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Publié le 14 Septembre 2012

Le pape Benoît XVI a dénoncé ce vendredi le "fondamentalisme religieux", lors de son voyage au Liban, en référence aux violences survenues dans plusieurs pays du Moyen-Orient contre un film "anti-islam". Il a également pris position contre l'envoi d'armes en Syrie. 

 

En visite à Beyrouth pour trois jours, le pape Benoît XVI a lancé un appel en faveur de la tolérance. Dans son discours, le souverain pontife a également pris position contre la livraison d'armes en Syrie, où le sang coule depuis mars 2011. Seule fausse note de ce vendredi matin, des photos du pape ont été déchirées à Tripoli, la grande ville du nord qui compte une importante présence salafiste. 

 

Deux jours après les incidents sanglants qui ont lieu en Libye et les manifestations violentes notamment en Égypte et au Yémen pour protester contre la diffusion d'un film anti-islamique produit aux États-Unis, le pape a critiqué le fondamentalisme, estimant qu'il s'agissait d'une "falsification de la religion". Le pape critique le fondamentalisme mais est plus silencieux au niveau des intégristes qu'il veut faire revenir dans l'Église.

 

"Le fondamentalisme est toujours une falsification de la religion. La tâche de l'Eglise et des religions est de se purifier. Cette tâche doit rendre clair que chaque homme est une image de Dieu que nous devons respecter dans l'autre", a-t-il dit dans son avion entre Rome et Beyrouth.  Pour lui, "le message fondamental de la religion doit être contre la violence qui est une falsification, tout comme le fondamentalisme".  Il a par ailleurs confié, qu'en dépit de la montée des périls dans la région, n'avoir jamais envisagé de renoncer à ce voyage dans le seul pays arabe dont le président est chrétien et qui est à ses yeux un modèle de coexistence. 

 

Pour le souverain pontife, "l'importation d'armes doit cesser une fois pour toutes. Car sans importation d'armes la guerre ne pourrait continuer", en Syrie où un conflit armé, opposant le régime à ses opposants, a causé la mort de plus de 27 000 personnes. "Au lieu d'importer des armes, ce qui est un péché grave, il conviendrait d'importer des idées de paix, de créativité, d'amour du prochain", a-t-il expliqué. "Il faut demander aux hommes politiques de s'engager réellement avec toute leur force (...) avec créativité, pour la paix, contre la violence". Face à l'imposant arsenal des forces loyalistes syriennes, venant notamment de Russie, les rebelles ont réclamé aux pays occidentaux de leur fournir des armes pour affronter le régime qu'ils entendent renverser. C'est un moment fatidique où tout peut se jouer, espérons qu'ils chassent ce dictateur qui massacre son peuple pour garder son pouvoir.

 

Il a émis un jugement positif sur le Printemps arabe qui a conduit au renversement de régimes dictatoriaux en Tunisie, en Egypte et au Yémen, a condition que ce mouvement soit accompagné de tolérance. "Le Printemps arabe est une chose positive, un désir de davantage de démocratie, de liberté, de coopération, d'une identité arabe rénovée". "Ce cri de liberté, qui vient d'une jeunesse plus favorisée culturellement, professionnellement, qui désire participer à la vie politique et sociale est une promesse, une chose très positive. Et elle a été saluée précisément par nous chrétiens", a-t-il déclaré. Le pape salue cet événement des plus salutaires et monte que l'Église supporte la démocratie quand cela est nécessaire, mais ces derniers temps on pouvait en douter.

 

"Mais, a ajouté le souverain pontife, nous savons que le cri de la liberté si important, si positif, court le risque d'oublier un aspect fondamental de la liberté, la tolérance envers l'autre. Nous devons tout faire pour que le concept de liberté aille dans la direction juste". Pour lui, "la dignité arabe rénovée implique le renouvellement du "vivre ensemble", la tolérance de la majorité et de la minorité. La liberté doit correspondre à un dialogue plus grand, pas à la domination des uns par les autres". Encore faut-il que ce dialogue ne se fasse pas dans une seule direction et bien négocier celui-ci.

