Publié le 20 Octobre 2015

Vatican Insider et Radio Vatican dans leurs articles du mardi 20 octobre 2015 nous montre que les évêques africains sont "optimistes" quant à l'issue du synode sur la famille a signalé le cardinal Wilfrid Napier, archevêque de Durban (Afrique du Sud), lors du briefing quotidien du Vatican, tout en en dénonçant l'impression que le synode extraordinaire de l'année dernière donnait suite à "une certaine direction, une idéologie ou un programme particulier". Le synode selon lui donnera "une forte impulsion aux Églises locales afin d'avoir de plus en plus de bons mariages de plus en plus, grâce à la préparation au mariage et à l'enseignement clair que l'Église donne sur le mariage et la famille."

Il a exprimé la satisfaction et la confiance de l'assemblée qui se termine ce week-end, soulignant que la lettre que 13 cardinaux avaient envoyé au pape a reçu une réponse satisfaisante du pape lui-même. Le cardinal africain a également revendiqué une certaine autonomie de l'Afrique sur des thèmes spécifiques tels que le nœud de la cohabitation prénuptiale qui selon lui serait, contrairement à l'Ouest, en faveur du mariage, et le ministère concernant le mariage dans les stades serait comme exaltation de la cohabitation.

Le cardinal Lluis Martinez Sistach, archevêque de Barcelone (Espagne), un avocat du droit canon, a parlé de la satisfaction unanime des pères synodaux sur la réunion d'information pour la réforme de la nullité du mariage souhaité par le pape François. Il a également dit qu'"On pourrait fonder une congrégation ou d'une association de personnes fidèles laïcs qui apprennent un peu du droit du mariage pour donner des conseils et des services aux tribunaux du monde religieux". La cardinal mexicain Alberto Suarez Inda, Archevêque de Morella, pour sa part, rappelé l'appel du pape à considérer "l'idée d'une réalité supérieure" à l'égard des familles et a également réagi avec satisfaction à ceux qui ont demandé que le prochain voyage du pape soit au Mexique.

Le bureau de presse du Vatican a publié aujourd'hui les témoignages de certains auditeurs qui ont eu lieu ces derniers jours dans la salle du synode. Parmi les nombreux sujets abordés, l'encyclique de Paul VI Humanae Vitae ("avec laquelle l'Église comme mère et maîtresse a annoncé la vérité sur la vie", a déclaré Patrizia Calabrese, épouse de Massimo Paloni, membres du Chemin néocatéchuménal), les mariages de femmes chrétiennes en Europe de l'Est et de garçons musulmans en Egypte dans des églises locales ("un excellent document de la Conférence épiscopale italienne de 1990 recommandant les mariages mixtes à bon escient", a déclaré le pasteur de Sharm el Sheikh Boulos Garas Garas Bishay) ou Boko Haram (le mouvement terroriste qui s'attaque à "la force et au rôle de la femme typiquement nigériane déterminés à garder l'unité de sa famille, malgré les difficultés et les catastrophes", a déclaré Agnes Offiong Erogunaye, présidente nationale de l'Organisation catholique des femmes du Nigeria).

Aujourd'hui se sont conclu les travaux de 13 groupes de travail (minores circuli) sur la troisième partie du document de base (Instrumentum laboris), les rapports seront publiés demain matin. Selon Mgr Paul-André Durocher, l’archevêque de Gatineau, président sortant de la Conférence des évêques du Canada, il "ne fallait pas s’attendre à voir une mise en œuvre immédiate". "Ce que le Pape a proposé samedi, souligne-t-il, est un chemin d’avenir pour l’Eglise (…) peut-être le thème d’un prochain synode qui porterait sur la synodalité". Tandis que le père Javier Álvarez-Ossorio, supérieur général de la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie, "les meilleurs fruits du synode seraient de déclencher des dynamiques au niveau local (…) ne pas simplement recevoir un produit tout fait du synode mais provoquer le peuple de Dieu".

Ce synode se rapproche d'une solution mixte, la décentralisation qui permettrait que des évêques s'occupent de leurs problèmes sans intervenir dans celui des autres, mais les débats ne permettent pas réellement de trouver une approche satisfaite, et même si c'est le cas, les solutions trouvées mettront du temps à se faire. Espérons que le travail soit porteur d'espoir et pas directif envers les laïcs qui connaissent mieux la familles.

