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Publié le 20 Février 2017

LePoint.fr nous montre dans son article du dimanche 18 février 2017 qu’il n’est pas facile d’être surtout quand on veut réformer. Défiance ouverte de cardinaux, affiches anonymes et pamphlet satirique : jusqu'où ira le "House of cards" vaticanesque pour déstabiliser le pape ? Dans le dernier épisode de son duel contre les conservateurs, la pape François a intensifié la riposte et appelé du renfort.

 

Au centre de ce scénario à rebondissements, le pape argentin veut ouvrir l'Église aux fidèles "en situation irrégulière", comme les divorcés remariés civilement, qui peuvent recevoir dans certains cas la communion. En embuscade, les gardiens intransigeants d'un dogme millénaire sont ulcérés par cette recommandation papale laissée au discernement des évêques locaux. Ils répètent que le mariage est indissoluble et toute relation avec un nouveau conjoint un péché mortel d'adultère.

 

Quatre cardinaux conservateurs ont envoyé cet automne une lettre explosive au pape l'accusant d'avoir semé la confusion et exigeant une réponse à leurs "doutes" sur ses recommandations sur la famille publiées en avril. Parmi eux, le cardinal américain Raymond Burke a endossé au fil des semaines le rôle de conjuré en chef, préconisant de sanctionner le pape pour "ses erreurs".

 

De précédentes flèches lui avaient déjà valu, voici deux ans, d'être écarté d'un poste élevé au Vatican pour être relégué patron de l'Ordre de Malte. Mais il a probablement attisé une fronde historique au sein du vieil ordre catholique, conduisant le pape à exiger fin janvier le départ de son "Grand maître". La pape François a nommé le 4 février le numéro trois du Vatican pour remettre les chevaliers de Malte dans le droit chemin spirituel et a relégué Mgr Burke au rang de figurant.

 

Le même jour, les Romains découvraient à leur réveil plus de 200 affiches anonymes placardées dans la ville... "Mais où est ta miséricorde ?", demandaient-elles en dialecte romain, sous un portrait du pontife argentin au regard maussade, accusé d'avoir "ignoré les cardinaux" et "décapité l'Ordre de Malte". L'enquête est en cours, mais des catholiques ultras semblent à la manœuvre. Une façon de peser à l'avenir sur le choix du successeur du pape ? La semaine suivante, le pape était la cible d'un faux "Osservatore Romano", journal officiel du Vatican, transformé en pastiche sarcastique dans lequel le pape répond avec ambiguïté aux cardinaux frondeurs.

 

"En lien avec des événements récents, le Conseil des cardinaux exprime son plein appui à l'œuvre du pape", a enfin écrit lundi le "C9", groupe de neuf cardinaux conseillant le pape sur ses réformes internes. Dans l'univers feutré du Saint-Siège, où le respect au pape va de soi, ce soutien n'est pas passé inaperçu. S'il permet au pape François de paraître moins isolé dans les couloirs du Vatican, il peut aussi être perçu comme un signe de faiblesse par ses détracteurs.

 

L'un des cardinaux du C9, l'Allemand Reinhard Marx, a expliqué mercredi que le groupe ne voulait pas dramatiser, mais qu'il était grand temps de réaffirmer "la loyauté au pape". "C'est clair que nous avons des discussions et des tensions au sein de l'Église, mais il en sera toujours ainsi", a-t-il tempéré. Un autre cardinal, chargé de l'interprétation des textes législatifs, sortait de son côté un livre confirmant la possible communion des divorcés remariés, totalement en phase avec le pape...

 

Ces derniers mois, le souverain pontife, qui jouit d'une grande popularité dans le monde, s'était défendu tout seul, précisant dormir "comme une souche", peu soucieux de ceux qui voient le monde en "noir et blanc".

 

Décrit comme "autoritaire" par ses ennemis, le pape a aussi le pouvoir de faire les carrières. Il vient ainsi de nommer archevêque un ardent défenseur des migrants, en remplacement d'un opposant conservateur italien partant à la retraite. Des vaticanistes observant les soubresauts du Vatican depuis des décennies avancent des analyses divergentes sur cette version papale de "Tout cela est l'expression d'une grande résistance face à un pape qui ouvre les portes dans toutes les directions et parle avec ambiguïté", juge Sandro Magister, qui a sorti sur son blog la lettre des quatre cardinaux.

 

Luigi Accattoli minimise l'intensité dramatique : "Aucun pape ne contrôle tout. Les résistances, y compris de cardinaux, ont toujours existé". Pour autant, "elles sont aujourd'hui plus vivaces et plus nombreuses", "et nous ne sommes pas habitués à une contestation de droite !"

 

Le pape François n’est pas au bout de ses peines notamment avec la réforme de l’IOR comme le montre l’article de RFI.fr de ce lundi 19 février intitulé : «Blanchiment d'argent: le Vatican a gelé 2 millions d'euros suspects en 2016». Le Vatican a gelé en 2016 deux millions d'euros d'origine douteuse déposés à la Banque de l'État pontifical. C'est une étape de plus dans la lutte contre le blanchiment d'argent sale, entamée par Benoit XVI et poursuivie par le pape François.

 

Les deux millions d'euros gelés en 2016 portent à 13 millions d'euros les fonds ainsi neutralisés depuis 2013 par la banque du Vatican en raison de leur origine douteuse. De la même façon, 5000 comptes suspects ont déjà été fermés quand la banque n'en connaissait pas les détenteurs ou qu'ils n'avaient pas de lien avec l'Église catholique ni ses activités caritatives.

