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Publié le 24 Octobre 2016

Pierre Carrey dans son article du lundi 24 octobre 2016 pour Libération.fr se pose une question : Une histoire de papilles ou d'éthique ? Une vieille référence au côté pas assez catholique du hamburger ? Perdu, la controverse du nouveau McDonald's au Vatican est encore une affaire de gros sous.

 

Le Diable va entrer au Vatican sous la forme d’un cheeseburger. Certains évêques italiens sont terrifiés : McDonald’s s’apprête à inaugurer son premier restaurant dans cette cité-état, une surface de 538 m2 qui sera ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre. L’emplacement est prévu proche de la place Saint-Pierre, plus exactement en face de la Porte d’Anne. Problème : l’appart du dessus héberge sept évêques – le cardinal Ratzinger y a lui-même vécu avant de devenir le pape Benoît XVI. Nom d’une calotte ! Dans les colonnes de la Repubblica, Mgr Elio Sgreccia dénonce une «décision perverse et controversée».

 

Mais quelles sont les raisons de cette colère ecclésiastique ? Le bruit et l’odeur (tiens, tiens), le chamboulement des bonnes traditions romaines, la cuisine forcément infâme… Etrangement, les mêmes arguments étaient déjà brandis en mars 1986 lorsque le premier McDo d’Italie s’est installé à Rome, place d’Espagne (sept ans après le lancement de la franchise en France). Certains riverains avaient introduit un recours en justice et ils avaient perdu. Le même processus est enclenché au Vatican : les protestations de Mgr Sgreccia devraient rester sans suite. L’agence qui gère les biens immobiliers du Vatican, l’APSA, l’a confirmé la semaine passée : le McDo sera bel et bien construit, à une date pas encore communiquée.

 

Pour la bonne soif, rappelons qu’une partie de l’église romaine considère le burger serait hérétique. Ainsi de la controverse initiée en 2000 par un théologien dans le journal l’Avvenire : le fast-food serait «la complète négation de la joie que nous procure la nourriture». Et tant qu’à faire, le reflet de «la relation individualiste entre l’homme et Dieu telle que l’a établie Luther». Par chance, aucun risque de Saint-Barthélemy dans l’affaire du McDo du Vatican, les prélats n’allant pas cette fois jusqu’à évoquer l’invasion protestante.

 

Le véritable motif de cette colère serait, plus prosaïquement, le fric. C’est Alexander Lucie-Smith, un prêtre catholique britannique, qui souligne les intérêts communs du pape François et de Ronald le clown. L’entreprise américaine devrait en effet verser 30 000 euros de loyer mensuel. «Après tout, le Vatican a besoin d’argent», rappelle le père Lucie-Smith vendredi dans le Catholic Herald. D’ailleurs, une autre chaîne devrait faire son apparition dans la Cité de Saint-Pierre, un Hard Rock Café. Selon le prêtre anglais, les touristes devraient aussi y trouver leur compte (à défaut de se rabattre un peu plus loin sur des trattorie artisanales, du frais et du bon, de l’artisanat pas trop cher) : «La vérité, c’est qu’il y a un besoin de trouver une enseigne bon marché et rapide près du Vatican, comme pourra en témoigner toute personne qui s’est retrouvée dans des cafés hors de prix de la Via della Conciliazione».

 

Pour gagner quelques sous, le pape François n’envisage pas seulement d’autoriser les fast-foods mais aussi de mettre fin aux privilèges de certains dignitaires de l’église, qui occupent des appartements somptueux à des tarifs défiant toute concurrence. Un livre paru en 2015 avait mis à jour plusieurs cas d’abus. Au hasard, l’ancien secrétaire de Benoît XVI, Tarcisio Bertone est logé dans un 700 m2 (plus vaste qu’un McDo…). Pour les évêques archi-gâtés du Vatican, ça commence à sentir la friture.

 

Pour le Vatican, un McDo en son sein ne pose pas de problème puisque l’enjeu financier est à la hauteur de l'enjeu. Il faut dire que les cardinaux s’y opposant ne veulent pas payer les frais de constructions pour le fast food, alors qu’ils vivent dans de vastes appartements qu’ils payent à peu de frais.

 

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Publié le 23 Octobre 2016

Le collectif #LesJoursHeureux (Alternatiba, Attac, Colibris – Le Mouvement, Collectif pour une transition citoyenne, Collectif Roosevelt, La Belle Démocratie) veut faire faire advenir une société du bien vivre, en actualisant le programme «Les Jours Heureux» du Conseil National de la Résistance aux enjeux d’aujourd’hui, grâce à une grande consultation citoyenne, et en créant les conditions de sa mise en œuvre dès 2017.

