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Publié le 14 Avril 2017

Nicolas Senèze, à Rome, nous montre ce vendredi 14 avril 2017 dans la-Croix.com que le pape s’est rendu, jeudi soir 13 avril, à la prison de Paliano, près de Rome, pour célébrer la messe du Jeudi saint qu’il voulait garder «essentiellement privée» et au cours de laquelle il a lavé les pieds de douze détenus dont trois femmes.

 

Dans sa courte homélie, prononcée sans note, le pape a pris soin d’expliquer le «retournement» de ce geste du lavement des pieds, «celui que faisaient les esclaves». «Aujourd’hui, dans la rue, quand je suis arrivé, il y avait des gens qui saluaient : “Venez, c’est le pape, le chef, le chef de l’Église…” Mais le chef de l’Église c’est Jésus, ne nous trompons pas, a-t-il raconté. Le pape est la figure de Jésus et je voudrais faire ce que lui a fait. (…) Celui qui est le plus grand doit faire le travail de l’esclave.»

 

Le pape François n’a pas voulu demander aux détenus de se laver les pieds les uns aux autres. «Ce serait une plaisanterie, a-t-il expliqué. Mais le symbole est là : je vous dis que si vous pouvez vous aider, vous rendre service, ici, en prison, au compagnon ou la compagne, faites-le.» Ce geste du lavement des pieds, a-t-il conclu, «n’est pas une cérémonie folklorique» mais, a-t-il expliqué, un geste pour se souvenir que «celui qui veut être important doit se faire le plus petit et le serviteur de tous».

 

Le matin, dans un entretien au quotidien La Repubblica, le pape avait plaidé pour les détenus. «Je le répète encore une fois, tous ont le droit de se tromper. Nous nous sommes tous trompés d’une manière ou d’une autre», soulignait-il, regrettant «le peu de confiance accordé à la réhabilitation, à la réinsertion dans la société». Le pape François doit continuer vendredi ce Triduum pascal, résolument tourné vers les plus petits, en présidant, dans l’après-midi, la célébration de la Passion en la basilique Saint-Pierre puis, le soir, le chemin de croix du Colisée.

 

Le pape s’est donc rendu dans le centre de détention de Paliano qui a un statut unique en Italie comme le montre Radio Vatican : il abrite des collaborateurs de justice (anciens mafieux qui ont accepté d’aider la justice italienne). Les différentes initiatives (travail, instruction, formation ou encore activités sportives et religieuses) permettent selon la directrice de l’établissement, Nadia Cersosimo, «d’abattre les préjugés et d’ouvrir la voie à la réinsertion». Son souhait est de décentraliser cette célébration, qui se tenait auparavant en la basilique Saint-Pierre. Un signe des plus révélateur pour l’insertion des prisonniers dans la société.

 

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Publié le 9 Avril 2017

I.Media dans son article du vendredi 7 avril 2017 «Le cardinal Walter Kasper reste partisan de l’ordination d'hommes mariés» nous montre que pour le 60e anniversaire de son ordination, le cardinal allemand a publié le 6 avril 2017 un entretien sur le site officiel des évêques allemands, Katholisch.de. À 84 ans, le président émérite du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens affirme que le pape François attend des propositions de la part des Conférences épiscopales sur la question de l’ordination des hommes mariés, dont le prélat est un fervent partisan.

 

Encore sur I.Media, l’article du vendredi 7 avril «Le Saint-Siège en bref : le pape François remercie les évêques maltais pour leur interprétation d’Amoris laetitia» nous montre que par une lettre du cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du synode des évêques, le pape François a remercié le 5 avril les évêques de Malte pour leurs directives sur l’exhortation apostolique Amoris laetitia (2016), a révélé le site américain National Catholic Register le 6 avril 2017. Les évêques maltais avaient publié début janvier leur interprétation concernant les personnes divorcées-remariées, les autorisant à communier au terme d’un discernement pastoral. Dans la presse maltaise, Mgr Charles Scicluna, archevêque de Malte, a également affirmé avoir eu une rencontre «cordiale» avec le cardinal Gerhard Ludwig Müller. Le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi avait rappelé à l’ordre en février les évêques qui sur-interprètent le magistère du pape.

 

I.Media nous fait savoir également dans son article du vendredi 7 avril «Le Saint-Siège en bref : deux organisations caritatives catholiques appellent à prier et à jeuner pour la Syrie» que deux organisations caritatives catholiques, la Caritas Italie et Pax Christi Italie, prévoient une journée de prière et de jeûne pour la Syrie le mercredi 12 avril 2017, rapporte L’Osservatore Romano du 7-8 avril. «Alors que les institutions internationales et les gouvernements poursuivent des négociations stériles et se renvoient les responsabilités», Caritas et Pax Christi condamnent le massacre commis à Idlib (Syrie), peut-on lire dans l’article du quotidien du Vatican. «Nous restons du côté des victimes non seulement pour les aider à survivre à la guerre, affirme la Caritas, mais aussi pour construire un futur durable de paix, basé sur la culture de la non-violence».

