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Publié le 8 Juin 2016

Un vrai fiasco. Les Veilleurs, un mouvement né en marge de la Manif pour tous en 2013, a tenté, ce soir de "faire converger les luttes" avec Nuit debout comme le montre L’OBS ce mercredi 8 juin 2016.

Deux représentants du mouvement sont donc allés à la rencontre des militants de Nuit debout, rapporte notre journaliste sur place. Leur objectif ? Participer aux débats avec leur dizaine de camarades restés un peu à l'écart de la place, voire même pouvoir prendre la parole au micro.

Le refus a été catégorique de la part des militants de Nuit debout qui ont raccompagné plutôt calmement, mais fermement, les Veilleurs vers l'extérieur de la place. Quelques insultes ont fusé. Les deux représentants des Veilleurs ont retrouvé le reste de leur (très petit) groupe dans une rue près de la place.

L’échec de cette initiative était tout à fait logique puisqu’il n’y a pas de convergence possible de Nuit Debout avec les Veilleurs. Après tout Nuit debout met en avant la défense des libertés individuelles et leur promotion, la lutte contre toutes formes de discrimination telles que le sexisme, le racisme et l'homophobie. Le fait que les Veilleurs se sont opposés au mariage pour tous ne pouvait pas mettre en avant la convergence des luttes.

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Publié le 8 Juin 2016

Comme nous le signale 20minutes.fr c’est une journée décisive pour le cardinal Barbarin, une étape essentielle pour les victimes présumées. Ce mercredi matin, alors que l’archevêque de Lyon est entendu par les enquêteurs lyonnais dans le cadre de deux enquêtes préliminaires ouvertes pour «non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs de moins de quinze ans», les victimes présumées du père Preynat ont rappelé leur besoin de «vérité».

«Je souhaite que le cardinal soit mis face à ses contradictions à propos de ses déclarations et des dates qu’il a évoquées dans cette affaire. Il a répété avoir réagi à la seconde en apprenant les faits. Comment se fait-il alors que 14 mois se soient écoulés entre le signalement de l’une des victimes en 2014 et la suspension de Preynat en août 2015 ?», confie Bertrand Virieux, victime présumée du curé lyonnais et secrétaire de l’association La Parole Libérée.

En janvier, le cardinal avait expliqué avoir été informé de l’affaire Preynat en 2014, avant de confier quelques semaines plus tard dans une interview à La Croix, avoir eu vent pour la première fois du passé du curé en 2007-2008.

«Il est temps que toute la vérité éclate, pour l’affaire Preynat, mais également pour toutes les autres affaires qui sont sorties depuis janvier dans les médias. Pour d’autres prêtres du diocèse, il y a eu aussi des manquements graves sur lesquels la police et la justice vont, je l’espère, faire toute la lumière», explique Pierre-Emmanuel Germain Thill, qui a porté plainte fin janvier contre le père Preynat pour agression sexuelle sur mineur de moins de quinze ans.

«J’attends de vraies réponses d’un homme qui a menti et affiche une transparence et une sincérité factices», ajoute François Devaux, président de La Parole Libérée. «Il va être confronté à ses incohérences. La police a beaucoup de questions à lui poser», ajoute cet ancien scout de Sainte-Foy-les-Lyon, qui en faisant ressurgir l’affaire Preynat du passé avec les autres victimes, attendait une réelle prise de conscience de l’Église.

«Tout cela aurait pu se régler avec de la sincérité et de la transparence de la part de cette Institution. Je ne pensais pas m’engager dans ce combat judiciaire. Il y a une vraie nécessité de prise de conscience amorcée par les fidèles, mais l’Institution est longue à la détente et incapable d’envoyer un signal fort au sujet de la pédophilie. Aujourd’hui, on n’attend pas grand-chose d’elle. Nous souhaitons que tout le monde prenne conscience de ce qui s’est passé et de ce qui se passe. La justice vient juste crédibiliser cela».

Comme un beau coup de pied de l’histoire, Libération.fr nous fait savoir que la convocation de Mgr Barbarin, après plusieurs mois de scandale, intervient aussi quatre jours après la publication d’une lettre apostolique dans laquelle le pape a ouvert la voie à la révocation d’évêques coupables de «négligence» dans leurs fonctions face à des cas de pédophilie.

