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Publié le 12 Mars 2014

The Tablet dans son article du mardi 11 mars 2014 nous montre qu'un cardinal allemand appelle les Églises locales à parler avec plus de courage dans leur dialogue avec Rome, affirmant que leur manque de courage a rendu Rome "surpuissante".

Le cardinal Karl Lehmann de Mayence, ancien président de la Conférence des évêques allemands, déclare dans une interview avec le quotidien Kölner Stadtanzeiger basé à Cologne : "Nous devons être plus courageux dans le dialogue au sein de l'Église. Nous nous plaignons que Rome est trop puissante, mais la raison pour laquelle Rome est si forte c'est parce que nous sommes trop faibles".

Il met également en garde contre toute attente de renouveau de l'Église venant du pape. Comme le dit le cardinal Lehmann : "Je suis très ennuyé quand nous nous attendons tout du pape dans la mesure où le renouveau de l'Église est concerné, mais ne faisons rien pour le renouvellement nous-mêmes, ou tout simplement nous gardons le silence."

Il exhorte les catholiques à se libérer de la "léthargie" et à surmonter la "complaisance sans vie d'une foi simplement remise vers le bas".

Le cardinal Karl Lehmann dit aux Églises locales qu'elles ne doivent pas tout attendre de Rome, mais qu'elles doivent aussi participer au renouvellement de l'Église par elle-même, démontrant ainsi le vrai sens de la collégialité qui n'est pas très aimé au Vatican.

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Publié le 11 Mars 2014

Libération.fr nous montre dans son article du mardi 11 mars 2014 qu'en un an, le pape François a insufflé un courant d’air frais dans l’Église : sans révolutionner la doctrine, il a bousculé beaucoup d’habitudes. Un remue-ménage qui suscite inquiétudes et grincements de dents dans le système rigide du Vatican.

Le pape venu du bout du monde, élu le 13 mars 2013, à l’âge de 76 ans, a très vite conquis les fidèles, bien au delà de la place Saint-Pierre: simplicité, dépouillement, vœu que l’Église devienne plus pauvre, gestes familiers et chaleureux avec les gens ordinaires ont fait penser à beaucoup que l’Église changeait, suscitant d’énormes attentes. Et d’abord parce qu’il était le premier pape de l’hémisphère sud, non européen, même s’il était Argentin d’origine italienne.

Un an après, l’Église ne s’est pas transformée, aucun dogme n’a été supprimé, les cérémonies solennelles se succèdent dans la basilique Saint-Pierre, selon un rythme immuable. Mais beaucoup a changé dans la manière : le pape François a multiplié les gestes de spontanéité, il prend lui-même facilement la parole, accorde des interviews, libérant l’expression des fidèles.

Sa popularité, notamment sur les réseaux sociaux, est énorme, y compris dans les milieux non croyants. Sa formule «le pape est une personne normale» plaît. Marxiste, pro-gay, partisan des femmes prêtres et des curés mariés : tout a été écrit, sans aucun fondement. Dans des catéchèses quotidiennes, avec des mots qui font mouche, il insiste sur «la miséricorde» pour toutes les personnes, appelant à éviter les jugements, les condamnations, et aussi les beaux discours théologiques loin des réalités. Il fustige les «évêques de salon» et le carriérisme.

Même si un grand respect mutuel et une bonne entente existent avec le pape émérite Benoît XVI, retiré dans un ancien monastère sur la colline du Vatican, le style du pape François est en parfait contraste avec lui. Son image énergique, tantôt grave et autoritaire, tantôt rieuse, s’impose dans les kiosques. Les cartes postales du timide, sévère et fin théologien allemand ont été reléguées derrière celles du pape François et aussi du «géant» Jean Paul II, qui sera canonisé le 27 avril.

