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Publié le 21 Janvier 2017

euronews.com nous montre dans son article du vendredi 20 janvier 2017 que Donald Trump a été investi 45e président des États-Unis, le vendredi 20janvier 2017 à Washington. Le vainqueur de l‘élection présidentielle de novembre 2016 a prêté serment à 18h, heure locale. Il a remercié son prédécesseur, Barack Obama, de son aide pendant la période de transition.

 

Donald Trump a, dans son premier discours de président, promis de “rendre le pouvoir au peuple”, dénonçant “l’establishment qui l’avait confisqué”, reprenant des propos récurrents tenus pendant sa campagne électorale. Il s’est engagé à “écouter chaque individu”.

 

“Nous sommes une seule nation, une nation unie”, a-t-il souligné, en dénonçant un “carnage” ayant conduit à laisser de côté des millions d’Américains. Sur l‘économie, il a défendu une politique protectionniste, afin que la croissance ne profite plus aux groupes étrangers.

 

“Chaque décision sera désormais prise en tenant d’abord compte des Américains”, a-t-il lancé. En citant l’industrie, l’immigration ou encore la politique étrangère. “Nous allons retrouver nos richesses, nos frontières, notre rêve”, a-t-il poursuivi. “C’est le droit de toute nation que de placer ses intérêts en priorité”, a-t-il encore déclaré. En assurant ne pas vouloir imposer son modèle aux autres pays.

 

“Notre pays va de nouveau rayonner”, a assuré Donald Trump, dans un discours associant tout Américain, “quelle que soit sa couleur de peau, quel que soit son lieu de naissance. Ensemble, nous allons faire en sorte que l’Amérique soit fière de nouveau et qu’elle redevienne une grande nation”, a-t-il conclu, sous les ovations des participants.

 

Pourtant, il ne fait toujours pas l’unanimité puisque depuis les premières heures de la matinée, les anti-Trump s'échauffent en manifestant dans les rues de Washington. Partout, des Américains ont défilé pour rejeter ce nouveau président, qui prône selon ses détracteurs "la haine", "le racisme", "la misogynie", etc. Parmi les manifestants, se trouve des migrants qui interpellent directement le président américain élu. Vers 18 h, plusieurs centaines de manifestants, masqués et habillés de noir, ont lancé des pierres et cassé des vitrines dans le centre de Washington. La police a fait usage de gaz lacrymogène pour les disperser. L’OBS nous dit aussi que des sprays à poivre ont aussi été utilisés, rapporte la journaliste de Buzzfeed Zoe Tillman. Décrivant une atmosphère particulièrement tendue, elle explique que d'autres passants dans la rue ont spontanément soutenu les manifestants encerclés, en se mettant à chanter "Let them go" (laissez les partir) ou "Don't hurt them" (ne les blessez pas).

 

Et quand il dit qu’il va donner le pouvoir au peuple, on peut en douter. Ses nominations nous montrent que ce ne sera pas le cas car ses ministres sont des milliardaires. Il a nommé un climatosceptique à la tête de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA), son futur ministre de la Justice est opposé à l’avortement, au mariage homosexuel et à toute forme de régularisation des sans-papiers, son ministre du Travail est opposé au relèvement du salaire minimum et à l’amélioration des conditions de travail des salariés dans la restauration, son ministre du commerce connu sous le surnom de "roi de la banqueroute", a investi dans des sociétés de charbonnage en difficultés qu'il a revendu avec de juteux profits, son futur secrétaire au Trésor, est un ancien dirigeant de la banque Goldman Sachs, son futur ministre de la Santé est anti-avortement et opposé à l'Obamacare, sa ministre de l'Éducation nationale n'a pu cacher ses grandes lacunes dans le domaine qui va lui échoir devant la Commission du Sénat, et celui qui s’occupera de la diplomatie américaine est l'ancien PDG du groupe pétrolier ExxonMobil et un ami de Vladimir Poutine.

 

Déjà un premier mauvais signe comme le montre L’OBS dans son article du samedi 21 janvier : «Le nouveau président des États-Unis Donald Trump a signé son premier décret, dès son entrée à la Maison-Blanche, un décret contre la loi d'assurance-maladie "Obamacare"». Il s'agit d'un décret ordonnant aux diverses agences fédérales de "soulager le poids" de cette loi, réforme la plus emblématique de la présidence de Barack Obama, en attendant son abrogation et son remplacement, a expliqué son porte-parole Sean Spicer. Les caméras ont été invitées dans le Bureau ovale pour assister à la signature de ce document par le nouveau président.

 

Cette loi de 2010, honnie des conservateurs en raison de son coût et de sa lourdeur administrative, vise à aider tous les Américains à souscrire à une couverture maladie. On ignorait dans un premier temps la teneur exacte de ce premier décret et ses conséquences immédiates. La loi ne peut pas être effacée d'un coup de plume : le Congrès, à majorité républicaine, devra voter, selon un calendrier qui n'a pas encore été annoncé. Un second décret a été signé, ordonnant un gel général des réglementations fédérales. Là encore, le contenu du texte n'était pas immédiatement disponible.

 

20minutes.fr dans son article nous apprend aussi dans son article «Le climat et Obamacare, premières victimes de Donald Trump», que la page sur le changement climatique a disparu, et elle a été remplacée par le projet énergétique «America First». L’administration Trump compte notamment abandonner leur politique de réduction des énergies polluantes et reprendre le forage du pétrole et gaz de schiste pour créer des emplois et payer la rénovation des infrastructures publiques.

 

Trump montre déjà qu’il n’est pas le président des pauvres et l’opposition contre lui ne semble pas se faner. LeMonde.fr nous montre ce samedi que des centaines de rassemblements sont prévues à travers le monde pour protester contre les propos du nouveau président des États-Unis envers les femmes. La manifestation la plus importante est prévue à Washington, où plus de 200 000 personnes sont attendues sur la vaste esplanade devant le Capitole, l’endroit même où Donald Trump a prêté serment et a été intronisé vendredi 45e président des États-Unis. Le cinéaste Michael Moore, l’actrice Scarlett Johansson ou la militante des droits civiques Angela Davies ont prévu de s’exprimer à l’occasion de ce rassemblement. Des poètes et écrivains ont par ailleurs annoncé qu’ils participeraient à des lectures publiques en dénonciation de Donald Trump dans une trentaine d’États d’Amérique. L’Amérique est plus divisé que jamais.