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Publié le 20 Octobre 2015

Le programme du FN est avant tout le rejet du "système", et la seule idée de Marine Le Pen est d'arriver au pouvoir. Elle se soucie peu de tenir ses promesses et ne peut pas faire des propositions. Elle tient donc pour chaque auditoire le langage qu'il veut entendre. Ses discours toujours flous tiennent toujours les thèmes du populisme : repli identitaire, xénophobie, autarcie, interventionnisme de l'État, autoritarisme et retour aux anciennes valeurs : vertu, travail et discipline.

Pour gouverner, il faut tromper le peuple. La propagande est simple : des formules stéréotypées pour convaincre l'auditeur et bien sûr trouver des responsables à vos malheurs : le PS ou la gauche en général, les musulmans, les immigrés, maintenant les réfugiés, l'Union européenne (alors que le FN est dans le Parlement européen) et les États-Unis (pourtant Marine Le Pen est allé participer le 21 avril 2015 au prestigieux gala du "Time" à New York). Leur revendication d'un État fort passe forcément par la dénonciation du diktat de l'UE et des invectives contre les capitalistes et les bourgeois, ce qui est très drôle puisque beaucoup de membres du FN font partie de ces derniers.

En regardant de plus près, le FN une fois arrivé au pouvoir, montrera aux électeurs les limites de ses promesses. La fermeture des frontières que ce parti politique appelle est une politique isolationniste qui provoquera une récession économique et fera de la France l'un des pays les plus pauvres en Europe, ce qui poussera beaucoup de personnes à partir pour fuir la misère. D'ailleurs vu la vision économique de Marine Le Pen, ce sera plus des tours de passe-passe, puisqu'on imposera aux travailleurs une stagnation de leur salaire et on gèlera les pensions de retraite, on passera par la radiation des chômeurs et l'imposition d'un service de travail obligatoire mal payé vu que le FN ne saura pas faire face à l'explosion du chômage.

Vu les régimes politiques qu'admire Marine Le Pen comme la Russie de Poutine et la Syrie de Bachar al-Assad, on aura le droit à une épuration des dissidents comme les opposants, les défenseurs des droits de l’homme, les musiciens, et les journalistes; à une sorte de paternalisme (dans le cas de Marine Le Pen maternalisme) autoritaire qui s’appuiera sur les catholiques intégristes et rejettera de tout ce qui vient de l’étranger; à un parlement devenu une chambre d’enregistrement; aux médias sous contrôle faisant de la propagande; à des parodies d'élections avec bourrage d'urnes; sans oublier la corruption des proches de Marine Le Pen.

D'ailleurs, pour ceux qui ne me croiraient pas, c'est ce que fait le FN dans les villes qu'il gère. À Villers-Cotterêts, on coupe toutes les subventions à des associations et des syndicats qui ne sont pas proches du FN. À Mantes-la-Ville, les subventions de toutes les associations ont été baissées de manière unilatérale de 22%. Au Pontet, la cantine qui était gratuite pour les familles pauvres ne l'est plus. À Villers-Cotterêts, le prix a été largement augmenté pour les familles les plus modestes. À Hénin-Beaumont, les aides sociales et les subventions sont stoppées, tandis que la Ligue des droits de l'homme est expulsé d'un local municipal.

Les maires FN décident aussi d'augmenter leurs indemnités, tout en recrutant de nouveaux policiers municipaux et en renforçant les dispositifs de vidéosurveillance. Sans oublier le mur construit au bout d'une route contre les cambriolages à Hénin-Beaumont. D'ailleurs le manque de compétences en interne des élus FN s'explique notamment dans la mauvaise gestion du personnel administratif comme le montre le remplacement de cadres compétents par des cadres "FN-compatibles", moins compétents. Pour le reste, ils ne font rien. En gros, le FN n'aide pas les pauvres et veut un État policier sans apporter de réelles solutions.

On attendra encore un peu pour le bourrage d'urnes, mais celui de liste électorale existe déjà. Pour la corruption, ce n'est pas mal non plus. Différents cadres du FN, ainsi qu'une entreprise amie (Riwal), et le micro-parti Jeanne, dirigé par des proches de Marine Le Pen, sont soupçonnés d'avoir élaboré un système de surfacturation par le biais d'une entreprise complice lors des élections législatives de 2012, ainsi que d'avoir escroqué l'État français pour le remboursement de ses frais de campagne. De plus, Marine Le Pen opère un tri sélectif des journalistes et démontre qu'elle ne tolère et ne respecte toujours pas la liberté de la presse et la liberté d'informer, comme c'est le cas de Marine Turchi, journaliste de Mediapart chargée de la couverture du FN, qui se voit régulièrement refuser l'accès aux événements organisés par le FN depuis 2012.

