Articles avec #actualites de l'eglise tag

Publié le 12 Novembre 2016

Marie Malzac dans son article pour la-Croix.com du jeudi 10 novembre 2016 nous montre que une interview à Antonio Spadaro, publiée dans le nouvel ouvrage du directeur de La Civiltà cattolica, présenté jeudi 10 novembre à Rome, le pape soutient que, dans le domaine liturgique, «parler de réforme de la réforme est une erreur».

 

Interrogé sur l’attachement d’une partie des catholiques à certains aspects liturgiques traditionnels, le pape François répond que «Benoît XVI a fait un geste juste et magnanime pour aller à la rencontre d’une certaine mentalité de certains groupes et personnes qui ressentaient de la nostalgie et s’éloignaient. Mais c’est une exception. C’est pour cela que l’on parle de rite ‘extraordinaire’».

 

Le pape contrairement au cardinal Robert Sarah ne vaut pas d’un retour en arrière. «Vatican II et la constitution conciliaire Sacrosanctum concilium doivent continuer d’être appliqués tels qu’ils sont. Parler de ‘réforme de la réforme’ est une erreur», poursuit le pape, désavouant ainsi des propos tenus récemment par le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements.

 

«J’essaie de comprendre ce qu’il y a derrière des personnes qui sont trop jeunes pour avoir vécu la liturgie préconciliaire mais qui la veulent quand même», se questionne le pape dans son entretien avec le P. Spadaro. «Parfois, je me trouve face à des personnes très rigides, face à une attitude de rigidité». «Et je me demande : pourquoi tant de rigidité ?», poursuit-il, indiquant que celle-ci cachait «toujours quelque chose : de l’insécurité, ou même autre chose». Et d’ajouter : «La rigidité est défensive. Le véritable amour ne l’est pas». Pour le pape François, le «traditionalisme rigide n’est pas bon». Au contraire, «la tradition fleurit», si elle se fonde sur la «fidélité».

 

Le pape fait une mise au point salutaire et montre à ceux qui croient que la Tradition est un bloc monolithique, mais qu’elle a source dans la passé, le présent et l’avenir. La Tradition n’est pas immuable, elle est en mouvement. Après tout si l’on croit le pape François : «L’homélie est toujours politique, car vous la faites au milieu de la Polis, au milieu du peuple».

 

Nicolas Senèze nous montre dans la-Croix.com nous montre aussi que dans le cadre des «vendredis de la miséricorde», le pape François s’est rendu dans l’après-midi du vendredi 11 novembre dans le quartier de Ponte di Nona, à l’extrême est de Rome où il a rencontré, dans un appartement, sept familles toutes fondées par d’anciens prêtres ayant quitté le sacerdoce. Un vendredi par mois, depuis le début du Jubilé, le pape part rendre discrètement visite à des personnes défavorisées ou marginalisées pour illustrer les œuvres de miséricorde.

 

«Le Saint-Père a voulu offrir un signe de proximité et d’affection à ces jeunes qui ont fait un choix pas toujours accepté par leurs frères prêtres et la famille», note le Vatican dans un communiqué. «Après plusieurs années consacrées au ministère sacerdotal en paroisse, il est apparu que la solitude, l’incompréhension, la fatigue causée le grand effort de responsabilité pastorale ont mis en crise leur choix initial de la prêtrise, continue la Salle de presse du Saint-Siège. Des mois et des années d’incertitude et de doute les ont souvent conduits à croire qu’il avait fait, avec le sacerdoce, le mauvais choix. D’où leur décision de quitter la prêtrise et de fonder une famille.»

 

Quatre des jeunes pères de famille rencontrés par le pape étaient d’anciens curés du diocèse de Rome, dont le pape est l’évêque, les autres venants de Madrid (Espagne), d’Amérique latine et de Sicile. Selon le Vatican, l’arrivée du pape dans l’appartement «a été marquée par un grand enthousiasme», les enfants se rassemblant autour de François pour l’embrasser tandis que les parents «ne retenaient pas leur émotion».

 

«La visite du Saint-Père a été très appréciée par toutes les personnes présentes qui n’ont pas ressenti pas le jugement du pape sur leur choix, mais sa proximité et l’affection de sa présence», précise le Saint-Siège selon qui le pape a écouté les anciens prêtres et s’est tenu au courant des procédures canoniques en cours. «Sa parole paternelle a rassuré tout le monde sur son amitié et la certitude de son intérêt personnel», conclu le Vatican selon qui François a une nouvelle fois «voulu donner un signe de la miséricorde à ceux qui vivent une situation de détresse spirituelle et matérielle, et que personne ne doit se sentir éloigné de l’amour et de la solidarité des pasteurs».

 

Cette visite s’est terminée vers 17 h 20 après quoi le pape est rentré au Vatican. Il s’agissait du dernier «vendredi de la miséricorde» de l’année jubilaire. Une miséricorde dont aurait aussi besoin des catholiques de Coire qui souhaitent que le pape ne nomme pas tout de suite un nouvel évêque après le départ à la retraite du contesté Vitus Huonder comme le montre tdg.ch le vendredi 11 novembre 2016.

