Articles avec #actualites tag

Publié le 22 Janvier 2014

nouvelobs.com nous montre dans son article du mercredi 21 janvier 2014 que le vote de l'article qui supprime la notion de "détresse" pour une femme voulant demander une IVG, a eu lieu après un débat passionné et parfois grave de plus de deux heures.

L'Assemblée nationale a voté mardi soir l'article controversé confortant le droit à l'interruption volontaire de grossesse et rejeté le déremboursement de l'IVG par la Sécurité sociale. Le vote de l'article "5 quinquies C" du projet de loi sur l'égalité femmes-hommes, qui supprime la notion de "détresse" pour une femme voulant demander une IVG, a eu lieu après un débat passionné et parfois grave de plus de deux heures dans un hémicycle aux rangs garnis d'une centaine de députés.

La gauche a fait bloc pour défendre "un toilettage" d'une "formulation devenue obsolète" de la loi Veil de 1975, clamer le droit des femmes à disposer librement de leur corps et dénoncer tout diktat d'un "ordre moral" et tout "retour en arrière" sur l'IVG à l'image de l'Espagne. Nombre de ses oratrices et orateurs, y compris le chef de file des députés PS Bruno Le Roux, ont souligné qu'une IVG n'était "jamais un acte banal" mais une "décision douloureuse" et qu'une femme n'y recourait pas "pour le plaisir" ou comme "moyen de contraception". La ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem a notamment souligné que "l'IVG est un droit à part entière et pas une simple tolérance assortie de conditions".

La droite est apparue plus divisée. La majorité des orateurs de l'UMP, souvent des membres de l'Entente parlementaire pour la Famille, ont plaidé pour supprimer l'article, estimant que cette "modification dogmatique" remettait en cause "l'équilibre" de la loi Veil et refusant toute "banalisation de l'avortement". Ils ont aussi reproché à la majorité de vouloir diviser les Français et de vouloir se "ressouder" autour d'un sujet de société entre "sociaux-démocrates, gauche, Front de Gauche qui n'ont plus grand chose en commun sur le plan économique et social".

Affirmant notamment que "jamais la notion de 'détresse' n'a empêché une femme d'avoir accès à l'IVG" et accusant la gauche de "casser ce qui fait consensus" par seul "intérêt politicien, politicard", le chef de file des députés UMP Christian Jacob a voté contre l'article. Mais des élues comme Nicole Ameline ou Françoise Guégot ont défendu la disparition de la notion de "détresse". "Dénier aux femmes la capacité de juger elles-mêmes, de décider serait un recul juridique et une défaite de la pensée", a lancé l'ancienne ministre de la Parité, pour laquelle si la France "ne sert pas la cause du droit des femmes, elle trahira sa trahison".

A l'UDI, si Sonia Lagarde puis Jean-Louis Borloo ont personnellement soutenu l'article, ils ont regretté qu'il "crée une fracture inutile dans notre société, source de tensions et divisions". L'extrême droite a plaidé pour la suppression de l'article controversé. "Pour défendre quoi qu'on en dise la vie, il faut conserver ces gardes fous qui sont aussi moraux", a estimé Marion Maréchal-Le Pen (FN).

L'amendement d'une quinzaine de députés UMP pour dérembourser l'IVG a été très majoritairement rejeté, par 142 voix contre 7. À l'UMP Jean-Frédéric Poisson qui défendait cet amendement en faisant notamment valoir qu'"avorter consiste à mettre fin à une vie humaine", la ministre a rétorqué qu'il était "insupportable" de vouloir "exclure du droit à l'IVG les femmes les plus modestes". Sur cet amendement-là, Christian Jacob a lui marqué son "désaccord" avec Jean-Frédéric Poisson, affirmant que "l'IVG de confort n'existe pas" et qu'il s'agit d'"un acte médical" pour lequel il est nécessaire de "maintenir le remboursement".

Comme le dit Libération.fr dans son article, au-delà de leur caractère scandaleux, les propos des leaders de la droite devraient être l’occasion de prendre la mesure des conditions concrètes difficiles dans lesquelles aujourd’hui les femmes ont parfois accès à l’IVG en France. Le Planning familial s’en est récemment inquiété. Les moyens manquent, et les structures se fragilisent alors qu’est partie à la retraite la génération de médecins généralistes militants qui, souvent, grâce à des vacations bien peu rémunératrices ont permis au système de fonctionner, en parallèle des services de gynécologie des hôpitaux. S’attaquer à la détresse des centres d’IVG : voilà ce que devrait être le nouveau combat de la gauche en matière de droit à l’avortement. Une belle mise au point.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 20 Janvier 2014

BFMTV.com nous montre dans son article du lundi 20 janvier 2014 : "Manif pour tous" contre le mariage homosexuel, manifestation pour revenir sur le loi autorisant l'avortement à l'instar de l'Espagne, euthanasie, "profanation" de Notre-Dame par les Femen... un collectif de catholiques français monte au créneau contre la politique de l'exécutif.

À l'occasion de la visite de François Hollande au Vatican, ils comptent sur le pape François, en personne, pour relayer leurs inquiétudes mais réfutent toute orientation, et rejettent toute tentative de récupération politique de leur action. Dans ce courrier signé par 85 751 personnes (lundi à 12h30), et publié sur CitizenGo [Une fondation espagnole], ils alertent le souverain pontife "du profond malaise et de l'inquiétude grandissante de nombreux catholiques de France face à la promotion par son gouvernement d'atteintes majeures aux droits fondamentaux de la personne humaine".

C'est faux, La France est particulièrement engagée sur plusieurs thématiques concernant les droits inaliénables de tous les êtres humains : l’abolition universelle de la peine de mort, la lutte contre l’impunité, les détentions arbitraires et les disparitions forcées, le respect des droits des femmes, la lutte contre l’enrôlement d’enfants-soldats ainsi que la lutte contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre.

