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Publié le 1 Novembre 2012

Lors de la messe de rentrée des députés et sénateurs, l'archevêque de Paris a appelé mardi soir la classe politique à "résister au conformisme de la pensée ‘prêt-à-porter'" qui domine actuellement vis-à-vis du "mariage pour tous", auquel il est opposé.

 

"La liberté doit se gagner et se défendre face aux lobbies qui saturent les espaces de communication", a lancé mardi soir Monseigneur Vingt-Trois lors de la messe pour les responsables politiques et les parlementaires, qui se tient comme chaque année à l'église Sainte-Clotilde, voisine de l'Assemblée nationale, à Paris. "Dans le débat qui secoue notre société, bien que l'on nous eût dit qu'il était superflu puisque tout le monde était supposé d'accord, il est assez facile de comprendre qui est en train d'imposer une conception particulière du mariage à la société", a-t-il dit. Ainsi, selon la dernière enquête de l'Ifop, 65% des Français sont favorables au mariage gay. Mais ce chiffre tombe à 45% chez les catholiques pratiquants. Idem sur l'adoption par des couples homosexuels: les pratiquants ne sont que 36% à y être favorables, soit 17 points de moins que l'ensemble des Français. Les catholiques non-pratiquants affichent en revanche des positions similaires à celles de l'ensemble des Français ( 61% d'entre eux sont favorables au mariage et 49 % à l'adoption pour les couples homosexuels).  Les pratiquants ne sont pas tous les Français heureusement.

 

"Ce n'est pas nous", a poursuivi Mgr Vingt-Trois, "qui entreprenons de substituer au mariage un autre modèle qui empêchera les enfants d'identifier dans leur famille la dualité sexuelle d'un père et d'une mère, constitutive de l'humanité. (...) Ce n'est pas nous qui donnons prise à la revendication illégitime d'un ‘droit à l'enfant'". "Ce n'est pas nous qui faisons la promotion d'une réforme de civilisation, sans permettre à ceux qui en subiront les conséquences de pouvoir y réfléchir et de donner leur avis", a encore déclaré le président de la Conférence des évêques de France. Faut-il lui rappeler que 2,8 millions d'enfants vivent dans une famille monoparentale, avec un seul parent, une femme, en général, dans la plupart des cas, hétérosexuelle. 40 000 enfants vivent déjà avec deux parents homosexuels, et ils ne sont pas victimes du moindre traumatisme psychologique. Les difficultés des enfants ne proviennent pas de l'orientation sexuelle de leurs parents, mais de leurs moyens financiers, de leur niveau d'études et de leur intégration dans la société, comme toutes les études l'ont montré.

 

Évoquant les promesses de la campagne présidentielle, Mgr Vingt-Trois a estimé que "dans la vie d'un pays, il est des sujets qui engagent la vie personnelle des citoyens et qui ne dépendent pas simplement d'une majorité électorale, même si elle est importante". "Je ne pense pas", a-t-il précisé, "que l'organisation des mœurs conjugales et de la transmission de la filiation fassent partie des éléments d'une alternance politique. Elle engage trop profondément l'avenir de la société pour n'être qu'une conséquence automatique d'une élection". "Face à ces grands enjeux, c'est à la conscience personnelle du responsable politique d'exercer ses choix avec liberté et courage. La liberté doit résister au conformisme de la pensée ‘prêt-à-porter' qui évite de trop s'interroger", a jugé le cardinal. L’Église ne peut plus s‘ériger en censeur des mœurs, d’abord parce que ce n’est pas sa vocation, mais qu'elle doit soulager la souffrance et ne mettre personne de côté.

 

Au cours des siècles, l'Église a construit sa vision du sacrement du mariage, pour assurer le consentement des époux, empêcher les mariages forcés pour raisons patrimoniales, et par ce biais limiter la traite des femmes, abolir la répudiation et assurer aux enfants un cadre éducatif respectable. Ce sont les sociétés modernes et démocratiques qui se chargent aujourd'hui de cette protection et cette sauvegarde. L'ouverture du droit au mariage et à l'adoption aux couples homosexuels n'est que la dernière étape de cette évolution. L'Église qui prit en charge voit aujourd'hui la toute fin de son rôle administratif et civil. Le mariage homosexuel, loin de remettre en cause mariage et filiation, va libérer définitivement l'Église de ses préoccupations de gestion de la société et lui permettra donc de se concentrer sur la diffusion d'un message spirituel plus axé sur les pauvres que de garder son pré carré. À force de crier «au loup !» sans que personne ne voie de loup surgir, les évêques catholiques ont convaincu la majorité des français qu’ils étaient de piètres prédicateurs d’avenir.

