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Publié le 11 Décembre 2013

Comme le montre actu.orange.fr dans son article du lundi 9 octobre 2013, le pape François a exhorté l'Eglise, toutes les institutions et tous les hommes à pousser "un rugissement capable de secouer le monde" pour mettre un terme à la faim dont souffrent près d'un milliard de personnes.

Dans un message vidéo de soutien au lancement mardi d'une campagne par l'organisation catholique Caritas International, le pape a relevé "le droit donné à tous par Dieu" qu'est "l'accès à une alimentation adéquate". "J'invite toutes les institutions, toute l'Église et chacun de nous, comme une seule famille humaine, à nous faire l'écho des personnes qui souffrent en silence de la faim, afin que cet écho devienne un rugissement capable de secouer le monde", a-t-il dit, en exprimant son "plein soutien" à la campagne des 164 organisations membres de Caritas actives dans 200 pays.

Face "au scandale mondial d'environ un milliard de personnes" qui souffrent encore de la faim, "nous ne pouvons pas tourner le dos et faire comme si ce problème n'existait pas", a souligné le pape. "La nourriture disponible dans le monde suffirait à nourrir tout un chacun", a-t-il dit, appelant à "devenir plus conscients de nos choix alimentaires, qui souvent comprennent le gaspillage d'aliments et une mauvaise utilisation des ressources".

L'Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) estime qu'un tiers de la production alimentaire est "perdue ou gaspillée", par négligence ou faute de moyens de stockage et de commercialisation adéquats, soit 1,3 milliard de tonnes par an. Cette campagne, a ajouté le pape, "est une exhortation à arrêter de penser que nos actions quotidiennes n'ont pas d'impact sur les vies de ceux pour qui ? voisins ou lointains qu'ils soient ? la faim est une expérience directe".

Au début de cette campagne intitulée "Une seule famille humaine, de la nourriture pour tous", Caritas appelle à une "vague de prière" mondiale contre la faim. Selon son secrétaire général, le Français Michel Roy, "plus de 842 millions de personnes voient leur santé et leurs perspectives de vie s'évanouir" en raison de la malnutrition.

Le pape François lance ici un appel pour ceux qui souffrent de la faim, et souhaite qu'il y ait une secousse plutôt la négation du problème, et il supporte l'opération "nourriture pour tous" qui permettra pour un temps d'ouvrir les yeux à ceux qui pensent trop à leur confort au lieu de penser aux autres.

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Publié le 9 Décembre 2013

Comme le montre l'article de LEXPRESS.fr du 8 décembre 2013 montre que le cortège défilait à l'appel de la Manif pour tous pour dénoncer la "familiphobie du gouvernement". C'est un peu court, car le gouvernement sait que "un papa + une maman + des enfants" n'est plus la seule équation d'actualité. La Manif pour tous oublie les familles recomposées, les parents célibataires, ou encore les couples homoparentaux, aujourd'hui le portrait-robot de la famille est multiforme. C'est plutôt la Manif pour tous qui est familiophobe en mettant en avant un seul modèle familial en refusant les autres.

Les voitures, qui arboraient les ballons roses et bleus des opposants au mariage pour tous, sont parties vers 15h30 de la Porte de Saint-Cloud, dans l'ouest de la capitale, et devaient rejoindre les Invalides. "Ce n'est pas trop tard, on peut encore protéger les enfants", a déclaré Marie Chardon, une manifestante de 28 ans, qui veut empêcher toute ouverture plus large du droit à la procréation médicalement assistée (PMA) et toute "légalisation de la GPA", la gestation pour autrui.

Dommage, il faudrait que cette manifestante lise le programme à la présidentielle de François Hollande, on y trouve ni la PMA ni la GPA. D'ailleurs comme le montre LEXPRESS.fr le 27 mai 2013, François Hollande l'a assuré lors de son interview sur France 2 en mars : "La GPA, les mères porteuses, ça restera interdit en France tant que je resterai président de la République." Enfin, le Conseil constitutionnel, en validant la loi sur le mariage pour tous, a exclu tout "droit à l'enfant", ce qui bloque implicitement la GPA. Et la loi sur la famille proposée par le PS ne parle pas de la PMA.

La Manif pour tous est un mouvement fondé contre la loi autorisant le mariage homosexuel, qui a fait descendre des centaines de milliers de personnes dans les rues avant son adoption. Comme nous le montre l'article de l'huffingtonpost.fr du samedi 14 septembre l'échec du mouvement est manifeste puisque plusieurs centaines ont déjà été célébrés. Selon un décompte réalisé par France Inter pour les 3 mois du vote de la loi Taubira, 596 mariages entre homosexuels avaient eu lieu dans les 50 plus grandes villes de France. Même dans les plus petites communes, y compris là où les maires sont hostiles, des unions de ce genre ont été célébrées.

La Manif pour tous se retrouve privée de mot d'ordre fort car la PMA et La GPA ne sont pas dans la loi famille. Le mouvement cherche un nouveau moteur capable de rassembler autant que durant l'hiver 2012-2013 et il faut bien le reconnaître, il n'y arrive plus. Le genre, les bonnets rouges et la TVA, sont ses nouvelles trouvailles mais personne ne veut être assimilé à ce mouvement réactionnaire voire même identitaire.

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Publié le 7 Décembre 2013

lapresse.ca dans son article du vendredi 06 décembre 2013 nous montre que le pape François a rendu vendredi un vibrant hommage à l'ancien président Nelson Mandela, mort jeudi, affirmant qu'il avait «forgé une nouvelle Afrique du Sud» et appelant les Sud-Africains à garder son exemple pour un avenir de «réconciliation».

