Articles avec #actualites tag

Publié le 17 Novembre 2016

«On veut interpeller les candidats à la présidentielle pour remettre la question de la solidarité au cœur des priorités. La pauvreté ne recule pas depuis dix ans et on voit que ce n'est pas une question prioritaire dans les débats», alerte aujourd'hui le Secours catholique comme le montre Libération.fr ce jeudi 17 novembre 2016. «On entend trop facilement que les migrants ont davantage de droits ou de revenus que la population française, or on constate le contraire», remarque Bernard Thibaud, secrétaire général de l'association.

 

Le Secours catholique remet aujourd'hui une lettre aux candidats à la primaire de la droite, juste avant leur dernier débat avant le premier tour, pour leur demander «de mettre la lutte contre la pauvreté et contre le chômage de longue durée au cœur de (leur) projet de société.» «Nous attendons du futur président qu'il fasse l'unité nationale et combatte la pauvreté et la stigmatisation des plus pauvres», est-il écrit.

 

On peut douter que la lutte contre le chômage et la pauvreté soit le premier soucis de cette primaire à droite qui nous livre le petit libéral illustré. RTL.fr montre que tous les candidats proposent de repousser l’âge de départ à la retraite à 64 ou 65 ans, de sabrer dans la fonction publique : au moins 250 000 suppressions de postes pour Alain Juppé, 1 million sur 10 ans pour Bruno Le Maire ou encore regrouper et plafonner les prestations sociales. Les six candidats misent sans surprise sur une plus grande flexibilité du marché du travail. Exit donc les 35 heures, facilitation des licenciements, plafonnement indemnités et assouplissement des contrats de travail. Des mesures dans l’ensemble très favorables aux entreprises. Des mesures créant en gros de l’emploi précaire et plus de chômage.

 

Pour éviter cela Benoît Hamon a sans doute trouvé la solution. Libération.fr nous montre qu’interrogé sur la défiance des Français envers les partis et représentants politiques, Benoît Hamon s’est dit convaincu que «ce n’est pas parce qu’ils n’aiment pas la politique qu’ils n’aiment pas la démocratie». Pour redonner confiance aux électeurs, le candidat à la primaire socialiste a donc avancé deux propositions ce jeudi : une reconnaissance du vote blanc et la mise en place d’un «véritable 49-3 citoyen». Ainsi, le peuple sera vraiment pris en compte et ne se verra plus imposer des réformes au profit de la finance.

 

Heureusement, l’État va bien aider les chômeurs et les pauvres puisque Bercy va contrôler la situation fiscale de 560 contribuables français, sur la base des révélations des «Panama papers», a appris Le Monde, mercredi 16 novembre. L’information est jusqu’ici restée confidentielle, alors que plusieurs pays étrangers ont fait connaître leurs intentions, tels le Danemark (600 contrôles envisagés) et l’Islande (108 enquêtes lancées).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 16 Novembre 2016

Pierre Granier dans cathobel.be nous montre le mardi 15 octobre 2016 que le pape François a transmis un message à Salaheddine Mezouar, ministre des affaires étrangères du Royaume du Maroc et président de la COP 22, qui se déroule à Marrakech (Maroc) du 7 au 18 novembre. Il y a expliqué que les problèmes liés à la défense de l’environnement soulevaient un défi «éducatif et culturel».

 

Le pape a en effet estimé qu’il n’était pas possible de réduire les solutions «à la seule dimension économique et technologique». Au contraire,  il est essentiel et nécessaire, selon lui, de «prendre aussi attentivement en considération les aspects éthiques et sociaux du nouveau paradigme de développement et de progrès». «Le style de vie fondé sur la culture du rebut est insoutenable et ne doit pas trouver de place dans nos modèles de développement et d’éducation»,  a-t-il confié au président de la COP 22.

 

L’accord de Paris, entré en vigueur le 4 novembre dernier, «encourage la solidarité envers les populations les plus vulnérables», a par ailleurs estimé le pape François. Pour ce dernier, cette nouvelle conférence représente une étape centrale dans le parcours tracé par la COP 21. Le pontife a ainsi encouragé tous les pays participants à la conférence de Marrakech à être animés «du même esprit de collaboration manifesté durant la COP 21».

 

Cette vue du pape François semble épouser parfaitement le nouveau plan stratégique adopté par la Conférence des évêques catholiques  des États-Unis (USCCB) le 15 novembre lors de son assemblée générale d'automne comme le montre NCRonline.org et qui reflète les efforts du pape François pour établir une église plus miséricordieux et d'accompagnement, a déclaré l'archevêque qui a dirigé le processus de planification. Le plan, adopté par un vote de 199 voix contre 4 avec deux abstentions, et les travaux de la conférence et de ses comités se mettront en place à partir de 2017 jusqu'en 2020. Ils prendront effet en janvier.

 

Le plan intègre le thème «Rencontrer la miséricorde du Christ et accompagner son peuple avec joie» et met en avant cinq priorités : l'évangélisation, le mariage et la vie de famille, la vie humaine et la dignité, les vocations, et la liberté religieuse. Au total, les cinq priorités identifient plus de 740 projets individuels à accomplir au cours des quatre prochaines années. Le cardinal Joseph Tobin d'Indianapolis, qui a été récemment été nommé archevêque de Newark, au New Jersey, a demandé ce qui dans le plan pourrait répondre au souci de l'environnement et des personnes qui éprouvent les effets négatifs du changement climatique. L’archevêque de la Nouvelle Orléans Gregory Aymond lui a répondu que les travaux du plan sur l'environnement, le changement climatique et la réponse aux besoins des personnes en marge de la société concernent dans le monde entier dans la priorité à la vie et la dignité de la personne humaine.

 

Dans cette section, l'un des domaines abordés comprend l'enseignement et la défense de ce que le pape a décrit comme l'écologie intégrale, «mettant l'accent sur la dégradation de l'environnement et son impact sur la vie des personnes les plus vulnérables.» Le document de 28 pages offre un aperçu du plan et décrit plusieurs domaines spécifiques pour traiter de chaque priorité. Une grande partie du plan a été élaboré pour aider les personnes de tous âges ainsi que les familles, les gens dans leur vie quotidienne et pour d'encourager les actions qui portent sur ce qui est décrit comme une «disciple missionnaire».

