Articles avec #actualites de l'eglise tag

Publié le 23 Juillet 2017

Anne-Bénédicte Hoffner nous montre ce dimanche 23 juillet 2017 que lors de la prière de l’Angélus, le pape François a dit «son appréhension» après «les graves tensions et la violence de ces derniers jours à Jérusalem», après que des heurts ont opposé vendredi et samedi manifestants palestiniens et forces de l’ordre israéliennes à Jérusalem-Est annexé et en Cisjordanie occupée faisant plusieurs morts, après l’imposition de nouvelles mesures de sécurité à l’entrée de l’esplanade des Mosquées, par les autorités israéliennes. Devant la foule, il a lancé «un vibrant appel à la retenue et le dialogue». «Je vous invite à vous joindre à ma prière pour que le Seigneur inspire à chacun des initiatives de réconciliation et de paix», a-t-il poursuivi.

 

Après les affrontements sporadiques du weekend à Jérusalem et en Cisjordanie qui ont fait cinq morts palestiniens, Israël envisagerait de démanteler «les portiques de la discorde» à l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam, pour désamorcer la crise. Sans doute pour donner des gages à la Palestine et à la réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies qui se tiendra lundi sur les violences à Jérusalem, à la demande de la France, de la Suède et de l’Egypte.

 

Reprenant une formule qui lui est chère, il a également appelé l’Église à ne pas avoir peur de «se salir les mains», puisque «La décision est de vouloir être le bon blé avec toutes ses forces, puis de s’éloigner du mal et ses séductions. La patience signifie préférer une Église qui est le levain de la pâte», comme le montre l’Évangile du jour, sur la parabole du bon grain et de l’ivraie, où «Jésus nous dit que dans ce monde, le bien et le mal sont si enchevêtrés qu’il est impossible de les séparer et d’extirper tout le mal», estime le pape. «Seul Dieu peut le faire, et il le fera dans lors du jugement dernier.»

 

Une fois encore, le pape François a mis en garde implicitement tous ceux qui sont prompts à juger et – parfois – condamner les autres : «La ligne entre le bien et le mal passe dans le cœur de chaque personne. Nous sommes tous pécheurs». «Regarder toujours et uniquement le mal qui est en dehors de nous implique de ne pas vouloir reconnaître le péché qui est en nous», a-t-il insisté.

 

Jérusalem est au bord de l’explosion et donner des gages de bonne volonté permettra de faire baisser les tensions, ce qu'espère le pape, ensuite il n’a pas tort de montrer que le service dans l’Église est pour tout le monde et pas seulement pour ceux qui se prétendent purs.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 22 Juillet 2017

La Stampa nous apprenait le 1er juillet que le Suaire de Turin, une toile de lin qui, selon une ancienne tradition, aurait enveloppé le corps de Jésus après la crucifixion, serait effectivement selon une étude en contact avec le sang d'un homme qui est mort parce qu'il a souffert de blessures graves. Ceci serait illustré par la recherche à l’époque d'une fibre tissée extraite d’une empreinte dorsale du linceul, dans la région du pied. L'étude a été menée par deux instituts du Conseil national de recherches, l'Institut Officine de Matériaux (OIM-CNR) à Trieste et l'Institut de Cristallographie (IC-CNR) à Bari, ainsi que le Département de génie industriel à l'Université de Padoue. L'article sur les résultats de la découverte ont été publié dans la revue américaine «PlosOne».

 

Selon cette étude la fibre de lin est dispersé de créatinine, dans des dimensions comprises entre 20 et 90 nm (nanomètre est égal à un millionième de millimètre), lié à de petites particules de ferre d’une taille entre 2 nm et 6 nm, typique de la ferritine. Les particules observées, selon la taille, le type et la distribution des artefacts ne peuvent pas être réalisés au cours des siècles sur le tissu du suaire. Toujours selon cette étude sur la base de données provenant des expériences de microscopie électronique à résolution atomique et en se référant à des études médicales récentes sur les patients qui ont subi de graves le traumatisme et la torture, on en conclut que l’homme aurait subi des mauvais traitements et fut torturé.

 

Ayons ici un peu d’esprit critique. Tout d’abord, cette étude est sortie dans les médias français à partir du 12 juillet, au moment où l’actualité était creuse. Pour faire le buzz, les médias diffusent des nouvelles qui permettent de faire de l’audience sans pour autant vérifier si les nouvelles qu’ils mettent en avant sont fiables. Ensuite, l'Institut Officine de Matériaux (OIM-CNR) à Trieste et l'Institut de Cristallographie (IC-CNR) à Bari, ainsi que le Département de génie industriel à l'Université de Padoue, ont utilisé des méthodes modernes et des études médicales récentes pour en venir à leur conclusion. Le problème, c’est qu’annoncer avoir utilisé des méthodes de laboratoire compliquées et des analyses nouvelles ne sont pas un gage de fiabilité.

 

Il faut dire que l’OIM-CNR met l'accent sur l'étude et le développement de matériaux et d'équipements innovants à la micro- et nano-échelle et l’IC-CNR se caractérise sur les matériaux d'intérêt technologique tels que les nano-cristaux et les quasi-cristaux. Ce qui rend dubitatif sur leur expertise à donner des conclusions sur un matériel archéologique tout comme le Département de génie industriel à l'Université de Padoue qui n’a pas ces compétences. Le problème vient du fait que cette étude a été faite sans spécialistes de tissus antiques et médiévaux, en biologie moléculaire, d’hématologues et d’historiens de l’art et des reliques. Ici contrairement au le premier programme de datation en 1988, où les précautions opératoires avaient dépassé très largement les habitudes scientifiques en la matière, ce n’est pas le cas ici. D’ailleurs, il n’y a pas eu de contre expertise pour prouver les dire de ces laboratoires.

