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Publié le 26 Mai 2014

BFMTV.com nous montre qu'au dernier jour de son pèlerinage, ce lundi 26 mai 2014, le pape François a visité les lieux à haute charge symbolique de la ville de Jérusalem. Le président israélien Shimon Peres a accepté l'invitation lancée dimanche par le pape François, à une prière commune avec le président palestinien, Mahmoud Abbas, au Vatican.

Les deux hommes se rendront au Vatican le 6 juin prochain. Après s'être rendu sur l'esplanade des Mosquées, où il a appelé les trois grandes religions monothéistes à se respecter et à œuvrer pour la paix, devant le grand mufti de Jérusalem, le pape s'est recueilli devant le Mur des Lamentations, où il a glissé un message écrit sur un papier dans les interstices des pierres de ce célèbre lieu saint du judaïsme, comme l'avaient déjà fait ses prédécesseurs, Jean-Paul II, en 2000, et Benoît XVI, en 2009.

S'approchant seul du Mur, le souverain pontife y a posé une main durant quelques instants, avant de lire à voix haute, mais hors micros, le message qu'il était en train de déposer. Selon une radio israélienne, il était écrit : "Je suis venu ici pour prier Dieu afin qu'il fasse régner la paix". À l'issue de cet instant de recueillement, le pape François a embrassé fraternellement le rabbin Abraham Skorka et le professeur musulman Omar Abboud, qui faisaient partie de la délégation officielle de ce voyage en Terre sainte.

Le pape François a aussi rendu plusieurs hommages au peuple juif en se rendant tour à tour au mont Herzl, qui abrite le cimetière national d'Israël, puis au mémorial de Yad Vashem des victimes de la Shoah, après avoir fait une nouvelle étape surprise, cette fois-ci au mémorial des victimes israéliennes d'attentats, à Jérusalem. Selon la radio militaire israélienne, le souverain pontife aurait fait ce détour à la demande du premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, qui n'aurait pas apprécié son geste de la veille devant le "mur" de la séparation, à Bethléem. Une information non confirmée, pour l'heure, par les autorités israéliennes. Il célébrera par la suite une messe au Cénacle, au grand dam d'extrémistes juifs revendiquant l'exclusivité du site.

Ce pèlerinage pourrait connaître des retombées immédiates notamment avec l'invitation à une prière commune avec le président israélien Shimon Peres et le président palestinien, Mahmoud Abbas au Vatican, mais ce qui se dégage est surtout la promotion de la paix du pape François symbolisée travers des gestes forts.

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Le dernier jour du voyage du pape François en Terre Sainte

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Publié le 25 Mai 2014

RFI.fr dan son article du dimanche 25 mai 2014 nous montre qu'après la Jordanie, le pape François est en Cisjordanie, où le souverain pontife a été accueilli ce matin par le président palestinien. Le pape a tenu des paroles très fortes à côté du président Mahmoud Abbas. Il a ensuite entamé la célébration d’une grande messe devant l’église de la Nativité.

Le pape François a célébré ce dimanche matin une messe devant une foule de milliers de fidèles, dans une ferveur impressionnante, et sous un soleil de plomb sur la place de la Mangeoire, au cœur de la ville. Arrivé directement en hélicoptère de Jordanie, sans passer au préalable par Israël - c’est tout un symbole ici -, il a été accueilli un peu plus tôt sur les hauteurs de Bethléem par le président palestinien, Mahmoud Abbas. Le pape François n’a pas hésité à embrasser le président palestinien. Une accolade qui en dit long.

Mais dans son discours, le pape n’a pas, non plus, caché qu’il venait témoigner de sa proximité «avec ceux qui souffrent le plus de la situation dans la région». Le pape a demandé aux responsables politiques, aussi bien palestiniens qu’israéliens, de faire preuve de «courage» pour mettre un terme au conflit qui entraîne depuis des décennies insécurité, isolement et exode. Il a plaidé pour que «redoublent les efforts et les initiatives destinés à créer les conditions d'une paix stable, basée sur la justice, sur la reconnaissance des droits de chacun et sur la sécurité réciproque» et affirmé que «le courage de la paix s'appuie sur la reconnaissance de la part de tous du droit de deux Etats à exister et jouir de la paix et de la sécurité dans des frontières internationalement reconnues.»

