Articles avec #actualites de l'eglise tag

Publié le 30 Novembre 2016

kath.net nous montre dans son article du 30 novembre 2016 que Mgr Pinto, président de la Rote romaine a menacé les cardinaux Burke, Brandmüller, Caffarra et Meisner de la perte de leur dignité de cardinal à cause de la critique publique d’"Amoris Laetitia".

L’archevêque Pio Vito Pinto, président de la Rote romaine, le deuxième plus haut tribunal de l'Église catholique romaine, a lors d'une conférence en Espagne menacé les cardinaux Burke, Brandmüller, Caffarra et Meisner de la perte de leur dignité de cardinal à cause de leur critique publique d’"Amoris Laetitia". Pour Mgr Pinto suite aux informations des médias a déclaré que le pape n’est pas responsable du retrait de la dignité de cardinal, mais lui-même. L'archevêque a annoncé qu'il soutiendra le pape François sur le fait que les divorcés remariés puissent recevoir la Sainte Eucharistie.

 

Comme le montre le CatholicHerald.co.uk du mardi 29 octobre le père Antonio Spadaro, le rédacteur en chef de La Civiltà Cattolica, a déclaré que les questions soulevées par les quatre cardinaux suivant la publication d’Amoris Laetitia, ont déjà reçu une réponse. Comme il le signale : «Au cours du Synode, toutes les réponses nécessaires ont été données et plus d'une fois. Depuis, de nombreux autres pasteurs, parmi lesquels de nombreux évêques et cardinaux, se sont portés dessus et ont approfondi les discussions, y compris récemment. Le pape a même indiqué le cardinal Schönborn comme un interprète fidèle du document.» «Ainsi, je crois qu'une conscience douteuse peut facilement trouver toutes les réponses qu'elle cherche, si elle les cherche avec sincérité.»

 

«Les questions intéressantes des quatre cardinaux, ont été en réalité déjà soulevées au cours du Synode, où le dialogue était profond, vaste et surtout, franc. Amoris Laetitia est seulement le fruit mûr de la réflexion de François après avoir écouté tout le monde et la lecture de document final du Synode.»

 

Mais comme le montre CatholicHerald.co.uk le cardinal Pell droit dans ses bottes a affirmé dans un discours à l'église St Patrick, à Londres, qu’un certain nombre de catholiques pratiquants réguliers seraient énervés par la tournure des événements. Il critique certaines idées sur la conscience puisque pour lui la primauté de la conscience aurait des effets désastreux, et souligne qu’on ne doit pas suivre sa conscience mais l’enseignement moral de l’Église.

 

Puis il prend la prend la phrase de Jésus : «il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus» (Matthieu 22,14), suggérant que beaucoup de personnes iront en enfer. Mais Jésus en disant cela, n’invite-t-il pas à faire qu’il y ait beaucoup plus d’élu au lieu du cadre restreint voulu par le cardinal Pell, car ceux qui se croient élus peuvent déchanter vite lorsqu’arrivera le grand festin royal. Selon lui la vérité sur la punition éternelle aurait été minimisée, tout comme l’idée erronée de la conscience était devenue très répandue. Pour lui, dans une vie de péché, il est difficile de percevoir la vérité. Pour autant, on peut aussi dire qu’à force de voir le péché, on limite la vérité.

 

La dénonciation de prophètes de malheurs de Jean XXIII en 1962 est plus que jamais d’actualité : «Il Nous semble nécessaire de dire Notre complet désaccord avec ces prophètes de malheur, qui annoncent toujours des catastrophes, comme si le monde était près de sa fin.» Le cardinal Pell semble faire partie de cette catégorie.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 27 Novembre 2016

José Manuel Vidal nous montre ce dimanche 27 novembre dans periodistadigital.com que durant le premier Angélus après la clôture du Jubilé de la miséricorde, le pape François durant sa catéchèse a abordé la troisième venue du Christ et la saison de l'Avent, comme «un moment d'espoir.» Et pour vivre pleinement celui-ci, il invite à la «sobriété» et souhaite que «ne nous laissions pas dominés par les réalités temporelles». Pendant les salutations, le pape a rappelé que le Nicaragua et le Costa Rica ont été frappés par l'ouragan Otto, et que les gens du Nord de l'Italie, ont été victime d’une inondation.

 

José Antonio Pagola dans son blog Buenas Noticias résume le mieux l’Avent dans son article du samedi 22 octobre car comme il le signale : «Nous devons nous réveiller et ouvrir nos yeux. Vivre vigilant à regarder au-delà de nos intérêts et des préoccupations étroites. L'espoir du chrétien n’est pas une attitude aveugle, il ne faut pas oublier ceux qui souffrent. La spiritualité chrétienne est non seulement un regard vers l'intérieur, parce que le cœur est attentif à ceux qui vivent abandonnés à leur sort.

 

Dans les communautés chrétiennes, nous devons prendre soin de plus en plus de notre façon de vivre pour que l'espoir ne conduise pas à l'indifférence et à la négligence envers les pauvres. Nous ne pouvons pas nous isoler dans la religion pour ne pas entendre les cris de ceux qui meurent de faim tous les jours. Il ne nous est pas permis de nourrir notre illusion d'innocence pour défendre notre tranquillité.»

 

Il conclue en nous montrant que «Probablement le peu de sensibilité à l'immense souffrance dans le monde est l'un des symptômes les plus graves du vieillissement du christianisme d'aujourd'hui. Lorsque François appelle à «une Eglise pauvre pour les pauvres», ne crie-t-il pas le message le plus important et le plus interpellant pour les chrétiens de tous les pays les plus importants et un message interpolant pour les chrétiens de tous les pays qu’est celui du bien-être.»

