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Publié le 14 Septembre 2011

"Les JMJ ont donné une image autoritaire et patriarcale de l'Eglise, et ont incité à une exaltation du pape virant à la papolâtrie dans l'une des plus fortes expressions qui soient du fondamentalisme". C'est ce que l'on peut lire (en espagnol) dans les conclusions du 31e Congrès de théologie, réunissant à Madrid plus de 700 théologiens contestataires se basant sur l’ouverture de Vatican II et réunis dans l'association Jean-XXIII. Ce que dit ce Congrès n’est pas faux, car ce que j’ai retenu de ces JMJ sont la papolâtrie des jeunes attendant le pape sous la chaleur ou sous la pluie, ce qui était risible.

 

Les théologiens disent à raison que les catholiques sont généralement canalisés «par le mouvement néoconservateur» et «les actions intolérantes de la hiérarchie» sont destinées à «minimiser ou même nier les aspects fondamentaux de Vatican II». Ce courant rejette certains domaines de la modernité, au nom, précisément, de la Tradition. Les JMJ pour eux donneraient cette vision d’un intégrisme catholique.

 

Le congrès, qui s'est achevé le dimanche 11 septembre, a déploré l'avancée des fondamentalismes dans toutes les religions et proposé comme remède "le renoncement à toute possession d'une vérité absolue, le respect du pluralisme, le dialogue interculturel et interreligieux pour la paix et la justice, la solidarité avec les exclus, la défense de l'environnement et l'égalité des droits entre les hommes et les femmes." Des solutions que l’Église devrait actuellement prendre en compte.

 

Et le Congrès se termina en soulignant que les religions ont elles-mêmes des ressorts de droit pour s'adresser à la peste intégriste : «La dignité des personnes, le tissu communautaire, l'acceptation d'autrui, le pardon, la miséricorde, une option des pauvres et des marginalisés et l'hospitalité.» En gros, le salut des religions vient de la paix et de la règle d’or qu’on retrouve dans toutes les religions : «Toutes les choses donc que vous voulez que les hommes vous fassent, faites-les-leur, vous aussi, de même(…)» (Matthieu 7,12).

 

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Publié le 14 Septembre 2011

Les traditionalistes de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X tirent à boulet rouge sur la décision du pape Benoît XVI de fêter le 25èmeanniversaire de la rencontre d’Assise, le 27 octobre prochain. Cela ne nous étonne guère.


L’abbé Régis de Cacqueray, supérieur du District de France, dénonce le «renouvellement du scandale d’Assise». Il déclare le faire «avec l’approbation de Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X». ce qui n’est guère étonnant. Il qualifie la rencontre d’Assise de «foire des religions qui offense gravement le premier commandement, selon lequel «Tu adoreras le Seigneur ton Dieu et tu ne rendras de culte qu’à Lui seul». Quelle vue basse. Cette rencontre est l'occasion d'une redécouverte radicale de l'unité de l'humanité, et la réaffirmation de la présence mystérieuse de l'Esprit-Saint dans le cœur de tout homme comme l’affirme le cardinal Roger Etchegaray. Benoit XVI n’a t-il pas dit en 2002 quand il était le cardinal Joseph Ratzinger qu’«il ne s'agissait d'affirmer une égalité des religions, qui n'existe pas. Assise a été plutôt l'expression d'un chemin, d'une recherche, du pèlerinage pour la paix qui ne l'est que si elle est unie à la justice».

«Tandis que le pape se prépare à l’un des actes les plus graves de son pontificat, nous clamons vigoureusement et publiquement notre indignation», affirme-t-il. L’un des actes le plus grave de son pontificat a été de faire revenir la Fraternité Saint Pie X et non cette merveilleuse initiative et beaucoup de fidèles ont fait part publiquement de leur indignation.


Sur «La Porte Latine», site internet officiel du District de France de la Fraternité Saint Pie X, l’abbé Régis de Cacqueray souligne que «l’on n’assistera pas à l’appel à la conversion à la foi catholique, mais à la réunion des représentants de toutes les fausses religions, appelés par le pape en personne, à une journée de réflexion où tous sont invités à prier pour la paix». Il n’y comprend rien, car les membres des religions les plus diverses ou de la non-croyance se réunissent pour entamer un dialogue en profondeur, sans confondre leur identité particulière, mais rassemblés par un désir de paix enraciné dans chacune des traditions respectives. Un geste plutôt honorable.


Il voit dans le pape présidant la réunion d’Assise «non le chef de l’Eglise catholique, mais le chef d’une ’Eglise’ de l’ONU, le primus inter pares d’une religion de toutes les religions». Cela est purement faux, la rencontre d'Assise, est un événement où des représentants de toutes les religions du monde prient côte-à-côte pour la paix. Benoit XVI a d’ailleurs précisé que l’affirmation de sa foi (la vérité) est un préalable à tout dialogue avec l’autre, qui est nécessaire pour atteindre l'objectif de la rencontre : la paix.


Pour sa part, le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, avait tenu à préciser le 6 juillet dernier, dans les colonnes de «L’Osservatore Romano», que cette journée du 27 octobre ne devait pas être interprétée «comme un acte syncrétique». Il soulignait que «chaque religion serait invitée à adresser à Dieu la prière qui correspond à sa croyance spécifique». Une bonne mise au point.


