Publié le 13 Juin 2017

Cameron Doody dans son article du lundi 12 juin 2017 nous montre une invitation à passer d’«une spiritualité adolescent à une spiritualité adulte» qui est la dernière évaluation qu’a fait d’Amoris Laetitia le cardinal Blase Cupich, qui a également exprimé l' avis que la clé de l'Exhortation apostolique est son appel à la «liberté de conscience» par laquelle les fidèles peuvent «discerner la vérité» leur propre vie. Parlant à un programme en ligne d’une chaîne catholique Sel et Lumière, l’archevêque de Chicago a développé cette notion de «spiritualité adulte» en appelant l'Église à la joie de l'amour.

 

Selon au cardinal, une «spiritualité adulte» signifie «pouvoir, en quelque sorte, se rendre compte nous avons la grâce de Dieu pour discerner la vérité dans sa vie qui vient dune chose appelée le Seigneur.» Une telle spiritualité, dit-il, «responsabilise l'individu, plutôt qu'une autorité extérieure disent aux gens ce qu'il doivent faire, comme des enfants».

 

«Ce que le Saint-Père nous appelle à faire, c’est ce que l'Église nous demande d'être, c’est d’être capable de prendre la responsabilité de notre vie. Et cela signifie que nous veillons à ce que les gens comprennent la liberté de conscience, mais aussi la responsabilité que cela implique», continue le cardinal Cupich.

 

Des idées qui peuvent paraître révolutionnaire pour la discipline traditionnelle de l'Église, sont que les fidèles assument la responsabilité de leur vie, et que les autorités de l'Église arrêtent de traiter les croyants comme les enfants, en réalité, toujours selon le cardinal Cupich, ces idées ont été gestation depuis Vatican II. «Ceci est en effet un mouvement de spiritualité adolescente à une spiritualité adulte. C’est d'une importance fondamentale.»

 

Malheureusement tous les ecclésiastiques ne souhaitent pas ce passage à la foi adulte comme le montre l’article du lundi 12 juin 2017 de catholicherald.co.uk : «Les évêques polonais : Amoris Laetitia ne permet pas la communion pour les divorcés remarié». Amoris Laetitia n'a pas changé la doctrine de l'Église sur la sainte communion pour les personnes divorcées remariées, a déclaré la Conférence épiscopale polonaise dans son communiqué publié après la réunion plénière de la semaine dernière dans la ville de Zankopane. Ils ont déclaré que les catholiques vivant dans les relations non sacramentelles devraient être conduits à la «véritable repentance et à la réconciliation sacramentelle» avec leur conjoint et leurs enfants nés dans cette union.

 

La miséricorde est à revoir pour les évêques Polonais, qui se fient seulement à la rigidité de lettre et non aux actes d’amour.

 

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Publié le 13 Juin 2017

periodistadigital.com nous montre que le lundi 12 juin, 2017 nous montre que le ministre des Affaires étrangères Bolivien, Fernando Huanacuni a annoncé qu'un représentant du pape François participera à la Conférence mondiale populaire, prévue le 20 et 21 juin dans le département de Cochabamba. Selon aux organisateurs, l'événement se réunira avec plusieurs invités spéciaux, des représentants de gouvernements, de mouvements sociaux et du secrétaire du Vatican pour les affaires autochtones de l'immigration, Michael Czerny.

 

En parlant aux journalistes, Huanacuni a confirmé la présence à cet événement du président salvadorien, Salvador Sánchez Ceren, et d’autres dirigeants venant de l'Espagne, du Paraguay et de la Colombie, Jose Luis Rodriguez Zapatero, Fernando Lugo et Ernesto Samper, respectivement.

 

Il y a quelques jours, le vice-ministre bolivien de la coordination avec les mouvements sociaux, Alfredo Rada, a informé sur la participation à la réunion des délégations d'Amérique latine, des Caraïbes, d'Europe, d'Afrique et d'Asie. Selon Rada, participeront à la Conférence mondiale des peuples en Bolivie 1500 délégués étrangers, pour discuter des questions liées à la situation des migrants dans le monde.

 

L'intervention militaire des puissances impérialistes dans les peuples qui luttent pour leur libération sera l'un des thèmes de la réunion, qui aura également une grande présence de représentants des mouvements sociaux. En mars dernier, Evo Morales vint à convocation de la Conférence mondiale des peuples en réponse aux politiques anti-immigrants promues par le président américain, Donald Trump.

 

Le Vatican nous livre aussi une autre surprise puisque comme le montre CatholicHerald.co.uk dans son article du mardi 13 juin 2017 «Un philosophe qui soutient l'avortement légal nommé à l'académie pro-vie du Vatican», le pape Francis a nommé 45 nouveaux membres ordinaires de l'Académie Pontificale pour la Vie, selon une déclaration sur le site du Vatican. Ils comprennent Nigel Biggar, qui a déclaré qu'il pense que la limite pour l'avortement légal devrait être de 18 semaines qui est à peu près le premier moment où il existe des preuves d’activité cérébrale, et donc de conscience, dans un dialogue avec le collègue philosophe Peter Singer en 2011, rapporté par le magazine de Standpoint.

