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Publié le 5 Février 2017

Des affiches hostiles au pape François placardées dans les rues de Rome

RFI.fr nous montre dans son article le samedi 4 février 2016 que les habitants de Rome se sont réveillés avec surprise samedi matin : des dizaines d’affiches sauvages accusant le pape François ont en effet été placardées dans le centre de la ville. Ces affiches, anonymes, critiquent les dernières réformes du souverain pontife. Elles pourraient venir de la frange la plus conservatrice au sein de l’Eglise catholique.

 

«Tu as placé sous tutelle des Congrégations, tu as viré des prêtres, tu as décapité l'Ordre de Malte et les Franciscains de l'Immaculée, tu as ignoré les cardinaux... Mais où est ta Miséricorde ?» Les mots sont imprimés sous une photo d’un pape à la mine sombre.

 

C’est la première fois que le souverain pontife est la cible d’une campagne d’affiches pour le moins agressives. Selon son entourage, le pape François aurait réagi avec sérénité et détachement. Mais la fronde contre lui, jusqu’ici cantonnée derrière les murs du Vatican semble désormais s’étaler dans l’espace public.

 

De nombreux observateurs y voient la main des plus conservateurs dans l’Église, dans le sillage du cardinal américain Leo Burke, opposant virulent au pape sur les questions familiales, et surtout récemment désavoué dans le scandale de l’Ordre de Malte que le pape François a mis sous tutelle, l’Ordre de Malte où le cardinal Burke était censé représenter le pape.

 

Ces affiches étant anonymes, difficile de savoir donc qui en sont les auteurs. Mais la municipalité de Rome, qui n’avait jamais vu jusqu’ici ce genre d’affichage, prend l’affaire très au sérieux. La police a en effet ouvert une enquête et scrute les caméras-vidéo pour retrouver les coupables.

 

L’hostilité envers le pape risque de redoubler puisque comme le montre l’article d’Europe1.fr de ce dimanche 5 février : «Le pape François choisit le n°3 du Vatican comme délégué à l'Ordre de Malte». Le pape François a nommé samedi le n°3 du Vatican, Mgr Giovanni Angelo Becciu, comme délégué spécial auprès de l'Ordre de Malte, dont il avait poussé le Grand Maître à la démission après une âpre dispute. En "étroite collaboration" avec la direction intérimaire, Mgr Becciu sera chargé du "renouvellement spirituel et moral de l'Ordre", explique le pape dans sa lettre de nomination diffusée par le Saint-Siège. Son mandat prendra fin lorsqu'un nouveau Grand Maître aura été élu, au terme d'un "chapitre général extraordinaire" qui devrait se tenir dans les trois mois. L'Ordre semble tiraillé entre les tenants d'une vision traditionnelle et des voix plus progressistes souhaitant concentrer les efforts de l'institution sur les activités humanitaires.

 

Difficile d’être pape, plus encore quand on veut réformer l’Église. Après tout comme l’a dit le pape François dans son Angélus ce dimanche : «Jésus nous invite à être un reflet de sa lumière, à travers le témoignage des bonnes œuvres» tout en rappelant de nous tenir éloignés des «germes polluants de l’égoïsme, de l’envie, de la médisance». «Ces germes ruinent le tissu de nos communautés, qui doivent au contraire resplendir comme des lieux d’accueil, de solidarité et de réconciliation». Une belle réponse à ses détracteurs.

 

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Publié le 31 Janvier 2017

«Nous travaillons à perfectionner certains aspects de la forme canonique qui sera celle d’une prélature personnelle», explique le responsable des discussions avec les lefebvristes nous montre Nicolas Senèze dans on article du lundi 30 janvier 2017 sur la-Croix.com.

 

Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la Commission pontificale «Ecclesia Dei», chargée à Rome des relations avec les lefebvristes, a assuré lundi 30 janvier au site Internet Vatican Insider que les discussions avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X étaient sur le point d’aboutir à un accord. «En ce moment, nous travaillons à perfectionner certains aspects de la forme canonique qui sera celle d’une prélature personnelle», assure l’archevêque italien, en charge depuis 2009 des relations avec la FSSPX.

 

Selon lui l’accord est en vue, même si cela devrait prendre encore un peu de temps. La veille, dans un entretien à la Web-télévision d’extrême droite TV Libertés, le supérieur général de la FSSPX, Mgr Bernard Fellay, confirmait qu’un accord était proche et que, pour parvenir à un accord canonique, il ne lui semblait pas nécessaire que la situation dans l’Église catholique soit «totalement satisfaisante». Selon lui, l’attitude du pape François vis-à-vis des intégristes catholiques doit être comprise dans sa volonté plus globale d’être proche des «périphéries».

 

«Il est nécessaire d’arriver à une solution canonique qui reconnaisse la Fraternité». C’est de cette manière qu’il explique, par exemple, le fait pour le pape d’avoir prolongé, au-delà de l’année jubilaire la faculté pour les prêtres de la FSSPX de confesser validement et licitement mais aussi d’ordonner licitement des prêtres avec l’accord de l’évêque du lieu.

 

La situation est toutefois un peu plus complexe, tempère Mgr Pozzo : «Le Saint-Siège permet et tolère les ordinations de la FSSPX, tout en continuant à les considérer valides mais non licites, après communication des noms des ordinands à l’évêque du lieu», explique-t-il, se référant à une décision de Benoît XVI.