 

Un autre passage dans le plan souligne que l’Église doit être «un chemin d'espoir pour les personnes qui ont besoin d'une étreinte amoureuse quand ils font face aux défis du monde.» En outre, le document indique, «Le plan stratégique de l’USCCB existe pour servir la mission d'évangélisation confiée d'une manière particulière à chaque évêque, c’est l'outil dont comptent les évêques américains pour mettre en avant leurs priorités, organiser, et optimiser les ressources des bonnes œuvres qui permettront à la conférence de remplir sa mission.»

 

Mais ce choix de se centrer sur l’environnement et les personnes en marge de la société sera-t-il porteur ? Les évêques américains n’ont pas été connus comme les vibrants défenseurs de ces deux choses. Vatican Insider nous montre que le doute est permis quand on voit  que les évêques des États-Unis ont choisi Daniel DiNardo, archevêque de Galveston-Houston, comme président de la Conférence épiscopale américaine, aura parmi ses principales tâches est de guider les relations entre les dirigeants de l'administration de l'Église et Donald Trump. Di Nardo, est un défenseur de la cause pro-vie, et il a été vice-président de la Conférence épiscopale. Son vice-président tandis l'archevêque de Los Angeles, José Horacio Gómez, né au Mexique et formé dans l'Opus Dei. Deux hommes assez conservateurs peu portés vers le progressisme.

 

Hier, les évêques américains ont approuvé une déclaration dirigée à l'administration entrante du président élu Donald Trump qui dit : «Nous allons travailler à promouvoir des politiques humaines qui protègent la dignité inhérente des réfugiés et des immigrants, gardent les familles ensemble, et honorent et respectent les lois de la nation.» Intéressant, mais Vatican Insider montre que le pape ne veut pas seulement des mots mais des actes venant des évêques américains. «Notre grand défi est de créer une culture de la rencontre, qui encourage à briser les murs et à construire des ponts ... Nous sommes appelés à être porteurs de bonnes nouvelles pour une société en proie à des changements vertigineux et à une polarisation croissante». C’est par ses mots très clairs que le pape François s’est adressé aux évêques américains, réunis à Baltimore.

 

Mais le pape sait sans doute déjà que l’USCCB est déjà hors-jeu et qu’elle fait partie de cette vieille Amérique est qui en train de mourir pendant qu’une autre naît, portée par la montée en puissance des minorités et l’ouverture culturelle de la nouvelle génération, les millennials. Jeune, métissée, progressiste, plus urbaine, plus éduquée (les femmes le sont plus que les hommes), moins religieuse, plus favorable à la légalisation de la marijuana, c’est elle qui a élu Obama, qui a obtenu le doublement du salaire minimum dans plusieurs États, refuse le fracking (pour extraire le pétrole et le gaz de schiste) au motif du développement durable, est pour le développement d'écoles maternelles, du congé parental, d’un contrôle des dérives policières et qui réclame l’instauration d’un système public de santé et la réduction des inégalités. Ce sont ces électeurs qui ont refusés de voter Hillary Clinton et Donald Trump. Espérons qu’en France, la génération portée par Nuit Debout puisse aussi ouvrir la France à autre chose que le défaitisme.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise, #Actualités

Repost 0

Publié le 14 Novembre 2016

Frédéric Autran, correspondant à New York dans son article du 14 novembre 2016 nous montre que les inquiétudes envers Donald Trump sont fondées. Donald Trump a martelé dimanche que la priorité était de cibler les clandestins condamnés ou recherchés par la justice. A titre de comparaison, Barack Obama a expulsé 2,4 millions de personnes entre 2009 et 2014. Un chiffre record qui pourrait grimper d’ici la fin de sa présidence jusqu’à 3,2 millions de personnes. Mais peut-on le croire ? Interrogé sur le fameux mur qu’il compte ériger le long de la frontière mexicaine, Donald Trump a réitéré sa promesse. Seule nuance : il a accepté que, par endroits, la séparation soit constituée de clôtures et de barrières, telles qu’il en existe déjà.

 

Au cours de cet entretien, le président élu a confirmé qu’il nommerait à la Cour suprême des juges très anti-avortement et favorable au port d’armes. En revanche, il a estimé que la décision de la Cour suprême autorisant le mariage homosexuel était définitive. «C’est la loi […] Cela me convient» a-t-il dit. Enfin, invité à s’exprimer sur les tensions observées à travers les Etats-Unis depuis son élection, Donald Trump a promis de «rassembler le pays». En fixant la caméra, il s’est d’abord adressé aux auteurs d’attaques racistes et islamophobes, perpétrées notamment par certains de ses partisans et dont le nombre a nettement augmenté ces derniers jours. «Je leur dirais (à ces agresseurs) : ne faites pas ça, c’est terrible parce que je veux réunifier le pays», a-t-il souligné. Des violences, dont il est en parti coupable avec ses discours xénophobes.

 

Il faudra toutefois bien davantage que des mots pour les rassurer, car comme le montre aussi Libération.fr dans l’article de Frédéric Autran du dimanche 13 novembre, le choc n’est pas encore digéré mais déjà, la contre-attaque s’organise. Si l’élection de Donald Trump ouvre assurément une période d’incertitude, elle déclenche aussi une vague de contestation inédite dans l’histoire américaine moderne. Responsables politiques, militants associatifs, artistes ou simples citoyens : partout aux États-Unis, des voix s’élèvent et promettent de s’opposer au futur président. Partie la plus visible de cette mobilisation, les manifestations anti-Trump se multiplient depuis mercredi. À New York, Los Angeles, Chicago, Las Vegas ou Indianapolis, des dizaines de milliers de personnes ont défilé aux cris de «not my president» («pas mon président»). Dans un pays de près de 320 millions d’habitants, le nombre de manifestants peut sembler insignifiant. Il n’en reste pas moins notable, tant défiler ne fait pas partie de l’ADN des Américains.