 

La banque vaticane baptisée «Institut des œuvres religieuses» a donné lieu à des scandales retentissants dans les années 1980 car elle comptait parmi ses clients des mafieux notoires. Mais en 2010, le pape Benoit XVI avait entrepris de remettre de l'ordre et de soumettre la banque vaticane aux critères internationaux de transparence.

 

Une action poursuivie par le pape François qui a lancé une vaste restructuration. Dernière mesure en date : les cardinaux chargés de surveiller la banque vaticane ne participeront plus aux conseils d'administration. Ils siègeront dans une commission séparée afin de bien marquer la distinction entre le rôle des laïcs et celui des prélats.

 

Réformer demande de la patience et il va en falloir au pape face à ses adversaires qui resteront toujours fixé à la lettre plutôt que sur l’humain.

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Publié le 18 Février 2017

CatholicHerald.co.uk nous montre dans son article le vendredi 17 février 2017 que le cardinal Gerhard Müller, chef de la doctrine du Vatican, dit que les évêques locaux ne peuvent pas réinterpréter l’enseignement de l'Église subjectivement.

 

Dans un entretien avec le magazine allemand Rheinische Post, le cardinal Müller a déclaré que ce n’était "pas son style" de critiquer les publications des évêques. Cependant, il a ajouté : "Je ne pense pas qu'il est particulièrement bénéfique pour chaque évêque de commenter les documents pontificaux individuellement pour expliquer comment il comprend subjectivement le document."

 

Au cours des dernières semaines, les évêques de Malte et d’Allemagne ont émis des lignes directrices permettant la communion pour les divorcés remariés. Les évêques maltais ont déclaré qu'il pourrait être "impossible" pour certains couples d’éviter le sexe, et que les gens ne pouvaient pas se voir refuser la communion si elles discernent qu'elles étaient "en paix avec Dieu". Cependant, plusieurs évêques ont affirmé l'enseignement traditionnel qui veut les divorcés remariés ne puissent pas recevoir la communion, sauf quand ils cherchent à vivre "dans la continence complète".

 

Le cardinal Müller a récemment dit qu’il approuvait l'enseignement traditionnel. Il a également souligné l'enseignement magistral, plus récemment celui de Jean-Paul II, de Benoît XVI et de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui dit continence est nécessaire. Donc pour le cardinal Müller la communion pour les divorcés remariés est contre la loi de Dieu.

 

Pourtant, l'Église essaye de trouver une solution afin que les divorcés remariés puissent aller vers les sacrements et cela s'avère compliqué. Nicolas Senèze dans son article de la-Croix.com intitulé ‘Le Vatican publie une interprétation autorisée d’«Amoris laetitia»’ du mardi 14 février nous montre que le cardinal Francesco Coccopalmerio, principal canoniste du Vatican, entre dans le débat sur l’accès à l’eucharistie de certaines personnes divorcées remariées en donnant dans un livre une interprétation personnelle mais autorisée du chapitre VIII de l’exhortation apostolique Amoris laetitia, où il commence par souligner sa pleine cohérence avec la doctrine de l’Église sur le mariage et son indissolubilité.

 

Ce petit livret d’une cinquantaine de pages publié par la Librairie éditrice vaticane se veut un guide de lecture de l’exhortation sur un de ses points les disputés par ceux qui tentent d’amoindrir la portée magistérielle du texte pontifical. «Il est évident que les conditions essentielles dont il est question devront être soupesées par un discernement attentif et autorisé de la part de l’autorité ecclésiastique», relève le cardinal Coccopalmerio pour qui cette autorité sera «le curé, qui connaît directement les personnes et peut, à cause de cela, exprimer un jugement adéquat sur ces situations délicates».

 

Il n’exclut toutefois pas la création d’un service diocésain pour conseiller les curés ou auquel l’évêque pourrait transmettre les cas les plus difficiles. Il souligne aussi que «les conférences épiscopales devraient émettre avec sollicitude des lignes directrices pour instruire fidèles et pasteurs sur ces questions délicates». Certains épiscopats l’ont déjà fait, comme les évêques de la région de Buenos Aires – dont le texte a été loué par le pape – ou ceux de Malte et d’Allemagne. Le livret du cardinal Coccopalmerio ne se veut pas pour autant une interprétation officielle d’Amoris laetitia. Ce n’est pas non plus un texte juridique, même s’il émane du président du Conseil pontifical pour l’interprétation des textes législatifs, l’organe justement chargé d’interpréter les textes de droit du Saint-Siège.

 

Difficile de faire une place aux divorcés remariés quand le sommet de l’Église se limite à la loi, plutôt que de pratiquer la miséricorde. Espérons que l’ouverture puisse venir de la base pour ouvrir les yeux au sommet de l’Église qui ne comprend toujours pas la vie réelle de ses paroissiens.

 

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Publié le 12 Février 2017

actu.orange.fr nous montre qu’attaqué anonymement pour ses dernières réformes, le pape François a déploré ce dimanche 12 février 2017 l'usage banalisé des "injures".

La fronde, jusque-là cantonnée derrière les murs du Vatican, s'étale désormais dans l'espace public. Le souverain pontife n'a pas fait d'allusion directe à ces attaques mais le message, livré ce dimanche 12 février lors de la prière dominicale, est une réponse très claire à ses détracteurs : "les paroles injurieuses n'ont pas la même gravité et n'entraînent pas la même culpabilité que l'homicide, mais elles se situent sur la même ligne, car elles en sont les prémices et révèlent la même malveillance".

Le pape s'est référé au commandement de Jésus de "ne pas tuer", ce qui englobe aussi "des comportements qui offensent la dignité de l'être humain, dont les paroles injurieuses". "Nous sommes habitués à insulter, c'est comme dire 'bonjour'", mais "qui insulte un frère, tue ce frère dans son cœur", a-t-il développé sur la place Saint-Pierre, en intimant aux fidèles d'éviter les injures.