L'illusion vole au gré du vent, et le marchand d'illusion vend du rêve, mais il ne vend pas la réalité. Le FN est ce marchand d'illusion aux promesses faciles, mais dont les illusions s'estompent vite face à la réalité du pouvoir. En votant FN, ce n'est donc pas le gouvernement qu'ont puni, mais soi-même.

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Publié le 19 Octobre 2015

Romilda Ferrauto de l'équipe de rédaction de Radio Vatican nous montre dans cette réflexion du lundi 19 octobre que les père synodaux ont repris le chemin du synode, disciplinés mais fatigués, au sein de leurs treize groupes linguistes. Certains se disent revigorés par les propos prononcés par le pape François samedi pour le cinquantenaire de l’institution du synode, des propos dont la portée va bien au-delà de l’actuelle démarche synodale. «Au moins, on sait où l’on va».

Conscients de l’ampleur et de la complexité de la tâche, beaucoup se demandent si le synode parviendra à élaborer des propositions susceptibles de répondre aux nombreuses attentes, en évitant de s’en tenir à un simple toilettage. Or, ils ont passé beaucoup de temps à tenter de reformuler un texte, l’Instrumentum laboris, qui ne les convainc pas. Venus du monde entier, avec leurs valeurs, leurs priorités et leurs problèmes, ils se sont efforcés de brosser une vision moins occidentale de la famille.

S’ils ne sont pas toujours d’accord sur la marche à suivre, notamment face aux questions les plus sensibles, comme la pastorale des divorcés remariés, des unions libres ou des mariages mixtes, ils sont animés par une même ambition : annoncer la bonne nouvelle du message chrétien sur la famille dans la société actuelle. Cela passe peut-être par un approche personnalisée, car chaque famille est un cas à part; peut-être aussi par une plus grande prise de responsabilité des évêques locaux, à qui serait confié le travail de discernement – le pape a lui-même parlé de décentralisation.

La plupart des pères synodaux se positionnent d’ailleurs entre le tout et le rien. Ils savent aussi qu’ils devront rassurer et encourager les familles chrétiennes qui pourraient se sentir quelque peu délaissées par une Eglise très attentive aux familles blessées ou irrégulières - la terminologie varie en fonction des contextes et des différentes sensibilités. Dans les interventions, il a d’ailleurs beaucoup été question de langage, certains soulignant que ce n’est pas la doctrine qu’il faut changer, mais la manière de la proposer. Le mot «indissolubilité» est lui-même parfois remis en question. Bref, après un démarrage quelque peu chaotique la première semaine, le compte à rebours a commencé. La commission nommée par le pape pour rédiger le rapport final, présentera jeudi un premier texte qui sera soumis au vote de l’assemblée.

Quand on les interroge, les pères synodaux affirment avec franchise qu’ils ont vécu une aventure passionnante dont il sortira bien quelque chose. Le dernier mot, quoiqu’il en soit, revient au pape François. Il saura en tirer les conclusions.

Un synode où les pères synodaux ne s'entendent pas sur certains sujets sur la famille et la sexualité, et où l'on souhaite que la décentralisation puisse régler les problèmes tandis qu'on attend les conclusions du pape afin de ne pas prendre de risque donne une première semaine où le consensus était recherché, mais les positions sont mouvantes et rien ne dit qu'il n'y aura pas de surprises.

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Publié le 19 Octobre 2015

Kath.ch dans son article du dimanche 19 octobre 2015 nous montre que le pape François a reconnu le rôle réformateur de l'ancien archevêque de Milan, le cardinal Carlo Maria Martini (1927-2012) en tant que champion sage d'une Église cosmopolite. Il y avait eu notamment un intérêt pour les structures de synodalité de l'Église et a toujours cherché le dialogue avec non croyants, selon une préface du pape François pour une nouvelle anthologie de textes du cardinal Martini.

Le journal italien "Corriere della Sera" a publié la préface dans son édition de lundi du livre "Le Cattedre dei non credenti" qui résume les contributions à l'initiative du cardinal Martini lors de ses discussions régulières avec les non-croyants. Le cardinal Martini, qui comme le pape François appartenait à l'ordre des Jésuites, a toujours évité d'utiliser les mots du débat théologique, lui permettant ainsi de retirer les positions rigides qui ne permettent pas de solutions, mais il a toujours cherché des alternatives créatives. Il voulait une Église missionnaire de bouleversement, parce qu'il s'est toujours posé la question de savoir comment Jésus-Christ pouvait rester présent comme une source d'espoir dans le monde d'aujourd'hui.

