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Publié le 1 Décembre 2016

leJDD.fr nous montre ce jeudi 1er décembre 2016 que le pape François a reçu mercredi les élus de la région Auvergne-Rhône-Alpes, présidée par Laurent Wauquiez. Selon le journal La Vie, il a pris la défense des migrants, alors que le député LR est hostile à leur accueil en France.

 

Le pape François a-t-il contredit Laurent Wauquiez à dessein ? Selon l'hebdomadaire catholique La Vie, le souverain pontife a lancé mercredi matin un message clair aux 260 élus de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qu'il recevait au Vatican. Parmi eux : le maire PS de Lyon Gérard Collomb et le président LR de la région Laurent Wauquiez. Ce dernier s'est notamment illustré ces derniers mois dans le débat politique français par son hostilité à l'accueil et la répartition des migrants en France.

 

Or, comme il le fait régulièrement, le pape a lancé un appel en faveur des migrants. "Que la recherche du bien commun qui vous anime vous conduise à écouter plus particulièrement toutes les personnes en situation de précarité, sans oublier les migrants qui ont fui leurs pays à cause de la guerre, de la misère, de la violence. Ainsi, dans l’exercice de vos responsabilités, vous pourrez contribuer à l’édification d’une société plus juste et plus humaine, d’une société accueillante et fraternelle", a-t-il déclaré devant les élus français, selon La Vie.

 

Le 16 septembre, Laurent Wauquiez avait lancé une "pétition" pour dire "non à la création de 'jungles' sur l'ensemble du territoire national", après la décision du gouvernement de répartir les migrants de Calais dans des centres en France. Il avait notamment appelé les maires d'Auvergne-Rhône-Alpes à s'opposer à leur accueil, qu'il qualifiait de "folie". L'élu Les Républicains, qui vient de perdre la présidence du parti, s'était également prononcé contre ce qu'il appelait une "solidarité d'affichage", rappelle le journal chrétien.

 

Le pape avec son message de paix et d'espérance demande aux hommes politiques de tendre la main aux réfugiés et aux migrants. Un discours qui pourrait le fâcher un certain Laurent Wauquiez qui pour de basses manœuvres politiques a décidé de mettre en avant les préjugés envers eux et peut être devrait-il écouter "les migrants qui ont fui leurs pays à cause de la guerre, de la misère, de la violence" comme le demande le pape.

 

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Publié le 30 Novembre 2016

Libération.fr et francetvinfo.fr nous montrent ce mercredi 30 novembre 2016 que la question de l'avortement revient au centre de l'actualité, à la veille de l'examen d'une proposition de loi visant à pénaliser les sites anti-IVG soutenus par l'Église. La ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine, invitée ce mercredi de France 2, explique que cette manœuvre permettra d'éviter la «désinformation» sur le sujet : «Le délit d'entrave, c'est tromper volontairement, intentionnellement des femmes», a-t-elle insisté.

 

Ce sont "les juges et non le gouvernement qui vont décider s'il y a volonté intentionnelle de tromper, de prétendre qu'on propose une information objective alors qu'en réalité on veut les amener à renoncer", rappelle-t-elle. La ministre de la Santé remarque qu'on "assiste depuis quelques années, régulièrement, à des offensives contre l'interruption volontaire de grossesse. Il y a un climat culturel qui pèse et qui tend à culpabiliser les femmes qui s'interrogent sur l'interruption volontaire de grossesse."

 

La proposition de loi, soutenue par la ministre, vise à pénaliser les responsables de sites anti-IVG qui avancent masqués : sans afficher clairement leur opinion sur le sujet, ils multiplient les témoignages à la véracité douteuse, les articles alarmistes sur les conséquences d’une interruption volontaire de grossesse, dans le but de dissuader des femmes, en particulier les jeunes. D’où le tutoiement de rigueur et les chartes graphiques aux couleurs pop plébiscitées par ce type de sites.

 

Faire voter cette mesure ne s’annonce pas chose aisée : le gouvernement a tenté par le passé de l’introduire via un amendement au projet de loi Egalité et Citoyenneté en septembre. Mais le Sénat, où la droite est majoritaire, s’y était opposé. Le climat ne semble pas plus propice ces derniers jours : vendredi, en plein entre deux-tours de la primaire de droite, de vifs incidents ont éclaté lors de l’examen de ce texte en commission des affaires sociales. Noms d’oiseaux et suspensions de séance ont même fait dire à un député PS présent que «la campagne de la primaire a ravivé sur le sujet de l’IVG des relents de 1974». Voilà qui promet.

 

Le plus risible est que l’on découvre aussi que le film «Sausage Party» est la nouvelle cible de la droite traditionaliste comme nous l’apprend Libération.fr. Trash et provoc, le film Sausage Party a été classé R aux États-Unis (interdit aux mineurs de 17 ans non accompagnés d'un adulte), et il est réservé aux plus de 12 ans en France. De quoi outrer la «Manif pour tous», qui lance aujourd'hui une campagne sur Twitter contre l'État, forcément complice d'un tel étalage pervers. Ce qui donne l’effet contraire puisqu’elle offre au film une pub inespérée sur les réseaux sociaux. Dans un tweet, elle diffuse carrément une vidéo YouTube montrant la partouze finale évoquée plus tôt, tirée d’une copie piratée du film. Mélangeant un peu tout et n’importe quoi en cette veille de 1er décembre, LMPT lâche ce constat définitif : «un jour, on jette les Français dans partouze-porno en mode rigolo #SausageParty. Le lendemain, on fait de la prévention #Sida», comme si le gouvernement avait une quelconque responsabilité dans la sortie du film. 