 

Donc, nous ne pouvons pas en cette période de l’Avent fermer les yeux à la grande majorité des personnes qui souffrent dans notre monde et nous devons donc nous tourner vers elles.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 24 Novembre 2016

Comme nous le montre lematin.ch ce jeudi 24 novembre 2016 le vicaire général de l'évêché de Coire pour les cantons d'Uri, Schwyz, Obwald et Nidwald, Martin Kopp, appelle à ne pas remplacer l'an prochain l'évêque Vitus Huonder, après son départ à la retraite. La situation dans le diocèse doit d'abord être apaisée, selon lui.

 

Le pape devrait plutôt «nommer un administrateur apostolique pour un certain temps», déclare Martin Kopp dans un entretien diffusé ce lundi 24 octobre 2016 par le «Tages-Anzeiger» et le «Bund». «Cette personne doit venir de l'extérieur et être suffisamment charismatique pour que le diocèse retrouve la confiance et la paix», explique le représentant de l'évêque de Coire en Suisse centrale.

 

Il est «clair que le diocèse de Coire ne peut plus continuer à fonctionner comme maintenant», ajoute Martin Kopp, soulignant que la gestion du diocèse ne correspond pas à la vision des fidèles de la région.

 

Si le successeur poursuit la politique actuelle, «l'évêché est mort», poursuit le vicaire, expliquant que Zurich, Uri, Schwyz, Obwald et Nidwald se sépareront de l'évêché de Coire. L'idée d'un nouveau départ est «largement partagée», précise-t-il.

 

Le très conservateur évêque Huonder a fait à plusieurs reprises parler de lui ces dernières années. Il avait notamment rappelé à l'ordre le curé de Bürglen (UR), qui avait béni un couple de lesbiennes, et avait tenu des propos controversés en Allemagne condamnant les homosexuels.

 

Encore une fois, cet exemple montre ce qui arrive lorsque l'ont choisi un évêque qui n’a pas «l’odeur de ses brebis». Vitus Huonder montre ce que Jésus appelait dans Jean 10, 12-13 le «berger mercenaire», dont «les brebis ne comptent pas vraiment pour lui» et comme le dit Jean 10, 5 «Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers».

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 22 Novembre 2016

kath.ch nous montre ce mardi 22 octobre que la décision du pape François de faciliter le pardon pour les femmes qui avortent pousse apparemment la préoccupation d’une partie du Vatican en partie sur des préoccupations. «Il y a un risque que les femmes choisissent maintenant d'avoir un avortement parce qu’elles croient à tort qu’elles vont être pardonna facilement», a dit l’ancien membre de la curie Mgr Gianfranco Girotti (79 ans) au journal italien «La Repubblica» (mardi).

 

Le fait que maintenant, chaque prêtre a le pouvoir d'absoudre de ce péché grave selon le pape François pourrait d’après lui affaiblir la conscience du péché d'avortement pour le clergé italien. Un tel effet s’est également produit lors de l’absolution voulue par Jean-Paul II. À l'origine le Vatican se réservait le pardon de l’avortement, qu’il a délégué aux évêques. Selon le journal, Girotti partagerait les préoccupations de plusieurs membres du clergé au Vatican. Cependant, c’est un "petit nombre" qui a fait part de mécontentement publiquement. Comme régent de la Pénitencerie apostolique, un tribunal du Vatican, Girotti a été responsable entre autres choses de l'absolution de ce qu’il appelle «ces péchés graves» en 2012, réservé au Vatican.

 

Paul Rodari dans repubblica.it donne les noms de ceux qui ne «tolèrent aucune ouverture du pape» : Thomas C. Collins de Toronto, Timothy M. Dolan de New York, Willem J. Eijk d'Utrecht, Gerhard L. Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Wilfrid Fox Napier archevêque de Durban, George Pell préfet du secrétariat du Vatican pour l' économie, Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, Jorge Urosa Savino L., archevêque de Caracas, et Daniel Di Nardo, président des évêques américains.

 

Le pape en a passé outre à travers une lettre publiée lundi «Misericordia et misera» (Miséricorde et misère) permettant à tous les prêtres de pouvoir absoudre le soit disant «péché d'avortement». Une délégation que le pape François avait déjà donnée pour l'Année Sainte, qui a pris fin dimanche. Maintenant, elle est appliquée de façon permanente. Dans la plupart des pays, une absolution sacramentelle et la levée de l'excommunication n’a été possible que grâce à certains confesseurs. En Allemagne, en Autriche et en Suisse la nouvelle pratique ne modifiait rien; ici chaque prêtre pouvait accorder le pardon pour un avortement avant l'Année Sainte.

Le pape François n’a pourtant pas modifié son jugement sur l’IVG, il met juste en avant le pardon divin qui est même supérieur au soit disant «péché d’avortement». Ce n’est pas une acceptation, juste permettre à des femmes qui ont avorté de recevoir l’absolution.

 

Merci ! 

