Publié le 25 Mars 2017

Une gauche tournée vers l’avenir

francetvinfo.fr et LCI.fr dans leurs articles du vendredi 24 mars 2017 «DIRECT. Le Drian soutient Macron : "Je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait autant de trahisons", réagit Benoît Hamon» et «Hamon : après le ralliement de Le Drian à Macron : "Je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait autant de trahisons"», nous montrent que le candidat socialiste à l'élection présidentielle, Benoît Hamon, ne s'"attendait pas" à "autant de trahisons", a-t-il déclaré, vendredi 24 mars, sur Europe1, interrogé sur le ralliement de Jean-Yves Le Drian à Emmanuel Macron. Le ministre de la Défense a confirmé, vendredi, dans un entretien à Ouest-France, son soutien à au candidat d'En marche !. "Parce que ce sont des trahisons, des trahisons pas de moi, je ne demande rien, mais d'une histoire, de valeurs que nous représentons, de la place qui doit être celle de la gauche", a poursuivi Benoît Hamon.

 

"Il y a deux gauches aujourd'hui en France, vis-à-vis desquelles je veux prendre mes distances. Celle qui pour gouverner renonce à être de gauche et qui demain pour gouverner pourrait, comme je l'entends (chez) certains, baisser l'ISF, augmenter la pression sur les chômeurs, baisser le nombre de fonctionnaires, faciliter le licenciement, ça, ça n'est pas la gauche, et si pour garder le pouvoir ou exercer le pouvoir, il faut faire cela (...) moi, je ne le ferai pas", a-t-il continué. "Et puis il y a une autre gauche qui renonce au pouvoir pour être de gauche et qui dit 'dégagez tous'", a-t-il ajouté.

 

Il est intéressant de voir ces gauches dont parle Benoît Hamon et il vise juste. Il nous montre qu’il y a deux gauches, tout d’abord, celle qui abandonne ses valeurs pour gouverner allant jusqu’à trahir pour aller vers Macron. Cette gauche qu’on appelle social-libérale qui s’est rallié au principe d’un État allégé, centré sur l’aide aux entreprises plutôt que sur la protection des citoyens. Elle n’a plus de gauche que le mot. Les résultats de cette politique ne sont pas fameux comme le montre le document de mars 2015 appelé «Le pouvoir et le peuple», de Florence Jaumotte et Carolina Osorio Buitron, économistes au Département des Études du FMI expliquent suite à une étude que le recul du syndicalisme semble avoir largement contribué à l'augmentation de la part des revenus les plus élevés et à la montée des inégalités.

 

Serge Halimi en mars 2016 dans un article du monde-diplomatique.fr intitulé «Le temps des colères» nous montre aussi que l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a calculé que l’enrichissement des plus riches (un groupe qui compte au moins autant d’intermédiaires parasites que de «patrons entreprenants») avait compromis «la croissance économique à long terme» là où, au contraire, une amélioration des revenus des plus pauvres l’aurait accélérée. Il cite aussi l’hebdomadaire britannique The Economist, peu connu pour son gauchisme, a concédé, que «les prévisions selon lesquelles la réduction des impôts générerait assez de croissance pour être autofinancée semblent un peu irresponsables aujourd’hui».

 

Les partis sociaux-démocrates ayant choisis de devenir néolibéraux, comme le montre ceux qui vont vers la vision macroniste, connaissent de nombreux échecs électoraux : le SPD en Allemagne s’est fait écraser lors des élections législatives 2013 par Angela Merkel, du fait qu’ils gouvernaient avec elle, donc le choix de gauche s’est plus porté sur Die Linke et Les Verts, le parti travailliste britannique qui a subit une lourde défaite électorale en 2015 a choisi de revenir vers la social démocratie en choisissant Jeremy Corbyn, le PASOK en Grèce dans la Coalition démocratique avec la Gauche démocrate (DIMAR), n’a obtenu que 6,28 % lors des élections législatives de septembre 2015 et paye sa participation à un gouvernement de droite pro-austérité, le Parti travailliste aux Pays-Bas pour avoir gouverné avec la droite dans une politique d’austérité a payé le prix de cette alliance contre nature aux législatives en 2016 avec 9 %, et le candidat du Parti social-démocrate d'Autriche lors des élections présidentielles autrichiennes en 2016 n’a obtenu que 11,3 % des suffrages payant l’alliance contre nature de son parti avec la droite.

 

L’autre gauche, celle qui veut tout dégager n’est pas plus fameuse dans ses résultats. En Espagne, Podemos allié à Izquierda Unida, est arrivée deux fois troisièmes aux législatives, sans pour autant dépasser le PSOE, perdant 1 million de voix à la deuxième élection législative. Podemos n’a pas pu gouverner non plus, car le parti a refusé une alliance avec le PSOE, il faut dire que Podemos avait trop demandé à la formation sociale démocrate comme Mélenchon l’avait fait à Benoît Hamon. Pablo Iglesias, trop gourmant avait exigé la vice-présidence et la moitié des portefeuilles ministériels d’un éventuel gouvernement de coalition. Il avait aussi réclamé la tenue d’un référendum d’autodétermination en Catalogne et mis son veto à la participation de Ciudadanos dans les discussions. Ce parti a aussi beaucoup déçu, car une parie des électeurs avait compris qu’ils voulaient juste surpasser et éliminer le PSOE pour prendre le pouvoir, alors qu’ils avaient l’espoir de rééquilibrer la gauche et réorienter les positions du PSOE. Mélenchon se retrouve dans le même souci qui sera sans doute fatal à sa France insoumise.

 

Enfin, on trouve une troisième force de gauche, la social-démocratie à laquelle se rattache Benoît Hamon, celle qui après la seconde guerre mondiale avait mise en place le modèle de démocratie sociale. Ce modèle de démocratie avait permis l’instauration d’une économie de marché sociale, où les entreprises demeurent relativement libres, avec une sécurité sociale universelle, une éducation bien financée, des allocations chômages généreuses, de nationalisations pures et simples des grandes industries, une supervision étatique de l’économie et en Allemagne de l’Ouest les syndicats étaient représentés dans les conseils d’administrations. Cela a donné naissance à l’économie mixte, où les pauvres vivaient bien et les riches perdaient de leur puissance économique. Le laisser-faire économique avait amené la grande dépression qui avait suivi la crise de 1929, et la Seconde guerre mondiale, on le remplaça par l’économie mixte.