Depuis Bethléem et avant d’entrer en Israël, il a exhorté chacun à «stopper les initiatives qui contredisent la volonté déclarée de paix». Des propos qui résonnent de manière toute particulière, alors que la colonisation israélienne se poursuit. En sortant du palais présidentiel, le pape a créé la surprise : il s’est arrêté le long du mur de séparation avec l’État hébreu, est descendu de sa «papamobile» pour se recueillir quelques instants près d’un mirador, à quelques mètres d’un graffiti sur lequel on pouvait lire «Liberté pour la Palestine». «On en a ras le-bol de cette situation», lui a glissé un Palestinien. Amer, un séminariste en soutane noire, a également assisté à la messe. Il a pu voir, sur écran géant, le passage du pape devant le mur de séparation entre la Cisjordanie et Israël. «C’était un message très fort du Pape d’aller au mur. Il a pu sentir les souffrances des Palestiniens», juge le séminariste, interrogé à la fin de la messe donnée par le pape François à Bethléem. «Le mur fait partie de notre vie, au quotidien. C’était intéressant de voir qu’il a touché ce mur, qu’il a prié pour qu’il disparaisse, et c’est aussi ce que je souhaite.»

Le pape François a aussi créé une deuxième surprise en invitant les présidents palestinien et israélien, Mahmoud Abbas et Shimon Peres à une «rencontre de prière» pour la paix. C'était lors de la messe dont l'homélie a été largement consacrée aux droits des enfants, les enfants qui «trop nombreux qui continuent à vivre dans des situations inhumaines, aux marges de la société». Le pape a déjeuné avec des familles palestiniennes avant de rencontrer des enfants du camp de réfugiés de Dheisheh, auxquels il a déclaré : «La violence ne se vainc pas par la violence mais par la paix». Il s'est rendu à la basilique de la Nativité.

En fin de journée, le pape François a rencontré le patriarche orthodoxe de Constantinople Bartholomée à la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem. Une rencontre œcuménique historique en faveur de l'unité des chrétiens. Une déclaration commune a été signée appelant à progresser dans le rapprochement entre leurs Églises, près de dix siècles après le grand schisme qui les a séparées.

Le pape François délivre un message fort dans un pays où la violence est fréquente entre Palestiniens et Israéliens, afin de demander la paix et inviter Mahmoud Abbas et Shimon Peres à la vouloir, tout en délivrant des gestes symboliques qui ne lui feront pas que des amis mais qui diront que pour avoir la paix, la violence n'est pas une solution.

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À Bethléem, le pape se recueille devant le mur de séparation

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Publié le 25 Mai 2014

Comme le montre nouvelobs.com le pape François a exhorté samedi 24 mai 2014 à "revenir sur le chemin de la négociation" et à renoncer à la voie des armes pour résoudre le conflit en Syrie, lors d'une étape dans la Jordanie voisine, la première d'un voyage au Proche-Orient placé sous le signe du dialogue interconfessionnel.

Le souverain pontife, attendu dimanche à Bethléem puis Jérusalem, a également insisté sur la nécessité d'une "solution juste au conflit palestino-israélien" et la légitimité dans la région de la présence déclinante des chrétiens, "citoyens à part entière au Proche-Orient".

A bord d'une Jeep ouverte blanche qui a fait le tour du stade d'Amman, souriant, il s'est prêté de bonne grâce à l'exercice du bain de foule, le premier des deux prévus au cours de ce voyage, prenant des bébés ou des enfants dans les bras. François a célébré une messe dans le stade rempli de quelque 30 000 fidèles, pavoisé des drapeaux jaune et blanc du Vatican, avec une attention particulière pour "les nombreux chrétiens réfugiés de Palestine, de Syrie et d'Irak".

Le pape a ensuite martelé son "appel le plus pressant pour la paix en Syrie", souhaitant que "tous abandonnent la prétention de laisser aux armes la solution des problèmes et que l'on revienne sur le chemin de la négociation". Il a également admonesté la communauté internationale pour faire plus face à "l'urgence humanitaire" de l'afflux des Syriens, au nombre de 2,7 millions, dont près de 600 000 en Jordanie, lors d'une rencontre avec des réfugiés syriens à Béthanie, sur le Jourdain, site présumé du baptême de Jésus, où il s'est recueilli.

Manifestement à l'aise, aussi bien avec les dignitaires politiques et religieux que parmi la foule, Jorge Bergoglio est arrivé du stade d'Amman en voiture de golf conduite par le roi Abdallah II en personne, qu'il a déjà vu deux fois au Vatican, et qui accueillait son troisième voyage papal. "Nous avons fait toute la route, jeunes et vieux, enfants et femmes, pour voir le pape. Nous avons besoin de sa bénédiction", a confié une participante à la messe, Warda Khoury, 23 ans, venue de Mafraq (nord-est), avec un drapeau du Vatican dans une main et de Jordanie dans l'autre.