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 21 Novembre 2016

la-Croix.com et Radio Vatican nous montrent qu’à l’occasion de la fin de l’Année sainte de la miséricorde, le pape François a signé sa nouvelle Lettre apostolique Misericordia et misera, texte rendu public le 21 novembre 2016. Misericordia et misera, explique le pape François, sont les deux termes qu’utilise Saint Augustin «pour raconter la rencontre entre Jésus et la femme adultère». Pour lui, c’est une «expression belle et juste » pour faire comprendre « le mystère de l’amour de Dieu quand il vient à la rencontre du pécheur : “Il ne resta que la misérable pécheresse en face de la bonté miséricordieuse”». Pour le pape François, «il est temps de regarder en avant et de comprendre comment continuer avec fidélité, joie et enthousiasme, à faire l’expérience de la richesse de la miséricorde divine».

 

Soulignant qu’il ne faut pas «mettre de limites à son action», il invite tout d’abord les communautés chrétiennes «à célébrer la miséricorde». Car, dans la liturgie dit-il, «la miséricorde n’est pas seulement évoquée maintes fois : elle est réellement reçue et vécue». Rappelant ensuite l’importance de la Parole de Dieu pour écouter le message de miséricorde, le pape insiste sur l’importance de l’homélie et de la lecture de la Bible. Il propose ainsi la célébration d’«un dimanche entièrement consacré à la Parole de Dieu pour comprendre l’inépuisable richesse qui provient du dialogue permanent entre Dieu et son peuple».

 

Le pape, qui avait concédé aux Missionnaires de la miséricorde la faculté d’absoudre le péché d’avortement, jusque-là réservé aux seuls évêques, affirme ensuite que «pour qu’aucun obstacle ne s’interpose entre la demande de réconciliation et le pardon de Dieu, je concède à tous les prêtres, à partir de maintenant, en vertu de leur ministère, la faculté d’absoudre le péché d’avortement».

 

L’autre disposition qui s’étend au-delà de la période jubilaire concerne la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X. Le Pape avait décidé que l’absolution reçue en se confessant aux prêtres lefebvristes serait « valide » et « licite » pendant le Jubilé. Le Saint-Père, là aussi, «étend cette faculté au-delà de la période jubilaire, jusqu’à ce que soient prises de nouvelles dispositions, pour que le signe sacramentel de la réconciliation à travers le pardon de l’Église ne fasse jamais défaut à personne». Une décision, précise-t-il, pour le bien pastoral des fidèles et en comptant sur la bonne volonté de leurs prêtres afin que la pleine communion dans l’Église catholique puisse être recouvrée avec l’aide de Dieu.

 

Dans sa Lettre apostolique, le pape François annonce également l’institution d’une Journée mondiale des pauvres au 33e dimanche du temps ordinaire, soit l’avant-dernier dimanche du temps ordinaire. Cette journée sera, explique-t-il, «la meilleure préparation pour vivre la solennité de Notre Seigneur Jésus-Christ, Roi de l’Univers, qui s’est identifié aux petits et aux pauvres et qui nous jugera sur les œuvres de miséricorde».

 

Comme le montre José Manuel Vidal dans periodistadigital.com le pape souhaite donc que l'Église baigne dans la miséricorde et se l’injecte profondément dans ses veines, pour qu’elle circule dans tout son corps par à-coups et dans la profondeur dans ses attitudes et de ses structures. Il souhaite ainsi à «dégeler» le concile Vatican II et convertir l’Église dans sa feuille de route. Pour cela, l’Église doit quitter ses traditionnelles attitudes arrogantes et condamnatoires pour devenir l'hôpital et la maison de la miséricorde pour tous les pécheurs et tous les blessés par la vie.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 20 Novembre 2016

Le pape François clôt l'Année sainte de la miséricorde

actu.orange.fr nous montre ce dimanche 20 novembre 2016 que le pape François a clôt dimanche son "Année sainte de la miséricorde", leitmotiv qu'il a décliné sans relâche avec des gestes choc, comme le rapatriement de migrants dans son avion ou l'accueil au Vatican de longues processions d'exclus comme les détenus.

 

La "Porte sainte" de la basilique Saint-Pierre a été refermée dimanche en milieu de matinée par le pape, très recueilli en tirant lentement les deux battants de la lourde porte de bronze. Il est resté ensuite immobile en prière la main sur son crucifix, avant de célébrer une messe en plein air devant 70 000 fidèles et tous ses cardinaux, sur une place Saint-Pierre remplie sans être bondée. "Demandons la grâce de ne jamais fermer les portes de la réconciliation et du pardon, mais de savoir dépasser le mal et les divergences", a dit le pape François dans son homélie, avant d'appeler les croyants à "donner leurs chances aux autres".

 

Le pape avait ouvert cette porte sainte le 8 décembre 2015, en présence du pape émérite démissionnaire Benoît XVI, absent dimanche. Selon une tradition datant du Moyen-âge, en passant cette porte, les pèlerins chrétiens ont pu demander le pardon de leurs péchés. Fait inédit, le pontife argentin a souhaité l'ouverture de milliers de portes saintes dans le monde, ouvrant personnellement la première en Afrique, à la cathédrale de Bangui.

 

Les autres portes saintes - refermées une semaine plus tôt - ont essaimé dans des sanctuaires, des camps de réfugiés, des prisons, des centres sociaux... Le pape a répété toute l'année que les hommes doivent ouvrir "les portes de leur cœur" et faire preuve de "tendresse". Il illustre sa recommandation en embrassant des milliers de pèlerins, avec une prédilection pour les sans-abri et les détenus, dont les pèlerinages ont clôturé l'année sainte en novembre.