"Le nombre de signataires montre que notre intuition de départ était juste, assure Julie Graziani du collectif à BFMTV.com. J'aime bien l'idée de lanceurs d'alerte [terme utilisé notamment pour l'ex analyste de la NSA Edward Snowden] et nous vantons les mérites de la démocratie participative. Voire de la désobéissance civile s'il le faut". Démocratie, dans beaucoup de paroisse la Manif pour tous n'a pas laissé le choix aux fidèles, d'ailleurs même s'il est minoritaire ce mouvement veut imposer ses vues dépassées à la société en prenant en otage la république.

Le collectif de jeunes catholiques regroupe "une centaine de trentenaires et de quarantenaires, pères et mères de famille. Nous nous sommes rencontrés à l'occasion des manifestations contre la loi Taubira [pour la mariage homosexuel]", détaille cette mère de famille de trois enfants qui a battu le pavé dimanche aux côté des anti-IVG. Leur ambition est "de faire remonter la réalité du terrain, la réalité de la base".
Plus loin dans leur lettre, ils insistent sur le "malaise, car les catholiques de France qui se sont levés en masse l’an dernier pour crier leur opposition à la loi dite du "mariage pour tous" [...] n’ont pas été écoutés par Monsieur François Hollande. Ces manifestations, bien que non violentes, ont été réprimées dans des conditions indignes". Non violente ? En raison des tensions internes au mouvement, Celles-ci ont été débordées par les éléments les plus extrêmes et les plus à droite.

Le Vatican est déjà informé de leur démarche et les premiers retours sont "bienveillants", assure-t-on. "Très Saint Père vous saurez, bien évidemment, trouver mieux que nous, les mots pour exprimer notre malaise sur l’ensemble des sujets évoqués", écrit le collectif. Pour autant, personne ne fanfaronne : "C'est la décision du pape. Un petit mot en privé [à François Hollande] ce serait bien. Mais bien sûr une intervention publique du pape renforcerait notre position". "Evidemment un infléchissement de la politique en France serait une vraie réussite mais nous n'y croyons pas", précise Julie Graziani.

Une pétition circule aussi sur la Toile pour demander une visite du pape François en France. D'ailleurs, ce mode de "communication directe" à destination du pape est "une nouveauté dans la culture catholique", détaille La Vie.

"On ne s'est pas posé la question, affirme Julie Graziani. Le droit canon permet de s'adresser au pape comme lui peut s'adresser aux fidèles. La personnalité de François et ses appels à s'engager pour sa foi nous ont aussi incités". Le problème, c'est que le pape François ne peut pas juger une loi qui est en dehors de sa juridiction.

La missive doit être remise au pape François par monseigneur Luigi Ventura, nonce apostolique à Paris. Ce dernier doit recevoir les signatures jeudi des mains du collectif. En public ? "On ne veut pas l'embarrasser, prévient-elle. Et on ne sait pas s'il veut de la publicité".

Non, les jeunes catholiques nous ne les voyons pas chez eux, mais plutôt chez la MRJC, la JOC et la JOCF qui nous rendent fier d'être catholiques, car ils se sont désolidarisés des vues de la Manif pour tous et peuvent montrer au pape François qu'il est grand temps que l'Église s'ouvre au monde.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 19 Janvier 2014

BFMTV.com nous montre dans son article du dimanche 19 janvier 2014 qu'ils étaient 16 000 selon la police et 40 000 selon les organisateurs. Des milliers d'opposants à l'avortement ont manifesté dimanche à Paris pour une "Marche pour la vie", contre l'avortement. Une marche soutenue par le pape François et "profondément à l'heure espagnole", explique la porte-parole Virginie Mercier. L'Espagne vient en effet d'adopter fin décembre un projet de loi limitant largement le droit à l'IVG. Pourtant le taux d'avortement ne baissera pas. Les catégories les plus aisées iront à l'étranger. Pour les autres, cet acte sera pratiqué dans des conditions précaires avec des enjeux sur la santé. Les manifestants ont donc défilé aux couleurs du pays : rouge et jaune. Les anti-avortement veulent aujourd'hui prendre appui sur l'exemple espagnol.

À la veille de l'examen à l'Assemblée nationale du projet de loi pour l'égalité hommes femmes, comportant des dispositions controversées, ces manifestants, souvent venus en famille, ont quitté la place Denfert-Rochereau peu après 15h en direction des Invalides, aux cris de "Oui à la vie" ou encore "Viva Espana". Ces opposants traditionnels au droit des femmes à disposer librement de leur corps, se disent pro-life, mais sont en réalité des anti-choix. Il s'agit surtout de sanctionner les femmes pour avoir une relation sexuelle non reproductive.

En France, la législation sur l’avortement pourrait aussi évoluer cette semaine avec la nouvelle loi sur l'égalité examinée à l'Assemblée nationale. Actuellement, la loi de 1975 prévoit que l'avortement est un droit accessible à toute femme "en condition de détresse". Cette condition pourrait bientôt être abandonnée par les députés. Une victoire symbolique pour les pro-avortement sans impact dans les faits. "Le fondamental ne change pas. Puisqu'au niveau de la loi on reste aux 12 semaines de grossesse, et il y a toujours l'exigence de deux consultations", précise Jocelyne Attia, gynécologue dans un centre IVG.

Entre 200 et 300 personnes se sont rassemblées également à Paris dimanche pour défendre l'avortement, en solidarité avec les femmes espagnoles et en réaction à la manifestation anti-IVG organisée quelques kilomètres plus loin à Denfert-Rochereau. "Avorter c'est mon droit, intégristes hors la loi", "mon corps, mon choix, à bas le patriarcat" ou "avortement, t'es pas d'ac ? Dégage réac !", criaient les manifestants, en majorité des femmes, venues place d'Italie à l'invitation du Syndicat du travail sexuel (strass) et de groupes féministes. "La situation n'est pas rose en France pour les femmes qui souhaitent avorter", selon Anne Gauthier, la co-organisatrice de la manifestation pour défendre l'avortement. "L'IVG est faite dans des conditions disparates à travers le pays", a-t-elle expliqué à BFMTV.

