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Publié le 28 Août 2013

Un article du site de Radio Vatican du 27 août 2013 nous montre que depuis l’avènement d’un nouveau pape, il est beaucoup question des réformes à venir dans l’Église. Mais il peut y avoir des erreurs d’interprétation ou de jugement quant au sens authentique de ces réformes. D’où la réflexion proposée par le journal du Vatican dans son édition du 27 août. L’Osservatore romano explique ainsi que les réformes dans l’Église doivent avant tout favoriser la transparence. Il arrive ainsi que l’on doive se débarrasser des pratiques et des habitudes qui compliquent ou entravent la transparence de la mission de l’Église dans le monde.

En latin "Reformatus" selon la définition donnée par Tertullien (150/160-220), un Père de l'Église, c'est l'action de redresser, de corriger, de réformer. Les réformes ne font pas que favoriser la transparence, elle doivent également changer ce qui ne va pas et qui ont expliqué ce manque de transparence : le manque de dialogue, et par conséquence la peur du débat, cela doit donc amener la participation de tous et donc plus de démocratie. Les réformes apportent des changements pas des reculs.

Le quotidien explique qu’à côté des structures essentielles, d’institution divine, qui fondent la tradition, il y a, dans l’Église, d’autres structures qui ont été mises en places au fil du temps et qui peuvent donc être modifiées. Comme cela s’est du reste produit à plusieurs reprises dans l’histoire de l’Église. Le journal cite les réformes liturgiques et les innovations qui ont touché les organisations ecclésiastiques centrales comme les Congrégations ou la Curie romaine.

Le problème est que cette définition est seulement pour une réforme hiérarchique. Doit-on rappeler à L'Osservatore Romano que Jésus a annoncé la venue du Royaume de Dieu, pas celui de l'Église. Et il ne souhaitait que se forme une caste sacerdotale au modèle des Grand-Prêtres de Jérusalem. D'ailleurs, on ne voyait pas l'Église comme une institution pyramidale, mais l'ecclesia, l'assemblée des fidèles, la communauté des hommes libres qui prennent en main leur destin. Le terme sert à désigner la communauté. L'Église qui est perçue comme institution divine par la hiérarchie, n'a jamais été attendue par Jésus, mais inventée par les clercs pour asseoir leur pouvoir. S'il y a une réforme dans l'Église, elle doit concerner aussi l'assemblée des croyants et ne pas e faire à ses dépend.

L’auteur de l’article reconnaît qu’il a fallu parfois surmonter une certaine léthargie ambiante voire la résistance de ceux qui ne partageaient pas le même besoin de changement. Il y a ensuite une réforme plus profonde qui vise à transformer les existences dans un sens chrétien. L’Église se renouvelle dans la mesure où elle renforce le Corps du Christ et son union au Christ. D’une certaine manière, c’est par la sainteté et l’adhésion à l’Église que l’on participe à sa réforme, beaucoup plus qu’en apportant des retouches à des aspects contingents de son expression qui, parce qu’ils sont dépassés, donc finissent par occulter l’essentiel.

En gros, la réforme pour l'Osservatore Romano est faite avec des croyants qui n'ouvrent pas la bouche et acceptent de mauvaises mesures, si je me souviens bien jusqu'au Moyen Âge, les évêques devaient faire voter à main lever toutes leurs décisions par le peuple de Dieu pour qu'elles soient acceptées, si c'était le contraire ils étaient révoqué. Non, les croyants n'occultent pas l'essentiel, eux se souviennent de la Tradition et veulent jouer leur rôle.

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Publié le 27 Août 2013

Urgente24.com dans son article du mardi 20 août 2013 montre que la question n'est pas nouvelle mais a surpris par son retour à l'agenda du Vatican : celle de la probabilité d'un nouveau concile œcuménique de l'Église catholique.

Leonardo Boff, l'ancien franciscain et le plus visible orateur de la Théologie de la libération auprès des médias, est le personnage le plus récent, qui chronologiquement parlant, a appelé à un Concile Vatican III, durant l'année du 50e anniversaire de la mort Jean XXIII : "Les catégories de Vatican II ne sont pas suffisantes pour tenir compte des réalités nouvelles". Selon Boff, il devrait être un concile de tout le monde chrétien, et il devrait "identifier le type de collaboration que nous pouvons offrir dans la ligne d'une nouvelle conscience du respect, de la vénération, et de la prise en charge de tous les écosystèmes".