 

Le pape doit surseoir à la nomination d'un nouvel évêque de Coire et nommer un administrateur apostolique le temps d'apaiser la situation dans le diocèse. C'est ce que demande une pétition lancée vendredi par l'alliance «Es reicht!» («Ça suffit!»). L'alliance regroupe une douzaine d'associations catholiques. Sa pétition reprend une demande déjà formulée lors d'une réunion en 2014 à St-Gall: elle exige que l'évêque Vitus Huonder ne soit pas remplacé après son départ à la retraite l'an prochain, peut-on lire dans le texte de la pétition présentée vendredi à Coire. À la place d'un nouvel évêque, le Vatican est appelé à désigner un administrateur apostolique qui soit rassembleur et qui représente une Église proche des hommes et des réalités de la vie, écrit l'alliance.

 

La pétition en ligne peut être signée jusqu'à la fin de l'année. Elle sera ensuite envoyée au nonce apostolique en Suisse, qui la transmettra ensuite au pape à Rome et à la Conférence des évêques suisses. Le diocèse de Coire couvre les cantons de Zurich, Schwyz, Nidwald, Obwald, Uri, Glaris et des Grisons. Martin Kopp, vicaire général de Suisse centrale (UR, SZ, NW et OW), a lui aussi appelé à nommer un administrateur apostolique. Dans un entretien accordé au Tages-Anzeiger et au Bund en novembre, il a déclaré qu'il est «clair que le diocèse ne peut plus continuer à fonctionner comme maintenant», car sa gestion ne correspond pas à la vision des fidèles de la région.

 

Pour le vicaire, si le successeur poursuit la politique actuelle, «l'évêché est mort». Zurich, Uri, Schwyz, Obwald et Nidwald se sépareront de l'évêché de Coire. L'idée d'un nouveau départ est «largement partagée», a-t-il ajouté. Espérons que cette idée soit aussi partagée par le pape François pour permettre à l’évêché de Coire de se rassembler pour mettre en avant des jours nouveaux.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 7 Novembre 2016

Bernadette Sauvaget, envoyée spéciale à Lourdes, nous montre aujourd’hui sur Libération.fr que pressés de tourner la page, les évêques catholiques font repentance à Lourdes sur les questions de pédophilie. Et discutent politique : déjà, en octobre, ils s'étaient fait remarquer avec la publication d’un texte prenant clairement ses distances avec les thèmes identitaires de la droite décomplexée.

 

Un lundi long comme un jour sans pain. Empêtré dans les scandales de pédophilie depuis l’automne dernier, l’épiscopat français, réunis à Lourdes, se prépare à jeûner, ce 7 novembre, pour faire repentance. La centaine d’évêques en activité, présents pour cette assemblée plénière d’automne, va surtout tirer le bilan du dispositif mis en place, il y a six mois. Même si la vague de révélations n’atteint pas (pour le moment) le niveau de celles qui ont eu lieu dans le courant des années 2000 en Irlande ou aux États-Unis, plusieurs affaires emblématiques comme celle de l’abbé P. à Lyon ont mis au jour le silence qui régnait sur des cas anciens. Sous la pression d’associations de victimes, comme la Parole Libérée à Lyon, les responsables catholiques tentent d’apurer ce passé.

 

Ce lundi, les évêques vont aussi parler politique à la suite de la publication, en octobre, d’un texte remarqué, prenant ses distances avec les thèmes identitaires de la droite décomplexée. «Il était temps que les évêques s’expriment», remarque Marc Leboucher, éditeur et écrivain catholique. Pour la frange ouverte et proche du pape François, c’est une sorte de soulagement. «L’enjeu désormais est que le texte soit partagé par tous les évêques», souligne un responsable religieux. De fait, les thèmes développés prennent à rebrousse-poil l’aile conservatrice et très active, tel Mgr Dominique Rey à Toulon qui avait reçu Marion Maréchal-Le Pen, fin août 2015, lors de son colloque annuel.

 

En fait, une période de transition est en train de s’ouvrir. Pour l’épiscopat français, la grande affaire des prochains mois sera la succession du cardinal André Vingt-Trois à la tête de l’archevêché de Paris, un poste stratégique. Sans être évoqué publiquement à Lourdes, le dossier est dans toutes les têtes. Les évêques partent théoriquement à la retraite à 75 ans. Mais pour les sièges épiscopaux très importants comme celui de Paris, il est de coutume que le mandat soit prolongé de quelques années. Fatigué de sa charge, Vingt-Trois, atteint par la limite d’âge à l’automne prochain, a fait savoir urbi et orbi, qu’il ne ferait pas «un jour de plus». Le petit monde catholique français bruisse de rumeurs, établit ses pronostics. Parmi les favoris, il y aurait l’un des poulains de l’archevêque de Paris, Michel Aupetit, en charge du diocèse de Nanterre, démographiquement l’un des plus importants en France.

 

De l’avis des spécialistes, le dossier de Paris est déjà sur le bureau du pape. «Le choix du successeur sera celui de François lui-même», pointe l’écrivaine et journaliste Christine Pedotti. En 2005, le cardinal Lustiger avait imposé à un Jean-Paul II quasiment à l’agonie le nom d’André Vingt-Trois. Il est peu vraisemblable que ce scénario se reproduise. Pour le moment, le pape François n’a guère imprimé sa marque sur l’épiscopat français. Avec la nomination de l’archevêque de Paris, c’est l’occasion. À un Aupetit, spécialiste des questions bioéthiques, le pape pourrait préférer un profil plus social (comme l’évêque du Havre Jean-Luc Brunin, bon connaisseur aussi des relations islamo-chrétiennes et bête noire de La Manif pour tous) ou un homme de confiance choisi chez les jésuites, l’ordre religieux dont il est issu. «L’épiscopat français s’est assagi depuis de nombreuses années, analyse le politologue Gaël Brustier. C’est l’aile conservatrice qui se fait bruyamment entendre. Quant la gauche catholique, elle n’est pas organisée.» L’assemblée de Lourdes va permettre à chacun d’évaluer les équilibres. En attendant d’autres changements.

