Publié le 26 Novembre 2015

Au Kenya, le pape François dénonce la radicalisation des jeunes

Le Point.fr dans son article du jeudi 26 novembre 2015 nous montre que Jorge Bergoglio a célébré la plus grande messe de son voyage en Afrique, durant laquelle il a aussi critiqué "l'arrogance des hommes à l'égard des femmes".

Pour le deuxième jour de son voyage en Afrique, ce jeudi, le pape François a très fermement condamné la radicalisation des jeunes qui sont "rendus extrémistes" pour commettre des "attaques barbares" injustifiables au nom de Dieu, appelant musulmans, protestants et catholiques à résister ensemble. "Trop souvent, des jeunes sont rendus extrémistes au nom de la religion pour semer discorde et peur et pour déchirer le tissu même de notre société", a-t-il lancé deux semaines après les attentats de Paris commis par des jeunes musulmans radicalisés.

"Notre conviction commune est que le dieu que nous cherchons à servir est un dieu de paix ! Son saint nom ne doit jamais être utilisé pour justifier la haine et la violence", a-t-il répété, à la nonciature apostolique (ambassade du Saint-Siège) à Nairobi, au Kenya, aux représentants des Églises anglicanes, luthériennes, méthodistes, pentecôtistes, ainsi qu'aux dignitaires de l'islam et des religions animistes. "Je sais combien est vivant en vous le souvenir laissé par les attaques barbares au centre commercial Westgate (de Nairobi), à l'université de Garissa (est) et à Mandera (nord-est)", a ajouté Jorge Bergoglio dans une allusion à une série d'attaques spectaculaires et meurtrières menées au Kenya par les islamistes shebab somaliens depuis deux ans. Il a appelé de ses vœux au renforcement du dialogue œcuménique et interreligieux. Ce "n'est pas un luxe, n'est pas optionnel, c'est quelque chose dont notre monde, blessé par des conflits, a toujours plus besoin".

Au nom des musulmans, Abdulghafur El-Busaiyn, président du Conseil suprême des musulmans kényans, a exhorté que, "comme peuple d'un seul Dieu, nous (chrétiens et musulmans) fassions front et soyons unis, que nous nous donnions la main pour tout ce qui est essentiel pour notre humanité, sans distinction de lieu, de culture, de langue, d'ethnie, de race, de statut, de politique. (...) Aujourd'hui, nous sommes pris par les mirages de politiques sans principes, d'affaires sans morale, de fortune sans travail, d'éducation sans caractère, de science sans humanité, de plaisir sans conscience, de religion sans spiritualité et de compétences sans responsabilité professionnelle. Nous ne pouvons sûrement pas continuer dans cette direction", a lancé Abdulghafur El-Busaidy, qui représente les 30 % de musulmans du Kenya.

Plus tard, durant la messe à Nairobi - la plus grande de son voyage en Afrique -, le pape François a dénoncé devant des centaines de milliers de Kényans rassemblés pour une messe à Nairobi les attitudes qui tendant à "favoriser l'arrogance des hommes et le mépris à l'égard des femmes". "Nous sommes appelés à résister aux pratiques qui favorisent l'arrogance chez les hommes, qui blessent ou méprisent les femmes, qui ne soignent pas les anciens et qui menacent la vie des innocents qui ne sont pas encore nés", a-t-il déclaré. "La santé de toute société dépend toujours de la santé des familles. La foi dans la parole de Dieu nous appelle à soutenir les familles dans leur mission à l'intérieur de la société, à accueillir les enfants comme une bénédiction pour notre monde", a-t-il dit dans son homélie à la foule fervente malgré un temps pluvieux. Enfin, le souverain pontife a "lancé un appel particulier aux jeunes de la nation" kényane. "Que les grandes valeurs de la tradition africaine, la sagesse et la vérité de la parole de Dieu, ainsi que le généreux idéalisme de votre jeunesse, vous guident dans l'engagement à former une société toujours plus juste, inclusive et respectueuse de la dignité humaine."

Dans l'après-midi de jeudi, le pape François doit se rendre dans une école, la Saint-Mary'School, où il rassemblera autour de lui les prêtres, religieux, religieuses et séminaristes, qui sont des milliers au Kenya. 32,3 % des Kényans (13,8 millions) sont catholiques, et 2 744 prêtres, 800 religieux et 5500 religieuses les encadrent, sans compter des milliers de catéchistes. Le rendez-vous le plus attendu aura lieu au siège de l'ONU, l'UNON, en fin d'après-midi. Alors que la conférence internationale sur le climat (COP21) s'ouvrira le 30 novembre à Paris, le pape, qui a écrit une encyclique sur ce thème au printemps, prendra la parole sur la protection de l'environnement devant deux agences spécialisées qui ont leur siège à Nairobi, le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et l'ONU-Habitat. Manière pour lui de lier une nouvelle fois la dégradation de l'environnement à celle des conditions de vie, dans ce qu'il ne cesse d'appeler "la culture du déchet" dans la mondialisation capitaliste.

