Publié le 15 Décembre 2015

Vatican Insider nous montre que le pape François à la résidence Sainte Marthe ce mardi 15 décembre 2015 nous dit que même avec "le pouvoir", le peuple de Dieu doit être fidèle au Seigneur et humble dans sa confiance dans le Christ. "Si vous êtes le propriétaire d'une banque, mais que votre cœur est pas attaché à l'argent, cela est le service", a-t-il dit.

Pour le pape l'Église doit être pauvre, humble et confiante en Dieu. Elle doit abandonner cette habitude de regarder les fautes des autres et de dialoguer de façon humble, afin de ne plus juger autrui. La première étape de l'Église pour lui est qu'elle se sente une humble pécheresse. Le pape pousse un peu plus loin en disant : "Où est ma foi ? Dans le pouvoir, chez des amis, avec l'argent ? Dans le Seigneur ! Voilà l'héritage que nous avons promis au Seigneur : Je vais laisser au milieu de toi un peuple humble et modeste, en confiance dans le nom du Seigneur." Il ne peut donc pas y avoir de si, ni de mais.

Il aussi souligné que la pauvreté est la première des Béatitudes et que la vraie richesse de l'Église est les pauvres, non l'argent ou le pouvoir temporel. Le pape a donné comme exemple Saint Laurent martyrisé en 258 qui lorsque que le préfet impérial vint lui demander les "trésors" de l'Église, il vint avec des malades, des boiteux et des marginaux qui l'accompagnent, en disant : "Regardez, ce sont les trésors de l'Église." Il fut ensuite mis à mort.

"Si vous avez votre banque, a dit le pape François, et que vous en êtes propriétaire, mais que votre cœur est pauvre, et n'est pas attaché à l'argent, cela est le service. La pauvreté est ce détachement, celui de servir les nécessiteux, de servir les autres." Le pape conclue qu'en attendant Noël, nous devrions demander "de nous donner un cœur humble, un cœur pauvre, et surtout un cœur confiant dans le Seigneur, car le Seigneur ne déçoit jamais." Espérons qu'on l'entende.

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Publié le 14 Décembre 2015

Vatican Insider nous montre que le pape François a reçu en audience ce lundi 14 décembre 2015 le projet "Policoro" né il y a 20 ans pour aider les jeunes chômeurs du Sud de l'Italie où "Trop de jeunes sont sans travail", dans une Italie où 40% des moins de 25 ans sont sans travail, pour le pape la tâche de l'Église est de les encourager et de les soutenir.

"Le travail n'est pas un cadeau gentiment concédé contre un peu de raccommodement : il est un droit pour tous", a dit le pape lors de l'audience du projet "Policoro" de la Conférence épiscopale italienne, créée il y a 20 ans par le père Mario Operti pour le jeunes chômeurs du Sud de l'Italie. Ce projet représente désormais une importante initiative afin de promouvoir auprès des jeunes une réelle opportunité pour le développement local au national. Ses idées fortes connaissent du succès : la formation des jeunes, le lancement de coopératives, la création de figures de médiation comme les "leaders communautaires" et une série d'actions concrètes.

Soulignant que le travail, par opposition à la paresse, est une "vocation" et que l'Église a un rôle d'encouragement et de soutient pour ceux qui ont perdu leur emploi, leur dignité, Jorge Mario Bergoglio a rappelé la figure dramatique des jeunes chômeurs en Italie, où les enfants de moins de 25 ans sont à 40% au chômage, et de dénoncer que dans de telles conditions des jeunes hommes sont susceptibles de tomber malade, de tombent dans la toxicomanie ou de suicider. Pour les aider l'Église doit promouvoir l'esprit créatif et travailler autour de la même table, réfléchir ensemble, planifier ensemble, obtenir et donner de l'aide : ce sont des formes les plus efficaces pour exprimer la solidarité comme un cadeau.

Pour le pape le travail rend l'homme libre, selon sa noble dignité, et il demande à l'Église de faire que son travail aille à son terme pour accompagner les jeunes.

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Publié le 14 Décembre 2015

La gauche "n'aura pas la déroute annoncée" aux élections régionales et "l'union de la gauche a fonctionné", a réagi comme le montre HuffingtonPost.fr le dimanche 13 décembre 2015 durant la soirée le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis.

