Publié le 6 Décembre 2015

RTBF.be nous montre que le pape François a demandé dimanche aux ministres de 195 pays réunis à Paris pour la conférence sur le climat (COP21) de faire preuve de "courage" en adoptant des "décisions importantes" pour "les générations futures".

"Quel type de monde désirons-vous transmettre à ceux qui viendront après nous, aux enfants qui sont en train de grandir", s'est interrogé le pape lors de l'Angelus devant des milliers de fidèles rassemblés place Saint-Pierre, en revenant sur la teneur de son encyclique sur l'environnement, publiée au printemps, "Laudado si'".

"Pour le bien de la maison commune, de nous tous et des générations futures, tous les efforts devraient être entrepris à Paris pour atténuer les impacts des changements climatiques, et, en même temps, pour lutter contre la pauvreté et faire croître la dignité humaine. Les deux choix vont de pair", a-t-il insisté, dans un nouvel appel au succès de la conférence qui s'achèvera dans les prochains jours au Bourget.

"Nous prions pour que l'Esprit Saint illumine ceux qui sont appelés à prendre des décisions aussi importantes, et leur donne le courage de conserver toujours comme critère de choix le bien souverain de l'entière famille humaine", a ajouté Jorge Bergoglio.

Dans l'avion qui le ramenait lundi dernier d'Afrique, il avait estimé que c'était "maintenant ou jamais" que les gouvernements devaient adopter un accord "transformateur" sur la protection de l'environnement, et que l'humanité lui semblait "au bord du suicide" si elle n'avait pas la détermination d'inverser le cours des choses.

Reconnaissance nette de la responsabilité humaine dans le réchauffement, modèle de développement fondé sur la décroissance, révolution énergétique avec abandon des énergies fossiles, aides massives financières et technologiques des pays riches aux pauvres pour leur permettre de mettre en œuvre ces changements: le pape avait adopté dans son encyclique des positions en pointe avant la conférence de Paris.

Le pape François montre une énergie indéniable pour que la COP21 réussisse pour le futur de "la maison commune" qui permettra de faire croître la dignité humaine.

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Publié le 5 Décembre 2015

LePoint.fr nous montre que les évêques de France ont appelé le vendredi 4 décembre 2015 à "garder l'esprit originel" de la loi de 1905, qui aura 110 ans mercredi, en regrettant "qu'un courant de pensée existe dans notre pays pour passer d'une laïcité de l'État à une laïcisation de la société". "Il y a cent dix ans (le 9 décembre 1905) était promulguée la loi relative à la séparation des Églises et de l'État, dans un contexte de tension extrême entre l'Église catholique et la représentation nationale", reconnaît le président de la Conférence des évêques de France (CEF), Mgr Georges Pontier, dans un communiqué.

"Cent dix ans d'une mise en œuvre de cette loi dans un esprit d'apaisement, de sagesse et de conciliation ont permis de trouver de justes équilibres", estime l'archevêque de Marseille, soulignant que l'Église, "depuis des décennies maintenant, ne remet pas en cause" ce texte et le "respecte".

Mais la CEF "constate qu'un courant de pensée existe dans notre pays pour passer d'une laïcité de l'État à une laïcisation de la société", en déplorant que "certains voudraient que l'ensemble de la vie en société soit laïque et que les citoyens croyants n'expriment et ne vivent leur foi que dans un strict espace privé de plus en plus réduit, voire caché".

"Croire que réduire" l'expression des croyants "au strict cadre de la vie privée favoriserait la paix sociale est une illusion et une erreur", met en garde Mgr Pontier, pour qui au contraire "cette attitude favorisera l'émergence de courants et d'attitudes fondamentalistes qui pourront s'appuyer sur le sentiment d'être méprisés, rejetés, ignorés, ou incitera à se replier sur des formes de vie communautaristes". La loi de 1905 doit donc être appliquée avec "vigilance et respect" : "C'est notre volonté, notre exigence et notre engagement", conclut l'archevêque au nom du conseil permanent de la CEF, composé de dix évêques.

