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Publié le 22 Octobre 2016

Comme le montre Vatican Insider, le pape François a reçu en audience les participants à une conférence de la pastorale des vocations le vendredi 21 octobre 2016, et lors de celle-ci, il s’est permis de dire aux évêques de ne pas se retirer dans «la forteresse sécuritaire du presbytère, de la sacristie ou d’un petit groupe "loyal"», et plutôt d’«accompagner les personnes», «sans leur imposer sa propre conscience et prétendre contrôler la grâce de Dieu», sans «étiquette» et «superficialité». Ils doivent aussi être vigilants sur les personnes qui entrent au séminaire afin de devenir des prêtres «matures et équilibrés» et sans «réduire la foi à un livre de recettes ou un ensemble de règles à respecter.»

 

Le pape à travers ces propos désire une Église ouverte avec des évêques et des prêtres qui la représente, d’où ses conseils fermes envers eux. Mais les fidèles ne sont pas à l’abri de ce chemin que le pape essaie de prendre et doivent aussi travailler, comme le montre Vatican Insider ce samedi 22 octobre.

 

Le pape François a donc lors de son audience générale invité les fidèles Polonais en pèlerinage national à ne pas «aboyer» les uns sur les autres, et il souligne qu’interrompre son interlocuteur peut être vécu comme une agression. Pour éviter cela, le pape met en avant ses solution : l’écoute, s’expliquer légèrement et ne pas crier. Le dialogue est essentiel d’après le pape dans la vie de tous les jours pour rendre les rapports bons et vertueux dans sa famille, à l'école, et au travail. En ce jour de la Saint-Jean-Paul II, le pape a repris les paroles célèbres de son prédécesseur polonais qualifiant comme un exemple pour les jeunes, les malades et les jeunes mariés : «N’ayez pas peur « ! (…) Ouvrez, ouvrez grand les portes au Christ !»

 

«Que résonne dans vos esprits et dans vos cœurs l'appel de votre grand concitoyen à réveiller en vous la fantaisie de la miséricorde, afin que vous puissiez témoigner de l'amour de Dieu à tous ceux qui en ont besoin», leur a lancé le pape François comme le montre ouest-France.fr, qui a plusieurs fois dénoncé le refus de Varsovie d'accueillir des réfugiés. Les fidèles Polonais doivent donc travailler pour que la miséricorde existe aussi en Pologne même envers les réfugiés.

 

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Publié le 21 Octobre 2016

francetvinfo.fr nous montre la réponse à cette question : une mairie peut-elle installer une crèche de Noël dans ses locaux ? Le rapporteur public du Conseil d'État recommande, vendredi 21 octobre 2016, d'autoriser, sous conditions, les crèches de Noël dans les bâtiments publics. Selon Aurélie Bretonneau, l'article 28 de la loi du 9 décembre 1905, et plus généralement le principe de neutralité, "n'interdit pas d'installer des crèches sur le domaine public", sauf quand une "intention religieuse" préside à une telle manifestation.

 

L'"assemblée du contentieux" de la plus haute juridiction administrative française, formation de 17 juges présidée par le vice-président du Conseil d'État, examinait deux affaires liées à l'installation de représentations de la scène de la Nativité dans des bâtiments administratifs. En octobre 2015, la cour d'appel de Nantes avait validé l'installation d'une crèche au conseil général de Vendée, alors que celle de Paris avait, au contraire, donné raison à l'association qui refusait l'installation d'une crèche à la mairie de Melun (Seine-et-Marne).

 

Installer une crèche dans une mairie ne peut être autorisé qu'à trois conditions, que cette exposition soit "temporaire", qu'elle ne s'accompagne d'aucune manifestation de "prosélytisme religieux" et, enfin, qu'elle revête le "caractère d'une manifestation culturelle ou au moins festive", a nuancé le rapporteur.

 

"Nous ne croyons pas que le contexte de crispations sur la laïcité vous impose d'instruire par principe le procès de la crèche", a conclu Aurélie Bretonneau, insistant sur la "dimension pacificatrice de la laïcité". Les avis de ce magistrat, qui dit le droit, sont généralement suivis.

 

Je laisse la conclusion au rapporteur public du Conseil d'État : "Nous ne croyons pas que ce contexte vous impose d'instruire par principe le procès de la crèche au risque, à vouloir trop traquer le religieux derrière la tradition festive ou le folklore, d'attiser des soupçons et des controverses qu'il vous appartient plutôt d'apaiser", a conclu le rapporteur, appelant les juges à "privilégier la dimension pacificatrice de la laïcité". Avant d'ajouter que la justice devra en revanche "censurer" sans état d'âme ses éventuelles "instrumentalisations".

 

Tandis que france3-regions.francetvinfo.fr nous montre ce vendredi que la Conférence des évêques de France (CEF) organisera une "journée de prière et de pénitence" pour les victimes d'abus sexuels le 7 novembre 2016 et une messe sera dite en fin de matinée pour les victimes d'abus sexuels, présidée par le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, au sanctuaire marial de Lourdes. L'homélie sera prononcée par Mgr Luc Crepy, responsable de la nouvelle Commission permanente de lutte contre la pédophilie (CPLP) de l'épiscopat.

 

Une séance de l'assemblée plénière des évêques sera consacrée ce même jour à un bilan de la lutte contre la pédophilie dans l'Église de France. L'épiscopat s'était engagé au printemps à faire toute la lumière sur ces affaires, même les plus anciennes. En fin de journée du 7 novembre, lors de vêpres à Lourdes, "il y aura une prise en compte de la parole des victimes", a précisé le porte-parole adjoint de la CEF, Vincent Neymon, évoquant l'écoute par les évêques réunis d'"extraits de témoignages".