"Sursaut civique! Echec du FN! La gauche n'aura pas la déroute annoncée. La droite ne fera pas le grand chelem. L'union de la gauche a fonctionné", a commenté le premier secrétaire devant le Bureau national du PS, dont les propos ont été rapportés à l'AFP.

"Tout le monde devra tirer les enseignements des élections régionales. En tout cas le PS le fera", a ajouté Jean-Christophe Cambadélis. Le PS avait décidé de retirer ses candidats dans le Nord-Pas-de-Calais/Picardie et en PACA, ainsi qu'en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes pour faire barrage au Front national. Dans cette dernière région toutefois, la tête de liste PS, Jean-Pierre Masseret, avait décidé de se maintenir.

Jean-Christophe Cambadélis, a exhorté le gouvernement à procéder à "une inflexion" d'ici à 2017 pour agir "contre la précarité" et "pour l'activité". "Je m'adresse au gouvernement, nous ne pouvons plus continuer comme cela. Il faut agir contre la précarité et pour l'activité comme nous nous sommes attaqués à la compétitivité et à la refondation de l'école. C'est l'inflexion qui doit intervenir dans les 18 mois à venir", a déclaré le responsable socialiste dimanche soir.

Comme le montre Libération.fr, le PS a sauvé les meubles en conservant cinq régions, la droite a essuyé un revers en faisant à peine mieux (sept régions), le FN n'en a emporté aucune mais a récolté un nombre de voix historiquement élevé. En l'état, il est assuré d'atteindre le deuxième tour de l'élection présidentielle, ce qui est une très mauvaise nouvelle.

Ces élections régionales montrent que la gauche rassemblée peut faire jeu égal ou dépasser ses adversaires de droite et du Front national. Les partisans de l'union de la gauche n'ont pas eu tort de critiquer les listes autonomes EELV-Front de Gauche qui n'ont guère démontré leur efficacité au premier tour et ont fait perdre des régions à la gauche. Les adversaires de la gauche sont avant tout la droite et l'extrême droite, et il va falloir une véritable inflexion pour qu'une véritable union existe comme celle entre 1972 et 1977.

Le PS va donc essayer de faire que la gauche soit au deuxième tour de la présidentielle selon Julien Dray. Il faut donc qu'elle se regroupe, se rassemble d'une manière ou d'une autre, et pas seulement par souci défensif. Elle doit le faire en travaillant, en étant adossé à un projet. Et cette fois espérons qu'il soit réellement de gauche.

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Publié le 13 Décembre 2015

LaProvence.com nous montre que le pape François a salué ce dimanche 13 décembre 2015 durant la matinée l'adoption par 195 pays, hier à Paris, d'un accord sans précédent pour lutter contre le réchauffement, en les appelant à être particulièrement attentifs aux "plus vulnérables", davantage touchés par les catastrophes climatiques.

"La conférence sur le climat s'est à peine terminée à Paris par un accord que beaucoup qualifient d'historique", a affirmé Jorge Bergoglio, lors de la prière de l'Angélus place Saint-Pierre. "Son application exigera un engagement unanime et une généreuse implication de la part de chacun", a souligné le pape François, l'air grave.

Le pape argentin a souhaité que soit garanti dans ce cadre, et "avec une particulière attention", l'avenir des "populations les plus vulnérables". "J'exhorte la communauté internationale dans sa totalité à poursuivre avec soin le chemin entrepris, dans le sens d'une solidarité qui devienne toujours plus active", a-t-il conclu.

Comme le montre BFMTV.com, pour limiter les dérèglements du climat - multiplication des vagues de chaleur, des sécheresses, des inondations et fonte accélérée des glaciers - l'accord entérine l'objectif très ambitieux de contenir le réchauffement "bien en deçà de 2°C". Il appelle même à "poursuivre les efforts pour limiter la hausse à 1,5°", par rapport à l'ère préindustrielle, une demande des pays les plus vulnérables. Jusqu'à présent, les 2°C étaient visés. L'aide climat aux pays en développement, qui doit atteindre 100 milliards de dollars annuels en 2020, devra être "un plancher", appelé à être revu à la hausse. C'était aussi une exigence forte des pays du Sud.