Suggestive, la demande de Boff n'est pas originale, mais elle existe depuis 36 ans et commença dans la revue catholique américaine Concilium, elle fut reproduite le par le vaticanologue Andrea Tornielli sur le site Vatican Insider (du quotidien La Stampa, propriété du groupe Fiat), qui se souvenait de l'ordre initial du jour : la démission du pape à 75 ans, un Synode des Évêques délibératif et non consultatif, l'abolition du célibat pour les prêtres, l'égalité pour les femmes dans la vie de l’Église, y compris la prêtrise.

Au début des années 90, l'idée du concile revint à la charge, y compris dans son ordre du jour, cette fois des États-Unis par le biais du magazine catholique World Report, à travers l'historien britannique Paul Johnson. Il y eu aussi le philosophe et homme politique italien Rocco Buttiglione, un ami de Jean-Paul II (théoricien du mouvement catholique Communion et Libération), qui dans une interview avait fait allusion à la préparation de "matériaux pour un nouveau Grand Concile". Dans lequel s'inscrivait l'ultraconservateur autrichien Mgr Kurt Krenn. Le Vatican III mené par les wojtyliens plus orthodoxes devait être un concile plus disciplinaire pour freiner l'allant des «progressiste».

Le cardinal Joseph Ratzinger, alors Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, pensait que l'idée était "totalement prématurée parce qu'un conseil est toujours un grand effort, qui bloque certaines périodes de la vie normale de l'Eglise." En 1999, il revient au cardinal Carlo Maria Martini, archevêque de Milan, exigeait un «un instrument plus collégial mais universel dans son autorité», une réunion pour traiter «librement» des problèmes tels que le manque de prêtres, la place des femmes dans l'Église catholique, les ministères, la sexualité, la discipline du mariage, la pratique pénitentielle, et les relations œcuméniques.

Vatican III était en instance du décret "Apostolicam actuositatem" sur le rôle des laïcs, car le cléricalisme retrouva de la vigueur avec Jean-Paul II, mais il n'avait pas résolu les graves problèmes qui affligent l'Église catholique comme l'a compris le pape François qui estime que le cléricalisme est un obstacle sérieux pour «allumer la foi». On peut maintenant se demander pourquoi apparait sur l'ordre du jour du pape des sujets traités qui se glissent pour un concile Vatican III ?

Un concile pour régler les choses pourrait contrer la curie romaine bloquant toutes initiatives réformatrices, mais il faut cette fois-ci que les laïcs y participent. Un concile lancé comme à l'époque de Jean XXIII et qui prendrait de cour la curie serait une excellente chose. Il faudra pour cela attendre la suite des événements.

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Publié le 23 Août 2013

L'article de dradio.de du jeudi 22 août 2013 nous montre que "Ce ne sont pas les homosexuels qui souffrent d'une maladie mentale, mais les homophobes." Cette opinion est celle de l'évêque mexicain de Saltillo, Raul Vera Lopez.

Selon ce portail Internet mexicain "M1nutouno", Mgr Raul Vera Lopez a déclaré le mercredi (heure locale) qu'il pense que ceux qui croient que les gays et les lesbiennes ont un comportement immoral sont ceux qui ont une maladie mentale.

Il appelle à adopter une attitude plus libérale, comme l'a fait dernier pape François dernièrement selon lui. L'évêque mexicain s'est battu ces dernières années pour les droits des homosexuels.

Espérons que des hommes comme Mgr Raul Vera Lopez donnent enfin à notre Église un visage plus humain, où les homosexuels ne seront plus jugés pour leur sexualité, mais seront accueillis comme des catholiques comme les autres ce qu'ils sont.

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Publié le 22 Août 2013

Libération.fr dans son article du mercredi 21 août 2013 nous montre que le père Pascal Vesin est arrivé à Rome pour que le pape lui lève sa sanction.

Pascal Vesin a été écarté de sa paroisse de Megève quand son engagement avec le Grand Orient de France a été révélé. Il ne peut retenir ses larmes : au bout de 39 jours de «pèlerinage» des Alpes françaises à Rome, le père Pascal Vesin a atteint son but, le Vatican, où il espère que le pape François lèvera la sanction qui le frappe pour être prêtre franc-maçon et fier de l’être.