Le cardinal Martini était archevêque de Milan de 1979 à 2002, le plus grand archevêché d'Italie. Il était l'un des théologiens les plus connus à l'échelle internationale, dont les livres ont été traduits dans de nombreuses langues. Il était aussi l'un des dirigeants progressistes de l'Église catholique. Il a plaidé pour que tous les 20 à 30 ans des conciles examinent le chemin de l'Église dans le monde moderne. Il décrivait comme un moindre mal l'utilisation des préservatifs par les personnes infectées par le VIH, et a également mis en considération une certaine reconnaissance des unions homosexuelles.

Le pape François rend hommage au catholique réformateur qu'était le cardinal Carlo Maria Martini, sans doute dans le souhait que son pontificat soit sous un esprit de réforme et que l'esprit de communion s'applique réellement.

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Publié le 18 Octobre 2015

Comme le montre BFMTV.com, le pape François a appelé, ce dimanche 18 octobre 2015, ceux qui sont pris par la violence en Terre sainte d'avoir le "courage et la force morale de dire non à la haine", face à la crainte que des semaines de troubles meurtriers ne conduisent à un soulèvement des Palestiniens de grande ampleur.

"Je suis avec une grande inquiétude la situation de tension et de violence qui afflige la Terre sainte", a déclaré le pape dans son Angelus dimanche place Saint-Pierre.

"Il y a un grand besoin de courage et de force morale pour dire non à la haine et à la vengeance et faire des gestes de paix", a-t-il dit ajoutant qu'il priait pour que "tous, dirigeants et citoyens, s'opposent à la violence et prennent des mesures concrètes pour apaiser les tensions".

"Dans le contexte actuel au Moyen-Orient, la paix en Terre sainte est plus que jamais cruciale", a-t-il insisté, au lendemain du renforcement de mesures de sécurité par Israël en réponse à cinq nouvelles attaques à l'arme blanche et après deux semaines de violences.

L'escalade entamée le 1er octobre après le meurtre d'un couple de colons en Cisjordanie fait redouter une nouvelle intifada dans les territoires palestiniens occupés depuis des dizaines d'années par Israël. Depuis le début des violences, 41 Palestiniens ont été tués, dont plusieurs auteurs d'attaques, et des centaines blessés. Sept Israéliens ont péri et des dizaines ont été blessés.

Les événements ne risquent pas s'améliorer puisque Israël qui n'a pas apprécié la proposition de Paris d'une présence internationale sur l'esplanade des Mosquées, à Jérusalem, qui serait capable de recenser d'éventuelles violations du statu quo. Mais le meilleur à faire, est de rassurer les Palestiniens qui soutiennent que des juifs surtout orthodoxe visitant l'enceinte religieuse commettent des infractions à répétition, afin que la situation n'empire pas.

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Publié le 18 Octobre 2015

Les parents de sainte Thérèse de Lisieux canonisés à Rome

Comme le montre Le Point.fr dans son article du dimanche 18 octobre 2015, c'est une grande première pour l'Église catholique : la canonisation d'un couple, Louis et Zélie Martin, en plein synode sur la famille.

Les parents de Thérèse de Lisieux, Louis et Zélie Martin, ont été déclarés saints dimanche matin à Rome. Un geste hautement symbolique de la part de l'Église, qui a déjà béatifié d'autres couples lors de cérémonies collectives, mais n'avait encore jamais franchi l'étape de les déclarer saints ensemble, au nom du témoignage de leur vie de couple et de famille.

Devant une foule de plusieurs milliers de personnes, rassemblées sous le soleil place Saint-Pierre, le pape François a invité les prêtres à suivre l'exemple de sainte Thérèse, en suivant Jésus-Christ sans "ambition" ni "arrivisme". "Il y a incompatibilité entre une manière de concevoir le pouvoir selon des critères mondains et l'humble service qui devrait caractériser l'autorité selon l'enseignement et l'exemple de Jésus", a-t-il lancé devant cette foule, où se tenaient également de très nombreux prêtres, évêques et cardinaux, à Rome à l'occasion du synode sur la famille.

Dans une interview parue cette semaine dans les colonnes de l'hebdomadaire Paris Match, le pape François a salué en Louis Martin et Zélie Guérin un "couple d'évangélisateurs" qui "ouvrait sa porte" aux gens dans le besoin, à une époque où "une certaine éthique bourgeoise méprisait les pauvres". Le pape François a confié porter un livre de la "petite Thérèse" dans son sac de voyage. "Souvent, je lui demande de prendre dans ses mains une question dont je mesure mal l'issue, un voyage que je dois affronter", a-t-il confié à Paris Match. Il s'est aussi dit particulièrement touché par les propos de la jeune carmélite "contre l'esprit de curiosité et les ragots".

