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Publié le 5 Décembre 2011

homeimmagineranieroCette année, le prédicateur de la Maison pontificale, le père Capucin Raniero Cantalamessa, prédicateur de la maison pontificale, devant Benoît XVI et les dirigeants de la Curie romaine, a choisi pour la première de ses quatre méditations de l'Avent le thème la nouvelle évangélisation du monde sécularisé, articulée à partir de cette phrase de l'Évangile de Marc : "Allez dans le monde entier et proclamez la bonne nouvelle à toute la création".

 

Ce sermon donné le vendredi matin, 2 décembre, au Vatican, qui suit de près l'évolution du Conseil pontifical du Vatican pour la promotion de la nouvelle évangélisation, confirme que la nouvelle évangélisation des antiques pays chrétiens est un élément clé du pontificat de Benoît XVI. Ce thème a été choisi pour participer à "l’effort actuel de l’Eglise pour une nouvelle évangélisation", dans la perspective du prochain synode sur le sujet en octobre 2012, a expliqué le capucin dans une interview accordée le 1er décembre à L’Osservatore Romano. Le prédicateur de la Maison pontificale a dressé un parallèle entre les débuts du christianisme et l’époque actuelle

 

"En réponse au Souverain pontife qui appelle à de nouveaux efforts d’évangélisation et en préparation du Synode des évêques de 2012 sur le sujet, je me propose de déterminer, dans ces médiations de l’Avent, quatre vagues de nouvelle évangélisation, soit quatre moments qui, dans l’histoire de l’Eglise, ont été marqués par une accélération ou une reprise de l’engagement missionnaire", a annoncé le prédicateur. Ces vagues d’évangélisation ne peuvent se voir sous la même forme et sous le même contexte, leur histoire est différente et les pensées qui les ont menées aussi.

 

Puis il a distingué ces quatre moments. Tout d’abord, "les trois premiers siècles de l’expansion du christianisme, jusqu’à la veille de l’édit de Constantin où les personnages clefs sont d’abord les prophètes puis les évêques". Je suis d’accord, mais il faut voir beaucoup plus loin les faits.

 

En fait, «l'Église Primitive» n'existe pas historiquement : tout au plus peut-on parler d'églises conciliaires. Il n'y a pas «d'Église» au sens contemporain du terme avant l'institutionnalisation à laquelle procède Constantin. Le christianisme est d'abord constitué de communautés locales considérées comme plus ou moins hérétiques par le judaïsme à partir de la phase de Yabneh. Quand elles s'organisent, il n'y a pas «l'Église» mais l'assemblée locale autour de ses anciens presbyteroi et de son episcopos. Ce sont des écoles de pensée imitant les écoles de philosophie grecques dont le nom propre est «aeresis». L'idée de l'unité d'une Église Primitive, avec des "hérésies" qui seraient venues après, reste une doctrine propre au centralisme catholique. Les 3 premiers siècles, les différentes tendances chrétiennes ont cohabité ensemble malgré elles dans de passionnés débats apologétiques. Au IVe siècle, au moment de la crise arienne, on trouve des organisations comprenant épiscopes et presbytres plus ou moins importantes en Orient (Nicomédie puis Constantinople, Césarée-Antioche, Tyr, Alexandrie, Rome, Cordoue). Chacune d'entre elle est indépendante des autres comme le montre la convocation de Constantin pour le concile de Nicée faite à toutes les Églises.

 

Puis, aux VIe-IXe siècles : "On assiste, grâce aux moines, à une nouvelle évangélisation de l’Europe après les invasions barbares". Nouvelle évangélisation, non. Vide qui laissa la place à l’Église. Après la disparition de l'empire d'Occident, en 476, l'Église latine s'affranchit de la tutelle de Constantinople et supplée, dans bien des cas, le pouvoir politique occidental qui se désagrège. Les invasions barbares – surtout celles du Ve siècle – font de l'Église, face aux ruines de l'Empire romain, la gardienne de la civilisation; puis, peu à peu, la conversion des Barbares au christianisme, en leur donnant accès à l'ancienne civilisation romaine, prépare la formation d'un Empire chrétien, éphémère mais brillant, sous Charlemagne (800-814), qui, comme l'ont fait les Mérovingiens et comme le feront les Carolingiens, s'appuie sur les papes, les évêques locaux, les moines celtiques, pour lutter contre le retour des mœurs païennes. L'expansion chrétienne dans le nord de l'Europe accompagne cette reprise en main.

 

Au Xe siècle, la christianisation de l'Europe est achevée. En Occident, le pape devient le personnage principal, ajoutant un pouvoir temporel à son pouvoir spirituel. En Orient, en revanche, le patriarche de l'Église grecque dépend le plus souvent de l'empereur byzantin. Aux Xe-XIe siècles, les papes sont faits et défaits par les féodaux. Une réforme profonde s'amorce sous Nicolas II, qui fixe l'élection des papes par les cardinaux (1059) et s'amplifie aux XIIe et XIIIe siècles. Les papes réformateurs, notamment Grégoire VII (1073-1085), Alexandre III (1159-1181) et Innocent III (1198-1216), élaborent en même temps une doctrine théocratique qui se heurte au césaropapisme des empereurs romains germaniques; d'où des luttes acharnées qui culminent avec la querelle des Investitures (1075-1122) et la lutte du Sacerdoce et de l'Empire (1154-1250). Cependant, dans l'orbite pontificale se développent les grandes forces de la chrétienté : réforme monastique (Cluny, Cîteaux); réseau paroissial ; élan des constructions d'églises (roman puis gothique); croisades en Terre sainte et en Espagne; lutte contre les hérésies. Peu à peu, l'Église anime toute la vie sociale.