 

la-Croix.com nous montre enfin que les évêques ont célébré une messe «pour le pardon des péchés» commis par les membres du clergé, dans un geste très fort à l’issue de cette année de la miséricorde. Ils ont reconnu avoir «failli» dans leur mission en restant parfois silencieux, et se sont engagés à «déraciner l’arbre du mal» de la pédophilie dans l’Église, ainsi qu’à mieux écouter les victimes, à travers l’homélie de Mgr Luc Crepy, évêque du Puy. Ce dernier a  aussi mis en cause la volonté de «sauvegarder l’image de respectabilité de l’Église», «la peur du scandale».

 

Mais dans LeMonde.fr et franceinfo.fr l’association La Parole libérée, à l’origine de l’affaire lyonnaise, reste perplexe. «Le temps de prière de lundi, les cellules d’écoute sont potentiellement une bonne chose, mais s’il n’y a pas de volonté de l’Église derrière, c’est insuffisant», estime son président, François Devaux. Au-delà des mesures prises et de la messe prévue aujourd'hui, il est important «d'envoyer un signal fort et de l'y associer avec des paroles fortes, comme la tolérance zéro, des actes clairs et nets qui sont un peu tardifs à venir.»

 

Tourner la page est-elle possible quand on voit que les évêques conservateurs veulent mettre les problèmes sous le tapis. Il est sans doute temps de changer une bonne partie de la hiérarchie qui ne s’est pas montré ouverte à l’écoute des victimes des prêtres pédophiles pour partir sous un jour nouveau. Pour que cela soit possible, l’Église de France doit profondément réformer son fonctionnement et son positionnement moral pour retrouver la confiance des fidèles. Cela sera difficile, et espérons que Jean-Luc Brunin soit le prochain archevêque de Paris plutôt que Michel Aupetit.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 5 Novembre 2016

LaDepeche.fr nous montre ce samedi 5 octobre que depuis hier et jusqu'à mercredi, Lourdes accueille l'assemblée plénière des évêques, au Sanctuaire. Une occasion pour eux de s'interroger sur la baisse de l'engagement religieux.

 

«Il ne faut pas laisser planer le nuage toxique de l'angoisse vocationnelle», commence Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier. Par sa casquette de président du conseil épiscopal pour la pastorale des enfants et des jeunes, il a participé au Congrès international des vocations à Rome. Pendant deux jours, avec les évêques présents à Lourdes, ils vont travailler sur la façon de relancer la vocation chez les jeunes. «On demande à des prêtres de moins en moins nombreux d'être tout aussi présents. Nous sommes condamnés à n'être plus nulle part, commence l'évêque de Pamiers, Mgr Jean-Marc Eychenne, il faut vivre le non-cumul des mandats pour s'investir totalement.»

 

Tous s'accordent pour dire que les jeunes doivent être accompagnés, guidés, pour pouvoir se lancer. Mgr Dominique Rey, l'évêque de Toulon, a demandé à des futurs prêtres diocésains les raisons de leur engagement. L'utilité, le service des autres, le chemin le plus court vers la sainteté les encouragent. Pourtant, des peurs persistent, comme la durée des études, le célibat, la surcharge de responsabilités. Mgr Laurent Ulrich, évêque de Lille, demande aux paroisses de «développer la dimension intergénérationnelle des activités», pour toucher le plus de jeunes. «Le sujet des vocations ne doit plus être tabou dans les communautés ou dans les familles.» Le sujet continue d'animer la séance plénière ce matin, mais comme le montre la-Croix.com leurs échanges se sont engagés dans un début de réflexion sur les laïcs en mission ecclésiale, qui se poursuivra au printemps. Mgr Dominique Blanchet, évêque de Belfort-Montbéliard a invité ses confrères à engager un travail sur la notion de «sacerdoce commun». Ce souhait, repris notamment par Mgr Olivier de Germay, évêque d’Ajaccio, a illustré la volonté d’une majorité d’évêques d’envisager l’appel au sacerdoce d’une manière globale et d’y associer l’ensemble de la communauté chrétienne.

 

Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a toutefois mis en garde l’assemblée contre l’idéalisation de la figure du prêtre. «Il est illusoire de vouloir mettre en place les conditions d’une vie sans épreuve, ce qui vaut d’ailleurs pour le mariage. Il faut que les candidats à la prêtrise, comme les couples qui se destinent au mariage, soient préparés aux épreuves qu’ils devront traverser. Ce discours de vérité est essentiel sinon nous sommes coupables de raconter des calembredaines alors que nous savons très bien que le sacerdoce, comme le mariage, est constitué d’épreuves à surmonter.»

 

Cette inclinaison pour un discours de vérité s’est retrouvée dans de nombreuses interventions, dont les auteurs avaient le souci manifeste de ne pas rabaisser l’exigence de l’appel au sacerdoce, ce qui peut être tentant quand les volontaires se font plus rares «Un prêtre diocésain n’est pas un prêtre au rabais. Il ne doit pas devenir un prestataire de services mais accompagner dans la progression de la foi des fidèles qu’il n’a pas choisis. Il y a aussi une radicalité dans le choix de devenir prêtre diocésain», a insisté Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre.

