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Publié le 23 Octobre 2020

Bernadette Sauvaget nous montre dans son article du jeudi 22 octobre 2020 que le pape François envoie un «para» pour succéder, à Lyon, au cardinal Philippe Barbarin. Ce dernier avait été contraint à la démission en mars à cause de ses démêlés judiciaires liés à l’affaire Preynat, du nom de cet ancien prêtre condamné en mars pour des agressions sexuelles. Le Vatican a officiellement annoncé, ce jeudi, la nomination d’Olivier de Germay, l’actuel évêque de Corse, à la tête du diocèse de Lyon (Rhône). C’est le poste le plus prestigieux dans l’Église catholique en France, avec celui de Paris.

 

En poste à Ajaccio depuis 2012, Olivier de Germay, âgé de 60 ans et formé à Saint-Cyr, a d’abord été officier de carrière chez les parachutistes. Il a notamment servi au Koweït et en Afrique. Un homme à poigne, alors ? «C’est un gentil tradi», décrit, sans doute charitablement, un prêtre de la région. Sa nomination est une surprise : l’évêque de Corse ne figurait pas parmi les favoris. Dans l’île qu’il dit quitter avec regrets, l’ex-para a été apprécié pour son travail de terrain. «Il s’y est beaucoup investi dans le dialogue interreligieux», affirme-t-on dans l’entourage du prélat. À plusieurs reprises, la Corse a connu des situations de tensions liées à la question de l’islam. Selon ses confidences à la Croix, Olivier de Germay a tardivement découvert sa vocation religieuse lors d’une retraite spirituelle au monastère de Fontgombault (Indre), un lieu très prisé du «tradiland» français. L’abbaye romane avait hébergé, lors de sa cavale, Paul Touvier, l’ancien chef de la milice de Lyon.

 

«C’est une douche glacée», dit à Libération, sous couvert d’anonymat, un haut responsable catholique. En France, les milieux cathos d’ouverture espéraient une nomination plus en phase avec le pontificat du pape François, marqué surtout par les préoccupations sociales et écologiques. C’est raté. «Nous avons l’impression que nous sommes restés sous le pontificat de Benoît XVI», déclare à Libération l’éditeur catholique Michel Cool. Depuis les batailles sur le mariage pour tous, l’épiscopat français s’est singulièrement droitisé, notamment au sein de ses instances dirigeantes, essentiellement préoccupées des questions bioéthiques. Dans les milieux catholiques, beaucoup espéraient un rééquilibrage avec la nomination du successeur de Philippe Barbarin à Lyon, un poste qui a une envergure nationale.

 

Le 25 mai, la théologienne Anne Soupa avait ouvert le débat sur la place des femmes dans l’Église catholique en proposant symboliquement sa candidature à la tête de ce diocèse. «Le Vatican a choisi de pérenniser une gouvernance machiste et cléricale», réagit-elle ce jeudi après la nomination d’Olivier de Germay. Ce choix du pape François acte, pour les milieux d’ouverture, son désintérêt pour la France, pays auquel il a peu accordé d’attention au cours de son pontificat. Du côté de l’aile conservatrice, les applaudissements fusent. «C’est une très bonne nouvelle pour le diocèse de Lyon», s’enthousiasme le site traditionaliste Riposte catholique. Quoi qu’il en soit, la tâche qui attend le nouveau primat des Gaules - un titre honorifique dévolu au patron de l’archevêché de Lyon - est compliquée. L’affaire Barbarin a divisé le catholicisme lyonnais et son clergé, réputé difficile à gouverner.

 

Formé au séminaire français de Rome, Olivier de Germay est un spécialiste des questions bioéthiques. Sur celles-ci, il a des positions radicales, assez loin aussi de celles du pape François. L’évêque d’Ajaccio a notamment participé à des manifestations contre le mariage pour tous. À son arrivée à Ajaccio, le nouvel évêque avait tenu des propos virulents. Et même, pour certains, carrément homophobes, rapportés sur le site Corse Net Infos, le 21 novembre 2012. «Si vous êtes dans une société où l’homosexualité est banalisée, normalisée, alors il y a une perte totale des repères», déclarait-il lors d’une soirée débat. Interrogé sur la place des gays dans l’Église, il avait répondu : «On a tendance à croire que les catholiques pratiquants sont tous parfaits. Ce n’est pas le cas. Bien sûr qu’une personne homosexuelle peut appartenir à notre communauté. On est tous tordus quelque part. Mais l’Église catholique lui demandera d’avoir une vie chaste et un chemin de conversion.»

 

Pour l’heure, certains tentent déjà d’éteindre l’incendie que pourrait provoquer cette nomination. «Olivier de Germay a beaucoup changé. Il ne ferait plus ce genre de déclarations», assure à Libération une source à l’archevêché de Lyon. On l’espère. Mais on peut difficilement y croire car cet évêque ne cache pas sa proximité avec l’Opus Dei et c’est un partisan de la ‘théologie du corps’ promue par Jean-Paul II. Le collectif Toutes Apôtres! n’a pas caché «sa perplexité et son immense déception» devant sa nomination, Anne Soupa regrette que «Cette nomination pérennise un mode de gouvernance machiste et clérical qui contribue à agrandir la fracture entre la société civile et l’Église. Pourtant, si elle ne nomme pas de femmes à de vraies responsabilités, l’Église catholique disparaîtra», tandis le Comité de la Jupe que renchérit : «Nous pensons que l’Église doit aujourd’hui offrir un autre visage que cet ‘entre soi’ masculin qui, au mépris des Évangiles, laisse de côté la moitié de l’humanité» (https://www.cath.ch/newsf/archeveque-de-lyon-les-femmes-sont-decues-et-perplexes/).