Samedi 4 février, les Romains avaient découvert plus de 200 affiches anonymes très malveillantes placardés dans toute la ville. "Mais où est ta miséricorde ?", demandaient ces affiches en dialecte romain, sous un portrait du pontife argentin au regard maussade, accusé notamment d'avoir "ignoré les cardinaux" ou "décapité l'Ordre de Malte". Des références à des frictions récentes du pape avec la frange conservatrice de l'Église.

Le lendemain de cet événement inédit, le pape avait appelé lors de l'Angélus les fidèles à rester loin "des germes polluants de l'égoïsme, de l'envie, de la médisance". En fin de semaine dernière, le pape a été ciblé par l'envoi sur les courriels de nombreux cardinaux et évêques d'un faux "Osservatore Romano", le journal officiel du Vatican. Cette fois l'attaque, faite sur le ton de la satire, est plus subtile et vise un public d'initiés. Elle présente surtout le pape jésuite comme ayant des réponses très évasives sur la doctrine de l'Église.

Dans ce pastiche sarcastique, le pape François répond aux questions émises à l'automne par quatre cardinaux ultraconservateurs concernant la nouvelle possibilité de donner la communion à certains divorcés remariés. Ces cardinaux mécontents avaient exigé une réponse du pape, qui n'a jamais répondu directement.

L'entourage du souverain pontife a dédramatisé les deux incidents survenus depuis une semaine. Et dans un entretien de fin novembre, publié jeudi par la revue jésuite Civilità Cattolica, le pape François assure n'avoir pas besoin de tranquillisants et dormir en paix, malgré les opposants à ses réformes et la "corruption" présente au Vatican.

Ces attaques montre que le pape François s’aliène des gens de positions au Vatican et provoque leur peur. Kath.net nous fait savoir qu’elles viendraient selon les médias italiens des organisations politiques de droite italiennes et des milieux catholiques conservateurs qui rejettent les réformes du pape François. Faire des réformes est difficile, et il faudra bien que le pape montre son autorité aux milieux conservateurs pour enfin réussir à faire aller l’Église vers les autres.

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Publié le 11 Février 2017

Jeffery MacDonald dans son article du vendredi 10 février 2017 pour religionnews.com nous montre que pour les catholiques, la clé est travailler en collaboration avec la pape François sur les questions des migrations massives, au changement climatique et à l'évangélisation hispanique qui peuvent être trouvée dans un mouvement controversé que beaucoup pansaient mort il y a longtemps : la théologie de la libération.

 

Ce message a résonné cette semaine à travers les salles du Boston College et un centre de réflexion à proximité où près de 40 théologiens du monde hispanophone se sont réunis pour discuter de l'avenir du mouvement avec ses figures fondatrices. Par l’"option préférentielle pour les pauvres", la théologie de la libération a émergé comme une force importante dans les années 1960 et 1970, et elle a profondément façonné la vision du monde du pape, comme l’ont dit les participants. Maintenant, elle peut aider l'Église à voir les pauvres comme le pape Francis les voit : des révélateurs de Jésus.

 

"Cette théologie de la libération ... l'église l’a menacée de nombreuses manières, et pendant un certain temps, elle était soupçonné", a déclaré Thomas Groome, directeur de l'Église dans le XXIth Center au Boston College. "Mais maintenant, elle revient sur scène. Elle est presque comme la pierre que les bâtisseurs avaient d' abord rejeté, mais elle est maintenant devenue la pierre d’ange, en particulier avec le pape François." José Manuel Vidal dans periodistadigital.com du jeudi 9 février nous montre que la théologienne colombienne Olga Consuelo Velez a rappelé "la persécution constante et profonde du cardinal Lopez Trujillo envers la théologie de la libération". Elle a ajouté : "En fait, de nombreux séminaristes ont été formés contre la TL, dans une persécution ecclésiastique réelle et dynamique, qui n'a pas complètement disparu, parce que 30 ans de persécution ne se terminent par trois ans de pontificat".

 

Ceux qui s’étaient réunis pour la Conférence ibéro-américaine de théologie parlaient avec autorité sur le mouvement et le pape qui l'embrassa alors qu'il était un séminariste et prêtre en Argentine. Parmi eux, l'un des fondateurs, le père Gustavo Gutierrez, dont le ministère paroissial parmi les plus pauvres de Lima a donné naissance à son livre de 1973, "Une théologie de la libération." Le père Juan Carlos Scannone, la philosophie du fondateur de la théologie du peuple qui a enseigné au pape François (puis Jorge Mario Bergoglio) au séminaire, a rappelé leur relation de maître à élève devant un public de 250 personnes au Robsham Theater. Il a raconté comment Bergoglio a averti qu'il ne marchait par pour lui-même parce que l'armée argentine a vu tous les libérationnistes comme des ennemis idéologiques qui devaient "disparaître". "Pour les militaires, nous étions tous les marxistes", a déclaré Scannone. Mais en fait, il a ajouté : "Je ne suis pas d'accord avec l'analyse sociopolitique marxiste."

 

Periodistadigital.com dans son article du jeudi 9 février nous fait aussi comprendre par l’intermédiaire du théologien brésilien Agenor Brighenti, président de l'Institut national de la pastorale de l'épiscopat brésilien et membre de l'équipe de réflexion d'experts du CELAM, que "la découverte des cultures et de la religion comme son âme est la plus grande découverte du XXe siècle, elle est responsable de l'émergence du pluralisme culturel et religieux." Le théologien opte ouvertement pour ce dernier paradigme, et il a dénoncé prophétiquement la "culture de la domination, imposée sur les cultures des peuples, à travers le système économique." Cette "culture de domination ou de ‘culture de la mort’ incarne une violence permanente contre les cultures locales". Et contre elle "on doit se battre avec un courage prophétique".