 

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Publié le 20 Janvier 2017

actu.orange.fr nous montre dans son article du jeudi 19 janvier 2017 que le pape François a apporté son soutien à une "Marche pour la vie" qui doit réunir dimanche à Paris des manifestants hostiles à l'interruption volontaire de grossesse (IVG), dans une lettre rendue publique jeudi par les organisateurs.

 

Le pape "salue cordialement les participants à cette manifestation", écrit le nonce apostolique (ambassadeur du Vatican) en France, Mgr Luigi Ventura, dans un courrier publié par le collectif En marche pour la vie sur son site internet. "Au-delà de la légitime manifestation en faveur de la défense de la vie humaine, le Saint-Père encourage les participants de la Marche pour la vie à œuvrer sans relâche pour l'édification d'une civilisation de l'amour et d'une culture de la vie", ajoute la lettre.

 

Comme ses prédécesseurs, le pape François, fidèle à la doctrine de l'Eglise catholique, est un fervent opposant à l'avortement. Dans le cadre du jubilé de la Miséricorde l'année dernière, il a cependant fait un pas en direction des femmes regrettant leur choix, en permettant à tous les prêtres d'absoudre l'avortement, alors que seuls les évêques avaient auparavant cette autorité.

 

Le collectif En marche pour la vie, qui regroupe cinq associations dont Choisir la vie, la fondation Lejeune, Renaissance catholique ou les Survivants, a suscité la polémique la semaine passée en publiant un encart de sa campagne "IVG tous concernés" dans des médias, notamment Le Figaro.

 

Affirmant que "l'IVG est une lâcheté collective", ses affiches mettent en scène des proches d'une femme enceinte et visent à montrer que "chacun à un moment de sa vie, en tant que parent, ami, employeur, professionnel de santé, peut avoir une responsabilité dans une décision d'avorter", ont expliqué les auteurs.

 

La ministre des Droits des femmes Laurence Rossignol, des militantes et des associations féministes se sont offusquées de ce message "anti-avortement dans un grand quotidien national".

 

L'Assemblée nationale doit se prononcer la semaine prochaine sur l'adoption définitive d'une proposition de loi prévoyant de pénaliser les sites pratiquant de la "désinformation" sur l'IVG, adoptée début décembre au Sénat. L'Église catholique en France, par la voix de ses évêques, a vivement critiqué la création de ce délit d'entrave numérique, dénonçant une atteinte "grave" aux libertés.

 

madmoizelle.com dans son article du lundi 19 décembre 2016 «L’impact psychologique négatif de l’avortement n’est pas celui que croient les anti-choix» montre que les opposants au droit à l’avortement, ces mal-nommés «pro-vie» qu’on préfère plutôt appeler «anti-choix» (ce qui résume mieux leur position), invoquent souvent un argument majeur quand il s’agit de défendre leur point de vue : l’impact psychologique négatif qu’un avortement aurait sur les femmes qui y ont recours. Une nouvelle étude publiée dans JAMA psychiatry le 14 décembre vient pourtant contredire le bien-fondé de cet argument : selon les chercheurs, les femmes ayant choisi d’interrompre leur grossesse ne sont pas davantage touchées par la dépression ou les troubles anxieux, et leur estime d’elles-mêmes ou leur satisfaction générale n’est pas affectée non plus.

 

En revanche, les femmes n’ayant pas pu avoir recours à l’avortement indiquent une anxiété plus forte ainsi que des niveaux de satisfaction générale plus bas dans la semaine qui suit leur demande. Dans le même temps, une autre stratégie des anti-choix vient d’être visée par une autre étude : le délai obligatoire de réflexion qui était encore en place jusqu’en janvier 2016 en France, et qui l’est toujours dans nombre d’états américains. Les défenseurs de cette mesure estiment que cela est essentiel pour donner aux femmes le temps de réfléchir.

 

Pourtant, les femmes interrogées par les chercheurs de l’Université de Californie qui avaient dû respecter un délai de 72 heures entre leur demande d’avortement et l’acte en lui-même tiennent un tout autre discours. Elles expliquent en général que devoir attendre est difficile, notamment parce que cela donne l’impression de ne pas avoir de contrôle sur son propre corps, sur sa propre vie. Le délai d’attente a provoqué selon l’étude des niveaux d’anxiété plus hauts sur les femmes ayant du attendre alors que seulement 8% d’entre elles ont changé d’avis… en sachant que beaucoup parmi celles-ci s’étaient rendues au premier rendez-vous sans avoir encore pris de décision. 2% de ces femmes seulement auraient réellement changé d’avis.

 

Ce n’est pas l’avortement qui entraîne un impact psychologique négatif pour celle qui en a recours, mais plutôt l’entrave à l’avortement. En gros, ces marches pour la vie et l’Église en France parlent de choses qu’elles ne connaissent pas. D’ailleurs comme le montre madmoizelle.com dans son article du vendredi 13 janvier 2017 «Une IVG, concrètement, ça se passe comment ?», les pays où l’IVG est illégal ne recensent pas moins d’avortements. L’avortement illégal entraîne chaque année dans le monde la mort d’environ 68 000 personnes, quand 5 millions d’autres femmes doivent faire face à des lésions corporelles (voire un handicap) temporaires ou permanentes. Ces avortements sont souvent faits dans de mauvaises conditions médicales (manque de compétence, environnement non stérile, absence d’encadrement…). Lorsque l’IVG est légale et donc réalisée dans des conditions médicales optimales, elle est l’une des procédures les plus sûres.

 

Enfin, il n’y a pas plus de risques d’avoir un cancer après une IVG, tout comme elle ne diminue pas les chances de grossesse future contrairement à toutes les contre vérités que nous livrent les sites anti-IVG. L’éducation sexuelle est aussi efficace pour agir en amont et pour prévenir les grossesses non désirées, car cette dernière permet de mettre en avant les différents moyens de contraception et leur utilisation. Mais ces organisations et l’Église sont aussi contre la contraception.

 

Cette citation de Simone de Beauvoir semble coller parfaitement à la situation actuelle : «N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant.» Les femmes devront continuer à lutter pour leurs droits, même celui de disposer de leur propre corps, et il est grand temps que les hommes les soutiennent aussi dans ce sens. Il est fini le temps où elles étaient des éternelles mineures qui ne pouvaient pas décider par elles-mêmes.

 

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Publié le 17 Janvier 2017

"Les chômeurs sont des oisifs" qui "coûtent cher" et n'ont "qu'à chercher du boulot", "le système d'indemnisation est trop généreux" avec eux... Vingt-cinq associations et syndicats s'attaquent aux préjugés sur les chômeurs et la précarité, dans un ouvrage à paraître jeudi comme nous le montre Marianne Rey, avec l’AFP, dans l’Express.fr ce mardi le 17 janvier 2017.

