Syrie, le jeu de dupe continue

Publié le 9 Septembre 2013

Les articles de L'Express.fr, du HuffingtonPost.fr et LeParisien.fr du lundi 09 septembre 2013 nous montrent-ils une porte de sortie qui arrange tout le monde ? La Russie voyant que les occidentaux ne reculent pas, commence à chercher une alternative. Elle a appelé la Syrie à placer sous contrôle international son arsenal chimique pour éviter des frappes occidentales alors que le secrétaire d'État John Kerry avait déclaré un peu plus tôt à Londres que le président syrien Bachar al-Assad pourrait éviter des frappes en mettant sous contrôle son arsenal chimique. Le Premier ministre britannique David Cameron a jugé "particulièrement bienvenu" l'appel adressé par la Russie, estimant qu'une telle démarche de Damas serait "un grand pas en avant". La Syrie salue la proposition de la Russie, a déclaré lundi le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem à Moscou. Et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon d'appeler à la création de zones supervisées par les Nations unies en Syrie où les armes chimiques du pays pourraient être détruites.

Mais ce geste diplomatique est en même temps une provocation. Il ouvre la voie à une négociation entre Damas et Washington dont la Maison Blanche ne veut absolument pas. John Kerry a laissé entrevoir la possibilité d'une sortie de crise si Bachar al-Assad restituait «l'intégralité de son arsenal chimique à la communauté internationale, dans la semaine à venir» avant de se dire persuadé qu'il n'était «pas près de le faire». Il a assuré que l'arsenal chimique syrien était contrôlé par trois dirigeants dont le président Bachar al-Assad, ajoutant que ce dernier n'avait ni l'intention ni le pouvoir de le restituer à la communauté internationale. «Les armes chimiques en Syrie que nous surveillons depuis un bon moment maintenant sont contrôlées par un réseau très resserré au sein du régime syrien. Bachar al-Assad, Maher Assad, son frère, et un général, sont les trois personnes à avoir le contrôle des mouvements et de l'usage des armes chimiques», a-t-il affirmé.

"La proposition de Kerry est bonne pour Assad. Il peut ainsi retourner massacrer son peuple avec des armes conventionnelles sans ingérence" analyse Jeffrey Goldberg, éditorialiste pour Bloomberg. Bachar al-Assad a d'ailleurs averti qu'en cas d'attaque contre la Syrie, il faut «s'attendre à tout». Le président syrien joue surtout sur les sentiments de l'opinion publique américaine, déjà peu favorable à des frappes, pour prouver sa bonne foi.

Les États-Unis seraient prêts à discuter avec la Russie pour déterminer si leur proposition de placer l'arsenal chimique syrien sous contrôle est digne de foi, a déclaré lundi un conseiller du président américain Barack Obama. Ce conseiller, Ben Rhodes, a toutefois prévenu sur la chaîne MSNBC que Washington ne relâcherait pas pour autant la pression sur Damas et se méfiait d'une tactique destinée à retarder l'échéance de frappes contre le régime Assad. Selon un conseiller de Barack Obama, les États-Unis sont prêts à parler avec les Russes des armes chimiques pour déterminer si leur proposition de placer l'arsenal chimique syrien sous contrôle est digne de foi, déclare un conseiller du président américain Barack Obama. Ce conseiller, Ben Rhodes, a toutefois prévenu sur la chaîne MSNBC que Washington ne relâcherait pas pour autant la pression sur Damas et se méfiait d'une tactique destinée à retarder l'échéance de frappes contre le régime Assad. Une source diplomatique française se dit "sceptique" après la promesse de Damas de détruire son arsenal chimique sous contrôle international.

On a beau voir cette ruse diplomatique venue pour obtenir du Congrès américain une non intervention en Syrie, on veut rêver, mais on ne peut rien attendre de la parole de Bachar al-Assad qui a montré qu'on ne pouvait lui faire confiance. Il préférera le chaos à sa chute.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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