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Publié le 25 Avril 2012

En marge des traditionnelles manifestations du 1er mai, le candidat de l'UMP souhaite un grand rassemblement où il veut défendre, dit-il, le "vrai travail". Mais ce rassemblement de droite qui se tiendrait, selon son équipe de campagne, au Champ-de-Mars à Paris (VIIe arrondissement) est perçu comme une tentative de division par la gauche et inquiète la CFDT qui a réagi.

 

C'est la nouvelle notion avancée par Nicolas Sarkozy, celle du "vrai travail", en opposition à l'assistanat. Une notion déjà plus ou moins mise en avant l'année dernière quand Laurent Wauquiez, le ministre des Affaires européennes a proposé de faire travailler quelques heures les bénéficiaires du RSA. Une proposition qui a suscité une forte polémique, même dans les rangs de la droite.

 

«Le 1er mai, nous allons organiser la fête du travail mais la fête du vrai travail, de ceux qui travaillent dur, de ceux qui sont exposés, qui souffrent, et qui ne veulent plus que quand on ne travaille pas on puisse gagner plus que quand on travaille», a lancé Sarkozy ensuite à la presse. J’aimerai que Sarkozy fasse l’expérience d’être au chômage comme 4 millions de français qui recherchent également un travail, et qui pour cela font des formations et des entretiens d’embauche. Le résultat est souvent un emploi précaire ou aucune proposition d’emploi.

 

Cette fois, c'est le ministre de l'Agriculture, Bruno Lemaire qui en remet une couche. Le responsable du programme de l'UMP met dos à dos ceux qui, dit-il, travaillent dur toute la journée et ceux qui vivent des revenus de l'assistanat. Un appel du pied à l'électorat du Front national. L'autre catégorie prise à partie : celle des syndicats. Depuis le début de sa campagne, Nicolas Sarkozy dénonce ceux qu'il appelle les "corps intermédiaires" accusés de faire de la politique plutôt que de défendre les intérêts des salariés. Sans les syndicats et leur travail, le droit du travail n’existerait pas en France.

 

«Avec Sarkozy, les vrais travailleurs auront droit à une vraie hausse de la TVA, une vraie taxation des mutuelles et un vrai gel du Smic», prévient Alain Vidalies, chargé du pôle «emploi, travail» dans l’organigramme de Hollande. Pour le député PS joint par Libération.fr, la contre-manifestation de la droite «est une provocation» qui s’inscrit dans «la stratégie de tension sociale de Sarkozy, sans aucun respect pour les organisations syndicales». Le parti socialiste prévoit, comme les autres années, de se rassembler sur un point fixe à Paris «pour saluer le cortège et respecter l’indépendance des syndicats».


Jean-Luc Mélenchon, qui s’était dit disponible auprès des syndicats pour grossir les cortèges du 1er mai, accuse, lui, Sarkozy de vouloir «une radicalisation du combat». Peu avant, le conseiller du candidat du Front de gauche, Eric Coquerel, avait fustigé une «déclaration de guerre aux travailleurs» et un «clin d’œil supplémentaire» à l’extrême droite: «Ça me fait penser au Front national qui depuis des années essaie de concurrencer la fête des travailleurs et les syndicats en essayant de préempter le 1er mai.» Le NPA prête carrément à Sarkozy des «accents de Pétain» pour«gagner les voix» de Marine Le Pen. Et le sénateur (EELV) Jean-Vincent Placé se scandalise d’une«provocation préméditée» pour «courir derrière les voix» du Front national. Ce n’est pas faux, mais il ne faut pas exagérer, car tout l’UMP n’est pas derrière ce fait. Les chiraquiens l’ont montré.

 

Depuis Quimper, François Hollande lui a répondu, avertissant qu’il ne comptait pas faire du 1er mai «une fête des uns contre les autres, une fête de tous ceux qui travaillent ou qui voudraient travailler». Son directeur de campagne, Pierre Moscovici, a dénoncé à son tour la formule «des plus ambiguës» de «vrai travail». Il est vrai que cette formule sert à diviser ceux qui travaillent avec ceux qui n’ont pas le bonheur de travailler, et ce n’est pas bon de diviser un pays qui propose l’égalité à tous.

 

On se rappelle que la CGT et la CFDT ont été vivement critiquées par le chef de l'Etat lors des mouvements autour d'Arcelor Mittal et Seafrance. Tandis que Sarkozy a, tout au long de sa campagne de premier tour, torpillé les syndicats, entre autres «corps intermédiaires», les accusant de «faire de la politique» plutôt que de «défendre les intérêts des salariés», la CFDT a exprimé son «inquiétude». «Au lendemain du premier tour, il est inquiétant d’entendre des responsables politiques s’auto-désigner uniques représentants des travailleurs en voulant détourner l’objet du 1er mai», a déclaré dans un communiqué la commission exécutive de la centrale de François Chérèque, réunie lundi. Il n’est pas bon de détourner cet événement si symbolique où tous ont leur place, même ceux qui recherchent du travail.

 

Dans le discours sarkozyste du 24 avril, les 18% de la candidate du Front national sont là pour «réveiller» la droite. Ce réveil, il entend bien le démontrer le 1er mai, en organisant à Paris sa fête du «vrai travail». Ces électeurs, il leur donne rendez-vous à Paris, place du Trocadéro, le 1er mai pour fêter «la France fière et pudique», la France qui «aime le travail», qui veut manifester «son attachement à la famille» et tient à transmettre à ses enfants son patrimoine, «fruit des années de labeur et de sueurs». Il n’avait jamais été aussi explicite, jugeant Marine Le Pen «compatible avec la République». La haine de l’étranger et le retour en arrière n’est pas vraiment compatible avec la République.