Cette sortie de l'abbé de Caqueray intervient à la veille de la réception au Vatican de Mgr Fellay, successeur de Mgr Lefebvre, pour un point peut-être décisif sur les discussions entre Rome et la Fraternité. De toute façon, il n’y avait aucune chance que les négociations avec les lefebvristes réussissent un jour tant ils n’ont fait aucun effort pour cela.


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Publié le 13 Septembre 2011

L’évêque d’Innsbruck va lancer une enquête suite aux révélations de la télévision autrichienne ORF concernant des célébrations eucharistiques "privées" qui ont lieu dans son diocèse en l’absence d’un prêtre ordonné validement.

 

Mgr Manfred Scheuer, évêque d'Innsbruck, veut d'abord établir les faits, au cours d'une enquête préalable, et en examiner les conséquences juridiques, peut-on lire sur le site internet de l'évêché autrichien. Cet évêque n’a pas tort de vouloir faire une enquête pour voir si cette affaire va porter préjudice à l’image de l’Église, afin de trouver une solution annexe pour contenter les parties concernées.

 

Pour l'évêque tyrolien, l'eucharistie est une fête de l'unité et de la communauté de l'Eglise. Du moment qu'une eucharistie est célébrée contre les prescriptions liturgiques et légales de l'Eglise, c'est une contradiction en soi, souligne-t-il. Vu le manque de manque de prêtres, est-on en droit de punir des personnes voulant faire une célébration eucharistique ? Non, je ne crois pas.

 

Etant donné qu'un acte contre la foi en ce qui concerne l'eucharistie appartient aux délits les plus graves, les "graviora delicta", la décision à ce propos est réservée à la Congrégation vaticane pour la doctrine de la foi. Parmi ces "graviora delicta contre la sainteté du très vénérable sacrifice et sacrement de l'Eucharistie", il y a justement "le fait d'attenter, sans être prêtre, une célébration liturgique du Sacrifice eucharistique, ou de la simuler". Le droit canon et les évangiles se contredisent sur ce point. Jésus a dit de faire cela en mémoire de lui, sans mettre en avant les prêtres, puisqu’ils n’existaient pas à l’époque. Les laïcs pouvaient le faire puisque les Actes des Apôtres le précise (2, 46-47).

 

Si l'enquête préalable établit qu'un tel délit existe, écrit Mgr Manfred Scheuer, "en tant qu'ordinaire, je dois l'annoncer immédiatement à la Congrégation pour la doctrine de la foi". Depuis plusieurs années, un groupe de catholiques engagé(e)s organise de façon privée des célébrations de l'eucharistie. Parmi les personnalités qui participent à ces célébrations, on note la présence de Martha Heizer, co-fondatrice de la plateforme "Nous sommes Eglise". Derrière cela, commence à poindre une idée, celle de punir les groupes contestataires pour des raisons ridicules.

 

Selon la presse autrichienne, la théologienne sait qu'elle doit compter avec des sanctions de la part de l'Eglise. Au pire avec une excommunication, admet-elle, "car d'après le droit canonique, il est interdit à des personnes qui n'ont pas été ordonnées prêtres de présider la cérémonie de l'eucharistie". Elle participe avec une poignée d'autres personnes à ce type de cérémonie qui ont lieu à huis clos, trois à quatre fois par an.

 

Pour quelques célébrations par an, cela ne vaut pas une telle condamnation, mais une meilleure compréhension des besoins des fidèles. On attendait tout de même mieux que cela.

 

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Publié le 13 Septembre 2011

L'évêque d'Innsbruck Manfred Scheuer s'est prononcé pour la communion des fidèles remariés, vendredi au cours d'une conférence de presse, donnant en partie raison à un groupe de prêtres autrichiens qui demandent des réformes. Ce qui est une bonne chose.

 

Mgr Scheuer a estimé qu'«un changement était nécessaire» concernant la règle selon laquelle les catholiques remariés ne peuvent pas communier. Il a cependant souligné qu'il ne s'agissait pas de généraliser la communion des fidèles remariés, mais de prendre en compte l'histoire de chacun. «J'espère que l'Eglise avancera sur cette question dans les prochaines années», a-t-il ajouté plus tard dans un communiqué. Nous l'espérons tous.

 

Mgr Scheuer a également déclaré qu'il fallait se pencher sur la question de permettre aux pratiquants non ordonnés de prononcer des sermons. Une idée qui permettra aux laïcs d’enfin avoir une participation plus visible à l’Église et plus celle de sulbalterne.

 

Ces deux points sont abordés par un groupe de prêtres autrichiens avides de réformes, dont les demandes suscitent le débat en Autriche et qui bénéficient d'un large soutien au sein de la population. Mgr Scheuer reste cependant opposé à leurs autres revendications, comme la remise en cause du célibat des prêtres, la possibilité d'un remariage religieux ou encore l'ordination des femmes. Il est normal qu’il soit contre, car ceux qui voudraient de telles réformes chez les évêques sont on le sait tous poussés à la démission ou renvoyés. Les cas sont nombreux.