 

Benoît Hamon se retrouve dans cette tradition. Il propose de redonner vie à la démocratie sociale à travers une économie de marché sociale en mettant en avant le revenu universel, afin de réduire les inégalités scolaires, il veut limiter strictement le nombre d'enfants par classe en CP, CE1 et CE2, étendre aux lycées la réforme de l'éducation prioritaire et favoriser la mixité sociale, il souhaite faire adopter par référendum dès juin 2017 le principe du «49-3 citoyen» par lequel 1% du collège électoral français peut obtenir la convocation d'un référendum avant la promulgation d’une loi. Benoît Hamon propose également une augmentation du Smic, des Minimas sociaux et du Minimum vieillesse, une nouvelle loi Travail qui remplacera celle de Myriam El Khomri, une augmentation du budget de la recherche et du développement, une taxe sur les robots, une taxe sur les profits des banques, la priorité au «made in France» en réservant 50 % des marchés publics aux petites et moyennes entreprises françaises, une interdiction des perturbateurs endocriniens, une sortie du nucléaire avant 2040 en «fermant les réacteurs en fin de vie», le droit de vote des étrangers aux élections locales, une loi anti-concentration des médias, le recrutement de 40 000 nouveaux enseignants en cinq ans et la légalisation de l’usage du cannabis pour les majeurs comme au Portugal.

 

Il est au moins fidèle à lui-même et ne veut pas dévier sa route, comme il l’a dit sur BFMTV hier : «Je refuse le carcan de ceux qui gouvernent depuis 30 ans et qui s'accrochent pour gouverner 5 ans de plus.» Il assume que sa gauche est une gauche qui transforme et gouverne. Pour lui être de gauche, ce n’est pas gouverner en cessant d’être de gauche, de casser le service public, et d’être libéral. Il souhaite une gauche tournée vers l’avenir. Je le souhaite aussi.

 

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Publié le 24 Mars 2017

Inés San Martín dans son article du 23 mars 2017 dans cruxnow.com nous montre que lors d'un symposium sur les abus sexuels des prêtres à Rome dans l'Université pontificale grégorienne intitulé : «sauvegarde dans les maisons et les écoles : l'apprentissage de l'expérience dans le monde entier», le cardinal Sean O'Malley de Boston, président de la Commission pontificale pour la protection des mineurs au Vatican, dit qu'il n'y a «aucun doute» que le pape François est pleinement engagé dans cette cause, mais un expert Francis Sullivan a fait valoir que l'absence des victimes des abus sexuels des prêtres à l'événement suggère «que nous n'avons pas encore obtenu ce que nous voulions.»

 

Pour lui, cette absence inquiétante pourrait être considérée comme faisant partie d'un modèle de l'Église cherchant à noyant la voix des victimes. Sullivan dit également que l’Église doit comprendre profondément le degré de désenchantement, et même la rage frémissante, que la communauté catholique sent en raison du scandale des abus sexuels de prêtres et sur le fait qu'il est arrivé dans l'Église. Mais pour lui le fait que cela est arrivé dans l'Église catholique nous dit quelque chose au sujet de la corruption de l'Église catholique.

 

Pourtant le cardinal O'Malley dit qu'il est convaincu qu'il n'y aura pas de retour en arrière possible sur les efforts de l'Église. Il a aussi déclaré que tous les meilleurs programmes et pratiques seront sans effet si les victimes ne sont pas mises en premier. On aimerait y croire mais l’Église traîne des pieds pour donner satisfaction aux victimes. Il faudrait pour cela que l’Église mette fin au secret et au silence qui demeure sur les abus sexuels sur mineurs.

 

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Publié le 23 Mars 2017

LePoint.fr dan son article du jeudi 23 mars 2017 nous montre que le pape François a autorisé jeudi la canonisation de deux des trois bergers de Fatima, au Portugal, qui affirment avoir assisté à des apparitions de la Vierge en 1917, un miracle reconnu officiellement par l'Église catholique.

 

Le pape a ainsi autorisé un décret de la Congrégation pour la cause des saints "concernant le miracle attribué à l'intercession du bienheureux Francisco Marto, né le 11 juin 1908 et mort le 4 avril 1919, et de la bienheureuse Jacinta Marto, née le 11 mars 1910 et morte le 20 février 1920", indique un communiqué du Vatican.

 

Selon les médias italiens, il n'est pas exclu que le pape François puisse les canoniser au cours de son voyage à Fatima les 12 et 13 mai, même si aucune date n'a été officiellement annoncée. La canonisation équivaut à une reconnaissance officielle par l'Eglise qu'une personne est sainte et au paradis. Elle doit pour cela être créditée de deux miracles, l'un pour sa béatification, l'autre pour sa canonisation, signes tangibles de sa proximité avec Dieu.

 

Selon la tradition, la Vierge serait apparue à six reprises, de mai à octobre 1917, à Jacinta, 7 ans, Francisco, 9 ans, et leur cousine Lucia, 10 ans et leur aurait révélé un message divisé en trois "secrets" jugés prophétiques de l'Histoire du XXe siècle. Après la mort de Francisco et de Jacinta, Lucia dos Santos, devenue sœur Lucia, a confié les deux premiers secrets à un évêque en 1941 et ils ont été rendus publics par Pie XII en 1942.

 

Le premier "secret", où sœur Lucia évoque "une grande mer de feu avec des démons et des âmes" évoquerait la vision de l'enfer. Le deuxième annoncerait le début d'"une guerre encore pire que celle en cours". Sœur Lucia a transmis le 3e secret en 1944 à Pie XII avec la recommandation de ne le publier qu'après 1960. Mais aucun pape avant Jean Paul II, en 2000, n'avait voulu le révéler, ce qui avait provoqué de multiples spéculations sur sa teneur. Ce troisième secret contenait, selon le Vatican, une vision prophétique de l'attentat perpétré contre Jean Paul II en 1981 sur la place Saint-Pierre au Vatican.

 

Le pape François va un peu vite. Des sérieux doutes sur ces apparitions ont été rapportés dans les ouvrages de Thomas de Fonseca, No Rescaldo de Lourdes (1932) et surtout Fátima – Cartas ao Cardeal Cerejeira (1955), auquel on peut ajouter, Fátima Desmascarada (1971) de João Ilharco. Une «critique catholique de Fatima», entreprise par des prêtres existe aussi : comme le belge Édouard Dhanis, comme l’allemand Bernward Brenninkmeyer, l’américain Robert Graham, l’allemand Karl Rahner, le suisse Otto Karrer, l' espagnol Carlos María Staehlin, et curieusement tous les membres de la Compagnie de Jésus (au Portugal, la question catholique de Fatima a été faite, en plus du père Mário Oliveira, par les prêtres Oliveira Faria et Salvador Cabral, et le père Oliveira serait l'auteur de deux ouvrages importants, Perguntas sobre Fátima, 1975, Perguntas sobre Fátima. Há 12 anos sem resposta!, 1987).

 

Enfin le père Mário de Oliveira, connu comme le père Mário da Lixa, est l’auteur de Fátima nunca mais en 1999 et de Fátima, S.A en 2015, où il démontre que les apparitions de Fatima ont été utilisées pour discréditer la République arrivée au pouvoir en 1910 qui avait nationalisé ses biens et qui mettait les gens au-dessus des clercs. Durant le premier mois de l’apparition, la Dame que voyaient les bergers, Lúcia dos Santos, Jacinthe et Francisco Marto (respectivement 10, 7 et 8 ans), leur disait la nécessité de prier le chapelet. Depuis l’apparition de la République, les gens avaient cessé de prier car ils pouvaient améliorer leur sort sans attendre un miracle. D’où cette insistance sur le chapelet.

