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Publié le 29 Septembre 2016

ElMundo.es nous montre ce jeudi 29 septembre 2016 que le porte parole de la Conférence épiscopale espagnole (CEE), José Maria Gil Tamayo, a défendu l'école religieuse Juan Pablo II d’Alarcon de la Fondation ultraconservatrice Educatio Servanda qui dans une lettre envoyée aux parents d'élèves, a attaqué comme «fanatisme terroriste» la loi de Madrid sur la protection contre LGTBphobie.

Le secrétaire des évêques a soutenu non seulement les dirigeants de l'école, mais a défendu son droit de proclamer «la doctrine de l'Église» à ce stade. «L’idéologie de genre n’est pas compatible avec la doctrine catholique et l'Église a le droit de proclamer son anthropologie» (mais les préjugés ne sont pas une anthropologie), a déclaré Gil Tamayo. En outre, il a appelé à ne pas maintenant ressusciter une «inquisition laïque» parce que «l'Inquisition est une chose du passé», et a réclamé le droit de l'Église d'avoir «leurs propres convictions» et de proclamer «la liberté absolue, avec charité et clarté».

Proclamer des préjugés à l’encontre des personnes est donc de la charité pour la CEE, C’est aberrant. Lutter contre une loi contre la LGTBphobie montre donc que l’Église parle de charité mais dans les mots elle n’existe pas. La clarté est donc que l’Église espagnole sera et restera homophobe, et elle ne veut pas de la liberté absolue pour les personnes LGBT.

Heureusement l’Église se rattrape comme nous le montre cath.ch avec le bénédictin Martin Werlen, ancien père-abbé de d’Einsiedeln, qui vient de publier un nouveau livre en allemand. Titré Wo kämen wir hin ? (D’où venions-nous ?) présenté dans une pizzeria, il milite pour une meilleure insertion des femmes dans l’Église, prônant notamment l’élection d’une femme comme abbé-primat de l’ordre bénédictin puisque «Le droit canonique rendrait cette élection possible.»

Martin Werlen constate aussi que l’exhortation apostolique du pape François La joie de l’Évangile (2013) est à peine prise en compte. Récemment, dans une retraite, il a constaté que seuls deux prêtres sur 60 l’avaient lue. «Comment une réforme peut-elle réussir, si les responsables de l’Eglise ne s’investissent pas en ce sens ?, demande Martin Werlen. Mon livre essaie de transmettre les intuitions du pape François à l’opinion publique. Beaucoup de prêtres et d’assistants pastoraux sont reconnaissants quand on leur indique une direction qu’ils peuvent ensuite transmettre dans les paroisses».

Martin Werlen est plutôt acerbe et se rend compte que l’Église a des possibilités et ne les exploite pas. Cela montre que les problèmes sont souvent ailleurs que là où on les voit.

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Publié dans #Actualités, #Actualité de l'Église

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Publié le 31 Juillet 2016

Le pape clôture les JMJ avec une grande messe finale

Ce dimanche 31 juillet 2016 LePoint.fr nous montre que plus de 2,5 millions de pèlerins ont assisté à cette messe, qui sonne la fin des Journées mondiales de la jeunesse. Les prochaines auront lieu au Panama.

Le pape François a demandé dimanche aux jeunes du monde entier d'introduire la prière dans leurs «chats» quotidiens et de faire de l'Évangile leur «navigateur» dans la vie. Le souverain pontife a utilisé le langage de l'informatique dans sa dernière homélie adressée à 2,5 millions de jeunes, selon les organisateurs, réunis pour la messe finale des Journées mondiales de la jeunesse célébrée à Brzegi, près de Cracovie.

La mémoire de Dieu, a-t-il dit, «n'est pas un disque dur qui enregistre toutes nos données, mais un cœur tendre de compassion qui se réjouit d'effacer définitivement toutes nos traces de mal». En prêchant l'espérance, il a demandé aux jeunes de rejeter «la tristesse», un «virus qui infecte et bloque tout, qui ferme toute porte, qui empêche de relancer la vie, de recommencer». Il leur a proposé aussi de renoncer au «dopage du succès à tout prix et à la drogue de penser seulement à ses propres aises».