 

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Publié le 31 Octobre 2012

Hans Meier, ancien président du Comité central des catholiques allemands (ZDK) 1976 à 1988 et ancien ministre bavarois de la Culture,  parle dans une interview avec le magazine d'éthique chrétienne et sociale des ouvriers et du mouvement ouvrier en Suisse, "lieu de rencontre" (n ° 11), de l'arriéré des réformes dans l'Eglise, de ses «rencontres» rhétoriques avec Joseph Ratzinger et approfondit la relation entre l'Église et de la démocratie aujourd'hui :

 

"L'Église est dans son auto-compréhension, mais pas dans la démocratie. Mais elle vit dans une démocratie et peut apprendre beaucoup d'elle. Par exemple, un différend conforme aux règles démocratiques peut être négocié sans que la réputation des uns et des autres soit entachée ou, que sur cette base l'Église nie la foi."


Rien d'étonnant à ce que Hans Meier parle de démocratie, car il l'a vécue au sein du Zdk qui est constituée de membres élus démocratiquement qui interviennent régulièrement dans le débat public en Allemagne et qui organisent, indépendamment de la Conférence épiscopale, des manifestations comme le Katholikentag. Les évêques allemands sont invités à ces rassemblements, au même titre que les hommes politiques du pays. Il s'agit là aussi d'un modèle de démocratie au sein des laïcs catholiques.

 

Comme l'a dit en 2005, Hans Meier : «Avec la France, la Hollande et la Belgique, l'Allemagne est l'un des pays qui s'est le plus engagé dans la préparation du concile Vatican II. Les espoirs ont été importants. La frustration de constater qu'ils ne se sont pas réalisés est d'autant plus forte.» Voilà pourquoi la Zdk dénonce depuis des années la rigidité du Vatican sur les questions sociales, morales et sexuelles, elles rencontrent un écho favorable au sein de la population.

 

Le Zdk peut porter une parole de contestation, car il dispose d’une liberté de parole supérieure aux évêques. De plus à chaque Katholikentag le Zdk montre un très fort engagement, aux côtés des plus pauvres, dans l’économie, dans la santé ou l’éducation. Beaucoup de laïcs ont du mal à accepter les décisions arbitraires prises à Rome. "Leur poids dans la vie de l'Eglise est très fort en Allemagne, précise Hans Maier, ancien président du Comité central des catholiques allemands (ZdK), puissante organisation de laïcs. Du coup, ils tolèrent mal une hiérarchie à Rome qui fonctionne de façon moins démocratique." Le Comité central des catholiques allemands (ZdK) a relevé la nécessité d’un changement de «mentalités et de structures» au sein de l’Église.

 

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Publié le 30 Octobre 2012

Le supérieur des Jésuites déclara que lorsque les évêques sont confrontés à un défi particulier, notamment en recherchant de nouvelles façons d'évangéliser dans ces temps modernes, les solutions actuelles du Synode des évêques auraient pu bénéficier du regard de l'histoire et de la gestion des affaires.

 

Identifier ce qui a fonctionné durant plus de 2000 ans lorsque les chrétiens ont été évangélisés est essentiel, tout comme la reconnaissance des erreurs qui peuvent devenir une sorte de «nouvelle sagesse», déclara le père Adolfo Nicolas, supérieur général de la Compagnie de Jésus. Le père Nicolas dit que dans le synode, il aurait fallu plus de laïcs, qui n'en sont pas seulement l'objet, mais ils doivent être aussi les agents essentiels de cette nouvelle évangélisation.

 

Dans le même temps, a t-il ajouté : "Nous savons que de nombreuses erreurs ont également eu lieu, en particulier dans le fait de ne pas écouter les gens, d'avoir jugé avec superficialité les grands mérites de cultures anciennes et de leurs riches traditions  et, en imposant des formes de culte qu'elles n'avaient pas. Tout du moins, exprimer la relation et la sensibilité des gens se tournant tourner vers Dieu dans la prière et la louange."