 

La résistance n’est pas seulement citoyenne. Jeudi, le maire démocrate de New York a promis de «s’opposer» à toute action prise par Donald Trump qui serait perçue comme une «menace pour les New-yorkais». Bill De Blasio s’engage notamment à combattre toute tentative de l’administration Trump d’expulser les clandestins vivant à New York.

 

Enfin, pour beaucoup, la résistance à Trump nécessite la construction d’un mouvement capable, à moyen terme, de proposer une alternative politique aux électeurs séduits par son message. Ce que n’a pas réussi à faire Hillary Clinton. «Le Parti démocrate a servi les intérêts de Wall Street, pas ceux de sa base électorale, déplore Maria Svart, directrice de Democratic Socialists of America (DSA), la principale organisation socialiste du pays. Nous devons bâtir un mouvement économique pour le plus grand nombre et antiraciste. Nous devons approfondir la révolution politique de Sanders, qui est la seule chose qui puisse nous sauver. Nous devons nous mobiliser.»

 

Le réalisateur militant Michael Moore, qui avait prédit la victoire du Républicain, dit dans le Los Angeles Times vouloir être l’une des voix de cette opposition : «Ce sera un mouvement massif de millions de personnes qui éclipsera Occupy Wall Street.» «Nous n’allons pas réparer le Parti démocrate, nous allons en prendre le contrôle», ajoute-t-il, appelant ses dirigeants actuels à démissionner. L’avenir du parti se jouera dans les prochains mois. Défavorisé au cours des primaires par un comité directeur acquis à Hillary Clinton, Bernie Sanders a lancé l’offensive pour faire triompher la ligne progressiste. «Le parti doit rompre ses liens avec l’élite des affaires et redevenir un parti populaire qui défend la classe moyenne, les personnes âgées et les pauvres», a-t-il écrit vendredi dans une tribune publiée par le New York Times. Avant de s’attaquer à Donald Trump, le parti démocrate va devoir régler le problème de vision politique qui se profile en ses rangs.

 

Trump n’aura pas non plus le temps de se reposer puisque des manifestations sont déjà en préparation pour l’investiture du 20 janvier à Washington. Comment pouvait-il en être autrement.

 

La victoire de Trump vient d’un constat très inquiétant comme le montre marianne.net : La mise à genoux du gouvernement grec, les trahisons de Hollande et l’échec de Sanders aux USA, face à un Parti démocrate complice de la finance, ont privé les peuples de tout espoir à gauche et dans la démocratie. Les peuples ne croient plus aux politiques mais pire, ils ne croient plus que la démocratie puisse améliorer leur vie. Alors ils cherchent des bouc-émissaires, souvent les étrangers mais aussi les plus pauvres, traités «d’assistés» par la «bienpensance» universelle.

 

Pendant ce temps, la ploutocratie et l’élitocratie médiatique associées restent sourdes et aveugles à la désespérance des peuples et aux avertissements des urnes. Le résultat est là : Brexit au Royaume-Uni, votes d’extrême droite en Europe et, pour couronner le tout, élection triomphale de Trump aux USA. La gauche européenne est aux abonnés absents et ne propose rien. Pas un seul rêve pour un monde nouveau, plus juste, plus solidaire, plus fraternel… Comme les gaullistes et les syndicats dits réformistes, elle trahit sa mission et son histoire.

 

Seul un sursaut des peuples peut permettre d’imaginer et de construire une Europe digne de ce qu’ont fait nos parents et lumière pour le monde. Il faut pour cela une union de philosophes, de sociologues, de politiciens, de syndicalistes et de citoyens pour relever ce défi comme surent le faire les Résistants français. Ils proposèrent au monde le programme «les Jours heureux» du Conseil National de la Resistance dans les heures les plus sombres de l’histoire de France. Ils surent offrir aux jeunes la seule utopie qui vaille, des lendemains meilleurs et ils le firent. Sinon, nos gouvernants, qui ont détruit cette espérance, sapé le contrat social et livré les USA à Trump, livreront demain la France et l’Europe aux partisans de l’exclusion et de la haine.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 13 Novembre 2016

Ouest-france.fr nous montre  ce dimanche 13 novembre 2016 que dans une messe en faveur des pauvres et des sans-abri, le pape François a mis en garde dimanche contre «la conscience anesthésiée» de ceux qui voient les plus faibles comme un fardeau et non comme des frères et sœurs dans le besoin.

 

Environ 6000 personnes sans-abri, pauvres ou déplacées venues d'une dizaine de pays européens et d'Afrique ont été accueillies par des organisations caritatives au Vatican pour un jubilé des personnes exclues dans le cadre de l'Année de la miséricorde qui s'achève la semaine prochaine.

 

«Il faut s'inquiéter lorsque la conscience est anesthésiée et ne prête plus attention au frère qui souffre à côté de nous ou aux problèmes sérieux du monde, qui deviennent seulement des refrains entendus dans les revues de presse des journaux télévisés», a déclaré le pape dans son homélie.

 

Des casques avaient été distribués aux fidèles afin qu'ils puissent suivre les paroles du Saint-Père grâce à une traduction simultanée.

 

«Lorsqu'on parle d'exclusion, viennent à l'esprit immédiatement des personnes concrètes; pas des choses inutiles, mais des personnes précieuses», a rappelé le pape François qui a fait de la défense des pauvres la cause principale de son pontificat.

 

«C'est un symptôme de sclérose spirituelle lorsque l'intérêt se concentre sur les choses à produire plutôt que sur les personnes à aimer», a-t-il ajouté. «Ainsi naît la contradiction tragique de nos temps : plus augmentent le progrès et les possibilités, ce qui est un bien, plus il y a de gens qui ne peuvent pas y accéder».

 

Ces personnes sans-abri étaient samedi soir les invités d'honneur d'un concert donné au Vatican par le compositeur oscarisé, Ennio Morricone. Les dons faits au concert, où l'entrée était libre, vont aider à construire des écoles et des églises en Ouganda et au Burkina Faso.