 

Le pape a vanté la coexistence entre les différentes communautés religieuses libanaises, la qualifiant d'"exemple" pour l'ensemble du Moyen-Orient. "L'heureuse convivialité, toute libanaise, doit démontrer à l'ensemble du Moyen-Orient et au reste du monde qu'à l'intérieur d'une nation, peuvent exister la collaboration entre les différentes Eglises (...) et dans le même temps, la convivialité et le dialogue religieux entre les chrétiens et leurs frères d'autres religions", a affirmé le souverain pontife lors d'un discours à son arrivée à l'aéroport de Beyrouth. Mais il s’est bien gardé d’un constat irénique.

 

Le pape arrive dans une région en ébullition, marquée par la guerre en Syrie et la diffusion récente du film anti-islam «L’innocence des musulmans», qui a provoqué une vague d'émeutes dans plusieurs pays arabes, dont l'Egypte et le Yémen. Mercredi, le Vatican avait publié un communiqué condamnant à la fois la violence des manifestants et «les offenses injustifiées et les provocations à la sensibilité des musulmans».

 

Le Liban est un beau modèle de cohabitation, mais en ce moment d'ébullition le pape devra peser ses mots et faire attention à ce qu'on n'utilise pas ses paroles à contre emploi, car un seul mot sera un beau prétexte pour les salafistes.

 

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Publié le 14 Septembre 2012

Dès son entrée enfonction, Le chef de la conférence des évêques suisses a suggéré que permettre l'accès des divorcés remariés à la communion et aux laïcs d'offrir des homélies est un plan d'action "pragmatique". Elle s’est tenue du 3 au 5 septembre 2012 au Centre d’accueil La Pelouse à Bex, dans le canton de Vaud.

 

Les évêques suisses ont élu l'évêque Markus Büchel, de St-Gall pour être le prochain président de la conférence des évêques suisses, en remplacement de Mgr Norbert Brunner en janvier. L’évêque de Saint-Gall occupait le poste de vice-président de la CES. Mgr Büchel est un homme agréable, proche des gens. Évêque de Saint-Gall depuis 2006, il est très apprécié dans son diocèse. Il a de bons contacts avec les médias et fait entendre de temps en temps sa voix sur les sujets de société. Markus Büchel passe pour un religieux ouvert aux changements. Il a par le passé soutenu l'idée que des femmes ou des hommes mariés puissent accéder à la prêtrise.

 

Lors d'une conférence de presse Mgr Büchel a déclaré qu'il était important d'être en accord avec la doctrine de l'église dans la mesure où la communion des divorcés remariés et les homélies des laïcs étaient concernés.

 

Mais il a ajouté : "Les diocèses diffèrent quant à la manière dont l'Église doit réagir face à l'évolution de la société où l'on doit principalement tenir en compte négativement la sécularisation croissante de celle-ci et donc suivre un cours draconien contre elle, ou bien on devrait adopter une position neutre à l'égard des développements sociaux et donc il est tout à fait pragmatique de voir si l'Église peut en tirer le meilleur parti de ceux-ci. "


Un point de vue intéressant qui montre la bonne volonté de l'Église en Suisse pour ouvrir un dialogue serein et constructif dans la société et livrer un message ouvert aux fidèles qui se sentent rejetés.

 

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Publié le 13 Septembre 2012

Le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France (CEF), a affirmé mardi à Paris qu'il espérait pouvoir infléchir le contenu du projet de loi ouvrant la voie au mariage et à l'adoption pour les couples homosexuels.

 

L'archevêque de Paris était interrogé sur ce projet du gouvernement qui ouvre le mariage aux couples homosexuels et leur permettra d'adopter "dans les mêmes conditions que les hétérosexuels", révélé par la ministre de la Justice Christine Taubira dans une interview à La Croix, dont le choix ne doit rien au hasard.

 

Ce sont principalement les opposants catholiques au mariage entre personnes du même sexe qui ont fait parler d’eux. Qu’il s’agisse de l’épiscopat français, dont la proposition de «prière nationale» du 15 août rappelait explicitement l’opposition de l’Eglise à l’homoparentalité ou bien des intégristes du très actif institut Civitas, qui ont lancé, samedi 8 septembre, une campagne très hostile au mariage homosexuel.