Et comment croire le cardinal Barbarin qui a déjà menti en disant qu’il n’était au courant qu’en 2014, puis se rétracter et dire qu’il a appris l'affaire dès 2007-2008. Pour les victimes regroupées au sein de l’association La Parole Libérée, l’archevêque a bel et bien voulu étouffer les agissements de Bernard Preynat, en faisant perdurer «l’omerta» qui prévalait depuis les années 70. On ne peut que leur donner raison.

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Publié le 8 Juin 2016

L’EXPRESS.fr nous montre que Manuel Valls a placé mardi l'action de son gouvernement dans la "continuité" du Front Populaire, en célébrant les 80 ans des accords de Matignon du 7 juin 1936, qui avaient débouché sur la semaine de 40 heures et la naissance des congés payés.

"Bien sûr, l'époque est aujourd'hui différente et le monde a surtout changé. Mais je pense que nous continuons à être inspirés par ce mouvement et que les réformes que nous menons elles s'inscrivent dans la continuité des avancées que le pays a connu en 1936", a jugé le Premier ministre dans un discours lors d'une cérémonie d'anniversaire des accords à Matignon. "Pour l'éducation. Pour la reconnaissance des droits des salariés. Pour le pouvoir d'achat des familles modestes. Pour l'accès à la santé. Contre la précarité. Pour la solidarité avec les plus fragiles", a plaidé le chef du gouvernement, confronté à un mouvement social contre sa réforme du droit du travail, mené par la CGT, syndicat historique signataire des accords de 1936.

Le Premier ministre, qui utilise à Matignon le bureau en bois de Léon Blum, en a profité pour distiller quelques allusions à ce mouvement, en défendant les "compromis" et les exigences de "l'exercice des responsabilités". "Il y a quelque chose qui reste peut-être d'actualité, c'est que le Front Populaire a posé une conception de ce qu'est l'exercice des responsabilités", a avancé le chef du gouvernement. "Réformer implique toujours d'être à l'écoute des forces vives, de savoir bâtir des compromis. C'était vrai il y a 80 ans jour pour jour (...), c'est vrai aujourd'hui", a-t-il plaidé. L’écoute des forces vives est à revoir.

Issu de la victoire de la SFIO, ancêtre du parti socialiste, du PCF et des radicaux de gauche aux législatives début mai 1936, puis d'un mouvement de grève, les accords de Matignon ont été signés dans l'ancien hôtel particulier devenu le siège des Présidents du Conseil puis des Premiers ministres. Signés par le gouvernement mené par M. Blum, la CGT et le CNPF, l'ancien Medef, ils avaient notamment débouché, outre les deux premières semaines de congés payés et les 40 heures, sur les "contrats collectifs de travail", les futures conventions collectives, et la création de délégués du personnel.

Manuel Valls a osé reprendre le Front Populaire pour dire qu’il fait la même politique. Il est bon de lui rafraichir la mémoire comme le montre RFI.fr. Pour les opposants à la loi travail, le texte affirme plutôt un désengagement de l'État en matière de droits des salariés, alors que les accords de Matignon, renforcés après-guerre par le programme du Conseil national de la Résistance (CNR) avaient consacré le rôle d'arbitre de l'État.

Selon Gérard Filoche, figure du Parti socialiste, François Hollande ne dit rien d'autre lorsqu'il affirme en 2015 : «Nous allons adapter les droits du travail aux besoins des entreprises.» L'ancien inspecteur du travail qualifie le premier article du projet de loi El Khomri de «contre-révolution». «C'est celui qui dit qu'on va subordonner les droits des travailleurs aux besoins des entreprises. Je suis furieux ! Comment peut-on livrer 18 millions de salariés aux exigences des employeurs ?» Dans ce contexte, il est bien difficile pour le gouvernement d'invoquer le souvenir du Front populaire.