 

Apparu dès la constitution des Églises, le monachisme prend au début la forme du départ au désert (ermites), puis celle de la vie communautaire (cénobites). Alors que pendant la longue période de relations ambiguës avec le pouvoir, les Églises se sont substituées à l'État défaillant (éducation, santé), les ordres monastiques ont joué un rôle important dans l'élaboration des civilisations orientales et occidentales. Il faut dire qu’aux XIIe et XIIIe siècles, les ordres mendiants (franciscains et dominicains) accordent leur apostolat missionnaire et populaire au réveil économique de l'Europe et à la résurrection des villes, tandis que le droit canon devient une véritable science ecclésiastique.

 

Troisième moment : "Le XVIe siècle avec la découverte et la conversion au christianisme des peuples du «nouveau monde», par les religieux". Cette conversion était plus complexe. Les missions étrangères catholiques connurent un premier essor, au XIIIe siècle, grâce aux ordres mendiants; la colonisation espagnole et portugaise du Nouveau Monde, aux XVe et XVIe siècle, leur donna un second souffle : leur succès fut d'ailleurs tel qu'en 1622 le Saint-Siège créa la congrégation de la Propagande, véritable ministère pontifical des missions. Freiné au XVIIIe siècle, le mouvement missionnaire connut son âge d'or au XIXe siècle avec les progrès de la colonisation, française notamment : de très nombreuses congrégations missionnaires furent alors fondées, en même temps que des œuvres de propagande et de soutien, comme la Propagation de la foi et l'Œuvre de la Sainte-Enfance. Au XXe siècle, avec Benoît XV (1914-1922) et surtout Pie XI (1922-1939), l'accent est mis sur l'autonomie des Églises locales et, par voie de conséquence, sur le développement du clergé indigène. Avec Vatican II (1962-1965), l'endoctrinement missionnaire va peu à peu faire place à des requêtes d'authenticité, non seulement dans la manière d'aborder les civilisations étrangères, mais aussi dans le besoin de dialoguer avec les autres religions.

 

Et enfin, "l’époque actuelle qui voit l’Eglise engagée dans une nouvelle évangélisation de l’occident sécularisé, avec la participation déterminante des laïcs". L'Église a suivi ce mouvement avec ressentiment et l'a longtemps montré comme fausse émancipation, de sorte que le mot a d'abord été utilisé pour marquer les divers modes du recul religieux, mais aussi les diverses formes de déchristianisation. On pourrait parler du Concile Vatican I,qui fut le moment à partir duquel l'Église cessa de s'opposer à cette autonomie progressive du monde; la reconnaissance de ce monde moderne devenu majoritaire s'est ensuite poursuivie pendant le pontificat de Léon XIII et de ses successeurs. Ce n'est toutefois qu'au Concile Vatican II que le processus de sécularisation a été reconnu comme pleinement légitime. En théologie catholique, le phénomène, accueilli plus tardivement, prend aussi de l'importance. J. -B. Metz est certainement le plus grand représentant des théologiens catholiques qui accueillent avec enthousiasme et discernement la sécularisation pour en montrer les rapports avec la foi; la théologie latino américaine de la libération, par l'analyse scientifique des situations d'oppression, opère à sa façon une désacralisation d'un ordre social synonyme de fatalité et conduit à un certain type de sécularisation. Les laïcs ne sont pas obsédés par la sécularisation, mais des courants minoritaires du christianisme qui idéalisent une société où soit disant l’Église influençait la société alors qu’elle se soumettait aux pouvoirs en place, oui.

 

"A chacune de ces époques, a expliqué le prédicateur, je tâcherai de mettre en évidence ce que nous pouvons apprendre pour l’Église d’aujourd’hui : quelles sont les erreurs à éviter et les exemples à imiter et quelle contribution spécifique les moines, les religieux de vie apostolique et les laïcs peuvent apporter à cette évangélisation."


L’évangélisation est elle vraiment la réduction qu’en a fait Raniero Cantalamessa, prédicateur de la maison pontificale ? Non, car il ne dit pas les aspects négatifs qui en suivirent et cette vision simplifiée ne permet pas de se faire une véritable idée de la période actuelle. Cette obsession du sécularisme ne fait que renforcer l’idée que l’Église ne sait plus voir les signes du temps.

 

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Publié le 3 Décembre 2011

"En solidarité avec les croyants en Autriche, en Irlande et dans de nombreux pays", plus de 50 prêtres et laïcs flamands ont publié le 19 Novembre 2011, un manifeste dans lequel ils invitent leurs évêques à des réformes urgentes.

 

Comme dans l’«Appel à la désobéissance», signé en Juin par 400 prêtres autrichiens, ils affirment vouloir également l’accès à la communion des divorcés remariés, l'ordination des hommes mariés et des femmes et l'accès des laïcs à la prédication de l'homélie.

 

«Une communauté organisée de l'église est toujours nécessaire, écrivent-ils. Mais sa forme actuelle ne correspond pas aux réalités actuelles, car dans son organisation en paroisses, elle se repose encore sur le sacerdoce réservé aux hommes célibataires pour l'exercice de ses fonctions. Et comme le déficit de vocations est loin d'être inversé, il nous faut trouver de nouvelles façons de sortir de l'impasse.» Un constat clair et réel qui devrait faire réagir l’Église qui choisit malheureusement les mauvaises solutions.