Les évêques de France s'inquiètent sans doute du vade-mecum du 18 novembre 2015 de l'Association des Maires de France approuvé à l’unanimité qui est "une aide" destinée aux maires "démunis" pour assurer la mise en œuvre de la laïcité au quotidien, et qui dit que les crèches de Noël dans les mairies ne seraient "pas compatibles" avec le principe de laïcité. Comme le dit Libération.fr, ils n'ont pas à s'inquiéter, puisqu'un vade-mecum est un guide dont on peut suivre les conseils ou pas. Ce n'est qu'une préconisation basée sur un examen juridique de la situation et non une interdiction.

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Publié le 4 Décembre 2015

Libération.fr dans un article du vendredi 4 décembre 2015 nous montre que la Fondation Jean Jaurès a dissèqué les «demandes d’alternatives» que l’on retrouve chez les électeurs ayant voté Marine Le Pen.

D’un côté, ceux qui choisissent le bulletin de vote FN sont à la fois «antisystème»«50% de ces personnes sont mécontentes à la fois du fonctionnement de la démocratie et des qualités des représentants politiques, contre 30% pour la moyenne de tous les électeurs» – très largement xénophobes et pensent, à 80%, «que la mondialisation est une mauvaise chose (contre 54% dans la population)». Mais «sur le plan de la demande pour une alternative des politiques économiques, les électeurs du FN y sont en réalité peu sensibles», souligne l’étude.

Ainsi, poursuit l’étude, «il est très peu probable que le FN ait pu “détourner” à son profit des électeurs potentiels» des communistes ou du Parti de gauche et «l’interprétation du résultat de Marine Le Pen comme le succès d’une entreprise de séduction d’électeurs de gauche est donc fausse». «Elle n’a attiré parmi eux uniquement ceux aux valeurs xénophobes, qui sont en valeur réelle très peu nombreux. Si des transferts ont eu lieu, ils proviennent plutôt des électeurs de droite en 2007 qui du fait de leur opinion antisystème et xénophobes se sont recentrés sur un vote FN», peut-on encore lire dans ces travaux.

D’après le think-tank, là où le FN cartonne auprès des personnes se déclarant «antimondialisation et xénophobes». L’électorat «antimondialisation et non xénophobe» reste encore bien accroché au PS et aux écologistes, plutôt qu'au Front de gauche.

La division de la gauche et l'abstention de son électorat est en grande partie la raison des bons résultats du FN. Alors là, où le FN peut gagner c'est surtout là où l'on s'abstient de voter, alors il est grand temps de faire son devoir citoyen et d'aller voter pour éviter que le FN tienne des régions. Il n'est plus temps de punir le gouvernement, mais d'éviter de donner raison à Daech en votant ce parti qui y va fort avec les amalgames envers les musulmans.

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Publié le 4 Décembre 2015

Catholicherald.co.uk nous montre dans son article du jeudi 3 décembre 2015 nous montre que le cardinal Burke raconte dans la revue trimestrielle Mass of Ages que les catholiques devraient être "très préoccupés" sur la communion aux divorcés remariés. Il a dit que si le synode de la famille ouvre la voie pour que les catholiques divorcés remariés reçoivent la communion, alors il s'"écarte de l'enseignement catholique sur une question très fondamentale".

Citant un article donné par le père Antonio Spadaro, rédacteur en chef de la revue jésuite La Civiltà Cattolica, qui dit le synode avait "jeté les bases" pour que les catholiques remariés puissent être admis à la communion. Le père Spadaro, a déclaré le cardinal Burke, "passe par toute cette argumentation confuse sur une 'voie de pénitence' et de 'solution de for intérieure' pour dire que maintenant la voie est ouverte pour tout cela". "Donc, je crois que les catholiques devraient être très préoccupés", a déclaré le cardinal Burke. "Si, en fait, le synode prend cette position, il a quitte l'enseignement catholique sur une question très fondamentale. L'enseignement de l'indissolubilité du mariage est fondé sur les paroles mêmes de Notre Seigneur dans l'Évangile". Doit-on rappelé au cardinal Burke, que l'Évangile n'interdit pas la communion aux divorcés remariés.