 

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Publié le 22 Octobre 2020

Eric Jozsef, correspondant à Rome et Julien Lecot, nous montrent le mercredi 21 octobre 2020  nous montrent que dans un documentaire diffusé pour la première fois à Rome ce mercredi, le pape François s'est montré plus tolérant que jamais envers les personnes homosexuelles, estimant qu'elles ont «droit à une famille».

 

Un pape pro-Pacs… pour les gays et les lesbiennes ? L’annonce n’a pas été faite depuis le balcon de Saint-Pierre, ni à l’issue d’un concile, mais pour le pape François, il n’y a plus d’hésitation : «Les personnes homosexuelles ont le droit d’être en famille. Ce sont des enfants de Dieu, elles ont droit à une famille. […] Ce qu’il faut, c’est une loi d’union civile, elles ont le droit à être couvertes légalement. J’ai défendu cela», a affirmé le souverain pontife dans un documentaire intitulé Francesco et projeté ce mercredi dans le cadre du Festival international du film de Rome.

 

Réalisé par le metteur en scène russe Evgeny Afineevsky, Jorge Mario Bergoglio y disserte notamment sur l’environnement, l’immigration ou encore les inégalités sociales, des thèmes qui sont régulièrement au cœur des exhortations papales. Mais la prise de position sur la reconnaissance civile des couples homosexuels est une nouveauté. «Un mur symbolique est abattu», considère le vaticaniste Giacomo Galeazzi : «Il n’avait jamais été aussi loin sur cette question. Le pape Bergoglio est réaliste. Si les unions civiles existent déjà dans plusieurs endroits, mieux vaut en prendre acte. Cela va sans doute modifier le rapport entre l’Église et l’État dans différents pays», analyse le journaliste du quotidien la Stampa qui rappelle qu’en 2013, de retour des Journées mondiales de la jeunesse au Brésil, François avait déjà fait vibrer les palais du Vatican en déclarant dans l’avion : «Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ?»  En 2018, toujours dans un avion, il s’était montré beaucoup moins tolérant en évoquant l’utilité de la «psychiatrie» lorsque l’homosexualité se «manifeste dès l’enfance». La même année, il s’était même dit «inquiet» dans un livre d’entretiens par une certaine «mode» de l’homosexualité qui «influe sur la vie de l’Église».

 

Les propos rapportés ce mercredi marquent donc une évolution. Le mois dernier, celui qui avait approuvé les unions civiles pour les couples homosexuels comme alternative aux mariages homosexuels lorsqu’il était archevêque de Buenos Aires, a reçu une association de parents ayant des enfants LGBT. À cette occasion, Jorge Mario Bergoglio a réaffirmé : «Le pape aime vos enfants comme ils sont car ce sont des enfants de Dieu.» Dans le même esprit, dans le documentaire Francesco projeté mercredi, le pape téléphone à un homosexuel catholique, père de trois enfants, qui l’avait interpellé en lui conseillant d’être transparent sur son choix de vie dans sa paroisse et d’y amener ses enfants.

 

Dans l’entourage du pape, plusieurs prélats comme l’influent cardinal Walter Kasper ou Mgr Gualtiero Bassetti, président de la conférence épiscopale italienne s’étaient déjà prononcés en faveur des unions civiles pour les couples de même sexe. La déclaration du pape vient donc accompagner un changement entériné dans les faits par de nombreux prêtres notamment en Espagne et en Allemagne. Reste à savoir, si cela annonce d’autres évolutions à venir alors que le pape est l’objet de très vives attaques au sein d’une curie qu’il tente de nettoyer depuis son arrivée sur le trône de Saint-Pierre et que les conservateurs restent en embuscade. Pour l’heure, Jorge Mario Bergoglio ne semble pas décidé à pousser davantage les réformes. «Pour l’Église, l’homosexualité reste un péché», souligne Giacomo Galeazzi qui ajoute «se prononcer en faveur des unions civiles, c’est aussi faire une distinction avec le mariage qui, pour l’Église reste entre un homme et une femme. Il est par ailleurs peu probable que le pape changera les règles en ce qui concerne le mariage des prêtres ou l’ordination des femmes».

 

Plusieurs responsables d’associations LGBT italiennes ont en tout cas salué hier la déclaration du pape mais en demandant notamment que cela se traduise aussi par un changement d’attitude d’une partie du monde catholique. Joint par le Washington Post, James Martin, prêtre jésuite engagé sur les questions LGBT, voit lui un «gros pas en avant» dans cette interview du chef de l’Église catholique. Il faut dire que la position du pape François tranche radicalement avec celle de l’Église. Comme le rappelle le quotidien américain, en 2003, lorsque Jean-Paul II était pape, la Congrégation pour la doctrine de la foi (alors dirigée par le futur Benoît XVI) avait affirmé que «l’Église enseigne que le respect pour les personnes homosexuelles ne peut mener en aucune façon à l’approbation de comportements homosexuels ou à la reconnaissance légale des unions homosexuelles» (https://www.nouvelobs.com/societe/20201021.OBS35051/le-pape-francois-se-dit-en-faveur-de-l-union-civile-pour-les-couples-homosexuels.html).