 

Malheureusement I.Media nous informe aussi dans son article du vendredi 7 avril «Le Saint-Siège réaffirme clairement son opposition au contrôle des naissances comme la solution à la surpopulation» que l’observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU, Mgr Bernardito Auza, a demandé l'abandon du contrôle des naissances comme solution à la surpopulation et à la pénurie de ressources, lors d’une session de travail des Nations unies, a-t-on appris par un communiqué de la mission du Saint-Siège le 5 avril 2017. Ce discours confirme les prises de position récentes du Saint-Siège et des évêques américains. S’opposer à la contraception, est pour Mgr Auza essentiel du fait que la croissance est pleinement compatible avec le partage de la richesse mais cela relève d’un grand optimiste. Les populations du Sud sont en constant développement démographique et doivent chercher une transition leur permettant d’avoir moins d’enfants plus éduqués et en meilleure santé. Élever des enfants est aussi un coût que tous les parents ne peuvent se permettre s’ils sont trop nombreux, d’où le travail des enfants ou le fait de choisir les enfants qui iront ou pas à l’école.

 

Aujourd’hui le pape François dans son homélie du dimanche des rameaux a dénoncé la souffrance dans le monde d'aujourd'hui, rappelant ceux qui «souffrent du travail d’esclaves, ils souffrent de drames familiaux, de maladies… Ils souffrent à cause des guerres et du terrorisme, à cause des intérêts qui font mouvoir les armes et qui les font frapper. Hommes et femmes trompés, violés dans leur dignité, rejetés». Un bon rappel puisque le pape met en avant que «Jésus est en eux, en chacun d’eux, et avec ce visage défiguré, avec cette voix cassée».

 

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Publié le 4 Avril 2017

Marie Malzac dan son article du mardi 04 avril 2013 pour la-Croix.com nous montre qu’arrivé récemment en Bosnie-Herzégovine, l’envoyé spécial du pape pour Medjugorje a encouragé les fidèles attachés à ce lieu, voyant dans le culte marial qui s’y déroule une «intervention» divine. Un mois plus tôt, l’évêque local avait redit sa ferme opposition au «phénomène Medjugorje».

 

Envoyé par le pape en février dernier pour dresser un état des lieux «exclusivement» pastoral de la situation à Medjugorje, Mgr Henryk Hoser, archevêque de Varsovie-Praga, est arrivé la semaine dernière en Bosnie-Herzégovine. Après une étape à Sarajevo, la capitale, et à Mostar, où réside l’évêque dont dépend le sanctuaire, Mgr Hoser a rejoint la petite ville mariale afin d’y rencontrer la communauté franciscaine en charge du lieu et les fidèles attachés à la dévotion qui y perdure depuis plus le début des apparitions présumées il y a trente-cinq ans.

 

Dans l’homélie prononcée samedi 1er avril, lors de la messe qu’il présidait dans l’église paroissiale Saint-Jacques, l’archevêque polonais a précisé sa conception du phénomène marial qui s’y déroule. Il a qualifié «ce culte, tellement intense ici et extrêmement important», de «nécessaire pour le monde entier». Il a également évoqué son expérience, en tant que missionnaire au Rwanda : au début des années 1980, des apparitions mariales ont «prédit» le génocide qui devait survenir une dizaine d’années plus tard. «Personne ne comprenait rien à ce message à l’époque», a-t-il souligné, ajoutant que cette mariophanie avait été reconnue par l’évêque du lieu vingt ans plus tard, en 2001.

 

«Marie s’est présentée comme la Mère du Verbe, dans une perspective de manque de paix», a-t-il dit. De la même manière, les apparitions de Medjugorje se rattachent selon lui à cette «troisième guerre mondiale en morceaux» dont parle souvent le pape François. «Prions pour la paix car les forces destructrices sont immenses, la course aux armements ne cesse de croître, les gens se déchirent, les familles se déchirent, les sociétés se déchirent», a poursuivi Mgr Hoser. «Il nous faut une intervention du ciel ! Et la présence de la Sainte Vierge est ce type d’intervention. C’est une initiative de Dieu. Et donc, j’aimerais vous encourager et vous réconforter en tant qu’envoyé spécial du pape.» Invitant les fidèles à propager «dans le monde entier la paix par la conversion du cœur», l’archevêque a affirmé que «le plus grand miracle de Medjugorje, ce sont les confessionnaux ici».

 

Deux jours plus tôt, à son arrivée à Medjugorje, Mgr Hoser avait rappelé aux fidèles présents sa mission sur place, celle de «proposer des directives» pastorales pour l’avenir du sanctuaire. «Le pape, avait-il assuré, est très intéressé au développement de la piété populaire autour de ce lieu». Par ailleurs, deux semaines avant son arrivée, dans une interview accordée au site spécialisé Aleteia, Mgr Hoser avait déjà assuré que l’enquête pastorale dont il est chargé ne remettrait pas en cause la dévotion mariale locale.