 

Un vendredi par mois, le pape argentin est aussi allé rencontrer des enfants hospitalisés, d'anciens toxicomanes, des ex-prostituées, des prêtres défroqués pères de famille... Son apparente bonhommie s'accompagne néanmoins de propos parfois cinglants, destinés à interpeller les consciences des hommes, des gouvernements, voire des prélats. Il dénonce souvent "l'indifférence" d'une société de consommation obsédée par l'argent. "Nous sommes tous des migrants !", a lancé dans l'île grecque de Lesbos ce fils d'émigrés italiens né en Argentine, qui avait alors ramené à bord de son avion papal trois familles musulmanes syriennes. En mars, il avait lavé les pieds de onze migrants de confession chrétienne, musulmane et hindoue.

 

Plus de 20 millions de croyants sont venus à Rome spécifiquement pour cette année sainte, selon des estimations du Vatican. Les commerçants ont affiché leur insatisfaction en se souvenant du boom touristique du précédent "Jubilé" en l'an 2000 qui aurait attiré 30 millions de visiteurs. Karin Löbbe, une habitante de Brême, confirmait dimanche cette impression : "la place Saint-Pierre était pleine à craquer en 2000".

 

La faute aux attentats terroristes et à une année sainte décentralisée ? "Jean-Paul II était un pape encore plus charismatique, encore plus spirituel", réplique cette nostalgique du pontife polonais, un peu critique des discours "répétitifs" du pape François. Une jeune novice espagnole de 19 ans, de la  congrégation du "Verbo incarnato", se montrait plus inconditionnelle : "le pape s'intéresse aux pauvres, il est un exemple de charité !".

 

L'Année sainte extraordinaire de la miséricorde célèbre le 50e anniversaire de la fin du Concile Vatican II, qui avait ouvert l'Eglise sur la modernité. Car la miséricorde est synonyme aussi pour le pape d'une poursuite de cette ouverture entamée il y a un demi-siècle, seule solution pour ce réformateur de faire revenir dans le giron de l'Église les croyants tièdes.

 

Certains cercles catholiques conservateurs sont néanmoins las d'entendre parler sans cesse de justice sociale et de paix dans le monde, plutôt que des valeurs traditionnelles de l'Eglise. Quatre cardinaux ont même défié le pape cette semaine sur l'un de ses textes phares apportant une timide ouverture pour les couples divorcés remariés civilement. Ceux qui veulent "fomenter la division avec un mauvais esprit" ne l'empêchent pas de dormir, a assené le pape vendredi dans un entretien.

 

Enfin la meilleure réponse envoyée aux catholiques conservateurs est comme le montre periodistadigital.com, la signature par le pape de la lettre apostolique "Misericordia et misera" (Miséricordieuse et pauvre), qui sera présenté demain à midi et, selon de certaines sources, marque les lignes maîtresses du travail de l'Église catholique durant les années à venir. Bien que de nombreux détails de celle-ci n’ont pas été divulgués, la livraison des premiers exemplaires de la lettre nous donne idée de ce qui sera la préoccupation du pape, et de l'Église, après la fermeture de la Porte Sainte. C’est un appel à "ne jamais fermer la porte de la réconciliation et du pardon".

 

Ainsi, le premier à la recevoir fut le cardinal Tagle, président de Caritas Internationalis, qui représente Manille l'une des grandes métropoles du monde, où il y a de grandes misères et le rejet du monde civilisé; Mgr William Cushley, archevêque d'Edimbourg; deux missionnaires de la miséricorde, de la République démocratique du Congo et du Brésil; un diacre permanent du diocèse de Rome, avec sa famille, deux religieuses du Mexique et de la Corée du Sud, une famille (parents, enfants et grands-parents) des États-Unis; un couple de jeunes fiancés; deux femmes catéchistes; une personne handicapée et une personne malade. Un signe visible de ce que sera la continuation du pontificat.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 19 Novembre 2016

actu.orange.fr nous montre ce samedi 19 novembre 2016 que dix-sept cardinaux ont été créés samedi par le pape François, qui façonne progressivement un collège de cardinaux à son image, moins européen, engagé dans la paix ou la justice sociale.

 

Chaque nouveau "prince de l'Église" s'est agenouillé rituellement samedi dans la basilique Saint-Pierre devant le pape pour recevoir sa "barrette" pourpre, une coiffe ecclésiastique en forme de toque quadrangulaire, ainsi que sa bague de cardinal. Seul un évêque du Lesotho, âgé de 87 ans, n'avait pas fait le voyage pour raison de santé. "Aimez, faites du bien, bénissez et priez", leur a recommandé le pape François dans une homélie, en dépeignant un monde rongé par "le virus de la polarisation et de l'exclusion". "Nous voyons comment rapidement celui qui est à côté de nous non seulement possède le statut d'inconnu ou d'immigré ou de réfugié, mais encore devient une menace, acquiert le statut d'ennemi", a-t-il déploré, en notant que "l'inimitié" existait aussi dans les communautés religieuses. "Nous provenons de pays lointains, nous avons des coutumes, des couleurs de peau, des langues et des conditions sociales différents; nous pensons de manières différentes et nous célébrons aussi la foi par des rites différents. Et rien de tout cela ne nous rend ennemis !", a-t-il insisté.