 

Une conscience anesthésiée que semble avoir dans une interview publiée jeudi 10 novembre par le quotidien italien Il Giornale, le cardinal Raymond Leo Burke, patron de l’Ordre de Malte, qui salue l’élection de Donald Trump, défenseur à ses yeux des valeurs de l’Église comme nous le montre la-Croix.com. Il espère que l’Amérique puisse, «avec ce nouveau président, retrouver le bon chemin à parcourir».

 

Un peu naïf, je trouve. Comme le signale LCI.fr la colère ne faiblit pas aux Etats-Unis. Depuis l’élection de Donald Trump le 9 novembre, des milliers de manifestants sont descendus dans la rue aux cris des "Pas mon président !" et autres "l’Amour triomphe de la haine". Au quatrième jour de la victoire du républicain, samedi 12 novembre, les déçus du système ont multiplié les manifestations pacifiques. Avec en chefs de file les villes de New York, Los Angeles et Chicago. Quelque 2000 personnes ont défilé à Manhattan samedi 12 novembre, bloquant pendant plusieurs heures une bonne partie de la célèbre Cinquième avenue. Les manifestants s’étaient retrouvés à Union Square, aux abords de la 14e rue, afin de se rendre aux pieds de la Trump Tower, quartier général de la campagne du républicain, siège de son entreprise et également lieu de son domicile.

À Chicago et Los Angeles, deux villes symboles pour les démocrates, plus de mille personnes ont également défilé. Dans la cité des Anges, rendez-vous avait été donné près du parc MacArthur, dans un quartier à l’ouest du centre-ville, connu pour abriter une large population d’origine latina. Près de 200 manifestants ont été arrêtés selon les médias américains, après avoir manqué de se disperser aux alentours de 2h du matin sur ordre de la police. La veille, une centaine d’individus avaient également été arrêtés après une autre manifestation.

A travers tout le pays, les réactions des manifestants sont les mêmes. "Il n’y a pas de place dans la société américaine pour le racisme, Trump doit partir", pouvait-on entendre à New York entre drapeaux LGBT et drapeaux américains. "Non à Trump, non au Ku Klux Klan, non à une Amérique fasciste",  scandait-on à Los Angeles. "Les immigrants sont les bienvenus ici", disait-on à Chicago, ville dont vient Barack Obama et dont il a été sénateur avant de se lancer dans la course à la Maison Blanche en 2008.

Plus inquiétant encore. HuffingtonPost.fr nous montre que depuis l'annonce de la victoire surprise du candidat populiste à la Maison Blanche, les témoignages d'agressions, d'insultes, de menaces et de provocations fleurissent sur les réseaux sociaux. Mur anti-hispanique, agressions de femmes voilées, tag racistes : en tout, le journaliste du New York Daily News, Shaun King recense des dizaines de messages d'Américains et Américaines qui se sentent persécutés. Des témoignages qui racontent comment les supporters de Trump, désinhibés par la victoire de leur champion d'extrême droite, ciblent désormais les minorités. Ici, on peut voir ce que donne l’anesthésie de la conscience.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 12 Novembre 2016

7sur7.be dans un article du jeudi 10 novembre 2016 que le réalisateur avait prophétisé la victoire de Donald Trump à la primaire républicaine et prédit son accession à la Maison-Blanche mais rares sont ceux qui l'ont pris au sérieux. Au lendemain de l'élection présidentielle, Michael Moore a appelé la population américaine à se réveiller, à amorcer une remise en question salutaire et à exiger la réforme d'un système désuet.

 

La décision est tombée, implacable, irrévocable : Donald Trump a été élu à la plus haute fonction du pays. Les républicains conservent par ailleurs le Sénat et la Chambre des représentants : une domination totale, sans partage, et qui plonge le camp démocrate dans un profond désarroi. Pour raviver les troupes, engourdies sous l'effet de la vague conservatrice, Michael Moore propose cinq solutions assez radicales mais nécessaires selon lui pour réformer la société américaine, relate Le Huffington Post

 

1. Prendre le contrôle du parti démocrate

 

2. Virer les experts, analystes, sondeurs et les journalistes qui se sont lamentablement trompés ou ont tout simplement "refusé d'admettre la réalité des faits". À défaut de les éliminer, le réalisateur de "Bowling for Columbine" invite les citoyens à ne plus "écouter leurs salades".

 

3. Que les représentants démocrates au Congrès résistent du mieux possible au programme des républicains, comme "ces derniers l'ont fait pendant les huit années de la présidence d'Obama".

 

4. Cesser les jérémiades, éviter les remords stériles et prendre conscience de sa propre "bulle", celle d'une classe privilégiée de plus en plus éloignée du quotidien d'une autre Amérique, majoritaire, abandonnée et revancharde. La victoire de Trump "n'a rien de surprenant", précise-t-il.

 

5. Réformer un système électoral désuet voire absurde et qui permet à un candidat d'accéder à la présidence sans obtenir le plus de voix citoyennes. "Si vous êtes convaincus de vivre dans un pays de cons, vous faites erreur. La majorité des Américains ont voté pour Hillary, pas pour Trump. La victoire de Donald Trump n'est due qu'au système - aussi obscur qu'absurde - des Grands Électeurs, un concept qui date du XVIIIe siècle. Tant que nous ne changerons pas ça, nous continuerons d'avoir des présidents que nous n'avons pas élus et dont nous ne voulons pas", conclut-il.

 

Des conseils qui sont valables aussi pour la France. Et si les syndicats et les travailleurs prenaient le contrôle du PS pour que les socialistes revoient le quotidien de leurs électeurs qui se sentent abandonnés plutôt que de parler le langage des élites qui est en dehors des réalités. Qu’il en finisse aussi avec les experts, analystes, sondeurs et les journalistes. Ainsi, le vote populiste serait minoritaire, si le PS faisait de véritables réformes sociales démocrates protégeant les précaires et les travailleurs plutôt que les marchés économiques.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 11 Novembre 2016

Radio Vatican nous montre dans un entretien au quotidien Italien «La Repubblica», accordé le 7 novembre 2016 et publié vendredi 11, le pape François intervient sur les préoccupations qui pourraient découler de l’action de Donald Trump. Le pape ne porte pas de jugement et insiste sur la nécessité de réduire les inégalités : «Je ne porte pas de jugement sur les personnes ou les hommes politiques dit le pape François, je veux uniquement comprendre quelles sont les souffrances que leur façon d’agir cause aux pauvres et aux exclus».