"Leur famille fut vraiment une petite église ou régnait une foi profonde pleine de charité, a-t-il été rappelé durant la cérémonie de canonisation. Les deux bienheureux ont parcouru ensemble le chemin de la sainteté conjugale." Membre de la petite bourgeoisie d'Alençon, Louis Martin, un horloger un temps tenté par le monastère, a épousé à 35 ans Zélie Guérin, une dentellière, elle aussi tentée par la vie religieuse. Tous deux ont partagé 19 années de vie conjugale, jusqu'à la mort de Zélie, qui a succombé à un cancer du sein en 1877, à peine âgée de 47 ans, alors que la petite Thérèse n'avait que 4 ans. Fervents catholiques, ils assistaient chaque matin à la messe de 5 h 30, pratiquaient le jeûne et la prière en famille, respectaient le repos du dimanche, rendaient visite à des personnes âgées, à des malades et à des mourants, et accueillaient parfois des pauvres à leur table. Devenu veuf, Louis s'est installé à Lisieux pour s'occuper de ses filles. Souffrant de troubles neurologiques, il est mort en 1894. Le couple, dont l'Église compare la vie simple et ordinaire à celle des parents de Jésus à Nazareth, a été béatifié en 2008.

Le but de cette canonisation montrer que le mariage est un chemin de sainteté, pourtant le pape déclare que le service à l'exemple des parents de Thérèse de Lisieux, que pour suivre exerce jésus il faut essentiellement être dans un sacerdoce de miséricorde et de compassion, tout en ayant comme Jésus une expérience directe de nos difficultés, au sein de notre condition humaine. Se tourner vers le périphéries qui sont lointaines mais aussi proches est l'essence même du service.

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Publié le 17 Octobre 2015

Radio Vatican et Vatican Insider nous montrent que le synode des évêques célèbre ce samedi 17 octobre 2015 ses 50 ans. Dans la salle Paul VI du Vatican, les pères synodaux se sont retrouvés autour du pape François et de participants laïcs pour une rencontre marquant l'anniversaire de la création de cette institution par Paul VI. C'est précisément au début de la dernière session du concile Vatican II, le 15 septembre 1965, dans son Motu Proprio Apostolica Sollicitudo, que Paul VI avait réhabilité cette forme ancienne de concertation, tombée en désuétude depuis des siècles dans l'Église catholique mais régulièrement utilisée dans les Églises orientales et protestantes.

Ce samedi matin, plusieurs évêques et cardinaux représentant les cinq continents se sont succédé au micro pour revenir sur les grandes heures des précédentes assemblées et sur les avancées permises par ce nouveau mode de gestion des affaires de l’Église catholique. Le secrétaire général du synode des évêques, le cardinal Lorenzo Baldisseri, et le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne et président de la Conférence épiscopale Autrichienne, ont souligné que le but de ces débats, serait d'avoir le discernement commun de la volonté de Dieu, et lorsque les pères synodaux voteront (comme à la fin de chaque synode), il ne se porteront pas sur les luttes de pouvoir, la formation de partis politiques (y compris ceux dont les médias se réfèrent ensuite volontiers) mais dans un processus de jugement de groupe communial". Et "Enfin pour le résultat, nous espérons, non un compromis politique sur le plus petit dénominateur commun, mais sur une valeur ajoutée, cette plus-value que donne le Saint-Esprit, de sorte que nous pourrons dire, en conclusion : Nous avons décidé, le Saint-Esprit et nous."

"Depuis 50 ans, a dit Mgr Schönborn, on s'est demandé à plusieurs reprises si le synode devrait avoir non seulement un "vote consultatif" mais aussi un "vote de décision". Mais les évêques ne sont pas des représentants d'un Parlement comme les députés. La représentation a une signification différente dans la structure ecclésiale régie par le principe de communion et connue par la foi. Mais la foi ne peut pas être représentée mais seulement être un témoignage. Le but des ces débats, conclu-t-il, est le but des témoins est le discernement commun de la volonté de Dieu".

