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Publié le 2 Septembre 2016

Periodistadigital.com nous montre dans son article du vendredi 2 septembre 2015 que plus de 200 personnes, provenant de 50 pays différents, se réunissent à Salamanque pour réfléchir sur les principaux défis de la Justice, de la Paix et de l’Intégrité de la Création. Ils sont frères, sœurs et laïcs de l'Ordre des Prêcheurs qui se développent dans différentes parties du monde, sur des projets pour la dignité des êtres humains. Le Congrès a lieu dans le couvent de San Esteban de Salamanque, une place particulièrement importante, où vivaient les hommes comme Francisco de Vitoria, le père du droit international, précurseur des droits de l'homme et des centaines de départ des missionnaires dominicains qui ont défendu les droits des Indiens d'Amérique.

Après l'Eucharistie, dans laquelle les victimes innocentes ont été rappelées dans le monde entier, a commencé la cérémonie d'ouverture présidée par le Maître de l'Ordre des Prêcheurs Bruno Cadoré. Il a commencé son bref discours en invitant les participants à profiter de cette occasion extraordinaire pour examiner la question des droits de l’homme à l'horizon de l'universalité, reflétée dans la multitude des langues et des pays présents au Congrès : «L'universalité de cet ensemble montre l’universalité de la compassion de l'Ordre», dit le frère Bruno Cadoré. «Dommage que ce n'est pas une simple lamentation, ce qui se passe dans le monde, mais la solidarité active des frères et sœurs affichées à côté des victimes qui sont le corps du Christ.»

Le travail, les droits de l’homme qui doivent être traités en profitant de la riche diversité et de la complémentarité des personnes, également reflétées dans le Congrès, qui est la Famille dominicaine : «L'engagement de la Famille dominicaine dans la promotion des droits de l'homme ouvre un espace pour partager leurs expériences et travailler ensemble pour créer la fraternité dans des lieux où les droits ne sont pas reconnus, par une révolution évangélique de la compassion».

Le Maître a encouragé à tirer les divers problèmes spécifiques de chaque région ou pays, à ne pas être perdu en peu de temps dans la perspective horizontale du bien commun : «Le bien commun n’est pas la somme des biens individuels, mais un bien commun mondial qui est pour tous, ils sont tous en commun et personne n’en est propriétaire unique. Il est le bien de la ville de frères».

Il a conclu en déclarant ses diverses convictions personnelles, le résultat de ses visites constantes aux communautés à travers l'Ordre consacré pour la promotion des droits de l'homme. Une de ses convictions est que les communautés dominicaines dans le monde entier ne sont pas parfaite, mais elles peuvent en être un témoignage brillant parce qu'ils révèlent l'espoir que les êtres humains puissent être en communion : «la Communion en action est un long, et patient travail, fait de joies et de déceptions, d’engagements et de sacrifices ... mais c’est possible», et la communion est «l'essence des droits de l'homme, parce que tout le monde aspire à être reconnu à son droit d'appartenir à la communauté humaine.»

Il était également convaincu que les Dominicains peuvent devenir les voix autoritaires des victimes réduites au silence par les excès de la mondialisation et du libéralisme économique qui constitue le cadre de base de la mondialisation, les victimes sont considérées comme de simples instruments de production. Ils sont une foule pour combattre la pauvreté structurelle et à être la voix dans ce monde de ceux qui sont sans voix. L'Ordre ne peut jamais abandonner son travail pour la justice et la paix qui a été une partie intégrante de son charisme et de l'histoire durant 800 ans.

Le frère Bruno Cadoré a lancé le Congrès, en exprimant son souhait qui constitue un moment de renouveau de la prédication de l'Ordre des Prêcheurs, selon l'esprit du Jubilé du 800e anniversaire de la fondation de l'Ordre. Ces bonnes intention sont porteuses et vont vers ceux qui ont besoin de l’Église, et les Dominicains nous montre l’exemple des chrétiens que nous devons devenir.

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Publié le 27 Août 2016

Claire Lesegretain nous montre ce vendredi 25 août 2016 que le mardi 23 août, le conseil d’administration du séminaire Saint-Patrick de Maynooth s’est réuni pour «faire le point sur les besoins des étudiants et du personnel», peut-on lire dans un communiqué de la Conférence des évêques d’Irlande. Après avoir «reconnu la générosité qui motive les jeunes hommes qui se lancent dans une formation au sacerdoce» et «remercié les enseignants et tout le personnel pour leur dévouement», ces responsables ont «prié pour les nouveaux séminaristes».