 

Les bergers de Fatima furent rapidement mis en cause par le prêtre local, c’est pour cela qu’ils furent dès le mois de mai 1917 pris en main et soutenus par le clergé d’Ourem. Jusque-là, la Dame résumait son message à des promesses de «mettre au ciel» les trois bergers, de les encourager à «prier le chapelet» avec des allusions vagues à la fin de la guerre (où des jeunes de la paroisse étaient). Aucun de secret n’est donné par la Dame qu'ils voient. Le 13 août, le gouverneur d’Ourem réagit en prenant les enfants à son domicile et non en prison, la Vierge qui devait apparaître tous les 13 du mois n’est pas venu, pas grave Lucie la fait venir le 19 en dehors de la Cova de Iria. Le 13 Septembre avec plus de 20 000 personnes, le déception est énorme, rien ne se passe et enfin le 13 octobre, devant 70 000 personnes le miracle du soleil ne fut rien d’autre que la variation naturelle de la lumière du Soleil avec la densité des nuages en mouvement.

 

Selon Mário Oliveira, les apparitions ont été inventées par le clergé d’Ourem pour la restauration du diocèse de Leiria. Le diocèse de Leiria créé en 1918 a promu le phénomène marial de Fatima. Nunes Formigão, le grand inventeur des apparitions de Fatima, les a fait ressembler aux «apparitions» de Lourdes en France, qu’il avait visité. Enfin, Les Mémoires de sœur Lucie et les secrets de Fatima ne viennent pas d’elle puisque que Lucie était cloîtré depuis mai 1921, se consacrant «à des tâches de prière et mineures pour qu’elle ne soit pas trop envahissante» avec l’interdiction de parler des apparitions. Elle ne pouvait rien écrire sans autorisation. Ces écrits furent mis en page par l'évêque de Leiria et ses assistants. Manipulé par l’Église durant cette période, Lucie ira jusqu’à écrire que «Salazar est la personne choisie par lui [Dieu] pour continuer à gouverner notre pays.» D’où la consécration de la Russie communiste au cœur de Marie, principal adversaire de Salazar. En 1941, elle souhaitera même que l’on interdise le carnaval pour le remplacer par des oraisons, des sacrifices et des prières publiques dans les rues. Niveau fanatisme, c’est du très haut niveau.

 

Les «apparitions» ont seulement servi à attirer les populations les plus défavorisées. Elles les ont amenés à penser à tort que la solution à leurs problèmes graves et douloureux seront résolus avec des pèlerinages à pied ou en voiture là-bas. Fatima est l'endroit idéal pour garder les gens déprimés, tristes, aliénés, humiliés, autoflagellés, génération après génération. Fatima est devenue surtout une source de revenus financiers dont les recettes sont inestimables (on peut atteindre vingt millions d'euros, seulement pour la moitié des frais consommés), et a rendu possible la construction d'une cathédrale pharaonique très moche de 70 millions d'euros, qui est ouverte depuis 2007.

 

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Publié le 23 Mars 2017

Le gouvernement ne soutiendra pas Benoît Hamon, on s’y attendait, mais ce qui est exaspérant c’est de voir des membres de celui-ci soutenir Emmanuel Macron, le contempteur du tournant libéral du gouvernement socialiste depuis 2014, avec les deux lois Macron et la loi travail. Pourtant, les ministres de notre gouvernement avancent qu’il serait meilleur qu’Hamon pour gouverner la France.

 

Son bilan comme ministre de l’économie est pourtant peu reluisant : la création de lignes de car nationales qui peinent à être rentables, l’élargissement du travail du dimanche qui n’a pas entraîné d’augmentation significative du chiffre d’affaires des commerces, la création de zones touristiques internationales pour lesquelles les négociations sont difficiles, et la réforme du permis de conduire qui n’a pas fait l’unanimité. L’ancien ministre de l’économie dit qu’il va faire baisser le chômage, pourtant il n’est pas arrivé à inversé la courbe du chômage avec les mesures qu’il a proposé pendant les deux où il a été ministre.

 

Essayer autre chose serait mieux. Surtout que le PS si il choisit de s’allier à Macron va finir comme le Parti Travailliste aux Pays-Bas avec 9 % aux législatives. Ensuite, la Haute Autorité des primaires citoyennes a dénoncé le mercredi 22 mars dans un communiqué le "comportement" de Manuel Valls, qui, en ne parrainant pas Benoît Hamon et en critiquant son programme, "contrevient gravement au principe de loyauté et à l'esprit même des primaires". Elle aurait pu le dire avant.

 

Les médias ne sont pas mieux placés car nous voyons à travers eux le culte Macron, ce qui est tout à fait normal puisque Benoît Hamon ne soutient pas la vision libérale des lobbys économiques qui les financent. Ils sont connus comme L’Express, Le1, Les Échos, l’Opinion, Le Monde, TFI, BFMTV et France Télévisions. Ces signes ne trompent pas comme le fait que Macron est également soutenu par des grands patrons (LVMH, Meetic, Darty, etc.) et Pierre Gattaz aime ses propositions économiques.

 

Emmanuel Macron se dit anti-système, mais le système le soutien. Benoît Hamon, lui doit se battre contre une partie du PS et n’a pas le soutien des ministres du gouvernement qui volent comme des papillons vers l’ancien ministre de l’économie. Les médias lui demandent de justifier son programme, de donner des chiffres alors que Macron n’a chiffré que les économies qu’il ferait mais pas ses dépenses. Hamon doit donc se battre contre le libéralisme économique qui ne veut pas d’un président réellement social démocrate. On met maintenant en avant Jean-Luc Mélenchon pour qu’il puisse battre le candidat socialiste honni qui a battu le candidat chéri des médias durant la primaire à gauche, Manuel Valls.

 

Puis pour nous convaincre, on nous vent le vote utile que serait Macron, mais l’histoire a toujours montré qu’à la fin les votes utiles finissent très mal. En 1932, lors des élections présidentielles allemandes, les socialistes, et les grands patrons allemands apportèrent leur soutien à Hindenburg qui gagna les élections afin d’empêcher Adolf Hitler d’arriver au pouvoir. À l’époque le vote utile n’a pas empêché l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler en 1933 suite à des intrigues et à l’appui de la droite, et grâce aussi à la désunion des forces de gauche qui lui a permis d’arriver en tête lors des scrutins régionaux puis aux élections législatives en 1932. Un précédent qui invite à réfléchir. Finalement le mi-figue mi-raisin n’est pas bon pour la démocratie.

 

Je ne voterais jamais Macron, j’ai choisi Benoît Hamon qui au moins a choisi de rester social démocrate au lieu d’être un social libéral qui a vendu tous ses principes de gauche pour appliquer ceux de droite comme les membres du gouvernement et les soit disant réformistes du PS. En cas de deuxième tour, je ne voterais pas utile, je voterais blanc. Choisir entre la xénophobie et l’économie dérégulée m’est impossible.