 

Pour cela, le collectif présente 9 propositions sur son site pour rendre notre monde meilleur : 1 – Renouveler nos institutions, à travers une ne nouvelle Constitution pour la France sera rédigée par des citoyens tirés au sort, puis sera soumise à référendum; 2 – Des revenus moins inégaux, dans les entreprises, où aucune rémunération ne pourra être inférieure à 20 fois la rémunération la plus élevée; 3 – Éduquer à la vie, avec une pédagogie fondée sur l’autonomie, la coopération et la bienveillance sera généralisée en maternelle et primaire, avec des effectifs réduits et enseignants formés à ces méthodes; 4 – Réussir la transition énergétique, en amenant la France à sortir totalement des énergies fossiles et du nucléaire avant 2050 par des actions de sobriété dans nos modes de vie, d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables; 5 – Une agriculture durable pour une alimentation saine, en développant des ceintures agroécologiques périurbaines et généraliser le bio dans les restaurations collectives afin de viser 90 % des surfaces en agriculture durable avant 2050; 6 – Sécuriser la santé publique, à travers un corps public d’experts de santé sera créé, s’appuyant sur des laboratoires publics de recherche et contrôlé par une autorité indépendante; 7 – Réduire l’emprise de la finance, avec une réelle gouvernance démocratique sera instaurée sur les banques afin de lutter contre la spéculation et la fraude fiscale et de reprendre le contrôle de la dette; 8 – Des échanges internationaux plus justes, où La France retirera immédiatement son mandat donné à l’Union Européenne pour négocier les traités TAFTA, CETA et APE, et prendra l’initiative d’un mandat alternatif de «commerce juste»; et 9 – Donner des droits à l’écosystème Terre, avec la Constitution qui reconnaîtra des droits opposables en justice aux générations futures et à la Nature, permettant de poursuivre le fait de détruire des écosystèmes dont dépendent les êtres vivants (crime d’écocide).

 

Comme le montre reporterre.net ce mouvement a une filiation, qu’indique l’intitulé du projet : Les Jours heureux, du nom de ce programme adopté par le Conseil national de la Résistance (CNR) en mars 1944, dont les principes fondateurs ont formé le cadre politique à la Libération de la France, quelques mois plus tard : la Sécurité sociale, les retraites, la nationalisation des sources d’énergie et des grandes banques, la liberté de la presse. Si le Conseil national de la Résistance était parvenu à mobiliser ensemble les communistes et les gaullistes, sa réactualisation 70 ans plus tard signe la perte de confiance de la population envers les partis et les syndicats. «Le salut politique ne viendra que d’une initiative de la société civile», assure Jean Gadrey, l’économiste. Aux Jours heureux, le refus de toute participation aux élections est érigé en principe. Les Jours heureux misent surtout sur une forte participation citoyenne lors de la consultation numérique.

 

Après tout le but des Jours heureux est noble puisque le mouvement souhaite tout simplement faire émerger une société du bien vivre plutôt que du mal-être, et préfère la sobriété à la démesure. Pourquoi pas ?

 

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Publié le 21 Octobre 2016

francetvinfo.fr nous montre la réponse à cette question : une mairie peut-elle installer une crèche de Noël dans ses locaux ? Le rapporteur public du Conseil d'État recommande, vendredi 21 octobre 2016, d'autoriser, sous conditions, les crèches de Noël dans les bâtiments publics. Selon Aurélie Bretonneau, l'article 28 de la loi du 9 décembre 1905, et plus généralement le principe de neutralité, "n'interdit pas d'installer des crèches sur le domaine public", sauf quand une "intention religieuse" préside à une telle manifestation.

 

L'"assemblée du contentieux" de la plus haute juridiction administrative française, formation de 17 juges présidée par le vice-président du Conseil d'État, examinait deux affaires liées à l'installation de représentations de la scène de la Nativité dans des bâtiments administratifs. En octobre 2015, la cour d'appel de Nantes avait validé l'installation d'une crèche au conseil général de Vendée, alors que celle de Paris avait, au contraire, donné raison à l'association qui refusait l'installation d'une crèche à la mairie de Melun (Seine-et-Marne).

 

Installer une crèche dans une mairie ne peut être autorisé qu'à trois conditions, que cette exposition soit "temporaire", qu'elle ne s'accompagne d'aucune manifestation de "prosélytisme religieux" et, enfin, qu'elle revête le "caractère d'une manifestation culturelle ou au moins festive", a nuancé le rapporteur.

 

"Nous ne croyons pas que le contexte de crispations sur la laïcité vous impose d'instruire par principe le procès de la crèche", a conclu Aurélie Bretonneau, insistant sur la "dimension pacificatrice de la laïcité". Les avis de ce magistrat, qui dit le droit, sont généralement suivis.

 

Je laisse la conclusion au rapporteur public du Conseil d'État : "Nous ne croyons pas que ce contexte vous impose d'instruire par principe le procès de la crèche au risque, à vouloir trop traquer le religieux derrière la tradition festive ou le folklore, d'attiser des soupçons et des controverses qu'il vous appartient plutôt d'apaiser", a conclu le rapporteur, appelant les juges à "privilégier la dimension pacificatrice de la laïcité". Avant d'ajouter que la justice devra en revanche "censurer" sans état d'âme ses éventuelles "instrumentalisations".

