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Publié le 3 Octobre 2016

Le pape en Azerbaïdjan pour prêcher la paix et la tolérance religieuse

Comme le montre LeParisien.fr nous montre que le pape François a achevé dimanche 3 octobre en 2016 en Azerbaïdjan un court séjour dans le Caucase, le deuxième en trois mois après l'Arménie, où il a prêché la paix et la tolérance religieuse et rencontré les catholiques.

Reçu par le président azerbaïdjanais Ilham Aliev, il a salué dans un discours le chemin de tolérance emprunté, selon lui, par ce pays pétrolier depuis son indépendance il y a tout juste 25 ans. L'Azerbaïdjan vient tout juste de renforcer par référendum les pouvoirs du président Aliev, qui dirige depuis 13 ans son pays d'une main de fer. Il a été élu une première fois en 2003 à la mort de son père, Heydar Aliev, lui-même ayant été à la tête du pays à partir de 1993.

"Je souhaite vivement que l’Azerbaïdjan continue sur la route de la collaboration entre les diverses cultures et confessions religieuses", a-t-il ajouté dans un discours prononcé au centre Heydar Aliev, œuvre imposante et tout en rondeurs de l'architecte Zaha Hadid, récemment disparue.

À Bakou, dernière étape de son court séjour dans le Caucase, trois mois après une visite en Arménie, le pape a également appelé les États de cette région en proie à des tensions régulières entre voisins, à ouvrir des "pistes originales qui visent à des accords durables et à la paix". Depuis des décennies, l'Arménie se dispute avec l'Azerbaïdjan voisin la région séparatiste du Nagorny Karabakh, peuplée d'une majorité d'Arméniens et théâtre de combats intenses en avril.

Dans l'avion le ramenant à Rome, le pape a suggéré aux pays de la région d'ouvrir un "dialogue sincère, face-à-face, une négociation sincère", et si cela n'était pas possible, d'accepter de recourir à un tribunal international comme celui de La Haye. Car, a-t-il souligné, "l'autre voie c'est la guerre, et la guerre détruit tout".

Le pape s'est ensuite rendu à la mosquée Heydar Aliev pour y rencontrer le sheik des musulmans du Caucase, Allahshukur Pashazadeh. "Nous rencontrer dans l'amitié fraternelle en ce lieu de prières est un grand signe, un signe qui manifeste cette harmonie que les religions peuvent construire ensemble", a déclaré le pape à cette occasion. Il s'est ensuite lancé dans un long plaidoyer en faveur de la religion, "une nécessité pour l’homme, pour qu’il réalise sa fin, une boussole pour l'orienter vers le bien et l’éloigner du mal", a-t-il dit.

Le pape François montre durant son voyage dans le Caucase et plus particulièrement dans un pays comme l’Azerbaïdjan où se président est un dictateur, souhaite que la paix avec l’Arménie arrive tout cela en invitant les religions à dialoguer pour que cette paix soit possible. Difficile et compliqué à la fois, car pour qu’elle existe il faut des ouvertures qui n’existe pas pour l’instant, mais ce voyage a été un soutien pour les minorités catholiques de Géorgie et d’Azerbaïdjan.

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Publié le 2 Octobre 2016

L'église de Saint-Étienne-du-Rouvray a rouvert ses portes

Comme nous le montre ouest-France.fr ce dimanche 2 octobre 2016 plus de deux mois après le dramatique attentat djihadiste, au cours duquel le prêtre Jacques Hamel, 85 ans, avait été assassiné, l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray, dans la banlieue de Rouen, a rouvert ses portes ce dimanche.

Plusieurs centaines de fidèles et religieux ont entamé dimanche une procession jusqu'à l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen, marquant le début de la cérémonie de réouverture du lieu de culte, fermé depuis l'assassinat du prêtre Jacques Hamel par deux djihadistes en juillet.

L'archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, est ensuite entré dans l'église à la tête d'une procession de plusieurs centaines de fidèles, après avoir prononcé une prière devant sa porte. L'archevêque a déclaré «sainte» la porte de l'église. Puis les fidèles ont pénétré dans le lieu de culte et l'archevêque a repositionné la croix qui avait été descellée du mur par les deux djhadistes.

Faisant le tour de la petite église, d'où s'élevaient des chants, il a aspergé à l'aide d'un goupillon les murs, l'autel, le sol et l'assemblée, comme le veut le rite de «réparation», destiné à laver la profanation de l'attentat. Sœur Danielle, qui avait donné l'alerte le jour de l'attentat, a lu un texte.

Avant cette cérémonie, le maire de la ville Hubert Wulfranc (PCF) avait lui aussi rendu hommage au père Hamel, devant l'église : «Le visage de Jacques Hamel s'identifie à celui du petit Aylan, l'enfant syrien échoué sur les plages turques. Ils sont des symboles et en même temps ils doivent nous faire réfléchir davantage, avec sans doute un peu plus de hauteur de vue». «Nous nous définissons nous-mêmes comme le genre des hommes homo sapiens, le genre des hommes sages. Prouvons-le ensemble sur le terrain», a-t-il ajouté.