Le style du pape François et une certaine brusquerie dans le travail quotidien lui ont créé toutefois de solides inimitiés dans le petit monde feutré du Vatican: «certains pensent qu’il désacralise la fonction de pape, que le pape devient trop accessible, trop proche», selon Andrea Tornielli, coordinateur du site «Vatican Insider». Sandro Magister, vaticaniste de l’Espresso, lui reproche «d’éviter le conflit» sur des sujets comme l’avortement et l’euthanasie, «en disant les choses discrètement, au moment où elles ne créent pas de conflit».

Ses interviews dans des journaux laïcs, où il a semblé parfois relativiser certaines visions catholiques, ont été critiqués par les traditionalistes. Sa volonté de trouver des voies nouvelles, par exemple pour les divorcés remariés, avec le soutien de cardinaux ouverts comme l’Allemand Walter Kasper, a accentué un aspect novateur qui ne plaît pas à tous.

Jorge Mario Bergoglio avait été largement élu par les cardinaux au Conclave sur deux mandats: réformer l’Eglise et son gouvernement central, et relancer l’élan missionnaire à une période de déchristianisation massive de l’Occident. Il a commencé à remplir son premier mandat. N’épargnant pas les critiques contre la Curie, il a entamé une restructuration et a invité des cabinets d’audit privés pour vérifier ses comptes et ses méthodes de travail. Son deuxième mandat, la nouvelle évangélisation, lui tient le plus à cœur. Selon lui, elle passe par la revitalisation de la famille chrétienne. Deux synodes lui seront consacrés.

Il a fait adresser un questionnaire sans tabous sur les évolutions de société (homosexualité, cohabitation hors mariage, divorces) et les réponses que l’Eglise doit leur donner. Une façon de reconnecter l’Église avec des franges de la société qui lui sont devenues étrangères. Dans la lutte contre la pédophilie, le pape François suit les traces de Benoît XVI : la tolérance zéro et la lucidité sont prônées, des prêtres sont défroqués. Mais les associations de victimes lui reprochent de vouloir défendre la bonne réputation de l’Église.

Selon beaucoup d’experts, la force du pape François est cette sorte de fil direct qui le relie aux gens les plus simples, victimes de la mondialisation et à la recherche d’un sens à leur vie.

Le pape François surprend, déçoit et trouve ses marques comme tout pape en début de pontificat, mais c'est surtout la suite des événements qui nous dira quelle direction il choisira et espérons que ce sera la bonne, car l'Église ne peut plus se tourner sur une frange minoritaire de la société bien représentée au Vatican.

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Publié le 10 Mars 2014

Comme le dit LaTribune.fr dans son article du lundi 10 mars 2014, Il s'appelle Marx, est Allemand, a écrit "Le Capital" et va... coordonner le Conseil pour l'économie du Vatican. Un communiste au Saint-Siège ?

"La religion est l'opium du peuple", disait Karl Marx. À lire La Croix ce week-end, on aurait pu croire qu'il avait changé d'avis. On y apprend en effet que le pape François a confié la coordination du nouveau Conseil pour l'économie du Vatican à un dénommé Marx, cardinal allemand et par ailleurs auteur d'un ouvrage intitulé... Le Capital. Fantôme communiste ou retour vers le futur ? Rien de tout ça : le cardinal allemand se prénomme Reinhard, pas Karl. Le pape François lui a confié la coordination du Conseil économique, dont la composition complète a été annoncée samedi.

L'homme d'église et le père du communisme ont toutefois davantage en commun que leur nom : en janvier dernier, Reinhard Marx avait écrit un texte au titre éloquent : "au-delà du capitalisme". Il s'y montre critique, tout comme "l'autre" Marx, à l'égard du capitalisme : "Quiconque réduit l'action économique au capitalisme ne choisit pas seulement un point de départ moralement mauvais, mais fait également un choix mauvais sur le long terme du point de vue économique."

Il poursuit : "Le capitalisme ne devrait pas devenir le modèle de la société, parce que - pour le dire de façon exaspérée - il ne prend pas en compte les destins individuels, des faibles et des pauvres." Toutefois, Reinhard Marx ne va pas jusqu'à remettre en cause l'économie de marché, "nécessaire et raisonnable" tant qu'elle est "au service de l'homme".