 

«Le pape François a concédé seulement la légitimité de l’administration du sacrement de pénitence et de l’onction des malades, continue-t-il. C’est justement pour que tous les autres sacrements, quoique déjà valides, deviennent licites, qu’il est nécessaire d’arriver à une solution canonique qui reconnaisse la Fraternité.»

 

Selon Vatican Insider, l’essentiel des problèmes doctrinaux avec Écône a été résolu, Rome demandant aux membres de la FSSPX ce qui est nécessaire pour être catholique : dire la profession de foi, croire en la validité des sacrements célébrés selon le Novus Ordo (la liturgie post-conciliaire) et l’obéissance au pape.

 

«Il y a eu un dialogue et une explication sur les rapports entre magistère et tradition, souligne Vatican Insider. Restent objets d’approfondissement – et aussi de désaccords qui peuvent continuer : les questions liées à l’œcuménisme, à la liberté religieuse et aux rapports entre l’Église et le monde.»

 

Ce rapprochement intervient alors que le site Internet du district de France de la FSSPX vient de publier un article de l’abbé Jean-Michel Gleize, professeur d’ecclésiologie au Séminaire Saint-Pie-X d’Écône, qui juge «improbable» la théorie selon laquelle un pape ne peut devenir hérétique. Il déclare que, «depuis Vatican II, les papes Paul VI, Jean-Paul II, Benoît XVI ont enseigné et le pape François enseigne encore une théologie qu’il serait difficile d’accommoder avec la substance du dogme catholique».

 

Rome joue un jeu de dupe avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X qui désire un retour sous ses conditions et non celle que désire Mgr Guido Pozzo. Faire entrer le loup dans la bergerie n’est pas vraiment une bonne idée, puisque pour le pape François on ne peut pas détenir la vérité seul, et on ne peut pas ranger les lefebvristes dans les périphéries données par ce dernier puisqu’elles sont géographiques et également existentielles. Elles sont là où réside le mystère du péché, la douleur, l’injustice, là où sont toutes les misères. Difficile d’apparenter un mouvement qui prône une morale stricte et une insistance sur la liturgie, avec ces périphéries.

 

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Publié le 26 Janvier 2017

Cameron Doody dans son article du jeudi 26 Janvier, 2017 nous montre que le cardinal Burke s’est opposé à la démission du Grand Maître Matthew Festing et au retour du chancelier von Boeselager, même après que le pape l’a demandé. Les Développements de l'affaire dans l'Ordre de Malte suggèrent que tout n'a pas encore été résolu tout au sein de la congrégation.

 

Christopher Lamb - correspondant à Rome pour The Tablet - a insinué que la décision du pape de retirer Festing et de nommer un délégué pontifical pour le gouvernement de l'organisation apportera la réintégration de von Boeselager dans son poste, et l'abrogation de toutes les décisions prises par le gouvernement de l'Ordre après son départ.

 

Le journaliste a rappelé qu’après le scandale causé par l’arrêt des activités de von Boeselager, le secrétaire d'État, Pietro Parolin, a écrit à deux reprises pour rappeler à Festing que lui et le cardinal Burke avaient trahi la volonté du pape. Et que le pape voulait que les différences soient résolues par le dialogue.

 

Ainsi, Parolin les a exhortés à rectifier et à «suspendre» l'action disciplinaire contre l’ex-chancelier. La suspension semblait plus qu'une possibilité, tandis que le pape a finalement réussi à redresser l'ordre et à mettre fin à la rébellion de leurs têtes. L'Ordre de Malte ne disposera que de la déclaration du Conseil souverain de la congrégation qui se réunira samedi pour traiter et formaliser le retrait en tant que Grand Maître de Festing.

 

Pendant ce temps, viennent à la lumière d’autres de scandales entourant le travail de Festing. Andrea Tornielli a décrit dans Vatican Insider que Festing et Burke auraient manipulé des informations transmises au pape sur la distribution de préservatifs dans le tiers-monde pour en rendre von Boeselager responsable. Ce serait la conclusion à attendre de la commission d'enquête du Vatican chargée d'enquêter sur le départ de l'ancien chancelier.

 

À son tour, a ajouté le Vatican, après la réunion à laquelle le pape François a demandé à Festing de démissionner, le cardinal Burke a fait tous les efforts possibles pour le convaincre de pas le faire. Une preuve que le cardinal ultra, s’est encore une fois, opposé à la volonté du pape François.

 

Enfin, The Tablet fait valoir que les enquêteurs du Vatican "ont eu connaissance" d'un cas d’abus sur mineurs dans la congrégation que l’ancien Grand Maître Festing a réglé de façon négligente.

 

Un chevalier appuyé par Festing au Conseil Souverain, Duncan Gallie, était l'un des quatre responsables d'une enquête interne d'un ancien sacristain de l'Ordre à Londres, Vernon Quaintance, accusé d'agressions sexuelles sur des mineurs. Gallie et les autres chevaliers ont conclus en 2011 qu’ils ne devaient prendre aucune action contre Quaintance, qui en 2014 a été reconnu coupable de neuf crimes d'abus sexuels sur mineurs et de possession de matériel pédopornographique. Néanmoins, Gallie vit encore aujourd'hui à Rome et participe aux réunions du Conseil souverain.