"Je pense que les catholiques devraient simplement dire : Je ne peux pas accepter cet enseignement comme il va contre ce que l'Église a toujours enseigné et pratiqué. Je ne pense pas que les catholiques devraient se permettre d'être chassé de l'Église par ceux qui ne conservent pas l'enseignement de l'Église". Doit-on, rappeler au cardinal Burke que l'Église a toujours pratiqué la miséricorde et le pardon de tous les péchés, comment font les divorcés remariés car ils n'ont droit à aucun des sacrements le permettant en dehors de celui des malades pour pouvoir communier à nouveau. Où est la miséricorde ?

Le cardinal a également dit que la réforme de l'annulation des mariages du pape François était un "changement radical" de la pratique de l'Église. Pour lui, les évêques ne doivent pas être appelés à juger des cas de nullité de mariage, comme ce sera le cas dans les réformes du pape. Mais le problème, c'est que les tribunaux de la curie romaine chargés de cela sont très éloignés de la réalité des mariages et le droit canon se trouve être des textes qui ne prennent pas en compte la vie des couples et l'échec de leurs mariages.

Pour lui les catholiques ne comprennent pas les mots du pape. "Je pense, par exemple, à la célèbre phrase 'Qui suis-je pour juger ?' et comment cela a été détourné pour insinuer que l'enseignement de l'Église sur le trouble intrinsèque des actes homosexuels a changé." Pauvres catholiques ignorants, nous ne comprenons pas les mots du pape. Ils ont très bien compris le mot du pape, ils savent très bien qu'il n'est pas pour le mariage gay, mais il a bien dit de ne pas juger les homosexuels comme le fait le cardinal Burke en utilisant le mot "trouble intrinsèque".

Le cardinal Burke le montre bien il y a encore des résistances aux réformes du pape François, qui devra sans doute lutter pour que l'Église puisse enfin entrer réellement dans le XXIe siècle.

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Publié le 3 Décembre 2015

Rachid Laïreche dans son article du jeudi 3 décembre 2015 dans Libération.fr nous montre que le premier secrétaire du Parti socialiste espère une mobilisation forte de l'électorat de gauche pour faire mentir les sondages et contrer la montée du Front national.

La fin de la campagne approche, les sondages s’accumulent et, au fil des jours, le Front national grimpe. Au Parti socialiste, on guette, discute et prévient : «Si le total des voix de gauche est supérieur à la droite et l’extrême droite, notre liste se maintiendra.» Mais dimanche soir, à la tombée des résultats du premier tour des régionales, les feintes et postures seront planquées dans les casiers. Il faudra choisir. Se maintenir avec le risque de faire gagner le FN ? Se retirer et disparaître de certaines régions ? Les deux scénarios filent la nausée aux socialistes. Du coup, les regards tremblants seront tournés vers les régions les plus menacées par le parti d’extrême droite : Paca, Nord-Pas-de-Calais-Picardie, voire Bourgogne-Franche-Comté ou Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

En attendant, Jean-Christophe Cambadélis a invité la presse ce jeudi matin, rue de Solférino. En introduction, le premier secrétaire du PS, a déclaré : «L’enjeu du premier tour, ce n’est pas le FN mais la participation.» Comprendre une forte participation serait bénéfique à la gauche. Puis il a lancé un appel à «transformer la journée de dimanche en une manifestation civique, puisque nous ne pouvons pas manifester». «Nous lançons un appel aux Français : dimanche, allez voter ! C’est un acte de solidarité avec la France !»