La directrice générale de l'UNON, Mme Sahle-Work Zewde, doit accompagner le pape dans le parc du siège de l'UNON à bord d'une voiture électrique, et le pape François plantera un arbre, marquant symboliquement son attachement à la défense de "la création de Dieu". Mercredi, près du palais présidentiel, le pape François a déjà planté un olivier, pour les mêmes raisons. Ces gestes visent à défendre une nature qui est particulièrement affectée en Afrique par les désastres naturels et la pollution de l'homme.

Le pape François comme à son habitude n'attend pas pour dire les choses qui fâchent et il dénonce la radicalisation religieuse; appelle au dialogue œcuménique qui peut apporter des solutions face à cela, tout en critiquant le machisme et a demander à la population kényane de créer une société plus juste et plus ouverte. La suite des événements risque d'être fort intéressante.

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Publié le 25 Novembre 2015

Le pape François est arrivé à Nairobi, au Kenya, pour sa première tournée en Afrique

L'OBS nous montre que le pape François est arrivé ce mercredi 25 novembre 2015 à Nairobi, la capitale du Kenya, où il débute la première tournée de son pontificat en Afrique et où il a été accueilli par un chœur de chant et des danseurs. Le pape se rendra ensuite en Ouganda (27-29 novembre) et en République centrafricaine (29-30). Tout au long de cette tournée, il devrait plaider pour la justice sociale, la protection de l'environnement, la paix et le dialogue interreligieux.

Comme nous le montre Radio Vatican, juste avant de partir pour l'aéroport de Fiumicino, le pape a rencontré 11 femmes et six enfants, provenant d'un centre qui accueille des victimes de la violence domestique et de la traite de la prostitution. Ces femmes provenaient de quatre nationalités, italienne, nigériane, roumaine et ukrainienne. Elles sont hébergées par une communauté religieuse dans un village du Latium, la région de la Ville de Rome. Cette rencontre de quelques minutes s'est tenue à la maison Sainte-Marthe.

Les autorités ont déployé quelque 10 000 hommes pour assurer la sécurité à Nairobi et les routes empruntées par le convoi du souverain pontife ont été fermées, alors que des inquiétudes pèsent sur la sécurité entourant ce voyage. Mais à un journaliste qui lui demandait dans l'avion s'il était nerveux, le pape argentin, qui n'avait encore jamais mis le pied de sa vie en Afrique, a répondu en souriant : "À vrai dire j'ai davantage peur des moustiques !"

À Nairobi, le pape sera reçu par le président Uhuru Kenyatta, en présence de toute la classe dirigeante. Ce sera pour le pape François l'occasion d'un premier discours, en anglais, dans lequel il devrait dénoncer la corruption et l'écart entre riches et pauvres, maux endémiques du Kenya, pays dont un tiers de la population est catholique.

Jeudi, décrété journée nationale fériée "de prière et de réflexion" au Kenya, il présidera une rencontre œcuménique et interreligieuse, avant de se rendre au siège de l'agence de l'ONU pour l'environnement pour évoquer les enjeux de la conférence de Paris sur le climat.

Le pape François vient d'arriver en Afrique pour un voyage où il mettra en avant des sujets qui lui tiennent à cœur comme la justice sociale, l'environnement et le dialogue interreligieux, tout en dénonçant les maux de ce continent que sont la corruption, la pauvreté et les conflits. Une rude tâche qui espérons le débouchera sur des résultats.

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Publié le 24 Novembre 2015

Comme nous le montre Anne Soupa dans HuffingtonPost.fr ce mardi 24 novembre 2015, la Conférence catholique des baptisé-e-s francophones fait paraître cette lettre ouverte à Mgr Philippe Barbarin, à la suite des propos du père Hervé Benoît qui comparent les assassins aux victimes des attentats du 13 novembre dernier :

"Monsieur le cardinal,

Comme vous, nous avons été horrifiés par les propos qu'a tenus le père Hervé Benoît. Cette assimilation froide et cynique des terroristes aux victimes, soit disant porteurs ensemble de la même culture de mort, est inacceptable.

