Publié le 1 Avril 2017

Benoît Hamon vit une campagne difficile et elle ressemble beaucoup à ce qu’à vécu Bernie Sanders quand il a fait la primaire démocrate en 2016. Regardons cela de plus près.

 

L’article de Thomas Frank dans le monde-diplomatique.fr de décembre 2016 intitulé «Tir groupé contre Bernie Sanders» nous montre que jamais la presse américaine n’avait aussi ouvertement pris parti dans une élection. Mois après mois, elle s’est employée à discréditer tous les candidats qui lui déplaisaient, à commencer par le sénateur «socialiste» du Vermont Bernie Sanders, concurrent de Mme Hillary Clinton lors de la primaire démocrate. Or les scores réalisés par celui-ci dans les États-clés, ceux où Mme Clinton a été battue à la présidentielle, n’interdisent pas de penser qu’il aurait obtenu un meilleur résultat contre M. Donald Trump. Tous les médias américains se sont pourtant rangés derrière elle avec un unanimisme et un enthousiasme inédits — par aversion pour M. Trump, et parce que «Hillary» partageait leur idéologie de l’«expertise» et de la «compétence». Les commentateurs se sont employés à convaincre les lecteurs de les suivre sur ce chemin. Benoît Hamon a reçu le même mépris des journalistes qui insistent souvent pour montrer son amateurisme.

 

Ensuite, pour que le Parti Démocrate n’aille pas sur sa gauche car Sanders et ses électeurs souhaiteraient que la gauche américaine s’écarte du centre, on mit en avant à partir du 21 avril 2016, la candidate écologiste à la présidence Jill Stein pour courtiser les électeurs de Sanders. Il est intéressant de voir que depuis le débat présidentiel l’insistance que font les médias sur Jean-Luc Mélenchon, pour bien rendre inaudible Benoît Hamon. Jill Stein essaya aussi de convaincre le sénateur Bernie Sanders de rejoindre sa campagne, comme la France insoumise essaye de convaincre Hamon de se retirer et de les rejoindre. Ce n’est pas le souhait de Benoît Hamon, car comme Bernie Sanders son but est lancer une transformation fondamentale du Parti socialiste et de la République afin qu’ils soient plus démocratiques et non partir à l’aventure avec un mouvement qui n’est même pas sûr de gagner les législatives.

 

Les médias veulent ainsi créer le consensus sur Emmanuel Macron qui va continuer la politique libérale de la présidence François Hollande, tout en mettant en avant Jean-Luc Mélenchon pour détruire toutes les chances de Benoît Hamon (en sachant qu’une partie de ses électeurs n’iront pas vers Mélenchon) de réaliser ses réformes odieuses aux yeux des médias chantres du néolibéralisme économique, car ce dernier souhaite des médias indépendants et mettre fin à leur concentration autour des mains des grandes entreprises. Rien que pour cela, Benoît Hamon doit continuer et tenir pour ne pas donner raison à ceux qui souhaite sa défaite.

 

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Publié le 31 Mars 2017

Jean-Claude Gerez, correspondant de cath.ch en Amérique latine nous montre ce vendredi 31 mars 2017 que Mgr Vincenzo Paglia a vécu aux premières loges les oppositions à la canonisation du bienheureux Oscar Romero. Selon le président de l’Académie pontificale pour la vie et postulateur de la cause de l’ex-archevêque de San Salvador, le retard était d’ordre politique et a constitué “un coup de poignard” dans le cœur de l’archevêque italien.

 

“La béatification de Mgr Romero avait déjà été le résultat d‘un grand effort, explique Mgr Vincenzo Paglia dans la revue America. Ils étaient nombreux à Rome, y compris parmi les cardinaux, a refuser qu’il soit béatifié. Ils estimaient qu’il était mort pour des motifs politiques et non religieux.”

 

Le président de l’Académie pontificale assure qu’il a examiné avec beaucoup d’attention les archives personnelles de Mgr Romero, représentant quelques soixante dix mille documents. “Il en est ressorti qu’il était un homme aimant profondément son peuple. Il voulait libérer ses compatriotes de l’oppression et les mener vers la compassion de Jésus”.

