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Publié le 5 Mai 2017

Patricia Lefevere nous montre dans son article du jeudi 4 avril 2017 sur NCRonline.org que vêtu de la robe franciscaine traditionnelle, l'évêque John Stowe de Lexington, dans le Kentucky, a semblé être à la maison parmi les couleurs arc-en-ciel au huitième symposium annuel de New Ways Ministry, du 28 au 30 avril. C'était la première fois que l'évêque avait parlé devant le groupe dans un plaidoyer qui soutient les catholiques lesbiens, homosexuels, bisexuels et transgenres.

 

"New Ways Ministry m'a donné envie de venir ici", a déclaré l'évêque à NCR lors d'une interview de 40 minutes lors du rassemblement. Il a observé et admiré la sensibilisation du groupe aux catholiques LGBT pendant plusieurs années. Son acceptation à l'invitation pour s'adresser à la réunion de New Ways Ministry ne s'est pas bien passée avec de nombreux catholiques du Kentucky et d'autres personnes.

 

Le directeur de New Ways Ministry, Frank DeBernardo, a invité Mgr Stowe, 51 ans, après avoir entendu l'évêque donner des réflexions scripturaires lors de la réunion annuelle de la Conférence des supérieurs majeurs d’hommes de 2016. "Je ne pouvais pas croire ce que j'entendais", a déclaré DeBernardo, en comparant les paroles de Mgr Stowe à celles du pape François et à saint François d'Assise. Les trois hommes semblaient dire que "c'était le travail de l'Église d’amener l'Évangile à ceux qui sont en marge", a déclaré M. DeBernardo.

 

Mgr Stowe a déclaré qu'il était honoré d'être invité à "ouvrir la parole de Dieu" avec les 300 participants du week-end. Le franciscain a offert des réflexions homilétiques sur deux textes évangéliques qui ont été lus au service de prière d'ouverture du 28 avril (Matthieu 12, 1-14), où il avance que la moralité chrétienne doit être plus préoccupée par le bien-être et la dignité de la personne que par les règles, les normes ou les commandements comme Jésus semble l’enseigner à de nombreuses reprises, et au service du matin du 29 avril (Luc 6, 37-45). L'évêque auxiliaire à la retraite, Thomas Gumbleton, de Détroit, également dans le symposium, a dû diminuer son intervention en raison d'une infection virale.

 

Mgr Stowe a déclaré qu'il était humble face à ceux qui ont poursuivi "une vie de foi dans une Église qui ne les a pas toujours accueillis ou appréciés ou valorisé". En tant que berger, il doit entendre leurs voix et prendre au sérieux leur expérience, a-t-il déclaré, ajoutant que la présence et la persistance des catholiques LGBT l'ont inspiré. Il a souligné que l'Église devait être cohérente et non discriminatoire dans le traitement de tous ses employés LGBT. Mgr Stowe pensait que l'Église pouvait trouver un moyen de "défendre notre liberté religieuse sans violer les droits de l'homme".

 

Cependant, pour lui il y a une plus grave réalité celle que l'Église ait aliéné "toute une génération", a-t-il dit. Mgr Stowe a déclaré que, lors de ses nombreuses visites aux cours de confirmations, les adolescents de son diocèse demandent : "Pourquoi les gays et les lesbiennes ne peuvent-ils pas être eux-mêmes? Mgr Stowe, pourquoi ne peuvent-ils pas aimer ceux qu'ils veulent ?" Il dit qu'il admire à quel point les jeunes savent que l'Église croit que chaque personne est de valeur. Mais ils savent aussi que les personnes LGBT ne sont pas toujours bien accueillies ou traitées équitablement dans l'Église, a-t-il déclaré.

 

Il essaie de les familiariser avec l'enseignement de l'Église sur la dignité de chaque être humain, en citant des passages dans le document du concile Vatican II de 1965, Gaudium et Spes (la Constitution pastorale sur l'Église dans le monde moderne) et d'autres exemples. Il indique comment la discrimination conduit à la déshumanisation, souvent exprimée dans l'intimidation, les abus, parfois la violence et même la mort. "Nous devons écouter nos jeunes et faire attention à des choses comme celles-ci", a insisté l'évêque.

 

Mgr John Stowe permet de montrer un meilleur visage de l’Église qui accueille au lieu de chercher des fautes sur tous les fidèles et peut se rapprocher des couples LGBT. Espérons que la hiérarchie de l’Église suive la même voie.

 

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Publié le 4 Mai 2017

swissinfo.ch dans son article du jeudi 4 avril 2017 nous montre que l'évêque de Coire Vitus Huonder restera encore deux ans en poste. Le pape François a accepté la démission du prélat pour Pâques 2019 seulement, a annoncé jeudi l'évêché de Coire.

 

L'évêque, contesté pour ses positions ultraconservatrices, avait présenté sa démission le 21 avril dernier, à l'occasion de son 75e anniversaire. Le souverain pontife a entre temps décidé de la lui accorder pour Pâques 2019. "Nous avons pris connaissance de la décision et naturellement nous la respectons", a indiqué jeudi la Conférence des évêques suisses dans un communiqué succinct.