Le pape François a clos ces interventions en rappelant à tous sa conception du synode et livrant une véritable réflexion sur son ministère pétrinien. S’inscrivant dans la lignée de Paul VI, le Pape a toujours voulu "valoriser le synode qui constitue un des legs les plus précieux" du concile Vatican II. Selon lui, c’est une nécessité car "le monde dans lequel nous vivons, et que nous sommes appelés à aimer et à servir même dans ses contradictions, exige de l’Église le renforcement des synergies dans tous les champs de sa mission". Et c’est ce "chemin de la synodalité" que l’Église doit suivre en ce troisième millénaire.

Cela dit, le pape rappelle les différents degrés du concept de synodalité. Tout part des baptisés qui composent le Peuple de Dieu. "Chaque baptisé est un sujet actif d’évangélisation", rappelle le pape François. C’est pourquoi il a consulté tous les catholiques au sujet de la famille, objet du Synode en cours. "Comment aurait-il été possible de parler de la famille sans interpeller les familles, écoutant leurs joies et leurs espoirs, leurs douleurs et leurs angoisses ?"

Car "une Église synodale est une Église de l’écoute, de la conscience qu’écouter, c’est plus qu’entendre". Le Synode est donc "le point de convergence de ce dynamisme d’écoute conduit à tous les niveaux de la vie de l’Église". Tout finit au niveau du pape, "appelé à se prononcer comme pasteur et docteur de tous les chrétiens", "non à partir de ses propres convictions mais comme témoin suprême".

Nous voilà arrivés à un point crucial, celui de la manière dont le pape exerce son ministère au sein de l’Église, sorte de "pyramide renversée où le sommet se trouve sous la base". Une position qui souligne le service que doit le pape à tous. "Hier, aujourd’hui et toujours, l’unique autorité est l’autorité du service, l’unique pouvoir est le pouvoir de la croix". Le pape François souligne "la nécessité et l’urgence de penser à une conversion de la papauté», expliquant que le pape n’est pas au-dessus de l’Église mais à l’intérieur, en tant que premier serviteur.

Dans son discours, le pape François a détaillé les différents niveaux de la synodalité dans une Église synodale. Tout part des Églises particulières au travers des synodes diocésains. Vient ensuite le niveau des provinces et des régions ecclésiastiques, un niveau crucial car "il n’est pas opportun que le Pape substitue les épiscopats locaux dans le discernement de toutes les problématiques présentes sur leur territoire". Il faut décentraliser, affirme le pape François, les problèmes et les solutions pouvant différer d’une région ou d’un pays à un autre. Le dernier niveau de synodalité est, bien sûr, celui de l’Église universelle.

Le pape François désire que l'église soit plus décentralisée, où son sommet est sous la base, vers le Peuple de Dieu, où sa hiérarchie doit être au service de tous et savoir trouver des solutions localement à ses divers problèmes. Espérons que le pape soit entendu par les pères synodaux.

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Publié le 16 Octobre 2015

Vatican Insider et Radio Vatican nous montre dans leurs articles du vendredi 16 octobre 2015 que les pères synodaux, mais aussi les "délégués fraternels", à savoir les représentants des autres Églises chrétiennes, et les "auditeurs", des couples mariés sans droit de vote, ont pris la parole dans la salle du synode au Vatican sur la famille, durant les dernières heures, soulignant, entre autres choses, l'importance que les laïcs prennent part à la recherche que l'Église est en train de faire pour trouver des réponses à la vie pastorale des familles.

Le père Federico Lombardi a cité, en particulier, une intervention "sur la sexualité et l'importance du sexe dans la vie du couple et de la famille, à la fois par rapport à la réconciliation des conjoints dans la vie quotidienne, et à la fois dans la dimension plus profonde de l'Eucharistie et du don de soi : il reconnaît que c'est l'expérience des couples qui doivent guider l'Église dans ce domaine pour trouver des réponses et des idées qui sont adaptés pour les personnes qui en ont l'expérience la plus vivante."

Durant l'après-midi, les pères synodaux reviennent se réunir en groupes de travail linguistique (Les circuli minores) pour discuter de la troisième et dernière partie du document de travail du synode (Instrumentum laboris) pour sa conclusion ce week-end. Parmi les nombreuses interventions des auditeurs, publiés par le Bureau de Presse du Vatican, il y eu celle de Sharron Cole, présidente de Parents Centres New Zealand (Nouvelle-Zélande), qui a souligné que les indications de l'encyclique Humanae Vitae du pape Paul VI, ont créé de la distance et de l'inconfort chez de nombreux fidèles. Un des collaborateurs du père Lombardi durant la séance d'information, Manuel Dorantes, fait état d'une intervention, en ce qui concerne l'éducation sexuelle, qui a souligné que l'Église doit présenter la sexualité humaine d'une manière positive et que les parents ne peuvent pas laisser une question aussi sensible à l'éducation publique.

