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Publié le 24 Mars 2017

Inés San Martín dans son article du 23 mars 2017 dans cruxnow.com nous montre que lors d'un symposium sur les abus sexuels des prêtres à Rome dans l'Université pontificale grégorienne intitulé : «sauvegarde dans les maisons et les écoles : l'apprentissage de l'expérience dans le monde entier», le cardinal Sean O'Malley de Boston, président de la Commission pontificale pour la protection des mineurs au Vatican, dit qu'il n'y a «aucun doute» que le pape François est pleinement engagé dans cette cause, mais un expert Francis Sullivan a fait valoir que l'absence des victimes des abus sexuels des prêtres à l'événement suggère «que nous n'avons pas encore obtenu ce que nous voulions.»

 

Pour lui, cette absence inquiétante pourrait être considérée comme faisant partie d'un modèle de l'Église cherchant à noyant la voix des victimes. Sullivan dit également que l’Église doit comprendre profondément le degré de désenchantement, et même la rage frémissante, que la communauté catholique sent en raison du scandale des abus sexuels de prêtres et sur le fait qu'il est arrivé dans l'Église. Mais pour lui le fait que cela est arrivé dans l'Église catholique nous dit quelque chose au sujet de la corruption de l'Église catholique.

 

Pourtant le cardinal O'Malley dit qu'il est convaincu qu'il n'y aura pas de retour en arrière possible sur les efforts de l'Église. Il a aussi déclaré que tous les meilleurs programmes et pratiques seront sans effet si les victimes ne sont pas mises en premier. On aimerait y croire mais l’Église traîne des pieds pour donner satisfaction aux victimes. Il faudrait pour cela que l’Église mette fin au secret et au silence qui demeure sur les abus sexuels sur mineurs.

 

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Publié le 23 Mars 2017

LePoint.fr dan son article du jeudi 23 mars 2017 nous montre que le pape François a autorisé jeudi la canonisation de deux des trois bergers de Fatima, au Portugal, qui affirment avoir assisté à des apparitions de la Vierge en 1917, un miracle reconnu officiellement par l'Église catholique.

 

Le pape a ainsi autorisé un décret de la Congrégation pour la cause des saints "concernant le miracle attribué à l'intercession du bienheureux Francisco Marto, né le 11 juin 1908 et mort le 4 avril 1919, et de la bienheureuse Jacinta Marto, née le 11 mars 1910 et morte le 20 février 1920", indique un communiqué du Vatican.

 

Selon les médias italiens, il n'est pas exclu que le pape François puisse les canoniser au cours de son voyage à Fatima les 12 et 13 mai, même si aucune date n'a été officiellement annoncée. La canonisation équivaut à une reconnaissance officielle par l'Eglise qu'une personne est sainte et au paradis. Elle doit pour cela être créditée de deux miracles, l'un pour sa béatification, l'autre pour sa canonisation, signes tangibles de sa proximité avec Dieu.

 

Selon la tradition, la Vierge serait apparue à six reprises, de mai à octobre 1917, à Jacinta, 7 ans, Francisco, 9 ans, et leur cousine Lucia, 10 ans et leur aurait révélé un message divisé en trois "secrets" jugés prophétiques de l'Histoire du XXe siècle. Après la mort de Francisco et de Jacinta, Lucia dos Santos, devenue sœur Lucia, a confié les deux premiers secrets à un évêque en 1941 et ils ont été rendus publics par Pie XII en 1942.

 

Le premier "secret", où sœur Lucia évoque "une grande mer de feu avec des démons et des âmes" évoquerait la vision de l'enfer. Le deuxième annoncerait le début d'"une guerre encore pire que celle en cours". Sœur Lucia a transmis le 3e secret en 1944 à Pie XII avec la recommandation de ne le publier qu'après 1960. Mais aucun pape avant Jean Paul II, en 2000, n'avait voulu le révéler, ce qui avait provoqué de multiples spéculations sur sa teneur. Ce troisième secret contenait, selon le Vatican, une vision prophétique de l'attentat perpétré contre Jean Paul II en 1981 sur la place Saint-Pierre au Vatican.

 

Le pape François va un peu vite. Des sérieux doutes sur ces apparitions ont été rapportés dans les ouvrages de Thomas de Fonseca, No Rescaldo de Lourdes (1932) et surtout Fátima – Cartas ao Cardeal Cerejeira (1955), auquel on peut ajouter, Fátima Desmascarada (1971) de João Ilharco. Une «critique catholique de Fatima», entreprise par des prêtres existe aussi : comme le belge Édouard Dhanis, comme l’allemand Bernward Brenninkmeyer, l’américain Robert Graham, l’allemand Karl Rahner, le suisse Otto Karrer, l' espagnol Carlos María Staehlin, et curieusement tous les membres de la Compagnie de Jésus (au Portugal, la question catholique de Fatima a été faite, en plus du père Mário Oliveira, par les prêtres Oliveira Faria et Salvador Cabral, et le père Oliveira serait l'auteur de deux ouvrages importants, Perguntas sobre Fátima, 1975, Perguntas sobre Fátima. Há 12 anos sem resposta!, 1987).

 

Enfin le père Mário de Oliveira, connu comme le père Mário da Lixa, est l’auteur de Fátima nunca mais en 1999 et de Fátima, S.A en 2015, où il démontre que les apparitions de Fatima ont été utilisées pour discréditer la République arrivée au pouvoir en 1910 qui avait nationalisé ses biens et qui mettait les gens au-dessus des clercs. Durant le premier mois de l’apparition, la Dame que voyaient les bergers, Lúcia dos Santos, Jacinthe et Francisco Marto (respectivement 10, 7 et 8 ans), leur disait la nécessité de prier le chapelet. Depuis l’apparition de la République, les gens avaient cessé de prier car ils pouvaient améliorer leur sort sans attendre un miracle. D’où cette insistance sur le chapelet.