 

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Publié le 22 Mars 2017

RFI.fr dans son article du 22 mars 2017 «À Bruxelles, Benoît Hamon rattrapé par la politique française et les affaires» nous montre qu’après un meeting réussi à Bercy et un débat en demi-teinte, les difficultés de la campagne électorale reprennent le dessus pour le candidat Benoît Hamon. Dernier exemple en date ce 21 mars lors d'un autre meeting, à Bruxelles cette fois-ci.

 

À nouveau rattrapé par les polémiques à Paris, Benoît Hamon voulait parler d'Europe ce mardi 21 mars à Bruxelles, en Belgique. Au lieu de cela, le candidat à la présidentielle a dû répondre sur l’affaire Bruno Le Roux. Le ministre de l'Intérieur a démissionné ce 21 mars, soupçonné d'avoir employé ses filles comme attachées parlementaires quand il était député alors qu'elles étaient mineures. «Nous avons aujourd’hui une forme de soupçon qui pèse sur la classe politique tout entière, a déclaré Benoît Hamon. Il faut pouvoir dans ce domaine lever le soupçon». «Ce n’est pas bon pour moi, dit le candidat en privé, parce que cette fois, c’est un socialiste comme moi qui est concerné». Benoît Hamon est toujours sous le coup de la déception de sa prestation au débat la veille.

 

Et la série noire continue, avec le premier ralliement d’un membre du gouvernement à Emmanuel Macron, à savoir la secrétaire d'État à la Biodiversité Barbara Pompili, suivi de celui d’un conseiller à l’Elysée, un proche du président, Bernard Poignant. «Une telle déloyauté en pleine campagne, c'est du jamais vu», selon un de ses amis. Agacé, dans le vent glacial de la capitale belge et très atteint par le décès d’Henri Emmanuelli, son mentor, Benoît Hamon a bien du mal à l’évoquer en meeting quelques heures après encore sa disparition. «Ça m’a coupé le souffle ce matin quand j’ai appris qu’il s’était éteint, raconte-t-il. Là où il est, je l’imagine grommeler : "Tais-toi maintenant, tu en as déjà assez dit". Mais je veux lui dire combien il me manque et il nous manquera».

 

Ému et épuisé, le candidat en fait trop. L’avis est unanime dans son équipe : il faut alléger son agenda. Son entourage envisage même d’annuler des déplacements. Benoît Hamon est le candidat qui court après le temps et les sondages mais sa campagne patine toujours. Mais comme le montre Lilian Alemagna dans son article sur Libération.fr du mardi 21 mars 2017 «Europe Hamon en quête de soutiens», Benoît Hamon, en déplacement mardi à Bruxelles, s’est évertué à ne pas dévier de son programme : défendre sa «refondation de l’UE» et son «traité démocratique de la zone euro». «Je n’ai pas la faveur de la Commission, je ne l’ignorais pas», a-t-il confié en sortant d’un entretien avec son président, Jean-Claude Juncker. Le soutien des eurodéputés de gauche et l’opposition de la tête conservatrice de la Commission : voilà ce qu’a voulu illustrer Hamon dans la capitale européenne. En déficit de crédit au sein de l’UE, il a déjà été reçu début février au Portugal par le Premier ministre, António Costa, et compte trouver d’autres soutiens la semaine prochaine à Berlin. Il y rencontrera le candidat social-démocrate Martin Schulz, bien placé dans les sondages face à Angela Merkel. Laquelle devrait «normalement» lui accorder un rendez-vous. Comme pour Macron avant lui.

 

Ensuite LeMonde.fr dans son LIVE Présidentielles 2017 nous montre aussi que le bilan du voyage bruxellois est globalement positif pour le socialiste, qui doit se rendre le 28 mars à Berlin afin de rencontrer le candidat du SPD Martin Schulz, et peut-être aussi la chancelière allemande, Angela Merkel. S’il a reçu un accueil plutôt froid du président de la Commission, Jean-Claude Juncker, peu favorable à son Assemblée de la zone euro, il a obtenu le soutien des eurodéputés du groupe social-démocrate au Parlement, et même celui, plus tempéré, du commissaire européen Pierre Moscovici.

 

Libération.fr nous signale dans l’article «Pour l'équipe de François Fillon, les affaires sont le fruit d'une «grande manipulation orchestrée depuis des semaines»», que ce mercredi, au lendemain de la démission du ministre de l'Intérieur socialiste Bruno le Roux, le porte-parole de François Fillon, Luc Chatel dénonce le «véritable hold-up démocratique» commis par «le pouvoir socialiste» (dont Emmanuel Macron serait le représentant). «La chronologie est trop parfait pour être le fruit du hasard», poursuit-il au sujet des révélations qui ont conduit à la mise en examen par deux fois élargies du candidat de la droite. Pour conclure : «Le forfait est ainsi signé de la grande manipulation orchestrée depuis des semaines». Quelques heures plus tôt, le Parti socialiste a demandé mercredi à François Fillon de retirer sa candidature à la présidentielle après les nouvelles révélations sur les affaires le concernant, estimant que ces accusations empêchent «tout débat serein».

 

Dans les commentaires du Direct de francetvinfo.fr on s’agace notamment des propos du Parti socialiste et d'Emmanuel Macron, notamment, qui ont salué la rapidité de Bruno Le Roux à démissionner, et appelé François Fillon à suivre son exemple – à demi-mot pour le candidat d'En marche !.

 

Enfin François Fillon en rajoute une couche dans l’article de Libération.fr : «François Fillon dénonce «des fuites organisées par les services de l'État». François Fillon, mis en examen dans l'affaire des emplois présumés fictifs de son épouse et de deux de ses enfants, a dénoncé une «machination» avec «des fuites organisées par les services de l'État», mercredi sur franceinfo. Interrogé sur les propos tenus en Conseil des ministres par François Hollande, qui a demandé «l'exemplarité» pour ceux qui briguent «les plus hautes responsabilités», l'ex-Premier ministre a affirmé : «les masques tombent. La machination est maintenant aux yeux de tous les Français». «Comme par hasard, le PS, Emmanuel Macron et François Hollande se jettent sur ces pseudo-révélations qui n'apportent rien de nouveau pour exiger qu'il n'y ait plus de candidat de droite à l'élection présidentielle», a ajouté un François Fillon n'hésitant plus à franchement verser dans le complotisme. Selon lui, «la gauche est dans l'incapacité de gagner l'élection et elle n'a qu'une possibilité pour y parvenir : qu'elle n'ait pas d'adversaire à droite».

 

Comme pour lui répondre dans l’article de LCI.fr «"Climat de corruption" : la violente charge de Benoît Hamon contre les affaires de Fillon et Le Pen», Benoît Hamon s'en est pris violemment, ce mercredi, à François Fillon et Marine Le Pen, qui, selon lui, empêchent la campagne de se dérouler normalement. Le candidat socialiste accuse celui de la droite de "jouer la victime", assurant qu'il n'y a "pas de machination, juste le droit". Il estime les deux candidats à la présidentielle, responsables selon lui de cette campagne "salie et polluée par l'argent et par un climat de corruption".