 

La réunion a offert un lieu pour dissiper les mythes et récupérer l'essentiel. La théologie de la libération n’est ni un mouvement marxiste ni anticapitaliste, comme l’a fait savoir Scannone. En Amérique latine, alors que certains adhérents ont été impliqués dans des projets marxistes révolutionnaires, selon le théologien Hosffman Ospino cela a été juste une souche dans une tradition théologique aux multiples facettes, "Ce qui est vraiment important pour la théologie de la libération et la philosophie de libération c’est de lire les signes des temps", a déclaré Scannone. "Voilà pourquoi il est essentiel que cette philosophie, cette théologie, aillent vers le changement, parce que les circonstances changent et que le monde change."

 

En éloignant le mouvement des agendas de la gauche radicale, les théologiens d'aujourd'hui se sont taillé une place pour de nouvelles applications de la pensée libérationniste. Comment les pauvres luttent aujourd'hui est différent de la période où ils ont souffert sous les dictatures latino-américaines des années 1970 et 80, ont-ils noté. Ils voient la théologie de la libération en lui fournissant un cadre pour rendre la justice sous de nouvelles formes et réaliser le potentiel de l'Église.

 

Les frontières, par exemple, sont devenues un sujet brûlant puisque les réfugiés affluent vers l'Europe par millions et que le président Trump prend des mesures pour garder les migrants hors des États-Unis. Le théologien Roberto Goizueta a appelé à une redéfinition du mot "américain" pour y inclure tous les peuples des Amériques. En voyant les migrants à travers des yeux libérationnistes nouveaux, a-t-il expliqué, permet de ne pas les voir comme des étrangers empiétant mais comme des ambassadeurs du Christ. "Quand nous sortons pour rencontrer et se lier d'amitié avec les pauvres, nous arrivons finalement à nous voir évangélisés par les pauvres", a déclaré Goizueta.

 

Le réexamen de cette semaine sur la pensée libérationniste montre comment l'Église catholique tente de renouer ses liens avec les Hispaniques. Les organisateurs espèrent que ce regain d'intérêt peut aider les lacunes devenues croissantes entre les communautés hispaniques et l'Église de leurs parents et grands-parents. Aux États-Unis, seulement 55 % des Hispaniques étaient catholiques en 2013, la baisse était de 67 % trois ans plus tôt, selon le Pew Research Center. En Amérique latine et dans les Caraïbes, où 89 % des Hispaniques étaient catholiques en 1970, aujourd'hui 80 % sont catholiques, selon les données du Centre pour l'étude du christianisme mondial au séminaire théologique Gordon-Conwell.

 

Conférence coorganisateur Rafael Luciani a déclaré Hispaniques souvent ne se sentent pas comme membres à part entière de paroisses catholiques aux États-Unis, même si l'espagnol est la langue la plus utilisée parmi les catholiques du monde entier. Même les congrégations qui offrent des messes en espagnol souvent ne vont pas au-delà de la liturgie à tisser les Hispaniques dans le tissu de la communauté de foi. "Ce qui nous préoccupe: nous poussons gens au lieu de les accueillir", a déclaré Luciani, un théologien Boston College. "Ensuite, nous disons qu'ils s’en sont allés, mais nous ne créons pas les espaces d'intégration et de l'accueil qu'ils méritent."

 

La conférence était rare à plusieurs égards. Tous les ateliers ont été organisés en espagnol, la langue maternelle de la plupart des participants, qui sont venus d'Amérique du Sud, d’Amérique centrale, des Caraïbes, d'Espagne et des États-Unis. Plutôt que de donner des conférences, les participants préféré dialoguer en petits groupes, ou en "rencontres". Au cours de celles-ci periodistadigital.com dans son article du jeudi 9 février nous montre que la théologienne espagnole Carmen Marquez Beunza, a demandé la migration du multiculturalisme. Après avoir expliqué ce qui se passe en Europe avec la migration et les réfugiés, elle a conclu qu’en invitant la main tendue comme le souhaite le pape François, "la culture de la rencontre" et le modèle de "l'Église Samaritaine" existera.

 

Roberto Tomichá a parlé durant la conférence "Le multiculturalisme et de la mission en Amérique latine" et il affirme que "persiste un dialogue constructif dans ce domaine où le christianisme et la pratique du dialogue entre des visions du monde symboliques sont encore difficiles, alors que la théologie reste majoritairement mono-culturelle et donc coloniale". À son avis, il est nécessaire de mettre en œuvre "une alternative à l'aspect et à la mentalité coloniale, en passant par la décolonisation des esprits et des connaissances et en parlant du renforcement des relations interculturelles". Ou en d'autres termes, "décoloniser les esprits avec cœur dans la vie quotidienne», ainsi que «restaurer la mémoire historique de la bonne gouvernance, de la bonne vie et de la terre sans mal".

 

Au cours des dernières décennies, Ospino a observé, que le sentiment anti-américain aurait probablement conduit à clairsemer la participation chez les chercheurs latino-américains lors d'un événement américain, mais celui-ci a marqué une nouvelle ouverture à la collaboration transfrontalière au sein de l'Église. Les participants sont repartis avec un nouveau respect pour la vision du monde du pape François et comment leurs conceptions de la mission chrétienne pourraient concorder avec la sienne.

