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Publié le 26 Juin 2016

Radio Vatican ce samedi 26 juin 2016 nous montre que le pape François s’est rendu au monastère de Khor Virap. Ce monastère fut la prison de saint Grégoire l’Illuminateur à la fin du IIIe siècle. Pendant 13 ans, alors que le roi Tiridate III persécutait les chrétiens. Mais le roi, gravement malade, fut guéri grâce à l’intercession de son prisonnier. Un événement qui avait provoqué la conversion du roi et de sa famille, et la proclamation du christianisme comme religion officielle du royaume d’Arménie, une première dans l’histoire, 12 ans avant l’Empire romain. C’est pour rendre hommage à cette conversion de l’Arménie que le pape s’est rendu dans ce monastère.

Une liturgie très courte a été organisée, avec des prières en arménien et en italien. Pour l’anecdote, la bougie allumée par un cérémoniaire pour le pape François s’est éteinte à cause d’un courant d’air, et c’est donc le catholicos Karékine II lui-même qui lui a tendu sa flamme : un beau symbole de la complicité entre les deux chefs d’Église, qui ont passé ensemble l’essentiel de ces trois journées.

Le pape François et Karékine II se sont ensuite placés face au mont Ararat, en bénissant cette terre sacrée, considérée dans la culture arménienne comme le lieu de l’épisode biblique de l’Arche de Noé. François et Karékine ont lâché des colombes et sont repartis ensemble au son d’un Gloria entonné par un chœur d’hommes.

Ce voyage aux sources de la spiritualité arménienne était une nouvelle fois l’occasion de manifester le rapprochement entre l’Église catholique de Rome et l’Église apostolique arménienne. Le pape François a décollé de l’aéroport d’Erevan, capitale de l’Arménie à 18h48 heure locale pour Rome. Ainsi s’achève le 14e voyage apostolique du pape en Arménie. Son arrivée à l’aéroport de Ciampino, à Rome, est prévue à 20h40 heure locale. Au cours de ce vol de quatre heures environ, le Saint-Père donnera une conférence de presse aux journalistes qui l’ont suivi tout au long de ce périple.

Cette visite du monastère de Khor Virap montre que le pape a continué de baser son voyage sur l’unité et la paix, au moment où l'Otan tire des missiles anti-aériens en Turquie officiellement pour dissuader Daech - qui ne possède pas d'aviation - officieusement contre la Russie, ce geste très symbolique venant du pape en dit beaucoup sur son inquiétude.

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Publié le 26 Juin 2016

Arménie : le pape veut hâter l'unité avec les Églises orientales

L’EXPRESS.fr nous montre que le pape François a demandé ce dimanche 26 juin 2016 avec insistance, en participant en Arménie à la "Divine liturgie" de l'Église apostolique arménienne, de "hâter le pas vers la pleine communion" qui tarde entre Rome et Églises orientales.

Dans une procession extrêmement solennelle, accompagnée de chants longuement psalmodiés, les évêques couverts de mitres, suivis de prêtres en lourdes chasubles dorées, ont accompagné le pape, simplement vêtu de blanc, vers un autel sous un portique de pierre en plein air, à côté de la Porte de Saint Grégoire l'Illuminateur, entrée principale du Saint-Siège d'Etchmiadzin. Cet autel avait été construit en 2001 à l'occasion du 1700e anniversaire de la proclamation du christianisme en Arménie.

Parlant dans ce lieu sacré, à vingt km de Erevan, aux côtés du Catholikos Karékine II, Jorge Bergoglio a insisté à plusieurs reprises : "suivons l'appel de Dieu à la pleine communion et hâtons le pas vers elle (...) Que la communion entre nous soit pleine". En marque d'humilité, le pape a demandé au Catholikos de le "bénir ainsi que l'Église catholique, de bénir notre course vers la pleine unité". Les deux hommes se sont ensuite longuement donné l'accolade.

Il a voulu rassurer ses interlocuteurs, alors que les Églises orientales ont peur de perdre leur identité: cette unité "ne doit être ni soumission l'un à l'autre, ni absorption". "Écoutons la voix de tant de victimes de la haine qui ont sacrifié leur vie pour la foi, tendons l'oreille aux nouvelles générations qui implorent un avenir libre des divisions du passé", a-t-il encore imploré.

