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Publié le 9 Novembre 2012

C’est avec une interpellation que le théologien péruvien Gustavo Gutiérrez a tenu à participer au Congrès Continental de Théologie à Sao Leopoldo, au Brésil. Plus de 700 personnes ont assisté à cette téléconférence de Gutiérrez le mardi 9 octobre, qui ne pouvait être présent, à la suite d’une chute. Gustavo Gutiérrez est l’auteur du fameux ouvrage «Théologie de la libération». Au cours de son intervention, Gutiérrez a rappelé que la théologie latino-américaine revêt de nombreux visages. Des visages dont la lutte pour l’existence et la reconnaissance est permanente. Il a, ensuite, centré son intervention sur le thème qui lui tient le plus à cœur : la pauvreté.

 

«La pauvreté n’est pas une fatalité, c’est une condition, a-t-il martelé. C’est le résultat de la main humaine, qui peut également en terminer avec une situation antihumaine, antiévangélique», a-t-il insisté, reprenant les termes utilisés lors de la Conférence latino américaine de Puebla, en 1979. «Personne n’est insignifiant pour Dieu, mais pour notre société, oui !», a ajouté le théologien. «Les personnes peuvent être insignifiantes pour des raisons socio-économiques, mais également raciales, religieuses, etc. (…) ils ne sont pas seulement des sujets sociaux, mais aussi et surtout des êtres humains qui ont droit au bonheur».


Il a également rappelé l’importance de la conférence de Medellin, en Colombie, qui s’était tenue en août 1968. «D’un point de vue latino américain, cette conférence a été la première et d’une certaine façon l’unique réception continentale du Concile Vatican II.», ajoutant encore «Ces portes ouvertes par Vatican II ont suscité de grandes espérances et ont motivé nombre d’expériences. Quel langage est nécessaire pour ceux qui ne sont pas considérés comme des êtres humains, des personnes, des fils de Dieu ? Les questions dépassent notre capacité de réponse mais on ne peut pas les éviter, car elles existent encore aujourd’hui.»


Gustavo Guttiérez a souligné que « vivre sa spiritualité ou sa foi est un style de vie. C’est une manière d’être humain et chrétien. La pauvreté et l’insignifiance sociale sont un vrai défi à la vie de la foi. C’est difficile de faire comprendre ça aux nombreuses personnes qui vivent leur pauvreté comme une calamité sociale, alors qu’au fond, c’est une question humaine globale. En fait, a poursuivi Gustavo Guttiérez, la pauvreté est une mort physique et d’une certaine manière une mort culturelle. Comme chrétiens, nous sommes appelés à être témoins de la résurrection, et donc, de la victoire de la vie sur la mort.»


Quant au rôle moteur de la théologie, Guttiérez précise : «Avec humilité mais conviction, la meilleure réponse que nous pouvons donner pour dire que le peuple est aimé de Dieu est de faire preuve de solidarité avec les pauvres et de rejeter l’oppression dont ils sont l’objet. La Théologie de la Libération, que nous nommons l’option préférentielle pour les pauvres, est importante pour se souvenir que l’Eglise est celle de tous, mais principalement des pauvres.»


Gustavo Guttiérez estime qu’aujourd’hui, et pas seulement en Amérique latine, les chrétiens sont confrontés à de grands défis. Sécularisation, liberté religieuse, écologie, etc. Il estime que «la pauvreté est un défi à la vie de la foi, car elle nous amène à repenser au message chrétien et à mettre cette foi sur des bases différentes.» Être près de Dieu implique d’être près des pauvres. «Comment parler aux pauvres d’un Dieu qui les aime ? Nous devons comprendre de quel Dieu nous parlons.» Aussi estime-t-il que la pluralité religieuse est essentielle.

 

Enfin, le théologien octogénaire s’est adressé aux jeunes théologiens présents dans la salle : «Vous devez être au plus près de la société, du peuple, étudier avec vigueur et prendre au sérieux les défis qui vous attendent. ».


Cette interpellation de Gustavo Gutiérrez est un excellent point de vue sur la théologie, voir le réel et la solidarité envers les pauvres est sa meilleur réponse.

 

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Publié le 8 Novembre 2012

En France, les remous suscités par la position très ferme prise par les évêques au sujet du mariage pour tous démontrent un trouble réel au sein de la population. Encore faudrait-il qu'il soit réel, car selon un sondage Ifop pour Le Monde publié mercredi 7 octobre, jour de la présentation en conseil des ministres de projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux homosexuels. Selon cette enquête, 65% des Français approuvent désormais le mariage homosexuel. Ils sont plus réservés en ce qui concerne l'adoption, approuvée par une courte majorité (52%).

 

C’est l’avis du cardinal André Vingt-Trois. En sa qualité de président de la Conférence épiscopale, l’archevêque de Paris a prononcé ce jeudi à Lourdes le discours conclusif de l’assemblée d’automne des évêques de France. Il a estimé que les injures publiques laissaient paraître chez certains la difficulté à accepter un véritable débat. Peut-on laisser faire un débat quand on voit les opposants à la mesure ont investi Internet... quitte à déraper. L'homosexualité est ainsi régulièrement qualifiée de "contre-nature", "blasphème" ou "danger pour la civilisation". Sur L'Express, les propos homophobes et les insultes sont fréquents. Donc, il n'y aura pas de débats viables.