 

Des propos semblables à ceux prononcés par le Secrétaire d’État, le cardinal Pietro Parolin au lendemain de l’élection de Donald Trump : «nous attendons de voir quels seront ses choix», avait-il dit. Des choix à mettre en lien avec un argument clé de la  campagne de Donald Trump : «La question des réfugiés et des immigrés» est celle qui intéresse au plus haut point le pape, et il s’en explique dans les colonnes du quotidien.

 

Le problème fondamental que dénonce le pape est celui des inégalités qui poussent des milliers de personnes à quitter leur terre d’origine, et rencontrent dans leur périple «des populations qui craignent pour leur emploi et leur salaire». Et puis «Il y aussi les pauvres des pays riches qui ont peur de l’accueil des pauvres qui arrivent des pays pauvres».

 

«C’est un cercle vicieux, nous devons abattre les murs de la division, et construire des ponts qui permettent d’atténuer les inégalités et d’accroître les libertés et les droits», explique le Souverain Pontife. En conclusion, le pape François en appelle à une politique qui sache s’éloigner des égoïsmes et de la démagogie, au profit d’une politique  «haute, créative et des grandes visions».

 

Le pape François a donc oublié qu’il avait estimé que Donald Trump porteur du projet de bâtir un mur à la frontière mexicaine «n’est pas chrétien», cela s’explique par le fait que 52 % des catholiques ont choisi ce dernier. Pourtant, tout le monde sait que la préférence du pape allait vers Bernie Sanders, candidat malheureux à l’investiture démocrate, maintenant le pape doit attendre et voir ce que donnera la présidence Trump.

 

Mais le pape sait voir ce qui a pu conduire au vote Trump : la question des réfugiés et des immigrés pour des populations pauvres qui craignent pour leur emploi et leurs salaires qui finalement peur des pauvres d’autres pays, qui au lieu de trouver des solutions raisonnables se laisse aller à choisir des démagogues les poussant à l’égoïsme. Le retour au passé comme une bouée de sauvetage est illusoire, une véritable vision d’avenir est ce qui mettra fin aux inégalités et non le choix des extrêmes.

 

cath.ch nous montre que tous n’ont pas cet optimisme béat à propos de Donald Trump. Présent lors du 5e Congrès National de Caritas Brésil qui a débuté le 9 novembre 2016, Michel Roy, secrétaire général de Caritas Internationalis, a évoqué l’élection de Donald Trump. Et la nécessité pour les églises et les religions de “ré-humaniser et ré-inspirer de monde”.

 

“Ce qui est arrivé aux États-Unis [la victoire de Donald Trump aux élections présidentielles] et ce qui est arrivé dans d’autres pays est la conséquence directe d’un modèle de développement économique qui marginalise la grande majorité des individus et bénéficie à peu”, a déclaré Michel Roy lors de la journée d’ouverture du 5e Congrès National de Caritas Brésil, au Sanctuaire Notre Dame d’Aparecida, près de Sao Paulo, lors d’un débat sur le thème “Caritas : 60 ans de solidarité”.

 

Pour le secrétaire général de Caritas Internationalis, il est donc nécessaire de “trouver les chemins pour rénover l’esprit missionnaire et affronter les défis d’une époque de changements profonds”. Si Michel Roy estime que Caritas ne peut pas faire cela toute seule, il a néanmoins rappelé que les premiers pas – “les plus importants” – sont l’unité d’action et la synergie avec les autres églises et religions. “Nous avons le rôle primordial de ré-humaniser et ré-inspirer le monde”, a-t-il souligné.

 

L’OBS nous montre que l’unité aux États-Unis n’est pas de mise. L'élection mardi de Donald Trump, 70 ans, a du mal à passer pour une bonne partie de l'Amérique, notamment chez les jeunes. Des milliers de personnes, dont des étudiants, ont à nouveau manifesté jeudi dans plusieurs villes à travers les Etats-Unis. "Je n'ai pas élu la haine à la présidence", pouvait-on lire sur des pancartes brandies à Baltimore, près de Washington. "Pas mon président!", scandaient quelque 300 personnes.

 

Sur la côte ouest, traditionnellement démocrate, plusieurs centaines d'étudiants ont aussi manifesté à San Francisco et Los Angeles ou certains brandissaient des panneaux affirmant "L'amour écrase la haine". Des rassemblements ont aussi été signalés à New York, Chicago (nord), Denver (centre-ouest) ou Dallas (sud). Donald Trump a dénoncé sur Twitter des "manifestants professionnels poussés par les médias". Non, ce sont des personnes qui sont inquiètent de l’élection de Trump à la présidence du fait de ses vues sexistes et xénophobes.

 

Mais la politique n’intéresse pas le pape, lui il préfère les actes. Le pape François a donc demandé le pardon des personnes sans-abri pour tous les chrétiens qui se détournent des pauvres durant le jubilé des sans-abris comme le montre AP, il se tenait silencieusement avec sa tête baissée et il a laissé plusieurs personnes sans abris placer leurs mains sur ses épaules ou toucher sa soutane. Quelques 4000 personnes de 22 pays qui sont soit maintenant sans abris ou qui ont passé des années à vivre dans les rues ont remplies l'auditorium dans l'un des mouvements finaux du pape dans l'Année Sainte de l'église catholique de la Miséricorde.

 

«Je demande pardon», a dit le pape, au nom des chrétiens qui, «face à une personne pauvre ou une situation de pauvreté, voient de l’autre côté.» Après une qu’une partie des sans-abris a raconté leur vie difficile, le pape François a fait l'éloge des pauvres pour un retour rapide à leur dignité.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 10 Novembre 2016

Gauthier Vaillant dans son article pour la-Croix.com nous montre que la Conférence des évêques de France (CEF) a réagi à la décision du Conseil d’État qui a autorisé, mercredi 9 novembre, l’installation des crèches dans les mairies sous certaines conditions.