 

Il est choquant de voir ce qu’est devenu l’Ordre de Malte, qui sert de basses intrigues contre le pape et qui cache ses turpitudes. Le pape François devrait peut être nommé un homme capable de faire de profondes réformes dans l’Ordre et un nettoyage afin d’y retirer ceux qui ont une pensée cléricale et clientéliste. Une chose semble avoir été oubliée par Burke et Festing, le service des malades, puisqu’elle gère notamment des hôpitaux et des dispensaires.

 

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Publié le 25 Janvier 2017

L’OBS nous montre ce mardi 25 janvier que le Grand maître de l'Ordre de Malte, Matthew Festing, a démissionné à la demande du pape François, après un mois de bras de fer inédit sur fond de lutte de pouvoir au Vatican et d'une polémique sur des distributions de préservatifs.

 

"Mardi après-midi, le Grand maître a été reçu par le pape François qui lui a demandé de démissionner. Le Grand maître a accepté", a expliqué mercredi une porte-parole de l'Ordre.

 

L'Ordre de Malte - l'une des plus anciennes institutions chrétiennes devenue un État sans territoire - a finalement fait montre d'obéissance au pape. Il évite ainsi une rupture avec le Saint-Siège, après plus de 900 ans d'une solide entente, et une trop forte atteinte à son image de marque.

 

Actif dans 120 pays, l'Ordre de Malte gère des hôpitaux et dispensaires, avec 13 500 membres et 100 000 employés ou bénévoles. À travers le monde, ses antennes locales commençaient à s'inquiéter d'une baisse des dons du fait de la polémique, en particulier dans la perspective de la Journée mondiale des lépreux, le 29 janvier, qui est d'ordinaire l'occasion d'engranger des fonds importants, note une source en interne.

 

L'affaire a commencé avec le départ forcé, le 6 décembre 2016, du numéro trois de l'Ordre, Albrecht von Boeselager, un Allemand très respecté en poste depuis 2014. Il semble que la distribution de préservatifs dans un dispensaire en Birmanie a été un élément déclencheur, même si l'Ordre de Malte ne l'a jamais évoqué ouvertement.

 

Selon une source interne, Albrecht von Boeslager aurait d'ailleurs arrêté la distribution dès qu'il en a eu connaissance. Le préservatif reste largement tabou au sein de l'Église catholique, qui rejette toute forme de contraception même si le pape François lui-même a appelé en novembre à un "comportement responsable" face au sida. L'Allemand aurait-il des positions trop libérales au sein du vieil ordre né durant les croisades ?

 

Après un mois de d'escalade de la tension, à coup de communiqués acerbes, entre l'Ordre de Malte et le Saint-Siège, la question semble en tout cas dépassée. Selon des sources au sein de l'Ordre, l'affaire tourne surtout autour de la bataille rangée d'une frange conservatrice de l'Église contre le pape François.

 

En effet, le représentant du pape à la tête de l'Ordre n'est autre que le cardinal américain Raymond Burke, un ultraconservateur placé à ce poste honorifique pour être écarté du gouvernement du Vatican. Farouche défenseur d'une doctrine pure et dure, Mgr Burke défie ouvertement le pape sur un important texte ouvrant aux évêques la possibilité d'autoriser dans certains cas des divorcés remariés à communier. Dans plusieurs interviews à la presse catholique, le cardinal frondeur a même sommé le pape de rectifier ce qu'il considère comme une erreur remettant en cause le dogme de l'indissolubilité du mariage catholique.

 

La bataille a également éclaté au moment où le frère d'Albrecht von Boeslager a été nommé au conseil d'administration de la Banque du Vatican (IOR), en plein assainissement après avoir été éclaboussée par une série de scandales. "Le timing est très significatif", avance une source. Le Grand maître de l'Ordre de Malte, Matthew Festing, à qui l'ont prête une forte personnalité, a-t-il agi sous l'influence de l'agressif cardinal Burke ou a-t-il simplement défendu sa souveraineté ?

 

Le 21 décembre, le pape avait nommé une commission d'enquête de cinq membres chargés d'y voir plus clair dans la démission du responsable allemand. Mais le Grand maître avait catégoriquement refusé cette enquête, assurant qu'il s'agissait d'affaires internes et allant ensuite jusqu'à remettre en cause la probité de certains membres de la commission. Dernier épisode de la joute: le Saint-Siège avait même dû émettre un communiqué apportant son plein soutien à sa commission...

 

Le Britannique Matthew Festing, qui était en principe nommé à vie, réunira samedi son Conseil souverain pour entériner formellement sa démission.

 

L’affaire semble connaître un tournant avec la démission du Grand maître de l’Ordre de Malte et confirme que le départ forcé d’Albrecht von Boeselager ne s’est pas fait dans les règles, mais le cardinal Burke semble avoir joué un rôle important dans celle-ci et le pape devra lui apprendre la miséricorde qu’il semble méconnaître.

 

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Publié le 19 Janvier 2017

Radio Vatican ce jeudi 19 janvier 2017 nous montre que le pape François a déclaré jeudi que «l'intention de Martin Luther il y a cinq cents ans était de renouveler l'Église, pas de la diviser».