Le Conseil pour l'économie du Saint-Siège comprend huit cardinaux et sept laïcs de diverses parties du monde pour limiter l'emprise italienne, et s'inscrit dans le cadre de la réforme de la Curie engagée par le pape François. C'était déjà dans le cadre d'un renforcement de la lutte contre le blanchiment d'argent que la banque du Vatican avait, en octobre 2013, publié ses comptes pour la première fois de son histoire.

Le cardinal Reinhard Marx est maintenant le dirigeant du Conseil pour l'économie et il s'avère très critique sur le capitalisme actuel sans renier l'économie de marché, mais il faut maintenant attendre de voir la direction qu'il va apporter à ce nouveau conseil.

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Publié le 8 Mars 2014

LePoint.fr dans son article du samedi 8 mars 2014 nous montre que dans le cadre de sa réforme de la Curie romaine, le pape François a nommé huit cardinaux et sept laïcs pour assister, au sein d'un conseil pour l'Économie, le nouveau ministère de l'Économie récemment créé, a annoncé samedi le Vatican.

"Les relations entre le conseil et le secrétariat pour l'Économie (le ministère) seront définies par leurs statuts. Mais le conseil est un organisme qui aura sa propre autorité et ne sera pas un simple organe consultatif pour le secrétariat", a précisé aux journalistes le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi.

Le nouveau ministère créé fin février par "motu proprio" (décret) du pape aura compétence sur les flux financiers de chacun des quelque 20 dicastères (ministères), devra valider les chiffres des différents budgets et la programmation du personnel. Ce nouveau ministère est une nouvelle structure destinée à unifier et à simplifier un organigramme de décision et de contrôle jusque-là très fragmenté et bureaucratique.

Le nouveau ministère de l'Économie est dirigé par le cardinal australien George Pell, secondé par le prélat maltais Alfred Xuereb, qui était jusqu'à présent l'un des secrétaires particuliers du pape argentin.

Les huit cardinaux qui seront membres pendant cinq ans du conseil pour l'Économie sont l'Allemand Reinhard Marx (qui en sera le coordinateur), l'Américain Daniel DiNardo, le Sud-Africain Wilfrid Napier, le Français Jean-Pierre Ricard (archevêque de Bordeaux), le Mexicain Norberto Rivera Carrera, le Péruvien Juan Luis Cipriani Thorne, l'évêque de Hong Kong John Tong Hon, et le vicaire général de Rome depuis 2008, Mgr Agostino Vallini.

Les sept laïcs sont Joseph F.X. Zahra (ancien directeur à la Banque centrale de Malte), le Français Jean-Baptiste de Franssu (patron de la société de conseil Incipit), John F. Kyle (un canado-américain ex-dirigeant en retraite de la firme Imperial Oil), Enrique Llano Cueto (un économiste espagnol de l'université de Madrid et spécialiste de l'audit comptable), Jochen Messemer (un ancien partenaire de la firme d'audit McKinsey), Francesco Vermiglio (professeur de gestion d'entreprise à l'université de Messine, Sicile) et George Yeo (ancien ministre des Finances de Singapour).

"La provenance géographique des membres du conseil reflète l'universalité de l'Église. La création de ce conseil est une étape clé dans la consolidation des structures de gestion du Saint-Siège de façon à améliorer la coordination et la surveillance concernant les questions économiques et administratives", a souligné le père Lombardi.

L'administration du Saint-Siège a connu de nombreux problèmes et scandales, en raison du flou ou de l'opacité de ses rouages, de la dispersion de ses responsables, des privilèges vieillots, de l'absence de contrôle et de méthodes bureaucratiques, comme l'a révélé le scandale des fuites "Vatileaks" en 2012.