 

Libération.fr nous montre que l'Assemblée nationale a voté hier soir, à l'initiative des socialistes et au grand dam de la droite, un texte proclamant la réhabilitation de toutes les victimes de la répression de la Commune de Paris de 1871. Dernière révolution du XIXe siècle et première tentative d'un gouvernement de la classe ouvrière, elle fut la réaction à la défaite française lors de la guerre franco-allemande de 1870. Des exécutions, notamment durant la Semaine sanglante, ont fait entre 10 000 et 20 000 morts, voire plus, selon les estimations. Et des milliers de condamnations à mort, à la déportation, aux travaux forcés ou à de la prison ont été prononcées postérieurement. Evoquant un «acte solennel» par «devoir d'histoire» autant que «de justice», le président PS de la commission des Affaires culturelles et élu parisien Patrick Bloche a plaidé que «le temps est désormais venu pour la République» de rendre ainsi justice à tous les communards, «victimes d'une répression impitoyable».

 

Enfin comme le signale BFMTV.com, le pape François a reçu ce mercredi 260 élus de la région Auvergne et Rhône-Alpes, lors d'une audience particulière à Rome. Il est revenu sur la nécessité de la France "d'approfondir les valeurs républicaines". Le chef de l'Église catholique les a appelés à "rechercher et développer le sens du bien commun et de l'intérêt général", après "les attentats et la violence aveugle qui ont si profondément meurtri votre pays".

 

Le pape a également insisté sur la "nécessité de retrouver le sens du politique, les valeurs républicaines de liberté, égalité, fraternité" ne devant pas être "brandies de façon incantatoires, mais approfondies et comprises en référence à leur vrai fondement". Il demande encore aux élus "d'écouter plus particulièrement toutes les personnes en situation de précarité, sans oublier les migrants qui ont fui leurs pays à cause de la guerre, de la misère, de la violence". Un bon rappel pour les hommes politiques qui ont grandement oubliés tous ceux qu’on marginalise dans la société.

 

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Publié le 29 Novembre 2016

Libération.fr nous montre ce mardi 29 novembre 2016 qu’une proposition de loi visant à élargir le délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse aux sites internet diffusant des informations «biaisées» sur l'avortement doit être débattue jeudi à l'Assemblée. Scandale, pour le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, qui estime que le texte «constituerait, malgré ce qu'affirment ses dépositaires, un précédent grave de limitation de la liberté d'expression sur Internet», qui «ne peut être à plusieurs vitesses suivant les sujets». Il a directement écrit à François Hollande, lui demandant de faire échec à la création de ce délit d'entrave numérique. «Cela me semble être une atteinte très grave aux principes de la démocratie», juge-t-il.

 

La réplique ne s’est pas fait attendre comme le montre lci.fr. Des propos auxquels réagit ce mardi 29 novembre Catherine Coutelle, députée de la Vienne, pour LCI : "S’il a écouté les débats, il peut voir qu’il ne s’agit en rien d’une atteinte à la liberté d’expression. C’est plutôt une lutte contre une entrave, actuellement en cours sur des sites au moyen de propos tout à fait inexacts sur l’avortement. L’entrave d’accès à l’IVG, elle existe ! Elle se faisait physiquement auparavant, et elle est à présent passée sur Internet."

 

Divergence de point de vue du côté du prélat, qui ajoute que ces sites "sont les seuls à prendre en charge la véritable détresse existentielle" de certaines femmes. "Il ne doit pas savoir comment ça se passe dans les hôpitaux", lui rétorque Catherine Coutelle. "Quand une femme se présente pour un avortement, elle peut être déjà décidée ou bien conserver des interrogations. Dans le second cas, un psychologue est à sa disposition, car elle a bien le droit de se poser des questions. Quand la patiente est mineure, la consultation avec un psychologue est obligatoire. Ce que Mgr Pontier appelle ‘la détresse’ des femmes est donc d’ores et déjà pris en charge."

 

Pour conclure, elle ajoute : "Que les religions aient un point de vue sur l’avortement, je le conçois. Mais nous sommes dans un État laïc et la loi se fait dans l’hémicycle. On voit bien que les mouvements très réactionnaires sont très à l’œuvre dans toute l’Europe, mais je serai insensible aux lobbys quels qu’ils soient, religieux ou autres. Sincèrement, c’est un peu lourd, 40 ans après le combat de Simone Veil, d’en être encore là." Le texte sera examiné par les députés ce jeudi 1er décembre.

 

Enfin, actu.orange.fr nous signale que les députés LR s'opposeront à la proposition de loi PS sur le délit d'entrave à l'IVG au nom de "la liberté d'expression", a indiqué mardi leur chef de file, Christian Jacob, tandis que son homologue de l'UDI Philippe Vigier a annoncé un soutien "majoritaire". Ce texte, qui provoque une vive opposition dans les milieux catholiques, a déjà nourri un clash entre députés LR et PS la semaine dernière en commission, au détour de l'évocation par un socialiste de la polémique sur l'IVG entre Alain Juppé et François Fillon.

 

En conférence de presse, un porte-parole des députés socialistes, Hugues Fourage, a rappelé que "nous sommes dans un État laïc et nous refusons que la loi soit dictée par des considérations spirituelles, qui doivent rester du domaine du personnel et de l'intime". De plus, a-t-il déclaré à l'adresse du président de la Conférence des évêques de France, "il existe une séparation des pouvoirs". Or "cette proposition de loi émane de notre groupe, elle relève de la responsabilité du Parlement, pas du président de la République", donc "lui écrire ne correspond à rien".