Après la récitation de prières et de psaumes, la procession, prévue sur environ 500 mètres, a débuté près du presbytère dans une ambiance de recueillement. C'est la première étape d'un rituel de «réparation» de l'église pour «laver» la profanation de l'attentat le 26 juillet. Pour l'Église catholique la profanation d'un lieu de culte doit être «réparée». À plus forte raison quand il s'agit d'un meurtre. C'est pour cela qu'un rite pénitentiel de réparation est organisé ce dimanche après-midi, suivi d'une messe, célébrée par Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen.

«Le rite consiste à laver l'église en l'aspergeant d'eau bénite», a expliqué l'archevêque qui avait célébré le 2 août, dans la cathédrale de Rouen, la messe des obsèques du prêtre assassiné le 26 juillet. Le rite visera aussi à «réparer» les profanations commises contre des objets cultuels par les deux djihadistes, Adel Kermiche, un Stéphanais, et Abdel Malik Petitjean, venu de Savoie.

Le pape a accepté de raccourcir le délai avant une béatification du père Hamel assassiné par des djihadistes le 26 juillet dans le nord-ouest de la France, a-t-on appris dimanche de sources vaticanes. C'est une exception aux normes qui fixent habituellement un délai de cinq ans entre la mort et l'ouverture d'un procès en béatification. Ces dernières années, Jean Paul II avait permis l'ouverture anticipée du procès en béatification de mère Teresa de Calcutta, morte en 1997, avant que la procédure soit à nouveau accélérée pour le pape polonais, décédé en 2005. Dans les deux cas, la béatification avait eu lieu six ans après le décès. Mais il avait fallu que l'Église valide un miracle pour chacun des deux.

Dans le cas du père Hamel, la probable reconnaissance de son martyr («mort en haine de la foi») le dispenserait d'obtenir un miracle pour être reconnu bienheureux. Il lui en faudrait cependant un pour être éventuellement déclaré saint par la suite. Lors d'une messe mi-septembre au Vatican à la mémoire du père Hamel, le pape François n'avait pas laissé beaucoup de place au doute sur l'éventualité d'une procédure en béatification. «Nous devons le prier - c'est un martyr, et les martyrs sont des bienheureux (proches de Dieu après la mort) - pour qu'il nous donne à tous la fraternité, la paix, et aussi le courage de dire la vérité: tuer au nom de Dieu est satanique», avait-il déclaré pendant le sermon.

La meilleure ode en la mémoire du père Hamel est de continuer à célébrer la messe dans l’église où il toujours été entouré de ceux qu’il connaissait et aussi de continuer à dialoguer avec les autres religions pour monter que la religion ne se trouve pas dans ceux qui se servent des armes pour l’imposer.

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Publié le 1 Octobre 2016

Le pape François dénonce une «guerre mondiale» contre le mariage

Comme le montre ouest-France.fr et tdg.ch le pape François a dénoncé ce samedi 1er octobre 2016 à Tbilissi une "guerre mondiale" en cours contre le mariage, devant des prêtres et catholiques géorgiens.

Répondant aux interrogations exprimées devant lui par une mère de famille, Irina, le pape a expliqué combien il était indispensable de défendre le mariage, «la plus belle chose que Dieu ait créée».

S'exprimant devant quelques dizaines de représentants de la petite communauté catholique géorgienne, très minoritaire dans la Géorgie orthodoxe, le pape argentin a alors évoqué «une guerre mondiale pour détruire le mariage». Elle ne se fait pas avec des armes, mais «avec des idées», a-t-il affirmé, évoquant une «colonisation idéologique».

«L'homme et la femme qui ne font qu'une seule chair sont l'image de Dieu», et «il faut tout faire pour sauver le mariage», a-t-il insisté. «Quand on divorce, on salit l'image de Dieu», a-t-il encore dit. Revenant sur les difficultés des couples mariés, souvent tentés par la séparation, le pape les a encouragés à se quereller autant qu'ils le veulent, «c'est une chose normale», mais à se réconcilier ensuite dans la même journée.

Car, a-t-il souligné, «la guerre froide du jour d'après est très dangereuse». Et si la tentation de l'adultère devait survenir, «vous devez demander tout de suite de l'aide», a-t-il encore dit. Le pape François est arrivé vendredi en Géorgie, première étape d'un court séjour dans le Caucase, qui doit le conduire dimanche en Azerbaïdjan.