 

Les nouveaux cardinaux ont reçu des accolades des anciens, puis sont partis en autocar voir le pape émérite Benoît XVI, qui n'était pas présent comme lors des deux consistoires précédents. Le nouveau collège se compose de 228 membres susceptibles d'assister le pape dans son activité. Mais seulement 121 d'entre eux (bientôt 120) ont moins de 80 ans et peuvent siéger dans le fameux conclave qui élit un nouveau pape. Et...potentiellement succéder à l'Argentin François. Le pape François (79 ans), qui créait pour la troisième fois des cardinaux depuis son élection en 2013, a personnellement déjà nommé plus d'un tiers des électeurs. Il a expliqué que ses choix reflétaient "l'universalité de l'Église" en opposition avec une tradition jadis davantage centrée sur l'Europe.

 

De fait, 13 hommes de tous les continents sont devenus samedi des cardinaux électeurs: trois Européens, trois Américains, un Mexicain, deux Sud-américains, deux Africains, un Asiatique et un prélat d'Océanie. Quatre cardinaux de plus de 80 ans ont un statut plus honorifique. Tous sont archevêques ou évêques, à l'exception du simple prêtre albanais, Ernest Simoni, 88 ans, persécuté durant la dictature communiste d'Enver Hoxha. Condamné à mort, le père Simoni a purgé 18 ans de travaux forcés, en prison et dans des mines.

 

Choix original, celui d'un "nonce apostolique" (ambassadeur du pape) en Syrie, pays "martyr" sans cesse dans les pensées du pape. Mgr Mario Zenari n'a pas voulu abandonner le poste qu'il occupe depuis huit ans à Damas. Impliqué dans une plateforme interreligieuse pour la paix dans son pays exsangue, l'archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalainga devient le premier cardinal de l'histoire de la Centrafrique. A 49 ans, il est nettement le benjamin des nouveaux. Le pontife argentin soucieux des "périphéries" a créé des cardinaux au Lesotho, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, à l'île Maurice, au Bangladesh et en Malaisie, pays qui peuvent aussi s'enorgueillir de leur premier cardinal.

 

Autre fait marquant, le pape, qui a exercé toute sa vie religieuse en Argentine, a sélectionné un seul nom dans les rangs de la curie romaine (gouvernent du Vatican). L'Américain Kevin Farrell arrive toutefois de Dallas et a été nommé en août préfet du nouveau "dicastère" (ministère) de la laïcité, de la famille et de la vie. Deux autres Américains, les archevêques Blase Cupich de Chicago et Joseph Tobin d'Indianapolis, ont été pointés comme des prélats plutôt "progressistes" par la presse spécialisée, défendant notamment la place des femmes dans l'Église ou l'immigration. Mgr Jozef De Kesel, archevêque de Malines-Bruxelles, a pour sa part déjà soulevé la question du maintien du caractère obligatoire du célibat des prêtres.

 

Dans le nouveau conclave, ils seront désormais 45% d'électeurs venus d'Europe (contre 52% lorsque le pape François fût élu en mars 2013), 14% d'Amérique du nord, 12% d'Afrique, 12% d'Asie, 11% d'Amérique du sud, 3% d'Amérique centrale, et 3% d'Océanie. Le rééquilibrage devient plus en phase avec la présence majoritaire de croyants dans l'hémisphère sud de la planète, alors que l'Europe se sécularise.

 

Espérons qu’ils pourront ouvrir l’Église, et comme le pape François l’a déclaré le vendredi 18 novembre l’Église n’exclue personne plus encore ceux qui se considèrent eux-mêmes en dehors de la communauté ecclésiale «en raison de leur échec matrimonial», lors d’une rencontre avec les évêques participant à un cours au Tribunal de la Rote romaine.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 17 Novembre 2016

Christopher Lamb dans son article pour The Tablet du mercredi 16 novembre nous montre que le pape croit que les questions posées sur les divorcés remariés sont conçues pour le forcer à mettre le débat sur les termes de cardinaux ultra conservateurs. Le pape François refuse donc de tomber dans le «piège» fixé par le cardinal Burke et ses alliés sur des soit disant «erreurs» dans Amoris Laetitia notamment sur la communion des divorcés remariés, c’est pour cela qu’il n’a n'a pas répondu au groupe mené dans lequel se trouve aussi le cardinal Joachim Meisner, archevêque retraité de Cologne, le cardinal Carlo Caffarra, archevêque retraité de Bologne, et le cardinal Walter Brandmüller, ancien responsable du comité des sciences historiques du Vatican.

 

Le pape François estime que leurs questions sont un piège et il a choisi de ne pas participer à un débat qui semble aller sur les termes des cardinaux et conçu pour le faire revenir aux anciennes règles. Il a également définitivement approuvé la position des évêques argentins qui est de donner la communion aux catholiques divorcés remariés dans certains cas, tout en laissant aux évêques de choisir individuellement sur ces cas en général, pour ceux qui feront appel à eux.

 

Pour ces cardinaux ultraconservateurs c'est le nœud du problème. Ce n’est pas tant la «confusion» sur le document, qui leur pose problème mais que le pape s’est prononcé en faveur de la conscience personnelle, du discernement et du pouvoir de décision sur ces sujets pour les églises locales. C'est effrayant pour eux parce que cela signifie qu’ils doivent secouer l'enseignement pontifical clair et sans équivoque.

 

Le pape François sait aussi que la plupart des catholiques sont d' accord sur l’ouverture envers les divorcés remariés et qu’Amoris Laetitia reflète la réalité d’un nombre incalculable de paroisses. Et il est sans doute sceptique quant à l'affirmation selon laquelle les fidèles sont «confus» venant d’un seul groupe de cardinaux qui n’est pas actuellement engagé en première ligne dans la pastorale. Ici le pape François fait le pari que son enseignement sera celui qui résistera à l'épreuve du temps.