 

Pour lui : "Il n'est pas clair qu'un fœtus humain est du même genre qu'un adulte ou un être humain mature, et mérite donc le même traitement. Il s'agit alors de savoir où nous traçons la ligne, et il n'y a pas de raison absolument convaincante de la mettre sur un autre endroit".

 

Enfin, dans Cruxnow.com dans son article du mardi 13 juin «Avant la Journée Mondiale des Pauvres, le pape appelle des actes et non des mots», nous montre que le pape François a appelé les chrétiens et les personnes de toutes les croyances à célébrer la Journée Mondiale des Pauvres, qu'il a appelée après le Jubilé de la Miséricorde, en aidant ceux qui en ont besoin et les marginalisés non seulement par des mots, mais par des actes concrets. Le 19 novembre, le pape invitera 500 personnes pauvres à déjeuner au Vatican. "Les pauvres ne sont pas un problème", a déclaré le pape dans sa déclaration. "Ils sont une ressource à partir de laquelle se dessine ce que nous nous efforçons d'accepter et de pratiquer dans notre vie, l'essence de l'Évangile". Espérons que cette démarche soit porteuse d’un réel élan.

 

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Publié le 12 Juin 2017

Libération.fr dans son Récap et LE LIVE LÉGISLATIVES, nous montre ce lundi 12 juin 2016 qu’au terme d'un premier tour terni par le pire taux de participation de l'histoire de la Ve République, le parti du président Emmanuel Macron est en passe d'obtenir une majorité écrasante à l'Assemblée. La République En Marche et le MoDem raviraient entre 400 et 455 des 577 sièges, selon les estimations. Selon les résultats définitifs du ministère de l'Intérieur publiés cette nuit à 1h30, la République en marche arrive nettement en tête avec 32,32% des suffrages exprimés. Le mouvement présidentiel balaye Les Républicains et leurs alliés (21,56%) et le Front national (13,20%). Le PS et son allié PR, devancés par la France insoumise et le PCF (13,74%), obtiennent 9,51% des voix. Les listes écologistes ont de leur côté recueilli 4,30% des suffrages. Quant à l'abstention, elle a atteint le niveau record de 51,29%.

 

Le premier tour des législatives de dimanche a (mécaniquement) été marqué par une défaite historique du PS ainsi qu'un net revers pour la droite et le Front national, au même niveau qu'en 2012. Le signe de la fin d'un système partisan et de la poursuite d'une crise de régime. Plusieurs personnalités ont été battues dès le premier tour : Benoît Hamon (PS), Jean-Christophe Cambadélis (PS) et Cécile Duflot à Paris, Aurélie Filippetti (PS), Emmanuelle Cosse (écologiste), Patrick Mennucci (PS). D'autres sont en ballottage : Marine Le Pen (FN), Jean-Luc Mélenchon (FI), Manuel Valls (DG). Cinq des six ministres d'Emmanuel Macron, passibles d'exclusion du gouvernement en cas d'échec, sont très bien placés pour gagner au second tour, à l'exception d'Annick Girardin (Outre-Mer) en ballottage incertain, à Saint-Pierre-et-Miquelon.

 

LeMonde.fr dans son Live Législatives 2017 nous montre que laissant entrevoir l'ampleur de la tâche pour reconstruire le Parti socialiste, Benoît Hamon s'est contenté d'un tweet métaphorique ce matin et a convoqué le mythe de Sisyphe sur le réseau social. L'ancien candidat du PS à la présidentielle, député PS sortant des Yvelines, s'est fait éliminer dès le premier tour des législatives, battu hier soir par La République en marche et le parti Les Républicains. Le candidat de la France Insoumise avec ses 8 % l’a empêché de passer le second tour. Le travail sera dur pour réformer le PS, mais pas impossible.

 

Enfin, après sa logique de terre brulée la France Insoumise retrouve la raison comme le montre le Live Législatives de francetvinfo.fr. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon appelle ses électeurs à voter au second tour, dimanche, pour ses candidats qualifiés, mais aussi pour ceux du parti communiste avec lequel il est en froid, ainsi que pour les socialistes frondeurs "ayant signé la motion de censure contre la loi El Khomri". Benoît Hamon l’avait pourtant signé, alors pourquoi lui avoir mis un adversaire en face.

 

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Publié le 11 Juin 2017

Ce n’est pas non seulement une question dans l'islam. Aucune religion dans le monde n’est complètement innocente sur l'accusation d'incitation à la violence, selon le cardinal Reinhard Marx. L’archevêque de Munich a appelé toutes les communautés religieuses à faire un examen de conscience à propos de l'exemple qui marque, à cet égard, les jeunes qui sont à leur charge comme nous le montre Cameron Doody dans son article pour periodistadigital.com du dimanche 11 juin 2017.