Le pape François a également prôné le respect de la liberté religieuse dans la région, en allusion à l'inquiétude du Vatican face à l'exode des chrétiens, dont 2 millions ont quitté le Moyen-Orient ces 10 dernières années, selon le Centre catholique jordanien.

Pour ce premier voyage «à risques» pour le pape François, il est très difficile de voir ce déplacement comme un pèlerinage tant la dimension politique de celui-ci est visible. Le pape François plaidera donc en faveur de l’unité et de la fraternité au Proche-Orient qui espérons le touchera au cœur un Moyen-Orient, ce qu'ils commença à Amman en prononçant des paroles fortes sur le drame des réfugiés syriens. Cette visite est une également une bouffée d'air frais pour les chrétiens qui sont de plus en plus marginalisés.

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Le pape appelle à choisir la négociation plutôt que les armes en Syrie

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Publié le 23 Mai 2014

7sur7.be nous montre dans son article du 22 ami 2014 que le diocèse d'Innsbruck (ouest de l'Autriche) a excommunié jeudi Martha Heizer, présidente du mouvement de catholiques réformateurs "Wir sind Kirche" ("Nous sommes l'Eglise") en Autriche, et son mari pour avoir célébré la messe sans prêtre. Le couple a rejeté cette décision, rappelant qu'il n'avait jamais accepté la "procédure extrajudiciaire" engagée contre lui.

Fondé au milieu des années 1990 par des Autrichiens, dont Martha Heizer, favorables à une réforme de l'Église catholique suite au scandale d'abus sexuels en Autriche, "Wir sind Kirche" se réfère au Concile Vatican-II et réclame notamment une égalité de traitement entre hommes et femmes au sein de l'Église.

"Je ressens comme une défaite, que nous n'ayons pas réussi à faire changer d'avis le couple Heizer, afin d'éviter ce processus", a expliqué jeudi l'évêque d'Innsbruck Manfred Scheuer, cité dans un communiqué de l'agence de presse catholique Kathpress. La procédure avait été engagée à la suite d'un reportage de la télévision publique autrichienne ORF en 2011 montrant les deux pratiquants en train de célébrer l'eucharistie chez eux sans prêtre, une "infraction grave" pour l'évêque Scheuer.

Le couple dénonce un "deux poids deux mesures", et souligne qu'à sa connaissance par exemple, aucun des prêtres n'ayant commis des abus sexuels n'ait été excommunié. Ce qui est vrai, alors que les prêtres pédophiles la mérite. "Nous continuerons de nous battre de toutes nos forces pour des réformes au sein de l'Église catholique. Cette démarche prouve aussi à quel point un renouvellement est nécessaire", a ajouté le couple Heizer.

Radio Vatican stipule que Contrairement à certaines affirmations de la presse, le pape François et la Congrégation pour la Doctrine de la foi ne sont pas intervenus dans cette affaire qui est du ressort de l’évêque local. Par ailleurs, la sanction ne vise pas le mouvement réformiste mais les personnes à l’origine de crimes que l’Eglise considère comme très graves.

Dans les milieux réformateurs cette excommunication est vivement critiquée. Le président de "Wir sind Kirche" ("Nous sommes l'Eglise") en Allemagne, Christian Weisner dit dans "Die Welt" que "Cette infraction grave allègue que Martha Keizer est accusé d'avoir commis ce que font tous les jours dans le monde des centaines de groupes catholiques, qui est une conséquence de la pénurie de prêtres qui oblige les croyants à célébrer parfois ensemble le culte sans prêtres ordonnés. Au lieu de punir, il faut qu'ils se réjouissent de cette forme d'engagement des laïcs et soient heureux à ce sujet".

Cette excommunication déguise un problème sérieux celui du manque de prêtres qui oblige des groupes de fidèles à faire des célébrations chez eux, ce n'est pas en punissant les fidèles que les prêtres reviendront. Il est grand temps de voir le problème en face plutôt que de fermer les yeux et de trouver de réelles solutions afin que tous aient le droit aux sacrements.