 

Cité par le «New York Times», Matteo Bruni, un porte-parole du Vatican, a précisé qu’il commenterait ces remarques lorsqu’il aura vu le documentaire (https://www.nouvelobs.com/societe/20201021.OBS35051/le-pape-francois-se-dit-en-faveur-de-l-union-civile-pour-les-couples-homosexuels.html).

 

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Publié le 21 Octobre 2020

Maurice Page nous montre dans son article du mardi 20 octobre 2020 dans cath.ch qu’après 17 mois de service en tant qu’administrateur apostolique du diocèse de Coire, Mgr Pierre Bürcher a répondu à ses détracteurs. Dans une lettre adressée le 20 octobre 2020 à tous les agents pastoraux du diocèse, il dénonce sans concession les agissements d’un «petit groupe de personnes qui ne cherchent pas à dialoguer mais à exercer une pression politique» grâce selon lui à «l’aide de médias dociles, qui ne manquent bien sûr pas l’occasion de rapporter les attaques contre les dirigeants de l’Église.» Pour lui, le résultat ne peut être que la division, les blessures et la rupture de l’unité des croyants dans le diocèse, au moment de l’élection et de la nomination d’un nouvel évêque.

 

Répondant à ses détracteurs, il utilise le droit canonique donnant un catalogue d’articles sur le rôle de l’évêque, les fonctions du prêtre, le célibat sacerdotal et le mariage, tout en croyant qu’en utilisant cette base de fond, dont il a cité certains éléments, «il y aura une nouvelle unité dans l’Église de Coire», et pour lui «L’ordre crée l’unité». Et il «souhaite que l’esprit de fraternité, qui a été récemment souligné avec tant de force par le pape François dans son encyclique «Fratelli tutti», puisse se développer dans notre diocèse. Cela ne peut se faire que dans la prière les uns pour les autres et dans une foi authentique en Dieu Tout-Puissant et Miséricordieux».

 

Mais, ce dialogue n’a pas été fait par l’évêque puisqu’une plainte canonique  a été déposée le 14 octobre 2020 contre lui après des lettres ouvertes, des pétitions et des manifestations publiques. Selon les experts canoniques, les opposants pour faire entendre leur voix devront soit écrire à la Congrégation des évêques et à la Signature Apostolique à Rome, soit aller à Rome, ou prendre à nouveau la voie du dialogue, mais l’évêque est maintenant appelé à avoir un dialogue sérieux et on ne semble pas prendre ce chemin (https://www.cath.ch/newsf/les-experts-juridiques-freinent-les-attentes-des-plaignants-contre-mgr-burcher/).

 

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Publié le 20 Octobre 2020

Claire Guigou dans son article pour I.MEDIA nous montre que la journaliste Constance Vilanova a enquêté pendant plus d’un an dans le monde entier sur les abus spirituels et sexuels commis sur des religieuses. Son enquête, relatée dans son livre Religieuses abusées, Le Grand silence (sortie le 7 octobre 2020), l’a conduite au Vatican où elle a interrogé plusieurs responsables rencontré notamment Mgr Charles Scicluna, secrétaire adjoint de la Congrégation pour la Doctrine de la foi (CDF), qui a expliqué que dans le cas d’agressions dont sont victimes les religieuses, la CDF ne peut intervenir, mais c’est à la Congrégation pour les instituts de vie consacrée de lancer les enquêtes,  et deux représentants de celle-ci, qui veulent rester anonyme.

 

Constance Vilanova signale que «Dans le cas des femmes consacrées, le viol, l’agression sexuelle ou encore le harcèlement survient après une mise sous emprise ou un lavage de cerveau de la part du clerc dans un contexte d’accompagnement spirituel. C’est très rare qu’il y ait un abus sexuel ex nihilo. Généralement, la religieuse connaît son agresseur et a été conditionnée pour ne rien dire et pour ne pas comprendre que quelque chose ne va pas.»  Cela s’explique par le fait que «Les relations asymétriques favorisent ces abus. Ces derniers ont souvent lieux pendant l’accompagnement spirituel et le plus souvent avec un prêtre qui est très charismatique. Ensuite, il y a des facteurs de vulnérabilité, comme la jeunesse qui s’ajoutent. Enfin, il y a la notion d’emprise qui est très récente et dont l’Église s’empare depuis peu qui est très importante. Tous ces éléments permettent de déceler s’il y a abus ou non.»

 

Et «Quel que soit l’endroit, en Europe, en Inde ou encore en République démocratique du Congo, les stratagèmes mis en place par les «prédateurs» sont les mêmes, c’est-à-dire que le schéma est calqué d’un continent à un autre. C’est sans doute ce qui m’a le plus marqué dans cette enquête. Cependant, il y a une vulnérabilité plus importante dans certaines congrégations en Afrique ou il n’y a aucune autonomie financière des religieuses par exemple. En Inde aussi, j’ai rencontré des religieuses qui ont cinq euros d’argent de poche par mois… Comment voulez-vous fuir dans une telle situation ? En France, ce n’est pas le cas. En dehors de ces facteurs de vulnérabilité, plus accrus dans ces pays, les stratagèmes sont les mêmes et les femmes sont aussi peu écoutées.»