 

Comme l’indique La Croix (https://international.la-croix.com/news/cardinal-no-religion-is-completely-innocent-from-abetting-violence/5320), le cardinal proche collaborateur du pape François, dit dans une interview avec le Luxemburger Wort que la question de la mesure dans laquelle les différentes religions du monde promeuvent, vraiment, les valeurs de la coexistence est particulièrement important en raison de la grande influence qu'elles exercent dans la formation du caractère et de la personnalité.

 

L’autocritique du cardinal Marx appelle les fidèles de toutes les religions à savoir si ils utilisent leur influence pour radicaliser les jeunes ou pour les informer sur la façon de maintenir l'équilibre et l'harmonie sociale, ou bien si les théologies ont recours à la dénonciation sans condition et sans équivoque de la violence.

 

«Sur cela, nous devons être clairs!», souhaite le cardinal Marx. Il note que la religion sert souvent à encadrer d'autres intérêts de nature plus terrestre, et par conséquent la complicité de la religion à aller vers la violence. Il admet aussi que la foi chrétienne n'a pas toujours répondu aux préceptes évangéliques de non-violence et l’Église a dû apprendre tout au long de leur histoire quelques leçons difficiles.

 

Le cardinal Marx a conclu en même temps que les réunions et les dialogues entre les membres des différentes religions sont des facteurs nécessaires dans des conflits tels que la Syrie, et ils peuvent finir par avoir un impact positif sur d'autres théâtres de guerre à travers le monde aussi.

 

Cette réflexion du cardinal Marx a le mérite de montrer que la réflexion sur la religion et son utilisation violente doit nous mener à voir que souvent la religion n’est pas utilisé pour favoriser le bien commun et la fraternité, mais pour de basses manœuvres politiques.

 

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Publié le 10 Juin 2017

Gauthier Vaillant dans son article du jeudi 8 juin 2017 pour la-Croix.com nous montre que la Communauté a annoncé mardi 6 juin son arrivée prochaine dans deux nouveaux diocèses, Aix et Arles et Tulle. Sollicitée par de nombreux évêques pour pallier la pénurie de prêtres diocésains, la communauté Saint-Martin ne s’installe dans les diocèses qu’au terme d’une longue préparation. Dix-neuf. C’est le nombre de diocèses français dans lesquels la communauté Saint-Martin sera présente en septembre 2017, date à laquelle elle s’implantera dans deux nouveaux diocèses : celui de Tulle et celui d’Aix et Arles.

 

Également présente à l’étranger (à Cuba et Gênes, en Italie), la communauté fondée en 1976 par l’abbé Jean-François Guérin, fait aujourd’hui partie des plus dynamiques de France en matière de vocations. Elle compte actuellement 100 séminaristes, dont trois seront ordonnés prêtres et huit diacres en juin. La communauté Saint-Martin s’est donnée pour mission de venir en aide aux diocèses qui en ont besoin, à la demande des évêques. Et ils sont nombreux dans ce cas. En plus des 19 diocèses où ils sont présents, «une trentaine d’évêques fait actuellement appel à la communauté en France, et 25 à l’étranger», indique Don Paul Préaux, modérateur général de la communauté depuis sept ans. Il ne le cache pas, répondre à la pénurie de prêtres est «la première raison» pour laquelle des évêques se tournent vers lui.

 

Le modérateur général est bien conscient que le style des membres de la communauté, qui portent la soutane, célèbrent une liturgie classique et enseignent une catéchèse plutôt traditionnelle, peut susciter des réticences chez certains fidèles. Pourtant la défiance est de mise puisque ces prêtres affectionnent la liturgie grégorienne en latin – célébrée selon le missel de Paul VI – et se donnent entre eux du «Don», au lieu de «Père». Ils furent aussi protégés par le cardinal Guiseppe Siri, qui fut contre le concile Vatican II. Pas de quoi se réjouir.

 

Comme nous pouvons le voir, l’Église compte sur des groupes aux méthodes des plus étranges et au comportement sectaire, en gros des mouvements réactionnaires catholiques trop démonstratifs. Ayant de la famille chez les Témoins de Jéhovah, les protestants évangéliques et chez le Renouveau charismatique, je sais voir les comportements sectaires visibles au sein de ces groupes dont l’Église est devenue dépendante et la communauté Saint-Martin suit parfaitement cette logique comme le montre dans l’article de Matthieu Langaerd dans lavie.fr du 24 avril 2015 intitulé «chrétiens en herbe : Comment animer des séances de «formation humaine et religieuse» dans le collège de mes enfants ?» : affirmation de soi, certitudes, conviction d’avoir la vérité, position haute, goût pour l’entre-soi, logique de club normative, uniformité sociale (élitisme masqué), virilité offensive, monde sans femmes, paternalisme, hypervalorisation de la doctrine catholique, esthétisme et romantisme, désir de pureté / perfection, méfiance à l’égard des émotions (le fond de l’Homme est malin), fragmentation de la personnalité, clivages, service de la tradition catholique, exigence dans l’adoption des codes du groupe, et un christianisme musculaire : "Il s'agit d'avoir une mentalité de premier de cordée [...] Rien n'est plus décevant et contraire au véritable esprit de l'Église que l'attitude de ces pseudo-chefs qui n'ont pas d'épine dorsale."