 

Il n'y a rien à craindre, car comme l'a dit François Hollande cette loi sur le mariage homosexuel représente "un progrès pas seulement pour quelques-uns mais pour toute la société", rapporte la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem. Jugeant le débat autour de ce texte "légitime", le chef de l'État a souhaité aussi qu'il soit "maîtrisé" et "respectueux des opinions comme des croyances", a-t-elle précisé "Le président a souligné à nouveau combien ce texte était une étape vers l'égalité des droits", a poursuivi Najat Vallaud-Belkacem, et "combien ce texte permettait aujourd'hui d'offrir une sécurité juridique et une solidarité aux personnes qui font le choix de se marier mais aussi aux enfants". "Ce texte prend résolument en compte l'intérêt supérieur de l'enfant", a encore affirmé la porte-parole.

 

Les évêques se réjouissent que, dans le cadre de la légalité et dans le respect des personnes, de nombreuses initiatives soient prises pour s'opposer au projet du gouvernement dans son état actuel. En revanche, les manifestations organisées par Civitas et Alliance Vita  ne sont pas du tout du goût de la majorité des fidèles. Elles sont jugées réactionnaires et donnant une mauvaise image de la religion.  

 

Ils regrettent que le choix du gouvernement polarise les attentions alors que d’autres préoccupations prioritaires assaillent de nombreux français en raison des conséquences de la crise économique et financière : fermeture d'entreprises, hausse du chômage, précarité croissante des familles les plus fragiles. Autant de thèmes qui mettent l’épiscopat en première ligne, mais qui ne doivent pas servir à détourner le sujet. Aujourd'hui, l'Église est dans une nouvelle phase d'évangélisation qui ne fait que favoriser un repli identitaire sur l'institution ce qui éloigne encore plus les fidèles de la société moderne.  

 

La France doit franchir le pas, accepter cette égalité des droits, à l'instar de ses voisins espagnols et portugais, deux pays où la religion catholique est pourtant très présente. L'Eglise catholique montre qu'elle est à l'agonie, elle perd tous ses combats. Le mariage était l'un de ses derniers bastions et elle est en train de le voir filer. C'est le prix à payer quand on ne veut pas changer.

 

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Publié le 8 Novembre 2012

La deuxième journée de la conférence qui a eu lieu le lundi 8 octobre a répondu à la méthode du voir-juger-agir qui est à la tête de ce Congrès, en commençant la journée par l'analyse de la réalité latino américaine et mondiale grâce à la participation de Pedro Ribeiro de Oliveira, qui a fait une analyse socioculturelle, économique et politique de l'Amérique latine.

 

La conférence sur l'économie et la théologie du Dr Jung Mo Sung de l'Université méthodiste de Sao Paulo, montra que les rêves des personnes furent capturés par le système d'empire et que la crise de la théologie de la libération avait été accentuée plus fortement, mais pas achevée. Dans l'Église, il y a eu la consécration d'un système dominant, un empire qui chercha à dominer l'autre, cela était à voir comme un problème d'éthique pour l'Église, déclara le rapporteur.

 

Jung Mo Sung, avait également mentionné le fossé générationnel qui existe dans la réflexion de la théologie de la libération et dans la réflexion théologique des nouveaux théologiens qui est aussi dû à une certaine paresse intellectuelle, car ils vivent confortablement dans le monde moderne dynamique, consumériste et technologique. Il est donc nécessaire que ces nouvelles générations de théologiens fassent  par eux-mêmes la mise en place théologie de la libération des pauvres. Si la théologie est enfermé dans l'académisme, dans un milieu consumériste et technologique, elle perd son esprit de libération.

 

En outre, des ateliers ont eu lieu dans le milieu de la journée où des actions furent très intéressants comme l'atelier "Les femmes et le Concile Vatican II" dans lequel on avait fait remarquer que dans l'organisation de d'Église un changement pour les femmes n'aura pas lieu, mais elles devraient avoir accès au ministère sacerdotal. Le deuxième jour de la conférence se termina avec Chico Whitaker, avec sa conférence "Un autre monde est possible et le contexte latino-américain" qui insista sur la nécessité d'une nouvelle façon de faire de la politique dans la diversité des cultures, et où le leadership dominant devrait passer à l'animateur de ce leadership. Il souligna qu'il faut s'engager pour contribuer au changement et se battre pour qu'un autre monde soit possible, une dynamique qui est menée par le Forum social mondial commencé en 2005 et avec plus de 50 forums tenus.

 

Un deuxième jour où les réflexions amènent de bonnes questions et cherchent à donner à la théologie un rôle bien plus important dans la vie des fidèles, tout en essayant de répondre à leur attentes. Cela annonce le meilleur pour la suite.

 

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Publié le 7 Novembre 2012

Durant l'avant-dernière journée de l'Assemblée plénière des évêques de France à Lourdes, les évêques ont notamment travaillé sur le dialogue entre catholiques et musulmans.

