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Publié le 26 Juin 2017

L’Express.fr nous montre ce lundi 26 juin 2017 que le Premier ministre israélien n'établira pas d'espace de prière mixte, réclamé depuis des années par les juifs libéraux. Netanyahu a cédé devant les fondamentalistes. Le gouvernement israélien a abandonné dimanche le projet d'aménagement d'un lieu de prière mixte devant le mur des Lamentations. Après des années de querelle, le gouvernement avait pourtant accepté, en janvier 2016, le principe de créer cet espace mixte. Conformément à la stricte tradition ultra-orthodoxe, deux espaces séparés de prière, l'un pour les hommes l'autre pour les femmes, existent devant le mur des Lamentations, l'un des lieux les plus saints du judaïsme, à Jérusalem-Est.  Mais des militantes se battent depuis des années pour obtenir le droit, réservé aux hommes, de prier et de lire la Torah collectivement et à voix haute, et de porter le châle de prière.

 

Alors que les ultra-orthodoxes ne cessent de gagner du terrain dans le pays, leurs principaux représentants politiques sont parvenus à faire céder le Premier ministre. Des membres des partis ultra-orthodoxes Shass et Judaïsme unifié de la Torah ont annoncé dimanche que Benyamin Netanyahu avait accepté de "geler" ce projet, un geste qui reflète selon eux "la volonté de la majeure partie de la nation qui veut sauvegarder le caractère sacré du mur et son statut". Ils partagent la position du rabbinat ultra-orthodoxe, qui a le monopole sur les affaires religieuses et rejette la mixité au mur des Lamentations. L'annulation de cette décision a été saluée par le rabbin ashkénaze David Lau. Partenaires de la coalition gouvernementale de Netanyahu, ces partis ont su faire valoir leur appui au Premier ministre pour faire avorter la réforme réclamée par les mouvements juifs libéraux qui accordent une place égale aux femmes et aux hommes dans les rituels.

 

Anat Hoffman, présidente de l'association Women of the Wall, qui lutte pour changer les règles sur le mur des Lamentations, a estimé qu'il s'agissait d'une "terrible journée pour les femmes en Israël", accusant Netanyahu de "céder à une poignée de religieux extrémistes". L'Agence juive, en charge de l'immigration au sein de la diaspora, a dénoncé cette décision, expliquant que "soutenir Israël ne signifiait pas automatiquement le gouvernement israélien".

 

La décision de Netanyahu a aussi été critiquée par le puissant ministre de la Défense Avigdor Lieberman, qui a reproché la précipitation du Premier ministre sur cette question sensible.  Le judaïsme libéral reste très minoritaire en Israël contrairement aux États-Unis. Seulement 7,1% des juifs israéliens se définissent comme tels, contre 26,5% qui disent appartenir au judaïsme orthodoxe, les autres se définissant traditionalistes -respectant les principales fêtes mais pas le shabbat- ou non religieux, selon le centre de recherches Israel Democracy Institute (IDI).

 

Les ultra-orthodoxes ont réussi à faire capoter une excellente décision celle d’un espace mixte pour prier au mur des lamentations pouvant donner un espace aux libéraux qui ordonnent des femmes et des homosexuels et sont inclusifs envers les convertis et les religions, tout en faisant des mariages interreligieux. Comme au Vatican, en Israël c’est la minorité religieuse conservatrice dans le monde juif qui a l’écoute des puissants.

 

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Publié le 25 Juin 2017

20min.ch nous montre dans son article du samedi 24 juin 2017 Le père capucin qui a abusé sexuellement du Fribourgeois Daniel Pittet a été exclu de l'ordre par le Vatican. Il ne peut plus exercer en tant que prêtre.

 

Le 20 mai, la Congrégation pour la doctrine de la foi à Rome a décidé de le libérer des vœux monastiques et de le réduire à l'état laïc, apprend-on samedi sur le site officiel des capucins de Suisse. Les religieux vont cependant continuer à héberger le prêtre de 76 ans, car il est «malade et fragile».

 

Daniel Pittet a publié en février «Mon Père, je vous pardonne... survivre à une enfance brisée», un témoignage de son calvaire. Le bibliothécaire de 58 ans raconte avoir été violé par un prêtre capucin dès l'âge de 9 ans à Fribourg entre 1968 et 1972. Le père est nommé dans l'ouvrage et M. Pittet lui avait même permis de s'y exprimer. Le pape François a préfacé le livre.

 

Le 17 mai, une commission d'enquête indépendante a commencé à examiner les révélations du Fribourgeois à la suite de la publication de l'ouvrage. Les résultats devraient être disponibles dans quelques mois. Les faits sont prescrits.

 

En 1989, Daniel Pittet a alerté le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, après avoir rencontré un enfant victime du prêtre pédophile. Les capucins ont muté le prêtre en France, à Grenoble, puis à Lyon après de nouveaux soupçons. Il vit aujourd'hui dans un couvent de capucins en Suisse alémanique.

 

Dans les années 2000, Daniel Pittet a témoigné à la télévision. Le Ministère public fribourgeois a enquêté. Son rapport rendu public en 2008 recensait en Suisse 22 victimes entre 1958 et 1995 (Fribourg, Vaud, Valais, Genève). Mais tous ces cas étaient prescrits. M. Pittet estime que le prêtre a fait une centaine de victimes.

 

Le bourreau n'a pas passé un seul jour en prison. Sa seule sanction a été une peine de deux ans et demi avec sursis, pour des abus sur son neveu et sur un autre enfant dans les années 1990. Ce jugement a été rendu par le Tribunal de grande instance de Grenoble en 2012.