Enfin dans ce discours du Premier ministre, les grands oubliés ont été les syndicats, ensuite le Front Populaire a été porté par un mouvement social ce qui n'est pas le cas ici, alors que le gouvernement actuel met à bas un des acquis de 1936, celui de la négociation et de l'accord par branche, qui devra se faire dorénavant par entreprise, en fonction de l'article 2 de la nouvelle loi. La continuité avec le Front Populaire ? Soyons sérieux, ce n’est pas le cas.

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Publié le 7 Juin 2016

Francetvinfo.fr nous montre que dans une interview à "La Voix du Nord", François Hollande a cité Maurice Thorez pour appeler à la fin du mouvement social contre la loi Travail. Sauf que le chef de l'État a omis une partie de la formule du communiste.

La CGT estime, mardi 7 juin, qu'il faut "savoir arrêter une grève... quand on a obtenu satisfaction", après que le président de la République a emprunté au communiste Maurice Thorez la première partie de la citation appelant à cesser les mouvements sociaux. "La CGT est d'accord avec François Hollande, à une nuance près : 'Il faut savoir arrêter une grève... quand on a obtenu satisfaction'", écrit le premier syndicat de France dans un communiqué, en fustigeant "la stratégie de radicalisation et de refus du dialogue du gouvernement et du patronat".

"Il y a un moment où, selon une formule célèbre, il faut savoir arrêter une grève", a déclaré le chef de l'État dans une interview à La Voix du Nord mardi. Mais François Hollande a laissé de côté la fin de la citation. En juin 1936, Maurice Thorez, secrétaire général du PCF, avait en effet lancé, après la signature des accords de Matignon : "Il faut savoir arrêter une grève dès que satisfaction a été obtenue." Les grévistes avaient notamment obtenu la semaine de 40 heures et 15 jours de congés payés.

Mais pour la CGT aujourd'hui, "après plus de trois mois de lutte, la mobilisation continue contre la loi Travail" et le syndicat invite les salariés à l'amplifier "sous toutes ses formes" pour obtenir le retrait du projet de loi de Myriam El Khomri. "Pour permettre à la France d'organiser un bel Euro, la CGT réitère l'appel adressé par l'intersyndicale par courrier au président de la République, le 20 mai : il y a urgence à ce que les organisations soient entendues et reçues sur leurs revendications et exigences !"

Le premier syndicat français liste les grèves dans "de nombreux secteurs" : raffineries, cheminots, énergie, traitement des ordures... La mobilisation "s'ancre et s'élargit dans le privé avec des modalités d'actions diverses", poursuit la confédération, évoquant des grèves reconductibles dans l'agroalimentaire (Nestlé, Haribo), métaux (Peugeot) ou le commerce (Intermarché, Leclerc).

Comme le montre Libération.fr en dépit d'une nuit de négociations marathon qui a débouché sur un projet d'accord d'entreprise redéfinissant l'organisation du temps de travail à la SNCF, les syndicats SUD-Rail et FO viennent d'annoncer la reconduction de la grève par toutes les assemblées générales de cheminots.

Une fin de non recevoir aux appels à cesser le mouvement lancés au plus haut niveau de l'Etat à trois jours du coup d'envoi de l'Euro. Les deux syndicats refusent pour le moment de ratifier l'accord validé par la CFDT et l'UNSA. Selon SUD-Rail ce texte «ne reprend pas les revendications des cheminots en grève» et ne comporte que «quelques mesurettes». On attend maintenant de connaître la position de la CGT Cheminots. Pour le premier syndicat de la SNCF, l'accord d'entreprise est «au niveau» de la règlementation actuelle sur le temps de travail. Mais la CGT n'a pas donné de mot d'ordre à ses troupes, renvoyant aux assemblées générales à qui «il appartient» de «déterminer les suites» du mouvement...

Pour l'heure, la grève qui dure depuis plus d'une semaine et affecte diversement TGV, RER et Intercités, continue malgré un taux de participation évalué à moins de 10 % par la direction de la SNCF mais bien plus fort chez les conducteurs de train. Selon le président de la SNCF, Guillaume Pépy le mouvement aurait déjà coûté plus de 300 millions d'euros à l'entreprise.