 

Parlant aux membres d'une délégation œcuménique de Finlande qui est au Vatican pour prendre part à la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens, le pape a rappelé sa visite en Suède en octobre dernier et a déclaré que cette «rencontre nous a donné le courage et la force, en notre Seigneur Jésus-Christ, à regarder vers l'avenir pour le voyage œcuménique que nous sommes appelés à faire ensemble.»

 

Le pape a terminé son discours avec les mêmes remarques en remerciant l'évêque qui dirige la délégation d'avoir amené ses petits-enfants à l'auditoire et en soulignant que «nous avons besoin de la simplicité des enfants : ils vont nous montrer le chemin qui mène à Jésus-Christ.»

 

La Semaine annuelle de prière pour l'unité des chrétiens a lieu du 18 au 25 janvier mettant l'accent sur un thème choisi à l'occasion du 500e anniversaire de la Réforme : «La réconciliation - L'amour du Christ nous pousse». La célébration se terminera par les Vêpres, présidées par le pape François, dans la Basilique Saint-Paul hors les Murs, le 25 Janvier.

 

Ces propos du pape rencontrent ceux de Justin Welby, archevêque de Canterbury, et John Sentamu, archevêque de York, qui ont publié une déclaration rappelant «les dommages durables» 500 ans après la Réforme et que nous montre Reuters.com dans son article du mercredi 18 janvier : «Les dirigeants anglicans d'Angleterre rappellent les ‘dommages durables’ ainsi que le renouvellement de la Réforme». «La Réforme était un processus de renouvellement et de division parmi les chrétiens en Europe», ont déclaré Mgr Welby et Mgr Sentamu. «En cette année anniversaire de la Réforme, de nombreux chrétiens voudront rendre grâce pour les grandes bénédictions qu'ils ont reçues et auxquelles la Réforme a contribué directement», disent-ils.

 

Cependant, ils notent, que «Beaucoup se souviendront aussi des dégâts durables fait il y a cinq siècles à l'unité de l'Église, au mépris du commandement clair de Jésus-Christ à l'unité dans l'amour.» «Ces années turbulentes ont vu les chrétiens s’opposer les uns aux autres, de telle sorte que nombre d’entre eux ont subi des persécutions et même la mort des mains des autres qui prétendaient connaître le même Seigneur.» «Un héritage de méfiance et de concurrence accompagnait alors accompagner la stupéfiante propagation mondiale du christianisme dans les siècles qui ont suivi. Tout cela nous laisse à réfléchir.»

Mgr Welby signale que la commémoration devrait inclure une claire proclamation de l'Évangile de la grâce, de la disponibilité de la Bible à tous dans leur propre langue et la reconnaissance de la vocation des laïcs pour servir Dieu dans le monde et dans l'église.

 

L’unité des chrétiens ne sera possible qu’à travers des gestes forts de réconciliation dont le travail est à l’œuvre au sein de l’Église catholique, dans l’Église anglicane et l’Église luthérienne. Après, tout l’Église catholique doit comprendre que l’unité ne peut pas se faire sans les autres et il est bon qu’elle s’ouvre à cette idée.

 

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Publié le 18 Janvier 2017

Radio Vatican nous montre dans son article du mardi 17 janvier 2017 que les rapports entre le Saint-Siège et l’Ordre de Malte se sont tendus ces dernières semaines, autour du licenciement début décembre, du numéro trois de l’ordre. Pour «l’informer sur la crise de la Direction centrale actuelle de l’Ordre», le pape a nommé une commission. François lui réitère aujourd’hui son soutien.

 

Au moment de sa création par le pape, la commission a tout de suite été rejetée par le grand maître de l’Ordre depuis 2008. Fra’ Matthew Festing estimait que l’ordre étant souverain, le remplacement de son numéro 3 était une affaire interne, relevant donc de sa compétence. Le Saint-Siège n’avait alors pas réagi. Il le fait ce mardi, car le noble britannique a d’abord exprimé son refus de collaborer avec la commission pontificale dans un communiqué paru le 10 janvier, puis, remis en cause la composition de l’équipe dans une lettre interne à l’Ordre mais publiée ce mardi dans la presse.

 

Face aux critiques du grand maître de l’Ordre, le Saint-Siège rejette aujourd’hui «au vu de la documentation en sa possession, toute tentative de discrédit sur les membres de ce groupe et sur leur travail». Il réaffirme espérer «la pleine coopération de tous dans cette étape délicate et attend le rapport dudit Groupe pour adopter, dans les domaines de sa compétence, les mesures propres à assurer le bien de l’Ordre Souverain Militaire de Malte et de l’Église» dont il vante à nouveau le «travail remarquable» en diverses parties du monde en défense de la foi et au service des plus pauvres.

 

Le 6 décembre dernier, le grand chancelier de l’Ordre de Malte depuis 2014, a été démis de ses fonctions; suspendu en raison d’une procédure disciplinaire lancée contre l’Allemand Albrecht von Boeselager, car il refusait de démissionner. Frère d’un nouveau membre du conseil de surveillance de l’IOR, nommé le 15 décembre dernier, Albrecht von Boeselager est accusé selon la presse spécialisée d’être «un catholique libéral» qui «refuserait l’enseignement de l’Église». Il aurait fermé les yeux sur la distribution de préservatifs en Birmanie. Le grand maître Fra'Matthew Festing n’a désigné aucun fait concret, mais lui reproche «une situation extrêmement grave et intenable», à l’époque où Albrecht von Boeselager était grand hospitalier.