 

Le lancement du manifeste revient au Père Johan Dekimpe, prêtre de Courtrai, âgé de 69 ans, qui a été rejoint par quelques collègues et une poignée de laïcs. Ce sont en tout 50 prêtres et laïcs flamands qui ont publié ce manifeste qui s’inspire notablement de l’«Appel à la désobéissance». Le mouvement autrichien inspire et il met l’Église face à des choix décisifs qu’elle devra faire.

 

Le vendredi 25 Novembre, 5500 personnes avaient signé leur manifeste. Parmi les signataires se trouvent sont des prêtres et des laïcs, ainsi que des célébrités comme Roger Dillemans, le président émérite de l'Université catholique de Louvain, et Paul Breyne, membre du Comité de direction de la S.D.R. de Flandre-Occidentale (1,2 millions d’habitants) depuis 1997, et deux anciens présidents du Conseil pastoral interdiocésain. Ce nombre montre que l’ouverture à des réformes nécessaires est partagée par beaucoup de monde en Flandres.

 

Tous sont convaincus d'être en mesure de recueillir "un large soutien" dans les diocèses du pays."Nous sommes convaincus, écrivent-ils, que si en tant que croyants, nous parlons, les évêques écouteront et seront prêt à promouvoir le dialogue sur des réformes nécessaires et urgentes". En Belgique, comme en Autriche, le mouvement peut s’étendre par les vexations qu’à fait subir Rome aux prêtres et laïcs favorable au Concile Vatican II en imposant des évêques qui n’étaient pas adaptés à ces paroisses.

 

En Irlande, plus d'un prêtre sur dix ont rejoint l'Association des prêtres catholiques (ACP), un groupe de prêtres irlandais qui appellent à des «changements radicaux» dans l'Église, mais sans un appel à la rébellion ouverte. Cette association avait pointé prudemment une convergence d’intérêt avec le mouvement autrichien. Sans avoir un écho aussi large, le mouvement a gagné la France, où une vingtaine de prêtres du diocèse de Rouen ont rejoint l'appel des prêtres Autrichiens.

 

Le mouvement commence à s’étendre face au refus des réformes nécessaires par la hiérarchie qui s’aveugle avec le passé et une nouvelle évangélisation qui n’avait pourtant pas marché à l’époque de Jean-Paul II. Comme le dit une de mes amies l’écoute est nécessaire et ne se fait pas dans un seul sens.

 

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Publié le 1 Décembre 2011

Face aux objections de nombreux évêques et alors que se multiplient dans les voix invitant à assouplir les règles sur la réception de la communion eucharistique refusée aux divorcés remariés, L’Osservatore Romano confirme, point par point, son bien-fondé. Le bien fondé d’un rejet de la communion n’est en rien chrétien.

 

Le journal «L’Osservatore Romano» a publié dans son édition du 30 novembre une partie d’un texte peu connu du cardinal Ratzinger préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi à propos de «quelques objections concernant la réception de la communion eucharistique de la part des fidèles divorcés remariés». Un texte opportun alors que se multiplient les voix invitant à assouplir les règles de l’Eglise en la matière… Le quotidien du Vatican a d’ailleurs justifié la publication de ce texte «du fait de son actualité et de l’étendue de ses perspectives».

 

Dans une note de 1998, le futur Benoît XVI rappelait notamment de façon très claire : «si le mariage précédent de fidèles divorcés et remariés est valide, leur nouvelle union ne peut être considérée en aucune circonstance comme conforme au droit et donc, pour des motifs intrinsèques, la réception des sacrements n’est pas possible. La conscience de chacun est liée, sans exception, par cette norme».

 

Pourtant en 1972, celui qui était alors professeur, Joseph Ratzinger avait formulé une proposition visant à permettre aux divorcés remariés de revenir à la communion. Celle-ci serait autorisée, avait-il soutenu, aussi longtemps que le premier mariage était rompu de façon irréparable, que le second mariage avait été «remplis dans un esprit de foi» et que la pénitence avait été exécuté. Donner à de tels couples la communion, «ne semble pas moins juste et est pleinement en conformité avec la tradition de l'Eglise». Bel oubli depuis de sa part.

 

D’ailleurs en 1973, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi avait confirmé que dans l'Église les catholiques divorcés et remariés pouvaient recevoir la communion d’une certaine façon, et un an plus tard avait clarifié les deux conditions qui seraient nécessaires pour cela. La première était que le couple qui était dans un second mariage devait chercher à vivre selon les principes moraux chrétiens, et dans un deuxième temps il pouvait reçoivent la Communion, où bien le couple était inconnu, cela ne créait donc pas de scandale. Pour beaucoup, cela semblait être un feu vert pour un retour aux sacrements pour les divorcés remariés en mesure de répondre à ces critères.

 

Étant donné que le Pape Jean Paul II, dans son Exhortation apostolique de1981, Familiaris consortio, avait écarté l’admission des couples divorcés remariés à la Communion, la position du cardinal Ratzinger avait changé. Le Pape Jean-Paul II avait dit que ceux qui sont en seconde union ne peuvent pas revenir à la communion sauf s'ils s'abstenaient d’«actes réservés aux époux» -et devait donc vivre comme frère et sœur. Qui y croit ? Personne. Jean Paul II n’était nullement prophète à ce sujet là.

 

L’Église a une nouvelle fois démontré son retard sur les sujets moraux, de toute façon les fidèles ne l’écoutent plus sur cela, tant elle a montré peu d’amour envers ceux qui dévient de sa vision de la société.