"Cela me fait penser à ce que Steve Jobs avait coutume de dire souvent : "Je suis plus intéressé par les questions des clients que par les questions des producteurs", et, ainsi, lors du synode nous étions tous les producteurs à l'exception de quelques laïcs" déclara -t-il à des journalistes lors d'un briefing le 25 octobre au Vatican avec sœur Sara Butler, membre des Missionary Servants of the Most Blessed Trinity qui participait au synode comme experte, et qui déclara que le nouveau Conseil pontifical pour la Promotion de la nouvelle évangélisation, dont elle est consulteur, sera "le corps qui va prendre cette place" en travaillant en étroite collaboration avec les membres des mouvements laïcs. Le conseil avait organisé une réunion l'année dernière avec environ 8000 personnes, a-t-elle dit, "je suis convaincu que leur contribution sera intégré" dans les projets du Conseil pontifical. On est en droit d'en douter, tant les laïcs sont peu concultés dans les décisions de l'Église.

 

Le père Nicolas, dit que la voix des laïcs est nécessaire pour voir "ce qui se passe réellement dans l'évangélisation en termes réels dans le monde réel." Il dit qu'il comprend que le but du Synode était de "regarder vers l'avenir "parce que le monde change", l'humanité change donc également, et ainsi l'évangélisation doit changer."


En ce qui concerne le dialogue avec les autres religions, le père Nicolas dit que le sujet "n'a pas été très central" durant ce synode qui "a passé beaucoup de temps et d'énergie réflexion sur les fondements de la nouvelle évangélisation, ou sur l'évangélisation en général". En fait, il dit : "C'est «une question de frontière», qui explique que vous devez faire très attention à la frontière sur laquelle vous ne devez ne pas vous aventurer dans un territoire qui n'a pas de limites claires."


En gros, le père Adolfo Nicolas, estime que même si le Synode des évêques sur la nouvelle évangélisation a fait du bon travail, il a raté l'occasion d'aborder des questions importantes qui sont très pertinentes pour les futurs travaux de l'évangélisation.

 

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Publié le 28 Octobre 2012

Le Synode sur la nouvelle évangélisation vient de s'achever avec les paroles du pape Benoît XVI sur l'engagement d'un renouveau spirituel de l'Église dans le monde toujours plus sécularisé, qui est sans doute sa chance. Il avait lui-même au cours des trois semaines de délibérations trouver de nombreuses suggestions et idées à partir des quelles il pouvait maintenant créer le document post synodal final, comme il l'a annoncé, dimanche 28 octobre, dans son message avant la prière de midi sur la place Saint-Pierre.

 

Ces propositions que le pape peut modifier à sa guise ont déçu ceux qui pensent que l'Eglise doit adopter des réformes et se doter de nouvelles structures : il y a peu d'avances concrètes sur le rôle des femmes, des laïcs, sur l'œcuménisme. Le Synode des évêques sur la nouvelle évangélisation s'est terminée le dimanche matin, avec quelques 250 évêques, par une messe solennelle du pape.

 

Le pape souligna devant des dizaines de milliers de fidèles sur la place Saint-Pierre, que le Synode avait été un grand moment de communion ecclésiale. L'Église du monde entier était représenté, et la réunion devrait certainement apporter ses fruits. Le Synode avait dit clairement combien il est agréable d'être dans l'Église, précisément aujourd'hui, dans ce monde et au milieu de l'humanité avec ses peines et ses espoirs.

 

Benoît XVI désigna comme significative, la coïncidence de ce synode avec le 50e Anniversaire de l'ouverture du Concile Vatican II (1962-65) et l'"Année de la Foi" récemment ouverte. C'est la vision du pape, mais celle des laïcs se verra avec le temps et doit aussi être prise en compte.

 

Cela pourrait effacer l'idée que l'évangélisation n'est pas une invention nouvelle même aujourd'hui. Le Pape dit qu'il s'agit plutôt d'une dynamique qui avait été faite il y a 50 ans de façon claire de même que les "terres de mission" dans des pays traditionnellement chrétiens qui avaient besoin d'une nouvelle proclamation de l'Evangile. Durant la messe de clôture, Benoît XVI a proposé trois pistes principales à suivre pour répondre à cette "urgence", mais en en malheureusement oublié d'autres : une pastorale ordinaire ravivée, une mission ad gentes qui tienne aussi compte de la mondialisation et enfin l’adoption de nouvelles méthodes pastorales adaptées aux différentes cultures du monde. Ce sont des solutions qui ne tiennent pas compte des réalités de cette époque et de la vie des populations qui ne sont pas forcément perméable au message chrétien.