 

Tandis que france3-regions.francetvinfo.fr nous montre ce vendredi que la Conférence des évêques de France (CEF) organisera une "journée de prière et de pénitence" pour les victimes d'abus sexuels le 7 novembre 2016 et une messe sera dite en fin de matinée pour les victimes d'abus sexuels, présidée par le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, au sanctuaire marial de Lourdes. L'homélie sera prononcée par Mgr Luc Crepy, responsable de la nouvelle Commission permanente de lutte contre la pédophilie (CPLP) de l'épiscopat.

 

Une séance de l'assemblée plénière des évêques sera consacrée ce même jour à un bilan de la lutte contre la pédophilie dans l'Église de France. L'épiscopat s'était engagé au printemps à faire toute la lumière sur ces affaires, même les plus anciennes. En fin de journée du 7 novembre, lors de vêpres à Lourdes, "il y aura une prise en compte de la parole des victimes", a précisé le porte-parole adjoint de la CEF, Vincent Neymon, évoquant l'écoute par les évêques réunis d'"extraits de témoignages".

 

Dans une lettre, datée du 19 octobre, le cardinal Barbarin, demande aux prêtres de son diocèse de participer à cet élan de prière et de célébrer des messes de réparation spécialement destinée pour ces victimes. Il précise enfin que cette messe devra être célébrée «avant la clôture du Jubilé de la miséricorde», qui aura lieu le 20 novembre.

 

Mais, cela ne va pas en finir avec l’image ternie du primat des Gaules suite à l’affaire du père Preynat. Au moins, cette affaire a pu révéler d’autres cas et libérer la parole afin que l’Église en France prenne au sérieux les victimes des prêtres pédophiles et ne reste plus sous le silence tout aussi criminel que les prêtres pédophiles.

 

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Publié le 20 Octobre 2016

ladepeche.fr nous montre dans son article du jeudi 20 octobre 2016 que la cour d'appel de Grenoble a confirmé ce mercredi 19 octobre la condamnation à deux ans de prison avec sursis du père Dominique Peccoud, ancien directeur de l'école d'ingénieurs de Purpan, pour atteintes sexuelles sur mineurs. Cette condamnation a été assortie d'une interdiction définitive d'exercer une activité en contact habituel avec les mineurs ainsi que d'une inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles (FIJAIS).

 

Le père Dominique Peccoud avait déjà été condamné à cette même peine en première instance le 7 avril 2015. Un jugement qui avait été jugé trop clément aux yeux du ministère public, qui avait réclamé une peine de cinq ans de prison, dont deux ans ferme et qui était donc à l'origine de cet appel.

 

Ce Jésuite, aujourd'hui âgé de 70 ans, a longtemps exercé à Toulouse, où il a notamment été directeur de l’École Supérieure d’Agriculture de Purpan - devenue depuis l'école d’Ingénieurs de Purpan - de 1983 à 1990 puis président de cette même école de 1990 à 1996. Sur ce campus de Purpan, il a également fondé une société d’investissement à capital-risque, qu'il a présidé de 1988 à 1996.

 

Les faits qui lui sont reprochés se seraient produits entre 1990 et 2004. Après de premières accusations contre lui, il avait été contraint de se dénoncer dans une lettre adressée au parquet en avril 2008, sur pression de sa hiérarchie qui l'a mis à la retraite. Restée très discrète sur sa première condamnation, les Jésuites de la Province de France avaient publié un communiqué en juin dernier.

 

Le père Peccoud, qui a donc fait des aveux en 2008, année où l'ordre des Jésuites l'a mis à la retraite, n'a pas vraiment respecté cette demande "d'éviter toute prise de position publique" qui lui avait été imposé. Sur Internet, on trouve en effet de nombreuses vidéos du religieux donnant des conférences ou des cours en ligne.

 

Il est bon que la justice se soit faite pour les victimes du père Peccoud et que les Jésuites ont poussé à se dénoncer. Un exemple qu’aurait du suivre le diocèse de Lyon avec le père Preynat.

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Publié le 18 Octobre 2016

Dans son éditorial du lundi 17 octobre 2016 pour stltoday.com, E.J. Dionne revient sur une poignée de courriels publiés par WikiLeaks concernant la campagne d’Hillary Clinton où les catholiques conservateurs ont vu un nid d'anticatholiques. Heureusement pour elle, les e-mails, qui sont âgés de 4 à 5 ans, racontent une histoire beaucoup plus intéressant sur les luttes à l'intérieur de l'Église catholique dans la période précédant l'ascendant du pape François.

 

Dans un 2012 échange entre John Podesta, le président fondateur du Center for American Progress et maintenant président de la campagne de Clinton, et Sandy Newman, présidente d'un groupe appelé Voices for Progress, cette dernière a exprimé la colère de beaucoup de libéraux à l'époque sur le fait que les évêques catholiques conservateurs ont de l’«Obamacare» sur la contraception leur critique centrale du président Obama. Entre autres choses, Newman (qui ne fait pas partie de la campagne Clinton) a appelé à un «printemps catholique, où les catholiques eux-mêmes exigent la fin d'une dictature médiévale et le début d'un peu de démocratie et du respect de l'égalité des sexes dans l'Église catholique». Bien sûr, beaucoup de catholiques conservateurs ont pris acte de cette citation, en particulier sur la ligne de la «dictature médiévale». Podesta n'a fait aucun commentaire à ce sujet. Il a évoqué la place à des organisations catholiques progressistes formées après l'élection de 2004, lorsque les évêques conservateurs semblaient être du côté de George W. Bush.