 

Reconnaissant les efforts du pape François pour lutter contre ce fléau en incluant les personnes vulnérables dans le droit canon qui comprend les religieuses, Constance Vilanova a eu toutefois l’impression d’évoquer un «non-problème» avec deux prélats de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée – la congrégations en charge de surveiller les communautés problématiques – dans un échange, où il y avait beaucoup de langue de bois, où ils citaient «des cas où la victime était consentante alors que ce n’était pas le cas», et déplore un «manque de moyens humains» ou bien «les responsables de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée se cachent derrière leur manque de moyens». Comme le signale Constance Vilanova : «Le pape poursuit son combat de tolérance zéro mais l’application semble ne pas être effective. Ou alors, elle passe par le biais des supérieures religieuses: par la CORREF (Conférence des religieux et religieuses de France) ou l’Union internationale des supérieures générales (UISG).»

 

Un autre problème se dégage celui de la formation des prêtres, «Les prêtres sont mal formés je trouve. Je n’assène pas cela ainsi. C’est le fruit de discussions avec de nombreux experts pendant un an. Dans les séminaires, on se retrouve face à des personnes qui, souvent, ne sont pas très autonomes et qui, en sortant, sont traitées comme des princes». Et «On considère que le prêtre agit in persona christi en permanence alors que ce n’est pas le cas en dehors des sacrements. Il n’y a pas de remise en question de sa parole. Rien que le fait que l’accompagnement spirituel des religieuses soit majoritairement exercé par des hommes pose problème. La question et encore plus problématique en Afrique où le prêtre est un personnage politique. Quand on voit que des religieuses sont titulaires de thèses et se retrouvent à faire le ménage chez des évêques… Le pape parle très bien des conséquences de ce cléricalisme qui a été soulevé par bon nombre de spécialistes que j’ai interrogé.»

 

Comme le conclue Constance Vilanova : «j’ai rencontré des personnes qui luttent pour la libération de la parole mais aussi des gens qui pense que les médias mettent leur nez partout et qu’il faut continuer à laver son linge sale en famille. Il y a cette tension entre les deux et je pense qu’il y a encore beaucoup de travail. Ce que dit le pape n’est pas forcément appliqué en bas de l’échelle. Je ne compte pas le nombre de refus d’interview… Il y a une dichotomie entre les textes du Vatican et les discours du pape et leur application. Ce qui est bien, c’est qu’avec les réseaux sociaux, la loi du silence n’est plus possible et que la situation évolue.»

 

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Publié le 18 Octobre 2020

José Manuel Vidal dans religiondigital.org ce dimanche 18 octobre 2020 nous montre qu’après l'Angélus, dans lequel il a glissé le célèbre passage évangélique de Dieu et César, le pape François prévient que «payer des impôts est un devoir des citoyens, ainsi que se conformer aux justes lois de l'État», sans oublier de mettre en avant que, Jésus se place au-dessus de la controverse, a estimé le pape François, car il «reconnaît que le tribut à César doit être payé, mais surtout, que c'est à Dieu, et à Lui seul, que chacun doit son existence, sa propre vie», invitant l’Église et les croyant à «s'engager humblement, et en même temps courageusement, en apportant sa propre contribution à la construction de la civilisation de l'amour, où règnent la justice et la fraternité» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2020-10/angelus-18-octobre-2020-citoyen-temoins-evangile-jesus-cesar.html).

 

Dans les salutations après la catéchèse, le pape François rappelle aux missionnaires, "tisserands de fraternité", de remercier Dieu pour la libération le 8 octobre du père italien Pier Luigi Maccali, après deux ans d'enlèvement au Niger, il s’est également réjoui de la libération de trois autres otages, l’italien Nicola Chiacchio, l’humanitaire française Sophie Pétronin et l’opposant politique malien Soumaïla Cissé ont également été libérés au Mali il y a dix jours, après avoir passé des mois voire des années aux mains du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2020-10/le-pape-invite-a-prier-pour-les-personnes-retenues-en-otage.html), et demande la libération des 18 pêcheurs (huit Italiens, six Tunisiens, deux Indonésiens et deux Sénégalais) détenus depuis le 1er septembre en Libye à Benghazi, où l'homme fort de l'est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, aurait ordonné de les placer en détention (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2020-10/pape-francois-angelus-pecheurs-libye-retenus-benghazi.html), tout en appelant à «la paix et la stabilité pour ce pays» par le dialogue.