 

Environ 330 prêtres, selon leur site internet, soutiennent activement «l'Initiative des prêtres», créée en 2006 et dont l'écho médiatique s'est amplifié depuis l'été. La petite république alpine, où le catholicisme est la religion dominante, compte près de 4 000 ecclésiastiques. Espérons qu’ils arrivent à leur fin pour le salut de l’Église.

 

Une prise de position qui illustre le désarroi d'une partie de l'épiscopat autrichien, soucieux de faire un pas en direction des prêtres rebelles pour éviter un schisme que certains médias et observateurs autrichiens jugent d'ores et déjà inéluctable. Un vrai geste empêchera cela, et pas quelques promesses bien senties trop longtemps administrées pour ne pas avoir à faire de vraies réformes.

 

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Publié le 6 Septembre 2011

L’archevêque de Fribourg-en-Brisgau, Mgr Robert Zollitsch, a empoigné un sujet ecclésial brûlant quelques jours avant la visite du pape en Allemagne. Son intervention en faveur des divorcés remariés a suscité des réactions d’approbation, mais a aussi fait souffler un fort vent contraire.

 

Dans une interview diffusée dans le journal "Zeit", le président de la Conférence épiscopale allemande espère que l'Eglise progresse encore de son vivant dans un domaine très controversé depuis plusieurs décennies : la relation avec les divorcés remariés.

 

Selon l'archevêque, âgé de 73 ans, l'Eglise se trouve devant la question de sa position face aux personnes dont le parcours de vie est marqué par des événements malheureux. "C'est une question de miséricorde, et nous allons prochainement en parler intensivement", a affirmé l'archevêque de Freiburg.

 

Le Synode des évêques de 1980 en France  souhaitait «qu’une recherche nouvelle et encore plus approfondie, et tenant compte aussi de la pratique des Églises orientales, soit engagée en vue d’une miséricorde pastorale encore plus profonde» (proposition 14, n.6). Cette recommandation semble d’autant plus importante que l’argumentation de Familiaris consortio n°84 n’est pas pleinement convaincante et invite un grand nombre de chrétiens, engagés de fait dans des secondes noces, à une «complète continence», solution dont la pertinence pastorale est loin d’être démontrée. Les Églises orthodoxes semblent admettre une cause légitime de divorce, puisque les époux divorcés peuvent se remarier après une pénitence adéquate pour le conjoint fautif de l'adultère.

 

Le nonce apostolique en Allemagne, le Suisse Jean-Claude Perisset, voit les choses différemment. "La position de l'Eglise est claire et il ne faut pas miser sur un changement", a-t-il affirmé le 2 septembre à l'agence KNA. Il a toutefois précisé que la non participation à la communion ne signifie nullement une exclusion de l'Eglise. Mgr Périsset rappelle qu'il existe dans certains cas la possibilité de demander une nullité de mariage.

 

Le cardinal Joachim Meisner, archevêque de Cologne, ne rejoint pas non plus la position de son confrère Zollitsch. Il a réaffirmé que l'Eglise ne peut pas remettre en question l'indissolubilité du mariage. Pourtant dans l'Évangile selon Matthieu, Jésus semble admettre une cause légitime de divorce ou de répudiation : l'adultère. Ce qui est une raison valable pour divorcer.

 

Beaucoup de gens pensent que le divorce est interdit par l'Église. Ce n'est pas le divorce qui est interdit, mais le remariage à l'église. En effet le divorce civil n'annule pas le mariage religieux. Dans certains cas, le divorce est le moindre mal, mais il ne permet pas le remariage religieux. Les divorcés peuvent donc communier s'ils ne sont pas remariés et s'ils ne vivent pas en concubinage. Mais cette solution ne prend pas en compte les sentiments amoureux et le droit à une nouvelle vie de couple.

 

Les propos de l'archevêque de Freiburg sont soutenus par le juriste canoniste émérite de Münster Klaus Lüdicke. Il a souligné qu'en Allemagne, la norme était de ne pas refuser la communion aux fidèles qui étaient remariés. Et l'Eglise devrait officiellement l'accepter.

 

Le théologien moraliste Eberhard Schockenhoff, de Freiburg, a souligné à "domradio" que Mgr Zollitsch n'avait pas remis en question l'indissolubilité du mariage. Il voulait seulement trouver un chemin de miséricorde dans le rapport avec les personnes dont le mariage était raté. L'eucharistie n'est pas qu'une reconnaissance pour un comportement exemplaire, mais elle a également une force réparatrice, a-t-il affirmé. Ici, ce théologien vise juste et montre que la communion concerne tout le monde et que personne n’y est rejeté même ceux qu’on qualifie soi disant de pécheurs.

 

Beaucoup de chrétiens, et pas seulement des divorcés remariés, considèrent comme une injustice de traiter avec tant de rigueur les divorcés remariés, alors qu’on laisse s’approcher de l’eucharistie des dictateurs notoires, des racistes sans complexe, des profiteurs et exploiteurs sans scrupule. Ce qui est juste.