 

Nicolas Sarkozy en opposant les travailleurs aux chômeurs, montre qu’il n’est pas le président du rassemblement, mais de la division. Force est de constater que si l’UMP continue ainsi, il va trahir le gaullisme et y perdre son âme. Mais le mal est déjà fait, comme en Europe où les régimes de droite se sont alliés à l’extrême droite, laissant comme seule force réelle d’opposition la gauche. La droite doit se réveiller avant de perdre son âme. Et le vote catholique ne doit pas porter sur des intérêts individuels mais sur le bien commun, et ce n’est pas le cas ici.

 

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Publié le 23 Mars 2012

Le Portugal au ralenti ce jeudi, première grève générale de l’année pour protester contre la politique d’austérité du gouvernement. C'est la première grève générale depuis le début de l'année.

 

Un mouvement à l’appel du plus important syndicat au Portugal la CGTP. La CGTP, le plus important syndicat du Portugal, cherche par ce mouvement social à arrêter l'activité du pays. L'adhésion était "un peu plus faible" que lors des derniers mouvements de grève.

 

La grève touche principalement les transports dans les principales villes du pays. Des manifestations sont prévues dans la journée. “Occupez les rues, bloquez tout”, c’est l’un des slogans adopté par les grévistes. “Cette grève est liée aux mesures de la troïka, comme la suppression de deux salaires par an, les 13ème et 14ème mois, explique une manifestante. Les fonctionnaires comme les salariés des transports publics ont souffert de ces suppressions.” Le défilé des syndicats s'est dirigé dans le calme vers le parlement portugais, où il devait être rejoint par les mouvements de jeunes “indignés”.

 

A l'appel de la centrale syndicale CGTP, des salariés de divers secteurs se sont mis en grève jeudi au Portugal pour protester contre la politique d'austérité du gouvernement, ce qui a fortement perturbé la circulation des transports publics à Lisbonne, provoqué la fermeture de ports et la paralysie du trafic ferroviaire.

 

La CGTP s’est lancée seule dans la bataille. Contrairement à son allié traditionnel l’UGT, la centrale n’accepte pas les réformes visant à assouplir le marché du travail, des réformes facilitant les procédures de licenciement et réduisant les indemnités des salariés. Alliée de l'opposition socialiste, l'UGT craint que le Portugal ne connaisse le sort de la Grèce sans politique d'austérité. Cette réforme annoncée par le gouvernement du Premier ministre Pedro Passos Coelho sera la semaine prochaine au parlement, où la coalition de droite dispose d'une confortable majorité.

 

Outre les transports, les écoles, les hôpitaux, les tribunaux, les musées, ou encore le ramassage des ordures ménagères furent perturbés.

 

La CGTP a eu raison même seule de s’opposer à cette reforme qui n’en a que le nom qui est un recul net dans le domaine social depuis l'instauration de la démocratie au Portugal en 1974. Voilà pour faire plaisir aux marchés, des gouvernements ont oubliés de servir d’abord le peuple plutôt que les marchés financier et cela est injuste.

 

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Publié le 22 Mars 2012

Le cardinal français Jean-Louis Tauran, responsable du dialogue interreligieux au Vatican, a jugé mercredi que le fanatisme de l'auteur de la tuerie de Toulouse obligeait "les communautés de croyants à redoubler d'efforts dans l'éducation à la paix".

 

Interrogé par l'agence d'informations religieuses I.Media, Mgr Tauran a souhaité, face au risque de renforcement du communautarisme, que "les croyants se rencontrent, non seulement dans un dialogue oral, mais aussi dans un dialogue de charité qui permette de relever le défi qui est devant nous: aider le monde à vivre en paix et en harmonie, vivre la diversité dans la communion et respecter la dignité humaine de chaque personne".

 

«On ne peut que rappeler que les croyants insistent sur la nature essentiellement transcendante de la personne humaine, créée par Dieu, maître de la vie et de la mort», a aussi affirmé le cardinal. Cette nature transcendante, a-t-il assuré, «est une constante que l’on trouve au cœur du dialogue interreligieux».

 

Le cardinal avait dénoncé la semaine dernière à la chaîne de télévision Al-Jazira le «choc des ignorances» entre musulmans et chrétiens. «Nous avons réussi à éviter le choc des civilisations, nous allons chercher à éviter le choc des ignorances», note le cardinal français, fustigeant l’«analphabétisme religieux».

 

Le Vatican et les Eglises françaises ont exprimé leur totale solidarité avec les victimes juives, et rejeté, tout comme les autorités musulmanes et juives, tout amalgame entre l’islam et le crime de Toulouse. La France compte les plus fortes communautés juive et musulmane en Europe, avec respectivement plus de 500 000 et plus de 4 millions de personnes.

 

Comme l’a montré la tuerie de Toulouse, toutes les communautés se sont unies contre le fanatisme qu’elles soient croyantes ou non, pour montrer que face à la bêtise humaine tous peuvent être ensemble pour la paix afin d’éviter des amalgames douteux. Et le cardinal Jean-Louis Tauran dans ce cas a une nouvelle fois montré sa finesse et son sens du dialogue.

 

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Publié le 5 Mars 2012

Les habitants de Wukan, bourgade du Sud de la Chine devenue célèbre après une rébellion contre ses cadres communistes corrompus, ont voté samedi et dimanche lors d'un scrutin municipal inédit dans le pays du parti unique.

 

Avec l'aval des autorités communistes, ce village côtier de la province du Guangdong a pu organiser un scrutin ouvert au cours duquel les électeurs ont choisi librement les sept membres de leur comité de village. Une bonne chose.

 

«Nous avons tous le sentiment que c'est un succès. Ça a eu une grande influence sur les gens et je crois que ça a contribué à augmenter la conscience des habitants de Wukan», a déclaré Hong Tianbin, chef d'un comité désigné pour superviser l'élection.

