Rome : le pape encourage 800 religieuses à une "chasteté féconde"

Publié le 9 Mai 2013

Apic, Midilibre.fr, et Radio Vatican dans leurs articles du 08 mai 2013 nous montrent que le pape François, qui recevait des religieuses en audience privée, les a exhortées à une "fécondité spirituelle" pour engendrer des enfants issus de la spiritualité, alors qu'une association de religieuses (LCWR) fait l'objet d'une procédure d'évaluation doctrinale de la part du Vatican.

Le pape François a encouragé les religieuses à "une chasteté féconde, capable d'engendrer des enfants spirituels", en recevant 800 d'entre elles en audience privée au Vatican avant l'audience générale du mercredi place Saint-Pierre. "La religieuse est une mère... elle doit être une mère et pas une vieille fille, excusez-moi si je parle un peu comme ça", a lancé le pape, très applaudi par l'assistance rassemblée dans la grande Salle Paul VI au Vatican.

Il a aussi rappelé l'importance de leur "fidélité au magistère" et de leur "communion avec les pasteurs et le successeur de Pierre". Difficile pour les sœurs de la LCWR d'obéir quand elles voient que le «peuple de Dieu» a beau poser des questions dans les synodes : Rome ne veut pas les entendre et les nonces font savoir aux évêques qu’ils ne doivent pas les transmettre. La curie bloque toute initiative, elle nomme souvent des évêques peu qualifié et peu évangéliques, il suffit de voir les évêques américains peu à l'écoute, elle fait fi de la collégialité épiscopale et de la sensibilité des fidèles.

Cet appel du pape a pris une résonnance particulière après les travaux de l'UISG au cours desquels la sœur américaine Florence Deacon a fait état de "profondes incompréhensions" entre le Vatican et son mouvement. Elle préside la "Leadership conference of women religious" (LCWR). L'association Leadership Conference of Women Religious (LCWR) regroupe les leaders des congrégations de religieuses des États-Unis. Cette congrégation fait l'objet d'une procédure d'"évaluation doctrinale" par le Vatican en raison de positions jugées trop libérales.

«Nous avons été considérées comme responsables pour des personnes ou des thèmes qui ne relèvent pas de notre autorité», avait déploré sœur Florence Deacon. «Nous nous demandons ce qui a été véritablement porté à la connaissance du pape», s’est encore interrogée sœur Florence Deacon, estimant que les inquiétudes à l’encontre de la LCWR viennent plutôt des évêques que de Rome. Le groupe est n'est pas doctrinalement le bras de l'enseignement de l'Église pas plus que les membres d'un type de société théologique. Alors, il est étonnant de voir le Saint-Siège s'occuper d'un mouvement de religieuses qui ont une vision féminine du christianisme et pas une vision masculine et fermé de celui-ci.

Le Pape, après avoir également critiqué les ambitions carriéristes de certains hommes et certaines femmes d'Eglise, a demandé aux religieuses "d'exercer l'autorité en comprenant, en aimant, en aidant, en embrassant, spécialement les personnes qui se sentent exclues, aux périphéries existentielles du monde humain. Là, a-t-il ajouté, se trouve la véritable autorité, quand on se fait serviteur jusqu'au don total de soi".

Aux religieuses représentant 700 000 sœurs disséminées dans le monde entier, le pape a expliqué aussi que "la pauvreté théorique n'était pas intéressante". "La pauvreté enseigne la solidarité, le partage et la charité, et s'exprime aussi dans une sobriété et une joie de l'essentiel et dans la mise en garde contre les idoles matérielles qui masquent le vrai sens de la vie", a-t-il ajouté.

Les religieuses ont un rôle important mais l'obéissance ne veut pas dire soumission, car elles sont au plus près de la vie des fidèles, et le pape semble comprendre mais a comme ses prédécesseurs de leur laisser une trop grande liberté, ce qui est dommage.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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