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Publié le 18 Décembre 2016

L’OBS dan son article du samedi 17 décembre 2016 nous montre que le pape François a fêté samedi ses 80 ans en se souhaitant une vieillesse tranquille, féconde et joyeuse, mais n'a pas semblé prêt à lever le pied en franchissant ce cap symbolique de son pontificat réformateur.

 

"Depuis quelques jours, j'ai dans la tête un mot qui a l'air vilain : la vieillesse. Elle fait peur (...) Mais la vieillesse est siège de sagesse", a déclaré le pape en concluant une messe à l'occasion de son anniversaire devant une soixantaine de cardinaux dans une chapelle des palais pontificaux. "Priez pour que (ma vieillesse) soit ainsi : tranquille, religieuse et féconde. Et aussi joyeuse, merci !" leur a-t-il demandé.

 

Avant la messe, la pape François a partagé un petit-déjeuner à base de pâtisseries argentines avec six hommes et deux femmes sans-abri. Il a aussi envoyé des pâtisseries à distribuer dans de nombreuses soupes populaires de Rome et des petits cadeaux pour les pensionnaires des foyers d'urgence de la ville, a annoncé le Vatican.

 

Pour son anniversaire, le pape argentin a reçu près de 70 000 messages du monde entier, en particulier via des adresses mail en huit langues spécialement mises en place par le Vatican (en français : PapeFrancois80@vatican.va). Parmi eux, le président américain Barack Obama lui a exprimé sa gratitude pour son soutien dans la normalisation des rapports avec Cuba. De hauts responsables religieux comme le chef des anglicans, Justin Welby, et le patriarche orthodoxe de Moscou, Kirill, lui ont aussi adressé leurs vœux.

 

Le président russe Vladimir Poutine lui a même téléphoné. Alors que le pape a régulièrement lancé des appels pressants en faveur des civils piégés à Alep, leur conversation a porté sur le dialogue interreligieux et la protections des chrétiens dans les zones de conflit, selon la presse italienne. Le pape émérite Benoît XVI, prédécesseur du pape François, lui a adressé un petit mot par écrit et lui a téléphoné dans l'après-midi, a indiqué le Saint-Siège.

 

"Le bureau du pape est couvert de dessins d'enfants du monde entier célébrant son anniversaire", a tweeté Antonio Spadaro, un théologien jésuite proche du pape argentin, en publiant la photo d'un dessin montrant un homme en blanc tout sourire portant le monde sur sa tête. Mais pour le reste, le pape a vécu cette journée "dans une grande joie" mais il a tenu à maintenir un programme "normal, riche d'obligations", a fait savoir le Vatican.

 

Il a ainsi reçu en audience la présidente maltaise, Marie-Louise Coleiro Preca, plusieurs prélats et des membres de Nomadelfia, une communauté de laïcs essayant de vivre comme les premiers chrétiens. Ces derniers ont entonné un "Joyeux anniversaire" en italien à son arrivée, et selon le Vatican, le pape a été particulièrement heureux de voir parmi eux de nombreux enfants et des jeunes.

 

Allergique aux vacances, le premier pape sud-américain ne semble pas disposé à laisser l'âge lui faire alléger son agenda chargé en cérémonies religieuses, audiences, bains de foule et voyages. De nature casanière, il s'est déjà rendu à 17 reprises à l'étranger en près de quatre ans de pontificat. Le Vatican a confirmé samedi qu'il se rendrait les 12 et 13 mai au Portugal à l'occasion du centenaire des apparitions de la Vierge. Il prévoit aussi pour 2017 un voyage en Inde et au Bangladesh et peut-être un autre en Afrique.

 

Il souhaite voir l'Eglise accompagner avec miséricorde les catholiques en situation irrégulière, sans toutefois remettre en cause les dogmes. Si son ton séduit le grand public, il indispose la frange conservatrice de l'Église. Et malgré une hanche douloureuse qui le fait boiter et parfois tomber, il n'évoque plus vraiment une démission, si son énergie l'abandonnait, comme son prédécesseur Benoît XVI (89 ans) avait eu l'audace de le faire. "Je vais de l'avant", a-t-il lancé cet été, enterrant des propos plus mélancoliques prononcés en mars 2015 : "J'ai la sensation que mon pontificat va être bref, quatre ou cinq ans".

