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Publié le 25 Novembre 2013

Comme le montre l'article de LePoint.fr du dimanche 24 novembre 2013 que dans un geste hautement symbolique à la clôture de "l'Année de la foi", le pape François, devant 60 000 fidèles, a serré fortement dans ses mains le reliquaire contenant des ossements vénérés comme ceux de Saint Pierre, fondateur de l’Église.

L'image du pape argentin de 76 ans, 265ème successeur de Pierre, pleinement concentré, l'expression grave, tenant fermement dans ses mains ce reliquaire de bronze tout au long de la prière psalmodiée du "Credo", a été un des moments forts d'une messe très solennelle. Elle achevait "l'Année de la foi" sur le parvis de l'église Saint-Pierre, en présence de 60 000 fidèles de tous les continents, par un temps frisquet.

C'était la première fois que les reliques de Pierre étaient présentées à la foule. Pierre avait été crucifié tête en bas dans les années 64-70, dans le cirque de Caligula, aujourd'hui les jardins du Vatican. Les ossements avaient été trouvés en 1940 sous la basilique. Les papes n'ont jamais attesté que les ossements étaient authentiques à coup sûr. Mais des tests scientifiques avaient conclu à une "probabilité" qu'ils le soient. Certains chercheurs le contestent dans une interminable querelle historique.

Cette messe très solennelle, avec des chants en latin, a été aussi l'occasion d'une grande collecte pour les victimes du typhon aux Philippines.

Le pape, légèrement pâle, a également remis sa première lettre d'exhortation apostolique "Evangelii Gaudium" ("la joie de l'Évangile"), à 36 personnes - évêques, prêtres, religieux et religieuses, représentants des mouvements d’Église, ainsi que deux journalistes et deux artistes, le sculpteur japonais Etsuro Sotoo et la peintre polonaise Anna Gulak. Une aveugle a reçu aussi le document sous forme auditive. Le document doit rester totalement secret jusqu'à mardi, et des sources vaticanes évoquent un texte important et dense: c'est le premier texte du magistère totalement de la main de François, contrairement à l'encyclique "Lumen Fidei", publiée en juillet, qui avait été largement rédigée par Benoît XVI.

Lors de son homélie, le pape François a insisté sur la "centralité du Christ", "centre de la création, centre du peuple, centre de l'histoire", "Seigneur de réconciliation". Chacun, a-t-il dit, "avec ses péchés, ses moments heureux et sombres peut dire au Christ: je n'ai pas la force, mais souviens-toi de moi" et "le Seigneur donne toujours plus que ce qui lui est demandé".

Le pape a salué au premier rang les patriarches d'Orient : "L'échange de la paix avec vous veut exprimer avant tout la reconnaissance de l'évêque de Rome à l'égard de ces communautés qui ont confessé le nom du Christ avec une fidélité exemplaire, souvent payée fort cher". "Je veux rejoindre tous les chrétiens qui vivent en Terre Sainte, en Syrie et dans tout l'Orient, afin d'obtenir pour tous le don de la paix". Avant de descendre dans la foule, le pape François a appelé à prier pour les "persécutés en raison de leur foi, et ils sont si nombreux" !

A la veille de la première visite du président russe Vladimir Poutine, il a aussi eu une pensée pour l'Ukraine, qui "commémore le 80ème anniversaire de l'Holodomor, la grande famine, provoquée par le régime communiste (de Staline), qui a causé des millions de victimes".

Cette "Année de la foi" avait été initiée par Benoît XVI, en octobre 2012, quatre mois avant sa démission, et a drainé, à l'occasion de diverses cérémonies, quelque 8,5 millions de personnes en treize mois, selon les statistiques du Vatican. L'idée en était de relancer la foi, en perte de vitesse dans les pays les plus développés.

Joseph Ratzinger savait qu'il allait démissionner au milieu de cette année, faisant confiance à son successeur qu'il ne connaissait pas. Le pape argentin a respecté à la lettre tout le programme chargé, annulant tout juste deux concerts qui étaient des évènements à ses yeux trop mondains.

L'Année de la foi est finie mais attendons avant d'en faire un bilan majestueux, car ses résultats ne seront visibles sur le long terme, mais le message lui ne change pas et ne risque pas d'attirer les plus ouverts. L'évangélisation ne peut plus se faire comme au XIXe siècle, cela le pape François l'a compris mais pas la curie.