 

Plusieurs évêques ont beau tenté d'avancer de nouvelles pratiques pastorales, Rome résiste. Dans l'exhortation apostolique sur l'Eucharistie en 2007, Benoît XVI soulignait que les divorcés remariés n'ont pas accès à l'Eucharistie "parce que leur état et leur condition de vie contredisent objectivement l’union d’amour entre le Christ et l’Eglise, signifié et mis en œuvre dans l’Eucharistie." Pourtant en lisant Paul (1 Co 11,22), rien n’exclu les divorcés remariés de l’eucharistie, car pour lui les seuls qui ne peuvent communier sont ceux qui refusent de partager, ceux qui ignorent les pauvres, ceux qui méprisent les autres, ceux qui condamnent et qui excluent les petits, les mal-aimés, les blessés de la vie; ceux-là sont indignes de communier et de célébrer l’Eucharistie.

 

Il est grand temps que l’Église arrête de traiter les divorcés remariés de cette façon, est-ce un crime que de vouloir refaire sa vie. Non, le plus grand crime est de rejeter son prochain et de ne pas lui permettre de faire partie réellement de l’Église.

 

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Publié le 4 Septembre 2011

C'est l'ancien bras droit de Mgr Schönborn de 1995 à 1999 et qui a dirigé en Autriche l'organisation Caritas, le cardinal-archevêque de Vienne, le père Helmut Schüller, qui est à l'origine d'une pétition qui fait du bruit en Autriche. Sa campagne, dit-il, vise à forcer la hiérarchie catholique à accepter officiellement des changements déjà entrés dans les faits. Il affirme en effet que de nombreux prêtres ne respectent déjà plus les règles établies, souvent sans se cacher de leurs évêques.

 

Signée par plus de 300 prêtres, cette pétition demande la fin du célibat des prêtres, l'accession des femmes à la prêtrise, l'intercommunion avec les protestants et la possibilité de communier pour les divorcés remariés. Et afin de faire face au recul des vocations, ils proposent de permettre aux pratiquants non ordonnés, hommes ou femmes, de prononcer des sermons et de diriger des paroisses. "Nous allons à l'avenir, lors de chaque célébration, intercéder en vue d'une réforme de l'Eglise. Nous prenons au sérieux la parole biblique : Demandez et vous recevrez. Ce qui compte devant Dieu, c'est la liberté de parole", écrivent-ils dans le premier article de leur manifeste. L’Objectif est d’inciter Rome à "mener une réforme de l'Eglise, nécessaire depuis longtemps", expliquent-ils dans leur manifeste publié sur Internet, qui a déjà été signé par 369 prêtres en Autriche. Cette réforme est inévitable, car la situation actuelle de l’Église est problématique.

 

Le primat d'Autriche a aussitôt répliqué fermement par la négative aux pétitionnaires. Il avait immédiatement brandi la menace de sanctions si ces "réformateurs" ne renonçaient pas dans les semaines à venir à leurs projets. "Cela ne peut pas continuer", a-t-il dit au quotidien viennois Der Standard, comparant les prêtres contestataires à des joueurs de football qui entreraient sur le terrain en refusant les règles du jeu. "Si quelqu'un décide d'entrer en dissidence, cela a évidemment des conséquences." Mgr Schönborn avait pourtant lui-même demandé l'ouverture d'un débat sur le célibat ecclésiastique avant de se rétracter en 2010.

 

Cet appel à des réformes, en contradiction avec le dogme catholique, n'a pas fini de provoquer des remous au sein de l'institution. Pour le théologien Paul Zulehner, il faut que l'Eglise catholique agisse vite si elle veut éviter un schisme. Le très écouté abbé de Schlägl, Martin Felhofer, a en effet déclaré que le schisme ne pourrait plus être évité par le seul cardinal Schönborn, "mais en écoutant tous ceux qui sont partie prenante et en discutant ensemble". Une situation qui risque de perturber la visite du pape Benoît XVI en Allemagne, prévue fin septembre. Mais, il faudra que le primat d’Autiche lâche du lest pour que la situation redevienne normale.

 

Les contestataires bénéficient déjà du soutien populaire. D'après un sondage diffusé cette semaine par l'institut Ökonsult, 76 % des personnes interrogées soutiennent le père Schüller, actuellement curé de paroisse à Vienne et aumônier universitaire. Des chiffres qui détonnent au sein d'un pays pourtant très catholique. Ce qui commence à inquiéter les responsables de l'Eglise catholique autrichienne. C’est une vraie bouffée d’air frais dans une Église qui n’écoute plus ses fidèles.

 

Malgré l’avertissement donné par Mgr Schönborn, les prêtres frondeurs sont bien décidés à continuer leur mouvement, le père Helmut Schüller en tête. Espérons que ce mouvement réussisse pour le salut de notre Église.

 

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Publié le 30 Août 2011

L'Eglise catholique et la Fédération luthérienne mondiale préparent une déclaration commune pour 2017 sur la réforme, puisque cette année marque le 500e anniversaire des 95 thèses de Martin Luther. Le Cardinal Kurt Koch, président du conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, a révélé cette information lors d’une interview à l'agence catholique allemande KNA.

 

Le document devrait interpréter le cas de la réforme, à la lumière de 2 000 ans d'histoire chrétienne, et de 1517, dont est venu la division des catholiques et des protestants. Selon le cardinal, la commémoration commune de la réforme pourrait être l'occasion d'arriver à une admission de culpabilité commune par les deux parties, dans le sillage d'une demande de pardon par le pape Jean Paul II en 2000, en raison du rôle que l'Église catholique a joué dans la «division de l'Eglise.» C’est aussi durant son pontificat qu’en 1998 les Églises luthériennes signent avec le Vatican ensemble un texte, la Déclaration commune sur la justification par la foi, sur une conception commune de la «justification par la foi». Ils parviennent ainsi à un accord sur l'un des points principaux de divergences issus de la réforme de Luther.