Cette réunion de rentrée a eu lieu quelques jours après une décision très médiatisée de l’archevêque de Dublin, Mgr Diarmuid Martin. Le 1er août, celui-ci avait annoncé qu’il n’enverrait plus «pour le moment» ses séminaristes se former au séminaire Saint-Patrick de Maynooth, s’appuyant sur des lettres anonymes faisant état de comportements sexuels inappropriés au sein de cette institution.

Mgr Diarmuid Martin avait déploré la «culture gay» qui prévaudrait dans ce séminaire qui forme les futurs prêtres irlandais depuis le XVIIIe siècle. Il avait dénoncé également l’utilisation, par certains séminaristes, de l’application Grindr (pour rencontres homosexuelles). Interrogé sur la radio nationale RTE, il avait même répété des propos disant que «quiconque essaie de prévenir les autorités est renvoyé du séminaire».

Après la vive polémique que cette décision a suscitée dans l’Église irlandaise, l’équipe de direction du séminaire se dit «préoccupée par l’atmosphère malsaine créée par des accusations anonymes et des commentaires malveillants sur les réseaux sociaux», selon ce communiqué.

Elle prend aussi plusieurs décisions, notamment celle de «passer en revue les procédures actuelles de dénonciation en vue de les améliorer et de mieux protéger (les dénonciateurs)». Le conseil d’administration demande aux autorités du séminaire «d’évaluer la politique quant à l’utilisation d’Internet et des réseaux sociaux».

Surtout, les administrateurs de Maynooth demandent à la Conférence des évêques d’Irlande de solliciter «un audit indépendant à propos de la gouvernance et des règlements dans les séminaires irlandais» et de mettre en place «d’urgence une politique unique pour les admissions dans les séminaires».

Autres demandes du conseil d’administration de Maynooth adressées à la Conférence des évêques : introduire une année de propédeutique, avant l’entrée au séminaire, pour tous les candidats; créer un comité de consultants et de conseillers pour examiner les besoins de formation des jeunes prêtres en tenant compte, entre autres, de la recommandation récente du pape François sur «la présence de laïcs et de femmes dans la formation de prêtre, qui promeut une appréciation de la diversité et de la complémentarité des vocations dans l’Église» (Amoris laetitia).

L’équipe de direction du séminaire Saint-Patrick de Maynooth a sans doute choisi la meilleure façon de régler les accusations à son encontre en demandant qu’une enquête indépendante soit menée suite à des accusations anonymes qui n’avancent pas de preuves tout en voulant aider les jeunes prêtres en formation.

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Publié le 22 Août 2016

Vatican Insider dans son article du dimanche 21 août 2016 nous montre que dans une lettre signée par le secrétaire d'État du Vatican, Pietro Parolin, le pape François a envoyé ses «salutations cordiales et les bons vœux» aux participants au synode, qui commence aujourd'hui à Torre Pellice.

Le pape appelle à un chemin «vers la pleine communion» avec les Vaudois. Il dit dans le message envoyé au synode des Vaudois et des églises méthodistes qui s’ouvre le dimanche 21 août à Torre Pellice (Turin) et dans lequel il souligne que les catholiques et les Vaudois peuvent encore fonctionner déjà ensemble en particulier dans le service des pauvres et des migrants.

Le pape François «comme un signe de sa proximité spirituelle» envoie ses «salutations cordiales et ses bons vœux» aux participants au synode des Vaudois et des églises méthodistes. Dans une lettre signée par le secrétaire d'État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, le pape a assuré «un souvenir spécial dans la prière et invoque le Seigneur pour le don de la marche avec un cœur sincère vers la pleine communion pour assister efficacement le Christ pour toute l'humanité, en longeant les hommes et les femmes d'aujourd'hui pour leur transmettre le cœur de l'Évangile».