 

C’est un peu tard, mais il ne sera plus protégé. Pendant ce temps cath.ch nous montre dans son article du dimanche 25 juin 2017 «Abus sexuels : pour le Père Zollner, la protection des mineurs, "une priorité pour l’Église"» que l’Église semble enfin prendre au sérieux les abus sexuels des prêtres.

 

Dans la question des abus sur mineurs, “l’attitude générale a changé grâce à l’insistance du pape Benoît XVI et du pape François qui poursuit sur le chemin tracé par son prédécesseur”, estime le père Hans Zollner, président du Centre pour la protection de l’enfance de l’Université Grégorienne. Le père Hans Zollner a fait cette déclaration à l’issue d’un congrès sur la protection des mineurs tenu à Rome du 19 à 22 juin 2017 à l’Université pontificale Grégorienne. La rencontre intitulée “Anglophone Safeguarding Conference” a réuni 111 délégués de 14 pays anglophones.

 

Il a relevé que ce thème ne disparaît pas, mais il est discuté publiquement dans des sphères qui jusqu’à il y a un ou deux ans n’auraient jamais mis cette question au centre du débat, que ce soit dans l’Église ou dans la société, rapporte Radio Vatican. “Il existe aujourd’hui, a indiqué le père Zollner, une sensibilisation majeure aux droits des enfants grâce notamment à internet (…) Par ailleurs, il y a davantage d’évêques et de provinciaux de congrégations religieuses informés et formés alors que, jusqu’à récemment, on ne parlait pas de ces questions, y compris dans le droit canon”.

 

Pour le président du Centre pour la protection de l’enfance de l’Université Grégorienne, il est réconfortant de voir que, dans de nombreux pays, une personne chargée de ces questions – l’évêque, le secrétaire de la Conférence épiscopale ou un laïc – a une influence, et est capable d’imposer les prochains pas à accomplir. “Il faut trouver la manière juste d’avancer et, dans de nombreux pays, nous sommes en train de le faire. Cela constitue un signe d’espérance”, a déclaré le père Zollner.

 

Le thème de la protection des mineurs, a-t-il conclu, doit faire partie de la programmation pastorale et atteindre un niveau de “priorité parmi les priorités de l’Église”. Ce thème fait partie du ministère aux plus vulnérables, à savoir des enfants et des adolescents dans une phase de leur vie décisive. Aussi l’Église doit-elle insister sur la formation des prêtres et des catéchistes. “Elle doit et peut apprendre beaucoup des institutions qui depuis des décennies travaillent dans ce domaine. Il y a des expériences, des connaissances acquises et consolidées qui doivent se transmettre d’un pays à l’autre”.

 

Prudence, le Vatican semble partir du bon pied mais il doit faire attention car tout le monde en son sein n’est pas prêt à faire le travail nécessaire pour nettoyer ces comportements dans l’Église.

 

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Publié le 25 Juin 2017

Hier Macronmania oblige, les médias se sont centrés jusqu’à l’overdose sur la présence de Macron aux manifestations de soutien à la candidature de Paris aux JO de 2024, qui a joué au tennis sur un court improvisé sur le pont Alexandre III, et le fait que les 308 députés La République en Marche tiennent leur séminaire. Cela a permis de faire oublier que lors du sommet européen, aucune des demandes françaises n’ont été reprises. Pas de contrôle des investissements chinois, rien sur les travailleurs détachés, juste que la prospérité reviendra avec l’industrie. Il est beau le sauvetage de l’Europe. Macron fait la même chose que François Hollande, il suit l’Allemagne sans contrepartie.

 

Mais l’information la plus importante était La Marche des fiertés. 50 000 personnes ont défilés à Paris, mais aussi en France pour demander l’ouverture de la procréation médicalement (PMA) assisté "pour toutes, sans condition ni restriction", dans une ambiance coloré et festive. La mise en avant de Macron a permis d’effacer le fait que le char «LGBT-En Marche !» mené par Mounir Mahjoubi et Marlène Schiappa a été chahuté lors de son passage. La raison en est simple, le fait que l’on retrouve quatre ministres dans le gouvernement Philippe qui étaient contre le mariage pour tous et les propos de Macron sur le fait que les manifestants de la Manif pour tous seraient des victimes. L’accueil a été meilleur pour Benoît Hamon et Anne Hidalgo qui sont venus montrer leur soutien au mouvement. La France Insoumise y était aussi présente.

 

Enfin, Macron spécialiste de la communication, annonce qu’il défendra devant les Nations unies (ONU) le «pacte mondial pour l’environnement», un texte écrit par des juristes, des personnalités politiques, des experts et des militants écologistes du monde entier qui couvre aussi bien le climat, les océans, la biodiversité ou la santé et qui veulent en faire un traité international pour la défense de la planète. Mais, il faudra plus que défendre un pacte et surtout mettre en application une réelle transition écologique. Le PS lui a décidé de ne pas voter la confiance au gouvernement Philippe et de se mettre dans l’opposition.

 

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Publié le 23 Juin 2017

Un Progressive Caucus dont personne ne parle à cause de l’emballement médiatique autour d’Emmanuel Macron

Le mercredi 21 juin 2017, a eu lieu le Progressive Caucus de Bruxelles, dans lequel les Verts et Socialistes européens parmi lesquels Alexis Tsipras ont discuté d’une Europe alternative progressiste, et où Ska Keller , Benoit Hamon et John Crombez ont débattu de la possibilité d'unifier les factions progressistes à travers l'UE. Ska Keller y a proposé d'utiliser les sièges britanniques libres au Parlement Européen pour faire des listes transnationales, qui suit la proposition de Benoît Hamon de créer des listes internationales pour les européennes et transpartisanes. Pour ce dernier, la seule voie possible pour refonder la sociale démocratie est de la restructurer autour de l'écologie, et la seule solution face à la mondialisation est de s'organiser au niveau européen. Il souligne aussi la responsabilité collective vis à vis de la Grèce et appelle à la solidarité avec le peuple grec et Alexis Tsipras.