 

Dans une lettre, datée du 19 octobre, le cardinal Barbarin, demande aux prêtres de son diocèse de participer à cet élan de prière et de célébrer des messes de réparation spécialement destinée pour ces victimes. Il précise enfin que cette messe devra être célébrée «avant la clôture du Jubilé de la miséricorde», qui aura lieu le 20 novembre.

 

Mais, cela ne va pas en finir avec l’image ternie du primat des Gaules suite à l’affaire du père Preynat. Au moins, cette affaire a pu révéler d’autres cas et libérer la parole afin que l’Église en France prenne au sérieux les victimes des prêtres pédophiles et ne reste plus sous le silence tout aussi criminel que les prêtres pédophiles.

 

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Publié le 19 Octobre 2016

Le père Viroche, un prêtre enterré auprès des siens, ignoré par l'Église.

Le père Viroche, un prêtre enterré auprès des siens, ignoré par l'Église.

la-Croix.com nous montre dans son article du mardi 18 octobre 2016 que le 15 octobre 2016, au lendemain de son élection à la tête de la Compagnie de Jésus, le père Arturo Sosa, le supérieur général, a prononcé l’homélie de la messe d’action de grâce qui s’est tenue au Gesù à Rome. Il a d’abord rappelé – aux membres de la 36e Congrégation générale présents lors de la célébration – les propos du père Cadoré, un dominicain, invitant les jésuites à «l’audace de l’improbable».

 

«Si notre foi est semblable à celle de Marie, la mère de Jésus et de la Compagnie de Jésus, notre audace peut aller encore plus loin et chercher non seulement l’improbable mais même l’impossible», a souligné le père Sosa. Après avoir affirmé que les jésuites n’étaient pas seuls, il a expliqué que ceux-ci voulaient suivre le chemin de l’incarnation afin de «devenir semblables aux êtres humains qui souffrent les conséquences de l’injustice».

 

«La Compagnie de Jésus pourra se développer seulement en collaboration avec d’autres, seulement en devenant la petite Compagnie collaboratrice», a également insisté le nouveau supérieur général. «Nous voulons collaborer généreusement avec les autres, à l’intérieur et à l’extérieur de l’Église, a-t-il poursuivi, en sachant par l’expérience de Dieu que nous sommes appelés à la Mission du Christ Jésus…»

 

Comme nous le montre Radio Vatican, devant les journalistes, le père Sosa a même expliqué  mardi que l’une de ses ambitions pour les jésuites était de poursuivre l’exhortation du pape à être une Église «en sortie». Le service de la foi et la formation intellectuelle sont deux chantiers qui restent prioritaires pour la Compagnie de Jésus a souligné le Vénézuélien. Mais c’est bien la mission des jésuites vers ceux qui souffrent qu’il a souhaité mettre en avant, à commencer par un travail de paix et de réconciliation.

 

Interrogé sur son pays d’origine, en plein chaos économique et social, Arturo Sosa a rappelé la volonté des Vénézuéliens de vivre dans la paix. Il a enfin confié qu’il n’aimait pas l’expression «pape noir» traditionnellement associée au supérieur des jésuites, car le propre des membres de la compagnie est de servir le pape et les évêques.

 

Le père Sosa est en phase avec ce que souhaite le pape comme le montre Vatican Insider dans son audience générale du mercredi 19 octobre. «Il y a toujours quelqu'un qui a faim et soif et il a besoin de moi. Je ne peux pas déléguer cela à quelqu'un d'autre. Ce pauvre a besoin de moi, de mon aide, ma parole, mon engagement», a expliqué le pape François qui a consacré son audience générale à l'appel de la faim et de la soif dans la foi chrétienne : «Combien de fois nous prions le "Notre Père", a-t-il souligné, mais nous ne regardons pas vraiment les mots : "Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien"

 

Pendant ce temps comme le montre cba24n.com.ar et peridostadigital.com, le père Juan Viroche, âgé de 46 ans, qui avait fait plusieurs allégations contre le trafic de drogue dans la région de la ville de La Florida province de Tucumán, a été retrouvé pendu à l'intérieur de la chapelle à sa charge et on cherchait à savoir si c’était un crime ou d'un suicide. Sa mort a causé un choc parmi les habitants de la région où le religieux a développé son ministère. La police opta vendredi dernier pour le suicide suite à une seconde autopsie.

 

Dans le même temps, sa parentèle a indiqué que le prêtre avait été menacé pour ses actions afin de préserver les jeunes et les enfants de la consommation et la commercialisation de drogues. Les prêtres qui accomplissent leur mission pastorale dans des villas d'urgence ont affirmé qu'il avait été tué par la Mafia qui l’avait menacé, et à travers l’exemple du prêtre ils souhaitent continuer leur engagement pastoral dans leurs quartiers, dans l'espoir que grâce à leur travail les personnes savent qu’ils comprennent leur douleur.

 

Le prêtre repose maintenant dans le cimetière situé dans le département de Cruz Alta. Le lit sur lequel repose le prêtre est dans une rue intérieure du cimetière lui-même, au milieu de la route. Cela crée la surprise des visiteurs et l’indignation des amis et la famille du père Viroche. Le correspondant de Todo Noticias et Canal 13 à Tucumán, José Inesta a publié la photo de la tombe du prêtre et se demande si ce sont les honneurs que l'Église donne à ses prêtres. Révoltant, pour un homme qui a mis en application les paroles de Jésus.