 

Cela n’empêche pas comme nous le montre periodistadigtal.com le mercredi 16 novembre 2016 que le cardinal Raymond Leo Burke tempête dans une interview à National Catholic Register qu’il met en garde le pape de corriger les «doutes» «clairs» des 4 cardinaux à propos des «confusions» de l’encyclique, sinon  les cardinaux ultraconservateurs feront «un acte formel de corriger une grave erreur.»

 

Une menace qui provoque un certain étonnement au Saint-Siège plutôt que de la peur. Et, comme l’explique des experts de droit canon en  Espagne et à Rome, Mgr Burke s’est jeté dans une piscine sans eau. «Il n’existe pas une tel cas de figure, ou d’autres similaires, en droit canonique. C’est de la folie absolue», dit l'historien Juan Mari Laboa, l'un des plus grands experts sur le sujet. Comme il le montre, le seul qui peut se corriger formellement est le pape, et il pourrait appeler les quatre cardinaux rebelles pour leur retirer leur barrette comme à l’époque de Pie XI.

 

Dans l'entourage du pape, en attendant, ils prennent patience face à l’énième attaque par des cardinaux ultraconservateurs. Le pape lui-même, qui accuse un peu moins Mgr Burke d'être un hérétique, a fait un appel curieux pour «supporter patiemment les gens ennuyeux» lors de l'audience mercredi. Malgré ce que peuvent prétendre les quatre cardinaux opposés au pape, pour l'instant il n'y a pas eu de réaction officielle du Vatican, ni d’attente à ce sujet. Le pape François a rencontré lundi avec les chefs des dicastères de la curie romaine, mais la réunion ne portait pas sur une réponse à la demande de Mgr Burke, Mgr Brandmuller, Mgr Caffarra et Mgr Meisner.

 

La chose la plus proche d'une réponse est celle du cardinal Kevin Farrell, préfet du conseil pontifical pour les laïcs, la famille et la vie, qui, dans une interview à paraître aujourd’hui dans le National Catholic Reporter règle la question, en soulignant qu’«honnêtement, je ne vois pas comment et pourquoi certains évêques semblent penser qu'ils ont à interpréter ce document». Quelques mots similaires à ceux déjà dits par son homologue Blase Cupich. Pendant ce temps, le jésuite Antonio Spadaro a répondu sur son profil Twitter avec les mots qu’utilisait le cardinal Schönborn pour faire la présentation officielle d’Amoris laetitia. «C’est un acte du magistère, ainsi il n’y a pas la même question qui donne la réponse que vous voulez», dit le journaliste italien.

 

Luis Ferrando Lada n’a sans doute pas tort de voir dans periodistadigital.com ces quatre cardinaux comme des scribes et des pharisiens vêtus de pourpre qui sont seulement préoccupé par l'interprétation et l’application stricte de la loi, voulant piéger le pape à travers une lettre. Une telle technique n’est pas digne de ces ecclésiastiques de haut rang. Surtout quand l'intention de ceux-ci se cache dans des prétextes pieux.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 16 Novembre 2016

Pierre Granier dans cathobel.be nous montre le mardi 15 octobre 2016 que le pape François a transmis un message à Salaheddine Mezouar, ministre des affaires étrangères du Royaume du Maroc et président de la COP 22, qui se déroule à Marrakech (Maroc) du 7 au 18 novembre. Il y a expliqué que les problèmes liés à la défense de l’environnement soulevaient un défi «éducatif et culturel».

 

Le pape a en effet estimé qu’il n’était pas possible de réduire les solutions «à la seule dimension économique et technologique». Au contraire,  il est essentiel et nécessaire, selon lui, de «prendre aussi attentivement en considération les aspects éthiques et sociaux du nouveau paradigme de développement et de progrès». «Le style de vie fondé sur la culture du rebut est insoutenable et ne doit pas trouver de place dans nos modèles de développement et d’éducation»,  a-t-il confié au président de la COP 22.

 

L’accord de Paris, entré en vigueur le 4 novembre dernier, «encourage la solidarité envers les populations les plus vulnérables», a par ailleurs estimé le pape François. Pour ce dernier, cette nouvelle conférence représente une étape centrale dans le parcours tracé par la COP 21. Le pontife a ainsi encouragé tous les pays participants à la conférence de Marrakech à être animés «du même esprit de collaboration manifesté durant la COP 21».

 

Cette vue du pape François semble épouser parfaitement le nouveau plan stratégique adopté par la Conférence des évêques catholiques  des États-Unis (USCCB) le 15 novembre lors de son assemblée générale d'automne comme le montre NCRonline.org et qui reflète les efforts du pape François pour établir une église plus miséricordieux et d'accompagnement, a déclaré l'archevêque qui a dirigé le processus de planification. Le plan, adopté par un vote de 199 voix contre 4 avec deux abstentions, et les travaux de la conférence et de ses comités se mettront en place à partir de 2017 jusqu'en 2020. Ils prendront effet en janvier.

 

Le plan intègre le thème «Rencontrer la miséricorde du Christ et accompagner son peuple avec joie» et met en avant cinq priorités : l'évangélisation, le mariage et la vie de famille, la vie humaine et la dignité, les vocations, et la liberté religieuse. Au total, les cinq priorités identifient plus de 740 projets individuels à accomplir au cours des quatre prochaines années. Le cardinal Joseph Tobin d'Indianapolis, qui a été récemment été nommé archevêque de Newark, au New Jersey, a demandé ce qui dans le plan pourrait répondre au souci de l'environnement et des personnes qui éprouvent les effets négatifs du changement climatique. L’archevêque de la Nouvelle Orléans Gregory Aymond lui a répondu que les travaux du plan sur l'environnement, le changement climatique et la réponse aux besoins des personnes en marge de la société concernent dans le monde entier dans la priorité à la vie et la dignité de la personne humaine.