 

Autour de ce phénomène de masse – le lieu de pèlerinage accueille chaque année plus de deux millions de visiteurs –, les franciscains qui en ont la charge et les évêques successifs du lieu se déchirent depuis plusieurs années. Encore récemment, Mgr Ratko Perić, évêque de Mostar, a redit que la Vierge n’était «pas apparue à Medjugorje». Des déclarations qui n’ont pas été sans jeter le trouble parmi certains fidèles.

 

Ces divergences au niveau de la hiérarchie ecclésiastique s’inscrivent dans le cadre d’un conflit vieux de plusieurs décennies entre le diocèse et la province franciscaine d’Herzégovine, initialement autour de la répartition des paroisses, rendant extrêmement complexe le discernement autour du phénomène. Les déclarations des uns et des autres, parfois contradictoires, alimentant une certaine confusion autour de ce lieu. Pour l’heure, la déclaration officielle valable pour l’Église est celle des évêques de l’ex-Yougoslavie de 1991, selon laquelle, «sur la base des recherches effectuées, il n’est pas possible d’établir qu’il y a eu des apparitions ou des révélations surnaturelles». Les pèlerinages privés y sont toutefois autorisés.

 

Face aux controverses suscitées par apparitions mariales quotidiennes présumées, plusieurs enquêtes ont été menées. Le dernier rapport de la commission mise en place en 2010 par Benoît XVI et menée par le cardinal Camillo Ruini a été remis au pape François en 2014, mais ce dernier n’a fait aucune annonce depuis. La reconnaissance officielle d’apparitions mariales est normalement du ressort de l’évêque mais dans le cas d’une situation complexe comme celle de Medjugorje, ce sera à la Congrégation pour la doctrine de la foi de statuer.

 

Pouvait-on attendre autre chose de Mgr Henry Hoser, évêque conservateur de Varsovie-Praga, venant de la Pologne connue pour sa mariolâtrie, qui au lieu de faire une enquête pastorale sérieuse sur les apparitions mariales de Medjugorge qui ont enrichi considérablement ses voyants dont les propos ne sont même pas sûrs, souhaite avant que le culte marial continue au risque que les fidèles se trompent en suivant des soit disant apparitions. L’argent qu’amènent les pèlerins, est-il plus important que la vérité ? C’est peut-être le cas.

 

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Publié le 3 Avril 2017

Christopher Lamb dans son article pour The Tablet du lundi 3 avril 2017 nous montre un discours prononcé par le préfet de la liturgie du Saint-Siège a fustigé les changements liturgiques qui ont eu lieu après le concile Vatican II en louant des lignes directrices controversées sur les traductions de la messe que le pape François aurait appelé à revoir.

 

Le cardinal Robert Sarah, qui dirige la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, a fait valoir dans un message envoyé à l'occasion du 10e anniversaire de la publication du Motu proprio Summorum Pontificum du pape Benoît XVI que ceux qui promeuvent une «liturgie moderne» auraient causé une catastrophe, une dévastation et le schisme en essayant de réduire la messe en un «simple repas convivial». Le rassemblement des évêques 1962-1965 durant le concile Vatican II a cherché à renouveler le catholicisme par en le rebranchant à l'Église primitive tout en exhortant les catholiques à engager un dialogue avec le monde, et les dirigeants de l'Église qui se sont réunis à Rome à cette époque ont voté presque unanimement la réforme la liturgie.

 

Il veut réduire la messe à «une PRIÈRE, mais aussi et surtout à un MYSTÈRE où quelque chose est accompli pour nous, que nous ne pouvons pas bien comprendre, mais que nous devons accepter et recevoir dans la foi, l'amour, l'obéissance et en adorant le silence». En gros, des fidèles infantilisés ne comprenant pas ce qu’ils font. Il est aussi plein d'éloges pour Liturgiam Authenticam, le texte publié en 2001 par le Vatican misant sur la façon de traduire en latin les langues vernaculaires, mais cette initiative produit trop de traductions latines et des phrases sonores obscures qui font obstacle à la «pleine participation active» des personnes à la messe comme le souhaitait le concile Vatican II.

 

Comment s’étonner de cela, puisque le cardinal Sarah lors d’un rassemblement à Aachen marquant les dix ans où Benoît XVI a levé les restrictions sur la liturgie tridentine a que dit l'ancienne messe peut développer la version contemporaine à travers «la redécouverte des postures exprimant l'adoration du Saint-Sacrement : agenouillée, génuflexion, etc, et aussi plus souvenir caractérisée par le silence sacré». Cela donne idée de la réforme liturgique que nous prépare un cardinal qui n’a pas su passer son curseur en dehors des années 1950 et qui souhaite que les fidèles aient une place minime dans la liturgie. Le pape devrait se décider à choisir un nouveau personnel plus fiable pour faire des réformes.