 

Le prédécesseur de Vitus Huonder, Amédée Grab, avait également dû attendre deux ans avant que le pape Benoît XVI n'accepte sa démission. Dans une lettre à tous les collaborateurs de l'évêché, Vitus Huonder se dit "touché et empli d'une grande gratitude" par la marque de confiance du pape. Le pape François "mise sur la continuité pour notre évêché", estime le prélat. L'évêque entend engager toutes ses forces "pour le salut des âmes et le bien de l'Église de Coire".

 

Le Grison Vitus Huonder a été nommé à la tête de l'évêché en juillet 2007 par le chapitre de la cathédrale parmi trois candidats proposé par Rome. Il avait été intronisé en septembre à l'abbaye d'Einsiedeln (SZ). Vitus Huonder avait notamment fait carrière à l'évêché de Coire sous l'évêque Wolfgang Haas, aujourd'hui archevêque du Liechtenstein. Pendant ses dix ans de fonction, il n'a pas réussi à réunir les catholiques du diocèse sur une même ligne. Au contraire, ses opinions radicales principalement sur la famille et la sexualité lui ont valu d'un côté des applaudissements de la part des fidèles conservateurs. Mais de l'autre, elles lui ont valu des critiques acérées des plus progressistes.

 

La succession de l'évêque est réglée par le décret "Etsi salva" de 1948. À Coire, le chapitre de la cathédrale, composé de 24 membres, choisit le nouvel évêque parmi trois candidats proposés par Rome. Une pétition remise en début d'année au nonce apostolique en Suisse, demande toutefois qu'un administrateur soit mis en place le temps d'apaiser la situation dans le diocèse. Le nonce, Thomas Gullickson, avait aussitôt rejeté l'idée.

 

En 2007, lors de la nomination de Vitus Huonder, le processus de sélection et le fait que le chapitre de la cathédrale n'ait pas son mot à dire dans la sélection des trois candidats, avait été montré du doigt. Parmi les trois noms proposés, seul Vitus Huonder était éligible, car les deux autres n'avaient aucun lien avec le diocèse, avait-on alors critiqué.

 

Une mauvais nouvelle pour le diocèse de Coire alors que Vitus Huonder réduit son opposition à 10 à 20 personnes, alors que ce sont plus de 340 agents pastoraux soutenus par plus de 180 sympathisants qui demandent un dialogue sincère plutôt que la moquerie. Dommage qu’un administrateur n’a pas été mis en place plutôt que de continuer ainsi.

 

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Publié le 27 Avril 2017

Nicolas Senèze dans son article du mercredi 26 avril 2017 dans la-Croix.com que le Conseil des neuf cardinaux chargés de conseiller le pape dans la réforme de la Curie et le gouvernement de l’Église a également abordé, lors de sa réunion du 24 au 26 avril, la délicate question des relations entre Rome et les conférences épiscopales.

 

Les neuf cardinaux qui conseillent le pape dans la réforme de la Curie et le gouvernement de l’Église se sont réunis pour la 19e fois, du lundi 24 au mercredi 26 avril, au Vatican. Pendant trois jours, le «C9» a continué son travail sur la réforme de la Curie romaine, poursuivant notamment ses discussions sur la Congrégation pour l’évangélisation des peuples et le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation. Les cardinaux ont également étudié les textes remis à l’examen du pape concernant les conseils pontificaux pour le dialogue interreligieux et les textes législatifs, ainsi que les trois tribunaux du Saint-Siège (Pénitencerie apostolique, Signature Apostolique et Rote romaine).

 

Pendant ces trois jours, une grande partie du travail du C9 a également été consacré à la question des ressources humaines du Saint-Siège, notamment son recrutement et la formation, a expliqué le porte-parole du Saint-Siège, Greg Burke, au cours d’un point-presse mercredi. Plusieurs responsables de la Secrétairerie d’État, du Conseil pour l’économie et de l’Office du travail du Siège apostolique (la «DRH» du Vatican) ont travaillé avec les cardinaux.

 

Autre sujet important à l’ordre du jour : les relations entre le Saint-Siège et les conférences épiscopales. Ce sujet tient à cœur au pape François – ancien président de la Conférence épiscopale argentine – qui, dans Evangelii gaudium, avait regretté «que n’a pas encore été suffisamment explicité un statut des conférences épiscopales qui les conçoive comme sujet d’attributions concrètes, y compris une certaine autorité doctrinale authentique», critiquant directement le motu proprio Apostolos suos de Jean-Paul II en la matière.

 

Enfin, comme à chaque réunion du C9, les cardinaux George Pell et Sean O’Malley ont fait un point, le premier sur le travail du Secrétariat pour l’Économie, dont il est le préfet, le second sur la Commission pour la protection des mineurs, qu’il préside. Sur ce dernier point, selon la Salle de presse du Saint-Siège, «une attention particulière a été apportée aux programmes d’éducation globaux, à la dernière réunion plénière et aux visites aux dicastères», les relations entre la Curie et la Commission ayant été récemment critiquée au sein même de celle-ci.