 

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Publié le 17 Octobre 2016

Iiacomo Galeazzi et Andrea Tornielli dans leur article du dimanche 16 octobre 2016 sur Vatican Insider nous font voyager dans le monde des adversaires du pape François, où, des régionalistes nostalgiques et du ennemis du concile Vatican II, admiratifs de Ratzinger sont reliés par une désapprobation commune du pape actuel : «Il y a le chaos dans l'Église à cause du pape», selon eux.

 

La colle qui les maintient ensemble est leur aversion envers le pape François. Le monde des dissidents du pape va des lefebvristes qui ont décidé d’«attendre un pape traditionnel» avant de renouveler leur communion avec Rome, aux régionalistes catholiques qui comparent le pape François à son prédécesseur Ratzinger et promeuvent la campagne «Benoît est mon pape».

 

Puis il y a les ultraconservateurs de la Fondazione Lépante, une fondation qui vise à protéger les principes et les institutions de la civilisation chrétienne, et des sites web qui partagent des positions sédévacantistes, qui insistent sur le fait que l'écrivain catholique Antonio Socci avait raison de faire valoir que l'élection de Bergoglio est invalide, tout simplement parce que le vote a été annulé sans contrôle dans le mois de mars 2013 au conclave. En effet, l'un des cardinaux à tort placé un bulletin supplémentaire dans la boîte de scrutin. Le vote reprend immédiatement pour essuyer tous les doutes et sans aucun des cardinaux électeurs soulevant des objections. Prélats et intellectuels traditionalistes ont signé des appels ou protesté contre l'attitude pastorale ouverte du pape Argentin à l'égard de la communion pour les divorcés remariés et le dialogue avec le gouvernement chinois.

 

L'opposition au pape unit des gens et des groupes qui sont très différents entre eux : la critique douce est exprimée par le journal en ligne La Bussola Quotidiana et journal mensuel Il Timone, dirigé par Riccardo Cascioli. Le pape Argentin subit également les reproches sur une base quotidienne par l'ancien journaliste des affaires du Vatican de L'Espresso, Sandro Magister. Puis il y a les commentaires révélateurs et moqueurs faits par Maria Guarini dans le blog italien Chiesa e Postconcilio, et les critiques sévères formulées par des groupes ultra-traditionalistes et sédévacantistes, ceux qui croient qu'il n'est pas un pape digne depuis Pie XII.

 

Cette opposition au pape François qui est contenue en nombre, est très répandue sur le web. Ceux qui sont derrière cette opposition, utilisent Internet et des réunions privées entre les clercs, combinant les attaques publiques et frontales avec des stratégies plus articulés. Alessandro Gnocchi, qui écrit pour les sites Riscossa Cristiana et Unavox, est en première ligne de la critique web contre le pape : «Bergoglio livre systématiquement l'Église au monde, l'Église devient mondaine. Son pontificat est basé sur la manipulation brutale du pouvoir. Jamais la foi été si avilie.» Ce qui avilie le propos de cet homme est sa haine envers le pape.

 

Cette opposition mixte a identifié certains évêques et cardinaux comme points de référence. Sur son blog, Magister a mis le cardinal guinéen Robert Sarah en avant en tant que futur pape. Le cardinal Sarah est actuellement le ministre de la liturgie du pape François et il est très apprécié par les conservateurs et les traditionalistes qui le citent souvent sur leurs sites Web et publications. Parmi les étoiles polaires considérées par ces milieux, se trouve d'abord et avant tout le cardinal américain Raymond Leo Burke, patron de l'Ordre de Malte et l'évêque auxiliaire d'Astana, Athanasius Schneider. Mais au-delà des histoires amplifiées présentes sur le web, il ne semble pas y avoir d'autres schismes à l'horizon, après Mgr Marcel Lefebvre en 1988. Le sociologue Massimo Introvigne est catégorique à ce sujet : «Il y a plus de 5000 évêques catholiques dans le monde, seulement dix d'entre eux sont actifs dans leur opposition, dont beaucoup sont à la retraite, ce qui montre qu'il n’est pas important.»

 

Introvigne affirme que cette opposition qui «est présente à la fois sur le web et dans la vie réelle et est surestimée : il y a des dissidents qui écrivent des commentaires sur les réseaux sociaux en utilisant quatre ou cinq pseudonymes différents, pour donner l'impression qu’ils sont beaucoup». Selon le sociologue, le mouvement «ne réussit pas parce qu'il n’est pas uni. Il y a au moins trois types différents d'opposition : l'opposition politique des fondations américaines, l'opposition de Marine Le Pen et Matteo Salvini qui ne sont pas particulièrement intéressés par les questions liturgiques ou morales, souvent ils ne vont même pas à l'église, mais sur l'immigration et les critiques du pape pour sa position sur le capitalisme. Ensuite, il y a l'opposition exprimée par ceux qui se sentent nostalgique de Benoît XVI mais ne conteste pas Vatican II. Et il y a l'opposition radicale de la Fraternité Saint-Pie X ou les goûts de De Mattei et Gnocchi. Cette forme d'opposition rejette le concile et tout ce qui est venu après. Malgré le soutien de la figure de l'Église impaire, les contradictions entre les trois points de vue sont destinés à exploser et un front commun n'a aucune chance de durer.»