Prêtre depuis dix-sept ans, Pascal Vesin, 43 ans, curé de la paroisse Sainte-Anne d’Arly-Montjoie, à Megève, dans les Alpes françaises, est adhérent actif du Grand Orient de France depuis treize ans. «J’espère être reçu par le pape François ou par un de ses secrétaires. Ma cause dépasse le cas Pascal Vesin», dit-il à l’AFP, soulignant qu’il restera dans cet espoir à Rome jusqu’aux alentours du 7 septembre.

Depuis le 14 juillet, le père Vesin a marché seul sous un soleil écrasant de Megève jusqu’à Rome, faisant du camping sauvage, portant les prières de ses paroissiens. La barbe noire fournie, le visage rougi par le soleil, portant un bandana des Journées mondiales de la jeunesse de Rome en 2000, et chargé d’un lourd sac à dos, il ajoute sous forme de boutade : «J’avais plein de monde dans mon sac, beaucoup ont marché avec moi !» Il dit avoir reçu de nombreux mails et sms de soutien, de catholiques et de non catholiques.

«Homme blessé» par «l’injustice» de la sanction qui lui avait été signifiée en mai par la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), le curé démis d’Arly-Montjoie avait envoyé un premier «courrier lapidaire» au Vatican le 6 juin. Il a effectué depuis «un retour sur lui-même» qui lui a permis de formuler ses arguments «réfléchis» dans une lettre envoyée le 1er août de Pontremoli (Toscane) au pape. Elle a été expédiée «par quatre ou cinq canaux, notamment via certains cardinaux» dans l’espoir qu’elle parvienne effectivement à François.

«Dans ce texte, ce n’était plus un franc-maçon qui dit : il faut m’accueillir mais un prêtre qui appelle au dialogue avec la maçonnerie, et plus largement avec le monde. L’Église ne peut en rester aux condamnations», témoigne-t-il, estimant que c’est aussi le message qu’apporte le pape argentin. Son diocèse a justifié la sanction romaine en expliquant que le prêtre avait opté, malgré les avertissements, pour la liberté absolue de conscience, revendiquant sa double appartenance à l’Église et au Grand Orient. Il a indiqué au prêtre que «rien ne restait fermé», la sanction dite «médicinale» qui lui a été infligée pouvant être «levée» s’il abandonnait la franc-maçonnerie.

Le père Vesin confirme qu’il n’entend pas quitter sous la pression une affiliation, selon lui, pleinement compatible avec l’appartenance à l’Église, car les maçons ont, dit-il, vraiment évolué. «Ma démarche est dans la dynamique de ce que le nouveau pape annonce et semble commencer à faire. On va le vérifier dans les faits», confie-t-il, se disant profondément attaché à l’Église. Le père Vesin est resté choqué par la sécheresse de la lettre de la CDF, qui lui «a interdit de célébrer la messe et de communier» tant qu’il ne renoncerait pas à la franc-maçonnerie. «C’est médicinal, m’a-t-on dit. Mais il s’agit de guérir de quoi ?»

Le prêtre qui touche son salaire de 700 euros jusqu’en décembre et bénéficie d’une couverture sociale jusqu’en mai prochain, n’entend pas aller devant les prudhommes comme certains lui ont conseillé. «Je ne conspire pas contre l’Église comme le faisaient les maçons en 1905. On ne bouffe pas du curé au Grand Orient. On ne m’a pas demandé de renier ma foi. J’ai apporté le message du Christ et je crois à la recherche spirituelle des athées. C’est moi qui ai choisi de frapper à leur porte, par souci d’ouverture.»

Le Grand maître du Grand Orient, José Gulino, a écrit au pape. «Mais ce n’est pas à la Maçonnerie de dire au pape ce qu’il doit faire ou ne pas faire avec ses prêtres», remarque-t-il, un peu critique de la teneur de cette lettre. «Je demande à l’Église une ouverture, mais je demande la même ouverture dans la maçonnerie, par exemple l’abandon du secret», ajoute ce prêtre qui prône un rôle accru des laïcs et des femmes dans l’Église.