Cela est vrai, un certain nombre de lobbies très conservateurs, essayent de remettre en cause les acquis fondamentaux des femmes partout en Europe. Les lobbies anti-avortement d'Europe essaient depuis plusieurs années d'obtenir la reconnaissance du fœtus comme personne humaine. Mais depuis trois ou quatre ans, leurs mouvements ont pris de l'essor et ils ont réussi à mobiliser au-delà de leurs sphères habituelles.

Espérons que le gouvernement pourra mettre en place le "délit d’entrave" qui sanctionnera de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende ceux qui tentent "d'empêcher une interruption de grossesse", soit "en perturbant de quelque manière que ce soit l'accès aux établissements" effectuant des IVG, "soit en exerçant des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d'intimidation". Des exercices auxquels s’adonnent bien volontiers les militants pro-vie.

Des combats plus noble ont lieu en Europe comme ces 200 000 personnes qui protestent à Kiev en Ukraine contre l'adoption de lois répressives, bravant ainsi l'interdiction de manifester. Ces catholiques se sont trompés de combat, car 78 % des Espagnols rejettent le projet de loi qui interdit l'avortement. Les conservateurs sont d'ailleurs derrière les socialistes et pourraient perdre les prochaines élections.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 17 Janvier 2014

20minutes.fr nous montre dans son article du mercredi 15 janvier 2014 que le mouvement qui s’était mobilisé contre «le mariage pour tous» appelle à deux rassemblements à Paris et Lyon le 2 février...

Une affiche montre deux enfants face à un énorme escargot – animal connu pour être hermaphrodite. Une autre représente la silhouette d’un garçon habillé en chevalier et d’une fille avec un déguisement de fée, tous deux clamant «pas touche à nos stéréotypes de genre». Les visuels, dévoilés mardi par La Manif pour tous pour annoncer des rassemblements le 2 février, ont provoqué une déferlante de réactions, entre indignation et railleries. Et ont assuré une publicité inespérée au mouvement, qui n’entend pas ranger les armes en 2014. Après tout le ridicule ne tue pas.

Au lendemain de ce flot de commentaires sur ses affiches, Ludovine de La Rochère, la présidente de La Manif pour tous, plaide pour «l’humour». «Il y a une petite part de provocation», reconnaît-elle, «mais on voulait attirer l’attention sur des questions de fond». Ces questions, selon elle, sont celles engendrées par différents projets gouvernementaux, sur la famille ou l’égalité entre hommes et femmes.

Au cœur des récriminations, figure la vaporeuse «théorie du genre», inventée de toute pièce par La Manif pour tous, que le gouvernement est suspecté de vouloir inculquer aux élèves dès le plus jeune âge. «L’égalité des sexes, c’est un vrai sujet, mais elle ne se fait pas en gommant les différences», juge Ludovine de La Rochère, qui pointe en particulier les «ABCD de l’égalité» expérimentés dans plusieurs académies.

Mais il faut être honnête à ce sujet, l'assignation des femmes et des hommes à des fonctions sociales clivées conditionne encore largement leurs destins sociaux divergents. La recherche de l'égalité doit donc nécessiter de s'attaquer aux représentations collectives et à tous ces stéréotypes qui s'installent dans la tête des enfants dès le plus jeune âge et qui n'amènent pas une réelle égalité entre filles et garçons. Ce n'est pas gommer les différences, c'est gommer les préjugés sexistes dès le plus jeune âge.

Une critique à laquelle Vincent Peillon, le ministre de l’Education nationale, a répondu lors d’une visite lundi dans une école de Villeurbanne (Rhône), qui a mis en place ce dispositif. Selon lui, «il ne s'agit pas de dire que nous nions les différences, c'est tout le contraire, nous les respectons». Son ministère et celui des Droits des femmes souhaitent, à l’aide de ce programme, faire «prendre conscience des attitudes liées aux préjugés». L'égalité réelle est souhaitable, car de minuscules différences observables entre garçons et filles à la naissance peuvent s'amplifier au fil du temps et tout particulièrement sous l'influence des parents, des enseignants, des pairs, et du système culturel au sens large. Ces derniers renforçant involontairement les stéréotypes sociaux sur l'identité sexuelle.

L’explication ne convainc pas ceux qui, hier, défilaient contre le «mariage pour tous» et qui se sont trouvé de nouveaux combats. La loi Famille, soupçonnée notamment d’organiser la «multiparentalité» en créant «un statut du beau-parent», fait partie de ceux-là, comme la PMA, pourtant reportée, ou la GPA, interdite en France, mais contre laquelle «François Hollande devrait s’engager», énumère la présidente de La Manif pour tous. «Nous voulons alerter, et ne pas nous laisser berner», prévient-elle. Le mouvement précise qu’avec deux rassemblements à Paris et Lyon, la mobilisation du 2 février ne «sera pas nationale». Mais que des appels ont aussi été lancés pour des manifestations le même jour à Rome, Madrid, Varsovie, Bruxelles et Bucarest.

Comme le montre l'article du jeudi 9 janvier de Libération.fr, le mot "Familiphobie, est désormais le cri de ralliement de la Manif pour tous, cela vise surtout le statut du beau-parent. Pourtant les pistes envisagées portent avant tout sur des aménagements juridiques, en aucun cas sur un «statut». Depuis le début, la réflexion porte sur de nouvelles «possibilités», comme de permettre à un beau-parent de décider, mais en toute liberté, de léguer des biens à ses beaux-enfants sans être taxé à 60%. De mauvaise foi, La Manif pour tous, veut faire feu de tout bois dès que le mot «famille» apparaît dans un texte. Prêt à tous les amalgames, le mouvement fait un package, comprenant ce projet de loi Bertinotti et un rapport contre l’homophobie qui doit être présenté devant le Parlement européen le 4 février, pour dénoncer un lobby LGBT et antifamille qui menacerait l’Europe entière. D'ailleurs, une des accusations de La Manif pour tous est fallacieuse : l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes, voire aux célibataires, un temps envisagée par Dominique Bertinotti, n’y figure même pas.