 

Le Synode finit sur une belle déception, montrant que l'Église doit faire une véritable réforme au lieu de s'accrocher au passé et de faire des solutions sans peu de conséquences.

 

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Publié le 27 Octobre 2012

L'adoption d'un document de 20 pages au Synode des évêques du Vatican, achève la réunion des évêques ce samedi 27 octobre leur travail d'évangélisation. Un texte structuré de 58 «propositions» (recommandations) a été réalisé durant trois semaines de délibérations avec le Pape et doit être également publié. L'évangélisation doit être une tâche permanente de tous les croyants, ils doivent adopter les signes des temps et une prendre en compte une «inculturation de la foi». L'Eglise doit comprendre que la laïcité est un défi mais aussi une chance.

 

Le synode désigne les paroisses et le travail en petits groupes et communautés comme une place prioritaire pour l'évangélisation. Le synode se terminera dimanche avec une messe de clôture du Pape. Á partir des 58 Propositions, le pape Benoît XVI en collaboration avec les évêques du synode créera un document final officiel.

 

La nouvelle évangélisation devra donc répondre de manière appropriée aux défis de la mondialisation, comme ceux de la sécularisation, comme le texte le précise. Elle doit affirmer une politique de respect des droits de l'homme et de la liberté religieuse. Elle devrait déjà la faire pour les théologiens qu'elle prive d'enseignement, les évêques qu'elle pousse à la démission car ils ne sont pas dans la ligne et ceux qu'elle exclue comme les divorcés remariés et les homosexuels.

 

Elle doit également être inextricablement liée à la protection de la vie, défendre la justice et lutter pour l'éradication de la pauvreté et de l'exclusion. En outre, les évêques doivent inclure les migration internationales dans leurs efforts pour promouvoir les droits et devoirs des immigrés mais aussi de promouvoir un échange mutuel. Cela devrait jouer un rôle important dans l'évangélisation de l'enseignement social catholique. Cette situation devrait prendre en compte les «nouveaux visages de la pauvreté», comme pour les affamés, les sans-abris, ceux qui vivent seuls, les toxicomanes, les réfugiés, les migrants et les peuples autochtones. Encore faudrait-il quelle ne fasse plus des compromis avec l'enseignement de Jésus.

 

Outre dans les paroisses, l'éducation joue aussi un rôle central pour l'évangélisation dans les écoles et les universités catholiques, comme l'indique les propositions. Il faut donc mettre assez de liberté pour les écoles catholiques et plus généralement pour avancer les leçons. Cependant, les paroisses ne devraient pas être négligés dans la catéchèse des adultes. Il est important d'avoir une bonne éducation théologique des prêtres, des enseignants et des catéchistes. En gros, c'est de faire des robots obéissants aux ordres.

 

L'Eucharistie est pour le synode la source et sommet de l'évangélisation. Cela s'applique également à redécouvrir le dimanche chrétien, comme le recommande le synode. En plus d'une célébration digne de la liturgie, l'eucharistie doit être utilisé comme c'est le cas dans la piété populaire avec les pèlerinages et les lieux saints pour la nouvelle évangélisation. Aurait-il oublié que c'est l'enseignement de Jésus la base pour tous les fidèles.

 

Dans ce foisonnement d’idées, aucune ligne directrice n'a émergé : le renouvellement n'est pas venu de ce synode. L'«aggiornamento» n’est pas au programme de ce synode, il vaudrait peut être mieux développer des pratiques synodales de réflexion en commun au niveau local pour permettre à certaines intuitions novatrices de se développer.

 

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Publié le 26 Octobre 2012

À la fin des travaux du Synode des évêques sur la nouvelle évangélisation, les Pères synodaux ont publié le 26 octobre un long «Message au peuple de Dieu». Mais la déception est grande, car aucune stratégie nouvelle n'est adoptée. L’annonce de l’Évangile est «une urgence qui touche toutes les régions du monde, celles de récente tout autant que d’ancienne évangélisation», indique le message des Pères synodaux.