De son côté, le Catholikos a estimé que "la Sainte Église du Christ est une par son œuvre d'évangélisation, par sa volonté de préserver la Création". Mais, a-t-il observé, "le processus de sécularisation ébranle nos valeurs spirituelles et morales, menace le structure familiale instituée par Dieu". Il a salué les "minorités nationales de l'Arménie" présentes : Assyriens, Biélorusses, Grecs, Géorgiens, juifs, Yézidis, Kurdes, Allemands, Polonais, Russes et Ukrainiens.

L'Église apostolique arménienne s'était séparée de l'Église catholique au IVe siècle parce qu'elle refusait la double nature, humaine et divine, du Christ. Les Églises orthodoxes et orientales donnent le spectacle de leurs divisions, jalousies et luttes d'influence, comme actuellement à l'occasion du Concile panorthodoxe en Crète, que plusieurs Églises dont l'Église russe ont décidé de bouder.

Le pape François plaide pour l’unité avec les Églises orientales tout en restant rassurant sur leur sort au Proche-Orient même si le fanatisme religieux les touche directement. La sécularisation les inquiètent, peut-être doivent-elle trouver comment trouver leur place dans un monde différent où leurs laïcs peuvent jouer un rôle.

Comme le montre RTBF.be la Turquie a qualifié aussi ce dimanche de "très malheureux" les propos du pape François évoquant un génocide en Arménie sous l'Empire ottoman qui relèvent, selon elle, de "la mentalité des Croisades". Le pape François "ne fait pas de croisades" ni ne s'est exprimé contre la Turquie "dans un esprit de croisade" lorsqu'il a évoqué un génocide en Arménie, a réagi pour sa part le porte-parole du Vatican à des accusations d'un dirigeant turc.

"Ce n'est pas un point de vue objectif qui correspond à la réalité", a affirmé samedi soir le Premier ministre adjoint Nurettin Canlikli, cité par l'agence turque d'information Anadolu. "On peut voir toutes les marques et les reflets de la mentalité des Croisades dans les propos du pape", a regretté le Premier ministre adjoint turc.

"Si l'on écoute le pape, il n'y a rien (dans ses propos) qui évoque un esprit de croisade. Sa volonté est de construire des ponts au lieu de murs. Son intention réelle est de construire les fondations pour la paix et la réconciliation", a affirmé dans un point de presse le père Federico Lombardi à Erevan. "François a prié pour la réconciliation de tous, n'a pas prononcé un mot contre le peuple turc. Le pape ne fait pas de croisades, ne cherche pas à organiser de guerres", a-t-il insisté.

Les propos du pape ne sont pas malheureux il désigne le mot que se refuse à dire la Turquie à propos du massacre organise par l’empire Ottomans contre les Arméniens, le mot génocide. Pas d’esprit de croisade ici, puisqu’il a prêché l’esprit de réconciliation entre Arménie et Turquie. Un petit effort, après tout il y a beaucoup d’Arméniens cachés qui veulent retrouver leur histoire et il est difficile à la Turquie de cacher cela.

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Publié le 25 Juin 2016

Le pape prône «la réconciliation entre le peuple arménien et le peuple turc»

Cécile Chambraud (Erevan, Gyumri, envoyée spéciale) dans son article pour LeMonde.fr nous montre qu’après avoir évoqué le génocide arménien, un mot que refuse violemment la Turquie, le pape a encouragé les Arméniens à éviter «la vengeance».

Ce samedi 25 juin 2016, après la visite au mémorial du génocide de Tsitsernakaberd, près d’Erevan, le chef de l’Église catholique a encouragé tout au long de la journée les Arméniens venus à sa rencontre à s’appuyer sur la mémoire pour dessiner un avenir de paix. La veille, il avait ravi ses hôtes en qualifiant de «génocide» le massacre de quelque un million et demi d’Arméniens par les troupes ottomanes en 1915 et 1916, un mot refusé par la Turquie. Samedi soir, après le recueillement du matin, il a engagé les jeunes générations à emprunter la voie de «la réconciliation entre le peuple arménien et le peuple turc».

