Publié le 27 Février 2017

Emilia Robles sur periodistadigital.com ce lundi 27 février 2017 nous montre une exhortation intéressante de l'évêque Dom Demetrio Valentini, à l'occasion de la réunion de l'Association nationale des prêtres du Brésil au Sanctuaire de Notre-Dame d'Aparecida. Dans ce document, entre autres choses, il prend le problème des communautés sans Eucharistie et la nécessité d'associer les laïcs à une nouvelle forme de ministère sacerdotal.

 

Dom Demetrio Valentini est l'une des figures les plus braves des évêques brésiliens, car il est l'évêque en charge de la présidence de la pastorale sociale et de la Caritas brésilienne. Maintenant, comme évêque émérite, elle est libre de traiter de choses difficiles, de proposer des mesures d’examen sur des disciplines qui deviennent obsolètes tout en étant fidèle à l'évolution de la doctrine, comme l’indique les grandes questions de John Henry Newman.

 

Pour l’évêque l'Église au Brésil a besoin de réfléchir à la question des catholiques qui n'ont pas accès à l'Eucharistie de manière fréquente. Au centre de sa réflexion, l'évêque a parlé de la nécessité pour l'Église de réfléchir sur la réalité qui touche de nombreuses communautés ecclésiales, non seulement au Brésil, mais aussi dans de nombreuses régions du monde : le manque de prêtres pour présider l'Eucharistie.

 

«Aujourd'hui, l'église a besoin d'écouter les appels des communautés exprimant leurs besoins qui doivent être traités, et qui revient en jeu question presbytérale. Cela doit d'être résolu correctement et il est urgent de restaurer la vision ministérielle de Vatican II», a-t-il dit. «Je prends la liberté de demander à la CNBB accélérer la discussion du problème, sur la question de pouvoir compter sur les anciens de la communauté qui peuvent définir ses détails, de manière qu’ils soient organisé et mis à la disposition du pape François, de sorte que dans cette affaire qui implique profondément la vie de l'Église, le pape ne soit pas entravé par la force ecclésiale interne, mais avec le soutien clair de la CNBB, et en particulier prêtres brésiliens représentés ici aujourd'hui par l'Association nationale des prêtres du Brésil», a-t-il dit.

 

Dom Demetrio a donc appelé ces laïcs «prêtres de la communauté, en contrepartie des «prêtres diocésains», car pour lui «Sans Eucharistie pas de la communauté chrétienne». Emilia Robles n’a pas tort de demander que les évêques proposent des solutions courageuses, inspirées par l'Evangile pour l'absence de l'Eucharistie dans les communautés, des solutions qui nous enlèvent du cléricalisme et nous aident sur les routes d'une Église plus participative et utile.

 

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Publié le 27 Février 2017

Les tractations à gauche sont finies, les affaires continuent et Macron successeur de la politique de François Hollande

LeMonde.fr dans son LIVE Présidentielles 2017 ce lundi 27 février 2017 nous montre que les électeurs écologistes ont approuvé à 79,53 % l’accord entre Benoît Hamon et Yannick Jadot, validant ainsi le retrait de la candidature du député européen en faveur du candidat socialiste. De son côté, Jean-Luc Mélenchon a fait savoir qu'il maintenait sa candidature. Mais comme le montre le Direct de francetvinfo.fr de ce lundi, il n'y aura pas d'alliance entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon. "Jean-Luc Mélenchon a décidé d'être candidat, jusqu'au bout. J'aurais préféré qu'on se rassemble autour de ma candidature", a expliqué Benoît Hamon ce matin sur France Inter. Il a expliqué n'avoir "pas d'adversaire à gauche" : "l'adversaire, c'est d'abord à droite". LeMonde.fr dans son LIVE Présidentielles 2017 nous signale que Benoît Hamon a expliqué sur France Inter vouloir dépasser “les appareils” de parti pour cette élection et s’appuyer sur "l'innovation partout où elle est sur le terrain", dans “l’économie sociale et solidaire, l'éducation, l’écologie, le secteur associatif".

 

L’alliance entre le PS et EELV commence déjà la campagne comme le montre l’article de L’Express.fr ce lundi : «Présidentielle : le duo Hamon-Jadot s'offre sa première sortie chez McDo». Le candidat investi par le Parti socialiste s'est rendu, au côté de son nouveau soutien écologiste, devant un restaurant McDonald's du 10e arrondissement de Paris, lieu "symbolique" de la lutte sociale. Benoît Hamon s'est entretenu une demi-heure avec plusieurs salariés ainsi qu'avec le manager, solidaire de ses employés.

 

Pour Benoît Hamon, "les choses sont organisées pour que les salariés aient peu de pouvoir" dans ce type d'enseigne franchisée, où chaque restaurant ne dépasse pas le seuil autorisé pour créer un comité d'entreprise. Le déplacement lui a également permis de parler de la robotisation, l'un de ses thèmes de campagne, dans un restaurant où plusieurs machines ont été déployées pour prendre les commandes. Défenseur d'une taxation des robots qui remplacent un emploi humain, il a répété que le fondateur de Microsoft, "Bill Gates, valide cette proposition que j'ai faite".