 

La commission pontificale est formée de cinq personnalités : Mgr Silvano Tomasi, membre du Conseil pontifical Justice et Paix, et ancien observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies, le père jésuite Gianfranco Ghirlanda, et trois laïcs, Jacques de Liedekerke, Marc Odendall et Marwan Sehnaoui.

 

Le Saint-Siège défend la décision du pape François de créer une commission d'enquête sur la suspension du Grand Chancelier de l'Ordre de Malte, rejetant toute tentative de discréditer son enquête et ses travaux. Il souhaite également la pleine coopération de l’Ordre et encourage son travail remarquable, mais cela sera plus difficile.

 

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Publié le 16 Janvier 2017

Mauro Lopes nous montre dans son article intitulé «O'Malley, membre de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi» du dimanche 15 janvier 2017 pour periodistadigital.com que le site de la revue America, des jésuites américains, a annoncé le samedi 14 janvier la nomination de l'archevêque de Boston, le cardinal franciscain Sean P. O'Malley, en tant que membre à part entière de la Congrégation pour la Doctrine de la foi. Mgr O 'Malley est une personne de confiance progressiste du pape François. Le Vatican a confirmé les nouvelles autour de midi à Rome, mais ne l’a pas encore annoncé officiellement dans les chaînes d'information du Saint-Siège.

 

Le rendez-vous est tonitruant. La Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le successeur du Saint-Office, a toujours été dominé par les conservateurs et a promu au cours des dernières décennies, la persécution des théologiens, des prêtres et des laïcs progressistes. Le préfet de la Congrégation conservatrice le cardinal allemand Gerhard Müller, a cherché un rapprochement avec le pape au cours des derniers mois et a pris ses distances avec le groupe radical des quatre cardinaux de la "dubia" conduisant une mini rébellion contre le pape François. Avec l'arrivée à la Congrégation de Mgr O'Malley, l'équilibre des forces subit un changement historique et on se demande s’il se prépare à la succession de Mgr Müller ?

 

Un autre aspect important se dessine dans cette décision, qui a été mis en évidence par America : le cardinal O'Malley est également le président de la Commission pontificale pour la protection des mineurs que le pape François instituée en 2014. Avec cette nomination, selon le Vatican lui-même, il y aura un lien direct entre la plus ancienne et la plus puissante Congrégation pour le Clergé et la Commission sur les cas de pédophilie et d'abus sexuels, jusqu'à présent très active, mais aucun pouvoir réel.

 

La décision du pape François indique clairement qu’il ne reculera pas sur les réformes et n’est même pas intimidé par la stridence conservatrice, qui mobilise ses moyens et ses ressources dans le monde entier pour lutter contre le pape. Les réformes vont aller de l’avant. Il est prévu que dans les prochaines heures une réaction furieuse des «contre-révolutionnaires», qui avaient été perplexe sur ce qu'ils considèrent comme «une trahison» du cardinal Müller, qui, dans une interview à la télévision italienne la semaine dernière a réprimandé les initiatives de cardinaux rebelles.

 

Il y a deux jours, les conservateurs ont été outrés de nouveau par la décision des évêques de Malte de soutenir Amoris Laetitia et de permettre la communion aux divorcés remariés. Malte a très peu d’importance dans le contexte du monde du catholicisme, mais pris de l’importance avec la rébellion de l'Ordre de Malte contre le pape, encouragé par son employeur, le chef du camp ultraconservateur, le cardinal Raymond Burke.

 

Cela ne risque pas de s’arranger pour les conservateurs puisque comme le montre l’article de periodistadigital.com du dimanche 15 janvier nommé «François étend la réforme de la Congrégation de Liturgie», dans lequel le pape François étend donc sa réforme controversée de la liturgie du dicastère du Vatican, avec une multitude de nouveaux conseillers après une première réorganisation qui signifiait le retrait de plusieurs cardinaux conservateurs influents. Les 17 conseillers nommés samedi comprennent des prêtres, des laïcs, hommes et deux femmes.

 

À ces experts en liturgie et en théologie sont ajoutés à 27 cardinaux et évêques nommés membres titulaires en octobre. La réorganisation signifiait le départ des traditionalistes Raymond Burke et George Pell, bien que d'autres conservateurs restent dans le corps.

 

Le bureau dirigé par le cardinal conservateur guinéen Robert Sarah a pour tâche de veiller à ce que la messe et les autres sacrements sont menés en conformité avec les directives du Saint-Siège. En juillet, le Vatican gronda publiquement le cardinal Sarah qui encouragea les prêtres à célébrer la messe dos au peuple à la congrégation, comme cela a été fait avant les modifications imposées par le Concile Vatican II.