 

La lutte de Mgr Vincenzo Paglia pour la béatification de Mgr Romero n’a pas été sans conséquences. “J’ai reçu des menaces en tant que postulateur de la cause. Mais je croyais que l’exemple de Romero était suffisamment extraordinaire et évident. Romero n’a pas vécu pour lui-même, mais pour son peuple, à l’image de Jésus. Ce témoignage est si clair que, dans ce monde globalisé, il est parvenu à toucher le cœur de millions de personnes. Et si nous voulons transformer le monde, nous devons transformer le cœur des personnes, comme l’a fait Mgr Romero.”

 

Dans l’entretien accordé à la revue America, Mgr Vincenzo Paglia a rappelé la manière dont Mgr Romero s’était impliqué dans les luttes du peuple après l’assassinat du père Jésuite Rutilio Grande. “Il [Rutilio Grande] enseignait en université mais il avait choisi de vivre dans un petit village de manière à pouvoir diffuser la théologie autour de lui. C’est ce choix qui lui a coûté la vie.”

 

Rappelant que Mgr Romero avait été très marqué par l’assassinat de son ami, Mgr Vincenzo Paglia a rappelé que la nuit où il a veillé le corps du père jésuite, celui qui venait d’être nommé archevêque de San Salvador deux semaines plus tôt a alors perçu que son devoir était de poursuivre le combat de Rutilio Grande. “Face au martyr de son ami, il est parvenu à la conclusion que la vie d’un pasteur n’est digne d’être vécue que si elle est vécu au service des autres.”

 

Enfin, Mgr Vincenzo Paglia a tenu à rappeler le rôle fondamental du pape François dans l’avancée du processus de canonisation d’Oscar Romero. Même s’il n’a pas connu personnellement ce dernier, le souverain pontife avait en revanche rencontré à plusieurs reprises le Père Rutilio Grande. “Il souhaite que le processus de béatification de Rutilio Grande soit également mené à bien, tout comme le jeune homme et la personne âgée qui sont morts avec lui.”

 

Cet article nous permet de savoir ce que l’on savait déjà la béatification de Mgr Romero a été freiné par simple but politique, car il s’opposa à un régime oppresseur pour servir les autres, au lieu de fermer les yeux comme beaucoup de cardinaux, évêques et prêtres l’ont fait en Argentine et au Chili.

 

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Publié le 30 Mars 2017

Est-ce le premier vrai portrait de Jésus-Christ ?

Christophe Da Silva dans son article pour 7sur7.be du jeudi 30 mars 2017 nous montre qu’après 30 ans d'études et de recherches, Ralph Ellis, un spécialiste de la Bible, a conclu que Manu VI et Jésus-Christ était la même personne.

 

Jusqu'ici, le portrait de Jésus-Christ n'était représenté que sur des icônes et dans des livres religieux. Mais Ralph Ellis, historien britannique, se dit prêt à dévoiler un mystère. Selon le Daily Mail, il assure avoir trouvé une vraie image du Christ sur une pièce datant du Ier siècle. Par le passé, les experts supposaient que le visage barbu sur cette pièce, dont le diamètre ne fait que 24 millimètres, appartenait à Manu VI, souverain de l'Osroène (nord-ouest de la Mésopotamie).

 

Après 30 ans d'études et de recherches, Ralph Ellis a conclu que Manu VI et Jésus-Christ était la même personne. Il existe trop de coïncidences dans leurs biographies respectives. Le scientifique britannique a publié ses déductions dans un livre sorti récemment "Jésus, roi d'Édesse" ("Jesus, King of Edessa").

 

Toujours d'après ce spécialiste de la Bible, Jésus-Christ n'était pas un pacificateur mais plutôt une figure clé dans la guerre judéo-romaine qui a lancé un défi à l'Empire romain, ce qui lui a coûté la vie. Il a été conduit à la croix à côté de deux autres hommes, tout en portant une couronne d'épines et d'un manteau de pourpre. Ces deux symboles étaient des déclarations ouvertement politiques, mettant en garde contre de nouveaux soulèvements contre Rome.

 

Jésus-Christ est le nom donné par les chrétiens à Jésus de Nazareth qu'ils considèrent comme le Messie. Cependant, aucune source (y compris la Bible) n'est capable de le décrire physiquement. Mais son image familière avec des longs cheveux et une robe blanche est une invention plus tardive datant du VIe siècle.