Espérons que le père Vesin ait gain de cause, car son ouverture est chaleureuse et permettrait à l’Église de ne plus faire de préjugés douteux sur la franc-maçonnerie. Mais les cœurs arides des censeurs du Vatican seront-ils touchées par un véritable message d'amour, le pape François sera la meilleur boussole à ce sujet.

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Curé et franc-maçon, il demande la grâce du pape

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Publié le 17 Août 2013

kurier.at dans son article du vendredi 9 août 2013 nous montre que sur huit diocèses allemands, des prêtres et des diacres se sont maintenant réunis de leur propre initiative. Tout comme l'Initiative des prêtres en Autriche sous la direction d'Helmut Schüller, le groupe allemand veut contribuer à "un peuple pastoral contemporain et proche", comme l'a rapporté Kath Press. Les initiateurs du projet espèrent des réformes dans l'Église catholique mais aussi un débat sur la morale sexuelle et le statut des femmes. L'initiative allemande fera bientôt une conférence sur le thème "Quand un prêtre désobéit ?". L'accent sera également mis sur un réseau international, une organisation dans ce sens est prévue.

Helmut Schüller a également émit l'idée de former un réseau durant ses conférences aux États-Unis : le jeudi 8 août 2013, il avait mis fin à une série de conférences de trois semaines données aux États-Unis. Il avait fait la une des journaux par le fait qu'on lui avait interdit de parler dans des établissements catholiques. Helmut Schüller l'esquiva dans les maisons protestantes.

Il appuya durant ces conférences que pour remédier à la pénurie des prêtres dans l'Église, qu'on devait prendre les femmes comme prêtres et durant cette tournée il délivra des messages ouverts sur le monde que seule la presse américaine divulgua comme le rapporta Kurier. Il appela aussi à la reconnaissance du mariage homosexuel.

La réunion des initiatives des prêtres d'Autriche, d'Irlande, d'Allemagne, de France, de Grande-Bretagne, de Suisse et des États-Unis aura lieu le 11 octobre à Bregenz (Autriche) pour une réunion de réseautage, qui pourrait aboutir à une organisation qui chapeautera les mouvements. Cela débouchera sans doute à un mouvement réformateur puissant que l'Église se devra d'écouter. Il est grand temps que l'Église écoute les revendications du peuple de Dieu si elle ne veut pas tout perdre.

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Publié le 16 Août 2013

Dans un article de franceinfo.fr du jeudi 15 août 2013 nous montre un appel surprenant en ce jour de fête pour les catholiques : plusieurs collectifs d'homosexuels pratiquants ont rédigé une tribune pour mettre en avant leur rôle au moment de la mobilisation contre le mariage pour tous. Ils disent également attendre plus de reconnaissance de la part de l'Église catholique.

Un ras-le-bol. Voilà ce qu'ont exprimé en ce 15 août plusieurs collectifs d'homosexuels catholiques. En ce jour de l'Assomption, fête importante pour les chrétiens, ils reprochent à l'Eglise de continuer à les ignorer. Dans une tribune parue ce jeudi sur les sites de La Croix et de La Vie, ils appellent à plus de reconnaissance de la part des instances religieuses. "Nous, fidèles homosexuels, qui donnons notre réputation, notre famille, nos amis pour sauver le mariage et la filiation humaine, serons-nous remerciés en étant enfin justement reconnus par l'Église ?", s'interrogent ainsi les représentants de Homovox ou de Plus gay sans mariage. Des mouvements homosexuels où on se bouscule pas. La plupart des catholiques homosexuels ne se retrouvent pas dans la parole de l'Église et certains la quittent. Ils ne se retrouvent nullement dans les propos de ces associations qui ne les représente pas.

"L'homosexualité est un tabou qui pèse trop aujourd'hui dans l'Eglise catholique, regrette ainsi Clément Borioli, porte-parole de Homovox contacté par France Info. Il faut sortir du silence et du désespoir tous les homosexuels qui sont catholiques et qui peuvent être divisés profondément intérieurement." Des difficultés qui avaient déjà été évoquées sur France Culture au moment des débats autour du projet de loi sur le mariage pour tous.