Sur la place de la République, à Erevan, des familles se pressaient samedi soir pour participer à une rencontre œcuménique, mêlant catholiques et membres de l’Église apostolique arménienne, très majoritaires. «Sous le regard du mont Ararat», symbole national arménien aujourd’hui situé en Turquie, sur lequel l’arche de Noé est réputée avoir touché terre après le Déluge, le pape a repris son plaidoyer pour la paix et pour un nouveau départ dans les relations entre deux États voisins, aujourd’hui totalement écrasées par le passé.

Les mots sont forts pour évoquer ces massacres d’il y a un siècle : «Ce tragique mystère d’iniquité que votre peuple a vécu dans sa chair, demeure imprimé dans la mémoire et brûle dans le cœur (…) Le rappeler n’est pas seulement opportun, c’est un devoir : que [ces blessures] soient un avertissement en tout temps, pour que le monde ne retombe plus jamais dans la spirale de pareilles horreurs !», a lancé le pape, applaudi par son auditoire.

Puis le pontife a encouragé les Arméniens à ne pas en rester là et à se tourner vers demain : «S’engager à poser les bases d’un avenir qui ne se laisse pas absorber par la force trompeuse de la vengeance fera du bien à tous ; un avenir où on ne se lasse jamais de créer les conditions pour la paix : un travail digne pour tous, le soin de ceux qui sont le plus dans le besoin et la lutte sans trêve contre la corruption, qui doit être extirpée.»

Cette référence à la corruption, dont n’est pas exempt le pays, a elle aussi été applaudie. Le pape François s’est adressé tout spécialement aux jeunes, nombreux dans le public : «Cet avenir vous appartient : (…) ayez l’ambition de devenir des constructeurs de paix : non pas des notaires du statu quo, mais des promoteurs actifs d’une culture de la rencontre et de la réconciliation.»

Le matin, le pape argentin s’était rendu à Gyumri, dans le nord du pays où vivent la majorité des fidèles de la petite Église catholique arménienne. Dans cette région qui porte encore les stigmates du terrible tremblement de terre de 1988, qui avait fait des dizaines de milliers de victimes, le pape François a proposé, dans son homélie donnée sur la place centrale devant plusieurs milliers de personnes, «trois fondements stables» pour «édifier et réédifier» une «vie chrétienne». Aux côtés de la foi et de «l’amour miséricordieux», la mémoire figurait là encore au premier rang, et notamment la «mémoire du peuple». «Dans vos chants fusionnent les gémissements et les joies de votre histoire», a-t-il lancé.

Le pape François a demandé aux Arméniens de ne pas vouloir la vengeance et de nouer de nouvelles relations avec la Turquie, cela sera sans doute plus facile si cette dernière reconnaît le génocide arménien, mais il va falloir attendre ce ne sera pas avec Recep Tayip Erogan, mais cela peut venir de la société turque qui s’autonomise peu à peu et accepte l’idée d’un génocide en l’évoquant ouvertement, du fait de nombreux Turcs ont découverts qu’ils ont des aïeuls arméniens, qui se sont convertis. Depuis 2010, chaque 24 avril, pour la date anniversaire du génocide, des milliers de personnes se rejoignent sur la place Taksim d’Istanbul pour appeler au souvenir, un fait impensable il y a quelques années.

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Publié le 25 Juin 2016

Le pape François se recueille au Mémorial du génocide arménien : "La mémoire ne peut être étouffée"

RTL.be nous montre que Le pape François s'est recueilli ce samedi 25 juin matin solennellement devant la flamme perpétuelle du Mémorial du génocide arménien de Tzitzernakaberd, avec le président Serge Sarkissian, en soulignant que "la mémoire" d'une tragédie "ne peut pas être étouffée".

Le pape François a déposé une couronne de fleurs devant le mausolée, puis est descendu quelques marches jusque dans une petite cour intérieure ronde entourée de 12 stèles géantes de basalte inclinées qui représentent les douze provinces où les Arméniens avaient enduré sous l'Empire ottoman les grands massacres en 1915/1916.

Une étole rouge sur les épaules, au milieu des évêques de l'Église apostolique arménienne vêtus de noir et portant une capuche de même couleur, le pape a écouté très concentré les chants d'un chœur de femmes puis un groupe de flûtistes. L'assemblée a entonné le chant religieux arménien "Hrashapar" ("Miraculeux"). Un évêque a lu un épitre : "Vous avez dû supporter un grand combat" et le pape a prononcé une prière d'intercession.