 

Ensuite une critique sur ces informations nous est donnée par Sylvie Coyaud dans le blog OCASAPIENS (http://ocasapiens-dweb.blogautore.repubblica.it/2017/07/01/full-research-paper-sulla-sindone-estate-2017/) le 1er juillet 2017 monte que les laboratoires ont utilisés des morceaux de rubans de 2 mm procurés par Barry Schwortz, propriétaire de la société Stera Inc. et le photographe du STURP qui en 1978 a détaché du carénage avec du ruban adhésif et des aimants, mais l’ingénieur et les trois physiciens se sont peu soucié pas des détails physiologiques ou biochimiques.

Ils croient donc qu'ils ont trouvé du sang. Mais les aimants étaient pleins de fer, sur la Terre ferrihydrite c’est omniprésent, la créatinine se trouve aussi dans l'urine et la sueur, sa concentration dans le sang dépend ... si le corps d’un homme ou d’une femme fait des efforts physiques si on mange de la viande, si on boit suffisamment, et si les reins fonctionnent, donc n’importe qui touchant ce ruban y a mis des résidus.

 

Un regard sur PubMed (un site regroupant des revues scientifiques) les empêcheraient de perdre du temps à comparer les images avec celles d'un fragment de la fibre gauche qui traînait pendant quelques jours ou est retirée - par exemple - par un bandage placé sur une plaie ou les glandes sudoripares venant de corps humains en bonne santé ou moins. Pourtant dans 2 mm de fibre contaminée pendant des siècles dans divers milieux et manipulé pendant des décennies par le STURP et Barry Schwortz, ici seule la foi est capable de détecter un excès de créatinine et ses causes mais pas le sérieux scientifique.

 

Le site media-presse-info sans recul critique a présenté cette étude comme une victoire contre les ignobles rationalistes qui prétendent selon eux que le suaire est un faux, en me traitant d’«intégriste conciliaire». Ça m’a fait sourire venant d’un site ne livrant pas de sources fiables, puisqu’il a été enregistré, en 2013, au nom de Civitas, un organe de catholiques traditionalistes, proches des lefebvristes. Les opinions de ce site sont souvent proches de l’extrême droite et ce soit disant site d’information relaye des idées fumeuses, des rumeurs et des fantasmes. Avant de se vanter d’une victoire illusoire, ce site doit attendre que des études contradictoires viennent.

 

Finalement, rien ne change puisque cette étude ne prouve en rien que le suaire soit vrai car cette étude a été commandée à des laboratoires peu compétents dans le domaine, et il demeure toujours un faux médiéval datant du XIVe siècle.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 16 Juillet 2017

«Que la voix des travailleurs continue à résonner au sein de l’Église». C’est le souhait formulé par le pape François dans un message adressé ce dimanche 16 juillet 2017 aux participants de la rencontre qui se tient à Avila en Espagne, organisée par le Mouvement mondial des travailleurs chrétiens, qui célèbre les cinquante ans de sa fondation comme le montre Radio Vatican. 120 délégués représentant 79 pays sont actuellement réunis autour d’un thème cher au pape : «Terre mère et travail pour une vie digne».

 

Le message, signé par le cardinal Secrétaire d’État Pietro Parolin, insiste sur le fait que la dignité de la personne est intrinsèquement liée à ces trois réalités «Terre, maison, travail» qui rappelle que l’expérience fondamentale de l’être humain est «de se sentir enraciné dans le monde, dans une famille et dans la société».

 

«Terre, maison, travail», poursuit le message, cela signifie lutter afin que chaque personne puisse vivre de manière conforme à sa dignité et que personne ne soit mis à l’écart. «Notre foi en Dieu nous encourage à cela. Lui qui a envoyé son fils pour que celui-ci en partageant l’histoire de son peuple, en vivant dans une famille et en travaillant de ses mains, puisse racheter et sauver l’être humain avec sa mort et sa résurrection».

 

Le pape exhorte enfin le Mouvement des travailleurs chrétiens «à persévérer avec un nouvel élan afin de faire connaitre l’Évangile dans le monde du travail».

 

Un message qui épouse au mieux cet article de periodistadigital.com de ce dimanche : «Une messe avec Pedro Casaldáliga la messe dans sa chapelle sous la forme d’un cœur ouvert au monde». Cette messe a eu lieu dans la chapelle simple mais belle, conçue par Maximino Cerezo, le peintre de la libération, où sont réunit 8 personnes. Don Pedro Casaldáliga et son aide, le laïc et président de l'Association Terre sans Mal, Eduardo Lallana, le père Angel, José Manuel Vidal l’auteur de l’article et les trois membres de la communauté des Augustins : Felix Valenzuela, José Saraiva et Ivo.

 

La chapelle, en forme de cœur, mais ouverte à la vie et le monde. Des deux côtés et au milieu, à la place du tabernacle, ouvert à l'horizon. Avec des tabourets en bois, un petit autel aussi de bois et un sanctuaire coloré. Vierge d'un côté et, de l'autre, la carte de l'Afrique avec la légende «Crucifié», un Christ et un reliquaire avec les reliques de deux martyrs : Un morceau de la soutane ensanglanté son ami et protecteur, Monseigneur Romero, son Saint Romero d'Amérique, et un petit os de son bien-aimé et admiré Ignacio Ellacuría, l'un des martyrs de l’UCA au Salvador.