 

«Nous avons créé une Alliance catholique pour le bien commun pour organiser un moment comme celui-ci», a déclaré Podesta, se référant à lui-même et ses alliés catholiques progressistes. «Mais je pense que nous n’avons n'a pas la direction de le faire maintenant. De même pour les catholiques Unis. Comme la plupart des mouvements de printemps, je pense que celui-ci devra partir d’en bas  pour aller vers le haut.» Ironie du sort, un «mouvement de printemps» ne se pose dans l'Église vers le bas, mais par le haut, avec l'élection du pape François en 2013. Autre ironie : beaucoup de catholiques conservateurs qui sont enclins à dénoncer le camp Clinton ont critiqué le pape François, ils donnent un nouveau sens au terme «plus catholique que le pape», tandis que les catholiques plus libéraux comme Podesta l'ont défendu.

 

L'autre échange, entre John Halpin et Jennifer Palmieri, les deux étaient au CAP et sont catholiques. Palmieri est maintenant la directrice des communications de Clinton, qui a été stimulée par un rapport disant que Rupert Murdoch et un éditeur du Wall Street Journal avaient décidé d'élever leurs jeunes enfants comme les catholiques. Constatant combien des dirigeants conservateurs sont catholiques, Halpin a écrit : «Il est un abâtardissement incroyable de la foi. Ils doivent être attirés par la pensée systématique et sévères envers les relations de genre et ils doivent être totalement ignorant de la démocratie chrétienne.» Palmieri a répondu : «je suppose qu'ils pensent qu'il est la religion politiquement conservatrice la plus socialement acceptable. Leurs amis riches ne comprendraient pas s'ils deviendraient évangéliques.» Podesta était sur l'échange, mais n'a pas répondu.

 

Cela ne sonne pas anticatholique, à moins de croire qu’appeler l'Église comme «conservatrice» est une insulte. C’est un commentaire sur la façon dont les gens perçoivent les riches évangéliques. Comme le montre cruxnow.com, les catholiques progressistes comprennent précisément ce qui est communiqué dans l'échange. Il est semblable à d'autres conversations familières entre le clergé et les catholiques qui soutiennent par les progrès du pape François, et son insistance sur la justice sociale, sur les enseignements moraux et sexuels controversés.

 

Mgr Charles J. Chaput de Philadephie a suggéré des excuses pour ces e-mails, mais ceux-ci ne sont nullement anticatholiques et critiquent seulement les catholiques conservateurs tout en demandant un «printemps de l’Église», ce qui n’est en rien offensant sauf si Mgr Chaput se reconnaît comme un «hiérarque médiéval». Qui sait ?

 

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Publié le 17 Octobre 2016

Franceinfo.fr nous montre que la tentative d'incendie du lundi 17 octobre 2016 ne modifie pas la détermination de la municipalité. Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris en charge du logement et de l'hébergement d'urgence, assure que le centre d'hébergement du 16e arrondissement ouvrira bien "début novembre comme prévu". Pour l'élu PCF de Paris "il n'y a aucun doute sur le caractère criminel" du début d'incendie qui a touché, lundi, un futur centre d'hébergement pour SDF dans le 16e arrondissement de Paris. Les secours ont découvert "du liquide inflammable sur place", indique une source policière à l'AFP. L'emplacement est très contesté par une partie des riverains de ce quartier cossu de l'ouest parisien.

 

"Nous irons jusqu'au bout et rien ni personne ne nous fera reculer dans cette affaire. Le 16e arrondissement est dans la République et en République, la solidarité, ça veut dire quelque chose. Tous les quartiers doivent évidemment contribuer à cette solidarité-là", estime Ian Brossat devant la caméra de France Télévisions, sur les lieux du début d'incendie. Le centre d'hébergement d'urgence de 200 places accueillera une centaine de personnes seules et une trentaine de familles. Femmes victimes de violences, sans domicile fixe du 16e arrondissement... Ces personnes n'y resteront que le temps de se remettre debout et de trouver une situation durable.

 

Le climat d'hostilité a été pour l'élu "savamment entretenu par un certain nombre de responsables politiques". Claude Goasguen, député-maire Les Républicains de l'arrondissement, a pris la tête de la contestation dans ce très chic arrondissement contre le centre d'hébergement ces derniers mois, mais il n'en dénonce pas moins l'incendie. Il déclare condamner "fermement ce type d'acte, quelle qu'en soit la nature. Je souhaite que les coupables soient sanctionnés lourdement."

 

En mars, plus de 40 000 riverains avaient signé une pétition pour dénoncer un "nouveau Sangatte", en référence à l'ancien centre pour migrants de Calais. Au mois de mars, une réunion d'information avait même viré à la foire d'empoigne, certains participants en venant presque aux mains.