 

Il a aussi rappelé son intention d'abroger la loi Travail, au profit d'une nouvelle règle privilégiant la co-gestion comme en Allemagne. Au-delà, Benoît Hamon a fustigé le "verrou de Bercy", qui veut que l'administration fiscale décide seule de saisir ou non le parquet sur une affaire de fraude. Regrettant que cela permette "parfois une appréciation un peu politique des dossiers sur lesquels Bercy s'implique ou pas", il a souhaité que des poursuites judiciaires puissent être déclenchées contre "ceux qui organisent l'évasion fiscale, le fait d'échapper à l'impôt".

 

Domiciliée au Luxembourg, l'enseigne McDonald's échappe à la plupart de ses obligations fiscales en France. Sur ce point, le candidat a prôné le principe du "reporting", qui oblige les multinationales à publier leurs données financières. Le député des Yvelines a promis de ne "pas avoir la main qui tremble" dans ce domaine. "On a des dossiers qui tombent tous les jours d'entreprises ou de particuliers qui, grâce à des avocats d'affaires, à des sociétés spécialisées, échappent à l'impôt, font de l'optimisation fiscale mais surtout font de la fraude fiscale", a-t-il argumenté, en référence à l'ouverture lundi à Paris du procès "France Offshore", sur un vaste système de fraude et de blanchiment.

 

En meeting à Nantes, dimanche, Marine Le Pen a réagi aux affaires qui la visent et s'est posée en cible du "système" en attaquant magistrats et journalistes dans le but de se faire passer pour une victime que l’on chercherait à bâillonner, à deux mois du scrutin. Mais comme le montre l’article de L’Express.fr, Bernard Cazeneuve a exhorté Marine Le Pen, le vendredi 24 février, à répondre aux convocations de la justice. La présidente du FN refuse de rencontrer les enquêteurs dans le cadre de l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs parmi les assistants parlementaires du FN au Parlement européen. Marine Le Pen "ne peut se placer au-dessus des lois de la République" en refusant d'être entendue par les enquêteurs dans l'affaire des assistants d'eurodéputés du Front national, a condamné vendredi Bernard Cazeneuve. "Aucun responsable politique ne peut refuser, s'il est républicain, de déférer aux convocations de la justice. Le respect de l'autorité de l'Etat et des institutions commence par cela", a affirmé le Premier ministre. Il n’a pas tort.

 

Le Parquet national financier a également annoncé vendredi soir l'ouverture d'une information judiciaire dans l'affaire Fillon. Le dossier sera confié à trois juges d’instruction, qui devront décider d’une éventuelle mise en examen du candidat Les Républicains. Pour essayer de noyer le poisson comme le montre L’OBS dans LE RÉVEIL POLITIQUE, François Fillon a accusé le gouvernement dimanche soir de laisser "se développer dans le pays un climat de quasi-guerre civile" qui perturbe la campagne, après des incidents survenus en marge de déplacements de plusieurs candidats. "Une tentative de diversion grossière", a dénoncé le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux. Il n’y aurait pas d’incidents lors des déplacements des candidats, si ceux-ci étaient plus transparents et respectaient leur parole.

 

Enfin, Emmanuel Macron a engrangé trois nouveaux soutiens : l'ancien député européen écologiste Daniel Cohn-Bendit qui le soutien non par conviction mais pour battre Marine Le Pen, le député socialiste Christophe Caresche un fervent soutien du tournant néolibéral du gouvernement qui dès le départ ne soutenait pas Benoît Hamon, et le conseiller départemental socialiste marseillais Christophe Masse, qui avait soutenu Manuel Valls. Benoît Hamon lui n’est pas convaincu par le gourou Macron dans l’article sans LeMonde.fr : «Benoît Hamon : "Macron, c'est le programme de Fillon, le sourire en plus"». Le candidat socialiste a estimé sur France Inter que Emmanuel Macron, c'était "le programme de Fillon, le sourire en plus". M. Macron "aurait pu poser un acte fort pour parler des questions de société", a continué M. Hamon. "A-t-il démissionné au moment de la déchéance de la nationalité ? Non. Il est resté au gouvernement".

 

Mais un soutien inattendu pour Macron risque de lui donner du fil à retorde comme le montre le HuffingtonPost.fr : «Cette déclaration de Sapin sur Macron est du pain bénit pour la droite», puisqu’en soulignant la cohérence de son programme économique par rapport au quinquennat, le ministre de l'Économie offre un angle d'attaque à l'équipe Fillon. Michel Sapin montre avec beaucoup d’entrain que Macron est l’héritier du hollandisme. La réduction des déficits préconisée par le candidat ? "Je ne peux qu'être d'accord avec quelque chose que nous faisons depuis des années", a-t-il lancé. La baisse des dépenses publiques de 12 milliards par an ? "C'est un rythme qui me dit quelque chose", a-t-il enchaîné. "Quant à la baisse d'impôt de 10 milliards pour les ménages, là aussi, cela me rappelle quelque chose", a souri le ministre. C’est un cadeau empoisonné.

 

Pour ceux qui veulent encore punir le PS à travers Hamon devraient réfléchir comme le montre l’article d’ouest-france.fr intitulé «Déficit public. Sapin épingle Hamon sur la règle des 3 %», en réponse à Benoît Hamon qui a qualifié de "non-sens" le fait de maintenir le déficit public en dessous de 3 % ce "qui relève d’une convention politique totalement arbitraire, qui est inscrite dans les engagements pris par la France, soit, mais qui ne répond pas aux besoins d’une économie comme la nôtre", Michel Sapin a estimé que le candidat socialiste "avait tort". Le seul à soutenir cette règle comme Sapin est Macron.