Cette création d'un conseil pour l'Économie, pour assister le ministère de l'Économie est une bonne mesure du pape François, mais il faudra attendre de voir comment fonctionneront ces deux rouages qui demanderont sérieux et honnêteté afin que la transparence voulue par le pape soit réelle. Espérons qu'il réussisse son ambition sans difficulté.

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Publié le 7 Mars 2014

LeSoir.be nous montre dans son article du vendredi 7 mars que la présidente du «Comité de la jupe» Anne Soupa a exprimé un mélange de prudence et d’espoir sur les prises de position du pape François concernant les femmes dans l’Église, dans une interview à l’agence spécialisée sur le Vatican I.Media.

«Dire que les femmes ont besoin d’être valorisées laisse entendre que l’Église se penche sur ces pauvres femmes ! Quand les yeux s’ouvriront-ils pour voir que c’est l’Église toute entière qui souffre de leur exclusion ? Entre autres méfaits, elle contraint les hommes à vivre entre eux, ce dont d’ailleurs, beaucoup se plaignent», relève-t-elle.

Le pape François a prôné d’«élargir les espaces pour une présence féminine plus incisive (…) dans les divers lieux où sont prises des décisions importantes». «C’est avec soulagement et plaisir» qu'Anne Soupa a pris connaissance de ces propos.

À la veille de la Journée mondiale de la femme, Anne Soupa fait preuve de dérision sur «l’évidence tranquille que les hommes sont la norme et les femmes une espèce différente sur laquelle il faudrait statuer !»

L’Église n’a pas à «reconnaître l’apport des femmes. Les femmes sont la moitié de l’humanité. Dans la maison-Eglise, elles sont chez elles, elles ne sont pas les invitées d’un club masculin», dit-elle avec beaucoup de lucidité.

Anne Soupa montre les attentes des femmes de ce nouveau pontificat, mais aussi leur prudence face aux promesses trop nombreuses qui n'ont jamais eue de résultat. Attendons de voir si l'Église sous le pape François voit enfin le rôle prophétique des femmes qui depuis longtemps sont devenue essentielles.

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Femmes dans l'Église: la présidente du «Comité de la jupe» attend le pape François aux actes

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Publié le 6 Mars 2014

L'article du nouvelobs.com du mercredi 6 mars 2013 nous montre que le pape François a répliqué mercredi à un rapport très critique de l'ONU en défendant les efforts de l'Église contre la pédophilie, tout en montrant une ouverture pragmatique sur plusieurs sujets chauds de société, du divorce à la contraception.

Dans une interview fleuve au quotidien Corriere della Sera, à quelques jours du premier anniversaire de son élection le 13 mars, le pape argentin est monté en premier ligne sur ce sujet très délicat, affirmant que l'Église "est peut-être l'unique institution publique à avoir réagi avec transparence et responsabilité" à ce fléau. Ce crime, a-t-il relevé, se produit "dans sa grande majorité" dans la famille et le voisinage. Ce n'est pas pour autant qu'on doit l'excuser dans l'Église de la part de ses prêtres. "Benoît XVI a ouvert une voie. L'Église sur cette voie a fait beaucoup (....) Personne n'a fait plus. Et pourtant l'Église est la seule à être attaquée", a-t-il argué. Pourtant, le Vatican ne devrait pas être surpris, il refuse toujours de livrer les dossiers concernant des prêtres pédophiles à travers le monde.

Des milliers d'enfants ont été abusés sexuellement par des prêtres dans de nombreux pays, particulièrement en Irlande et aux Etats-Unis, et majoritairement entre les années 1960 et 1990. Ce scandale a fortement dégradé l'image de l'Eglise dans le monde. Un rapport du comité de l'enfant de l'ONU, début février, reprochait au Vatican de n'avoir pas rendu obligatoire les dénonciations à la justice dans les diocèses et de garder le secret sur les enquêtes ecclésiastiques. Selon les experts indépendants de ce comité, les pratiques du Saint-Siège ont entraîné "la poursuite des abus sur des mineurs et l'impunité des coupables".