 

Mais il faut faire attention aux hypothèses données par Ralph Ellis qui admet que ses conclusions sont controversées et contredisent l'histoire conventionnelle du Christ, et la pièce de monnaie qu’il utilise donne le portrait familier de Jésus qui est plus tardif (longue barbe et cheveux longs). La conclusion de l’auteur a été un peu rapide.

 

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Publié le 29 Mars 2017

Maurice Page dans son article du mercredi 29 mars 2017 nous montre que pour le père Hans Zöllner, directeur du Centre pour la protection de l’enfance de l’Université grégorienne de Rome, le traitement des affaires d’abus sexuels dure beaucoup trop longtemps. Le Vatican aurait besoin de davantage de personnel formé pour répondre personnellement aux lettres des victimes.

 

Certaines des procédures de cas d’abus sexuels durent jusqu’à plus de cinq ans, déplore le père Zöllner, interrogé le 29 mars 2017 par l’agence de presse catholique autrichienne Kathpress. Selon le jésuite, qui est également membre de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, le Saint-Siège manque de personnel formé pour traiter ces cas. Il faudrait au moins dix à quinze personnes de culture et de langues différentes capables de donner aux victimes des réponses circonstanciées et pouvant éclaircir rapidement de quels faits il s’agit et qui est responsable de l’affaire, explique-t-il.

 

Le père Zöllner comprend néanmoins la position du cardinal Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) qui estime que répondre au courrier n’est pas de la responsabilité de sa congrégation, la CDF étant, à ses yeux, uniquement responsable du déroulement des procès canoniques du clergé accusé d’abus. C’est pourquoi la commission a suggéré la création d’un office centralisé chargé de répondre aux victimes.

 

Face aux vives critiques de l’irlandaise Marie Collins qui a démissionné de la Commission au début mars, le jésuite relève que la collaboration avec les services de la curie se passe généralement bien. Il en veut pour preuve la présence de six cardinaux de curie au récent séminaire organisé par la commission.

 

Le pape François a institué cette commission en 2014 pour une période d’essai de trois ans qui arrivera à son terme en décembre prochain. Elle a pour mandat de conseiller le Vatican sur le traitement et la prévention des abus sexuels. Le pape devra donc décider à la fin de l’année sous quelle forme ce travail devra être poursuivi.

 

Le père Zöllner est très optimiste car la curie n’a pas vraiment montré d’impatience à traiter le sujet des prêtres pédophiles, mais met en avant une réalité le besoin de personnel formé pour répondre personnellement aux lettres des victimes qui pourrait être mené par la création d’un office centralisé chargé de répondre aux victimes.

 

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Publié le 29 Mars 2017

Manuel Valls a enfin annoncé qu’il voterait pour Emmanuel Macron à la présidentielle, tout en essayant de nous faire peur avec Marine Le Pen, avec ses échecs répétés lors des municipales, des législatives et des régionales. La réaction au sein du PS ne s’est pas fait attendre puisque que pour Hanotin, le directeur de campagne de Benoît Hamon c’est une «Minable tentative de sabotage», Arnaud Montebourg parle de Valls comme d’un «homme sans honneur», ce qui n’est pas faux puisque ce dernier avait promis de soutenir Benoît Hamon, Alexis Bachelay, un député hamoniste parle de lui comme d’«un pompier pyromane», la députée des Hautes-Alpes, Karine Berger n’est pas plus tendre en donnant «Un seul adjectif ce matin pour qualifier le comportement de Manuel Valls : minable», et enfin Menucci n’est pas plus tendre en disant à Valls : «Tu nous fait honte». Je ne savais pas qu’être parjure était une logique politique comme l’avance Manuel Valls. Comment veut-on encore croire aux hommes politiques après ça.