 

"Nous avons besoin de faire un travail d'éducation populaire, pour contrer les arguments qu'on peut entendre à longueur de journée", lançait ce 17 janvier au matin une représentante du mouvement altermondialiste Attac, lors de la présentation de "Chômage, précarité: halte aux idées reçues". Un livre-manifeste (éditions de l'Atelier), à paraître le 19 janvier, écrit par vingt-cinq associations et syndicats et préfacé par le réalisateur britannique engagé Ken Loach, réalisateur de "Moi, Daniel Blake".

 

"Nous ne supportons plus ces paroles de stigmatisation vis-à-vis des chômeurs, ces idées reçues véhiculées à longueur d'année, et qu'on sent venir en particulier dans le cadre de la campagne électorale", a dénoncé Thierry Kuhn, président d'Emmaüs France. Comme "entendre que les raisons du chômage, ce sont l'inefficacité des services publics, la lourdeur du code du travail, les charges qui pèsent sur les entreprises, et le pire des arguments, que c'est la faute des chômeurs eux-mêmes, alors que les politiques et décideurs économiques ont montré leur incapacité à inverser la courbe du chômage", a-t-il ajouté.

 

Parmi les autres éléments "d'imagerie populaire" déconstruits, le fait que les salariés de Pôle emploi, par leur inefficacité, ne jouent pas le rôle qui devrait être le leur, ou encore que les sans-abri sont "irrécupérables". "On peut créer de l'emploi pour les chômeurs de longue durée, à condition qu'il y ait un accompagnement individualisé, de la formation professionnelle, et que l'activité soit adaptée à la personne, dans une structure de l'économie sociale et solidaire ou de l'insertion par l'activité économique", assure Thierry Kuhn.

 

L'Association pour l'emploi, l'information et la solidarité des chômeurs et travailleurs précaires (Apeis) s'est pour sa part chargée du chapitre sur le système d'indemnisation des chômeurs, soi-disant trop généreux. "80% des chômeurs touchent entre 1000 et 1200 euros et 15% touchent moins de 500 euros, rappelle-elle, à l'heure où la renégociation du régime d'assurance-chômage fait craindre une nouvelle baisse des droits. Ce que montrent ces chiffres sans équivoque, c'est que l'immense majorité des chômeurs sont en difficulté". L'argument selon lequel l'argent manque pour améliorer ou même seulement maintenir le système en place est balayé d'une évidence : "La société est bien plus riche aujourd'hui qu'en 1936 ou en 1945", moments où les congés payés et la Sécurité sociale ont été mis en place.

 

Le livre, tiré pour l'instant à 12 000 exemplaires, se veut un "outil" pour organiser des débats citoyens à travers le pays jusqu'à la fin mars, dans le cadre de la campagne présidentielle. Une trentaine de rencontres sont déjà programmées. "À l'issue, nous aurons peut-être l'occasion d'intervenir directement auprès des candidats aux élections pour porter nos propositions et tenter de faire progresser l'idée que les chômeurs et précaires doivent être soutenus et également être largement représentés là où se décide leur sort", a expliqué Jean-François Yon, de l'association de chômeurs MNCP, qui a coordonné l'ouvrage.

 

D'ores et déjà, certaines idées de candidats ont été écartées. Comme la "généralisation" de l'expérimentation Territoire Zéro chômeurs, voulue par Arnaud Montebourg notamment. "On n'en est pas du tout là!, a estimé le représentant d'ATD Quart-Monde, association à l'origine du dispositif. La démarche fonctionne sur du volontariat, sur une construction au niveau local, en partant du terrain". Une duplication à vitesse grand V est donc inenvisageable. L'ouvrage reste silencieux sur le revenu universel cher à Benoît Hamon. Les auteurs du livre, aux positions divergentes, n'ont pas réussi à coucher une ligne commune sur le sujet...

 

Espérons que cet ouvrage permettra d’organiser des débats citoyens à travers le pays jusqu'à la fin mars pour mettre fin aux préjugés envers les chômeurs. Il est grand temps de changer la donne.

 

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Publié le 17 Janvier 2017

Jesús Bastante nous parle dans son article sur periodistadigital.com de ce mardi 17 janvier 2017 du recueil des horreurs qu’est le nouveau livre d’Emiliano Fittipaldi, l'un des deux journalistes acquittés pour «Vatileaks II», «Lussuria» qui comprend des dizaines de cas d'abus sexuels sur mineurs dans l'Église catholique, tout en dénonçant l'existence d'un «système qui couvre et protège les pédophiles».

 

Fittipaldi a recueilli des entretiens avec les prêtres et les autorités judiciaires pour faire valoir l'existence de 1200 allégations crédibles de d’harcèlement sexuels envers des enfants au cours des trois dernières années. Dans certains des vingt cas d'abus sexuels présumés commis par des prêtres en Italie en 2016, Fittipaldi écrit, qu’ils ont été reconnus coupables d'abus sexuels sur mineurs sans que l'Église ne prenne aucune mesure contre eux.

 

Dans une interview avec La Repubblica, Fittipaldi fait savoir qu’il y a un impact sur ce «système» qui permet une protection pour les religieux lors d'une enquête ou une condamnation. Surtout en Italie, où, le journaliste dit qu’elle étaient liés, à plus de deux cents religieux, directement ou indirectement, avec des cas de maltraitance d'enfants au cours de ces dernières années. «Au cours des deux dernières décennies, en ne comptant que les condamnés ou ceux qui ont subi une enquête, il y a plus de 200 prêtres italiens dénoncés par des actes de luxure avec des adolescents», écrit Fittipaldi. Néanmoins, il insiste sur le fait, que dans le pays de ce scandale «n'a jamais été exploité.»

 

Fittipaldi met quelques exemples du «système» qui protège «les orques et les caisses de l'Église» en Italie. Ainsi, il montre le cas du religieux Antonello Tropea, qui «en mars 2015 a été retrouvé par la police dans une voiture avec un jeune de 17 ans» en Calabre, qu'il a rencontré à travers une «application utilisée pour les rencontres entre homosexuels.» «Suivi pour prostitution de mineurs, il continue d’exercer comme prêtre», tandis que son évêque Francesco Milito lui a conseillé, selon Fittipaldi, «d’éviter de parler à la police au sujet de ces choses.»