Le Vatican avait aussitôt dénoncé les "graves limites" d'un rapport influencé selon lui par des "ONG bien connues, hostiles a priori à l'Église catholique". Il avait accusé l'ONU de "déformer" les faits dans un document "préparé à l'avance". Plusieurs vaticanistes avaient alors relevé que le rapport ne prenait pas en compte les efforts engagés depuis une dizaine d'années, notamment les centaines de prêtres défroqués sous Benoît XVI.

D'anciennes victimes soutiennent aussi que le Vatican n'est pas assez sévère, par exemple avec la congrégation des Légionnaires du Christ, qui n'a pas été obligée de s'auto-dissoudre malgré les crimes pédophiles de son fondateur mexicain Marcial Maciel. Le pape François a annoncé en décembre la création d'une commission d'experts pour la protection des enfants dans toutes les institutions de l'Église. L'annonce a été accueillie avec scepticisme par des associations de victimes, et la composition de la commission n'a pas encore été annoncée.

Dans l'interview au Corriere, le pape est revenu sur plusieurs thèmes chauds de la famille, en premier lieu celui de l'accès des divorcés remariés à la communion. Il a souhaité que les synodes qu'il a convoqués fin 2014 et en 2015 engagent "une réflexion en profondeur" sur "la sérieuse crise" que traverse la famille, sans vouloir "résoudre chaque problème par la casuistique" (en s'appuyant sur des exemples particuliers). "C'est à la lumière d'une réflexion profonde que les situations particulières pourront être traitées sérieusement, également celles des divorcés", estime-t-il. Espérons que les divorcés remariés auront gain de cause.

Le pape évoque aussi l'encyclique très controversée "Humanae Vitae" de Paul VI qui, en 1968, condamnait la contraception. Le pape François défend le pape italien qui a "eu le courage de s'opposer au néo-malthusianisme" mais rappelle que Paul VI "recommandait beaucoup de miséricorde, d'attention aux situations concrètes". "La question n'est pas de changer la doctrine mais d'aller en profondeur et de faire en sorte que la pastorale tienne compte de ce qui est possible de faire pour les personnes", argumente le pape François. C'est une position difficilement tenable.

Sur le mariage, il réaffirme qu'"il est entre un homme et une femme", mais se montre prudent sur les unions civiles. Celles-ci sont "justifiées par les États laïcs pour régler des "aspects économiques": "il faut voir les différents cas et les évaluer dans leur variété". Est-ce une avancée du pape envers les couples homosexuels et les couples hétérosexuels ne désirant pas se marier ? La suite des événements nous en dira plus.

Sur la fin de vie, autre thème brûlant, le pape, fermement contre l'euthanasie, défend "les soins palliatifs" et critique l'acharnement thérapeutique : "la doctrine traditionnelle de l'Église affirme que personne n'est obligé de recourir à des moyens extraordinaires quand on sait qu'une vie est en phase terminale". L'euthanasie est une question difficile qui mérité mieux qu'une vision définitive sur sa conception et une véritable réflexion sur son sujet qui repose sur le choix de celui qui est en phase terminal.

Dans cette interview, la troisième accordée par le pape argentin à un quotidien italien, Jorge Bergoglio s'élève aussi contre "l'idéalisation de sa personne". "Dépeindre le pape comme une sorte de superman, une espèce de star, m'offense. Le pape est un homme qui rit, qui pleure, qui dort tranquillement et qui a des amis. Une personne normale". Le pape François montre qu'il est contre la papolâtrie et qu'il désire qu'on ne mette pas sur lui un culte de la personnalité.

Le pape François ne prend pas de risque et fait tourner le chaux et le froid pour tenir sa réforme de la curie et réussir le synode pour la famille, mais à force d'attendre le pape ne fait que renforcer sa droite au dépend de sa gauche, ou bien manœuvre-t-il pour la suite des événements, c'est une question qui aura une réponse dans le futur.