 

Le pape a encore beaucoup de travail et sa retraite n’est pas à l’ordre du jour comme le voudrait les catholiques conservateurs. Nous attendons donc avec beaucoup d’impatience ses vœux à la curie qui risque à nouveau de faire des vagues mais qui nous dira quels seront les buts du pape durant la prochaine année.

 

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Publié le 16 Décembre 2016

Radio Vatican nous fait part du décès du cardinal Evaristo Arns, surnommé le «cardinal du peuple» et l'une des voix les plus actives contre la dictature militaire au Brésil. Il était, avec le pape émérite Benoît XVI, l’un des deux derniers survivants parmi les cardinaux créés par Paul VI durant son pontificat : le cardinal brésilien Paolo Evaristo Arns, archevêque émérite de São Paulo, est décédé dans la soirée du 14 décembre dans un hôpital de cette ville où il était soigné depuis le 28 novembre pour des complications pulmonaires.

Dans un communiqué d’hommage, l’actuel archevêque de Sao Paulo, Odilo Pedro Scherer, a rendu hommage à son prédécesseur, rappelant son exceptionnelle longévité au service de l’Église : 95 ans de vie, 76 ans de consécration religieuse, 71 ans de sacerdoce, 50 ans d’épiscopat et 43 ans de cardinalat. Le cardinal Scherer a aussi évoqué «son engagement courageux dans la défense de la dignité humaine et les droits inaliénables de chaque personne» et «son attention spéciale aux petits, pauvres et affligés». Ce qui est plutôt drôle venant d’un opposant des plus conservateur à la théologie de la libération soutenue par le cardinal Arns.

 

Religieux franciscain, formé entre autres à la Sorbonne où il obtint un doctorat en lettres classiques, Paolo Evaristo Arns fut ordonné évêque auxiliaire de Sao Paulo en 1966, puis devint archevêque de cette immense métropole en 1970 à 1998. Son épiscopat fut marqué par un soutien actif aux communautés ecclésiales de base et une opposition au régime militaire, qui lui reprochait sa proximité avec la théologie de la libération.

 

Nommé cardinal par Paul VI en 1973, il avait été considéré comme l’un des principaux "papabile" lors des deux conclaves de 1978, ayant mené aux élections de Jean-Paul Ier et de Jean-Paul II, devenant alors le plus célèbre des cardinaux latino-américains. Bien qu’ayant dépassé l’âge limite des 80 ans pour participer au conclave proprement dit, il s’était déplacé à Rome pour participer aux congrégations générales de 2005 et 2013, avant les élections de Benoît XVI et de François. Malgré le poids de ses 93 ans, il était revenu à Rome en octobre 2014 pour assister la béatification de Paul VI, qui l'avait fait cardinal plus de 40 ans plus tôt.

 

Sa sœur, Zilda Arns, était elle aussi une figure de l’Église brésilienne, très engagée dans la protection des enfants, à travers l’association œcuménique "Pastorale des enfants". Encore très active à plus de 75 ans, elle est décédée tragiquement lors du séisme de 2010 à Port-au-Prince, lors d’une mission humanitaire à Port-au-Prince. Cette pédiatre, très populaire et reconnue dans son pays, fait actuellement l'objet d'une enquête de l'épiscopat brésilien en vue d'une éventuelle béatification.

 

Le pape François, dans un télégramme adressé au cardinal Scherer, a exprimé sa tristesse après la disparition de «cet intrépide pasteur qui dans son ministère ecclésial s'est révélé un authentique témoin de l'Évangile», notamment dans l'attention aux plus défavorisés. Le pape adresse donc ses condoléances aux catholiques du diocèse de Sao Paulo, et à toute l'Église du Brésil, qui a perdu «un sûr point de référence».

 

Comme le souligne NCRonline.org au cours de sa dernière conférence de presse comme archevêque de São Paulo, le cardinal Arns a fait savoir que l'Église doit se rendre plus visible, parfois même en prenant des positions politiques pour aider ceux qui sont dans le besoin. Un exemple à suivre, car l’Église s’est trop longtemps servie de la morale pour ne pas jouer son rôle prophétique auprès des pauvres. Heureusement que la venue de l’impopulaire et corrompu président Temer a été annulée, elle aurait sali la mémoire de cet homme humble et serviteur des pauvres.