 

Mais ces réformes peuvent-elles cacher ce qu’a révélé le journaliste Emiliano Fittipladi dans son livre Lussuria comme nous le montre le espresso.repubblica.it dans son article du lundi 16 janvier : «Ainsi, le Vatican protège les prêtres pédophiles». Trois cardinaux (le cardinal George Pell, le cardinal Francisco Errazuriz et le cardinal Oscar Rodriguez Maradiaga) qui ont protégé les prêtres pédophiles ont été promus en C9, le groupe de neuf cardinaux qui aident le pape François à gouverner l'Église. Quatre autres porteurs de pourpres italiens et étrangers qui n’ont pas dénoncés des prédateurs en série et qui ont cherché à protéger les caisses de l'Église à partir des demandes de réparations aux victimes. En Italie (l'évêque Francesco Oliva, le cardinal Paolo Romeole, des cardinaux de poids comme Antonelli, Bertone et Domenico Calcagno), en Espagne, en France (le cardinal Philippe Barbarin), en Belgique (l’archevêque Godfried Danneels) et en Amérique du Sud (l’archevêque Ricardo Ezzati et le nouvel évêque d’Osorno Juan Barros Madrid à propos du scandale du père Fernando Karadima) la démystification des autres évêques a été récompensée par des postes importants, ou récemment ornés de jugements canoniques discutables.

 

Les hauts prélats du monde entier continuent de couvrir les scandales sexuels au Vatican, par crainte de l’impact des médias, du système de protection des mineurs mis en place en Italie et le lobby ecclésiastique est aussi couvert par des intérêts économiques. Le système par lequel la hiérarchie ecclésiastique protège toujours les branches pourries, qui malgré une tentative légère de rompre avec lui, fonctionne à pleine capacité.

 

Le pape François devrait aussi vérifier ses choix, car ses collaborateurs ne sont pas très fiables pour bien réformer l’Église et plus particulièrement sur un dossier aussi sensible que la pédophilie dans l’Église. Des résultats fiables et des mesures concrètes permettraient à l’Église de sauver son âme. Une bonne mesure serait déjà de renvoyer tous ceux qui ont couvert ces prêtres pervers.

 

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Publié le 15 Janvier 2017

José Manuel Vidal nous montre dans son article dans periodistadigital.com ce dimanche 15 janvier 2017 qu’alors qu’il y a un froid sibérien à Rome, les gens continuent de venir en masse pour prier et écouter le pape François, qui, lors de la Journée des Migrants et des Réfugiés, implore encore une fois, "la protection, la défense et de l'intégration pour eux, surtout pour les enfants non accompagnés, exposés à de nombreux dangers". Il invite également l'Église de ne pas se faire de la publicité. Quand elle le fait, "elle perd la boussole".

 

Un engagement envers les migrants que l’Église en Italie met en avant comme le montre l’article de RFI.fr du samedi 14 janvier : "Italie : protocole d’accord avec l'Eglise pour intégrer 500 réfugiés". En Italie, l’engagement de l’Église catholique pour les migrants et réfugiés à travers ses associations, en l’occurrence Caritas, en partenariat avec la Communauté de Sant’ Egidio, se poursuit. Après une expérience de couloir humanitaire, entamée en 2016 pour plusieurs centaines de réfugiés syriens dans des camps au Liban, cette année, grâce à un protocole d’entente qui vient d’être signé avec les représentants des ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères, 500 réfugiés de la Corne d’Afrique seront prochainement accueillis en Italie. Leur transport, accueil et parcours d’intégration dans le pays, sera entièrement pris en charge par les associations ecclésiales.

 

Enfin, la-Croix.com dans l’article de Marie Malzac du jeudi 12 janvier intitulé «Les évêques allemands et français appellent leurs États à protéger les migrants mineurs» nous montre que les évêques d’Allemagne et de France demandent à leur deux pays de prendre la «responsabilité» de garantir les droits des migrants mineurs.

 

Si l’Église est très active en Europe au service des migrants mineurs, «il ne faut pas perdre de vue la responsabilité des organismes étatiques compétents». C’est ce que soulignent Mgr Stefan Heße (Hambourg) et Mgr Georges Colomb (La Rochelle), dans un communiqué conjoint du 11 janvier, signé en tant qu’évêques chargés dans leurs pays respectifs, la France et l’Allemagne, de la question migratoire.

 

Ce texte a été diffusé avant le dimanche 15 janvier au moment où aura lieu la Journée mondiale du migrant et du réfugié, dont le thème voulu par le pape François sera cette année celui des migrants et réfugiés mineurs, «vulnérables et sans voix». Dans son message publié en vue de cette occasion, le pape François avait souligné que ceux-ci étaient «trois fois sans défense» : parce que mineurs, parce qu’étrangers et parce que sans protection.

 

Pour les évêques, cette réalité ne peut pas laisser les chrétiens «indifférents». «Au contraire, assurent-ils, nous sommes appelés à adopter la perspective des sans-droits, à leur prêter notre voix et à défendre leur dignité (…). Chacun d’entre nous doit se demander comment il peut contribuer à ce que guérissent les blessures des mineurs migrants et à ce qu’ils trouvent dans nos pays une nouvelle patrie.»

 

La messe diffusée par Jour du Seigneur à l’église Saint-Paul à Hem ce dimanche à 10h45 qui portait la 103e Journée des Migrants et des Réfugiés avec le thème voulu par le pape François, «Mineurs, migrants, vulnérables et sans voix», durant laquelle j’étais présent était trop cadré au niveau du temps et de la mis en place, ce qui a empêché certains fidèles dont moi de communier. D’excellentes idées comme la première lecture en roumain et en arabe, et le Notre Père en araméen ont aussi apporté une touche très belle à cette messe. L’homélie du père Thierry Lamboley, jésuite de Marseille, courte et précise, a été un bel appel pour accueillir les migrants en demandant aux catholiques d’être présents pour cela, tout en disant que les réfugiés sont une chance et non une menace contrairement à ce que certains pourraient penser.