 

L’EXPRESS.fr nous montre dans son article «La religion prend trop de place dans la présidentielle, selon 77% des Français» que seuls 14% des Français jugent que la religion et la laïcité devraient occuper une place prioritaire dans la campagne électorale, selon une enquête Ipsos pour Radio France et France Télévision. Les Français estiment pourtant ce que ce principe est aujourd'hui menacé.

 

Polémique sur le burkini, débat sur le voile à l'université... Les débats sur la religion ont pris une place centrale dans le débat public des dernières années. 77% des Français jugent pourtant que l'on parle trop des religions et de la laïcité dans la campagne présidentielle. Seuls 14% des sondés considèrent que ces thèmes doivent occuper une place prioritaire dans la campagne électorale, selon une enquête Ipsos pour Radio France et France Télévisions. 40% des Français pensent que ce sujet devrait être "secondaire". L'immense majorité des Français (90%) juge toutefois que la laïcité est "une valeur essentielle de la République", tandis que 74% des personnes interrogées pensent que ce principe est aujourd'hui "menacé".

 

Enfin Libération.fr dans son article «Le Portugal demande aussi la tête du président de l'Eurogroupe» nous montre que dans la ligne de l'ex-président du conseil italien Matteo Renzi, le Premier ministre socialiste du Portugal Antonio Costa a réclamé mercredi avec insistance la démission du chef de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, l'accusant d'avoir tenu des propos «racistes» et «xénophobes» à l'égard des pays du sud de la zone euro. «L'Europe sera seulement crédible avec un projet commun le jour où Jeoren Dijsselbloem ne sera plus président de l'Eurogroupe et où il y aura des excuses claires à l'égard des pays et peuples qui ont été profondément offensés par ces déclarations», a-t-il lancé en marge d'une conférence consacrée au football à Estoril.

 

Sous le feu des critiques, le chef de l'Eurogroupe avait refusé mardi de présenter ses excuses après avoir tenu la veille des propos jugés désobligeants à l'encontre des pays du sud dans un entretien publié par le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung. Jeroen Dijsselbloem perdra dans les prochains mois son poste de ministre des Finances après la déroute historique de son Parti travailliste aux dernières législatives aux Pays-Bas, mais son mandat à la tête de l'Eurogroupe court jusqu'au 1er janvier 2018.

 

Il a comparé les pays du sud de l'Europe qui reçoivent une aide financière accordée par l'UE à une personne qui dépense son argent "en alcool et en femmes". On comprend pourquoi son parti a perdu aux Pays-Bas, il n’est plus social-démocrate, il est de droite et ses 9% lors des législatives est mérité.

 

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Publié le 21 Mars 2017

Le Monde.fr nous montre ce mardi 21 mars 2016 que Mediapart et l’émission «Cash Investigation», qui sera diffusée mardi soir, affirment notamment que 25 évêques ont couvert 32 agresseurs sexuels. Cette enquête, développée dans un livre à paraître mercredi 22 mars a été menée en partenariat avec «Cash Investigation».

 

Après la mise en cause du cardinal Barbarin à Lyon, la gestion par l’Église catholique de prêtres mis en cause pour des actes de pédophilie est l’objet de nouvelles accusations, en France et jusqu’au Vatican. Avec moins de 0,5 % de prêtres accusés d’abus sexuels sur mineurs, la France semble moins touchée que les États-Unis, où les accusations de pédophilie ont visé 4 % des prêtres entre 1950 et 2002, et que l’Australie, où ces soupçons en ont concerné 7 % entre 1950 et 2010.

 

Mais trois journalistes indépendants associés au site d’information Mediapart, Daphné Gastaldi, Mathieu Martinière et Mathieu Périsse, jugent ces chiffres émanant de la Conférence des évêques de France (CEF) «succincts». Ils ont mené une «contre-enquête avec un angle nouveau : celui des agresseurs couverts par l’Église». Des chiffres qui dessinent, selon eux, un «Spotlight à la française», du nom du film qui a raconté l’énorme scandale révélé par la cellule d’investigation du quotidien Boston Globe au début des années 2000.

 

Selon leurs recoupements, 32 agresseurs (prêtres, religieux ou laïcs) actuellement en vie et ayant fait 339 victimes – dont 288 étaient au moment des faits des mineurs de moins de 15 ans – dans l’Hexagone ou à l’étranger ont été couverts par 25 évêques « dont cinq sont toujours en poste », assurent les journalistes.

 

Parmi eux, Mgr Jean-Luc Bouilleret, actuel archevêque de Besançon. Alors à la tête du diocèse d’Amiens au milieu des années 2000, il est alerté par trois prêtres et par la famille d’une victime d’un problème entre leur fils et le père Stéphane Gotoghian. Le prélat encourage alors la famille à porter plainte; ce qu’elle ne fera pas.

 

«À la suite de cette rencontre, Mgr Bouilleret affirme avoir “pris conseil auprès du procureur général d’Amiens”, avant de se contenter de “signaler oralement tous les éléments en [sa] possession” au parquet. Il n’enverra aucun signalement écrit ni ne lancera d’enquête interne», conclut Mediapart. Avant d’ajouter : «Faute d’éléments, le parquet n’engagera aucune poursuite. Malgré ces témoignages, le père Gotoghian ne sera jamais suspendu par son supérieur, qui se contentera de lui retirer ses fonctions au contact d’adolescents. Le prêtre ne sera condamné qu’en 2014 pour agressions sexuelles sur mineurs.»

 

Si certaines affaires remontent aux années 1960, l’enquête de Mediapart montre que «la moitié des cas couverts par l’Église concerne des faits établis après 2000». «Seule la moitié des victimes a pu être entendue par la justice, c’est-à-dire que leurs plaintes ont donné lieu au minimum à une instruction après enquête de police, les autres étant dans leur grande majorité bloquées par la prescription.» Pour le reste, la justice n’a «jamais» été «informée».

 

Cette enquête, développée dans un livre à paraître mercredi 22 mars («Église, la mécanique du silence», éditions JC Lattès), a été menée en partenariat avec «Cash Investigation». L’émission de France 2 diffuse, mardi à 20 h 55, un film documentaire de Mathieu Boudot intitulé Pédophilie dans l’Église : le poids du silence. L’équipe d’Elise Lucet évoque un «système» d’«exfiltrations internationales» de prêtres ou de religieux pour éviter le scandale. Sans avoir eu «accès à toutes les données», elle a établi une cartographie faisant état de 95 mutations depuis 1990, à l’échelle mondiale, de clercs pour lesquels 802 victimes ont été recensées.