Dans un télégramme au président sud-africain Jacob Zuma, le pape argentin «salue l'engagement tenace montré par Nelson Mandela pour promouvoir la dignité humaine de tous les citoyens de la nation et forger une nouvelle Afrique du Sud basée sur les fermes fondations de la non-violence, de la réconciliation et de la vérité».

«Je prie pour que l'exemple du président défunt inspire des générations de Sud-Africains afin qu'ils placent la justice et le bien commun en tête de leurs aspirations politiques», a ajouté le pape, qui a exprimé ses condoléances «à toute la famille de Mandela, les membres du gouvernement et tout le peuple de l'Afrique du Sud». «Je prie Dieu de consoler et donner des forces à tous ceux qui pleurent sa perte», a-t-il ajouté.

Le pape François décrit bien ce qu'a été Nelson Mandela qui a passé plus de vingt-sept ans en prison, de 1963 à 1990, devenant peu à peu devenu le symbole de l’oppression des Noirs sud-africains, tandis que le monde entier manifestait et organisait des concerts pour sa libération. Mais, avant même d’être libéré, il avait appris à comprendre ses adversaires - allant jusqu’à apprendre leur langue, l’afrikaans, et leur poésie -, à pardonner, et à travailler avec eux. Une fois libéré, il les a séduits par sa gentillesse, son élégance et son charisme. Sous les couleurs du Congrès national africain (ANC), Mandela a été le premier président de consensus de la nouvelle «nation arc-en-ciel», de 1994 à 1999.

Dans un communiqué, la communauté de Sant'Egidio, proche du Vatican et très impliquée en Afrique dans une diplomatie catholique informelle visant à résoudre les conflits, a de son côté estimé que «l'Afrique entière pleure un père» et que Mandela «a appartenu à ce petit groupe restreint d'hommes qui aident à rendre le monde meilleur» comme «Gandhi et Jean XXIII». Elle observe que Sant'Egidio a travaillé «longuement aux côtés de Mandela pour le processus de pacification au Burundi en 2003», après les massacres interethniques qui avaient eu lieu dans ce petit pays voisin du Rwanda.

Le pape François rend un vibrant hommage à un hommage à Nelson Mandela qui fut un militant anti-apartheid obstiné, prisonnier politique le plus célèbre du monde et premier président noir de l’Afrique du Sud, il avait été par son engagement contre le régime sud-africain, une icône mondiale de la réconciliation. Un modèle qu'il cherche sans doute à suivre.

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Publié le 5 Décembre 2013

Comme nous le montre Estelle Gross dans son article du nouvelobs. com du 2 décembre 2013 le FN n'a pas beaucoup changé. Dérapages en série, militants déçus et coup de bluff révélé, le Front national a multiplié les faux pas ces derniers mois.

De jeunes candidats qui présentent bien, un discours adouci et un parti en quête de crédibilité, c'est la formule choisie jusque-là par le Front national et Marine Le Pen à l'approche des échéances électorales. Mais les entorses à cette stratégie de "normalisation" ne manquent pas... Explications en quatre épisodes.

Tout commence par un commentaire de la présidente du Front national après le retour en France, mercredi 30 octobre, de quatre otages retenus plus de trois ans au Niger. Marine Le Pen dit alors avoir "ressenti un malaise" devant les images des quatre Français. Et poursuit : "On avait l'impression d'avoir des images d'hommes qui étaient très réservés, c'est le moins qu'on puisse dire, les deux qui portaient la barbe taillée d'une manière assez étonnante, l'habillement était étrange. Cet otage avec le chèche sur le visage… Tout ça mérite peut-être quelques explications de leur part".

Au milieu du flot de réactions louant le courage et la dignité des otages libérés, celle de la présidente du FN fait tâche. Au point qu'elle finit par s'expliquer quelques heures plus tard dans un communiqué, évoquant une "maladresse" et concentrant ses critiques contre "l'instrumentalisation politique des libérations d'otages". Mais c'est trop tard, quelques semaines après avoir tenté d'obliger médias et chercheurs à ne plus qualifier son parti comme appartenant à "l'extrême droite", son dérapage écorche sa stratégie de dédiabolisation.

Le Front national, qui compte profiter des élections municipales de mars prochain pour renforcer son maillage territorial, est aussi confronté aux dérapages de ses candidats. Dans une émission de France 2, Anne-Sophie Leclere, candidate aux municipales à Rethel (Ardennes) explique qu'elle préférait voir la garde des Sceaux Christiane Taubira "dans un arbre plutôt qu'au gouvernement". Et de partager sur sa page Facebook un montage où figure le visage de la ministre de la Justice à côté d'une photo de singe. Pourtant depuis plusieurs mois, le Front national s'échine à présenter un nouveau visage incarné par de jeunes candidats propres sur eux au discours sans vague. Conscient du danger, le parti suspend immédiatement Anne-Sophie Leclere, qui devrait bientôt être fixée sur son exclusion.

Un mois plus tard, c'est au tour de Jean-François de Brugière, candidat sur la liste FN à Saumur (Maine-et-Loire), de s'en prendre à la garde des Sceaux. Dans une lettre envoyée au quotidien "Le Courrier de l'Ouest", le candidat prend la défense de la fillette qui a brandi une peau de banane et traité Christiane Taubira de "guenon". Ce n'est pour lui qu'une "drôlerie enfantine". Avant d'écrire que "les Français sont des millions à n'avoir rien trouvé à redire aux paroles de cette gamine de 11 ans à Angers pas plus que de Tintin se baladant en Afrique". Des déclarations qui lui valent d'être exclu de la liste pour les municipales et d'être lui aussi sous le coup d'une procédure d'exclusion.