 

"L'IVG est un droit fondamental qui ne peut être remis en cause par des informations biaisées, tronquées ou mensongères", a appuyé M. Fourage, un proche de Manuel Valls. "Des groupes de militants intégristes utilisent aujourd'hui des sites pour désinformer des femmes sur ce qu'autorise la loi et sur ce qu'elle interdit, notamment les délais légaux" pour avorter, a-t-il souligné. "Cela relève du délit d'entrave, qui est déjà réprimé" et "nous ne faisons qu'élargir ce délit au numérique", a précisé le député de Vendée. "Cette mise au point nous semble fondamentale (...) y compris dans le débat politique actuel", a-t-il ajouté.

 

Contrairement à ce que pensent Mgr Georges Pontier et LR, la désinformation n’est pas de la liberté d’expression et plus encore celle des sites de groupes anti-IVG, il est donc normal d’avoir une information plus fiable que de tels sites délivrant le fanatisme religieux le plus bas en faisant peur aux femmes au lieu de les laisser disposer de leur propre corps.

 

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Publié le 28 Novembre 2016

Cameron Doody nous montre ce lundi 28 novembre 2016 dans periodistadigital.com que l’archidiocèse de Melbourne a enterré une enquête indépendante sur les victimes d’abus sexuels. Ce programme d’actualisation connu comme la Melbourne Response (la «Réponse de Melbourne») était blanche de toutes critiques depuis qu’il avait été mis en place en 1996 par l’archevêque de l’époque, l’actuel cardinal George Pell.

 

«Nous allons le savoir (sans publier l’enquête) parce que nous voulons connaître les nuisances envers les mineurs et les personnes qui ont souffert», a déclaré à Fairfax Media l’actuel archevêque de Melbourne, Denis Hart. Le prélat a réalisé cette déclaration depuis que l’archidiocèse a confirmé que la limite d’indemnisation offerte aux victimes a doublé, tout en promettant que la Réponse de Melbourne passerait entre les mains de la Commission australienne s’occupant des abus sexuels des prêtres sur mineurs.

 

En réalité cette Réponse de Melbourne est resté dans un placard de la curie archidiocésaine depuis 2015, sans que l’ex-juge Donnel Ryan qui l’avait faite en soit au courant. On peut comprendre le peu d’empressement de l’archidiocèse de Melbourne car une enquête de Fairfax a montré qu’il pourrait payer jusqu’à 62 millions de dollars australiens de compensation aux victimes. C’est la moyenne basse du programme de compensation extrajudiciaire.

 

Comme on peut le voir l’Église en Australie ne semble pas prendre la mesure des dégâts commis par les abus sexuels de prêtres sur mineurs et qu’il sera très dur de faire la sourde oreille.

 

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Publié le 26 Novembre 2016

Radio Vatican dans son article du samedi 26 novembre 2016 nous montre que le pape François a adressé ses condoléances à Raul Castro pour la mort de Fidel Castro, ancien dirigeant de Cuba, décédé dans la soirée de vendredi 25 novembre 2016. Dans un télégramme envoyé au président des conseils de l’État et des ministres de la République de Cuba, le pape François étend ses condoléances à la famille de l’ancien dirigeant, au gouvernement ainsi qu’à l’ensemble de «l’aimée nation cubaine». Le pape offre ses prières au Seigneur pour le repos de Fidel Castro et confie tout le peuple cubain à la maternelle intercession de Notre Dame de la Charité de Cobre, patronne du pays.

 

Comme nous le montre francetvinfo.fr le "Lider Maximo" sera incinéré dans la journée de samedi et inhumé la semaine prochaine. Le conseil d'État a décrété "neuf jours de deuil national", à partir de samedi et jusqu'au 4 décembre. Seront notamment interrompus "toutes les activités et spectacles publics", précise l'organe suprême de l'exécutif cubain.

 

La nouvelle de sa mort, tombée vers minuit à Cuba, s'est rapidement répandue dans les rues clairsemées de La Havane. De nombreux habitants se sont ainsi dits mortifiés de voir disparaître leur "Comandante". À Miami (Etats-Unis), dans le quartier "Little Cuba", des Américains d'origine cubaine se sont eux réjoui de la mort de Castro.

 

Grand détracteur de la superpuissance américaine, Fidel Castro était un symbole de la lutte contre l'"impérialisme" du voisin du nord, tout en affichant un piètre bilan en matière de droits civiques et de libertés selon acturonge.fr. Communiste converti, Fidel Castro qui avait pris le pouvoir en 1959 a défié 11 présidents américains et survécu à maints complots pour l'assassiner (638 selon le Livre Guinness des records) ainsi qu'à une tentative ratée de débarquement d'exilés cubains soutenus par la CIA dans la baie des Cochons (sud de l'île) en avril 1961.

 

John F. Kennedy devait décréter peu après un embargo commercial et financier. Toujours en vigueur, celui-ci pèse lourdement sur l'économie du pays malgré une série d'assouplissements consentis par l'administration de Barack Obama dans le cadre du dégel. En octobre 1962, c'est la crise des missiles, provoquée par l'installation de fusées nucléaires soviétiques à Cuba, qui engendre une surenchère et met la planète sous la menace atomique. Washington décide un blocus naval de l'île, et Moscou finit par retirer ses fusées contre la promesse américaine de ne pas envahir l'île.

 

Compagnon d'armes du guérilléro argentin Ernesto "Che" Guevara, le leader cubain s'est voulu le champion de l'exportation de la révolution marxiste en Amérique latine, mais aussi en Afrique. La chute de l'URSS en 1991, principal bailleur de fonds de l'île, porte un coup terrible à l'économie cubaine, mais le "Lider Maximo" trouve une nouvelle manne avec le tourisme et surtout de nouveaux alliés avec la Chine et le Venezuela du président Hugo Chavez, présenté par Fidel Castro comme son "fils spirituel" avant qu'il ne décède d'un cancer en 2013.