 

«Cash Investigation» n’épargne pas le pape François, connu pour sa politique de «tolérance zéro» à l’égard de la pédophilie. Avec des conditionnels, l’émission glisse que Jorge Bergoglio, alors archevêque de Buenos Aires, «aurait tenté de faire innocenter un prêtre jugé pour pédophilie», le père Julio César Grassi, en transmettant à la justice une contre-enquête à décharge avant son procès en appel en 2010. L’accusation donne lieu dans le documentaire à un dialogue assez surréaliste entre la journaliste et présentatrice de l’émission, Elise Lucet, et le pape, lors d’une audience générale place Saint-Pierre à Rome. «Dans le cas Grassi, avez-vous tenté d’influencer la justice argentine ?», lui demande la journaliste. Le pontife, manifestement surpris, fronce le nez et répond : «Pas du tout.»

 

Selon l’émission, 18 prêtres condamnés pour agressions sexuelles sur mineurs ou viols en France «sont toujours en activité au sein de l’institution catholique». L’enquête se penche notamment sur un cas lyonnais méconnu jusqu’alors, celui du «père Didier», condamné dans les années 1990 après avoir fait une dizaine de victimes, et toujours actif en paroisse au moment où il est interviewé, en 2016. Aujourd’hui, «il habite à Lyon», mais il est «sans ministère et sans autorisation de célébrer en public», a assuré, lundi à l’Agence France-Presse (AFP) l’entourage du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon.

 

Recherché par la justice canadienne depuis 1998, le père Joannes Rivoire vit, lui, dans le diocèse de Strasbourg, selon les enquêteurs de Mediapart et «Cash Investigation», qui se sont aussi intéressés à des frères du Sacré-Cœur et de Saint-Jean exfiltrés d’Afrique vers l’Europe à la suite de soupçons d’abus sexuels.

 

Malgré ces révélations, la Conférence des évêques de France a refusé d’envoyer un représentant au débat qui doit suivre le documentaire. «Sur la question douloureuse de la pédophilie, l’Église s’engage avec sincérité dans une opération de vérité et de lutte. Ces méthodes “d’investigation” ne visent qu’à prouver le contraire», a dénoncé le porte-parole adjoint de la conférence, Vincent Neymon, rappelant les mesures prises (cellules d’écoute des victimes, commission d’expertise indépendante…) en avril 2016.

 

Élise Lucet s’est dite surprise par ce refus, alors qu’elle avait «le sentiment d’une volonté d’évolution et de transparence». «Face à une enquête aussi poussée, l’Église reprend ses vieux réflexes de repli sur soi», a-t-elle accusé.

 

Cette émission permettra enfin de voir que l’Église n’a pas pris au sérieux les affaires de pédophilie en son sein et que la tolérance zéro qu’elle prône a du plomb dans l’aile. Il est grand qu’elle fasse un vrai travail et qu’elle chasse les brebis galeuses.

 

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Publié le 21 Mars 2017

Libération.fr ce mardi 21 mars 2017 nous résume le débat présidentiel dans l’article : «Débat présidentiel : l’arène de piques». Une heure d'échanges plutôt policés puis un débat qui s'anime et va crescendo : les cinq principaux candidats à l'élection présidentielle sont entrés hier soir sur TF1 dans le vif de la campagne à moins de cinq semaines du premier tour. Exercice inédit sous la Ve République avant un premier tour, les protagonistes se sont affrontés dans un long débat de trois heures trente qui a laissé au deuxième plan les affaires ayant secoué la campagne. C’est la candidate du Front national, Marine Le Pen qui s’est retrouvée au cœur des premières attaques de ses quatre adversaires d’un soir, favorisées par le premier thème abordé, les questions de société et donc de sécurité, d’immigration et de laïcité.

 

Respectant le pacte de non-agression qu’ils ont scellé fin février, Jean-Luc Mélenchon, très en verve, et Benoît Hamon, requinqué par son succès de dimanche à Bercy, ont aussi fait cause commune contre François Fillon, en particulier sur la durée du temps de travail et, dans une moindre mesure, contre Emmanuel Macron. Si l’ancien ministre de l’Economie, en tête dans les sondages juste derrière Marine Le Pen, a donné quelques coups de griffe, à droite comme à gauche, il a joué la prudence, voire la synthèse : dans la même séquence, il approuve François Fillon sur sa réforme de l’apprentissage et opine du chef quand Benoît Hamon défend la réduction du nombre d’élèves par classe. Son credo : «Défendre le pragmatisme et pas les grands principes.» Pour le leader d’En marche, l’enjeu était simple : à 34 jours du premier tour, geler le jeu électoral pour décrocher sa place en finale.

 

Comme le dit LeMonde.fr dans son LIVE Présidentielles 2017 il n’y a au final, pas de grand vainqueur ni de vaincus. Mais une campagne électorale enfin lancée.

 

Dans Le réveil politique, L’OBS nous parler de «L'autre débat du jour : Arthaud vs Cheminade». Avant le show sur TF1, auquel seuls les candidats pesant plus de 10% dans les sondages avaient été conviés, deux autres ont eu droit à leur débat : Nathalie Arthaud et Jacques Cheminade. Lors d'une rencontre retransmise via Facebook par le nouveau média Explicite, fondé il y a quelques mois par des anciens d'iTélé, les deux ont défendu leurs idées. Pour lutter contre "l’hémorragie" du chômage, la candidate de Lutte ouvrière a ainsi revendiqué l'interdiction des "suppressions d'emplois des entreprises qui font des bénéfices". Tandis que Jacques Cheminade a dit vouloir sortir la France du "système capitaliste mondialisée", qui "viole l'emploi". Prévu initialement, le candidat du NPA Philippe Poutou a annulé au dernier moment sa participation. Le candidat-ouvrier a expliqué sur Twitter être engagé auprès de son usine de Ford à Blanquefort (Gironde, 930 salariés) en grève ce jour-là.

 

francetvinfo.fr nous apprend enfin que Bruno Le Roux, accusé d'avoir embauché ses deux filles comme collaboratrices parlementaires à de multiples reprises, notamment quand elles étaient au lycée, a annoncé sa démission mardi 21 mars à Bobigny. L'Elysée a par la suite indiqué le nom de son remplaçant : Matthias Fekl, anciennement secrétaire d'État au Commerce extérieur. Une bonne décision qu’aurait du prendre François Fillon.

 

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Publié le 20 Mars 2017

Iris Peron dans un article publié sur L’Express.fr nous montre que l'ampleur du scandale révélé par Mediapart ce lundi 20 mars 2017 est sans précédent. En France, 25 évêques auraient caché les agressions sexuelles commises par 32 prêtres. Cinq de ces évêques, dont le cardinal Barbarin, exercent toujours.

 

L'Église catholique française se retrouve une nouvelle fois au cœur de révélations concernant des actes de pédophilie. Cette fois, l'enquête au long-court publiée ce lundi par le site Mediapart et débutée il y a de cela un an, vise davantage les prêtres qui sont restés silencieux, que les auteurs de ces agressions sexuelles.