 

Dans cette section, l'un des domaines abordés comprend l'enseignement et la défense de ce que le pape a décrit comme l'écologie intégrale, «mettant l'accent sur la dégradation de l'environnement et son impact sur la vie des personnes les plus vulnérables.» Le document de 28 pages offre un aperçu du plan et décrit plusieurs domaines spécifiques pour traiter de chaque priorité. Une grande partie du plan a été élaboré pour aider les personnes de tous âges ainsi que les familles, les gens dans leur vie quotidienne et pour d'encourager les actions qui portent sur ce qui est décrit comme une «disciple missionnaire».

 

Un autre passage dans le plan souligne que l’Église doit être «un chemin d'espoir pour les personnes qui ont besoin d'une étreinte amoureuse quand ils font face aux défis du monde.» En outre, le document indique, «Le plan stratégique de l’USCCB existe pour servir la mission d'évangélisation confiée d'une manière particulière à chaque évêque, c’est l'outil dont comptent les évêques américains pour mettre en avant leurs priorités, organiser, et optimiser les ressources des bonnes œuvres qui permettront à la conférence de remplir sa mission.»

 

Mais ce choix de se centrer sur l’environnement et les personnes en marge de la société sera-t-il porteur ? Les évêques américains n’ont pas été connus comme les vibrants défenseurs de ces deux choses. Vatican Insider nous montre que le doute est permis quand on voit  que les évêques des États-Unis ont choisi Daniel DiNardo, archevêque de Galveston-Houston, comme président de la Conférence épiscopale américaine, aura parmi ses principales tâches est de guider les relations entre les dirigeants de l'administration de l'Église et Donald Trump. Di Nardo, est un défenseur de la cause pro-vie, et il a été vice-président de la Conférence épiscopale. Son vice-président tandis l'archevêque de Los Angeles, José Horacio Gómez, né au Mexique et formé dans l'Opus Dei. Deux hommes assez conservateurs peu portés vers le progressisme.

 

Hier, les évêques américains ont approuvé une déclaration dirigée à l'administration entrante du président élu Donald Trump qui dit : «Nous allons travailler à promouvoir des politiques humaines qui protègent la dignité inhérente des réfugiés et des immigrants, gardent les familles ensemble, et honorent et respectent les lois de la nation.» Intéressant, mais Vatican Insider montre que le pape ne veut pas seulement des mots mais des actes venant des évêques américains. «Notre grand défi est de créer une culture de la rencontre, qui encourage à briser les murs et à construire des ponts ... Nous sommes appelés à être porteurs de bonnes nouvelles pour une société en proie à des changements vertigineux et à une polarisation croissante». C’est par ses mots très clairs que le pape François s’est adressé aux évêques américains, réunis à Baltimore.

 

Mais le pape sait sans doute déjà que l’USCCB est déjà hors-jeu et qu’elle fait partie de cette vieille Amérique est qui en train de mourir pendant qu’une autre naît, portée par la montée en puissance des minorités et l’ouverture culturelle de la nouvelle génération, les millennials. Jeune, métissée, progressiste, plus urbaine, plus éduquée (les femmes le sont plus que les hommes), moins religieuse, plus favorable à la légalisation de la marijuana, c’est elle qui a élu Obama, qui a obtenu le doublement du salaire minimum dans plusieurs États, refuse le fracking (pour extraire le pétrole et le gaz de schiste) au motif du développement durable, est pour le développement d'écoles maternelles, du congé parental, d’un contrôle des dérives policières et qui réclame l’instauration d’un système public de santé et la réduction des inégalités. Ce sont ces électeurs qui ont refusés de voter Hillary Clinton et Donald Trump. Espérons qu’en France, la génération portée par Nuit Debout puisse aussi ouvrir la France à autre chose que le défaitisme.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise, #Actualités

Repost 0

Publié le 15 Novembre 2016

Nicolas Senèze dans on article du lundi 14 novembre 2016 pour la-Croix.com nous montre que les cardinaux Brandmüller, Burke, Caffarra et Meisner ont rendu publique une lettre adressée au pape, énumérant des dubia (doutes) sur l’exhortation publiée par le pape François après le synode sur la famille.

 

Quatre cardinaux ont rendu publique, lundi 14 novembre, une lettre au pape François dans laquelle ils expriment un certain nombre de doutes (dubia) à propos de l’exhortation apostolique Amoris laetitia. Par ce geste inhabituel, les cardinaux Walter Brandmüller, Raymond Burke, Carlo Caffarra et Joachim Meisner affirment ne pas vouloir s’opposer au pape mais, celui-ci n’ayant pas répondu à leur lettre du 19 septembre, ils interprètent «cette décision souveraine (…) comme une invitation à continuer cette réflexion et cette discussion calme et respectueuse». «Nous voulons espérer que personne n’interprétera cette démarche en fonction du schéma “progressistes-conservateurs”», assurent les quatre cardinaux. Ils représentent néanmoins l’aile plus conservatrice du Sacré Collège mais assurent qu’ils veulent seulement «aider le pape à prévenir des divisions et des oppositions au sein de l’Église, en lui demandant de dissiper toute ambiguïté».