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Publié le 3 Mars 2014

Dans une interview du samedi 1er mars 2014 à Avvenire.it, le cardinal Walter Kasper, préfet émérite du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens pense que : "Le rôle des femmes dans l'Église devrait être revu et intégré dans la perspective du synode et du dynamisme de conversion missionnaire montré par le pape."

À partir de ses réflexions sur la famille qu'il présenta au récent consistoire, il pense que "les femmes devraient être présentes à tous les niveaux, même dans des postes de responsabilité." Pour lui le génie féminin est essentiel, car les femmes sont actives dans les corps ecclésiaux. comme il le signale : "Nous pouvons imaginer aujourd'hui les installations communautaires, caritatives, culturelles, sans la présence des femmes ? Sans elles, les paroisses fermeraient demain." Comme le cardinal Kasper semble le deviner, dans l'Église préfiguré par le pape "les femmes sont déjà en avance, elles sont aux frontières".

Une question demeure selon lui, la présence des femmes dans la prise de décision, car certains rôles dans l'Église ne prévoient un pouvoir de juridiction lié au ministère ordonné. Comme il le dit des fonctions "peuvent être confiées à des laïcs, et donc aussi aux femmes". Ainsi "vous ne pouvez en aucun cas justifier cette exclusion des femmes de la prise de décision dans l'Église".

Donc selon le cardinal Kasper les laïcs "peuvent prendre des postes de responsabilité dans les organismes qui, même au plus haut niveau, n'impliquent pas nécessairement le pouvoir de juridiction concernant des ministères ordonnés : les conseils pontificaux, par exemple. Les conseils pour la famille, pour les laïcs (rappelez-vous que la moitié des laïcs sont des femmes), de la culture, de la communication sociale pour la promotion de la nouvelle évangélisation, pour n'en nommer que quelques-uns."

Il voit aussi d'autres conseils et organes du Vatican, où l'autorité peut être exercés par les femmes, même au plus haut niveau. Le cardinal Kasper précise que ces organes seraient : "des bureaux dédiés à l'administration, aux affaires économiques, des tribunaux. Des Domaines d'expertise dans lequel les compétences reconnues des femmes se démarquent, mais n'ont pas été jusqu'ici considérées de manière adéquate."

Mais il y aurait aussi des congrégations où elles pourraient jouer un rôle comme "l'éducation catholique, par exemple, il suffit de penser au talent d'éducation des femmes et des rôles qu'elles occupent dans ce domaine. Même pour les Causes des Saints, elles seraient utiles par leur discernement spirituel. Elle sont exclues des fonctions de responsabilité pour des raisons évidentes dans les Congrégations pour les évêques et le clergé. Mais déjà dans la Doctrine de la Foi, par exemple, on trouve un ensemble de théologiens qui préparent toutes les séances et où la présence des femmes est encore absente. Pourtant, nous avons beaucoup de théologiennes qui sont aussi des professeurs dans les universités pontificales. Leur contribution serait souhaitable. Cela est également vrai dans la Congrégation pour la Vie Consacrée : Quatre-vingts pour cent des personnes consacrées sont des femmes ?"

Il conclut que : "L'Église n'est pas la Curie romaine. On continue à parler des rôles que peuvent jouer les femmes dans les organes et institutions de la curie. Mais je crois aussi que le rôle des femmes dans l'Église doit être évalué et projeté en termes de conversion, missionnaire et pastorale."

Le cardinal Kasper a le mérite de donner des solutions qui peuvent répondre aux attentes du pape François sur un meilleur rôle des femmes dans l'Église.

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Publié le 1 Mars 2014

LEXPRESS.fr dans son article du 25 février 2014 nous montre que le pape François a appelé vendredi à "ne pas condamner" et "accompagner les personnes qui ont connu un échec de leur amour", au moment où l'Église est en plein débat sur la question des divorcés remariés.