 

Comme on pouvait s’y attendre Emmanuel Macron l’a félicité et a changé de ton à son encontre, espérant sans doute une coalition de gouvernement avec le PS. Et ce dernier qui nous disait qu’il ne ferait pas d’accord d’appareil. Il s’est aussi mis d’accord sur la proportion de circonscriptions réservées au Modem de François Bayrou. Un mensonge de plus de sa part. Enfin, Jean-Christophe Cambadélis ne veut pas sanctionner Emmanuel Valls, comme si il préparait déjà la défaite de Benoît Hamon, pour avoir un accord avec Emmanuel Macron. Si le PS fait cela, alors il perdra toute crédibilité et ne gagnera plus jamais une seule élection. La base du PS est en révolte depuis mardi soir et les rumeurs de ralliements de Valls à Macron n’ont pas arrangé les choses, sans oublier que toute une fraction de la gauche modérée ne votera jamais Jean-Luc Mélenchon.

 

Benoît Hamon a réagit très vite et a fait un appel au rassemblement de gauche autour de lui : «Ce matin ce qui est le plus grave pour notre pays et pour la politique, c'est que la démocratie a pris un grand coup de plus. À un moment où l'extrême-droite autoritaire est banalisée, oui, la démocratie est la prunelle de nos yeux. La parole donnée, la parole signée, devant le peuple, doit être scrupuleusement respectée. C'est pour cela que j'ai combattu le 49.3. Je lance un appel aux citoyens : réagissez, sanctionnez et tournez la page de cette vieille politique, de ceux qui bafouent leurs convictions. Ceux qui ont fait tant de mal à la gauche avec la loi travail et la déchéance de nationalité ont trouvé refuge chez Emmanuel Macron. Ne laissons pas les forces de destruction, les forces de l'argent présider aux destinées de notre pays. Rassemblons la gauche pour gagner. J'appelle les sociaux-démocrates, communistes et Jean-Luc Mélenchon attachés au progrès social et à la démocratie à unir leurs forces aux miennes. J’ai une position centrale à gauche, je suis le seul à pouvoir créer les conditions d’une majorité de gauche pour gouverner. Je refuse le vote témoignage.»

 

Un appel entendu par Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, qui souhaite une rencontre «dans les prochains jours» avec Mélenchon, Hamon et Jadot en vue d'une «candidature commune». Mais, attention à ne pas croire que le candidat socialiste choisit par la primaire à gauche se retirera pour Mélenchon, car une bonne partie de ses électeurs se dirigeront sur Macron, plutôt que de voter le leader de la France insoumise. Dans mon cas, je voterai blanc.

 

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Publié le 28 Mars 2017

francetvinfo.fr nous montre ce mardi 28 mars 2017 que le président de la Conférence des évêques de France a exprimé, lors de l'ouverture de l'assemblée de printemps des évêques à Lourdes, la volonté de l'Église catholique "d'accueillir et d'écouter les victimes".

 

Le président de la Conférence des évêques de France, Georges Pontier, a réaffirmé, mardi 28 mars, que "rien" ne pouvait dispenser l'Église "d'aider la justice" en matière de lutte contre les abus sexuels. Il réagissait après la mise en cause de l'Eglise catholique française, accusée d'avoir dissimulé des affaires de pédophilie.

 

L'archevêque de Marseille s'exprimait à l'ouverture de l'assemblée de printemps des évêques à Lourdes, en l'absence de son confrère de Paris, le cardinal André Vingt-Trois, hospitalisé depuis plus d'un mois.

 

"Qu'on veuille bien nous croire : nous sommes profondément touchés par la souffrance des victimes et nous voulons les accueillir et les écouter de notre mieux", a affirmé le président de la CEF. "Nous sommes résolus à aider la justice à faire son travail", a-t-il poursuivi. "Qu'on veuille bien cesser de laisser entendre que tout prêtre est un pédophile potentiel", a-t-il ajouté.

 

L'archevêque Georges Pontier a notamment évoqué la mise en place de cellules d'écoute des victimes, des outils de formation pour tous ceux et celles qui sont en responsabilité auprès d'enfants et de jeunes ainsi qu'une commission d'experts chargée de conseiller l'Église catholique dans la gestion des faits de pédophilie.

 

Selon des données de la CEF, la France compte moins de 0,5% de prêtres ou diacres (70 sur environ 15 000) mis en examen ou condamnés pour abus sexuels sur des mineurs.

 

Il faudra plus que des paroles pour contenter les victimes des prêtres pédophiles qui attendent des actes. La lenteur avec laquelle est traité le problème des prêtres pédophiles n’est pas pour les rassurer. Un petit effort, pour être crédible.