 

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Publié le 26 Février 2017

Radio Vatican nous montre qu’à l’issue des auditions de la Commission royale australienne sur la pédophilie, afin de faire la lumière sur les actes pédophiles commis dans le cadre de l’Église catholique, le président de la Conférence épiscopale australienne a annoncé, dans un communiqué le samedi 25 février 2017, qu’il fera tout ce qui est en son pouvoir «pour garantir que les abus du passé ne se reproduisent plus».

 

Les auditions ont duré trois semaines pour identifier les lacunes et les erreurs, mais aussi pour définir les perspectives efficaces pour le futur. Plusieurs aspects ont été étudiés, souligne le communiqué : le droit canon, le confessionnal, le célibat, le cléricalisme, la formation, le soutien professionnel et la supervision. Mgr Denis Hart a rendu hommage aux victimes des abus pour le courage qu’ils ont montré.

 

Le président de la Commission, Peter McClellan, présentera un rapport final et ses recommandations au gouvernement australien à la fin de l’année. Entre 1980 et 2010, 4440 cas d’abus ont été recensés à l’intérieur de l’Église catholique. Près de 1800 prêtres australiens ont été accusés, soit 7% des prêtres du pays.

 

Mais peut-on croire que l’Église en Australie va lutter contre les abus sexuels quand on voit qu’au sein du sommet de l’Église, cette tolérance zéro n’est pas pratiquée comme le montre aussi l’article du samedi 25 février sur ici.radio-canada.ca nommé : «Le pape François assouplit les sanctions contre des prêtres pédophiles». Le pape François a discrètement assoupli les sanctions à l'endroit de quelques prêtres pédophiles, faisant même sourciller ses propres conseillers.

 

Le pape a rejeté les recommandations de la Congrégation pour la doctrine de la foi à maintes reprises, mettant plutôt en œuvre sa vision d'une Église miséricordieuse, ont confié à l'Associated Press deux avocats en droit canon et un représentant du Saint-Siège. Le pape préfère ne pas réduire les prêtres à l'état laïc, les condamnant plutôt à une vie de prières et de pénitence, à l'écart du ministère public. Dans certains cas, les agresseurs se seraient défendus en citant le pape lui-même et son discours de miséricorde.

 

Comme on peut le voir la miséricorde de l’Église oublie les victimes des prêtres pédophiles qui attendent que la tolérance zéro que cite l’Église, mais qui ne semble pas l’appliquer dans les faits.

 

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Publié le 25 Février 2017

Christa Pongratz-Lippitt nous montre dans son article pour The Tablet que le préfet du Conseil pontifical pour la culture, le cardinal Gianfranco Ravasi, pense que le diaconat des femmes pourrait se produire.

 

Interrogé dans une longue interview pour le site web katholisch.de l'Église allemande le vendredi 24 février 2017, sur les possibilités qu’il voit pour les femmes dans l'Église catholique, le cardinal Ravasi a répondu : «Le diaconat pour les femmes serait, je pense, possible, mais il doit être évidemment discuté, car la tradition historique est très complexe».

 

Il pense que la présente fixation sur l'ordination des femmes est un peu «cléricale». «Pourquoi ne pas commencer à parler de femmes qui prennent d'autres fonctions plus importantes dans l'Église telles que les femmes administrant les paroisses, dirigeant les finances de l'église ou la planification architecturale ?»

 

Interrogé sur comment les femmes se portaient au Vatican, le cardinal Ravasi a rappelé qu'il avait 35 femmes de milieux très différents en tant que conseillères dans son groupe de consultation permanent au sein du Conseil pour la culture. «Parmi elles, il y a une professeure d'université, une mère, deux musulmanes, une juive, une non-croyante, des femmes du monde de la mode et des femmes journalistes.» Leur travail est également de lire et d’évaluer de façon critique ce que le Conseil a fait à partir du point de vue féminin. «Les femmes voient beaucoup de choses différemment des hommes. Nos femmes conseillères aident à préparer notre assemblée générale et y prennent part. J'espère que notre modèle deviendra un modèle pour d'autres Conseils pontificaux».

 

Le cardinal Ravasi a déclaré qu'il était pleinement conscient du risque qu'il prenait en permettant aux femmes consultrices de jouer ces rôles. «Si l'une d'elle dit qu'elle est en faveur de l'ordination des femmes, par exemple, et à mon avis, il serait tout à fait légitime pour elle d'exprimer son opinion ouvertement, la chose suivante serait sans doute d’aller immédiatement faire le tour du monde», suggère le cardinal Ravasi sur l’ordination des femmes. Ce genre d'«ambiguïté» dans les communications et les médias est actuellement un très gros problème, a-t-il déclaré.

 

Le cardinal Ravasi est très ouvert sur le sujet d’un rôle plus important des femmes dans l’Église et pense que le diaconat féminin est possible. Espérons que cet avis soit partage au sein de la hiérarchie, car notre hiérarchie n’a pas montré une belle maturité dans ce domaine.