 

C’est bien à une réflexion sur la vocation au sens large qu’ont voulu s’atteler les évêques, conscients que la baisse du nombre de prêtres et l’appel de l’Église à des laïcs en mission ecclésiale conduit à une «transformation de la structure ministérielle », c’est-à-dire à repenser la mission profonde des uns et des autres.

 

Il n’est donc pas anodin que le thème des laïcs en mission ecclésiale – ils sont actuellement 9000 en France, pour environ 5 000 prêtres de moins de 75 ans et 2 000 prêtres «venus d’ailleurs» – ait immédiatement suivi l’échange des évêques sur les vocations sacerdotales. Au cœur de cette réflexion, introduite par le père Christian Delarbre, vicaire général du diocèse d’Agen : les laïcs doivent-ils remplir une fonction ou une mission ? «La question de leur enracinement spirituel et ecclésial est essentielle», a-t-il esquissé, ouvrant un champ large de discussions aux évêques, pour un débat qu’ils reprendront lors de leur assemblée de printemps.

 

Intéressante réflexion que celle de la crise du sacerdoce et du rôle des laïcs, mais le sacerdoce pour la jeunesse est une vie difficile à laquelle on peut rajouter la mauvaise image de l’Église actuelle qui ne rend pas plus engageante cette vocation. Malheureusement, la mission profonde des laïcs dans l’Église n’est pas encore repensée.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 4 Novembre 2016

LeParisien.fr nous montre que les quelques 120 évêques catholiques de France sont réunis depuis ce vendredi 4 novembre 2016 à Lourdes pour une assemblée de six jours dont le temps fort, lundi, sera une journée "de prière et de pénitence" inédite pour les victimes de pédophilie, après des mois de scandales. Cette assemblée plénière d'automne, plus étoffée que celle qui se tient au printemps, se déroule en l'absence du président de la Conférence des évêques de France (CEF) et archevêque de Marseille, Mgr Georges Pontier, 73 ans, au repos après un malaise le 17 octobre.

 

En amont de cette session, le numéro 2 du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, a adressé aux évêques français un message au nom du pape François. "Dans un contexte encore marqué par les attentats qui ont meurtri votre pays et dans la perspective d'échéances électorales importantes, le Saint-Père vous encourage à aider les habitants de France à affermir leur espérance et à contribuer à la recherche du bien commun", est-il indiqué dans cette lettre transmise à l'AFP. Le conseil permanent de la CEF avait publié il y a trois semaines une lettre "aux habitants de France" inquiète sur l'état de la société française.

 

Lundi, les évêques vivront dans le sanctuaire marial un "temps de prière et de pénitence consacré aux victimes de la pédophilie", après des mois de révélations d'abus sexuels dans plusieurs diocèses, dont celui de Lyon. Ils en profiteront pour faire un "point d'étape" sur les mesures renforcées de prévention et de lutte contre la pédophilie annoncées en avril dernier.

 

L'assemblée consacrera en outre de longs débats à la question des vocations sacerdotales, cruciale dans un pays où le nombre de prêtres catholiques a presque été divisé par deux en vingt ans. Le pape a souhaité que ces échanges puissent "manifester" la "sollicitude pastorale" des évêques envers les jeunes.

 

 

L'assemblée traitera aussi de l'évangélisation dans les quartiers populaires - à l'occasion du 60e anniversaire de la Mission ouvrière - et dans un monde rural en mutation : des "périphéries" qui doivent être le cadre d'"un nouvel élan pour la mission de l'Église en France", a souligné le Vatican. Les évêques écouteront également, à huis clos, le cardinal Jean-Louis Tauran, l'un des piliers de la curie romaine, qui viendra leur parler du dialogue avec les musulmans, difficile dans les milieux catholiques les plus conservateurs.

 

La Conférence des évêques à Lourdes devra comme le montre Radio Vatican discuter sur des sujets comme les vocations sacerdotales diocésaines, la situation politique et religieuse de la France, le dialogue avec les musulmans, mais aussi les implications pastorales d’Amoris laetitia, ainsi que la pastorale en monde ouvrier et populaire et en monde rural et la lutte contre la pédophilie.

 

Pour le pape la CEF devra s’y mettre sérieusement pour «avoir le courage de rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de l’Évangile, sera, à n’en pas douter, l’occasion d’un nouvel élan pour la mission de l’Église en France» et «ouvrir des chemins nouveaux pour que les années à venir soient comme imprégnées de miséricorde pour aller à la rencontre de chacun en lui offrant la bonté et la tendresse de Dieu». Il faut dire que certains évêques ne sont pas en phase avec cet idéal, il faudra qu'ils forcent leur nature.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 1 Novembre 2016

Le pape François exhorte les catholiques suédois au dialogue œcuménique

Nicolas Senèze (à Malmö) nous montre dans son article pour la-Croix.com que le pape François a célébré, mardi 1er novembre au stade Swedbank de Malmö (sud de la Suède), la messe de la Toussaint pour la petite communauté catholique suédoise. À l’origine, le pape François ne devait venir en Suède que pour la seule commémoration des 500 ans de la Réforme luthérienne.

 

Ainsi que le pape l’a lui-même révélé dans un entretien à revue jésuite italienne La Civiltà cattolica, la messe qu’il a célébrée lundi 1er novembre pour les catholiques suédois n’était pas prévue à l’origine dans son programme. Le pape François ne voulait pas que ce rendez-vous, devant 15 000 fidèles, interfère avec l’événement œcuménique de la veille dans la petite cathédrale luthérienne de Lund.