Ce pacte, qui entrera en vigueur en 2020, doit permettre de réorienter l'économie mondiale vers un modèle à bas carbone. Une telle révolution implique un abandon progressif des ressources fossiles (charbon, pétrole, gaz), qui dominent largement la production énergétique mondiale, un essor des énergies renouvelables, d'immenses économies d'énergies ou encore une protection accrue des forêts.

L'OBS prudent montre que le président François Hollande a annoncé ce samedi à la tribune de la Conférence de Paris sur le climat qu'il proposerait aux "pays qui veulent aller plus vite" dans la lutte contre le changement climatique de revoir leurs engagements avant 2020. "Dès demain, je ferai la proposition que les pays qui veulent aller plus vite puissent réactualiser avant 2020 tous leurs engagements", a déclaré le chef de l'État. L'accord prévoit que une première révision obligatoire de réduction des émissions polluantes en 2025. Cette date est jugée trop tardive par les ONG et des scientifiques.

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Publié le 12 Décembre 2015

Vatican Insider et NCRonline.org nous montrent dans son article du samedi 12 décembre 2015 que le conseil des cardinaux, plus communément appelé C9 a conclu les travaux sur la congrégation "pour les laïcs, la famille et la vie", qui réunira l'expertise existante des conseils pontificaux actuels pour les laïcs et la famille, ainsi que certains de l'Académie pour la Vie, et travaille aussi à de nouvelles consolidations.

Avec la création du Conseil Pontifical pour les laïcs, la famille et la vie on est maintenant confronté à un seul organisme du Saint-Siège sur certaines questions où il exerce sa compétence (maintenant le Conseil Pontifical pour les Laïcs, qui en fait, approuve les statuts des mouvements et groupes de laïcs, l'attribution des subventions, etc.), tandis que sur d'autres questions, telles que la famille et de la vie, il ne peut pas exercer une quelconque juridiction. Au cours de la première matinée, le Conseil a entendu le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, et a tenté d'"approfondir la réflexion sur cette importante Congrégation, ses activités, ses responsabilités et son rôle dans le domaine des relations œcuméniques".

Le C9 a commencé à étudier l'incorporation d'un autre pôle "pour la justice, la paix et la migration" qui unifiera les conseils pontificaux existants pour Justice et Paix, pour les migrants, "Cor Unum" et les professionnels de la santé, suite à une proposition. Ce dernier bureau a fait l'objet de spéculations depuis des mois pour créer un plus grand dicastère centralisé au Vatican.

Au début de l'année 2016, il abordera la "collégialité" et la nécessité à procéder à une "décentralisation en bonne santé" dont parlait le pape François. Le C9 devra aussi approfondir la signification de ce discours et de son importance pour le travail de la réforme de la curie, et il décide de dédier à une session spécifique au cours de la prochaine réunion de février 2016.

Le cardinal Pell constitue un "groupe de travail" sur l'économie du Saint-Siège et de l'État de la Cité du Vatican, et le contrôle global des dépenses et des recettes. Le groupe, qui ont été appelés à participer, conjointement avec le Secrétariat de l'économie, des représentants de la Secrétairerie d'État, du gouvernorat, de l'APSA, de la Propaganda Fide, du Secrétariat des communications et de l'IOR vient de commencer ses travaux avec une première réunion. Le cardinal Reinhard Marx, président du Conseil pour l'économie, "a rapporté les activités et les réalisations du travail du Conseil pour l'économie et du Secrétariat de l'économie", et il a "informé sur le choix du vérificateur chargé d'examiner les comptes du Saint-Siège, la société d'audit PricewaterhouseCoopers" ou "PwC".

Le cardinal Sean O'Malley a plutôt rendu compte des travaux de la Commission Pontificale pour la protection des enfants et de ses groupes de travail spécifiques, par exemple sur le développement de programmes d'éducation et de formation, l'assistance aux conférences épiscopales pour la rédaction des lignes directrices au niveau local.

Les réformes vont dans le bon sens, mais elles doivent aboutir et ne plus seulement être des coquilles vides. Espérons que le pape François les mettra en route, et il ne se limite pas à la tâche puisqu'il a chargé le Secrétaire d'État, le cardinal Pietro Parolin de créer une commission pour l'intervention du pape dans la gestion de la crise économique sur les soins de santé catholique, connue sous le nom de connue comme la Commission pontificale pour les activités du secteur de la santé des personnes morales de droit public de l'Église.