 

Le père Ivo préside la messe. Le musicien Agustino, joue de la guitare et Valenzuela préside la célébration par déférence aux visiteurs. Après le premier salut, on commence à mettre de la vie sur l'autel. Pas de fête sans le «voir, juger et agir». La messe n’est pas un sombre rituel vide, sérieux, mais des bribes de vie, présenté au Père. Avec les grands événements et les petites choses chaque jour. Félix Valenzuela, vicaire général à la droite Casaldáliga depuis plus de 30 ans, rappelle le processus de mise en accusation du Président Temer, qui se déroule ces jours-ci, à la Syrie toujours martyrisé, aux visiteurs espagnols qui les accompagnent et deux de ses paroissiens de Sao Felix qui viennent de mourir. Après les lectures, Valenzuela rétablit l'homélie commune. Considérant, en suivant le théologien espagnol José María Castillo, que les trois préoccupations essentielles de Jésus étaient la guérison des malades, de nourrir les affamés et de promouvoir de bonnes relations entre les gens.

 

«Nous devons mourir et disparaître, pour qu’émerge d'autres réalités, une église laïque et un autre système communautaire», dit un vénérable augustin, livrant sa sagesse à ses 87 ans. Pour Eduardo Lallana, Président de Terre Sans Mal, l'engagement doit être basé sur la compassion et la miséricorde du christianisme, tandis que le Père Angel rappelle de façon drastique les vocations sont plus faibles, mais que les bénévoles et les donateurs augmentent, et le paysage ecclésial s’est considérablement amélioré avec l'arrivée à la papauté du pape François.

 

Pour sa part, le père Saraiva dit que «nous devons passer à la pastorale de la conservation à la vie», tandis que son coéquipier Ivo dit qu’il souhaite une «Église d’inclusion sociale, qui laissent les curés et s’incarne dans la vérité du peuple». Derrière, Casaldáliga dans une chaise roulante entendait les discours et les approuvait, puis son discours fut suivi d’un grand silence. Criant que la poésie est l'utopie et que le grain de blé doit aller dans le sol pour germer. Comme le roseau il se fléchit et penche, mais il est le roseau de Dieu pour les pauvres après tout. Il est applaudi et le tout se fini sous la musique.

 

Ici le choix s’est porté sur la simplicité, la proximité avec Dieu et l’option préférentielle pour les pauvres, pour une messe sans fard pour célébrer la vie dans une chapelle ouverte.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 15 Juillet 2017

periodistadigital.com nous montre ce samedi 15 juillet 2017 que cette semaine, les évêques du Paraguay ont interdit une série de conférences bibliques que dicterait le théologien catholique et bibliste, le Dr. Ariel Alvarez Valdes.

 

Ceci est une série de cours bibliques de trois jours chacun, qui ont été organisées par San Pablo Editorial avec différentes paroisses et institutions ecclésiastiques du diocèse d'Asunción, Ciudad del Este et San Lorenzo.

 

Cependant, malgré que les temps bibliques prennent plusieurs semaines à organiser et sont déjà mis en place, ils devraient être abandonnées tout à coup, dans les jours de sa création, parce que l'archevêque d'Asunción, ainsi que d'autres prélats du diocèse paraguayen ont étendu leur désaccord avec l'achèvement de ces cours.

 

«C’est une attitude insolite», ont déclaré les promoteurs, «parce que le Dr. Álvarez Valdés est non seulement un bibliste reconnu, mais il se trouve aussi avalisé par les institutions du Vatican, comme la CBF. Et nous ne comprenons pas pourquoi nos évêques ont cette attitude».

 

Comme on le sait, Ariel Alvarez Valdes est la président de la Fondation Dialogue, qui a été récemment ajouté à la CBF, une fédération biblique créée par le Vatican pour groupe approuvé d’écoles catholiques, qui travaillent sur la Bible et aident les évêques dans leur diocèse à diffuser des études sur l'Écriture Sainte.

 

«Cette interdiction est unique et montre toute la difficulté que notre hiérarchie a pour rattraper son retard sur les questions théologiques, et de permettre aux les gens ici au Paraguay d’avoir accès à de nouvelles études bibliques proposées par les théologiens catholiques», a conclu les organisateurs. Ces études bibliques sont en cours depuis des années dans des pays comme l'Argentine, le Chili et l'Uruguay.

 

Encore une fois, le Dr. Ariel Alvarez Valdes fait les frais d’une hiérarchie qui ne veut pas d’une foi adulte, pourtant ses ouvrages et notamment les Énigmes de la Bible, présentent de façon informative les nouvelles études bibliques, tel qu’elles sont proposé par les exégètes et les théologiens d’aujourd’hui. Depuis son apparition en 1998, la série a été un énorme succès, et est devenu un outil précieux pour l'étude de la Parole de Dieu.

 

Lastampa.it vient de nous apprendre le jeudi 13 juillet que Giovanni Franzoni est mort dans l’article «Adieu à Franzoni, l'ancien abbé du Concile». Décédé le jeudi 13 juillet à Canneto (Rieti), Giovanni Franzoni, est né en 1928, il était un ancien abbé bénédictin de la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs à Rome, l'une des figures symboliques du catholicisme progressiste des années 1960 et 1970, qui a été défroqué par Paul VI. Sa mort a été rapportée par Luigi Sandri, journaliste et écrivain de la communauté de base de Saint-Paul fondée par Franzoni.

 

Élu en 1964 abbé de Saint-Paul-hors-les-Murs, Franzoni a participé, en tant que tel, les deux dernières sessions du Concile Vatican II. Durant la période postconciliaire il s’est engagé pour la mise en œuvre de la réforme liturgique et d'encourage un engagement social des chrétiens à la lumière du renouveau conciliaire. Il a également travaillé en termes de questions internationales particulièrement frappantes pour demander la paix au Vietnam.