 

Le groupe de cardinaux a donc conseillé au pape Francois sur de décentraliser l'autorité dans l'Église catholique et d'améliorer les relations entre le Vatican et les conférences épiscopales locales, mais on ne sait pas dans quelle forme restera visible l'importance de la voix et l'apport des victimes de prêtres pédophiles dans la Commission pour la protection des mineurs. Beaucoup reste à faire encore.

 

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Publié le 20 Avril 2017

L’Express.fr nous montre ce jeudi 20 avril 2017 que deux des trois petits bergers de Fatima au Portugal, qui affirmaient avoir vu à six reprises la Vierge Marie en 1917, seront canonisés le 13 mai par le pape François sur le lieu même des apparitions, une consécration très attendue par un pays à forte tradition catholique.

 

Cent ans jour pour jour après leur première vision, Francisco Marto et sa sœur Jacinta, qui étaient alors âgés de 9 et 7 ans, deviendront ainsi les plus jeunes saints de l'histoire de l'Église catholique qui ne sont pas morts en martyrs. L'annonce, faite jeudi au Vatican par le pape argentin, a été accueillie avec ferveur au Portugal. "Le centenaire des apparitions atteindra ainsi toute sa splendeur!", a réagi l'évêque de Leiria-Fatima, Antonio Marto.

 

Issus de familles très humbles, les trois petits bergers étaient loin de pouvoir imaginer qu'ils deviendraient l'objet d'un culte dans le monde entier et que Fatima allait attirer chaque année des millions de pèlerins. Francisco, Jacinta et leur cousine Lucia dos Santos auraient vu pour la première fois la Vierge le 13 mai 1917, sur un chêne dans un champ rocheux de Cova da Iria, un miracle reconnu officiellement par l'Église catholique.

 

La cérémonie de canonisation présidée par le pape François, attendu à Fatima le 12 mai pour un voyage éclair de moins de 24 heures, aura lieu tout juste 17 ans après la béatification des deux bergers par Jean Paul II. Pour être canonisés, les bergers devaient être crédités d'un second miracle par le Vatican. C'est chose faite depuis le 23 mars. Selon le clergé portugais, il s'agit de la guérison en 2013 d'un enfant brésilien atteint de cancer.

 

Francisco est décédé en 1919 et Jacinta moins d'un an après, tous deux victimes de la "grippe espagnole" qui dévastait l'Europe. Lucia, devenue religieuse de l'Ordre des Carmélites, s'est éteinte en 2005 à 97 ans. Son procès en béatification a été initié en 2008. Pratiquement analphabètes et gardiens du maigre troupeau de leur famille, les trois bergers ont vu leur vie bouleversée quand la nouvelle des "apparitions" a commencé à faire le tour du Portugal.

 

À l'époque, ils furent à de nombreuses reprises pris à partie et accusés de sorcellerie. Même l'Église catholique mit en cause, dans un premier temps, la nature "miraculeuse" de leurs visions. Puis, en 1922, l'évêque de Leiria ordonna l'ouverture du procès canonique au sujet des apparitions mariales. Et en 1930, il finit par les déclarer dignes de foi et autorisa le culte de Notre-Dame de Fatima.

 

Encore aujourd'hui, une partie du monde catholique portugais doute de l'authenticité du miracle. "Je peux être un bon catholique et ne pas croire en Fatima, car ce n'est pas un dogme. Il est évident que Notre-Dame n'est pas apparue à Fatima", a décrété le père Anselmo Borges, préférant évoquer une "expérience religieuse intérieure" des petits bergers.

 

Selon la tradition, lors de sa dernière apparition, le 13 octobre 1917, la Vierge aurait transmis aux bergers un message divisé en trois secrets pendant une "danse du soleil", en présence d'environ 70 000 personnes. Les deux premiers secrets ont été confiés par sœur Lucia à un évêque en 1941 et rendus publics par Pie XII en 1942.

 

Le premier secret, où elle décrit "une grande mer de feu avec des démons et des âmes", évoquerait la vision de l'enfer. Le deuxième annoncerait "une guerre encore pire que celle en cours". La voyante a livré le troisième secret en 1944 à Pie XII avec la recommandation de ne le publier qu'après 1960.

 

Selon le Vatican, qui l'a révélé seulement en 2000, il contenait une vision prophétique de l'attentat perpétré contre Jean Paul II en 1981 sur la place Saint-Pierre à Rome. Puis, lors d'une visite au Portugal en 2010, son successeur Benoît XVI l'a actualisé, affirmant qu'il annonçait les "souffrances" de l'Église, secouée alors par la crise des scandales de pédophilie.

 

Mais comme le montre l’historien Luís Filipe Torgal dans son ouvrage O sol bailou ao meio dia : a criação de Fátima publié en 2011, qui vient d’être à nouveau publié au mois d’avril 2017, les «apparitions» de Fatima (1917) ont eu lieu dans l'un des moments économiques, sociaux et politiques les plus difficiles et les plus dramatiques de l'histoire du Portugal, qui pourrait bien être systématisées dans le chaos de la trilogie : «la famine, la peste et la guerre.»