 

Certains diront que les communautés nouvelles et les nouveaux mouvements ecclésiaux ne sont pas des sectes, puisque ceux-ci sont reconnus par l’Église et c’est en partie faux. Les États-Unis laissent eux aussi prospérer des sectes comme la Scientologie et les Témoins de Jéhovah en leur sein puisqu’ils ne font aucune loi qui touche l’établissement ou interdise le libre exercice d’une religion, doublé à des raisons financières. L’Église n’est pas plus regardante puisqu’elle dépend financièrement des groupes sectaires réactionnaires catholiques tout autant que religieusement.

 

La réalité est que l’Église devrait sans doute arrêter de penser les paroisses à travers les prêtres, car on ne palliera pas le manque de prêtre ou de fidèles avec des mouvements sectaires et les solutions existent pourtant comme les prêtres mariés ou les femmes prêtres, et qu’un évêque donne la permission aux fidèles de faire la messe plutôt que de fermer les paroisses.

 

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Publié le 9 Juin 2017

L'OBS nous montre ce vendredi 9 juin 2017 que dix ans après avoir été informé par une victime présumée d'attouchements sexuels de la part d'un prêtre de son diocèse, l'ancien évêque d'Orléans André Fort a été mis en examen pour n'avoir pas dénoncé les faits à la justice.

 

Mgr André Fort, évêque d'Orléans de 2002 à 2010, a été mis en examen jeudi matin par un juge d'instruction à la suite d'une décision de la chambre d'instruction d'Orléans, ont indiqué Martin Pradel et Edmond-Claude Fréty, avocats de trois victimes présumées du prêtre, qui se sont portées partie civile. Il lui est reproché de n'avoir pas dénoncé des actes pédophiles de l'abbé Pierre de Castelet, mis en examen en 2012.

 

C'est la première mise en examen d'un évêque pour non-dénonciation d'actes pédophiles depuis Mgr Pierre Pican, évêque émérite de Bayeux. Ce dernier avait été condamné en 2001 à trois mois d'emprisonnement avec sursis pour non-dénonciation des faits de pédophilie commis par l'abbé René Bissey, un prêtre de son diocèse de Bayeux, auquel la cour d'assises du Calvados avait infligé dix-huit ans de réclusion en octobre 2000.

 

Cette affaire avait conduit la conférence des évêques de France à engager un chantier de lutte contre les abus sexuels dans l'Église, relancé en 2016 après de nouvelles accusations, notamment dans le diocèse de Lyon gouverné par le cardinal Philippe Barbarin.

 

L'ancien évêque d'Orléans, en poste de 2002 à 2010, avait déjà été cité comme témoin assisté dans le cadre de l'instruction ouverte contre l'abbé Pierre de Castelet, mis en examen en 2012 après un signalement par l'actuel évêque d'Orléans, Mgr Jacques Blaquart.

 

Olivier Savignac, une des victimes présumées, avait été le premier à dénoncer les faits en 2008 auprès de l'évêché dans un courrier où il faisait état d'attouchements qu'il disait avoir subis en 1993 lors d'un camp dans le sud-ouest de la France du Mouvement eucharistique des jeunes (MEJ) où officiait l'abbé de Castelet en tant qu'aumônier.

 

Sans réponse de l'évêché, il demandait audience deux plus tard à Mgr Fort et lui donnait des détails et lui précisait qu'une dizaine de jeunes avaient pu être victimes de l'aumônier du MEJ.

 

"André Fort m'a reçu dans son bureau en 2010 à Orléans. Il m'a promis de prendre des mesures, mais, un an après, l'abbé était toujours là. Je me suis même aperçu qu'il donnait des conférences sur la pédophilie dans l'Eglise. Là, on s'est sentis trahis", a déclaré Olivier Savignac en octobre dernier au micro de France Bleu Orléans.

 

Il saisit alors à nouveau l'évêché, où Mgr Blaquart avait pris la succession de Mgr Fort, parti à la retraite. Dès lors, tout va très vite : le nouvel évêque saisit aussitôt le parquet et une instruction est ouverte. En 2012, l'abbé de Castelet est mis en examen.

 

L'enquête "aurait mis en évidence huit ou neuf cas d'attouchements sur mineurs, sur des victimes âgées d'une douzaine d'années", a indiqué l'année dernière Mgr Blaquart. Le prêtre a reconnu les faits, ajoute le prélat, qui lui a supprimé en 2016 les derniers ministères. "J'aurais dû le faire plus tôt", avait-il dit.