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Publié le 24 Novembre 2013

Libération.fr montre dans son article du samedi 23 novembre qu'un an après le début de la mobilisation contre le mariage pour tous et malgré le vote de la loi Taubira, les militants de La Manif pour tous ont choisi samedi Nantes, ville du premier ministre Jean Marc Ayrault, pour la première manifestation de leur nouvelle campagne «anti-familiphobie».

Avec 3000 manifestants selon la police, 6000 venus de Bretagne et Pays-de-la-Loire selon les organisateurs, parmi lesquels la nouvelle présidente nationale de la Manif pour tous Ludovine de la Rochère, ils étaient deux fois plus nombreux que le 18 avril 2013 à Nantes lorsqu’un peu plus d’un millier de manifestants selon la police, avaient défilé. Les manifestants, toutes générations confondues, étaient nombreux à arborer, outre les drapeaux bleus ou roses représentant la famille de type homme, femme, enfants qu’ils défendent, des bonnets roses, en référence détournée aux bonnets rouges bretons.

Le cortège a commencé à défiler peu après 16H00 derrière une banderole «Familles en colère» avec à sa tête, coiffée d’un bonnet rose, Ludovine de la Rochère qui a remplacé Frigide Barjot au printemps. Parmi les slogans, les manifestants ont scandé : «Hollande démission», «Non à la dictature socialiste!», «PMA (procréation médicalement assistée, NDLR) GPA (gestation pour autrui), on n’en veut pas!», «Taubira casse-toi!», ou encore «Ayrault, si tu savais, ta réforme où on se la met !».

Dominique Bertinotti a rappelé dans les colonnes du Figaro que la gestation pour autrui ne serait pas abordée durant ce quinquennat. Quant à la procréation médicalement assistée, la ministre se range derrière la position du président François Hollande : pas de débat avant que le Comité consultatif national d'éthique ne rende son avis, au printemps 2014.

«Le peu que l’on sache, c’est qu’ils (le gouvernement) sont opposés au lien père, mère, enfant, ils veulent diluer ces liens», a dit en fin de manifestation Ludovine de la Rochère, sur une estrade, devant la préfecture de Loire-Atlantique, estimant que le gouvernement était «familiphobe». Bizarre, car le gouvernement veut garantir la promotion de toutes les familles, grâce à des mesures concrètes qui concernent le quotidien des parents et des enfants.

«Il faut reconnaître le rôle unique, irremplaçable, de la mère et du père», a-t-elle réaffirmé. «Le gouvernement tente de nous faire passer pour des radicaux, des extrémistes, des factieux... La ficelle est énorme», a-t-elle dit. Le 11 novembre 2013, a considérablement prouvé le contraire. «Nous sommes toujours les mêmes, nous n’avons pas changé». Si, vous êtes considérablement radicalisé. «La famille est le rempart contre la paupérisation, le désespoir, l’extrémisme», a-t-elle affirmé. Mais, comme le dit BFMTV.com entre familles recomposées, parents célibataires ou encore couples homoparentaux, le portrait-robot est multiforme. On ne peut plus limiter la famille à un seul modèle. Il faut donc prendre en compte la "diversité des modèles familiaux" en mettant en l'accent sur l'enfant comme le désire la loi sur la famille.

La dispersion a eu lieu sans incidents après les prises de parole vers 17H00. Une contre-manifestation favorable à la loi Taubira en début d’après-midi avait rassemblé 80 personnes qui n’ont pas croisé la Manif pour tous.

Le porte-parole historique du mouvement, Albéric Dumont, s’est réjoui du succès de la manifestation et a donné rendez-vous aux manifestants «À Paris !». Les organisateurs de la Manif pour tous ont annoncé que la manifestation, marquant la reprise de leur activité militante, sera suivie à Paris le 8 décembre d’une opération escargot en véhicules motorisés (scooters, motos, voitures), puis, le 15 décembre, d’une manifestation, «à Versailles».

Afin de s’inscrire dans les échéances électorales à venir, une «charte municipale avec «les principes, les convictions que nous défendons», va être diffusée aux élus et candidats aux municipales», a déclaré Ludovine de la Rochère lors d’un point presse avant le début de la manifestation. «Nous rendrons publics les noms et les communes de ceux qui y auront adhéré : aux électeurs d’en tirer les conséquences», a-t-elle ajouté. Dans le même temps, des forums sont organisés en novembre et décembre en régions pour préparer un projet de loi alternatif pour la famille dont ils comptent rendre publics les principes fin janvier.