 

En marge de l'assemble des évêques la gestion des déchets nucléaires à Bure fut questionnée par quatre évêques. le groupe de réflexion constitué à l’initiative de Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes et président de Pax Christi-France, présenta à la presse l’état de sa réflexion sur la gestion des déchets nucléaires, à propos de la construction d’un centre d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure. Ce qui donna naissance à un document pour faire surgir les questions que pose une gestion des déchets par enfouissement pour aider ceux qui auront à se prononcer au moment du débat public au cours de l’année 2013. Mgr Philippe Gueneley, évêque de Langres, assure que c'est une invitation à la réflexion faite au plus grand nombre pour que le débat ne soit pas accaparé par des spécialistes ou des associations militantes. Pour Mgr Jean-Paul Mathieu, évêque de Saint-Dié, la difficulté est de repérer les enjeux pour l’humain à très long terme. Mgr François Maupu pense que les enjeux économiques ne sont pas à négliger, car les compensations financières prévues pour les communes situées autour du site d’enfouissement sont loin d’être négligeables et peuvent occulter d’autres enjeux. Enfin, le groupe de travail souhaite que les documents qu’il a produits – un texte d’une trentaine de pages et une note de synthèse – fassent l’objet de rencontres et de débats. Espérons que ces rencontres et ces débats aboutiront à des solutions viables.

 

Mgr Dubost, évêque d'Evry et président du Conseil pour les relations interreligieuses et les nouveaux mouvements religieux, a fait le point sur le dialogue entre catholiques et musulmans. Il veut lancer "une véritable discussion sur les défis du dialogue d'aujourd'hui." Il présenta avec lucidité les différents courants qui traversent les musulmans en France : la majorité qui montre une pratique tranquille de la tradition religieuse, ceux qui vivent leur islam comme une enclave dans un environnement étranger, pour finir avec les djihadistes salafistes minoritaires prêts à prendre part à une action violente. L'évêque n'a pourtant fait aucun secret des critiques de certains acteurs catholiques du dialogue islamo-chrétien, parfois considérés comme des "masochistes, apaisants et ignorants." Ces critiques selon lui montrent également une réelle volonté de témoigner de la foi chrétienne et des difficultés de ce témoignage. Mais les critiques montrent aussi les limites du dialogue et il faut qu'elles soient positives pour les deux interlocuteurs. Mgr Dubost veut développer une éthique de dialogue parce qu'il faut "permettre aux fidèles de communiquer, pour qu'ils puissent être fiers de leur identité chrétienne." Bien sûr sans blesser ses interlocuteurs musulmans. En quittant le travail, Mgr Gérard Coliche, évêque auxiliaire de Lille, confirma que l'Église devait continuer sur la voie du dialogue, mais avec des conditions rigoureuses, en espérant que ce soit pas d'un seul côté. Mgr Dubost finit sur une phrase ouverte : "Chacun a le droit à la vérité de l'autre."


C'est une réflexion sur la gestion du nucléaire et sur le dialogue avec les musulmans très intéressante, mais elle ne propose pas de réponse aux questions posées, malgré tout les évêques essayent de répondre aux problèmes de leurs temps mais encore faut-il que cela aboutisse à quelque chose.

 

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Publié le 7 Novembre 2012

Dans un auditorium débordant à l'Université de Unisinos, a débuté dimanche 7 octobre au Congrès continental de théologie sur les travaux de la théologie de la libération à Sao Leopoldo, au Brésil, avec une forte représentation de la plupart des pays d'Amérique latine et des Caraïbes, des États-Unis et d'Europe. Plus de 700 personnes, ressuscitèrent la naissance et le développement de la théologie de la libération, accompagnés par sept évêques catholiques et protestants. S'y trouvaient les principaux représentants de la théologie de la libération du continent.

 

L'ouverture du Congrès continental de théologie (CST), a commencé par un moment de réflexion où fut rappelé la sagesse de l'Esprit Saint, alors, que le Père Marcelo Fernandez de Aquino, président de l'Université de Unisinos souhaitait la bienvenue aux participants, en rappelant que théologie de la libération nous invitait au dialogue, au débat et à la réflexion, notant la nécessité d'explorer une nouvelle herméneutique du concile Vatican II.

 

Pendant ce temps, Agénor Brighenti, président d'Amerindia parla du contexte et des prétextes pour convoquer le Congrès, à partir de la réalité actuelle de la pauvreté en Afrique, et avait fait un hommage aux évêques et aux théologiens catholiques qui ont joué un rôle dans la marche prophétique de l'Église latino-américaine et payèrent leur adhésion à une réception réelle du Concile Vatican II, parmi lesquels déclara Samuel Ruiz, se trouvaient Sergio Méndez Arceo, Helder Camara, Gustavo Gutiérrez, José María Pirres, Leonardo Boff, Jon Sobrino, entre autres. Il reconnut également le rôle des portes paroles, des ateliers et tous les participants du Congrès.