 

Le Conseil d’État a tranché après des années de polémique, mercredi 9 novembre, en autorisant l’installation de crèches de Noël dans les bâtiments publics à certaines conditions. La Conférence des évêques de France (CEF) a pris note de cette décision dans un communiqué, quelques heures après l’annonce de la décision des Sages.

 

L’argumentaire du Conseil d’État distingue notamment la dimension culturelle et la dimension religieuse des crèches. À ce titre, seules des circonstances particulières permettant de lui reconnaître un caractère culturel, artistique ou festif, ou de l’ordre de la tradition locale, autorisent l’installation d’une crèche dans un bâtiment public.

 

«L’Église a toujours affirmé que la crèche était un symbole religieux ainsi qu’un élément culturel qui prend, aujourd’hui, une place naturelle dans le paysage de Noël avec une présence plus ou moins forte selon les régions de France», rappellent les évêques. Ils insistent également sur le fait que «la présence d’une crèche dans tous les bâtiments publics n’est pas une revendication de l’Église». Cependant, «sa présence dans divers lieux publics» est selon eux le «signe de l’attachement des Français à cette tradition».

 

Surtout, les évêques rappellent discrètement leurs réserves sur le débat lui-même, en soulignant que «les défis à affronter par notre société dépassent largement la question de la présence des crèches dans les bâtiments publics». «Il s’agit de permettre à tous, croyants et non-croyants, de pouvoir affirmer leurs convictions pour construire ensemble une société où chacun est respecté», estiment les évêques, critiquant en creux le caractère anecdotique de la polémique sur les crèches. «Rien ne peut nous faire oublier que la fête de Noël est une fête de la paix et que c’est ensemble qu’il faut en préserver le sens», concluent les évêques français.

 

Les évêques français n’ont pas tort de voir le caractère anecdotique de la question des crèches en montrant qu’il y a des problèmes bien plus urgent à régler que d’utiliser cela comme un motif électoral.

 

la-Croix nous montre aussi dans un communiqué intitulé «Se rassembler en citoyens fidèles pour le bien commun», le président de la conférence épiscopale des États-Unis (USCCB), Mgr Joseph Kurtz, archevêque de Louisville, a pris acte au nom des évêques américains de l’élection de Donald Trump à la présidence du pays. Adressant ses félicitations au nouveau locataire de la Maison-Blanche, Mgr Kurtz, qui achèvera la semaine prochaine son mandat à la tête de l’USCCB, estime qu’«il est désormais le moment de se tourner vers la responsabilité de gouverner en vue du bien commun de tous les citoyens».

 

L’archevêque de Louisville lance un appel à l’unité, adressé à tous les Américains : «ne nous voyons pas les uns les autres sous le jour de la division entre Démocrates et Républicains, ou tout autre parti, mais cherchons plutôt à voir le visage du Christ chez notre prochain, spécialement chez ceux qui souffrent et ceux avec lesquelles nous sommes en désaccord», exhorte-t-il.

 

Mais on voit venir l’USCCB puisqu’en tant que président de la conférence épiscopale, Mgr Kurtz assure que celle-ci «a hâte de travailler avec le président élu Trump à la protection de la vie humaine, de son commencement le plus fragile à sa fin naturelle». Une référence aux positions «pro-life» prises par le candidat républicain au cours de la campagne électorale, qui ont attiré nombre d’électeurs chrétiens.

 

Le président de l’USCCB assure également que les évêques «surveilleront l’engagement de la nouvelle administration en faveur de la liberté religieuse dans notre pays», prenant l’exemple de la liberté des «gens de foi» de «proclamer et de façonner leurs vies autour de la vérité de l’homme et de la femme, et de l’unique lien du mariage qu’ils peuvent former». Une référence à l’opposition de évêques au mariage de couple de même sexe.

 

Mais sur la question de l’accueil des migrants, sur laquelle le désaccord entre les évêques et Donald Trump est en revanche évident, Mgr Kurtz affiche sa constance. «Nous demeurons fermes dans notre conviction que nos frères et sœurs migrants ou réfugiés peuvent être accueillis humainement, sans sacrifier notre sécurité», affirme-t-il. Il promet également que l’Église catholique américaine «attirera l’attention sur les persécutions violentes qui menacent nos frères chrétiens et les personnes d’autres confessions partout dans le monde, tout spécialement au Moyen-Orient».

 

Cet appel à l’unité risque d’être difficilement entendu puisque la victoire de Donald Trump ne plaît pas à toute l'Amérique. Des milliers de personnes sont descendues dans la rue à Chicago, New York ou San Diego. Certains se disent terrorisés à l'idée de voir s'installer le milliardaire dans le bureau ovale de la Maison Blanche.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 9 Novembre 2016

franceinfo.fr nous montre que la plus haute juridiction administrative française autorise les crèches à condition que leur installation présente un caractère "culturel, artistique ou festif" et ne relève pas d'un prosélytisme religieux.

 

Le Conseil d'État a autorisé, mercredi 9 novembre, l'installation de crèches de Noël dans les bâtiments publics, à des conditions strictes. Dans une décision prudente, la plus haute juridiction administrative a jugé que "dans les bâtiments publics, sièges d'une collectivité publique ou d'un service public, une crèche de Noël ne peut pas être installée, sauf si des circonstances particulières montrent que cette installation présente un caractère culturel, artistique ou festif".

 

Dans son texte, le Conseil d'État annule une décision rendue par le tribunal administratif de Melun, en 2014, autorisant le maintien d'une crèche dans les jardins de l'hôtel de ville de cette ville de Seine-et-Marne. "Cette installation ne résultait d'aucun usage local", écrit le Conseil d'État, qui relève "qu'aucun élément ne marque l'installation de la crèche dans un environnement artistique, culturel ou festif".