 

Les bergers de Fatima furent rapidement mis en cause par le prêtre local, c’est pour cela qu’ils furent dès le mois de mai 1917 pris en main et soutenus par le clergé d’Ourem. Jusque-là, la Dame résumait son message à des promesses de «mettre au ciel» les trois bergers, de les encourager à «prier le chapelet» avec des allusions vagues à la fin de la guerre (où des jeunes de la paroisse étaient). Aucun de secret n’est donné par la Dame qu'ils voient. Le 13 août, le gouverneur d’Ourem réagit en prenant les enfants à son domicile et non en prison, la Vierge qui devait apparaître tous les 13 du mois n’est pas venu, pas grave Lucie la fait venir le 19 en dehors de la Cova de Iria. Le 13 Septembre avec plus de 20 000 personnes, le déception est énorme, rien ne se passe et enfin le 13 octobre, devant 70 000 personnes le miracle du soleil ne fut rien d’autre que la variation naturelle de la lumière du Soleil avec la densité des nuages en mouvement.

 

Selon Mário Oliveira, les apparitions ont été inventées par le clergé d’Ourem pour la restauration du diocèse de Leiria. Le diocèse de Leiria créé en 1918 a promu le phénomène marial de Fatima. Nunes Formigão, le grand inventeur des apparitions de Fatima, les a fait ressembler aux «apparitions» de Lourdes en France, qu’il avait visité. Enfin, Les Mémoires de sœur Lucie et les secrets de Fatima ne viennent pas d’elle puisque que Lucie était cloîtré depuis mai 1921, se consacrant «à des tâches de prière et mineures pour qu’elle ne soit pas trop envahissante» avec l’interdiction de parler des apparitions. Elle ne pouvait rien écrire sans autorisation. Ces écrits furent mis en page par l'évêque de Leiria et ses assistants. Manipulé par l’Église durant cette période, Lucie ira jusqu’à écrire que «Salazar est la personne choisie par lui [Dieu] pour continuer à gouverner notre pays.» D’où la consécration de la Russie communiste au cœur de Marie, principal adversaire de Salazar. En 1941, elle souhaitera même que l’on interdise le carnaval pour le remplacer par des oraisons, des sacrifices et des prières publiques dans les rues. Niveau fanatisme, c’est du très haut niveau.

 

Les «apparitions» ont seulement servi à attirer les populations les plus défavorisées. Elles les ont amenés à penser à tort que la solution à leurs problèmes graves et douloureux seront résolus avec des pèlerinages à pied ou en voiture là-bas. Fatima est l'endroit idéal pour garder les gens déprimés, tristes, aliénés, humiliés, autoflagellés, génération après génération. Fatima est devenue surtout une source de revenus financiers dont les recettes sont inestimables (on peut atteindre vingt millions d'euros, seulement pour la moitié des frais consommés), et a rendu possible la construction d'une cathédrale pharaonique très moche de 70 millions d'euros, qui est ouverte depuis 2007.

 

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Publié le 17 Mars 2017

catholicculture.org et catholicnews.com ce vendredi 17 mars 2017 nous montre que Mgr Eamon Martin d'Armagh, primat de toute l'Irlande, a émis le message pour la Saint-Patrick et a appelé à la réflexion sur Saint Patrick en tant que réfugié et migrant sans papiers.

 

«Ce jour de la Saint Patrick, poussé par la situation de milliers de personnes déplacées dans le monde, mettons nous à penser à Patrick le «réfugié ignorant» (comme il se décrit une fois), l'esclave en exil, Patrick le migrant sans-papiers», écrit-il. «Comme les Irlandais, nous ne pouvons pas penser à Patrick sans reconnaître les énormes défis humanitaires et pastoraux face à un nombre croissant de personnes qui se trouvent déplacées et sans statut dans notre monde.»

 

«Je vous invite à prier pour les réfugiés et pour toutes les familles déplacées en ce moment et où que vous soyez, pour encourager l'hospitalité et l'accueil dont nous, Irlandais, sont célèbres dans le monde entier», a déclaré l'archevêque.

 

Et comme pour répondre à l’archevêque, irishcentral.com nous montre qu’un groupe représentant les immigrants sans papiers en Irlande a déployé une bannière sur Dame Street, dans le centre-ville de Dublin avec un message de soutien pour les sans-papiers aux États-Unis : «heureuse St Patrick aux sans papiers des États-Unis, des sans papiers en Irlande». Cette action coïncide avec un rassemblement devant la Banque d’Irlande en solidarité avec les sans papiers.

 

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Publié le 13 Mars 2017

Quatre ans de pontificat et des frondeurs pour le pape François

francetvinfo.fr nous montre qu’il y a quatre ans tout juste, le 13 mars 2013, le pape François était élu. Une date anniversaire pour ce pape qui sait se rendre populaire mais qui est aussi très contesté au sein de l’Église.

 

Le 13 mars 2013, Jorge Mario Bergoglio est devenu le pape François. Quatre ans de pontificat jour pour jour sans faire le consensus. Certains dans l'Église s'opposent à ses positions doctrinales. Mais c'est aussi sur la méthode que le pape François fait des mécontents. Ainsi, ces dernières semaines, des affiches très virulentes ont été collées dans les rues de Rome. Le pape François veut laisser toutes les voix s’exprimer mais commence à en faire les frais.