 

Selon Mgr Blaquart, ses prédécesseurs avaient eu connaissance de ses agissements et avaient pris "des mesures conservatoires" contre le prêtre, aujourd'hui âgé de 66 ans, pour éviter qu'il soit seul en contact avec des jeunes. "Ils n'avaient pas porté plainte", avait regretté le prélat.

 

Bien avant des mesures prises l'année dernière par la conférence des évêques de France, le diocèse d'Orléans, à la demande de son évêque Jacques Blaquart, a été le premier à mettre en place une cellule d'écoute pour les victimes de prêtres pédophiles.

 

Espérons que l’on fasse justice aux victimes de l'abbé de Castelet en punissant de façon exemplaire Mgr André Fort qui n’a pas dénoncé le comportement pervers de ce prêtre.

 

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Publié le 9 Juin 2017

Libération.fr dans ses articles «Législatives au Royaume-Uni : le parti Conservateur de Theresa May perd sa majorité absolue» et «Corbyn appelle Theresa May à la démission après son recul aux législatives» de ce vendredi 9 juin 2017, nous monte que la Première ministre conservatrice Theresa May s'est vue pressée de démissionner ce vendredi, au lendemain d'élections qui ont vu son parti perdre la majorité absolue au Parlement britannique. Le chef du parti travailliste d'opposition Jeremy Corbyn s’est empressé d’appeler la Première ministre conservatrice Theresa May à démissionner après les pertes subies par son parti aux élections législatives britanniques de jeudi. «Elle a perdu des sièges conservateurs, perdu des voix, perdu le soutien et la confiance. C'est assez pour qu'elle parte et laisse la place à un gouvernement vraiment représentatif», a déclaré Jeremy Corbyn en s'adressant à ses électeurs tôt vendredi matin.

 

Un résultat choc qui plonge le pays dans l'incertitude peu avant l'ouverture des négociations du Brexit. C'est un échec personnel pour celle qui avait convoqué ces élections législatives anticipées en comptant en obtenir une majorité renforcée pour négocier la sortie de l'Union européenne. Les conservateurs sont en tête du scrutin mais ont perdu douze de sièges, tandis que l'opposition travailliste en a gagné une petite trentaine, selon ces résultats quasi finaux au terme desquels les Tories ne peuvent plus obtenir de majorité absolue.

 

D’après les résultats partiels que l’on retrouve dans LeMonde.fr dans son législatives au Royaume-Uni sur sièges sur les 648 sièges sur 650 attribués à ce stade : 317 reviennent au Parti conservateur (- 12); 261 au Parti travailliste (+ 31); 35 au Parti national écossais (SNP, - 19); 12 aux libéraux-démocrates (+ 3); 10 au Parti unioniste démocrate (+ 2); 1 au parti Vert; et 12 aux autres partis. La bonne nouvelle est qu’Ukip perd son unique siège.

 

Enfin comme le montre L’OBS dans son article «Législatives britanniques : les conservateurs perdent leur majorité absolue» Jeremy Corbyn, que beaucoup donnaient largement battu et objet de régulières tentatives de putsch au sein de son parti, dont l'aile centriste ne supporte pas ses idées radicales (un bon exemple pour Benoît Hamon au prochain congrès du PS), est le grand vainqueur de cette élection alors que Theresa May perd sa majorité absolue au Parlement. Jeremy Corbyn peut savourer sa victoire. Il a en effet augmenté le score du Labour d'une trentaine de sièges, alors que tout le monde lui prédisait il y a peu une amère défaite. Militant de longue date, il s'est retrouvé comme un poisson dans l'eau dans les meetings à travers le pays, se montrant proche des gens et de leurs préoccupations. C'est l'autre surprise de ce scrutin : les indépendantistes du Parti national écossais (SNP) devraient céder une vingtaine de sièges et 'est une très mauvaise nouvelle pour (la Première ministre écossaise) Nicola Sturgeon et son ambition d'organiser un second référendum.

 

Une autre élection législative intéresse les médias comme le montre LCI.fr dans son Live Politique. La campagne du premier tour des élections législatives touche à sa fin ce vendredi. Ce soir à minuit, les candidats ne pourront plus campagne et devront attendre dimanche 20 heures pour connaître les résultats. Le mouvement La République en Marche d'Emmanuel Macron est donné grand favori de ce scrutin. Jamais autant de nouveaux visages n’ont semblaient prêts à faire leur entrée au Palais Bourbon. Le plus inquiétant sont les mesures de LREM si ce mouvement obtient la majorité absolue puisqu’il compte "libérer l'entreprise" du code du travail, faire une "ligne dure anti-migrants" et mettre l’état d'urgence dans le droit commun. En gros, LREM va faire la politique que souhaitait la droite.