Nous avons entendu de votre part une condamnation ferme et sans équivoque de ces paroles blessantes. Comme vous, nous sommes aussi sensibles à la nécessité de pardonner à ceux qui, comme ce prêtre "souffrent dans leur cœur".

Cependant, le dommage que causent ces propos, non seulement aux victimes, mais à l'ensemble des catholiques, prêtres ou laïcs, assimilés aux délires violents et nuisibles d'un esprit hors de son bon sens, doit être pris en compte. Prenons ensemble conscience que ces paroles portent une injure à tout le peuple de Dieu et que ce délit, véritablement, trouble l'ordre public.

C'est pourquoi nous vous demandons, au nom de votre responsabilité épiscopale envers les agissements d'un prêtre de votre diocèse, de prendre les mesures qui s'imposent.

D'une part, l'attitude de ce prêtre appelle de véritables sanctions, non réductibles à ce que l'on fait envers un "frère qui va mal". Il serait inconcevable que demain, ce prêtre puisse de nouveau prendre publiquement la parole, ni qu'il puisse, dans quelque cadre ministériel que ce soit, s'exposer à proférer des injures de ce type envers d'autres personnes. Aussi nous vous demandons de bien vouloir prendre un décret administratif de suspension immédiate de ce prêtre, en attendant un jugement canonique en bonne et due forme.

D'autre part, le dommage causé aux victimes, à leurs familles et à l'ensemble des catholiques, requiert des excuses publiques que, en raison de la haute fonction qui est la vôtre -dans le souci d'éviter le scandale, d'exercer une juste réparation, et de manifester la communion entre tous- vous êtes le seul à pouvoir prononcer.

C'est pourquoi, prenant au sérieux les dispositions de notre Église qui reconnaît qu'elle a des obligations en cas de dommages de ce type, nous ferons suivre cette lettre par une plainte à l'Official canonique de Lyon, nous réservant la possibilité d'aller auprès de la justice civile.

Nous espérons que, sans attendre, vous aurez à cœur de ne pas laisser le scandale sans réplique adaptée. En effet, il serait très grave que des écarts tels que celui de ce prêtre soient sous-estimés. Dans l'épreuve que traverse notre pays, dans un moment où la cohésion nationale est essentielle, il serait de la plus haute signification que les catholiques se montrent eux aussi unis dans la désapprobation de déviances aussi lamentables.

Très fraternellement,

La Conférence catholique des baptisé-e-s francophones, Anne Soupa, présidente, Christine Pedotti, présidente d'honneur, Claude Besson, Michel Bouvard, Loup Monnot des Angles, Jean-Marc Salvanès, Claudine Onfray, Paule Zellitch, membres du bureau, la Conférence des baptisés de Lyon.

Can. 1369 - Qui, dans un spectacle ou une assemblée publique, ou dans un écrit répandu dans le public, ou en utilisant d'autres moyens de communication sociale, profère un blasphème ou blesse gravement les bonnes moeurs, ou bien dit des injures ou excite à la haine ou au mépris contre la religion ou l'Église, sera puni d'une juste peine."

Espérons que la CCBF soit entendue, car en lien avec l'évêque de Bourges, le cardinal Barbarin compte étudier d'éventuelles suites à donner à ces propos. Et pour ceux qui veulent la destitution du chapelain de Fourvière je vous mets la pétition sur Change.org intitulée 'Pour la destitution du chapelain de Fourvière", si vous voulez la signer.

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Publié le 24 Novembre 2015

L'EXPRESS.fr nous montre dans son article du lundi 23 novembre 2015 que le père Hervé Benoît relativise aussi le nombre de morts en rappelant le chiffre des avortements en France. L'archevêque de Lyon, le cardinal Barbarin se dit "consterné".

Terroristes de Daech et victimes du Bataclan seraient-ils finalement des "frères siamois" ? Ces propos, choquants, sont ceux d'un prêtre lyonnais. Hervé Benoît a en effet essayé d'expliquer vendredi sur le site Riposte catholique, en quoi les victimes et leurs bourreaux étaient comparables.

Visiblement dégoûté par le spectacle de "1500 personnes en transe, serrées et échauffées comme dans une matrice", l'homme d'Église décrit les spectateurs d'Eagles of Death Metal (un groupe de "métal", assure-t-il, ce qui est faux) comme de "pauvres enfants de la génération bobo, en transe extatique". "Jeunes, festifs, ouverts, cosmopolites", les décrit Libération ? Lui y voit plutôt des "morts-vivants" dont les assassins sont donc les "frères siamois", affirme-t-il dans sa tribune repérée par Rue89 Lyon.