Toujours d'une certaine mauvaise foi, La Manif pour tous cherche à faire peur aux gens sans les convaincre et démontre en refusant l'égalité même chez les enfants que sa vision de l'égalité porte surtout sur les préjugés sexistes et non sur l'amour de son prochain.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 11 Janvier 2014

20min.ch dans son article du vendredi 10 janvier 2014 montre que des associations de victimes de vols de nouveau-nés commis en Espagne pendant la dictature franquiste (1939-1975) ont dénoncé dans une lettre «le silence absolu» et l'absence de coopération de l'Église catholique. Le comité doit examiner le 16 janvier l'application par le Vatican de la Convention éponyme.

Les associations «SOS Bébés volés Espagne», «SOS origines Espagne» et la Fondation Racines et droits international réaffirment «la participation de l'Église catholique» dans un «réseau de vente de bébés des années 1930 à 1990», découvert en 2011 en Espagne. Or, «le Vatican a ignoré les demandes répétées d'aide aux victimes de l'Espagne» et l'Église catholique refuse, y compris face aux demandes des autorités judiciaires, de remettre des informations biologiques de mères et d'enfants qui désirent se retrouver, écrit leur avocat Enrique Vila Torres.

Ce dernier dénonce «l'opposition claire manifeste, constante et déterminée des institutions ecclésiastiques espagnoles» de fournir des informations. Il affirme avoir écrit à cinq reprises entre décembre 2012 et novembre 2013 à la conférence épiscopale espagnole, l'archevêque de Valence, le secrétaire d'État du Vatican et directement au nouveau pape François. «Malheureusement, le silence absolu et l'indifférence ont été l'unique réponse», déplore-t-il dans la lettre.

Selon les associations, jusqu'à 300 000 bébés pourraient avoir été volés pendant la dictature de Franco et après la fin du franquisme, en 1975, aucune loi espagnole n'ayant encadré les adoptions avant 1987. Ces bébés étaient enlevés à leurs mères républicaines en vertu d'un décret de 1940 permettant au régime franquiste de s'en emparer s'il estimait que leur future «éducation morale» était en danger. Dans les premières années de la démocratie, le trafic d'enfants s'est poursuivi, dont la vente de bébés, parfois dans des cliniques gérées par des institutions catholiques.

Lorsque ces faits ont été révélés, les autorités espagnoles ont pris des mesures pour faciliter les recherches des familles. Mais de nombreuses plaintes ont été classées sans suite par la justice et l'Église fait systématiquement obstruction, selon les associations. La première et l'une des seules personnes à avoir été poursuivie dans ce vaste scandale, la religieuse espagnole Sœur Maria Gomez Valbuena, est décédée en janvier dernier à l'âge de 87 ans, avant sa deuxième audition par la justice.

La complicité de l'Église espagnole à ce crime odieux d'enlever des enfants à leur mère n'est plus à démontrer, et cela démontre toujours qu'elle n'a pas fait son devoir de mémoire en Espagne puisqu'elle refuse d'aider les associations de victimes.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 7 Janvier 2014

Comme le montre kathweb.at dans son article du dimanche 5 janvier 2014, le débat amené par le Parti Démocrate Italien (PDI) pour la reconnaissance d'un partenariat pour les personnes de même sexe amène le porte parole du Vatican à modérer les déclarations du pape à ce sujet. Pourtant dans cette rectitude morale de la curie romaine se trouve en Italie une voix qui parle de façon favorable dans l'Église sur ce sujet, car un évêque italien a demandé la reconnaissance des partenariats civils voulus par l'État.

Pour l'évêque de Mazara del Vallo, Domenico Mogavero, dans une interview donnée au journal italien, "La Stampa", c'est contraire à la charité chrétienne et au droits de l'homme de traiter ces communautés dans la loi comme si elles n'existaient pas. Cependant, il ne souhaite pas que ces partenariats soient égaux à un mariage. Mais pour lui, il est légitime que ces couples aient des droits comme le transfert d'une pension au conjoint en cas du décès de l'un des deux partenaires.

Le Parti Démocrate Italien (PDI) dirigé par le premier ministre Enrico Letta prit une impulsion politique pour la reconnaissance des partenariats entre personnes de même sexe. Il souhaite s'inspirer du Royaume-Uni, où les couples du même sexe sont en pleine égalité avec les couples mariés. Dans 145 villes et villages, les homosexuels ne peuvent pas s'inscrire sur une liste pour le don du sang.

Cependant la proposition du PDI suscite une controverse au sein de la coalition au pouvoir en Italie. Angelino Alfano (centre droit), le ministre de l'Intérieur, a pris ses distances sur le plan visant à légaliser le partenariat pour les couples de même sexe. Auparavant, Mgr Angelo Bagnasco, président de la Conférence épiscopale italienne avait rejeté la proposition du PDI.

C'est dans ce contexte, que le porte parole du Vatican le père Federico Lombardi fut obligé de faire une mise au point sur les propos du pape François qui avait pourtant appelé l'Église à relever le défi des nouvelles situation familiales, même pour les couples de même sexe. Il faudra bien que l'Église fasse face à une réalité qu'elle ne peut plus ignorer.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 6 Janvier 2014

Le nouvelobs.com dans son article du lundi 6 janvier 2014 nous montre que le Vatican a une nouvelle fois déploré lundi l'interprétation, selon lui erronée et tendancieuse, des propos du pape touchant la question de l'homosexualité que de nombreux médias présentent comme une ouverture et une rupture avec le passé.

Certains médias avaient évoqué une nouvelle ouverture du pape François aux couples homosexuels après la publication, début janvier, d'un échange qu'il avait eu fin novembre 2013 avec les supérieurs des congrégations religieuses et dans lequel il évoquait la situation d'une petite fille élevée par un couple de femmes.

A Radio Vatican, le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi, a jugé "plus qu'évidente" la "distorsion" des propos du pape François, notamment dans les médias italiens, dénonçant leur "instrumentalisation" alors que la question de la reconnaissance des couples homosexuels est d'actualité en Italie. Dès que les médias donne une vision positive du pape François, ils se trompent. Ont-ils peur d'une vision positive ?