 

Au cours de cette période, mais surtout, des années auparavant, avait été enregistré une offensive majeure des gouvernements républicains pour défendre la laïcité de l'État et la sécularisation de la société, qui a menacé les privilèges et les libertés de l'Église catholique. La Première Guerre mondiale éclate, dans laquelle le Portugal a eu une participation controversée et tragique. Des émeutes et des rébellions éclatent. Des épidémies aiguës de typhus et de variole ont éclaté et après prolifère une pandémie «de grippe pneumonique». Tout cela accentué par la crise économique et financière, ce qui a conduit à une inflation galopante, au manque d'approvisionnements essentiels, le rationnement, la pauvreté, la misère et la faim.

 

Dans ce contexte d'extrême d’adversité, il est apparu dans la Cova da Iria, un culte populaire spontané qui se répandit bientôt dans un pays catholique, rural, analphabète et adonné aux superstitions et à la dévotion messianique. Un culte populaire que l'Église catholique a très tôt encouragé, discipliné, encadré idéologiquement et présenté avec succès au Portugal et dans le monde.

 

Du 13 mai au 13 octobre 1917, les apparitions demandent sans cesse de faire le chapelet pour faire face aux difficiles problèmes internes, afin de mettre en avant l'inutilité du gouvernement républicain dans la solution de la crise économique. La dernière apparition dit que la guerre est sur le point de finir et donc que l'entrée dans le conflit a été une grande erreur quand le gouvernement la représentait un grand succès, ce qui n’est pas faux puisque les Portugais figuraient parmi les vainqueurs.

 

Le culte de Fatima, qui devient de moins en moins discret et spontané au cours des années 1920, comme un outil efficace au service de la rechristianisation nationale, la défense des libertés religieuses, sociales et politiques de l'Église et le rejet absolu du républicanisme démocrate, libéral et laïque et le communisme plus tard. Un tel mouvement de renouveau catholique supérieurement stimulé et contrôlé par la plus haute hiérarchie de l'Église a contribué, par ailleurs, à renverser la Première République et à soutenir jusqu'à la fin de l'Estado Novo de Salazar et Marcello Caetano.

 

Il est triste de voir que le pape encourage des apparitions qui furent de véritables manipulations de l'Église catholique pour récupérer l'espace perdu suite aux réformes de la Première République portugaise.

 

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Publié le 14 Avril 2017

Nicolas Senèze, à Rome, nous montre ce vendredi 14 avril 2017 dans la-Croix.com que le pape s’est rendu, jeudi soir 13 avril, à la prison de Paliano, près de Rome, pour célébrer la messe du Jeudi saint qu’il voulait garder «essentiellement privée» et au cours de laquelle il a lavé les pieds de douze détenus dont trois femmes.

 

Dans sa courte homélie, prononcée sans note, le pape a pris soin d’expliquer le «retournement» de ce geste du lavement des pieds, «celui que faisaient les esclaves». «Aujourd’hui, dans la rue, quand je suis arrivé, il y avait des gens qui saluaient : “Venez, c’est le pape, le chef, le chef de l’Église…” Mais le chef de l’Église c’est Jésus, ne nous trompons pas, a-t-il raconté. Le pape est la figure de Jésus et je voudrais faire ce que lui a fait. (…) Celui qui est le plus grand doit faire le travail de l’esclave.»

 

Le pape François n’a pas voulu demander aux détenus de se laver les pieds les uns aux autres. «Ce serait une plaisanterie, a-t-il expliqué. Mais le symbole est là : je vous dis que si vous pouvez vous aider, vous rendre service, ici, en prison, au compagnon ou la compagne, faites-le.» Ce geste du lavement des pieds, a-t-il conclu, «n’est pas une cérémonie folklorique» mais, a-t-il expliqué, un geste pour se souvenir que «celui qui veut être important doit se faire le plus petit et le serviteur de tous».

 

Le matin, dans un entretien au quotidien La Repubblica, le pape avait plaidé pour les détenus. «Je le répète encore une fois, tous ont le droit de se tromper. Nous nous sommes tous trompés d’une manière ou d’une autre», soulignait-il, regrettant «le peu de confiance accordé à la réhabilitation, à la réinsertion dans la société». Le pape François doit continuer vendredi ce Triduum pascal, résolument tourné vers les plus petits, en présidant, dans l’après-midi, la célébration de la Passion en la basilique Saint-Pierre puis, le soir, le chemin de croix du Colisée.

 

Le pape s’est donc rendu dans le centre de détention de Paliano qui a un statut unique en Italie comme le montre Radio Vatican : il abrite des collaborateurs de justice (anciens mafieux qui ont accepté d’aider la justice italienne). Les différentes initiatives (travail, instruction, formation ou encore activités sportives et religieuses) permettent selon la directrice de l’établissement, Nadia Cersosimo, «d’abattre les préjugés et d’ouvrir la voie à la réinsertion». Son souhait est de décentraliser cette célébration, qui se tenait auparavant en la basilique Saint-Pierre. Un signe des plus révélateur pour l’insertion des prisonniers dans la société.