 

Introvigne a souligné un trait surprenant que beaucoup de ces cercles partagent : «C’est l'idéalisation mythique de Russie à travers le président Vladimir Poutine, qui est présenté comme un "bon" chef de file en contraste avec le "mauvais" chef, le pape, en raison de sa position sur les homosexuels, les musulmans et les immigrés. Des fondations russes qui ont des liens étroits avec Poutine pour coopérer avec l'opposition anti-François.»

 

Le pape François se retrouve face à une opposition minoritaire et malveillante, ne désirant qu’un retour au passé idéalisé et qui se fausse la réalité, tout en admirant le dictateur Vladimir Poutine. Il est grand temps que le pape mette de l’ordre à la maison, même si cela fait partir ces nostalgiques de Benoît XVI ou d’une vision de la Tradition limitée seulement au passé.

 

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Publié le 14 Octobre 2016

Vatican Insider ce vendredi 14 octobre 2016 nous montre que le pape François a écrit que les accords de Paris sur le climat «ne resteront pas de belles paroles» mais qu’ils deviennent des décisions courageuses capables de solidarité, non seulement une vertu, mais aussi un modèle de travail économique, et de fraternité plus qu’une aspiration, mais un critère de gouvernance nationale et internationale, dans son message pour la Journée mondiale de l'alimentation, qui tombe le dimanche 16 octobre, qui est encore aujourd'hui célébrée à la FAO avec diverses initiatives.

 

Le pape rapporte Radio Vatican, lance un nouvel appel à la lutte contre la faim et met l'accent sur la situation d'urgence provoquée dans de nombreuses régions de la planète en raison du changement climatique notamment le fait que les «migrants climatiques sont de plus en plus nombreux» qui viendrait en particulier de la logique de consommation et de production «à tout prix».

 

Le pape demande enfin des niveaux de production qui permettent «d'assurer la nourriture pour tous» et une «distribution équitable». La production de nourriture ne peut pas être «juste une affaire économique». Le pape conclue de la meilleure manière son message en appelant tout le monde, des décideurs aux producteurs et aux travailleurs agricoles de coopérer pour un «changement de cap» qui conduira à un développement qui ne soit pas «choisi par quelques-uns» ou  pour que «les biens de la création» ne soient pas que «le patrimoine des puissants.»

 

NCRonline.org et jesuites.com nous apprennent aujourd’hui que le père jésuite Arturo Sosa Abascal, âgé de 67 ans, un membre de la province vénézuélienne des Jésuites, a été élu premier supérieure général non européenne de la Compagnie de Jésus suite au vote des 212 délégués à l'assemblée générale des Jésuites. Il succède au père Adolfo Nicolas, 80 ans, qui avait demandé sa démission en raison de son âge.

 

Le père Sosa est né à Caracas, le 12 novembre 1948. Il a rejoint les Jésuites en 1966 et a été ordonné prêtre en 1977. Entre 1996 et 2004, Arturo Sosa fut le supérieur provincial des jésuites du Venezuela. Auparavant, il avait été le coordonnateur de l’apostolat social dans ce pays et le directeur du Centro Gumilla, un centre de recherche et d’action sociale des jésuites au Venezuela. Durant cette période, il a fait la plus grande partie de sa recherche et de son enseignement dans le domaine des sciences politiques, dans plusieurs institutions. En 2004, il a été invité par le Centre des études latino-américaines de Georgetown University, aux États-Unis, et a été professeur de la Pensée politique vénézuélienne à l’Université catholique de Táchira.

 

Avant l'élection, il était choisi en 2008 par le père Général Adolfo Nicolás comme Conseiller général, puis en 2014, il s’est joint à la curie de la Compagnie de Jésus, à Rome, comme délégué pour la curie et pour les maisons et les œuvres interprovinciales de la Compagnie de Jésus à Rome. Il a un doctorat en sciences politiques de l'Université centrale du Venezuela. Il est l’auteur de plusieurs publications, principalement sur l’histoire et la politique du Venezuela. Il parle espagnol, italien, anglais et comprend le français, selon un communiqué de presse des jésuites.

 

Mais les délégués ont encore bien du pain sur la planche. Ils devront s’attaquer aux questions sur la mission, le gouvernement et l’état actuel de la Compagnie de Jésus. Les sujet pourraient aller des changements démographiques chez les Jésuites dans les différentes parties du monde, jusqu’à la réponse de ceux-ci aux préoccupations environnementales, à la pauvreté et à la violence dans un monde en rapide changement. Espérons que les résultats déboucheront sur un ensemble prometteur.

 

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Publié le 14 Octobre 2016

 

 

«Nous devons apprendre à être avec le Crucifié, comme Marie et Jean, le disciple» : le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, actuellement en visite au Portugal, a célébré la messe ce jeudi 13 octobre 2016 au sanctuaire marial de Fatima come le montre Radio Vatican. Dans son homélie, il est revenu sur la figure de Marie que l’on doit prier si nous voulons apprendre à être aux pieds du Crucifié mais aussi sur celle de Jean «qui n’eut jamais de doute sur cette mission maternelle, réelle et véridique de Marie en faveur de chaque disciple de Jésus, indépendamment de l’époque et de la culture dans lesquels ils l’ont rencontrée».