Jean-Christophe Cambadélis en a profité pour taper, à sa manière, sur le Front national : «Sous Vichy, c’étaient les juifs, maintenant, ce sont les musulmans : c’est la même attitude, ce sont les mêmes thèmes déployés, comme sur la famille.» Une référence aux récentes sorties des têtes de liste FN. Avant de balayer les fusions des listes avec celles de la droite, un temps évoqué par le Premier ministre : «Manuel Valls a fait cette proposition et Nicolas Sarkozy a refusé. D’ailleurs, on ne connaît toujours pas la stratégie de la droite en vue du second tour.»

Au fil des mots, le premier secrétaire s’est projeté dans la soirée de dimanche. A 18 h 30, une réunion avec les secrétaires nationaux est prévue pour préparer les éléments de langage à répandre sur les plateaux télé. Puis, un bureau national extraordinaire pour faire le point à la tombée des résultats. Ensuite, Cambadélis passera un coup de fil aux treize têtes de liste PS pour discuter stratégie. Enfin, après avoir causé avec les «partenaires de gauche», il se présentera à la presse, tard dans la soirée. Un long dimanche en perspective.

Jean-Christophe Cambadélis n'a pas tort, une forte mobilisation des électeurs empêchera le FN d'emporter des régions. Alors faites votre devoir, si vous voulez que les friandises de la Saint Nicolas passent mieux.

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Publié le 3 Décembre 2015

periodistadigital.com dans son article du mercredi 2 décembre 2015 nous montre que le pape François a admis que même le chef suprême de l'Église catholique ne peut pas éviter de dévier du chemin de la rectitude, dans une déclaration inhabituelle. "Je suis un pécheur, je me sens pécheur, je suis sûr d'être" a déclaré le pape dans un hebdomadaire du Vatican interne, "Credere". "Même maintenant, je commets des erreurs et des péchés, et je me confesse tous les 15 ou 20 jours" dit-il.

La déclaration est inhabituelle d'une figure populairement considérés comme "infaillible". Mais la théologie catholique comprend que l'infaillibilité s'applique uniquement aux enseignements pontificaux sur les questions de foi et de morale, mais pas tout ce que le pape dit ou écrit.

L'interview a été publiée dans le cadre de l'ouverture la semaine prochaine du Jubilé de la miséricorde, un événement aussi connu comme l'Année Sainte et qui offre aux catholiques l'occasion pour aller en pèlerinage et demander pardon pour leurs péchés. Le pape François a décidé que le thème de la miséricorde concentrera le Jubilé, qui commencera le mardi 08 décembre et durera jusqu'au 20 novembre 2016.

"Je crois que c'est le temps de la miséricorde. Nous sommes tous pécheurs, nous avons tous quelque chose qui pèse sur nous", a-t-il ajouté.

Intéressant qu'un pape dise qu'il est un homme comme les autres et qu'il pèche comme tout le monde. Ainsi il nous montre qu'il ne veut pas d'une Église de purs pour les purs, mais une Église qui accueille les personnes avec leurs blessures.

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Publié le 2 Décembre 2015

La mémoire de quatre martyres de l'Église au Salvador

Le 2 décembre 1980 au Salvador, a eu lieu le martyre de 2 sœurs de Maryknoll, d'une Ursuline et d'une laïque associé à Maryknoll. 35 ans plus tard, on commémore le souvenir de ces quatre femmes pour souligner leur service et leur héritage.

La raison de leur mort est le fait qu'elles répondirent à l'appel de Mgr Romero le 24 mars 1980 pour accompagner le peuple salvadorien dans sa lutte pour la justice contre la dictature militaire. Maura Clarke et Ita Ford, deux sœurs de Maryknoll qui ont été de nombreuses années missionnaires au Nicaragua et au Chili, Dorothy Kazel, une Ursuline au Salvador depuis 1974, et Jean Donovan une laïque associé à Maryknoll, la plus jeune des trois qui refusa mariage et vie lucrative pour aller au Salvador, organisaient la distribution de nourriture, de fournitures et de médicaments pour les réfugiés de guerre, escortées par des prêtres dans les zones dangereuses où ils pouvaient dire la messe, et qui se documentaient sur la disparition de personnes enlevées et tuées par les forces de sécurité. Elles offraient aussi du réconfort aux catéchistes isolés et terrifiés.