 

L’épisode récent des affiches anti-pape – rapidement enlevées- en dit long sur le climat qui règne à Rome. Il y a beaucoup de confusion et de grogne, constate Romilda Ferrauto. "Il y a une opposition qui s'affiche et qu'on a l'habitude de définir comme conservatrice, des personnes qui ne sont pas d'accord sur des points de doctrine", souligne la journaliste et rédactrice en chef de Radio Vatican. "Mais il y a aussi une opposition plus sournoise qui n'aime pas le style du pape François, sa manière de gouverner" ajoute-t-elle, avant de conclure : "Cette opposition, elle est beaucoup plus dangereuse à la limite, parce qu'elle est un peu partout." Romilda Ferrauto, observatrice de l'évolution du Vatican depuis 25 ans, constate aussi que les réformes voulues par le pape François ont du mal à passer. "Il y a des prêtres qui se sentent un petit peu désorientés par ce pontificat et qui râlent", nous dit-elle.

 

Que le pape François soit critiqué c'est bon signe, estiment de leur côté ses amis jésuites, les plus proches. Et pour le pape François, toutes les voix dans l'Église doivent s'exprimer. Le vaticaniste de longue date, Luigi Accattoli, souligne que l’Église, en Occident en particulier, a du mal à suivre."Tout le pontificat se joue sur cet enjeu : faire sortir l’Église d’elle-même. Pour l’instant, l’Église n’en a pas la force", analyse le vaticaniste. "On ne peut pas, aujourd’hui, savoir si le Pape François réussira à faire bouger l'Église ou s’il restera dans l’histoire comme un Pape sympathique mais qui n’a pas été obéi", conclue-t-il.

 

LeMonde.fr nous montre pourquoi ses réformes ne passent pas au sein des milieux conservateurs de l’Église dans l’article d’Aymeric Janier : «Le pape François à l’épreuve de la réforme vaticane». Pour le National Catholic Reporter, le pontife argentin n’a certes pas bouleversé le dogme catholique sur la contraception, le célibat des prêtres, l’ordination des femmes ou le mariage homosexuel, mais il a assurément contribué à faire bouger les lignes. À l’appui de son argumentaire, l’hebdomadaire américain cite quelques-uns des «mérites» de l’évêque de Rome : sa nouvelle méthode d’évangélisation, fondée sur la compassion et la miséricorde; sa façon de promouvoir la discussion et le débat – par le truchement des synodes – ou encore son inclination à préférer le discernement au cas par cas à la rigidité doctrinale systématique.

 

«Cette tentation de la réforme, loin de faire l’unanimité, exacerbe les passions. La frange la plus conservatrice de l’église, à l’extérieur mais aussi au sein même de la curie, l’accuse de dilution idéologique. En cause, sa politique de la main tendue aux réfugiés musulmans ou son engagement à agir contre le dérèglement climatique, entre autres» nous dit The Financial Times. En signalant, la semaine dernière, qu’il était ouvert à l’idée d’une possible ordination d’hommes mariés dans les zones les plus touchées par la crise des vocations – et ipso facto une pénurie de prêtres – le pape a une nouvelle fois pris le risque de s’attirer les foudres des tenants de l’immobilisme, comme le rapporte The New York Times, et The Atlantic.

 

Damian Thompson croit qu’une cabale feutrée est à l’œuvre derrière les murs du Vatican, rédacteur en chef adjoint de The Spectator, qui emploie à dessein le terme de «complot». De fait, explique-t-il, ce n’est un secret pour personne que, dans l’ombre, certains cardinaux influents conjurent pour écourter le règne papal, par crainte qu’un schisme ne se produise. Catherine Pepinster, de The Observer, va encore plus loin, évoquant une «guerre civile», dans laquelle les gardiens du temple bataillent ferme pour préserver «l’âme du catholicisme».

 

Pour le pape François réformer l’Église sera difficile, ses ennemis sont nombreux et souhaitent qu’il échoue. Sans doute faudra-t-il qu’il s’appuie sur le Peuple de Dieu pour mettre en minorité les communautés nouvelles et les nouveaux mouvements ecclésiaux qui ne souhaitent pas les réformes nécessaires.

 

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Publié le 24 Février 2017

BFMTV.com nous montre dans que dans une homélie prononcée à la Maison Sainte-Marthe de Rome jeudi  matin, le pape François a dénoncé la "double vie" de certains chrétiens.

 

Le Pape François a critiqué les agissements de certains catholiques, qui selon lui mèneraient une double vie. Dans son homélie du 23 février à la Maison Sainte-Marthe de Rome, il a évoqué les personnes clamant leur appartenance à la religion mais ne se conduisant pas en chrétien. "Le scandale c'est de dire une chose et d'en faire une autre : c'est la double vie : 'moi je suis très catholique, je vais toujours à la messe, mais ma vie n'est pas chrétienne, j'abuse des gens, je fais du recyclage d'argent sale'. Une double vie. Et de nombreux catholiques sont comme ça. Et ils scandalisent".

 

Fait-il référence aux deux millions d'euros d'origine douteuse déposés à la Banque de l'État pontifical en 2016 ? Ou bien aux deux anciens hauts dirigeants de la banque du Vatican (IOR) qui ont été condamnés jeudi à quatre mois et dix jours de prison avec sursis pour violation des normes anti-blanchiment dans des transactions remontant à 2010 ? C’est plus que probable.

 

Il a affirmé que ces gens menant une double vie feraient mieux d'être athées que de se revendiquer catholique : "Combien de fois avons-nous entendu, dans le quartier ou ailleurs 'mais pour être catholique comme celui-là, il vaut mieux être athée'. C'est cela le scandale, il te détruit". Le pape n’a pas tort, un athée vaut mieux qu’un catholique hypocrite car lui n’a pas besoin de se couvrir sous la religion pour mettre en pratique ses principes.