En général, dans la salle du synode, il y avait "des discours plus émotionnels, des discours ou des témoignages liés à leur vie personnelle ou spirituelle", a déclaré au briefing Bernd Hagenkord, collaborateur du père Lombardi. Parmi les nombreuses questions soulevées (amener les fiancés à bénéficier d’une formation concernant la vision chrétienne de la sexualité et de l’amour, sans avoir peur de parler des vertu de la chasteté et de sa valeur, l'inceste et la violence sexuelle dans la famille, l'adoption a été élargi à celui de la responsabilité des parents et de la pro-créativité de l’amour conjugale, les risques encourus par la prise de la pilule abortive avec les techniques de fécondation artificielle qui sont proposées à des fins lucratives plus que thérapeutiques qui sont trop peu connus, le motu proprio du pape sur la nullité du mariage, l’idée de centres d’écoute gratuits au sein des paroisses a été évoquée pour les couples blessés ou en crise), plusieurs interventions, sont revenu sur la communion pour les divorcés remariés.

Cette question a encore une fois divisé ceux qui pensent que "les fidèles attendent une parole claire de vérité et de l'amour sur la mariage et la famille contre les politiques de manipulation et de facilitation idéologiques" et ceux qui veulent la nécessité de "coefficients d'accueil, d'accompagnement, de compréhension, de participation et d'intégration nécessaires pour l'histoire des disciples qui sont les Samaritains." Bernd Hagenkord a également fait valoir qu'il serait plus prudent de traiter de la question, et de créer une commission d'experts qui travaillerait sous la supervision de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Tout sauf une solution.

Le primat de l'Église orthodoxe d'Estonie Stephanos, lors de la séance d'information, a déclaré que la discipline de l'Eglise orthodoxe, telle que celle qu'a portée Walter Kasper, est un chemin pénitentiel qui conduit certains couples de divorcés remariés à la communion, soulignant qu'"il n'y a pas qu'une seule église orthodoxe", mais de nombreuses disciplines ecclésiales comme il y a des Églises nationales autocéphales, l'évêque peut, dans certains cas "dissoudre le lien du mariage" et accompagner les personnes pour reconstruire leur vie après un échec, et que le chemin de la pénitence n'est pas facile parce que les pénitents sont appelés "visages" et la vérité n'est pas toujours facile à accepter.

Le révérend Timothy Thornton, évêque anglican de Truro, qui a également pris la parole à la séance d'information avec humour typiquement britannique ("Je crains de ne pas avoir à signer de lettre ..."), a exprimé son appréciation sur la méthode du synode de l'Église catholique : "Nous apprenons l'un de l'autre : c'est un vrai signe d'espérance". Le contenu et le style diversifiées des interventions, entre hier et aujourd'hui, entre les "délégués fraternels" est selon le métropolite copte orthodoxe égyptien de Damiette Kafr Elsheikh et Elbarari intéressant, par exemple, celui sur les homosexuels de façon "si tendre, tolérante et persuasive" et mettant un avis manquant de tendresse et de tolérance sur le fait que l'homosexualité est un "péché grave interdit par Dieu" et que si une personne est forcée par son conjoint gay à "intervenir contre sa nature", ils peuvent être exemptés de relations conjugales.

Pour le syriaque orthodoxe archevêque de Zahlé et Bekaa Mar Youstinos Boulos l'Eucharistie est "un médicament pour les âmes blessées" et non "un prix ou une récompense"; Tim MacQuiban du Conseil méthodiste mondial dit d'accorder plus d'attention aux couples sans enfants, les célibataires et les couples non mariés, quand on leur dit que les enfants sont un "cadeau"; Robert Welsh, de l'Église des Disciples du Christ, dit que quand il va à l'église avec son neveu catholique et qu'il ne peut pas recevoir la communion, cela est une "grande souffrance".

Le synode patauge, essaye de faire au mieux et de trouver la solution pour les divorcés remariés notamment avec une commission d'expert qui serait sous le contrôle de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui ne veut pas trouver de solution pour eux, tandis que sur l'homosexualité l'accueil n'y est pas. La vision de sexualité est toujours aussi négative notamment contre la contraception.

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Publié le 16 Octobre 2015

Le pape François à la rencontre des SDF près du Vatican

20minutes.fr nous montre que le pape François a mis en place plusieurs initiatives pour venir en aide aux plus pauvres au Vatican...