 

François Hollande a sans doute le mieux résumé ce qu’était Fidel Castro dans son hommage : "[Fidel Castro] avait incarné la révolution cubaine, dans les espoirs qu'elle avait suscités, puis dans les désillusions qu'elle avait provoquées. Acteur de la guerre froide, il correspondait à une époque qui s'était achevée avec l'effondrement de l'Union soviétique. Il avait su représenter, pour les Cubains, la fierté du rejet de la domination extérieure."

 

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Publié le 25 Novembre 2016

Nicolas Senèze dans son article du 25 novembre 2016 pour la-Croix.com nous montre que la revue jésuite italienne La Civiltà cattolica publie dans son prochain numéro, daté du 10 décembre, le dialogue que le pape François a tenu le 24 octobre avec les délégués à la 36e congrégation générale de la Compagnie de Jésus.

 

Dans ce long texte, disponible depuis le jeudi 24 novembre sur le site Internet de La Civiltà cattolica, le pape explore de nombreux sujets, dont celui du discernement, mais aussi de la politique, faisant en la matière l’éloge de la réflexion des évêques de France. «Je crois que la politique en général, la grande politique, s’est de plus en plus dégradée dans la petite politique. Non seulement dans la politique partisane dans chaque pays, mais les politiques sectorielles sur un même continent», commence le pape, qui explique avoir «sur ce point voulu répondre avec ses trois discours sur l’Europe, les deux de Strasbourg et celui pour le Prix Charlemagne».

 

À ce stade, le pape se félicite de la récente publication du texte des évêques de France sur la politique, «qui reprend ou suit celui d’il y a quinze ou vingt ans, Réhabiliter la politique, qui était très important». «Cette déclaration a fait date, insiste-t-il, elle a donné de la force à la politique, comme un travail artisanal pour construire l’unité des peuples et l’unité d’un peuple dans toute la diversité qu’il peut connaître.»

 

Le pape souligne aussi entendre «que les politiciens se sont dégradés». «Il manque de ces grands hommes politiques qui pouvaient sérieusement s’impliquer pour leurs idéaux et ne craignaient ni le dialogue, ni la lutte, mais continuaient, avec intelligence, le charisme propre de la politique», regrette le pape pour qui «la politique est l’une des formes les plus élevées de la charité». C’est «la grande politique», affirme-t-il, reconnaissant que, «en cela, la polarisation n’aide pas : en revanche, ce qui aide dans la politique, c’est le dialogue».

 

Le pape François revient aussi longuement sur la question du discernement auquel il appelle dans l’Église, notamment dans son exhortation Amoris laetitia, et qui semble faire peur à de nombreux prêtres. «Je remarque le manque de discernement dans la formation des prêtres», regrette-t-il, rappelant que, lors de son voyage à Cracovie, il avait justement invité les jésuites à plus s’impliquer dans la formation des prêtres au discernement.

 

«En fait, poursuit le pape, nous risquons de nous habituer au “blanc ou noir” et à ce qui est légal et de nous fermer, en principe, au discernement», met en garde le pape qui regrette que «dans un certain nombre de séminaires on en soit revenu à mettre en place une rigidité qui s’éloigne d’un discernement des situations». «C’est une chose dangereuse, car elle peut nous conduire à une conception casuistique de la morale.» Le pape François raconte alors sa formation dans l’ambiance d’une «scolastique décadente» : «Tout le domaine moral se limitait à «on peut», «on ne peut pas», «jusqu’ici oui et à partir de là non»

 

Il souligne alors les progrès réalisés par la théologie morale depuis le concile Vatican II, notamment sous l’influence du rédemptoriste allemand Bernhard Häring (1912-1998) «qui a commencé à chercher une nouvelle façon de faire revivre la théologie morale». «De toute évidence, aujourd’hui, la théologie morale a fait beaucoup de progrès, il n’y a plus désormais de «casuistique»», se félicite le pape selon qui «nous devons aller de l’avant sans tomber dans le situationnisme». «Mais, d’autre part, il faut aussi révéler les grandes richesses trouvées dans la dimension du discernement», insiste-t-il, appelant à se tourner vers la «grande école» de la scolastique.

 

«Saint Thomas et saint Bonaventure affirment que le principe général vaut pour tout le monde, mais – disent-ils explicitement –, dans la mesure où elle descend au cas particulier, la question se diversifie et prend des nuances sans que le principe ne change», explique-t-il. «Cette méthode scolastique a sa validité, continue-t-il. C’est la méthode morale qu’a utilisée le Catéchisme de l’Église catholique. Et c’est la méthode utilisée dans la dernière exhortation apostolique, Amoris laetitia, après un discernement par toute l’Église à travers les deux synodes.» «La morale utilisée dans Amoris laetitia est thomiste, mais celle du grand saint Thomas», et non pas celle de la scolastique décadente, résume le pape.

 

Le pape François souhaite donc plus de discernement dans le choix des prêtres et que l’Église et ses hiérarques ne voient plus tout en noir et blanc, tout en souhaitant que les hommes politiques retrouvent le sens de la politique. Difficile, quand on voit que quatre cardinaux conservateurs se rebellent contre lui et que les hommes politiques font beaucoup de promesses et peu d’actes.

 

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Publié le 25 Novembre 2016

Radio Vatican nous montre qu’à l’occasion du VIe festival de la Doctrine sociale de l’Église qui se tient à Vérone du 24 au 27 novembre sur le thème "au milieu du peuple", le pape François a envoyé un message vidéo, dans lequel il appelle à s'ouvrir à la richesse de la rencontre avec l'autre.