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Publié le 11 Décembre 2015

Le cardinal Sistach croit que le pape ouvrira la communion aux divorcés remariés durant l'année de la Miséricorde

periodistadigital.com nous montre dans son article du vendredi 11 janvier 2015 nous montre que le cardinal Lluís Martínez Sistach, une intégration, "qui n'est pas la même, et qui n'est pas seulement la confession et la communion" est l'une des clés pour comprendre l'ouverture du synode de la famille à propos divorcés remariés. Le cardinal, qui, en ces semaines va quitter le siège épiscopal de Barcelone, a décrit la nuit dernière à l'Institut théologique de la Vie Religieuse de Madrid quelques-uns des points essentiels du synode, et a révélé que le pape pourrait ouvrir la porte de la communion aux divorcés remariés "Au cours de l'année de la Miséricorde".

Dans un discours plein d'anecdotes, l'administrateur apostolique de Barcelone a révélé que lors d'une récente audience avec le pape François, il lui a demandé : "est-ce que le pape veut que les résultats du Synode soient appliquées dans l'année de la miséricorde? Il m'a dit que je ne me trompais pas". "La coïncidence de l'Année jubilaire avec les résultats du Synode, serait extraordinaire, et même venant de ce pape, qui est un jésuite, et qui pense à beaucoup de choses et à ses étapes. Rien n'est fait par hasard".

De même, le cardinal Sistach a montré qu'il avait eu un rôle crucial dans la rédaction finale des points controversés 84 et 85 de la Relatio finale, celles relatives à l'intégration des divorcés remariés, et qui a obtenu l'appui des deux tiers par une poignée de votes. "Nous en sommes venus à l'amour de la famille, à ne pas juger. Pour aider les familles, et aussi ceux qui ont échoué et qui n'ont pas réussi", a déclaré le cardinal, qui a noté que, aux côtés d'un archevêque et cardinal Amérique du Sud, il a incorporé l'amendement modifié, "qui a été incorporé dans le document final." Alors le cardinal Sistach place "un adverbe, le mot 'plus' parce que le divorcé remarié doit s'intégrer davantage, et non seulement s'intégrer. Ils ne sont pas excommuniés".

"Dans le document final on ne parle pas de la confession et de la communion, mais de l'intégration", a poursuivi le cardinal Sistach. "Jean-Paul II a déjà dit que chaque situation est différente, et que les pasteurs doivent examiner chacune d'entre elles. Vous ne pouvez pas nier que dans certaines circonstances ou responsabilités, une action peut être substituée à des causes de diverses contraintes." Un "crack" présent durant la première étape du synode a "laissé entendre" que maintenant on "a ouvert une porte importante. Il y a certaines circonstances atténuantes, et même des défenses" pour permettre la communion aux divorcés remariés. "Cela dépend de comment s'est passé la séparation conjugale, mais aussi comment est la relation actuelle : si elle est fidèle, si elles ont des enfants, si elles détiennent la foi ... c'est ce qui doit être pris en compte", a ajouté le cardinal.

"Ce qui serait contraire à l'indissolubilité est de permettre aux autres le mariage religieux, sans annuler le précédent. Mais pourquoi on ne pourriez pas permettre la confession et la communion", a déclaré le cardinal, qui a dit que "les latins sont blanc ou noir, vertueux ou pécheur, valide ou invalide". Par conséquent, a-t-il dit, à la fois le synode et le pape "ont donné beaucoup d'importance à la question de conscience ... Bref, communier ou non est une question de conscience. Et chaque cas est très différent. Les normes, les lois, ne peuvent pas prévoir tous les cas spécifiques."

Le cardinal Sistach a rappelé à plusieurs reprises que le document final du synode est un ensemble de propositions, les indications du Saint-Père, "qui seront réfléchies", ou "dans une exhortation papale" du pape François qui comprendra l'accès à la communion pour les divorcés remariés en elle? "Le pape nous surprend toujours", a déclaré le cardinal. "En Espagne, la question des divorcés qui se marient est un problème, mais pas pour autant, il n'est vraiment pas vraiment facile d'aller loin à la messe. Mais en Amérique du Sud, le pape était archevêque de Buenos Aires, il y avait de nombreux fidèles dans ces situations qui allaient à la messe tous les dimanches. Le pape prend cette question très à cœur."