"Comment ne pas le voir ?, interpelle le prêtre. C'est tellement évident ! Même déracinement, même amnésie, même infantilisme, même inculture... Les uns se gavaient de valeurs chrétiennes devenues folles: tolérance, relativisme, universalisme, hédonisme... Les autres, de valeurs musulmanes devenues encore plus folles au contact de la modernité: intolérance, dogmatisme, cosmopolitisme de la haine..." Alors que "les uns portent le maillot du PSG - 'Fly Emirates' en effaçant le berceau de Louis XIV", les autres "profitent du même argent pour se faire offrir un costume en bombes".

"Ce n'est pas le retour du Moyen Âge, contrairement à ce que disent les crétins, c'est la postmodernité dans toute son absurdité. Le drame de l'humanisme athée, qui aime le diable, la mort, la violence, et qui le dit... et qui en meurt ! (...) 130 morts, c'est affreux! Et 600 morts, c'est quoi? C'est le chiffre des avortements en France le même jour (...) Où est l'horreur, la vraie ?", s'interroge-t-il.

Le cardinal Barbarin s'est dit "consterné", jugeant ce texte "très blessant et inattendu sous la plume d'un prêtre", a rapporté l'entourage de l'archevêque de Lyon. Mgr Barbarin, qui a célébré ce lundi les obsèques d'une victime lyonnaise des attentats, a demandé à rencontrer cet homme. Originaire du diocèse de Bourges, le père Benoît officie à Lyon depuis plusieurs années, mais, en lien avec l'évêque de Bourges, le cardinal compte étudier d'éventuelles suites à donner à ces propos.

Dans son communiqué pour revendiquer les attentats de Paris, l'État islamique fustigeait lui aussi les "centaines d'idolâtres dans une fête de perversité". Des termes proches de celui du père Benoît.

L'horreur des mots est le même quand on met son viseur sur une époque passée fantasmée et le père Benoît ne fait que reprendre sous d'autres termes les propos des terroristes islamistes de Daech, en critiquant une jeunesse ouverte et cosmopolite qu'il déteste, tout en faisant à la fin une comparaison qui n'a pas de rapport avec le sujet. Tout simplement ignoble et hors de propos. Je suis heureux que le cardinal Barbarin soit consterné et espérons qu'il aille plus loin en sanctionnant ce prêtre.

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Publié le 23 Novembre 2015

Comme le montre Le Point.fr, le pape François a envoyé lundi 23 novembre 2015 un message vidéo aux Centrafricains, réaffirmant son intention d'aller à Bangui afin de contribuer ainsi à «un avenir plus serein pour la Centrafrique». «Je vous dis à bientôt», conclut le pape François dans son message, confirmant ainsi sa détermination à aller à Bangui, même si des changements de programme ne sont pas exclus au cas où la situation sécuritaire se révélerait trop aléatoire pour les foules attendues de toute la Cenfrafrique, mais aussi du Cameroun et d'autres pays voisins.

Le pape argentin sera de mercredi à lundi au Kenya, en Ouganda et en Centrafrique, pour son premier voyage sur ce continent. «Le but de ma visite est d'abord de vous apporter, au nom de Jésus, le réconfort de la consolation et de l'espérance. Je souhaite de tout cœur que ma visite à Bangui puisse contribuer, d'une manière ou d'une autre, à panser vos blessures et à ouvrir un avenir plus serein pour la Centrafrique et tous ses habitants», a ajouté le pape. Relevant que la devise retenue pour cette étape centrafricaine de son voyage est la phrase de Jésus dans l'Évangile «passons sur l'autre rive», Jorge Bergoglio a expliqué qu'il s'agissait d'inviter les Centrafricains à entrer dans une nouvelle phase en sortant de la spirale des vengeances : «C'est un thème qui invite vos communautés chrétiennes à regarder résolument en avant.»

«J'aurai la joie d'ouvrir pour vous - un peu en avance - l'Année jubilaire de la miséricorde, qui sera pour chacun, je l'espère, l'occasion providentielle d'un authentique pardon, à recevoir et à donner», a-t-il rappelé. Le pape doit ouvrir dans la cathédrale de Bangui une porte sainte. Il s'agit d'un geste symbolique traditionnel dans les jubilés : les croyants, en franchissant une porte sainte en pèlerinage, obtiennent le pardon de leurs péchés. Le jubilé doit être inauguré le 8 décembre à Rome, mais le pape a décidé de manière inédite d'ouvrir cette porte à Bangui dix jours avant, dans un geste pour l'Afrique souffrant de nombreux conflits civils. «Chers frères et sœurs de République centrafricaine, je tiens à vous dire la joie qui m'habite, et à saluer déjà chacun d'entre vous avec la plus grande affection, quelles que soient son ethnie ou sa religion.» «C'est la première fois de ma vie que je viendrai sur le continent africain, si beau et si riche de sa nature, de ses populations et de ses cultures, et je m'attends à de belles découvertes et à d'enrichissantes rencontres », a affirmé le pape François dans son message.