 

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Publié le 25 Février 2017

RFI.fr nous montre le vendredi 24 février 2017 que le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux du Vatican et la commission du dialogue d’al-Azhar, prestigieuse institution de l'islam sunnite basée en Égypte, se sont réunis cette semaine au Caire pour la première fois depuis six ans pour un séminaire sur «la lutte contre le fanatisme, l’extrémisme et la violence au nom de la religion». L’occasion de renouer des liens distendus depuis le pontificat de Benoît XVI et d’exposer une volonté d’étroite collaboration, face aux défis du terrorisme.

 

La déclaration finale devait avoir lieu en tout début d’après-midi, mais les échanges, «riches et consistants», ont un peu fait durer cette dernière réunion. À l’étage du Masheekha al-Azhar, dans la salle de conférence où les deux délégations se sont entretenues pendant deux jours, le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical, s’est félicité de la qualité de ce séminaire. «Je retiens trois choses de ces échanges : la liberté avec laquelle nous avons échangé et le respect avec lequel les idées et les concepts de chacun ont été accueillis, l’authenticité des personnes présentes, et des échanges en adéquation avec les préoccupations du pape François», salue le cardinal.

 

Dans la salle se trouve une délégation du Vatican, mais aussi des membres de l’Institut dominicain d’études orientales du Caire, des conseillers du grand imam d’al-Azhar, des professeurs et des théologiens. Tous réunis pour réfléchir à cette question : comment les institutions chrétiennes et musulmanes peuvent collaborer pour lutter contre le terrorisme ? «Certains sujets sont de l’ordre de la foi, on n’était pas là pour en débattre, on était là pour partager nos points communs et la manière de les associer. Et nous en avons beaucoup», assure Abdel Rahman Moussa, conseiller du grand Imam d’al-Azhar pour les questions internationales.

 

Si des dissensions existent bien sur le fond, le message officiel est clair : être uni face au terrorisme. «Un rendez-vous comme celui-ci est un cadeau pour l’humanité. Quand nous nous divisons, c’est une faveur que nous faisons à l’extrémisme. Alors, renforçons notre amitié et notre confiance», appelle le cardinal Jean-Louis Tauran.

 

Au terme de cette réunion, des recommandations ont été émises, mais aucun projet concret n’a été proposé. Mais ce n’est que le début d’une longue série de rencontres du même genre assure-t-on : les deux délégations se sont déjà donné rendez-vous l’année prochaine, à la même date, au Vatican cette fois.

 

Il est bon que l’Église dialogue avec l’Islam afin de renouer les liens qui ont été distendus par une collaboration commune contre le terrorisme. Ce sera difficile, mais pas impossible si le christianisme et l’Islam se décident à mettre en avant l’ouverture d’esprit, le l’amour et le dialogue.

 

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Publié le 24 Février 2017

BFMTV.com nous montre dans que dans une homélie prononcée à la Maison Sainte-Marthe de Rome jeudi  matin, le pape François a dénoncé la "double vie" de certains chrétiens.

 

Le Pape François a critiqué les agissements de certains catholiques, qui selon lui mèneraient une double vie. Dans son homélie du 23 février à la Maison Sainte-Marthe de Rome, il a évoqué les personnes clamant leur appartenance à la religion mais ne se conduisant pas en chrétien. "Le scandale c'est de dire une chose et d'en faire une autre : c'est la double vie : 'moi je suis très catholique, je vais toujours à la messe, mais ma vie n'est pas chrétienne, j'abuse des gens, je fais du recyclage d'argent sale'. Une double vie. Et de nombreux catholiques sont comme ça. Et ils scandalisent".

 

Fait-il référence aux deux millions d'euros d'origine douteuse déposés à la Banque de l'État pontifical en 2016 ? Ou bien aux deux anciens hauts dirigeants de la banque du Vatican (IOR) qui ont été condamnés jeudi à quatre mois et dix jours de prison avec sursis pour violation des normes anti-blanchiment dans des transactions remontant à 2010 ? C’est plus que probable.

 

Il a affirmé que ces gens menant une double vie feraient mieux d'être athées que de se revendiquer catholique : "Combien de fois avons-nous entendu, dans le quartier ou ailleurs 'mais pour être catholique comme celui-là, il vaut mieux être athée'. C'est cela le scandale, il te détruit". Le pape n’a pas tort, un athée vaut mieux qu’un catholique hypocrite car lui n’a pas besoin de se couvrir sous la religion pour mettre en pratique ses principes.

 

Depuis son arrivée à la tête de l'Église, le pape François a souvent pris à contre-pied certaines positions du Vatican, en s'insurgeant contre l'homophobie. Après la tuerie d'Orlando, il avait déclaré que les homosexuels devaient être "accompagnés" et non "discriminés" en se demandant qui "nous sommes pour juger les homosexuels".

 

Mais dans crux.now.com, interrogé pour savoir si l’interprétation sur les situations irrégulières dans Amoris laetitia est également valable pour les couples homosexuels qui vivent ensemble, dont certains sont civilement mariés aussi, cardinal italien Francesco Coccopalmerio dit que ce n’est «clairement» pas la même situation parce que pour l'enseignement de l'Église et de la doctrine, "ce n'est pas un état naturel. Nous ne pouvons pas les accepter, les accueillir, accepter leur décision, mais ce n’est pas [même] chose."