 

Bien que théologie de la libération est loin d'être un terme encore répandu, ses idées sont devenues mainstream dans l'enseignement social catholique sur des questions telles que l'environnement et les soins de santé universels, comme l’a dit Ospino. Elle pourrait maintenant détenir quelques clés pour travailler efficacement avec un pape visionnaire ambitieux. "La théologie latino-américaine a donné un grand nombre de concepts et notions clés que Francis utilise dans le magistère universel maintenant", a déclaré Luciani. "Nous ne pouvons pas comprendre François si nous ne comprenons pas la théologie latino-américaine."

 

Periodistadigital.com nous montre enfin dans son article du vendredi 10 février que Gilles Routhier, doyen de la Faculté de Théologie de l'Université Laval du Québec, appelle pour une "coopération plus grande Nord-Sud" et "conduire l'Amérique latine, de l'Alaska à la Terre de Feu, aux Latinos du Nord, qui sont les Québécois, à partir du peuple".

 

Espérons que le message de la théologie de la libération porte l’Église vers le réel et la vie des gens afin de lutter contre la misère et la souffrance du monde dans l’esprit et les actes pour devenir une Église pauvre pour les pauvres.

 

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Publié le 9 Février 2017

«Oui, dans l'Église il y a beaucoup de Ponce Pilate se lavant les mains pour le confort», c’est ainsi que le pape François a reconnu pour la première fois qu’ «il y a de la corruption au Vatican», lors d'une réunion à huis clos, avec les supérieurs des grandes congrégations religieuses d’après Jesús Bastante ce jeudi 9 février 2017 sur periodistadigital.com. Un dialogue que publie maintenant la "Civiltà Cattolica", comme la surprise de sa 4000e édition.

 

Lors de la réunion, Bergoglio admet que dans les structures de l'Église «peuvent se trouver une atmosphère mondaine et princière.» C’est la première fois que le pape soutient la présence de la corruption à l'intérieur des murs du Vatican, une ouverture secrète qui méritait une parole directe du pape. «Dans les discussions de pré-conclave, il a parlé des réformes. Tout les voulaient, parce qu’il y a de la corruption au Vatican, afin d’y vivre en paix.»

 

Au cours de la conversation avec le religieux, le pape François affirme la nécessité de «certains je-m’en-foutistes» qui continuent à travailler malgré les critiques, «mais jamais ils ne se lavent les mains du problème » parce que «dans l'Église il y a beaucoup de Ponce Pilate qui se lavent les mains pour le confort et un supérieur qui se lave les mains n’est pas un père ni une aide».

 

Face à cette «atmosphère mondaine et princière» de certaines structures ecclésiastique, le pape François affirme la nécessité de «détruire l'environnement nocif.» Il met en garde : «Il est inutile de devenir des cardinaux pour se croire des princes. Il ne suffit pas d’être clercs. C'est le pire dans l'organisation de l'Église.»

 

Le pape est aussi particulièrement dur sur la maltraitance des enfants, au point de dire qu’après les abus sexuels sur mineurs du clergé «le diable qui détruit l'œuvre de Jésus à travers ceux qui doivent l’annoncer». Le pape François, cependant, dit que la pédophilie «est une maladie» et souligne qu’«apparemment deux agresseurs sur quatre ont été victimes d'abus. Ceci est dévastateur». Mais cela ne doit pas être une excuse pour ne pas voir le problème, car beaucoup d’abusés dès leurs plus jeune âge ne sont pas devenus des pervers pédophiles.

 

Il demande aussi l'attention des supérieurs religieux sur la formation des candidats religieux sans vérifier leur maturité affective appropriée. «Par exemple, ils ne doivent jamais recevoir dans la vie religieuse des candidats qui ont été rejetés d’un autre diocèse sans demander des informations détaillées sur la raison pour laquelle ils étaient partis», prévient-il.

 

Le pape François reconnaît qu’il y a de la corruption dans l’Église et souhaite la réformer pour y mettre fin. Pour la pédophilie dans l’Église, il souhaite être dur comme le montre son envie de rendre plus difficile le recrutement de religieux ou de prêtres pédophiles, mais sans trop pousser.

 

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Publié le 5 Février 2017

Des affiches hostiles au pape François placardées dans les rues de Rome

RFI.fr nous montre dans son article le samedi 4 février 2016 que les habitants de Rome se sont réveillés avec surprise samedi matin : des dizaines d’affiches sauvages accusant le pape François ont en effet été placardées dans le centre de la ville. Ces affiches, anonymes, critiquent les dernières réformes du souverain pontife. Elles pourraient venir de la frange la plus conservatrice au sein de l’Eglise catholique.

 

«Tu as placé sous tutelle des Congrégations, tu as viré des prêtres, tu as décapité l'Ordre de Malte et les Franciscains de l'Immaculée, tu as ignoré les cardinaux... Mais où est ta Miséricorde ?» Les mots sont imprimés sous une photo d’un pape à la mine sombre.

 

C’est la première fois que le souverain pontife est la cible d’une campagne d’affiches pour le moins agressives. Selon son entourage, le pape François aurait réagi avec sérénité et détachement. Mais la fronde contre lui, jusqu’ici cantonnée derrière les murs du Vatican semble désormais s’étaler dans l’espace public.

 

De nombreux observateurs y voient la main des plus conservateurs dans l’Église, dans le sillage du cardinal américain Leo Burke, opposant virulent au pape sur les questions familiales, et surtout récemment désavoué dans le scandale de l’Ordre de Malte que le pape François a mis sous tutelle, l’Ordre de Malte où le cardinal Burke était censé représenter le pape.

 

Ces affiches étant anonymes, difficile de savoir donc qui en sont les auteurs. Mais la municipalité de Rome, qui n’avait jamais vu jusqu’ici ce genre d’affichage, prend l’affaire très au sérieux. La police a en effet ouvert une enquête et scrute les caméras-vidéo pour retrouver les coupables.