 

L’ancien évêque de Bâle voit un double aspect dans la Réforme dont le 500e anniversaire sera célébré en 2017. Sur le plan positif, une impulsion importante a été donnée pour un retour à la Parole de Dieu et à la place centrale de l’Écriture Sainte dans la vie de l’Église. De l’autre côté, la division de l’Église qui n’était pas l’intention de Luther. Le réformateur voulait le renouvellement de toute l’Église. Il ne voulait pas une nouvelle Église. La création de nouvelles Églises ne peut pas être vue comme une "réussite" de la Réforme. Mais, les catholiques et les protestants en sont largement responsables par leur refus du dialogue et la violence qui conduisirent aux guerres de religions au XVIe siècle.

 

«En l'absence de prise de conscience commune», le cardinal a dit, que «sans aucune purification commune de la  mémoire, et sans un aveu de culpabilité des deux parties, il ne peut y avoir, à mon avis, tout type de commémoration sincère de la réforme.» Le Cardinal souligne également que le pape Benoît XVI a personnellement demandé que le dialogue œcuménique ait un rôle plus central au cours de sa prochaine visite en Allemagne en septembre.

 

Une bonne nouvelle montrant que l’œcuménisme peut être réel quand on y met un peu de sien. L’Église peut ici montrer un autre visage bien plus noble quand elle sait parler à ses frères dans la foi.

 

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Publié le 28 Août 2011

Les réactions sur les blogs ne sont pas faites attendre depuis le début de la semaine, quand le Père John Lankeit, recteur de la cathédrale Saints Simon et Jude du diocèse catholique de Phoenix, a décrété qu’il ne voulait plus de filles servant à l’autel. Dans la capitale de l’Etat américain de l’Arizona, les opinions sur la question sont très partagées.

 

Pour se justifier, le Père John Lankeit explique que 80 à 95% des prêtres ont été servants de messe, bien qu'il ne connaisse pas le pourcentage de tous les servants de messe qui ont choisi le sacerdoce. Le recteur de la cathédrale a pris cette décision seul, l'évêque du lieu, Mgr Thomas J. Olmsted lui en ayant laissé la compétence, précise-t-il. Il semble que la cathédrale Saints Simon et Jude soit la seule paroisse du diocèse à interdire aux filles de devenir servantes de messe. Cette séparation est généralement justifiée par les évêques concernés comme un moyen de susciter les vocations sacerdotales, réservées aux garçons. Sans filles à l’autel, les garçons seraient moins distraits… Les filles, elles, doivent comprendre d’emblée qu’elles ont des tâches «féminines» à effectuer au sein de l’Église. C’e n’est pas vraiment une attitude très chrétienne que d’exclure les femmes de l’autel. L'église devrait être plus accueillante à l'égard des femmes ... Ce sont elles qui transmettent les préceptes éducatifs à leurs enfants, qui animent et assurent l'entretien des églises.

 

Le Père Lankeit déclare avoir pris cette décision pour promouvoir les vocations sacerdotales pour les garçons et les vocations religieuses pour les filles. Si sa décision a provoqué un choc pour certains catholiques locaux, explique-t-il, c'est qu'ils sont – peut-être sans le savoir – "davantage influencés par la société que par la doctrine de l'Eglise". Le vieux poncif que voici. Il faut rappeler que l’objectif visé par les groupes de servants d’autel a globalement évolué : bien plus que de «recruter» de futurs prêtres, il s’agit de faire participer et d’éveiller à une dimension liturgique les jeunes. Filles incluses.

 

Le recteur de la cathédrale propose aux servantes de messe renvoyées d'offrir leurs services comme sacristines. Il estime que sa décision est une manière d'honorer la dignité donnée par Dieu tant aux hommes qu'aux femmes. Elles prépareront notamment tous les objets liturgiques nécessaires pour la messe. Les femmes ne feront donc qu’une tâche subalterne. Cette vision de la femme me déplait et n’a plus rien à faire dans l’Église. Les femmes ont luttées pour l’égalité des droits dans les années 1960 et elles ont prouvées depuis longtemps qu’elles sont les égales de l’homme.

 

Et d'affirmer sur le site du diocèse www.simonjude.net que dans les diocèses et les paroisses où l'on fait "clairement la distinction et la complémentarité entre les hommes et les femmes, vous voyez croître les vocations", tant chez les hommes que chez les femmes. Citant des exemples dans le diocèse Lincoln (Etat du Nebraska) et dans une paroisse d'Ann Arbor, dans le Michigan, le Père Lankeit affirme que cette séparation a porté des fruits. A t-il des statistiques à avancer avant de donner des avis à l’emporte pièce ? Je peux dire que non.