 

Guillaume Balas présent avec Eva Joly, pense qu’il existe un scénario manquant contre l’austérité en Europe, et qu’il y a urgence a construire cette alternative pour les européens. Eva Joly souhaite également une internationale du bien commun et des citoyens, qui protège, coopère et partage, et pour cela les citoyens doivent se réapproprier l’Europe.

 

D’après John Crombez, les électeurs de l'UE ne comprennent pas pourquoi les progressistes ne peuvent pas aborder ensemble les problèmes sociaux et fiscaux. Plus intéressant était le discours d’ouverture d’Alexis Tsipras qui souhaite la participation de toutes les forces progressistes et démocratiques qui veulent faire partie de la lutte pour changer l’Europe et la démocratisation de la zone euro sera un nouveau départ pour l’Europe. Ce dernier a un point commun avec les autres interlocuteurs celui de penser que l'Europe doit être sociale, écologiste et solidaire. On peut alors penser comme Ska Keller que "l'Europe est un superbe projet à démocratiser, socialiser et écologiser".

 

En dehors de twitter, personne n’a parlé de cet événement, il faut dire que les médias français se sont centrés pendant deux jours sur la nomination d’un gouvernement d’experts. L’emballement médiatique autour de Macron est tel qu’on nous annonce aussi depuis deux jours qu’il sauvera l’Europe avec comme mot d’ordre l’Europe qui protège. La protection évoquée par Emmanuel Macron concerne autant l'immigration illégale, le terrorisme, la concurrence déloyale des salariés des pays de l'est ou encore des entreprises chinoises. Mais sur une Europe à 28, il faut convaincre tout le monde et pas seulement l’Allemagne. Et souvenons nous qu’avec Donald Trump, Macron avait subi son premier revers avec les accords de Paris.

 

Pendant ce temps, le Récap de Libération.fr nous montre ce vendredi 23 juin que le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a affirmé qu'il n'y aura pas d'installation de centre d'accueil d'urgence à Calais pour les migrants, dans un entretien au quotidien calaisien Nord Littoral. «Je me méfie des centres qui se disent prêts à accueillir des migrants pour seulement quelques jours et qui finalement durent dans le temps», a-t-il dit. Mais comme le montre RTL.fr dans son article «Calais : "Il faut accorder des droits fondamentaux aux migrants", assure Jacques Toubon», le Défenseur des droits réclame instamment la réouverture d'un espace d'accueil à Calais pour les migrants, notamment pour des raisons d'hygiène. Un an après le démantèlement de la "jungle", Jacques Toubon constate sur RTL qu'on se retrouve "dans la situation où un certain nombre de ceux qui ont été évacués reviennent, et surtout où viennent, par l'Italie et la Libye en particulier, de nouvelles vagues de migrants". Il poursuit : "Comme tout le monde j'ai un cœur, je compatis et j'ai envie que tout le monde vive dignement. Mais ce sont d'abord des droits insurpassables".

 

Enfin, francetvinfo.fr dans son article de ce vendredi «Le projet de loi antiterroriste est "une pilule empoisonnée", selon le Défenseur des droits», nous montre que le texte a été présenté par le ministre de l'Intérieur comme un équilibre entre "sécurité" et "protection des libertés individuelles". Une vision battue en brèche par Jacques Toubon dans un entretien au "Monde". "Ce nouvel 'état permanent' du droit n’offre pas plus de garanties, mais ne pourra plus être justifié par le caractère exceptionnel et temporaire, s'inquiète le Défenseur des droits. Il permet de prendre des mesures restrictives de libertés sur la base d’un soupçon, d’un comportement, d’attitudes, de relations ou de propos." Jacques Toubon craint que cette loi n'accentue les discriminations, en ciblant notamment la communauté musulmane.

 

Tandis que dans le Direct de Libération.fr nous apprend que les associations sont sorties «démoralisées» de leur rencontre avec le ministre de l'intérieur Gérard Collomb, qui n'a qu'un seul mantra : «Pas de point de fixation» pour les migrants, donc pas d'ouverture de centre d'accueil. Pierre Henry, directeur général de l'association France terre d'asile, a réagi en écrivant sur Twitter : «Calais : tout reste à faire. Traiter avec humanité, accéder aux droits fondamentaux -le ministre de l'intérieur n'a rien dit du comment !».

 

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Publié le 22 Juin 2017

Nicolas Senèze, à Rome, nous montre dans son article du mardi 20 juin 2017 dans la-Croix.com que chargé il y a seulement deux ans de la charge de réviseur général du Saint-Siège, en charge de l’audit des comptes du Vatican, le laïc italien Libero Milone a présenté lundi 19 juin sa démission au pape. Il avait activement participé à hausser les comptes du Saint-Siège au niveau des standards internationaux et, il y a encore trois mois, au moment de la publication des comptes 2015 du Saint-Siège, se disait prêt à aller «jusqu’au bout avec grand enthousiasme» et être «très motivé».

 

Libero Milone ne semble toutefois pas avoir réussi à accéder à certains secteurs, notamment l’Administration du patrimoine du Siège apostolique (Apsa), qui gère l’ensemble des biens immobiliers du Vatican et qui fait tout son possible pour conserver son autonomie. En mai, une lettre envoyée conjointement à tous les dicastères par Libero Milone et le cardinal George Pell, préfet du Secrétariat pour l’économie, leur demandait de ne tenir aucun compte de la demande de l’Apsa de transmettre au cabinet PriceWaterhouseCoopers (PwC) l’ensemble de leur documentation financière. L’Apsa, écrivaient le cardinal Pell et Libero Milone, «n’a aucune autorité ni prérogative pour demander aux entités du Saint-Siège et du Vatican de se soumettre à des audits ou d’envoyer toute information interne à la société externe PwC ou autre».