Dans la même veine, il a eu recours au langage informatique pour demander aux fidèles de rejeter «des liturgies mondaines du paraître et du maquillage de l'âme pour paraître meilleurs». «Au contraire, installez bien la connexion la plus stable, celle d'un cœur qui voit et transmet le bien sans se lasser.» Dieu espère que «parmi tous les contacts et les chats de chaque jour, il y ait à la première place le fil d'or de la prière» et désire que «son Évangile devienne tien et qu'il soit ton navigateur sur les routes de la vie», a-t-il ajouté.

Il a conclu cette grande messe en annonçant que la prochaine édition des JMJ se tiendra à Panama en 2019. «Je vous annonce avec joie que les prochaines Journées mondiales de la jeunesse – après celles au niveau diocésain – se tiendront en 2019 à Panama», a dit le souverain pontife. Une grande pluie de confettis blancs a salué cette annonce. Le président du Panama Juan Carlos Varela a assisté à la messe finale des JMJ.

Auparavant, le pape a béni deux bâtiments de la Caritas, un foyer pour personnes âgées et un dépôt de dons alimentaires distribués aux nécessiteux, à proximité de l'autel. Après avoir entendu trois témoignages de jeunes à qui la foi a donné des forces face à leurs problèmes – une Polonaise mondaine, un chrétien syrien d'Alep, et un ex-drogué paraguayen –, le pape François les a mis en garde contre le risque de confondre «le divan et le bonheur».

Autrement dit, de se contenter d'un confort personnel douillet sans se préoccuper des autres pour se retrouver «étourdis et abrutis tandis que d'autres – peut-être plus éveillés, mais pas les meilleurs – décident de l'avenir pour nous». Le premier pape latino-américain risquait un accueil tiède dans la patrie de son prédécesseur charismatique Jean Paul II, mais il a rapidement conquis les foules venues à sa rencontre.

Ses discours et homélies n'étaient pas faits pour dire que tout va bien dans le meilleur des mondes, d'autant que le début de sa visite a été terni par l'assassinat d'un prêtre en France dans une église par deux djihadistes. Encore dans l'avion, il a affirmé que le monde était «en guerre», puis, après avoir visité Auschwitz, il a averti que «la cruauté ne s'était pas arrêtée» à ce camp de la mort créé par les nazis allemands en Pologne occupée.

Il a aussi abordé à plusieurs reprises la question des réfugiés, appelant à accueillir «ceux qui fuient la guerre et la faim», alors que le gouvernement conservateur polonais est réticent à accepter l'arrivée de migrants, invoquant des raisons de sécurité. Les jeunes ont été sommés de ne pas se considérer «comme des retraités à 23, 24 ou 25 ans», et à «ne pas confondre le bonheur avec un divan» et se laisser «étourdir et abrutir» par un confort douillet et les jeux vidéo.

C'est aux jeunes, a-t-il dit, qu'appartient d'enseigner aux adultes «à vivre ensemble dans la diversité, dans le dialogue, en partageant la multiculturalité non pas comme une menace mais comme une opportunité». L'un des moments les plus marquants de sa visite de cinq jours en Pologne restera sa visite à Auschwitz, où il a rencontré un groupe de rescapés. Auparavant, solitaire et recueilli, il a prié en silence, avant d'inscrire sa réaction à l'horreur de l'Holocauste dans le livre d'or : «Seigneur, aie pitié de ton peuple, Seigneur pardon pour tant de cruauté.»

Comme le montre Radio Vatican le pape a surtout annoncé que les prochaines Journées mondiales de la jeunesse auront lieu en 2019 à Panama. La nouvelle a été saluée avec joie par la délégation officielle du gouvernement panaméen venue à Cracovie pour l’occasion et par les jeunes Panaméens présents à ces JMJ.

Le pape François a décidé de bouger les choses lors des JMJ et veut que les jeunes sortent de leur ornière pour aller vers les défavorisés et qu’ils ne se limitent pas seulement à la pratique religieuse. Il leur demande aussi de changer le monde non de façon conservatrice mais de façon ouverte, face aux violences que connaît ce monde. Espérons qu’il soit écouté.

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Publié dans #Actualité de l'Église

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Publié le 21 Juillet 2015

Vatican Insider dans son article du lundi 20 avril que selon le préfet de la maison pontificale et le secrétaire du pape émérite, "Un pasteur ne devrait pas décider sur la base des applaudissements ou non des médias; la mesure est l'Évangile, la foi, la saine doctrine". Les médias responsables de tous les mots sont l'ancienne marotte des catholiques conservateurs, mais le rejet des divorcés remariés de l'eucharistie ne se trouve pas dans l'Évangile.