 

En outre, en Calabre, cette fois dans le diocèse de Locri, Fittipaldi mentionne Mgr Francesco Oliva pour souligner qu’«en 2015 il envoya son prêtre Don Francesco Rutigliano, dans paroisse à Civitavecchia (centre de l’Italie), alors que la Congrégation pour la Doctrine de Foi l’a suspendu pour quatre ans en 2011, pour «abus sexuel sur mineurs» commis entre 2006 et 2008». Fittipaldi cite aussi le religieux Franco Legrottaglie, «condamné en 2000 pour avoir abusé de deux jeunes filles, et qui en 2010 a été nommé par l'évêque émérite Rocco Talucci aumônier de l’hôpital et prêtre dans une église» d'Ostuni, une ville dans les Pouilles (sud de l’Italie).

 

La «tolérance zéro» contre la pédophilie dans l’Église souhaitée par le pape François (qui lui-même dans certains de ses choix de cardinaux, évêques et archevêques ne s’est pas montré très fin) a du plomb dans l’aile, cela est dû au cléricalisme ambiant qui préfère protéger des pervers au lieu d’aider les victimes. Une honte !

 

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Publié le 14 Janvier 2017

Florent Moreau dans son article pour nordeclair.fr du mercredi 11 janvier 2017 nous montre qu’après Croix le mois dernier, les caméras du Jour du seigneur s’installent ce dimanche à Hem pour diffuser la messe en direct de l’église Saint-Paul. Le dynamisme et l’ouverture des paroissiens ont séduit les responsables de l’émission.

 

Jean Hagenmuller et d’autres paroissiens sont à l’origine de la venue des caméras de France 2 dimanche. Jean Hagenmuller et d’autres paroissiens sont à l’origine de la venue des caméras de France 2 dimanche.

 

Alors oui, c’est du boulot, oui, ça prend du temps, mais l’essentiel est ailleurs : «C’est surtout un plaisir, un bonheur, une belle aventure !» L’homme qui parle est Jean Hagenmuller, membre de la paroisse de la Trinité, à l’origine avec d’autres de la présence ce dimanche des caméras de France 2 dans l’église Saint-Paul, et de la diffusion en direct de la messe dans l’émission Le Jour du Seigneur. Avec ses fresques, ses carrelages colorés ou encore son coin enfants, le lieu de culte ne manque pas d’atouts.

 

Mais ce qui a retenu l’attention des responsables du programme dominical est sans doute à chercher du côté du dynamisme et de la solidarité des paroissiens. «Le premier contact téléphonique a duré 1 h 30, ils ont eu un coup de cœur», raconte Jean Hagenmuller. Depuis plusieurs années, l’ancien presbytère situé à côté de l’église a été transformé afin de pouvoir accueillir une famille de Roumains, et une autre d’Irakiens, pour lesquels les fidèles se sont beaucoup mobilisés. D’où le choix du dimanche 15 janvier, journée internationale des migrants, et la réalisation d’un reportage sur ces deux familles qui sera diffusé juste avant la messe.

 

Portés par l’énergie du curé, le père Michel Clincke, plusieurs dizaines de paroissiens s’organisent donc depuis l’automne pour proposer «une messe moins classique, plus festive et plus portée sur la louange» que celle vue à Croix le mois dernier, par exemple. La musique ne sortira pas des tuyaux d’un orgue, mais sera jouée à l’aide de guitares, de flûtes ou encore de trompettes. La chorale répète plusieurs fois par mois depuis septembre, et «le curé a souhaité que le Notre Père soit prié en araméen, le langage du Christ», qu’il a donc fallu apprendre par cœur.

 

Ceci dit, la messe sera à l’image de ce qui se fait tous les dimanches : «On s’est dit qu’on voulait éviter le piège de la démonstration, assure Jean Hagenmuller. C’est-à-dire que ce n’est pas le passage à la télé qui est important, on n’est pas des acteurs de cinéma. On veut passer le sens de notre foi et de notre engagement. On veut que ce soit à la fois beau et humble.»

 

La messe démarrera à 10 h 45 dimanche, mais les fidèles sont priés de se rendre à l’église Saint-Paul dès 9 h 30. Près de 400 places sont disponibles : selon le souhait des organisateurs, il n’est pas possible de réserver sa place, et les premiers arrivés seront donc les premiers servis. Mais au cas où tout le monde n’entrait pas, une retransmission sur grand écran (avec communion) est prévue dans le centre intergénérationnel situé à 50 mètres de l’église, rue Racine.

 

Même si je n’ai pas été très content d’apprendre en pleine messe cette initiative, elle permettra aussi de voir de 10h30 à 10h45 un reportage sur le Béguinage de la Fraternité qui accueille une famille Rom et irakienne avant la messe et espérons que cela donnera l’exemple à d’autres paroisses.

 

Surtout quand Libération.fr montre dans son article du vendredi 13 intitulé Un manifeste «pour en finir avec le délit de solidarité»’ qu’une centaine d'organisations syndicales et associatives ont signé un manifeste «pour en finir avec le délit de solidarité» et dénoncer «la recrudescence des poursuites» envers les personnes venant en aide aux migrants. «Si la solidarité avec les étrangers est un délit, alors nous sommes tous délinquants», pose en exergue ce manifeste intitulé «Délinquants solidaires» et ouvert aux signatures vendredi.

 

«C'est le soutien à l'ensemble des personnes étrangères qui tend à devenir suspect» explique ce texte qui a reçu la signature d'organisations syndicales comme le Syndicat de la Magistrature et l'Union syndicale Solidaires et d'association comme le Secours catholique, Emmaüs France, le Gisti, la Cimade, la LDH (Ligue des droits de l'Homme) ou encore la Fondation Abbé Pierre. Il y a un peu moins de dix jours, le procureur de Nice a requis huis mois de prison avec sursis contre l'agriculteur Cédric Herrou pour avoir aidé des migrants érythréens dans la vallée de la Roya, près de la frontière franco-italienne.

 

Enfin, Libération.fr nous montre que l’extrême droite a eu tort sur l’arrivée des réfugiés irakiens et syriens dans son article «En Allemagne, l'accueil des réfugiés a dopé l'économie», puisque l'accueil de 1,1 millions de réfugiés en 2015 et 2016 en Allemagne a stimulé l'économie, s'assimilant à un «véritable plan de relance», comme le rapporte le Monde. L'arrivée des réfugiés a ainsi entraîné une hausse des dépenses et une augmentation de la consommation. «Marcel Fratzscher, président de l'Institut économique de Berlin, estime à 0,3 % l'impact des réfugiés sur la croissance en 2016», explique le quotidien. En France, on devrait peut être voir le stimulus économique des réfugiés plutôt que les préjugés à leur encontre.