 

L’hostilité envers le pape risque de redoubler puisque comme le montre l’article d’Europe1.fr de ce dimanche 5 février : «Le pape François choisit le n°3 du Vatican comme délégué à l'Ordre de Malte». Le pape François a nommé samedi le n°3 du Vatican, Mgr Giovanni Angelo Becciu, comme délégué spécial auprès de l'Ordre de Malte, dont il avait poussé le Grand Maître à la démission après une âpre dispute. En "étroite collaboration" avec la direction intérimaire, Mgr Becciu sera chargé du "renouvellement spirituel et moral de l'Ordre", explique le pape dans sa lettre de nomination diffusée par le Saint-Siège. Son mandat prendra fin lorsqu'un nouveau Grand Maître aura été élu, au terme d'un "chapitre général extraordinaire" qui devrait se tenir dans les trois mois. L'Ordre semble tiraillé entre les tenants d'une vision traditionnelle et des voix plus progressistes souhaitant concentrer les efforts de l'institution sur les activités humanitaires.

 

Difficile d’être pape, plus encore quand on veut réformer l’Église. Après tout comme l’a dit le pape François dans son Angélus ce dimanche : «Jésus nous invite à être un reflet de sa lumière, à travers le témoignage des bonnes œuvres» tout en rappelant de nous tenir éloignés des «germes polluants de l’égoïsme, de l’envie, de la médisance». «Ces germes ruinent le tissu de nos communautés, qui doivent au contraire resplendir comme des lieux d’accueil, de solidarité et de réconciliation». Une belle réponse à ses détracteurs.

 

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Publié le 31 Janvier 2017

«Nous travaillons à perfectionner certains aspects de la forme canonique qui sera celle d’une prélature personnelle», explique le responsable des discussions avec les lefebvristes nous montre Nicolas Senèze dans on article du lundi 30 janvier 2017 sur la-Croix.com.

 

Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la Commission pontificale «Ecclesia Dei», chargée à Rome des relations avec les lefebvristes, a assuré lundi 30 janvier au site Internet Vatican Insider que les discussions avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X étaient sur le point d’aboutir à un accord. «En ce moment, nous travaillons à perfectionner certains aspects de la forme canonique qui sera celle d’une prélature personnelle», assure l’archevêque italien, en charge depuis 2009 des relations avec la FSSPX.

 

Selon lui l’accord est en vue, même si cela devrait prendre encore un peu de temps. La veille, dans un entretien à la Web-télévision d’extrême droite TV Libertés, le supérieur général de la FSSPX, Mgr Bernard Fellay, confirmait qu’un accord était proche et que, pour parvenir à un accord canonique, il ne lui semblait pas nécessaire que la situation dans l’Église catholique soit «totalement satisfaisante». Selon lui, l’attitude du pape François vis-à-vis des intégristes catholiques doit être comprise dans sa volonté plus globale d’être proche des «périphéries».

 

«Il est nécessaire d’arriver à une solution canonique qui reconnaisse la Fraternité». C’est de cette manière qu’il explique, par exemple, le fait pour le pape d’avoir prolongé, au-delà de l’année jubilaire la faculté pour les prêtres de la FSSPX de confesser validement et licitement mais aussi d’ordonner licitement des prêtres avec l’accord de l’évêque du lieu.

 

La situation est toutefois un peu plus complexe, tempère Mgr Pozzo : «Le Saint-Siège permet et tolère les ordinations de la FSSPX, tout en continuant à les considérer valides mais non licites, après communication des noms des ordinands à l’évêque du lieu», explique-t-il, se référant à une décision de Benoît XVI.

 

«Le pape François a concédé seulement la légitimité de l’administration du sacrement de pénitence et de l’onction des malades, continue-t-il. C’est justement pour que tous les autres sacrements, quoique déjà valides, deviennent licites, qu’il est nécessaire d’arriver à une solution canonique qui reconnaisse la Fraternité.»

 

Selon Vatican Insider, l’essentiel des problèmes doctrinaux avec Écône a été résolu, Rome demandant aux membres de la FSSPX ce qui est nécessaire pour être catholique : dire la profession de foi, croire en la validité des sacrements célébrés selon le Novus Ordo (la liturgie post-conciliaire) et l’obéissance au pape.

 

«Il y a eu un dialogue et une explication sur les rapports entre magistère et tradition, souligne Vatican Insider. Restent objets d’approfondissement – et aussi de désaccords qui peuvent continuer : les questions liées à l’œcuménisme, à la liberté religieuse et aux rapports entre l’Église et le monde.»

 

Ce rapprochement intervient alors que le site Internet du district de France de la FSSPX vient de publier un article de l’abbé Jean-Michel Gleize, professeur d’ecclésiologie au Séminaire Saint-Pie-X d’Écône, qui juge «improbable» la théorie selon laquelle un pape ne peut devenir hérétique. Il déclare que, «depuis Vatican II, les papes Paul VI, Jean-Paul II, Benoît XVI ont enseigné et le pape François enseigne encore une théologie qu’il serait difficile d’accommoder avec la substance du dogme catholique».

 

Rome joue un jeu de dupe avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X qui désire un retour sous ses conditions et non celle que désire Mgr Guido Pozzo. Faire entrer le loup dans la bergerie n’est pas vraiment une bonne idée, puisque pour le pape François on ne peut pas détenir la vérité seul, et on ne peut pas ranger les lefebvristes dans les périphéries données par ce dernier puisqu’elles sont géographiques et également existentielles. Elles sont là où réside le mystère du péché, la douleur, l’injustice, là où sont toutes les misères. Difficile d’apparenter un mouvement qui prône une morale stricte et une insistance sur la liturgie, avec ces périphéries.