Le cardinal Parolin explique comment le pape souhaite que «les différences entre les catholiques et les Vaudois n'empêchent pas de trouver des formes de collaboration dans l'évangélisation, le service aux pauvres, aux malades, aux migrants et pour l'intégrité de la Création.» Et il conclut : «Avec ces souhaits, le Pape invoque l'Esprit Saint pour nous aider à vivre cette communion qui précède chaque contraste et obtenir pour nous le Seigneur par sa bonté et sa paix.»

Le pape François a très bien compris que ce qui fait l’unité ne base pas sur de vaines querelles dogmatiques, mais bien de faire que les chrétiens portent leurs efforts dans le service envers les pauvres et les migrants qui est un véritable acte de foi qui permet de chasser des oppositions qui n’ont pas lieu d’être.

cath.ch nous montre aussi que le pape François a rédigé une lettre à l’occasion de la 67e Semaine liturgique nationale, organisée par l’épiscopat italien à Gubbio (Italie), du 22 au 25 août 2016. Il y rappelle que chaque évènement liturgique doit être vécu “avec le regard fixé sur Jésus et sur son visage miséricordieux”.

Dans ce message, signé par le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, et envoyé à Mgr Claudio Maniago, évêque de Castellaneta, le pape François précise que la liturgie est “le lieu de la miséricorde rencontrée et accueillie pour être donnée, le lieu où le grand mystère de la réconciliation est rendu présent, annoncé, célébré et communiqué”.

Le sacrement de la pénitence doit être perçu comme l’expression d’une “Église en sortie”, comme “un seuil ouvert vers les diverses périphéries d’une humanité qui a toujours plus besoin de compassion”, écrit encore le Saint-Père. C’est dans ce sacrement que “s’accomplit la rencontre avec la miséricorde recréatrice de Dieu, de laquelle sortent des femmes et des hommes nouveaux pour annoncer la vie bonne de l’Évangile à travers une existence réconciliée et réconciliatrice”.

Le pape donne un sens ouvert de la liturgie qui doit amener l’Église à sortir, à être compatissante et miséricordieuse. La liturgie doit donc suivre Jésus et accueillir le plus grand nombre sans se fermer aux autres.

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Publié le 19 Août 2016

Marie Malzac nous montre dans son article pour la-Croix.com ce vendredi 19 août 2016 que dans le sillage de Jean-Paul II et Benoît XVI, le pape François compte bien faire vivre lui aussi «l’esprit d’Assise», au cœur d’une époque marquée par une «guerre mondiale par morceaux», selon l’expression qui lui est chère. Il retournera donc dans la petite ville d’Ombrie pour la 30e édition des Rencontres internationales pour la paix organisées par la communauté de Sant’Egidio.

Ce grand rassemblement promet d’ores et déjà d’être historique. Au total, 400 délégations de responsables religieux et politiques participeront à cette rencontre, dont plusieurs figures éminentes. «Les chrétiens seront réunis à très haut niveau», indique Marco Impagliazzo, président de Sant’Egidio. L’archevêque de Cantorbéry, Justin Welby, sera notamment présent, de même que le patriarche de Constantinople, Bartholomée Ier, un «ami» du pape François.

Le monde musulman sera aussi largement représenté, «de l’Indonésie au Maroc». Plusieurs personnalités de l’université égyptienne d’Al-Azhar, référence du monde sunnite, sont annoncées, même si la présence du grand imam Ahmed Al Tayyeb, reçu récemment au Vatican, doit encore être confirmée.

«Cette nouvelle rencontre d’Assise n’est pas seulement un souvenir de celle de 1986, affirme le président de Sant’Egidio, il s’agit de se réunir car il y a urgence face à l’explosion de la violence sur une base religieuse». L’enjeu, dit-il, est de «désolidariser totalement violence et religions».

Comme ce fut déjà le cas en 2011, lorsque Benoît XVI se rendit à Assise pour marquer les 25 ans de cette rencontre interreligieuse devenue emblématique, des «non-croyants» seront présents.

«L’intitulé de la rencontre est “Soif de paix. Religions et cultures en dialogue”, rappelle Marco Impagliazzo, des personnalités humanistes se joindront à nous dans une démarche commune». «En trente ans, le contexte a changé, de la guerre froide à l’expansion du terrorisme, assure Marco Impagliazzo, notre responsabilité en est d’autant plus forte. Les religions sont conscientes qu’elles ne peuvent désormais pas faire autrement que de marcher dans la même direction, avec la paix pour objectif.»