 

Hier, le pape François a accepté la démission de l'évêque du diocèse de Kalisz Pologne (au centre), Edward Janiak, accusé d'avoir dissimulé des cas de pédophilie dans le pays, une affaire relancée avec la publication d'un récent documentaire. À sa place, le pontife a nommé Mgr Grzegorz Rys, archevêque de Lodz, comme administrateur du «siège vacant» provisoire. Janiak, 68 ans, quitte l'évêché, lui qui doit démissionner dès l'âge de 75 ans, selon le Code de droit canonique, juste au moment où il est au centre d'une affaire de dissimulation présumée d'abus sexuels sur mineurs. La polémique s'est relancée ces derniers temps après la diffusion d'un documentaire, "Zabawa w chowanego" (Jouer à cache-cache), dans lequel il est rapporté qu'il était au courant des cas de maltraitance d'un religieux en Pologne, pays où le catholicisme a un grand poids. L'enregistrement des frères Marek et Tomasz Sekielski, qui peut être vu sur YouTube a déjà des millions de vus, a incité la Conférence épiscopale polonaise à demander au Vatican d'enquêter sur les allégations de pédophilie dans le pays (https://www.religiondigital.org/el_papa_de_la_primavera/Francisco-retira-acusado-encubrir-sexuales_0_2278272167.html).

 

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Publié le 16 Octobre 2020

Lucia Lopez Alonso nous montre ce vendredi 16 octobre 2020 sur religiondigital.org que selon le cardinal Kurt Koch, l'Europe n'est plus "le centre de l'Église mondiale". Ceci a été déclaré dans l'intention de rendre visible le potentiel actuellement chéri par les Églises d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine. "L'Europe n'est plus le centre de la vie de l'Église", a répété l'Allemand.

 

Cependant, Koch a assuré que le pape François est confiant dans le rôle joué par le continent en termes de politique et de relations internationales. "Cela est devenu particulièrement clair avec ses visites dans les institutions européennes", a déclaré le cardinal, même si "la nécessaire solidarité entre pays européens est très peu développée jusqu'à présent", a-t-il déploré.

 

Appelant cette Église polynucléaire d'aujourd'hui à défendre l'accueil responsable des migrants et des réfugiés, Koch a également évoqué la récente controverse entre l'Allemagne et le Vatican . «La Congrégation pour la Doctrine de la Foi juge aujourd'hui la situation œcuménique différemment du Groupe de travail œcuménique en Allemagne», qui a voté en faveur de l'invitation mutuelle entre catholiques et protestants à participer respectivement à l'Eucharistie et à la Cène du Seigneur. Proposition que l'institution pontificale n'a pas approuvée.

 

Comme Katolisch.de l' a publié, Koch pense que "nous devons avoir une conversation plus profonde sur ce que nous célébrons vraiment", si nous voulons incarner une Église inclusive, communicative et de moins en moins autoréférentielle. La même chose qui, sur le rôle des femmes dans l'Église, souligne qu'au niveau ministériel «il n'est pas possible, en fait, de voir pourquoi les femmes ne peuvent pas exercer les mêmes fonctions».

 

Enfin, Hernán Reyes Alcaide, correspondant du Vatican nous montre aussi dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/corresponsal_en_el_vaticano-_hernan_reyes_alcaide/Francisco-Fondo-Mundial-hambre-dinero-FAO-vaticano_7_2278042187.html) que le pape François a demandé aujourd'hui de créer un Fonds mondial pour contribuer à l'alimentation et au développement des pays les plus pauvres "avec l'argent utilisé pour les armes et autres dépenses militaires", tout en affirmant que "la faim n'est pas seulement une tragédie mais une honte". Ainsi, selon le pape, «de nombreuses guerres et l'émigration de tant de nos frères et de leurs familles qui sont contraints d'abandonner leurs maisons et leurs pays à la recherche d'une vie plus digne seraient évitées».

 

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Publié le 15 Octobre 2020

L'Obs avec l’AFP dans un article du mercredi 14 octobre nous montre que Marita était nonne sur une île croate quand elle a rencontré Fani, la religieuse qui allait devenir son grand amour. "J'ai simplement écouté mon cœur", explique celle qui a depuis quitté l'Église catholique, tout comme son amie. Leur vie est le sujet d'un documentaire qui vient d'être montré pour la première fois au festival international du film ZagrebDox, raflant le prix des spectateurs. "C'est l'histoire d'un amour inattendu et inhabituel mais je me suis davantage concentrée sur la question de la liberté individuelle", explique à l'AFP la réalisatrice Ivana Marinic Kragic.

 

 "Nun of your business", dont le titre en anglais joue avec le mot "nun" (nonne) et l'expression "None of your business (ça ne vous regarde pas)", raconte la vie des deux femmes, de leur enfance dans des coins reculés de la Croatie à leur décision de rentrer dans les ordres et leur histoire qui dure depuis 10 ans. "Elles ont trouvé la force de lutter pour leur amour, ce qui n'est pas généralement accepté dans notre société", ajoute la réalisatrice. Et d'expliquer qu'elle n'a pas voulu provoquer mais susciter l'empathie dans une société conservatrice, où les personnes LGBTQ sont victimes de discriminations et où l'influente Église catholique considère l'homosexualité comme un "handicap" et une "perversion".

 

Marita Radovanovic, cheveux courts et mèches rose, avait 18 ans en entrant au couvent sur son île natale de Korcula, dans le sud du pays. Inspirée par son désir d'aider les autres, elle est allée contre les souhaits de sa famille qui voulait qu'elle ait une vie "normale". Elle a rencontré pour la première fois la brune Fanika Feric, dite Fani, au séminaire. Mais la relation d'amitié qui s'est nouée au départ entre les deux femmes n'est devenue romantique que des années plus tard, après l'adieu de Marita à l'Église. C'est au couvent que Marita, 36 ans aujourd'hui, prit conscience de son homosexualité et eut sa première relation avec une femme.