Le pape François a aussi appelé la petite communauté catholique de Géorgie à serrer les rangs et à se montrer ouverte vis-à-vis de la majorité orthodoxe. Des tensions perdurent entre les deux églises chrétiennes. Que faire vis-à-vis des orthodoxes ?, s'est interrogé le pape devant des prêtres, séminaristes et représentants catholiques géorgiens qui l'interrogeaient en ce sens. «Être ouvert, être ami», a-t-il recommandé au second jour de son court séjour dans le Caucase, trois mois après sa visite en Arménie.

«On ne doit jamais faire de prosélytisme avec les orthodoxes», a lancé le pape François. «Ce sont nos frères et nos sœurs, je ne peux pas les condamner», a-t-il insisté appelant les catholiques à «être amis, à marcher ensemble». «Nous sommes une petite église et nous faisons chaque jour l'expérience de la minorité», avait déclaré plus tôt devant le pape, Mgr Giuseppe Pasotto, évêque catholique géorgien. «Et parfois, c'est vraiment dur !», avait-il dit. Vous devez «être solides dans votre foi», a répondu le pape, et pour cela il faut avoir «la mémoire du passé, le courage dans le présent et l'espoir dans l'avenir», a souligné le Saint-Père.

Mais comme le montre euronews.com le pape François qui n’est pas le bienvenue en Géorgie a célébré samedi une messe en plein air dans un stade de la capitale, Tbilissi où la foule n’ait pas été au rendez-vous, comparé à d’autres déplacements, puisque les catholiques représentent 0,8% de la population. Et ce, d’autant que l’Église orthodoxe (84% de la population), avait décliné l’invitation, signe des tensions qui perdurent entre ces deux communautés divisées depuis près de mille ans. Tout en souhaitant, par la voix de son chef, Élie II, un renforcement de leurs liens.

«La consolation dont nous avons besoin, au milieu des événements tumultueux de la vie, est vraiment la présence de Dieu dans notre cœur», a lancé le pape devant une foule clairsemée mais fervente, rassemblée dans le stade Meskhi sous un beau soleil d'automne. Comme la veille lors de son arrivée à l’aéroport, des manifestants ont protesté à l’extérieur du stade contre une présence qu’ils ont qualifiée d’“agression spirituelle”.

Samedi après-midi, le pape s'est également rendu auprès des organisations caritatives catholiques œuvrant en Géorgie, pour rendre hommage à leur travail et à leur simplicité, dont il a rappelé qu'elle était au cœur du message de l'église.

Le pape François sera dimanche en Azerbaïdjan, pays cette fois à 93% musulmane.

Le pape François attaque à nouveau le mariage pour les couples de même sexe et les études de genre et s’oppose au divorce sans pour autant comprendre les raisons de ces évolutions de société, tout en soutenant les catholiques Géorgiens face aux orthodoxes conservateurs du pays. La paix, oui, mais seul le dialogue peut le rendre possible.

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Publié le 1 Octobre 2016

RTL.be nous montre que le pape François a appelé le vendredi 30 septembre 2016 à la "coexistence" entre les peuples dans le Caucase et prié pour l'Irak et la Syrie devant la petite communauté assyro-chaldéenne, à Tbilissi, première étape d'un court voyage dans la région avant l'Azerbaïdjan dimanche. C'est le second séjour du pape argentin dans le Caucase après une visite en juin en Arménie.

Les tensions restent fortes, notamment autour des anciennes propriétés de l'Église catholique qui ont toutes été transmises à l'Église orthodoxe, au moment de l'indépendance du pays. Le pape a souhaité devant le patriarche orthodoxe que les "difficultés ne soient pas des empêchements, mais des stimulants à mieux nous connaître".

Autre temps fort du voyage, la rencontre vendredi soir du pape avec la communauté assyro-chaldéenne, l'une des trois communautés catholiques présentes en Géorgie avec les communautés latine et arménienne. Cette Église d'Orient est surtout implantée au Moyen-Orient (Irak, Syrie, Liban...) et des pèlerins syriens et irakiens ont fait le déplacement à Tbilissi.

Accueilli par des prières en araméen, dont cette communauté a conservé l'usage et les "youyous" des femmes, le pape François a prié pour la Syrie et l'Irak. "Seigneur Jésus, fais goûter la joie de ta résurrection aux peuples épuisés par les bombe s: relève de la dévastation l’Irak et la Syrie", a-t-il lancé devant cette communauté rassemblée dans la petite église de Saint-Simon Bar Sabba.

Les premières migrations d'Assyro-chaldéens datent du XVIIe siècle mais beaucoup d'entre eux sont arrivés au début du XXe siècle, fuyant la Première Guerre mondiale et les persécutions dont ils étaient l'objet dans l'empire ottoman.

Samedi, le pape doit célébrer une messe avant de se rendre à la cathédrale orthodoxe de la capitale géorgienne.

Espérons que la portée de ce voyage pour la paix au Caucase amène le dialogue entre les chrétiens et les États, mais celui-ci sera difficile et le pape va devoir se montrer diplomate.