 

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Publié le 28 Mars 2017

Benoît Hamon passe à l’offensive et dans ces dernières semaines il s’est enfin mis à attaquer ses adversaires politiques que sont Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, François Fillon et Marine Le Pen. Il a aussi reçu en Allemagne le soutien de Martin Schulz le dirigeant du SPD qui a des vues communes avec lui sur l’Europe et a pu discuter avec Angela Merkel de leurs accords sur les réfugiés et désaccords sur l’austérité. Comme il l’a annoncé, il ne veut pas que la gauche suive Emmanuelli dans la tombe et combattra jusqu’au bout pour ceux qui l’ont porté à l’élection durant la primaire à gauche. Des élus, des militants et des sympathisants se mobilisent pour le faire gagner depuis le meeting de Paris-Bercy, tandis que Les Jeunes socialistes du Finistère ont signé une tribune dénonçant les ralliements de Jean-Yves Le Drian, Bernard Poignant et Richard Ferrand au candidat d'En marche.

 

Mélenchon trop confiant ne désire pas faire le troisième débat qui aura lieu sur France 2, pensant que le deuxième qui aura lieu sur BFM-TV et sur CNews le 4 avril sera suffisant. Il pense sans doute que ses militants qui visiteront 27 villes de France pour rencontrer les habitants grâce à un camion qui se transformera en estrade lui donneront la victoire. Un excès d’optimisme trop rapide. Tandis que Macron y met des réserves lui aussi. Il faut dire que les ralliements de gauche et de droite l’ont rendu aussi trop confiant sur sa victoire aux présidentielles et aux législatives. Mais ceux qui voudront porter ses couleurs devront abandonner leur parti. Cela est plutôt insultant pour les petits candidats qui n’ont pas pu faire le 1er débat le 20 mars sur TF1 et qui n’auront que deux débat pour se faire connaître.

 

François Fillon lui ne donnera plus le détail de ses déplacements pour éviter d’être accueilli par le son des casseroles, alors que Marine Le Pen a ironisé devant les membres du MEDEF sur les un millions d’emplois promis par Pierre Gattaz tout en essayant de rassurer les chefs d’entreprises.

 

Enfin, un député européen espagnol Esteban Gonzalez Pons du PPE (droite) a rappelé ce qu’était l’Europe : "L'Europe n'est pas un marché, c'est la volonté de vivre ensemble. Quitter l'Europe n'est pas quitter un marché, mais un rêve partagé. Nous pouvons avoir un marché commun, mais si nous n'avons pas de rêves en commun, nous n'avons rien. L'Europe est la paix qui est venue après le désastre de la guerre. L'Europe est le pardon entre Français et Allemands. L'Europe est le retour à la liberté pour la Grèce, l'Espagne et le Portugal. L'Europe est la chute du mur de Berlin. L'Europe est la fin du communisme. L'Europe est l'État-providence, c'est la démocratie. Ce sont les droits fondamentaux". Et il se demande : "Pouvons-nous vivre sans tout cela? Pouvons-nous abandonner cela ?"

 

C’est une très bonne question, puisque l’Europe fait face au populisme et à l’après Brexit, et n’a pas su donner des réponses à celle-ci. Trop occupé à se centrer sur les questions économiques, plutôt que politique.

 

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Publié le 27 Mars 2017

Bernadette Sauvaget dans son article du lundi 27 mars 2017 dans Libération.fr nous montre que la «tolérance zéro» affichée par l'Église catholique contre les abus sexuels peine à se concrétiser. La commission pour la protection des mineurs a bien avancé des propositions que François tarde à valider.

 

Un pape en apesanteur ? François affiche, certes, une «tolérance zéro» contre la pédophilie dans l’Église catholique. Mais le doute s’est installé, au fil des mois, sur sa détermination à la mettre en pratique. En retrait par rapport à la fermeté de son prédécesseur Benoît XVI, il prend le risque que ce grave dossier ne devienne l’un des points noirs de son pontificat. «Le temps sera le test», a défendu, ce lundi, le cardinal américain Seán O’Malley, l’un de ses proches qui préside la commission pour la protection des mineurs, qui s’est réunie tout au long de la semaine dernière au Vatican. «C’est lent», dit aussi, à Libération, la pédopsychiatre française Catherine Bonnet qui siège dans cette instance, chargée de conseiller le pape.