"Quand l'amour échoue, car souvent il échoue, nous devons entendre la douleur de cet échec, accompagner les personnes qui ont connu l'échec de leur propre amour. Ne condamnez pas", a lancé le pape François aux fidèles lors de sa messe matinale dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe au Vatican.

"Nous devons cheminer avec eux! Et ne pas faire de casuistique sur leur situation", a poursuivi le pontife, tout en insistant sur la beauté du mariage chrétien, union d'un homme et une femme, "chef-d'œuvre de la Création".

La question délicate des divorcés remariés est source de crispation actuellement au Vatican. Aujourd'hui pour l'Église, une personne ayant reçu le sacrement indissoluble du mariage ne peut recevoir la communion si elle se remarie après un divorce.

De nombreux couples dans les pays occidentaux, mais aussi des théologiens et des évêques, demandent un assouplissement de cette règle. Pour d'autres au contraire, comme le cardinal allemand Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), la ligne de l'Église est "impossible à changer". Pourtant, l'histoire montre que l'Eglise a souvent changé d'avis.

Contextualisons un peu. Jésus interdit la répudiation pour protéger les femmes qui, une fois divorcées, se trouvaient dans des situations financières et sociales très précaires. Elles n’avaient souvent pas le choix et devaient se prostituer. À l'époque, les femmes pouvaient se faire renvoyer pour un motif aussi anodin qu'un plat brûlé. Le texte interdit la répudiation à cause de l'oppression subie par les femmes. De ce fait, la hiérarchie catholique se trompe actuellement sur le sens du divorce actuel, car il le voit avec une vision antique sans en comprendre ses évolutions.

Donc aujourd'hui, les normes qui définissent le statut des divorcés remariés dans la communauté chrétienne paraissent peu évangéliques et injustes, et, en outre, inadaptées au bien commun de l'Église et de ses membres. L'extrait de l'Évangile selon Marc (Mc 10, 1-12) ne se prononce ni sur le mariage librement consenti ni sur le divorce consensuel.

Cette question délicate a focalisé l'attention des 150 cardinaux réunis récemment au Vatican et fait partie des thèmes abordés dans un questionnaire sur la famille qui a été envoyé aux diocèses du monde entier. Elle ne devrait pas être tranchée avant les deux synodes sur la famille convoqués fin 2014 et en 2015.

Le pape François a encore fait un geste mais sera-t-il suivi par la curie, les cardinaux et les évêques, rien n'est moins sûr, car ils ne semblent pas comprendre que les fidèles puissent penser autrement que la doctrine, le mot miracle pour ne pas avancer, pourtant elle doit aider et faire avancer le fidèle pas le freiner dans la foi. Il faudrait peut-être la rendre plus humaine pour bien accompagner les fidèles et non les condamner.

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Publié le 28 Février 2014

Kipa dans sa dépêche du jeudi 27 février 2014 nous montre que le cardinal allemand Walter Kasper appelle à une refonte de l'enseignement de l'Église catholique à propos du mariage et de la morale sexuelle. Comme le cite l'hebdomadaire d'Hambourg "Die Zeit" (27 février) à partir du discours inédit du cardinal Kasper devant le Collège des Cardinaux, l'insistance sur les règles n'arrive pas à convaincre les gens, comme les cardinaux ont pu l'observer. La Bible permet de comprendre les commandements non comme un fardeau et comme une restriction de la liberté, mais comme un cheminement vers une vie bien remplie.

L'ancien préfet du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens plaide pour une voie au sein de l'Église entre rigueur et laxisme. L'hebdomadaire cite son propos à l'égard de l'admission des divorcés remariés aux sacrements : "La compassion n'est pas une grâce onéreuse distribué par inversion". Tout en disant : "Les sacrements ne sont pas une récompense pour une bonne conduite et pour une élite, cela peut exclure ceux qui en ont le plus besoin."