 

Il a cependant accusé les manuels scolaires français de propager la théorie du genre et il a également condamné "l'horreur de l'avortement". Mais les manuels scolaires ne mettent pas en avant une théorie qui n’existe pas et l’avortement est une question à laquelle on ne peut pas seulement appliquer une condamnation. Il faut se rappeler que l’interdiction amène alors des avortements clandestins, qui se font souvent dans des conditions d’hygiène précaire, avec de mauvais instruments, ce qui provoquait des hémorragies, des septicémies, des péritonites. Trop de femmes sont mortes des suites d’un avortement clandestin. Cette question ne peut pas se traiter à la légère notamment à propos des femmes qui prennent la décision d’avorter ou pas.

 

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Publié le 24 Février 2017

L’OBS dans son article du jeudi 23 février 2017 intitulé «Yannick Jadot "retire" sa candidature à la présidentielle et soutient Benoît Hamon», nous montre que Yannick Jadot a annoncé ce soir qu'il retirait sa candidature à la présidentielle au profit de celle du socialiste Benoît Hamon, avec lequel il a passé "un accord formidable". Sur le plateau de France 2, Yannick Jadot, qui avait remporté la primaire d'Europe Ecologie - Les Verts, a enjoint Jean-Luc Mélenchon de rejoindre cet accord, alors que les discussions avec le candidat de La France insoumise sont au point mort.

 

Benoît Hamon a rapidement réagi, se disant "heureux" de l'accord avec Yannick Jadot "pour préparer les grandes conquêtes écologiques de demain" : "Je suis très heureux du choix de Yannick Jadot, qui n'est pas simple, que je devienne pas simplement le candidat de la Belle alliance populaire mais aussi de l'écologie politique", a déclaré le candidat socialiste, qui entamait un meeting à Arras devant plus d'un millier de personnes juste après l'annonce par Yannick Jadot d'un accord avec les socialistes.

 

Jean Luc Mélenchon a aussi e jeudi tendu la main à Benoît Hamon dans l’article «Allô Benoît Hamon ? Jean-Luc Mélenchon est disponible "dimanche ou lundi" pour rencontrer le candidat socialiste.» Un nouveau rendez-vous entre Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon ? "Je suis libre dimanche et lundi. J'appelle Benoît Hamon à une rencontre, à soixante jours de la présidentielle", répond le candidat de la France insoumise.

 

"Je suis ouvert à la discussion. Ce n'est pas moi qui ai fermé la porte, ce n'est pas vrai", affirme-t-il. Et d'ajouter "Je suis pour l'ouverture du débat. Je suis prêt à discuter d'une candidature unique. D'ailleurs, je dis à Benoît Hamon : puisque désormais tu es pour une VIe République, je t'invite pour notre marche du 18 mars, viens avec nous ! Tu n'es pas obligé de rester écouter mon discours à la fin."

 

La réponse de Benoît Hamon ne s’est pas fait attendre. Dans l’article «Benoît Hamon se dit "évidemment prêt à discuter d'une candidature commune" avec Jean-Luc Mélenchon» de ce vendredi 24 février, nous montre qu’invité dans la matinale de France 2, le candidat socialiste à l'élection présidentielle a déclaré qu'il était "évidemment prêt à discuter d'une candidature commune" avec Jean-Luc Mélenchon dont il dit "respecter" la "grande intelligence". "Je propose même à Jean-Luc Mélenchon que nous fassions cette rencontre avec Yannick Jadot !", a ajouté Benoît Hamon sur le plateau de l'émission "Les 4 vérités". Il est ensuite revenu sur la décision prise par Yannick Jadot, jeudi, de se rallier à sa candidature : "ce n'est pas rien ce qu'il a fait en s'alliant à moi. C'est un immense honneur pour moi !".

 

Pour ceux qui croyaient qu’Emmanuel Macron était de gauche, ils seront déçus. Libération.fr nous montre dans son article de ce vendredi : «Emmanuel Macron présente le gros de son programme éco», que le saupoudrage de mesures est fini, place à la clarification : Emmanuel Macron a dévoilé vendredi le cadrage économique de son projet pour la présidentielle, promettant notamment soixante milliards d'euros d'économies en cinq ans. Dans une interview aux Echos mise en ligne dès jeudi soir, le fondateur d'En Marche! a présenté le chiffrage de son projet, qui veut allier «trajectoire budgétaire vertueuse» et «invention d'un nouveau modèle de croissance». Réaffirmant son souhait de «rest(er) dans l'épure des 3% de déficit», l'ancien ministre de l'Économie s'engage à réduire la dépense publique française de trois points de PIB en cinq ans, soit 60 milliards d'économies par rapport à la hausse spontanée de ces dépenses, un objectif en ligne avec celui que s'était fixé François Hollande en 2012. Pour y arriver, Emmanuel Macron vise «25 milliards d'économies sur la sphère sociale», dont 15 milliards sur l'Assurance maladie et 10 milliards sur l'assurance chômage.