Le pape François a envoyé un message aux Centrafricains pour leur dire qu'il viendra leur apporter le réconfort et l'espérance afin de contribuer à un avenir plus serein centré sur le pardon et la rencontre.

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Publié le 23 Novembre 2015

Le Point Afrique nous montre dans son article du 23 novembre 2015 qu'au-delà des questions de sécurité, le souverain pontife devra rassurer une communauté catholique sur la défensive, autour de questions de mœurs et sous pression des islamistes.

L'Afrique que le pape va visiter du 25 au 30 novembre (Kenya, Ouganda, Centrafrique) compte deux cents millions de catholiques. C'est la région où on enregistre la plus forte croissance du nombre de baptisés au monde. La venue du pape est donc considérée comme un événement majeur. L'Ouganda, dont il foulera pour la première fois le sol, affiche 47 % de baptisés catholiques (plus de 17 millions). 32,3 % des Kényans (13,8 millions) et 37,3 % des Centrafricains (1,7 million) sont également catholiques, a indiqué le Vatican dans des statistiques mises à jour fin 2014. Les clergés dans les trois pays sont également importants : il y a 38 évêques kényans, 32 ougandais et 16 centrafricains. Ils sont assistés respectivement de 2744, 2180 et 350 prêtres. Des milliers de religieux, de religieuses sont aussi présents sur les territoires des trois pays, où la foi catholique, comme souvent en Afrique, est aussi enseignée par de très nombreux catéchistes laïques : 11 300 au Kenya, 15 800 en Ouganda et 6200 en Centrafrique. Le Kenya et l'Ouganda peuvent aussi compter sur une relève importante de leur clergé, avec des milliers de futurs prêtres formés dans les petits et grands séminaires (5500 au Kenya et 7000 en Ouganda). Ils sont près de 400 en Centrafrique. L'Église catholique a aussi un rôle-clé dans les domaines de l'éducation, de la santé et de l'assistance sociale, surtout dans les deux pays anglophones. Ainsi, selon ces statistiques, plus de 12 000 écoles, dont 10 000 maternelles et primaires au Kenya et près de 7000 en Ouganda, sont recensées. Les dispensaires, orphelinats, hôpitaux, léproseries, maisons pour invalides et personnes âgées, etc. sont plus de 2700.

Le pape François trouvera pour son premier voyage en Afrique une Église en pleine croissance, véritable pouvoir politique et social, mais qui affronte des défis redoutables, de l'islamisme radical à la prolifération des sectes évangélistes. Pour certains, comme le cardinal guinéen Robert Sarah, la jeune Église africaine incarne l'espoir d'une régénérescence de l'Église dans le monde. D'autres sont plus circonspects, relevant que le christianisme apporté par les missionnaires est jeune - un siècle et demi - et que la culture chrétienne est fragile. Pour le père Angelo Romano, expert de la communauté Sant'Egidio, lumières et ombres coexistent : "L'Église africaine est missionnaire, plaide pour la paix, défend la cohabitation avec les autres religions et est toujours favorable à la démocratie." Mais, analyse-t-il, son personnel laïque est "encore trop fragile" et son clergé "souffre de difficultés à comprendre les changements que la société africaine est en train de vivre". Deux réalités présentent pour elle des défis particuliers : l'apparition de mouvements djihadistes et de mosquées radicales financées notamment par les monarchies du Golfe et la création d'Églises évangélistes ou pentecôtistes, vers lesquelles affluent les catholiques. Au Kenya, en Ouganda et en Centrafrique, le pape François trouvera des communautés chrétiennes sur la défensive face au djihadisme. La menace des shebabs somaliens (notamment après le massacre au Kenya de 150 étudiants à l'université de Garissa en avril 2014), la peur de Boko Haram et d'autres groupes mettent les chrétiens sur la défensive.