"De fait, certains catholiques homosexuels vivent une véritable division en leur âme, en leur chair. Un réel écartèlement naît alors entre notre inclination subie et notre réel désir de fidélité au Christ", explique le communiqué, qui réclame une véritable réflexion de l'Église sur le sujet : "Nous vous demandons solennellement qu'une pastorale sur la question de l'homosexualité soit envisagée avec les témoins nombreux que nous sommes, pour accueillir ceux qui se réfugient dans la solitude, voire dans de fatals désespoirs". Une réflexion dans l'Église, laquelle. Moi qui suis pour le mariage gay et pour un meilleur accueil des homosexuels, je ne suis pas entendu, alors des homosexuels qui le refusent ne risquent pas d'être plus écouté. Ces associations fantômes ont servi d'alibi pour dire que l’Église n'est pas homophobe.

Homovox espère que les récentes déclarations du pape François, qui avait déclaré le 29 juillet ne pas avoir le droit de juger les homosexuels, ouvrent la porte à un débat au sein de l'Église catholique. Par ailleurs, cet appel ne concerne pas que les homosexuels catholiques : les rédacteurs du texte appellent également les pasteurs à reconnaître les homosexuels non croyant : "Ils ont une place dans la société", écrivent-ils. Je veux bien, mais quand des évêques font un rapport entre l'homosexualité et la pédophilie mais aussi l'inceste, qu'ils disent aussi que le mariage pour tous est un danger pour la civilisation comment des homosexuels non croyants peuvent trouver leur place dans la société quand de telles paroles font remonter un relan d'homophobie nauséabond.

Le message n'a pas que pour but de mettre en avant les difficultés que rencontrent les homosexuels catholiques dans leur vie de tous les jours : il souligne également leur mobilisation contre le mariage pour tous, affirmant que les homosexuels catholiques "ont sauvé l'essentiel de l'humanité" en ce mobilisant contre la loi. On sauve l'humanité en voulant interdire à une minorité sexuelle le mariage, cela est un manque de démocratie évident.

Ils expliquent même que c'est cette mobilisation qui leur donne aujourd'hui le droit d'être reconnus par les instances religieuses : "L'Église de France, à l'instar du pape François, va-t-elle porter dans sa prière d'aujourd'hui ceux sans qui le mouvement historique de cette année n'aurait jamais existé ?" Une association catholique comme David et Jonathan qui demande une réelle reconnaissance des homosexuels dans l'Église depuis de nombreuses années n'est pas écouté, c'est une honte.

Ces collectifs établissent une distinction nette entre la reconnaissance des homosexuels au sein de l’Église et leur droit au mariage, qualifiant la loi Taubira de "réponse excessive à la légitime demande des gays". Excessive non, naturelle dans une démocratie. Pas sûr que ce rôle de porte-parole que ces catholiques s'attribuent soient réellement du goût des homosexuels partisans du mariage pour tous.

Ces associations qui ne représentent nullement les catholiques homosexuels devraient critiquer cette homophobie cachée de l'Église qui en joue d'une manière toute particulière. On dit partager la souffrance des homosexuels, mais on leur sort que leur sexualité est désordonné. Ce n'est pas ce que l'on peut appeler de la compassion. Je ne crois pas qu'un débat arrivera sur ce sujet car l'Église refuse de reconnaître ses erreurs.

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Publié le 11 Août 2013

Kipa et kath.ch dans leurs articles du jeudi 08 août 2013 nous montrent que selon "Nous sommes l’Église" la réforme de la curie initiées par le pape François ne doit pas avoir lieu à huis clos. Au contraire, elle devrait être lancé dans un dialogue ouvert et transparent avec les églises locales, demanda "Nous sommes l’Église" jeudi à Munich. Jusqu'à présent, aucun des huit cardinaux nommés dans ce conseil consultatif n'avait exprimé cette proposition. Mais le pape attend premières propositions de ce conseil jusqu'à sa première réunion au début du mois d'octobre.

Pour "Nous sommes l'Église", il est important que la prochaine réforme, augmente non seulement l'efficacité de la Curie dans un esprit de transparence, une fondation collégiale avec un pluralisme démocratique et qui sera efficace. Les femmes, qui constituent plus de la moitié des membres de l'Église n'y sont pas représentés ou concernés, devront avoir une profonde égalité à tous les niveau de celle-ci. Il faudra développer de nouvelles structures de gestion et de communication qui répondent aux exigences du message évangélique, ainsi qu'aux besoins d'une communauté mondiale animée par la foi ramifiée dans des aires culturelles différentes qui se rencontrent à nouveau. Il sera également demandé comment le Vatican va établir des mesures à propos du "lobby gay" et quelles sont les mesures nécessaires contre toute forme de lobbying à l'avenir.