 

Depuis son arrivée à la tête de l'Église, le pape François a souvent pris à contre-pied certaines positions du Vatican, en s'insurgeant contre l'homophobie. Après la tuerie d'Orlando, il avait déclaré que les homosexuels devaient être "accompagnés" et non "discriminés" en se demandant qui "nous sommes pour juger les homosexuels".

 

Mais dans crux.now.com, interrogé pour savoir si l’interprétation sur les situations irrégulières dans Amoris laetitia est également valable pour les couples homosexuels qui vivent ensemble, dont certains sont civilement mariés aussi, cardinal italien Francesco Coccopalmerio dit que ce n’est «clairement» pas la même situation parce que pour l'enseignement de l'Église et de la doctrine, "ce n'est pas un état naturel. Nous ne pouvons pas les accepter, les accueillir, accepter leur décision, mais ce n’est pas [même] chose."

 

Il a cependant accusé les manuels scolaires français de propager la théorie du genre et il a également condamné "l'horreur de l'avortement". Mais les manuels scolaires ne mettent pas en avant une théorie qui n’existe pas et l’avortement est une question à laquelle on ne peut pas seulement appliquer une condamnation. Il faut se rappeler que l’interdiction amène alors des avortements clandestins, qui se font souvent dans des conditions d’hygiène précaire, avec de mauvais instruments, ce qui provoquait des hémorragies, des septicémies, des péritonites. Trop de femmes sont mortes des suites d’un avortement clandestin. Cette question ne peut pas se traiter à la légère notamment à propos des femmes qui prennent la décision d’avorter ou pas.

 

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Publié le 20 Février 2017

LePoint.fr nous montre dans son article du dimanche 18 février 2017 qu’il n’est pas facile d’être surtout quand on veut réformer. Défiance ouverte de cardinaux, affiches anonymes et pamphlet satirique : jusqu'où ira le "House of cards" vaticanesque pour déstabiliser le pape ? Dans le dernier épisode de son duel contre les conservateurs, la pape François a intensifié la riposte et appelé du renfort.

 

Au centre de ce scénario à rebondissements, le pape argentin veut ouvrir l'Église aux fidèles "en situation irrégulière", comme les divorcés remariés civilement, qui peuvent recevoir dans certains cas la communion. En embuscade, les gardiens intransigeants d'un dogme millénaire sont ulcérés par cette recommandation papale laissée au discernement des évêques locaux. Ils répètent que le mariage est indissoluble et toute relation avec un nouveau conjoint un péché mortel d'adultère.

 

Quatre cardinaux conservateurs ont envoyé cet automne une lettre explosive au pape l'accusant d'avoir semé la confusion et exigeant une réponse à leurs "doutes" sur ses recommandations sur la famille publiées en avril. Parmi eux, le cardinal américain Raymond Burke a endossé au fil des semaines le rôle de conjuré en chef, préconisant de sanctionner le pape pour "ses erreurs".

 

De précédentes flèches lui avaient déjà valu, voici deux ans, d'être écarté d'un poste élevé au Vatican pour être relégué patron de l'Ordre de Malte. Mais il a probablement attisé une fronde historique au sein du vieil ordre catholique, conduisant le pape à exiger fin janvier le départ de son "Grand maître". La pape François a nommé le 4 février le numéro trois du Vatican pour remettre les chevaliers de Malte dans le droit chemin spirituel et a relégué Mgr Burke au rang de figurant.

 

Le même jour, les Romains découvraient à leur réveil plus de 200 affiches anonymes placardées dans la ville... "Mais où est ta miséricorde ?", demandaient-elles en dialecte romain, sous un portrait du pontife argentin au regard maussade, accusé d'avoir "ignoré les cardinaux" et "décapité l'Ordre de Malte". L'enquête est en cours, mais des catholiques ultras semblent à la manœuvre. Une façon de peser à l'avenir sur le choix du successeur du pape ? La semaine suivante, le pape était la cible d'un faux "Osservatore Romano", journal officiel du Vatican, transformé en pastiche sarcastique dans lequel le pape répond avec ambiguïté aux cardinaux frondeurs.

 

"En lien avec des événements récents, le Conseil des cardinaux exprime son plein appui à l'œuvre du pape", a enfin écrit lundi le "C9", groupe de neuf cardinaux conseillant le pape sur ses réformes internes. Dans l'univers feutré du Saint-Siège, où le respect au pape va de soi, ce soutien n'est pas passé inaperçu. S'il permet au pape François de paraître moins isolé dans les couloirs du Vatican, il peut aussi être perçu comme un signe de faiblesse par ses détracteurs.

 

L'un des cardinaux du C9, l'Allemand Reinhard Marx, a expliqué mercredi que le groupe ne voulait pas dramatiser, mais qu'il était grand temps de réaffirmer "la loyauté au pape". "C'est clair que nous avons des discussions et des tensions au sein de l'Église, mais il en sera toujours ainsi", a-t-il tempéré. Un autre cardinal, chargé de l'interprétation des textes législatifs, sortait de son côté un livre confirmant la possible communion des divorcés remariés, totalement en phase avec le pape...

 

Ces derniers mois, le souverain pontife, qui jouit d'une grande popularité dans le monde, s'était défendu tout seul, précisant dormir "comme une souche", peu soucieux de ceux qui voient le monde en "noir et blanc".

 

Décrit comme "autoritaire" par ses ennemis, le pape a aussi le pouvoir de faire les carrières. Il vient ainsi de nommer archevêque un ardent défenseur des migrants, en remplacement d'un opposant conservateur italien partant à la retraite. Des vaticanistes observant les soubresauts du Vatican depuis des décennies avancent des analyses divergentes sur cette version papale de "Tout cela est l'expression d'une grande résistance face à un pape qui ouvre les portes dans toutes les directions et parle avec ambiguïté", juge Sandro Magister, qui a sorti sur son blog la lettre des quatre cardinaux.