 

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Publié le 15 Décembre 2016

Raphaël et Alexandre Casimiro. (Eric Flogny pour "l'Obs")

Raphaël et Alexandre Casimiro. (Eric Flogny pour "l'Obs")

J’ai pu voir aujourd’hui l’article d’Arnaud Gonzague intitulé  «Le blues des catholiques de gauche : "On a laissé la boutique aux réacs"» qui est publié en édition abonnés sur le site de L’OBS (j’espère qu’il sera gratuit plus tard ou vous le trouverez dans le magazine), ce jeudi 15 décembre 2016 qui montre que les catholiques de gauche ont du mal à se faire entendre. Nous avons participé à cet article.

 

Tout d’abord on voit le témoignage de Sylvie, qui vote à gauche, d’une petite paroisse petite paroisse d’Eure-et-Loir qui a vu arriver des prêtres très démonstratifs dans leur piété, et allant à une conférence débat organisé par ceux-ci elle où ils promettaient l’enfer aux non-catholique, ce qui l’a amené dans une autre paroisse où les cieux sont plus clément. Puis, on voit le témoignage de Patrick, 49 ans, gay et de gauche choqué par l’hostilité des paroissiens de son église de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) et a beaucoup souffert des manifestations anti-gay de la Manif pour tous.

 

Ensuite Vincent Soulage, ancien conseillé municipal socialiste à Nanterre (Hauts-de-Seine) et animateur du site Chretiensdegauche.com, explique que les catholiques ne se sont pas droitisés. Mais on n’entend pas les catholiques de gauche, et Christian Terras, directeur de "Golias", livre une belle explication : on a laissé la place aux réacs, dans les instances de l’Église et dans l’animation paroissiale. Vincent Soulage donne aussi une autre explication : on ne se centre plus sur les questions sociales, mais sur les questions morales qui favorise la partie conservatrice de l’Église.

 

Ensuite vient la partie où nous sommes interrogés : «"Ce n’est pas facile de défendre au sein de l’Église le mariage et la parentalité homosexuels, confirme Alexandre Casimiro, 38 ans, mais il faut le faire." Avec son frère jumeau Raphaël, sympathisant socialiste comme lui, ils prennent souvent la parole dans leur paroisse cossue de Hem (Nord) pour faire résonner la voix de la modernité. "On est obligés de rappeler que non, les enfants élevés par des parents homosexuels ne deviennent pas des délinquants. C’est ce qu’on disait jadis des enfants de divorcés !"

 

Les deux profs d’histoire-géo, qui sont également responsables de la quête à l’église de Hem, ont même créé un blog pour exprimer leurs vues. Raphaël sourit : "De braves gens de la paroisse sont allés nous dénoncer au curé pour ce forfait. Lui, a trouvé ça bien qu’on fasse vivre le débat. Ce que nous disons est pourtant simple : aujourd’hui, Jésus défendrait les homosexuels !"»

 

Enfin, comme le montre Vincent Soulage, il n’est pas facile d’être catholique de gauche, et même de l’affirmer. Ceux qui travaillent dans des ONG chrétiennes et chez les scouts ont peurs d’être la cible de la catosphère réac. La position des évêques de France en 2012 sur le mariage gay ne les aide pas non plus. Marc Stenger, évêque de Troyes, aux positions progressistes, explique que les catholiques progressistes agissent mais sans proclamer leurs valeurs. Pour faire face à cela comme le conclue Arnaud Gonzague, il va falloir que les catholiques de gauche fassent du bruit pour ne plus laisser les médias aux catholiques «identitaires».

 

Arnaud Gonzague n’a pas tort, c’est le moment pour les catholiques de gauche notamment pendant cette période électorale et pourquoi pas dès la Primaire citoyenne voulue par le Parti Socialiste pour enfin amener le débat sur ce qui est plus important en ce moment de crise économique, le social et la mise en place d’un système économique solidaire de son prochain, plutôt que de parler des sujets moraux (le mariage pour tous est civil et ne concerne pas l’Église) qui eux servent de diversions pour masquer la perte des droits des travailleurs et des chômeurs.

 

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Publié le 3 Décembre 2016

Kath.net dans on article du vendredi 2 décembre nous montre que le doyen de la Rote romaine a attaqué le cardinal Joachim Meisner et conclut qu'il avait placé la lettre à "l'ombre de l’histoire". Un Support pour le silence du pape est venu du cardinal Napier.