En ce qui concerne l'admission à la communion Mgr Kasper appelle dans son discours à une réforme : "Si un homme divorcé s'est remarié et regrette qu'il ait échoué son premier mariage, quand il se débattait pour le faire survivre, son deuxième mariage civil peut se vivre dans la foi, comment pouvons nous alors lui donner le sacrement de la Pénitence et lui refuser la Sainte Communion ?"

Le pape François avait personnellement chargé le cardinal allemand de la rédaction du discours qu'il avait prononcé devant le consistoire des 150 cardinaux à Rome le 20 février. Selon le Time, Mgr Kasper appelle l'Église a surmonter sa peur du changement : "L'anxiété n'est en rien chrétienne". Il faut valoir que l'Église réponde à la réalité de laïcs catholiques et pardonne les péchés. comme il le signale : "Nous croyons en effet au pardon des péchés. Sur la possibilité de prendre un nouveau départ."

Le texte intégral de son discours, selon la maison d'édition Herder Freiburg pourrait voir le jour sous un format de poche le 10 mars. L'ouvrage est complété par Mgr Kasper à travers une introduction et un épilogue, comme le déclara un porte-parole de la maison d'édition le jeudi 27 février. Le Vatican n'avait pas mentionné ce discours qui fut d'abord publié sur son site Internet.

Le cardinal Kasper donne des paroles de miséricorde pour soulever problème des divorcés remariés, mais le cardinal Reinhard Marx vient de révéler que de fortes oppositions se sont révélées lors du consistoire au discours d'introduction du cardinal Kasper. Il serait peut-être temps de mettre les fidèles au courant de ce discours qui montrerait que certains membres de notre hiérarchie n'ont nullement peur du changement.

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Publié le 27 Février 2014

Comme le montre RFI.fr dan son article du lundi 24 février 2014, les personnes qui ont défilé contre le mariage pour tous ou, plus récemment, contre le droit à l'avortement, sont-elles représentatives des catholiques de France ? Il semble que non. C'est l'information qui ressort d'un sondage commandé par le quotidien Le Parisien / Aujourd'hui en France. Alors que le Vatican doit présenter ce lundi 24 février les résultats de la grande enquête lancée par ses soins à destination des catholiques du monde entier pour déterminer leurs mœurs familiales.

Au total, 63% des Français se déclarent catholiques, dont une grosse moitié se dit non pratiquante. Et ce qui ressort du sondage publié ce dimanche 23 février par le quotidien Le Parisien / Aujourd'hui en France, c'est qu'ils sont loin de coller à l'image que l'on peut un peu trop rapidement leur donner. En effet, 90% d'entre eux se disent favorables au droit à l'interruption volontaire de grossesse, 54% n'ont pas de problème avec le mariage homosexuel, et un peu plus de 40% est même pour leur droit à l'adoption.

Alors, ces chiffres sont certes un tout petit peu en-dessous de la moyenne nationale, non croyants et autres religions compris. Mais ils viennent balayer l'idée que tous les catholiques de France supportent des mouvements comme la Manif pour tous.

Chez les personnes qui se disent pratiquantes, là, c'est un peu différent. Le mariage homosexuel n'est plus du tout accepté, seulement 37% s'y déclarent favorables. Un point commun, cependant, entre les personnes croyantes, et non croyantes, la question de la PMA. La procréation médicalement assistée pour les couples homosexuels, seulement 39 % des français y sont favorables. A peine moins chez les catholiques (30 %).

Enfin, dernier enseignement, une grande majorité de personnes, là aussi, croyantes ou non, est favorable à une modernisation de la ligne de l'Église sur les questions de société, telles que l'autorisation des moyens de contraception ou le mariage des prêtres.

Cette étude démontre l'écart entre les fidèles et la hiérarchie sur la morale sexuelle, ce qui n'est pas étonnant en soi puisque depuis Humanae Vitae en 1968, les fidèles veulent que l'Église n'aillent pas dans leur chambre à coucher, par respect de la vie privée.

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