 

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Publié le 30 Novembre 2011

Dans l’article de quotidien genevois Le Temps du 30 novembre 2011, les catholiques intégristes rejettent le Préambule doctrinal du Vatican, car la Fraternité Saint-Pie-X exige des modifications dans le document soumis par le Vatican en septembre dernier

 

Après deux ans de négociations avec le Vatican, les intégristes schismatiques de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) ont rejeté le Préambule doctrinal que Rome leur a soumis à la mi-septembre. Un prélude à l’échec définitif des discussions doctrinales? C’est fort possible : durant le processus, les intégristes n’ont jamais manifesté la plus petite ouverture sur les positions du Concile Vatican II concernant la liberté religieuse, l’œcuménisme et le dialogue interreligieux, des points pourtant fondamentaux du Concile, auxquels le Vatican ne saurait renoncer sans renier cinquante ans d’histoire de l’Eglise. Bien au contraire, chaque fois qu’ils en ont eu l’occasion, les intégristes ont condamné ces positions.

 

Le Père Congar n'avait t-il pas écrit un certain soir : «Toute l'œuvre du Concile aboutit à une puissante revitalisation de l'Église catholique et de son dynamisme.» D’ailleurs le pape Jean-Paul II présentant, au seuil du troisième millénaire, Vatican II comme «une boussole toujours fiable» (Tertio millenio adveniente). Si les Intégristes ne veulent pas de cette boussole, où vont-ils ? Pas dans le bon sens à mon avis.

 

Mgr Bernard Fellay, supérieur de la Fraternité, laisse toutefois croire qu’une discussion est encore possible. Dans un entretien qu’il a donné au site internet www.dici.org, l’organe de communication de la FSSPX, il explique qu’il a l’intention de faire une contre-proposition au Vatican. «Le Préambule doctrinal qui nous a été remis est un document qui, comme l’indique la note qui l’accompagne, peut recevoir des éclaircissements et des modifications, dit Mgr Fellay. Ce n’est pas un texte définitif. Nous adresserons sous peu une réponse à ce document en indiquant avec franchise les positions doctrinales qu’il nous paraît indispensable de tenir.» Mgr Fellay souligne qu’une marge est prévue pour une «légitime discussion» sur certains points du Concile Vatican II. Discussion, ne veut pas dire remettre en cause Vatican II comme le font à chaque négociation les lefebvristes.

 

«La seule doctrine ne varietur, c’est bien évidemment le Credo, la profession de foi catholique, poursuit l’évêque. Le Concile Vatican II s’est voulu pastoral; il n’a pas défini de dogme. Il n’a pas ajouté aux articles de foi : «Je crois en la liberté religieuse, en l’œcuménisme, en la collégialité…» Le Credo ne serait-il plus suffisant aujourd’hui pour être reconnu comme catholique ?»


Le concile Vatican II n’aurait pas définie de dogme ? Pourtant il a des constitutions dogmatiques : le cœur du concile Vatican II qui est la constitution dogmatique Lumen Gentium, qui a toute sa place, toute son importance. De celle-là découlèrent (ou sur elles s'arc-bouteront) les trois autres «Constitutions» dont deux «dogmatiques» : Sacrosanctum concilium et Dei Verbum.

 

Le texte du Préambule est resté secret jusqu’à maintenant. Le Vatican craint-il la réaction de ses ouailles ? Le Préambule fait-il des concessions importantes aux intégristes ? C’est ce que laisse entendre Mgr Fellay : «Ce texte risque fort de susciter l’opposition des progressistes qui n’admettent pas la simple idée d’une discussion sur le Concile, parce qu’ils considèrent que ce concile pastoral est indiscutable ou non négociable.» Quel jeu de dupe, je ne crains pas ceux qui crient plus fort que les autres alors que leur jeu est mauvais.

 

La contre-proposition de Mgr Fellay pourrait être envoyée au Vatican avant Noël. Á quoi cela peut bien servir, car en refusant d’accepter le Préambule les lefebvristes ont montré que toute discussion avec eux est dès le départ compromise.

 

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Publié le 26 Novembre 2011

La crise actuelle est d’abord une crise du sens et des valeurs avant d’être économique et sociale. Benoît XVI l’a réaffirmé ce vendredi 25 novembre 2011 au matin, dans un discours à l’Assemblée plénière du Conseil pontifical pour les laïcs, réunie du 24 au 26 novembre à Rome. Une crise du sens et des valeurs des élites, pas de ceux qui crèvent dans la misère.

 

Alors qu’une mentalité diffuse semble soit disant déterminée à écarter Dieu, le Pape invite, au contraire, à recommencer par Dieu, pour redonner aux hommes leur dimension totale et leur pleine dignité. Cette mentalité, qui renonce à toute référence à la transcendance, a-t-il dit, s’est révélée incapable de comprendre et de protéger l’homme. Alors vouloir le progrès sans le vouloir comme l’Église serait mal, c’est assez conservateur comme mentalité. C’est cette mentalité qui serait à l’origine de la crise économique et sociale actuelle. Les hommes qui prétendent exister uniquement d’une manière positiviste, dans ce qui peut être calculé et mesuré, finissent par être étouffés.

 

Malheureusement pour le pape, je tiens à lui rappeler que Dieu ne mettra pas la nourriture sur le plat des pauvres. Ce n’est pas l’oubli de Dieu qui a provoqué cette crise, mais l’appétit de richesse d’une minorité que notre chère Église essayait de convertir abandonnant les pauvres à leur misère.