 

La commission a transmis une série de propositions au pape. Mais silence sur leur contenu. Une conférence de presse que devait se tenir, ce lundi matin au Vatican, a été annulée au dernier moment. Officiellement : certains membres de la commission s’étaient déjà exprimés publiquement. À l’instar du cardinal O’Malley. Cette personnalité respectée du combat contre la pédophilie aux États-Unis (l’austère O’Malley a remis d’équerre le diocèse de Boston où a lieu le scandale Spotlight au début des années 2000) a dépensé beaucoup d’énergie à défendre son pape et son engagement à combattre la pédophilie.

 

Le malaise est pourtant là. Début mars, la démission avec fracas de Marie Collins a ébranlé très fortement la commission qui lui a apporté malgré tout son soutien. Cette ancienne victime, figure de la lutte contre la pédophilie dans l’Eglise qui a joué rôle clé dans la crise en Irlande, a mis les pieds dans le plat. Elle a dénoncé publiquement un manque de coopération des services du Vatican, tout spécialement de la puissante Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) qui gère les dossiers des prêtres pédophiles.

 

«Faux», a rétorqué tout aussi publiquement le patron de la CDF, le cardinal Gerhard Ludwig Müller. Marie Collins déplorait particulièrement le peu d’égard manifesté aux victimes, demandant à ce que le Vatican leur réponde systématiquement et individuellement quand elles prennent contact avec les instances officielles de l’Eglise. «Je la soutiens totalement, déclare Catherine Bonnet. Rien ne peut avancer réellement si on ne prend pas en compte la parole des victimes, si on ne les écoute pas.»

 

Une autre bataille a eu lieu en coulisse. Très vite, la commission avait proposé un tribunal pour juger les évêques ayant couvert des prêtres pédophiles. Dans un premier temps, cette mesure phare avait été avalisée au plus haut niveau du Vatican. Reculade ? Le pape lui a finalement préféré une commission de discipline. Mais qui n’est toujours pas… en place ! Homme d’autorité, François tergiverse moins sur d’autres dossiers. Sur la question de la pédophilie, il fait preuve de certaines ambiguïtés. Ainsi, il a apporté un soutien indéfectible au cardinal Philippe Barbarin, mis en cause dans son diocèse de Lyon pour des manquements dans cinq affaires. François a aussi conservé auprès de lui l’Australien George Pell, le ministre de l’économie du Vatican, mis en cause dans son pays. Comme d’autres responsables catholiques, l’un et l’autre pourraient peut-être être convoqués devant la commission de discipline. Si elle fonctionne…

 

Autre grave épine dans le pied du pape : des affaires resurgissent en Argentine quand il fut archevêque de Buenos Aires. A l’instar de celle du père Julio César Grassi. Sa peine à quinze ans de prison a été confirmée, la semaine dernière, après de multiples recours. Bergoglio l’aurait aidé dans sa défense. Comme pape, il devra trancher dans les mois à venir s’il est renvoyé ou non de l’état clérical… Une clarification très attendue.

 

Le pape François va devoir montrer plus de volonté pour faire passer sa fameuse «tolérance zéro» et nettoyer durablement l’Église, il faut dire que les victimes des prêtres pédophiles en ont assez d’attendre.

 

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Publié le 26 Mars 2017

Céline Hoyeau dans la-Croix.com ce dimanche 26 mars 2016 a recueilli les propos du père Stéphane Joulain, père blanc, psychothérapeute spécialisé dans le traitement des abus sexuels, a suivi en thérapie près de 200 prêtres pédophiles et donne dans différents pays de nombreuses formations en matière d’éducation et de prévention.

 

À ses yeux, l’Église doit se doter d’instances de contrôle et collaborer étroitement avec les victimes, si elle veut véritablement instaurer une culture de lutte contre la pédophilie. Pour lui, la peur du scandale, la protection de l’institution et l’envie de ne pas entacher l’image de l’Église n’a fait qu’abîmer sa réputation. Les gens ne pardonnent pas le fait que des évêques les aient camouflés.