 

Dans son message, le pape rappelle que «c’est l’isolement qui fait du mal, non le partage», car l’isolement «développe la peur et la méfiance, et empêche d’apprécier la fraternité». Il appelle donc à ne pas se concentrer sur soi-même mais à s’ouvrir à la rencontre, à prendre soin de l’autre, notamment «le malade, le vieil homme, le migrant, le pauvre, le chômeur». C’est une relation réciproque qui doit se créer, prévient le pape, car «être au milieu des autres ne signifie pas seulement être ouvert, mais aussi se laisser rencontrer par les autres». Ainsi nait une «authentique richesse humaine». En étant au milieu des autres, la vie s’apprend par l’enseignement des faits qui marquent notre existence. Même «sans discours ou explications, on comprend ce qui importe ou n’importe pas dans la vie» estime le pape.

 

Être au milieu des autres, poursuit le pape, c’est faire partie d’un peuple, et «être ensemble nous aide à voir ensemble». Cette vue d’ensemble enrichit le regard et permet d’assurer l’harmonie sociale, car séparer le peuple du pouvoir a «des conséquences graves sur les gens : l’augmentation de la pauvreté, la mise en danger de la paix, la mauvaise gestion de l’argent». Le pape souligne aussi la «richesse et la beauté» de la pluralité de couleurs, cultures, races et religions, de pensées et d’actions, qui est mise en évidence quand on se tient au milieu des autres. À l’exemple de Marie, humble servante miséricordieuse, «présence constante» qui n’est jamais «au centre de la scène», le pape invite à «partir d’en bas, se salir les mains, avoir du courage» pour résoudre les problèmes des autres. «Quand on est avec les autres, on touche à l’humanité : il n’y a jamais seulement la tête, il y a aussi toujours le cœur, il y a plus de concrets et moins d’idéologies».

 

Un message qui rejoint les inquiétudes de la Banque mondiale sur la progression des populismes dans un article d’euronews.com du mardi 22 novembre. La montée des populismes a un impact négatif sur les perspectives économiques à long terme de l’Europe et de l’Asie centrale : c’est la conclusion du dernier rapport de la Banque mondiale, qui anticipe toutefois une accélération de la croissance à court terme. Malgré des créations d’emplois, les salaires stagnent et les inégalités s’accroissent. Cette évolution alimente un sentiment d’insécurité sociale qu’ont reflété le vote en faveur du Brexit et les réactions négatives à la crise des réfugiés en Europe. Un terreau fertile aux populismes. Le rapport note que les sociétés peuvent accuser les chocs exceptionnels, mais quand les mauvaises nouvelles économiques se succèdent, la confiance envers les partis politiques traditionnels s‘étiole. Les électeurs se détournent ainsi des courants centristes. Le rapport met d’ailleurs en exergue une étroite corrélation entre la sous-performance de la croissance et la montée du vote populiste.

 

Le vote en faveur des partis populistes prend racine dans l’anxiété liée aux bouleversements du marché du travail, à un défaut de sécurité de l’emploi. Et le risque tient au fait que les problèmes que rencontrent les gens ne sont pas résolus. Cette anxiété est largement liée par le fait que tous les nouveaux emplois créés sont soit des temps partiels, soit temporaires, et que les contrats à temps plein et permanents se font de plus en plus rares. Selon elle, pour mettre fin à l’insécurité de l’emploi il faut que les systèmes de protection sociale, qui dans le passé étaient fortement liés aux grandes entreprises où les gens travaillaient pendant une longue période, doivent aujourd’hui être dissociés de ces entreprises pour devenir bien plus larges et accessibles. Enfin pour la Banque mondiale ce que peuvent faire les gouvernements, c’est aider les gens à s’adapter à cette situation nouvelle.

 

Mais cette adaptation demanderait aux gens d’accepter un marché du travail précaire sans leur demander véritablement leur avis. Il faut dire que de plus en plus de citoyens se sentent délaissés par le système économique en place, surtout depuis la crise économique. Ils se sentent menacée par la mondialisation et le libre échange est désormais vu comme une menace pour les emplois. Donc, les citoyens ont toujours besoin d’un État protecteur qui les écoute afin d’éviter de se tourner vers les populismes. Et quand on écoute les citoyens le résultat est souvent probant comme le montre un sondage au Portugal où le PS est très proche de la majorité absolue (43%). Mais les États ne doivent pas oublier de faire participer les citoyens aux grandes décisions et pas seulement au jeu électoral s’il veut que ceux-ci ne se sentent pas abandonnés.

 

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Publié le 23 Novembre 2016

Bernardo Pérez-Andreo : "Nous avons besoin d'une révolution de la conscience et de cœurs"

Jesús Bastante dans son article sur peridiositadigital.com ce mercredi 23 novembre 2013 qu’une autre société est possible comme le montre le théologien Bernardo Pérez-Andreo. «Nous besoin d'une révolution de la conscience et des cœurs» a lancé le théologien Bernardo Pérez-Andreo sa lors de la présentation de son livre  «La sociedad del escándalo» (La Société du scandale) (RD-Desclée), qui a eu lieu hier en l’église 24 heures de San Anton et dans lequel il a présenté un monde qui fait face à deux modèles : un illustré par le pape François, «qui accueille les étrangers»; et Trump, le «Nero redivivus, qui mettra le feu à la monde, accueillant les riches pour mettre en place son système.»

 

L'événement a été présenté par le directeur de Religión Digital, José Manuel Vidal, qui était accompagné par le secrétaire général de Caritas, Sebastián Mora, et le père Ángel. Les deux dit le journaliste, «ont passé de nombreuses années à lutter contre ce scandale qui est l'inégalité dans la société d’aujourd'hui». Pour l'auteur, Vidal a souligné que ceci est un oiseau rare, parce qu'il est un théologien «laïc et jeune, dont la théologie n’est pas du cléricalisme, mais celle de la vie, la famille, et qui pense comme le commun des mortels».