 

Filant la métaphore sur l’Évangile de la Samaritaine, le message assure que «nombreux sont les puits qui s’offrent à la soif de l’homme» mais qu’un discernement est nécessaire pour «éviter les eaux polluées». «Il est urgent, poursuit-il, de bien orienter la recherche pour ne pas devenir la proie de désillusions destructrices». Ce qui est destructeur est de continuer dans le même sens en pensant que c'est une horloge qui peut-être réglée à l'infini, pourtant elle a ses limites et ne peut durer éternellement, sauf si elle s'adapte à son époque.

Le message indique qu’il ne s’agit pas «d’inventer on ne sait quelles stratégies, comme si l’Évangile était un produit à placer sur le marché des religions, mais de redécouvrir la façon dont, dans la vie de Jésus, les personnes se sont approchées de lui et ont été appelées par lui, afin d’introduire ces mêmes modalités dans les conditions de notre époque». «Il ne s’agit pas, indique encore ce texte, de tout recommencer à zéro, mais de s’insérer dans le long chemin de la proclamation de l’Évangile». Le refus continuel de réforme est dangereux, car l'Église est comme une maison, il faut faire des travaux pour la restaurer, si non elle s'écroule.

 

Ce message relève également l’invitation à évangéliser qui est avant tout un appel à la conversion de l’Église elle-même. Mais ne fait-elle pas tout le contraire pour redevenir crédible. Nous utilisons les mauvaises méthodes et nous en payeront le prix plus tard.

 

Puis, au fil des 12 pages de ce long message, en se gardant de tout «pessimisme», les Pères synodaux énumèrent les différents lieux et acteurs de l’évangélisation, parmi lesquels la famille, qui joue un «rôle essentiel dans la transmission de la foi», y compris «les situations familiales irrégulières», les jeunes, les laïcs, les paroisses, ou encore différentes composantes de la société comme les artistes, le monde de l’économie ou les hommes politiques. Mais ces différents acteurs sont au contact des médias, des ouvrages, ce qui peut leur donner un autre point de vue que celui de l'Église sur l'Évangile et même leur donner une vision ouverte sur le monde dont l'Église a peur.

 

Mention est également faite des situations familiales «dans lesquelles n’est pas respectée cette image d’unité et d’amour pour toute la vie que le Seigneur nous a confiée ». Alors que le sujet de l’accueil des divorcés remariés dans l’Église est revenu à plusieurs reprises dans les travaux synodaux, le message souligne que ceux qui sont dans des situations «irrégulières» demeurent «membres de l’Eglise même s’ils ne peuvent recevoir l’absolution sacramentelle et l’eucharistie». Il est grand temps de changer de direction avec les divorcés remariés, car on ne peut pas mettre de côté des fidèles pour des raisons douteuses.

Le message appelle également le monde politique à s’engager de façon désintéressée et transparente «pour le bien commun, dans le respect de la pleine dignité de la personne humaine, de sa conception jusqu’à sa fin naturelle ; de la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme, de la liberté d’éducation». Dans le document, il est également demandé aux politiciens de défendre «la liberté religieuse, de lutter contre les injustices, les inégalités, les discriminations, les violences, le racisme, la faim et la guerre». Les hommes politiques n'ont pas besoin de nos chers évêques pour mener à bien leur barque, ils font des choix et les applique, même si cela déplait à une minorité.

 

Tout ça pour ça, voilà ce que l'on peut se dire en voyant le résultat de ce synode qui n'a servit à rien. En plus, de cela nos chers évêques n'ont pas eu le courage de faire un ministère pour les laïcs et de tendre la main aux divorcés remariés. Un synode décevant doublé d'un manque de courage certain.

 

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Publié le 25 Octobre 2012

L'Église a rompu avec son image négative du passé et son "rejet du monde " au Concile Vatican II, déclara le cardinal Godfried Danneels. Pour lui, le Concile Vatican II avait été un concile qui ne ressemble à aucun des conciles précédent. C'était un événement spécial pour de nombreuses raisons. Même si il se trouve dans une longue lignée de concile : il était à bien des égards un nouveau type de concile.

 

Dans un discours prononcé le 18 octobre dans la cathédrale Clifton de Bristol et dans la cathédrale Saint-Georges à Southwark, au sud de Londres, le cardinal Godfried Danneels a donc dit que le Concile Vatican II représentait une "discontinuité avec la pensée passé" comparable à celui du Concile de Nicée en l'an 325, lorsque fut formulé le crédo de Nicée.