Inspiré par l'affirmation des pauvres lors de l'Assemblée des sœurs de Maryknoll en 1978, elles ont cherchés des principes de vie en dehors de la théologie de la libération. Elles n'étaient pas des militantes politiques, mais leur travail était en appui à celui de l'Église salvadorienne, et leur appui à l'option préférentielle pour les pauvres, leur porta à montrer que le témoignage de l'Évangile est inséparable à une vie de solidarité avec les opprimés.

Leur meurtre suite à leur enlèvement et leur viol par les forces de sécurité du gouvernement Salvadorien fut une onde de choc envoyée à travers l'Église catholique aux États-Unis. Les pèlerins sont toujours attirés par le parcours qu'ont suivi les sœurs de Maryknoll. Ita Ford et Maura Clarke, l'Ursuline Dorothy Kazel et la laïque Jean Donovan, et où elles ont travaillé et sont mortes, leurs noms et leurs visages inscrits dans les écoles et centres salvadoriens et américains. En 1984, quatre hommes des forces de sécurité ont été reconnus coupables des meurtres et condamnés à 30 ans de prison, mais ceux qui ont planifié les meurtres et ont donné les ordres ont jamais été traduits en justice.

globalsistersreport.org nous montre enfin que la Leadership Conference of Women Religious et la fondation SHARE El Salvador mène une délégation de 117 hommes et femmes à El Salvador du 28 novembre au décembre 5 pour célébrer la vie de ces quatre femmes. Les organisations ont travaillé avec le gouvernement d'El Salvador pour déclarer l'endroit où ces femmes ont été tuées comme un site historique. La délégation se joindra également à l'hommage Salvadorien du 2 décembre en l'honneur des ces femmes d'Église. Le thème de la célébration est : "En mémoire de nos sœurs, portons leur héritage en avant".

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Publié le 2 Décembre 2015

BFMTV.com dans son article du mercredi 2 décembre 2015 nous montre qu'à l'approche du premier tour des élections régionales, qui se tiendra dimanche, plusieurs quotidiens régionaux du nord de la France ont pris publiquement position contre le Front national, donné largement gagnant en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, selon les sondages.

Une nouvelle une aux allures de scandale. Le ping-pong médiatique entre le Front national et la presse régionale se poursuit ce mercredi. Le journal Le Courrier picard, diffusé en Picardie, dans la Somme et dans l'Aisne, fera ce jour sa manchette sur "Le vrai visage du FN à la Région", avec une photo, sur fond noir, de Marine Le Pen.

Cette une n'est pas sans rappeler celle de La Voix du Nord, également propriété du groupe Rossel comme Le Courrier Picard. Lundi 30 novembre, à six jours du premier tour des régionales, le quotidien avait clairement pris position contre le Front national en titrant : "Pourquoi une victoire du FN nous inquiète".

Le même jour, le quotidien Nord-Éclair, autre titre du groupe Rossel, affichait aussi son inquiétude en une et publiait la même double page.

"Notre travail de journaliste, c'est de rendre compte d'une réalité, au-delà parfois des apparences, donc de décrypter, d'expliquer, même si ça peut déplaire parfois à ceux dont nous parlons", avait expliqué sur BFMTV Jean-Michel Bretonnier, directeur de la rédaction de La Voix du Nord.

"Parce que nous ne portons pas les mêmes valeurs" que le FN, a expliqué la rédaction de La Voix du Nord, le quotidien en local en a remis une couche mardi 1er décembre avec une édition titrée "Marine Le Pen et le FN ne sont pas ce qu'ils disent".