Si l'on suit "Nous sommes l'Église", le Vatican lui-même désigne les réformes à signaler : davantage de communication, mais aussi plus de spiritualité et d'ouverture au lieu de sanctions. Les principales décisions essentielles sont les suivantes : 1) La décentralisation dans l'Église des pouvoirs de décision qui par le principe de subsidiarité permet à la hiérarchie qui ne peut pas gouverner toutes ses zones, d'utiliser une unité locale à tous les niveaux en son sein; 2) La représentation des Églises partout dans le monde à Rome qui doit aussi se refléter dans le processus décisionnel et dans les nominations du personnel, elle ne peut être sous-traitée qu'à des congrégations individuelles d'autres continents; 3) L'égalité du statut des femmes en tant que citoyennes de l'Église à tous les niveaux pour aider le pape François à trouver la clé de la porte verrouillée encore pour la prêtrise des femmes; 4) La responsabilité collective devra montrer qu'au lieu que tous les pouvoirs de décision soient réservé au pape seul, l'Église devra préparer toutes les décisions de manière régulière et fréquente, dans un «Cabinet» réunit et préparé dans ce sens; et 5) Un Code de conduite pour la restauration de la crédibilité des dirigeants de l'église, un code de conduite (le respect) doit être formulé, qui prévoit également la responsabilité des évêques.

Mais il y a aussi de grandes attentes dans les questions pastorales très concrètes : pendant des décennies, les catholiques se posent la question de savoir pourquoi les croyants remariés après un divorce, ne sont pas admis à la communion. À cet effet, le pape François n'a jamais appelé au même chemin théologique que les Églises orthodoxes à ce propos. En outre, l'admission des femmes à l'égalité dans l'Église pourrait venir de leur ordination au ministère de diacre qui doit être une grande priorité. Fondamentalement, c'est aussi d'examiner comment le prochain consistoire devra être composé.

Espérons que les propositions faites par le conseil consultatif seront à l'écoute de ce que souhaite les fidèles, une réelle réforme et pas une petite réformette. Le pape François dit que nous devons être "révolutionnaires", alors que ce soit une réforme révolutionnaire pour l'avenir de l'Église.

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Publié le 10 Août 2013

Les réseaux traditionalistes ont le nouveau souverain pontife dans leur ligne de mire. Son style réformateur et qui détonne est loin de faire l'unanimité.

François ne compte pas que des amis. Alors que la popularité du souverain pontife argentin croît dans le monde, les réseaux traditionalistes s'inquiètent du vent des réformes apportées à l'Église par Jorge Mario Bergoglio. Et c'est sur leurs sites qu'ils attaquent l'évêque de Rome.

Favorable à une "rénovation de l'Église dans le sillon de la tradition", le blog messainlatino.it revient sur le refus de François de "juger" les homosexuels. "Vous êtes le pape, c'est vous qui avez les clés pour ouvrir ou fermer le royaume des cieux !" Pour messainlatino.it, l'acceptation des homosexuels prônée par Bergoglio - même si c'était déjà la position officielle de l'Église catholique - pourrait provoquer une crise d'identité dans la chrétienté. "C'est encore plus grave que la pastorale de Lampedusa sur les immigrés clandestins, la samba épiscopale de Rio, le refus des ornements pontificaux."

Et les critiques ne s'arrêtent pas aux portes de l'Italie. Groupe traditionaliste américain, Traditioninaction.org accuse François d'être un "clown" pour avoir coiffé une enfant de sa calotte papale. "François s'identifie à un vieux grand-père et démontre que les symboles pontificaux sont inutiles. C'est un exemple supplémentaire de la désacralisation de la papauté afin de la salir et de la faire avorter. Le style Bergoglio est misérabiliste et démagogique."

Le site Corrispondenzaromana.it s'inquiète quant à lui de la nomination par le pape d'un commissaire du Vatican pour régenter l'institut religieux des franciscains de l'Immaculée, ardent défenseur de la messe en latin. "Non seulement cette décision a écarté toute la direction d'un ordre florissant, mais elle a anéanti le motu proprio émis par Benoît XVI sur la libéralisation de la messe dans le rite grégorien et, en définitive, la sainte messe elle-même." La nouvelle direction confiée à "une minorité de frères rebelles et progressistes" conduira l'institut au désastre.