Pourtant, un peu plus tôt, au moins de septembre, un autre candidat, François Chatelain, avait été suspendu en vue d'une exclusion. Le secrétaire général du parti, Steeve Briois, avait alors envoyé un rappel à l'ordre à tous les secrétaires départementaux chargés entre autre de vérifier que tous les contenus postés sur internet sont fidèles à la ligne du parti. Le FN semble avoir bien du mal à contrôler tous ses candidats et ce genre d'épisode pourrait bien se reproduire dans les mois qui arrivent.

A cela s'ajoutent les témoignages des déçus du Front national. Initialement au PCF et à l'UMP, deux militants figuraient sur des listes FN pour les municipales avant de se rétracter.

Le ralliement d'Anna Rosso-Roig avait fait du bruit au mois de mai. Cette ex-candidate communiste lors des législatives de 2012 avait décidé de passer au Rassemblement Bleu Marine et de figurer sur une liste FN à Marseille pour les prochaines municipales. Mais voilà, loin du discours, qui se veut dédiabolisé, de la présidente Marine Le Pen, Anna Rosso-Roig découvre à Marseille une "ligne politique trop radicale", comme elle le confie à "Libération". Arnaud Cléré, lui, a décidé de faire totalement machine arrière.

Exclu de l'UMP au mois de mai pour avoir voulu faire alliance avec le Front national dans la Somme à l'approche des municipales, il fait aujourd'hui son mea culpa. "J'ai fait une erreur de penser qu'on pouvait associer les genres, comme ça, entre UMP et FN. Je ne me reconnais pas dans ce parti-là", a-t-il expliqué. Il avait alors adhéré au Siel (Souveraineté, Indépendance et Libertés), une composante présidée par Paul-Marie Coûteaux du Rassemblement Bleu Marine (RBM) dirigé par la présidente du FN.

Lors d'une réunion des têtes de liste à Hénin-Beaumont à la mi-octobre, Arnaud Cléré dit avoir vu "deux personnes, ça m'a choqué, qui étaient tatouées avec des croix nazies sur leur bras. Quand j'écoutais Marine Le Pen, je pensais que ce genre de personnage n'existait plus dans le Front national et malheureusement je l'ai vu de mes yeux". Arnaud Cléré a demandé sa "réintégration à l'UMP" dans une lettre à son président, Jean-François Copé. "Il m'a fait comprendre qu'il n'y avait pas vraiment de raison qu'on ne retravaille plus ensemble", a-t-il ajouté.

Il y a aussi ce couple de militants de Haute-Garonne qui annonce avoir claqué la porte du parti fin novembre. Nadia Portheault est pourtant candidate FN aux prochaines municipales à Saint-Alban. Mais elle explique être écœurée par les propos racistes et les commentaires désobligeants dont elle dit avoir fait l'objet de la part des autres militants de la fédération. "Toi et tes enfants, vous êtes bons pour le four", lui aurait ainsi glissé un cadre FN de la région toulousaine. On lui aurait également vivement conseillé d'être candidate sous son nom d'épouse "Portheault" plutôt que de jeune fille "Djelida".

Ces trois témoignages, largement relayés, fissurent un peu plus la vitrine d'un FN qui dit avoir fait table rase avec ses années sulfureuses.

Dernier épisode en date, les petits arrangements de Paul-Marie Couteaux avec la vérité et les explications fumeuses de Florian Philippot. C'est l'histoire d'un oubli, celui d'un micro-cravate… Suivi par une équipe de Canal +, le président du SIEL, Paul-Marie Couteaux, chargé de recruter pour le FN, notamment dans d'autres partis, oublie qu'il est enregistré alors qu'il monte dans une voiture conduite par le chef de file du Rassemblement Bleu marine à Brest et se vante d'avoir bluffé sur des adhésions : "J'ai fait du bluff, encore. J'ai dit qu'on avait fait deux adhésions parmi un ancien gaulliste très connu à Brest dans les années 1990. Et qu'il était tellement content qu'il avait même fait adhérer sa femme, ça fait deux adhésions. […] J'ai raconté tout un baratin, mais me coupez pas parce qu'ils vont recouper auprès de vous ! Donc il faut dire la même chose !"

Le vice-président du FN, Florian Philippot est ensuite invité à s'expliquer en plateau après la diffusion de la séquence. "Ah vous croyez que, vous n’avez jamais eu en face de vous un responsable politique qui ne vous a pas menti ? Vous pensez qu’il n’y a que Paul-Marie Couteaux qui sur ce coup-là a peut-être, n’a pas dit tout à fait la vérité. Vous lui faites un mauvais procès ", explique-t-il, visiblement gêné. Paul-Marie Couteaux a fini par reconnaître auprès des "Inrocks" qu'il s'agissait en fait d'anciens militants du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers et non de l'UMP… Pour un parti qui ne cesse de vouloir renforcer sa crédibilité et qui dénonce sans arrêt "les mensonges" des autres formations, la séquence tombe plutôt mal.

Après tout même si on met du vernis sur de la mauvaise peinture, cela ne la rendra pas plus belle. Le FN qui a beau jeu de se dire une solution n'est que le parti qu'il a toujours été, un parti d'extrême droite préférant trouver des boucs émissaires plutôt que de trouver des solutions. Un partir ne sachant qu'entretenir la haine plutôt que la solidarité.