Franceinfo.fr nous montre aussi que pendant l’Euro les opposants à la loi El Khomri ne désarment pas et s emontrent imaginatifs, ils vont brandir des "cartons rouges anti-loi Travail". On ne pourra pas les manquer avec leurs drôles de cartons rouges et eux ils ne manqueront aucun match tout en manifestant contre la loi Travail. Ce sont les initiateurs de la pétition qui ont eu cette idée. A partir de vendredi, dès l’ouverture de l’Euro 2016, ils vont distribuer 30 000 affichettes aux supporters de foot pour qu’ils exportent les manifs sur les fans zones, dans les stades et dans les bars.

Une affiche rouge avec un ballon et l’inscription "carton rouge à la loi Travail", une autre bleue, toujours avec un ballon et où il est écrit : "Je soutiens les Bleus pas la Loi Travail". Les organisateurs de l’opération ont pensé à tout, le hashtag #CartonRougeLoiTravail et des visuels de ces affichettes permettront aussi de diffuser le message sur les réseaux sociaux.

Pour les 80 ans du Front Populaire, le gouvernement devrait peut être donner de nouveaux acquis plutôt que d’enlever les derniers qui restant avec la loi travail. La grève ne cessera que quand le mouvement social sera satisfait.

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Publié le 6 Juin 2016

Europe1.fr nous apprend que la mobilisation contre la loi travail entre dans une nouvelle semaine ce lundi juin 2016. Alors que l'Euro de football débute vendredi à Paris, l'inquiétude monte sur les possibles perturbations que pourraient engendrer ces grèves durant la compétition. Dimanche, François Hollande a estimé que "personne ne comprendrait" que les grèves gênent les spectateurs. La semaine s'annonce néanmoins tendue avec la poursuite de la grève à la SNCF et la mobilisation à venir chez Air France, avant une nouvelle journée de mobilisation nationale mardi 14 juin.

L'imminence de l'Euro et les inondations : pour le gouvernement, le contexte devrait inciter les grévistes à arrêter leur mouvement ou, a minima, à le suspendre. "Je souhaite que (le conflit social) soit réglé", a déclaré le président de la République dimanche en évoquant les grèves à la SNCF ou à Air France, estimant que "personne ne comprendrait que les trains ou les avions (...) puissent empêcher le bon déroulement (...) du déplacement des spectateurs". Invitée sur Europe 1 lundi matin, la maire de Paris a tenu un discours similaire : Anne Hidalgo souhaite "qu'on puisse mettre entre parenthèses un certain nombre de conflits".

En face, les opposants à la Travail (CGT, FO, Solidaires, FSU) comptent au contraire jouer la montre pour forcer le gouvernement à revoir une nouvelle fois son texte. L'appel à une journée de mobilisation le 14 juin prochain est toujours maintenu. "Tant que la loi travail est sur la table, il faut continuer les mobilisations", a résumé lundi le secrétaire général du PCF, Pierre Laurent.

Officiellement donc, ce meeting n'est pas un meeting de campagne de François Hollande, c'est un meeting pour défendre la loi travail. Il est

Europe1.fr nous montre que le gouvernement ne fait plus face à la réalité. Ainsi Manuel Valls, Premier ministre de son état, Stéphane Le Foll, proche parmi les proches de François Hollande et porte-parole du gouvernement ainsi que Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du PS, vont tenir un meeting commun à Paris, le 8 juin, au Salon de l’Aveyron pour lequel ils seront les têtes d’affiche avec la ministre du Travail, au cœur du cyclone actuel, Myriam El Khomri. Un meeting clairement destiné à défendre le chef de l’État et la politique gouvernementale et qui ressemble à s’y méprendre à un nouveau rassemblement de campagne en vue de 2017.

Toujours est-il que le PS a présenté les choses autrement. Officiellement donc, ce meeting n'est pas un meeting de campagne de François Hollande, c'est un meeting pour défendre la loi travail. Il est d'ailleurs intitulé par la rue de Solférino ainsi : Loi travail : face aux régressions de la droite sénatoriale, défendons le progrès social. La thématique reprend l’élément de langage distillé par François Hollande pour défendre sa réforme du code du travail, contestée par de nombreuses grèves et manifestations. À savoir, compter sur la radicalité de la droite sénatoriale pour "faire progresser la raison" et montrer à sa gauche que la droite, c’est pire. Ou comment tenter de faire passer une réforme mal engagée par la stratégie du moindre mal. Une méthode qui n’aura pas les résultats escomptées.