 

Mgr Pio Vito Pinto, le doyen de la cour ecclésiastique de la "Rote romaine", qui a provoqué cette semaine une grande excitation à Rome, continue sur sa trajectoire de collision avec les cardinaux qui posent des questions sur la lettre papale "Amoris laetitia". Dans une interview avec ABC, Mgr Pinto fulmine à propos de l'ex-cardinal de Cologne Joachim Meisner et conclut qu'il avait placé la lettre à «l'ombre de l’histoire». «Le fait qu'il en vienne là, je ne m'y attendais», a déclaré le doyen, qui signale alors que Benoît XVI et le pape François sur la «question du mariage sont dans l'analyse et les conclusions» totalement d' accord. L’ouvrage du pape émérite confirme ses dires.

 

Un support pour le silence du pape François s’est signalé sur Twitter et c’est le cardinal Wilfrid Napier d'Afrique du Sud. Mgr Napier, qui est considéré comme un ardent défenseur de l'enseignement de l'Église sur le mariage et la famille, a rappelé que même Jésus a gardé le silence de temps à autre. Dans une discussion animée sur Twitter Napier, a également demandé si le pape François avec ses déclarations aux évêques argentins n’a pas donné des signes évidents qu'il était pour l’administration de l’eucharistie pour les divorcés remariés, pour Napier il n’y avait pas de réponse. Le cardinal Napier soutien le pape, mais défend mal sa position en étant trop vague.

 

Nous voyons encore que sur Kath.net dans son article du vendredi 2 décembre 2016 que le pape est in incorrigible opposant au pape. Le pape François avait appelé dans une interview avec le père Antonio Spadaro, directeur de la revue jésuite Civiltà Cattolica la forme extraordinaire du rite romain de la messe comme une ‘exception’, puisqu’elle est vu par le pape comme un arrangement ‘généreux’ à ces fidèles, mais pour le cardinal Burke dans une interview avec le site italien La Fede Quotidiana, les deux formes du rite sont de rang égal selon "Summorum Pontificum", maintient le cardinal Burke, puisque pour lui la forme extraordinaire du rite est a forme ordinaire passée. Pour lui, cette forme ne peut être abandonnée car selon lui le rite ancien est "l'exposition de l'Église pour tous les temps". Peut-être que Mgr Burke, ne comprend pas le mot ‘extraordinaire’ ?

 

Enfin Radio Vatican a aussi montré hier que le cardinal Christoph Schönborn de Vienne a mis en garde contre le «virus de la polarisation» deux jours avant l’élection présidentielle en Autriche. Ce virus suit une seule logique : le système ami-ennemi que Schönborn a critiqué vendredi dans un article pour le journal gratuit, ‘Today’. C’est la manière d’augmenter la haine et la violence pour empêcher une réelle compréhension et de pourrir la volonté de rencontre.

 

Ce spectacle tendancieux est actuellement mis en avant dans le monde et a été introduit pour la présidence en Autriche au cours de la campagne pendant près d'un an. Dans ces tranchées profondes se sont créées, des "images de l'ennemi qui ont été construites", pour être respectivement mauvaises. Le pape a récemment décrit cela comme une croissance mondiale des contraires.

 

La montée de l’extrême droite est inquiétante, comme si les nations européennes n’ont pas de mémoire. Le seul moyen est de faire retrouver aux peuples européens le sens de la démocratie et de la politique, mais aussi aux hommes politiques une vision politique parlant aux classes populaires et aux marginaux de la société dans un grand projet de société qui sera autre chose que le racisme et les préjugés mais qui répondra aux attentes des populations européennes.

 

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Publié le 2 Décembre 2016

Cameron Doody dans son article du vendredi 2 décembre sur periodistadigital.com nous montre que selon le cardinal Gerhard Müller l’indissolubilité du mariage devrait être «le fondement inébranlable de l'enseignement dans tous les soins pastoraux». Le préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, répond à la dubia  des cardinaux ultras, et essaye en fait de confronter avec Benoît XVI avec le pape François.

