut être au pouvoir et défendre les acquis sociaux que rassemblée, et non pas sous l'hégémonie d'un seul.» Et pour ceux qui croyaient qu’il allait défendre les députés sociaux libéraux il a bien fait comprendre que «Trop, au PS, ont fait le choix de l'ambition plutôt que des idées. Je continuerai à défendre mes idées plutôt qu'un parti» et que «Seule l’élection de député(e)s réellement de gauche permettra la reconstruction, au-delà des calculs politiques». Comme le souhaite Yannick Jadot : "Il faut occuper un espace écolo, social, démocrate entre Macron, Mélenchon et Le Pen".

 

Pendant ce temps, Emmanuel Macron voit du positif dans l’attitude de Donald Trump lors du G7 alors que ce dernier n’est pas disposé à respecter l'accord de Paris, et invite en grande pompe le président russe Vladimir Poutine qui aide le dictateur syrien Bachar al-Assad a massacrer son peuple. On apprend également que le gouvernement Philippe veut en finir avec la publication mensuelle des chiffres du chômage. Cela peut difficilement cacher l’augmentation du chômage.

 

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