 

Fani, 40 ans, a toujours su pour sa part qu'elle était gay mais avait peur de le dire dans son petit village de l'est de la Croatie. Ouvrière à l'usine, elle explique avoir été attirée par la vie religieuse en entendant chanter des sœurs et des enfants de chœur. À 23 ans, elle devint nonne. "Je n'ai pas pensé à où j'allais. Dans un couvent, il y a beaucoup femmes", sourit-elle. Mais désillusion est venue pour chacune des deux femmes.

 

Marita a réalisé que la communauté religieuse n'était pas exempte du harcèlement et des mesquineries en cours dans les autres communautés humaines. "Avant, j'idéalisais tout mais je me suis rendu compte que le cadre (de l'Église) ne me convenait pas", déclare-t-elle à l'AFP. "Le mot d'ordre de mon ordre c'était Veritas. Au bout d'un moment, j'ai décidé d'être honnête avec moi-même et avec Dieu, qui est amour".

 

"C'est difficile quand on ne rentre pas dans les cases car on est différent", renchérit Fani. "Chez les catholiques, l'homosexualité est un péché majeur. Je priais Dieu pour qu'il me guérisse de ma maladie. Mais plus tard j'ai réalisé que si Dieu m'avait faite ainsi, il n'y avait rien à guérir".

 

Les deux femmes se mirent à se parler régulièrement au téléphone après que Marita eut renoncé à ses habits pour étudier à Split, en 2009. "Je pensais à elle plus qu'à la Bible", plaisante Fani, qui habitait alors Zagreb. Après une visite fatidique de Marita, Fani demanda au couvent quelques jours pour réfléchir à sa voie. "Jeune fille, quand je voyais une étoile filante, je me disais toujours, Dieu, s'il-te-plaît, envoie moi quelqu'un comme moi. Maintenant elle était là, alors j'ai abandonné le couvent".

 

La réalisatrice Ivana Marinic Kragic a mis sept ans pour tourner son film. Il lui a fallu gagner la confiance des deux jeunes femmes et que celles-ci se sentent à l'aise dans leur nouvelle vie "civile". Après quelques années à Zagreb, l'une travaille dans le tourisme, l'autre dans la restauration et elles vivent sur Korcula, où elles ont trouvé l'acceptation de la famille de Marita. Si elles ont perdu foi dans l'institution religieuse, elles ont gardé la leur et espèrent convaincre d'autres de suivre leur propre voie. "C'est ce que j'ai fait, à la fois au couvent quand j'ai réalisé que ce n'était pas pour moi, et concernant Fani", dit Marita.

 

Si le niveau de tolérance envers la communauté LGBT a augmenté en Croatie au cours des dernières années, les groupes conservateurs proches de l'Église s'efforcent de maintenir le mariage gay hors-la-loi et bataillent pour empêcher l'adoption ou l'accueil d'enfants dans les familles homoparentales (https://www.lepoint.fr/monde/la-bataille-d-un-couple-gay-croate-pour-accueillir-des-enfants-03-03-2020-2365382_24.php). Les couples homosexuels ont acquis en 2014 le droit à l'union civile avec les mêmes droits que les couples hétérosexuels mariés, à l'exception du droit à l'adoption. Et la Cour constitutionnelle de Croatie a décidé le vendredi 7 février 2020 que les couples de même sexe avaient le droit d’accueillir des enfants dans le cadre de la procédure de placement familial. Mais après cette décision, des poupées représentant un couple gay tenant un enfant ont été incendiées lors d'un carnaval à Imotski le dimanche 23 février et les organisateurs du carnaval ont rétorqué ne faire que respecter la tradition, poussant des groupes des défense des droits humains à porter plainte contre les organisateurs de la manifestation (https://www.rtl.fr/actu/international/croatie-des-poupees-de-carnaval-de-gays-incendiees-provoquent-l-emoi-7800157938).

 

On peut comprendre que Marita et Fani n’attendent plus rien de l’Église au niveau des couples LGBT.

 

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Publié le 14 Octobre 2020

tdg.ch dans son article du mercredi 14 octobre 2020 nous montre que  Cecilia Marogna a été arrêtée mardi à Milan par la police financière, ont rapporté plusieurs médias italiens. Cette Italienne s’était vu confier un demi-million d’euros par le Saint-Siège sur un compte en Slovénie.

 

Elle a été arrêtée au domicile d’un ami à Milan (nord) en vertu d’un mandat d’arrêt international émis par Interpol à la demande des enquêteurs du Vatican, a précisé le site internet du quotidien «Il Corriere della Sera». Les révélations dans la presse italienne sur cette femme mystérieuse, surnommée la «Dame du cardinal» ou la «Dame aux 500 000 euros», avaient contribué à alourdir les soupçons sur le cardinal Angelo Becciu, congédié soudainement le 24 septembre par le pape François pour des soupçons de malversations.

 

Femmes, espionnage, jeux de pouvoir, argent de l’Église dilapidé… Une série de fuites de documents dans la presse italienne, après le congé donné à l’influent cardinal, avait révélé l’existence de Cecilia Marogna et de son rôle trouble. Cette femme de 39 ans, à l’allure classique et au visage caché par de grosses lunettes, avait affirmé début octobre à la presse avoir été payée comme médiatrice pour faire libérer des prêtres et sœurs enlevés en Afrique ou en Asie, confirmant dans plusieurs entretiens le versement du demi-million d’euros au compte de sa société, «Logsic», créée fin 2018 dans la capitale slovène.