 

À quelques jours du premier tour des élections législatives, la gauche française est menacée d'être réduite à peau de chagrin dans la nouvelle Assemblée. Entre un Parti socialiste éclaté écartelé des députés partisans d'une participation constructive à la majorité présidentielle, (Marisol Touraine, Myriam El Khomri), et les députés frondeurs, qui, sur la ligne de Benoit Hamon, rêvent d'incarner une nouvelle opposition. et une France insoumise en perte de vitesse, les projections sur le nombre de députés roses ou rouges à l’Assemblée nationale s’assombrissent. La stratégie de Jean-Luc Mélenchon a, elle, le mérite de la clarté : aucune alliance ni avec les socialistes ni avec les communistes. Mais elle est parfois mal comprise sur le terrain. Cette volonté hégémonique à gauche pourrait s'avérer perdante pour tous, déplore Bernard Cazeneuve : «Cette division va stériliser des terres en faisant élire la droite et l’extrême-droite», prédit l’ancien Premier ministre socialiste. «C'est le jeu de la terre brûlée», regrette un dirigeant communiste.

 

Plus réaliste Benoît Hamon n’attend plus rien des Législatives ni du PS comme le montre LeParisien.fr dans son article «Parti socialiste : les confidences aigres-douces de Hamon». Voilà près de dix mois que le socialiste est en campagne ! Lancé dès août dernier dans la bataille pour la primaire de la gauche, il est désormais en pleine reconquête de sa circonscription des Yvelines. Avec, aussi, le regard rivé sur l'avenir : le mouvement transpartisan qu'il compte lancer le 1er juillet, sur la pelouse de Reuilly. «Quinze mille personnes se sont inscrites !» se réjouissait-il hier. Un rassemblement conçu comme le prélude «à un autre événement», lance-t-il.

 

Enfin LeMonde.fr dans son Live Politique 2017 nous montre que le collectif syndical et associatif "Front social" organise le 19 juin des rassemblements dans plusieurs villes de la métropole "contre Macron et ses ordonnances" réformant le code du travail. "Face aux attaques gouvernementales contre le Code du travail et la protection sociale qui se précisent et à la parodie de négociation à laquelle les dirigeants syndicaux se prêtent, nous répondons par la mobilisation, dans toute la France, dès le 19 juin", font ainsi savoir dans un communiqué le collectif composé de sections CGT, Sud ou encore l'UNEF. À Paris, un rassemblement est déjà prévu à 18 heures devant l'Assemblée nationale. "Une cible toute symbolique puisque ce sera le lendemain du second tour des élections législatives", précise Laurent Degousée (Sud commerce) à l'Agence France-presse. Des rassemblements seront également organisés à Bordeaux, Saint-Nazaire, Lille, Grenoble ou encore Marseille.

 

Le seul moyen pour qu’Emmanuel Macron ne possède pas une majorité absolue est de maintenant voter contre lui et espérons que les sondages se trompent. Espérons que les résultats du Parti travailliste au Royaume-Uni soient porteurs pour les Frondeurs du PS.

 

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Publié le 8 Juin 2017

Pour le père James Martin : "Être LGBT n’est pas un péché"

Respect, compassion et sensibilité. Ce sont les attitudes à adopter par l’Église dans le catéchisme envers les homosexuels, mais trop souvent cela ne se traduit pas en actions concrètes. Et c'est ce que veut pour changer le jésuite américain James Martin, qui a écrit un livre à cet effet. Un livre sur l'Église et la communauté LGBT pour qu’elles construisent des ponts ensemble et apprennent à vivre ensemble comme nous le montre Cameron Doody le mercredi 7 juin 2017 sur periodisatdigital.com.

 

En parlant de son livre avec le service Religion News Service et Crux, le jésuite affirme que le respect, la compassion et la sensibilité des valeurs catéchétiques sont «essentielles» pour un groupe comme la communauté LGBT, qu’il sent «presque complètement marginalisé» dans l’Église institutionnelle.

 

«Il n’y a tout simplement pas de groupe aussi marginalisé dans l'Église catholique que celui des personnes LGBT. Parfois, ils ont été traités comme des lépreux», a déploré le jésuite. Et que «être simplement LGBT n’est pas un péché, selon la doctrine catholique. C'est un malentendu commun.» Aux yeux du père, bien que le catéchisme utilise une langue destructrice pour décrire les sentiments d'une personne gay personne - dite «intrinsèquement désordonnés», il doit être nécessairement à l’écoute.

 

«Pour dire que l'une des parties les plus profondes d'une personne, la partie qui donne et reçoit l’amour- est désordonné, est inutilement préjudiciable», déplore le père Martin, qui suggère, quant à lui, que l’on doit changer quelque chose pour que ça se «déroule différemment».

 

De retour sur l'attitude à avoir sur des mesures urgentes avec la communauté LGBT, Martin fait remarquer que «sont des gens qui se sentent marginalisés, donc c'est un modèle pour nous» : ceux qui souhaitent trouver une maison dans notre paroisse. Un modèle qui est nul autre que le Seigneur. «Jésus accueille, invite et comprend», se souvient le prêtre. «Et pour Jésus, il n'y a pas de «nous» et «eux» : le nous suffit».