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Publié le 1 Décembre 2013

Radio Vatican dans son article du 29 novembre 2013 nous montre une initiative qui commencera à partir de ce samedi 30 novembre, de six jeunes catholiques originaires de Toulouse, d'Aix-en-Provence, de Nantes et de l'Île-de-France qui appellent les catholiques français à prier et à jeûner pour les élus et la paix dans le pays.

Il ne faut pas chercher bien loin l'objectif que donne leur site "lafranceenpriere.fr" : Prier pour toutes les personnes qui exercent un mandat politique dans notre pays. Un objectif qui s'éloigne peu du site tousenpriere.com qui prie pour la France et la famille et qui est un des soutiens du site, comme par hasard. Et on retrouve également parmi leurs soutiens le site Padreblog, le site lancé par l'abbé Grosjean en 2009, ouvertement anti-IVG et anti-mariage gay.

Les buts sont donc de prier pour que les hommes politiques de tout bord servent avant tout le bien commun, c’est à dire l'intérêt de toute la société mais ici plutôt celui des catholiques, prier pour demander la paix et le retour au dialogue dans notre pays, alors il faut prier également pour la Manif pour tous qui est peu ouverte au dialogue et encourager les catholiques à prier fidèlement pour leurs gouvernants (comme le demande Paul en 1 Timothée 2, 1-2), en gros les influencer.

Le véritable but est surtout de prier et de jeûner pour le président de la république, François Hollande. Ceux qui ne sont pas naïfs savent pourquoi. Le soutien du cardinal Barbarin et de Mgr Rey montre le peu de confiance qu'un catholique peut donner à une telle initiative. Au lieu de prier les élus, ces catholiques devraient prier pour que nos évêques retrouvent une parole d'Évangile plutôt que de continuer à nier qu'ils vivent dans un État laïc.

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Publié le 28 Novembre 2013

Le nouvelobs.com nous montre dans on article du jeudi 28 novembre 2013 que la garde des Sceaux a reçu un accueil triomphal lors d'un meeting organisé par le PS à la Mutualité pour "défendre la République face aux extrémistes".

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a rendu un hommage appuyé mercredi 27 novembre à la garde des Sceaux, Christiane Taubira, victime de récentes attaques racistes, assurant former avec elle un "beau couple" entièrement dédié à la défense de l'état de droit face aux "extrémismes".

"Moi, parmi vous, je suis celui qui connais le mieux [...] Christiane Taubira. Progressivement, malgré les analyses, les avis [...], nous formons, je le dis, un beau couple" dédié à "l'état de droit", a lancé le ministre de l'Intérieur lors du meeting organisé par le PS à la Mutualité pour "défendre la République face aux extrémismes". "On veut nous opposer à chaque fois, c'est tellement facile...", a ajouté Manuel Valls devant quelques centaines de militants socialistes. "Pour se battre pour la République, pour se battre pour nos valeurs et pour combattre ceux qui combattent la République, il faut une République forte et un état de droit. Et cet état de droit, nous l'incarnons tous les deux", a poursuivi le ministre de l'Intérieur. Manuel Valls était manifestement soucieux de renforcer l'image de cohésion avec la ministre de la Justice, après les informations parues cet été qui faisaient état de dissensions entre eux à propos du projet de réforme pénale porté par la garde des Sceaux.

L'heure était d'ailleurs lors de ce meeting au soutien et à la solidarité avec Christiane Taubira après les attaques dont elle a fait l'objet, attaques qui ont permis "le réveil" à gauche face aux racisme et à la xénophobie, selon le ministre de l'Intérieur. "Au fond, ceux qui ont voulu s'en prendre à elle ont d'une certaine manière rendu un grand service. Ils ont fait la démonstration que la gauche pouvait enfin se réveiller, que la gauche était capable d'indignation", a dit Manuel Valls. "C'est autour de toi que le réveil s'opère", a renchéri le ministre de l'Education, Vincent Peillon. "Le moment est venu du rassemblement, du combat, de la fierté d'être de gauche", a-t-il ajouté.

Très appréciée des militants socialistes, qui lui ont fait encore mercredi soir un accueil triomphal, Christiane Taubira a fustigé les "racistes, antisémites et xénophobes", préférant toutefois livrer un plaidoyer passionné en faveur de la République et de son école notamment. "Ils commencent par vilipender les apparences, ils commencent ainsi par la différence qu'ils voient et ils finissent par celle qu'ils imaginent. Et ils mettent tout le monde et chacun en danger", a lancé cependant la ministre à l'adresse de ceux qui l'ont attaquée. "La nation n'est pas le bien de ces égoïstes compulsifs, elle n'est pas le bien de ces archaïques, elle n'est pas le bien de ces obsédés de l'ennemi", a-t-elle ajouté sous les applaudissements. "Voilà pourquoi, nous ne nous laisserons pas faire. Nous continuerons à leur barrer la route", a-t-elle poursuivi en se livrant à un vibrant plaidoyer en faveur de la République et notamment de son école.

Christiane Taubira a été victime récemment de dérapages à caractère raciste, qui ont suscité une vaste vague d'indignation dans la classe politique. "Minute" l'avait qualifiée le 12 novembre de "maligne comme un singe". La présidente du Front national Marine Le Pen avait réagi en qualifiant cette une de l'hebdomadaire d'extrême droite d'"archi nulle". Matignon a saisi le procureur de la République de Paris devant ces "faits susceptibles de constituer [une] infraction d'injure publique à caractère racial". "Minute" faisait écho à un dérapage d'une candidate FN dans les Ardennes, Anne-Sophie Leclere, qui avait eu recours à une métaphore similaire. Elle devrait être exclue bientôt du FN.