Il s'est rendu ensuite en voiture découverte dans les jardins où il a arrosé un arbre en signe de paix et de renaissance, puis s'est assis à une table en plein air, sur laquelle était ouvert un grand livre d'or. "Je prie ici, avec la douleur au cœur, pour que plus jamais de telles tragédies ne se passent, pour que l'humanité n'oublie pas et sache vaincre le mal par le bien", a-t-il écrit dans son message. "Que Dieu protège la mémoire du peuple arménien ! La mémoire ne peut être étouffée ni oubliée! La mémoire est source de paix et d'avenir !"

Au loin, alors qu'une petite foule applaudissait, on distinguait le Mont Ararat enneigé, lieu symbolique de la culture chrétienne arménienne, où se serait posé selon la légende l'Arche de Noé, et situé aujourd'hui en Turquie.

C’est un autre signe fort du voyage du pape François en Arménie et comme le dit le père Federico Lombardi à propos de l’utilisation du génocide arménien : "Il n'y a aucune raison de ne pas utiliser ce mot dans ce cas". Le pape a longtemps défendu la cause arménienne du temps où il était archevêque en Argentine. Pour l’instant, toujours pas de réaction de la Turquie.

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Publié le 24 Juin 2016

En Arménie, le pape dénonce le «génocide» des Arméniens

Comme le montre LeMonde.fr le pape François a dénoncé, vendredi 24 juin, le «génocide» des Arméniens en 1915/16 sous l’Empire Ottoman, prononçant pour la deuxième fois ce mot jugé inacceptable par la Turquie. Il s’exprimait devant le chef de l’État, Serge Sarkissian, la classe politique et le corps diplomatique.

«Cette tragédie, ce génocide a marqué malheureusement le début de la triste série des catastrophes immenses du siècle dernier», s’est exclamé au palais présidentiel le pape.

Le mot «génocide» ne figurait pas dans son texte distribué à l’avance. Le pape l’avait déjà prononcé une première fois au Vatican en avril 2015, déclenchant la colère d’Ankara.

Un peu plus tôt, dans la cathédrale d’Etchmiadzin près d’Erevan, le pape avait rendu hommage à la déclaration commune signée en 2001 par Jean Paul II et le chef de l’Église arménienne, Karékine II, dans laquelle ils mentionnaient le «génocide» des Arméniens, mais sans citer le mot. Cette déclaration avait, à l’époque, provoqué la fureur d’Ankara.

La Turquie récuse le terme de génocide pour les massacres de 1915/17 sous l’Empire ottoman, affirmant que les victimes, dans le cadre d’une guerre civile, ont été moins nombreuses et étaient aussi bien turques qu’arméniennes.

Le pape François est très clair; il dit les choses comme elles sont et a utilisé encore une fois le mot génocide pour dénoncer le massacre d’1,5 millions d’Arméniens entre 1915 et 1917 à la fin de l’Empire Ottoman. Même si c’est une visite avec une dimension œcuménique, il n’a pas ménagé la Turquie et c’est une bonne chose.

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Publié le 24 Juin 2016

Comme le montrent Europe1.fr et franceinfo.fr le pape est arrivé vendredi en Arménie où il est attendu avec ferveur par une population chrétienne qui le voit en messager de paix. Le pays est considéré comme le premier Etat à avoir adopté le christianisme au tout début du IVe siècle. Il est attendu avec ferveur par une population chrétienne qui le voit en messager de paix et comme son meilleur avocat face à Ankara, toujours dans le déni du génocide de 1915-1917.

Deux moments politiques seront particulièrement suivis. Tout d'abord la rencontre, vendredi, avec le président Serge Sarkissian et 240 représentants du monde politique, civil et diplomatique. Et samedi, la visite au mémorial de Tsitsernakaberd, où est commémoré le génocide du peuple arménien sous l'empire ottoman pendant la Première guerre mondiale. Beaucoup d'Arméniens espèrent qu'à cette occasion, le pape prononcera en terre arménienne le mot génocide.