 

Dans une interview publiée jeudi 1er décembre à Kathpress, le cardinal Müller dit que la Congrégation «agit et parle» seulement avec l'autorité du pape, et ne peut donc pas prendre part «dans une divergence d'opinions». Bien que ce pourrait être le cas à l'avenir puisque le pape a confié à la Congrégation la mission de résoudre le scandale provoqué par les quatre cardinaux rebelles - Burke, Caffarra, Meisner et Brandmüller«au moment, où il est important que nous restons concentrés sur l'objectif et que nous ne sommes pas emportés par la polémique et encore moins la créer.»

 

Toutefois, c’est ce que fait exactement Müller lors de la tentative de faire face au pape François avec Benoît XVI dans la question de savoir si les catholiques divorcés remariés civilement peuvent recevoir la communion. Le cardinal allemand fait valoir que bien que le pape François demander de l'aide à toutes les familles pour vivre «selon la volonté gracieuse de Dieu», ses mots dans Amoris laetitia ne peuvent pas être lus comme les précédentes déclarations des papes et même de la CDF sur la même question.

 

Pour étayer cette affirmation, Müller fait référence à une instruction de 1994 de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur la proposition de trois des évêques du sud de l'Allemagne pour les personnes dans une situation de remariage afin d’examiner leur cas avec un prêtre confesseur pour aider à discerner si elles pouvaient revenir à l'Eucharistie. Le document de la CDF, signé par son préfet, le cardinal Ratzinger rejette cette possibilité et stipule notamment que «les fidèles qui vivent habituellement more uxorio (en concubinage) avec une personne qui n'est pas la femme légitime ou le mari légitime, ne peuvent pas recevoir la sainte communion».

 

Le cardinal Müller termine son entretien avec Kathpress en mettant en garde contre les dangers d'une «polarisation» dans l’Église. Bien qu'il n'y ait pas encore de «lutte pour le pouvoir dans les coulisses» sous les murs du Vatican, «entre les réformateurs et ceux qui veulent tout freiner», des rumeurs ont émergé à propos de la controverse des quatre cardinaux rebelles qui sont un «échantillon» de la pensée et de la perception des catégories de pouvoir qui sont corrompus. En matière de doctrine de l'Église, il fait valoir, que c’est «la victoire de la vérité et non pas le triomphe du pouvoir».

 

Le cardinal Gerhard Müller fait ici profil bas et se mettra sans doute du côté du pape François afin de garder son prestigieux poste de préfet de la CDF face aux cardinaux rebelles. Mais il doit faire attention au jeu de chaise musicale au Vatican qui touche tous ceux qui sont contre les réformes du pape. Opposer le pape François au pape Benoît XVI est tout sauf judicieux, car le pape émérite a déjà dit dans son livre Par la foi. Doctrine de la justification et expérience de Dieu dans la prédication de l’Église qu’il apporte son soutien à la «ligne» de miséricorde portée par le pape François depuis le début de son pontificat.

 

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Publié le 30 Novembre 2016

kath.net nous montre dans son article du 30 novembre 2016 que Mgr Pinto, président de la Rote romaine a menacé les cardinaux Burke, Brandmüller, Caffarra et Meisner de la perte de leur dignité de cardinal à cause de la critique publique d’"Amoris Laetitia".

L’archevêque Pio Vito Pinto, président de la Rote romaine, le deuxième plus haut tribunal de l'Église catholique romaine, a lors d'une conférence en Espagne menacé les cardinaux Burke, Brandmüller, Caffarra et Meisner de la perte de leur dignité de cardinal à cause de leur critique publique d’"Amoris Laetitia". Pour Mgr Pinto suite aux informations des médias a déclaré que le pape n’est pas responsable du retrait de la dignité de cardinal, mais lui-même. L'archevêque a annoncé qu'il soutiendra le pape François sur le fait que les divorcés remariés puissent recevoir la Sainte Eucharistie.

 

Comme le montre le CatholicHerald.co.uk du mardi 29 octobre le père Antonio Spadaro, le rédacteur en chef de La Civiltà Cattolica, a déclaré que les questions soulevées par les quatre cardinaux suivant la publication d’Amoris Laetitia, ont déjà reçu une réponse. Comme il le signale : «Au cours du Synode, toutes les réponses nécessaires ont été données et plus d'une fois. Depuis, de nombreux autres pasteurs, parmi lesquels de nombreux évêques et cardinaux, se sont portés dessus et ont approfondi les discussions, y compris récemment. Le pape a même indiqué le cardinal Schönborn comme un interprète fidèle du document.» «Ainsi, je crois qu'une conscience douteuse peut facilement trouver toutes les réponses qu'elle cherche, si elle les cherche avec sincérité.»