 

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Publié le 26 Janvier 2017

Cameron Doody dans son article du jeudi 26 Janvier, 2017 nous montre que le cardinal Burke s’est opposé à la démission du Grand Maître Matthew Festing et au retour du chancelier von Boeselager, même après que le pape l’a demandé. Les Développements de l'affaire dans l'Ordre de Malte suggèrent que tout n'a pas encore été résolu tout au sein de la congrégation.

 

Christopher Lamb - correspondant à Rome pour The Tablet - a insinué que la décision du pape de retirer Festing et de nommer un délégué pontifical pour le gouvernement de l'organisation apportera la réintégration de von Boeselager dans son poste, et l'abrogation de toutes les décisions prises par le gouvernement de l'Ordre après son départ.

 

Le journaliste a rappelé qu’après le scandale causé par l’arrêt des activités de von Boeselager, le secrétaire d'État, Pietro Parolin, a écrit à deux reprises pour rappeler à Festing que lui et le cardinal Burke avaient trahi la volonté du pape. Et que le pape voulait que les différences soient résolues par le dialogue.

 

Ainsi, Parolin les a exhortés à rectifier et à «suspendre» l'action disciplinaire contre l’ex-chancelier. La suspension semblait plus qu'une possibilité, tandis que le pape a finalement réussi à redresser l'ordre et à mettre fin à la rébellion de leurs têtes. L'Ordre de Malte ne disposera que de la déclaration du Conseil souverain de la congrégation qui se réunira samedi pour traiter et formaliser le retrait en tant que Grand Maître de Festing.

 

Pendant ce temps, viennent à la lumière d’autres de scandales entourant le travail de Festing. Andrea Tornielli a décrit dans Vatican Insider que Festing et Burke auraient manipulé des informations transmises au pape sur la distribution de préservatifs dans le tiers-monde pour en rendre von Boeselager responsable. Ce serait la conclusion à attendre de la commission d'enquête du Vatican chargée d'enquêter sur le départ de l'ancien chancelier.

 

À son tour, a ajouté le Vatican, après la réunion à laquelle le pape François a demandé à Festing de démissionner, le cardinal Burke a fait tous les efforts possibles pour le convaincre de pas le faire. Une preuve que le cardinal ultra, s’est encore une fois, opposé à la volonté du pape François.

 

Enfin, The Tablet fait valoir que les enquêteurs du Vatican "ont eu connaissance" d'un cas d’abus sur mineurs dans la congrégation que l’ancien Grand Maître Festing a réglé de façon négligente.

 

Un chevalier appuyé par Festing au Conseil Souverain, Duncan Gallie, était l'un des quatre responsables d'une enquête interne d'un ancien sacristain de l'Ordre à Londres, Vernon Quaintance, accusé d'agressions sexuelles sur des mineurs. Gallie et les autres chevaliers ont conclus en 2011 qu’ils ne devaient prendre aucune action contre Quaintance, qui en 2014 a été reconnu coupable de neuf crimes d'abus sexuels sur mineurs et de possession de matériel pédopornographique. Néanmoins, Gallie vit encore aujourd'hui à Rome et participe aux réunions du Conseil souverain.

 

Il est choquant de voir ce qu’est devenu l’Ordre de Malte, qui sert de basses intrigues contre le pape et qui cache ses turpitudes. Le pape François devrait peut être nommé un homme capable de faire de profondes réformes dans l’Ordre et un nettoyage afin d’y retirer ceux qui ont une pensée cléricale et clientéliste. Une chose semble avoir été oubliée par Burke et Festing, le service des malades, puisqu’elle gère notamment des hôpitaux et des dispensaires.

 

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Publié le 25 Janvier 2017

L’OBS nous montre ce mardi 25 janvier que le Grand maître de l'Ordre de Malte, Matthew Festing, a démissionné à la demande du pape François, après un mois de bras de fer inédit sur fond de lutte de pouvoir au Vatican et d'une polémique sur des distributions de préservatifs.

 

"Mardi après-midi, le Grand maître a été reçu par le pape François qui lui a demandé de démissionner. Le Grand maître a accepté", a expliqué mercredi une porte-parole de l'Ordre.

 

L'Ordre de Malte - l'une des plus anciennes institutions chrétiennes devenue un État sans territoire - a finalement fait montre d'obéissance au pape. Il évite ainsi une rupture avec le Saint-Siège, après plus de 900 ans d'une solide entente, et une trop forte atteinte à son image de marque.

 

Actif dans 120 pays, l'Ordre de Malte gère des hôpitaux et dispensaires, avec 13 500 membres et 100 000 employés ou bénévoles. À travers le monde, ses antennes locales commençaient à s'inquiéter d'une baisse des dons du fait de la polémique, en particulier dans la perspective de la Journée mondiale des lépreux, le 29 janvier, qui est d'ordinaire l'occasion d'engranger des fonds importants, note une source en interne.

 

L'affaire a commencé avec le départ forcé, le 6 décembre 2016, du numéro trois de l'Ordre, Albrecht von Boeselager, un Allemand très respecté en poste depuis 2014. Il semble que la distribution de préservatifs dans un dispensaire en Birmanie a été un élément déclencheur, même si l'Ordre de Malte ne l'a jamais évoqué ouvertement.

 

Selon une source interne, Albrecht von Boeslager aurait d'ailleurs arrêté la distribution dès qu'il en a eu connaissance. Le préservatif reste largement tabou au sein de l'Église catholique, qui rejette toute forme de contraception même si le pape François lui-même a appelé en novembre à un "comportement responsable" face au sida. L'Allemand aurait-il des positions trop libérales au sein du vieil ordre né durant les croisades ?