La 30e édition des Rencontres internationales pour la paix organisées par la communauté de Sant’Egidio veulent continuer l’esprit d’Assise pour permettre aux religions de mettre en avant la paix et de mettre fin à l’utilisation violente de celles-ci. Espérons que le résultat sera probant.

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Publié le 17 Août 2016

L’évêque de Dallas à la tête du nouveau ministère aux laïcs et à la famille

Marie Malzac (avec Nicolas Senèze) dans son article pour la-Croix.com nous montre que Mgr Kevin Joseph Farrell, jusque-là évêque de Dallas (États-Unis), a été nommé par le pape François à la tête du nouveau dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, a indiqué le Saint-Siège mercredi 17 août 2016.

Après l’approbation, au début du mois de juin, des statuts «ad experimentum» d’un nouveau dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, dans le cadre de la refonte de plusieurs «ministères» du Vatican, le pape a nommé son préfet en la personne de Mgr Kevin Joseph Farrell, qui était jusqu’à présent évêque de Dallas (États-Unis).

Le même jour, le Saint-Siège a annoncé l’institution officielle de ce nouveau dicastère par le Motu proprio «Sedula mater» (mère attentionnée, en latin), en date du 15 août. Cette création s’inscrit dans la réforme des institutions engagée depuis le début de son pontificat. On remarquera que cette nouvelle entité n’est ni une congrégation – même si son chef est préfet –, ni un Conseil pontifical, laissant peut-être là entrevoir une future organisation de la curie romaine.

Selon la presse américaine, Mgr Farrell, 68 ans, est une figure «modérée» de l’épiscopat américain, un homme accessible, connu pour être un «pasteur avec l’odeur des brebis», selon l’expression chère au pape François. Récemment, il s’est illustré par sa ferme opposition à la culture des armes à feu, particulièrement importante dans son État du Texas.,Son frère, Mgr Brian Farrell, est par ailleurs numéro deux du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens depuis plus années.

Né à Dublin en 1947, Kevin Farrell a fait ses études en Espagne avant d’étudier à l’université grégorienne, à Rome et de poursuivre son cursus aux États-Unis, à l’université Notre-Dame. Entré chez les Légionnaires du Christ en 1966, il est ordonné prêtre douze ans plus tard. Il devient aumônier et professeur d’économie de l’université Monterrey, au Mexique, et gagne en grade au sein de la Légion, devenant responsable des séminaires et des écoles en Italie, en Espagne et en Irlande. En 1984, il est incardiné dans le diocèse de Washington (États-Unis), après avoir quitté sa congrégation religieuse pour des «divergences d’opinion». Il est désigné auxiliaire en 2001. En 2007, il devient évêque de Dallas, poste qu’il occupe depuis.

Après cette nomination, le pape doit encore nommer un secrétaire de ce nouveau dicastère, qui pourrait être un laïc, assistés de trois sous-secrétaires, tous laïcs, et en charge des sections dédiées aux laïcs, à la famille et à la santé. Il devrait rendre publiques ces nominations d’ici au 1er septembre, date d’entrée en vigueur des statuts.

Le cardinal Stanislaw Rylko, jusque-là président du Conseil pontifical pour les laïcs, pourrait être nommé archevêque de Cracovie, le cardinal Stanislaw Dziwisz, ancien secrétaire particulier de Jean-Paul II, étant sur le point de prendre sa retraite. Quant à Mgr Vincenzo Paglia, président de l’ancien Conseil pontifical pour la famille, le pape l’a nommé le même jour Grand chancelier de l’Institut pontifical «Jean-Paul II» pour les études sur le mariage et la famille et président de l’Académie pontificale pour la vie, absorbée dans le nouveau dicastère et jusque-là dirigée par Mgr Ignacio Carrasco de Paula.

Ce choix de l’évêque de Dallas qui a des divergences d’opinion avec les Légionnaires du Christ montre que le pape veut des hommes dans sa ligne et livre un signal aux conservateurs de la curie, celui que leur place ne tient qu’à un fil.