 

  En 1970, il a écrit une lettre ouverte à l'ancien Président de la République Giuseppe Saragat pour que la fête du 2 juin ne soit caractérisée par la présence excessive d'armes, mais par des représentants de la société civile. En juin 1973, il a publié une lettre pastorale dans laquelle il a dénoncé la spéculation à Rome qui y avait cours, selon sa plainte, même par des cercles du Vatican. De là, ses différences avec le Saint-Siège l'a amenèrent à démissionner de son poste d’abbé et en juillet 1973 il se déplaça dans un petit appartement pour vivre comme un moine. Cette initiative fut suivie par un groupe d'hommes et de femmes qui formèrent la communauté base de Saint-Paul, qui existe encore.

 

Lors d'un référendum sur le divorce il s’est exprimé en faveur de la liberté de conscience, ajoutant qu'il voterait «Non à l'abrogation de la loi Fortuna-Baslini», se plaçant en conflit direct avec les dirigeants de la Conférence épiscopale italienne et avec les indications du pape Paul VI. Cette décision aura un coût, en avril 1974, celui de la suspension ad divinis. Par la suite, lors de l'élection générale en juin 1976, il a annoncé publiquement qu'il voterait pour le Parti communiste. Par la volonté de Paul VI, en août, il est défroqué.

 

Franzoni a ensuite continué sa vie en luttant pour des causes sociales et l’écriture de livres. En 1990, il se maria avec une journaliste japonaise. Récemment, il a exprimé pour le droit des personnes en phase terminale d'avoir une mort digne décidé pour eux-mêmes. Les communautés de base signalent également que ces derniers mois il avait eu un contact avec l'actuel abbé de Saint-Paul avec lequel «le dialogue fraternel est né.»

 

On peut maintenant se demander si Giovanni Franzoni va être réhabilité ? Il avait exprimé sa sympathie pour la mise à niveau initiée par le pape François, mais n'a pas pu obtenir de contact direct avec lui. Les homme de cette période de désobéissance ont montré la voie pour ce pontificat et en ont payé le prix.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 14 Juillet 2017

cath.ch nous montre depuis quelques jours un écriteau ‘Interdit de se lamenter’ est affiché sur la porte de l’appartement du pape François à la résidence Sainte-Marthe, rapporte le site Vatican insider le 14 juillet 2017.

 

Cet écriteau a été offert au pape par le psychologue et psychothérapeute italien Salvo Noè à l’issue de l’audience générale sur la place Saint-Pierre au Vatican le 14 juin dernier. Il avait alors remis au successeur de Pierre un de ses ouvrages ainsi que le fameux panneau.

 

Celui-ci aurait tout de suite été apprécié par le pape, souligne Vatican insider. “Je le mettrai sur la porte de mon bureau où je reçois les personnes”, aurait-il affirmé. Cet ajout décoratif a ainsi été révélé par un prêtre italien, ami du pape François, reçu à Sainte-Marthe. Il aurait eu l’accord du pontife pour révéler sa présence.

 

Outre l’interdiction de se lamenter, l’affiche donne quelques règles de vie et termine sur ce conseil : “Arrête de te lamenter et agis pour rendre ta vie meilleure”. Comme l’a montré Vatican Insider hier, elle correspond dans  l'exhortation «Evangelii Gaudium» (la joie de l'Évangile) à l’appel aux chrétiens d’abandonner les plaintes continuelles tout en faisant références aux événements récents comme la soudaine démission du vérificateur général Libero Milone, le renvoi du cardinal George Pell mis en accusation en Australie pour maltraitance d'enfants et enfin le non-renouvellement du mandat du cardinal préfet de l'ex-Saint-Office Gerhard Müller.

 

Ce vendredi 14 juillet 2017 Cameron Doody sur periodistadigital.com dans l’article «Un responsable de «La Civiltà Cattolica» contre l’«œcuménisme de la haine» des évangéliques et des fondamentalistes catholiques» montre la dénonciation retentissante de La Civiltà Cattolica contre «l'œcuménisme de la haine» entre «les catholiques fondamentalistes et les évangéliques fondamentalistes» aux États-Unis dans l'article du jésuite italien Antonio Spadaro et du bibliste protestant argentin Marcelo Figueroa. Un mouvement «étrange», ainsi que «xénophobe et islamophobe» qui cherche à allègrement semer la peur et à influencer les politiques sur les questions considérées comme «génériquement morale» comme l'avortement, le mariage homosexuel ou l'éducation religieuse dans les écoles et d'autres questions liées qui sont génériquement considérés comme morale ou de valeurs,  l'article jésuite italien Antonio Spadaro et bibliste protestant argentin Marcelo Figueroa.

 

Spadaro et Figueroa poussent plus en avant et montrant que «chrétiens évangéliques et fondamentalistes condamnent l'œcuménisme catholique traditionnel, et promeuvent un œcuménisme de conflit qui les unit dans le rêve nostalgique d'un État avec des traits théocratiques», dit l'article. «La perspective la plus dangereuse de cet étrange œcuménisme est donnée par sa vision xénophobe et islamophobe, invoquant les murs et les déportations purificatrices» dénoncent explicitement Spadaro et Figueroa, directeur de l'édition Argentine du journal officiel du Vatican, L'Osservatore Romano. Les auteurs concluent que l’affirmation «alliance contre nature» se dresse sur le sentiment de peur du chaos et que cette stratégie exagère le conflit et le désordre pour agiter l'esprit des gens.