 

Ses remarques semblent toutefois entrer en conflit avec les analyses de Benoît XVI sur le fait que le Concile doit être compris comme la réforme dans la continuité. Le pape a ainsi critiqué l'"herméneutique de discontinuité", comme une analyse du Concile Vatican II. Le cardinal Danneels souligne que les conciles précédents étaient principalement un type de tribunal qui décidait et éliminait certaines choses, mais légitimait aussi d'autres choses et lui-même s'exprimait en termes juridiques. Dès le début, ce modèle ne fut pas adopté par les pères du Concile Vatican II. Vatican II avait choisi un genre littéraire différent et une autre langue. Il n'y avait pas de papiers sur des positions à découvert ou des jugements tranchants, pas de formulations de foi et de la discipline, et le langage normatif est très peu  utilisé.

 

Le cardinal belge parlait dans le cadre d'une série de conférences dans les deux diocèses pour marquer le début de l'Année de la Foi. Le cardinal Danneels, qui était présent en tant qu'expert du Concile Vatican II, déclara au public que le conseil démontra les traditions de l'Église et ses pratiques et qu'il "ne doit pas nécessairement rester [immuable] ainsi pour l'éternité."


Une mise au point très pertinente de la part du cardinal Godfried Danneels qui montre enfin que la vision du Concile Vatican II de Benoît XVI n'est pas partagée par tous, et cela est une bonne chose.

 

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Publié le 23 Octobre 2012

Le Synode des évêques sur la nouvelle évangélisation du Vatican, entre dans sa phase finale. Actuellement, les 260 évêques et 140 conseillers et observateurs travaillent en petits groupes sur 57 "propositions" qui seront terminées ce week-end. Le texte d'environ une demi-page est extrait à partir des 327 propositions qui avaient été développées dans les douze cercles linguistiques.

 

Le travail dans les groupes linguistiques ont été suivi par un débat de dix jours, dans lequel le synode avait abordé divers aspects du thème de «La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne». Les 57 «recommandations» seront adoptées samedi et publié.

 

La veille, vendredi, le synode veut donner un "message d'espoir" pour le public. Dans le rapport de plus de 10 pages, le Synode a voulu résumer les expériences de leurs trois semaines de consultation sur le thème de l'évangélisation en particulier pour leurs églises locales.

 

Les propositions sont la création d'une commission de violations de la liberté religieuse, une «étude spéciale» de la question des divorcés remariés l'importance de la beauté dans la liturgie, la conversion nécessaire de l'Église à l'Évangile, le sort des migrants, la pertinence de la doctrine sociale de l'Eglise, l'Eglise de l'adaptation à des contextes urbains, le rôle du dimanche, le sacrement de la Réconciliation, la disparition de la «discrimination résiduelle» contre les femmes, la relation entre la science et la foi, le dialogue avec l'islam, etc. Curieusement, la possibilité de la création d'un ministère de catéchiste laïc ne semble pas être dans cette liste, alors que cette intuition fut cité à de nombreuses reprises dans les débats.

 

Les 57 «propositions» sont une continuation systématique, mais aussi l'approfondissement des travaux préparatoires et des textes pour le synode, pour cela le synode a nommé comme consultant l'exégète du Nouveau Testament de Bochum, Thomas Söding. Les scénarios se trouvant dans les premiers documents ont été remplis d'une variété de rapports de terrain provenant du monde entier et d'un caractère pastoral concret.

 

Comme une touche spéciale du synode Thomas Söding rappela la question de la liberté religieuse à l'intérieur et à l'extérieur de l'église. En outre, cette affaire concernait également la transmission de la foi, qui doit toujours être renouvelée. Il évoqua le sermon du Pape, sur le 50e anniversaire du concile où il avait appelé à la continuité en conjonction avec la rénovation.

 

Thomas Söding ensuite réaffirma la centralité de la Bible pour le renouvellement de la foi - en plus du catéchisme. Il parla du synode des évêques en 2008, lorsque le rôle de la Bible fut donnée comme centre de la vie des chrétiens. En outre, dans le synode sur la nouvelle évangélisation, la transmission de la foi fut particulièrement soulignée par le catéchisme. Une attention accrue sur la Bible est impérative souligna Thomas Söding. En plus du catéchisme, elle est le pilier le plus important de l'éducation religieuse, déclara le conseiller du synode des évêques.