 

La jeune femme est originaire de Sardaigne tout comme le cardinal Becciu, 72 ans, qui avait pris la décision de la payer lorsqu’il était numéro deux de la Secrétairerie d’État, au sommet de la hiérarchie du Vatican. «Je n’ai pas volé un euro», s’était-elle justifiée auprès du journal «Domani». «J’ai une lettre du cardinal qui m’autorise à voyager et à avoir des relations diplomatiques pour aider l’Église dans des territoires difficiles», avait-elle expliqué, précisant connaître «des membres de la direction des services secrets italiens».

 

«Je ne suis pas la maîtresse de Becciu», avait-elle précisé au Corriere della Sera, en se présentant comme «une analyste politique et une experte en renseignement» ayant construit «un réseau de relations en Afrique et au Moyen-Orient pour protéger les nonciatures et les missions» de l’Église. Plusieurs médias avaient reçu une enveloppe anonyme avec les comptes de sa société, à l’instar de l’émission d’enquête télévisée italienne «Le Iene», qui s’était rendue à Ljubljana pour filmer une simple boîte aux lettres.

 

Dans son reportage, l’émission a montré que quelque 200 000 euros avaient été dépensés pour acheter des produits de luxe, par exemple 12 000 euros pour un fauteuil. «Après tant de travail, je pense avoir le droit de m’acheter un fauteuil !», s’était insurgée Cecilia Marogna, se présentant comme une victime des intrigues au Vatican.

 

«C'est une arme de distraction massive», soulignent des sources proches du dossier, qui suggèrent que l'enquête du Vatican ira plus loin, atteignant sans doute Becciu, même si certains voient également la position du secrétaire d'État du Vatican, Pietro Parolin, en échec (https://www.religiondigital.org/vaticano/Cecilia-Marogna-becciu-vaticano-papa-francisco-dinero-lavado_0_2277372266.html).

 

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Publié le 13 Octobre 2020

swissinfo.ch nous montre ce mardi 13 octobre 2020 que l'administrateur apostolique Mgr Pierre Bürcher, en attendant que la succession de Mgr Vitus Huonder soit réglée, refuse le dialogue, ce qui pousse les fidèles zurichois à dénoncer le prélat à la cour diocésaine. Depuis mai dernier, le site kath.ch indique dans son portail officiel, que Bürcher n'a montré aucun signe de disponibilité.

 

Le départ soudain du vicaire général de la Suisse centrale Martin Kopp par Bürcher a mis le feu à la poudrière et a suscité une certaine indignation. Plus tard, un groupe de catholiques de Zurich est parti à Coire avec une pétition demandant à l'administrateur apostolique de reconsidérer sa décision. La pétition a reçu 3865 signatures en faveur de Kopp.

 

À la mi-mars, Bürcher avait licencié Kopp de tous ses postes ecclésiastiques, arguant que l'intéressé n'avait pas suivi les instructions qui lui avaient été données. Le sujet du différend était le fait que Kopp avait exprimé des opinions sur la nomination d'un nouvel évêque et avait appelé à l'intervention de l'État. Aux yeux de l'administrateur Bürcher - qui a été nommé en mai 2019 par le pape François -, Kopp ne bénéficiait donc plus de la confiance nécessaire pour pouvoir exercer ses fonctions.

 

Les catholiques zurichois affirment qu'en dépit de diverses tentatives, Bürcher a jusqu'à présent fait la sourde oreille. Pour cette raison, ils ont contacté le tribunal diocésain par lettre recommandée pour le persuader d'entamer une discussion. Cité dans un entretien avec kath.ch, l'assistant pastoral Zeno Cavigelli de Dübendorf, l'auteur de la plainte, espère que le tribunal pourra jouer un rôle de médiateur en poussant Bürcher à écouter la population.

 

Le diocèse de Coire a connu des moments de turbulence dans un passé pas trop lointain. Outre les Grisons, il comprend également les cantons de Schwyz, Glarus, Obwald, Nidwald, Uri et Zurich. C’est précisément dans ce dernier canton - historiquement réformé, mais au fil des décennies avec une communauté de catholiques toujours plus grande -, des voix critiques de ceux qui voulaient une église plus progressiste loin de Rome ainsi que peut-être la création d'un diocèse autonome sur la Limmat, se sont souvent élevées.

 

Les frictions avaient entraîné une fracture ouverte à l'époque de Mgr Wolfgang Haas (en fonction de mai 1990 à décembre 1997). La question a également des implications financières considérables, puisque Zurich est de loin le canton le plus puissant économiquement du diocèse : les impôts ecclésiastiques qu'il perçoit sont donc élevés.

 

Ici, les fidèles exigent d’être reçus et entendus par Mgr Pierre Bürcher, administrateur du diocèse en l’attente de l’élection d’un nouvel évêque, et ils n’ont pas eu d’autre choix que de porter plainte, le passé du diocèse les y obligeaient.