 

Les 13 000 habitants de Wukan étaient entrés en rébellion en décembre dernier, exaspérés par des saisies de terres depuis des années. Il est tout à fait normal qu’ils se soient soulevés pour reprendre ce qui leur avait été pris.

 

En dépit de la censure, ce soulèvement avait été très suivi sur les microblogs en Chine et le village de pêcheurs était rapidement devenu un symbole de l'aspiration démocratique en Chine, pays dirigé depuis six décennies d'une main de fer par le Parti communiste. La démocratie n’est pas un mot, c’est une aspiration de tous les hommes à vivre libre et ce village en est le porte étendard en Chine.

 

Les habitants avaient chassé les cadres accusés d'avoir saisi des terres pour les vendre à des promoteurs, avant que la répression ne se déchaîne. La bourgade avait été soumise à un blocus, les leaders de la révolte arrêtés. L'un d'eux est mort en prison dans des circonstances suspectes. Comme on le voit ici on réprime pour ne pas avoir à lâcher son pouvoir et couvrir ses excès.

 

Contre toute attente, le gouvernement du Guangdong avait finalement fait des concessions, acceptant notamment l'organisation de cette élection singulière. Que pouvait-il faire d’autre, de toute façon il n’avait plus le choix.

 

Cette élection a inspiré de nombreux pétitionnaires d'autres régions venus à Wukan tenter de profiter de la publicité pour faire valoir leurs propres doléances. Sur les microblogs, les Chinois suivaient l'expérience avec intérêt. "Wukan a écrit la première page de l'histoire post-moderne de la Chine", écrivait un internaute en évoquant un "progrès historique".

 

Le village de Wukan ont mis leur idéal de liberté avant tout et ont eu gain de cause. Ceci pourrait être un exemple aussi pour notre Église qui dit-on ne serait pas une démocratie, pourtant ne disait-on pas la même chose pour de nombreux pays avant qu’ils optent pour la démocratie.

 

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Publié le 25 Février 2012

Dans l’article de libération.fr du 18 février 2012, l’ancien ministre de l'Economie argentin, Roberto Lavagna, qui a sorti son pays de la crise en 2002, en se passant des services du FMI, préconise la même solution pour la Grèce.

 

Il est le principal artisan du redressement de l'Argentine engluée dans une terrible crise économique il y a dix ans. Lorsqu'il prend ses fonctions, en avril 2002, le peso vient d'être dévalué de 70%, le pays est en cessation de paiement, la dette privée s'élève à plus de 72 milliards d'euros, l'inflation annuelle flirte avec les 125% par an, le chômage explose, les petits épargnants sont ruinés et les troubles sociaux ont déjà fait plus de 30 morts dans le pays. Cet ancien ambassadeur auprès de l'Union européenne décide immédiatement de se passer de «l'aide» du Fonds monétaire international (FMI) et des marchés financiers.

 

Dès son entrée en fonction, en avril 2002, il décida de changer radicalement la manière de penser la sortie de crise. Le mois suivant, il était à Washington pour rencontrer les dirigeants du Fonds monétaire international et leur expliquer que leurs rapports allaient s'en ressentir. Depuis le début du marasme économique, en 1998, il y avait déjà eu deux programmes du Fonds pour un total de 51 milliards d'euros. Les deux avaient été des échecs retentissants et certaines voix s'élevaient pour demander une troisième tournée de quelque 17 milliards supplémentaires.

 

Roberto Lavagna n'a pas voulu suivre cette voie et il expliqua au Fonds qu’ils ne voulaient plus de prêt et qu’ils sortiraient seuls de la crise. La seule chose qu’il demanda était un roll over partiel de toutes les échéances. Il s’engagea également à payer les intérêts de la dette et une partie du capital. Mais pas tout et pas tout de suite. Cette position était tout simplement impensable pour le FMI car ils affichaient leur volonté de fixer eux-mêmes leur propre politique économique. Il dut leur expliquer trois fois de suite sa position avant qu'ils finissent par comprendre. A partir de là ils arrêtèrent de soutenir financièrement les banques alors que le FMI leur imposait, exigeant même qu’ils privatisent la Banque de la Nation. Mais comme ils étaient sortis du jeu, le Fonds n'avait plus de moyen de pression sur l'Argentine.

 

Le sorties de crise doivent se faire en dehors des chemins tracés par le FMI. Cette institution propose toujours le même type de contrat d'ajustement fiscal qui consiste à diminuer l'argent qu'on donne aux gens - les salaires, les pensions, les aides publiques, mais également les grands travaux publics qui génèrent de l'emploi - pour consacrer l'argent économisé à payer les créanciers. C'est une absurdité. Après 4 ans de crise on ne peut pas prélever l'argent toujours aux mêmes. C'est exactement ce qu'on veut imposer à la Grèce. Tout diminuer pour donner aux banques. Le FMI s'est transformé en une institution chargée de protéger les seuls intérêts financiers. Quand on est dans une situation désespérée, comme l'était l'Argentine en 2001, il faut savoir changer la donne.

 

C'est le secteur financier qui impose sa manière de voir les choses au monde entier. On préfère sauver les banques plutôt que les gens qui ont des crédits immobiliers à rembourser. La première chose qu'on fait les Argentins, c'est de rallonger les échéances pour les propriétaires endettés. Les fonctionnaires du FMI leur ont alors dit qu’ils violaient les règles essentielles du capitalisme. Ils oubliaient simplement que des gens ruinés ne consomment plus, ce qui ne permet pas une relance par la croissance.

 

Au lieu de payer les banques, la Grèce devrait investir dans l'éducation, les sciences et la technologie, financer des infrastructures et récupérer ainsi une certaine productivité, ne serait-ce que dans les secteurs des services ou du tourisme.