 

 

Le cardinal Pietro Parolin devrait savoir que cet événement conté par le rédacteur de l’évangile qui se fait appeler Jean est symbolique. Jean et elle n’étaient pas présents sur les lieux de la crucifixion puisque les trois synoptiques sont d’accord pour dire que les personnes présentes durant la crucifixion sont Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph, la mère des fils de Zébédée ou Salomé qui se trouvent à distance puisque les soldats romains ont mis en place un périmètre de sécurité pour éviter qu’on puisse sauver Jésus. Les disciples eux ont tous fui. L’épisode que l’évangile donne est surtout symbolique, car les Romains ne laissaient personne être au pied des croix. Marie est ici une représentation de l’Église que Jésus donne à son disciple bien aimé qui représente ici la communauté johannique. Ce récit n’a rien de véridique, mais cela ne semble pas gêner le cardinal Parolin.

 

Dans l’un des sanctuaires mariaux les plus importants au monde, qui célébrera en mai prochain le centenaire des apparitions de la Vierge aux trois petits bergers, le cardinal Parolin a exhorté les fidèles à se faire des «constructeurs patients d’une Église qui annonce l’Évangile malgré les contradictions et les côtés obscurs de la vie» comme nous le demande le pape François lors de cette Année de la miséricorde.

 

Annoncer l’évangile ? Est-ce tout ? Cela ressemble à la nouvelle évangélisation qui n’a pas marché sous Jean-Paul II et Benoît XVI, mais il oublie ce qui a fait le succès de l’Église à ses débuts. Les premiers chrétiens avaient une vision sociale alternative et ils étaient très critiques envers les systèmes de dominations politiques et économiques de leur époque. Ils ne cherchaient pas à échapper à ce monde, mais à le changer pour le mieux. Pour eux, le christianisme était une libération pas seulement une annonce.

 

Ce n’est pas Fatima avec sa récitation de chapelet qui va changer le monde et peut-on croire aux apparitions de Fatima qui ont surtout servi au clergé d’Ourem pour se refaire une santé et à la reformation du diocèse de Leiria tout en délivrant un message contre la République (avec plus tard un soutien de la hiérarchie à la dictature salazariste), qui est devenu actuellement le lieu de dévotion des communautés nouvelles et des nouveaux mouvements ecclésiaux, des mouvements très conservateurs. Le plus grave est que les théologiens s’opposant à Fatima comme ont été mis au silence le montre comme l’article de José Manuel Vidal pour elmundo.es en 2005 : le regretté jésuite Carlos Maria Staehlin, dont le livre sur les apparitions, publié en 1954, a été désavoué et interdit par Rome, comme les 22 volumes du père Alonso et presque tout le travail du père Gruner sur le même sujet ont été également réduits au silence. Si ces apparitions sont réelle, on peut au moins avoir une vision différente pour se faire un avis.

 

Enfin, le père Mario de Oliveira connu pour ses ouvrage «Fatima nunca mais» en 1999 et «Fatima SA» en 2015 nous fait savoir que «Fatima est une fraude et une énorme entreprise», et que «les apparitions sont contraires à l'Évangile. Ma plus grande joie serait d’en finir avec l’apocalyptique Notre-Dame de Fatima, qui effraie avec les flammes de l'enfer, afin qu’elle devienne Marie de Nazareth, la source d’un compagnonnage populaire aligné sur les personnes pauvres.»

 

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Publié le 9 Octobre 2016

cath.ch nous montre ce dimanche 9 octobre 2016 que lors du consistoire du 19 novembre 2016, le pape François créera 13 nouveaux cardinaux. Il a également décidé de créer cardinaux deux archevêques et un évêque émérites qui se sont distingués dans leur service pastoral ainsi qu’un prêtre qui a rendu un clair témoignage chrétien.

Le pontife a annoncé ces créations de cardinaux à l’issue de l’Angélus le 9 octobre sur la place Saint-Pierre. Voici la liste des nouveaux cardinaux électeurs : Mgr Mario Zenari, nonce apostolique de Syrie (Italie), Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui (République centrafricaine), Mgr Carlos Osoro Sierra, archevêque de Madrid (Espagne), Mgr Sérgio da Rocha, archevêque de Brasilia (Brésil), Mgr Blase J. Cupich, archevêque de Chicago (États-Unis), Mgr Patrick D’Rozario, archevêque de Dacca (Bangladesh), Mgr Baltazar Enrique Porras Cardozo, archevêque de Mérida (Venezuela), Mgr Jozef De Kesel, archevêque de Malines-Bruxelles (Belgique), Mgr Maurice Piat, archevêque de Port-Louis (Ile Maurice), Mgr Kevin Joseph Farrell, préfet du dicastère pour les laïcs, la famille et la vie (Etats-Unis), Mgr Carlos Aguiar Retes, archevêque de Tlalnepantla (Mexique), Mgr John Ribat, archevêque de Port Moresby (Papouasie-Nouvelle-Guinée), et Mgr Joseph William Tobin, archevêque d’Indianapolis (Etats-Unis).

Le pape a également décidé de créer 4 autres cardinaux qui ne sont, pour leur part, pas électeurs. Il s’agit de : Mgr Anthony Soter Fernandez, archevêque émérite de Kuala Lumpur (Malaisie); Mgr Renato Corti, archevêque émérite de Novara (Italie) ; Mgr Sebastian Koto Khoarai, évêque émérite de Mohale’s Hoek (Lesotho) ; et le père Ernest Simoni, prêtre de l’Archidiocèse de Shkodër-Pult (Albanie). À l’issue de ce consistoire, le collège cardinalice comptera 228 membres, dont 121 cardinaux électeurs. Parmi les cardinaux électeurs : 54 proviennent d’Europe, 17 d’Amérique du Nord, 4 d’Amérique centrale, 13 d’Amérique latine, 15 d’Afrique, 14 d’Asie et 4 d’Océanie.