 

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Publié le 9 Avril 2017

I.Media dans son article du vendredi 7 avril 2017 «Le cardinal Walter Kasper reste partisan de l’ordination d'hommes mariés» nous montre que pour le 60e anniversaire de son ordination, le cardinal allemand a publié le 6 avril 2017 un entretien sur le site officiel des évêques allemands, Katholisch.de. À 84 ans, le président émérite du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens affirme que le pape François attend des propositions de la part des Conférences épiscopales sur la question de l’ordination des hommes mariés, dont le prélat est un fervent partisan.

 

Encore sur I.Media, l’article du vendredi 7 avril «Le Saint-Siège en bref : le pape François remercie les évêques maltais pour leur interprétation d’Amoris laetitia» nous montre que par une lettre du cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du synode des évêques, le pape François a remercié le 5 avril les évêques de Malte pour leurs directives sur l’exhortation apostolique Amoris laetitia (2016), a révélé le site américain National Catholic Register le 6 avril 2017. Les évêques maltais avaient publié début janvier leur interprétation concernant les personnes divorcées-remariées, les autorisant à communier au terme d’un discernement pastoral. Dans la presse maltaise, Mgr Charles Scicluna, archevêque de Malte, a également affirmé avoir eu une rencontre «cordiale» avec le cardinal Gerhard Ludwig Müller. Le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi avait rappelé à l’ordre en février les évêques qui sur-interprètent le magistère du pape.

 

I.Media nous fait savoir également dans son article du vendredi 7 avril «Le Saint-Siège en bref : deux organisations caritatives catholiques appellent à prier et à jeuner pour la Syrie» que deux organisations caritatives catholiques, la Caritas Italie et Pax Christi Italie, prévoient une journée de prière et de jeûne pour la Syrie le mercredi 12 avril 2017, rapporte L’Osservatore Romano du 7-8 avril. «Alors que les institutions internationales et les gouvernements poursuivent des négociations stériles et se renvoient les responsabilités», Caritas et Pax Christi condamnent le massacre commis à Idlib (Syrie), peut-on lire dans l’article du quotidien du Vatican. «Nous restons du côté des victimes non seulement pour les aider à survivre à la guerre, affirme la Caritas, mais aussi pour construire un futur durable de paix, basé sur la culture de la non-violence».

 

Malheureusement I.Media nous informe aussi dans son article du vendredi 7 avril «Le Saint-Siège réaffirme clairement son opposition au contrôle des naissances comme la solution à la surpopulation» que l’observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU, Mgr Bernardito Auza, a demandé l'abandon du contrôle des naissances comme solution à la surpopulation et à la pénurie de ressources, lors d’une session de travail des Nations unies, a-t-on appris par un communiqué de la mission du Saint-Siège le 5 avril 2017. Ce discours confirme les prises de position récentes du Saint-Siège et des évêques américains. S’opposer à la contraception, est pour Mgr Auza essentiel du fait que la croissance est pleinement compatible avec le partage de la richesse mais cela relève d’un grand optimiste. Les populations du Sud sont en constant développement démographique et doivent chercher une transition leur permettant d’avoir moins d’enfants plus éduqués et en meilleure santé. Élever des enfants est aussi un coût que tous les parents ne peuvent se permettre s’ils sont trop nombreux, d’où le travail des enfants ou le fait de choisir les enfants qui iront ou pas à l’école.

 

Aujourd’hui le pape François dans son homélie du dimanche des rameaux a dénoncé la souffrance dans le monde d'aujourd'hui, rappelant ceux qui «souffrent du travail d’esclaves, ils souffrent de drames familiaux, de maladies… Ils souffrent à cause des guerres et du terrorisme, à cause des intérêts qui font mouvoir les armes et qui les font frapper. Hommes et femmes trompés, violés dans leur dignité, rejetés». Un bon rappel puisque le pape met en avant que «Jésus est en eux, en chacun d’eux, et avec ce visage défiguré, avec cette voix cassée».

 

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Publié le 4 Avril 2017

Marie Malzac dan son article du mardi 04 avril 2013 pour la-Croix.com nous montre qu’arrivé récemment en Bosnie-Herzégovine, l’envoyé spécial du pape pour Medjugorje a encouragé les fidèles attachés à ce lieu, voyant dans le culte marial qui s’y déroule une «intervention» divine. Un mois plus tôt, l’évêque local avait redit sa ferme opposition au «phénomène Medjugorje».

 

Envoyé par le pape en février dernier pour dresser un état des lieux «exclusivement» pastoral de la situation à Medjugorje, Mgr Henryk Hoser, archevêque de Varsovie-Praga, est arrivé la semaine dernière en Bosnie-Herzégovine. Après une étape à Sarajevo, la capitale, et à Mostar, où réside l’évêque dont dépend le sanctuaire, Mgr Hoser a rejoint la petite ville mariale afin d’y rencontrer la communauté franciscaine en charge du lieu et les fidèles attachés à la dévotion qui y perdure depuis plus le début des apparitions présumées il y a trente-cinq ans.

 

Dans l’homélie prononcée samedi 1er avril, lors de la messe qu’il présidait dans l’église paroissiale Saint-Jacques, l’archevêque polonais a précisé sa conception du phénomène marial qui s’y déroule. Il a qualifié «ce culte, tellement intense ici et extrêmement important», de «nécessaire pour le monde entier». Il a également évoqué son expérience, en tant que missionnaire au Rwanda : au début des années 1980, des apparitions mariales ont «prédit» le génocide qui devait survenir une dizaine d’années plus tard. «Personne ne comprenait rien à ce message à l’époque», a-t-il souligné, ajoutant que cette mariophanie avait été reconnue par l’évêque du lieu vingt ans plus tard, en 2001.