 

Cachez ces pauvres que je ne saurais voir est l’impression que nous donnent les égoïstes habitants du 16e arrondissement ne souhaitant pas voir cette misère qui leur donnerait un peu de modestie. Au moins comme le montre Libération.fr, la solidarité ne viendra jamais des quartiers cossus mais des ceux qui sont dits pauvres. Fin septembre, Malik Diallo mobilisait son quartier Codec à Sarcelles (Val-d’Oise) afin de préparer des repas pour les réfugiés à Paris. Pour faire perdurer la chaîne de solidarité, les habitants du quartier se filment et diffusent sur Facebook une vidéo qui a atteint 130 000 vues depuis le 29 septembre. Quelques jours plus tard, d’autres quartiers répondaient à l'appel.

 

L’emballement médiatique dépasse le groupe d’amis: l’Express, BFMTV, i-Télé, les Inrocks, The Independent et un passage au Grand Journal. Sollicités de toute part, Malik Diallo, Jude Azor, Diaby Touré sont à présent soutenus par des commerçants et des associations. Avec la page Facebook le Grand Défi et des publications régulières de Malik Diallo, la belle équipe essaie de garder un cap pour ne pas perdre de vue le challenge: un mix entre le Ice Bucket Challenge et la Neknomination sans alcool.

 

La comptabilité des communes qui prennent le relais et la somme d’initiative affole les compteurs. Après les quartiers Codec, Sablons, Lochères, le défi quitte la ville de Sarcelles. Mamadou Yattabaré a, en effet, nominé un habitant d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et un autre de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise). L’argent ne fait pas tout, le cœur fait beaucoup et la solidarité sera toujours plus active que les mots.

 

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Publié le 16 Octobre 2016

Le "kiss in" pour répondre à la Manif pour tous.

Le "kiss in" pour répondre à la Manif pour tous.

Fracetvinfo.fr, BFMTV.com et LeMonde.fr nous montrent qu’Après s'être battue contre le mariage pour tous, la Manif pour tous ressort ses drapeaux roses et bleus, à l'occasion d'une manifestation prévue ce dimanche 16 octobre 2016 qui débuta à 13 heures à Paris. Ce premier défilé depuis deux ans, est organisé pour défendre "la famille et l'éducation" et "peser sur les candidats" à six mois de la présidentielle. Procréation médicalement assistée (PMA) "sans père", "scandale de la GPA" (gestation pour autrui), "casse de la politique familiale", "menaces sur la liberté éducative" ou encore "diffusion du genre" : les mots d'ordre concernent tous des "dérives" attribuées à l'actuelle majorité. La Manif pour tous réclame par exemple l'abolition de la GPA, qui n'est pourtant pas autorisée en France. Ce dimanche, selon l'organisation, seront présents le candidat à la primaire à Jean-Frédéric Poisson (PCD), les députés Hervé Mariton (LR), Philippe Gosselin (LR), Bruno Retailleau (LR), Xavier Lemoine (PDC), Charles Beigbeder (LR), Philippe Cochet (LR), Maxence Henry (LR), Valérie Boyer (LR), Marion Maréchal-Le Pen (FN), Gilbert Collar (FN), Louis Alliot (FN), Robert Ménard ou encore Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France). Mais le mouvement peine à convaincre les candidats à la primaire à droite, qui pour la plupart ne comptent pas revenir sur la loi Taubira.

 

La manifestation s’est élancée à 13h  de la porte Dauphine et la place du Trocadéro, terminus parisien de la Manif pour tous, est loin d'être comble. Sur le trajet de du mouvement ce n'est plus les grandes heures, quasiment aucun drapeau de soutien. Entre 23 000 et 24 000 personnes ont défilé à Paris dans le cortège de la Manif pour tous, affirme la préfecture de police. La Manif pour tous donne 200 000 personnes. C’est encore moins qu’il y a deux ans. Des Femens ont perturbé ce dimanche le cortège de la Manif pour tous avant d'être frappées, traînées à terre et tirées par les cheveux avant d'être exfiltrées par le service d'ordre de la manifestation puis par les forces de l'ordre par certains militants. Ils se disaient non violents, je crois ? Ensuite, on peut voir quelle partie de la France va à cette manifestation puisque Marion Maréchal Lepen est applaudie à son arrivé à la tribune et que l'homme politique le plus populaire dans celle-ci est Jean-Frédéric Poisson.

 

Après les huées poussées à l’encontre de François Fillon dont le nom a été cité, Geneviève de Fontenay la belle prise de Ludivine de La Rochère est intervenue à la tribune pour proposer un mariage réservé aux homosexuels qui s'appellerait le "gayriage". Silence gêné dans l'assistance. C’en est presque drôle. Alors que plusieurs milliers de sympathisants du mouvement ont défilé dans les rues de Paris, dimanche après-midi, un appel au "kiss in" était lancé dans le même temps sur la place de la République. Le principe : inciter les opposants à La Manif pour tous à venir s'embrasser, en public, entre 16 heures et 18 heures. Sur la page de l'événement Facebook, plus de 5500 personnes se disaient "intéressés", et près de 2000 prêts à y participer. Sur place, quelques centaines de personnes ont en réalité participé. Une petite éclaircie durant cette journée.