 

«Les questions intéressantes des quatre cardinaux, ont été en réalité déjà soulevées au cours du Synode, où le dialogue était profond, vaste et surtout, franc. Amoris Laetitia est seulement le fruit mûr de la réflexion de François après avoir écouté tout le monde et la lecture de document final du Synode.»

 

Mais comme le montre CatholicHerald.co.uk le cardinal Pell droit dans ses bottes a affirmé dans un discours à l'église St Patrick, à Londres, qu’un certain nombre de catholiques pratiquants réguliers seraient énervés par la tournure des événements. Il critique certaines idées sur la conscience puisque pour lui la primauté de la conscience aurait des effets désastreux, et souligne qu’on ne doit pas suivre sa conscience mais l’enseignement moral de l’Église.

 

Puis il prend la prend la phrase de Jésus : «il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus» (Matthieu 22,14), suggérant que beaucoup de personnes iront en enfer. Mais Jésus en disant cela, n’invite-t-il pas à faire qu’il y ait beaucoup plus d’élu au lieu du cadre restreint voulu par le cardinal Pell, car ceux qui se croient élus peuvent déchanter vite lorsqu’arrivera le grand festin royal. Selon lui la vérité sur la punition éternelle aurait été minimisée, tout comme l’idée erronée de la conscience était devenue très répandue. Pour lui, dans une vie de péché, il est difficile de percevoir la vérité. Pour autant, on peut aussi dire qu’à force de voir le péché, on limite la vérité.

 

La dénonciation de prophètes de malheurs de Jean XXIII en 1962 est plus que jamais d’actualité : «Il Nous semble nécessaire de dire Notre complet désaccord avec ces prophètes de malheur, qui annoncent toujours des catastrophes, comme si le monde était près de sa fin.» Le cardinal Pell semble faire partie de cette catégorie.

 

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Publié le 27 Novembre 2016

José Manuel Vidal nous montre ce dimanche 27 novembre dans periodistadigital.com que durant le premier Angélus après la clôture du Jubilé de la miséricorde, le pape François durant sa catéchèse a abordé la troisième venue du Christ et la saison de l'Avent, comme «un moment d'espoir.» Et pour vivre pleinement celui-ci, il invite à la «sobriété» et souhaite que «ne nous laissions pas dominés par les réalités temporelles». Pendant les salutations, le pape a rappelé que le Nicaragua et le Costa Rica ont été frappés par l'ouragan Otto, et que les gens du Nord de l'Italie, ont été victime d’une inondation.

 

José Antonio Pagola dans son blog Buenas Noticias résume le mieux l’Avent dans son article du samedi 22 octobre car comme il le signale : «Nous devons nous réveiller et ouvrir nos yeux. Vivre vigilant à regarder au-delà de nos intérêts et des préoccupations étroites. L'espoir du chrétien n’est pas une attitude aveugle, il ne faut pas oublier ceux qui souffrent. La spiritualité chrétienne est non seulement un regard vers l'intérieur, parce que le cœur est attentif à ceux qui vivent abandonnés à leur sort.

 

Dans les communautés chrétiennes, nous devons prendre soin de plus en plus de notre façon de vivre pour que l'espoir ne conduise pas à l'indifférence et à la négligence envers les pauvres. Nous ne pouvons pas nous isoler dans la religion pour ne pas entendre les cris de ceux qui meurent de faim tous les jours. Il ne nous est pas permis de nourrir notre illusion d'innocence pour défendre notre tranquillité.»

 

Il conclue en nous montrant que «Probablement le peu de sensibilité à l'immense souffrance dans le monde est l'un des symptômes les plus graves du vieillissement du christianisme d'aujourd'hui. Lorsque François appelle à «une Eglise pauvre pour les pauvres», ne crie-t-il pas le message le plus important et le plus interpellant pour les chrétiens de tous les pays les plus importants et un message interpolant pour les chrétiens de tous les pays qu’est celui du bien-être.»