 

Dirigée par le cardinal Domenico Calcagno, proche de l’ancien Secrétaire d’État Tarcisio Bertone, l’Apsa avait obtenu l’année dernière du pape qu’il revienne en partie sur sa réforme des finances du Vatican. Alors que toute l’activité de gestion immobilière de l’Apsa avait été transférée au Secrétariat pour l’économie, celle-ci avait finalement obtenu de conserver cette gestion, mais sous le contrôle du Secrétariat.

 

LePoint.fr dans son article ‘Finances du Vatican : une démission qui gêne’ du jeudi 22 juin 2016 nous montre que la situation de Libero Milone était inconfortable. L’ancien président de la filiale italienne du cabinet international d'audit Deloitte & Touche, Libero Milone avait été nommé en mai 2015 contrôleur général des finances du Vatican et sa mission consistait à passer au crible tous les comptes des organismes de la curie et des différents dicastères. Sa lettre de créance lui assurait une «pleine autonomie et indépendance», et l'autorisait à saisir l'autorité judiciaire vaticane en cas de découverte de délits. Il avait à son service une équipe de 12 collaborateurs issus du monde de la finance.

 

Mais Libero Milone a rapidement compris que sa mission dérangeait. Quatre mois après sa nomination, son ordinateur était examiné par de mystérieux cambrioleurs qui étaient entrés dans son bureau à quelques dizaines de mètres de la basilique Saint-Pierre. L'affaire a été suivie de fuites qui ont conduit à l'arrestation de deux membres de la commission sur les activités économiques du Saint-Siège, Francesca Chaouqui et monseigneur Balda.

 

Ensuite le contrôleur général des finances avait publié un communiqué public intimant les organismes du Vatican de ne pas suivre les directives de l'Apsa sur la communication de leur documentation financière. Libero Milone avait également refusé de céder à la sollicitation d'entrer dans le conseil d'administration de Rai Way, la société de gestion de la fibre optique de la télévision du Vatican. Certains avaient vu dans ce refus la volonté de ne pas avaliser des bilans financiers.

 

Mais le plus troublant est que l'Apsa, au cœur de nombreux scandales dans le passé, semblait au début de son pontificat destinée à perdre son pouvoir ou même à disparaître. Il n'en fut rien. À la surprise générale, les attributions de l'Apsa ont été confirmées et c'est le cardinal Pell et Libero Milone qui ont vu leurs pouvoirs diminuer.

 

Les finances du Vatican sont les écuries d’Augias de cet État et malheureusement il n’y a pas d’héros comme Héraclès pour les nettoyer.

 

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Publié le 20 Juin 2017

HuffingtonPost.fr nous montre le lundi 19 juin 2017 qu’après l'affaire impliquant le cardinal Philippe Barbarin, qui comparaîtra en septembre à Lyon pour ne pas avoir dénoncé à la justice des agressions pédophiles au sein du diocèse, les affaires de pédophilie au sein de l'Église pourraient finir par atteindre le pape. Selon le journal Le Monde, le pontife est accusé d'avoir ignoré plusieurs signalements d'actes pédophiles dans deux écoles pour enfants sourds-muets en Argentine (dont le pape François est originaire) et en Italie.

 

Les avocats représentant les enfants affirment que le pape François a délibérément ignoré des alertes sur la présence de prêtres accusés de pédophilie en Italie, puis transférés en Argentine dans un institut catholique Provolo de Mendoza, au pied de la cordillère des Andes.

 

D'après l'avocat Carlos Lombardi, aussi conseiller de la Fédération des survivants des abus sexuels ecclésiastiques, le réseau L'Abuso, une association de victimes de pédophilie, avait fourni, dès 2014 au Vatican, une liste de quinze prêtres qui auraient quitté l'institut Provolo de Vérone (Italie), la maison mère de l'établissement de Mendoza, après avoir été impliqués dans des scandales d'agressions sexuelles.

 

Parmi les prêtres visés, rapporte Le Monde lundi 19 juin, figure Nicola Corradi, transféré à l'institut Provolo de La Plata en 1984 avant de diriger celui de Mendoza à partir de 1996. Il est aujourd'hui âgé de 82 ans et est assigné à résidence depuis novembre 2016, accusé d'agressions sexuelles contre des pensionnaires de l'institut argentin.

 

Pour l'avocat Carlos Lombardi il est "'impossible que le pape n'ait pas eu d'informations concernant Nicola Corradi, ou qu'il n'ait pas demandé ses antécédents". Un autre avocat des victimes, Sergio Salinas, s'estime également "convaincu que le pape François ne pouvait ignorer ce qui se passait dans les établissements Provolo", alors qu'il était à cette époque-là archevêque de l'archidiocèse de Buenos Aires depuis 1998.

 

En 2014, 17 victimes italiennes accusaient l'Église d'entretenir le silence. L'une d'elles a même remis une lettre en main propre au pontife pour expliquer la situation, mais n'a jamais obtenu de réponse. Selon des dizaines de documents fournis par le réseau L'Abuso, la hiérarchie catholique devait être au courant de ces agissements depuis au moins 2009.