"Il est vrai que toutes les erreurs ne viennent pas" d'Allemagne, "mais ce point de la question en est certainement une : il y a vingt ans, Jean-Paul II, après une longue et difficile négociation, n'a pas accepté que les chrétiens remariés puissent accéder à l'eucharistie. Maintenant, nous ne pouvons pas ignorer son enseignement et changer les choses".

Donc, selon le préfet de la maison pontificale et le secrétaire du pape émérite Benoît XVI, Mgr Georg Gaenswein, dans une interview avec Zenit, le synode sur la famille qui aura lieu en Octobre doit trouver d'autres solutions sur la situation des couples "irréguliers" (cela commence mal en donnant ce nom çà ces couples) qui est le nœud de la question pour les divorcés remariés. Il est difficile d'aider les divorcés remariés quand Mgr Gaenswein nous dit que tout doit être fait sur la base de l'enseignement catholique qui repose sur une vision rigide des textes en dehors du message d'amour des Évangiles.

Tandis que kath.ch dans son article du mardi 21 juillet nous montre une réponse indirecte de la Conférence épiscopale allemande qui a publié les débats de la journée d'étude internationale pour le synode de la famille où se trouvaient des évêques allemands, suisses et français avec des théologiens et des employés de la curie le lundi 25 mai à l'Université Pontificale Grégorienne de Rome.

Pour eux, le prochain synode devrait également "ne pas simplement affirmer le statu quo et ce qui a déjà été dit." Les textes religieux qui ne visent pas les gens ne les encouragent pas à penser et à agir, manquent leurs intentions. Cela veut-il dire qu'ils ne répondent plus à leur époque ? Nous le saurons au synode.

Le synode a "la grande opportunité de faire que le message de Jésus de mariage (il n'y a pas grand chose à ce sujet là, 2 phrases dans Matthieu, et une dans Marc et Luc) et la famille à redécouvrir la théologie de l'amour et de proclamer". Pour les participants à ces débats, le synode pourrait "aller à des compromis simplistes, mais seulement au prix d'une une lutte commune et honnête" sans divisions et sans "dénigrement mutuel, insultes et les abus".

Deux visions s'opposent celle plus conservatrice qui est appuyée par la curie romaine et celle des évêques qui désirent une plus grande ouverture envers les divorcés remariés vont se mesurer dans un synode où malgré le langage feutré, les inimitiés vont être fatales.

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Publié le 20 Septembre 2013

Dans un entretient publié le jeudi 19 septembre 2013 à la Civilta Cattolica, le pape François s'est exprimé sur les diverses questions brûlantes qui touchent l'Église.

Pour les divorcés et les gays, il demande de les 'accompagner' avec 'miséricorde', car l'Église doit tenir compte de leurs conditions de vie réelles.

Sur l'avortement, il juge que si une femme qui a avorté a un profond repentir, elle sera pardonnée. Même si cette vision est traditionnelle, elle est plus ouverte que celle de ses prédécesseurs.

Le pape François juge que l'Église en fait trop sur l'avortement, le mariage pour tous et la contraception. La Manif pour tous et la fondation Jérôme-Lejeune ont du souci à se faire.

Il souhaite aussi agrandir les espaces de présence marquants pour les femmes au sein de l'Église. Attendons de voir la forme qu'ils auront. Le diaconat féminin semble être en bonne place.

Pour le pape François, l'Église doit ressembler à un hôpital de campagne qui doit accueillir tout le monde. Une vision pleine de bon sens, car l'Église ne doit pas rejeter mais accueillir sans juger.

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Publié le 19 Septembre 2013

Dans une dépêche de Kipa du 18 septembre 2013, le cardinal de Mayence Karl Lehmann s'est exprimé sur le célibat des prêtres le mardi 17 septembre dans le magazine régional 'Mainz'.

Selon lui, on peut imaginer que des diacres mariés peuvent 'recevoir la prêtrise'. Pour le cardinal Lehmann le célibat des prêtres est devenu difficile, car il est moins bien perçu dans une société qui n'a plus beson de reconnaissance extérieure.

Sur l'homosexualité, le cardinal Lehmann demande à être prudent sur son évaluation, et que l'on doit également donner une certaine tolérance aux homosexuels.

Une liberté de parole s'est ouverte depuis des propos récents du pape François et de Mgr Pietro Parolin, et contrairement aux années précédentes, cela va dans le bon sens, même si tous les problèmes ne seront pas réglé.

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