À bord de l'avion qui l'emmenait dans ce quatorzième voyage à l'étranger, le pape François a également réagi au Brexit. Il en a appelé à la "responsabilité" de l'Europe pour "garantir le vivre ensemble", après le vote historique britannique en faveur d'un retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Selon les résultats définitifs, publiés vendredi 24 juin dans la matinée, les Britanniques ont choisi à 51,9% l'option du "Leave", lors du référendum sur le Brexit organisé jeudi. Sur les 12 régions électorales qui composent le Royaume-Uni, seules 3 ont exprimé leur volonté de rester dans l'Union européenne. Il s'agit de l'Irlande du Nord, de l'Ecosse et de la périphérie de Londres. Gibraltar, au sud de l'Espagne, ne veut pas non plus sortir. L'Espagne vient de proposer une "souveraineté partagée" sur ce territoire, pour lui conserver l'accès à l'UE. Première conséquence politique du Brexit : le Premier ministre britannique, David Cameron, a annoncé vendredi qu'il démissionnerait d'ici octobre.

Comme nous le montre Radio Vatican le pape reste sur la ligne choisie par l’Église catholique et la communion anglicane avaient publié un document commun, intitulé «pense, prie, vote». Sans se positionner sur la question, elles appelaient les citoyens à ne pas sous-évaluer la portée historique de ce référendum. En Irlande du Nord, les évêques s’étaient prononcé eux contre le Brexit.

L’Europe a besoin d’une «nouvelle vision» affirmait la Conférence des Églises d’Europe (CEC), l’organisme qui réunit les Églises chrétiennes de traditions orthodoxe, protestante et anglicane. Dans une lettre ouverte envoyée à leurs communautés et organisations, elles invitaient à «une discussion sur le futur de l’Europe et sur le rôle des Églises dans ce processus». Matteo Renzi s’est retrouvé dans la vision du CEC puisque pour lui il est désormais essentiel de "rénover" la "maison Europe". "L'Europe est notre maison", mais "cette maison doit être rénovée, rafraîchie", a affirmé M. Renzi, lors d'une brève allocution devant la presse.

Même François Hollande sur franceinfo.fr a plaidé pour le changement : "l'Europe doit porter des projets et ne pas se perdre en procédures. Elle doit être comprise et contrôlée par les citoyens. Elle doit décider vite là où on l'attend. Laisser une fois pour toute aux États nations ce qui relève de leur seule compétence." François Hollande a prévenu que "la France sera à l'initiative pour que l'Europe se concentre sur l'essentiel. La sécurité et la défense de notre continent pour protéger nos frontières et préserver la paix face aux menaces. L'investissement pour la croissance et pour l'emploi (…), l'harmonisation fiscale et sociale pour donner à nos économies des règles, et à nos concitoyens des garanties. Enfin, le renforcement de la zone euro et de sa gouvernance démocratique."

Mais l’absence de Royaume-Uni est-elle si attristante ? Non ! Comme le montre Nicole Fontaine, l'ancienne présidente du Parlement européen, dans l’EXPRESS.fr la sortie du Royaume-Uni de l'Union est une chance historique de reprendre sa construction, sans les défauts qui l'ont caractérisée jusque là. Ainsi, le Royaume-Uni n'aura plus son mot à dire sur la politique économique et il ne pourra plus empêcher les avancées de l'Union.

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Publié le 23 Juin 2016

La manifestation du 23 juin ou la continuation du mouvement contre la loi travail

Comme le montre LeMonde.fr, francetvinfo.fr, franceinfo.fr, BFMTV.com et Twitter ce jeudi 23 juin 2016, c’est au terme d'un bras de fer avec le gouvernement, les syndicats opposés au texte ont obtenu le droit de manifester. Initialement, le défilé parisien n'était pas censé être une date-clé de la mobilisation contre le projet de loi. Mais l'annonce de l'interdiction du défilé a changé la donne et a suscité un tollé côté syndical et politique. Malheureusement le chef de l'État a réaffirmé ce jeudi son intention de faire aboutir le projet de loi El Khomri : "Sur ce projet de loi, nous irons jusqu'au bout parce que c'est essentiel de pouvoir non seulement permettre que les entreprises puissent embaucher davantage, permettre qu'il puisse y avoir davantage de formations pour ceux qui sont les plus éloignés de l'emploi, davantage d'embauches avec des contrats à durée indéterminée et davantage aussi pour ce que nous pouvons faire en matière d'insertion", a dit le chef de l'État lors d'un discours ce jeudi à la Cité de refuge de l'Armée du salut, à Paris.