 

Le pape François a néanmoins cédé aux instances des catholiques suédois qui souhaitaient que le pape profite de son passage en Suède pour visiter leur petite Église de 115 000 âmes, dont beaucoup, encore blessés par les persécutions anticatholiques des siècles passés, voyaient d’ailleurs d’un mauvais œil le rapprochement avec les luthériens, but originel de ce voyage.

 

«Bienheureux ceux qui supportent avec foi les maux que d’autres leur infligent et pardonnent du fond du cœur», a d’ailleurs relevé, dans son homélie, le pape François qui prêchait sur les Béatitudes, le texte du jour, qu’il a une nouvelle fois décrites comme «la carte d’identité du chrétien, qui l’identifie comme disciple de Jésus».

 

«Nous sommes appelés à être des bienheureux, des disciples de Jésus, en affrontant les souffrances et les angoisses de notre époque avec l’esprit et l’amour de Jésus », a-t-il expliqué avant d’indiquer «de nouvelles situations» pour vivre les «avec l’esprit renouvelé et toujours actuel».

 

«Bienheureux ceux qui regardent dans les yeux les rejetés et les marginalisés en leur manifestant de la proximité, a ainsi lancé le pape. Bienheureux ceux qui reconnaissent Dieu dans chaque personne et luttent pour que d’autres le découvrent aussi. Bienheureux ceux qui protègent et sauvegardent la maison commune. Bienheureux ceux qui renoncent à leur propre bien-être pour le bien d’autrui. Bienheureux ceux qui prient et travaillent pour la pleine communion des chrétiens… ils sont tous porteurs de la miséricorde et de la tendresse de Dieu, et ils recevront certainement de lui la récompense méritée.»

 

À ces catholiques suédois minoritaires (1,15 % de la population) et rétifs au dialogue œcuménique, le pape a alors assuré que «l’appel à la sainteté est pour tous» et qu’«il faut le recevoir du Seigneur avec un esprit de foi». «Nous avons besoin les uns des autres pour nous sanctifier, a-t-il ajouté. Ensemble, demandons la grâce d’accueillir avec joie cet appel et de travailler unis pour la mener à la plénitude.»

 

Le pape a appelé les catholiques suédois à ne plus être rétifs à l’œcuménisme et à renouveler leur esprit aux souffrances de notre époque. Aller vers les rejetés et les marginaux, voilà la solution.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 31 Octobre 2016

Le pape en Suède : une commémoration historique entre catholiques et luthériens

Nicolas Senèze (à Malmö) et Antoine Jacob (à Lund) nous montrent dans la-Croix.com que  le pape François s’est rendu, lundi 31 octobre, en Suède pour commémorer les 500 ans de la Réforme luthérienne. L’occasion pour lui d’exhorter catholiques et luthériens à œuvre ensemble pour «défendre et servir la dignité de chaque personne».

 

Les mots prononcés lundi 31 octobre par le pape François dans la cathédrale de Lund (Suède) pour la commémoration des 500 ans de la Réforme n’étaient sans doute pas ceux qu’espéraient les luthériens. Les plus engagés dans l’œcuménisme attendaient sans doute que le pape reconnaisse les Églises luthériennes comme de véritables Églises, et non comme des «communautés ecclésiales», ou qu’il ouvre l’accès à la communion, notamment dans le cadre des couples mixtes.

 

Sur ce plan, la déclaration commune signée à Lund par l’Église catholique et la Fédération luthérienne mondiale (FLM) se borne à reconnaître «la souffrance de ceux qui partagent leur vie tout entière, mais ne peuvent pas partager la présence rédemptrice de Dieu à la table eucharistique».

 

«Nous reconnaissons notre responsabilité pastorale commune pour répondre à la soif et à la faim spirituelles de nos fidèles d’être un dans le Christ. Nous désirons ardemment que cette blessure dans le Corps du Christ soit guérie », affirment catholiques et luthériens.

 

Mais pour la pape François, l’essentiel n’était pas là : en venant au cœur de la Suède luthérienne faire mémoire de la Réforme de Luther, c’est tout le chemin des 500 dernières années que le pape voulait rappeler. En soulignant «avec gratitude» la contribution de la Réforme dans l’histoire de l’Église et en louant «l’expérience spirituelle de Martin Luther», le pape François a voulu aussi faire franchir aux luthériens et aux catholiques une nouvelle étape de ce qu’il a décrit comme «un chemin commun».

 

Un chemin d’abord balisé de blessures. «Nous devons reconnaître avec amour et honnêteté, les erreurs et demander pardon», a souligné le pape après une magnifique cérémonie de repentance dans la sombre cathédrale de Lund où alternaient chants de Taizé et chœurs africains.

 

Dans une ambiance très recueillie, à la hauteur de l’événement, le pasteur Martin Junge, secrétaire général de la Fédération luthérienne mondiale (FLM), et le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens ont ensemble demandé pardon à Dieu pour la façon dont catholiques et luthériens «se sont le plus souvent concentrés sur ce qui les séparait que sur ce qui les unissait».

 

Mais, a expliqué le pape, si blessures il y a eu, c’est parce que « nous nous sommes enfermés en nous-mêmes par peur ou à cause d’un regard biaisé sur la foi que les autres professaient avec un accent ou un langage différent ». Et le successeur de ces papes si décriés par le réformateur allemand, de reconnaître «avec gratitude que la Réforme a contribué à donner une meilleure centralité de la Sainte Écriture dans la vie de l’Église».