 

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Publié le 24 Mars 2017

Inés San Martín dans son article du 23 mars 2017 dans cruxnow.com nous montre que lors d'un symposium sur les abus sexuels des prêtres à Rome dans l'Université pontificale grégorienne intitulé : «sauvegarde dans les maisons et les écoles : l'apprentissage de l'expérience dans le monde entier», le cardinal Sean O'Malley de Boston, président de la Commission pontificale pour la protection des mineurs au Vatican, dit qu'il n'y a «aucun doute» que le pape François est pleinement engagé dans cette cause, mais un expert Francis Sullivan a fait valoir que l'absence des victimes des abus sexuels des prêtres à l'événement suggère «que nous n'avons pas encore obtenu ce que nous voulions.»

 

Pour lui, cette absence inquiétante pourrait être considérée comme faisant partie d'un modèle de l'Église cherchant à noyant la voix des victimes. Sullivan dit également que l’Église doit comprendre profondément le degré de désenchantement, et même la rage frémissante, que la communauté catholique sent en raison du scandale des abus sexuels de prêtres et sur le fait qu'il est arrivé dans l'Église. Mais pour lui le fait que cela est arrivé dans l'Église catholique nous dit quelque chose au sujet de la corruption de l'Église catholique.

 

Pourtant le cardinal O'Malley dit qu'il est convaincu qu'il n'y aura pas de retour en arrière possible sur les efforts de l'Église. Il a aussi déclaré que tous les meilleurs programmes et pratiques seront sans effet si les victimes ne sont pas mises en premier. On aimerait y croire mais l’Église traîne des pieds pour donner satisfaction aux victimes. Il faudrait pour cela que l’Église mette fin au secret et au silence qui demeure sur les abus sexuels sur mineurs.

 

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Publié le 23 Mars 2017

LePoint.fr dan son article du jeudi 23 mars 2017 nous montre que le pape François a autorisé jeudi la canonisation de deux des trois bergers de Fatima, au Portugal, qui affirment avoir assisté à des apparitions de la Vierge en 1917, un miracle reconnu officiellement par l'Église catholique.

 

Le pape a ainsi autorisé un décret de la Congrégation pour la cause des saints "concernant le miracle attribué à l'intercession du bienheureux Francisco Marto, né le 11 juin 1908 et mort le 4 avril 1919, et de la bienheureuse Jacinta Marto, née le 11 mars 1910 et morte le 20 février 1920", indique un communiqué du Vatican.

 

Selon les médias italiens, il n'est pas exclu que le pape François puisse les canoniser au cours de son voyage à Fatima les 12 et 13 mai, même si aucune date n'a été officiellement annoncée. La canonisation équivaut à une reconnaissance officielle par l'Eglise qu'une personne est sainte et au paradis. Elle doit pour cela être créditée de deux miracles, l'un pour sa béatification, l'autre pour sa canonisation, signes tangibles de sa proximité avec Dieu.

 

Selon la tradition, la Vierge serait apparue à six reprises, de mai à octobre 1917, à Jacinta, 7 ans, Francisco, 9 ans, et leur cousine Lucia, 10 ans et leur aurait révélé un message divisé en trois "secrets" jugés prophétiques de l'Histoire du XXe siècle. Après la mort de Francisco et de Jacinta, Lucia dos Santos, devenue sœur Lucia, a confié les deux premiers secrets à un évêque en 1941 et ils ont été rendus publics par Pie XII en 1942.

 

Le premier "secret", où sœur Lucia évoque "une grande mer de feu avec des démons et des âmes" évoquerait la vision de l'enfer. Le deuxième annoncerait le début d'"une guerre encore pire que celle en cours". Sœur Lucia a transmis le 3e secret en 1944 à Pie XII avec la recommandation de ne le publier qu'après 1960. Mais aucun pape avant Jean Paul II, en 2000, n'avait voulu le révéler, ce qui avait provoqué de multiples spéculations sur sa teneur. Ce troisième secret contenait, selon le Vatican, une vision prophétique de l'attentat perpétré contre Jean Paul II en 1981 sur la place Saint-Pierre au Vatican.

 

Le pape François va un peu vite. Des sérieux doutes sur ces apparitions ont été rapportés dans les ouvrages de Thomas de Fonseca, No Rescaldo de Lourdes (1932) et surtout Fátima – Cartas ao Cardeal Cerejeira (1955), auquel on peut ajouter, Fátima Desmascarada (1971) de João Ilharco. Une «critique catholique de Fatima», entreprise par des prêtres existe aussi : comme le belge Édouard Dhanis, comme l’allemand Bernward Brenninkmeyer, l’américain Robert Graham, l’allemand Karl Rahner, le suisse Otto Karrer, l' espagnol Carlos María Staehlin, et curieusement tous les membres de la Compagnie de Jésus (au Portugal, la question catholique de Fatima a été faite, en plus du père Mário Oliveira, par les prêtres Oliveira Faria et Salvador Cabral, et le père Oliveira serait l'auteur de deux ouvrages importants, Perguntas sobre Fátima, 1975, Perguntas sobre Fátima. Há 12 anos sem resposta!, 1987).