 

A ces critiques religieuses, Christiane Taubira oppose dans La Croix «l'exigence d'égalité» devant la loi et que le mariage est «un acte juridique solennel». En clair un pacte «civil» qui évolue et «fait débat». La garde des Sceaux rappelle à cet égard combien la légalisation du divorce, en 1884, avait suscité de «débats extrêmement violents et intenses».

 

"Les contacts que nous avons notamment avec Mme Taubira peuvent être de nature à infléchir le contenu de ce projet de loi", a estimé Mgr André Vingt-Trois, annonçant ensuite qu'il allait rencontrer la ministre de la Justice "la semaine prochaine". Pour lui, "le projet n'est pas défini".

 

"Le mariage civil est un mariage républicain défini par la loi, le mariage religieux, c'est autre chose. Si la République change la loi, nous observerons la loi", a déclaré le prélat. "Un ministre est libre de faire les déclarations qu'il veut", a souligné Mgr André Vingt-Trois. "Je suppose que ce n'est pas innocent", a dit le président de la CEF. Au moins si la loi est adopté, l'épiscopat l'acceptera, c'est une bonne chose.

 

Pour lui, il est important de veiller à ne pas transformer "un débat juridique sur l'organisation de la vie sociale en débat par rapport à l'homosexualité" : "il ne faut pas se laisser entraîner dans un débat idéologique homophile/homophobe."  Doit-on rappeler à Mgr André Vingt-Trois que les sciences humaines ont établi que l'homosexualité est une tendance naturelle, que l'on retrouve même dans la nature. Une religieuse, docteure en sexologie, Marie-Paul Ross, va dans le même sens dans son livre Traverser l'épreuve (2010) : «L'authentique homosexualité est une variante tout à fait naturelle, rencontrée chez une minorité d'hommes et de femmes». Cela n'a donc rien à voir avec un débat idéologique homophile/homophobe, mais une égalité réelle des droits.

 

Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, avait réaffirmé à la veille du 15 août son opposition au mariage homosexuel tout en jugeant qu'"à l'intérieur de l'Eglise, beaucoup d'homosexuels ont laissé un héritage extraordinaire". Les catholiques avaient été appelés à dire le 15 août - fête de l'Assomption - une prière pour la France, marquant la solidarité avec les personnes touchées par la crise, ainsi que l'attachement de l'Eglise à la famille face au projet du gouvernement de donner aux homosexuels le droit de se marier et d'adopter.

 

L’assemblée plénière des évêques, au début du mois de novembre, adoptera une position officielle sur le mariage et l’adoption par des couples de même sexe. Une évolution juridique et sociale à laquelle une majorité de Français est désormais favorable. Jésus ne parlait jamais des questions de sexualité mais plaçait l'amour au centre de tout et là est l'essentiel.

 

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Publié le 12 Septembre 2012

Le diocèse de Clifton (Bristol, Angleterre) a annulé une conférence que devait livrer un théologienne laïc après qu'elle signa une lettre dans un journal national pour que les catholiques puissent soutenir le mariage gay.

 

Le professeur Tina Beattie était parmi les 27 signataires d'une lettre publiée le mois dernier dans le Times qui suggérait qu'"il est tout à fait approprié pour les catholiques, en utilisant leurs consciences éclairées, de soutenir l'extension légale du mariage civil aux couples de même sexe." Cette lettre utilisa le regretté cardinal Hume qui avait dit que l'amour entre les personnes de même sexe devait être "précieux et respecté." Le professeur Beattie montre que c'est pas pur logique que son avis se tient : "La lettre signée par l'un des signataires n'est pas une position pour ou contre le mariage homosexuel civil. Au contraire, elle mettait en avant un raisonnement logique pour expliquer pourquoi il y a des principes solides pour que les catholiques de bonne conscience à prendre un certain nombre de points de vue différents sur les questions de politique sociale comme le mariage homosexuel civil, même si ceux-ci ne sont pas en accord avec la position énoncée par la hiérarchie."