 

A l'inverse, le Conseil d'État indique qu'il casse un arrêt de la cour administrative d’appel de Paris, qui avait jugé que le principe de neutralité interdisait toute installation de crèche de Noël. Il casse aussi un arrêt de la cour administrative d'appel de Nantes, "qui n’avait pas examiné si l’installation de la crèche en cause devant elle résultait d’un usage local ou si des circonstances particulières permettaient de lui reconnaître un caractère culturel, artistique ou festif".

 

Le 21 octobre, le rapporteur public du Conseil d'État avait déjà recommandé une autorisation sous conditions. Il avançait que la loi "n'interdit pas d'installer des crèches sur le domaine public", sauf quand une "intention religieuse" préside à une telle manifestation. Une crèche devait donc, selon cet avis, avoir un caractère temporaire, festif et ne pas relever d'un prosélytisme religieux.

 

Cette décision du Conseil d’État est une bonne chose puisque l’évaluation au cas par cas permet de déterminer si la crèche installée par la personne publique a caractère culturel, artistique ou festif ou bien religieux. Ainsi, la crèche ne servira pas à la droite populiste et réactionnaire pour des motifs qui ne sont nullement politique.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 9 Novembre 2016

Donald Trump élu président des Etats-Unis

francetvinfo.fr et L’Express.fr nous montrent ce mercredi 9 novembre 2016 que défiant la plupart des pronostics, Donald Trump est élu 45e président des Etats-Unis, face à sa rivale démocrate Hillary Clinton, qui a lui a téléphoné pour reconnaître sa défaite. "Nous devons désormais nous rassembler : nous sommes une nation. Je promets d'être le président de tous les Américains. Nous allons travailler ensemble et nous atteler à ce chantier urgent pour relancer le pays et reconstruire le rêve américain", a déclaré le nouveau président américain. Les républicains ont remporté le Sénat et continueront ainsi de contrôler l'ensemble du Congrès des Etats-Unis. En contrôlant la Maison Blanche et le pouvoir législatif, ils auront la capacité de défaire les réformes du président Barack Obama et notamment sa réforme de l'assurance-maladie baptisée "Obamacare".

 

Invité de franceinfo mercredi matin, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a estimé que les États-Unis et la France "sont des jumeaux terribles". "Ce qui est possible aux États-Unis est possible en France, même si le système refuse de le voir." Sur Twitter et dans les médias, les cadres du Front national, dont la présidente du parti Marine Le Pen, se sont réjouis de la victoire de Donald Trump (avant même qu'elle ne soit officielle), y voyant un signe de bon augure pour le parti d'extrême droite en France en 2017. À l'issue du Conseil des ministres, François Hollande a salué, mercredi, la victoire de Donald Trump, "comme il est naturel entre deux chefs d'Etats démocratiques". "Cette élection ouvre une période d'incertitude. Je dois l'aborder avec lucidité et clarté", a ajouté le chef de l'État, après avoir indiqué avoir eu "une pensée pour Hillary Clinton".

 

Dans un communiqué, le président russe a félicité Donald Trump pour son élection à la Maison Blanche. Il "a dit être certain qu'un dialogue constructif sera établi entre Moscou et Washington". Bien avant les résultats définitifs, le Canada semblait être le premier pays à pouvoir (et vouloir) profiter de l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche. De nombreux Américains se sont renseignés cette nuit pour savoir comment franchir la frontière.

 

Barack Obama prépare déjà ses valises. Le président américain a appelé Donald Trump, afin de le féliciter pour sa victoire à l'élection présidentielle et l'inviter, jeudi, à la Maison Blanche "pour faire le point sur le planning de transition". Il lui a exprimé "son admiration pour la solide campagne qu'il a menée à travers le pays".

 

Finalement comme le montre Libération.fr citant Michael Moore, les cinq raisons pour lesquelles Trump a gagné sont les régions industrielles abandonnées (la «Rust Belt»), le «coup de force des hommes blancs en colère», le «problème Hillary», le fait que les électeurs déçus de Bernie Sanders n'encourageraient pas leur entourage à voter Clinton, mais aussi le fait qu'une fois dans l'isoloir, les Américains peuvent faire n'importe quoi comme voter Trump simplement pour «secouer les choses». Sans oublier que le taux de participation à l'élection est de 54,2%. Le plus faible depuis 2000.

 

la-Croix.com nous montre aussi que dès mercredi matin, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, assurait le nouveau président américain Donald Trump des «meilleurs vœux» du Vatican «pour que son gouvernement puisse être véritablement fructueux». «Nous prenons note avec respect de la volonté exprimée par le peuple américain», avait commencé le cardinal Parolin au micro de Radio Vatican, dans une réaction inhabituellement rapide de la part du Saint-Siège, mais qui ne cachait pas la perplexité du Vatican après l’élection du milliardaire.

 

Selon les sondages à la sortie des bureaux de vote les catholiques américains, eux, ont également voté majoritairement pour le vainqueur, déjouant les pronostics. En effet, selon les chiffres de CNN, le candidat républicain l’emporterait chez les catholiques américains, avec 52 % des voix contre 45 % pour Clinton. Ces chiffres, qui restent à confirmer, déjouent les pronostics. Les propos de Donald Trump sur les immigrés, sa faible religiosité personnelle et sa passe d’armes avec le pape François autour de la question du mur à la frontière mexicaine semblaient avoir poussé nombre de catholiques dans les bras d’Hillary Clinton. De plus, la moitié de l’électorat catholique, qui représente en tout 20 % des électeurs américains, est d’origine hispanique.

 

L’accession au pouvoir du candidat républicain soulève également un grand nombre d’inquiétudes chez les religieuses américaines devenues ces dernières années les porte-voix des plus pauvres dans la société américaine. À Donald Trump de montrer qu’il n’est pas ce qu’on croit, mais ce sera dur vu son programme qui tranche bien avec la vision catholique.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 8 Novembre 2016

francetvinfo.fr nous montre que quelque 600 personnes se sont recueillies, lundi 7 novembre, dans l'église Saint-Luc de Sainte-Foy-lès-Lyon (Lyon), afin de rendre hommage aux victimes d'abus sexuels. De 1972 à 1991, le père Bernard Preynat est soupçonné d'y avoir abusé de quelque 70 jeunes scouts.