 

«L’expérience spirituelle de Martin Luther nous interpelle et nous rappelle que nous ne pouvons rien faire sans Dieu», va même jusqu’à expliquer le pape François, reprenant l’angoisse de l’initiateur de la Réforme quant au salut, à laquelle il a trouvé une réponse dans «le Dieu miséricordieux». Justement un des thèmes centraux du pontificat bergoglien !

 

Car c’est bien là que le pape François veut en arriver, alors que l’Année de la Miséricorde va s’achever dans quelques semaines : que les chrétiens deviennent «des témoins crédibles de la miséricorde». Un témoignage qui, pour le pape, ne peut se faire que dans l’unité. Pourtant, comme l’a rappelé le cardinal Koch au quotidien suédois Dagens Nyheter, l’organisation de cette journée de célébration ne s’est pas faite sans heurts. Notamment du fait de la présence d’une femme, l’archevêque Antje Jackelén, à la tête de l’Église luthérienne de Suède. «Il est clair que, s’agissant de reconnaître les prêtres d’une autre Église, ce n’est pas un avantage, a-t-il expliqué. C’est un obstacle sur la voie de la reconnaissance de la tradition de cette Église.»

 

Pourtant, tous ceux qui étaient présents dans la cathédrale de Lund pouvaient mesurer la portée de la célébration qui s’y est déroulée. «C’est un moment historique dans l’histoire de nos Églises, témoigne Lena Sjöstrand, curé de la cathédrale. Je suis émue par ce qui s’est déroulé ici et je me sens profondément encouragée à aller de l’avant par le message d’unité qui vient d’être exprimé.»

 

Et justement, pour le pape François, c’est en allant plus loin dans la voie du témoignage commun que catholiques et luthériens pourront progresser dans une meilleure compréhension de leur foi. «Défendre et servir la dignité de chaque personne : sans ce service au monde et dans le monde, la foi chrétienne est incomplète», a-t-il insisté. D’ailleurs, pour le pape François, la commémoration du passé n’aurait aucun sens sans un engagement concret pour l’avenir.

 

D’où sa présence ensuite à l’Arena de Malmö où, dans l’ambiance festive d’un show télévisé, il a parrainé l’accord signé entre Caritas Internationalis et le Lutheran World Service pour «développer et consolider une culture de collaboration pour la promotion de la dignité humaine et la justice humaine».

 

«Dans un monde fragmenté par la guerre et les conflits, ils sont un exemple lumineux d’engagement et de service du prochain», a salué le pape devant les 10 000 personnes présentes dans le Malmö Arena où il a écouté quatre témoignages d’action concrète des deux organisations, et notamment d’une jeune athlète réfugiée du Soudan du Sud.

 

Dans le pays d’Europe qui, rapporté à sa population, accueille le plus de réfugiés, le pape a d’ailleurs tenu à «remercier tous les gouvernements qui aient les réfugiés, les déplacés et les demandeurs d’asile». «Pour nous, chrétiens, c’est une priorité de sortir à la rencontre des mis à l’écart et des marginalisés de notre monde et de rendre tangibles la tendresse et la miséricorde de Dieu, qui n’écarte personne mais accueille tout le monde», a insisté le pape avant d’improviser : «Nous, chrétiens, avons besoin de commencer la révolution de la tendresse !»

 

Le pape François a montré durant son séjour en Suède un désir d’unité, qui est allé jusqu’à une déclaration commune entre l’Église catholique et luthérienne tout en renforçant leur coopération humanitaire, non sans heurts dans la préparation de la messe commune. C’est un excellent travail qui peut être porteur, mais il est dommage que les Églises protestantes sont toujours considérées comme des communions ecclésiales et que l’on ne permette pas la communion aux couples mixtes.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 31 Octobre 2016

Le pape François en Suède pour participer à la commémoration de la Réforme

RFI dans son article du lundi 31 octobre 2016 nous montre qu’un pas historique va être franchi en ce début de semaine en Suède dans le rapprochement entre le monde catholique et protestant. Le pape François est attendu à Lund puis Malmö pour participer à l’ouverture des commémorations du cinquième centenaire de la Réforme. Il a répondu à l’invitation de la Fédération luthérienne mondiale qui rassemble une des branches du protestantisme.

 

En s’associant au coup d’envoi d’un anniversaire symbolique, c’est pour le pape François et les Luthériens accomplir ensemble un pas jamais franchi dans l’histoire du rapprochement entre catholiques et protestants.

 

Même si l’Europe n’est plus le cœur géographique du protestantisme, même si la Fédération luthérienne mondiale, née en Suède en 1947, représente un dixième de la planète protestante dominée par les courants évangéliques, il n’empêche : le geste est fort et interpelle la mémoire européenne qui a longtemps gardé le souvenir des sanglantes guerres de religion.

 

Ce lundi à Lund, on verra le pape aux côtés du président de la Fédération luthérienne mondiale et d’une femme aussi, la première à avoir été nommée archevêque de Suède en 2013. Tous trois coprésideront une cérémonie à la mémoire de la Réforme dans un souci de repentance commune. Une cérémonie à forte portée symbolique qui réhabilite celui par qui le schisme est arrivé : le moine Martin Luther qui, il y a 500 ans, voulut réformer l’Église.