Le pape François a visité jeudi soir, après avoir assisté à la séance du synode sur la famille, un centre pour personnes sans domicile fixe avec lesquelles il s'est entretenu une vingtaine de minutes, a annoncé vendredi 16 octobre 2015 le Vatican. Ce centre, situé à deux pas des murs du petit État, abrite depuis le 7 octobre une trentaine d'hommes, dans un local mis à disposition par les Jésuites, précise le Saint-Siège dans un communiqué.

Le pape François, très attentif au thème de l'exclusion, «s'est entretenu de manière cordiale pendant une vingtaine de minutes avec les personnes hébergées, visiblement émues et heureuses de sa visite», affirme le Vatican. Le centre est géré par l'Aumônerie Apostolique, l'organisme de charité qui dépend directement du pape, et peut héberger jusqu'à 34 hommes.

Ces sans domicile fixe, qui peuvent rester jusqu'à trente jours sur place, prennent leur repas dans une maison voisine, gérée par les sœurs de Mère Teresa et où cinquante femmes peuvent être accueillies pour la nuit. Depuis le début de son pontificat, Jorge Bergoglio, via son aumônier, le prélat polonais Konrad Krajevski, est à l'origine de nombreuses initiatives à l'adresse des SDF qui peuplent les rues autour du Vatican. Ainsi, en février dernier, quelques douches aménagées lors de la rénovation de toilettes publiques situées à côté de la célèbre Colonnade du Bernin ont été ouvertes aux sans domicile fixe.

En outre, chaque lundi, traditionnel jour de fermeture des salons, des coiffeurs bénévoles viennent travailler gratuitement au même endroit. Le Vatican a également distribué aux SDF des centaines de parapluies, oubliés par les touristes dans les vestiaires des Musées du Vatican ou de la basilique Saint-Pierre. Enfin, à l'occasion de son anniversaire en décembre dernier, le pape François avait fait distribuer 400 sacs de couchage frappés de l'emblème papal aux SDF de Rome.

Le pape François a au moins le mérite de mettre ses paroles en actes en voulant venir en aide aux plus pauvres au Vatican, une belle leçon de morale aux politiques qui préfèrent toujours criminaliser les plus pauvres au lieu d'essayer de les aider et de régler les vrais problèmes de la pauvreté.

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Publié le 16 Octobre 2015

RTL.fr nous montre dans son article du vendredi 16 octobre 2015 que François Hollande n'a pas mâché ses mots à l'égard des personnes affirmant que la France serait "envahie" par les réfugiés. "En termes de nombre, aujourd'hui, la France n'est pas soumise à un afflux de réfugiés. Ceux qui prétendent que nous serions envahis sont des manipulateurs, des falsificateurs, qui le font pour des raisons purement politiques, pour faire peur", a-t-il lancé lors d'une conférence de presse à Bruxelles, vendredi 16 octobre, en clôture d'un sommet européen consacré à la crise migratoire et qui réunissait les chefs d'État.

"Aujourd'hui, où vont les réfugiés ? Essentiellement en Allemagne, en Autriche et en Suède. L'Allemagne (...) a accueilli depuis le début de l'année plus de 500.000 personnes et le pays qui, rapporté à sa population, fait le plus pour les réfugiés, c'est la Suède", a poursuivi le président qui n'a pas manqué de rappeler que la France s'est engagée à accueillir 24 000 personnes en deux ans.

Ces propos interviennent après l'annonce de la signature d'un "plan d'action commun" entre l'Union européenne et la Turquie pour endiguer les flux migratoires. Ce dispositif va permettre à la Turquie d'accueillir plus de réfugiés en échange d'aides financières. "Il n'y a pas de montant qui a été fixé", a indiqué François Hollande en précisant qu'il "ne s'agit pas de donner de l'argent" mais qu'il "s'agit de savoir" comment ses fonds peuvent être utilisés. Selon lui, cet argent doit servir "à la création de centre de réfugiés" et à "la prise en charge des enfants". En attendant la derniers détails chiffrés, la Commission a d'ores et déjà prévu de dégager "500 millions d'euros sur ses moyens propres" pour "assurer de premières actions".

François Hollande a au moins le mérite de dire que ceux qui disent que les réfugiés sont des envahisseurs, ne sont que des menteurs voulant utiliser cette situation politiquement. Il avait déjà a célébré jeudi "l'unité et la diversité" de l'espèce lors de la réouverture du musée de l'Homme à Paris, appelant à l'écoute et au "respect de chacun" pour mieux vivre en société.

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