 

Des dizaines d'enfants, filles et garçons, âgés de 5 à 12 ans, aujourd'hui adultes ou adolescents, ont témoigné de l'horreur subie dans ces instituts d'Italie et d'Argentine. "Les témoignages des victimes révèlent viols par sodomie et fellation, flagellations et tortures, pratiqués parfois à plusieurs. Un enfer aggravé par les difficultés, pour les enfants, de se faire comprendre par leurs parents, qui ne connaissent pas forcément la langue des signes", explique Le Monde.

 

"C'étaient des victimes idéales, dénonce l'un des avocats, Sergio Salinas. Des enfants en bas âge, particulièrement vulnérables, venant de milieux défavorisés. Au moins trois fillettes sont tombées enceintes, sans que l'on sache ce que sont devenus les bébés".

 

C'est finalement en novembre 2016, lors d'une fête organisée au Provolo pour la Journée internationale des droits de l'enfant, qu'une ancienne pensionnaire âgée de 22 ans s'est exprimée, aidée d'une interprète, accusant entre autres le père Corradi et une religieuse japonaise Kosaka Kumiko, "qui lui mettait des couches pour contenir les hémorragies". Une enquête a par la suite été ouverte et la jeune femme de 22 ans a pu mener les enquêteurs dans un grenier, baptisé "la petite maison de Dieu" où les enfants étaient violés et parfois enchaînés.

 

L'établissement a été fermé en décembre 2016 par le gouvernement provincial. Ont été arrêtés les prêtres Nicola Corradi, Horacio Corbacho (56 ans) et trois employés de l'établissement, Jorge Bordon, assistant des prêtres, José Luis Ojeda, lui aussi sourd-muet, et le jardinier Armando Gomez. Le 5 mai, la religieuse japonaise a également été arrêtée pour complicité.

 

"Nous n'avions aucune information sur le passé de Nicola Corradi, ni quand il était à La Plata ni quand il était à Vérone", a affirmé au Monde le porte-parole de l'archevêché de Mendoza, Marcelo de Benedictis. "Il n'a reçu aucune dénonciation, aucun commentaire et il n'y avait aucune raison de ne pas faire confiance au supérieur général de l'institut Provolo de Vérone quand il a envoyé Corradi en Argentine". Contacté par Le Monde, le Vatican n'a pas tenu à répondre a ses sollicitations.

 

Le silence du Vatican est encombrant surtout quand on sait qu’une liste de violeurs présumés de l’institut Provolo lui avait été donnée en 2014 et qu’une victime avait remis une lettre au pape la même année. La tolérance zéro prônée au Vatican n’a pas été pratiquée dans les faits et le dédain envers les victimes a été immense.

 

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Publié le 19 Juin 2017

Le second tour des législatives 2017 a donc sacré hier Emmanuel Macron et La République en marche avec une majorité absolue de 308 sièges à l’Assemblée nationale, qui n’auront pas besoin du Modem pour gouverner, lui qui a obtenu 42 députés. Les autres partis sont écrasés et se contentent de sauver les meubles comme les Républicains avec 131 députés élus en alliance avec l’UDI qui obtient 18 députés, pendant ce temps la gauche est laminée puisque le PS n’a que 29 députés, et ses alliés divers gauche 11, du PRG 3 et d’EELV 1, et la France Insoumise allié au PCF ne fait pas mieux avec 27 députés (17 pour FI et 10 pour le PCF), alors que Jean-Luc Mélenchon espérait dépasser le PS. La mauvaise nouvelle est que le FN a réussi à avoir 8 députés, et cela confirme que même une élection à deux tours n’est plus un barrage pour ce parti d’extrême droite. Mais quelle légitimité peut prétendre LREM quand le taux d’abstention est à 57,4 % et comment peut-elle dire qu’elle parle au nom des Français ?

 

Hier, j’ai mis une enveloppe vide, je ne voulais pas donner ma voix au maire UDI de ma ville et au candidat de LREM. Je ne peux résolument pas choisir entre deux hommes de droite. Au moins, Myriam El Khomri et Marisol Touraine ne seront pas députée. On apprend aussi qu’il y aurait des fraudes dans la circonscription de Manuel Valls. Il ne cache même plus qu’il veut garder le pouvoir. Aujourd’hui le réalisateur de Merci patron!, François Ruffin, élu dans la première circonscription de l’Essonne, a promis qu’il serait payé au Smic et aura un mandat révocable. Un exemple à suivre.

 

On fêtait également le 18 juin l’appel du général de Gaulle. Réagissant à la déroute française de 1940 et à la demande d'armistice du maréchal Pétain, le général de Gaulle lance sur les ondes de la BBC l'Appel du 18 juin. Ce discours et d'autres qui suivent au mois de juin, exhortent le peuple français à poursuivre la lutte et résister à l'ennemi. Il constitue l'événement fondateur de la France Libre. La résistance serait souhaitable, au vu de la réforme du code du travail et la mise en application de certaines dispositions de l’État d’urgence dans la loi proposées par Emmanuel Macron.

 

Il faut donc l’organiser. Face à l'enlisement à la chute du PS et à l'absence d’un réel parti d'alternance, la société civile organise le mieux la résistance. Elle doit être non violente, visible à travers des manifestations, des réunions publiques organisées dans des salles plus ou moins grandes entre les élus non affiliés à Emmanuel Macron et leurs administrés, sans oublier d'appeler, d'écrire, d'interpeller les parlementaires qui ne sont pas LREM ou Modem, les universités et le monde scientifique doivent également sortir de leurs réserves, mettre en avant des idéaux d'ouverture, de non-discrimination, le soutien aux immigrés et aux sans abris, et un mouvement de justice sociale pour défendre le code du travail, le salaire minimum, une éducation inclusive et la sécurité sociale et qui se reposera sur des participants réellement progressistes, des militants et des politiciens de tous les bords politiques, ce que ne semble pas comprendre pour l’instant le PS.