 

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Publié le 12 Janvier 2017

Le premier débat de la primaire de gauche : un exercice périlleux pour les candidats

Comme nous le montre Le Direct de Libération.fr jeudi 12 janvier 2016 les sept candidats à la primaire organisée par le Parti socialiste s'affrontent ce soir lors d'un tout premier débat télévisé programmé avant le premier tour de ce scrutin (le 22 janvier) à l'issue encore très incertaine. Trois mois après le premier débat de la primaire de la droite, il sera diffusé à 21h00 sur TF1, LCI, Public Sénat et RTL et co-organisé par L'Obs. Au menu : les questions économiques et sociales, le terrorisme et les sujets autour de la République, de la laïcité et de l'islam de France.

 

Europe1.fr nous montre dans son article «Débat de la primaire PS : qu’ont à gagner les candidats ?», que pour Manuel Valls, ce débat tombe à point nommé pour se relancer. D’autant que l’un de ses thèmes de prédilection, la lutte contre le terrorisme, sera au menu. En s’attaquant à Marine Le Pen et François Fillon et en épargnant ses adversaires du soir, il pourra par ailleurs se poser en leader naturel de son camp. Pour Arnaud Montebourg notamment, il s’agira d’abord de faire preuve de cohérence et de maîtrise des sujets. Celui qui fut longtemps considéré comme le trublion du Parti socialiste a l’occasion de montrer qu’il a la stature d’un potentiel homme d’État. Pour Benoît Hamon, la campagne ressemble à une montée en puissance. L’ancien ministre de l’Éducation se démarque par des propositions originales, comme le revenu universel, la baisse du temps de travail ou une large part donnée à l’écologie. Il a tout intérêt à imposer ses thèmes pour se poser en élément central du débat. Ainsi, il pourrait se poser en candidat crédible au second tour.

 

Candidat surprise de cette primaire, Vincent Peillon n’est pas encore bien identifié dans cette primaire. Son programme comme sa personne restent en effet méconnus. Le débat sera l’occasion pour lui de légitimer sa candidature et de détailler quelques propositions. Cantonné à moins de 10 points dans les enquêtes d’intention de vote, il pourrait marquer de gros points jeudi soir. Pour les trois autres candidats de la primaire, il s’agira d’abord de montrer qu’ils ne sont pas là seulement pour faire de la figuration. Sylvia Pinel, présidente du Parti radical de gauche et ancienne ministre du Logement, est sans doute celle qui a le plus de certes en main. Elle devrait parler droit de vote des étrangers, légalisation du cannabis ou encore droit des femmes pour faire entendre sa différence. Pour le président du Parti écologiste François de Rugy et pour celui du Front démocrate, Jean-Luc Bennahmias, l’occasion est belle de se faire une "Jean-Frédéric Poisson". En clair, de se faire un nom.

 

Tandis que Libération.fr dans son Direct au titre évocateur : «Hollande, Macron et Valls responsable du «gâchis» de ce quinquennat, selon Hidalgo», nous montre que dans un entretien au Monde, Anne Hidalgo qui évoque «trois personnes responsables de l'immense gâchis du quinquennat qui se termine». La maire de Paris, soutien de Vincent Peillon à la primaire de la gauche, les désigne ainsi : «François Hollande, qui a décidé de la politique à conduire, Emmanuel Macron, qui a été son conseiller et l'inspirateur d'une pensée qui a très largement fracturé la gauche, et Manuel Valls. Ce dernier a porté une vision autoritaire allant jusqu'à soutenir, avec le président de la République, la déchéance de nationalité.» Dans le même entretien, Macron est plus tard décrit comme «l'incarnation de la reproduction sociale des élites» porteur d'une «vision très autocentrée, jacobine, colbertiste».

 

Ça bouge aussi à gauche en dehors du PS. Dans l’article de L’OBS «Jean-Luc Mélenchon annonce disposer de 517 parrainages pour la présidentielle... et un meeting en hologramme !», le candidat de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a annoncé ce matin disposer de "517 parrainages" lui permettant de participer à la présidentielle 2017. "Ces parrainages du coup stoppent un débat : je serai candidat quoiqu'il arrive et quelque coup de téléphone qu'on veuille me passer", a-t-il déclaré devant la presse. Le candidat a également annoncé qu'il tiendrait le 5 février un "double meeting" à Lyon, où Marine Le Pen doit réunir une convention, et à Paris sous la forme d'un hologramme. "Ce sera une première mondiale : je serai présent à Lyon personnellement et physiquement je serai présent à Paris grâce à un hologramme", a-t-il expliqué. Il a précisé avoir organisé ce meeting à Lyon, précisément contre les positions de Marine Le Pen, pour "opposer l'ouverture d'esprit, la loi du partage" à l'"obscurantisme" qu'elle représente selon lui.

 

Enfin dans «Les 5 infos de la présidentielle aujourd'hui», francetvinfo.fr montre que Jadot dévoile son programme. À la peine dans les sondages, le vainqueur de la primaire d'Europe Ecologie-Les Verts a présenté officiellement, mercredi, un slogan, "La France vive", et un programme ancré à gauche. Yannick Jadot propose un smic à 1800 euros, l'extension du RSA aux 18-25 ans ou encore l'ouverture de la PMA à toutes les femmes et la légalisation du cannabis. Ses objectifs écologiques sont la sortie du nucléaire en 2035, 100% d'énergies renouvelables en 2050, et de diviser par deux la production de déchets d'ici à 2030.

 

Jean-Christophe Cambadélis dans sa page Twitter (@jccambadelis) n’a pas tort : "C'est une participation massive aux primaires qui permettra la réussite de la gauche, nous devons créer une dynamique !" et que "Macron et Mélenchon ne sont forts que par l'absence d'un candidat socialiste". Attendons donc avant de dire que ces primaires sont un Congrès du PS, ou que Mélenchon et Macron sont la seule alternative à gauche, alors que le premier débat n’a pas commencé et que les primaires n’ont pas encore données leur résultat.

 

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Publié le 12 Janvier 2017

L’OBS nous montre dans son article du mercredi 11 janvier 2016 que les catholiques engagés sont plutôt à droite mais plus Charlie que Manif pour tous, partagés sur l'accueil des migrants, même à gauche. C’est ce que donne une enquête Ipsos pour le groupe de presse Bayard qui dresse un portrait complexe et subtil des "catholiques engagés".