 

Cet article de La Civiltà Cattolica montre une réalité que les catholiques et les évangéliques fondamentalistes s’unissent pour semer la peur et se centrer sur la morale que nous devons contrecarrer pour stopper les vents nauséabonds de la haine.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 13 Juillet 2017

Cameron Doody dans periodistadigital.com nous apprend ce jeudi 13 juillet 2017 que le cardinal George Pell va dépenser 11 000 dollars américains par jour, près de 7 500 000 euros dans sa défense contre des accusations d'abus sexuels sur mineurs à son encontre. En plus, cela compte également ses passages de Sydney à Melbourne, à chaque fois qu'il devra aller devant les tribunaux. Ce chiffre astronomique sur ses frais de justice vient du fait qu’il a retenu les services d'un avocat, considéré comme le meilleur d'Australie, et connu sous le nom «Red Baron», Robert Richter. Ce dernier a eu une certaine notoriété en Australie pour d'avoir défendu avec plus ou moins de succès quelques-unes des figures les plus détestés du pays, comme le gangster homicide Mick Gatto, le flic corrompu Cliff Lockwood, ou l’assassin de masse Julian Knight.

 

Utiliser un tel avocat surnommé la "Rolls Royce des avocats" est un mauvais signal, et donne de sérieux doutes quant à l’innocence du cardinal Pell. Un tel montant pour sa défense est aussi indécent. C’est un très mauvais signal.

 

Tandis que The Tablet aujourd’hui dans son article ‘Le cardinal Schönborn rejette la critique du cardinal Müller selon laquelle son traitement du débat d'Amoris Laetitia n'est pas «convainquant»’ nous montre que le cardinal Schönborn a réprimandé les cardinaux de la dubia, critiquant leur façon d'élever leurs préoccupations et leur procédure de contournement. "Que les cardinaux, qui devraient être les collaborateurs les plus proches du pape, essaient de le forcer et font pression sur lui pour donner une réponse publique à leur lettre publiée, c'est un comportement absolument gênant", a-t-il déclaré. "S'ils veulent avoir une audience avec le pape, ils demandent une audience, mais qu’ils ne publient pas qu'ils ont demandé une audience", a-t-il ajouté.

 

Répondant aux questions de la presse avant d'aborder la conférence «Let's Talk Family : Let's Be Family» à Limerick, en Irlande, le cardinal Schönborn a déclaré que la «réponse à la dubia est très simple». Il a dit que l'enseignement de l'Église était qu'un mariage valide est indissoluble. "Le pape François n'a jamais remis en question ces principes parce que ce sont les principes de la Bible et de l'Évangile, et de l'enseignement de Jésus". "Mais donner cette réponse n'est pas une réponse à tous les cas et situations auxquels nous devons faire face dans la vie quotidienne".

 

Il a déclaré que le pape avait clairement dit que, dans le domaine de la pratique, nous devons faire preuve de discernement. "Nous devons exercer la vertu de la prudence et cela signifie regarder clairement la réalité". Il a parlé de l'exhortation du pape Jean-Paul II, «Familiaris Consortio», sur le mariage et la famille, où il a déclaré que les bergers sont obligés de discerner différentes situations. L'archevêque de Vienne, qui visite l'Irlande avec un certain nombre de séminaristes de son diocèse, s’en est pris à ceux qui ont adopté une attitude rigoureuse ou trop lâche sur Amoris Laetitia, soulignant que le chemin du discernement était moins simple et facile mais plus fructueux.

 

Une tâche bien difficile pour les évêques que de discerner les situations à propos des divorcés remariés, qui ne doit pas être rigoriste ni laxiste. Où trouver la miséricorde dans tout cela ?

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 11 Juillet 2017

Radio Vatican nous montre que le pape François a rendu public ce midi un Motu Proprio, avec application immédiate, établissant un nouveau critère pour les béatifications et canonisations : l’offrande de la vie. Ce nouveau «cas d’espèce» s’ajoute aux deux situations déjà prises en compte dans les dossiers : le martyre, et l’héroïcité des vertus. Ce document, qui fait suite à des débats tenus lors de l’assemblée plénière de la Congrégation pour les causes des saints en septembre 2016, élargit donc les possibilités d’enquête tout en établissant des critères canoniques très précis.

 

«Maiorem hac dilectionem», «Il n’est pas de plus grand amour» : c'est le titre, en latin, de ce Motu Proprio du pape. Il s’inspire du texte de l’Évangile selon saint Jean : «Il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis». Cette notion «d’offrande de la vie» peut ouvrir la voie à la béatification et à la canonisation de personnes qui n’auraient pas été tuées «en haine de la foi» à proprement parler, mais qui auraient donné leur vie dans le service de la charité.

 

Concrètement, ce Motu Proprio élargit les possibilités d’enquête pour des situations contemporaines. Par exemple, on peut imaginer que des volontaires, religieux ou laïcs, qui seraient décédés après avoir contracté un virus en portant secours aux malades lors de situations d’épidémies, pourraient voir leurs cas étudiés par la Congrégation pour les causes des saints.

 

Plusieurs critères précis sont toutefois listés par le Pape : «une offrande libre et volontaire de la vie et une acceptation héroïque de la mort», le fait que cette mort soit directement liée à cette offrande de la vie, l’exercice des vertus chrétiennes avant cette offrande de la vie puis jusqu’à la mort, l’existence d’une «réputation de sainteté» et de signes, au moins après la mort, et enfin la nécessité d’un «miracle survenu après la mort du Serviteur de Dieu et par son intercession».