 

Mais, dans son discours, Benoît XVI a voulu aussi interpeller directement les chrétiens sur la solidité de leur foi, qui n’est jamais acquise une fois pour toutes; une question négligée alors qu’on s’efforce de rendre plus incisive leur présence dans le domaine social, économique et politique. Pour le Pape, les chrétiens doivent revenir de façon plus déterminée à la centralité de Dieu. Les chrétiens - a-t-il relevé - ne vivent pas sur une autre planète, à l’abri des maladies du monde, ils en partagent les troubles, la confusion, les difficultés. Dieu n’est pas toujours la référence centrale de leurs choix, de leurs opinions, de leurs positionnements et de leurs actions. Il serait donc urgent de proposer à nouveau la question de Dieu au sein même du tissu ecclésial. Et les laïcs catholiques devront témoigner de manière transparente de l'actualité de la question de Dieu dans tous les champs de la pensée et de l'action.

 

Les laïcs n’ont pas à témoigner de leur foi dans ce monde, c’est leurs actes qui seront un signe fort come nous l’a fait savoir le Christ. Et s’occuper des pauvres en est l’acte le plus fort, plutôt que de les criminaliser comme dans notre société actuelle, ce qui est tout à fait méprisable. J’ai entendu beaucoup de pratiquants ne pas témoigner de leur amour du prochain, mais d’une foi rigide et peu ouverte envers les déshérités de la vie.

 

Evoquant les JMJ qui se sont tenues au mois d’août à Madrid, Benoît XVI a relevé que cette multitude immense de jeunes, enthousiaste et fraternelle, avait illuminé la vieille Europe et le monde entier et prouvé l’actualité de la recherche de Dieu. Non, cela a juste prouvé que des courants minoritaires vivaient une véritable papolatrie déconnectée des faits de société. Les prochaines JMJ auront lieu en 2013 à Rio de Janeiro. Le Pape a également évoqué le Congrès pour les laïcs asiatiques qui s’était tenu à Séoul en 2010. Il a relevé que les chrétiens d’Asie n’étaient qu’une petite minorité, parfois en proie à une véritable persécution. Le prosélitysme agressif des protestants évangéliques en est responsable et les catholiques en ont en grande partie payé le prix fort, ce qui est dommage.

 

Mais la question de Dieu n’a jamais été abandonnée, mais il ne faut pas la mettre là où elle ne doit pas être. Il ne faut pas des tromper de combat, car il faut concrètement accorder son appui à l'Action catholique et aux institutions comme la JOC, plutôt que de se centrer sur les communautés nouvelles, car les premières parleront d’un langage plus porteur en temps de crise. C'est pour moi l'oubli de la pauvreté qui est la question des questions.

 

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Publié le 25 Novembre 2011

Le professeur émérite de théologie pastorale de l’Université de Fribourg, Leo Karrer, critique l’interdiction de prédication imposée aux laïcs par l’évêque de Coire, Mgr Vitus Huonder. Pour lui, une telle décision ne peut laisser indifférent. Il estime qu’il faut tenir compte de la situation pastorale.

 

Il faut dire que pour les prêtres, cela représente une véritable surcharge. Si un assistant pastoral, qui connaît le lieu et la paroisse, peut dire une parole, c'est aussi enrichissant pour la communauté.

 

Mgr Huonder et ses partisans se sont référés aux règlements de l’Eglise universelle, affirme le théologien dans sa déclaration à l’agence Apic.

 

Il faut dire que le droit canon réserve la de prédication aux prêtres et aux diacres, les laïcs peuvent tout au plus donner un témoignage, encadré par les remarques du prêtre célébrant. Pourtant dans les premiers siècles de l’Église, c’était tout le peuple qui était sacerdotal (1 Pierre 2,9). Quel bel oubli de notre hiérarchie.

 

Selon lui, de telles procédures ne sont pas inoffensives. Elles sont plutôt symptomatiques de la tension interne à l’Eglise. Ce qui est tout à fait vrai.

 

La prédication assumée par des laïcs est une pratique éprouvée en Europe depuis des décennies. Les conséquences de la décision d’interdire cette pratique aurait, selon Leo Karrer, des conséquences imprévisibles. Les conséquences vont être visibles comme en Autriche, en Allemagne et en France : la désobéissance.

 

Pour ce dernier, on devrait laisser davantage de place à la discussion au sein de l’Eglise. Ce faisant la diversité de la base aurait une plus grande chance d’être entendue au niveau institutionnel.

 

Si les laïcs ne peuvent pas prêcher, cela n’a rien à voir avec le droit canon, c’est une vision datée de l’Église qui s’impose et qui se rendra compte tôt ou tard que les ritournelles passéistes n’intéressent pas les croyants et la société.

 

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Publié le 23 Novembre 2011

Le Conseil des Conférences Épiscopales d’Europe (CCEE) célèbre cette année son 40ème anniversaire. A cette occasion, un grand colloque sur l’Europe et la Nouvelle Évangélisation était organisé ce mardi à Rome. Une rencontre organisée avec le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation.

 

La session a été inaugurée par le cardinal Bertone, secrétaire d’état du St Siège. «Dans l’Europe d’aujourd’hui, il est de plus en plus difficile de distinguer la vérité des erreurs et des mensonges» a-t-il souligné en plaidant pour une saine laïcité. Et le Cardinal Bertone fustigeait par ailleurs un "laïcisme intolérant" en "conflit ouvert avec les valeurs chrétiennes traditionnelles", qui utilise "l'arme" de la "non discrimination" pour les étouffer. Il se trompe car la laïcité refuse de voir les religions être manipulées à des fins politiques comme le font en ce moment des petits groupes de catholiques contre des pièces de théâtre et dont la foi est suspecte.