Le professeur Beattie, directeur du Digby Stuart Research Centre for Catholic Studies à l'Université catholique de Roehampton, devait donner une conférence à la Clifton Cathedral la semaine prochaine dans le cadre d'une série célébrant le 50e anniversaire du Concile Vatican II. Elle devait donner une conférence sur "Marie : Mère de Dieu et un modèle d'un peuple en marche - Lumen Gentium".

 

Mais un communiqué du diocèse déclara qu'"à la lumière de la controverse" sur la lettre, il avait "décidé d'annuler la conférence" sans plus de précisions.

 

Le professeur Tina Beattie déclara: "J'ai été ravi d'avoir le privilège d'être invité à contribuer à cette série de conférences distinguées, et j'ai été profondément attristé lorsque la conférence a été annulée. Cependant, je comprends que ce fut une décision difficile et douloureuse, et j'en accepte les raisons."


Elle pose ensuite une bonne question à l'Église sur ce sujet : "Cependant, comme le cardinal Martini l'a souligné dans son dernier entretien avant sa mort : «Dans l'Eglise d'aujourd'hui, je vois tellement de cendres couvrant les braises que je suis souvent envahi par un sentiment d'impuissance». Le cardinal avait également averti que «l'Eglise devait reconnaître ses propres erreurs et doit poursuivre une voie radicale de changement», qui comprend les «Questions sur la sexualité et sur tous les thèmes liés à la l'organisme humain ... Nous devons nous demander si les gens sont toujours à l'écoute de l'avis de l'Eglise sur la sexualité. L'Église est toujours un point de référence faisant autorité dans ce domaine ou est-ce juste une caricature dans les médias ?"


Est-ce interdit maintenant d'utiliser sa conscience ? On dirait bien que oui. Cette question est tout à fait légitime et il est même important de débattre de ce sujet dans un contexte différent. Tous les catholiques ne partagent pas le point de vue exprimé par leur hiérarchie à l'encontre des propositions visant à étendre le mariage civil aux couples de même sexe. Condamner quelqu'un qui donne son opinion est vraiment inacceptable.

 

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Publié le 11 Septembre 2012

Le mouvement IMWAC (Mouvement International Nous Sommes Eglise) et tous les mouvements de réforme appellent à un autre grand effort à l’occasion des 50 ans de Vatican II (11 octobre 1962 -7 décembre 1965, (proclamation solennelle) /8 décembre (cérémonie de clôture)) qu'ils prépareront pour le 7 décembre 2015 un "Nuovo Aggiornamento – Vaticanum III: La voix du peuple" à Rome. Dans de nombreux pays s'étaient jusqu’à maintenant effectué un énorme travail de prise de conscience sur tous les thèmes de réforme. Des congrès ont même été organisés, des livres publiés et bien d’autres choses encore. Mais tout cela n’avait abouti à aucune réforme de la part de la direction de l’église. Les décisions du Concile sont aujourd'hui sévèrement corrigées par une part importante de l’Eglise catholique soutenue par les positions de Benoît XVI.

 

Tous les mouvements de réforme sont invités à participer à ce beau projet. Sans une répartition internationale des tâches il sera impossible de mener à bien un projet si ambitieux et si important. La plateforme «Nous sommes l’église» (Wir sind Kirche, Autriche) est porteuse du projet. Le conseil exécutif élu en novembre 2012 la soutient dans ce travail. Les résultats définitifs des groupes de travail seront rassemblés par le comité exécutif et homologués lors d’une grande assemblée de clôture durant plusieurs jours en novembre 2014. Après les dernières corrections le document final sera rendu public lors d’une conférence de presse à Rome le vendredi 4 décembre 2015 et conclu par une proclamation publique le 7 décembre 2015 sur la place Saint Pierre à Rome après une grande marche des peuples pour la réforme vers le Vatican.

 

C'est dans ce cadre que l'IMWAC, lors de son conseil 2008, et le Réseau Européen, lors de son congrès 2008, sont convenus de proposer d’organiser avec tous les mouvements et associations qui seraient intéressés de grands rassemblements du Peuple de Dieu dans chaque pays, pour terminer par un rassemblement mondial du Peuple de Dieu à Rome le jour (anniversaire) de la clôture du Concile Vatican II le 7 décembre 2015 sur le thème «une Eglise pour le XXIème siècle».