Lundi, Marine Le Pen avait jugé "scandaleuse" cette manchette et avait accusé le quotidien de vouloir protéger ses subventions versées par l'État en s'attaquant à son parti. Toutefois, ces subventions ne concernent pas le journal mais sont des aides à la production de courts et moyens métrages diffusés ensuite sur la chaîne Weo, qui appartient, elle, au groupe Rossel.

L'hebdomadaire chrétien régional La Croix du Nord est également sorti de son silence à l'approche du premier tour en publiant lundi un éditorial titré "Non à celui qui exclut l'autre pour ce qu'il est", consultable sur le site internet du journal.

"En tant que journalistes chrétiens, nous ne pouvons pas nous taire. Bien loin de nous l’idée de diaboliser le FN ou de ne pas prendre en compte les nombreux électeurs qui se tournent vers lui en quête d’alternative. Mais oui, nous le réaffirmons ici : le Front national est incompatible avec le cœur de la foi chrétienne", écrit ainsi Cécile Huygue, l'une des journalistes de l'hebdomadaire.

"Dans l’évangile de Matthieu, il est écrit : 'Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! ' (25, 31-46)", rappelle cet éditorial, avant de conclure : "Le Front national, c’est la candidature du repli sur soi, du refus de l’étranger, de l’ordre, du tout sécuritaire, la fin des pratiques de discrimination positive pour favoriser l’égalité des chances, la proposition du rétablissement de la peine de mort".

C'est une excellente nouvelle que la presse écrite du Nord et de Picardie se décide à montrer le vrai visage du FN. Nous pouvons y voir une initiative de salubrité publique visant à empêcher le FN d'emporter une région, alors qu'il n'a que pour seul programme la haine de l'autre et le repli sur soi.

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Publié le 1 Décembre 2015

HuffingtonPost.fr nous montre que la "guerre" La Voix du Nord-Front national continue. Au lendemain de sa Une choc barrée du gros titre "Pourquoi une victoire du FN nous inquiète", le quotidien régional a de nouveau consacré sa première page au parti d'extrême droite mardi 1er décembre 2015, cette fois en titrant "Marine Le Pen et le FN ne sont pas ce qu'ils disent". Comme lundi, on retrouve ensuite plusieurs pages très critiques.

Grande favorite des sondages pour l'emporter dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, la présidente du FN avait déjà menacé lundi de supprimer les subventions à la presse locale, mais La Voix du Nord n'en touche pas. Ce mardi, elle a décidé d'écrire à Jacques Hardoin, directeur de La Voix du Nord, une lettre au vitriol qu'elle a partagé sur Twitter. Elle remet en cause l'"éthique professionnelle et la conception particulière de la démocratie" du journal.

Parlons en de l'éthique professionnelle et de la démocratie du FN : l'agression de journalistes, l'interdiction d'entrer à une journaliste de Mediapart, la sélection de journalistes et l'enquête sur leur vie privée, et maintenant les menaces à la subvention. Non, le FN n'est pas démocratique. Il le fait croire.

La présidente du FN se lance ensuite dans un règlement de comptes en bonne et due forme, sans pour autant répondre aux attaques du journal puisqu'elle ne peut pas répondre à celles-ci, vu qu'elle n'a pas de programme pour la région. Pour finir, elle remet en cause "l'indépendance" du journal tant vis-à-vis du PS que du candidat des Républicains, Xavier Bertrand. Pourtant, elle ne critique pas les journaux télévisés et les chaines d'information qui l'ont surinvité souvent pour ne rein dire.

Dans son édition de mardi, La Voix du Nord détaille ses griefs contre le FN en cinq rubriques: "Marine Le Pen : sérail et dérapages", "Philippe Eymery, le vrai président?", "Un clan aux manettes du FN", "Le FN a-t-il assez de cadres?" et "Une conception étroite du débat".

Le quotidien écrit ainsi : "Marine Le Pen dénonce inlassablement 'le système politico-médiatique'? Elle a toujours baigné dedans". "La famille préside aux destinées du FN depuis 1972. Un népotisme qu'elle dénonce pourtant régulièrement chez ses adversaires", note aussi La Voix du Nord, dont la diffusion payée s'élève à 207 000 exemplaires (chiffres OJD 2014-2015) tandis que celle de Nord-Éclair est de 19 000.