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Publié le 30 Septembre 2016

Bernadette Sauvaget dans son article du vendredi 30 septembre 2016 pour Libération.fr nous montre que l’association La Parole Libérée, basée à Lyon, affirme avoir recueilli 400 témoignages de victimes d’actes de pédophilie. Si la plupart des faits relatés sont prescrits, empêchant de fait toute action judiciaire, cela témoigne d'une volonté inédite de briser le silence.

Le chiffre impressionne. Depuis à peine un an, l’association La Parole Libérée affirme, selon les informations de Franceinfo, avoir recueilli 400 témoignages de victimes de pédophilie, une vague de révélation sans précédent dans l’Hexagone. «Elles proviennent de toute la France et concernent à 90 % des cas de prêtres pédophiles», précise, à Libération, son président, François Devaux. Créée à Lyon, l’association regroupe les victimes du père Bernard P., soupçonné de dizaines de viols et d’agressions sexuelles sur de jeunes scouts au cours des années 70 et 80 à la paroisse Saint-Luc de Sainte Foy-les-Lyon (Rhône).

Parmi les témoignages qui sont parvenus à La Parole libérée, 75 concernent, selon l’association, directement l’affaire de l’abbé P. Pour le reste, la plupart des affaires (80 % selon les estimations) sont prescrites. «Mais nous engageons les victimes à signaler ces cas à la justice», explique François Devaux. Pour Laurent Lemoine, théologien catholique, spécialiste des questions d’éthique, «le chiffre est inquiétant mais pas surprenant». «C’est une petite partie visible des cas de pédophilies dans l’Église. Mais cela commence à bouger», estime, de son côté, Me Jean-Baptiste Moquet, l’avocat qui a lancé, la semaine dernière, une procédure au civil contre l’évêque de Gap, Mgr Jean-Michel Di Falco, pour des faits présumés de pédophilie qui remontent au début des années 70.

De fait, le nombre d’affaires parvenues à La Parole Libérée reste bien deçà, en proportion, de celles qui ont touché depuis vingt-cinq ans les diocèses catholiques des États-Unis. Avec l’Irlande, c’est l’un des pays où l’onde de choc des scandales de pédophilie dans l’Église, a été la plus importante. Quoi qu’il en soit, les spécialistes de ces questions soulignent le travail pionnier de l’association. «C’est le grand mérite de La Parole Libérée de faire émerger ces affaires, de briser un silence assez prompt à se refermer», analyse Laurent Lemoine. Aux États-Unis, l’association Snap, fondée en 1989 et qui regroupe les victimes de prêtres pédophilie, a grandement contribué à faire éclater les scandales. «Nous avons été plusieurs fois en contact avec Snap», raconte François Devaux.

Sollicitée pour rejoindre son réseau international, La Parole Libérée a décliné l’offre. «Nous souhaitons garder notre indépendance», précise François Devaux. Outre Atlantique, Snap a mis l’accent sur les procédures qui permettent aux victimes d’obtenir des dommages et intérêts, un objectif qui ne partage pas l’association française. «Nous nous situons davantage sur le terrain de la prise de conscience de la société», poursuit le président de l’association. Ces derniers mois, La Parole Libérée a mis en place un site qui permet, en toute confidentialité, aux victimes présumées d’un même prêtre de se connecter entre elles. «À travers ce que nous avons vécu nous-mêmes nous connaissons la difficulté pour les victimes de demeurer isolées», explique François Devaux.

Ce dernier estime que les révélations d’affaires de pédophilie au sein de l’Église devraient se poursuivre, même si beaucoup se heurtent au délai de prescription. L’association a fait de l’abolition de ce dernier l’un de ses chevaux de bataille. Ébranlée depuis le début de l’année, l’Eglise catholique en France a renforcé ces mesures pour lutter contre la pédophilie. Le théologien Laurent Lemoine observe deux attitudes dans le monde catholique. «Il y a ceux qui considèrent toujours qu’il ne faut pas soulever ces affaires, explique Laurent Lemoine. Et puis un autre public a compris que c’était une nécessité d’apurer le passé pour préparer l’avenir.»

La Parole Libérée a heureusement ouvert un espace pour que les victimes puissent enfin avoir justice devant une Église qui doit encore faire ses preuves devant la crise des prêtres abuseurs, surtout que les affaires continuent comme le montre BFMTV.com avec le cas d’un prêtre catholique de 58 ans qui a été mis en examen et écroué à Colmar. Il est soupçonné de viol et agression sexuelle sur une adolescente. Les faits remonteraient à une dizaine d'années. Ce curé, mis en cause dans une affaire de viol par pénétration digitale, d'agression sexuelle sur mineure et d'abus de confiance, a été placé en garde à vue mardi. Selon l'archevêque de Strasbourg, Mgr Jean-Pierre Grallet, il a été mis en examen et incarcéré à Colmar.