 

Aider les gens plutôt que les banques voilà ce qu’il faut faire, malheureusement ceux qui sont à la tête de l’Europe n’ont pas encore compris que la Grèce, le Portugal et l’Espagne à force de cure d’austérité seront ruinés et ces pays connaitront des troubles sociaux jamais connus auparavant, tout cela pour le profit de quelques uns.

 

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Publié le 12 Février 2012

L’article du site La croix du 11 février 2012, nous montre Mgr Francesco Papamanolis, président de la conférence épiscopale grecque catholique, répondant à une interview du quotidien «Il Messaggero» paru ce samedi 11 février, a appelé Benoît XVI à intervenir en faveur des Grecs qui se trouvent «dans une situation sociale tragique» suite au nouveau plan de rigueur imposé par la zone euro.

 

Pour de nombreux Grecs, appauvris par cinq années de récession, dans un pays où le chômage touche un actif sur cinq, où les magasins ferment les uns après les autres, ces nouvelles mesures sont inacceptables. Mgr Francesco Papamanolis se montre solidaire de son peuple dans la souffrance et voit l’absurdité de ces plans d’austérité toujours plus durs envers les classes moyennes et les pauvres.

 

Il faut dire que les mesures d'austérité prévues prévoient notamment une réduction de 22 % du salaire minimum dans le cadre d'une déréglementation générale du marché du travail, la suppression dans l'année de 15 000 emplois publics et des coupes sur certaines pensions de retraite. Pour sauver l’égoïsme des grands États européens les Grecs vont devoir vivre dans la misère. Admettre cela montrera que l’argent à seul le droit au chapitre et non la justice.

 

Les Grecs ont fait une grève générale entre le 10 et 11 février pour dénoncer les nouvelles mesures d'austérité réclamées par les créanciers internationaux toujours plus dures et inhumaines. Des heurts entre manifestants et forces de l'ordre ont éclaté place de la Constitution (Syntagma), devant le Parlement mais les manifestations, relativement peu suivies, se sont globalement déroulées dans le calme. Le premier syndicat de police qui accuse le Fonds monétaire international (FMI) et la Commission européenne de porter atteinte à la démocratie et à la souveraineté nationale, exprime sa volonté de ne plus agir contre ses "frères".

 

Il a déploré en outre le manque de solidarité d’autres épiscopats, ironisant sur la surdité supposée de ses frères évêques : «Nous avons lancé des appels. Jusqu’alors, rien. J’imagine qu’ils lisent les journaux et savent ce qui se passe !»


Devant cette situation l’appel de Mgr Francesco Papamanolis montre le manque de solidarité de ses confrères, le silence face à cette situation d’injustice imposé par les bailleurs de fonds est intolérable. Sauver sa peau en enfonçant le peuple grec dans la crise est-ce cela la justice et la solidarité ? Non !

 

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Publié le 15 Octobre 2011

De Madrid à New York en passant par Rome et Francfort, comme dans plusieurs centaines d’autres villes à travers le monde, des milliers d’«indignés» ont manifesté samedi 15 octobre contre la précarité et le pouvoir de la finance pour la première journée planétaire de ce mouvement né en Espagne au printemps.

 

Sous les slogans "Peuples du monde, levez-vous" ou "Descends dans la rue, crée un nouveau monde", les "indignés" avaient appelé à manifester dans 951 villes de 82 pays, selon le site 15october.net, contre la précarité liée à la crise et le pouvoir de la finance. Pour en faire une «journée symbolique», ils avaient ciblé des hauts lieux de la finance comme le quartier des affaires de New York, la City de Londres ou la Banque centrale européenne à Francfort.

 

A Rome, des incidents ont éclaté dès le début du cortège. Des éléments incontrôlés, masqués de foulards noirs, ont envahi un hôtel de luxe, fracassé les vitrines de banques et mis le feu à une annexe du ministère de la Défense. Plusieurs voitures ont été incendiées. En fin de journée, la place historique de la basilique Saint-Jean de Latran était transformée en champ de bataille. La police a chargé des centaines de jeunes qui lançaient fumigènes, cocktails Molotov et bouteilles contre les forces de l'ordre, tandis que les manifestants pacifiques quittaient les bras en l'air pour ne pas être confondus avec les casseurs.

 

A Londres, où des heurts mineurs avec la police se sont produits à la mi-journée, 800 "indignés" se sont rassemblés dans la City et ont reçu le renfort inopiné du fondateur de WikiLeaks Julian Assange.

 

Cinq mois après l'apparition du mouvement, le 15 mai à Madrid, les "indignés" ou d'autres groupes comme "Occupy Wall Street" ont ciblé tout particulièrement de hauts lieux de la finance mondiale, comme le quartier des affaires de New York, la City de Londres ou la BCE à Francfort, devant laquelle 5 000 à 6 000 personnes se sont rassemblées, aux cris de "ne bradons pas notre avenir à la BCE".

 

"D'Amérique jusqu'en Asie, d'Afrique à l'Europe, les peuples se lèvent pour revendiquer leurs droits et réclamer une vraie démocratie", affirme le manifeste du 15 octobre. "Les puissances travaillent pour le bénéfice de quelques uns, ignorant la volonté de la grande majorité. Cette situation intolérable doit cesser", proclame encore le texte.

 

A Madrid, des dizaines de milliers de personnes sont parties des quartiers périphériques pour refaire le chemin jusqu'à la Puerta del Sol, la place emblématique qu'ils avaient occupée pendant un mois au printemps.

"Le problème, c'est la crise, révolte-toi", proclamait une grande banderole en tête de la marche partie de Leganes, une banlieue populaire à une quinzaine de kilomètres au sud de Madrid. Une autre portait l'un des mots d'ordre favoris des "indignés" espagnols : "Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons pas dormir".