 

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Publié le 12 Octobre 2020

lalibre.be et l’AFP nous montre ce lundi 12 octobre 2020 que le pape François a reçu lundi en audience privée le cardinal australien George Pell, acquitté en avril dans une affaire retentissante de pédophilie en Australie et rentré à Rome mercredi 30 septembre après plus de trois ans d'absence. La nouvelle a été annoncée dans le bulletin officiel du Vatican, qui précise chaque jour les activités du souverain pontife.

 

Le tête-à-tête entre le pape, très sensible à la présomption d'innocence et au sort des prisonniers, et son ancien "ministre" de l'Économie n'est pas surprenant. Il semble toutefois hautement improbable que le prélat australien de 79 ans se voit confier une nouvelle fonction au Saint-Siège. Le cardinal Pietro Parolin, numéro deux du Vatican, avait mis les points sur les "i" au lendemain du retour à Rome du prélat australien. "Il n'y a eu aucune convocation du cardinal Pell par le pape", avait-il confié à des journalistes en marge de la présentation d'un livre, "le cardinal Pell devait venir à Rome pour fermer sa permanence, il était parti et avait encore son appartement".

 

Le cardinal Pell, qui devait théoriquement observer une quarantaine de 14 jours en arrivant d'Australie, semble l'avoir légèrement écourtée pour aller voir le pape. Il avait déjà été photographié récemment à une terrasse de café près de la Cité du Vatican. Cet homme connu pour sa poigne et sa connaissance des affaires économiques avait été nommé en 2014 par le pape François à la tête d'un inédit Secrétariat à l'Économie, chargé de contrôler les finances et dépenses dans les différentes administrations du Saint-Siège. La tâche avait suscité une grande résistance interne dans une curie romaine (gouvernement du Vatican) habituée à une grande autonomie financière.

 

Une hypothèse "complotiste" relayée récemment par le quotidien Il Corriere della Sera, selon laquelle le cardinal italien Angelo Becciu (influent prélat congédié le 24 septembre par le pape pour des soupçons de malversations) aurait fait parvenir 700 000 euros en Australie pour rémunérer des témoins australiens et incriminer le cardinal Pell, a fait l'objet de démentis. "Je démens de façon catégorique une quelconque interférence dans le procès concernant le cardinal Pell", a écrit le cardinal Becciu, tandis qu'un témoin anonyme qui a accusé le prélat en Australie a également démenti via son avocat dans la presse australienne.

 

Le cardinal Pell avait été condamné en février 2019 à six ans d'incarcération pour des viols et agressions sexuelles sur deux enfants de chœur en 1996 et 1997 dans la cathédrale Saint-Patrick de Melbourne (sud-est), dont il était l'archevêque. Le Vatican avait réagi à cette "nouvelle douloureuse" en assurant de son "profond respect" pour la justice australienne et en rappelant toutefois que le cardinal Pell se disait innocent et qu'il avait "le droit de se défendre jusqu'en dernière instance". Le cardinal avait toutefois été démis de son poste de Secrétaire à l'Économie du Vatican, alors que son mandat de cinq ans s'achevait. Le Vatican avait annoncé qu'une enquête canonique interne à l’Église serait ouverte sur le cardinal Pell.

Sa condamnation en Australie, confirmée en appel, avait finalement été cassée par la Haute Cour du pays, qui l'a acquitté en avril de cinq chefs d'accusation de violences sexuelles, au bénéfice du doute. Mgr Pell, incarcéré plus d'un an, était alors sorti de prison en estimant que l'arrêt permettait de réparer "une grave injustice". Le Vatican avait alors salué la décision de justice. Et le pape avait appelé à prier pour ceux "qui souffrent pour un jugement injuste à cause de l'acharnement", sans nommer le cardinal Pell.

 

Inés San Martín nous montre aussi dans cruxnow.com (https://cruxnow.com/church-in-europe/2020/10/bishop-francis-expressed-dramatic-concern-over-germanys-synodal-path/) que Mgr Heinz Josef Algermissen, évêque à la retraite de Fulda, qui s'est entretenu au téléphone avec le journal allemand Fuldaer Zeitungdit que le pape François lors de l'audience générale de mercredi lors d'une conversation avec lui, a exprimé une «inquiétude dramatique» au sujet de l'Église catholique en Allemagne et de son «chemin synodal» de réforme qui a commencé l'année dernière, qui pourrait inclure la révision de questions «tabous» telles que le célibat sacerdotal et un sacerdoce féminin.

 

Cependant, l'évêque Georg Bätzing, le président de la conférence épiscopale allemande, a déclaré que le pape François «apprécie» le chemin synodal après avoir rencontré le pontife l'année dernière. Mais les doutes sont permis puisque personne n'a assisté à la conversation entre le pape et l’ancien évêque, comme le montre katolische.de (https://www.katholisch.de/artikel/27186-hagenkord-bezweifelt-aussagen-von-altbischof-algermissen), le jésuite Bernd Hagenkord a exprimé de sérieux doutes sur les déclarations faites par l'ancien évêque de Fulda, Heinz Josef Algermissen, à propos de sa rencontre avec le pape François la semaine dernière, en ce qui concerne le choix des mots attribués au pape puisque lors de ces audiences générales, les évêques échangent que quelques mots avec le pape, et sur l'affirmation selon laquelle la conversation se déroulait principalement en allemand, il le comprend mais ne le parle pas.

 

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