 

Il avance que «Certains traits de cléricalisme ont pu entraîner une fausse solidarité sacerdotale.» Mais aussi qu’«Il y a certainement aussi, parfois, une méconnaissance des conséquences de l’abus sexuel. Certains n’y voient qu’une affaire de sexe, de la même manière qu’ils auraient à gérer un prêtre ayant une compagne. Ils réduisent les abus sur mineurs à une question de moralité, un péché contre le sixième commandement, mais on ne peut mettre ces abus sur le même plan que des relations sexuelles entre adultes consentants.»

 

Le père Stéphane Joulain dit aussi qu’«Il n’est pas évident de croire les évêques lorsqu’ils affichent aujourd’hui leur détermination, alors qu’ils nous ont dit la même chose en 2000. Personne ne leur a demandé des comptes entre-temps.» Il montre aussi que le problème est qu’«Ils ont publié une brochure Lutter contre la pédophilie à destination des éducateurs. On sait que le problème concerne des prêtres qui ont abusé mais on fait un livre à destination de tous les éducateurs qui pourraient abuser, avec une page sur les prêtres.»

 

Pour le père Joulain on devrait suivre l’exemple des États-Unis : «Aux États-Unis, la conférence des évêques doit publier chaque année un rapport sur la protection des enfants dans lequel ils indiquent ce qu’ils ont fait concrètement. Au sein de ma congrégation, j’anime aussi un réseau des délégués à la protection de l’enfance, chargés de faire en sorte que nos lieux de mission soient sûrs. Chaque année, ils doivent m’envoyer un rapport indiquant où ils en sont. C’est cela qu’on attend des évêques : pas simplement qu’ils nous disent qu’ils font des choses, mais concrètement, ce qu’ils font.»

 

Il fait également une proposition intéressante celle d’une «instance qui puisse vérifier comment tel dossier a été géré dans tel diocèse, ce qu’il faut améliorer ou changer dans tel autre, combien de formations ont été dispensées dans les séminaires et sur quoi.» Car il a suivi certaines formations qui étaient très insuffisantes.

 

Pour le prêtre pédophile, selon lui faut d’abord reconnaître que ces hommes ne sont pas dignes d’exercer le ministère du prêtre. Ils peuvent célébrer la messe pour eux personnellement, mais ils ne peuvent plus célébrer les sacrements pour les autres ni exercer de charge de prêtre. Ensuite se pose la question : que faire d’eux ? Et quand il s’agit d’un homme d’une quarantaine d’années, qui a la possibilité avec une bonne thérapie, de recommencer sa vie, je lui conseille de demander à être déchargé de l’état clérical.

 

Mais quand c’est un homme de 65-70 ans, il trouve que «c’est beaucoup plus difficile d’entamer une thérapie et, s’il se retrouve dans la nature, en période de stress, sans soutien, il risque de recommencer. Une vie de pénitence et de prière, comme l’envisage le pape François pour ces personnes, peut être une solution intéressante car elle protège la société. Mais on ne peut pas tous les mettre dans un monastère, les monastères ne sont pas faits pour ça.»

 

Enfin pour le père Joulain, «Il n’y a pas de solution idéale. Il faut travailler au cas par cas, évaluer si on a les moyens d’une supervision.» espérons que l’Église arrive à se débarrasser de la culture du secret sur ces affaires, car comme le montre l’article de la-croix.com d’Éric Domergue (à Buenos Aires) et de Nicolas Senèze (à Rome) intitulé «L’affaire Grassi embarrasse l’Église argentine», c’est plutôt difficile comme le conte le frère Fuentes. «En Argentine, la question des abus sexuels, dans l’Église comme dans la société, n’est véritablement traitée que depuis 8 ou 10 ans, reconnaît-il. Culturellement, cela reste un tabou. Il ne faut pas oublier que les adultes ont grandi sous 30 ou 40 années de dictature : une véritable formation au silence ! Même si les choses ont évolué depuis 10 ans, il n’y a pas de culture de la transparence.»