Par ailleurs, l'homme d'église, nommé en 2005 dans la paroisse de Wintzenheim, près de Colmar, détournait "des chèques destinés à la paroisse". Il est soupçonné de s'être servi d'une partie de ces sommes pour obtenir des faveurs sexuelles auprès d'une jeune fille, selon des sources judiciaires. L'archevêque a assuré n'avoir disposé d'"aucun élément", notamment parce que la victime de viol et celles des malversations financières "ne se sont jamais fait connaître". Selon l'archevêque, le curé soupçonné était "aimé des gens, abordable, musicien et avait quelque chose qui le rendait attachant, séduisant". L’Église doit encore travailler afin d’éviter que de tels cas ne se reproduisent.

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Publié le 30 Septembre 2016

Comme le montre swissinfo.ch le pape François a appelé ce vendredi 30 septembre 2016 à la "coexistence" entre les peuples lors de sa visite à Tbilissi, en Géorgie. Il s'agit de la première étape d'un court séjour dans le Caucase, qui doit se prolonger en Azerbaïdjan, trois mois après un voyage en Arménie. Accueillant le pape, le président géorgien Giorgi Margvelashvi lui a rappelé qu'il arrivait dans un pays "toujours victime d'une agression militaire de la part d'un autre État" et que "20%" du territoire géorgien était encore "occupé", allusion à la Russie.

Dans son discours, Jorge Bergoglio n'a pas fait directement référence à la guerre-éclair qui a opposé la Russie et la Géorgie en août 2008. Il a cependant rappelé que la "coexistence entre tous les peuples et les États de la région" était la "condition préliminaire indispensable" pour parvenir à la paix et à la stabilité. Néanmoins, la compréhension mutuelle ne signifie pas le renoncement au "respect des prérogatives souveraines de chaque pays dans le cadre du droit international", a-t-il dit, après que le président géorgien a remercié le Saint-Père pour avoir soutenu l'intégrité territoriale de la Géorgie.

Jorge Bergoglio se veut messager de paix dans cette région du Caucase, toujours en proie aux tensions. Il a retenu la formule "Pax vobis" (la paix sur vous) comme devise de ce voyage, dont la portée œcuménique s'est exprimée à travers notamment une rencontre avec le Catholicos patriarche orthodoxe de toute la Géorgie, Ilia II. Orthodoxe à près de 85%, la Géorgie a été évangélisée dès l'aube du christianisme par André, l'un des douze apôtres, et cette religion s'est définitivement imposée au IVe siècle.

Seul point noir de ce déplacement, selon Valentina Karakhanian, historienne géorgienne travaillant au Vatican : les tensions autour des anciennes propriétés de l'Église catholique qui ont toutes été transmises à l'Église orthodoxe. "La visite papale apportera peut-être un certain dégel entre les deux Églises mais pas une avancée", a affirmé pour sa part Levan Sutidzé, spécialiste des religions pour le magazine géorgien Tabula. "Les différences théologiques sont importantes et l'Église géorgienne est connue pour sa position isolationniste", a-t-il ajouté. Quelques dizaines de manifestants s'étaient d'ailleurs rassemblés devant l'aéroport à l'arrivée du pape, pour dire leur hostilité à la venue du chef de l'Église catholique en terre orthodoxe.

Autre temps fort de ce voyage : la rencontre que devait avoir le pape vendredi soir avec la communauté assyro-chaldéenne, l'une des trois communautés catholiques présentes en Géorgie avec les communautés latine et arménienne. Cette Église d'Orient est surtout implantée au Moyen-Orient (Irak, Syrie, Liban) et des pèlerins syriens et irakiens étaient attendus à Tbilissi. Les premières migrations d'Assyro-chaldéens datent du XVIIe siècle mais beaucoup d'entre eux sont arrivés au début du XXe siècle, fuyant la Première Guerre mondiale et les persécutions dont ils faisaient l'objet dans l'Empire ottoman. La communauté a conservé l'usage de l'araméen et le pape devait dire quelques mots dans ce qui était la langue de Jésus, lors d'une prière pour la paix en Syrie.

Le porte-parole du Vatican n'a pas donné de détails sur ce que pourrait être le message de paix du pape dimanche en Azerbaïdjan. Mais fin juin, après son voyage en Arménie, le souverain pontife avait appelé les pays du Caucase du Sud à "la ténacité et à des pas continuels" vers le règlement de leurs conflits. En Azerbaïdjan, le pape aura l'occasion de rappeler cette nécessité de la paix à ses interlocuteurs, dont le président azerbaïdjanais Ilham Aliev.