Autre critique formulée : "La pratique du pouvoir est aussi particulière. A Hénin-Beaumont, Steeve Briois (maire FN) dénonce la 'crise d'hystérie' d'une opposante, multiplie les poursuites contre un autre", ajoute le quotidien nordiste, qui dénonce aussi "disqualification ad hominem de l'opposant, langage fleuri. SMS rageurs sur le mode 'c'est la guerre'". "La gestion d'une région, très spécifique comparativement à celle d'une commune, exige des cadres d'un haut niveau de compétence", souligne en outre le journal.

La Voix du Nord a le courage de dire que le FN ment et le risque de mettre un tel parti à gouverner une région. Les électeurs doivent se déplacer pour mettre fin à cette Hydre de Lerne qu'est l'extrême-droite dont les têtes repoussent toujours. Alors soyons les Hercules qui lui trancheront les têtes et notre bulletin de vote sera le feu qui empêcheront qu'elles repoussent. Là, où le FN peut gagner allez voter pour qu'il soit le plus bas possible.

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Publié le 1 Décembre 2015

Le compte rendu de Council 50

council50.org dans son compte rendu du mercredi 25 octobre nous montre que 'Council 50' qui a eu lieu à Rome entre le 20 et 22 novembre, a cherché à jeter mettre en lumière les graines que le concile Vatican II, marquant ainsi les 50 ans depuis sa fermeture.

"Nous sommes prêts à aider François à mettre en œuvre le Concile Vatican II maintenant", ont déclaré les 100 délégués représentant les mouvements de réforme dans le monde catholique. Ces groupes de tous les continents ont travaillé sur une déclaration combinée et continueront leur travail en 2018 en Amérique latine et en 2021 en Afrique.

Les mouvements de réforme à travers l'Europe, l'Asie, l'Afrique et les Amériques se sont réunis la semaine dernière à Rome pour une conférence animée et inspirante. Le but de 'Council 50' était de rallumer la flamme du Concile Vatican II et de rendre visible la voix prophétique du "peuple de Dieu" qui a continué à prospérer en dépit des 35 ans de répression durant les deux derniers pontificats. Le groupe assemblé composée de prêtres et de laïcs, ainsi que de femmes et d'hommes religieux. Ensemble, ils ont démontré le grand potentiel qui va raviver l'Église afin que nous puissions mieux contribuer à la guérison de nombreux problèmes urgents dans le monde.

Le conférencier principal, le Dr Nontando Margaret Hadebe, une théologienne du Zimbabwe, a salué les perspectives ouvertes par le pape François pour faire évoluer l'Église catholique afin de relever les défis du XXIe siècle. Elle a présenté l'idée de Dieu comme une réalité interconnectée et reflétée dans l'interdépendance des gens partout dans le monde à travers l'histoire, entre les cultures, les laïcs et la hiérarchie, toutes les religions et entre ciel et terre. Elle a aussi réfléchit sur la façon dont les dirigeants de l'Église avaient gardé le silence sur des sujets tels que les infections par le VIH et l'enlèvement de centaines de filles par Boko Haram. Le Dr Hadebe a souligné que cela est un signe clair de la peur de répondre à la nécessité de changer les attitudes envers les femmes. Elle a également exprimé la nécessité d'une "encyclique de la cuisine, du salon et du voisinage" plutôt que l'Église se concentre uniquement sur la chambre à coucher.

Plus tard, des conférenciers venus des cinq continents ont présenté leurs efforts communs pour créer des réformes structurelles et spirituelles pour une Église catholique plus décentralisée et ont démontré ce que nous avons tous en commun, en dépit de nos différents milieux sociaux et culturels.