 

Pour conclure la soirée, la commission était intitulé "un nouveau Congrès et pour un nouveau Congrès", avec la participation de théologiens comme Jon Sobrino et Geraldina Cespedes, mettant en évidence par leur simplicité le témoignage de leur voyage à travers la théologie de la libération, avec ses nouveaux défis, son urgence. Alors que Céspedes Geraldina, déclara qu'il était nécessaire de continuer à accompagner les processus de lutte pour la justice qui se sont tissés dans l'histoire de l'Amérique et des Caraïbes avec des cordes rouges, celle du sang des martyrs, que l'on doit garder en mémoire, pour nous encourager et nous aider à dire non à toute injustice.

 

Allant au-delà des attentes des participants, le Congrès commença avec beaucoup d'esprit, une voix prophétique, et avec un regard critique approfondie, voulant unir la théologie avec la vie des peuples du continent. Le deuxième jour de ce Congrès montrera cet esprit conciliaire déjà oublié.

 

Je me devais d'en parler, car le Vatican par le biais de la fondation Joseph Ratzinger va tenter de contrer entre le 8 et le 9 novembre le Congrès continental de théologie par une conférence internationale, mais au vu du synode des évêques, il n'y a rien à attendre d'une telle réunion.

 

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Publié le 6 Novembre 2012

Le 05 novembre, la troisième journée de l'Assemblée plénière des évêques de France à Lourdes, a été largement consacrée à la réflexion sur "Eglise et Internet", proposée par le groupe de travail présidé par Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes.

 

L’intervention du P. Éric Salobir, promoteur général pour les médias de l’Ordre dominicain, les a fait réfléchir cette année à la dimension pastorale et aux visées évangélisatrices de la Toile. Prenant acte de la présence de nombreux blogueurs catholiques qui s’expriment en toute liberté sur la Toile, le P. Salobir a soulevé les deux questions qui interrogent l’institution : l’authenticité du message délivré sur Internet et l’unicité du corps ecclésial. Celle-ci peut en effet être remise en cause dans les mesures où l’institution n’a pas de prise sur les initiatives individuelles : «Internet conteste toute autorité», a résumé le P. Salobir, indiquant qu’il n’existait pas, par essence, de «doctrine numérique de l’Église». «A priori, il n’y a pas de place pour la Vérité sur Internet, a rappelé le dominicain, qui fut longtemps responsable du site Internet du Jour du Seigneur. C’est à nous de rendre la Vérité populaire sur Internet.» Si l'Église cherche à contrôler Internet, elle aura beaucoup de déconvenue. Car on ne peut pas faire taire ceux qui disent tout haut ce que tout le monde pense tout bas.

 

À cet effet, les évêques ont suivi dans l’après-midi du 5 novembre plusieurs ateliers pratiques, notamment animés par Erwan Le Morhedec, blogueur connu sous le nom de Koztoujours, Guillaume Zeller, rédacteur en chef du site directmatin.fr, Sœur Nathalie Becquart, directrice du service national pour l’évangélisation des jeunes et pour les vocations, Mathias Terrier, directeur de la communication du diocèse de Tarbes et Lourdes. «Les évêques ont désormais mesuré les défis d’Internet, ils cherchent une voie médiane et raisonnable dans l’utilisation pastorale de cet outil», ont estimé les animateurs de ces ateliers lors d’un point-presse organisé dans la soirée du lundi 5 novembre. Espérons que cette voie soit vraiment raisonnable et qu'elle ne serve pas à faire taire ceux qui parlent librement de la situation de l'Église afin de l'aider.

 

Le 06 novembre, lors de la quatrième journée de l'Assemblée plénière des évêques de France à Lourdes, il a notamment été question de la "présence des catholiques dans la société contemporaine", sujet d'un groupe de travail présidé par Mgr Eric de Moulins-Beaufort, évêque auxiliaire de Paris. "Les rencontres du dimanche, le poids de l'enseignement privé ou du bénévolat dans le domaine montrent que dans la charité l'Eglise est très active dans la société française, mais sa présence est à peine perceptible", déclare Mgr Éric de Moulins-Beaufort. Une situation qui reflète une certaine "pudeur", l'absence d'une culture des réseaux que peuvent avoir d'autres groupes. "Ainsi, il n'est pas rare qu'à leur lieu de travail, les chrétiens pratiquants ne semblent pas comme que tel." La discrétion est l'essence même des chrétiens, si on les oblige à faire du prosélytisme, ils pourraient paraitre agressif. L'évangélisation comme la font les protestants évangéliques a fini par lasser les habitants de nombreux pays, l'exemple de la Corée du Sud est éloquent.

 

Autre paradoxe : alors que la minorité se sentent parfois les chrétiens en dehors de l'Église est encore perçue comme puissante. Cela fait même partie, qu'il a noté, une «conscience nationale». Sa parole est encore attendue dans le domaine social. «Nous devons même nous attendre à ce qu'elle apaise les tensions qui peuvent surgir dans la société. Mais si elle soulève le rejet par sa parole en public, elle semble en contradiction avec le consensus supposé de l'opinion», déclare Mgr Éric de Moulins-Beaufort, qui a également noté un changement dans la discussion sociale des déclarations publiques de l'Eglise: «Nous sommes passés d'une société où la discussion a porté sur la façon de construire un monde juste et fraternel à celle de débattre sur la façon d'être humain». Le monde change, il faut s'y adapter.