Cependant le pape François a reconnu devant l'Union internationale des Supérieures générales que "Du point de vue éducatif, les mariages homosexuels nous lancent des défis que nous avons parfois du mal à comprendre." Il est bon que la hiérarchie y réfléchisse enfin sans préjugés.

Le pape, dans cet entretien, évoquait les défis éducatifs posés à l'Église par le nombre croissant d'enfants de divorcés, prenant l'exemple d'une fille de parents séparés vivant avec sa mère et la "petite amie" de celle-ci. L'éducateur, a précisé le pape, "doit s'interroger sur la façon d'annoncer Jésus-Christ à une génération qui change", en étant "attentifs à ne pas administrer un vaccin contre la foi" aux jeunes.

Il avait alors cité quelques unes de ses "expériences" à Buenos Aires concernant "la préparation nécessaire pour accueillir dans des contextes éducatifs des enfants, des jeunes, qui vivent des situations complexes, particulièrement en famille". Et le pape d'affirmer : "Je me souviens du cas d'une petite fille très triste qui, au final, avait confié à son institutrice : la petite amie de ma mère ne m'aime pas".

Le seul fait que le pape ait cité la situation d'une petite fille dans un couple lesbien avait été considéré comme une ouverture, alors que le pape relevait le malaise d'un enfant dans un couple recomposé. "Le pape ouvert aux couples gays", ont même titré certains journaux italiens.

Le père Federico Lombardi a précisé que le pape entendait parler "de la souffrance des enfants" vivant en dehors de la famille traditionnelle.

Pourtant le pape François alors qu'il était archevêque de Buenos Aires souhaitait qu'on reconnaisse les droits des homosexuels et soutenait les unions civiles, mais pas le mariage entre personne de même sexe. Il ne voulait pas que l'Église prenne une position condamnant des gens, mais plutôt une position de respect des droits de toutes les personnes vulnérables.

Comme à chaque fois qu'un pape évoque l'homosexualité, ses propos sont soumis à des réductions, ont déploré des sources vaticanes. Alors que le pape François rentrait du Brésil en juillet dernier, sa phrase "si une personne est homosexuelle et cherche le Seigneur, fait preuve de bonne volonté, qui suis-je pour la juger ?", avait fait la Une dans le monde entier.

Non, le problème pour la curie est que le pape s'éloigne des politiques réactionnaires en matière de sexualité et propose à ses pairs une certaine compréhension à propos de l'homosexualité. Pour lui, la position ferme de l'Église serait contreproductive. Il adopte une approche modérée sur la sexualité.

Le pape François a convoqué l'automne prochain une assemblée d'évêques (synode) pour traiter de ces questions de la famille. La nouveauté du pontificat est l'approche sans tabou et sans condamnation morale des situations des divorcés et des homosexuels. Ce qui ne veut pas dire que le pape argentin les juge positives.

Comme à l'époque de Jean-Paul 1er, la curie censure ou modifie le sens des propos du pape que donne les journalistes par peur de ce pape qui ne veut pas de discours préparé à l'avance. Le pape François a habilement abordé la question de l'homosexualité en adoptant une approche modérée mais la curie n'est pas prête à abandonner le virage réactionnaire impulsé sous Jean-Paul II.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 5 Janvier 2014

Libération.fr nous montre dans son article du samedi 4 janvier 2014 que les rebelles et les militants en Syrie, engagés depuis près de trois ans dans une guerre contre le régime, ont lancé cette semaine une «deuxième révolution», cette fois-ci contre des jihadistes affiliés à Al-Qaïda qu’ils accusent des pires abus.

Depuis vendredi, de violents affrontements opposent trois coalitions rebelles à l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL), un groupe qui était jusqu’à il y a peu l’allié de la rébellion face aux forces du président Bachar al-Assad. Signe des ramifications du conflit syrien dans les pays voisins, ce même groupe extrémiste sunnite vient de s’emparer de la ville irakienne Fallouja après des combats sanglants avec les forces gouvernementales et de revendiquer un attentat suicide au Liban contre un bastion du Hezbollah, parti chiite qui combat aux côtés du régime syrien.

En Syrie, face à la multiplication des enlèvements et des décapitations attribués par les militants à l’EIIL depuis l’été 2013, dont le récent assassinat d’un médecin rebelle, des bataillons insurgés ont déclaré une guerre ouverte au groupe extrémiste. L'«Armée des Moujahidines», une nouvelle alliance de rebelles, s’est engagée vendredi à «combattre l’EIIL», accusé d'«enlever, torturer et tuer des commandants (rebelles) et des militants», des accusations souvent lancées également par l’opposition politique. Celle-ci a d’ailleurs a annoncé samedi son «soutien total» aux tentatives des rebelles de «libérer les villes de l’oppression autoritaire de l’EIIL», accusé d’avoir «volé» la révolution contre Assad.

Outre l’Armée des Moujahidines, le Front islamique --la plus puissante coalition rebelle en Syrie-- et le Front des révolutionnaires de Syrie, sont également engagés dans le combat. Dans les provinces d’Alep et d’Idleb (nord et nord-ouest), au moins 36 combattants membres ou proches de l’EIIL ont été tués et une centaine d’autres ont été capturés par ces rebelles depuis vendredi, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), faisant état d’au moins 17 rebelles tués dans ces mêmes combats. «Ce sont les plus affrontements les plus violents entre les deux bords. Il s’agit d’une attaque organisée des rebelles contre les postes de l’EIIL» dans ces régions, qui échappent en majorité au régime, a expliqué l’OSDH.

Le régime syrien a toujours affirmé combattre des «terroristes extrémistes», sans faire de distinction entre opposants politiques, combattants rebelles et jihadistes. Mais avec ce nouveau front entre extrémistes et rebelles, les militants se sont félicités de cette «seconde révolution», où ils souhaitent combattre à la fois le pouvoir à Damas et la «terreur» imposée par l’EIIL, qui prône une version extrême de l’islam.