 

Enfin le père Mário de Oliveira, connu comme le père Mário da Lixa, est l’auteur de Fátima nunca mais en 1999 et de Fátima, S.A en 2015, où il démontre que les apparitions de Fatima ont été utilisées pour discréditer la République arrivée au pouvoir en 1910 qui avait nationalisé ses biens et qui mettait les gens au-dessus des clercs. Durant le premier mois de l’apparition, la Dame que voyaient les bergers, Lúcia dos Santos, Jacinthe et Francisco Marto (respectivement 10, 7 et 8 ans), leur disait la nécessité de prier le chapelet. Depuis l’apparition de la République, les gens avaient cessé de prier car ils pouvaient améliorer leur sort sans attendre un miracle. D’où cette insistance sur le chapelet.

 

Les bergers de Fatima furent rapidement mis en cause par le prêtre local, c’est pour cela qu’ils furent dès le mois de mai 1917 pris en main et soutenus par le clergé d’Ourem. Jusque-là, la Dame résumait son message à des promesses de «mettre au ciel» les trois bergers, de les encourager à «prier le chapelet» avec des allusions vagues à la fin de la guerre (où des jeunes de la paroisse étaient). Aucun de secret n’est donné par la Dame qu'ils voient. Le 13 août, le gouverneur d’Ourem réagit en prenant les enfants à son domicile et non en prison, la Vierge qui devait apparaître tous les 13 du mois n’est pas venu, pas grave Lucie la fait venir le 19 en dehors de la Cova de Iria. Le 13 Septembre avec plus de 20 000 personnes, le déception est énorme, rien ne se passe et enfin le 13 octobre, devant 70 000 personnes le miracle du soleil ne fut rien d’autre que la variation naturelle de la lumière du Soleil avec la densité des nuages en mouvement.

 

Selon Mário Oliveira, les apparitions ont été inventées par le clergé d’Ourem pour la restauration du diocèse de Leiria. Le diocèse de Leiria créé en 1918 a promu le phénomène marial de Fatima. Nunes Formigão, le grand inventeur des apparitions de Fatima, les a fait ressembler aux «apparitions» de Lourdes en France, qu’il avait visité. Enfin, Les Mémoires de sœur Lucie et les secrets de Fatima ne viennent pas d’elle puisque que Lucie était cloîtré depuis mai 1921, se consacrant «à des tâches de prière et mineures pour qu’elle ne soit pas trop envahissante» avec l’interdiction de parler des apparitions. Elle ne pouvait rien écrire sans autorisation. Ces écrits furent mis en page par l'évêque de Leiria et ses assistants. Manipulé par l’Église durant cette période, Lucie ira jusqu’à écrire que «Salazar est la personne choisie par lui [Dieu] pour continuer à gouverner notre pays.» D’où la consécration de la Russie communiste au cœur de Marie, principal adversaire de Salazar. En 1941, elle souhaitera même que l’on interdise le carnaval pour le remplacer par des oraisons, des sacrifices et des prières publiques dans les rues. Niveau fanatisme, c’est du très haut niveau.

 

Les «apparitions» ont seulement servi à attirer les populations les plus défavorisées. Elles les ont amenés à penser à tort que la solution à leurs problèmes graves et douloureux seront résolus avec des pèlerinages à pied ou en voiture là-bas. Fatima est l'endroit idéal pour garder les gens déprimés, tristes, aliénés, humiliés, autoflagellés, génération après génération. Fatima est devenue surtout une source de revenus financiers dont les recettes sont inestimables (on peut atteindre vingt millions d'euros, seulement pour la moitié des frais consommés), et a rendu possible la construction d'une cathédrale pharaonique très moche de 70 millions d'euros, qui est ouverte depuis 2007.

 

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Publié le 17 Mars 2017

catholicculture.org et catholicnews.com ce vendredi 17 mars 2017 nous montre que Mgr Eamon Martin d'Armagh, primat de toute l'Irlande, a émis le message pour la Saint-Patrick et a appelé à la réflexion sur Saint Patrick en tant que réfugié et migrant sans papiers.

 

«Ce jour de la Saint Patrick, poussé par la situation de milliers de personnes déplacées dans le monde, mettons nous à penser à Patrick le «réfugié ignorant» (comme il se décrit une fois), l'esclave en exil, Patrick le migrant sans-papiers», écrit-il. «Comme les Irlandais, nous ne pouvons pas penser à Patrick sans reconnaître les énormes défis humanitaires et pastoraux face à un nombre croissant de personnes qui se trouvent déplacées et sans statut dans notre monde.»

 

«Je vous invite à prier pour les réfugiés et pour toutes les familles déplacées en ce moment et où que vous soyez, pour encourager l'hospitalité et l'accueil dont nous, Irlandais, sont célèbres dans le monde entier», a déclaré l'archevêque.