 

Les fidèles de cette banlieue élégante de l'ouest lyonnais répondaient ainsi à l'appel de la Conférence des évêques de France (CEF) du 14 octobre, pour une "journée de prière et de pénitence". Célébrée par le père Eric de Nattes, la messe a duré près d'une heure trente.

 

Le prêtre a surpris l'assistance, en s'adressant directement aux membres de l'association "La parole Libérée", composée de victimes de Bernard Preynat. "Je viens pour vous demander pardon en mon nom, en votre nom à tous paroissiens, au nom de mon église qui n'a pas écouté et qui a encore tant de mal à écouter, qui a couvert d'un silence coupable ces crimes et qui a tant de mal à sortir de ce silence qui a laissé les victimes à leur solitude", a-t-il déclaré.

 

Deux lettres de parents d'anciennes victimes de Bernard Preynat - dépeint dans ces dernières comme un "prédateur", un "être ignoble (...) qui prêchait le bien et qui faisait le mal", mais aussi celle d'une femme qui a subi un viol dans les années 70 par un prêtre ont été également lues à l'assistance.

 

"L'important, c'est d'être réunis ce soir. C'est déjà un grand pas", a réagi Annick, 40 ans, après la messe. Marie-Thérèse, 54 ans, a trouvé la célébration "formidable". "Mais, on a tellement honte", a-t-elle ajouté évoquant l'affaire Preynat. "On pensait vraiment que c'étaient des ragots", a ajouté pour sa part Françoise, 80 ans, "satisfaite que l'histoire soit sortie".

 

Initialement prévus, les 70 cierges, qui devaient symboliser les 70 victimes du père Preynat, n'ont finalement pas été allumés à la demande de La Parole libérée. Lundi, les évêques de France, réunis à Lourdes, ont solennellement demandé pardon pour le "trop long silence coupable" de l'Église face à ces abus sexuels.

 

La repentance est un premier pas et le père Eric de Nattes qui s’est adressé directement aux membres de l’association La Parole Libérée pour demander pardon aux victimes du père Preynat en a montré un exemple sincère, mais il faut très vite aller vers un second pas qui est l’écoute des victimes et la poursuite en justice des prêtres abuseurs. À ce moment-là, les fidèles auront à nouveau confiance en la hiérarchie de l’Église.

 

Mais un problème se pose comme le montre Libération.fr puisqu’à la sortie de la messe où les évêques catholiques ont fait repentance, ce lundi à Lourdes, les caméras attendent de pied ferme le cardinal Philippe Barbarin. À l’automne dernier, c’est dans son diocèse qu’a éclaté l’affaire du père Preynat, responsable d’une troupe de scouts, soupçonné d’abus sexuels sur plusieurs dizaines d’enfants. Une vague de scandales a suivi, contraignant l’Église catholique à mettre en place un nouveau dispositif d’écoutes des victimes. Barbarin ne fuit pas la confrontation. Son confrère, Pierre Pican, l’ancien évêque de Bayeux-Lisieux, se dissimule, lui, sous une capuche pour ne pas être reconnu. En septembre 2001, il avait été condamné à trois mois de prison avec sursis pour ne pas avoir dénoncé les agissements d’un prêtre pédophile, une première dans l’histoire de l’Église catholique.

 

Devant les micros, l’archevêque de Lyon est droit dans ses bottes. «Aucun enfant n’a eu à souffrir de mes décisions», répète-t-il une nouvelle fois. Il rend hommage au travail de la justice, exclut toute démission. «J’ai déjà évoqué cette question avec le pape», tranche-t-il. Un fidèle s’agace que les autres évêques aient laissé Barbarin seul devant les caméras. Aucune victime n’a été conviée à la journée de repentance de Lourdes. «Nous pensons que cela doit plutôt avoir lieu au niveau des diocèses», estime Luc Crépy. Cela a déjà été le cas dans celui d’Orléans, en pointe dans le dossier de lutte contre la pédophilie.

 

En milieu d’après-midi, les évêques tirent un premier bilan des mesures prises depuis six mois. L’essentiel du travail se concentre sur l’écoute des victimes. En 2014, Alexandre H., le lanceur d’alerte dans l’affaire du père Preynat, avait mis des mois avant de pouvoir se faire entendre et obtenir la mise à l’écart du prêtre. «Toute personne qui se signalerait aujourd’hui serait entendue par des personnes compétentes», explique Ségolaine Moog, la déléguée permanente à la Conférence des évêques de France (CEF) sur les questions de pédophilie, un poste récemment créé. Ces derniers mois, les diocèses ont travaillé pour mettre en place des cellules d’accueil et d’écoute des victimes ; quarante existent désormais, maillant le territoire.

 

«Dans mon diocèse, c’est un peu une cellule dormante, si je puis dire. Pour le moment, nous n’avons pas eu de victimes nous ayant contactés», explique, à Libération, Jean-Luc Brunin, l’évêque du Havre. Nationalement, une adresse mail a été ouverte pour que les victimes puissent se signaler. Fonctionnant depuis juin, elle a permis de faire remonter cent témoignages, selon les chiffres donnés par la CEF. «La plupart des cas ont été déjà jugés, déjà dénoncés», pointe Ségolaine Moog. De son côté, La Parole Libérée qui a aussi ouvert un site avance des chiffres beaucoup plus importants. Selon son président, plus de 500 personnes ont pris contact, par ce biais, avec l’association. «Dans ces affaires, plus de 90 % concernent des prêtres ou des religieux», pointe encore François Devault. «Il y a une crise de confiance envers l’institution», dit-il pour expliquer la différence entre les chiffres de son association et ceux de la CEF. Quoi qu’il en soit, il est encore très difficile d’avoir une vision précise de l’ampleur des cas de pédophilie dans l’Église catholique en France.

 

L’Église en France a encore quelques problèmes dans sa prise en compte du problème des prêtres abuseurs et de la passivité des évêques sur le sujet. Faisons confiance à la Parole Libérée pour lui donner une bonne vision de ces affaires avant que l’Église ne subisse pleinement cette crise de confiance des victimes à son encontre.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0