 

"Cette dictature du relativisme tend à exclure la dimension communautaire et publique de la foi et la présence de symboles religieux" et elle est en outre "en conflit ouvert avec les valeurs chrétiennes traditionnelles", a-t-il estimé. Non, la République laïque place sur un pied d’égalité toutes les religions et les athées sans aucune hiérarchie. La République a pour fondement la philosophie des Lumières, les principes issus de la Révolution française de 1789, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, l’unité nationale, l’égalité entre hommes et femmes devant la loi et l’Etat, quelles que soient leurs origines, leurs cultures, leurs croyances. En cela la laïcité est le meilleur des régimes.

 

Le secrétaire d'Etat du Vatican a rappelé l'importance du "mariage entre un homme et une femme" et "la défense de la vie depuis la conception jusqu'à la mort naturelle". En gros, le Vatican vise directement les régimes qui ne prennent les décisions qui leur plaisent. Et ici il ne respecte pas la laïcité.

 

Selon le cardinal Bertone, la précarité causée par la crise économique accentue au même moment les demandes des Européens sur "la dignité et la vocation spirituelle de la personne humaine". Non, la crise amène surtout les Européens à demander une maison, à manger et un travail et ce n’est pas la religion qui va leur donner un salaire.

 

Dans ce contexte, a-t-il estimé, la "Nouvelle évangélisation" que l'Eglise cherche à promouvoir "n'est pas seulement un dispositif d'urgence" mais "un moyen pour recueillir les nouveaux germes qui poussent sur une forêt ancienne". Quel belle pirouette pour ne pas dire que c’est réellement un dispositif d’urgence.

 

La Nouvelle Évangélisation n’est en rien cette recette miracle qu’attendent nos chers pontes du Vatican, car c’est de réformes dont l’Église à besoin et non de flatter des groupes minoritaires au sein d’elle.

 

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Publié le 21 Novembre 2011

Les évêques allemands ont rejeté les revendications concernant l’accès des femmes au diaconat, ravivant les tensions entre évêques et laïcs en Allemagne. Le Père Hans Langendörfer, secrétaire de la Conférence des évêques catholiques allemands à Bonn a réfuté les arguments du Comité central des catholiques allemands (ZdK), qui a adopté une résolution dans ce sens vendredi 18 novembre, lors de son assemblée générale d’automne à Bonn. Pourtant rien ne s’oppose au diaconat féminin, la fameuse tradition dont l’Église se sert pour interdire le sacerdoce aux femmes en établie clairement l’existence.


Le Père Langendörfer a profondément regretté la décision du ZdK, la plus puissante organisation de laïcs en Allemagne. Il a qualifié cette revendication de "fardeau important" pour le dialogue au sein de l’Eglise. Il reconnaît que Mgr Robert Zollitsch, archevêque de Fribourg-en-Brisgau et président de la Conférence épiscopale allemande, a encouragé le dialogue et dit qu’il ne devait pas y avoir d’interdictions de réfléchir dans le processus de dialogue. Mais pour le Père Langendörfer, la résolution du ZdK fait monter la pression, et nuit ainsi au processus de dialogue entre les évêques et le ZdK.


Samedi 19 novembre, le président du ZdK Alois Glück a réfuté cette critique. "C’est notre devoir de faire entendre de telles demandes", a-t-il rétorqué lors de l’assemblée plénière du ZdK à Bonn. Il déplore que la Conférence épiscopale allemande, avec ses critiques, se mette ainsi en retrait des propres positions qu’elle avait adoptées il y a bien longtemps. En effet, a-t-il souligné, cela fait déjà 30 ans que les évêques allemands avaient incité à entreprendre un examen théologique de la question du diaconat féminin. Alois Glück estime qu’il est important de continuer à réfléchir à cette question. Il n’a pas tort, cette question est moins sensible que la prêtrise des femmes et donnerait à celles-ci de vraies responsabilités au sein de l’Église.


Vendredi dernier, après des débats intenses, le ZdK a voté une résolution exigeant l’accès des femmes au diaconat. Les délégués ont en outre appelé les fidèles catholiques à rejoindre le réseau "diaconat de la femme". Les délégués ont rappelé que la diaconie dans l’Eglise est exercée de multiples manières par les femmes, raison pour laquelle les femmes diacres sont indispensables. Une réflexion sensée qui fut un temps partagée par bon nombre d’évêques.


Le Comité central des catholiques allemands relève la nécessité d’un changement de "mentalités et de structures" au sein de l’Eglise. Concernant l’accès des femmes au sacerdoce, le ZdK veut poursuivre les discussions sur la question des ministères et garder ouvert le débat théologique sur cette question. Les positions défendues par le Comité central ont été adoptées par 129 délégués contre 16 et 7 abstentions.


Le ZdK constate encore que la proportion des femmes dans les organes de décision dans les diocèses – là où l’ordination sacerdotale n’est pas requise – est généralement encore beaucoup trop faible, et que l’habitude reste de placer à ces postes des prêtres exclusivement. Une telle pratique doit être changée, estime le ZdK, et dans ce cas, les femmes devraient avoir les mêmes chances que les hommes, notamment dans le secteur de la gestion financière des diocèses ou dans le domaine de la recherche théologique et de l’enseignement de la théologie. L’Église doit profondément revoir en son sein l’égalité homme – femme qui n’est pas du tout respectée.


Ces revendications sont largement soutenues par les laïcs allemands. La communauté des femmes catholiques d’Allemagne (KFD) avait déjà demandé en juillet dernier l’introduction du diaconat pour les femmes. Ce qui était une excellente idée.