L’ancienne égérie du mouvement, Frigide Barjot, devenue présidente de «L’avenir pour tous», avait annoncé dans un communiqué samedi matin qu’elle n’appelait pas à manifester à Nantes «pour éviter tout nouveau dérapage et maintenir la paix civile». Interrogée à ce sujet, Ludovine de la Rochère a demandé à «quel jeu joue Frigide Barjot depuis des mois ?» : «j’avoue ne pas comprendre» dit-elle. On comprend tout à fait, car la Manif pour tous s'est radicalisée considérablement.

Ce mouvement qui est désormais minoritaire essaye des opérations coup de poing pour briller encore, mais on voit à travers lui cette offensive réactionnaire qui a resurgi avec ses plus bas instincts.

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Publié le 23 Novembre 2013

LeMatin.ch dans son article du vendredi 22 novembre 2013 montre qu'après avoir parlé "pediludum" (football en latin) avec Sepp Blatter, le pape a demandé aux rugbymen argentins et italiens de prier pour qu'il forme "une bonne équipe" au Vatican.

Passionné de foot et "tifoso" de l'équipe argentine de San Lorenzo de Almagro, l'ancien archevêque de Buenos Aires a d'abord reçu le président de la Fédération internationale (FIFA), Joseph Blatter. "Un incroyable moment", a twitté le Suisse. "Une rencontre entre deux sportifs, deux vrais fans de foot", a-t-il poursuivi devant la presse étrangère. Ensemble, les deux hommes ont exalté les valeurs du football "capable de faire se rencontrer les peuples et de construire des ponts", l'un des chevaux de bataille du pape François, qui veut amener la religion "dans les périphéries". Sepp Blatter n'était pas venu les mains vides : il a offert au pontife une édition spéciale du magazine de la FIFA... en latin. Où l'on apprend que football se traduit par "pediludum" (jeu au pied), un mot qu'il a fallu créer car les Romains ne connaissaient ni le penalty, ni le corner...

Puis le pape a changé son ballon d'épaule en recevant les équipes nationales de rugby d'Italie et d'Argentine, qui disputent un test-match samedi à Rome. L'important au rugby, un "sport très sympathique" mais également "dur", c'est, comme dans la vie, "de tendre vers l'essai" et ne "pas courir seul", leur a-t-il dit. "Je prie pour vous mais priez également pour moi, a-t-il lancé, pour qu'avec mes collaborateurs, je forme une bonne équipe !"

Ce n'est pas la première fois, depuis son élection le 13 mars, que le pape célèbre les valeurs du sport. En août dernier, en recevant les équipes nationales de football d'Italie - dont ses parents sont originaires - et d'Argentine - où il est né -, François a lancé un programme intitulé "Scholas". Coordonné par le professeur José Maria del Corral, qui a travaillé avec Jorge Mario Bergoglio à Buenos Aires, ce projet promeut l'insertion sociale à travers le sport, dans les écoles publiques et privées d'Amérique du Sud. Un programme auquel a adhéré Agustin Pichot, joueur emblématique des Pumas, pour qui le rugby peut "servir à éduquer les enfants, en apprenant et jouant en même temps". D'autres initiatives ont été lancées par le Vatican, dont le "ministre" de la Culture Gianfranco Ravasi qualifie le sport d'"esperanto", "grande voie de communication" à travers le monde.

Par exemple la création, en octobre, de la première équipe de cricket formée de séminaristes, qui sera amenée à défier pacifiquement Anglicans, Musulmans ou Hindous. Le Vatican va aussi lancer des matches de football pour la paix, disputés par des joueurs de toutes confessions religieuses. Le coup d'envoi de cette initiative sera lancé la semaine prochaine par l'Argentin de l'Inter Milan Javier Zanetti. Un intérêt relevé par le mouvement olympique: samedi le pape recevra la médaille d'or de l'Ordre olympique des mains du président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, reçu lui aussi ce vendredi par le pontife. À cette occasion, les deux hommes ont relevé la contribution du sport "dans la construction d'un monde meilleur et pacifié". C'est la deuxième fois, après Jean-Paul II en 1982, qu'un pape recevra cette distinction.