«La révolution est revenue sur son droit chemin», a commenté Ibrahim al-Idelbi, un militant d’Idleb sur sa page Facebook. «Le 3 janvier 2014 : début de la révolution contre l’EIIL», a écrit Ammar, un militant de la région côtière de Lattaquié. «Les gens en ont marre de l’EIIL», a affirmé Abou Leila, autre militant d’Idleb. «Ils ont pris des routes qui étaient aux mains des rebelles avant de s’en retirer, laissant la voie libre à l’armée».

L’opposition a d’ailleurs récemment accusé l’EIIL de collusion avec Damas, estimant que le groupe jihadiste, au départ le bienvenu car bien organisé et armé, servait les intérêts du régime. Le groupe, qui milite ouvertement pour un Etat islamique en Syrie et est particulièrement puissant à Raqa (nord), est accusé d’imposer le voile aux écolières dans certaines régions rebelles, de détenir des centaines de militants ou des personnalités comme prêtre jésuite Paolo Dall’Oglio ou encore de décapiter des citoyens sur une simple accusation de blasphème. A Alep, la métropole du nord, de nombreux manifestants sont sortis vendredi et samedi pour dénoncer à la fois ce groupe et le pouvoir à Damas. «Ecrasons l’EIIL et Assad !», ont-ils scandé.

Dans le même temps à Genève, l’organisation Médecins sans frontières (MSF) a annoncé que des ressortissants belge, danois, suédois et suisse figuraient parmi ses cinq employés enlevés par un groupe inconnu dans le nord de la Syrie. Parallèlement, le principal bloc au sein de l’opposition en exil a annoncé qu’il ne participerait pas à la conférence de paix qui doit débuter le 22 janvier en Suisse. Le Conseil national syrien (CNS) maintient qu’il refuse de négocier avant d’obtenir des garanties sur un départ du président Assad. «Les rebelles sur le terrain rejettent également» la conférence en Suisse, selon un membre du CNS, Samir Nachar. «Cela signifie qu’elle n’aura pas lieu», a-t-il ajouté.

C'est une excellente nouvelle, la résistance en Syrie s'est enfin unie contre ses deux ennemis communs L'EIIL et Bashar al Assad. D'ailleurs devant leur perte dans l'ouest de l'Irak, L'EIIL vient de lancer un ultimatum de 24 heures ce samedi 4 janvier aux résistant syriens à Alep pour se rendre, où 36 hommes de leur hommes viennent de mourir. Le vent tourne en faveur des modérés et l'EIIL menace d'abandonner les zones libres à la dictature syrienne. Ce qui est maintenant un preuve pour la résistance syrienne que les Islamistes étaient et resteront toujours au service de Bashar al Assad. le jeu de dupe est fini.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 30 Décembre 2013

Libération.fr nous montre dans son article du dimanche 29 décembre 2013 que des dizaines de milliers de catholiques se sont rassemblés dimanche à Madrid pour une grande messe annuelle en défense de la famille, quelques jours après la présentation par le gouvernement conservateur d’un projet de loi supprimant quasiment le droit à l’avortement en Espagne.

Chantant des chants de Noël, agitant des drapeaux de leurs régions et de divers pays dont la France, les fidèles estimaient pour beaucoup avant le début de la messe que le gouvernement devait aller plus loin en interdisant complètement l’avortement. «La nouvelle loi sur l’avortement est insuffisante car elle permet encore d’en pratiquer», affirmait Ignacio Gonzalez, un agent commercial âgé de 49 ans venu de Murcie, à 400 kilomètres de la capitale, avec son épouse et ses six enfants. «Il faut aller encore plus loin, car il ne faut pas d’avortement du tout: c’est un crime», lançait Maria Cardador, âgée de 82 ans, venue en autocar depuis les environs de Cordoue, à 400 km au sud. «Ils tuent tellement de petits enfants dans ces cliniques, il faudrait les fermer», ajoutait-elle.

L'engagement à l'égalité et au droit de décider pour les femmes n'est pas le premier souci de ces fidèles. Comme le montre cette loi certains droits et libertés sont décidés sans le consentement des citoyens. D'ailleurs en 2012, 64% des catholiques pratiquants ont montré qu'ils seraient contre une telle restriction de l'avortement. Cette loi est surtout le paiement des dettes contractées par Mariano Rajoy à l'Église espagnole. Oui, en Espagne, une minorité intégriste décide pour toute la population.

Cette messe, convoquée tous les ans par l’archevêché de Madrid, avait rassemblé jusqu’à plusieurs centaines de milliers de personnes sous le précédent gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero (2004-2011). À l’époque, de nombreux fidèles dénonçaient les réformes phares du gouvernement socialiste, comme la légalisation du mariage homosexuel en 2005 et l’adoption en 2010 de la loi sur l’avortement, qui l’autorise jusqu’à 14 semaines de grossesse et jusqu’à 22 semaines en cas de malformation du fœtus.

Conformément à une promesse de campagne en 2011 de Mariano Rajoy, l’actuel gouvernement conservateur qu’il dirige a adopté le 20 décembre en Conseil des ministres un projet de loi qui n’autorise l’avortement que lorsqu’il y a un danger prouvé pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme, ou en cas de viol ayant fait l’objet d’une plainte préalable. Ce texte a de fortes chances d’être adopté au Parlement, où le Parti populaire au pouvoir a la majorité.