Le pape François veut apporter la paix au Caucase dans une tâche qui va s’avérer difficile tant au niveau politique et religieux, la rencontre avec les communautés catholiques et orthodoxes des lieux lui permettront de voir quel sera sa tâche malgré son court voyage. La paix ne vient que si l’écoute est prête pour cela.

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Publié le 29 Septembre 2016

Comme nous le montre Olivier Bonnel dans son article pour RFI.fr, le pape François invite de nouveau la communauté internationale à redoubler d’efforts pour faire taire les armes en Syrie. Le souverain pontife recevait jeudi 29 septembre au Vatican des organismes caritatifs catholiques engagés en Irak et en Syrie, dans le cadre de leur réunion annuelle. «La violence génère la violence, nous avons le sentiment d’être pris dans une spirale d’injustice et d’inertie», a déploré le pape.

Une rencontre qui s’est déroulée en présence de Staffan de Mistura, l’émissaire spécial de l’ONU pour la Syrie. Il ainsi pu remercier les Nations Unies «pour leur travail de soutien et de médiation auprès des différents gouvernements afin de mettre un terme au conflit». Un travail de longue haleine, a rappelé le pape François, auquel l’Église ne manquera pas d’apporter sa contribution.

Au lendemain d’une audience générale où il lançait un appel en faveur des populations civiles d’Alep, la pape François a dressé un sombre constat : «Malgré de nombreux efforts la logique des armes, les intérêts obscurs et la violence continuent à dévaster ces pays», a-t-il dit, en nommant aussi l’Irak. Face à la souffrance des Aleppins, le pape François a déploré que des enfants soient contraints de boire de l’eau polluée. Le souverain pontife a lancé un nouvel appel à la responsabilité des grandes puissances : «Je ne me fatiguerai pas de demander à la communauté internationale plus d’efforts pour parvenir à la paix dans tout le Moyen-Orient, de demander à ne pas tourner la tête de l’autre côté».

Mais le pape n’est pas si naïf sur la situation puisque ses mots disaient hier que les responsables des bombardements devront rendre des comptes devant Dieu, mais doit-on attendre autant de temps ? L’ONU aurait du intervenir depuis bien longtemps car la Syrie est prise entre les crimes de Bashar al-Assad et ceux de Daech. Les accords de paix ne marchent pas car on ne peut arriver à ceux-ci quand le régime syrien de Bashar al-Assad bombarde délibérément deux principaux hôpitaux des secteurs rebelles au lieu de s’en prendre à Daech.

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Publié le 29 Septembre 2016

ElMundo.es nous montre ce jeudi 29 septembre 2016 que le porte parole de la Conférence épiscopale espagnole (CEE), José Maria Gil Tamayo, a défendu l'école religieuse Juan Pablo II d’Alarcon de la Fondation ultraconservatrice Educatio Servanda qui dans une lettre envoyée aux parents d'élèves, a attaqué comme «fanatisme terroriste» la loi de Madrid sur la protection contre LGTBphobie.

Le secrétaire des évêques a soutenu non seulement les dirigeants de l'école, mais a défendu son droit de proclamer «la doctrine de l'Église» à ce stade. «L’idéologie de genre n’est pas compatible avec la doctrine catholique et l'Église a le droit de proclamer son anthropologie» (mais les préjugés ne sont pas une anthropologie), a déclaré Gil Tamayo. En outre, il a appelé à ne pas maintenant ressusciter une «inquisition laïque» parce que «l'Inquisition est une chose du passé», et a réclamé le droit de l'Église d'avoir «leurs propres convictions» et de proclamer «la liberté absolue, avec charité et clarté».

Proclamer des préjugés à l’encontre des personnes est donc de la charité pour la CEE, C’est aberrant. Lutter contre une loi contre la LGTBphobie montre donc que l’Église parle de charité mais dans les mots elle n’existe pas. La clarté est donc que l’Église espagnole sera et restera homophobe, et elle ne veut pas de la liberté absolue pour les personnes LGBT.

Heureusement l’Église se rattrape comme nous le montre cath.ch avec le bénédictin Martin Werlen, ancien père-abbé de d’Einsiedeln, qui vient de publier un nouveau livre en allemand. Titré Wo kämen wir hin ? (D’où venions-nous ?) présenté dans une pizzeria, il milite pour une meilleure insertion des femmes dans l’Église, prônant notamment l’élection d’une femme comme abbé-primat de l’ordre bénédictin puisque «Le droit canonique rendrait cette élection possible.»

Martin Werlen constate aussi que l’exhortation apostolique du pape François La joie de l’Évangile (2013) est à peine prise en compte. Récemment, dans une retraite, il a constaté que seuls deux prêtres sur 60 l’avaient lue. «Comment une réforme peut-elle réussir, si les responsables de l’Eglise ne s’investissent pas en ce sens ?, demande Martin Werlen. Mon livre essaie de transmettre les intuitions du pape François à l’opinion publique. Beaucoup de prêtres et d’assistants pastoraux sont reconnaissants quand on leur indique une direction qu’ils peuvent ensuite transmettre dans les paroisses».