 

A New York, où le mouvement "Occupy Wall Street", qui s'est nourri aux Etats-Unis du chômage des jeunes et de l'accroissement des inégalités, et occupe un parc depuis le 17 septembre, des milliers de personnes ont manifesté dans le calme dans le quartier de la finance, escortés par une forte présence policière.

 

L'extension du mouvement "démontre qu'il s'agit d'une question qui ne concerne pas seulement l'Espagne mais le monde entier car la crise est mondiale, les marchés agissent à l'échelle globale", soulignait Jon Aguirre Such, un porte-parole des "indignés" en Espagne.

 

En Europe, les "indignés" sont descendus dans les rues un peu partout. A Lisbonne, quelque 50 000 personnes de tous âges, ont défilé aux cris de "FMI dehors", rangées derrière une banderole proclamant "Stop troïka", en référence aux créanciers du Portugal (Union européenne, Banque centrale européenne et Fond monétaire international). Des défilés étaient organisés dans neuf villes du pays à l'appel d'une quarantaine de mouvements citoyens et, d'après les médias locaux, la mobilisation était également importante à Porto (nord). D'après les organisateurs de ces manifestations, le nouveau tour de vis budgétaire annoncé cette semaine par le Premier ministre Pedro Passos Coelho est venu "réaffirmer la nécessité de protester et de s'indigner".

 

Aux Pays-Bas, un millier de manifestants se sont rassemblés à La Haye, autant sur la place de la Bourse à Amsterdam, et un millier encore sur la Paradeplatz à Zurich, place emblématique de la finance suisse, tandis que Paris a rassemblé plusieurs centaines d'"indignés" qui se sont rejoint place de l'hôtel de ville à Paris pour une assemblée populaire pour répondre à l'appel international sous le mot d'ordre "Tous ensemble pour un changement mondial !", a constaté une journaliste de l'AFP. "Nous sommes indignés, indignés, indignés !", ont chanté avec énergie les manifestants, convergeant vers la place de l'hôtel de ville en milieu d'après-midi. "Paris, Paris, soulève toi !", ont-ils scandé devant les badauds et touristes. Ces "indignés" s'étaient auparavant retrouvés dans différentes gares et points de rencontre parisiens avant d'affluer dans le centre de Paris. Après l'assemblée populaire, une soirée festive était prévue place de l'hôtel de ville à Paris.

 

En Allemagne, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées devant le siège de la Banque centrale européenne (BCE), à Francfort. Ils sont "près de 6.000", selon l'organisation altermondialiste Attac, 5.000 selon la police, sur la place qui fait face à l'institut monétaire européen et sur laquelle se dresse un grand sigle de l'euro bleu et jaune. Jeunes, retraités, familles avec enfants dans les poussettes, sont venus brandir, sous un ciel bleu immaculé et un grand soleil d'automne, drapeaux et ballons. Sur les pancartes on pouvait lire "Ne bradons pas la démocratie à la BCE" ou encore "Brisons la dictature du capitalisme".

 

Au Canada, plus de 300 "indignés" étaient réunis samedi midi au Square Victoria, en plein centre-ville de Montréal où une dizaine de tentes étaient plantées, pour répondre à l'appel mondial contre la précarité, a constaté une journaliste de l'AFP. Arborant le célèbre masque blanc des indignés ou juste une pancarte, les manifestants de tous âges discutaient essentiellement des banques, du manque d'argent et de l'avenir. A Paris comme à Madrid, New York mais aussi à Toronto, les "indignés" se sont "unis pour exister", comme l'indique une pancarte à Montréal. Au Canada, des manifestations sont prévues dans plusieurs villes, dont Vancouver et Toronto.

 

En Australie, décalage horaire oblige, les premiers rassemblements de la journée ont eu lieu en Australie, à Sydney, où 300 personnes se sont rassemblées pour dénoncer la "cupidité" des multinationales et des banques.

 

Au Japon, à Tokyo, où la crise nucléaire reste au coeur des préoccupations, 200 personnes ont participé au mouvement mondial. Les manifestants ont défilé devant le siège de l'électricien TEPCO, l'opérateur de la centrale de Fukushima Dai-ichi, site d'un grave accident nucléaire après le séisme et le tsunami du 11 mars dernier, en scandant des slogans hostiles au nucléaire.

 

Aux Philippines, à Manille, une centaine de membres de plusieurs groupes réunis sous la bannière de l'alliance d'extrême gauche Bayan ont défilé samedi matin jusqu'à l'ambassade américaine pour exprimer leur soutien au mouvement Occupy Wall Street aux Etats-Unis et dénoncer l'"impérialisme américain".

 

En Corée du Sud, les militants espéraient réunir un millier de personnes dans le quartier financier Yoeuido au coeur de Séoul et devant la mairie de la capitale.

 

Tandis que l’Italien Mario Draghi, futur président de la banque centrale européenne, déclarait comprendre les indignés aux journalistes italiens en marge de la réunion du G20 à Paris, les ministres des finances des pays du G20, réunis à Paris, se disaient prêts à aider l'Europe à endiguer la crise de la dette mais à condition qu'elle prenne ses problèmes à bras le corps.

 

Ce mouvement est une bouffée d’air frais qui rend honneur au monde, car il dit aux hommes politiques et au monde de la finance que ce n’est pas eux qui décident, mais le peuple.

 

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Publié le 9 Septembre 2011

"La situation n'est pas si désespérée que les médias autrichiens le laissent à penser", selon le porte-parole du diocèse de Vienne, interrogé par Catholic News Service (en anglais). Une interview dans laquelle Michael Pruller se montre surtout soucieux d'apaiser la tension: il n'y aura pas de sanctions collectives si l'un ou l'autre des prêtres signataires de l'Appel à la désobéissance transgressent les lois de l'Eglise. Leurs cas seront traités individuellement, et le cardinal Schönborn n'est aucunement en train de jouer au qui cède en premier a perdu.