Le 2 octobre dernier, dans l’avion qui le ramenait à Rome (Italie), de son 16e voyage apostolique en Géorgie et en Azerbaïdjan, le pape François avait répondu aux questions des journalistes concernant un éventuel consistoire organisé «à la fin de l’année (…) ou au début de l’année prochaine». «Les critères seront les mêmes que les précédents, avait-il alors expliqué, ils doivent venir de partout parce que l’Eglise est de partout. Il faut faire un équilibre. Je veux que l’on perçoive l’universalité de l’Église et non pas seulement le centre européo-centré».

Le 22 février 2014, lors du premier consistoire de son pontificat, le pape François avait créé 19 nouveaux cardinaux, dont 16 électeurs en cas de conclave. Le 14 février 2015, pour son second consistoire, le pontife avait crée 20 nouveaux cardinaux, dont 15 électeurs. Le dimanche 20 novembre, le pape concélébrera, en la solennité du Christ Roi et jour de la fin de l’Année de la miséricorde, la messe avec les nouveaux cardinaux et l’ensemble du collège cardinalice.

Le pape a créé 17 nouveaux cardinaux dont 13 de moins de 80 ans et souhaite par ce biais une internationalisation de l’Église afin que les cardinaux européens ne soient plus majoritaires. Ces choix ne sont pas innocents comme le montre Radio Vatican puisqu’en créant cardinaux Mgr Zenari, nonce apostolique à Damas, et Mgr Nzapalainga, archevêque de Bangui, le pape reconnait le travail inlassable en faveur de la paix accompli par ces deux hommes dans leur pays respectif, et marque son souci de promouvoir l’engagement de l’Église auprès de la société en faveur de la concorde malgré les drames de la guerre.

Le pape François a toujours le souci de placer les périphéries sur la carte de l’Église. En nommant cardinaux des évêques ou archevêques venus du Bangladesh, de Papouasie-Nouvelle-Guinée, de l’île Maurice, du Lesotho ou de Malaisie, il montre clairement l’universalité de l’Église. Tous ces pays n’avaient compté, jusqu’à maintenant, de cardinaux. Le Pape démontre aussi qu’il n’oublie rien de ses voyages apostoliques. Il avait ainsi été profondément marqué par l’histoire des catholiques en Albanie, persécutés par le régime communiste. Le fait de créer cardinal un prêtre albanais, le doyen de cette promotion, est le moyen de rendre hommage au courage de tous ces fidèles qui ont souffert, parfois jusqu’au martyre, au nom de leur foi.

Le choix du pape s’est donc porté sur des hommes représentant les périphéries, l’universalité de l’Église, et jetant aussi la lumière sur deux situations politiques qui le préoccupent beaucoup : la Syrie et la République centrafricaine. La suite des événements nous dira ce choix a été bon.

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Publié le 6 Octobre 2016

Comme nous l’apprend Nicolas Senèze, à Rome, ce jeudi 6 octobre 2016 sur la-Croix.com qu’une nouvelle assemblée synodale se tiendra en octobre 2018 à Rome sur «la jeunesse, la foi et le discernement vocationnel».

Le pape François a annoncé jeudi 6 octobre la convocation, en octobre 2018, d’une nouvelle assemblée générale du Synode des évêques sur le thème de «la jeunesse, la foi et le discernement vocationnel».

Ce thème, «expression de la sollicitude pastorale de l’Église pour les jeunes», se situe «en continuité avec les conclusions des dernières assemblées synodales sur la famille et avec le contenu de l’exhortation post-synodale Amoris laetitia», souligne le Saint-Siège dans un communiqué.

La question de l’éducation affective des jeunes avait en effet été souvent abordée lors des deux dernières assemblées du synode sur la famille.

Les débats du synode viseront notamment à «accompagner les jeunes dans leur chemin existentiel vers la maturité de sorte que, à travers un processus de discernement, ils puissent découvrir leur projet de vie et le réaliser dans la joie, l’ouverture de la rencontre avec Dieu et avec les hommes, et participer activement à l’édification de l’Église et de la société».

Cette assemblée générale du synode des évêques sera la 15e réunie depuis la création de cet instrument de collaboration entre le pape et les évêques. Le communiqué du Saint-Siège signale d’ailleurs que le thème de la rencontre de 2018 a été choisi «après consultation, comme il est d’usage» de l’épiscopat et des supérieurs généraux, ainsi qu’après «avoir écouté les suggestions des Pères de la dernière assemblée synodale».

Un synode sur les jeunes et les vocations peut-il apporter quelque chose à l’Église surtout quand on voit les synodes portant sur la famille entre 2014 et 2015, aux réformes peu importantes ne pouvant que contenter le puissant camp conservateur de la curie. Ici, encore il faudrait des évêques courageux pour comprendre les jeunes et la baisse des vocations. Mais le doute est permis.

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Publié le 6 Octobre 2016

Christopher Lamb dans son article du mercredi 5 octobre 2016 sur The Tablet nous montre qu’une déclaration commune entre catholiques et anglicans admet les questions sur les femmes et l'homosexualité sont actuellement insurmontables. Le pape François et l'archevêque de Canterbury, Justin Welby ont cherché à contourner les désaccords doctrinaux sur l'ordination des femmes en ne mettant qu’une seule femme parmi un groupe d’évêques catholiques et anglicans étant envoyé pour travailler sur des projets de mission conjointe ensemble.