 

ouest-france.fr nous montre aussi que la présence du pape au coup d'envoi d'une année complète d'événements autour de Luther (notamment en Allemagne) suscite l'enthousiasme de tous ceux qui prônent l'unité des chrétiens dans un monde de plus en plus sécularisé. Mais elle fait grincer les dents des plus conservateurs. En début d'année, le gardien du dogme au Vatican, le cardinal allemand Gerhard Ludwig Müller, avait estimé qu'il n'y avait «aucune raison de célébrer» la Réforme, qui «mena à la rupture du christianisme occidental».

 

«Luther a fait un grand pas pour mettre Dieu dans les mains du peuple», souligne le pape, à propos du réformateur qui traduisit la Bible en allemand. Dans cet entretien publié vendredi dans deux revues jésuites, en Suède et au Vatican, le pape insiste aussi sur «l'œcuménisme du sang» : «quand les chrétiens sont persécutés et assassinés, ils le sont parce qu'ils sont chrétiens et non parce qu'ils sont luthériens, calvinistes, anglicans, catholiques ou orthodoxes».

 

L'homélie lundi, dans la cathédrale luthérienne de Lund, de l'imprévisible pape argentin sera scrutée de près, tout comme celle de l'évêque luthérien Mounib Younan, Palestinien et président de la Fédération luthérienne mondiale. La liturgie a été soigneusement négociée par des experts trois ans à l'avance.

 

Le pape François est arrivé ce lundi matin en Suède pour commémorer avec les protestants le 500e anniversaire de la Réforme luthérienne, une participation symbolique venant consolider 50 ans d'efforts en vue d'une délicate réconciliation. L'avion du souverain pontife s'est posé peu avant 11 h à l'aéroport de Malmö où il a été accueilli par le Premier ministre suédois Stefan Löfven.

 

Espérons que cette commémoration de la Réforme apportera beaucoup pour l’unité des chrétiens surtout dans cette période de crise économique et politique, avec la poussée des populismes et des racismes dont font les frais les migrants et les réfugiés. Un peu d’espoir et d’optimisme seraient une bonne chose pour l’Europe et le monde.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 30 Octobre 2016

cath.ch dans son article du samedi 29 octobre 2016 nous montre que le pape François a nommé, le 28 octobre 2016, 27 nouveaux membres de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, dont le préfet est le cardinal Robert Sarah.

 

En procédant ainsi, le pontife a largement renouvelé le conseil consultatif de ce dicastère, qui comptait 30 membres fin février 2016. Ce sont donc dix cardinaux qui ont été nommés, notamment les cardinaux Rainer Maria Woelki, archevêque de Cologne, en Allemagne, John Olorunfemi Onaiyekan, archevêque d’Abuja, au Nigéria, Pietro Parolin, secrétaire d’État au Saint-Siège, Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec, au Canada, Philippe Nakellentuba Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou, au Burkina Faso, Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical pour la culture, Beniamino Stella, préfet de la Congrégation pour le clergé.

 

La liste compte également 17 archevêques et évêques, dont Mgr Piero Marini, président du Comité pontifical pour les Congrès eucharistiques internationaux et ancien maître des célébrations liturgiques de Jean Paul II, Mgr Domenico Sorrentino, archevêque d’Assise-Nocera, en Italie, Mgr Jean-Pierre Kwambamba Masi, évêque auxiliaire de Kinshasa, en République démocratique du Congo, Mgr Bernard-Nicolas Aubertin, archevêque de Tours, en  France, et Mgr Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, en Suisse.

 

Les nouveaux membres font partie du conseil consultatif de la Congrégation pour le culte divin, a appris l’agence I.MEDIA à Rome. Les cardinaux Georges Pell, préfet du Secrétariat à l’économie, Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour le clergé, et Raymond Leo Burke, ‘patron’ de l’Ordre souverain de Malte, feraient partie des sortants.

 

La Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements est l’un des neufs dicastères qui constituent la curie romaine. Son conseil a un rôle consultatif, et se réunit tous les deux ou trois ans en assemblée plénière.

 

Le choix de ces 27 nouveaux membres montrent la perte de confiance du pape François envers le cardinal Sarah, puisque le retour de Mgr Piero Marini et l’arrivée du très ouvert Mgr Rainer Maria Woelki démontrent que le pape veut que l’Église aille de l’avant plutôt que d’être immobile, tout en se débarrassant de ses plus gros opposants que sont les cardinaux Leo Raymond Burke et Marc Ouellet. Le cardinal Pell semble subir le mécontentement du pape qui souhaite de plus en plus vouloir le mettre de côté.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 28 Octobre 2016

la-Croix.com nous montre que recevant les membres de l’Institut Jean-Paul II pour la famille, jeudi 27 octobre, le pape François les a encouragés à travailler davantage sur la question de la différence sexuelle, «frontière très délicate de l’humain» pour «réhabiliter» le mariage dans la société en prenant en compte toute la complexité de l’existence et les situations très concrètes des familles déstabilisées selon lui par «une culture qui exalte l’individualisme narcissique», certaines idéologies qui «agressent directement le projet familial», des «nouvelles technologies rendent possibles parfois des pratiques entrant en conflit avec la vraie dignité de la vie humaine». Et ce, alors que l’Institut s’est jusque-là peu intéressé aux thématiques du genre dont certaines interprétations remettent soit disant en cause la différence sexuelle.