En ce qui concerne les critiques sur le pape, le cardinal a dit qu'il avait "remarqué combien elles avaient diminué, au moins parmi les membres du Synode. Le point 85 en est symptomatique, qui avait 178 votes en sa faveur et seulement 80 contre, et qu'il n'y avait déjà pas de changements".

Le cardinal Sistach conclue en disant que pour parler aux familles, il faut rappeler "un principe très apprécié dans l'Église du premier millénaire : ce qui appartient à tous, doit être adressé à tous."

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Publié le 11 Décembre 2015

Pour endiguer la montée du Front national, "L’Obs" a lancé le mot-clé #ToutChanger, afin que les internautes puissent proposer leurs idées pour réinventer le pays comme le montre son article du vendredi 11 décembre 2015.

Le Front national est devenu la première force politique du pays. Lors du premier tour des élections régionales dimanche 6 décembre, les listes FN ont recueilli 27,73% des voix au niveau national et se sont placées en tête de six des treize nouvelles régions (Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes, Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val-de-Loire). Le parti semble en position de force pour l'emporter en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Paca, où Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen ont franchi la barre des 40% de voix.

La droite et la gauche n'ont pas réussi depuis 30 ans à endiguer l'ascension électorale du Front national, faute d'avoir suffisamment répondu aux préoccupations des Français et su se remettre en cause. Malgré les mesures prises dans l'urgence par le PS pendant cet entre-deux-tours, la politique française a besoin d’un grand changement. Comme l’écrit notre directeur de la rédaction Matthieu Croissandeau, "l’heure est à la reconstruction". Il convient de "réinventer la gauche, réinventer la politique, réinventer la République". Pour cela, "L’Obs" a proposé aux internautes de livrer leurs idées, publiées sur les réseaux sociaux avec le mot-clé #ToutChanger. Revue de détails.

Déçus de la classe politique, les utilisateurs de Twitter veulent avant tout voir du sang neuf : des jeunes et des femmes en même nombre que les hommes. Beaucoup aimeraient aussi que ces dirigeants soient plus en phase avec leur base, sans passage obligé par la case ENA et en ayant travaillé. Pour qu’"homme politique" ne soit plus un métier en soi, des internautes voudraient que le cumul des mandats soit plus encadré.

Les internautes veulent que les hommes politiques aient envie de faire réellement bouger les choses, en connaissant leur domaine sur le bout des doigts. Certains proposent aussi la fin de l’immunité parlementaire et qu’une amende soit mise en place pour absentéisme. D’autres exigent aussi une complète transparence, avec publication mensuelle des notes de frais.

La politique doit être une affaire de réflexion. Les utilisateurs de Twitter veulent des partis qui ont des vraies idées et qui rejettent le "1 fait divers, 1 loi". Certains veulent supprimer le Sénat, voire se doter d’un nouveau système.

Les internautes soulignent que tout passe par l’éducation, en mettant notamment l’accent sur l’instruction civique, et pourquoi pas des bases de droit. Une jeune femme propose même que l’école apprenne aux enfants à "accueillir leurs émotions plutôt que de les enfouir". Selon les internautes, le système judiciaire serait mieux huilé s’il constituait une priorité du gouvernement.

Le gouvernement finlandais a tranché pour un revenu universel d’une somme de 800 euros par mois, rapporte "Le Parisien". Des internautes suggèrent que le même système soit mis en place dans notre pays. Je ne suis pas fan du revenu universel, car il faut supprimer les aides sociales pour le financer et on en profitera pour baisser les salaires puisque les personnes bénéficieront d’un revenu garanti.

Je préfère le salaire à vie qui est un salaire pour tous, de la majorité à la mort, contenu entre 1500 et 6000 euros par personne, soit un maximum de 12 000 euros pour un couple (ce que touche moins d’1 % de la population). On peut lui ajouter la "propriété d’usage" des moyens de production, en opposition à la "propriété lucrative", ce qui implique la maîtrise des investissements par les travailleurs eux-mêmes. Le salaire à vie s’appuie sur la cotisation pour fonctionner. Ce n’est plus sur le salaire qu’on ponctionne un impôt ou une taxe pour financer les investissements ou même les salaires mais sur un pourcentage du PIB.