 

Le pape François a surtout trop attendu pour régler ce problème. Une enquête canonique a par ailleurs été lancée et le dossier serait, depuis décembre 2016, à la Congrégation pour la doctrine de la foi qui doit désormais se prononcer sur le renvoi du père Julio Cesar Grassi de l’état clérical. C’est un peu tard. Il avait pourtant été condamné à 15 ans de prison en 2009 pour avoir abusé de mineurs alors qu’il dirigeait la fondation “Felices los Niños” (Heureux les enfants). Sa condamnation est désormais définitive, ayant déjà été confirmée par la Chambre de cassation et la Cour suprême de la province de Buenos Aires le 21 mars 2017. Le père Grassi était resté en liberté jusqu’en septembre 2013, et a ensuite perdu le bénéfice de la liberté surveillée.

 

L’évêque du diocèse de Moron, dans la banlieue de Buenos Aires, a aussi déclaré le 21 mars 2017 que le père Julio César Grassi était interdit d’exercer ses fonctions sacerdotales en public depuis le début de son procès. Tout en soulignant qu’il fait face à une enquête au Vatican. Sa situation dépend d’une décision du pape François, relève l’évêque de Moron. Que de temps perdu et combien de victimes aurait pu échapper à ce prêtre si l’archevêque de Buenos Aires, de 1998 à 2013, le cardinal Bergoglio les avaient écoutées et empêcher une contre-enquête a été commandée par la Conférence épiscopale argentine.

 

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Publié le 25 Mars 2017

Le pape appelle les dirigeants européens à retrouver les valeurs fondamentales de l'Union

euronews.com dans son article du vendredi 24 mars 2013 nous montre que c’est un message bienveillant mais sans concession que le pape François a adressé aux dirigeants européens réunis au Vatican à la veille du 60ème anniversaire de la signature des Traités de Rome. Le chef de l’Église catholique a ainsi estimé que l’Union européenne risquait “de mourir” si elle ne revenait pas aux idéaux des pères fondateurs comme la solidarité, tout cela en présence des représentants de la Pologne, de la Hongrie et de la République tchèque, qui rechignent aux appels à la solidarité vis-à-vis des migrants et des réfugiés.

 

“L’Europe retrouve l’espérance lorsque l’homme est le centre et le cœur de ses institutions, a déclaré le pape argentin. J’estime que cela implique l’écoute attentive et confiante des requêtes qui proviennent aussi bien des individus que de la société et des peuples qui composent l’Union. Malheureusement, on a souvent l’impression qu’est en cours un ‘‘décrochage affectif’’ entre les citoyens et les institutions européennes.”

 

Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a lui aussi appelé à se souvenir de ce qui avait rassemblé les Européens, en premier lieu le désir d’une paix durable. “Nous pourrons faire échec au terrorisme, résoudre le problème de l’immigration et éloigner le spectre de la crise économique, avec le fléau du chômage des jeunes, uniquement si nous sommes capables de retrouver et d’apprécier les raisons qui nous ont conduit à nous unir”, a-t-il expliqué.

 

La photo de famille de cette rencontre avec le pape illustre la période tourmentée que traverse l’Union européenne. Une photo sans la première ministre britannique, qui enclenchera dans quelques jours la procédure de divorce avec l’UE.

 

Comme le montre france24.fr dans son article «L'Union européenne célèbre les 60 ans du traité de Rome malgré le Brexit», dans une déclaration solennelle, les 27 vont tenter d'affirmer samedi que leur "Union est une et indivisible", en réponse explicite au Brexit, selon le projet de document final. "L'Europe est notre avenir commun", conclut la déclaration solennelle. "Rome doit marquer le début d'un nouveau chapitre" pour une "Europe unie à 27", a affirmé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

 

Mais d'ores et déjà des voix s'élèvent contre cette charte commune. Ainsi la Première ministre polonaise, Beata Szydlo, a menacé de ne pas signer. Au cœur des tensions, l'affirmation dans le texte de la possibilité pour un groupe de pays de pouvoir avancer plus vite sur certains sujets sans risquer le veto d'un autre État membre.

 

Les divisions sont toujours visibles dans l’UE, où les 27 ont promis à la Grèce d'œuvrer à une Union qui «favorise le progrès économique et social» et «qui prenne en compte la diversité des systèmes nationaux et le rôle essentiel des partenaires sociaux», tout en rassurant la Pologne. On peine à y croire car l’UE est rongée par le néolibéralisme et n’a pas montré une grande réussite dans ses combats contre les populismes d’extrême droite.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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