A l’inverse de la prêtrise, le diaconat féminin pourrait "être rapidement accepté", avait déclaré Anna Maria Mette, vice-présidente de la KFD, lors de la journée des femmes du diocèse de Münster sur le thème "Vraiment femmes". Elle demandait elle aussi que les femmes aient davantage accès aux fonctions dirigeantes dans l’Eglise et puissent contribuer à la formation des prêtres.


L’Église allemande doit revoir sa copie, elle pourtant qui était vue comme moderne et sachant faire les bon choix, nous offre ici une vision dépassée de la femme au sein de l’Église.


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Publié le 20 Novembre 2011

Le pape Benoît XVI a appelé dimanche les Africains à œuvrer à la "réconciliation" au cours d'une messe géante à Cotonou, au dernier jour de son voyage au Bénin, terre de vaudou et de foi catholique où il a remis une feuille de route à l'Eglise africaine.

 

Plus de 50 000 personnes s'étaient rassemblées au "stade de l'amitié" de la capitale économique, placé sous bonne garde, pour cette célébration géante de deux heures qui a démarré vers 09H30 locales. Des milliers de personnes ont suivi la célébration à l'extérieur, sur des écrans géants.

 

A son arrivée en papamobile, le pontife a fait un tour de piste sous les vivats et a été acclamé quand il a pris dans ses bras un très jeune enfant.

 

Peu avant, à chaque apparition du soleil entre les nuages, la foule applaudissait, lançant des "Jésus !", "Merci Seigneur". Souvent vêtus de pagnes à l'effigie de Benoît XVI ou aux motifs de l'Eglise béninoise, les fidèles brandissaient de petits drapeaux du Bénin et du Vatican.

 

Dans son homélie, il a invité les Africains à ne pas idolâtrer le pouvoir et l'argent. Il a prôné la générosité envers "ceux qui sont mis de côté" et s'est adressé à "toutes les personnes qui souffrent, aux malades, à ceux qui sont touchés par le sida et par d'autres maladies, à tous les oubliés de la société". Benoit XVI ici montre le vrai rôle de l’Église, celui d’être aux côté des pauvres, des humiliés et des affligés.

 

Lors de la prière de l'Angélus, il a confié une mission aux croyants d'Afrique : "alors que tant de familles sont séparées, exilées, endeuillées par des conflits sans fin, soyez les artisans de la réconciliation et de l'espérance". La réconciliation, la paix et la justice en Afrique, continent secoué par des conflits à caractère politique, ethnique ou encore religieux, étaient les thèmes du synode africain de 2009 qui s'était tenu au Vatican. Rien ne vient des sommets, tout vient du bas, c’est au peuple de se lever pour apporter la paix et l’avenir, car ce n’est pas les chefs d’État et les chefs religieux qui changent le monde, mais les petits, vecteurs de la vraie fraternité.

 

Le pape avait signé samedi à Ouidah (40 km à l'ouest de Cotonou), cœur du vaudou et haut lieu du catholicisme béninois, l'"exhortation apostolique" issue de cette réunion, une feuille de route pour l'Eglise catholique africaine pour les prochaines décennies. Dans ce texte de 135 pages, il demande aux catholiques de se positionner fermement sur la réconciliation, la défense de la famille et la bonne gouvernance. Il appelle aussi à l'abolition de la peine de mort et dénonce les mauvais traitements à l'encontre des femmes et des enfants. Un bel appel aux droits de l’homme, dont la déclaration malheureusement n’a jamais été signée par le Vatican. Un oubli qu’il faudra réparé.

 

Il aborde aussi la question du sida qui touche particulièrement l'Afrique où vivent 70% des quelque 34 millions de séropositifs dans le monde: "le problème du sida exige certes une réponse médicale et pharmaceutique. Celle-ci est cependant insuffisante car le problème est plus profond. Il est avant tout éthique". Le sida est une question complexe qui ne doit pas être seulement vu sous l’angle religieux, mais également sous l’angle sanitaire.

 

Le pape, âgé de 84 ans, a remis dimanche cette "exhortation" à 35 présidents de conférences épiscopales nationales et sept de conférences régionales, chargés ensuite de les présenter à leurs évêques et leurs prêtres.

 

La messe, qui a à plusieurs reprises donné la parole aux principales langues locales du Bénin (fongbé, mina, bariba), s'est achevée au son de la chorale de plusieurs de dizaines de personnes, dans une ambiance de fête.

 

Dans un discours samedi au palais présidentiel, Benoît XVI - avait dénoncé la corruption, mis en garde contre la "revanche", "parfois violente", des peuples et appelé les responsables africains à ne pas priver leurs populations de "l'espérance". Face à des dictateurs l’amour n’est pas une arme, car eux n’en font preuve d’aucun pour garder le pouvoir, l’exemple de Khadafi en est une bel leçon.

 

Sur le tarmac de l’aéroport "Bernardin Gantin" de Cotonou, devant les autorités civiles du pays qu’il aura visité pendant 48 heures, le pape a redit son affection envers le continent africain, riche d’"authentiques valeurs". L’avion du pape a ensuite décollé peu avant 16h45  en direction de l’Italie.

 

Un voyage où Benoît XVI a été prudent mais dont le message est porteur pour le continent africain, ce qui ne change en rien les attentes de nombreux fidèles qui attendent un message plus porteur.

 

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Publié le 20 Novembre 2011

Catholiques intégristes et défenseurs de la liberté d'expression, séparés par un imposant dispositif policier, se sont mesurés à distance samedi à Toulouse, les uns pour désigner le spectacle «Golgota Picnic» à la vindicte publique, les autres pour faire barrage à ce qu'ils considèrent comme de l'obscurantisme.