Des utilisateurs de Twitter prônent le vote obligatoire et/ou la reconnaissance du vote blanc. L’un d’entre eux rappelle le modèle suisse, avec référendum obligatoire pour toute révision de la Constitution. Les sondages influent-ils sur le vote ? En tout cas, certains internautes demandent à être moins soumis à ces informations.

Endiguer le Front national sera difficile, si on ne fait pas un sérieux changement. L'initiative #ToutChanger de L'Obs peut aider à trouver des changements qui seraient salutaire pour la République et la démocratie.

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Publié le 10 Décembre 2015

francetvinfo.fr nous montre dans son article qu'une commission théologique du Vatican a estimé, jeudi 10 décembre 2015, que les juifs pouvaient obtenir le salut éternel sans devenir chrétiens, et a invité les catholiques à ne pas chercher à les convertir. Cinquante ans après la déclaration "Nostra Aetate" ayant mis fin à des siècles de mépris et ouvert le dialogue, cette commission théologique est ainsi allée un peu plus loin que Benoît XVI, qui s'était prononcé dans un livre en 2011 contre tout effort pour convertir les juifs.

"Bien que les juifs ne puissent pas croire en Jésus Christ comme rédempteur universel, ils ont une part dans le salut", a assuré la commission dans un document, sans s'avancer sur le processus. L'Église considère en effet que le salut ne peut venir que par la foi en Jésus, fils de Dieu, mort et ressuscité, et que les chrétiens sont appelés à répandre cette foi dans le monde entier.

Mais les catholiques doivent comprendre cet appel "d'une manière différente" pour les juifs et témoigner envers eux de leur foi "avec humilité et sensibilité, reconnaissant que les juifs sont porteurs de la parole de Dieu et gardant à l'esprit la grande tragédie de la Shoah", a expliqué la commission, dans une allusion à la responsabilité de l'enseignement de l'Église dans le développement de l'antisémitisme en Europe. "Cela signifie concrètement que l'Église catholique ne mène ni n'encourage aucune mission institutionnelle tournée spécifiquement vers les juifs", a insisté la commission.

C'est une bonne nouvelle que cette initiative car elle permet à l'Église catholique obligé de faire tout ce qui est en son pouvoir, avec nos amis juifs pour rejeter les tendances antisémites. Le but de cette commission théologique est d'enrichir et d'intensifier la dimension théologique du dialogue judéo-catholique.

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Publié le 10 Décembre 2015

Liberation.fr dans son article de Lilian Alemagna dans son article du mercredi 9 décembre 2015 nous montre qu'à travers le "livre noir" des mairies FN fruit de son travail de riposte contre l’extrême droite, le PS coupe court à l'idée clamée par Marine Le Pen d'une soi-disant «bonne gestion» frontiste dans les municipalités.

Un an et demi à tisser un réseau de militants dans les villes dirigées par l’extrême droite depuis mars 2014 et voilà un premier résultat : le PS a mis en ligne mercredi son "livre noir" de "dix-huit mois de gestion municipale par le Front national". Vingt-trois pages qui recensent, avec précision, les "faits" dans les communes FN. Piloté par les secrétaires nationales Sarah Proust et Elsa Di Meo, ce petit fascicule propose ainsi de "regarder en détail ce que les maires frontistes font et défont au quotidien, sur le terrain". Un FN non seulement "xénophobe" mais qui organise aussi "un méticuleux saccage social" : de la suppression de la gratuité de la cantine pour les familles les plus modestes au Pontet à la "diminution drastique" des subventions aux centres sociaux à Fréjus en passant par la "fermeture en catimini" de l’épicerie sociale et solidaire au Luc et les baisses d’impôts "en trompe-l’œil". L’outil militant permet aux socialistes sur le terrain de démontrer, preuves à l’appui, la réalité des gestions FN dans leurs municipalités.

"C’est le résultat du dispositif que nous avons mis en place il y a un an et demi, explique Proust, élue à Paris. Nos correspondants dans les villes ont épluché les délibérations des conseils municipaux et scrutent les réseaux sociaux." Pourquoi dégainer ce matériel anti-FN dans l’entre-deux tours des régionales et pas avant ? "Parce que le FN utilise l’argument de la soi-disant "bonne gestion" de ses villes pour les régionales alors que c’est une catastrophe, pointe Di Meo, opposante au maire FN David Rachline à Fréjus. On veut aussi des arguments aux militants sur le terrain qu’ils puissent expliquer pourquoi le FN démontre aussi qu’à l’épreuve des gestions municipales, le FN, ce n’est pas la même chose que la droite."