 

Cette grande étude à paraître jeudi dans le quotidien La Croix et l'hebdomadaire Pèlerin a été réalisée sur un échantillon plus large que le segment des catholiques pratiquants. Elle concerne les "catholiques engagés", c'est-à-dire tous ceux qui "revendiquent avoir des engagements spécifiques au nom de leur foi", notamment en paroisse ou dans des mouvements. "Le travail sur les pratiquants accorde un poids déterminant à la messe, alors que son importance doit être nuancée", explique à l'AFP le sociologue Yann Raison du Cleuziou, auteur de l'étude avec son confrère Philippe Cibois.

 

Les "engagés", eux, représentent 23,4% de la population française âgée de 18 ans et plus, soit 11,8 millions. Au total, il ressort que 53,8% des Français se déclarent catholiques, et qu'1,8% vont à la messe chaque semaine. Si 18% de ces catholiques engagés disent avoir manifesté en janvier 2015 après les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher, ils ne sont que 6% à avoir fait de même dans les cortèges de la Manif pour tous en 2012 et 2013. Quant aux migrants, 49% des personnes interrogées veulent les "accueillir tous", 37% estimant au contraire qu'ils constituent "une menace pour l'Europe".

 

Les sociologues ont isolé six sous-catégories parmi ces "engagés". Les plus nombreux (45%) sont les "festifs identitaires", peu pratiquants, orientés vers la droite voire le FN, défiants à l'égard du pape François et hostiles aux migrants. Orientés à gauche, les "saisonniers fraternels" (26%) pratiquent, lors des grandes fêtes, et mettent en avant des valeurs d'hospitalité à l'égard des exilés.

 

On trouve aussi des "conciliaires" (14%), attachés à une Église ouverte après Vatican II, et des "observants" (7%), plus attachés à la Manif pour tous qu'à l'accueil des migrants. À gauche, les "émancipés" (4%) sont attachés à la figure d'un Christ libérateur quand les "inspirés" (4%), à droite, aiment la louange charismatique et la messe en latin, rite ancien auquel un tiers du total des engagés n'est d'ailleurs pas hostile.

 

Cette étude a été achevée fin 2016 sur la base d'une enquête réalisée en juin par Ipsos auprès de 1007 personnes représentatives des "catholiques engagés" dans la population française métropolitaine âgée de 18 ans et plus.

 

Le site de la-Croix.com met un article de Christophe de Galzain ce jeudi 12 janvier intitulé «Quel catholique êtes-vous ?», où vous pouvez faire un test pour savoir si vous êtes parmi les saisonniers, les festifs, les inspirés, les observants, les émancipés et les conciliaires. Pour moi le résultat du test est que je fais partie de la famille des conciliaires et je vois l'Église comme un hôpital de campagne. Seul problème contrairement à ce que dit l'étude, je suis de gauche, pas de droite et du centre droit, ni proche de La Manif pour tous (je vous mets le lien en dessous pour savoir de quelle famille vous faites partie).

 

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Publié le 11 Janvier 2017

Libération.fr dans son Direct du lundi 9 janvier 2017 au titre «Les modalités du scrutin de la primaire de la gauche précisées» nous montre que Christophe Borgel, président du Comité national d'organisation des primaires citoyennes (soir la primaire de la gauche) a détaillé ce matin certains points de l'organisation du scrutin. Il y aura précisément 7 530 bureaux de vote, un chiffre inférieur aux 8 000 annoncés par le premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis le 2 octobre, aux 9.400 de la primaire du PS de 2011 et aux 10 228 bureaux de la primaire de la droite, en novembre. «Il n'y a pas de désert de bureaux de vote», a pourtant assuré Christophe Borgel, Selon lui, le coût du scrutin pourrait grimper jusqu'à 4 millions d'euros (ce qui correspond au coût de la primaire de 2011). Avec une participation de 1 euro demandée, il faudrait donc 4 millions de votant pour que l'opération soit amortie. Les dépenses des candidats ne seront par ailleurs pas plafonnées comme c'était le cas pour la primaire de la droite avec un seuil à ne pas attendre fixé à 1,5 millions d'euros par candidat.

 

Le Point.fr nous monte aussi l’optimisme de Christophe Borgel qui a plaidé ce mardi pour un rassemblement du "camp progressiste", qui va selon lui de Benoît Hamon à Emmanuel Macron, pour le premier tour de la présidentielle. "Dans une dynamique de premier tour, il est clair que si on n'a pas au minimum ce rassemblement de la gauche social-réformiste, progressiste, les chances d'arriver au second tour de l'élection présidentielle sont totalement inexistantes", a mis en garde M. Borgel sur Radio Classique. "Une fois que la primaire sera passée", "je crois qu'à un moment donné, l'ensemble de ceux qui veulent autre chose que le programme de M. Fillon ou celui de Mme Le Pen seront obligés de trouver un chemin de rassemblement", a-t-il affirmé. "Au moins pour la partie de ceux qui ont gouverné, et qui choisissent cette gauche qui veut gouverner, qui va pour moi de Hamon à Macron". "Je ne mets pas Jean-Luc Mélenchon là-dedans, même si, à la fin, il faudra élargir ce rassemblement", a-t-il précisé.

 

Tandis que dans le Live du site LeMonde.fr pour les élections présidentielles 2017 de ce mardi 10 janvier 2017 qui nous montre qu’«Anne Hidalgo envoie ses propositions aux candidats à la primaire». Soutien affiché de Vincent Peillon, Anne Hidalgo entend peser dans les débats de la primaire à gauche. La maire de Paris a en effet envoyé une lettre de cinq pages à chacun des sept candidats dans laquelle elle détaille ses propositions, et notamment les trois chantiers qu’elle estime prioritaires : "lutter contre le changement climatique", "s'attaquer aux inégalités territoriales" et imposer "un renouveau démocratique".

 

Le Direct de Libération.fr nous apprend aussi que lundi 16 janvier, Manuel Valls devait tenir un meeting à Rennes. Mais voilà l'événement «reporté», selon Ouest-France. La raison ? Officiellement, le fait que le ministre de la Défense et président de la région Bretagne, Jean-Yves Le Drian, ne pourra pas être là. Mais difficile de ne pas relever aussi que plusieurs appels à manifester ont été lancés pour accueillir Valls à Rennes, dont une «Farine Party», en référence à l'enfarinement du candidat à Strasbourg, fin décembre.