Le pape François à travers le sport signale comment doit être l'Église : une équipe dont ses dirigeant doivent être des modèles de respect et de loyauté, mais qui doit amené la paix et la réconciliation. Beau programme, mais bien difficile à mener.*

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Publié le 22 Novembre 2013

Dans sa dépêche du jeudi 21 novembre 2013, APIC montre qu'un prêtre catholique écossais Matthew Despard, suspendu le 17 novembre 2013, par Mgr Joseph Toal, évêque du diocèse de Motherwell, au sud de l’Écosse, a reçu le soutien d'une grande partie de ses paroissiens. L'évêque l'avait sanctionné pour avoir écrit qu'il existait dans l’Église une culture de «persécution des homosexuels».

Pour protester contre la suspension du père Despard, une majorité des fidèles de la paroisse de St-John Ogilvie ont quitté précocement la messe dite par l'évêque Toal. Selon le quotidien écossais «Herald Scotland», alors que l'édifice était plein au début de la célébration, il ne restait à la fin qu'une poignée d'auditeurs. A l'entrée de l'église, des partisans du prêtre faisaient signer une pétition pour sa réintégration.

Alors que Mgr Toal allait commencer la cérémonie, une paroissienne a affirmé vouloir faire une déclaration, soutenue, selon le journal écossais, par des tonnerres d'applaudissements. Durant sa courte allocution, la fidèle a décrit le père Despard comme un «homme d'une honnêteté sans faille». Elle a déploré le fait qu'il soit sanctionné «pour avoir dit la vérité», ajoutant qu'elle n'était pas sûre que «le pape François aurait été d'accord avec cela». Elle a précisé qu'elle ne retournerait pas à la messe tant que le père Despard ne serait pas revenu.

Après les remarques de la paroissienne, l'évêque a tenté tant bien que mal de continuer la messe. La grande majorité de l'assistance a immédiatement quitté l'église et fait la queue au dehors pour signer la pétition.

Des paroissiens défendent leur prêtre pour avoir dit la vérité et montrent à leur évêque que cette suspension ne peut pas se prendre seule mais avec leur accord. Ce qui n'est pas le cas ici.

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Un prêtre catholique suspendu reçoit le soutien d'une grande partie de ses paroissiens

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Publié le 21 Novembre 2013

Comme nous le montre l'article du nouvelobs.com du lundi 18 janvier 2013, le Vatican a annoncé lundi avoir demandé au cabinet comptable Ernst & Young d'effectuer un audit de son 'gouvernorat', institution particulièrement visée l'an dernier par des allégations de corruption lors du scandale dit Vatileaks.

Depuis son élection en mars, le pape François a engagé différentes réformes face aux scandales financiers, notamment au sein de l'Institut pour les œuvres de religion (IOR), la 'banque du Vatican'. Le gouvernorat gère, lui, les activités menées au quotidien par le Vatican, dont ses musées, et c'est en son sein que l'archevêque Carlo Maria Vigano, vice-gouverneur de la cité papale, était en poste lorsqu'il s'est plaint publiquement de la corruption environnante.

Dans une lettre à l'ancien pape Benoît XVI, révélée lors du Vatileaks, Carlo Mario Vigano se dit notamment choqué d'apprendre que le Vatican a payé environ 550 000 euros en 2009 pour acheter une immense crèche installée sur la place Saint-Pierre. Le gouvernorat a démenti les accusations attribuées à Carlo Mario Vigano, selon lesquelles il aurait pu réduire ce coût de moitié s'il n'avait pas été transféré aux États-Unis comme nonce apostolique, malgré un appel à ses supérieurs.

Avec cet audit, le gouvernorat devient le troisième département du Vatican à faire l'objet d'une surveillance externe, après l'IOR et l'administration financière du Vatican (Administration du patrimoine du siège apostolique, Apsa), qui gère les actifs immobiliers et financiers du petit État.

Le Vatican a en outre réformé lundi les statuts de son Autorité d'information financière (AIF), après un changement de compétences au sein de cette institution, dans le but d'une plus grande transparence, afin de renforcer l'indépendance de ce régulateur face à la curie romaine.