Les manifestations ont été nombreuses dans toute la France. Au Havre, la manifestation se déroulait dans le calme. Elle rassemblait 3400 personnes selon la police, 20 000 selon les manifestants. À Marseille, ils étaient 2840 selon la police et 45 000 selon les organisateurs. À Toulouse, la police en comptait 3500 et les syndicats 12 000. À Rennes où il y avait entre 2000 et 3000 personnes selon la CGT, une manifestation sauvage s'est détachée du parcours officiel, où des manifestants cagoulés et armés de marteaux s'en sont pris à des vitrines. À Nantes environ 200 personnes se sont réunies Place Bouffay dans le calme. À Caen, où il y avait une faible présence policière, la manifestation réunissant un millier de personnes avec les lycéens en tête de cortège s’est déroulé sans incident. À Lyon, 8000 personnes furent annoncés par les syndicats, et une centaine de personnes ont essayé de bloquer la gare de Lyon puis ont finalement quitté les lieux dans le calme.

Camille Senon, 91 ans et mémoire vivante du massacre d'Oradour, a défilé à Limoges où était présentes 8000 personnes, elle qui a dernièrement refusée d'être distinguée par Manuel Valls. À Bordeaux, 7 000 selon personnes ont défilé selon la CGT sans incident de la place de la République à la place de la Bourse. Près de 600 personnes étaient dans les rues de Lorient, à Saint-Brieuc, 500 personnes ont défilé, tandis que près de 2000 personnes ont défilées à Montpellier. Il y avait 1300 manifestants selon la préfecture du Puy de Dôme, 2500 selon les organisateurs pour s’opposer à la loi travail à Clermont-Ferrand, tout cela dans une ambiance festive.

Les principales organisations syndicales ont annoncé 60 000 participants lors de la manifestation à Paris. La préfecture de police annonce entre 19 000 et 20 000 manifestants à Paris. On annonce une baisse de la participation, mais la réalité est tout autre car le parcours, proposé par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et resserré sur 1,6 km, démarrant de la place de la Bastille, et tournant autour du bassin de l'Arsenal puis revenant à la célèbre place. Au vu de la physionomie du parcours défini par la préfecture, la manifestation parisienne pourrait bien connaître des problèmes de place. Selon les calculs, impossible de faire entrer plus de 60 000 personnes autour du bassin de l'arsenal. À moins de rester complètement statiques. C'est donc une baisse en trompe l’œil . Autre fait intéressant, aucun incident n’est survenu. Vers 17 h 30, les policiers commençaient à vider la place et encerclaient les derniers manifestants sur le terre-plein central. Sur Twitter, journalistes et manifestants ont ironisé sur ce cortège qui se mord la queue.

Contrairement à ce que l’on a pu attendre, la mobilisation ne s’essouffle pas. Le mouvement continue et le gouvernement va devoir faire des efforts, c’est-à-dire céder sur les points sensibles de la loi travail. Et l’on peut garder comme image le beau geste des membres de la CGT qui ont offert des fleurs à des gendarmes et l'une d’entre elle leur a dit : "n'oubliez pas de boire".

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Publié le 22 Juin 2016

RTL.fr nous montre que quelques heures auparavant, le préfet de police de Paris avait interdit la manifestation contre la loi Travail le jeudi 23 juin à Paris.

Elle a été interdite pendant quelques heures. La manifestation contre la loi Travail à Paris aura finalement lieu jeudi 23 juin. Les syndicats ont "obtenu le droit" de manifester "sur un parcours proposé par le ministre de l'Intérieur", depuis la place de la Bastille jusqu'au bassin de l'Arsenal, a annoncé, ce mercredi 22 juin le leader de la CGT, Philippe Martinez, lors d'une conférence de presse.