 

Enfin, il faut rappeler que le service de l’autel, qui est une fonction de l’acolyte institué et qui peut être députée temporairement à d’autres ministres laïcs, n’est pas une suppléance du prêtre, n’est pas un degré dans le clergé et n’est pas en soi une préparation au ministère presbytéral. Ce ministère a au contraire été créé en 1972 pour favoriser la participation plus active et plus consciente du Peuple de Dieu dans la liturgie et pour distinguer plus clairement les ministères ordonnés et les ministères des laïcs. Donc rien, n’empêche les femmes de servir à l’autel, à part pour certains prêtres et évêques qui ont une vision dépassée des femmes datant des années 1950.

 

Pourtant le Vatican a donné son feu vert à l’engagement de filles (qui d’habitude ne servent pas la messe lors des célébrations au Vatican) pour servir la messe lors de la visite du pape à Fribourg-en-Brisgau en Allemagne. Neuf servantes et huit servants de messe participeront ainsi à la prière avec les jeunes et à l’eucharistie finale, les 24 et 25 septembre. Ici le geste est beau et vient montrer que cette décision contestable.

 

Dire qu’un servant d’autel devient un futur prêtre est vraiment contestable, car certains sont pour la plupart jeunes et ne désire en rien mener une vie sacerdotale. Le renvoi des servantes d’autel est encore plus contestable, car elles sont une vision belle et constructive de la religion, ouverte sur le monde et montrant que l’Église sait donner des places aux femmes au sein de celle-ci. Désormais allont plus loin et acceptont de leur donner le lectorat et le diaconat et n’ayont pas peur de discuter de la prêtrise des femmes même si la hiérarchie la refuse.

 

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Publié le 25 Août 2011

Le supérieur de la Fraternité catholique intégriste Saint-Pie X, Mgr Bernard Fellay, se rendra le 14 septembre au Vatican pour rencontrer le cardinal William Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF). La tenue de cette rencontre a été confirmée le 23 août tel que le rapporte l'agence d'informations religieuses I-média. Il sera accompagné de ses deux assistants, les abbés Niklaus Pfluger et Alain-Marc Nely.

 

Mgr Bernard Fellay avait annoncé dès le mois de juin qu'il avait été invité à rencontrer le cardinal William Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), le poste qu'occupait auparavant Joseph Ratzinger avant d'être élu pape.

 

Cette rencontre aura pour but d'évaluer la portée des discussions à huis clos entamées en octobre 2009 au siège de la CDF. Ces discussions portent sur l'interprétation du concile Vatican II (1962-1965) mais aussi, entre autres, sur le concept de tradition, le Missel de Paul VI, sur l'unité de l'Eglise, l'oecuménisme ou le rapport entre le christianisme et les religions non chrétiennes, affirme I-média. Il est indéniable que les lefebvristes ne lâcheront rien sur ces sujets et j’en suis persuadé.

 

Benoît XVI s'est montré soucieux de mettre fin à ce schisme. Le Vatican a publié ainsi en mai une instruction visant à faciliter la célébration de la messe en latin d'avant Vatican II, chère aux lefebvristes, à la condition que l'autorité du pape ne soit pas contestée.

 

Vatican Insider rapporte que le Vatican devrait soumettre à Mgr Fellay des protocoles d’accord sur l’interprétation du concile Vatican II selon l’herméneutique de la continuité, un point sur lequel Benoît XVI a insisté dès le début de son pontificat. Le concile Vatican II est le seul concile qui est vraiment novateur avec celui de Jérusalem et ne semble pas épouser la continuité voulue par Benoit XVI.

 

Mais début juillet 2011, le Vatican avait dû réaffirmer l'illégitimité de nouveaux prêtres de la Fraternité, ordonnés sans l'accord de Rome. Le 18 juin, alors qu’il célébrait l’ordination de plusieurs nouveaux prêtres au séminaire de Winona (Etats-Unis), Mgr Fellay, avait tenu des propos très durs contre une Eglise "pleine d’hérésies". Il avait fustigé la béatification de Jean Paul II, et critiqué la rencontre interreligieuse d’Assise (Italie), organisée en octobre 2011, 25 ans après la première rencontre convoquée par Jean Paul II. Nous voyons bien ici qu’aucun accord n’est possible.

 

Dans le cas où les difficultés doctrinales seraient surmontées, Rome pourrait proposer à la fraternité sacerdotale Saint-Pie-X l’institution d’un ordinariat semblable à celui créé à l’intention des anglicans désirant rentrer en communion avec Rome. De cette manière, la fraternité dépendrait du Saint-Siège, et plus particulièrement de la commission Ecclesia Dei, et pourrait conserver ses caractéristiques propres sans devoir en répondre devant les évêques diocésains.

 

Si le Vatican leur donne cela, alors les lefebvristes auront une arme contre le concile Vatican II et beaucoup de fidèles pourront craindre la suite des événements. Car je peux dire que les lefebvristes demandent la tolérance qu’ils ne donnent pas aux autres. Espérons que la hiérarchie va se réveiller.

 

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Publié le 23 Août 2011

On avait invité mon frère et moi avant de partir en vacances au Portugal à venir aux JMJ, nous avons poliment refusé ne se sentant pas proches de ces manifestations dont le message et la démesure ne nous plaisaient guère, tout en sachant que nous serions contrôlé par la hiérarchie du fait que nous n’avions pas participer aux catéchèses qui avaient été imposées aux JMJistes avant de venir et de faire face aux traditionnalistes qui auraient rendu ce voyage imbuvable pour nous.