 

Ce critère est le même que pour les autres personnes dont l’héroïcité des vertus est étudiée. Les enquêtes se basant sur cette notion «d’offrande de la vie» devront suivre le même parcours que les autres, selon toutes les dispositions déjà en vigueur, au niveau diocésain comme à Rome. Il est notamment demandé d’éviter tout culte prématuré qui pourrait induire les fidèles en confusion avant que les béatifications et canonisations ne soient célébrées.

 

Cette vision de la canonisation et de la béatification permet d’ouvrir la porte de la sainteté à ceux qui offrent leur vie pour les nécessiteux. Cela mettra donc en avant les missionnaires, les travailleurs humanitaires catholiques, les «bons Samaritains» qui placent la charité au centre de leur mission. Le pape fait le choix d’une «Église samaritaine».

 

Malheureusement cette vision n’est pas portée par le cardinal Gerhard Müller dans l’article de periodistadigital.com : «Müller se fend pour la troisième fois en une semaine de la décision du pape d’avoir mis fin à ses fonctions». Il dit que «les ponts sont nécessaires pour éviter un schisme», mais le cardinal Gerhard Müller, ancien défenseur de la foi, dit à Passauer Neue Presse qu’«Amoris Laetitia» a ouvert «un profond fossé» dans l'Église. Il recommanda au pape François qu’il discute de la avec les trois cardinaux restants après la mort du cardinal Meisner et qu’il lui suggère de lui confier le dialogue car il a la compétence et le sens nécessaire des responsabilités pour modérer la discussion. Cependant, il n'a aucune intention de vouloir diriger un mouvement qui critique le pape François.

 

Pendant ce temps, son successeur le jésuite espagnol Luis Ladaria, a voyagé en Argentine pour participer au Symposium international sur la Catéchèse qui se tiendra du 11 au 14 Juillet à la Faculté de théologie Pontificale de l’Université Catholique Argentine. Plus tôt, il a présidé au cours d’une messe à la cathédrale basilique de Salta et le sanctuaire du Seigneur et de la Vierge du Miracle, dans lequel il a dit que «Jésus nous dit, en premier lieu, que sont bénis les petits, les pauvres, les humbles et non, ceux qui se croient au-dessus des autres et avec cela, le Seigneur nous dit de lui-même, qu’il est venu dans le monde pour se présenter dans l' humilité : pas dans la puissance violente, mais avec le pouvoir de la bonté, la persuasion comme Dieu, notre Père».

 

«Et de là vient notre noyau fondamental, Jésus a révélé cette pauvreté avec cette humilité nous disant précisément dans sa parole ultime et définitive, que Dieu est son Père et qu'Il est le Fils et entre le Père et le fils, il y a une compréhension mutuelle qui va au-delà de ce que nous pouvons penser, parce qu’il y a est une profonde intimité de l'amour dans l'Esprit Saint», nous dit le nouveau préfet de la Doctrine de la foi.

 

«Notre affiliation, a-t-il ajouté plus tard, apporte inévitablement notre fraternité, nous sommes des enfants du même Père, nous sommes frères. Nous sommes les frères de Jésus-Christ, nous sommes frères entre nous et nous avons cette unité profonde que le Seigneur nous a appris de l'amour de Dieu, l'amour du prochain», a-t-il dit.

 

C’est plus rafraîchissant que le cardinal Müller aigrit qui n’a pas supporté son éviction, alors qu’il était raisonnable que le pape ne le reconduise pas vu qu’il ne soutenait aucune de ses réformes.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 10 Juillet 2017

Cameron Doody dans on article du dimanche 9 juillet 2017 sur periodistadigital.com nous montre que le père James Martin lors d’une interview à CNN a encouragé les prêtres homosexuels à sortir du placard. Le célèbre jésuite américain et conseiller auprès du ministère des communications du Vatican estime que les prêtres homosexuels doivent faire connaître leur sexualité. Il a également réfléchi sur le «grand changement» qui se produit dans l'Église en termes d'acceptation et de rejet des gays : un changement attribué à l'exemple des prélats comme le cardinal Joseph Tobin, archevêque de Newark, ou même au pape François.

 

L'autre raison pour le père Martin de cette ouverture croissante dans l'Église envers les gays est «l'augmentation du nombre de catholiques LGBT qui sortent du placard et les questions sur les couples LGBT qui sont beaucoup plus importantes pour l'Église en général». Mais il trouve dommage qu’une partie importante de l'Église n'est pas si courageuse puisqu’elle refuse de reconnaître publiquement ses penchants émotionnels. Sauf, bien sûr, quelques exceptions héroïques tels que Krzysztof Charamsa, un ancien fonctionnaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

 

Selon le père Martin jésuite qu'il y a «plusieurs raisons» pour lesquelles les milliers de prêtres et religieux des gais et lesbiennes ne viennent pas du placard. «Un, leurs évêques ou supérieurs religieux leur demandent de ne pas faire. Deux, ils craignent les représailles de leurs paroissiens. Trois, ils craignent de semer la discorde. Quatre, qu’ils soient des gens réservés. Cinq, qu’ils ne sont pas pleinement conscients de leur la sexualité», indique le prêtre, en réservant pour la fin la raison la plus inquiétante que «les gens ont mélangé l’homosexualité avec de la pédophilie de sorte que les prêtres homosexuels ne veulent pas sortir du placard de peur qu'on leur mettent l'étiquette pédéraste».

 

Pour lui, si le prêtre homosexuels mettent fin à leurs crainte, ce serait une grand leçon pour l’Église.  S’ils sortent du placard ce "serait les aider à montrer d’un pied aux catholiques comment sont les personnes gays et aussi comment les homosexuels peuvent vivre de façon chaste". Il trouve ironique que «ces hommes et ces femmes qui vivent exactement ce que l'Église demande aux personnes LGBT - châtiment et abstinence - et ils ne sont pas autorisés à parler.» Voilà pourquoi il y un fossé selon le père Martin alors qu’ils «font un excellent travail sous un nuage étrange qui ne devrait pas exister.»