Le pape François avait déjà reconnu qu'il y avait un "courant de corruption" au sein de la curie, on rêve d'une opération mains propres au Vatican qui mettra au jour un système de corruption et de financement illicite, ce qui lavera la curie romaine de ses brebis galeuses mais cela sera difficile car la curie commence à freiner de possibles réformes.

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Le Vatican demande un audit de son gouvernorat à Ernst & Young

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Publié le 19 Novembre 2013

LARAZON.es dans son article du vendredi 15 novembre 2013 montre que selon le cardinal Joao Braz de Aviz lors de la XXe Assemblée générale de la Conférence espagnole des religieux le jeudi 14 novembre : "La place du Vatican a changé : maintenant nous avons plein d'enfants, de jeunes, de personnes âgées, et des malades". Lors de la réunion , qui s'est tenue à Madrid, le préfet de la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de vie apostolique, a souligné que la pape "veut mettre les choses en ordre" et il a également abordé les difficultés concernant la vie religieuse, notant que il y a "une nouvelle ère " qui vit déjà avec le pape François. Le préfet a fait dans son discours fait un appel à l'union de toute la communauté de l'Église pour indiquer que "les évêques, les cardinaux de Rome, pèchent par individualisme". En outre, les apparences nuisent également à la structure de l'Église. Selon ce que souligne le cardinal Braz de Aviz : "Je suis cardinal, mais je ne suis pas plus que vous, vous les religieux vous êtes plus tenté à voir ce qui est important". Il expliqua que l'Église est bâtie par tous et invita à activer les mécanismes de communion avec les laïcs : "Le pape est très insistant sur ce point : dans la Congrégation il doit y avoir plus de femmes que d'hommes et nous travaillons là-dessus."

Dans son discours, il souligna l'importance de Vatican II dans le renouveau de la vie consacrée et déclara que "qui ne veut pas du Concile fait un pas dans la division." Il dit également pour qualifier que la vie religieuse est au cœur de l'Église : "La structure charismatique n'est pas inférieure à la structure hiérarchique, les deux dimensions sont tout aussi essentielles pour la construction divine du monde". "Les religieux ont besoin d'une grande maturité humaine, nous ne pouvons donc pas être étrangers aux gens". Il recommande, pour reprendre son souffle que "nous sommes tous des disciples de Jésus, également moi le cardinal, et il faut voir où est notre cœur : en la richesse, le nombre de religieux ... Où est notre sécurité ?". Dans cette ligne, il parla du service de l'amour, qui perd son sens si les malades et les personnes âgées des congrégations sont un fardeau pour nous : "Nous sommes tombés dans l'individualisme qui prévaut dans la société, nous sommes devenus des moines individualistes."

Une autre des questions abordées dans son discours était l'autorité dans l'Église, qui ne peut pas devenir autoritaire. Il suffit de rappeler que les supérieurs majeurs ne peuvent pas traiter leurs frères avec autorité mais avec amour, dans le soin de la vie de la communauté, et l'amour fraternel, ce qui est essentiel à la vie religieuse comme un signe crédible. L'obéissance de l'amour a un sens, sinon , il devient de l'esclavage. Le cardinal Braz de Aviz déclara finalement : "Aujourd'hui, le monde ne comprend pas que pour aimer descendre, doit être petit", et il nota que "cette perspective de l'amour, est tout aussi importante pour présider une messe, la cuisine, le nettoyage...".

Une belle mise au point du cardinal Joao Braz de Aviz qui montre que tout n'est pas gagné, mais que le souci de réforme au sein de l'Église existe, mais pour cela il faut éviter une position défensive mais offrir une vision ouverte qu'offre l'amour.

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Publié le 18 Novembre 2013

Dans une dépêche d'Apic du 17 novembre 2013, le pape François nous dit que le «cléricalisme» est un danger, car il implique une autoréférentialité qui éloigne les gens. C’est en substance ce qu’a dit le pape François dans un message vidéo envoyé aux participants à une rencontre organisée au sanctuaire marial de Notre-Dame de Guadalupe, au Mexique, dans le cadre de l’Année de la foi.

«La tentation du cléricalisme, qui fait tant de mal à l’Église en Amérique latine, est un obstacle pour le développement de la maturité et de la responsabilité chrétienne d’une bonne partie du laïcat», a notamment affirmé le pape dans ce message vidéo diffusé le 16 novembre 2013.