 

Favorable à un système de «droits et devoirs», le candidat d'En Marche ! a réaffirmé sur RMC/BFMTV ce matin son souhait que les chômeurs ne soient plus indemnisés au deuxième refus d'une offre d'emploi «décente». L'ancien locataire de Bercy entend également réduire de 10 milliards d'euros sur cinq ans les dépenses des collectivités locales, en nouant avec elles un «pacte» et en leur donnant des «marges de manœuvre». Autres gisements d'économie : la baisse des effectifs des fonctionnaires, qui pourrait aller jusqu'à 120 000 postes (70 000 venant des collectivités et 50 000 de l'Etat). Ce chiffre est une «référence», un «ordre de grandeur» a souligné M. Macron, pour qui «ce sera aux ministres de faire des choix». Le taux de l'impôt sur les sociétés sera ramené de 33,3% à la moyenne européenne, c'est-à-dire 25%. M. Macron, qui exclut «toute hausse de la TVA», propose par ailleurs d'exonérer de taxe d'habitation 80% des Français, une mesure qui coûtera environ dix milliards à l'État. En gros, il applique la purge libérale que veut faire François Fillon en offrant quelques cadeaux qui n’auront pas beaucoup de poids.

 

Enfin, comme le montre l’article de Libération.fr «Royaume-Uni : victoire du Labour dans un bastion pro-Brexit», le Parti travailliste britannique (Labour) a remporté vendredi une législative partielle à laquelle concourait le chef du parti europhobe Ukip, dans le bastion pro-Brexit de Stoke-on-Trent, dans le centre de l'Angleterre. À Stoke, le candidat du Labour, Gareth Snell, a rassemblé 7 853 voix, contre 5 233 voix à Paul Nuttall, le chef du United Kingdom Independance Party (Ukip) qui voulait décrocher lors de ce scrutin un deuxième siège au Parlement. «Une victoire nette», selon le chef du Labour Jeremy Corbin, en délicatesse avec une frange de l'appareil de son parti. La principale formation d'opposition au gouvernement de Theresa May entendait prouver qu'elle continue à peser dans les anciens territoires ouvriers, largement acquis à la cause du Brexit. Les travaillistes ont toutefois perdu une élection test similaire à Copeland, dans le nord-ouest, face au candidat du parti conservateur au pouvoir. On peut voir ici que face à l’extrême droite, c’est toujours la gauche qui est la mieux placer pour gagner.

 

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Publié le 23 Février 2017

rte.ie dans son article du jeudi 23 février nous montre que l'archevêque de Sydney a dit que la réponse des autorités ecclésiastiques australiennes sur les abus sexuels sur mineurs par des prêtres constituait une négligence criminelle dans certains cas. La Commission royale, qui a été réunie pendant quatre ans, calcule qu'entre 1980 et 2015 près de 1900 personnes de l'Église ont fait face à des allégations de mauvais traitements. Plus d'un quart d'entre eux étaient des prêtres.

 

Plus tôt aujourd'hui à Sydney, l’archevêque Fisher a été interrogé par la Commission à propos de l'avocat de l'archevêque et de l'utilisation de l’archevêque de Perth du terme «absolument insuffisante» pour décrire la réponse de certaines autorités de l'Église au scandale.

 

Mgr Fisher a répondu : "Je pense que vous pouvez utiliser des mots plus forts dans certains cas, qu'il était dans une sorte de négligence criminelle pour faire face à certains des problèmes qui nous regardaient en face." "Dans d'autres cas, je pense qu'il y avait des gens qui étaient comme des lapins devant les phares. Ils n’ont juste eu aucune idée de ce qu'il fallait faire, et leur performance était épouvantable."

 

Mgr Denis Hart de Melbourne a dit à la Commission qu'il acceptait que la réponse de l'Église était totalement fausse. Mgr Fisher a également dit que certains individus doivent être tenus responsables de terribles actes ou de terribles échecs pour ne pas avoir répondu une seule fois alors qu'ils savaient les choses qui se passaient. Il a dit que les dirigeants de l'Église ont fait ce qu'ils pouvaient pour apporter la réparation et la guérison afin de veiller à l’avenir que l’Église soit un endroit plus sûr.

 

Mais peut-on faire confiance à des hommes qui ont soutenu le cardinal Pell en 2015 ? Rien n’est moins sûr, surtout quand on sait que certains prêtres abuseurs n’ont pas été dénoncés. De sérieux doutes ont été mis en avant par la Commission sur l’honnêteté des cinq archevêques prétendant ne pas être au courant.

 

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Publié le 22 Février 2017

Radio Vatican nous montre que le sixième forum international sur les migrations et la paix s’est ouvert ce mardi 21 février à Rome. Organisé par le réseau international Scalabrinien des migrations, le dicastère pour le développement humain intégral du Saint-Siège et la fondation Konrad Adenauer. Ce forum qui doit durer deux jours a pour thème cette année «Intégration et développement: de la réaction à l’action». C’est par une audience avec le pape François dans la salle Clémentine du Vatican que les 250 participants ont ouvert leurs travaux. Le pape a livré de nouvelles clés pour mieux accueillir et intégrer les migrants aujourd’hui.

 

En dressant un large panorama des migrations contemporaines, le pape a regretté que dans la plupart des cas il s’agisse de déplacement forcés, causés par des conflits, des désastres naturels, des persécutions, des changements climatiques ou des conditions de vie indignes. «Les flux migratoires contemporains constituent le plus vaste mouvement de personnes, sinon de peuples, de tous les temps» a relevé le pape François. Face à ce scénario complexe de la nature “forcée” des conflits, le pape propose, comme il l’avait déjà fait, une pédagogie pour affronter ce défi, qui s’articule autour de quatre verbes : accueillir, protéger, promouvoir et intégrer.