 

Pour mener ces investigations, les journalistes de Mediapart ont travaillé en collaboration avec l'émission de France 2 Cash investigation, qui diffuse mardi soir un documentaire sur les prêtres pédophiles toujours en poste ou exfiltrés. Ils ont récolté de nombreuses plaintes, dont certaines ont été classées sans suite, faute de preuves ou en raison de la prescription des faits. L'intégralité de leur enquête sera publiée mercredi dans un livre, Église, la mécanique du silence, (éd. JC Lattès).

 

Les chiffres publiés attestent de la gravité du scandale : depuis les années 1960, 25 évêques, dont cinq sont toujours en exercice, auraient couvert les atrocités que 32 prêtres ont commises sur 339 victimes dans 17 diocèses de l'Hexagone, mais aussi au Canada, en Suisse et en Guinée-Conakry. Parmi les victimes recensées, 288 étaient âgées de moins de 15 ans au moment des faits et 165 seulement ont été entendues par la justice. Les agressions commises par la moitié des prêtres auraient eu lieu après les années 2000.

 

Ce que dénonce surtout le site, c'est l'attitude des supérieurs de ces prêtres pédophiles ou agresseurs. Mediapart affirme que 28 des 32 prêtres accusés d'agressions sexuelles ont été exfiltrés par leurs supérieurs, soit dans un autre diocèse, à l'étranger, notamment en Afrique ou alors déplacés en France, lorsque les faits ont été commis dans un autre pays. Aujourd'hui, la majorité d'entre eux a été inquiétée par la justice, ou en tout cas visés par des plaintes, parfois closes en raison de la prescription des faits, mais l'intervention de l'Église est très rare dans ces procédures.

 

Parmi les cinq clercs avisés de faits de viols ou d'agression sexuelle qui sont toujours en poste, figure le cardinal Barbarin, devenu une figure depuis l'année passée de ces non-dénonciations. Il aurait tu les agissements du père Preynat, responsable d'agressions sur 72 personnes dans le diocèse de Lyon. Selon Mediapart, l'évêque aurait été avisé de quatre autres cas de prêtres agresseurs, sans en aviser la justice (un a été condamné, deux ont été mis en examen et un autre a fait l'objet d'une enquête de l'Eglise).

 

Un évêque de Besançon est également accusé d'avoir été prévenu des agissements de l'un de ses prêtres, sans donner de preuves formelles à la justice. Même chose à Bayonne, où les faits signalés par une famille au religieux n'ont été traduits en justice que sept ans plus tard, sans son intervention. Au Mans, en 2010, l'évêque aurait reçu un courrier dénonçant une agression sexuelle, sans réagir. En 2015, la justice a été saisie d'une dizaine de cas. Enfin, le supérieur de la Fraternité Saint-Pie-X aurait été alerté de faits d'agressions sexuelles commises par l'un de ses prêtres, sans une fois encore en alerter la justice. Les 20 autres évêques visés par l'article pour des cas de non-dénonciation ne sont plus en poste à ce jour, ou sont décédés.

 

Et comme on pouvait s’y attendre la CEF a refusé de participer au documentaire de Cash investigation qui sera diffusé demain tout en disant qu’elle n’a rien à cacher et se permettant de critiquer la déontologie d’Élise Lucet, alors qu’elle fait son métier d’investigation que beaucoup de journalistes ne font plus aujourd’hui. L’Église doit enfin voir la réalité en face au lieu de ne pas comprendre l’impact qu’ont ces affaires qui lui ont profondément nuit.

 

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Publié le 20 Mars 2017

Jean-Luc Mélenchon à la place de la République et Benoît Hamon à Bercy ont réussi leur pari de mobiliser les forces de gauche.
Jean-Luc Mélenchon à la place de la République et Benoît Hamon à Bercy ont réussi leur pari de mobiliser les forces de gauche.

Jean-Luc Mélenchon à la place de la République et Benoît Hamon à Bercy ont réussi leur pari de mobiliser les forces de gauche.

LCI.fr nous montre dans son LIVE Présidentielles 2017 du samedi 18 mars 2017 nous montrent que 14 296 parrainages ont été validés par le Conseil constitutionnel, 290 écartés comme non conformes a indiqué Laurent Fabius. La liste officielle des candidats à l'élection présidentielle est la suivante : Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Benoît Hamon, Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, Jacques Cheminade, Jean Lassalle, Jean-Luc Mélenchon, François Asselineau, et François Fillon. François Fillon est celui qui a obtenu le plus de parrainages (3635), suivi de Benoît Hamon (2039) et Emmanuel Macron (1829). Jean-Luc Mélenchon (805), Nicolas Dupont-Aignan (707) et Marine Le Pen (627) ne dépassent pas la barre des 1000 signatures. Parmi les "petits" candidats, Nathalie Arthaud a réussi à recueillir 637 parrainages, François Asselineau 587, Jacques Cheminade 528, Jean Lassalle 708, et Philippe Poutou 573.

 

Le samedi 18 mars et le dimanche 19 mars la campagne commence réellement et elle semble montrer que la gauche qu’on disant morte revient en force. Reuters.com dans son article du dimanche 19 mars «Mélenchon galvanise ses soutiens et vise les indécis» nous montre que Jean-Luc Mélenchon a organisé samedi une démonstration de force à Paris, en présence de plusieurs milliers de personnes, destinée à galvaniser ses sympathisants et à rallier à lui les indécis de gauche à un peu plus d'un mois de la présidentielle.

 

"Ceci n'est pas seulement un événement extraordinaire à l'intérieur d'une campagne électorale comme jamais on n'en avait vue, ceci est une manifestation politique, une insurrection citoyenne contre la monarchie présidentielle", a-t-il lancé depuis l'estrade installée sur la place de la République. "Si tant de gens se sont rassemblés ici, c'est qu'ils savent combien l'heure est grave pour leur pays, entre l'extrême droite qui voudrait la nation ethnique et les serviteurs de l'argent roi", a poursuivi le candidat de la France insoumise.

 

Selon les organisateurs, "au moins 130 000 personnes" se sont réunies dans l'Est parisien, cinq ans jours pour jour après un précédent rassemblement du même genre, place de la Bastille. La préfecture de police n'a pas communiqué d'estimation. Durant une heure, Jean-Luc Mélenchon, à qui les sondages prêtent environ 11% des intentions de vote, a cité certaines mesures de son programme, en commençant par sa volonté d'instaurer une VIe République. Il a proposé, entre autres, que soit inscrits dans la Constitution le droit à l'avortement et celui de mourir dans la dignité ou que soit créé un droit de révoquer les élus en cours de mandat par référendum.