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Publié le 14 Août 2016

Periodistadigital.com nous montre ce dimanche 14 août 2016 que de la chaise de la fenêtre, le pape ne prend pas de vacances, et parle de «l'incendie de l'Esprit» qui doit vivifier l'Église. Le pape François loue les missionnaires, «dévorés par le zèle de Dieu» qui les conduit à être proches de ceux qui en ont besoin. Car pour la construction du Royaume «l'Église n'a pas besoin de bureaucrates, mais de missionnaires passionnés» qui proclament l'Évangile «souvent au péril de leur vie.» L'Église a donc besoin du Saint-Esprit pour l’on ne soit pas retenu par la peur et par calcul, même si l’on n’est pas habitué à marcher hors de frontières sûres.

Et si cet effort se faisait déjà au plus près comme le montre cath.ch le pape François exhorte ses compatriotes “à faire un grand effort personnel et communautaire pour atteindre tant de frères dans le besoin et qui se sentent exclus de la société”. Dans un message à l’occasion de la collecte annuelle de solidarité argentine “Mas pour menos”, il encourage à apporter aux pauvres “notre proximité et l’amour de Dieu”.

Le pape François exhorte à “être sensibles au cri de douleur de tant de personnes exclues et rejetées qui, prostrées dans leur pauvreté, cherchent une main amie qui les aide. Que le Christ, vrai visage de la miséricorde du Père, vous permette de vivre la joie de partager votre temps, vos biens, votre vie avec ceux que Dieu aime avec un amour de prédilection, les plus pauvres et les abandonnés”.

Ce texte est signé par le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin. Il s’adresse à Mgr Pedro Olmedo, évêque de Humahuaca et président de la commission épiscopale pour l’assistance aux régions les plus pauvres. Il intervient alors que l’Argentine traverse une période de crise qui fragilise les franges les plus pauvres de la population. Les récentes augmentations des factures d’électricité, d’eau et de gaz, ont poussé les Argentins à descendre dans la rue pour protester contre la politique du gouvernement.

La collecte se déroulera en Argentine les 10 et 11 septembre en faveur des plus pauvres et aura pour thème “plus de miséricorde pour moins d’exclusion”. Espérons que cette collecte aidera les plus pauvres que le gouvernement du président de la république argentin Maurico Macri qui selon l’Universidad Catolica Argentina (UCA) à travers sa série de mesures économiques qui ont attaqué le développement social du peuple argentin a fait 1,4 millions de nouveaux pauvres.

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Publié le 13 Août 2016

tv5monde.com dans son article du vendredi 12 août 2016 nous montre que le père Jacques Hamel, assassiné en pleine messe fin juillet près de Rouen, peut devenir un saint martyr de l’Église catholique, selon l'archevêque de la ville qui se dit prêt, dans une interview à l'AFP, à enclencher une procédure de canonisation dans le délai imposé de cinq ans.

Mgr Dominique Lebrun, qui a notamment célébré la messe des obsèques solennelles du prêtre le 2 août, une semaine après que ce dernier eut été égorgé par deux jeunes jihadistes se réclamant de l'État islamique (EI), indique qu'il "conserve précieusement les témoignages au sujet du Père Jacques".

Avoir fait un miracle, condition généralement imposée par l’Église pour une canonisation, ne serait pas nécessaire. "Pour les martyrs, leur fidélité (à la foi) devant la mort tient lieu de miracle", dit l'archevêque. Et selon Mgr Lebrun, l'abbé, tué dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray, au pied de l'autel, peut légitimement être considéré comme un martyr.

"La mort du père Jacques Hamel est le témoignage ultime de sa foi en Jésus, qu'il a affirmée jusqu'au bout", dit-il. Quand il a appris l'attentat, l'archevêque était aux Journées Mondiales de la Jeunesse à Cracovie. Il s'était rendu avec de jeunes rouennais sur la tombe de Jerzy Popieluszko, "prêtre assassiné par l'idéologie communiste, aujourd'hui martyr reconnu".

"C'est une autre idéologie qui a tué le père Jacques Hamel mais c'est la même foi chrétienne qui est visée", estime-t-il. "Il y a en fait deux questions: est-il un martyr ? Je pense que oui. Son martyre sera-t-il reconnu ? Je ne le sais pas encore". Dans la reconnaissance d'un martyr, "l'Église catholique ne cherche pas d'abord à dénoncer et à condamner une idéologie", souligne en outre Mgr Lebrun.