 

«Marie s’est présentée comme la Mère du Verbe, dans une perspective de manque de paix», a-t-il dit. De la même manière, les apparitions de Medjugorje se rattachent selon lui à cette «troisième guerre mondiale en morceaux» dont parle souvent le pape François. «Prions pour la paix car les forces destructrices sont immenses, la course aux armements ne cesse de croître, les gens se déchirent, les familles se déchirent, les sociétés se déchirent», a poursuivi Mgr Hoser. «Il nous faut une intervention du ciel ! Et la présence de la Sainte Vierge est ce type d’intervention. C’est une initiative de Dieu. Et donc, j’aimerais vous encourager et vous réconforter en tant qu’envoyé spécial du pape.» Invitant les fidèles à propager «dans le monde entier la paix par la conversion du cœur», l’archevêque a affirmé que «le plus grand miracle de Medjugorje, ce sont les confessionnaux ici».

 

Deux jours plus tôt, à son arrivée à Medjugorje, Mgr Hoser avait rappelé aux fidèles présents sa mission sur place, celle de «proposer des directives» pastorales pour l’avenir du sanctuaire. «Le pape, avait-il assuré, est très intéressé au développement de la piété populaire autour de ce lieu». Par ailleurs, deux semaines avant son arrivée, dans une interview accordée au site spécialisé Aleteia, Mgr Hoser avait déjà assuré que l’enquête pastorale dont il est chargé ne remettrait pas en cause la dévotion mariale locale.

 

Autour de ce phénomène de masse – le lieu de pèlerinage accueille chaque année plus de deux millions de visiteurs –, les franciscains qui en ont la charge et les évêques successifs du lieu se déchirent depuis plusieurs années. Encore récemment, Mgr Ratko Perić, évêque de Mostar, a redit que la Vierge n’était «pas apparue à Medjugorje». Des déclarations qui n’ont pas été sans jeter le trouble parmi certains fidèles.

 

Ces divergences au niveau de la hiérarchie ecclésiastique s’inscrivent dans le cadre d’un conflit vieux de plusieurs décennies entre le diocèse et la province franciscaine d’Herzégovine, initialement autour de la répartition des paroisses, rendant extrêmement complexe le discernement autour du phénomène. Les déclarations des uns et des autres, parfois contradictoires, alimentant une certaine confusion autour de ce lieu. Pour l’heure, la déclaration officielle valable pour l’Église est celle des évêques de l’ex-Yougoslavie de 1991, selon laquelle, «sur la base des recherches effectuées, il n’est pas possible d’établir qu’il y a eu des apparitions ou des révélations surnaturelles». Les pèlerinages privés y sont toutefois autorisés.

 

Face aux controverses suscitées par apparitions mariales quotidiennes présumées, plusieurs enquêtes ont été menées. Le dernier rapport de la commission mise en place en 2010 par Benoît XVI et menée par le cardinal Camillo Ruini a été remis au pape François en 2014, mais ce dernier n’a fait aucune annonce depuis. La reconnaissance officielle d’apparitions mariales est normalement du ressort de l’évêque mais dans le cas d’une situation complexe comme celle de Medjugorje, ce sera à la Congrégation pour la doctrine de la foi de statuer.

 

Pouvait-on attendre autre chose de Mgr Henry Hoser, évêque conservateur de Varsovie-Praga, venant de la Pologne connue pour sa mariolâtrie, qui au lieu de faire une enquête pastorale sérieuse sur les apparitions mariales de Medjugorge qui ont enrichi considérablement ses voyants dont les propos ne sont même pas sûrs, souhaite avant que le culte marial continue au risque que les fidèles se trompent en suivant des soit disant apparitions. L’argent qu’amènent les pèlerins, est-il plus important que la vérité ? C’est peut-être le cas.

 

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Publié le 3 Avril 2017

Christopher Lamb dans son article pour The Tablet du lundi 3 avril 2017 nous montre un discours prononcé par le préfet de la liturgie du Saint-Siège a fustigé les changements liturgiques qui ont eu lieu après le concile Vatican II en louant des lignes directrices controversées sur les traductions de la messe que le pape François aurait appelé à revoir.

 

Le cardinal Robert Sarah, qui dirige la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, a fait valoir dans un message envoyé à l'occasion du 10e anniversaire de la publication du Motu proprio Summorum Pontificum du pape Benoît XVI que ceux qui promeuvent une «liturgie moderne» auraient causé une catastrophe, une dévastation et le schisme en essayant de réduire la messe en un «simple repas convivial». Le rassemblement des évêques 1962-1965 durant le concile Vatican II a cherché à renouveler le catholicisme par en le rebranchant à l'Église primitive tout en exhortant les catholiques à engager un dialogue avec le monde, et les dirigeants de l'Église qui se sont réunis à Rome à cette époque ont voté presque unanimement la réforme la liturgie.