Martin Werlen est plutôt acerbe et se rend compte que l’Église a des possibilités et ne les exploite pas. Cela montre que les problèmes sont souvent ailleurs que là où on les voit.

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Publié le 28 Septembre 2016

Cameron Doody nous apprend ce mercredi 28 septembre 2016 sur periodistadigital.com que l’archevêque de Gatineau, au Québec, Paul-André Durocher, vient de recevoir un prix décerné par FutureChurch pour avoir défendu que les femmes soient ordonnées comme des diaconesses et incluses dans des positions de plus grandes responsabilités au sein de l'Église catholique durant le synode extraordinaire sur la famille en 2015.

C’est jeudi dernier, lors d'une cérémonie à Cleveland, en Ohio, que le groupe FutureChurch a attribué à Durocher avec le prix «Père Louis J. Trivison », en mémoire du prêtre fondateur de l'organisation qui a été également très attaché à la cause de l'égalité des femmes dans l'Église. Acceptant son prix via Skype, Mgr Durocher dit qu'il croit «construire des ponts» dans ce sens. Se référant à la controverse qui a surgi à propos de l’attribution de ce prix parmi les secteurs conservateurs de l'Église américaine et sur la réputation progressive du groupe FutureChurch, Mgr Durocher dit qu’avant tout, on doit promouvoir le dialogue. «Il est important que l'Église n’arrête pas d’approcher les uns et les autres afin de travailler pour le bien où nous le pouvons», a-t-il dit.

Dans son acceptation pour le prix, Mgr Durocher a également rappelé les circonstances qui l'ont amené à réclamer, au synode, une plus grande visibilité pour les femmes dans l'Église. En substance, il dit qu’il a estimé que l'Église «ne pouvait pas parler avec crédibilité» sur la violence sexiste au sein de la famille jusqu'à ce que la hiérarchie soit restructurée «pour reconnaître et célébrer la dignité inhérente de toutes les femmes». «Je suggère que nous cherchions des moyens», a-t-il dit, «d'écouter les voix des femmes dans nos réflexions sur les Écritures, sur nos structures de gouvernance et, enfin, d'étudier la possibilité d'ordonner des femmes au diaconat permanent.»

Mgr Paul-André Durocher fait preuve d’un extrême bon sens dans sa vision d’une Église qui sache gouverner avec les femmes et leur donner de larges responsabilités. Malheureusement, les courants conservateurs de l’Église viennent briser tout acte d’ouverture comme le montre Jesús Bastante dans periodistadigital.com lorsque le directeur de l'école «Juan Pablo II» de Alcorcón en Espagne, parrainé par la fondation Educatio Servanda (financé par Communion et Libération particulièrement tourné vers les élites), Carlos Martinez, a envoyé une note aux parents du centre, qui attaque la loi contre la discrimination de sexe et de genre approuvée à Madrid, qui la compare avec «fanatisme terroriste».

La lettre de Carlos Martinez, qu’a dénoncé Arcópoli parle de la façon dont «nos plus proches politiciens, ceux qui devraient défendre la famille et de nos racines chrétiennes» sont «occupées dans la défense des lois aussi absurdes telle que la récente loi sur l'égalité des sexes adoptée par l'Assemblée de Madrid». «Qu'est-ce que la barbarie sans la vérité naturelle de l'homme et le droit inaliénable des parents d'éduquer leurs enfants ! Qu'est-ce que le dogmatisme accusé de discrimination qui pense différemment! Quelle absurdité d'essayer d'imposer une idéologie par la force des sanctions ! Le mensonge vient toujours de la peur de la lumière de la vérité et du contraste des idées. La ressemblance avec le fanatisme terroriste est inquiétante», nous dit cette lettre avec une certaine ignominie.

Le directeur adjoint dans sa note à la lettre des évêques de Getafe et Alcalá contre la loi adoptée par la commune de Madrid écrit en contournant l'autorité de son évêque métropolitain, Carlos Osoro, notant qu’«heureusement, nous avons des évêques courageux qui ont clairement leur rôle d’éducateurs pastoraux et de témoins de la vérité». Le directeur du centre commence par rappeler les attentats terroristes en France et comment «nos politiciens semblent se divertir à générer des problèmes inexistants et à compliquer les choses.» Sur les attentats de Nice ou l'assassinat du père Jacques Hamel, Carlos Martinez affirme qu’«il lui semble qu’il arrive un vent de persécution.» Face à cela, dénonce «le complexe qu’ont les chrétiens dans l'Ouest», et inviter à prêcher la foi chrétienne contre «ceux qui suivent de fausses religions ou idéologies.»