Les deux dirigeants ont admis dans une déclaration commune que les obstacles à l'unité sur les femmes et les homosexuels sont insurmontables actuellement et ont bien souligné qu'ils continueraient à ne pas «se laisser décourager» avec les plans à apporter pour que leurs églises se rapprochent. L'exclusion des femmes lors d'un service de Vêpres à Rome le mardi soir vient en dépit du fait que l'évêque canadien Linda Nicholls est membre de l'organisme officiel catholique-anglican de dialogue et que les femmes évêques ont d'abord été ordonnées dans la Communion anglicane en 1989.

Dans une déclaration commune, Le pape François et Mgr Welby déclarent qu'il y a des «obstacles sérieux» à la pleine unité entre catholiques et anglicans dont ils argumentent leurs racines dans la façon dont l'autorité est exercée dans l'Église. Alors que les anglicans ont ordonné des femmes prêtres depuis de nombreuses années, l'Église catholique en a exclu la possibilité avec Jean-Paul II en disant qu'elle ne pouvait pas se produire et que la question ne devrait pas être discutée.

Et avec l'ordination des femmes, la décision prise par les anglicans américains de reconnaître le mariage de même sexe et les ministres homosexuels est en contradiction avec la position de Rome et qui a à son tour apporté une communion anglicane au bord du schisme. «Nous nous ne voyons pas encore des solutions aux obstacles devant nous», ont déclaré le pape et l'archevêque ont déclaré dans un communiqué publié mardi soir.

Néanmoins, les dirigeants ont poussés vers l'avant des plans pour une collaboration plus approfondie sur le manque d’argument sur les questions de justice sociale avec les évêques catholiques et anglicans de l'Inde au Brésil qu’on a mis à travailler ensemble pour essayer d'apporter la paix et le soins pour l'environnement. Ils ont été «mandatés» au cours d'une liturgie à San Gregorio Magnio al Celio, l'église où saint Augustin de Canterbury a été envoyé par le pape Grégoire pour évangéliser l'Angleterre, qui a été chanté par les chœurs de la chapelle Sixtine et Cathédrale de Canterbury.

Pendant les vêpres le pape et l'archevêque ont également fait un échange symbolique de cadeaux : le pape a présenté la partie supérieure de la crosse de saint Augustin à Mgr Welby, qui a présenté sa croix pectorale au pape François, faite de clous venant du toit bombardé de la cathédrale de Coventry pendant la Seconde Guerre mondiale, un symbole du mouvement de réconciliation internationale qui a commencé à Coventry.

Dans son homélie, le pape a dit qu’anglicans et catholiques doivent nécessairement puiser dans le «feu» du mouvement œcuménique original qui avait déchiré «vers le bas les clôtures qui nous ont isolés», tandis que Mgr Welby, qui a célébré le service avec une femme prêtre, Rev. Julia Pickles, son chapelain intérimaire, à ses côtés, a dit que quand les chrétiens se battent entre eux l'Église descend dans un «cirque de gladiateurs.»

Les paires d'évêques viennent de partout dans le monde comme le Malawi, l'Irlande, le Pakistan et la Papouasie-Nouvelle-Guinée et dans le cas de la Nouvelle-Zélande, elles comprennent un cardinal avec John Dew qui travaille avec l'évêque d'Auckland, Ross Bay. D'Angleterre l'évêque de Plymouth, Mark O'Toole va unir ses forces avec son homologue anglican dans l'ouest du pays, l'évêque de Truro, Tim Thornton. «Le monde doit nous voir témoigner de cette foi commune en Jésus en agissant ensemble», ont déclaré le pape et l'archevêque Welby.

Demain, ce paires se réuniront une à une dans ce qui marque leur troisième réunion formelle à Rome et cette fois l'archevêque sera accompagné de seize primats de la Communion anglicane. La visite de l'archevêque marque aussi le 50e anniversaire depuis le dialogue officiel entre catholiques et anglicans qui a été mis en place après le Concile Vatican II et alors que les églises sont d'accord sur la grande majorité des questions doctrinales, l'ordination des femmes reste le point d'achoppement majeur pour Rome.

Les réformateurs catholiques, d'autre part, ont l'espoir qu’une proximité croissante avec les Anglicans pourrait aider à ouvrir l'ordination des femmes dans l’Église. Kate McElwee, la co-directrice exécutive de la Women's Ordination Conference, a déclaré : «Pendant ce temps d'unité, je prie pour que notre valeur évangélique partagée de la justice s’approfondisse pour inclure également les ministres ordonnés de tous les genres et traditions.»

Retourner à l’unité en mettant les problèmes de côté en attendant qu’ils disparaissent n’est pas une bonne solution, tout comme l’écologie et la pauvreté ne doivent pas servir d’alibi pour éviter de traiter de la question des femmes et de l’homosexualité dans l’Église. Encore une fois, l’Église veut l’unité sans faire d’effort.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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Publié le 28 Septembre 2016

Cameron Doody nous apprend ce mercredi 28 septembre 2016 sur periodistadigital.com que l’archevêque de Gatineau, au Québec, Paul-André Durocher, vient de recevoir un prix décerné par FutureChurch pour avoir défendu que les femmes soient ordonnées comme des diaconesses et incluses dans des positions de plus grandes responsabilités au sein de l'Église catholique durant le synode extraordinaire sur la famille en 2015.