 

Il veut réduire la messe à «une PRIÈRE, mais aussi et surtout à un MYSTÈRE où quelque chose est accompli pour nous, que nous ne pouvons pas bien comprendre, mais que nous devons accepter et recevoir dans la foi, l'amour, l'obéissance et en adorant le silence». En gros, des fidèles infantilisés ne comprenant pas ce qu’ils font. Il est aussi plein d'éloges pour Liturgiam Authenticam, le texte publié en 2001 par le Vatican misant sur la façon de traduire en latin les langues vernaculaires, mais cette initiative produit trop de traductions latines et des phrases sonores obscures qui font obstacle à la «pleine participation active» des personnes à la messe comme le souhaitait le concile Vatican II.

 

Comment s’étonner de cela, puisque le cardinal Sarah lors d’un rassemblement à Aachen marquant les dix ans où Benoît XVI a levé les restrictions sur la liturgie tridentine a que dit l'ancienne messe peut développer la version contemporaine à travers «la redécouverte des postures exprimant l'adoration du Saint-Sacrement : agenouillée, génuflexion, etc, et aussi plus souvenir caractérisée par le silence sacré». Cela donne idée de la réforme liturgique que nous prépare un cardinal qui n’a pas su passer son curseur en dehors des années 1950 et qui souhaite que les fidèles aient une place minime dans la liturgie. Le pape devrait se décider à choisir un nouveau personnel plus fiable pour faire des réformes.

 

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Publié le 24 Mars 2017

Inés San Martín dans son article du 23 mars 2017 dans cruxnow.com nous montre que lors d'un symposium sur les abus sexuels des prêtres à Rome dans l'Université pontificale grégorienne intitulé : «sauvegarde dans les maisons et les écoles : l'apprentissage de l'expérience dans le monde entier», le cardinal Sean O'Malley de Boston, président de la Commission pontificale pour la protection des mineurs au Vatican, dit qu'il n'y a «aucun doute» que le pape François est pleinement engagé dans cette cause, mais un expert Francis Sullivan a fait valoir que l'absence des victimes des abus sexuels des prêtres à l'événement suggère «que nous n'avons pas encore obtenu ce que nous voulions.»

 

Pour lui, cette absence inquiétante pourrait être considérée comme faisant partie d'un modèle de l'Église cherchant à noyant la voix des victimes. Sullivan dit également que l’Église doit comprendre profondément le degré de désenchantement, et même la rage frémissante, que la communauté catholique sent en raison du scandale des abus sexuels de prêtres et sur le fait qu'il est arrivé dans l'Église. Mais pour lui le fait que cela est arrivé dans l'Église catholique nous dit quelque chose au sujet de la corruption de l'Église catholique.

 

Pourtant le cardinal O'Malley dit qu'il est convaincu qu'il n'y aura pas de retour en arrière possible sur les efforts de l'Église. Il a aussi déclaré que tous les meilleurs programmes et pratiques seront sans effet si les victimes ne sont pas mises en premier. On aimerait y croire mais l’Église traîne des pieds pour donner satisfaction aux victimes. Il faudrait pour cela que l’Église mette fin au secret et au silence qui demeure sur les abus sexuels sur mineurs.

 

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Publié le 23 Mars 2017

LePoint.fr dan son article du jeudi 23 mars 2017 nous montre que le pape François a autorisé jeudi la canonisation de deux des trois bergers de Fatima, au Portugal, qui affirment avoir assisté à des apparitions de la Vierge en 1917, un miracle reconnu officiellement par l'Église catholique.

 

Le pape a ainsi autorisé un décret de la Congrégation pour la cause des saints "concernant le miracle attribué à l'intercession du bienheureux Francisco Marto, né le 11 juin 1908 et mort le 4 avril 1919, et de la bienheureuse Jacinta Marto, née le 11 mars 1910 et morte le 20 février 1920", indique un communiqué du Vatican.

 

Selon les médias italiens, il n'est pas exclu que le pape François puisse les canoniser au cours de son voyage à Fatima les 12 et 13 mai, même si aucune date n'a été officiellement annoncée. La canonisation équivaut à une reconnaissance officielle par l'Eglise qu'une personne est sainte et au paradis. Elle doit pour cela être créditée de deux miracles, l'un pour sa béatification, l'autre pour sa canonisation, signes tangibles de sa proximité avec Dieu.

 

Selon la tradition, la Vierge serait apparue à six reprises, de mai à octobre 1917, à Jacinta, 7 ans, Francisco, 9 ans, et leur cousine Lucia, 10 ans et leur aurait révélé un message divisé en trois "secrets" jugés prophétiques de l'Histoire du XXe siècle. Après la mort de Francisco et de Jacinta, Lucia dos Santos, devenue sœur Lucia, a confié les deux premiers secrets à un évêque en 1941 et ils ont été rendus publics par Pie XII en 1942.