 

Pendant ce temps, le président des Mensajeros de la Paz (Messagers de la Paix) félicite Pérez-Andreo «pour le courage de nommer la misère avec la mondialisation, et pour être honnête ça ne met jamais mal à l’aise.» Le prêtre a reconnu qu’«il est vrai que nous vivons dans un temps de danger, de crise, à un moment où les politiciens construisent des murs qui séparent ... Nous devons essayer d'enlever tous les murs, parce que nous savons ce qu’est de vivre contre la souffrance». Et c’est cette «peur de la société du scandale qui mène certaines personnes à aller plus loin, ils comprennent qu’aucune condition n’est indécente, parce que tous les modes d'être font que nous sommes des êtres humains, différents mais égaux en droits». Avant les scandales, le «respect». «Nous soutenons votre proposition, Bernardo. Continuez d'écrire, continuer de nous encourager à être réalistes, mais aussi d'avoir un grand espoir», dit le prêtre de San Anton, tandis que des dizaines de sans-abris occupaient les dernières bancs, écoutant de ses mots comme s’ils mangeaient un dîner dans une salle à manger.

 

Pendant ce temps, Sebastián Mora, secrétaire général de Caritas, définit la «Société du Scandale» comme «un livre passionné, un livre profond, car il va au fond de la réalité, c’est un livre provocateur», des caractéristiques qui, à son avis définissent également l'auteur. Pour Mora, le livre est né «à partir du dévoilement de la réalité, car il est capable d'enlever la coque que noua avons, pour voir ce qui suinte à l'intérieur de nous, il est un appel à lier, et il est un défi de recréer le lien avec les gens, les lieux et les idées, et de révéler la vérité». «Ce qui se passe dans ce monde est une injustice, c’est un scandale, c’'est un sale tour», dit Mora, en paraphrasant la thèse de Pérez-Andreo. «Les conséquences de ce monde sont dévastatrices pour les humains». Des Conséquences qui ont été «normalisée» et qui conduisent à «légitimer la honte.»

 

Le problème est pas le capitalisme comme un système économique seulement, mais comme «une conscience intérieure». «Le problème du monde n’est pas qu'il y existe quelques riches, mais le nombre de personnes qui veulent l’être. Ceci est dévastateur, car il légitime les plus grands scandales», a-t-il dit. «Le problème du capitalisme est d'éliminer l'autre du paysage. La plus grande barbarie de notre époque est de vouloir faire disparaitre l’autre», se plaint Mora. «Nous avons perdu l'hospitalité et nous sommes devenus des barbares.» Les symptômes que montrent aujourd'hui, le Brexit ou le choix Trump en sont des exemples clairs de ce que le secrétaire général de Caritas défini comme «Notuismo» (ne pas vouloir l'autre).

 

Face à cela, la thèse du livre cherche le «choisir du modèle prophétique» dans une «clé révolutionnaire, mais pas dans le style marxiste ou romantique classique, mais il appelle à une révolution du cœur, de la conscience, une révolution ‘communaliste’ qui génère la communauté. Et cela ne peut être fait qu’avec une révolution du cœur et des structures.» «Si nous lisons l’Évangile, conclue Mora, la grande révolution du christianisme commence par mettre la communauté au centre de la table. Le potentiel du christianisme s’est terminé termine lorsqu’il a fait un pacte avec l'empire. Nous avons la possibilité de mettre l'autre au-dessus la table et de mettre la communauté au centre face aux scandales de la société».

 

Enfin, Bernardo Perez-Andreo a remercié le père Ángel de pouvoir de présenter son livre à San Anton, parce que «cette église représente ce que François veut pour l'Eglise, qui est un hôpital de campagne.» Le «Scandale de la Société», dit le théologien, souligne l'importance de «révéler les éléments qui font le capitalisme est devenu banal, et que nous considérons comme normal qu’on ne soucie pas des autres.» Deux modèles se font alors face. «Nous avons le pape qui accueille les exclus, des pauvres et nous avons la nouvelle Rome, le redivivus Nero (Trump), qui a mis le feu au monde entier, se félicitant d’être riche pour monter son système», se plaint Pérez-Andreo, qui a été défini comme «un pessimiste espérant».

 

«Nous avons besoin d’une révolution de la conscience et des cœurs», a-t-il défendu. Une «révolution complète pour un changement global» parce qu’«on ne traite pas seulement du changement des structures des structures économiques, car si nous ne changeons pas l'âme des gens qui doivent se charger de cela, cela ne sert à rien». Deuxièmement, le théologien a soulevé la critique d'une idéologie «qui nous a pris au piège, et qui est répandue parmi nos enfants et nos jeunes.» Le capitalisme, à son avis, «a mille visages.» Et, une fois qu’on l’a démasqué, le livre cherche à «construire le Royaume de Dieu, que nous devons construire chaque jours, pour voir l'être humain dans un monde humain. Et c’est seulement comme ça que nous structurons la communauté.» «Nous sommes ‘communionistes’ parce que nous croyons dans la communion», a conclu Pérez-Andreo.

 

Espérons que cette révolution de la conscience et du cœur voit le jour, car la société capitaliste actuelle est comme l’avance Bernardo Pérez-Andreo est une société du scandale, celle de nos abandons et de nos soumissions.

 

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Publié le 23 Novembre 2016

Comme nous le montre Libération.fr ce mercredi 23 novembre 2016 la primaire de la droite s'est invitée ce matin à l'Assemblée nationale, en commission des affaires sociales. L'examen de la proposition de loi sur l'extension du délit d'entrave à l'IVG a été suspendu dès la prise de parole du premier orateur de groupe, Alain Ballay, député PS de Corrèze, qui a fait allusion sans le nommer à la remise en cause de ce droit par François Fillon, rapporte LCP. Selon Jean-Frédéric Poisson, candidat malheureux à la primaire de la droite, la séance a été interrompue «pour cause de vol de noms d'oiseaux» de la part de l'opposition. Ce qui n’est pas tout à fait vrai.