 

Et comme pour répondre à l’archevêque, irishcentral.com nous montre qu’un groupe représentant les immigrants sans papiers en Irlande a déployé une bannière sur Dame Street, dans le centre-ville de Dublin avec un message de soutien pour les sans-papiers aux États-Unis : «heureuse St Patrick aux sans papiers des États-Unis, des sans papiers en Irlande». Cette action coïncide avec un rassemblement devant la Banque d’Irlande en solidarité avec les sans papiers.

 

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Publié le 13 Mars 2017

Quatre ans de pontificat et des frondeurs pour le pape François

francetvinfo.fr nous montre qu’il y a quatre ans tout juste, le 13 mars 2013, le pape François était élu. Une date anniversaire pour ce pape qui sait se rendre populaire mais qui est aussi très contesté au sein de l’Église.

 

Le 13 mars 2013, Jorge Mario Bergoglio est devenu le pape François. Quatre ans de pontificat jour pour jour sans faire le consensus. Certains dans l'Église s'opposent à ses positions doctrinales. Mais c'est aussi sur la méthode que le pape François fait des mécontents. Ainsi, ces dernières semaines, des affiches très virulentes ont été collées dans les rues de Rome. Le pape François veut laisser toutes les voix s’exprimer mais commence à en faire les frais.

 

L’épisode récent des affiches anti-pape – rapidement enlevées- en dit long sur le climat qui règne à Rome. Il y a beaucoup de confusion et de grogne, constate Romilda Ferrauto. "Il y a une opposition qui s'affiche et qu'on a l'habitude de définir comme conservatrice, des personnes qui ne sont pas d'accord sur des points de doctrine", souligne la journaliste et rédactrice en chef de Radio Vatican. "Mais il y a aussi une opposition plus sournoise qui n'aime pas le style du pape François, sa manière de gouverner" ajoute-t-elle, avant de conclure : "Cette opposition, elle est beaucoup plus dangereuse à la limite, parce qu'elle est un peu partout." Romilda Ferrauto, observatrice de l'évolution du Vatican depuis 25 ans, constate aussi que les réformes voulues par le pape François ont du mal à passer. "Il y a des prêtres qui se sentent un petit peu désorientés par ce pontificat et qui râlent", nous dit-elle.

 

Que le pape François soit critiqué c'est bon signe, estiment de leur côté ses amis jésuites, les plus proches. Et pour le pape François, toutes les voix dans l'Église doivent s'exprimer. Le vaticaniste de longue date, Luigi Accattoli, souligne que l’Église, en Occident en particulier, a du mal à suivre."Tout le pontificat se joue sur cet enjeu : faire sortir l’Église d’elle-même. Pour l’instant, l’Église n’en a pas la force", analyse le vaticaniste. "On ne peut pas, aujourd’hui, savoir si le Pape François réussira à faire bouger l'Église ou s’il restera dans l’histoire comme un Pape sympathique mais qui n’a pas été obéi", conclue-t-il.

 

LeMonde.fr nous montre pourquoi ses réformes ne passent pas au sein des milieux conservateurs de l’Église dans l’article d’Aymeric Janier : «Le pape François à l’épreuve de la réforme vaticane». Pour le National Catholic Reporter, le pontife argentin n’a certes pas bouleversé le dogme catholique sur la contraception, le célibat des prêtres, l’ordination des femmes ou le mariage homosexuel, mais il a assurément contribué à faire bouger les lignes. À l’appui de son argumentaire, l’hebdomadaire américain cite quelques-uns des «mérites» de l’évêque de Rome : sa nouvelle méthode d’évangélisation, fondée sur la compassion et la miséricorde; sa façon de promouvoir la discussion et le débat – par le truchement des synodes – ou encore son inclination à préférer le discernement au cas par cas à la rigidité doctrinale systématique.

 

«Cette tentation de la réforme, loin de faire l’unanimité, exacerbe les passions. La frange la plus conservatrice de l’église, à l’extérieur mais aussi au sein même de la curie, l’accuse de dilution idéologique. En cause, sa politique de la main tendue aux réfugiés musulmans ou son engagement à agir contre le dérèglement climatique, entre autres» nous dit The Financial Times. En signalant, la semaine dernière, qu’il était ouvert à l’idée d’une possible ordination d’hommes mariés dans les zones les plus touchées par la crise des vocations – et ipso facto une pénurie de prêtres – le pape a une nouvelle fois pris le risque de s’attirer les foudres des tenants de l’immobilisme, comme le rapporte The New York Times, et The Atlantic.

 

Damian Thompson croit qu’une cabale feutrée est à l’œuvre derrière les murs du Vatican, rédacteur en chef adjoint de The Spectator, qui emploie à dessein le terme de «complot». De fait, explique-t-il, ce n’est un secret pour personne que, dans l’ombre, certains cardinaux influents conjurent pour écourter le règne papal, par crainte qu’un schisme ne se produise. Catherine Pepinster, de The Observer, va encore plus loin, évoquant une «guerre civile», dans laquelle les gardiens du temple bataillent ferme pour préserver «l’âme du catholicisme».