Le cléricalisme, a-t-il ajouté, «entraîne une attitude autoréférentielle, une posture de groupe qui appauvrit la projection vers la rencontre du Seigneur, qui fait de nous des disciples, et vers les hommes qui attendent l’annonce».

L’urgence, a donc assuré le pape, est de former des ministres capables d’entrer en dialogue avec les gens, et cela requiert des structures solides et durables, mais aussi des capacités d’autocritique pour juger les résultats. Et le pape de mettre en garde devant le risque de se limiter à «faire comme on l’a toujours fait».

Le congrès en cours à Mexico est organisé par la Commission pontificale pour l’Amérique latine et son président le cardinal Marc Ouellet, en collaboration avec les Chevaliers de Colomb. S'inspirant du découvreur des Amériques, ils sont le bras armé des catholiques conservateurs américains, et comptent 1,8 million d'adhérents. La fortune de l'institution se base sur un portefeuille d'assurances évalué à 85 milliards de dollars. En 10 ans, les Chevaliers de Colomb ont fait don de 1,5 milliard de dollars au Saint-Siège. Carl Anderson, le "Suprême Cavalier" et patron de l'organisation, fait partie du conseil d'administration de l'IOR, qui a limogé Ettore Gotti Tedeschi.

Le pape François a fait encore part de son rejet du cléricalisme, un positionnement idéologique qui prône la prédominance des idées religieuses et du clergé dans la vie publique et politique, qui ne se limite pas au clergé, il se trouve aussi dans les mouvements laïcs, tels que les universités, les établissements médicaux et juridiques, et a sécurité publique. On peut y voir une critique déguisée des Chevaliers de Colomb qui ont surtout été actif dans le lobbying politique pour les lois et les positions que défendent les l'Église catholique à propos des politiques publiques et des questions sociales.

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Publié le 17 Novembre 2013

Une dépêche d'Apic du 15 novembre 2013 nous montre qu'avec le pape François, l'Église vit une rupture de style remarquable, estime le frère Mauro Jöhri, ministre général des capucins. Dans une interview au magazine autrichien "Tiroler Sonntag", le religieux suisse, à la tête de 11 000 frères dans le monde, se félicite d'une Église qui n'a pas peur de se salir les mains.

Même si le pape argentin transmet le même message que Benoît XVI, "il a remis sur terre le monde sacré du Vatican". Le pape François veut "une Église qui ose se salir les mains et qui est vraiment proche des pauvres." Cette attitude est d'ailleurs le grand défi de l'ordre des capucins, relève son supérieur. Jorge Mario Bergoglio alors archevêque de Buenos Aires avait déjà impressionné le capucin par son mode de vie très simple.

Lors de sa visite à Assise, le pape François a donné une leçon aux capucins eux-mêmes en allant manger la soupe dans une cantine de la Caritas plutôt que de prendre son repas comme habituellement avec les religieux. "Il a montré que les pauvres et la pauvreté ne sont pas des choses 'abstraites'. Il veut que nous allions vraiment vers eux."

Le choix pour les pauvres du pape François plait au ministre général des capucins, mais avant cela le pape devra nettoyer cette Église où l'esprit de carrière et le goût de l'argent existent encore.

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Publié le 16 Novembre 2013

Un article de The Tablet du 15 novembre 2013 nous montre que les déclarations apparemment contradictoires du cardinal Reinhard Marx de Munich, qui représente l'Europe au sein du Conseil des Cardinaux (C8), et du préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF), Mgr Gerhard Müller, exposent fissures apparemment profondes dans l'Église. Il faut dire que ces déclarations sur la question de la communion pour les divorcés remariés, causent confusion et la consternation parmi les catholiques à l'intérieur et hors d'Allemagne.

Mgr Müller a récemment exclu catégoriquement que divorcés remariés puissent jamais espérer recevoir les sacrements sans une annulation des mariages précédents . Toutefois, le cardinal Marx avait dit lors d'une conférence de presse après la réunion de la conférence des évêques bavarois durant la première semaine de novembre : «Le préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi ne peut pas mettre un terme à la discussion [de la façon dont l'Église fait face aux divorcés remariés]. Elle sera examiné dans toute son ampleur et sa profondeur [au Synode extraordinaire d'octobre 2014 ]".