 

Un cordon d'environ 200 CRS, gendarmes mobiles et policiers, s'est déployé autour du rassemblement des intégristes, soumis à des provocations de petits groupes de jeunes, et les forces de l'ordre sont intervenues ponctuellement pour éviter que les choses ne dégénèrent.

 

Car le glacis mis en place par les autorités entre les fondamentalistes et les contre-manifestants n'a pas empêché ces jeunes de scander des slogans provocateurs comme «Néron, reviens, y a encore des chrétiens» ou «deux planches, trois clous, voilà la solution» auprès des catholiques en prière sur la place Saint-Cyprien. C’est bête de répondre ainsi, car tous les catholiques ne ressemblent pas aux traditionalistes et aux intégristes et sont même ouverts. Et tous les catholiques devraient manifester contre Civitas indigne de parler en notre nom.

 

«En réparation des offenses faites à Notre Seigneur Jésus-Christ», environ 750 personnes, d'après la police, 2.000 selon les organisateurs, chantaient et priaient à genoux parmi les lumignons, derrière une croix et une banderole «la France est chrétienne et doit le rester». La France est laïque, la religion est du domaine du privé.

 

Opposant un front impassible aux invectives, cette foule d'adultes, d'enfants et de prêtres surmontée de drapeaux frappés du sacré-cœur s'est dispersée sans heurts et sans avoir approché le Théâtre Garonne, à plusieurs centaines de mètres de là. Ce ne sont que quelques dévots qui ne représentent en rien les catholiques français.

 

C'est là que se joue la pièce loufoque et désespérée de l'Argentin Rodrigo Garcia jusqu'à dimanche, avant d'aller au Théâtre du Rond-Point à Paris en décembre. Depuis son arrivée en France mercredi et même avant, «Golgota Picnic», avec la lecture provocante qu'il donne des Evangiles, sa scène de crucifixion trash, sa peinture du Christ et son épilogue musical interprété par un pianiste nu sur scène, concentre l'indignation exprimée depuis plusieurs semaines par les intégristes catholiques devant des spectacles qu'ils jugent blasphématoires.

 

En attendant, on ne saurait trop conseiller de lire Golgota picnic. Inspiré par la peur de Dieu que l'auteur espagnol d'origine argentine (né en 1964) a connue quand il était enfant, c'est une charge, oui, mais pas au sens où l'entend Civitas, qui voit du blasphème là où il y a de l'imprécation, à la Thomas Bernhard, et une mélancolie profonde, à la Michel Houellebecq, face à la désespérance que peut inspirer notre monde. Intégrisme compris.

 

«Les catholiques de France sont de plus en plus nombreux à être exaspérés par cette christianophobie ambiante», a dit à l'AFP Alain Escada, secrétaire général de l'Institut Civitas, porte-étendard de la contestation. Non, les catholiques ne rejoignent pas le combat de cette minorité d’intégristes doublés d’extrémistes.

 

«Que l'on traite le Christ de putain de diable, qu'on le rende responsable du terrorisme, que l'on se moque de la crucifixion d'une façon aussi sordide, quasiment pornographique, c'est le comble de l'ignominie», a ajouté le responsable de cette organisation qui se défend de toute proximité avec l'extrême droite. Alain Escada est un activiste belge du courant national-catholique conservateur et Civitas milite pour "l'instauration de la royauté sociale du Christ sur les nations et les peuples". Donc un retour à l’Ancien Régime.


Comme elles l'avaient fait mercredi, des formations de gauche et d'extrême gauche ont formé une sorte de cordon sanitaire auprès du théâtre, contre une censure moyenâgeuse. Environ 400 défenseurs de la liberté d'expression se sont ainsi rassemblés, selon la police et les organisateurs.

 

«Des groupes se sentent de plus en plus autorisés à essayer d'imposer leur loi. Nous sommes là pour leur dire qu'en France, il n'y a qu'une loi: c'est la loi de la République», a expliqué Pascal Nakache, président de la Ligue des droits de l'homme de Toulouse. Cet homme à tout à fait raison, ce n’est pas une vision démodé de la religion qui doit mettre en cause tout les bienfaits de la République.

 

Avant «Golgota Picnic», c'est une autre pièce, «Sur le concept du visage du fils de Dieu» de l'Italien Romeo Castellucci qui s'est attiré les protestations d'une frange intransigeante des catholiques. Ce qui est pour moi incompréhensible, car la pièce n’est en rien antichrétienne.

 

Plusieurs dizaines d'entre eux ont chaque soir depuis mercredi mis en scène des chemins de croix, chanté des cantiques et récité des prières à genoux auprès du Théâtre Garonne. Le spectacle, qui affiche complet tous les soirs, n'a pas été perturbé jusqu'alors. Qu’ils continuent grâce à eux, les spectacles qu’ils détestent font salle comble.

 

Après Toulouse, Civitas prévoit des rassemblements quotidiens devant le Théâtre du Rond-Point, avec le dimanche 11 décembre la "manifestation la plus importante" de cette mobilisation. Qu’ils manifestent pour qu’on voit que leurs slogans sont vides et sans aucune valeurs chrétiennes.

 

Le Problème, c’est que personne parmi tous ces indignés n'a vu la pièce. Comment dans ces conditions la condamner. C'est alors un discours fermé sur lui-même, avec des attaques toutes faites. Ce spectacle n'a pas de dimension blasphématoire.

 

Si ces catholiques au lieu de s’opposer à des pièces de théâtre, se souciaient de leurs frères dans l’adversité en cette période de crise, comme nous l’a proposé la lecture de ce dimanche, alors ils ne donneraient pas une image négative de notre Église.

 

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