 

Pour sa part, Jean-Guilhem Xerri a invité les évêques réunis à être plus attentifs à la culture populaire (télévision, radio, littérature ...), et donne l'exemple du récent succès de la série Ainsi soient-ils. Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre et président de la famille et de la société: a soulevé une question à travers cela : "Comment entrer en conversation avec le monde d'aujourd'hui sans le mode d'argumentation rationnelle, mais aussi par la mobilisation de l'imagination, pour obtenir la vérité émotionnelle de l'Évangile ?" Une bonne question qui attend une bonne réponse, mais rien n'est sûr.

 

Mais les évêques français ont voulu souligner l'importance des diacres qui peuvent se sentir abandonnés. A en croire Mgr Jean-Luc Bouilleret, évêque d'Amiens et président de la Commission épiscopale pour les ministres ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale, le solde est positif, au point que l'épiscopat français souhaitez envoyer un "message positif" aux diacres. Le geste n'est sûrement pas étranger au fait que les diacres «sont un corps un peu oublié de l'Église», comme le reconnait Mgr François Blondel, évêque de Viviers et un membre de la même commission. Mais Mgr Bouilleret, sit qu'"ils ont maintenant trouvé un bon équilibre entre leurs racines dans le monde et leur implication dans la vie liturgique." Ce qui était "probablement moins vrai il ya dix ans." "Ils ne sont pas des super-prêtres ou des sous-laïcs", affirme Mgr Bernard Podvin, porte-parole des évêques de France, en prenant une forme volontaire.

 

Les évêques sont conscients que la pénurie de prêtres pourrait mener à confier plus de tâches liturgiques aux diacres liturgique, surtout quand ils ont plus de travail. En effet, parmi les 2408 diacres français environ la moitié est à la retraite. Parmi les projets proposés par les évêques se trouve la formation et la notion d'un corps commun dans tous les diocèses. "La sociologie des diacres est très diversifiée, a déclaré Mgr Bouilleret. Les évêques se demandent ce que l'Église attend de chacun d'eux, car ils ont leurs place parmi le clergé et les laïcs en mission ecclésiale." Qui sait avec le manque des prêtres, les diacres pourraient les remplacer.

 

Deux jours où l'Église s'est posé des questions sur Internet et sur la présence des catholiques dans la société contemporaine n'ont pas apporté la parole attendue de la part d'évêques à l'écoute du monde, mais on a enfin eu le droit à une vision un peu plus réaliste du diaconat.

 

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Publié le 5 Novembre 2012

Pope-Tawadros-II-will-be--010Le 118ème patriarche a été désigné lors d'un tirage au sort effectué par un enfant. Tawadros II est devenu, dimanche 4 novembre, à 60 ans le chef des Coptes orthodoxes d'Egypte, la plus grande communauté chrétienne du Moyen-Orient. Inquiète face à un pouvoir islamiste, elle a cependant adressé ses félicitations au nouveau patriarche.

 

Conformément à la règle dans cette Eglise, le petit Bichoy Girgis Masaad, les yeux bandés, a tiré le nom de l'évêque Tawadros au sort dans un calice de verre, au cours d'une cérémonie religieuse dans la grande cathédrale Saint-Marc du Caire. L'évêque Pachomius, qui assure l'intérim depuis la mort de Chenouda III en mars après quatre décennies à la tête de la communauté, a pris le papier choisi par le jeune garçon et l'a brandi en proclamant : "Evêque Tawadros".

 

Les deux autres papiers, portant les noms des deux autres candidats - l'évêque Raphaël, 54 ans, du Caire, et le moine Raphaël Ava Mina, 70 ans - ont ensuite été montrés à la foule et aux caméras de télévision. Aucun des trois candidats n'était présent à la cérémonie. Le nouveau patriarche, qui a pris dimanche le nom de Tawadros II, a fait des études de pharmacie à Alexandrie avant d'entrer au séminaire. Il a été fait moine en 1988, ordonné prêtre l'année suivante puis évêque en 1997.

 

Il est réputé proche de Pachomius, et serait favorable à une église centrée sur sa mission pastorale et non pas impliquée dans les affaires politiques. Hasard du calendrier, il a été désigné comme 118ème "pape d'Alexandrie, patriarche de toute l'Afrique et du siège de Saint Marc" le jour de son soixantième anniversaire. Il sera intronisé lors d'une cérémonie prévue le 18 novembre.

 

Dimanche, la cathédrale Saint-Marc était pleine à craquer pour la cérémonie de désignation qui a duré plusieurs heures au milieu des prières, des psaumes chantés et des vapeurs d'encens. Plusieurs centaines de personnes n'avaient pu accéder à l'édifice bondé, et suivaient l'événement sur des écrans installés à l'extérieur. Une vingtaine de camions de la police étaient également garés devant la cathédrale pour assurer la sécurité. "C'est une journée historique pour nous, je tenais absolument à assister à la cérémonie. Ce n'est pas tous les jours que l'on choisit un pape !", a affirmé Romanda Nasser, une étudiante de 20 ans.