 

Il récuse également l'idée d'une rencontre générale de tous les protagonistes de cette affaire, lancée par le président de la conférence des ordres religieux masculins, et se borne à préciser que le cardinal ne rencontrera que les quatre prêtres leaders du mouvement dans son diocèse. Le cardinal Schönborn, avait pourtant déjà rencontré le 10 août 4 prêtres de Vienne à la tête de cette initiative, prévoit de les revoir à nouveau dans quelques semaines, mais aucune date n’a encore été fixée.

 

"L’initiative des prêtres" a été lancée le 19 juin dernier par le groupement du même nom, fondé par 7 prêtres en 2006. Elle exprime une série de demandes en 7 points. Parmi celles-ci figurent: "Ne pas empêcher l’accès à l’eucharistie aux fidèles de bonne volonté", une demande qui touche les divorcés remariés, les membres des autres Eglises ou encore d’autres exclus. Il faut dire que la communion à l’époque de Paul était interdite à ceux qui ne s’intéressaient pas à leur frère et aux pauvres. Donc rien, sur les divorcés remariés, les homosexuels et les protestants.

 

Les divorcés remariés ressentent leur exclusion de la communion comme une blessure profonde et pourtant un bon geste serait plus louable en leur faveur. En France, l'ancien évêque d'Autun, Armand Le Bourgeois, s'était déclaré favorable en 1998, dans un livre intitulé Divorcés remariés mes frères (DDB), à l'adoption d'une cérémonie religieuse pour les nouveaux époux, proche de celle en vigueur au sein de l'Église orthodoxe. Cette proposition reprenait une demande formulée par un synode des évêques réuni en 1980 (adoptée à une large majorité). À ceux qui persistent à vouloir se remarier devant Dieu, l'Église propose de tenter sa chance en faisant annuler son mariage, ce qui ne convainc pas toujours des croyants authentiques qui ne souhaitent pas considérer comme nulle leur première union, surtout s'ils ont des enfants.

 

Pour les homosexuels, l’Église condamne tout de même leurs gestes et attitudes. Ce qui est  difficile à concilier. Le discours de l'Église ne tient pas compte de la réalité, car bon nombre d’homosexuels sont devenus des cadres importants de l’Église. Leur refuser l’eucharistie est une vraie injustice envers des croyants œuvrant pour leur salut.

 

Enfin la question de l'hospitalité eucharistique fait également débat entre catholiques et protestants. Les Églises protestantes historiques (celles de la Concorde de Leuenberg) admettent généralement facilement les autres chrétiens à la communion, tandis que les Églises catholique et orthodoxes sont très restrictives, une même communion dans les sacrements supposant selon leur doctrine une même communion dans la foi. La période actuelle, où les principes sont réaffirmés avec fermeté, déçoit les milieux œcuméniques protestants, qui attendaient plus d'ouverture dans la suite du concile Vatican II. Comment peut-on parler d’Unité de l’Église, quand on refuse de faire la communion en commun. C’est risible.

 

Les auteurs veulent ensuite "ignorer les interdictions de prédication touchant les laïcs compétents et formés et les professeurs de religion". Ce qui est tout à fait juste. En 2008, le pape Benoit XVI en France disait aux laïcs : «Les prêtres ne peuvent déléguer leurs fonctions aux fidèles en ce qui concerne leurs missions propres.» Cela ressemble à une demande aux laïcs de se retirer du champ pastoral, alors que ce sont eux qui font tourner la machine. Cela souligne également un point, le fait que le laïc est exclu de l’homélie, c’est-à-dire de l’interprétation donnée aux lectures de l’Écriture au cours de la célébration de l’Eucharistie. Pourtant les «théologiens laïcs» et les assistants pastoraux par leur formation (dans plusieurs domaines) sont tout aussi compétents qu’un prêtre dans ce domaine.

 

"L’initiative des prêtres" se prononce également pour l’accès des femmes et des hommes mariés au sacerdoce. Le célibat sacerdotal a toujours posé question et rien ne s’oppose au modèle de l’homme marié prêtre, et il faut dire que les exemples sont légions. Ulrich (890-973), évêque d’Augsbourg, tire argument des Ecritures et du bon sens pour dire que la seule façon de purifier l’Eglise des pires excès du célibat est de permettre aux prêtres de se marier. Lors des conciles de Constance (1414-1418), de Bâle (1431-1439) et de Trente (1545-1563), des évêques et des théologiens réclament en vain l’abrogation de la règle du célibat. Le 12 octobre 2010, en marge du synode sur le Moyen-Orient en cours au Vatican, Mgr Guy-Paul Noujaim, évêque maronite de Sarba (Liban) estime que le fait que des prêtres soient mariés a contribué au maintien des Eglises chrétiennes face à l'islam en Irak : "Au temps de Saint Augustin, en Afrique du Nord, il y avait 400 évêques et, après l'invasion musulmane, il n'y en avait plus un seul, alors qu'en Irak, encore aujourd'hui, les Eglises chaldéennes et syriennes ont survécu".