 

Luigi Accattoli minimise l'intensité dramatique : "Aucun pape ne contrôle tout. Les résistances, y compris de cardinaux, ont toujours existé". Pour autant, "elles sont aujourd'hui plus vivaces et plus nombreuses", "et nous ne sommes pas habitués à une contestation de droite !"

 

Le pape François n’est pas au bout de ses peines notamment avec la réforme de l’IOR comme le montre l’article de RFI.fr de ce lundi 19 février intitulé : «Blanchiment d'argent: le Vatican a gelé 2 millions d'euros suspects en 2016». Le Vatican a gelé en 2016 deux millions d'euros d'origine douteuse déposés à la Banque de l'État pontifical. C'est une étape de plus dans la lutte contre le blanchiment d'argent sale, entamée par Benoit XVI et poursuivie par le pape François.

 

Les deux millions d'euros gelés en 2016 portent à 13 millions d'euros les fonds ainsi neutralisés depuis 2013 par la banque du Vatican en raison de leur origine douteuse. De la même façon, 5000 comptes suspects ont déjà été fermés quand la banque n'en connaissait pas les détenteurs ou qu'ils n'avaient pas de lien avec l'Église catholique ni ses activités caritatives.

 

La banque vaticane baptisée «Institut des œuvres religieuses» a donné lieu à des scandales retentissants dans les années 1980 car elle comptait parmi ses clients des mafieux notoires. Mais en 2010, le pape Benoit XVI avait entrepris de remettre de l'ordre et de soumettre la banque vaticane aux critères internationaux de transparence.

 

Une action poursuivie par le pape François qui a lancé une vaste restructuration. Dernière mesure en date : les cardinaux chargés de surveiller la banque vaticane ne participeront plus aux conseils d'administration. Ils siègeront dans une commission séparée afin de bien marquer la distinction entre le rôle des laïcs et celui des prélats.

 

Réformer demande de la patience et il va en falloir au pape face à ses adversaires qui resteront toujours fixé à la lettre plutôt que sur l’humain.

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Publié le 18 Février 2017

CatholicHerald.co.uk nous montre dans son article le vendredi 17 février 2017 que le cardinal Gerhard Müller, chef de la doctrine du Vatican, dit que les évêques locaux ne peuvent pas réinterpréter l’enseignement de l'Église subjectivement.

 

Dans un entretien avec le magazine allemand Rheinische Post, le cardinal Müller a déclaré que ce n’était "pas son style" de critiquer les publications des évêques. Cependant, il a ajouté : "Je ne pense pas qu'il est particulièrement bénéfique pour chaque évêque de commenter les documents pontificaux individuellement pour expliquer comment il comprend subjectivement le document."

 

Au cours des dernières semaines, les évêques de Malte et d’Allemagne ont émis des lignes directrices permettant la communion pour les divorcés remariés. Les évêques maltais ont déclaré qu'il pourrait être "impossible" pour certains couples d’éviter le sexe, et que les gens ne pouvaient pas se voir refuser la communion si elles discernent qu'elles étaient "en paix avec Dieu". Cependant, plusieurs évêques ont affirmé l'enseignement traditionnel qui veut les divorcés remariés ne puissent pas recevoir la communion, sauf quand ils cherchent à vivre "dans la continence complète".

 

Le cardinal Müller a récemment dit qu’il approuvait l'enseignement traditionnel. Il a également souligné l'enseignement magistral, plus récemment celui de Jean-Paul II, de Benoît XVI et de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui dit continence est nécessaire. Donc pour le cardinal Müller la communion pour les divorcés remariés est contre la loi de Dieu.

 

Pourtant, l'Église essaye de trouver une solution afin que les divorcés remariés puissent aller vers les sacrements et cela s'avère compliqué. Nicolas Senèze dans son article de la-Croix.com intitulé ‘Le Vatican publie une interprétation autorisée d’«Amoris laetitia»’ du mardi 14 février nous montre que le cardinal Francesco Coccopalmerio, principal canoniste du Vatican, entre dans le débat sur l’accès à l’eucharistie de certaines personnes divorcées remariées en donnant dans un livre une interprétation personnelle mais autorisée du chapitre VIII de l’exhortation apostolique Amoris laetitia, où il commence par souligner sa pleine cohérence avec la doctrine de l’Église sur le mariage et son indissolubilité.

 

Ce petit livret d’une cinquantaine de pages publié par la Librairie éditrice vaticane se veut un guide de lecture de l’exhortation sur un de ses points les disputés par ceux qui tentent d’amoindrir la portée magistérielle du texte pontifical. «Il est évident que les conditions essentielles dont il est question devront être soupesées par un discernement attentif et autorisé de la part de l’autorité ecclésiastique», relève le cardinal Coccopalmerio pour qui cette autorité sera «le curé, qui connaît directement les personnes et peut, à cause de cela, exprimer un jugement adéquat sur ces situations délicates».

 

Il n’exclut toutefois pas la création d’un service diocésain pour conseiller les curés ou auquel l’évêque pourrait transmettre les cas les plus difficiles. Il souligne aussi que «les conférences épiscopales devraient émettre avec sollicitude des lignes directrices pour instruire fidèles et pasteurs sur ces questions délicates». Certains épiscopats l’ont déjà fait, comme les évêques de la région de Buenos Aires – dont le texte a été loué par le pape – ou ceux de Malte et d’Allemagne. Le livret du cardinal Coccopalmerio ne se veut pas pour autant une interprétation officielle d’Amoris laetitia. Ce n’est pas non plus un texte juridique, même s’il émane du président du Conseil pontifical pour l’interprétation des textes législatifs, l’organe justement chargé d’interpréter les textes de droit du Saint-Siège.