 

Après un mois de d'escalade de la tension, à coup de communiqués acerbes, entre l'Ordre de Malte et le Saint-Siège, la question semble en tout cas dépassée. Selon des sources au sein de l'Ordre, l'affaire tourne surtout autour de la bataille rangée d'une frange conservatrice de l'Église contre le pape François.

 

En effet, le représentant du pape à la tête de l'Ordre n'est autre que le cardinal américain Raymond Burke, un ultraconservateur placé à ce poste honorifique pour être écarté du gouvernement du Vatican. Farouche défenseur d'une doctrine pure et dure, Mgr Burke défie ouvertement le pape sur un important texte ouvrant aux évêques la possibilité d'autoriser dans certains cas des divorcés remariés à communier. Dans plusieurs interviews à la presse catholique, le cardinal frondeur a même sommé le pape de rectifier ce qu'il considère comme une erreur remettant en cause le dogme de l'indissolubilité du mariage catholique.

 

La bataille a également éclaté au moment où le frère d'Albrecht von Boeslager a été nommé au conseil d'administration de la Banque du Vatican (IOR), en plein assainissement après avoir été éclaboussée par une série de scandales. "Le timing est très significatif", avance une source. Le Grand maître de l'Ordre de Malte, Matthew Festing, à qui l'ont prête une forte personnalité, a-t-il agi sous l'influence de l'agressif cardinal Burke ou a-t-il simplement défendu sa souveraineté ?

 

Le 21 décembre, le pape avait nommé une commission d'enquête de cinq membres chargés d'y voir plus clair dans la démission du responsable allemand. Mais le Grand maître avait catégoriquement refusé cette enquête, assurant qu'il s'agissait d'affaires internes et allant ensuite jusqu'à remettre en cause la probité de certains membres de la commission. Dernier épisode de la joute: le Saint-Siège avait même dû émettre un communiqué apportant son plein soutien à sa commission...

 

Le Britannique Matthew Festing, qui était en principe nommé à vie, réunira samedi son Conseil souverain pour entériner formellement sa démission.

 

L’affaire semble connaître un tournant avec la démission du Grand maître de l’Ordre de Malte et confirme que le départ forcé d’Albrecht von Boeselager ne s’est pas fait dans les règles, mais le cardinal Burke semble avoir joué un rôle important dans celle-ci et le pape devra lui apprendre la miséricorde qu’il semble méconnaître.

 

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Publié le 19 Janvier 2017

Radio Vatican ce jeudi 19 janvier 2017 nous montre que le pape François a déclaré jeudi que «l'intention de Martin Luther il y a cinq cents ans était de renouveler l'Église, pas de la diviser».

 

Parlant aux membres d'une délégation œcuménique de Finlande qui est au Vatican pour prendre part à la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens, le pape a rappelé sa visite en Suède en octobre dernier et a déclaré que cette «rencontre nous a donné le courage et la force, en notre Seigneur Jésus-Christ, à regarder vers l'avenir pour le voyage œcuménique que nous sommes appelés à faire ensemble.»

 

Le pape a terminé son discours avec les mêmes remarques en remerciant l'évêque qui dirige la délégation d'avoir amené ses petits-enfants à l'auditoire et en soulignant que «nous avons besoin de la simplicité des enfants : ils vont nous montrer le chemin qui mène à Jésus-Christ.»

 

La Semaine annuelle de prière pour l'unité des chrétiens a lieu du 18 au 25 janvier mettant l'accent sur un thème choisi à l'occasion du 500e anniversaire de la Réforme : «La réconciliation - L'amour du Christ nous pousse». La célébration se terminera par les Vêpres, présidées par le pape François, dans la Basilique Saint-Paul hors les Murs, le 25 Janvier.

 

Ces propos du pape rencontrent ceux de Justin Welby, archevêque de Canterbury, et John Sentamu, archevêque de York, qui ont publié une déclaration rappelant «les dommages durables» 500 ans après la Réforme et que nous montre Reuters.com dans son article du mercredi 18 janvier : «Les dirigeants anglicans d'Angleterre rappellent les ‘dommages durables’ ainsi que le renouvellement de la Réforme». «La Réforme était un processus de renouvellement et de division parmi les chrétiens en Europe», ont déclaré Mgr Welby et Mgr Sentamu. «En cette année anniversaire de la Réforme, de nombreux chrétiens voudront rendre grâce pour les grandes bénédictions qu'ils ont reçues et auxquelles la Réforme a contribué directement», disent-ils.

 

Cependant, ils notent, que «Beaucoup se souviendront aussi des dégâts durables fait il y a cinq siècles à l'unité de l'Église, au mépris du commandement clair de Jésus-Christ à l'unité dans l'amour.» «Ces années turbulentes ont vu les chrétiens s’opposer les uns aux autres, de telle sorte que nombre d’entre eux ont subi des persécutions et même la mort des mains des autres qui prétendaient connaître le même Seigneur.» «Un héritage de méfiance et de concurrence accompagnait alors accompagner la stupéfiante propagation mondiale du christianisme dans les siècles qui ont suivi. Tout cela nous laisse à réfléchir.»

Mgr Welby signale que la commémoration devrait inclure une claire proclamation de l'Évangile de la grâce, de la disponibilité de la Bible à tous dans leur propre langue et la reconnaissance de la vocation des laïcs pour servir Dieu dans le monde et dans l'église.

 

L’unité des chrétiens ne sera possible qu’à travers des gestes forts de réconciliation dont le travail est à l’œuvre au sein de l’Église catholique, dans l’Église anglicane et l’Église luthérienne. Après, tout l’Église catholique doit comprendre que l’unité ne peut pas se faire sans les autres et il est bon qu’elle s’ouvre à cette idée.

 

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