Le cardinal Marx dit que le questionnaire du Vatican sur la famille, envoyé aux conférences épiscopales le mois dernier, vise à refléter l'opinion des catholiques de base. "Regardez, c'est ce que les fidèles pensent et c'est ce que Rome souhaite expressément entendre", a-t-il expliqué et il a ajouté : "Bien que la majorité des catholiques désirent le mariage à vie, il y a des circonstances qui conduisent à la rupture du mariage et les gens s'attendent à ce que l'Église comprenne cela".

Quatre jours plus tard, le 12 Novembre 2013, le quotidien allemand conservateur Die Tagespost publia une lettre de Mgr Müller au président de la conférence épiscopale allemande, Mgr Robert Zollitsch de Fribourg, en lui disant que le document du diocèse de Fribourg permettant divorcés remariés de recevoir les sacrements - dans certains cas, après une consultation avec un prêtre - devait être révoqué. Mgr Müller souligne dans sa lettre que "Le Magistère souligne une pratique fondée sur l'Écriture Sainte selon laquelle les divorcés remariés ne peuvent pas être autorisés à recevoir l'Eucharistie", tout en mettant en garde contre "la confusion des fidèles en ce qui concerne l'enseignement de l'Église".

Cependant, le porte-parole de l'archidiocèse de Fribourg, Robert Eberle, déclara qu'il était "totalement imperturbable" face à la demande de Mgr Müller. Il rappela les paroles du pape François à une religieuse de l'Amérique latine, le 6 Juin 2013 : " Ne vous inquiétez pas si vous recevez une lettre de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Expliquez ce que vous avez à expliquer à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, mais continuez."

Le cardinal Rheinard Marx n'aime pas la "frilosité de l'Église" sur de tels sujets, car pour lui "Les demandes et les besoins ont changé" et il faut apporter des réponses à "des questions de société qui n'ont pas disparu", comme c'est le cas ici des divorcés remariés. L'Église pour lui doit apporter de vrais réponses et ne pas toujours s'abriter derrière la Tradition, qui est toujours en mouvement, ce qui n'est pas le cas de la curie romaine ici.

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Publié le 15 Novembre 2013

Kipa dans une dépêche nous montre que Lucetta Scaraffia a plaidé le mardi 12 novembre dans l'Osservatore Romano plaide pour l'intégration des femmes dans un "organe consultatif du pape" plaide un poste invité dans le journal du Vatican "L'Osservatore Romano".

Aujourd'hui, l'Église catholique peut elle aussi avoir "un organe consultatif du pape, qui serait composé de femmes et d'hommes", selon ce qu'en dit dans l'article de l'historienne Lucetta Scaraffia. Éditorialiste à "L'Osservatore Romano", elle se réfère à la présidente du Mouvement des Focolari, Maria Voce, qui s'était récemment exprimé dans ce sens. Pour l'organe consultatif, la question reste ouverte.

Lucetta Scaraffia avait eu des signes antérieurs de sympathie pour la nomination d'une femme au Collège des cardinaux. Cette voie aurait le grand avantage de ne pas fournir de problème quant à la "question sensible de l'ordination des femmes", avait-elle précisé en septembre dans un article pour le journal italien "Il Messaggero". Récemment, les médias ont spéculé à plusieurs reprises sur le fait que le pape François pourrait faire une femme cardinal. Le porte-parole du Vatican Federico Lombardi avait dit que cela était un "non-sens". Pour lui peut-être, mais on ne dit pas aux femmes qu'elles ont un rôle central dans l'Église sans leur montrer que c'est vrai.

Les déclarations de Maria Voce en ce sens ont montré que la demande pour une plus grande reconnaissance de la présence des femmes dans l'Église ne viennent pas seulement de groupes radicaux qui leur coûtèrent l'ordination sacerdotale. Cette préoccupation sera désormais représenté par des personnalités "modérées" respectables. Sans aucun doute derrière ces voix modérées se trouve la majorité des femmes dans l'Église catholique, comme Lucetta Scaraffia l'écrit dans son commentaire, «Les femmes dans l'Eglise» qui fut publié sous ce titre sur la première page de "L'Osservatore Romano".

La tentative de Lucetta Scaraffia pour que les femmes deviennent des cardinaux a le mérite de donner un poste de premier plan dans l'Église aux femmes mais aussi d'éviter les blocages traditionnels de la curie.

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