 

Difficile de faire une place aux divorcés remariés quand le sommet de l’Église se limite à la loi, plutôt que de pratiquer la miséricorde. Espérons que l’ouverture puisse venir de la base pour ouvrir les yeux au sommet de l’Église qui ne comprend toujours pas la vie réelle de ses paroissiens.

 

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Publié le 12 Février 2017

actu.orange.fr nous montre qu’attaqué anonymement pour ses dernières réformes, le pape François a déploré ce dimanche 12 février 2017 l'usage banalisé des "injures".

La fronde, jusque-là cantonnée derrière les murs du Vatican, s'étale désormais dans l'espace public. Le souverain pontife n'a pas fait d'allusion directe à ces attaques mais le message, livré ce dimanche 12 février lors de la prière dominicale, est une réponse très claire à ses détracteurs : "les paroles injurieuses n'ont pas la même gravité et n'entraînent pas la même culpabilité que l'homicide, mais elles se situent sur la même ligne, car elles en sont les prémices et révèlent la même malveillance".

Le pape s'est référé au commandement de Jésus de "ne pas tuer", ce qui englobe aussi "des comportements qui offensent la dignité de l'être humain, dont les paroles injurieuses". "Nous sommes habitués à insulter, c'est comme dire 'bonjour'", mais "qui insulte un frère, tue ce frère dans son cœur", a-t-il développé sur la place Saint-Pierre, en intimant aux fidèles d'éviter les injures.

Samedi 4 février, les Romains avaient découvert plus de 200 affiches anonymes très malveillantes placardés dans toute la ville. "Mais où est ta miséricorde ?", demandaient ces affiches en dialecte romain, sous un portrait du pontife argentin au regard maussade, accusé notamment d'avoir "ignoré les cardinaux" ou "décapité l'Ordre de Malte". Des références à des frictions récentes du pape avec la frange conservatrice de l'Église.

Le lendemain de cet événement inédit, le pape avait appelé lors de l'Angélus les fidèles à rester loin "des germes polluants de l'égoïsme, de l'envie, de la médisance". En fin de semaine dernière, le pape a été ciblé par l'envoi sur les courriels de nombreux cardinaux et évêques d'un faux "Osservatore Romano", le journal officiel du Vatican. Cette fois l'attaque, faite sur le ton de la satire, est plus subtile et vise un public d'initiés. Elle présente surtout le pape jésuite comme ayant des réponses très évasives sur la doctrine de l'Église.

Dans ce pastiche sarcastique, le pape François répond aux questions émises à l'automne par quatre cardinaux ultraconservateurs concernant la nouvelle possibilité de donner la communion à certains divorcés remariés. Ces cardinaux mécontents avaient exigé une réponse du pape, qui n'a jamais répondu directement.

L'entourage du souverain pontife a dédramatisé les deux incidents survenus depuis une semaine. Et dans un entretien de fin novembre, publié jeudi par la revue jésuite Civilità Cattolica, le pape François assure n'avoir pas besoin de tranquillisants et dormir en paix, malgré les opposants à ses réformes et la "corruption" présente au Vatican.

Ces attaques montre que le pape François s’aliène des gens de positions au Vatican et provoque leur peur. Kath.net nous fait savoir qu’elles viendraient selon les médias italiens des organisations politiques de droite italiennes et des milieux catholiques conservateurs qui rejettent les réformes du pape François. Faire des réformes est difficile, et il faudra bien que le pape montre son autorité aux milieux conservateurs pour enfin réussir à faire aller l’Église vers les autres.

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Publié dans #Actualités de l'Eglise

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Publié le 11 Février 2017

Jeffery MacDonald dans son article du vendredi 10 février 2017 pour religionnews.com nous montre que pour les catholiques, la clé est travailler en collaboration avec la pape François sur les questions des migrations massives, au changement climatique et à l'évangélisation hispanique qui peuvent être trouvée dans un mouvement controversé que beaucoup pansaient mort il y a longtemps : la théologie de la libération.

 

Ce message a résonné cette semaine à travers les salles du Boston College et un centre de réflexion à proximité où près de 40 théologiens du monde hispanophone se sont réunis pour discuter de l'avenir du mouvement avec ses figures fondatrices. Par l’"option préférentielle pour les pauvres", la théologie de la libération a émergé comme une force importante dans les années 1960 et 1970, et elle a profondément façonné la vision du monde du pape, comme l’ont dit les participants. Maintenant, elle peut aider l'Église à voir les pauvres comme le pape Francis les voit : des révélateurs de Jésus.

 

"Cette théologie de la libération ... l'église l’a menacée de nombreuses manières, et pendant un certain temps, elle était soupçonné", a déclaré Thomas Groome, directeur de l'Église dans le XXIth Center au Boston College. "Mais maintenant, elle revient sur scène. Elle est presque comme la pierre que les bâtisseurs avaient d' abord rejeté, mais elle est maintenant devenue la pierre d’ange, en particulier avec le pape François." José Manuel Vidal dans periodistadigital.com du jeudi 9 février nous montre que la théologienne colombienne Olga Consuelo Velez a rappelé "la persécution constante et profonde du cardinal Lopez Trujillo envers la théologie de la libération". Elle a ajouté : "En fait, de nombreux séminaristes ont été formés contre la TL, dans une persécution ecclésiastique réelle et dynamique, qui n'a pas complètement disparu, parce que 30 ans de persécution ne se terminent par trois ans de pontificat".