Le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a rendu hommage à la "France fraternelle et métissée". "Nous assistons à une véritable offensive réactionnaire et anti-républicaine de la part d'un bloc droitier, d'un tea party à la française, dont un des terreaux a été la Manif pour tous et qui se construit contre l'égalité des droits, contre les étrangers, contre l'impôt citoyen, contre toutes les valeurs des Lumières et de la République", a souligné le responsable socialiste. "La France n'est pas raciste, mais en ces temps de crise économique, sociale, morale, les dirigeants de l'extrême-droite xénophobe et raciste ne se sont jamais sentis aussi forts", a-t-il ajouté. "Le masque de cire de Marine Le Pen est en train de fondre et l'on retrouve le vrai visage du FN, celui de son père ! Alors, qu'on ne vienne pas nous dire que le FN a changé", a poursuivi Harlem Désir.

Plusieurs représentants des formations de la majorité ont pris la parole tour à tour, comme le président du Parti des radicaux de gauche (PRG), Jean-Michel-Baylet et le président du Mouvement unitaire progressiste (MUP), Robert Hue. Le sénateur d'Europe Ecologie Les Verts Jean-Vincent Placé est également intervenu, prônant un "nouvel humanisme cosmopolite".

Des militants ont exprimé leur satisfaction de la tenue de ce meeting, Frédéric Londé déplorant toutefois qu'il se tienne "un peu tard" après les attaques contre Christiane Taubira, perpétrées contre "une femme et une femme de couleur". Il a dénoncé "ceux qui considèrent que la République doit être blanche". La façon dont la garde des Sceaux a été traitée "est absolument ignoble", a renchéri Nathalie Vallé, déclarant avoir "extrêmement peur de la montée de l'extrême-droite". "Ce meeting tombe à pic. La politique n'est pas seulement un budget. C'est apprendre aussi le respect des autres", a ajouté une troisième militante. D'origine guyanaise, ex candidate à la présidentielle de 2002 sous l'étiquette PRG, Christiane Taubira a soutenu la loi sur le mariage homosexuel.

Depuis août, les socialistes battent le rappel sur la nécessité de lutter contre le FN, aussi bien sur le plan des valeurs que sur le plan programmatique, alors qu'approchent les échéances électorales de 2014. Le PS avait organisé ainsi début octobre un meeting similaire pour dénoncer le FN. Le parti prépare également un argumentaire destiné à ses militants pour répondre à ceux qui sont tentés de voter pour le FN aux municipales et aux européennes.

Le PS se réveille enfin, on attendait de la gauche un peu plus de mordant, car elle a toujours été connue comme le seul rempart face à l'extrême droite. Espérons que ce réveil soit fondateur d'une nouvelle vision de la politique où ce n'est plus l'extrême droite qui lance des débats nauséabonds.

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Racisme : la gauche fait bloc autour de Christiane Taubira

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Publié le 26 Novembre 2013

L'article de RTL.Fr du lundi 25 novembre 2013 montre que la stèle qui orne la tombe de Georges Clemenceau, en Vendée, a été taguée dans la nuit de dimanche à lundi, avant la visite de Manuel Valls lundi. On pouvait notamment lire "On lâche rien", rapporte "Ouest-France". La stèle du Tigre taguée. Dans la nuit de dimanche à lundi, plusieurs inscriptions ont été taguées sur la stèle qui orne la tombe de Georges Clemenceau, à Mouchamps, en Vendée. Ces tags ont été effacés par les services municipaux avant la venue du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, rapporte le site internet du quotidien régional Ouest-France. Selon les informations du journal, parmi les inscriptions figuraient "Valls casse-toi" et "On lâche rien", cette dernière phrase étant l'un des slogans des anti-mariage pour tous.

On ignore pour l'heure si les tags ont bien été effectués par des membres de la Manif pour tous. Comme le dit le Huffington Post, ce même lundi 25 octobre, le compte Twitter de la Manif pour tous Vendée partageait une photo non datée montrant des partisans du mouvement juchés sur ce qui ressemble à une statue du "Tigre", grande figure de la Première guerre mondiale, ancien ministre de l'Intérieur et référence politique de Manuel Valls. Leur signature : "ONLR", pour "on ne lâche rien".

Toujours est-il, comme le rapporte le Huffington Post, que le compte national de l'organisation s'est désolidarisé cette action. Pourtant, comme le dit Bruno Roger-Petit dans leplus.nouvelobs.com le mardi 26 octobre : "Notons bien, encore, le choix des mots. La Manif pour tous ne "condamne" pas une "profanation", non, elle ne "cautionne" aucune "dégradation". C'est une réaction en service minimum. C'est donc plus qu'une nuance."

ouest-france.fr dans son article du mardi 26 novembre montre qu'à Mouchamps, sur la route qui longe la rivière du Petit-Lay, à quelques mètres du monument, on pouvait notamment lire, en lettres roses et bleues : «Valls casse-toi». La stèle elle-même, qui surplombe la tombe du Tigre et celle de son père, a aussi été la cible d'une inscription : «On ne lâche rien». «Il y avait aussi des références à la fédération LGBT et à la théorie du genre», glisse un élu. Un slogan, des thèmes et des couleurs qui rappellent évidemment ceux de la Manif pour tous.