 

Plusieurs groupes se battent toujours pour le renouveau de l’Eglise catholique. Ils souhaitent qu’elle devienne plus démocratique, qu’elle intègre et respecte les Droits Humains, une Eglise qui témoigne du Christ en se comportant selon les Évangiles. Ainsi, ils sont attachés à la liberté de conscience, à l’acculturation, au dialogue interreligieux, à l’œcuménisme, à la créativité liturgique, etc.

 

Les 4 constitutions, les 9 décrets et les 3 déclarations du Concile Vatican II seront retravaillés et complétés dans le sens d’un nouvel et véritable «Aggiornamento» qui corresponde aux exigences de la société moderne et des nouvelles connaissances théologiques, de même que les structures seront corrigées en cas de nécessité. La tradition de l’église sera prise en considération durant ce travail.

 

L’objectif de ce projet est de donner une énergie nouvelle à ce large éventail de mouvements, de leur donner la possibilité d’interagir, une chance de voir que «nous ne sommes pas seuls», avec, de plus, l’occasion d’une plus grande visibilité (par exemple par des rassemblements de masse), et de relancer leurs propositions pour le renouveau de l’Eglise catholique, en créant des occasions de partage et en les vivant.

 

Cette initiative aura l’attention de tous les médias et pourra ainsi atteindre des millions de gens. Dans cette optique, cela en vaut la peine de prendre le risque. Théoriquement aux environs d’avril 2015, le mouvement pourra encore tout changer et organiser une plus petite manifestation dans une autre ville. Le but est de réussir à soumettre tous les 16 documents à une révision et à promulguer cela solennellement à Rome le 7 décembre 2015 devant le public, avec des conférences de presse, des retransmissions télévisées, des articles dans les journaux, des interviews, etc... La pression exercée sur la direction de l’Église sera incroyablement plus importante que celle d’une «résolution» ou «déclaration» même bien pensée et bienveillante après un congrès (scientifique). Ces déclarations là disparaissent souvent dans les tiroirs. En outre il sera prévu une publication de "Vatikanum III – la voix du peuple" pour le 7 décembre 2012 sous une forme provisoire et ensuite sous forme de livre.

 

L’intention est donc non seulement de coordonner les nombreuses initiatives déjà lancées, mais de réveiller aussi la révolution qui fut à l’œuvre au Concile Vatican II grâce à une réflexion sur ses promesses et sa vision non encore réalisées. Et peut être même davantage, à la lumière des nouvelles situations auxquelles doit faire face l’Église aujourd’hui.

 

Un bel élan qu'il faut suivre afin de démontrer qu'une réforme est possible au sein de l'Église car la hiérarchie en est absente, distante et hostile. Si le sommet de l'Église ne veut pas entendre raison, alors c'est à ceux qui se trouvent en bas, le Peuple de Dieu de lui faire retrouver la raison en venant dire à Rome les résultats ses souhaits.

 

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Publié le 10 Septembre 2012

L’association "Tagsatzung.ch" s’est constituée le 25 août lors de sa première assemblée des membres à Niederuzwil, dans le canton de St-Gall. La rencontre a eu pour thème "Joie et espérance, tristesse et peur des hommes en 2012, ainsi que les défis dans l’Eglise et la société".

 

Les 50 membres présents ont été orientés par le président, le capucin Adrian Müller, sur le projet de redémarrage. L’an dernier, l’association "Tagsatzung im Bistum Basel" (Diète dans le diocèse de Bâle) avait décidé d’étendre ses activités sur l’ensemble de la Suisse et de se rebaptiser "Tagsatzung.ch". L’association pense trouver encore quelques membres collectifs et individuels à Fribourg et dans le diocèse de St-Gall.

 

Selon le président, le diocèse de St-Gall est actuellement le plus ouvert du pays à la vision d’une Eglise ouverte, autant auprès de l’évêque, Mgr Markus Büchel, élu selon un procédé démocratique qui a débuté par une large consultation de la base de l'Eglise, choix confirmé ensuite par le pape, que des conseils diocésains et instances ecclésiastiques.