Avant toute reconnaissance, il y a une recherche de "ce que l'Église appelle la réputation de sainteté c'est à dire l'opinion des fidèles", explique l'archevêque. "Beaucoup de témoignages disent la foi fidèle de ce pasteur et sa bonté, tout en reconnaissant qu'il avait des défauts", témoigne-t-il. "Un saint n'est pas un homme sans péché. C'est un croyant qui met sa foi dans le Seigneur Jésus et met en pratique ses enseignements, notamment le commandement de l'amour", professe-t-il.

"La procédure de reconnaissance de la sainteté (...) ne peut commencer que cinq ans après la mort de la personne en cause", indique-t-il. "Formellement, il appartient à l'évêque du lieu de la mort de la personne d'enclencher la procédure" (de canonisation). "Il y a une phase locale avec une enquête attentive sur la vie et la mort de la personne. Ensuite la cause est envoyée à Rome où elle est étudiée avant la décision du Pape", détaille Mgr Lebrun, qui a appelé les fidèles à venir se recueillir sur la tombe du prêtre, lundi 15 août, fête de l'Assomption de la Vierge Marie.

Mais comme le précise HuffingtonPost.fr ce n'est pas si simple d'accéder au statut de martyr. En effet, le terme de martyr renvoie à des notions bien précises en droit canon. À l'origine, les martyrs sont les premiers chrétiens qui ont préféré mourir que de renier leur foi. Ils ont fourni les premiers saints de l'Église catholique, dont Saint Étienne. "Donner sa vie comme Jésus, accepter la mort pour ne pas renier sa foi, fut donc, dès les premiers temps de l’Église, le suprême témoignage" de la parole du Christ, explique Sophie de Villeneuve, pour La Croix.

Après la conversion de l'empereur romain Constantin en 312, le christianisme s'impose progressivement en Occident, au point de devenir la religion dominante. Dans cette Europe médiévale catholique, qui se couvre de cathédrale, la notion de martyr prend un sens plus large. On peut le devenir à travers une stricte ascèse, en s'infligeant des supplices plus ou moins graves, comme avec la cilice. Désormais, l'Église admet une définition encore plus vague. Elle va jusqu'à encourager un "martyre du quotidien" à travers le don de soi, le désintéressement, etc.

Entre cette acception très étendue du terme martyr, et la confusion avec une expression comme "souffrir le martyre" (une grande souffrance), Jacques Hamel a bien sa place parmi les martyrs dans le langage courant. En revanche, du point de vue de l'Église, c'est une autre affaire. Pour elle, devenir martyr revient à être béatifié, voire canonisé, c'est-à-dire à devenir saint. Cela passe donc par une longue procédure, à la seule différence que les martyrs n'ont pas besoin d'avoir réalisé de miracle.

Le cas des 19 religieux assassinés en Algérie entre 1994 et 1996, dont les moines de Tibhirine, illustre parfaitement ce processus. Vingt ans après les faits, leur "positio" est presque terminé, un document de plusieurs milliers de pages qui doit en faire des personnes "vénérables", deuxième étape sur quatre vers la sainteté catholique. Cette démonstration permet d'établir la vie de chacun, ses vertus, son état d’esprit à l’approche de la mort, son acceptation, et sa réputation de sainteté depuis, selon La Croix. Ensuite, tout repose entre les mains du pape...

Maintenant pour le père Jacques Hamel nous attendrons cinq ans et voir si le pape accepte pour savoir s’il peut devenir un «martyr». L’intérêt est grand pour ce cas et il est normal que l’Église se montre prudente.

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Publié le 13 Août 2016

Sarah Mac Donald dans son article du vendredi 12 août 2016 sur NCRonline.org nous montre qu’un théologien irlandais éminent a vivement critiqué l'absence d'évêques irlandais lors de la messe des funérailles du théologien moraliste, le père mariste Sean Fagan, qui a été censuré par le Vatican en 2008, et qui est mort le 15 juillet 2016.