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Excommuniés pour avoir célébré l'eucharistie sans prêtre

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Publié le 22 Mai 2014

L'article du catholicherald.co.uk du mardi 20 mai 2014 nous montre que Luis Antonio Tagle, le cardinal de Manille, aux Philippines, s'est dit "choqué" par les réponses à l'enquête mondiale sur l'enseignement de l'Église sur la famille, publié avant le synode extraordinaire des évêques d'octobre .

Parlant à Catholic News Service, le cardinal dit qu'il trouve les réponses "choquantes, si je suis autorisé à utiliser ce mot ... parce que dans presque toutes les parties du monde, les questionnaires ont indiqué que l'enseignement de l'Église concernant la vie de famille n'est pas clairement compris par les gens."

Il ajoute : "La langue par laquelle l'Église propose son enseignement semble être une langue qui n'est pas accessible aux personnes. Donc, c'est mon espoir, et il n'y aura pas de changement - comment pouvez-vous changer les enseignements bibliques ? Mais c'est peut-être une réelle préoccupation pastorale et évangélique pour l'Église : Comment pouvons-nous vous présenter la Bonne Nouvelle de la famille à cette génération, avec ses limites, sa grandeur, et ses expériences uniques ?"

Il dit également : "Nous ne devrions pas parler seulement de l'autre. L'évangile de la famille, la bonne nouvelle qu'est la famille, devrait être présentée aux familles où elles sont et comment elles sont".

En février, le pape avait nommé le cardinal Tagle comme l'un des trois présidents du synode. Les présidents - dont le cardinal André Vingt-Trois de Paris, en France, et le cardinal Raymundo Assis d'Aparecida, au Brésil - se relaieront l'exécution des sessions générales du synode, qui se tiendront du 5 au 19 octobre.

La hiérarchie découvre qu'elle est en décalage complet avec les fidèles sur la famille, pourtant elle ne semble pas vouloir entendre des demandes qui lui sont faites, au lieu de cela elle semble vouloir imposer ses vues car les fidèles ne sembleraient pas avoir compris le questionnaire sur la famille, ce qui est faux, puisqu'on leur a demandé comment il voyaient la famille et ils ont donné leur avis.

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Publié le 15 Mai 2014

CNS dans on article du mercredi 14 mai 2014 nous montre qu'un important théologien jésuite indien spécialisé dans la mission, le dialogue et l'inculturation, est engagé dans un dialogue avec la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, mais n'a pas été censuré ou réduit au silence par le Vatican.

Le père jésuite Michael Amaladoss, âge de 77 ans, est le directeur de l'Institut pour le dialogue avec les cultures et les religions au Loyola Collège situé à Chennai, en Inde. Le père jésuite Joe Antony, agissant comme provincial de la province de Madurai à laquelle appartient le père Amaladoss, dit à CNS le 14 mai : "Il n'y a eu aucune condamnation ou censure, mais depuis près de deux ans, il ya eu un dialogue entre le Père Amaladoss et la congrégation doctrinale".

En avril, le père Amaladoss devait donner une conférence à l'Union Theological Seminary de New York. Pour avertir, les gens que la conférence était annulée, le site Web du séminaire avait dit : "La Congrégation pour la Doctrine de la Foi du Vatican défend le Dr Amaladoss de parler et de publier jusqu'à ce qu'un processus d'examen de sa pensée soit complété avec succès."

Cependant, le père Antony dit à CNS par téléphone, que le père Amaladoss "lui-même est tranquille pour réfléchir durant cette période. Mais on ne lui a pas ordonné de le faire."

Le père Amaladoss est l'auteur de plus de 20 livres, le plus connu étant "Le Jésus asiatique", qui utilise des images traditionnelles des religions et de la culture asiatiques - notamment de l'hindouisme et du bouddhisme - et regarde les aspects de l'identité de Jésus dans une perspective asiatique.

Les enquêtes menées par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sont tenu en secret, et les théologiens ciblés, ne savent pas qu'ils sont sous surveillance jusqu'à ce que l'enquête soit en cours. En général, ils ne savent pas qui dépose des plaintes ou qui dans la CDF est chargé de l'enquête. Les théologiens se sont longtemps plaints de ce secret et des possibilités limitées dont ils disposent pour répondre à des accusations en personne qui aboutissent à un système coercitif qui reflète mal la collégialité et le dialogue tant prisé par le pape François.

Les principales victimes en sont souvent les jésuites devenus des cibles de choix pour la CDF, en partie parce que les jésuites ont une portée missionnaire et cherchent à traduire les croyances traditionnelles pour les croyants modernes et d'autres cultures religieuses. De la culture du dialogue et de la collégialité dont nous a parlé le pape François pour la CDF, nous ne voyons actuellement que la police de la pensée et le concile Vatican II qui s'éloigne.