 

Espérons que le message du père Lamboley soit entendu, car nous apprenons toujours des autres si l’esprit est ouvert comme le cœur.

 

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Publié le 14 Janvier 2017

Florent Moreau dans son article pour nordeclair.fr du mercredi 11 janvier 2017 nous montre qu’après Croix le mois dernier, les caméras du Jour du seigneur s’installent ce dimanche à Hem pour diffuser la messe en direct de l’église Saint-Paul. Le dynamisme et l’ouverture des paroissiens ont séduit les responsables de l’émission.

 

Jean Hagenmuller et d’autres paroissiens sont à l’origine de la venue des caméras de France 2 dimanche. Jean Hagenmuller et d’autres paroissiens sont à l’origine de la venue des caméras de France 2 dimanche.

 

Alors oui, c’est du boulot, oui, ça prend du temps, mais l’essentiel est ailleurs : «C’est surtout un plaisir, un bonheur, une belle aventure !» L’homme qui parle est Jean Hagenmuller, membre de la paroisse de la Trinité, à l’origine avec d’autres de la présence ce dimanche des caméras de France 2 dans l’église Saint-Paul, et de la diffusion en direct de la messe dans l’émission Le Jour du Seigneur. Avec ses fresques, ses carrelages colorés ou encore son coin enfants, le lieu de culte ne manque pas d’atouts.

 

Mais ce qui a retenu l’attention des responsables du programme dominical est sans doute à chercher du côté du dynamisme et de la solidarité des paroissiens. «Le premier contact téléphonique a duré 1 h 30, ils ont eu un coup de cœur», raconte Jean Hagenmuller. Depuis plusieurs années, l’ancien presbytère situé à côté de l’église a été transformé afin de pouvoir accueillir une famille de Roumains, et une autre d’Irakiens, pour lesquels les fidèles se sont beaucoup mobilisés. D’où le choix du dimanche 15 janvier, journée internationale des migrants, et la réalisation d’un reportage sur ces deux familles qui sera diffusé juste avant la messe.

 

Portés par l’énergie du curé, le père Michel Clincke, plusieurs dizaines de paroissiens s’organisent donc depuis l’automne pour proposer «une messe moins classique, plus festive et plus portée sur la louange» que celle vue à Croix le mois dernier, par exemple. La musique ne sortira pas des tuyaux d’un orgue, mais sera jouée à l’aide de guitares, de flûtes ou encore de trompettes. La chorale répète plusieurs fois par mois depuis septembre, et «le curé a souhaité que le Notre Père soit prié en araméen, le langage du Christ», qu’il a donc fallu apprendre par cœur.

 

Ceci dit, la messe sera à l’image de ce qui se fait tous les dimanches : «On s’est dit qu’on voulait éviter le piège de la démonstration, assure Jean Hagenmuller. C’est-à-dire que ce n’est pas le passage à la télé qui est important, on n’est pas des acteurs de cinéma. On veut passer le sens de notre foi et de notre engagement. On veut que ce soit à la fois beau et humble.»

 

La messe démarrera à 10 h 45 dimanche, mais les fidèles sont priés de se rendre à l’église Saint-Paul dès 9 h 30. Près de 400 places sont disponibles : selon le souhait des organisateurs, il n’est pas possible de réserver sa place, et les premiers arrivés seront donc les premiers servis. Mais au cas où tout le monde n’entrait pas, une retransmission sur grand écran (avec communion) est prévue dans le centre intergénérationnel situé à 50 mètres de l’église, rue Racine.

 

Même si je n’ai pas été très content d’apprendre en pleine messe cette initiative, elle permettra aussi de voir de 10h30 à 10h45 un reportage sur le Béguinage de la Fraternité qui accueille une famille Rom et irakienne avant la messe et espérons que cela donnera l’exemple à d’autres paroisses.

 

Surtout quand Libération.fr montre dans son article du vendredi 13 intitulé Un manifeste «pour en finir avec le délit de solidarité»’ qu’une centaine d'organisations syndicales et associatives ont signé un manifeste «pour en finir avec le délit de solidarité» et dénoncer «la recrudescence des poursuites» envers les personnes venant en aide aux migrants. «Si la solidarité avec les étrangers est un délit, alors nous sommes tous délinquants», pose en exergue ce manifeste intitulé «Délinquants solidaires» et ouvert aux signatures vendredi.

 

«C'est le soutien à l'ensemble des personnes étrangères qui tend à devenir suspect» explique ce texte qui a reçu la signature d'organisations syndicales comme le Syndicat de la Magistrature et l'Union syndicale Solidaires et d'association comme le Secours catholique, Emmaüs France, le Gisti, la Cimade, la LDH (Ligue des droits de l'Homme) ou encore la Fondation Abbé Pierre. Il y a un peu moins de dix jours, le procureur de Nice a requis huis mois de prison avec sursis contre l'agriculteur Cédric Herrou pour avoir aidé des migrants érythréens dans la vallée de la Roya, près de la frontière franco-italienne.