On ne peu pas faire plus nauséabond. Mais rien d’étonnant à cela car la fondation Educatio Servanda est une fondation ultraconservatrice, dont de nombreux membres faisaient partie de la Légion du Christ. Leurs centres d’éducation différenciée séparent les filles et les garçons et l’association veut travailler pour construire son propre modèle éducatif, en communion avec les évêques et avec l'aide des prêtres diocésains. Il ne peut rien en sortir de bon de cela pas plus que d’écouter ces fanatiques.

Plus nauséabond encore, HuffingtonPost.fr nous apprend qu’une brochure présentée comme un "manuel de bioéthique" édité par la fondation Lejeune (Opus Dei), farouchement opposée à l'avortement est diffusée dans au moins deux lycées privés dans l'académie de Montpellier et à Paris. En ce 28 septembre, journée mondiale du droit à l'avortement, cette révélation est embarrassante.

En amont de cette journée spéciale, la ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol avait en effet annoncé qu'elle voulait élargir le délit d'entrave aux sites internet qui véhiculent des informations "biaisées" sur l'avortement dans le but de dissuader des femmes d'y avoir recours. Après cette annonce, les anti-IVG s'étaient insurgés contre ce qu'ils estiment être un manquement à la liberté d'expression. Interrogée par Le HuffPost, pour la ministre, il ne faut pas tout confondre : "La liberté d'opinion et d'expression n'inclut pas le droit au mensonge, sur des sujets aussi graves que la contraception et l'IVG." Elle a tout à fait raison.

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Publié le 27 Septembre 2016

Comme nous le montre Cameron Doody dans son article pour periodistdigital.com du mardi 27 septembre 2016, les conseillers du cardinal George Pell de Sydney ont forcé un prêtre à admettre que la confession d'un prêtre pédophile dans une lettre au diocèse a été inventée. La pression envers le père Wayne Peters par la curie de Sydney a été révélée au cours des réunions de la Commission royale australienne sur l'activité pédophile agressive du prêtre agresseur John Farrell.

Le programme Four Corners a apporté de légers détails légers sur une réunion qui a eu lieu en 1992 dans le cadre de la plainte d'une victime du père Farrell présidé par trois prêtres : Wayne Peters, Brian Lucas et John Usher. Bien que cette victime d'abus a été signalé à l'époque où le père Farrell était dans le diocèse de Armidale, le prêtre prédateur a pu vivre dans le diocèse de Parramatta (suffragant de Sydney). C’est pour cette raison que la réunion a été convoquée dans la cathédrale de Sydney.

Pourtant aucune mesure n’a été prise contre Farrell après cette réunion en 1992, Mgr Pell, archevêque de Sydney en 2012, a alors déclaré que le prêtre n'a fait aucune confession de ses crimes à l'archidiocèse pour recommander son départ. Sa défense a été démantelée par le programme de télévision qui diffusa des extraits d'une lettre écrite par le père Peters à l'ancien évêque d’Armidale détaillant les abus que Farrell avait commis, avec ses propres mots.

D'où l'importance des documents admis la semaine dernière par la Commission royale sur les Réponses institutionnelles sur les abus sexuel. Les notes d’archive du diocèse de l’archidiocèse de Sydney remis à la Commission montrent que deux jours après la publication du rapport sur le père Farrell dans lequel Mgr Pell n’avait pas dit la vérité expliquait que la réponse de l'Église aux crimes de pédophilie alors que la curie de Sydney avait conspiré pour sauver son patron. Ils se sont entendus pour forcer Peters à admettre dans le programme de télévision que sa lettre détaillant la confession de Farrell avait été «embellie».

Les personnes présentes à la réunion qui fut convoquée d'urgence à la curie de Sydney après l'apparition désastreuse de Mgr Pell dans le programme de télévision incluant Danny Casey, alors chef comptable de l'archidiocèse de Sydney et gestionnaire de projet en cours au Ministère de l'économie du Vatican dirigé par Mgr Pell. Même si, le père Brian Lucas était directeur des Œuvres Pontificales Missionnaires en Australie en charge de la pression sur le père Peters et responsable devant le public pour la controverse que la lettre de Peters avait soulevé. Bien que Peters a dit le père Lucas, essaye encore de maintenir la non véracité de la lettre publiée par Four Corners, Lucas et ses co-conspirateurs ont réussi à obtenir que le prêtre plaignant ne parle pas de l'affaire avec les médias.

La position du cardinal Pell est maintenant intenable, car la preuve qu’il a menti est aujourd’hui visible. La curie de Sydney a préféré sauver son hiérarque qui a couvert un pédophile plutôt que les victimes et a perdu ainsi son honneur si elle en avait un. Le pape François doit faire maintenant les choses qui s’imposent, d’abord pousser à la démission le cardinal Pell pour qu’il réponde de ses crimes devant la justice, et que ceux qui l’ont couvert payent aussi pour avoir fait pression sur le père Peters.

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