Comme le montre le Point.fr dans son article du vendredi 27 décembre, il suffit de voir l'aplomb du ministre espagnol de la Justice, Alberto Ruiz Gallardon à ce sujet."Nous avons rédigé la première loi qui reflète l'opinion majoritaire des citoyens européens", affirme Alberto Ruiz Gallardon dans un entretien publié par le journal conservateur espagnol ABC. Il faudrait qu'il me dise d'où il tient une telle opinion, car on ne dit pas une telle chose sans la confirmer. "Je suis convaincu que cette initiative aura une suite dans d'autres parlements d'autres nations européennes", poursuit le ministre du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy. "C'est la loi la plus avancée et progressiste que ce gouvernement a introduite" depuis son arrivée au pouvoir fin 2011, ajoutait vendredi le ministre de la Justice. Très drôle, car le progressisme est la volonté d'instaurer un progrès social, des réformes, par opposition au conservatisme. Une reculade, un progrès, il faut avoir un sacré culot pour dire que les femmes qui n'ont plus le droit de disposer de leur propre corps est une réforme. "Nous savons que nous avons fait quelque chose qui n'a pas de précédent en Europe au cours de ces dernières décennies: en finir avec le mythe de la supériorité morale présumée de la gauche", lançait le ministre. C'est sans précédent de montrer clairement qu'en Espagne, qu'on entend plus l'Église dont la hiérarchie est composée de vieux célibataires et dont la désaffection est plus que visible que les femmes qui savent mieux que les hommes ce qui est bon pour elles. En réalité, Alberto Ruiz-Gallardon tenterait en fait de plaire à cette extrême droite ultra-catholique qui est peut-être minoritaire mais très puissante économiquement.

Dimanche, la messe avait été convoquée sur le thème «La famille est un lieu privilégié pour l’annonce de l’Évangile à toutes les nations». Sur une scène surmontée d’une grande croix blanche, l’archevêque de Madrid, Antonio Maria Rouco Varela, autrefois très virulent à l’encontre des réformes socialistes, a déploré le manque d’engagement solide dans la vie personnelle. «Même le don de la vie n’est pas perçu comme définitif et inviolable, et dès lors, le don de l’amour non plus», a-t-il déclaré. L’angélus prononcé à Rome par le pape François avait auparavant été diffusé en direct à la foule. Pour Emilio Alponzeca, un marin âgé de 51 ans originaire de Lepe, dans le sud de l’Espagne, le projet de loi est «plus ou moins identique» à celle en vigueur. «On ne peut pas prendre une vie», ajoutait-il. Il faut qu'ils suivent le pape François qui ne juge pas et pardonne, il a en effet appelé à mieux accueillir et accompagner les femmes qui ont avorté.

La numéro deux du parti socialiste, très critique envers le projet de loi, Elena Valenciano, affirmait dimanche dans un communiqué que «le premier à se féliciter» du nouveau projet de loi avait été l’archevêque de Madrid. «La hiérarchie catholique en Espagne a toujours voulu - et elle l’a fait pendant des siècles! -gouverner la sexualité et l’utérus des femmes, dont les évêques se sont toujours méfiés», écrivait-elle.

Elena Valenciano a tout à fait raison, il suffit de voir le soutien de Francisco Javier Martinez, l'archevêque de Grenade à de l'ouvrage de Costanza Miriano intitulé "Cásate y sé sumisa" ("Mariez-vous et soyez soumise") dont il est responsable de la publication. Et cet ouvrage de Costanza Miriano, ne respire pas l'hommage au droit des femmes, il suffit de regarder quelques passages : "Nous les femmes nous aimons l'humiliation parce que c'est dans l'intérêt de tous", "Quand votre mari vous dit quelque chose, vous devez l'écouter comme si c'était Dieu qui vous parlait". Il est sûr que l'Église en Espagne défendra un ouvrage de ce type. La ministre espagnole de la Santé, Ana Mato, a demandé le retrait de cet ouvrage qu'elle considère comme "irrespectueux envers les femmes". La réponse de l'archevêque aux femmes est : "C'est ridicule et hypocrite". Selon lui, une société qui autorise l'avortement est nettement plus violente. Donc, quand l'Église ne sait pas répondre aux femmes, il la résume à l'avortement. Cela montre que la méconnaissance des femmes au sein de la hiérarchie de l'Église en Espagne.

Mais bon cette Église espagnole sentant bon la naphtaline qui dans sa pratique a tout de l'intégrisme commence à voir ses chances s'envoler avec l'envie du pape François de gouverner autrement car l'expertise de Mgr Antonio Maria Rouco Varela pour trouver des ennemis et de leur promettre l'enfer est directement en opposition avec le pape qui veut ouvrir l'Église aux périphéries. Mgr Antonio Maria Rouco Varela ne semble pas correspondre au profil que souhaite le pape François. Il est grand temps qu'en ces lieux l'Église change son langage, car la dureté n'amène que la chute.

Merci !

Espagne : grande messe en défense de la famille

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 29 Décembre 2013

actu.orange.fr, BFMTV.com, LeMonde.fr et TF1.fr nous montrent dans leurs articles du samedi 28 décembre 2013 que le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls veut lancer une contre-attaque contre Dieudonné qu'il ne considère plus comme un comique et qui s'apprête à partir en tournée dans toute la France.

Dieudonné pourra-t-il continuer à donner des spectacles ? Le ministère de l'Intérieur étudie tous les moyens pour faire interdire ses "réunions publiques" de Dieudonné. Et il va adresser "dans les prochains jours" une circulaire aux préfets les invitant à évaluer le risque de trouble à l'ordre public induit par les représentations de l'humoriste controversé Dieudonné. Envoyée avant le début de la tournée de son spectacle "Le Mur" qui commencera le 9 janvier.

Dans une interview accordée au Parisien de samedi, Manuel Valls explique qu'une "nouvelle limite, extrêmement grave, a été franchie. Quand on s'en prend avec une telle hargne à des journalistes (Frédéric Haziza et Patrick Cohen) du fait de leur patronyme, du fait qu'ils sont juifs, ce n'est pas tolérable. Quand Dieudonné insulte la mémoire des victimes de la Shoah, c'est insoutenable. Ça suffit. Il faut casser cette mécanique de haine."

Il s'inquiète également des troubles à l'ordre public et considère qu'un seuil a été franchi le week-end dernier. Deux opérations commando ont en effet été menées à Lyon et Villeurbanne, contre des personnes accusées d'avoir fait le geste de la "quenelle". Pour cela Manuel Valls ne veut "écarter aucune possibilité, y compris un durcissement de la loi" et "espère" parvenir à une interdiction dès 2014.