Celle-ci avait d'ailleurs appelé à manifester sous les fenêtres de la préfecture de Vendée, où dormait le ministre de l'Intérieur. Sur le réseau social Twitter, des militants posent debout, sur la statue de Clemenceau, à Sainte-Hermine, avec le drapeau vendéen et celui de la Manif pour Tous. «Coucou Manuel Valls. Nous aussi, avec Clemenceau, montrons notre détermination à ne pas subir.» Prendre Clemenceau comme symbole est drôle, car athée convaincu, il dut faire face à un conflit avec le Vatican (dans le cadre des mesures anticléricales entreprises par la gauche, qui est au pouvoir depuis 1879) et il éleva ses enfants dans l' anti catholicisme et l’anti monarchisme. Un homme ayant peu en commun avec la Manif pour Tous.

«Après les sifflets du 11-Novembre, on souille la mémoire de Clemenceau. On a dépassé les bornes. Ça me scandalise, a réagi la députée Sylviane Bulteau (PS). Les auteurs de ces actes sont en dehors de la République.» Bruno Retailleau, le président du conseil général (UMP), hostile au mariage gay, ne voulait pas croire que cet acte puisse venir du mouvement qu'il soutient. «C'est lamentable, c'est du vandalisme et c'est antirépublicain», a condamné le sénateur.

Nolwenn Porcheret, la présidente de la Manif pour Tous, a dit sa «colère» devant un «acte de vandalisme». «On ne touche pas à une tombe, ni à un monument d'unité nationale. Ça ne sert pas la cause que l'on défend.» Pas assez pour les socialistes vendéens, pour qui la Manif pour tous «condamne des actes qu'elle inspire».

La Manif pour tous a beau dire qu'elle n'est pas responsable de tout cela, cela arrive bien trop souvent. Oublie-telle comme le montre que LEXPRESS.fr le mardi 13 novembre montre que la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a affirmé avoir elle aussi été victime de racisme lorsque le mouvement de la Manif pour tous battait son plein. "Puisque tu l'aimes tant que ça, le mariage pour tous, t'as qu'à le faire dans ton pays !", lui ont lancé à plusieurs reprises des opposants à la loi Taubira. Un refrain haineux faisant référence aux origines marocaines de la ministre du Droit des femmes. Tout à fait minable.

Bruno Roger-Petit montre aussi que derrière la soit disant vision respectable se cache une façade qui l'est beaucoup moins : "que dissimule la façade présentable et respectable des notables de la Manif pour tous ? À quoi jouent-ils, ces mêmes notables, qui jamais ne renient les pires d'entre eux, telle Béatrice Bourges et son Printemps français, où l'on trouve des militants UMP, et qui s'en va participer, en Allemagne, à un rassemblement d'extrême-droite où l'on communie dans la ferveur avec ceux qui, en Russie, mènent en première ligne, aux côtés de Poutine, un combat impitoyable contre les homosexuels ?"

Ce mouvement qui n'est pas ce qu'il prétendait être doit regarder les choses en face la radicalisation de ses membres, plutôt que de taper sur le gouvernement, il devrait peut être là où se trouve ceux qui souffre, plutôt que de nous montrer un visage peu enviable digne des mouvements les plus réactionnaires.

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Publié le 20 Novembre 2013

Comme nous le montre APIC dans son article du 17 novembre 2013, Rome encourage les chrétiens français opposés au mariage pour tous, souligne Radio Vatican, en apportant son soutien au XXVIème Colloque National des Juristes Catholiques tenu le 16 novembre 2013 à la Maison du Barreau de Paris. Les participants au colloque sur «Le Mariage en questions» ont assisté dimanche 17 novembre à la grand-messe pontificale célébrée par le cardinal Stanislaw Rylko, président du Conseil pontifical pour les laïcs, en la basilique Ste-Clotilde.

Ce colloque, placé sous la présidence du cardinal Stanislaw Rylko, abordait un thème d’une brûlante actualité en France après l’adoption de la loi sur le mariage pour tous. Des initiatives étaient prévues le 17 novembre 2013, un an après la première grande manifestation contre la loi Taubira.

Devant les participants au colloque, le cardinal Rylko, venu tout exprès de Rome, a implicitement encouragé les chrétiens français à poursuivre leur mouvement contre le mariage pour tous. Le cardinal polonais a ainsi affirmé qu’une présence visible et efficace des chrétiens était aujourd’hui nécessaire dans la vie publique. Le mariage et la famille, durement remis en question, sont des institutions fondamentales – a-t-il martelé.

Le mariage n'est pas remis en question, l'État reprend des mesures qui avaient été faites par l'Église, car comme le montre Yves Ferroul dans leplus.nouvelobs.com dans un article du 24 septembre 2012 Après l’expansion du christianisme, de telles unions ont pu être célébrées dans des églises, par des prêtres – et même pour des prêtres en Orient où ils peuvent se marier –, pour des empereurs byzantins, comme pour des patriarches de Constantinople. On voit même le sultan Ottoman Suleiman Ier, en 1526, nommer gouverneur de Buda (l’une des deux villes formant l’actuelle Budapest) le comte Jean de Siebenbürgen dont il est officiellement le compagnon. Quant aux livres de prières imprimés aux XVIe et XVIIe siècles, ils contiennent la présentation des cérémonies d’unions de même sexe, et les missels donnent les prières lues par les prêtres en ces occasions.