"Après des discussions serrées avec le ministre de l'Intérieur, les organisations syndicales et de jeunesse ont obtenu le droit de manifester à Paris sur un parcours proposé par le ministre de l'Intérieur, ainsi que l'autorisation de manifester le 28 juin selon des modalités à déterminer", a expliqué Philippe Martinez, qui parlait au nom des sept syndicats opposés à la loi travail réunis au siège de la CGT. Mercredi matin, le défilé prévu par les syndicats avait été interdit par la préfecture de police.

Saluant "une victoire de la démocratie", il a appelé les salariés "à manifester massivement". Selon lui, "le président n'a d'autre issue que de réunir les organisations syndicales et de jeunesse très rapidement" pour trouver une sortie de crise. Le cortège partira de la place de Bastille, puis fera le tour du bassin de l'Arsenal, avant de retourner à Bastille, a précisé Jean-Claude Mailly (FO), tout en annonçant qu'une "réunion" se tiendrait mercredi "après-midi à la préfecture sur toutes les modalités pratiques de la manifestation". Selon Jean-Claude Mailly, Bernard Cazeneuve a jugé que ce parcours, d'une longueur de 1,6 kilomètre, était "plus sécurisé". Le ministre a précisé qu'"aucun débordement" et "aucune violence" ne seront tolérés.

Tous les leaders syndicaux de l'intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl et UNL) seront présents, ont-ils indiqué, y compris Philippe Martinez, initialement attendu à Bordeaux. "Le principal, c'est qu'il y a le respect de la liberté de manifester, c'est un point clef", a estimé Jean-Claude Mailly. Mercredi matin, le défilé prévu par les syndicats, qui devait partir de Bastille pour rejoindre la place de la Nation, avait été interdit par la préfecture de police, qui proposait un rassemblement "statique" à Nation.

Mais comme le montre francetvinfo.fr lors d'une déclaration à la presse, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, met en garde mercredi les participants à la manifestation contre la loi Travail finalement autorisée jeudi à Paris. Il prévient qu'"aucun débordement, aucune violence" ne seront "tolérés". Tandis que les syndicats réclament une enquête parlementaire sur ces violences : "Dans le même temps, certains individus responsables de 'casse' sont contenus en tête de cortège sans jamais être neutralisés par les forces de police." "De nombreux manifestant-tes sont victimes de graves dysfonctionnements : délogés, pourchassés, blessés, interpellés par les forces de police alors même qu'ils n'ont commis aucune infraction !"

Il est bon qu’un gouvernement laisse l’expression populaire se faire. Ici la ligne dure de Manuel Valls vient de perdre, au profit de François Hollande, qui veut négocier avec les syndicats, qui semble avoir repris la main dans ce dossier.

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Publié le 22 Juin 2016

Francetvinfo.fr nous montre que lors de son audience générale hebdomadaire, place Saint-Pierre, mercredi 22 juin, le pape François a invité une douzaine de réfugiés originaires d'Afrique à s'installer à sa droite et à sa gauche, au premier rang.

"Aujourd'hui, je suis accompagné par ces jeunes gens. Beaucoup pensent qu’il serait mieux qu’ils soient restés chez eux, mais là-bas, ils souffraient tellement. Ce sont nos réfugiés, mais nombreux sont ceux qui les considèrent comme exclus", a lancé le chef de l'Église catholique en les présentant aux 15 000 fidèles qui assistaient à l'audience, écrit La Croix.

C'est en faisant le tour de la place Saint-Pierre dans la Papamobile, bénissant et saluant les fidèles, que le pape François s'est dirigé vers les jeunes réfugiés. Il leur a alors demandé de se joindre à lui sur la scène. Les jeunes tenaient une banderole sur laquelle était inscrit : "Les réfugiés veulent un même avenir".

Le pape souhaite que l'Europe accorde l'asile à plus de réfugiés afin de ne pas avoir peur de tendre la main aux plus vulnérables dans notre société.

Enfin, RTS.ch nous montre que les victimes d'abus sexuels commis au sein de l'Église catholique suisse mais dont les faits sont prescrits pourront adresser une demande de réparation auprès d'une commission spécialisée.