 

Mélenchon espérait ainsi mettre la pression sur Benoît Hamon, qui a répondu à ses adversaires de la meilleure des manières. francetvinfo.fr nous montre dans on article du dimanche 19 mars «Quatre signes qui montrent que Benoît Hamon a (plutôt) réussi son pari à Bercy» qu’à Bercy, dimanche, Benoît Hamon jouait gros. Avec une salle bondée et un discours très offensif, le candidat socialiste semble avoir réussi son coup. Ce devait être le plus grand meeting de Benoît Hamon. À Bercy, ce dimanche 19 mars, le candidat socialiste voulait (une nouvelle fois) relancer une campagne qui patine. Avec les nombreux ralliements à Emmanuel Macron dans son camp et les mauvais sondages, qui le donnent toujours à la quatrième place, l'ancien ministre avait besoin d'une démonstration de force. Chaude ambiance, ton très offensif, changement de style... Franceinfo liste les quatre signes qui montrent qu'il a plutôt réussi son pari.

 

Ils ont au rendez-vous : Une salle bien remplie, avec 20 000 personnes à l’intérieur et 5000 personnes assistant au meeting dehors, Christiane Taubira, une valeur sure de la gauche qui a violemment attaqué Emmanuel Macron, qui représente selon elle la “tentation de papillonner, de picorer ici et là, de transformer un programme en happening et de confondre un projet avec un biopic”, une punchline marquante, celle du "Le parti de l'argent", car Benoît Hamon juge la campagne pollué par l’«argent» et en met dans le même sac François Fillon et Emmanuel Macron dans ce «parti de l’argent a trop de candidats dans cette élection. Il a plusieurs noms, il a plusieurs visages, il a même plusieurs partis désormais», et un changement de ton puisqu’en déclinant son projet, c’est surtout pour insister sur les valeurs qu’il défend, tout en multipliant les références historiques et a livré sa vision de la France et de la république à travers : «Ils nous disent : Oubliez votre histoire et vos espoirs. Il faudrait que nous oubliions quoi exactement ? Les ouvriers de Florange et de Whirlpool ? Les congés payés de Blum ou les 35 heures de Martine Aubry ? L'abolition de la peine de mort avec Badinter ou le mariage pour tous de Christiane Taubira ? Non, nous n'oublions pas !». Comme il le signale à ceux qui sont venus : “Tout commence aujourd’hui, tout commence avec vous, tout commence par vous.”

 

Le HuffintonPost.fr n’oublie pas de montrer dans son article «La performance de Benoît Hamon saluée (aussi) par ses adversaires», que pour rassembler au delà de son seul socle, le candidat PS a rendu un hommage appuyé à François Hollande, Bernard Cazeneuve et au ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. "Je veux (...) saluer trois personnes qui tout au long de ce quinquennat ont fait primer le service de l'Etat et la protection des Français sur toute autre considération, je vous demande de saluer comme ils le méritent, le président de la République François Hollande, le Premier ministre Bernard Cazeneuve et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian", a-t-il déclaré, évitant d'en faire de même pour Manuel Valls, qui l'a attaqué ce dimanche dans la presse.

 

Outre les impressions de chacun, Benoît Hamon a fait plusieurs annonces qui ne laisseront pas insensibles les électeurs de gauche. Il a notamment fustigé la très polémique "clause Molière", en faisant référence à la reconstruction de la France après-guerre. Aussi, il a promis un référendum sur le droit de vote des étrangers dès le lendemain de l'élection (très vieille promesse présidentielle à gauche). En puisant dans l'histoire de France, Benoît Hamon a exhorté ses partisans à y croire jusqu'au bout. "Imaginez d'ailleurs si un bel esprit était allé voir les révolutionnaires de l'An II qui à Valmy faisait trembler le sol (...) en leur disant: 'soldats, faites un peu moins de bruit, les sondages donnent le duc de Brunschwig gagnant'. Alors nous allons faire du bruit dans cette élection. Le bruit de la multitude, de la multitude qui veut être entendue", a-t-il lancé. "Nous allons faire le bruit immense de l'espérance qui vient (...) Parce que nous sommes la gauche, nous ne croyons pas à la fatalité d'un monde condamné à l'injustice sociale, avant sa destruction écologique. Nous ne croyons pas à la fatalité d'une élection par défaut, par dépit, par déprime. Nous sommes fatigués de voter contre. Nous voulons voter pour", a-t-il poursuivi, sous un tonnerre d'applaudissement.

 

Le meeting de Benoît Hamon a été une telle réussite qu’Emmanuel Macron a accusé le coup et s’est montré agressif envers son adversaire socialiste en disant que son meeting faisait "un peu Bourget réformé", et qu’il n’était pas le candidat de l’argent, mais deux polémiques peuvent lui donner tort tout d’abord une enquête de la justice sur des soupçons de favoritisme liés à un déplacement de l'ancien ministre de l'Économie à Las Vegas, en janvier 2016, et sa déclaration de patrimoine que le candidat aurait sous-estimé.

 

Les cinq principaux candidats à la présidentielle se retrouvent donc ce soir pour une première joute télévisée, nouvel épisode inédit d'une présidentielle déboussolante. Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, Benoît Hamon et François Fillon s'affrontent à partir de 21 heures sur TF1 et LCI. Cela n’empêche pas les médias de survendre à nouveau Macron.

 

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Publié le 19 Mars 2017

katholisch.de dans son article du dimanche Le théologien catholique allemand Thomas Söding appelle l'Église catholique, dans sa mission œcuménique de l'«unité visible» à amener la diversité des églises chrétiennes en harmonie. Ils doivent reconnaître les différences dans la compréhension de Christian et de l’Église et se connecter avec la tâche commune "Polyphonique de proclamer Jésus-Christ", a dit Söding à Berlin le samedi 18 mars 2017. Il faut de toute urgence être aux prises avec la compréhension du ministère et la coordination entre les protestants, signale le spécialiste du Nouveau Testament de Bochum.

 

Alors que du côté protestant une «unité dans la diversité réconciliée» est demandée, l'Église catholique parle d'une «unité visible». Söding appelle ces points de vue objectifs et logiques comme "une unité invisible qui se souvient du oui et du non". Toutefois, il convient en outre de préciser quelles formes concrètes sont envisageables pour cela.

 

Il a donné un aperçu de la recherche catholique sur Luther. "Le problème avec cette approche, cependant, est qu'elle joue sur le défi de la Réforme", a déclaré le théologien. Elle sous-estime, "combien l'Église catholique devrait changer si elle veut intégrer la Réforme".

 

Söding dit, en collaboration avec ses partenaires œcuméniques que l'Église catholique devrait utiliser l'occasion de l'année commémorative de la Réforme afin de "témoigner de la foi en Dieu dans sa force de rétablissement de la paix". Le fait que la société prévoit une telle contribution par les églises, montre à ce sujet la participation de hauts représentants de l'État à la messe de réconciliation samedi dernier à Hildesheim.

 

Et cette vision œcuménique pourrait commencer par une union pour la paix, car le cardinal Marx fait part de son inquiétude à propos de l’augmentation des dépenses militaires de la part d’Angela Merkel, qui pense que l’Europe devrait changer de cap (augmentation des dépenses militaires des membres de l’OTAN), car la sécurité ne doit pas être seulement militaire.

 

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