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La Congrégation pour la Doctrine de la Foi enquête sur le travail d'un jésuite indien, mais ne l'a pas fait taire

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Publié le 12 Mai 2014

Kipa dans sa dépêche du lundi 12 mai 2014 nous montre que la théologienne Doris Strahm dans un commentaire dans la revue «Aufbruch» (9 mai), cite le rôle des femmes qui est accordé par l'Église catholique romaine, selon leurs sexe et non leurs capacités. Strahm s'est exprimé ainsi à l'occasion du contrôle de la Congrégation pour les religieuses américaines la semaine dernière :

"La participation des femmes dans l'Église, oui, mais qu'aucune ne demande des postes pour le sexe masculin et un changement dans leur rôle traditionnel, de femmes subordonnées et humbles à l'ordre "divin" du genre; une théologie de la femme, oui, mais pas de changement dans les concepts de théologie patriarcales et dans les structures de pouvoir masculines -, et bien sûr pas de désobéissance aux enseignants de sexe masculin".

Pour Doris Strahm dans Aufbruch, "l'Église ne peut pas être elle-même sans les femmes et leur rôle. La femme est essentielle à l'Église. D'ailleurs, Marie, est plus importante que les évêques." Elle conclut en disant qu'il est préférable de choisir un autre mode de désobéissance qui ne serait pas radicale pour faire face à son évêque: "Je ne suis pas seulement désobéissante, je suis scandalisé. Une tempête d'indignation secoue mon âme. Dans la vérité de Dieu, je vous le dis : «Vous avez tort et nous avons raison» (Hildegarde de Bingen)".

Une belle mise au point d'une théologienne qui se rend compte que les belles annonces sont un vœu pieux face au machisme ambiant qui se déroule au sein de l'Église, il suffit de lire le très bon article du 19 mars d'Alice Chablis et Maud Amandier dans le Comité de la Jupe (http://www.comitedelajupe.fr/laics-et-femmes-deglise/comment-un-eveque-entretient-les-stereotypes-de-genre/) à ce propos pour se rendre compte que l'Église n'a encore rien compris des femmes et de leurs attentes.

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Oui, mais

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Publié le 10 Mai 2014

RTS.ch nous explique dans une émission du vendredi 9 mai 2014 que l'évêque de Bâle, Félix Gmür, approuve des statuts d’organes d’Église, qui demandent l’abolition du célibat des prêtres et l’ordination des femmes. Même si Mgr Gmür a bien approuvé la modification des statuts des corporations ecclésiastique de Bâle-Ville et de Bâle-Campagne, mais cela ne veut pas dire qu'il soutient leur demande.

Cela est possible car d'un côté, il y a les évêchés qui sont des organes de droit canoniques, mais à côté des évêchés il y a des corporations ecclésiastiques cantonales, des organes de droit public qui perçoivent et gèrent l'impôt ecclésiastique. C'est le système à double commande de l'église catholique en Suisse. Hors, les corporations peuvent avoir des idées différentes de celle de la hiérarchie et c'est ce qui vient de se passer dans les deux demi-cantons de Bâle.

L'évêque soutient donc le statut des corporations mais ne soutient pas l'ordination des femmes. L'Église admet aussi que l'on modifie ses textes mais très subtilement l'évêque ajoute qu'il ne se prononcera plus sur les changements futurs des corporations de Bâle-Ville et de Bâle-Campagne. De cette manière, il indique clairement qu'il distingue le pouvoir ecclésial et le pouvoir des corporations. Comme il n'interviendra plus dans le fonctionnement des corporations, l'évêque les renvoient à leur responsabilité et il renforce son propre pouvoir.

De fait, il dit aux corporations ne mélangeons pas les genres : à vous les finances, à moi la pastorale. Si vous estimez de votre côté vous pouvez bouger l'Église. Essayez, faites le, mais moi je ferais autrement. Subtil, mais cela montre encore que la hiérarchie en Suisse est loin de prendre la mesure de cette initiative qui avait été adoptée le 25 mars à la majorité dans un synode et qui prône une égalité de fait.