 

Le respect pour eux, d'abord de tous, signifie de les nommer comme ils s’appellent eux-mêmes. C'est-a-dire, gay, LGBT, LGBTQ ou autre chose, mais jamais attirés par le même sexe» ou d'autres termes froids et cliniques. «Je pense que l'apparente incapacité des gens à utiliser quelque chose d'aussi simple que LGBT, en particulier lorsque le pape François lui-même a utilisé le terme gay, montre un manque de respect», a déploré le père Martin.

 

«Le respect est aussi de voir ces gens comme des individus qui apportent des dons à l'Église», approfondit le jésuite. «La compassion est de les voir dans leur complexité et leur sensibilité, c’est d'être sensible à leurs expériences de vie.» Mais ces attitudes ne sont pas seulement les préceptes évangéliques et de bienvenues doctrinales : pour accueillir les personnes LGBT l'Église ouvre an monde un vrai potentiel, tout comme leurs familles et leurs amis. Comme on l'a vécu le père Martin en tournée pour promouvoir de nouveaux livres, de nombreux proches des homosexuels l'ont approché pour dire que «ce qu'ils veulent est un endroit pour son fils, sa fille, son petit-fils ou sa petite-fille dans l’Église».

 

Une vision réaliste sur les personnes LGBT dans l’Église qui mérite d’être entendue, et qui espérons le sera porteuse d’une nouvelle vision plus ouverte envers des couples qui se sentent rejetés par celle qui devrait être une mère.

 

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Publié le 8 Juin 2017

Le théologien de la libération belge François Houtart est mort à Quito

Cameron Doody dans periodistadigital.com nous apprend le mercredi 7 juin que le théologien de la libération, sociologue et père intellectuel de «Révolution Citoyenne» (Revolución ciudadana) dans l'Equateur. L’intellectuel belge François Houtart est décédé mardi à Quito à l’âge de 92 ans, une ville qui déplore la perte de ce penseur qui a consacré sa vie «à la lutte pour les droits de l'homme» et sera toujours dans les mémoires comme une «vaillant propulseur du bien-être de toute l'humanité». «À l'aube du 6 juin 2017 vient de mourir à Quito François Houtart, théologien et sociologue de la libération des peuple», écrivait Napoleón Saltos, professeur équatorien dans la web au sein du collectif Pensée critique (Pensiamento Critico).

 

Né à Bruxelles en 1925, Houtart a enseigné professeur à l'Institut des hautes études nationales (IAEN), l'école d'études supérieures de l'État équatorien. Houtart a été le fondateur du Centre Tricontinental, donnant du soutien aux pays en développement, qui fonctionne à l'Université catholique de Louvain, et en 2009, il a présenté ses travaux sur le «nouveau paradigme civilisationnel, le bien commun de l'humanité».

 

Tout près de la figure du président équatorien Rafael Correa, qui a étudié en Belgique, Houtart avait des relations étroites avec la «Révolution citoyenne», le modèle appliqué par le gouvernement au cours de son mandat (janvier 2007-mai 2017) et que continue maintenant son compatriote Lenín Moreno.

 

La mort de Houtart pèse sur le gouvernement de Quito. «Pour nous c’est un motif de profond regret que la perte d'un penseur qui a consacré une grande partie de sa vie à la lutte pour les droits de l'homme et à la théologie de la libération», nous dit le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Et il se souvient que le prêtre catholique belge a servi comme chercheur et professeur à l'IAEN et éditorialiste du journal El Telegrafo.

 

«Sans aucun doute, les grands intellectuels de l'histoire laissent leur empreinte sur l'enseignement tout au long de leur vie. Tel est le cas avec Houtart, qui, de sa chambre à l'académie était autrefois un soutien pour notre gouvernement et d'autres gouvernements de la région», a ajouté le texte de la Chancellerie. Il appuie qu’Houtart note que «sera reconnu dans l'histoire en tant que promoteur courageux du bien-être de toute l’humanité».

 

La mort de François Houtart laisse un grand héritage en Equateur à travers la «Révolution citoyenne» qui a transformé le pays, mais c’était aussi un homme qui avait ses parts d’ombre comme le montre l’article de globalist.it «Adieu à François Houtart, le prêtre qui se sont battus pour la justice sociale dans le monde», car François Houtart a fait part d’un long et terrible secret : en 2010, il confessa que 40 ans auparavant, il fut le protagoniste d’un acte pédophile sur un mineur de sa famille. Par conséquent, il demanda à suspendre la campagne qui avait été lancé pour soutenir sa candidature pour le Prix Nobel de la paix en 2011, et demanda pardon pour sa terrible erreur commise il y a plusieurs années. Suite à cette affaire, il démissionna également du CETRI.

 

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Publié le 7 Juin 2017

Anne-Bénédicte Hoffner nous montre dans son article pour la-Croix.com du mercredi 7 juin 2017 qu’interrogé par la BBC après l’attentat qui a eu lieu à Londres samedi 3 juin, Justin Welby, archevêque de Cantorbéry et primat de la Communion anglicane, a appelé les responsables religieux à «prendre leurs responsabilités» pour lutter contre «les atrocités commises au nom de leur religion».