 

Une initiative qui fait réfléchir surtout quand l’Église anglicane a décidé lors d’un synode réuni à York d’offrir des services spéciaux pour accueillir les personnes transgenres à la foi anglicane après que son corps dirigeant a soutenu une motion considérée comme un symbole d'acceptation pour une communauté souvent marginalisée.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 9 Juillet 2017

RFI.fr nous montre ce dimanche 9 juillet 2017 que le pape François se dit favorable à la béatification de Blaise Pascal. C’est lors d’une conversation avec le grand journaliste italien Luigi Scalfari, fondateur du quotidien La Repubblica que le souverain pontife a évoqué la figure du célèbre philosophe et mathématicien du XVIIe siècle.

 

«Moi aussi je pense qu’il mérite d’être béatifié», répond le pape à Eugenio Scalfari. Lors de son entretien avec le journaliste, celui-ci venait de raconter au pape François les derniers jours de Blaise Pascal et la volonté du philosophe de mourir dans un hôpital, au milieu des pauvres. Le pape pense sérieusement à une béatification puisqu’il compte bien faire part de sa «conviction personnelle positive» aux services chargés des procédures de béatification, a-t-il précisé. La Congrégation pour la cause des saints, l’organe au Vatican qui s’occupe de ces questions pourrait donc très prochainement ouvrir un dossier «Pascal».

 

Si la thématique de la pauvreté a très probablement marqué le pape argentin, sensible à ces questions, ce choix d’un pape jésuite pourra surprendre : Blaise Pascal fut en effet une figure du jansénisme au XVIIème siècle et l’un des plus grands détracteurs de la compagnie de Jésus. Ses Provinciales seront mises à l’index par la papauté. Mais, au-delà des querelles, son apport moral et spirituel ainsi que sa rigueur intellectuelle sont salués depuis longtemps par les papes : Blaise Pascal est ainsi cité dans de nombreuses encycliques ou documents pontificaux, de Paul VI à Benoît XVI. Avec cette béatification espérée, le pape François souhaite encore aller plus loin.

 

Ensuite euronews.com nous montre une initiative des plus intéressante dans son article de ce dimanche : «Des imams en périple contre le terrorisme». Des imams français, belges ou tunisiens ont entamé à Paris un voyage pour combattre les amalgames entre islam et terrorisme. Ils se sont recueillis sur les Champs-Élysées, là où un policier avait été tué dans une attaque en avril dernier. Leur périple les mènera ensuite vers d’autres villes frappées par des attentats comme Berlin, Bruxelles, ou Nice.

 

“C’est un symbole. Ce sont des religieux, des gens qui croient, des courageux. Ce sont des musulmans qui viennent dire non à la barbarie, non à la haine, non à la terreur. C’est le message qu’on a besoin d’envoyer”, souligne l’imam Hassan Chalghoumi, co-organisateur de la “Marche des musulmans contre le terrorisme” avec l‘écrivain juif Marek Halter. “Pour les non musulmans, ce sera une découverte d’un autre islam. Et pour les musulmans, ils auront un exemple, ils auront des gens à suivre”, souligne ce dernier.

 

Une trentaine d’imams étaient présents au départ de cette “marche”, une initiative qui fait débat au sein de la communauté. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) n’a pas souhaité participer. Dommage.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise, #Actualités

Repost 0

Publié le 5 Juillet 2017

Elisa Frisullo dans son article du mardi 4 juillet 2017 pour 20minutes.fr nous montre que Régis Peyrard, le curé de 84 ans, a été dénoncé à trois reprises depuis 2000 auprès du diocèse… Ce prêtre a été mis en cause une première fois en 2000 par deux victimes. L’avenir de l’ecclésiastique est désormais entre les mains de Rome, saisie de cette affaire.

 

«C’est un prêtre âgé, mais très profondément conscient de la gravité de ses faits.» Ce mardi après-midi, suite aux révélations faites par 20 Minutes, l’évêque de Saint-Etienne (Loire) Sylvain Bataille a indiqué qu’une procédure canonique avait été engagée à l’encontre du père Régis Peyrard, 84 ans, accusé par trois victimes de faits d’agressions sexuelles sur mineurs datant d’une trentaine d’années. «Celui-ci reconnaît les faits», a ajouté l’évêque, précisant toutefois que l’homme d’Église, en poste dans le diocèse depuis les années 1960, présentait «des vraies difficultés de mémoire par rapport à ces faits-là ».

 

Ce prêtre, passé ces dernières décennies par les paroisses de la Talaudière, puis de Saint-Just-Saint-Rambert et Sainte-Thérèse du Rond-Point, a été mis en cause pour la première fois, selon Sylvain Bataille, en 2000. Cette année-là, deux victimes ont dénoncé les abus perpétrés à leur encontre par le curé auprès du diocèse. Puis, en 2014, un troisième signalement a été fait auprès de l’Église. «À trois reprises, des victimes se sont manifestées et à chaque fois, les faits ont été signalés à la justice», a assuré l’évêque. Mais pour l’heure, les attouchements sexuels dont est accusé Régis Peyrard étant prescrits, ce curé n’est visé par aucune procédure judiciaire, avait indiqué mi-juin à 20 Minutes une source judiciaire.