En Occident, les témoignages vont de l’Irlande à l’Espagne ou l’Italie. Le plus récent semble être celui de Montaigne (corroboré par le consul de Venise) qui raconte en 1580 dans son voyage en Italie qu’à Rome des hommes se sont mariés lors d’une cérémonie à l’église, avec messe, présence des fidèles, lecture des évangiles, puis "couchaient et habitaient ensemble". Les ecclésiastiques questionnés par Montaigne lui ont répondu que, de même que la sexualité entre une femme et un homme n’était acceptable que dans le mariage, de même ils avaient pensé que le mariage rendrait acceptable la sexualité entre deux hommes (Journal de voyage en Italie, Rome, le 18 mars). En Europe de l’Est, les derniers témoignages sont bien plus récents, du XIXe siècle, et même de 1933 avec ce récit de voyage en bateau sur le Danube dans lequel l’auteur se réjouit d’entrer dans les Balkans "où des mariages entre hommes sont célébrés par des prêtres". Les solutions utilisées par les femmes sont fort peu documentées (de même que la sexualité hétérosexuelle des femmes est beaucoup moins documentée que celle des hommes). Mais l’on a quelques témoignages, comme celui de Lucien évoquant une femme mariée à une autre qu’elle appelle son épouse. Ou comme ce texte de 1774 dont l’auteur admire la solennité des cérémonies célébrées dans des églises, en Dalmatie, pour unir devant toute la communauté deux hommes ou deux femmes.

Face aux situations nouvelles, les chrétiens ne peuvent pas rester indifférents ni se taire, rapporte Radio Vatican. Le cardinal Rylko a cité les «fruits tangibles» dans la société française des grandes manifestations en faveur du mariage qui ont vu une forte participation des catholiques. Les catholiques ne sont pas là pour faire de la propagande, la laïcité assure pour eux l’égalité des convictions, mais elle garantit aussi le droit d’avoir un rapport de proximité ou de distance avec sa religion. Et donc d’être catholique, sans adhérer pour autant à la morale naturelle promue par la hiérarchie, et qui veut que l’on soit contre l’avortement ou le mariage pour tous.

Le président du Conseil pontifical pour les laïcs a dénoncé sans détours la «christianophobie» et le «fondamentalisme laïciste» des démocraties occidentales, ainsi que l’expansion de la tolérance négative qui élimine tous les symboles religieux pour ne pas importuner les non-croyants ou les autres croyants. L'ignorance du cardinal Rylko à ce sujet est exemplaire, car la laïcité de l’État ne signifie pas indifférence à la présence du religieux dans la sphère publique, mais refus de son officialité et l'affirmation de limites entre public et privé, particularités de la foi et universalité de la loi. Donc éliminer tous les symboles religieux dans les espaces pour ne pas importuner les non-croyants ou les autres croyants n'est en rien négatif mais cadre parfaitement à la laïcité.

Même si le christianisme est devenu minoritaire dans les sociétés occidentales, même si la voix des chrétiens est contrariée par les médias, les fidèles laïcs doivent avoir le courage de sortir des sacristies et d’aller à contre-courant. Mais pour accomplir cette mission – avertit le cardinal Rylko – ils devront avoir un concept très clair de leur identité. Aller à contre-courant, beaucoup de catholiques y sont déjà avec leur hiérarchie, car elle pousse vers moins de laïcité. Alors qu'elle devrait se demander comment rendre la pratique du catholicisme plus attractive, et par ce biais ce ne sera pas le cas.

Le cardinal Rylko devrait nous demander de rejoindre des mouvements prônant le catholicisme social plutôt qu'un mouvement moraliste en perte de vitesse qui veut maintenant se servir des mouvements sociaux pour y adjoindre leurs vues morales. Depuis 2013, le collectif qui était autrefois incarné par Frigide Barjot a perdu son combat et l'alliance a volé en éclats : entre le collectif initial, les Veilleurs, le Printemps français et l'Avenir pour tous, ce morcellement signe l'essoufflement du mouvement qui peine à trouver des combats de substitution. D'ailleurs la Manif pour tous doit craindre de tomber dans l'oubli. Alors pour se rappeler au bon souvenir de tous, le mouvement organise régulièrement des événements "surprise". Il faut choisir les bons combats et pas seulement devenir une minorité intransigeante qui ne sera plus écoutée. Ce n'est pas le cas ici.

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Publié le 12 Novembre 2013

Dans un discours à Oyonnax que nous montre l'article du NouvelObservateur.com du 11 novembre 2013, que le président a réagi aux incidents qui ont émaillé en fin de matinée les cérémonies sur les Champs-Élysées, et dédié ce 11 novembre "à l'unité". François Hollande, conspué lundi lors des cérémonies du 11 novembre à Paris, a déclaré que la République ne devait jamais "rien laisser passer face aux haines, aux intolérances, aux extrémismes, au racisme", dans un discours dans l'après-midi à Oyonnax.

Le chef de l'État a aussi estimé que la République exigeait de "ne jamais céder devant les pressions d'où qu'elles viennent", au cours d'une cérémonie nettement moins agitée que celle de la matinée à l'Arc de Triomphe, dans cette ville de l'Ain.

Dans un discours d'un quart d'heure, le chef de l'État n'a cessé de faire le lien entre le passé, notamment le haut fait de la Résistance qu'il était venu commémorer à Oyonnax, et les difficultés de la période actuelle. Dans la continuité de son discours de jeudi à l’Élysée, lors du lancements des commémorations du centenaire de la guerre de 1914-18, il a appelé les Français à l'union et à la confiance. "Ce 11 novembre est dédié aussi au rassemblement et à l'unité de la France", a-t-il déclaré.

"La France est toujours capable de se relever, même des pires épreuves", a-t-il dit, en soulignant qu'"aujourd'hui dans un autre contexte, où c'est sur l'économie que se mesurent la puissance et l'influence, rien ne doit nous paraître inaccessible". "Je n'accepterai jamais qu'elle (la France) soit divisée", a martelé le chef de l'État.