 

En réalité la salle de l'Assemblée Nationale a été évacuée par la présidente ce matin à cause des cris et des insultes de députés du parti Les Républicains. La raison : alors que la proposition de loi socialiste relative à l'extension du délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse était examinée, la présidente de la commission des affaires sociales Catherine Lemorton a fait allusion à François Fillon en expliquant que «le choix de recourir à l'IVG ne relève pas d'une expression d'une opinion personnelle», déclenchant l'ire de ses collègues de l'opposition. «Je n'ai jamais vu ça», raconte Marie-Arlette Carlotti, député socialiste des Bouches-du-Rhône sur France Bleu. «Ils hurlaient, ils étaient debout, vociféraient, je pense que le sujet est tabou. Je n'ai jamais vu une droite aussi farouchement vent debout. Je croyais que la pauvre Simone Veil avait déjà essuyé toutes les agressivités et toutes les insultes».

 

Comme on pouvait s’y attendre la destitution de François Hollande a été rejetée par le bureau de l'Assemblée. Sitôt déposée, déjà enterrée comme le montre Libération.fr. Réuni ce mercredi matin, le bureau de l'Assemblée nationale a décidé de rejeter la proposition de résolution du groupe Les Républicains qui souhaitait engager une procédure de destitution à l'encontre de François Hollande pour violation du secret défense. «À la majorité de ses membres, le Bureau a rejeté la proposition (8 d'avis de la déclarer recevable, 13 d'avis de la déclarer contraire)», annonce le président de l'Assemblée, Claude Bartolone. Cette proposition, déposée par le député de Paris Pierre Lellouche, visait à réunir le Parlement en Haute Cour pour juger le président de la République, coupable, selon l'opposition, d'avoir transmis des documents secret défense aux journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme. Lundi, Libération révélait par ailleurs que le procureur de Paris, François Molins, saisi par le député LR des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, avait ouvert une enquête préliminaire pour «compromission de la défense nationale».

 

Si l’on en croit L’OBS le Parti socialiste adressera prochainement, selon les informations de FranceInfo, une lettre aux potentiels candidats PS aux législatives pour leur rappeler leur devoir de fidélité au vainqueur de la primaire de la gauche (22 et 29 janvier)... un scrutin auquel Emmanuel Macron ne compte pour l'heure pas participer. Toute investiture sous l'étiquette PS sera conditionnée à un engagement à faire campagne pour le même candidat à l'élection présidentielle. Ce qui pose forcément la question des députés macronistes (tel l'élu du Finistère Richard Ferrand), même si la question de la sanction ou de l'exclusion n'est pas encore posée. "On va leur rappeler ce que ça veut dire d'être investi par le PS : c'est s'engager à soutenir le candidat du PS issu de la primaire", annonce à FranceInfo un dirigeant du parti. D'autres, comme le député des Français de l'étranger Arnaud Leroy, ex-soutien d'Arnaud Montebourg et qui roule désormais pour Emmanuel Macron, ont décidé de ne pas demander l'investiture socialiste par refus de "marchandage", et de concourir sous les couleurs du mouvement "En Marche !" aux législatives, précise encore FranceInfo.

 

L’OBS nous montre que François Ruffin envisage de se lancer en politique. Comme repéré par "Les Inrocks" mardi, le dernier numéro du magazine "Fakir" porte en une ce bandeau : "Notre réd'chef candidat ? Pourquoi pas". Sur 3 pages, François Ruffin confirme : il envisage une candidature aux élections législatives de juin prochain à Amiens, fief de "Fakir", afin de répondre à la "progression du vote FN dans sa région". Réalisateur du documentaire satirique à succès "Merci Patron", inspirateur du mouvement Nuit debout qui a fleuri sur les places publiques françaises au printemps, le journaliste, qui dénonce la trahison du Parti socialiste, écrit ainsi : “Depuis l’été, des syndicalistes, des cocos, des copains, des écolos, des insoumis, des citoyens, quelques élus même m’ont sondé : 'Si on te soutient, est-ce que tu serais candidat aux législatives ?' Pourquoi pas, j’ai répondu. Pourquoi pas, à condition (et quelle condition !) que la gauche s’unisse". Dans la circonscription visée, de tradition communiste, le FN est arrivé en tête aux dernières élections régionales, avec 35% des voix. "Dans cette bataille qui débute peut-être, je vais vous dire qui sera mon adversaire, mon véritable adversaire : l’indifférence, ce poison qui a rongé nos âmes", explique François Ruffin. "En cas d’élection, je ferai ce que je fais déjà mais avec un mandat. Interpeller. Leur botter le cul. Avec des commissions d’enquête." Le rédacteur en chef fait également état des conseils du sociologue Emmanuel Todd, qui l'aurait convaincu de s'engager dans cette campagne. Reste à savoir si la gauche locale fera l'unité derrière lui...

 

Plus inquiétant comme le montre Libération.fr est l’homophobie qui se dégage d’une simple campagne de prévention contre le VIH, ce qui amène «l'Union» a publier les commentaires homophobes de ses lecteurs. «C'est des détraqués mentaux», «il faut arrêter de provoquer avec ces photos», «elles sont très bien ces pubs, elles montrent bien que le sida est un truc de pédés»... Le quotidien local L'Union, dans son édition de Chalons-en-Champagne datée de ce mercredi, a décidé de reproduire sur une page entière des commentaires homophobes de lecteurs, rapporte par franceinfo. Des commentaires publiés en réponse à un article sur les dégradations commises sur les affiches de prévention contre le sida, mettant en scène des couples d'hommes, et retirées dans plusieurs villes de France. Les noms ou pseudos, ainsi que la photo de profil des internautes sont également reproduits dans le journal papier.