 

Publiées sur le blog du vaticaniste Sandro Magister, les questions des quatre cardinaux portent notamment sur le chapitre 8 d’Amoris laetitia. En particulier sur les paragraphes 300 à 305 sur l’éventuel accès aux sacrements de divorcés remariés. Selon eux, «des théologiens et des chercheurs ont proposé des interprétations non seulement divergentes, mais même contradictoires» et cela provoquerait «de l’incertitude, de la confusion et du désarroi chez un grand nombre de fidèles». Les quatre cardinaux demandent ainsi si «l’expression “dans certains cas” de la note 351 de l’exhortation Amoris lætitia» suggérant la possibilité d’accès aux sacrements de personnes «dans une situation objective de péché», peut «être appliquée aux divorcés remariés qui continuent à vivre more uxorio (comme des époux)».

 

«L’enseignement de l’encyclique de saint Jean-Paul II Veritatis splendor (…) à propos de l’existence de normes morales absolues, obligatoires sans exception, qui interdisent des actes intrinsèquement mauvais, continue-t-il à être valide ?», interrogent plus largement les quatre cardinaux. Ils demandent s’il est «encore possible d’affirmer qu’une personne qui vit habituellement en contradiction avec un commandement de la loi de Dieu, comme par exemple celui qui interdit l’adultère, se trouve dans une situation objective de péché grave habituel». En langage canonique, les dubia («doutes», en latin) sont des questions formelles posées au Saint-Siège appelant à une réponse «oui» ou «non», sans argumentation théologique.

 

Manifestement, en utilisant cette technique et en continuant à employer des expressions telles que «intrinsèquement mauvais» ou «situation objective de péché grave habituel», les cardinaux ne semblent pas avoir compris ce que le pape explique pourtant clairement au n° 300 d’Amoris laetitia. Il y affirme «qu’on ne devait pas attendre du Synode ou de cette exhortation une nouvelle législation générale du genre canonique, applicable à tous les cas».

 

Mais comme le montre periodistadigital.com, le nouveau cardinal Blase Cupich assure se sentir un peu déçu par ces prélats dissidents qui «ne comprennent pas ce que cela signifie d'être un évêque dans l'Église catholique». Donner une vision plus ecclésiale à ces évêques qui en manquent, est selon lui difficile car ils ne veulent pas suivre le «chemin de conversion» auquel le pape invite toute l'Église.

 

Ce camp conservateur va vite déchanter comme le montre Cameron Doody dans son article du lundi 14 novembre 2016 pour periodistadigital.com où le pape François apprivoise l'archi-conservatrice Académie pontificale pour la Vie. Dans le nouveau statut de l'Académie, publié samedi, disparaît l’invitation aux universitaires de signer l’agressif «Serment des Serviteurs de la vie». À son tour, ils ont proposé un «soin de la dignité de la personne» mesuré à chaque étape de sa vie, tout à fait dans la ligne du dialogue qui distingue le pontificat actuel.

Le renouvellement de la raison d'être de l'Académie par le pape vient après les changements de personnel, qu’il a entrepris en août, en faveur d’une logique d’ouverte des prélats à travers la miséricorde pastorale, et après avoir remplacé le cardinal Sarah à la cérémonie d'ouverture de l'année académique de l’Institut Jean-Paul II, une organisation à laquelle l'Académie est liée depuis la création du nouveau ministère pour les laïcs et la vie de famille. Les trois ordres spécifiques de l'Académie restent les mêmes qu'en 2004, même si ces statuts subissent une dernière modification. Sont alors  à étudier les questions liées à la promotion et à la défense de la vie, à la formation à la «culture de la vie» et un rapport sur les résultats de leurs investigations.

 

Ce qui est nouveau, en revanche, est le paragraphe suivant, absent dans la rédaction des statuts 2004. Selon l'Académie : « ... L'étude des différents aspects liés à la prise en charge de la dignité de la personne humaine à différents âges de l'existence, le respect mutuel entre les sexes et les générations, la défense de la dignité de tout être humain, la promotion de la qualité la vie humaine qui intègre la valeur matérielle et spirituelle, avec la perspective d'une authentique «écologie humaine» pour aider à rétablir l'équilibre originel de la création entre la personne humaine et l'univers entier.»

 

Il disparaît dans la nouvelle constitution, à son tour, toute référence à l'article 5 du combatif «Serment des serveurs de la vie», écrit par le premier président de l'Académie, Jérôme Lejeune en 1994. Le serment se lit, en partie : «Dès le moment de la conception la personne est inaliénable. Pour les ovules fertilisés, les embryons, les fœtus, les nouveau-nés fécondés, on ne peut pas se débarrasser d'eux ou les vendre. Personne ne peut les soumettre à quelconque expérience.» «La Nouvelle Académie s'engage à promouvoir et défendre les principes relatifs à la valeur de la vie et à la dignité de la personne humaine». Cette clause est ce qui reste dans la nouvelle formulation de l'ancien serment, qui annonce que le pape veut une défense de la culture de la vie plus calme, paisible et respectueuse de la culture d’aujourd'hui.

 

Les deux modifications, en combinaison avec l'abolition de l'adhésion à vie à l'Académie, et du lien de l'Académie avec la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, permettent ainsi au pape François de remodeler la composition et la mission de cette Académie dans son approche d’une unité de soins intensifs d'un «hôpital de campagne» que serait l’Église. Pas sûr que cette vision plaise à nos quatre cardinaux renégats.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0