 

Le premier "secret", où sœur Lucia évoque "une grande mer de feu avec des démons et des âmes" évoquerait la vision de l'enfer. Le deuxième annoncerait le début d'"une guerre encore pire que celle en cours". Sœur Lucia a transmis le 3e secret en 1944 à Pie XII avec la recommandation de ne le publier qu'après 1960. Mais aucun pape avant Jean Paul II, en 2000, n'avait voulu le révéler, ce qui avait provoqué de multiples spéculations sur sa teneur. Ce troisième secret contenait, selon le Vatican, une vision prophétique de l'attentat perpétré contre Jean Paul II en 1981 sur la place Saint-Pierre au Vatican.

 

Le pape François va un peu vite. Des sérieux doutes sur ces apparitions ont été rapportés dans les ouvrages de Thomas de Fonseca, No Rescaldo de Lourdes (1932) et surtout Fátima – Cartas ao Cardeal Cerejeira (1955), auquel on peut ajouter, Fátima Desmascarada (1971) de João Ilharco. Une «critique catholique de Fatima», entreprise par des prêtres existe aussi : comme le belge Édouard Dhanis, comme l’allemand Bernward Brenninkmeyer, l’américain Robert Graham, l’allemand Karl Rahner, le suisse Otto Karrer, l' espagnol Carlos María Staehlin, et curieusement tous les membres de la Compagnie de Jésus (au Portugal, la question catholique de Fatima a été faite, en plus du père Mário Oliveira, par les prêtres Oliveira Faria et Salvador Cabral, et le père Oliveira serait l'auteur de deux ouvrages importants, Perguntas sobre Fátima, 1975, Perguntas sobre Fátima. Há 12 anos sem resposta!, 1987).

 

Enfin le père Mário de Oliveira, connu comme le père Mário da Lixa, est l’auteur de Fátima nunca mais en 1999 et de Fátima, S.A en 2015, où il démontre que les apparitions de Fatima ont été utilisées pour discréditer la République arrivée au pouvoir en 1910 qui avait nationalisé ses biens et qui mettait les gens au-dessus des clercs. Durant le premier mois de l’apparition, la Dame que voyaient les bergers, Lúcia dos Santos, Jacinthe et Francisco Marto (respectivement 10, 7 et 8 ans), leur disait la nécessité de prier le chapelet. Depuis l’apparition de la République, les gens avaient cessé de prier car ils pouvaient améliorer leur sort sans attendre un miracle. D’où cette insistance sur le chapelet.

 

Les bergers de Fatima furent rapidement mis en cause par le prêtre local, c’est pour cela qu’ils furent dès le mois de mai 1917 pris en main et soutenus par le clergé d’Ourem. Jusque-là, la Dame résumait son message à des promesses de «mettre au ciel» les trois bergers, de les encourager à «prier le chapelet» avec des allusions vagues à la fin de la guerre (où des jeunes de la paroisse étaient). Aucun de secret n’est donné par la Dame qu'ils voient. Le 13 août, le gouverneur d’Ourem réagit en prenant les enfants à son domicile et non en prison, la Vierge qui devait apparaître tous les 13 du mois n’est pas venu, pas grave Lucie la fait venir le 19 en dehors de la Cova de Iria. Le 13 Septembre avec plus de 20 000 personnes, le déception est énorme, rien ne se passe et enfin le 13 octobre, devant 70 000 personnes le miracle du soleil ne fut rien d’autre que la variation naturelle de la lumière du Soleil avec la densité des nuages en mouvement.

 

Selon Mário Oliveira, les apparitions ont été inventées par le clergé d’Ourem pour la restauration du diocèse de Leiria. Le diocèse de Leiria créé en 1918 a promu le phénomène marial de Fatima. Nunes Formigão, le grand inventeur des apparitions de Fatima, les a fait ressembler aux «apparitions» de Lourdes en France, qu’il avait visité. Enfin, Les Mémoires de sœur Lucie et les secrets de Fatima ne viennent pas d’elle puisque que Lucie était cloîtré depuis mai 1921, se consacrant «à des tâches de prière et mineures pour qu’elle ne soit pas trop envahissante» avec l’interdiction de parler des apparitions. Elle ne pouvait rien écrire sans autorisation. Ces écrits furent mis en page par l'évêque de Leiria et ses assistants. Manipulé par l’Église durant cette période, Lucie ira jusqu’à écrire que «Salazar est la personne choisie par lui [Dieu] pour continuer à gouverner notre pays.» D’où la consécration de la Russie communiste au cœur de Marie, principal adversaire de Salazar. En 1941, elle souhaitera même que l’on interdise le carnaval pour le remplacer par des oraisons, des sacrifices et des prières publiques dans les rues. Niveau fanatisme, c’est du très haut niveau.

 

Les «apparitions» ont seulement servi à attirer les populations les plus défavorisées. Elles les ont amenés à penser à tort que la solution à leurs problèmes graves et douloureux seront résolus avec des pèlerinages à pied ou en voiture là-bas. Fatima est l'endroit idéal pour garder les gens déprimés, tristes, aliénés, humiliés, autoflagellés, génération après génération. Fatima est devenue surtout une source de revenus financiers dont les recettes sont inestimables (on peut atteindre vingt millions d'euros, seulement pour la moitié des frais consommés), et a rendu possible la construction d'une cathédrale pharaonique très moche de 70 millions d'euros, qui est ouverte depuis 2007.

 

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