 

LCI.fr nous apprend qu’alors que la campagne de la primaire organisée par le PS s'accélère, les sept adversaires s'écharpent depuis plusieurs jours sur le revenu universel. Benoît Hamon la défend mordicus pour permettre à tous les Français de disposer d'un "matelas" en cas de coup dur, mais la mesure ne fait clairement pas l'unanimité. Manuel Valls refuse de donner à tous une allocation mais propose un "revenu décent". Son idée serait de fusionner la dizaine de minima sociaux existants pour assurer un revenu d’existence aux plus précaires. En tête des opposants au revenu universel, Arnaud Montebourg qui a éreinté une idée "qui n’a pas de sens". De son côté, la radicale Sylvia Pinel se dit "inquiète face à une telle proposition", qui coûterait selon elle "plus cher que le budget de l’Etat". Pour Vincent Peillon, le risque du revenu universel est "l’effet d’exclusion". "L’idée sous-jacente : c’est le revenu minimum pour tout le monde et puis je ne m’occupe plus de toi", a-t-il estimé auprès de La Vie. François de Rugy se moque pour sa part de cette mesure. "C’est un peu le dernier truc à la mode, si vous me permettez l’expression, ce revenu de base. Mais dès qu’on creuse un peu, plus personne ne dit et ne pense à la même chose", a-t-il déclaré sur i<Télé le 3 janvier dernier.

 

Malgré les critiques Benoît Hamon connaît une poussée comme le montre l’article d’Europe1.fr du mercredi 11 janvier : «Benoît Hamon survolté à Montpellier, Manuel Valls sans passion à Clermont-Ferrand». Alors que Manuel Valls a rassemblé à peine 300 personnes pour son meeting à Clermont-Ferrand. Il a lu son discours sans passion devant un public sans enthousiasme. Ses meetings sont souvent poussifs, des signes d'agacement sont souvent visibles sur le terrain, comme mardi face aux journalistes. On sent depuis le début de cette campagne une certaine fébrilité. Dans le même temps, Benoît Hamon faisait salle comble à Montpellier. Dans une ambiance électrisée, Hamon a "rassuré" les sceptiques.

 

Enfin dans le Direct de Libération.fr du mardi 10 janvier au titre évocateur «Christiane Taubira adresse ses reproches à la gauche qui «a renoncé à ce qui l'identifie» Dans un long entretien donné à l'hebdo le 1 (en kiosque mercredi), Christiane Taubira fustige la gauche qui «a renoncé à ce qui l'identifie» et qui «bute sur ses propres renoncements». Le coupable de ces régressions ? Manuel Valls à qui l'ancienne ministre de la Justice reproche d'avoir fermé la porte au dialogue. La gauche «connaît maintenant un ressac. Pas un reflux, un ressac : elle ne recule pas seulement, elle bute sur ses propres renoncements», poursuit l'ex-garde des Sceaux. Et de déplorer : «Elle s'est soumise à l'hégémonie culturelle de la droite, au sens où l'a analysée Gramsci, en adoptant ses codes et son langage. Elle a renoncé à ce qui l'identifie».

 

Celle qui est partie sur «une désaccord politique majeur» tire également à boulets rouge sur la méthode de l'ancien Premier ministre. «Progressivement, sous cette législature, le mot d'ordre face aux contestations, et parfois aux simples questions, a consisté à intimer silence», a-t-elle ainsi regretté. Et de conclure sur sa candidature à la primaire fantasmée : «Je me présente en 2002, je suis coupable de l'échec de la gauche; je ne me présente pas en 2017, je suis coupable du probable échec de la gauche.» Dans un entretien exclusif à Libération en septembre dernier, Christiane Taubira s'inquiétait déjà de l'éventuelle disparition de la gauche.

 

La primaire de la gauche verra s’affronter les candidats lors de son premier débat le jeudi 12 janvier et nous permettra de voir les différences entre eux. Pour Christiane Taubira il faut que le Parti socialiste revienne aux valeurs de la gauche, tandis que Benoît Hamon a le vent en poupe, alors qu’Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon sont trop confiant.

 

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Publié le 10 Janvier 2017

Le Portugal rend un ultime hommage à Mario Soares

LePoint.fr et Libération.fr nous montrent que ce mardi 10 janvier 2017 que le Portugal rendait un ultime hommage à l'ancien président socialiste Mario Soares, salué comme l'un des principaux artisans de l'avènement de la démocratie, lors d'une cérémonie solennelle précédant son enterrement mardi en fin d'après-midi à Lisbonne.

 

"C'est l'homme qui nous a donné la démocratie et la liberté", a témoigné Maria Albergaria, 57 ans, parmi les milliers de Lisboètes qui ont tenu à faire leurs adieux à ce monument de la vie politique portugaise, décédé samedi à l'âge de 92 ans.

 

Exposée en chapelle ardente depuis lundi au monastère des Hiéronymites, la dépouille de l'ex-chef d'État devait être inhumée au cimetière de Prazeres, destination finale d'un cortège funèbre qui devait s'arrêter brièvement devant le Parlement et le siège du Parti socialiste.

 

Lors d'une cérémonie organisée dans le cloître du monastère, son fils Joao Soares, qui a également fait carrière dans la politique, a loué "l'optimisme, la trempe, le courage, la détermination et l'audace" de l'ex-chef d'État.

 

Recouvert du drapeau national rouge et vert, son cercueil était posé au centre de ce lieu emblématique de l'histoire du Portugal où Mario Soares, alors Premier ministre, avait signé en 1985 le traité d'adhésion du Portugal à la Communauté économique européenne.

 

"En cette heure de deuil national, je veux exprimer notre affection et notre gratitude émue pour tout ce que Mario Soares a été, pour tout ce qu'il a fait", a déclaré l'actuel Premier ministre, le socialiste Antonio Costa, dans un message vidéo adressé depuis l'Inde où il se trouvait en visite officielle.

 

Plusieurs personnalités internationales, dont le roi d'Espagne Felipe VI, le président brésilien Michel Temer et le président sortant du Parlement européen, le social-démocrate allemand Martin Schulz, ont participé à cet hommage. Le président français François Hollande y était représenté par l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin. Egalement présent, l'ex-chef de gouvernement espagnol Felipe Gonzalez a estimé que "Mario Soares restera pour toujours une référence, surtout pour son courage politique et sa passion pour la liberté".