 

Enfin, Libération.fr nous montre que l’extrême droite a eu tort sur l’arrivée des réfugiés irakiens et syriens dans son article «En Allemagne, l'accueil des réfugiés a dopé l'économie», puisque l'accueil de 1,1 millions de réfugiés en 2015 et 2016 en Allemagne a stimulé l'économie, s'assimilant à un «véritable plan de relance», comme le rapporte le Monde. L'arrivée des réfugiés a ainsi entraîné une hausse des dépenses et une augmentation de la consommation. «Marcel Fratzscher, président de l'Institut économique de Berlin, estime à 0,3 % l'impact des réfugiés sur la croissance en 2016», explique le quotidien. En France, on devrait peut être voir le stimulus économique des réfugiés plutôt que les préjugés à leur encontre.

 

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Publié dans #Actualités de l'Eglise, #Actualités

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Publié le 13 Janvier 2017

periodistadigital.com dans son article du jeudi 12 janvier 2016 nous montre qu’un groupe de prêtres allemands éminents a appelé aujourd'hui à travers une lettre ouverte dans un journal, à la fin du célibat, en faisant valoir qu'une telle une disposition les oblige à une "vieillesse solitaire".

 

Lorsque vous approchez de la vieillesse "on ressent particulièrement les effets de la vie sans partenaire et la solitude", dit un religieux, dans un article publié le jeudi 12 janvier par le journal Kölner Stadt-Anzeiger de Cologne. La lettre est signée par onze prêtres de la Rhénanie qui se plaignent du célibat obligatoire pour les prêtres catholiques. Les signataires ont fait leurs vœux comme religieux il y a plus de 50 ans et ont actuellement plus de 70 ans, expliquent-ils.

 

Dans leur lettre ouverte, ils appellent aussi à l'ouverture de la prêtrise pour les femmes et les progrès accomplis dans l’œcuménisme, ainsi que la possibilité de célébrer conjointement le sacrement de la communion des catholiques et des évangéliques. Les signataires disent aussi que la vie religieuse au début des années 60 fut décidée, "sous l’impulsion de Vatican II", puis la lamentation a ensuite repris l'Église, à la fois à Rome et dans l’évêché de Cologne, dans ce qu’ils appellent une "mentalité de bunker".

 

Ces prêtres allemands ont une vision réaliste de l’Église qui ne semble pas se rendre compte que les vieilles recettes ne marchent plus et qu’il faudrait trouver des solutions raisonnable pour en finir avec la crise des vocations.

 

Cameron Doody dans son article pour periodistadigital.com du jeudi 12 janvier intitulé "L'Ordre de Malte a annoncé qu'il ne respectera pas les ordres du pape François" nous montre aussi que l’Ordre de Malte a annoncé qu’il ne coopérera pas avec la commission d'enquête établie par le pape, en disant que son intervention par le Saint-Siège est "légalement sans propos", juridiquement "impossible" et "superflue".

 

"Compte tenu de la pertinence juridique de ce groupe et de ses conclusions ... l'Ordre a décidé qu'il ne faut pas travailler avec elle", a dit le Grand Maître de l’Ordre dans une nouvelle déclaration, ce mardi sur son site Web. Dans cette déclaration, le Grand Maître affirme que la décision de ne pas à coopérer avec l'enquête sur les circonstances du départ de son ancien chancelier, Albrecht Freiherr von Boeselager, répond à une volonté de "protéger sa souveraineté contre les initiatives dirigées durant cette enquête ou à même délimiter objectivement sa souveraineté".

 

À cette fin, la congrégation rapporte qu’elle a décidé de museler les présidents nationaux qui sont en désaccord avec la position qu'ils ont pris à travers le Grand Maître Matthew Festing et le cardinal patronus Raymond Burke. Le Grand Maître augmente encore la tension en jugeant que "le refus d'un commandement ‘d’obéissance’ ne justifie en aucune façon la participation des ‘supérieurs religieux’, d'autant plus que tous n’appartiennent pas à l'Ordre."

 

L'Ordre ne fait aucune mention, toutefois, du fait que Mgr Festing et Mgr Burke ont agi en affirmant que sa démission était ce que voulait le Saint-Siège. Une assertion qui est fausse. Enfin l'Ordre dit dans sa déclaration que "le manque de coopération avec le groupe précité ... ne peut en aucun cas être considéré comme un manque de respect." Une Assertion qu'il est difficile à croire, compte tenu de la volonté exprimée par le cardinal Parolin et Mgr Tomasi - outre le pape lui-même - qui ont mené une enquête approfondie afin de clarifier le le subterfuge de Mgr Burke et Mgr Festing pour forcer la démission de von Boeselager.

 

Pendant ce temps, les membres de la commission d’enquête du Vatican insistent qu’ils restent à l'écart d’une simple "affaire intérieure" de l'Ordre, le scandale von Boeselager est directement dû à un manque d'obéissance de leurs chefs. La Commission rappelle que son travail est "tout à fait légitime et autorisé" et qu’ils ont le droit d’informer le pape de leurs conclusions.

 

Les réformes du pape François ne seront possible que si des ordres comme l’Ordre de Malte les suivent et une bonne refonte serait bienvenue pour que ce groupe religieux ait une vision plus ouverte du monde.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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