 

Donc, nous ne pouvons pas en cette période de l’Avent fermer les yeux à la grande majorité des personnes qui souffrent dans notre monde et nous devons donc nous tourner vers elles.

 

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Publié le 24 Novembre 2016

Comme nous le montre lematin.ch ce jeudi 24 novembre 2016 le vicaire général de l'évêché de Coire pour les cantons d'Uri, Schwyz, Obwald et Nidwald, Martin Kopp, appelle à ne pas remplacer l'an prochain l'évêque Vitus Huonder, après son départ à la retraite. La situation dans le diocèse doit d'abord être apaisée, selon lui.

 

Le pape devrait plutôt «nommer un administrateur apostolique pour un certain temps», déclare Martin Kopp dans un entretien diffusé ce lundi 24 octobre 2016 par le «Tages-Anzeiger» et le «Bund». «Cette personne doit venir de l'extérieur et être suffisamment charismatique pour que le diocèse retrouve la confiance et la paix», explique le représentant de l'évêque de Coire en Suisse centrale.

 

Il est «clair que le diocèse de Coire ne peut plus continuer à fonctionner comme maintenant», ajoute Martin Kopp, soulignant que la gestion du diocèse ne correspond pas à la vision des fidèles de la région.

 

Si le successeur poursuit la politique actuelle, «l'évêché est mort», poursuit le vicaire, expliquant que Zurich, Uri, Schwyz, Obwald et Nidwald se sépareront de l'évêché de Coire. L'idée d'un nouveau départ est «largement partagée», précise-t-il.

 

Le très conservateur évêque Huonder a fait à plusieurs reprises parler de lui ces dernières années. Il avait notamment rappelé à l'ordre le curé de Bürglen (UR), qui avait béni un couple de lesbiennes, et avait tenu des propos controversés en Allemagne condamnant les homosexuels.

 

Encore une fois, cet exemple montre ce qui arrive lorsque l'ont choisi un évêque qui n’a pas «l’odeur de ses brebis». Vitus Huonder montre ce que Jésus appelait dans Jean 10, 12-13 le «berger mercenaire», dont «les brebis ne comptent pas vraiment pour lui» et comme le dit Jean 10, 5 «Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers».

 

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Publié le 22 Novembre 2016

kath.ch nous montre ce mardi 22 octobre que la décision du pape François de faciliter le pardon pour les femmes qui avortent pousse apparemment la préoccupation d’une partie du Vatican en partie sur des préoccupations. «Il y a un risque que les femmes choisissent maintenant d'avoir un avortement parce qu’elles croient à tort qu’elles vont être pardonna facilement», a dit l’ancien membre de la curie Mgr Gianfranco Girotti (79 ans) au journal italien «La Repubblica» (mardi).

 

Le fait que maintenant, chaque prêtre a le pouvoir d'absoudre de ce péché grave selon le pape François pourrait d’après lui affaiblir la conscience du péché d'avortement pour le clergé italien. Un tel effet s’est également produit lors de l’absolution voulue par Jean-Paul II. À l'origine le Vatican se réservait le pardon de l’avortement, qu’il a délégué aux évêques. Selon le journal, Girotti partagerait les préoccupations de plusieurs membres du clergé au Vatican. Cependant, c’est un "petit nombre" qui a fait part de mécontentement publiquement. Comme régent de la Pénitencerie apostolique, un tribunal du Vatican, Girotti a été responsable entre autres choses de l'absolution de ce qu’il appelle «ces péchés graves» en 2012, réservé au Vatican.

 

Paul Rodari dans repubblica.it donne les noms de ceux qui ne «tolèrent aucune ouverture du pape» : Thomas C. Collins de Toronto, Timothy M. Dolan de New York, Willem J. Eijk d'Utrecht, Gerhard L. Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Wilfrid Fox Napier archevêque de Durban, George Pell préfet du secrétariat du Vatican pour l' économie, Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, Jorge Urosa Savino L., archevêque de Caracas, et Daniel Di Nardo, président des évêques américains.

 

Le pape en a passé outre à travers une lettre publiée lundi «Misericordia et misera» (Miséricorde et misère) permettant à tous les prêtres de pouvoir absoudre le soit disant «péché d'avortement». Une délégation que le pape François avait déjà donnée pour l'Année Sainte, qui a pris fin dimanche. Maintenant, elle est appliquée de façon permanente. Dans la plupart des pays, une absolution sacramentelle et la levée de l'excommunication n’a été possible que grâce à certains confesseurs. En Allemagne, en Autriche et en Suisse la nouvelle pratique ne modifiait rien; ici chaque prêtre pouvait accorder le pardon pour un avortement avant l'Année Sainte.