Le pape devait lancer des appels forts à maintenir la coexistence pacifique et l'esprit de tolérance traditionnel entre chrétiens et musulmans. De multiples Églises pentecôtistes et évangélistes - plus festives, plus conservatrices et promettant aussi des miracles aux gens en difficulté - apparaissent dans les quartiers. Des centaines de milliers de catholiques les rejoignent. "Elles sont le fruit de l'échec de l'inculturation des Églises établies, qu'elles soient catholiques, protestantes, anglicanes", explique à l'AFP le père Giulio Albanese, expert de l'Afrique, à Radio Vatican. Les liturgies catholiques sont restées trop romaines, les célébrations trop solennelles, déconnectées de la culture africaine. À son crédit, l'Église catholique joue dans de nombreux pays un rôle politique de contre-pouvoir, face à des pouvoirs forts comme en RD Congo. De nombreux évêques et cardinaux, comme l'archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga, œuvrent courageusement à la paix civile, au risque de leur vie. Le pape François devrait encourager ces "pasteurs" proches des gens. Il a créé plusieurs cardinaux depuis son élection en 2013. À Nairobi dans le bidonville de Kangemi, à Kampala au centre caritatif de Nalukolongo ou à Bangui auprès des déplacés réfugiés dans une paroisse, le pape devrait encourager l'engagement des catholiques dans les "périphéries" contre la pauvreté, l'exclusion et les trafics.

L'Église catholique africaine campe sur des positions très intransigeantes en matière de mœurs. Ainsi, en octobre, au dernier synode sur la famille au Vatican, les évêques africains ont fustigé l'Occident "décadent" et "le colonialisme" idéologique, dénonçant le conditionnement par les pays occidentaux de leurs aides à l'adoption de législations favorables à la contraception, l'avortement, l'homosexualité. Les Africains se sont présentés comme de grands défenseurs de la morale sexuelle et familiale catholique, alors même qu'une partie des prêtres et certains évêques ont des liaisons avec des femmes, selon des sources au Vatican. "Ils sont plus romains que le pape, mais leur clergé est le plus prolifique. Ils ont de nombreux enfants de plusieurs femmes", a ainsi fustigé une source du Vatican sous le couvert de l'anonymat. D'autres fléaux devraient être dénoncés par le pape François. La "mondanité" et la "corruption" touchent une partie du haut clergé : limousines, vie de luxe, népotisme, affaire de mœurs, collusion avec une classe politique corrompue dans des pays comme le Kenya où l'élite accapare les richesses. Le Saint-Père prononcera en tout 19 discours et montrera l'exemple en écoutant de nombreux témoignages.

Ce voyage en Afrique permettra au pape François de visiter une Église africaine encore jeune pour lui demander de se centrer sur les périphéries, de refuser une vie mondaine, mais aussi d'être dialoguante dans un continent qui connaît aussi la menace djihadiste.

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Publié le 22 Novembre 2015

Vatican Insider montre que durant son Angelus sur la place Saint-Pierre ce dimanche 22 novembre 2015, la pape François a confié à des martyrs espagnols du siècle dernier les chrétiens persécutés et a demandé des prières pour son prochain voyage en Afrique.

Les entrées au large de la colonne Saint-Pierre, à la fin de la Via della Conciliazione, ont toutes été fermés suite aux menaces d'attentat de Daech à Rome. Pour entrer dans la place, une double vérification est nécessaire pour : la police d'abord vérifie les sacs et les sacs à dos, puis fait passer à travers un détecteur de métaux. Mais malgré les longues files d'attente pour entrer, les fidèles ne renoncent pas à venir.

"Dans le monde où il y a tant de larmes sur le visages et trop de blessures dans la chair des hommes, nous demandons à la Vierge Marie de nous soutenir dans nos efforts pour imiter Jésus, notre Roi, rendu présent dans son règne par des gestes de tendresse, de compréhension et de compassion" est la demande que le pape François a adressé avant la prière de l'Angélus à la foule rassemblée (plus de 30 000 selon la gendarmerie).

Après avoir salué les pèlerins présents, visant notamment des groupes de musique qui célèbrent Sainte-Cécile, le pape François a confié à l'intercession des martyrs espagnols capucins (Federico Berga et ses 25 compagnons) de la guerre civile espagnole en 1937 (qui furent exécutés politiquement à tort au simple fait que la hiérarchie soutenait les franquistes), "tant de nos frères et sœurs qui, malheureusement, sont encore aujourd'hui, dans diverses parties du monde persécutés pour leur foi dans le Christ."

Le pape a également demandé des prières spéciales pour son prochain voyage en Afrique de sorte qu'il soit "un signe de la proximité et de l'amour." Il se rendra au Kenya, en Ouganda, et en Centrafrique (où des dispositifs de sécurité seront déployés face à la menace djihadiste) pour délivrer un message de paix, de justice sociale et de dialogue entre islam et christianisme. La violence entre musulmans et chrétiens dans la République centrafricaine soulève de vives inquiétudes concernant la sécurité du pape, qui risque en cas de menace sérieuse d'annuler ou de raccourcir les étapes de son voyage. Le pape a aussi invité les fidèles présents sur la place Saint-Pierre à prier qu'il y ait "la paix et la prospérité" dans ces terres.