Une déclaration du groupe a été rédigé sur la base de discussions dans des ateliers tenus lors de l'événement (sur des sujets tels que la non-violence, la paix fondée sur la justice sociale et économique, l'action environnementale, le rôle des femmes dans l'Eglise et sur l'enseignement sexuel, en particulier celui concernant les personnes LGBT). La "charte du Council 50" sera finalisé et donné au pape François lors de la célébration du cinquantième anniversaire de la fin du Concile Vatican II (8 décembre 2015). Consciente des "signes des temps", cette déclaration met en avant l'engagement des mouvements de réforme pour travailler à un renouveau de l'Église qui démontre la puissance de l'Évangile pour répondre aux défis de notre temps.

Les délégués de ce rassemblement historique et sans précédent des mouvements de réforme à travers le monde ont convenu de la mise en place de réseaux en cours et de tenir des conventions ultérieures, comme en 2018 en Amérique latine (50 ans après la Conférence des évêques latino-américains à Medellín, en Colombie) et en 2021 en Afrique.

Le 'Council 50' a été fondée par European Network Church on the Move (EN-RE) et l'International Movement We Are Church (IMWAC) et bénéficie de la contribution, de la participation et du soutien des membres des réseaux et des associations suivantes : American Catholic Council, Amerindia, Articulacion Continental de Comunidades eclesiales de base, Asociación de Teólogos Juan XXIII, Australian Coalition for Church Renewal, Catolicas por el dercho a decider, Center for Asia Peace and Solidarity (CAPS), Comunita’ Cristiane di Base Italiane/Italian Grassroot Communities, Coordination of European Base Communities, Corpus, European Forum of LGBT Christian Groups, Federacion latinoamericana para la renovacion de los ministerios, International federation for a renewed Catholic Ministry, Institute for Theology and Politics, Kairós/Nós Também Somos Igreja – Brasil, Movimiento Fé y Politica, Brasil, Pax Romana, Réseau des Anciens Jecistes d’Afrique, Rede brasileira de grupos catolicos LGBT, Redes Cristianas, Vision of Faithful People, Netherlands, We Are Also Church, South Africa, The Wijngaards Institute for Catholic Research, Women's Ordination Worldwide (WOW) & World Forum Theology and Liberation.

Le Comité de la Recommandation / des messages de solidarité est le suivant : Leonardo Boff (Brésil), Pedro Casaldaliga (évêque émérite de São Félix, Brésil), José Maria Castillo (théologien, Espagne), Giovanni Cereti (théologien, Italie), Paul Collins (Australian Coalition for Church Renewal), Duarte da Cunha (secrétaire de la CCEE), Giovanni Franzoni (ancien abbé de Saint-Paul et l'un des fondateurs de la communauté Grass Roots de San Paolo, Rome), Mgr Jacques Gaillot (évêque de Partenia, Paris), Nontando Margaret Hadebe (théologienne d'Afrique du Sud et du Zimbabwe), Hermann Haering (Prof de théologie, Pays-Bas / Allemagne), Paul Hwang (Center for Asia Peace and Solidarity, Corée du Sud, présent à Rome), Douglas Irvine (WAACSA, Afrique du Sud, présente à Rome ), Marco Cassuto Morselli (Président de l'Amicizia Ebraico-Cristiana de Roma, Italie), Jon Sobrino (théologien jésuite, San Salvador), Hans Küng (Stiftung Weltethos, Allemagne). Raniero La Valle (journaliste, Italie), Germaine Lipeb (Réseau des Anciens Jécistes d'Afrique), Anthony Padovano (CORPUS, USA), Luiz Carlos Susin (World Forum Theology and Liberation, Brésil), Juan José Tamayo (Asociación de Teólogos Juan XXIII, Espagne), José María Vigil (théologien, Panama), et Alex Zanotelli (missionnaire, Italie).

Espérons que la "charte du Council 50" permettra au pape François de mener l'Église sur le bon chemin à travers le concile Vatican II qui a donné des pistes et qui doit rajouter d'autres thèmes porteurs.

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