 

Dès les premiers signalements, l’évêque de l’époque Pierre Joatton, aurait pris les mesures nécessaires pour empêcher tout contact entre le curé et les enfants. A savoir «résider dans une maison de retraite et exercer un ministère restreint», a ajouté ce mardi Sylvain Bataille, jugeant «inqualifiables» les actes reprochés au curé. «Nous pensons d’abord aux victimes, à leurs souffrances et aux conséquences dramatiques de ces actes», a ajouté l’évêque, inquiet que d’autres enfants aient pu par le passé subir les assauts du père Peyrard.

 

«Forcément, c’est une question qui m’habite, qui m’affecte. On se demande combien de personnes ont pu être touchées», a-t-il déclaré. L’avenir de ce prêtre, qui a multiplié les pèlerinages en terre sainte et à Lourdes, est désormais entre les mains de Rome, saisie de cette affaire. «Cette procédure pourra aboutir à différentes choses et aller jusqu’à le relever du sacerdoce», a précisé le diocèse.

 

Même si la pédophilie est toujours un problème que l’Église se doit de régler sérieusement, aux États-Unis on tente l’unité dans l’Église. Céline Hoyeau (à Orlando, Floride) nous montre ce mercredi 5 juillet dans son article pour la-Croix.com «Les responsables catholiques américains de toutes tendances rassemblées à Orlando» que pour la première fois, les principaux acteurs des diocèses des États-Unis se sont retrouvés du 1er au 4 juillet pour réfléchir à la manière d’atteindre une jeunesse qui se détourne de l’Église.

 

L’unité est précisément ce qu’a visé pendant trois jours l’Église des États-Unis, en rassemblant pour la première fois à Orlando, en Floride, des responsables catholiques de toutes tendances, des plus «pro-vie» aux plus fervents défenseurs de la justice sociale, soit 3400 participants choisis par les 155 évêques présents. Objectif de cette «convocation» : dépasser les «cultural wars», les divisions autour des sujets de société. Même si, comme l’a fait remarquer à l’ouverture Mgr William Lori, l’archevêque de Baltimore, «les études menées nous ont montré que ces divisions étaient bien moins fortes que nous le pensions». Le climat de ce laboratoire inédit a, de fait, été moins aux débats qu’à une réflexion sur la manière de rejoindre une Amérique en cours de sécularisation. Autrement dit, la manière d’être de meilleurs «disciples missionnaires», selon les mots du pape François. Pour les évêques, ce gigantesque rassemblement est d’abord l’occasion d’écouter. Et d’identifier avec les «experts», engagés sur le terrain, les mutations auxquelles l’Église américaine est confrontée : montée de l’individualisme, de l’indifférence religieuse, des «sans religion» (un quart de la population américaine), baisse de la pratique mais aussi vagues migratoires…

 

Parmi les participants, nombreux sont les jeunes adultes, solidement formés et nommés à des postes clés dans les diocèses. Une grande question revient pourtant : comment rejoindre les jeunes Américains à qui l’Église ne parle plus ? Les évêques le reconnaissent : «Il nous faut trouver une nouvelle manière de parler de la foi, en partant sans doute davantage de notre expérience et de notre témoignage», avance le cardinal Donald Wuerl, archevêque de Washington. Une Église moins dogmatique ? C’est ce qu’appelle de ses vœux ­ Matthew Halbach, 38 ans, directeur du Centre Saint-Joseph pour l’éducation à la foi, dans l’Iowa, et consultant pour la conférence épiscopale. «Les gens attendent de nous un témoignage authentique, de la compassion. Pour nommer un couple remarié qui est fidèle, éduque ses enfants avec amour et dans la foi mais n’a pas obtenu la nullité de mariage, on n’a qu’une catégorie : “adultères”… Nous avons besoin d’un langage plus miséricordieux», constate ce père de quatre enfants.

 

«L’Église américaine a toujours été présente aux périphéries, à travers nos écoles, nos paroisses… mais nous pouvons faire mieux», appuie Mgr José Gomez, archevêque de Los Angeles et vice-président de la conférence épiscopale, sommant les leaders catholiques à aller aux périphéries «sociales, existentielles et spirituelles». Si certains, comme cette religieuse, aumônière d’hôpital, regrettent le manque de réel débat – «Il y a un éléphant dans la pièce et on n’en parle pas !», glisse-t-elle, évoquant entre autres l’accueil des homosexuels –, Matthew Halbach se veut plus optimiste. «Nous sommes au début de la route, mais je sens dans nos conversations informelles que les gens de tous bords s’ouvrent.»

 

Mais comme le montre cruxnow.com dans l’article de John L. Allen Jr. et Ines San Martin du mardi 4 juillet 2017 «John Carr : les critiques du pape trop souvent "bloqués dans leurs propres têtes"», John Carr qui a eu l'idée de ce rassemblement entre les leaders du camp pro-vie catholique avec ceux qui travaillent sur la justice sociale pour montrer qu’ils pouvaient «agir ensemble» et mettre en avant l'étreinte de l'enseignement social de l'Église, pourraient les rendre dangereux et et ainsi fournir une vision alternative de la vie publique et montrer que les soins aux faibles, à l'être à naître, aux sans-papiers, à la personne âgée, aux jeunes, aux personnes sans soins de santé, aux personnes qui luttent pour survivre face aux persécutions religieuses, en d'autres termes, un engagement commun à la défense de la vie et de la dignité humaine, offre non seulement une voie à suivre pour l'Église, mais aussi un chemin vers la société.

 

Même si les évêques y ont montré leur soutien envers le pape et que ce rassemblement essaye d’accompagner les changements, il y a surtout eu une tentative de réunir deux camps profondément opposés les catholiques pro-vie et sociaux, sans parler réellement des problèmes sociétaux.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise, #Actualités

Repost 0