 

Pour le pape François réformer l’Église sera difficile, ses ennemis sont nombreux et souhaitent qu’il échoue. Sans doute faudra-t-il qu’il s’appuie sur le Peuple de Dieu pour mettre en minorité les communautés nouvelles et les nouveaux mouvements ecclésiaux qui ne souhaitent pas les réformes nécessaires.

 

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Publié le 24 Février 2017

BFMTV.com nous montre dans que dans une homélie prononcée à la Maison Sainte-Marthe de Rome jeudi  matin, le pape François a dénoncé la "double vie" de certains chrétiens.

 

Le Pape François a critiqué les agissements de certains catholiques, qui selon lui mèneraient une double vie. Dans son homélie du 23 février à la Maison Sainte-Marthe de Rome, il a évoqué les personnes clamant leur appartenance à la religion mais ne se conduisant pas en chrétien. "Le scandale c'est de dire une chose et d'en faire une autre : c'est la double vie : 'moi je suis très catholique, je vais toujours à la messe, mais ma vie n'est pas chrétienne, j'abuse des gens, je fais du recyclage d'argent sale'. Une double vie. Et de nombreux catholiques sont comme ça. Et ils scandalisent".

 

Fait-il référence aux deux millions d'euros d'origine douteuse déposés à la Banque de l'État pontifical en 2016 ? Ou bien aux deux anciens hauts dirigeants de la banque du Vatican (IOR) qui ont été condamnés jeudi à quatre mois et dix jours de prison avec sursis pour violation des normes anti-blanchiment dans des transactions remontant à 2010 ? C’est plus que probable.

 

Il a affirmé que ces gens menant une double vie feraient mieux d'être athées que de se revendiquer catholique : "Combien de fois avons-nous entendu, dans le quartier ou ailleurs 'mais pour être catholique comme celui-là, il vaut mieux être athée'. C'est cela le scandale, il te détruit". Le pape n’a pas tort, un athée vaut mieux qu’un catholique hypocrite car lui n’a pas besoin de se couvrir sous la religion pour mettre en pratique ses principes.

 

Depuis son arrivée à la tête de l'Église, le pape François a souvent pris à contre-pied certaines positions du Vatican, en s'insurgeant contre l'homophobie. Après la tuerie d'Orlando, il avait déclaré que les homosexuels devaient être "accompagnés" et non "discriminés" en se demandant qui "nous sommes pour juger les homosexuels".

 

Mais dans crux.now.com, interrogé pour savoir si l’interprétation sur les situations irrégulières dans Amoris laetitia est également valable pour les couples homosexuels qui vivent ensemble, dont certains sont civilement mariés aussi, cardinal italien Francesco Coccopalmerio dit que ce n’est «clairement» pas la même situation parce que pour l'enseignement de l'Église et de la doctrine, "ce n'est pas un état naturel. Nous ne pouvons pas les accepter, les accueillir, accepter leur décision, mais ce n’est pas [même] chose."

 

Il a cependant accusé les manuels scolaires français de propager la théorie du genre et il a également condamné "l'horreur de l'avortement". Mais les manuels scolaires ne mettent pas en avant une théorie qui n’existe pas et l’avortement est une question à laquelle on ne peut pas seulement appliquer une condamnation. Il faut se rappeler que l’interdiction amène alors des avortements clandestins, qui se font souvent dans des conditions d’hygiène précaire, avec de mauvais instruments, ce qui provoquait des hémorragies, des septicémies, des péritonites. Trop de femmes sont mortes des suites d’un avortement clandestin. Cette question ne peut pas se traiter à la légère notamment à propos des femmes qui prennent la décision d’avorter ou pas.

 

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Publié dans #Actualités de l'Eglise

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Publié le 20 Février 2017

LePoint.fr nous montre dans son article du dimanche 18 février 2017 qu’il n’est pas facile d’être surtout quand on veut réformer. Défiance ouverte de cardinaux, affiches anonymes et pamphlet satirique : jusqu'où ira le "House of cards" vaticanesque pour déstabiliser le pape ? Dans le dernier épisode de son duel contre les conservateurs, la pape François a intensifié la riposte et appelé du renfort.

 

Au centre de ce scénario à rebondissements, le pape argentin veut ouvrir l'Église aux fidèles "en situation irrégulière", comme les divorcés remariés civilement, qui peuvent recevoir dans certains cas la communion. En embuscade, les gardiens intransigeants d'un dogme millénaire sont ulcérés par cette recommandation papale laissée au discernement des évêques locaux. Ils répètent que le mariage est indissoluble et toute relation avec un nouveau conjoint un péché mortel d'adultère.

 

Quatre cardinaux conservateurs ont envoyé cet automne une lettre explosive au pape l'accusant d'avoir semé la confusion et exigeant une réponse à leurs "doutes" sur ses recommandations sur la famille publiées en avril. Parmi eux, le cardinal américain Raymond Burke a endossé au fil des semaines le rôle de conjuré en chef, préconisant de sanctionner le pape pour "ses erreurs".