 

Enfin, la présidente de la Manif pour tous, Ludovine de la Rochère, à la tribune martèle son souhait de peser sur la campagne présidentielle, tout en demandant de voter "pour les candidats qui prendront en compte la famille. Nous sommes 18 millions de familles, le 1er parti de France !" Elle oublie les familles homoparentales, recomposées et monoparentales, tout comme elle ne peut pas prétendre parler au nom de toutes les familles. Elle qualifie Hollande de "familiphobe" et invite les manifestants à prendre part aux différents primaires. Elle devrait aussi s’accoler ce terme puisqu’elle refuse de mettre dedans les familles homoparentales, recomposées et monoparentales. Le calvaire s’est enfin achevé à 18h20.

 

Une chose permet d’expliquer cette désaffection. "Ce mouvement n'est pas représentatif du catholicisme aujourd'hui", estime Céline Béraud une sociologue, puisque les catholiques "ordinaires" sont passés à autre chose. Comme elle l’explique : "Parmi, les pratiquants catholiques, il y a des homosexuels, il y a des personnes qui vivent en couples de même sexe, des familles homoparentales... Sur le terrain, les acteurs catholiques savent aussi faire leur place à ces personnes, à ces couples et à ces familles" et il y a sur le terrain catholique, il y avait une pluralité de positions par rapport à l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de même sexe. Elle signale aussi qu’"en même temps, il y a eu une prise de conscience d'une réalité au sein de l'Église, celle de croyants homosexuels formant des couples et des familles, et qu'il faut faire avec." Cela vient du fait que "Même si la doctrine n'est pas modifiée, il y a quand même des pratiques pastorales qui visent à pouvoir accueillir les personnes qui s'adressent à l'Eglise. C'est quelque chose d'assez propre au catholicisme. Il y a une espèce de plasticité, d'adaptation dans les formes locales et concrètes d'accueil des personnes."

 

Comme nous le montre LePasirien.fr et TF1.fr la manifestation la plus intéressante a eu lieu hier contre le Ceta, l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada, qui doit être signé le 27 octobre, et le Tafta (ou TTIP), projet d'accord de libre-échange avec les États-Unis à Paris (où il y aurait eu 5000 personnes selon les organisateurs et 1500 selon la police) et en province (notamment à Lyon, 250 personnes, et à Toulouse, plus de 200 personne), mais aussi, en Pologne et en Espagne. Un millier de personnes ont manifesté à Varsovie et plusieurs centaines à Cracovie, dans le sud de la Pologne. Les opposants soutiennent le veto mis vendredi à la signature du Ceta par le Parlement de Wallonie, dont l'aval est indispensable à la ratification de ce traité négocié pendant sept ans par l'UE.

 

Ces manifestants luttent pour une bonne cause en étant contre le Ceta qui accorde des pouvoirs exceptionnels aux sociétés transnationales et menace de nombreux secteurs de politique publique, y compris la souveraineté alimentaire, la qualité des services publics, les emplois décents, l'accès aux médicaments, le développement de l'économie locale, et la prise de mesures concrètes de lutte contre les changements climatiques. Le Ceta est conçu de manière à donner aux multinationales de nouveaux outils pour s'enrichir aux dépens des citoyens en leur permettant de contester la réglementation gouvernementale qu'elles n'aiment pas.

 

La Manif pour tous n’apporte rien à la France contrairement à ceux qui s’opposent à Ceta et Tafta, car comme le dit Sur RMC, Ian Brossat, adjoint (PCF) à la mairie de Paris, et homosexuel marié à son compagnon depuis 2013 : "Là, on a à faire à des gens qui manifestent, non pas parce que leurs droits sont menacés, mais parce qu'ils refusent l'égalité. Ça me révolte profondément." "Au fond, c'est la France moisie qui manifeste aujourd'hui dans les rues de Paris."

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Publié le 14 Octobre 2016

Vatican Insider ce vendredi 14 octobre 2016 nous montre que le pape François a écrit que les accords de Paris sur le climat «ne resteront pas de belles paroles» mais qu’ils deviennent des décisions courageuses capables de solidarité, non seulement une vertu, mais aussi un modèle de travail économique, et de fraternité plus qu’une aspiration, mais un critère de gouvernance nationale et internationale, dans son message pour la Journée mondiale de l'alimentation, qui tombe le dimanche 16 octobre, qui est encore aujourd'hui célébrée à la FAO avec diverses initiatives.

 

Le pape rapporte Radio Vatican, lance un nouvel appel à la lutte contre la faim et met l'accent sur la situation d'urgence provoquée dans de nombreuses régions de la planète en raison du changement climatique notamment le fait que les «migrants climatiques sont de plus en plus nombreux» qui viendrait en particulier de la logique de consommation et de production «à tout prix».