Tandis que BFMTV.com dans son article du jeudi 10 décembre nous montre que l'expérimentation de territoires "zéro chômage de longue durée" a été votée mercredi soir à l'unanimité à l'Assemblée nationale. Défendu par Laurent Grandguillaume, ce texte inspiré par l'association ATD Quart Monde, qui travaille sur le projet depuis plusieurs années, et soutenu par d'autres associations (Emmaüs, Secours Catholique, Fnars, pacte civique, Bleu Blanc Zèbre...), a obtenu l'aval de toute la gauche, comme de l'UDI et des élus Les Républicains. Au cœur du projet: une expérimentation législative, pendant cinq ans, dans dix micro-territoires volontaires, de l'embauche en CDI, payé au Smic, de chômeurs de longue durée dans une entreprise développant une activité dans l'économie sociale et solidaire, via la réaffectation des dépenses liées au chômage.

La mesure, si elle est jugée concluante, pourrait être généralisée. Alors que Laurent Grandguillaume estime que la proposition doit mobiliser un peu plus de 10 millions d'euros par an, la ministre du Travail a indiqué que pour la première année, l'État - dont l'engagement financier "viendra compléter celui d'autres partenaires, collectivités, organismes publics ou privé" - pourra consentir "un effort exceptionnel", qu'elle n'a pas chiffré. L'argent jusqu'alors alloué par l'État, les régions et les départements pour accompagner ces demandeurs d'emploi au travers du RSA, de contrats aidés ou de formations, servira à financer les salaires de ces personnes au chômage de longue durée. Laurent Grandguillaume espère aussi démontrer que le dispositif fera disparaître des coûts indirects du chômage, notamment de santé.

Les emplois identifiés vont des travaux de maraîchage ou forestiers, à l'aide à domicile, en passant par des travaux dans les campings. Cinq territoires ont déjà planché sur le projet, en impliquant tous les acteurs (élus locaux, Pôle emploi, etc.): Pipriac (Ille-et-Vilaine), Grand Mauléon (Deux-Sèvres), Prémery (Nièvre), Colombey-les-Belles (Meurthe-et-Moselle) et Jouques près d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Environ 2000 chômeurs de longue durée seraient concernés, y compris des personnes qualifiées.

Les socialistes se décident enfin à bouger, sans doute un peu tard, mais vaut mieux tard que jamais. Tout n'a pas été fait contre le chômage et pour contrer le FN, et le PS commence à se rendre compte qu'il doit mettre la barre à gauche toute pour ne pas perdre ou retrouver son électorat (ouvriers, enseignants, artisans, commerçants, chômeurs, etc.).

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Publié le 9 Décembre 2015

Tous les efforts de réforme ou de renouvellement de l'Église catholique qui ne place pas la miséricorde de Dieu au centre de leur travail sont "inutiles" parce qu'ils font des catholiques "esclaves" pour les institutions de l'Église, a déclaré ce mercredi 9 décembre 2015 le pape François comme le montre l'article de Joshua J. McElwee sur NCRonline.org.

Prenant la parole durant l'audience générale hebdomadaire sur la Place Saint-Pierre un jour seulement après le lancement de son année jubilaire mondiale de la miséricorde, le souverain pontife a déclaré que "seule une église miséricordieuse brille."

"Le travail nécessaire de renouvellement des institutions et des structures de l'Église est un moyen qui doit nous amener à faire vivre et à nous animer de l'expérience de la miséricorde de Dieu qui peut seule garantir une Église qui est une ville sur une colline qui ne peut pas rester cachée", a déclaré le pape.

"Si nous nous mettons à oublier, même juste pour un moment, que la miséricorde est" ce que Dieu aime le plus, "chacun de nos travaux seraient inutiles parce que nous serions devenus les esclaves de nos institutions et de nos structures, pourtant renouvelées comme elles pourraient l'être", a-t-il dit. "Nous serions toujours esclaves."

En ces moments difficiles, le pape n'a pas tort de dire que "L'Église a besoin de ce moment extraordinaire", et d'en faire un "moment privilégié". Enfin, il invite "chacun de nous peut faire et l'expérience de la miséricorde de Dieu".

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