 

Selon Thomas Söding l'examen de la Bible permet une implication profonde et active avec leur propre foi,. En outre, il souligna le rôle de l'éducation religieuse comme le seul endroit où les étudiants entrent en contact avec les croyances. Selon ce qu'en dit l'exégète, les leçons ne devrait pas être réservé seulement aux études religieuses, mais elles doivent puiser dans le christianisme à l'intérieur et en dehors,.

 

C'est une réelle déception, faire des laïcs des missionnaires alors que les premiers chrétiens furent des «témoins plutôt que des missionnaires», c'est dur à croire. Car ces derniers étaient dans des structures sociales et familiales déjà établies qu'ils ont investi de l'intérieur, propageant leur doctrine par l'exemple et par contagion. Il n'est donc pas utile de transmettre, c'est ce que l'on peut appeler la mission immobile.

 

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Publié le 22 Octobre 2012

Le ministre français de l'Intérieur, Manuel Valls, a défendu samedi au Vatican le projet de légalisation du mariage entre personnes de même sexe, rapporte dimanche l'agence de presse catholique I.media.

 

Il a précisé qu'un débat aurait lieu sur les modalités de sa mise en œuvre mais a rappelé la détermination de son gouvernement à faire adopter cette loi, ajoute l'agence de presse spécialisée sur le Vatican.

 

Manuel Valls, venu participer à la canonisation du jésuite français Jacques Berthieu, a dit aux journalistes que sa visite était le signe du "très grand respect" du président François Hollande et du Premier ministre Jean-Marc Ayrault pour "le Saint-Siège et le pape".

 

Il a confié avoir expliqué au chef de la diplomatie vaticane, Mgr Dominique Mamberti, que le mariage entre personnes de même sexe était "un engagement du président de la République".

 

Si le projet de loi sera présenté par le Conseil des ministres fin octobre ou début novembre, Manuel Valls a semblé exclure "un débat de principe" sur le bien-fondé de la loi mais a reconnu la nécessité d'un "débat sur sa mise en œuvre et ses conséquences concrètes, administratives et d'ordre civil qui interrogent la conscience", souligne I.media.

 

"Un débat aura lieu", a encore affirmé le ministre de l'Intérieur à propos du mariage homosexuel et de l'adoption par les couples homosexuels, ajoutant qu'il était "logique et légitime que l'Eglise expose pleinement son point de vue comme tous les autres acteurs de la société civile, qu'ils soient favorables ou opposés à ce mariage".

 

Manuel Valls s'est cependant dit opposé à un référendum, soutenant que "le mariage pour tous" entrait dans les "grands choix" que doit affronter un Parlement comme, par le passé, la peine de mort ou l'avortement.

 

Le projet de loi qui doit être présenté en conseil des ministres mobilise contre lui presque toute la droite ainsi que l'Eglise catholique et ne satisfait pas pleinement la communauté homosexuelle, qui dénonce un texte a minima.

 

Malgré les oppositions, le principe du mariage homosexuel recueille une approbation assez nette au sein de l'opinion, 61% des Français s'y déclarant favorables, selon un récent sondage Ifop pour Le Figaro.

 

Une bonne mise au point de Manuel Valls à l'Église qui n' a pas à s'opposer au mariage civil entre personnes de même sexe, car l'opinion est mûre et favorable à cela, il s'agit là d'une évolution majeure pour la société. De plus, Jean Marc Ayrault refuse qu'une religion «s'impose à tous». Le 20 septembre, devant les parlementaires socialistes à Dijon, il avait lancé : «Le mode de vie des Français ne peut être soumis à aucune spiritualité.»


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Publié le 21 Octobre 2012

Le pape Benoît XVI a proclamé dimanche 21 octobre sept nouveaux saints, mettant en lumière, au moment où une Église parfois tiède et découragée cherche les voies d'une nouvelle évangélisation, le "courage héroïque" de ces évangélisateurs d'autrefois.

 

Dans son homélie en différentes langues devant quelque 80 000 fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre, le pape a dressé l'éloge de ces quatre saintes, dont - pour la première fois- une Amérindienne, Kateri Tekakwitha, et de ces trois saints qui "ont vécu dans une totale consécration à Dieu et dans un généreux service à leurs frères".

 

Sous un beau soleil automnal, une foule très internationale de fidèles était réunie devant la basilique pavoisée de grands portraits sur tapisserie des canonisés du jour. L'auditoire joyeux et de tous âges agitait des drapeaux philippins, italiens, bavarois, américains, espagnols et français.