Tandis que L’OBS nous montre que de passage à Montreuil (Seine-Saint-Denis) ce lundi matin pour dévoiler le timbre émis pour les 80 ans du Front Populaire, le ministre de l'Économie a reçu un accueil particulièrement hostile de la centaine de militants CGT et communistes qui l'attendaient devant la Poste, rapporte une journaliste du "Parisien". Aux cris de "Casse-toi", de nombreux œufs ont été jetés sur la délégation ministérielle et le ministre de l'Economie en a reçu un sur la tête, selon le quotidien. Emmanuel Macron a par la suite dénoncé la "violence" et "l'agressivité" de ces opposants à la loi Travail.

Le maire communiste de Montreuil, Patrice Bessac, avait prévenu dimanche qu'il ne "recevrait pas Emmanuel Macron" : "Par cet acte symbolique, je veux faire entendre la déception, le mécontentement, l’indignation et la colère que génère, auprès des Montreuillois et hors les limites de notre commune, la politique actuelle du gouvernement", écrivait l'élu sur son site internet.

Pendant ce temps, le gouvernement socialiste, s’est rappelé ce que ça voulait dire être de gauche. Comme le montre francetvinfo.fr le projet de loi Sapin 2 est examiné à partir de ce lundi 6 juin à l'Assemblée nationale. Il défend une plus grande transparence de la vie économique, une meilleure protection des lanceurs d'alerte ou le droit de regard des actionnaires sur les salaires des patrons.

Le texte de 57 articles est soutenu par tous les groupes de gauche au Parlement. Le projet de loi Sapin 2 doit permettre à la France de renforcer son arsenal en matière de lutte contre la corruption. Le texte ouvre la possibilité de condamner en France un dirigeant pour des faits de corruption à l'étranger. Un mécanisme de protection des lanceurs d'alerte, comme ceux à l'origine des Panama Papers, sera également créé.

Autre sujet qui alimentera les débats : la rémunération des grands patrons. Suite aux polémiques concernant Carlos Ghosn et Carlos Tavarez, le gouvernement veut encadrer ces rémunérations et rendre contraignant le vote des actionnaires en assemblée générale. Le lobbying sera lui aussi plus encadré. Un registre commun entre l'exécutif et le Parlement répertoriant les contacts pris avec les lobbyistes sera mis en place.

Dernier signal pour le gouvernement. En Italie, les candidats soutenus par le gouvernement de centre-gauche sont en recul après le premier tour des municipales partielles. À Rome, Virginia Raggi, la candidate du mouvement “Cinq Etoiles” est arrivée en tête. Cette avocate de 37 ans, en passe devenir maire de la capitale, était totalement inconnue du grand public il y a quelques mois.

Les scrutins municipaux se tenaient notamment à Rome, Milan, Naples et Turin. Treize millions d’Italiens étaient appelés aux urnes, soit près de la moitié des électeurs. Le Parti Démocrate est en grande difficulté. Il a perdu 100 000 voix par rapport au scrutin de 2011, même s’il devrait l’emporter dans de nombreuses grandes villes au deuxième tour. À deux ans des législatives, la droite modérée de Silvio Berlusconi s’est, quant à elle, effondrée, face à la montée en puissance de la Ligue du Nord et ses alliés néo-fascistes. En Espagne, dans les sondages, Podemos passe devant le PSOE.

Voilà ce qui arrive quand les parti sociaux-démocrates n’appliquent pas une politique de gauche, ils prennent des défaites et risquent de disparaitre. Un bon signal pour le gouvernement français avant 2017 d’arrêter cette politique trop favorable au patronat. Pour ne rien arrange Libération.fr nous apprend que pour fermer la «parenthèse libérale», le réalisateur et journaliste François Ruffin, figure de Nuit debout, lance mardi 7 juin une campagne contre le Parti socialiste, qui veut fédérer par le social les opposants de gauche au gouvernement et rêve d’un grand mouvement «populiste» de gauche.