 

Dans ce contexte, il a encouragé vivement les membres de l’Institut Jean-Paul II à bien comprendre les évolutions en cours, à bien prendre en compte «la complexité des conditions actuelles», pour mieux reproposer «cette extraordinaire “invention” de la création divine», à savoir que «la famille est l’icône de l’alliance entre Dieu et la famille humaine». «La culture moderne est bloquée dans une tendance à effacer la différence sexuelle», a-t-il déploré, s’étonnant de cette tendance alors qu’il est pourtant «impossible de nier» son apport à «la redécouverte de la dignité» de cette même différence sexuelle.

 

«La charité de l’Église nous pousse à développer – sur le plan doctrinal et pastoral – notre capacité à lire et à interpréter, pour notre époque, la vérité et la beauté du dessein de Dieu», a-t-il affirmé. Le pape François a aussi reconnu que l’Église avait présenté «un idéal théologique du mariage trop abstrait, construit quasiment artificiellement», «loin des situations concrètes des familles». Il a insisté pour que l’Église se fasse plus proche et plus compréhensive afin d’encourager les familles à prendre conscience «du don de grâce» qu’elles portent et à «devenir orgueilleuses de pouvoir le mettre à disposition de tous les pauvres et les abandonnés qui désespèrent de pouvoir le trouver ou retrouver».

 

Le pape François se trompe encore sur les études de genre dont le but n’est pas de gommer les différences sexuelles biologique, mais à monter que les caractéristiques associées aux hommes et aux femmes contribuent à reproduire des stéréotypes et sont le prétexte à maintenir une hiérarchie entre les sexes, au détriment des femmes. Les familles ne sont pas menacées mais doivent être vues de façon plus complexes, car elles peuvent être aussi homoparentales, monoparentales et recomposées. Il faudra bien que l’Église leur trouve une place non secondaire mais à part entière en son sein. Il est également bon qu’un pape reconnaisse enfin que l’idéal théologique du mariage a été construit artificiellement et que l’Église doive comprendre les évolutions en cours. C’est un début, mais il ne faut pas aller trop loin dans son interprétation.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 23 Octobre 2016

Maurice Page dans cath.ch nous montre qu’à l’occasion de la Journée missionnaire mondiale, le dimanche 23 octobre 2016, l’Agence vaticane Fides a présenté un panorama statistique de l’Église catholique dans le monde au 31 décembre 2014. Le nombre de catholiques, d’évêques, de prêtres et de diacres continue d’augmenter. Par contre, celui des religieux et religieuses et des séminaristes est en recul.

 

Selon les chiffres du Vatican les catholiques représentent 17,77 % de la population mondiale. Le nombre des catholiques était en 2014 de 1 272 281 000, avec une augmentation totale de 18,355 millions. L’augmentation concerne tous les continents à l’exception de l’Europe. Elle est la plus importante en Afrique (+ 8535 millions) et en Amérique (+ 6642 millions), suivies par l’Asie (+ 3027 millions) et l’Océanie (+ 208 000). L’Europe voit en revanche le nombre des catholiques diminuer de 57 000 unités.

 

415 792 prêtres étaient au service de cette population catholique soit une légère augmentation de 444. L’Europe subit toujours une diminution constante du nombre de ses prêtres (-2564). Dans une moindre mesure, l’Amérique (-123) et l’Océanie (- 86) connaissent aussi un recul. L’Afrique (+ 1089) et l’Asie (+ 2128) sont en progression.

 

Le nombre des grands séminaristes, diocésains et religieux, a globalement diminué de 1312 unités, pour un total de 116939. Les augmentations concernent seulement l’Afrique (+ 636) tandis que le nombre des grands séminaristes diminue en Amérique (- 676), en Asie (-635), en Europe (-629) et en Océanie (-8).

 

Le nombre total des évêques dans le monde a augmenté de 64 unités atteignant un total de 5237 dont 3992 diocésains et 1245 religieux.

 

Le nombre des diacres permanents dans le monde a augmenté de 1 371 et arrive au total de 44 566. Les augmentations les plus fortes concernent l’Amérique (+965) et l’Europe (+311), continents auxquels s’ajoutent l’Afrique (+25), l’Asie (+65) et l’Océanie (+5).

 

Le nombre des religieux non prêtres a diminué globalement pour la deuxième année consécutive, de 694 unités et arrive à un total de 54 559. Les augmentations concernent l’Afrique (+331) et l’Asie (+66) alors que les diminutions sont relatives à l’Amérique (-362), à l’Europe (-653) et à l’Océanie (-76).

 

La diminution globale du nombre des religieuses se confirme, supérieure encore, cette année, à celle de l’année précédente (–10 846). Les religieuses restent tout de même 682 729. Les augmentations concernent, une fois encore, l’Afrique (+ 725) et l’Asie (+ 604) alors que les diminutions intéressent l’Amérique (– 4242), l’Europe (- 7.733) et l’Océanie (– 200).

 

L’agence Fides nous fait part de l’augmentation des catholiques sauf en Europe, tout en nous montrant un phénomène inquiétant : la baisse des grands séminaristes, diocésains et religieux, mais aussi celle des religieux et des religieuses. Celle-ci est pallié par une augmentation notable des diacres permanents, une légère augmentation des prêtes et des évêques sans doute appuyée par le pape François. En dehors de l’Afrique, l’Asie, l’Océanie et l’Amérique commencent à connaître les mêmes phénomènes de baisse qui touchent l’Europe dans une moindre mesure.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0