 

Cette résistance sera-t-elle dans le futur mouvement lancé par Benoît Hamon le 1er juillet, qui intéresse EELV et le PCF et qui compte déjà 13 000 inscrits pour se rendre sur la pelouse de Reuilly ? ou bien choisira-telle la voir une manière plus politique comme celle de Pedro Sanchez du PSOE avec un programme plus à gauche en faisant des alliances à gauche, tout en reconstruisant l'État providence, en créant des emplois de qualité et en extirpant la corruption ? Ou dans un mouvement comme celui de Bernie Sanders qui veut transformer l'Amérique et faire avancer les idées progressistes ? La suite des événements nous le dira.

 

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Publié le 18 Juin 2017

José Manuel Vidal nous montre dans periodistadigital.com que sur la fête du Corps du Christ, le pape François a porté la catéchèse de l'Angélus de ce dimanche 18 juin 2017 sur l'Eucharistie, dans ce «Dieu nous donne» pour nous aider à nous sentir impliqués «pour la justice et la paix». Dans ses salutations, il a demandé la proximité envers les réfugiés qui dissipe les «peu judicieuses craintes» menées par les idéologies déformées, il a rappelé aux «cher peuple portugais touché» par un incendie dévastateur dans la région de Leiria qui a fait pour l’instant 62 morts et a demandé que le processus de paix soit relancé en Centrafrique, car c’est «une condition pour le développement.»

 

Hier José Manuel Vidal nous a montré dans son article sur periodiastadigital.com intitulé «Le Vatican excommunierait corrompu et mafieux» nous montre aussi que l'excommunication, la peine maximale canonique, réservée aux grands péchés, pourrait s’appliquer à la fois aux corrompus et aux truands, comme indiqué dans les conclusions publiées aujourd'hui dans un forum international tenu le Saint-Siège sur la lutte contre ces personnes.

 

Le Conseil pontifical pour le développement humain intégral qui s’est tenu le 15 juin, est le premier «débat international sur la corruption», auquel ont assisté par 50 juges anti-mafia, des évêques, des victimes, des journalistes et des intellectuels de différents pays. Dans la déclaration il suggère dans ses conclusions que «la lutte contre la corruption et les mafias (...) est non seulement une question de la légalité, mais aussi de bonne citoyenneté». Par conséquent, le groupe «travaille à l'élaboration d'un texte commun pour guider les travaux ultérieurs et les initiatives futures», a déclaré le Saint-Siège. «Ces notes au moment où la nécessité d'approfondir la doctrine internationale et juridique de l'Église, amène la question de l'excommunication pour corruption et association mafieuse», dit la déclaration dans ses conclusions.

 

Pendant ce temps en Espagne, la hiérarchie ecclésiale déchante sur Pedro Sanchez le nouveau leader du PSOE qui lors du 39e congrès du PSOE qui a mis en avant ses véritables ennemis que sont le capitalisme, le néolibéralisme et le PP de Mariano Rajoy. Le PSOE a réaffirmé les valeurs d’égalité, de liberté et de solidarité pour les renforcer dans un monde en changement et avec ses défis. Il appuie aussi le caractère plurinational de l’État espagnol et souhaite qu’il reflète la diversité de sa population par une modification de la constitution qui rendra l’Espagne réellement fédérale. Enfin, le PSOE est engagé à dépénaliser l'euthanasie et à faire disparaître les privilèges de l'Église catholique disparaissent. Un virage à gauche que devrait suivre le PS en France.

 

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Publié le 17 Juin 2017

Cameron Doody nous montre dans son article sur periodistadigital.com du vendredi 16 juin 2017 que Konrad Krajewski, aumônier du pape François, a donné jusqu'à son appartement au Vatican pour deux réfugiés syriens avec un nouveau-né. L’aumônier du Vatican - le bras principal de charité du Saint-Siège - dort maintenant dans son bureau.

 

Konrad Krajewski a découvert la situation familiale de ces réfugiés syriens grâce à des contacts dans la Communauté de Sant'Egidio comme l’explique le journal italien La Repubblica et que «de nombreux prêtres dans le monde se comportent bien». «La charité et le partage sont dans l'ADN de l'Église», a poursuivi Krajewski. «À chacun il est demandé selon sa vocation». Et sur sa mission en particulier l’aumônier a déclaré : «Je n'ai pas de famille, je suis un simple remède et j’offre mon appartement qui ne me coûte rien.»

 

La nouvelle initiative de l'archevêque Krajewski se joint à d'autres de l’aumônier du Vatican qui a lancé ces derniers mois, comme la nouvelle «laverie du pape» où les sans-abris peuvent se laver, sécher et repasser leurs vêtements, la nouvelle clinique médicale des sans-abris cogéré par des bénévoles de l'Association Solidaire italienne de médecine, ou la coopération avec la chaîne de restauration rapide McDonald avec lequel le Vatican peut nourrir jusqu'à un millier de sans-abris chaque semaine.

 

«Tout au long de l'été, nos services sont ouverts», rappelé Krajewski, «un barbier, des douches près de la colonne de Saint-Pierre, le centre médical, les toilettes publiques dont ils ont besoin tous les jours de l'année, et à toute heure. Nous ne fermons jamais.» «Nous avons déjà commencé le dimanche par prendre les personnes handicapées et les pauvres dans un spa», a-t-il ajouté. «La nuit, le jour finit toujours avec une pizza ensemble. Des choses simples mais concrètes», dit-il de ses activités de bienfaisance.