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Publié le 5 Juin 2016

LePoint.fr nous montre dans son article du samedi 4 juin 2016 que si le prêtre Bernard Preynat a été démis de ses fonctions en juillet dernier, le diocèse de Lyon a été alerté de ses agissements dès 1978.

Le dossier judiciaire est sans appel pour l'Église. Alors que le père Bernard Preynat est accusé d'avoir agressé sexuellement des dizaines de scouts lyonnais dans les années 70 et 80, le dossier de l'instruction – dont Le Monde a eu accès – accable un peu plus le diocèse de Lyon. En effet, à en croire les documents, l'Église était bel et bien au courant des agissements de celui qui a dirigé la troupe Saint-Luc de Sainte-Foy-lès-Lyon (Rhône).

Plusieurs fois, des proches des victimes ont alerté le diocèse de Lyon. D'abord en 1978. À ce moment-là, l'aumônier est convoqué par son supérieur qui lui demande de ne pas recommencer. En vain. Le prêtre attiré par les jeunes garçons récidive, et de nouvelles accusations arrivent aux oreilles de l'Église. Lorsque le père de François, l'une des victimes du prêtre et aujourd'hui membre fondateur de l'association de victimes La parole libérée, prévient le diocèse en 1990, la réaction du supérieur de Bernard Preynat est surprenante : «Ben alors, tu as recommencé ? » a-t-il demandé au prêtre, avant de le mettre en garde : «Tu sais que si tu étais dans le civil […] tu pourrais te retrouver en prison.»

Et pourtant, à aucun moment l'Église n'a envisagé de saisir la justice, rapporte le quotidien du soir. Non. Après cette énième alerte, elle décide toutefois d'éloigner le curé de Sainte-Foy-lès-Lyon et l'envoie chez les soeurs pendant six mois, avant de le muter à Neulise dans la Loire. L'homme reste donc en poste alors que l'Église a bien saisi la gravité des faits. Ce que confirme le père Preynat : «Ce n'était pas des faits isolés qui s'étaient passés une ou deux fois, mais que c'était sur une longue période […]. Il est clair que j'ai parlé d'attouchements sexuels sur des enfants», rapporte le prêtre, cité par Le Monde.

Si à son arrivée dans la Loire, l'homme d'Église reçoit régulièrement la visite du père Alberti, «spécialiste des prêtres à problèmes», la surveillance se relâche néanmoins quelques années après. En 2011, il est même nommé au Coteau dans la banlieue de Rouanne, où il devient le doyen de six paroisses. Il faudra attendre le 29 juillet 2015 pour que Philippe Barbarin interdise à Bernard Preynat «tout exercice du ministère pastoral et toute activité comportant des contacts avec des mineurs dans l'attente de la décision de la Congrégation pour la doctrine de la foi». Le prêtre lyonnais a finalement été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire en janvier 2016. Soit plus de 37 ans après le premier signalement.

Tandis que sur francetvinfo.fr nous montre dans son article du dimanche 5 juin qu’une nouvelle perquisition a eu lieu cette semaine dans des locaux du diocèse de Lyon dans le cadre des enquêtes pour non-dénonciation d'agressions pédophiles visant le cardinal Barbarin. La perquisition a eu lieu dans les bureaux de Nicolas de Boccard, vicaire judiciaire de l'archevêché. Une première perquisition avait eu lieu dans les services de Mgr Philippe Barbarin le 30 mars dernier.

Des proches du cardinal ont été entendus depuis dans le cadre des deux enquêtes ouvertes par le parquet de Lyon pour "non-dénonciation" d'agressions sexuelles sur mineurs. Le cardinal Barbarin doit également être entendu par la police prochainement.

Selon Sylvie Cozzolino, journaliste à France3 Lyon, "la perquisition s'est déroulée dans le bureau de l'official (Nicolas de Boccard) du tribunal ecclésiastique parce que dans l'affaire de Morand, la victime demandant des comptes à l'officialité, de Boccard à ouvert une armoire verrouillée en disant à la victime : ‘ici ce sont tous les dossiers des prêtres à problème’". L'avocat de la victime précise qu'il n'y avait pratiquement rien à l'intérieur. Juste la déposition de la victime juste après l'agression.