 

En ce début de "l'Année de la foi" que le pape a inaugurée le 11 octobre, et alors qu'un synode des évêques sur la "Nouvelle évangélisation" est en cours au Vatican, les quatre saintes et trois saints sont à la fois des symboles d'évangélisation et d'engagement social.

 

Au moins 1.500 pèlerins canadiens, dans leur grande majorité amérindiens, ont assisté à la canonisation de Kateri Tekakwitha (1656-1680), "le Lys des Mohawks", à laquelle sont attribuées des guérisons miraculeuses. C'est la première sainte des tribus amérindiennes d'Amérique du Nord, longtemps opprimées. "Kateri nous impressionne par l'action de sa grâce dans sa vie, en l'absence de soutiens extérieurs, et par son courage dans sa vocation si particulière. En elle, foi et culture s'enrichissent. Que son exemple nous aide à vivre là où nous sommes, sans renier qui nous sommes", a déclaré le pape.

 

Autre figure célèbre en Amérique du Nord: la franciscaine d'origine allemande Maria Anna Cope (1838-1918) connue comme "Mother Marianne of Molokaï", pour sa vie consacrée aux lépreux à Hawaï, "exemple lumineux et énergique". Des milliers d'Américains d'Hawaï avaient aussi fait le déplacement. Beaucoup avaient participé vendredi soir dans les jardins du Vatican à une fête, avec des chants traditionnels, en l'honneur de cette religieuse.

 

Dans la foule dimanche, beaucoup de Philippins, venus de Rome et de leur pays d'origine, fêtaient Pedro Calungsod (1654-1672), un jeune catéchiste martyrisé à Guam. "Nous sommes fiers d'être Philippins", a confié une fidèle à l'AFP. Certains portaient attachés à des porte-drapeaux des figurines peintes du jeune saint portant la bible et une palme. Ils étaient environ 5000 à avoir fait le long voyage pour honorer Pedro.

 

Le pape a souhaité que l'exemple du saint jésuite français, Jacques Berthieu, mort fusillé en 1896 à Madagascar par des rebelles du mouvement Menalamba, "aide de nombreux chrétiens persécutés aujourd'hui à cause de leur foi". "Puisse son intercession porter des fruits pour Madagascar et le continent africain", a-t-il dit du premier saint de la Grande Île.

 

Le pape a aussi consacré sainte une Bavaroise, Maria Schäffer, morte en 1925. Grièvement brûlée et alitée toute sa vie, elle joua un rôle d'évangélisation auprès des villageois. Ingrid, 24 ans, à la tête d'un groupe de Bavarois, affirme avec confiance : "nous la prions. De son lit, elle a guéri les autres". "Puisse son intercession fortifier l'apostolat chrétien hospitalier", a dit le pape, relevant qu'après sa révolte intérieure, elle avait compris l'appel particulier à suivre le Christ.

 

Benoît XVI a aussi distingué un religieux ayant aidé les jeunes ouvriers de la révolution industrielle italienne à la fin du XIXe siècle, le père Giovanni Battista Piamarta, qui percevait "l'exigence d'une présence culturelle et sociale du christianisme dans le monde moderne". Il a enfin fait sainte une sœur espagnole Maria del Carmen engagée pour la condition des femmes ouvrières à la même époque. Ces nouvelles canonisations portent à 44 les saints proclamés par Benoît XVI depuis le début de son pontificat en 2005.

 

Cinq des sept saints canonisés ce dimanche ont donc joué un rôle à travers l'histoire dans les missions d'évangélisation de l'Église catholique, un signe alors que, cinquante ans après le concile de Vatican II, le Saint-Siège a lancé une campagne de "Nouvelle évangélisation" à travers les pays développés, où la foi et la pratique semblent en chute libre. Mais ces canonisations visent surtout à relancer une Eglise qui verse trop dans les controverses théologiques et catéchétiques. Pour l'Église, elle n'a pas besoins de réformateurs, mais de saints. Pourtant, ces mêmes saints ne peuvent plus nous aider, car ils sont un lointain souvenir du passé et il ne pourront pas faire le travail que seul les hommes peuvent faire. Ils ne peuvent servir d'alibi, car des morts ne peuvent réformer l'Église malgré leurs qualités.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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