Mais François est surtout détesté par les fidèles de Marcial Maciel Degollado, le fondateur mexicain des Légionnaires du Christ, coupable de nombreux abus sexuels et aujourd'hui décédé, que Bergoglio avait combattu alors qu'il était encore archevêque de Buenos Aires. Dans le National Catholic Register, ces derniers voient dans l'élection du pape argentin "un exemple des nouveautés de la médiocrité catholique".

Dénonçant la messe de Rio au cours de laquelle les prêtres ont distribué l'eucharistie dans des verres en plastique, ils affirment : "Un jour, le Seigneur demandera des comptes pour les innombrables sacrilèges commis par des millions de fidèles, des milliers de prêtres, des centaines d'évêques... et par un pape." Ambiance...

Fini le pontificat de Benoît XVI et de l'apparat, le pape François choisit la pauvreté et la simplicité ce qui ne correspond pas à l'Église dont rêves les réseaux traditionalistes, même si il n'y aura pas de grands changements au niveau doctrinal. La tentative de reconquête de l'Église par les traditionalistes était vouée à l'échec.

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Publié le 9 Août 2013

BFMTV.com dans son article du jeudi 08 août 2013 nous montre que le Saint-Siège continue sa lutte contre le blanchiment d'argent sale. Ce jeudi, le pape François a renforcé par un "motu proprio" (un décret papal) les fonctions de l'Autorité d'information financière (AIF), instituée en 2010 par son prédécesseur Benoît XVI.

L'AIF se voit attribuer une nouvelle fonction d'évaluation et d'approbation de tous les organismes qui "mènent des activités de nature financière, répondant ainsi à une recommandation du comité Moneyval du conseil de l'Europe", affirme le Vatican dans un communiqué.

Désormais, les lois qui s'appliquaient à l'État du Vatican sont étendues aux ministères, organismes et institutions dépendant du Saint-Siège et aux organisations à but non lucratif qui s'y rattachent.

Un "comité de sécurité financière" est aussi institué avec l'objectif de coordonner les activités du Saint-Siège et de l'État du Vatican en matière de prévention et de lutte contre le recyclage.

Ce "motu proprio", en plein mois d'août, montre la mobilisation du pape François pour la transparence au Vatican. Il représente "la continuité et une légère extension" par rapport à celui du 30 décembre 2010 du pape Benoît XVI, a expliqué aux journalistes le père Federico Lombardi, son porte-parole.

"C'est un instrument qui donne (aux partenaires internationaux comme Moneyval) l'assurance que le chemin entrepris va de l'avant. Dans le monde actuel, il s'agit de résister à des formes toujours plus insidieuses de criminalité financière. Et nous devons être à la hauteur de ces défis pour la protection de la légalité, ne pas rester en arrière", a expliqué le père jésuite.

Il est bon que la surveillance financière augmente mais les actes doivent venir, car si l'Église doit être pauvre pour les pauvres c'est dans les faits qu'elle doit les montrer.

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Publié le 7 Août 2013

Un dépêche de Kipa nous montre une citation de Martin Werlen, abbé du monastère d'Einsiedeln, dans un article d'opinion publié dans le "Sonntagszeitung" du dimanche 4 août 2013 sur ​​le concept de l'Église et des inexactitudes conceptuelles allant avec elle :

"Il n'y a qu'une seule église, car il n'y a un seul corps du Christ et l'Église est catholique. Le terme vient du grec et signifie à l'origine «englobante». Qu'est-ce qu'est cette église catholique romaine. Qu'elles soient catholiques ou vieille-catholiques, elles ne sont pas réellement des églises, mais des confessions ... nous savons tous à quelle dénomination nous appartenons, maintenant nous devons chercher le profil d'une église que nous devons faire ensemble. Pour cela, nous devons tous être de nouveau réformés. Nous contribuerons à cette tâche urgente lorsque, nous n'écrirons plus à partir de l'Église et parlerons quand nous entendrons une autre confession !"

Une belle définition de l'œcuménisme donnée par l'abbé Werlen qui montre que l'unité de l'Église doit se faire sur un véritable dialogue et non au profit d'une seule confession qui entraine forcément des divisions.

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