 

Pour l’accès des femmes, rien ne s’y oppose. Du moins on devrait en discuter. «Du point de vue dogmatique rien ne semble empêcher l’Église d’introduire une telle nouveauté incroyable. Est-ce que cela s’imposera pratiquement ? Il y a des motifs pour et contre…» Ces phrases sont extraites du tome V des œuvres complètes d’Edith Stein, tirée d’une note de sa première conférence en 1928 à Ludwigshafen (Rhénanie-Palatinat) dans laquelle elle parle de la «spécificité» féminine, qu’elle mettait en valeur en élargissant ses implications à des domaines jusque là réservés aux hommes, comme la recherche scientifique et la philosophie, et de façon implicite, le sacerdoce. Catéchistes, accompagnatrices en catéchuménat, théologiennes de choc, elles forment la grande partie de la militance ecclésiale. Elles accèdent aussi de plus en plus à des fonctions de responsabilité, dans l'enseignement de la théologie, et l'accompagnement spirituel. Plus d'un tiers des diocèses ont intégré une femme au sein de leur conseil épiscopal. On ne compte plus les femmes chefs de service dans les curies diocésaines, en charge du catéchisme, de la communication ou des finances. Mais la révolution de velours a ses revers. L'animatrice en pastorale est très souvent ramenée à une âpre réalité : en dernier ressort, les leviers de commande sont plutôt dans les mains des clercs. Le texte de Jean Paul II, Mulieris Dignitatem, où le pape cantonne les femmes dans les rôles subalternes d'assistanat et de dévouement silencieux envers les misères du monde ne semble pas les avoir convaincue, heureusement. Ayant pris acte de l'impossibilité du sacerdoce ministériel, les femmes en Église attendent d'être appelées à une «vocation» d'ampleur.

 

Des évêques ainsi que des associations catholiques ont vivement critiqué la démarche des prêtres contestataires. Ainsi la Communauté de travail des associations catholiques en Autriche (Arbeitsgemeinschaft Katholischer Verbände/AKV) a exprimé de sévères critiques contre "l’appel à la désobéissance" lancé par "l’Initiative des prêtres". L’organisation considère "totalement inacceptable" la forme de désobéissance qui est proposée et la pression publique qui est exercée. Elle appelle à davantage de modération. La modération n’est pas une solution face à la surdité de la hiérarchie.

 

La réaction du père Schüller, chef de file de la contestation, ne devrait pas tarder. Ce sera très intéressant, car il n’est pas du genre à renier ses principes.

 

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Publié le 2 Septembre 2011

80 députés UMP ont demandé à Luc Chatel de retirer les manuels de SVT qui expliquent l'identité sexuelle autant par le contexte socio-culturel que par leur sexe biologique. Ces députés, qui représentent près du quart des 344 députés UMP, souhaitent que le ministre de l'Education nationale Luc Chatel fasse retirer des manuels de sciences de la vie et de la terre (SVT) qui expliquent "l'identité sexuelle" des individus autant par le contexte socio-culturel que par leur sexe biologique (théorie du genre).

 

La lettre est notamment signée par Christian Vanneste, Lionnel Luca et Jacques Myard, fondateurs du collectif de la Droite populaire, Bernard Debré, Eric Raoult ou Hervé Mariton. Née de la défaite de l'UMP aux élections régionales de 2010, la Droite populaire regroupe des parlementaires venus notamment du sud-est de la France, une région où le Front national fait des scores structurellement élevés. Pour eux, il faut "revenir aux fondamentaux" de Nicolas Sarkozy sur les "valeurs" de la droite. Le collectif les résume dans sa charte fondatrice : patriotisme, laïcité, "valeurs de la République", "dignité sociale et solidarité", "autorité, mérite et respect" à l'école, "immigration contrôlée et maîtrisée", rejet du "sentiment d'impunité" et du "laxisme", ou encore soutien aux forces de l'ordre. "Nous sommes des gaullistes populaires", "des amoureux de la patrie", soutient le député-maire de Maisons-Laffite et membre du collectif, Jacques Myard, interrogé par Le Monde.fr. "Sur l'immigration, sur les fraudes sociales, il y a un problème", estime-t-il. L'échec de la majorité aux régionales de 2010 et la poussée du Front national leur a conféré une attention nouvelle de la part de l'Elysée, qui cherchait à "droitiser" son discours pour rebondir dans l'opinion. Le point d'orgue de cette stratégie, le désormais célèbre discours de Grenoble, prononcé par Nicolas Sarkozy au cœur de l'été 2010, a donné des gages à la Droite populaire. Mais les méthodes utilisées ici n'amèneront que le rejet de l'autre, ce qui n'est en rien chrétien.

 

Courant juillet, 14 parlementaires, prenant le relais des critiques formulées fin mai par l'enseignement catholique, avaient posé une question écrite sur ce thème au ministre de l'éducation nationale. Dès le 3 août, dans une lettre au député UMP Jacques Lamblin qui l'avait interrogé sur ce sujet, M. Chatel assurait que la "théorie du genre n'apparait pas dans le texte des programmes SVT". Dans cette lettre, vue par l'AFP, le ministre ajoutait qu'il "faut distinguer soigneusement les programmes d'enseignement, qui ont une valeur réglementaire et officielle, des manuels scolaires dont les contenus relèvent de la seule responsabilité des éditeurs". M. Chatel a été clair et il n’y a plus lieu d’en faire débat.

 

Plusieurs associations catholiques (notamment la fondation Jérôme-Lejeune), relayées par Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate, et une pétition qui a recueilli à ce jour "près de 37 000 signatures", selon le Collectif de l'Ecole déboussolée, demandaient à M. Chatel, d'apporter des "correctifs" ou d'"interdire l'usage des manuels incriminés". Ce qui est tout simplement de la censure. On se croirait revenu à l'Index librorum prohibitorum (index des livres interdits) — aussi appelé Index expurgatorius, Index librorum prohibitorum juxta exemplar romanum jussu sanctissimi domini nostri — qui est une liste d'ouvrages que les catholiques romains n'étaient pas autorisés à lire, des «livres pernicieux», accompagnée des règles de l'Église au sujet des livres. Le but de cette liste était d'empêcher la lecture de livres jugés immoraux ou contraires à la foi. La foi n’est pas de la science, donc l’Église n’a aucune justification pour donner son avis sur des livres de SVT.