Le pape François n’a pourtant pas modifié son jugement sur l’IVG, il met juste en avant le pardon divin qui est même supérieur au soit disant «péché d’avortement». Ce n’est pas une acceptation, juste permettre à des femmes qui ont avorté de recevoir l’absolution.

 

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Publié le 21 Novembre 2016

la-Croix.com et Radio Vatican nous montrent qu’à l’occasion de la fin de l’Année sainte de la miséricorde, le pape François a signé sa nouvelle Lettre apostolique Misericordia et misera, texte rendu public le 21 novembre 2016. Misericordia et misera, explique le pape François, sont les deux termes qu’utilise Saint Augustin «pour raconter la rencontre entre Jésus et la femme adultère». Pour lui, c’est une «expression belle et juste » pour faire comprendre « le mystère de l’amour de Dieu quand il vient à la rencontre du pécheur : “Il ne resta que la misérable pécheresse en face de la bonté miséricordieuse”». Pour le pape François, «il est temps de regarder en avant et de comprendre comment continuer avec fidélité, joie et enthousiasme, à faire l’expérience de la richesse de la miséricorde divine».

 

Soulignant qu’il ne faut pas «mettre de limites à son action», il invite tout d’abord les communautés chrétiennes «à célébrer la miséricorde». Car, dans la liturgie dit-il, «la miséricorde n’est pas seulement évoquée maintes fois : elle est réellement reçue et vécue». Rappelant ensuite l’importance de la Parole de Dieu pour écouter le message de miséricorde, le pape insiste sur l’importance de l’homélie et de la lecture de la Bible. Il propose ainsi la célébration d’«un dimanche entièrement consacré à la Parole de Dieu pour comprendre l’inépuisable richesse qui provient du dialogue permanent entre Dieu et son peuple».

 

Le pape, qui avait concédé aux Missionnaires de la miséricorde la faculté d’absoudre le péché d’avortement, jusque-là réservé aux seuls évêques, affirme ensuite que «pour qu’aucun obstacle ne s’interpose entre la demande de réconciliation et le pardon de Dieu, je concède à tous les prêtres, à partir de maintenant, en vertu de leur ministère, la faculté d’absoudre le péché d’avortement».

 

L’autre disposition qui s’étend au-delà de la période jubilaire concerne la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X. Le Pape avait décidé que l’absolution reçue en se confessant aux prêtres lefebvristes serait « valide » et « licite » pendant le Jubilé. Le Saint-Père, là aussi, «étend cette faculté au-delà de la période jubilaire, jusqu’à ce que soient prises de nouvelles dispositions, pour que le signe sacramentel de la réconciliation à travers le pardon de l’Église ne fasse jamais défaut à personne». Une décision, précise-t-il, pour le bien pastoral des fidèles et en comptant sur la bonne volonté de leurs prêtres afin que la pleine communion dans l’Église catholique puisse être recouvrée avec l’aide de Dieu.

 

Dans sa Lettre apostolique, le pape François annonce également l’institution d’une Journée mondiale des pauvres au 33e dimanche du temps ordinaire, soit l’avant-dernier dimanche du temps ordinaire. Cette journée sera, explique-t-il, «la meilleure préparation pour vivre la solennité de Notre Seigneur Jésus-Christ, Roi de l’Univers, qui s’est identifié aux petits et aux pauvres et qui nous jugera sur les œuvres de miséricorde».

 

Comme le montre José Manuel Vidal dans periodistadigital.com le pape souhaite donc que l'Église baigne dans la miséricorde et se l’injecte profondément dans ses veines, pour qu’elle circule dans tout son corps par à-coups et dans la profondeur dans ses attitudes et de ses structures. Il souhaite ainsi à «dégeler» le concile Vatican II et convertir l’Église dans sa feuille de route. Pour cela, l’Église doit quitter ses traditionnelles attitudes arrogantes et condamnatoires pour devenir l'hôpital et la maison de la miséricorde pour tous les pécheurs et tous les blessés par la vie.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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