 

Les Coptes représentent de 6 à 10% des 83 millions d'Egyptiens, et leur Eglise, l'une des plus anciennes de la chrétienté, fait remonter sa fondation à l'évangéliste Saint Marc à Alexandrie. Tawadros a la lourde charge de prendre la tête d'une communauté inquiète face aux progrès de l'islamisme, qui se sont traduits par l'élection en juin d'un président issu des Frères musulmans, Mohamed Morsi. Mohamed Morsi a toutefois présenté ses "félicitations" au nouveau patriarche, de même que le Parti de la Liberté et de la Justice (PLJ), bras politique des Frères musulmans. Le PLJ a souhaité avoir avec Tawadros II une relation "fructueuse" pour "faire progresser l'éthique et les valeurs de liberté, de justice et d'égalité".

 

"J'espère que le prochain pape nous aidera à mieux vivre ici en Egypte. Nous voulons avoir davantage de positions importantes, pouvoir prier sans restrictions et vivre dans la justice", a déclaré pour sa part Atef Makram, un technicien de 48 ans venu assister à la cérémonie. Les Coptes s'estiment depuis longtemps victimes de discriminations et d'une sous-représentation au sein du gouvernement et de la haute fonction publique. Ils déplorent également des restrictions pour la construction des églises, alors que les règles sont très libérales pour les mosquées. La multiplication des violences à caractère confessionnel a accru leur inquiétude. Le 31 décembre 2010, un attentat avait fait une vingtaine de morts dans une église d'Alexandrie (nord), et d'autres événements violents, parfois meurtriers, ont suivi. La communauté copte est également traversée de débats internes, sur la question du divorce, strictement interdit, ou sur la place de l'Église dans la vie politique.

 

C'est un excellent choix. Sa vison est centré sur la réalité de l'Église telle qu'elle est vécue en Égypte : "Je voudrais confirmer le rôle spirituel de l’Église. Elle a deux rôles principaux, l’un est spirituel et l’autre social. Elle les exerce aujourd’hui, mais les circonstances ont créé une confusion, et je veux la rectifier." Il recherche une voie conciliatrice qui permettra aux Coptes d'avoir "Une relation de paix, d’amour, et de grand respect." Et comme il le soutient : "Je me comporterai avec eux comme un citoyen égyptien, un serviteur de l’État." On aimerait entendre un tel discours dans notre Église.

 

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Publié le 4 Novembre 2012

Lors de la célébration de la messe ce dimanche 04 novembre à Lourdes, le président des évêques de France a défendu dans son homélie le droit des enfants "à se construire en référence"  à un père et une mère. Le projet de loi sur le mariage gay sera présenté en conseil des ministres cette semaine.  

 

Le cardinal André Vingt-Trois persiste et signe. Après avoir fustigé le mariage gay samedi 03 novembre lors de la conférence des évêques de France, il a défendu ce dimanche à Lourdes le droit des enfants à "se construire en référence" à un père et une mère.  On en retourne aux années 1950 et 1970, à l'époque où l'Église véhiculait sn discours contre les homosexuels par les curés en chaire ou plus sournoisement dans le confessionnal. Le clergé influença les attitudes envers cette minorité au sein des familles, dans les milieux de travail et dans les médias. Le discours actuel ne montre que le reflet des tabous de notre époque mais ne décrit pas la réalité homosexuelle. Á travers cela règne une telle ignorance sur ce qu'est l'homosexualité. Cette ignorance amènera forcément plusieurs hétérosexuels à être gênés ou même agressifs face à l'homosexualité.

 

"Quand nous défendons le droit des enfants à se construire en référence à celui et à celle qui leur ont donné la vie, nous ne défendons pas une position particulière. Nous reconnaissons ce qu'expriment les pratiques et les sagesses de tous les peuples depuis la nuit des temps et ce que confirment bien des spécialistes modernes", a expliqué le président de la Conférence des évêques de France. Mais à travers cela, ce sont des images trompeuses qui sont ici véhiculées sur l'homosexualité. Une plus grande tolérance est nécessaire envers les homosexuels, et il faut également briser certains préjugés sur les homosexuels, le mariage entre personnes de même sexes pourra montrer qu'ils sont un couple comme les autres. De plus, des familles homoparentales élèvent des enfants, sans ce que cela les traumatisent. La société a un grand besoin d'être éduquée aux réalités que vivent les gais et les lesbiennes afin de ne plus voir l'homosexuel comme un malade ou un pédophile, ce que ne s'est pas gênée de faire pendant longtemps l'Église, même actuellement. L'éducation doit se faire autant dans la famille qu'à l'école.