 

Le groupe de travail "Nouveau langage religieux", formé de 12 membres, s’est présenté aux participants. Il a rédigé une vaste liste de littérature et un catalogue de critères sur cette thématique. Une interconnexion internationale d’initiatives de réformes dans l’Eglise fait également partie de ses tâches. L’association participe actuellement au projet "Vatican III", lancé par des mouvements ecclésiaux populaires en Autriche.

 

La récente réorganisation de la Conférence des évêques suisses a également constitué un thème de l’assemblée. Des membres ont exprimé leur étonnement face à la baisse massive des moyens financiers accordés à Justice et Paix. En conséquence, "la voix chrétienne de la justice et de la paix" sera encore moins perceptible, ont-ils affirmé.

 

La partie thématique de la rencontre, a été animée par le théologien et journaliste Erwin Koller, par la conseillère nationale Lucrezia Meier-Schatz et par Sepp Riedener, initiateur de la pastorale de rues à Lucerne. Elle a été consacrée à la Constitution pastorale Gaudium et Spes sur les relations entre l’Eglise et la société.

 

L'assemblée Générale qui s'est tenue à Niederuzwil était sur 3 thèmes  : «Les recours de la Miséricorde, les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de 2012 et les défis de l'Eglise et Société». Erwin Koller a rappelé l'essentiel du concile en fonction de son fondateur Jean XXIII : "L'Eglise voulez corriger les erreurs de l'époque plutôt en utilisant le remède de la miséricorde plutôt que d'appliquer l'arme de rigueur". Koller a révélé l'importance de Gaudium et spes. Cent ans avant le pape dans le Syllabus "on dressa une liste des  erreurs du monde contemporain" de toutes les réalisations de la Réforme et du Modernisme, qui en montra un rejet clair. Dans les déclarations officielles de l'Église qui s'écoulèrent depuis 400 ans, dirent non à toutes les avancées scientifiques et littéraires. Le Concile Vatican II avait de nouveau dit oui : Oui à l'égalité envers la femme afin d'être vigilant aux signes des temps, à la maturité et à la liberté religieuse.

 

Lucrezia Meier-Schatz a salué la capacité du concile pour avoir répondu aux signes des temps. Parce que les réalités ont depuis changé, l'Eglise doit faire son entrée au XXIe siècle et la faciliter.  Á travers Gaudium et Spes, l'Église n'avait pas changé de manière significative. A titre d'exemple, les forces progressistes durent faire face au leadership religieux (par exemple, la théologie de la libération). En face d'eux, le dialogue avait été refusé. De même, l'Église n'a toujours pas fait une avancée positive avec la diversité des formes familiales. Ensuite, elle déplora le silence de l'église officielle face aux pratiques méprisables des sociétés mondiales d'exploitation. Elles devrait faire elle aussi des critiques à ce sujet comme l'ONG Caritas.

 

Sepp Riedener, a montré concrètement, qu'il faut prendre au sérieux les signes des temps. Comme les travailleurs dans les milieux de la jeunesse, il avait constaté que beaucoup de jeunes sans perspectives d'avenir étaient négligés et tombaient dans la délinquance. Il se demandait ce que signifiait de mettre les gens dans ce milieu. Le résultat de l'analyse de son l'association avait été le travail de rue, qui, aujourd'hui, environ compte 50 employés et un budget de plus de cinq millions. Le projet a été une "mise en œuvre de Gaudium et spes très concrète." L'Église crédible que Sepp Riedener souhaite devrait veiller à ce que, dans chaque diaconie, cette pastorale soit fortement enracinée. En raison de la liturgie, a laquelle participe seulement 9% des fidèles, on devrait y voir les connexions et la crédibilité future de l'Église.

 

Une belle initiative de L’association "Tagsatzung.ch" qui travaille comme beaucoup de groupes actuellement à la réforme de l'Église avec un cheminement et une réflexion que la hiérarchie devrait apprendre pour sauver ce qui peut encore l'être.