Dans le télégramme envoyé à l'archevêque de Bamako, Mgr Jean Zerbo signé par le Secrétaire d'État, le cardinal Pietro Parolin, le pape a montré sa proximité avec les gens du Mali après l'attaque de l'hôtel Radisson Blu de Bamako par les djihadistes d'Al-Mourabitoun, "Consterné par cette violence aveugle, que condamne fermement le pape qui implore Dieu pour la conversion des cœurs et le don de la paix" et il invoque la bénédiction divine pour toutes les personnes qui ont été touchés par cette tragédie.

C'est un moment difficile pour le pape François, car la menace djihadiste rend inaudible les artisans de paix, pourtant il délivre son message de miséricorde aux fidèles en leur demandant de penser aux chrétiens persécutés, et il désire toujours voyager en Afrique malgré les risques pour montrer l’importance de la lutte contre la pauvreté et contre l’exclusion, qui est aussi une solution qui rendra le fondamentalisme musulmans moins fort.

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Publié le 21 Novembre 2015

Libération.fr nous montre que la justice vaticane a annoncé ce samedi 21 novembre 2015 avoir inculpé cinq personnes, accusées d'«association criminelle», de vol et de divulgation de documents confidentiels sur les dysfonctionnements et malversations au Saint-Siège.

Le Saint-Siège a précisé dans un communiqué que ses magistrats avaient «notifié aux accusés et à leurs avocats les charges» portant sur «la divulgation illégale d’informations et de documents confidentiels». Ces personnes sont convoquées pour une audience préliminaire fixée au 24 novembre. C’est la première fois que des journalistes vont comparaître devant la justice du Vatican. Ces derniers ont publié en même temps le 5 novembre deux livres révélant frasques et dysfonctionnements financiers au sein du Vatican.

Un prélat espagnol proche de l’Opus Dei, Lucio Angel Vallejo Balda, et une consultante italienne, Francesca Immacolata Chaouqui, ont été arrêtés pour avoir communiqué à ces deux journalistes italiens, Gianluigi Nuzzi et Emiliano Fittipaldi, des documents confidentiels. Mme Chaouqui a été remise en liberté, après avoir accepté de collaborer, tandis que M. Vallejo Balda est toujours en détention au Vatican. Une cinquième personne, Nicola Maio, collaborateur de Mgr Vallejo Balda, est également renvoyée devant le tribunal du Vatican dans cette affaire dite «Vatileaks 2», qui a débuté au début du mois.

Ces cinq personnes risquent jusqu’à huit ans d’emprisonnement. Cette divulgation de documents confidentiels est un délit depuis une loi vaticane datant de 2013. Les documents en question avaient été recueillis par une commission d’experts, la COSEA, dont M. Vallejo Balda, Mme Chaouqui et M. Maio faisaient partie, et qui avait été chargée en 2013 de faire des propositions de réformes des finances vaticanes au pape.

Emiliano Fittipaldi, qui a été interrogé lundi par la justice du Vatican, a déclaré aux médias italiens «être peut-être naïf», mais, a-t-il ajouté, «je pensais qu’ils allaient enquêter sur ceux que je dénonce pour des activités criminelles, et non sur la personne qui révèle les crimes».

Ce scandale rappelle celui qui avait profondément ébranlé en 2012 le pontificat de Benoit XVI, dont des lettres confidentielles avaient été révélées à la presse par son majordome. Cette affaire avait été aussitôt baptisée «Vatileaks» par la presse italienne et internationale. Ce proche du pape avait été condamné à 18 mois de prison avant d’être gracié par Benoît XVI. Le journaliste italien Gianluigi Nuzzi avait été alors l’un des principaux acteurs de ce scandale dont il avait fait un autre livre, «Sa Sainteté», à partir de ces lettres confidentielles.

Le Vatican ne plaisante plus sur la divulgation des documents confidentiels, mais devait-elle faire comparaitre en justice des journalistes qui ont pour devoir d'informer, là est le problème. Car à force de cacher des choses, la transparence voulue par le pape François risque d'avoir des limites. Sans doute faut-il plus de conférences de presse pour mettre en avant les résultats de ces réformes au Vatican.

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Publié le 21 Novembre 2015

Le vibrant hommage de Paris aux victimes des attentats

BFMTV.com dans son article du dimanche 21 novembre 2015 nous montre le vibrant hommage qui a été rendu à différents endroits de la capitale pour rendre hommage aux 130 victimes des attentats, une semaine après les attaques de Paris.