 

"Quand nous rejetons l'idée que quelqu'un soit habilité légalement à disposer de la vie de son semblable, quels que soit son âge et son état de santé, nous ne défendons pas une position particulière. Nous rappelons simplement que la vie en société suppose que l'interdit du meurtre soit un des fondements de la confiance mutuelle", a-t-il poursuivi. Ici, Mgr Vingt-Trois fait preuve de mauvaise foi, car le président de la République a parlé du droit à mourir dans la dignité et non d'euthanasie. Lors de sa campagne, il s’était montré prudent, prêchant pour un encadrement plus que pour une légalisation. Il a également souligné l’importante des soins palliatifs, sa volonté de développer le nombre d’unités, de multiplier les offres dans ce secteur et d’investir dans la recherche et dans la formation des aidants.

 

Se défendant contre un "conformisme social", le cardinal s'est demandé "comment vivre en société sans reconnaître qu'il y a certaines règles de comportement qui dépassent les désirs individuels et qui s'imposent à tous". Mais en s'opposant au gouvernement, l'Église fait preuve de conformisme social, puisqu'elle ne désire aucun changement.

 

Mgr Vingt-Trois a prononcé son homélie lors d'une assemblée des évêques de France réunis à Lourdes à quelques jours d'un Conseil des ministres où sera présenté un avant-projet de loi sur le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels. Il y a peu de chance qu'il ait pu convaincre les ministres.

 

L'Église prend un tournant assez radical, mais je préfère la réponse d'Erwann Binet, rapporteur PS du projet de loi sur le mariage homosexuel, qui souhaite "que les chrétiens, comme tous les Français, ne cherchent pas à imposer leur vision de la famille à la société". "Qu'ils ouvrent les yeux sur les familles d'aujourd'hui qui font cette société, des familles monoparentales, homoparentales, recomposées (...) Je pense donc essentiel que les parlementaires que nous sommes s'assurent que toutes ces formes de familles puissent avoir les mêmes droits", souligne-t-il. De plus, David Assouline, porte-parole du Parti socialiste, a jugé que l'Église "n'est pas vraiment dans son rôle quand Mgr Vingt-Trois appelle à s'opposer à la volonté du législateur, d'autant qu'il s'agit du mariage civil dans la République laïque". Ce qui est tout à fait vrai.

 

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Publié le 3 Novembre 2012

Le cardinal-archevêque de Paris a appelé samedi les chrétiens à saisir leurs élus de "la gravité de l'enjeu" que représente le mariage homosexuel, "puisque le large débat national qui s'imposait n'a pas encore été organisé".

 

A quelques jours de la présentation en conseil des ministres du projet de loi sur le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels, le discours du Cardinal André Vingt-trois, ce samedi à Lourdes en ouverture de l'assemblée plénière des évêques de France, était particulièrement attendu. Il avait déjà nettement marqué sa désapprobation vis-à-vis du texte, lors d'une messe pour les parlementaires et les hommes politiques, célébrée mardi soir à la basilique Sainte-Clotilde, à Paris. Il avait appelé la classe politique à "résister au conformisme de la pensée 'prête-à-porter' " qui domine actuellement vis-à-vis du "mariage pour tous". Ce samedi 3 novembre, il s'est érigé en défenseur des enfants pour "alerter" les Français sur ce sujet.

 

Le concept d'intérêt de l'enfant est extrêmement vague. On dénature souvent le débat en parlant de droit à l'enfant, qui serait une revendication inadmissible et qu'on oppose à l'intérêt de l'enfant. L'intérêt de l'enfant est d'être accueilli, élevé et éduqué dans une famille. On sait aujourd'hui qu'il n'existe pas un type de famille, mais des types de famille. La famille "classique" ne préserve pas plus l'intérêt de l'enfant que les familles homoparentales qui existent, je le répète, depuis maintenant très longtemps dans les faits. Donc l'intérêt de l'enfant sera à être protégé dans tous les types de famille, demain comme hier. Si d'innombrables institutions existent depuis si longtemps pour préserver et garantir cet intérêt, c'est que les familles classiques n'ont pas d'avantages décisifs sur tous les autres types de famille.

 

"Imposer, dans le mariage et la famille où la parité est nécessaire et constitutive, une vision de l'être humain sans reconnaître la différence sexuelle serait une supercherie qui ébranlerait un des fondements de notre société et instaurerait une discrimination entre les enfants", a-t-il dit dans son discours d'ouverture. Il a appelé les chrétiens à "saisir leurs élus" pour leur faire part de leur opposition à ce projet de loi. "Le projet législatif concernant le mariage n'est pas simplement une ouverture généreuse du mariage à de nouvelles catégories de concitoyens, c'est une transformation du mariage qui toucherait tout le monde", a estimé le prélat. "Ce ne serait pas le 'mariage pour tous' (...) Ce serait le mariage de quelques-uns imposé à tous."

 

L'homoparentalité existe dans les faits depuis très longtemps. Elle accède à une reconnaissance juridique dans de nombreux pays depuis quelques dizaines d'années. Cette évolution a commencé aux Etats-Unis. Et c'est là qu'ont commencé à être menées d'innombrables études sur le sujet. L'immense majorité de ces études démontrent que les enfants élevés dans des couples homosexuels sont comme les autres. Il n'y a pas de spécificité de l'enfance dans des familles homoparentales. On y rencontre les mêmes bonheurs, les mêmes malheurs, les mêmes difficultés, les mêmes joies. La question s'était d'ailleurs posée dans un premier temps en justice, et c'est dans ce cadre qu'avaient été menées les premières études. La question aujourd'hui ne fait plus débat.