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Un évêque catholique demande l’ordination des femmes

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Publié le 9 Mai 2014

kathweb.at dans son article nous montre que le professeur de théologie dogmatique et œcuménique à l'Université de Munich, Bertram Stubenrauch s'est prononcé contre l'exclusion permanente des catholiques divorcés remariés des sacrements. Dans un court article pour le dernier numéro de la revue jésuite "Voices of Time", le professeur de théologie déroule son argument en cinq thèses. Il est particulièrement important pour lui de travailler sur la culpabilité résultant d'un remariage. Selon la déclaration de Stubenrauch du vendredi 9 mai dans une interview à l'agence catholique allemande KNA, les divorcés remariés "cherchent explicitement la présence de Dieu", la voie serait donc ouverte pour le sacrement de pénitence.

Le théologien ajoute : "Si la faute est surmontée et pardonnée, une nouvelle relation ne doit pas être une raison pour mettre les chrétiens à l'écart. Les sacrements sont là pour les gens et doivent juste les aider dans des situations difficiles, à chercher et trouver Dieu ". Elle s'applique à tenir compte également de la primauté de la grâce dans l'ethos (le caractère habituel, la manière d'être, les habitudes d'une personne). Elle ne donne pas l'impression que les croyants ne peuvent que progresser légèrement et sont ensuite récompensé par un sacrement. En outre, il ne voit pas en quoi les interdictions soient nécessaires afin de protéger l'enseignement de l'Église sur l'indissolubilité du mariage.

Stubenrauch fait campagne pour un nouveau développement de l'enseignement de l'Église sur le mariage. Ce n'était pas "tombé du ciel". L'Église est toujours attentive aux besoins humains, non pour s'adapter superficiellement au monde, mais pour la cause de l'Évangile. Selon lui : "Par conséquent, il faut avoir la volonté de lutter, même maintenant".

La recherche d'une solution ouverte pour les divorcés remariés est plus que jamais mise en avant face à la surdité de la curie romaine qui ne fait preuve d'aucune voie médiane au risque de perdre les derniers fidèles qui lui reste, la solution de Bertram Stubenrauch est raisonnable et se base sur l'Évangile.

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Publié le 8 Mai 2014

Dans son article du lundi 6 mai 2014, ncronline.org nous montre que le cardinal allemand Walter Kasper, qui fut appelé le "théologien du pape", déclare que les nouvelles critiques du Vatican envers les religieuses américaines était typique des vues "étroites" que les responsables de la Curie romaine ont tendance à prendre, et il dit aux catholiques américains de ne pas être trop inquiet .

Le cardinal Walter Kasper dit en riant lors d'une apparition lundi 6 mai à l'université de Fordham : "Je suis aussi considéré comme suspect !". Il ajouta : "Je ne peux pas les aider", en faisant référence aux critiques qu'il reçoit à Rome. Mgr Kasper déclara qu'il espérait que la confrontation entre le Vatican et la LCWR soit surmonté. Selon lui, "Nous devrions être en communion", "ce qui signifie également le dialogue avec l'autre. J'espère que toute cette controverse se terminera dans un bon, paisible et constructif dialogue."

À Fordham, Mgr Kasper salue également la théologienne féministe américaine, sœur Elizabeth Johnson, qui sera honoré par les sœurs américaines et qui fait l'objet des critiques de Mgr Gerhard Müller. Il dit que la critique envers Elizabeth Johnson "n'est pas une tragédie et nous permettra de la surmonter", et il noté que Thomas d'Aquin, maintenant considéré comme l'un des plus grands esprits de l'Église, fut condamné par son évêque et il vécut dans l'ombre pendant des années.

Mgr Kasper, qui est âgé de 81 ans, a servi comme le chef œcuménique du Vatican sous les papes Jean- Paul II et Benoît XVI, il est considéré comme un proche allié du pape François. Quand le pape François convoqua les évêques pour un sommet de deux jours sur les questions de la famille en février, il frappa l'assistance quand il donna un discours d'ouverture pour en jeter les bases .

À bien des égards, Mgr Kasper pourrait mieux refléter les perspectives de François sur la répression des religieuses américaines lancées par la Congrégation pour la doctrine de la Foi au Vatican. Tout comme le pape François minimise l'accent sur les questions de règles sur des sujets brûlants dans un effort pour élargir l'appel de l'Église, Mgr Kasper pousse en marche l'importance de la souplesse et du réalisme pastoral pour les catholiques tout au long de leur vie imparfaite.

Le cardinal Kasper ouvre en grand les fenêtres qu'essayent d'enfermer tant bien que mal la curie romaine incapable de se mettre au niveau des fidèles qui attendent autre chose de l'Église. Un peu d'air frais ne fait pas de mal.

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