 

Tout au long de l’histoire et dans toutes les grandes religions, les traditions religieuses et les Écritures saintes ont été «tordues et mal utilisées» par les fidèles, parfois même encouragés par leurs responsables. Aujourd’hui, ces derniers doivent donc reconnaître que «des atrocités» peuvent être commises au nom de leur religion, a estimé mardi 6 juin le Dr Justin Welby, archevêque de Cantorbéry et primat de la Communion anglicane, interrogé dans l’émission «Today» de la radio BBC 4.

 

«Si quelque chose se passe dans notre propre tradition religieuse, nous devons le dire et prendre nos responsabilités en étant très, très clairs pour le contrer», a-t-il poursuivi, tout en soulignant la très ferme condamnation et au plus haut niveau des responsables musulmans britanniques. Interrogé sur cette phrase souvent entendue selon laquelle «les attaques terroristes n’ont rien à voir avec l’islam», Justin Welby a pris ses distances : «Je ne pense pas que cela nous amène quelque part.»

 

À ses yeux, le problème des attentats est triple : «global, générationnel et idéologique». «Il existe une théologie religieuse derrière ces attaques terroristes. Elle doit être contrecarrée», estime le primat de la Communion anglicane, convaincu que nier le rôle joué par l’islam dans les attentats récents revient à nier celui «du christianisme dans le massacre de Srebrenica en 1995 en Bosnie». «Nous devons contrer cette [théologie] dans notre propre tradition de foi et dire pourquoi ce n’est pas acceptable, pour enseigner aux gens et pour éduquer les gens», a-t-il expliqué.

 

Dans un pays sous le choc de deux attentats, à Manchester puis à Londres, le responsable anglican a donc clairement indiqué ses attentes à l’égard de la communauté musulmane et de ses responsables. Mais il n’a pas oublié non plus le reste de la société britannique, critiquant le «très grave manque d’alphabétisation religieuse» des responsables de la lutte contre l’extrémisme, incapables de «comprendre les doctrines fondamentales de la foi avec lesquelles ils traitent». À ses yeux, le Royaume-Uni doit également parvenir à tracer «une ligne» claire entre conservatisme et extrémisme. «Notre histoire et notre culture permettent aux gens d’avoir des points de vue très différents, mais cette ligne doit porter sur la violence et l’incitation au dénigrement d’autrui», avance-t-il, soulignant le désir d’une vaste majorité des citoyens britanniques de continuer à vivre ensemble.

 

Il ne s’agit donc pas de cibler «un groupe uniquement en raison de sa foi» mais uniquement en raison «des actes que ses membres posent au nom de leur foi», prévient-il, alors que le débat risque de s’enflammer à nouveau sur les mesures à prendre pour contrer l’islamisme radical.

 

Le raisonnement de Justin Welby ne semble pas être de mise en France puisqu’un article de L’Express.fr nommé «Un projet de loi prévoit de faire entrer l'état d'urgence "dans le droit commun"», nous montre que le gouvernement présentera le 21 juin en Conseil des ministres un texte visant à pérenniser certaines mesures exceptionnelles de l'état d'urgence, a annoncé l'Élysée ce mercredi 7 juin, au lendemain de l'attaque au marteau d'un policier devant Notre-Dame de Paris. Comme déjà annoncé, le Parlement sera saisi d'une première loi pour prolonger jusqu'au 1er novembre "au maximum" l'état d'urgence, qui devait prendre fin mi-juillet. Selon Le Monde, qui a consulté le texte, "ce sont quasiment toutes les mesures de l'état d'urgence qui vont se retrouver dans le droit commun, avec quelques modifications marginales" : assignations à résidence, perquisitions administratives, fermeture de lieux de culte et zones de protection et de sécurité. Autant de mesures qui seront décidées sous l'autorité du ministère de l'Intérieur et des préfets, sans l'intervention d'un juge.

 

Le plus inquiétant comme le montre amnesty.fr est que depuis près d’un an, l’application de l’état d’urgence et un usage disproportionné de la force ont restreint le droit fondamental du droit de manifester pacifiquement en France de manière préoccupante. 155 manifestations ont été interdites en 18 mois. 639 mesures d’interdictions individuelles de manifester ont été prises contre des personnes dont 21 dans le cadre des manifestations liées à la COP21, et 574 dans le cadre des manifestations contre la loi travail. À cela s’ajoute des pratiques policières contestables comme les nasses, cette pratique qui vise à confiner des manifestants pour les empêcher de manifester ou de rejoindre une manifestation, et un le recours par les forces de l’ordre à un usage arbitraire et disproportionné de la force, sans oublier des journalistes intimidés et violentés.

 

Mettre de telles mesures dans la loi, sans l’intervention d’un juge fera alors de la France un pays de non droit, ne valant pas mieux que les dictatures qu’elle critique.

 

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