 

Mgr Vingt-Trois n'a pas hésité à revenir sur la période difficile que connaissent l'économie et la société française pour s'interroger sur l'opportunité d'une telle réforme, à un tel moment. Il a ainsi rappelé que "la crise économique atteint de plus en plus l'ensemble de notre société, que des entreprises ferment et que la précarité s'étend". Avant de souligner : "C'est dans ce contexte préoccupant que le gouvernement fait passer en urgence des mutations profondes de notre législation qui pourraient transformer radicalement les modalités des relations fondatrices de notre société". C'est une promesse élecorale qui n'avait rien à voir avec la crise, elle faisait partie de l'engagement 31 de François Hollande en faveur des personnes LGBT mais aussi de leurs proches, de leurs familles, de leurs amis, de leurs collègues… Chacun, quelle que soit son orientation sexuelle, peut en effet être concerné par l’engagement 31 et les autres propositions de François Hollande en faveur de l’égalité des droits. L'ouverture du mariage à tous les couples, adoption ouverte à tous les couples mais aussi don du sang, lutte contre l’homophobie à l’école. Cet engagement à un but honorable, l'ouverture à une égalité réelle.

 

Pour le président de la Conférence des évêques, un large débat national s'imposait "qui ne se contente pas d'enregistrer des sondages aléatoires ou la pression ostentatoire de quelques lobbies. L'élection présidentielle et les élections législatives ne constituent pas un blanc-seing automatique, surtout pour des réformes qui touchent très profondément les équilibres de notre société". Pour Mgr Vingt-Trois, "la question fondamentale est le respect de la réalité sexuée de l'existence humaine et de sa gestion par la société". Il est très difficile pour une Eglise qui a 2000 ans de se moderniser. elle a essayé de le faire, voici 50 ans lors du concile Vatican II et justement certains aspects de ce concile sont remis en cause aujourd'hui.

 

Dans ce débat, les Églises ont déjà toutes exprimé leur opposition au projet, qualifié de "régression" par les protestants évangéliques de France. Il va changer "le modèle naturel de la famille", a aussi mis en garde le président du Consistoire central israélite de France, Joël Mergui. L'effervescence religieuse avait atteint un sommet en septembre lorsque le cardinal Philippe Barbarin, évêque de Lyon, avait déclaré que le mariage homosexuel ouvrirait la voie à la polygamie et à l'inceste. Des attitudes qui vont donner raison aux homosexuels sur l'homophobie des religion et cela est bien dommage.

 

La plupart des évêques sont contre ce projet de loi sur le mariage entre personnes de même sexe, même si c'est contre leur opinion personnelle, car il est très difficile pour un évêque de se mettre en marge de ses collègues. Il y a une vingtaine d'année, Mgr Gaillot avait essayé, il était évêque d'Évreux et ça n'a pas très bien fonctionné. Il a progressivement été marginalisé. Donc les évêques présenteront au moins une façade consensuelle. Les évêques n'ont donc plus le courage de parler librement de peur de perdre leur place, mais en jugeant les hommes et femmes de notre temps en activant les peurs, certains représentants et porte-parole de l'Église s'éloignent du message évangélique en jugeant les hommes et femmes de notre temps par l'activation des peurs. Dommage, car un "appel d'amour"  aurait été préférable à cette opposition des plus nocive.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

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Publié le 2 Novembre 2012

Près de 400 prêtres et laïcs se sont réunis à Londres mercredi 10 octobre pour discuter de leurs préoccupations au sujet de la direction qu'a prise l'Église depuis le Concile Vatican II.

 

Les intervenants à la réunion de mercredi furent accueillis avec des applaudissements lorsque l'on attribuait à une «lointaine» hiérarchie la perte du contact avec les laïcs sur les questions examinées au sein de l'Église notamment dans l'ordination des femmes et la liturgie. Cette perte de contact est visible, ce qu'a montreé le synode des évêques.

 

Une première réunion pour le clergé avait eu lieu à Londres en juillet. Les organisateurs espèrent que la réunion de mercredi, intitulé «Un appel à l'action», qui fut ouverte aux laïcs, encouragera la création d'un forum diocésain qui sera convoqué pour que les laïcs et les ecclésiastiques puissent se rencontrer pour dialoguer "sans peur".

 

Une intervenant laïque, Catherine O'Donovan, avait dit à l'auditoire : "[Les hommes âgés] du Vatican n'ont aucune idée de la façon dont vous souffrez en tant que laïcs. C'est une tragédie, à laquelle nous devons remédier ..."


Des laïcs qui prennent la parole pour demander des réformes ce n'est pas rare, mais en Angleterre, c'est plutôt nouveau. Cela démontre que les laïcs catholiques en ont assez de ne pas être pris en compte dan les décisions prises à Rome.

 

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