La loi doit être respectée "partout", "une loi qui doit être la même pour tous", a souligné François Hollande, pour qui "rien n'est plus indispensable que le dialogue et la responsabilité". "Au delà de toutes les histoires particulières, au delà de toutes les appartenances locales ou régionales, au-delà des intérêts particuliers, c'est la communauté nationale qui nous réunit tous", a-t-il fait valoir, dans une allusion à l'agitation sociale actuelle, notamment en Bretagne.

Dans une ambiance chaleureuse, qui contrastait avec les tensions et les incidents du matin sur les Champs-Élysées, François Hollande a serré des mains et salué d'anciens résistants et leur famille. Les habitants d'Oyonnax s'étaient rassemblés pour cet hommage aux maquisards qui avaient bravé les occupants allemands le 11 novembre 1943, pour rendre hommage au soldats de 14-18.

Évoquant les menaces actuelles et ceux "qui veulent toujours abattre la démocratie", il a dénoncé "le terrorisme qui s'en prend toujours aux innocents, comme hier à des journalistes", dans le nord du Mali. "La France leur prouvera - comme elle l'a fait au Mali - que les démocraties ne craignent pas d'affronter ces forces obscures", a-t-il affirmé. Le chef de l’État s'est ensuite rendu à la mairie d'Oyonnax, où devait lui être remise la médaille de la ville.

Oyonnax commémore en ce 11 novembre l'incroyable audace de quelque 200 maquisards qui ont défilé 70 ans plus tôt, le 11 novembre 1943, dans les rues de cette commune de l'Ain, située non loin de Genève, au nez de l'occupant allemand. Le 11 novembre 1943, pour célébrer le 25e anniversaire de l'armistice de la Première Guerre mondiale, une gerbe de fleurs formant croix de Lorraine est déposée devant le monument aux morts de la Grande Guerre avec cette mention bravache : "Les vainqueurs de demain à ceux de 14/18". La sonnerie "aux morts" retentit puis, la petite foule des maquisards et des habitants, 1500 à 2000 personnes, scande "Vive de Gaulle" et entonne la Marseillaise. Le retentissement de cette action est considérable dans la France de Vichy qui avait proscrit les commémorations de la victoire des poilus de 14/18.

Comme le montre francetvinfo.fr, François Hollande a une nouvelle fois essuyé quelques sifflets, à Oyonnax (Ain), lundi 11 novembre. D'abord à son arrivée dans la ville, en début d'après-midi. Puis dans la soirée, lors de sa visite à la mairie. Et certains manifestants ont brandi des pancartes barrées du slogan "Hollande dégage". Cela montre le niveau de ces manifestants qui ne respectent même pas le 11 novembre. C'est une attitude méprisable.

François Hollande montre à travers des symboles forts que la France ne doit pas avoir une vision défaitiste, mais garder l'espoir et savoir rester unie surtout en temps de crise. La division n'apporte jamais rien de bon.

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11 novembre : Hollande appelle à ne pas céder face aux "haines"

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Publié le 11 Novembre 2013

70 individus dont quelques dizaines de pseudo-bonnets rouges ont hué le convoi présidentiel sur les Champs-Élysées à la fin de la cérémonie. Ils scandaient des slogans pour la démission de François Hollande et contre le mariage pour tous.

Il n'était guère étonnant de voir Solidarité pour tous, un mouvement soutenant Nicolas Bus, le pseudo-martyr de la Manif pour tous, les 19 militants identitaires qui ont occupé le siège du PS à Solférino, Les Hommens qui ont perturbé Roland-Garros, et le Salon Beige contre Pierre Bergé. Cela donne une idée des manifestants sur place. On y rencontrait également le Printemps français et de groupes d'extrême droite, comme le Renouveau français. Plusieurs membres du Front national étaient aussi présents pour siffler François Hollande à quelques centaines de mètres de l'Arc de triomphe et furent mis à l'écart par les forces de l'ordre.

Nous sommes ici à la droite de la droite, avec des revendications qui n'ont rien à voir avec le mouvement des bonnets rouges. Il n'est pas raisonnable d'y lier le mariage pour tous, d'ailleurs ceux qui animent le mouvement des bonnets rouges n'ont aucune revendications dans ces sens. D'ailleurs Christian Troadec, maire DVG de Carhaix (Finistère), un des porte-parole du collectif «Vivre, travailler et décider en Bretagne», a condamné par avance cette initiative.

Il y a eu également une petite dizaine d'arrestations surtout à l'encontre des manifestants les plus revendicatifs qui aurait pu créer des incidents. Il y a eu 70 interpellations selon la préfecture de police. Rien d'anormal à cela, car pour pouvoir manifester, il faut l'autorisation de la préfecture de police.

Alors que des opposants huaient François Hollande lors des commémorations du 11 novembre aux Champs-Élysées, Thibault, âgée de 25 ans, agrégé et professeur d’histoire, s'en est pris à eux, en leur disant : "C'est une honte, ce n'est pas le jour !". Ajoutant que "C'est son droit, il est président de la République ! C'est vous la honte de la France, vous salissez la mémoire des soldats !" Tout en ajoutant : "Quand on est républicain, on se tait et on fait silence ! Le 11 novembre est un jour d'unité nationale".

Comme le dit Christian Troadec, il est inadmissible que soit perturbée cette journée consacrée au souvenir des millions d’Européens disparus dans le tourbillon de la Première guerre mondiale.

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