 

Militant antifasciste, il participe au Mouvement d’unité national antifasciste en 1943, en 1961, il rédige le programme d’une «démocratisation» pour le pays et fonde l’Action socialiste en 1964, il est déporté en 1968 dans la colonie de São Tomé, près de la Guinée, puis condamné à l’exil en France en 1970, en Allemagne, il devient fondateur du Parti socialiste portugais en 1973, puis ministre des Affaires étrangères en 1974 et 1975, il amorce avec succès le processus de décolonisation des colonies portugaises, lors des rencontres de Dakar et de Lusaka, deux fois chef de gouvernement entre 1976 et 1978 et entre 1983 et 1985, il fait rédiger une nouvelle Constitution, probablement l’une des plus démocratiques du monde occidental, et mène le Portugal sur la voie de l’adhésion à la Communauté européenne en 1985, en réformant notamment l’agriculture ou en pratiquant la rigueur après 1983, président de la République de 1986 à 1996, il est très populaire et proche des Portugais, puis député européen entre 1999 et 2004, Mario Soares a joué les premiers rôles pendant une quarantaine d'années, incarnant à lui seul l'histoire récente de son pays. Infatigable animal politique, cet avocat de formation avait toutefois subi un cuisant échec lors de l'élection présidentielle de 2006, disputée à 80 ans.

 

Les historiens retiendront surtout son rôle décisif au lendemain de la Révolution des Œillets de 1974, un coup d'État militaire qui a mis fin à 48 ans de dictature et 13 ans de guerres coloniales. Vainqueur des premières élections libres, il avait tenu tête au puissant Parti communiste.

 

"Mario Soares est mon héros. Il y a 43 ans je l'ai accueilli lors de son retour de l'exil et aujourd'hui je le vois partir avec beaucoup de tristesse", a témoigné Francisco Oliveira, 63 ans, présent parmi la foule de sympathisants massée devant le monastère des Hiéronymites.

 

Contemporain de François Mitterrand et Helmut Kohl, Mario Soares, qui se définissait lui-même comme "un homme de convictions et de caractère", a également été le grand artisan de l'intégration de son pays au projet européen. Plus récemment, il avait pourfendu avec virulence la politique d'austérité budgétaire mise en œuvre par le précédent gouvernement de centre droit, en échange d'un plan de sauvetage international.

 

Hospitalisé le mois dernier dans un état "critique" pour des raisons médicales qui n'ont pas été dévoilées, il était tombé dans un "coma profond" le lendemain de Noël avant de s'éteindre en présence de ses proches.

 

Mario Soares était un fervent pro-européen qui a marqué de son empreinte l’histoire politique de son pays pendant quatre décennies comme un fervent défenseur de la liberté et de la démocratie qui ne se gêna pas pour critiquer l’imposition du libéralisme économique en Europe et que beaucoup de socialistes devrait écouter pour à nouveau se mettre au service des peuples.

 

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Publié le 9 Janvier 2017

L’Express.fr nous montre que le pape François a dénoncé ce lundi 9 janvier 2017 dans ses vœux au corps diplomatique la "folie homicide" du terrorisme djihadiste, exhortant une nouvelle fois tous les responsables religieux à "rappeler avec force qu'on ne peut jamais tuer au nom de Dieu".

 

Lors d'un long discours de vœux devant les ambassadeurs étrangers auprès du Saint-Siège, le pape a également évoqué l'accueil des migrants, le désarmement, la lutte contre les changements climatiques ou encore la nécessité de "gestes courageux" pour la paix au Venezuela, au Proche et Moyen-Orient, en Libye, au Soudan et au Soudan du Sud, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo, en Birmanie, en Ukraine et à Chypre.

 

Évoquant les nombreux pays touchés en 2016 par "le terrorisme de matrice fondamentaliste", le pontife argentin a dénoncé cette "folie homicide qui abuse du nom de Dieu pour semer la mort". "Ce sont des gestes vils, qui utilisent des enfants pour tuer, comme au Nigeria. Ils visent celui qui prie, comme dans la cathédrale copte du Caire, ou simplement celui qui se promène dans les rues de la ville, comme à Nice et à Berlin, ou celui qui fête l'arrivée du Nouvel An, comme à Istanbul", a-t-il rappelé. "Je fais donc appel à toutes les autorités religieuses afin qu'elles soient unies pour rappeler avec force qu'on ne peut jamais tuer au nom de Dieu", a-t-il insisté.

 

Pour le pape, le "terrorisme fondamentaliste est un fruit d'une grave misère spirituelle, à laquelle est souvent liée aussi une grande pauvreté sociale", et ne "peut être pleinement vaincu qu'avec la contribution commune des leaders religieux et politiques". Il a ainsi appelé les dirigeants à lutter par "des politiques sociales adaptées" pour "éviter que se forment ces conditions qui deviennent un terrain fertile pour le déferlement des fondamentalismes".

 

Parallèlement, le pape a de nouveau insisté sur la nécessité d'offrir un "accueil digne" aux migrants, estimant qu'"une véritable paix ne pourra jamais advenir tant qu'il y aura un seul être humain violé dans son identité personnelle et réduit à être un simple numéro statistique ou un objet d'intérêt économique". Le pontife argentin, qui ne cesse d'appeler le monde à bâtir des ponts plutôt que des murs, a cependant évoqué le devoir des migrants "de respecter les lois, la culture et les traditions" des pays qui les accueillent, et la nécessité pour les autorités publiques "d'évaluer avec sagesse et prévoyance jusqu'à quel point leur pays est en mesure d'offrir une vie décente aux migrants".

 

Le pape est aussi revenu sur l'Union européenne, "une occasion unique de stabilité, de paix et de solidarité entre les peuples", qui fêtera cette année ses 60 ans : "Face aux poussées qui désagrègent, il est toujours plus urgent de mettre à jour l'idée d'Europe pour faire naître un nouvel humanisme basé sur la capacité d'intégrer, de dialoguer, de générer".

 

Le pape a de nouveau dénoncé la folie homicide du terrorisme islamiste, tout en demandant aux gouvernements de trouver des solutions sociales concrètes pour faire face au fondamentalisme religieux et de faire naître un nouvel humanisme en Europe polluée par les populismes d’extrême-droite en sachant accueillir les migrants.

 

Hier, le pape comme le montre Radio Vatican dans son article «Le Pape appelle à aider les sans-abri victimes du froid» a demandé à l’issue de la prière de l’Angélus aux fidèles de penser «à toutes les personnes qui vivent dans la rue, touchées par le froid et tellement souvent par l’indifférence». «Prions pour eux et demandons au Seigneur de nous réchauffer le cœur pour pouvoir les aider».

 

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