 

Sur les routes portugaises le 05 août 2011 et entre le 07 août et le 13 août 2011 au Portugal, les JMJ étaient continuellement annoncées jusqu’à énerver celui qui écoutait Radio Renascença, la radio catholique portugaise. Je me suis rendu compte que l’Église attendait trop des JMJ et qu’elle ne connait pas bien les préoccupations actuelles des jeunes.

 

En arrivant le 14 août 2011, à Fatima, j’ai vu ces jeunes JMJistes Portugais, Brésiliens, Américains, Asiatiques, Mozambicains et Cap Verdiens. Voir des jeunes sourirent tout le temps alors que le Portugal est actuellement dans une situation de crise telle qu’on ne peut l’imaginer qu’en y allant. Je peux vous dire qu’il n’y a pas de quoi sourire.

Oui, les progressistes vont aussi à Fatima, car c’est un endroit chaleureux où j’aime me ressourcer. J’aime beaucoup moins l’Église de la Santíssima Trindade qui est vraiment moche.

 

Le 15 août 2011, j’apprends que les JMJ ont fait participer beaucoup de paroisses espagnoles et on s’attend à l’arrivée de 1,5 millions de jeunes impatient de voir le pape. A l'heure où, de l'aveu même de l'Eglise, la foi est "fatiguée" et où le scandale des prêtres pédophiles conduit des milliers de croyants en Occident à rompre, le rassemblement de Madrid serait l'occasion de redonner du lustre à l'institution.

 

Le 16 août 2011, je vois que les JMJ ont un but celui de montrer que les jeunes ont leur place dans l’Église et que le pape est un bon guide. Il faut être sérieux, cette idée tient de l’illusion. La présence d’évêques au milieu de jeunes n’annonce rien de bon et sent un mouvement contrôlé par la hiérarchie. Et avant d’y participer les jeunes JMJistes ont subi une série de catéchèse pour bien les mettre sur le même plan que la hiérarchie. Des jeunes qui obéissent au lieu de poser les questions qui dérangent, cela ne donnera rien de bon. Les pèlerins ont dans leur sac à dos le "Youcat", catéchisme dans un langage moderne et compréhensible. Ils peuvent écouter des centaines de catéchèses, débattre, assister à des spectacles divers.

J’apprends que le pape a invité les jeunes athées à venir, ce qui est terriblement drôle. Ces mêmes jeunes qui défilent à la Puerta del Sol en demandant à vivre dans une Espagne laïque ?

 

En ce 17 août 2011, j’ai vu l’opposition de beaucoup d’associations laïques contre les JMJ, car le coût de 100 millions d’€uros est exorbitant pour un pays en crise et ils pensent peut être à raison qu’un partie des frais sera payée par les contribuables. Les organisateurs des JMJ minimisent ce constat en disant que rien ne sera payé par les contribuables. Cela me rappelle les JMJ de Cologne, où on ne devait rien payer aussi, et c’est l’Union Européenne qui les a financés. Et où l’UE trouve l’argent, dans nos impôts bien sûr. Une belle promesse de plus.

 

Une manifestation de protestation sera mobilisée contre Benoit XVI pour protester du coût que devront payer les contribuables espagnols. Ils se plaignent également à raison que lors de ses visites Benoit XVI a toujours essayé d’influencer la politique du pays. Un étudiant mexicain pro-Benoit XVI voulait faire du gaz pour s’en prendre à la manifestation. Heureusement, tous ceux qui soutiennent Benoit XVI ne sont pas comme lui, car ils ont du bon sens et acceptent la critique. En réponse la police se mobilise, ce qui est ridicule, car ce mouvement ne menace en rien Benoit XVI.

Durant la soirée, j’ai été ravi de voir entre 3 et 5000 manifestants contre l’arrivée de Benoit XVI pour montrer que l’Espagne est un État laïc. On voyait parmi eux des jeunes prêtres. Cela montre que les JMJ ne sont pas soutenues par tous les Espagnols. Des affrontements ont eu lieu avec la police, car des jeunes JMJistes criaient "Vive le pape" ou priaient au passage des manifestants protégés par la police, ce qui n’est pas très honorable, sans que les manifestants s’en prennent à eux. On compte 11 blessés parmi les manifestants et 8 ont été jetés en prison. Les manifestants ont réussi malgré tout à manifester pacifiquement et à montrer que toute l’Espagne n’attendait pas Benoit XVI.

 

Benoit XVI vient de descendre de son avion le 18 août 2011 accueilli par le roi et la reine d’Espagne. Á l’intérieur de l’avion, Benoit XVI avait dit aux journalistes présents que l’homme devait être au centre de l’économie et donner à l’économie des valeurs éthiques. L’économie n’aucune valeur, ce dont elle a besoin c’est de règles. Mais Benoit XVI a visé juste.

Son premier discours aux JMJistes a été de leur dire de ne pas refuser l’Église. La déception est grande, car quand on est sans emploi, on s’attend à des propositions plus ambitieuses. Benoit XVI a demandé aux jeunes de ne pas abandonner leur foi et les a appelé à ne pas avoir peur d'afficher leur foi au grand jour.