"La liberté d'expression est sacrée mais le racisme et l'antisémitisme sont des délits. Depuis longtemps, Dieudonné n'est plus un comique et sa démarche ne relève plus de la création. Pour tout dire, il ne fait plus rire personne. Ses spectacles sont devenus des réunions politiques où il déverse sa haine", adresse Manuel Valls aux défenseurs de la liberté de création et d'expression.

Les avocats de Dieudonné dénoncent "une censure" et estiment que la question des troubles à l'ordre public est "un motif totalement fallacieux". Face aux attaques, l'avocat de Dieudonné, Me Jacques Verdier, a réaffirmé vendredi que "jamais un spectacle de Dieudonné n'a été interdit", ajoutant que "chaque fois qu'un arrêté est pris, on le fait suspendre." "C'est un acte que l'on veut être de censure", a-t-il poursuit. De plus, le risque de trouble à l'ordre public est un "motif totalement fallacieux" selon l'avocat de l'humoriste. "Cela impliquerait qu'il y aurait des risques de manifestations préalables ou postérieures à ce spectacle, or depuis des années que Dieudonné organise ses spectacles, il n'y a jamais eu le moindre accident".

Comme le dit Clotilde Chapuis, présidente de la LICRA en Gironde dans un article du nouvelobs.com du vendredi 27 décembre 2013: "Leur défense est toujours la même depuis le début. Je vais leur répondre très clairement : la liberté d'expression s'arrête là où la loi l'autorise ou l'interdit. En l'occurrence, le racisme et l'antisémitisme ne sont pas des opinions mais des délits répréhensibles. Quand Dieudonné regrette que les chambres à gaz n'existent plus pour le journaliste [de France Inter] Patrick Cohen, on ne peut plus parler de liberté d'expression. D'autant plus qu'il a déjà été condamné à sept reprises pour des propos à caractère antisémite ou plusieurs fois pour des injures à caractère racial. Ce sont des actes délictuels qu'il faut clairement condamner."

Avant même la diffusion de la circulaire ministérielle, le préfet de la région Paca, Michel Cadot, a annoncé samedi "procéder à un examen vigilant des conditions de tenue" du spectacle de Dieudonné, programmé le 2 février à Marseille. Le préfet de région Aquitaine, Michel Delpuech a annoncé aussi samedi dans un communiqué qu'il travaillait dans la même direction dans le cadre du spectacle prévu le 26 janvier à Bordeaux. "Dans le contexte des propos et déclarations à caractère raciste et antisémite de Dieudonné M'Bala M'Bala, plusieurs organisations, notamment la Ligue Internationale contre le Racisme et l'Antisémitisme (Licra), ont déjà saisi le Préfet pour appeler son attention sur les risques de troubles à l'ordre public que peut susciter ce spectacle", avance le texte.

De son côté, le maire UMP d'Orléans a déclaré sur LCI qu'il ne voulait pas de Dieudonné dans sa ville. "Je demande aux préfets de déclarer qu'il y a trouble de l'ordre public de telle sorte que le spectacle n'ai pas lieu", a expliqué Serge Grouard, estimant qu'on "ne peut pas passer cela". "C'est l'autorité de l'Etat que je sollicite", a-t-il déclaré

Le jour même des annonces de Manuel Valls, le joueur de football Nicolas Anelka s'est fait remarquer en fêtant samedi un but avec une «quenelle», un geste créé par Dieudonné et imité par ses fans que l'ancien attaquant de l'équipe de France a ensuite justifié. «Ce geste était juste une spéciale dédicace pour mon ami humoriste Dieudonné», écrit-il sur Twitter. «Une provocation choquante, écœurante » écrit la ministre des sports Valérie Fourneyron sur son compte Twitter. D'autant que ce n'est pas une première pour «l'enfant terrible» du football français, qui avait déjà été vu en train d'effectuer une quenelle en compagnie de Dieudonné.

Samedi soir, le Congrès juif européen a appelé samedi les responsables de la Premiere League anglaise de football à suspendre le Français Nicolas Anelka. Dans un communiqué de son président Moshe Kantor, il qualifie cette «quenelle» de «salut nazi inversé» et «appelle à ce que Nicolas Anelka soit suspendu». De son côté, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) a dénoncé dans un communiqué «la lâcheté du soutien de Nicolas Anelka à Dieudonné», assurant «qu’à l’instar de Dieudonné qui se cache sous le masque de l’humour, les personnes qui miment le geste de la "quenelle" n’assument pas leur antisémitisme». Dimanche, c'est la Grande Mosquée de Paris qui a condamné «énergiquement tout acte ou propos à caractère antisémite ou raciste dans le monde sportif». Dans un communiqué, signé par Dalil Boubakeur, recteur de l’Institut musulman de la Grande Mosquéee de Paris, celle-ci qualifie la «quenelle» de «geste hybride entre le salut nazi et le bras d’honneur inversé», ajoutant que le sport représente «des valeurs hautement humanistes et universelles de paix, de convivialité et de fraternité». Selon certains médias anglais, le geste d'Anelka pourrait être examiné et éventuellement sanctionné par la Fédération anglaise de football (FA).

Samedi soir, quelque deux cents personnes se sont réunies devant le théâtre de la Main d'Or à Paris (XIe), dans lequel se produit Dieudonné. Certains ont reproduit le geste de la quenelle, tandis que d'autres scandaient "Dieudonné président" ou "Valls démission". Ce qu'ils ignorent, c'est qu'en France, la liberté d'expression a des limites fixées par la loi. C'est à ce titre que Dieudonné a été condamné à plusieurs reprises ces derniers temps et qu'il risque d'être à nouveau poursuivi pour un dérapage violent visant le journaliste Patrick Cohen.

Il est grand temps d'en finir avec la mécanique de haine initiée par Dieudonné qui ne fait plus rire personne et qui devrait se taire au vu des choses nauséabondes qu'il a dites. Au lieu de cela, il essaye de se faire passer pour un martyr mais quand on utilise des propos antisémites on est tout sauf innocent. La liberté d'expression n'est pas à confondre avec la haine de l'autre.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0