 

Ceux qui s’étaient réunis pour la Conférence ibéro-américaine de théologie parlaient avec autorité sur le mouvement et le pape qui l'embrassa alors qu'il était un séminariste et prêtre en Argentine. Parmi eux, l'un des fondateurs, le père Gustavo Gutierrez, dont le ministère paroissial parmi les plus pauvres de Lima a donné naissance à son livre de 1973, "Une théologie de la libération." Le père Juan Carlos Scannone, la philosophie du fondateur de la théologie du peuple qui a enseigné au pape François (puis Jorge Mario Bergoglio) au séminaire, a rappelé leur relation de maître à élève devant un public de 250 personnes au Robsham Theater. Il a raconté comment Bergoglio a averti qu'il ne marchait par pour lui-même parce que l'armée argentine a vu tous les libérationnistes comme des ennemis idéologiques qui devaient "disparaître". "Pour les militaires, nous étions tous les marxistes", a déclaré Scannone. Mais en fait, il a ajouté : "Je ne suis pas d'accord avec l'analyse sociopolitique marxiste."

 

Periodistadigital.com dans son article du jeudi 9 février nous fait aussi comprendre par l’intermédiaire du théologien brésilien Agenor Brighenti, président de l'Institut national de la pastorale de l'épiscopat brésilien et membre de l'équipe de réflexion d'experts du CELAM, que "la découverte des cultures et de la religion comme son âme est la plus grande découverte du XXe siècle, elle est responsable de l'émergence du pluralisme culturel et religieux." Le théologien opte ouvertement pour ce dernier paradigme, et il a dénoncé prophétiquement la "culture de la domination, imposée sur les cultures des peuples, à travers le système économique." Cette "culture de domination ou de ‘culture de la mort’ incarne une violence permanente contre les cultures locales". Et contre elle "on doit se battre avec un courage prophétique".

 

La réunion a offert un lieu pour dissiper les mythes et récupérer l'essentiel. La théologie de la libération n’est ni un mouvement marxiste ni anticapitaliste, comme l’a fait savoir Scannone. En Amérique latine, alors que certains adhérents ont été impliqués dans des projets marxistes révolutionnaires, selon le théologien Hosffman Ospino cela a été juste une souche dans une tradition théologique aux multiples facettes, "Ce qui est vraiment important pour la théologie de la libération et la philosophie de libération c’est de lire les signes des temps", a déclaré Scannone. "Voilà pourquoi il est essentiel que cette philosophie, cette théologie, aillent vers le changement, parce que les circonstances changent et que le monde change."

 

En éloignant le mouvement des agendas de la gauche radicale, les théologiens d'aujourd'hui se sont taillé une place pour de nouvelles applications de la pensée libérationniste. Comment les pauvres luttent aujourd'hui est différent de la période où ils ont souffert sous les dictatures latino-américaines des années 1970 et 80, ont-ils noté. Ils voient la théologie de la libération en lui fournissant un cadre pour rendre la justice sous de nouvelles formes et réaliser le potentiel de l'Église.

 

Les frontières, par exemple, sont devenues un sujet brûlant puisque les réfugiés affluent vers l'Europe par millions et que le président Trump prend des mesures pour garder les migrants hors des États-Unis. Le théologien Roberto Goizueta a appelé à une redéfinition du mot "américain" pour y inclure tous les peuples des Amériques. En voyant les migrants à travers des yeux libérationnistes nouveaux, a-t-il expliqué, permet de ne pas les voir comme des étrangers empiétant mais comme des ambassadeurs du Christ. "Quand nous sortons pour rencontrer et se lier d'amitié avec les pauvres, nous arrivons finalement à nous voir évangélisés par les pauvres", a déclaré Goizueta.

 

Le réexamen de cette semaine sur la pensée libérationniste montre comment l'Église catholique tente de renouer ses liens avec les Hispaniques. Les organisateurs espèrent que ce regain d'intérêt peut aider les lacunes devenues croissantes entre les communautés hispaniques et l'Église de leurs parents et grands-parents. Aux États-Unis, seulement 55 % des Hispaniques étaient catholiques en 2013, la baisse était de 67 % trois ans plus tôt, selon le Pew Research Center. En Amérique latine et dans les Caraïbes, où 89 % des Hispaniques étaient catholiques en 1970, aujourd'hui 80 % sont catholiques, selon les données du Centre pour l'étude du christianisme mondial au séminaire théologique Gordon-Conwell.

 

Conférence coorganisateur Rafael Luciani a déclaré Hispaniques souvent ne se sentent pas comme membres à part entière de paroisses catholiques aux États-Unis, même si l'espagnol est la langue la plus utilisée parmi les catholiques du monde entier. Même les congrégations qui offrent des messes en espagnol souvent ne vont pas au-delà de la liturgie à tisser les Hispaniques dans le tissu de la communauté de foi. "Ce qui nous préoccupe: nous poussons gens au lieu de les accueillir", a déclaré Luciani, un théologien Boston College. "Ensuite, nous disons qu'ils s’en sont allés, mais nous ne créons pas les espaces d'intégration et de l'accueil qu'ils méritent."

 

La conférence était rare à plusieurs égards. Tous les ateliers ont été organisés en espagnol, la langue maternelle de la plupart des participants, qui sont venus d'Amérique du Sud, d’Amérique centrale, des Caraïbes, d'Espagne et des États-Unis. Plutôt que de donner des conférences, les participants préféré dialoguer en petits groupes, ou en "rencontres". Au cours de celles-ci periodistadigital.com dans son article du jeudi 9 février nous montre que la théologienne espagnole Carmen Marquez Beunza, a demandé la migration du multiculturalisme. Après avoir expliqué ce qui se passe en Europe avec la migration et les réfugiés, elle a conclu qu’en invitant la main tendue comme le souhaite le pape François, "la culture de la rencontre" et le modèle de "l'Église Samaritaine" existera.