 

Comme on pouvait s’y attendre François Fillon a montré son profil conservateur à propos de cette campagne d’affiche. «Je comprends que des maires et des familles puissent être choqués.» Invité mercredi sur Europe 1, le candidat à la primaire de la droite François Fillon a fait part de ses doutes concernant la campagne d’affichages de prévention contre le Sida. Un avis partagé par de nombreux élus de droite et du centre. Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, semble agacé de certains baisers : «Le fait qu’on soit obligé de montrer (des homosexuels) s’embrasser, franchement, on aurait pu prendre des postures différentes». Il ne semble pas non plus apprécier les slogans.

 

Enfin comme le signale Libération.fr, à l'heure où l'ingénieur Pierre-Alain Mannoni est jugé à Nice pour avoir secouru trois femmes étrangères dans la vallée de la Roya, un collectif d'universitaires s'adresse au gouvernement pour dénoncer la situation dramatique des réfugiés et s'insurger contre la manière dont sont traités ceux qui leur viennent en aide.

 

Comme on pouvait s’y attendre une majorité de Français se dit opposée aux programmes des finalistes de la primaire de la droite, François Fillon et Alain Juppé, qui sont au contraire plébiscités par les proches de la droite et du centre, selon un sondage Elabe publié ce mercredi. La gauche a un terrain à s’ouvrir si elle en est capable.

 

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Publié le 22 Novembre 2016

Comme le montre L’OBS ce mardi 22 octobre 2016, Alain Juppé n'a plus rien à perdre. Avec 16 points de retard sur François Fillon au premier tour de la primaire de la droite, le maire de Bordeaux sait qu'il a très peu de chances de l'emporter dimanche prochain. Alors l'homme engoncé dans le costume du favori de ces dernières semaines a décidé de passer à l'attaque. Et il s'en remet pour cela au... pape François. Se disant "plus proche de sa parole que de la Manif pour tous", dont l'émanation politique, Sens commun, soutient Fillon...

 

Invité du JT de 20h sur TF1, François Fillon a rétorqué :"J'entendais Alain Juppé préférer le pape François à la Manif pour tous. Je ne suis pas sûr qu'il ait totalement écouté et lu le pape François parce que sur la plupart des sujets sur lesquels Alain Juppé semble vouloir me contester, le pape François dit la même chose que moi." Et de conclure : "On est manifestement dans une caricature, dans une tentative pour essayer de remonter la pente."

 

Mais comme le montre ouest-france.fr le pape François est, en réalité, totalement «irrécupérable». Et la question de savoir qui, d'Alain Juppé ou de François Fillon, serait le plus proche de lui n'a guère de sens. Non seulement parce les préoccupations du pape et de deux candidats à une primaire ne sont pas du même ordre. Et parce qu'aussi, le pape François est inclassable.

 

Mais François Fillon donne une grande inquiétude pour se positions très conservatrices. Invitée de franceinfo mardi 22 novembre, l'ancienne porte-parole d'Osez le féminisme, Caroline de Haas, s'est dite "inquiète" après les déclarations de François Fillon sur l'avortement : "Quand il y a un potentiel président de la République qui explique publiquement que l'IVG n'est pas un droit fondamental, cela veut dire qu'il considère que les femmes n'ont pas le droit fondamental de disposer de leur corps", a-t-elle estimé. Pour elle "dans cette primaire de la droite, ce que j'ai ressenti fortement, c'est un vote réactionnaire, un vote d'identité sur ce qu'on peut appeler les fondamentaux de la droite. Et d'un point de vue sociétal, les fondamentaux de la droite sont les fondamentaux du XIXe ou du XXe siècle, pas ceux de demain."

 

Comme le montre Libération.fr le programme du candidat Fillon, vainqueur du premier tour de la primaire, ne manque pas de faire frémir des représentants de la cause LGBT. Pour l’association GayLib (mouvement associé à l’UDI, regroupant les LGBT de droite et de centre droit), l’affaire est entendue : il faut voter pour Alain Juppé, qui «saura garantir le respect des Français dans leur diversité». Et de poursuivre : «Quelle France voulons-nous pour demain ? La vision de François Fillon de la France est dépassée, dogmatique, influencée, et clairement hostile aux personnes LGBT.» Et de rappeler que le candidat a, par le passé, «voté contre la dépénalisation de l’homosexualité, contre le pacs, contre le mariage pour tous…» Voilà qui est clair.

 

Du côté de l’Inter-LGBT, si l’on se garde d’appeler clairement à un vote Juppé, on rappelle cependant que ce dernier «affirme ne pas vouloir réécrire la loi sur l’adoption pour les couples de même sexe et s’est engagé en faveur de la lutte contre le sida dans une tribune du 16 septembre». Là où, «en revanche, François Fillon veut réécrire la loi Taubira et supprimer l’adoption plénière pour les couples de même sexe». L’Inter-LGBT, qui ne manque pas de mentionner que les deux candidats du parti Les Républicains sont clairement opposés à l’ouverture de la PMA pour toutes les femmes, les exhorte en tout cas à ne pas «soutenir des revendications LGBTphobes», au risque d’exacerber des tensions qui se sont heureusement calmées depuis les débats sur le mariage pour tous.

 

Pendant ce temps Manuel Valls a qualifié de "dur" et "réactionnaire" le projet présenté par François Fillon et Alain Juppé, les deux candidats au second tour de la primaire à droite. Le choix de la droite donne-t-il des couleurs à la gauche de gouvernement qui n’a plus peur de porter les coups ? Qui sait ?

 

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