 

Accueillir d’abord suppose un changement de comportement : face à des comportements de refus, enracinés dans l’égoïsme et amplifié par de la démagogie populiste dénonce le pape, il est nécessaire de dépasser l’indifférence et la peur. Le pape François plaide ainsi pour des canaux humanitaires «accessibles et sûrs» pour accueillir en particulier ceux qui subissent de terribles persécutions ou pris au piège d’organisation criminelles. Protéger signifie mettre en place des instruments qui permettent de lutter efficacement contre l’exploitation. «C’est un impératif moral qui doit se traduire en adoptant des instruments juridiques internationaux et nationaux, clairs et pertinents» précise le pape.

 

Mais la protection ne suffit pas, il est pour le pape François essentiel de promouvoir le développement intégral des migrants et réfugiés, dans l’esprit de la doctrine sociale de l’Église car il s’agit d’un droit inaliénable de l’être humain. Cette promotion humaine, note le pape, doit commencer dans les communautés d’origine, là où doit être garantit, en même temps le droit de pouvoir émigrer, celui de pouvoir rester. Il s’agit donc de continuer à développer la coopération internationale pour que soit assurés une vie digne dans de nombreux pays. Enfin, le pape insiste sur l’intégration qui se fonde avant tout sur la reconnaissance de la richesse culturelle de l’autre. Cela se fait dans les deux sens : pour celui qui arrive, il est nécessaire de respecter les traditions du pays d’accueil et ses lois, et que le pays d’arrivée veille à ne pas négliger la politique d’accueil, en privilégiant notamment le regroupement familial.

 

Dans son discours, le pape François précise que conjuguer ces quatre verbes répond à un devoir de justice, face aux inégalités économiques aujourd’hui croissantes, un devoir de civilité car en appliquant cette culture de l’accueil se construit un patrimoine commun d’humanité et de sagesse, enfin, un devoir de solidarité qui s’inscrit dans le besoin de comprendre les souffrances de nos frères et sœurs. En concluant, le pape a tenu à mettre en évidence une catégorie particulièrement vulnérable : les enfants et les adolescents forcés à vivre loin de leur terre d’origine, séparés de leurs familles.

 

Les inquiétudes du pape sont fondées comme le montre l’article de Libération.fr de ce mercredi 22 février 2017 : «Pays-Bas : les partis de Geert Wilders et de Mark Rutte à égalité dans les sondages». Le Parti pour la liberté (PVV) du député islamophobe Geert Wilders, qui était jusqu'alors en tête des sondages, est mercredi à égalité avec la formation du Premier ministre libéral Mark Rutte, à trois semaines des élections législatives du 15 mars aux Pays-Bas. Si le scrutin se tenait cette semaine, le PVV remporterait de 24 à 28 sièges alors que le VVD de Mark Rutte récolterait entre 23 et 27 sièges sur les 150 que compte la chambre basse du Parlement, a indiqué le site de référence Peilingwijzer, qui compile six enquêtes différentes. Cette différence entre dans la marge d'erreur et n'est donc pas «significative», précise la chaîne de télévision publique NOS.

 

En pourcentage, le VVD recevrait entre 15,2 et 16,9% des votes alors que le PVV aurait entre 15,8% et 17,6% des votes. Près de 13 millions de Néerlandais sont appelés le 15 mars aux urnes, un vote qui sera scruté par l'extrême droite en Europe. Des élections sont prévues en France et en Allemagne et une victoire de Geert Wilders pourrait être dynamisant pour ses alliés idéologiques. En lançant samedi sa campagne officielle dans la banlieue de Rotterdam, Geert Wilders, déjà condamné pour incitation à la discrimination après des déclarations sur des Marocains, a promis de débarrasser le pays de «la racaille marocaine».

 

Amnesty se place pleinement dans le souci du pape quand elle voit des régimes démocratiques brader la liberté et les paroles de haine se banaliser comme le montre l’article d’euronews.com de ce mercredi nommé «Amnesty dénonce les discours de haine de certains dirigeants». Des dirigeants du monde entier, comme Donald Trump aux États-Unis, propagent des discours de haine “diabolisant” certains groupes, une rhétorique “toxique” qui rend le monde plus dangereux, s’alarme Amnesty international dans son rapport annuel mercredi.

 

“Les discours clivants de Donald Trump, Viktor Orban (Hongrie), Recep Tayyip Erdogan (Turquie), Rodrigo Duterte (Philippines)… s’acharnent sur des groupes entiers de population, les désignent comme boucs émissaires et propagent l’idée selon laquelle certaines personnes sont moins humaines que d’autres”, les premiers visés étant les réfugiés, dénonce Amnesty international. Et de citer le décret anti-immigration fermant temporairement les frontières des États-Unis aux réfugiés et aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane, suspendu depuis, ou encore l’accord “illégal et irresponsable” conclu entre l’Union européenne et la Turquie, permettant de renvoyer des demandeurs d’asile dans ce pays. Au total, l’ONG a dénombré 36 pays ayant “violé le droit international en renvoyant illégalement des réfugiés dans des pays où leurs droits étaient menacés”.

 

Ces discours de rejet et de haine ont des effets directs sur les droits et libertés, pointe Amnesty : “Des gouvernements ont fait voter des lois qui restreignent le droit d’asile, la liberté d’expression, qui légitiment la surveillance de masse ou donnent aux forces de l’ordre des pouvoirs illimités”. Loin d‘être l’apanage de leaders extrémistes, ces paroles stigmatisantes ont été adoptées “parfois de façon voilée, parfois de façon plus ouverte” par “des partis dits centristes”, souligne John Dalhuisen, directeur d’Amnesty international pour l’Europe.