 

Roberto Tomichá a parlé durant la conférence "Le multiculturalisme et de la mission en Amérique latine" et il affirme que "persiste un dialogue constructif dans ce domaine où le christianisme et la pratique du dialogue entre des visions du monde symboliques sont encore difficiles, alors que la théologie reste majoritairement mono-culturelle et donc coloniale". À son avis, il est nécessaire de mettre en œuvre "une alternative à l'aspect et à la mentalité coloniale, en passant par la décolonisation des esprits et des connaissances et en parlant du renforcement des relations interculturelles". Ou en d'autres termes, "décoloniser les esprits avec cœur dans la vie quotidienne», ainsi que «restaurer la mémoire historique de la bonne gouvernance, de la bonne vie et de la terre sans mal".

 

Au cours des dernières décennies, Ospino a observé, que le sentiment anti-américain aurait probablement conduit à clairsemer la participation chez les chercheurs latino-américains lors d'un événement américain, mais celui-ci a marqué une nouvelle ouverture à la collaboration transfrontalière au sein de l'Église. Les participants sont repartis avec un nouveau respect pour la vision du monde du pape François et comment leurs conceptions de la mission chrétienne pourraient concorder avec la sienne.

 

Bien que théologie de la libération est loin d'être un terme encore répandu, ses idées sont devenues mainstream dans l'enseignement social catholique sur des questions telles que l'environnement et les soins de santé universels, comme l’a dit Ospino. Elle pourrait maintenant détenir quelques clés pour travailler efficacement avec un pape visionnaire ambitieux. "La théologie latino-américaine a donné un grand nombre de concepts et notions clés que Francis utilise dans le magistère universel maintenant", a déclaré Luciani. "Nous ne pouvons pas comprendre François si nous ne comprenons pas la théologie latino-américaine."

 

Periodistadigital.com nous montre enfin dans son article du vendredi 10 février que Gilles Routhier, doyen de la Faculté de Théologie de l'Université Laval du Québec, appelle pour une "coopération plus grande Nord-Sud" et "conduire l'Amérique latine, de l'Alaska à la Terre de Feu, aux Latinos du Nord, qui sont les Québécois, à partir du peuple".

 

Espérons que le message de la théologie de la libération porte l’Église vers le réel et la vie des gens afin de lutter contre la misère et la souffrance du monde dans l’esprit et les actes pour devenir une Église pauvre pour les pauvres.

 

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Publié dans #Actualités de l'Eglise, #Réforme de l'Église

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Publié le 9 Février 2017

«Oui, dans l'Église il y a beaucoup de Ponce Pilate se lavant les mains pour le confort», c’est ainsi que le pape François a reconnu pour la première fois qu’ «il y a de la corruption au Vatican», lors d'une réunion à huis clos, avec les supérieurs des grandes congrégations religieuses d’après Jesús Bastante ce jeudi 9 février 2017 sur periodistadigital.com. Un dialogue que publie maintenant la "Civiltà Cattolica", comme la surprise de sa 4000e édition.

 

Lors de la réunion, Bergoglio admet que dans les structures de l'Église «peuvent se trouver une atmosphère mondaine et princière.» C’est la première fois que le pape soutient la présence de la corruption à l'intérieur des murs du Vatican, une ouverture secrète qui méritait une parole directe du pape. «Dans les discussions de pré-conclave, il a parlé des réformes. Tout les voulaient, parce qu’il y a de la corruption au Vatican, afin d’y vivre en paix.»

 

Au cours de la conversation avec le religieux, le pape François affirme la nécessité de «certains je-m’en-foutistes» qui continuent à travailler malgré les critiques, «mais jamais ils ne se lavent les mains du problème » parce que «dans l'Église il y a beaucoup de Ponce Pilate qui se lavent les mains pour le confort et un supérieur qui se lave les mains n’est pas un père ni une aide».

 

Face à cette «atmosphère mondaine et princière» de certaines structures ecclésiastique, le pape François affirme la nécessité de «détruire l'environnement nocif.» Il met en garde : «Il est inutile de devenir des cardinaux pour se croire des princes. Il ne suffit pas d’être clercs. C'est le pire dans l'organisation de l'Église.»

 

Le pape est aussi particulièrement dur sur la maltraitance des enfants, au point de dire qu’après les abus sexuels sur mineurs du clergé «le diable qui détruit l'œuvre de Jésus à travers ceux qui doivent l’annoncer». Le pape François, cependant, dit que la pédophilie «est une maladie» et souligne qu’«apparemment deux agresseurs sur quatre ont été victimes d'abus. Ceci est dévastateur». Mais cela ne doit pas être une excuse pour ne pas voir le problème, car beaucoup d’abusés dès leurs plus jeune âge ne sont pas devenus des pervers pédophiles.

 

Il demande aussi l'attention des supérieurs religieux sur la formation des candidats religieux sans vérifier leur maturité affective appropriée. «Par exemple, ils ne doivent jamais recevoir dans la vie religieuse des candidats qui ont été rejetés d’un autre diocèse sans demander des informations détaillées sur la raison pour laquelle ils étaient partis», prévient-il.

 

Le pape François reconnaît qu’il y a de la corruption dans l’Église et souhaite la réformer pour y mettre fin. Pour la pédophilie dans l’Église, il souhaite être dur comme le montre son envie de rendre plus difficile le recrutement de religieux ou de prêtres pédophiles, mais sans trop pousser.

 

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