 

Le pape demande enfin des niveaux de production qui permettent «d'assurer la nourriture pour tous» et une «distribution équitable». La production de nourriture ne peut pas être «juste une affaire économique». Le pape conclue de la meilleure manière son message en appelant tout le monde, des décideurs aux producteurs et aux travailleurs agricoles de coopérer pour un «changement de cap» qui conduira à un développement qui ne soit pas «choisi par quelques-uns» ou  pour que «les biens de la création» ne soient pas que «le patrimoine des puissants.»

 

NCRonline.org et jesuites.com nous apprennent aujourd’hui que le père jésuite Arturo Sosa Abascal, âgé de 67 ans, un membre de la province vénézuélienne des Jésuites, a été élu premier supérieure général non européenne de la Compagnie de Jésus suite au vote des 212 délégués à l'assemblée générale des Jésuites. Il succède au père Adolfo Nicolas, 80 ans, qui avait demandé sa démission en raison de son âge.

 

Le père Sosa est né à Caracas, le 12 novembre 1948. Il a rejoint les Jésuites en 1966 et a été ordonné prêtre en 1977. Entre 1996 et 2004, Arturo Sosa fut le supérieur provincial des jésuites du Venezuela. Auparavant, il avait été le coordonnateur de l’apostolat social dans ce pays et le directeur du Centro Gumilla, un centre de recherche et d’action sociale des jésuites au Venezuela. Durant cette période, il a fait la plus grande partie de sa recherche et de son enseignement dans le domaine des sciences politiques, dans plusieurs institutions. En 2004, il a été invité par le Centre des études latino-américaines de Georgetown University, aux États-Unis, et a été professeur de la Pensée politique vénézuélienne à l’Université catholique de Táchira.

 

Avant l'élection, il était choisi en 2008 par le père Général Adolfo Nicolás comme Conseiller général, puis en 2014, il s’est joint à la curie de la Compagnie de Jésus, à Rome, comme délégué pour la curie et pour les maisons et les œuvres interprovinciales de la Compagnie de Jésus à Rome. Il a un doctorat en sciences politiques de l'Université centrale du Venezuela. Il est l’auteur de plusieurs publications, principalement sur l’histoire et la politique du Venezuela. Il parle espagnol, italien, anglais et comprend le français, selon un communiqué de presse des jésuites.

 

Mais les délégués ont encore bien du pain sur la planche. Ils devront s’attaquer aux questions sur la mission, le gouvernement et l’état actuel de la Compagnie de Jésus. Les sujet pourraient aller des changements démographiques chez les Jésuites dans les différentes parties du monde, jusqu’à la réponse de ceux-ci aux préoccupations environnementales, à la pauvreté et à la violence dans un monde en rapide changement. Espérons que les résultats déboucheront sur un ensemble prometteur.

 

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Publié le 13 Octobre 2016

Vatican Insider nous montre que ce jeudi 13 octobre 2016 où est publié son message pour la Journée Mondiale des Migrants et des Réfugiés, le pape François a fait un retour sur la migration lors d'une audience durant un pèlerinage œcuménique des luthériens deux semaines avant son voyage en Suède pour le 500e anniversaire de la réforme luthérienne (entre le 31 Octobre et le 1er novembre).

 

Pour le pape est «hypocrite celui qui se dit chrétien et chasse un réfugié», car il y a une contradiction «chez ceux qui» veulent défendre le christianisme en Occident et de l'autre côté sont contre les réfugiés et contre d'autres religions.  On ne peut pas être un chrétien sans pratiquer les béatitudes ni sans faire ce que Jésus nous enseigne dans Matthieu 25. Le prosélytisme, a aussi déclaré Jorge Mario Bergoglio, est «le poison le plus fort» contre l’œcuménisme. Concluant par le fait que les plus grands réformateurs sont «les saints» puisqu’ils ont suivis la parole de Dieu et l’ont pratiqué. Et l'Église doit être en réforme permanente, elle ne doit pas être petite car la réforme est un événement ecclésial. 

 

Le pape a enfoncé le clou comme le montre la-Croix.com puisque le Vatican a rendu public, ce jeudi, le message du pape pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié 2017. Un vibrant plaidoyer en faveur des enfants migrants, appelant les pays d’accueil à les protéger et à les intégrer. La coïncidence des deux textes illustre une division entre catholiques sur la question de l’accueil des migrants…

 

Ici France, on est entre le chaud et le froid puisque comme le montre la-Croix.com des paroissiens de Versailles font circuler sur Internet un texte refusant les centres d’accueil de réfugiés comme celui de Louveciennes avec des justifications ressemblant à celles de l’extrême droite alors que d’autres catholiques se mobilisent pour leur offrir aide et hébergement comme le montre les 39 paroisses du  diocèse de Versailles et les 100 foyers qui se sont mobilisés pour accueillir les réfugiés.

 

Heureusement que le cardinal Veglio appelé à lutter contre «l’ambiance de fermeture» qui règne face aux migrants. «Ce n’est pas chrétien d’être xénophobe. Ce n’est pas chrétien de ne pas accueillir les immigrés», a-t-il martelé.