 

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Publié le 8 Septembre 2012

Des personnalités politiques et des représentants de la société civile en Allemagne ont lancé, le 5 septembre à Berlin, un appel à dépasser les divisions entre les Eglises chrétiennes. Le texte "L’œcuménisme, c’est maintenant" a été rédigé à l’occasion du 50e anniversaire de l’ouverture de Vatican II et en vue du 5° centenaire de la Réforme, en 2017, rapporte Radio Vatican sur son site internet.

 

Les 23 premiers signataires sont des catholiques et des protestants engagés dans la vie de leur communauté religieuse parmi lesquels le président du Bundestag, Norbert Lammert, de la CDU, auteur en 2010 d'une nouvelle traduction du Notre Père en allemand. Et encore: l'ancien président fédéral Richard Von Weizsäcker, le ministre actuel de la défense, Thomas de Maiziere, l'ancien secrétaire général du Comité central des catholiques allemands, Friedrich Kronenberg, et le pasteur protestant Christian Führer dont les prières pour la paix et les manifestations du lundi ont contribué à l'effondrement du régime communiste en Allemagne de l'Est. Un beau panel montrant un vrai désir d'unité.

 

"C'est le document de notre impatience", a indiqué un des signataires au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung. Les auteurs ont volontairement évité d'impliquer leurs responsables d'Eglise pour ne pas devoir être contraints d'utiliser des formules de compromis. Ils pensent que l'impulsion peut jaillir du cœur des communautés chrétiennes plutôt que venir d'en haut. C'est une bonne réponse aux hiérarchies qui refusent d'avancer dans ce domaine. Si le haut ne veut pas, alors c'est au bas de le faire.

 

L'initiative n'émane pas d'une association ou d'une organisation, a déclaré Norbert Lammert. Il s'agit selon lui de "l'initiative de protestants et de catholiques allemands, qui s'adresse directement aux chefs des Eglises concernées". Tous les chrétiens ont la possibilité de se rallier à cet appel par leur signature ou de participer à un des forums de discussion proposés sur internet. Les signataires partagent la conviction fondamentale selon laquelle les différences confessionnelles qui se sont développées dans l'histoire ne peuvent plus justifier le maintien de la séparation dans la chrétienté.

 

Une belle initiative qui mérite une réponse positive, encore faut-il un effort de véritable dialogue venant de la hiérarchie et plus de belles intentions pour n'arriver à rien.

 

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Publié le 7 Septembre 2012

Le Vatican a fait une erreur quand il avait suggéré que l'ordination des femmes est un crime aussi grave que la maltraitance envers les enfants, comme l'avait dit la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

 

Dans une mise à jour des règles disciplinaires émises en 2010 par le Vatican, figurent l'ordination des femmes comme l'un des "crimes les plus graves", avec la pédophilie.

 

Mais le mardi 04 septembre, Mgr Charles Scicluna, promoteur de justice dans la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a déclaré aux délégués lors d'une conférence sur les abus sexuels dans l'Eglise, qui s'est tenue à la St Mary University College de Twickenham, que les deux questions auraient dû être traitées séparément.

 

Il a dit que : "C'était une erreur de donner ces informations dans la même conférence de presse ... Nous avons donné le mauvais message en disant que l'ordination des femmes était aussi grave, elle est tout à fait différente, je ne l'aurais certainement pas mise au même niveau. Il n'y a aucun lien entre les deux, ils se trouvent sur des planètes totalement différentes".

 

L'excuse est heureuse, mais la femme ordonné et le prêtre qui l'a ordonné sont toujours excommuniés, pire pour ce dernier, il peut être renvoyé ou déposé. Encore de belles parole, pour une question qu'on nous interdit de discuter, alors qu'il y a des femmes dans l’Église catholique qui ressentent un appel au sacerdoce. Comment être crédible sur les droits de l'homme, quand on pratique de telles règles.

 

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Publié le 6 Septembre 2012

L'archevêque de Buenos Aires, le cardinal Jorge Bergoglio, a ordonné lundi aux prêtres des 11 diocèses de la capitale argentine qu'ils baptisent tous les enfants, même ceux issus de relations extraconjugales ou élevés par une mère célibataire.

 

Jorge Bergoglio a qualifié d'"hypocrites" les hommes d'église qui se refusaient à procéder à ces baptêmes et a assuré que cette attitude éloignait la population de l'Eglise.