La Commission d'écoute, de conciliation, d'arbitrage et de réparation (CECAR), organe "neutre et indépendant des autorités de l'Église catholique", s'adresse à des victimes mineures au moment des actes et dont les faits sont prescrits. "La prescription n'efface pas la souffrance", a estimé Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, l'un des signataires fin 2015 de cet accord entre les institutions catholiques et l'association Soutien aux personnes abusées dans une relation d'autorité religieuse.

Dès septembre, les victimes pourront déposer une requête auprès de la CECAR, dont la création a été facilitée par des parlementaires fédéraux. Elle vise à une reconnaissance des actes commis et une réparation financière pouvant aller jusqu'à 20 000 francs pour les cas les plus graves. "La Conférence des évêques suisses avance 500 000 francs pour répondre aux décisions prises", a précisé la présidente de la CECAR, Sylvie Perrinjaquet. Ce montant pourra être augmenté si nécessaire. Pour les victimes, cette démarche est utile à la société, surtout pour que de tels abus ne se reproduisent plus.

Cette démarche est utile et beaucoup plus démonstrative que la Conférence des évêques Suisses a prise au sérieux le problème comparé à l’Église en France.

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Publié le 21 Juin 2016

Libération.fr nous montre le lundi 20 juin 2016 que les évêques catholiques ont publié lundi un texte de «réflexions» en sept points visant à éclairer les débats à moins d’un an de l’élection présidentielle, en espérant une campagne qui évite «les risques de crispations identitaires».

Cette déclaration du conseil permanent - l’exécutif - de la Conférence des évêques de France (CEF) aborde notamment le thème de l’identité, qui pourrait être au cœur de la présidentielle et des législatives du printemps 2017.

«Pour favoriser un véritable débat national, la campagne électorale à venir devra éviter les risques de crispations identitaires tout en faisant droit au fait national : nos racines, notre culture, notre patrie avec son histoire, ses responsabilités et ses atouts, la place et l’importance du fait religieux et des religions», écrivent les dix membres de ce conseil présidé par Mgr Georges Pontier.

Sur le projet de société, le texte souligne que c’est «vers une économie du partage que nous devons avancer, vers un partage plus équitable du travail et des fruits du travail».

Concernant l’éducation et la politique familiale, les évêques redisent que «la marginalisation d’un nombre croissant de familles, les mesures qui brouillent la filiation, celles qui favorisent les divorces et l’éclatement des familles sont payées très cher par leurs premières victimes: les enfants».

Au chapitre solidarité, le conseil permanent regrette que «l’écart entre ceux qui peuvent compter sur la sécurité et ceux qui sont plongés dans la précarité ne cesse de s’accroître», et appelle l’Etat à «gérer positivement la tension entre un libéralisme sans contrôle et la sauvegarde des mécanismes de protection sociale».

«Quand la Jordanie et le Liban reçoivent des millions de réfugiés, comment notre pays pourrait-il reculer devant la perspective d’accueillir et d’intégrer quelques dizaines de milliers de ces victimes ?», se demandent ensuite les évêques, qui s’interrogent aussi sur «la manière dont nous traitons des migrants arrivés dans notre pays depuis plusieurs années», qui vivent «dans des conditions trop souvent inhumaines».

Sur ces questions, soulignent les responsables de l’Église de France, «notre vieille Europe joue son avenir». Il lui faut «une véritable adhésion des peuples d’Europe», qui passe par une authentique «pratique de la subsidiarité». Dans le sillage de l’encyclique «Laudato si'» du pape François, l’épiscopat fait valoir que «la sagesse nous invite à revoir nos modèles de consommation et à inventer un monde moins destructeur et plus juste».

La Conférence des évêques de France se réveille enfin après toute cette actualité sociale, où elle était devenue inaudible. Encore une fois, la critique du divorce et de l’adoption d’enfants par les Couples LGBT viennent se glisser sur ces ses bonnes intentions, mais cela peut servir les crispations identitaires amenées par les débats nationaux qu’il faut éviter. Il est bon que les évêques veulent une économie du partage, mais il est difficilement pensable de faire vivre en harmonie le libéralisme et le social comme on le voit actuellement avec la loi travail. Il est bon aussi de rappeler la France à ses devoirs envers les migrants, et de souhaiter un monde plus juste. Entre le bon et le moins bon, la CEF parle enfin de social, même si on aurait aimé qu’elle parle de la loi travail.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

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