 

Un exemple suffit pour montrer que Konrad Krajewski a mis en pratique les conseils donnés par le pape quand il a été nommé à son poste actuel en 2013. Une exhortation dont l’aumônier se souvient en en parlant à La Repubblica. «Vous pouvez vendre votre bureau, vous n'avez pas besoin», lui a dit le pape François. «Vous devez quitter le Vatican. Ne pas attendre que les gens frappent à la porte. Il faut aller chercher les pauvres.»

 

Un souci d’aider les réfugiés et les migrants qui est partage en France comme le montre cet article de RFI.fr de ce samedi 17 juin : «France : les soutiens aux migrants et réfugiés à Calais mobilisent». Onze associations qui viennent en aide aux migrants à Calais dans le nord de la France, ont déposé cette semaine un recours devant le tribunal administratif de Lille. Cinq à 600 exilés parmi lesquels des femmes et des enfants mineurs sont revenus dans la «jungle» depuis le démantèlement du site en octobre dernier. Mais, selon les associations, les migrants sont privés des droits fondamentaux de base, raison pour laquelle elles ont saisi le juge afin qu'il oblige l'État à prendre ses responsabilités.

 

L'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit et le réalisateur Romain Goupil ont appelé dans une tribune au quotidien Le Monde, vendredi, le gouvernement à une prise de conscience de l'urgence à agir. C'«est une question de survie» écrivent-ils. Des personnalités françaises, acteurs, intellectuels, membres de la Ligue des droits de l'homme ou encore du syndicat de la Magistrature mais aussi des responsables politiques comme Benoît Hamon, candidat socialiste à l'élection présidentielle, ont interpellé vendredi également dans une pétition hébergée par le Bondy blog le président Emmanuel Macron pour «faire cesser les violences» contre les migrants à Calais.

 

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Publié le 16 Juin 2017

Le Récap de Libération.fr de ce vendredi 16 juin 2017 nous montre que le dernier jour de campagne pour les candidats à la députation. D'après les projections, au moins 400 députés En marche pourraient débarquer au Palais-Bourbon. Parmi eux, beaucoup sont des néophytes comme nous le racontons ici. En déplacement électoral dans les Pyrénées-Orientales et le Gard hier soir, le Premier ministre Edouard Philippe a appelé les électeurs à la mobilisation, à trois jours du second tour. Donner une majorité à l'exécutif, «c'est un défi considérable, et c'est un défi qui n'est pas encore acquis», a affirmé le chef du gouvernement, malgré l'excellent premier tour du mouvement présidentiel, la République en Marche (REM), qui pourrait obtenir selon les sondages au-delà de 400 députés sur 577.

 

Pauline Moullot le jeudi 15 juin 2017 sur Libération.fr nous montre que la transparence n’est pas le souci du nouveau président de la République dans l’article «Loi de moralisation: Macron enclenche la marche arrière». Le texte présenté en conseil des ministres va beaucoup moins loin sur plusieurs points que ce qui avait été promis. Ce texte nous montre qu’en terme de conflits d’intérêts, le projet de loi est beaucoup plus tolérant sur ce point-là, puisqu’il prévoit simplement d’interdire aux parlementaires de commencer une activité de conseil au cours de leur mandat ou de l’exercer s’ils ne l’ont commencée qu’un an avant leur élection, un deuxième point a complètement disparu du projet de loi : la suppression du régime spécial des retraites des parlementaires, recul également quant à la promesse d’exiger un casier judiciaire B2 vierge à tout candidat à un mandat, et enfin plusieurs dispositions du projet ont été censurées par le conseil d’État et ont donc disparu du projet de loi, dont la certification des comptes des partis par la Cour des comptes.

 

La vision économique d’Emmanuel Macron n’est pas plus réjouissante comme le montre l’article de Reuters.com ce jeudi 15 juin : «Macron se présente en chef d'une France "nation des start-ups"». Emmanuel Macron s'est présenté jeudi en chef d'une France "nation des start-ups", en défendant devant des entreprises innovantes son programme de réformes économiques et sociales. Le président français a rappelé sa volonté de réformer le droit du travail pour que les décisions se prennent davantage dans les entreprises, de baisser l'impôt sur les sociétés, et les cotisations sociales, de supprimer le RSI, créer une taxe forfaitaire de 30% sur les revenus du capital, sortir de l'ISF les fonds réinvestis dans l'entreprise hors immobilier et d'instaurer un "droit à l'erreur" pour les entreprises qui sera inscrit "dans le droit français dès cet été". Pour le président de la République, il faut non plus protéger les emplois mais davantage protéger les individus. Comment protège-ton les individus sans protéger leurs emplois ? Cela est une absurdité. De son côté, a-t-il ajouté, "l'État doit devenir digital" avec "l'ambition de numériser d'ici à 2022 l'ensemble de ses procédures" administratives. Ce qui permettra de réduire du personnel.

 

Les start-ups ne sont pas vraiment un modèle à suivre puisque comme le montre 1001startups.fr dans son article du 12 mars 2016 Les «chiffres clés des startups en France» près de 90% de start-ups échouent, 25% des start-ups ont à leur capital des fonds de capital-risque, 74% des start-ups affichent un excédent brut d’exploitation en perte et seulement 9 % de femmes dirigent des start-ups. D’ailleurs le monde des start-ups n’est pas vraiment une belle aventure pour ceux qui y travaillent comme le montre cet article du 9 janvier 2017 sur letemps.ch : «Au Royaume-Uni, les travailleurs des start-up se révoltent contre leurs conditions de travail». Uber, Deliveroo, société de coursiers… Les conditions de travail dans les entreprises de la nouvelle économie provoquent une contre-offensive puisque les travailleurs de ces start-ups ont de faibles salaires et une protection sociale plus réduite.