 

“Les discours déshumanisants, c’est quand le Premier ministre hongrois qualifie les migrants de poison, c’est quand Geert Wilders (député néerlandais d’extrême droite) parle de la racaille marocaine, c’est aussi quand le Premier ministre néerlandais écrit une lettre ouverte invitant les migrants à se comporter de façon normale ou de rentrer chez eux”, cite M. Dalhuisen en guise d’exemple. Les étrangers et les musulmans, “cibles principales de la démagogie européenne” sont “présentés comme une menace à la sécurité, à l’identité nationale, des voleurs d’emplois et des abuseurs du système de sécurité sociale”, insiste-t-il.

 

En France, où l’ONG basée à Londres a exceptionnellement présenté son rapport annuel, Amnesty dénonce la restriction des droits fondamentaux dans le cadre des mesures prises pour lutter contre le terrorisme, en particulier l‘état d’urgence, décidé après les attentats djihadistes du 13 novembre 2015 et prolongé depuis. Selon son recensement, de fin 2015 à fin 2016, “seules 0,3% des mesures liées à l‘état d’urgence ont débouché sur une enquête judiciaire pour faits de terrorisme”.

 

En revanche, “ces assignations à résidence ont entraîné des pertes d’emploi ou la marginalisation de ces personnes”, déplore Camille Blanc, présidente d’Amnesty international France. L’ONG considère par ailleurs qu’en matière d’accueil des réfugiés, “la France n’a pas pris ses responsabilités au niveau international” et ne protège pas suffisamment les réfugiés et migrants présents sur son sol. “Dans le cadre des élections présidentielle et législatives qui vont avoir lieu en 2017, la France est à la croisée des chemins concernant les droits humains, qui font écho à une tendance mondiale, et les citoyens ne doivent pas tomber dans le piège de ces discours qui entraînent la haine, la peur, ou le repli de soi”, selon Camille Blanc.

 

Face aux renoncements des grandes puissances à se battre pour le respect des droits et libertés, et la passivité des États face aux atrocités et crises vécues en Syrie, au Yémen, ou encore au Soudan du Sud, Amnesty international appelle chacun à se mobiliser et agir. “2017 sera une année de résistance”, a dit à l’AFP le président d’Amnesty Salil Shetty. “Nos espoirs reposent sur le peuple”.

 

La résistance, une bonne idée, mais elle ne doit pas être violente. Une résistance non violente pour réveiller les populations devant le défaitisme ambiant qui a cours actuellement et qui ne profite qu’à l’extrême droite en Europe. L’exemple des États-Unis est révélateur et des milliers de manifestants anti-Trump ont défilé, lundi, à New York et dans plusieurs grandes villes américaines à l’occasion du «Presidents Day», un jour férié en l’honneur des présidents des États-Unis, qui tombait le jour d'anniversaire du premier mois de Donald Trump à la Maison blanche, au profit d’un «Not My President Day».

 

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Publié le 21 Février 2017

RFI.fr nous montre ce mardi 21 février 2017 que la procédure canonique contre Tony Anatrella se poursuit. C'est ce qu'a décidé l'archevêque de Paris. L'été dernier, André Vingt-Trois avait mis en place une commission chargée d'enquêter sur les agissements présumés de ce religieux très en vue. Tony Anatrella, 75 ans, prêtre-psychanalyste est accusé d'agressions sexuelles dans le cadre de son activité professionnelle.

 

Ce n'est pas la première fois que Tony Anatrella est au cœur d'une enquête judiciaire, civile ou au sein de l'Eglise. Il y a 16 ans, en 2001, une plainte arrive au diocèse de Paris. Elle ne connaîtra pas de suites. Cinq ans plus tard, en 2006, 3 plaintes sont déposées, cette fois au parquet de Paris. Mais les faits sont prescrits ou «non constitutifs d'une infraction». La procédure est classée.

 

En 2016, de nouvelles accusations tombent toujours pour le même genre de faits : des thérapies censées «guérir les patients de leur homosexualité» qui dévient et tournent à l'agression sexuelle. L'archevêque de Paris reçoit plusieurs témoignages et met en place une commission pour auditionner «tous ceux qui le souhaitent». On ne sait pas combien ils sont, ni la nature des faits dénoncés, mais le dossier est assez lourd pour que la procédure canonique se poursuive, a décidé Monseigneur Vingt-Trois.

 

«Spécialiste en psychiatrie sociale», «consulteur» auprès du Vatican, farouchement opposé au mariage homosexuel. Tony Anatrella est connu pour ses écrits sur la sexualité des adolescents. Il officiait aussi régulièrement comme expert auprès du tribunal ecclésiastique de Paris. L'instruction par l'Église de ce dossier a donc été dépaysée par le Vatican. Elle se fera à Toulouse.

 

Plus rien ne peur être caché, et même ceux qu’on pensait intouchables peuvent subir la justice canonique, mais le renvoi de la prêtrise n’est pas assez et il faut une condamnation civile exemplaire. Il est heureux qu’une de ses victimes n’a pas renoncé à entamer un procès au civil.

 

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