Le père Augustinin Gabriel Daly, a écrit dans un blog sur le site Web de l’Association des prêtres catholiques irlandais que la présence d'un évêque à l'enterrement du père Fagan aurait été «une occasion en or pour exprimer la metanoia et la volonté de répondre de manière plus sensible au message de l'Évangile» et cela aurait signifié beaucoup pour la famille du prêtre mariste. L’Augustin, qui a récemment publié The Church - Always in Need of Reform, a déclaré que la présence d'un évêque à l'enterrement du père Fagan aurait rendu un témoignage au triomphe des valeurs évangéliques sur les attitudes des églises institutionnelles. «Il est regrettable qu'aucun évêque était présent», écrivait-il. «Je crois que cette omission n’était pas personnelle, elle était institutionnelle.» «Il est fort probable que de nombreux évêques savaient que la curie romaine avait agi d'une manière complètement injuste et antichrétienne quand elle attaqua six prêtres irlandais qui donnaient un service admirable et éclairé pour le peuple de Dieu», a-t-il poursuivi. «Aucun évêque a exprimé la désapprobation du public sur ce qui se passait, ou est venu défendre ces prêtres qui étaient traités de manière effroyable par des hommes qui se seraient décrits, un peu invraisemblablement, en tant que chrétiens.»

Sa critique a été reprise par un autre prêtre irlandais censuré, le père rédemptoriste Tony Flannery, qui a dit à NCR, que «C’est une honte pour les autorités de l'Église, à la fois au Vatican et en Irlande, qu’ils aient été traité si terriblement durant ces dernières années.» À la messe des funérailles du père Fagan dans l'église de St. Columba et Saint-Gall à Milltown à Dublin, son compatriote mariste, le père Declan Marmion, a déclaré à l'assemblée que les dernières années de l'ecclésiastique «n'ont pas été facile.» Il a déclaré que les sanctions imposées par Rome à la suite de ses livres, What Happened to Sin? et Does Morality Change?, «ont été particulièrement difficile pour lui.» «Le grand service que Sean Fagan a fait pour une génération de catholiques était de nous aider à nous libérer de la culpabilité excessive et de la peur de la damnation éternelle, et ce faisant, il nous a ouvert plus pleinement à l’expérience de l'amour de Dieu pour chacun de nous», dit le père Flannery à NCR.

En 2008, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a fait tire le père Fagan en lui ordonnant d'arrêter d'écrire des articles, des livres et de donner des interviews aux médias. Il a été menacé de laïcisation s'il écrivait quelque chose de contraire au magistère et on lui avait interdit de révéler les termes de sa censure aux médias. Le père Fagan était un ancien supérieur général des Maristes. L'ordre a acheté tous les exemplaires restants de ses livres et beaucoup soupçonnent qu'ils les avaient réduits en morceau. Le père Fagan était critique dans ses écrits sur la position de l'église à propos du célibat obligatoire, l’ordination des femmes et l'homosexualité. Il y a plus de 10 ans, il a appelé pour une demande de renseignement sur les abus sexuels dans chaque diocèse de l'Église irlandaise. En 2014, les restrictions portant sur lui ont été partiellement atténuées suite d'une intervention de l'ex-présidente irlandaise, Mary McAleese, qui avait écrit au pape François à propos de l'affaire. Selon l'ordre mariste, la seule sanction enlevée par le Vatican était la menace de renvoi de la prêtrise. L'interdiction d’'écrire et de diffuser ses œuvres est resté jusqu'à sa mort.

Mais l’espoir demeure pour le partisans du père Fagan, ses livres qui ont été retirés et peut-être détruits par sa congrégation mariste suite à sa censure par le Vatican peuvent maintenant être imprimés à nouveau.

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Publié le 12 Août 2016

eglise.catholique.fr nous montre ce vendredi 12 août 2016 que Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France et Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, appellent les catholiques à se rendre dans une église le 15 août pour allumer une bougie et se recueillir.

Cet appel fait suite à celui de Mgr Lebrun dans son homélie lors de la célébration des funérailles du père Jacques Hamel :

«En hommage au Père Hamel,

nous vous invitons à visiter une église dans les jours qui viennent,

pour dire votre refus de voir souiller un lieu saint,

pour affirmer que la violence ne prendra pas le dessus dans votre cœur,

pour en demander la grâce à Dieu ;

nous vous invitons à déposer une bougie dans cette église, signe de résurrection, à vous y recueillir, à ouvrir votre cœur dans ce qu’il a de plus profond ; si vous le pouvez à prier, à supplier.