 

"Ce sont les hypocrites d'aujourd'hui. Ceux qui éloignent le peuple du salut", a estimé le cardinal au cours d'une rencontre à l'Université catholique argentine (UCA) de Buenos Aires.

 

"Je le dis avec douleur, et si cela est perçu comme une dénonciation ou une offense, que l'on me pardonne, mais dans notre zone ecclésiastique, il y a des paroisses qui ne baptisent pas les enfants de mères seules parce qu'ils n'ont pas été conçus dans la sainteté du mariage", a-t-il regretté.

 

Les enfants issus de couples de même sexe éprouvent également des difficultés à se faire baptiser, peu après l'adoption d'un texte autorisant les mariages homosexuels et les changement de sexe en Argentine, une décision contre laquelle les dirigeants catholiques se sont fermement battus.

 

Le cardinal Jorge Bergoglio réalise ici un geste humain, qui annonce des changements d'importance dans un pays qui a s'est beaucoup transformé depuis les années 1980. Un exemple à suivre pour nos évêques.

 

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Publié le 5 Septembre 2012

Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, analyse les réactions à la prière pour la France du 15 août et met en garde contre le risque de démocratie absolue, il estime que les citoyens ont le devoir d’interpeller les gouvernements pour qu’ils respectent certaines "limites", mais malheureusement pas les bonnes  :

 

"Dans son livre L’Oraison, problème politique, le cardinal Daniélou montre que la prière a toujours des implications politiques. Lorsque nous prions pour le monde, nous demandons qu’il vive dans la justice, la paix et l’amour. Personne ne peut contester que c’est bien dans notre mission. Il faut dire aussi que, pour beaucoup de catholiques, cette prière du 15 août a apporté un vrai réconfort (…)."  La prière n'est pas un acte politique, elle doit soutenir les croyants dans leur difficulté, et ne pas s'occuper d'une question qui sera purement civile et non religieuse.

 

"J’aime la démocratie, elle est «le moins mauvais»des régimes. Mais il ne faudrait pas qu’elle devienne une «démocratie absolue». Je sais bien que le Parlement a le pouvoir de changer les lois définissant le sens du mariage, mais je pose la question de savoir s’il est légitime de décider de tout, de changer le sens des mots (…)." Je dirais la même chose au cardinal Barbarin, est-il raisonnable de parler de démocratie, alors qu'on ne consulte pas les fidèles pour les décisions importantes. Si seulement, quand le sujet ne met pas trop en risque le manque de démocratie au sein de l'Église. Est-on en droit de critiquer la démocratie, quand on ne la pratique pas dans ses rangs.

 

"N’est-il pas dangereux de se mettre à redéfinir l’homme, la femme, le mariage… ? De même, on voudrait pouvoir supprimer la vie parce qu’elle ne vaut plus la peine d’être vécue, parce qu’elle coûte trop cher, parce qu’on se demande à quoi elle sert (…). On invoque le désir de la personne, qui veut elle-même se supprimer. Mais le jugement d’une personne sur sa propre vie ne peut pas être la référence absolue. En outre, je ne vois pas comment on peut inscrire dans la loi le droit de faire mourir autrui."


La mauvaise foi ici est grande de la part du cardinal Barbarin, car le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a expliqué que le projet du gouvernement concernant la fin de vie consistait à "perfectionner la loi Leonetti" mais que ni lui, ni François Hollande n'avaient utilisé le mot "euthanasie". Il a tenu à réaffirmer également que le gouvernement a inscrit à son programme de travail des prochains mois la mise en œuvre des engagements pris pendant la campagne présidentielle, en matière de lutte contre les discriminations liées à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre. L'Église prône l'égalité et refuse le mariage entre les personnes de même sexe, cherchez l'erreur.

 

Le cardinal Philippe Barbarin vient d'ouvrir une brèche chez tout les catholiques minoritaires qui contestent le démocratie, suivez mon regard, les lefebvristes. Veut-on à ce point les faire revenir et ainsi perdre notre âme ? Cela aucun catholique conscient ne le désire.

 

Merci !

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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