L'émotion une semaine jour pour jour et heure pour heure après les attentats sanglants de Paris, qui ont fait 130 victimes et des centaines de blessés. Alors que depuis quelques jours les opérations Tous au bistrot ou Tous en terrasse ont été lancées, des milliers de Parisiens se sont rassemblées vendredi soir un verre à la main pour rendre hommage aux victimes des attaques et pour montrer au monde qu'ils n'ont pas peur.

Déjà depuis vendredi dernier, la place de la République était devenue un lieu de rassemblement et de recueillement pour les Parisiens. Une semaine plus tard, c'est une véritable chaîne humaine qui s'est formée sur cette place, lors d'un moment très émouvant. Ce n'étaient pas seulement des Parisiens qui sont venus se rassembler mais aussi des Espagnols, des Anglais, des Américains ou encore des Cambodgiens, selon BFMTV.

À 21h20, la foule a commencé à tourner autour du monument central sur la place de la République. Une heure bien particulière puisqu'il y a une semaine les terroristes tiraient leurs premières balles. C'est à ce moment là que les personnes rassemblées ont commencé à faire du bruit, à chanter La Marseillaise et à danser. Un hommage qui répond à l'appel "21h20. Vendredi 20 novembre: Paris, France, Monde, debout!" lancé par un collectif d'artistes.

À quelques rues de la place de la République, l'émotion était tout aussi immense devant le Bataclan. Face aux grilles qui protègent les lieux, des centaines d'anonymes se sont rassemblés, disposant des fleurs, des messages, des bougies, des photos en mémoire des victimes, venues assister la semaine dernière au concert des Eagles of Death Metal, dans une ambiance de recueillement assez profond. Paradoxalement, une petite tente a été installée à proximité de la salle de concert où des personnes chantent et jouent du piano. D'autres ont partagé un verre.

Enfin, comme le montre LePoint.fr, même si le rassemblement pour dire non "au terrorisme" et à "l'amalgame" a été annulé, il y avait du monde à midi dans la Grande Mosquée de Paris. Une semaine après les attentats de Paris, la prière du vendredi 20 novembre est un moment spécial. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a diffusé auprès des quelque 2500 mosquées de France un "texte solennel" condamnant "sans ambiguïté" toute "forme de violence ou de terrorisme".

Résister et ne pas être divisé est ce que nous devons montrer à ces djihadistes qui veulent que nous abandonnions nos libertés et que allions vers des amalgames douteux à l'encontre d'une communauté que font déjà certains.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

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Publié le 20 Novembre 2015

«Je vais vous dire sincèrement : moi, j’ai peur des prêtres rigides! Je m’en éloigne (...) Ils mordent», a lancé le pape François dans une boutade vendredi 20 novembre 2015 comme nous le montre la-Croix.com.

Les prêtres ne doivent pas faire payer aux fidèles leur «névrose» ou leur «rigidité», a-t-il dit encore, invitant à la prudence face à la vocation sacerdotale de certains séminaristes «instables».

Il s’exprimait devant les participants à la conférence organisée par la Congrégation pour le Clergé à l’occasion du 50e anniversaire des décrets conciliaire Optatam Totius et Presbyterorum ordinis sur le ministère et la formation des prêtres. Ses anecdotes ont plusieurs fois suscité l’hilarité de son auditoire.

La principale «mission» d’un séminaire est de «chercher la santé spirituelle», mais aussi «physique, psychique» des candidats au sacerdoce. «Il y a souvent des jeunes qui ne sont pas conscients d’être psychiquement instables» et qui «cherchent des structures fortes qui les soutiennent». Ces structures peuvent être pour certains «la police, l’armée», mais pour d’autres, «le clergé», a-t-il remarqué, regrettant que «beaucoup de maladies ressortent» plus tard.

«Quand un jeune est trop rigide, trop fondamentaliste, moi, je n’ai pas confiance, a-t-il insisté. Derrière, il y a quelque-chose que lui-même ne sait pas. Gardez les yeux ouverts !», a-t-il recommandé.

Les critiques à répétition du pape contre les prêtres rigides ou mondains sont appréciées de certains, mais vécues difficilement par d’autres qui s'estiment injustement jugés.

Ces critiques s'avèrent souvent fondées, car beaucoup de jeunes prêtres mettent en avant un discours conservateur et moralement rigide, où le relativisme et les idées «modernes» sont fustigées et dénoncées. Le pape François lui préfère parler au monde et même s'il est conservateur sur certains sujets, il ne désire pas l'affrontement.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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