 

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Publié le 13 Octobre 2016

"Si nous parlons aujourd'hui, c'est parce que nous aimons notre pays et que nous sommes préoccupés par sa situation", écrivent-ils dans une lettre comme nous le montre LePoint.fr ce jeudi 13 octobre 2016.

Identités fragilisées, intégration en panne, laïcité sous tension, éducation en crise... Les évêques veulent jouer un rôle dans la présidentielle. Ils publient une longue et sombre lettre «aux habitants de France» qui appelle à un constat «lucide» sur l'état du pays à quelques mois des échéances électorales.

«Si nous parlons aujourd'hui, c'est parce que nous aimons notre pays et que nous sommes préoccupés par sa situation.» Ainsi commence ce document rare, intitulé «Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique». Il a été voulu par les dix membres du conseil permanent de la Conférence des évêques (CEF) - sorte d'exécutif de l'Église catholique en France - en vue des élections de 2017. Officiellement rendue publique jeudi, cette lettre d'une soixantaine de pages, coéditée par trois maisons (Bayard, Cerf, Mame), sera disponible vendredi en librairie au prix de 4 euros.

Même si les fidèles se comptent en millions, «nous avons voulu quelque chose qui ne soit pas les cathos pour les cathos», a précisé cette semaine à la presse le président de la CEF et archevêque de Marseille, Mgr Georges Pontier. Trois mille exemplaires ont été envoyés aux élus, partis, syndicats et autres interlocuteurs, selon le porte-parole des évêques, Mgr Olivier Ribadeau Dumas, qui évoque un «appel au dialogue sans hystérie ni raideur». «L'ambition est de fournir des éléments de réflexion et de pointer dix exigences», selon Mgr Pontier : «Comment redonner un souffle, une vision commune pour que les Français, divers, puissent retrouver des raisons de vivre ensemble ?»

Les constats ne sont pas tendres. Sur la classe politique, pour commencer : «L'attitude et l'image de quelques-uns jettent le discrédit sur l'ensemble de ceux qui vivent l'engagement politique comme un service de leur pays», «la parole a trop souvent été pervertie, utilisée, disqualifiée». Dans la société, «la contestation est devenue le mode de fonctionnement habituel et la culture de l'affrontement semble prendre le pas sur celle du dialogue», déplorent les évêques, égratignant «réseaux sociaux et médias, surtout audiovisuels» : «On ne peut sans cesse jouer sur la com et l'audience.»

Le «contrat social» a besoin d'être «renoué», car il ne va «plus de soi», ses promesses n'étant «plus tenues». Les personnes d'origine étrangère «n'arrivent pas à trouver leur place» quand «les valeurs républicaines de liberté, égalité, fraternité, souvent brandies de manière incantatoire, semblent sonner creux pour beaucoup de nos contemporains». Pas question d'aborder de manière guerrière la problématique identitaire, si présente dans une précampagne électorale marquée notamment du sceau des récents attentats djihadistes en France. «Plus que d'armure, c'est de charpente que nos contemporains ont besoin», écrivent les évêques, insistant sur «la question du sens», qui a «déserté le débat politique».

À propos des jeunes tentés par le djihad armé, les évêques appellent à pousser la réflexion : «Sans minimiser en aucune façon leur responsabilité ni celle des commanditaires qui ont manipulé leur destin, il convient de se demander pourquoi l'intégration n'a pu s'opérer, et comment notre société a laissé une partie de sa jeunesse se perdre dans de telles aventures mortifères et meurtrières.» Et de s'interroger sur la «crise» de «notre système éducatif». Le sujet de la laïcité est devenu un «lieu de tension» qui «tient beaucoup au mouvement de réaffirmation des religions, particulièrement de l'islam», note l'épiscopat. Mais ce doit être un «cadre juridique», pas un «projet de société» et de «neutralisation religieuse», plaide-t-il, alertant sur des «frustrations qui vont conforter le communautarisme».

Sombre tableau que le texte éclaire en soulignant le «potentiel important» de dynamisme et de solidarité de la France, «en tous domaines». «En tant que chrétiens, nous sommes des inconditionnels de l'espérance !» fait valoir Mgr Pontier. L'épiscopat se garde toutefois d'entrer dans la mêlée partisane. Y compris à l'égard du Front national, qui a gagné de nombreux électeurs chez les catholiques. «Il faut écouter ce qu'ils expriment, beaucoup relève de la déception et de la peur», pour le président de la CEF, convaincu que le temps des consignes de vote «est fini, s'il a existé».

Le CEF a fait une belle réflexion sur le désamour politique des Français, où elle souhaite qu’on retrouve le sens du politique, malheureusement cette tentative est moins courageuse que celle des catholiques de gauche qui ont dénoncé le FN, ce n’est pas parce que de plus en plus de catholiques votent FN qu’on doit se taire et ne pas dire que ce parti ne partage aucune des valeurs du catholicisme puisque ce parti se nourrit des peurs, de la haine de l’étranger et de la division.

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