 

De précédentes flèches lui avaient déjà valu, voici deux ans, d'être écarté d'un poste élevé au Vatican pour être relégué patron de l'Ordre de Malte. Mais il a probablement attisé une fronde historique au sein du vieil ordre catholique, conduisant le pape à exiger fin janvier le départ de son "Grand maître". La pape François a nommé le 4 février le numéro trois du Vatican pour remettre les chevaliers de Malte dans le droit chemin spirituel et a relégué Mgr Burke au rang de figurant.

 

Le même jour, les Romains découvraient à leur réveil plus de 200 affiches anonymes placardées dans la ville... "Mais où est ta miséricorde ?", demandaient-elles en dialecte romain, sous un portrait du pontife argentin au regard maussade, accusé d'avoir "ignoré les cardinaux" et "décapité l'Ordre de Malte". L'enquête est en cours, mais des catholiques ultras semblent à la manœuvre. Une façon de peser à l'avenir sur le choix du successeur du pape ? La semaine suivante, le pape était la cible d'un faux "Osservatore Romano", journal officiel du Vatican, transformé en pastiche sarcastique dans lequel le pape répond avec ambiguïté aux cardinaux frondeurs.

 

"En lien avec des événements récents, le Conseil des cardinaux exprime son plein appui à l'œuvre du pape", a enfin écrit lundi le "C9", groupe de neuf cardinaux conseillant le pape sur ses réformes internes. Dans l'univers feutré du Saint-Siège, où le respect au pape va de soi, ce soutien n'est pas passé inaperçu. S'il permet au pape François de paraître moins isolé dans les couloirs du Vatican, il peut aussi être perçu comme un signe de faiblesse par ses détracteurs.

 

L'un des cardinaux du C9, l'Allemand Reinhard Marx, a expliqué mercredi que le groupe ne voulait pas dramatiser, mais qu'il était grand temps de réaffirmer "la loyauté au pape". "C'est clair que nous avons des discussions et des tensions au sein de l'Église, mais il en sera toujours ainsi", a-t-il tempéré. Un autre cardinal, chargé de l'interprétation des textes législatifs, sortait de son côté un livre confirmant la possible communion des divorcés remariés, totalement en phase avec le pape...

 

Ces derniers mois, le souverain pontife, qui jouit d'une grande popularité dans le monde, s'était défendu tout seul, précisant dormir "comme une souche", peu soucieux de ceux qui voient le monde en "noir et blanc".

 

Décrit comme "autoritaire" par ses ennemis, le pape a aussi le pouvoir de faire les carrières. Il vient ainsi de nommer archevêque un ardent défenseur des migrants, en remplacement d'un opposant conservateur italien partant à la retraite. Des vaticanistes observant les soubresauts du Vatican depuis des décennies avancent des analyses divergentes sur cette version papale de "Tout cela est l'expression d'une grande résistance face à un pape qui ouvre les portes dans toutes les directions et parle avec ambiguïté", juge Sandro Magister, qui a sorti sur son blog la lettre des quatre cardinaux.

 

Luigi Accattoli minimise l'intensité dramatique : "Aucun pape ne contrôle tout. Les résistances, y compris de cardinaux, ont toujours existé". Pour autant, "elles sont aujourd'hui plus vivaces et plus nombreuses", "et nous ne sommes pas habitués à une contestation de droite !"

 

Le pape François n’est pas au bout de ses peines notamment avec la réforme de l’IOR comme le montre l’article de RFI.fr de ce lundi 19 février intitulé : «Blanchiment d'argent: le Vatican a gelé 2 millions d'euros suspects en 2016». Le Vatican a gelé en 2016 deux millions d'euros d'origine douteuse déposés à la Banque de l'État pontifical. C'est une étape de plus dans la lutte contre le blanchiment d'argent sale, entamée par Benoit XVI et poursuivie par le pape François.

 

Les deux millions d'euros gelés en 2016 portent à 13 millions d'euros les fonds ainsi neutralisés depuis 2013 par la banque du Vatican en raison de leur origine douteuse. De la même façon, 5000 comptes suspects ont déjà été fermés quand la banque n'en connaissait pas les détenteurs ou qu'ils n'avaient pas de lien avec l'Église catholique ni ses activités caritatives.

 

La banque vaticane baptisée «Institut des œuvres religieuses» a donné lieu à des scandales retentissants dans les années 1980 car elle comptait parmi ses clients des mafieux notoires. Mais en 2010, le pape Benoit XVI avait entrepris de remettre de l'ordre et de soumettre la banque vaticane aux critères internationaux de transparence.

 

Une action poursuivie par le pape François qui a lancé une vaste restructuration. Dernière mesure en date : les cardinaux chargés de surveiller la banque vaticane ne participeront plus aux conseils d'administration. Ils siègeront dans une commission séparée afin de bien marquer la distinction entre le rôle des laïcs et celui des prélats.

 

Réformer demande de la patience et il va en falloir au pape face à ses adversaires qui resteront toujours fixé à la lettre plutôt que sur l’humain.

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