 

Le mercredi 31 août, "Paroles de Catholiques" (parolesdecatholiques.org), qui se définit comme une "courroie de transmission entre catholiques de base et la presse" a soutenu la démarche des parlementaires UMP. Pour autant, ajoute l'association, il "peut être utile pour la culture générale des lycéens qu'ils soient informés" de l'existence de la théorie du genre, mais "il y a une mystification et une malhonnêteté à la présenter dans un cours de biologie" et donc de leur faire accroire "qu'il s'agit d'une donnée scientifique".

 

Sur France Inter, Bruno Julliard, secrétaire national du PS chargé de l'éducation, a indiqué le même jour qu'il "ne croyait pas" que Luc Chatel allait céder à la pression. Le 20 juillet, ce dernier avait fait savoir que les programmes étaient "conformes à l'état actuel des connaissances scientifiques en biologie". Ce qui est vrai.

 

Depuis quelques semaines, l'expression "gender studies", importée des Etats-Unis et jusqu'alors largement méconnue du grand public, est omniprésente. A l'origine de ce coup de projecteur, la polémique née de l'introduction, dans les manuels de sciences de la vie et de la Terre de la classe de première, de deux chapitres intitulés "Devenir homme ou femme" et "Vivre sa sexualité". Une façon, a justifié l'Education nationale, de proposer un enseignement qui affirme "la distinction entre identité sexuelle, qui relève de la sphère publique, et orientation sexuelle", qui dépend "de la sphère privée". Ses détracteurs y voient, eux, une référence à la théorie du genre. Auraient-ils oubliés que la sexualité tient d’un choix et non de son sexe. Le libre arbitre existe.

 

Chez les enseignants, le syndicat Snes-FSU dénonce une "croisade contre l'homosexualité" et l'UNSA Education juge que "les Eglises n'ont pas à donner leur avis sur des programmes scolaires qui visent à la formation de citoyens et non de croyants, sauf à vouloir défaire la loi de la séparation des Eglises et de l'Etat". Soulignant que les personnels scolaires sont "confrontés au désarroi de jeunes en difficulté avec leur orientation sexuelle", le Groupe national information et éducation sexuelle (Gnies, réunissant notamment des professeurs de biologie) se félicite que cette question soit abordée en classe. Oui, on ne doit pas avoir peur de parler de tout pour que les jeunes puissent trouver leur place dans la société.

 

Le sociologue Eric Fassin voit dans la polémique "une dimension religieuse importante explicite" : l'Eglise catholique a compris que si l'on entre dans la logique du genre, cela veut dire que "les rôles ne sont pas naturels" et que cela pose la question des sexualités et du mariage homosexuel. Dans une lettre ouverte, l'Institut Emilie du Châtelet, qui a pour objectif la promotion des recherches sur les femmes, le sexe et le genre, dénonce dans une lettre ouverte publiée dans Le Monde, une "censure archaïque" de la droite religieuse. Sa pétition a recueilli près de 2300 signatures. Ce n’est pas le rôle de l’Église catholique que de modifier des ouvrages scolaires, car la séparation de l’Église et de l’État, l’a remise dans son rôle religieux, ici cela tient du domaine public.

 

La réalité c’est que l’UMP ne veut pas parler notamment du "coût" de la rentrée pour les élèves et leurs parents ainsi que pour les étudiants, de la situation dans les établissements qui continue par ailleurs de se dégrader, les suppressions de postes qui continuent - 16 000 à la rentrée, 66 000 depuis 2007.

 

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Publié le 30 Juin 2011

Les évêques catholiques d’Allemagne demandent un renouvellement de la société basé sur le principe de la liberté tel que défini par la doctrine sociale de l’Eglise.

 

Dans un document d’une quarantaine de pages, présenté le 27 juin à Berlin, les évêques font un certain nombre de propositions politiques concrètes pour le soutien à la famille ou l’imposition des grosses fortunes par exemple.

Mgr Reinhard Marx, cardinal archevêque de Munich, a présenté le document en tant que président de la commission épiscopale pour les questions sociales. Le texte intitulé "Une société de l’égalité des chances: modèle pour un ordre libéral" relève que les conditions pour le bien-être de tous ont été perdues de vue. C’est pourquoi l’idée de l’égalité des chances pour tous doit être remise au premier plan. La notion de liberté est au cœur du nouveau document épiscopal. "Elle est la mesure centrale de l’éthique sociale de l’Eglise", a souligné Mgr Marx. Chacun doit avoir la possibilité de jouir de sa liberté au sein de la société.

 

Concrètement, les évêques préconisent des réformes dans divers domaines. Ils jugent nécessaires des places de crèches gratuites pour les enfants, ainsi que des appuis aux parents d’enfants handicapés. Ils souhaitent aussi que les institutions catholiques d’enseignement s’engagent davantage pour l’intégration des enfants et des jeunes issus d’autres cultures. Des réformes réalistes que n’appliquent pas les États trop occupés à faire des bénéfices au dépend de leurs populations. L’intégration des enfants d’autres cultures est une bonne chose pour montrer que leur intégration est possible et permettant ainsi de mettre en doute les propos désastreux contre les immigrés.

 

Le document se prononce encore en faveur d’une fiscalité élargie, en particulier sur les grosses fortunes. Par contre les évêques ne sont pas favorables à l’introduction d’un revenu minimum garanti à cause des risques d’incitation qu’une telle mesure comporterait. Donc pas de RSA en Allemagne, là les évêques allemands ne sont pas très solidaires. Comme le disait un prêtre espagnol : «Il vaut mieux donner à un tricheur plutôt que de punir les autres.»


Des propositions sérieuses qui montrent que l’Église n’a pas oublié sa doctrine sociale et l’amour du prochain, qui est la base des enseignements de Jésus. Cela laisse de l’espoir face aux situations de plus en précaire des populations face à la crise.

 

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