Le 15 août serait un jour propice. La Vierge Marie vous y accueillera avec tendresse. Souvenons-nous de notre maman.»

Cet appel est un bel acte de solidarité, mais pour Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, cela va plus loin comme il le montre sur la-Croix.com. Pour lui, cette prière de paix doit aussi ouvrir de nouveaux chemins de charité qui doivent concerner les familles qui sont de plus en plus fragilisées, les nouveaux pauvres marginalisés, la plaie du chômage, la rencontre interreligieuse, et l’accueil des réfugiés.

Si allumer une bougie et faire une prière contre la peur nous pousse à des actes charitables, cela serait un beau retour vers ce qui a fait le succès de l’Église, son amour pour le prochain.

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Publié le 10 Août 2016

Radio Vatican dans son article du mercredi 10 août 2016 nous montre que le mardi 9 août, le pape François s'est rendu en visite privée dans deux couvents féminins dans le Latium et les Abruzzes. François a visité le monastère des "Sœurs franciscaines de Sainte Filippa Mareri" au Borgo San Pietro de Petrella Salto, dans la province de Rieti, puis le couvent bénédictin des "Sœurs réparatrices du Saint Visage de Notre Seigneur Jésus-Christ" à Carsoli, dans la province de L'Aquila. Comme le 4 janvier dernier lors de sa visite surprise à Rieti et Greccio, où il était venu visiter la crèche de saint François d'Assise, le Pape était accompagné par l'évêque de Rieti, Mgr Domenico Pompili.

Serait-ce une forme de soutien du pape pour un rôle plus important des femmes dans l’Église ? Il faut dire que comme le montre NCRonline.org les membres de la nouvelle commission du pape François chargés d'étudier si les femmes pourraient servir comme diacres dans l'Église catholique ont exprimé un large éventail de points de vue sur le sujet dans le passé, avec quelques personne clairement en faveur de la possibilité tandis que d'autres disent qu'il n'y a pas de précédent historique.

Selon le père Karl-Heinz Menke, un membre de la commission qui est également membre de la Commission théologique internationale du Vatican et un théologien à l'université allemande de Bonn, fait valoir le cas contraire. Pour lui, il n’y a pas de preuves historiques qui montre les femmes diacres dans l'Église primitive n'a pas rempli un «ministère sacramentel.» Même s’il conclut que la preuve historique que les femmes diacres existe, il ne suppose de l'ordination des femmes dans le diaconat aujourd'hui, il a également plaidé pour une meilleure inclusion des femmes dans les postes de décision dans l'église, en déclarant : «L'égalité des sexes est essentielle.»

Phyllis Zagano de l'université Hofstra et le père jésuite Bernard Pottier, membre de la commission et théologien à l'Institut d'Études Théologiques de Bruxelles, font valoir que les preuves historiques de femmes servant diacres dans l'Église primitive souligne qu’elles recevaient l'ordination diaconale de la même manière que leurs homologues masculins conférée par l'imposition des mains et la prière de l'évêque. Les auteurs notent que l'église de rite latin conservé les formules pour l'ordination des femmes diacres jusqu'en 1962. Ils critiquent la lettre apostolique Ordinatio Sacerdotalis 1994 du pape Jean-Paul II, qui dit que l'église avait «aucune autorité» d'ordonner des femmes et le document 1974 Inter Insignores de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi contre l’ordination des femmes.

La Franciscaine Sœur Mary Melone, membre de la commission et la première femme présidente de l'université pontificale Antonianum à Rome, qui dit que les femmes soit présente dans les Congrégations de la curie serait un pas important, mais l’essentiel serait la prise conscience que l'autorité des femmes aide l'Église à croître. Sur les femmes prêtres, sœur Melone juge que la chose importante est qu'il n'y ait pas une excuse pour exclure les femmes de la possibilité de travailler à des postes de décision à l'intérieur de l'Église et qu’elle ne pense pas que c’est la seule condition pour remplir des rôles dans l’Église.

Les visites du pape François aux religieuses montrent son souhait d’un meilleur rôle pour les femmes, mais dans quel cadre ? Le diaconat ? Encore faut-il trouver une solution durable et qui ne déçoivent pas ces fidèles servantes de l’Église qui ont du souvent faire face au machisme de l’Église à leur encontre.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise, #Sacerdoce

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