 

Un article du jeudi 15 juin dans LeMonde.fr «Les retraités seront les grands perdants de la hausse de la CSG», nous pouvons voir que pour la hausse de la CSG aucune mesure compensatoire n’est prévue pour les retraités, qui seront les grands perdants de l’histoire, alors que 60 % d’entre eux bénéficient d’un revenu fiscal de référence ne dépassant pas 1 200 euros par mois pour une personne seule (1 837 euros pour un couple). Autres perdants, les détenteurs d’immobilier (l’immobilier représente entre 70 % et 80 % du patrimoine des classes moyennes supérieures) vont être directement concernés par le recentrage de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) sur le patrimoine immobilier des ménages, autre mesure phare annoncée par Emmanuel Macron. Les fonctionnaires et les indépendants restent dans l’attente de mesures compensatoires.

 

Gérard Filoche dans l’article de LePoint.fr "Pour que la gauche renaisse, il faut tirer le bilan de ce quinquennat maudit", revient sur l'échec de l'alliance entre Hamon et Mélenchon alors que les entourages ont failli céder à une ou deux reprises le 21 janvier 2016 pour construire une plateforme commune pour une candidature unique et le 29 janvier 2017 au moment où Jean-Luc Mélenchon hésite, et il fustige les choix de François Hollande durant son mandat, puisqu’avant les municipales, il fait la loi Sapin, puis il touche aux retraites, et en janvier 2014, Hollande annonce la politique de l'offre et ses 41 milliards en faveur du patronat, après avoir perdu les municipales, Hollande a mis Valls Premier ministre, puis le gouvernement perd les Verts et Valls va se débarrasser de Hamon et Montebourg, il gouverne ensuite sur une tête d'épingle. À ce moment-là, Macron et Jouyet prennent en main l'Élysée. L'équipe des droitiers et des financiers se consolide. Cette présidence n’a rien fabriqué ni redistribué. Comme le dit ce dernier : «Pour que la gauche renaisse, il faut tirer le bilan de ce quinquennat maudit.» Pour lui, la mort du PS viendra du doute permanent sur le fait qu’il ne tient jamais parole.

 

LCI.fr dans son LIVE POLITIQUE – LÉGISLATIVES de ce vendredi 16 juin nous montre que pour Jean-Luc Mélenchon, "l'essentiel" est de parvenir à la création d'un groupe parlementaire à l'Assemblée, lequel devra être "articulé avec le mouvement social" pour s'opposer à la politique d'Emmanuel Macron. "Il reste à ce deuxième tour 74 candidatures La France insoumise. Si on y rajoute la petite dizaine de députés que nous soutenons, c'est-à-dire quatre frondeurs socialistes, cinq ou six candidats communistes, on va être autour de 80 potentiels, donc ça laisse la possibilité de former un groupe, ce qui à cette heure est l'essentiel à mes yeux" a-t-il déclaré sur Europe 1. Il fallait y penser avant de mettre des candidats France Insoumise face aux Frondeurs du PS comme Benoît Hamon, Alexis Bachelay, Laurent Baumel, Karine Berger, Pascal Cherki, Aurélie Filippetti, Jean-Marc Germain, Jérôme Guedj et Mathieu Hanotin qui ont été balayés sans sommation dès le premier round des législatives. 80 parlementaires c’est peu, alors que l’union à gauche aurait permis d’avoir beaucoup plus de députés.

 

francetvinfo.fr montre ce vendredi 16 juin que tous les députés socialistes ne sont pas d’accord pour être une majorité constructive avec Emmanuel Macron à l’Assemblée dans l’article : «Luc Carvounas redoute que "l'Assemblée nationale soit remplacée par la haute administration"». Luc Carvounas a indiqué qu'il lancerait "un appel à tous les députés de gauche", s'il est élu à l'Assemblée nationale afin de siéger "dans un intergroupe", en dépit de leurs différences. "J'ai toujours fait l'union de la gauche. C'est mon moteur, donc ne me reprochez pas ce qui est l'engagement de 20 ans de ma vie", a expliqué le sénateur-maire d'Alfortville. "Si je suis cette voix à l'Assemblée nationale, je mettrai tout en œuvre, toute mon énergie, pour rassembler un maximum de sensibilités pour que la gauche française se reconstruise", a indiqué Luc Carvounas. Luc Carvounas a précisé que lorsqu'un candidat soutenu par Edouard Philippe et un candidat soutenu par Jean-Luc Mélenchon se font face, il choisit "le candidat soutenu par Jean-Luc Mélenchon, parce que c'est un candidat de gauche".

 

Enfin, le Recap de Libération.fr nous montre que les ministres des Finances de la zone euro ont annoncé jeudi s'être entendus sur le versement à la Grèce d'un nouveau prêt de 8,5 milliards d'euros, écartant le spectre d'une nouvelle crise, afin de relancer le plan d'aide à Athènes, qui patinait depuis des mois. Les Grecs n'obtiendront pas, dans l'immédiat, les mesures d'allègement de leur dette colossale (179% du PIB) qu'ils réclament depuis des mois, mais la zone euro leur a apporté «des précisions» sur ce qui pourrait leur être accordé plus tard. Il permet de relancer enfin le troisième plan d'aide au pays de 86 milliards d'euros, signé en juillet 2015, qui bloquait à cause de divergences entre des membres de la zone euro - essentiellement l'Allemagne - et le FMI. En revanche, la question de l’allègement de la colossale dette publique cumulée de la Grèce reste en suspens, sans doute jusqu’à la fin de l’année. Il faut dire qu’ils sont tous d’accord sur le fait que la Grèce a besoin de réformes ambitieuses. Comme si la Grèce n’avait pas déjà assez souffert.

 

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