Durant, la soirée, 3 à 5000 jeunes du mouvement des «Indignés» continuent à manifester et à se faire matraquer par la police. Ils se plaignent de la mobilisation policière et je ne leur donne pas tort.

 

Le 19 août 2011, le pape a commencé une longue série de rencontres au palais de la Zarzuela avec le roi Juan Carlos et la reine Sofia, entourés de leurs enfants et petits-enfants. Ensuite, il s'est rendu au monastère de San Lorenzo à l'Escorial, à 50 kilomètres de Madrid. Benoit XVI a parlé à 1600 religieuses âgées de moins de 35 ans, voilées de blanc, de gris ou de noir et appartenant à de nombreuses congrégations, du relativisme et de la médiocrité qui «impose la nécessité de cette radicalité», leur a lancé le pape, les remerciant pour leur rôle dans l'éducation, la santé, l'engagement missionnaire, la paix, "leur engagement en faveur de la vie". Ne devait-il pas ne pas parler de politique ?

Dans la foulée, il rencontra des milliers d'universitaires catholiques de moins de 40 ans. Il leur demanda de résister à une conception utilitaire de la recherche, détachée de l'éthique. Il vise ici les lois sur la contraception, l’avortement et celle qu’on essaye de mettre en place pour l’euthanasie. Ces lois ont été votées et on ne pourra pas revenir en arrière.

Benoît XVI déjeuna à la nonciature avec douze jeunes - six garçons et six filles-- des cinq continents, une tradition à chaque JMJ, avant de recevoir la visite du premier ministre socialiste José Luis Rodriguez Zapatero. La journée s'acheva par le Chemin de croix, de la Place Colon jusqu'à Cibeles, un parcours de 700 mètres où ont été installées les 14 stations. Les jeunes pèlerins catholiques y ont été appelés à intervenir contre toutes les souffrances et injustices, y compris les crimes sexuels contre les enfants. Une bonne chose, car c’est dans ce sens qu’est le plus visible la foi chrétienne.

 

J’ai pu voir des JMJistes peu convaincu par les confessions en plein air et le côté un commercial des JMJ. D’autres ont bien vu le côté missionnaire se cachant derrière les JMJ, par la présence de nombreux ordre religieux. Certains viennent pour voir le pape, d’autres sont venus pour faire des rencontres et s’amuser avec leurs amis. On pense malgré tout que les Espagnols devront payer une partie des JMJ sur un coût de 50 millions d’€uros.

 

Le 20 août 2011, le pape avait commencé sa journée dans le parc du Retiro, où il a confessé quatre jeunes pèlerins. Il s'est ensuite adressé à 6 000 séminaristes à la cathédrale de La Almudena, leur demandant de "ne pas se laisser intimider par un environnement qui prétend exclure Dieu". Non, une société laïque n’exclut pas Dieu, il lui donne sa place dans le domaine religieux.

Dans la sacristie de la cathédrale, Benoît XVI avait été salué par le chef de l'opposition conservatrice espagnole, Mariano Rajoy, après avoir eu la veille un entretien avec le chef du gouvernement socialiste, Jose Luis Rodriguez Zapatero, alors que des élections sont prévues en novembre en Espagne. Il a ensuite visité un institut où se trouvaient de jeunes handicapés mentaux et physiques associés aux JMJ.

 

Le soir, un violent orage avait perturbé la veillée, arrachant la calotte blanche du pape, qui avait eu de sérieuses conséquences sur l'organisation. Sept pèlerins ont été légèrement blessés quand s'est écroulée l'une des 17 tentes où l'adoration du Saint-Sacrement était proposée aux jeunes. D'autres tentes où les hosties étaient entreposées ont été endommagées. Le pape n'avait pas semblé déstabilisé par le violent orage. Il était resté souriant, sous un grand parapluie blanc. J’avais trouvé ça drôle, mais sans plus, le pape a eu autant d’humour que moi et c’est bien de le voir sourire un peu. Heureusement les blessés vont bien.

 

Sur une aire d’autoroute, j’ai vu des JMJistes faire de l’autostop pour revenir chez eux à Nantes. Si Benoit XVI les avait convaincu, il serait peut être restés jusqu’au bout.

 

Finalement le 21 août 2011, Benoît XVI a célébré la messe de clôture devant plus de 1,5 million de fidèles pour clore les 26e Journées mondiales de la jeunesse, à Madrid, dans la matinée du 21 août. Le pape avait exhorté les jeunes à ne pas «suivre Jésus en solitaire» et à ne pas avoir peur d’annoncer la foi. Il nous annonça également que les prochain JMJ se passeront à Rio de Janeiro en 2013.

 

Je peux le dire, les JMJ ne m’ont pas convaincu tant cela ressemblait à un énorme spectacle organisé pour montrer la force de l’Église. Elles ne feront pas revenir les jeunes à l’Église, comme je l’avais vu pour les JMJ de Paris en 1997. Malheureusement pour ceux qui glosent sur ces manifestations de masse, ces 1,5 millions de jeunes ne sont pas tous les jeunes catholiques et ils se rendront compte que le résultat des JMJ ne sera pas aussi fameux qu’ils le pensent. Ce dont nous avons besoin c’est d’une Église humble et pauvre proche des pauvres et pas d’un immense spectacle plein de démesure.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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