C’est jeudi dernier, lors d'une cérémonie à Cleveland, en Ohio, que le groupe FutureChurch a attribué à Durocher avec le prix «Père Louis J. Trivison », en mémoire du prêtre fondateur de l'organisation qui a été également très attaché à la cause de l'égalité des femmes dans l'Église. Acceptant son prix via Skype, Mgr Durocher dit qu'il croit «construire des ponts» dans ce sens. Se référant à la controverse qui a surgi à propos de l’attribution de ce prix parmi les secteurs conservateurs de l'Église américaine et sur la réputation progressive du groupe FutureChurch, Mgr Durocher dit qu’avant tout, on doit promouvoir le dialogue. «Il est important que l'Église n’arrête pas d’approcher les uns et les autres afin de travailler pour le bien où nous le pouvons», a-t-il dit.

Dans son acceptation pour le prix, Mgr Durocher a également rappelé les circonstances qui l'ont amené à réclamer, au synode, une plus grande visibilité pour les femmes dans l'Église. En substance, il dit qu’il a estimé que l'Église «ne pouvait pas parler avec crédibilité» sur la violence sexiste au sein de la famille jusqu'à ce que la hiérarchie soit restructurée «pour reconnaître et célébrer la dignité inhérente de toutes les femmes». «Je suggère que nous cherchions des moyens», a-t-il dit, «d'écouter les voix des femmes dans nos réflexions sur les Écritures, sur nos structures de gouvernance et, enfin, d'étudier la possibilité d'ordonner des femmes au diaconat permanent.»

Mgr Paul-André Durocher fait preuve d’un extrême bon sens dans sa vision d’une Église qui sache gouverner avec les femmes et leur donner de larges responsabilités. Malheureusement, les courants conservateurs de l’Église viennent briser tout acte d’ouverture comme le montre Jesús Bastante dans periodistadigital.com lorsque le directeur de l'école «Juan Pablo II» de Alcorcón en Espagne, parrainé par la fondation Educatio Servanda (financé par Communion et Libération particulièrement tourné vers les élites), Carlos Martinez, a envoyé une note aux parents du centre, qui attaque la loi contre la discrimination de sexe et de genre approuvée à Madrid, qui la compare avec «fanatisme terroriste».

La lettre de Carlos Martinez, qu’a dénoncé Arcópoli parle de la façon dont «nos plus proches politiciens, ceux qui devraient défendre la famille et de nos racines chrétiennes» sont «occupées dans la défense des lois aussi absurdes telle que la récente loi sur l'égalité des sexes adoptée par l'Assemblée de Madrid». «Qu'est-ce que la barbarie sans la vérité naturelle de l'homme et le droit inaliénable des parents d'éduquer leurs enfants ! Qu'est-ce que le dogmatisme accusé de discrimination qui pense différemment! Quelle absurdité d'essayer d'imposer une idéologie par la force des sanctions ! Le mensonge vient toujours de la peur de la lumière de la vérité et du contraste des idées. La ressemblance avec le fanatisme terroriste est inquiétante», nous dit cette lettre avec une certaine ignominie.

Le directeur adjoint dans sa note à la lettre des évêques de Getafe et Alcalá contre la loi adoptée par la commune de Madrid écrit en contournant l'autorité de son évêque métropolitain, Carlos Osoro, notant qu’«heureusement, nous avons des évêques courageux qui ont clairement leur rôle d’éducateurs pastoraux et de témoins de la vérité». Le directeur du centre commence par rappeler les attentats terroristes en France et comment «nos politiciens semblent se divertir à générer des problèmes inexistants et à compliquer les choses.» Sur les attentats de Nice ou l'assassinat du père Jacques Hamel, Carlos Martinez affirme qu’«il lui semble qu’il arrive un vent de persécution.» Face à cela, dénonce «le complexe qu’ont les chrétiens dans l'Ouest», et inviter à prêcher la foi chrétienne contre «ceux qui suivent de fausses religions ou idéologies.»

On ne peu pas faire plus nauséabond. Mais rien d’étonnant à cela car la fondation Educatio Servanda est une fondation ultraconservatrice, dont de nombreux membres faisaient partie de la Légion du Christ. Leurs centres d’éducation différenciée séparent les filles et les garçons et l’association veut travailler pour construire son propre modèle éducatif, en communion avec les évêques et avec l'aide des prêtres diocésains. Il ne peut rien en sortir de bon de cela pas plus que d’écouter ces fanatiques.

Plus nauséabond encore, HuffingtonPost.fr nous apprend qu’une brochure présentée comme un "manuel de bioéthique" édité par la fondation Lejeune (Opus Dei), farouchement opposée à l'avortement est diffusée dans au moins deux lycées privés dans l'académie de Montpellier et à Paris. En ce 28 septembre, journée mondiale du droit à l'avortement, cette révélation est embarrassante.

En amont de cette journée spéciale, la ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol avait en effet annoncé qu'elle voulait élargir le délit d'entrave aux sites internet qui véhiculent des informations "biaisées" sur l'avortement dans le but de dissuader des femmes d'y avoir recours. Après cette annonce, les anti-IVG s'étaient insurgés contre ce qu'ils estiment être un manquement à la liberté d'expression. Interrogée par Le HuffPost, pour la ministre, il ne faut pas tout confondre : "La liberté d'opinion et d'expression n'inclut pas le droit au mensonge, sur des sujets aussi graves que la contraception et l'IVG." Elle a tout à fait raison.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

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