Ces deux enquêtes ont été ouvertes en marge de plusieurs affaires de pédophilie ou d'agressions sexuelles impliquant des prêtres du diocèse, en cours d'instruction ou ayant refait surface à la faveur des révélations d'une association de victimes, "La Parole Libérée".

Ça commence à faire beaucoup dans le diocèse de Lyon, mais la parole s’est libéré et espérons qu’elle permette un grand nettoyage afin que ça ne recommence plus.

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Publié le 4 Juin 2016

RTL.fr nous apprend que le Saint Siège entend faire preuve d'une tolérance zéro contre les affaires de pédophilie au sein de l'Église.

Les évêques qui se rendront coupables de "négligence dans l'exercice de leur fonction" vis-à-vis de cas "d'abus sexuels commis sur des mineurs", pourront être révoqués, selon un nouveau décret émis samedi 4 juin 2016 par le pape, et incorporé au droit canon. Celui-ci prévoit déjà la révocation pour "causes graves", précise le pape François. "Avec la présente, j'entends préciser que parmi ces dites causes graves, est désormais comprise la négligence des évêques dans l'exercice de leur fonction, en particulier vis-à-vis des cas d'abus sexuels commis sur des mineurs et des adultes vulnérables", écrit le Saint-Père. Le pape François annonce également la création d'un collège de juristes chargé de l'assister avant de prononcer la révocation d'un évêque, précise un communiqué du porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi.

Dans cette lettre apostolique, sous forme de "motu proprio" (une lettre apostolique émise par le pape de sa propre initiative), et intitulée Comme une mère aimante, le pape rappelle que l'Église catholique "aime tous ses fils, mais soigne et protège avec une affection toute particulière les plus faibles et les sans défense". C'est pourquoi, ajoute le pape, ses pasteurs, et notamment ses évêques, doivent "faire preuve d'une particulière diligence dans la protection des plus faibles parmi les personnes qui lui sont confiées".

Le pape a maintes fois appelé à punir avec sévérité ceux qui se rendent coupables d'abus sexuels contre les mineurs et à faire preuve de tolérance zéro à l'égard de ce qu'il qualifie de "tragédie". Il a ainsi estimé à plusieurs reprises que les évêques ayant protégé des pédophiles devaient démissionner. Il a d'ailleurs créé au Vatican une instance judiciaire pour les juger. Depuis 2001, le Vatican a donné des consignes fermes aux Églises nationales du monde entier, comme la collaboration automatique avec la justice et la suspension du prêtre accusé, mais les associations de victimes estiment que la conspiration du silence reste tolérée au plus haut niveau.

France24.fr nous montre qu’interrogé par l'agence d'informations catholiques I-Media, le père Lombardi a assuré que ce "motu proprio" du pape n'était à lier avec aucune affaire récente en particulier. L'Église de France est actuellement sous le cas d'affaires de pédophilie dans le diocèse de Lyon (centre-est) qui éclaboussent le cardinal Philippe Barbarin. Le doute est permis, car ces affaires ont fait avancer les outils pour mettre fin aux abus sexuels des prêtres.

FranceInter.fr nous signale que le diocèse de Paris a profité de la journée annuelle du presbyterium vendredi 3 juin qui réunit l’ensemble des prêtres pour annoncer de nouvelles mesures dans l’accompagnement des victimes d’actes pédophiles ou d’agressions sexuelles. Le diocèse prévoit la mise en place d’un dispositif d’accueil et d’écoute, supervisé par une femme laïque, désignée par le cardinal Vingt-Trois. C’est elle qui décidera des suites de ce dispositif d’accueil de la famille. Un psychologue pourra également être présent, selon la volonté des familles. Pour entrer en contact directement avec un vicaire général, "plus proches collaborateurs du cardinal Vingt-Trois" selon le diocèse une adresse e-mail est mise en place : signalement@diocese-paris.net.

Et francetvinfo.fr nous montre aussi qu’une victime d'agressions sexuelles commise par prêtre du diocèse de Lyon, victime qui est appelé ici Thomas, exige du cardinal Barbarin qu'il prenne ses responsabilités en matière de pédophilie et "qu'il s'engage à engager des poursuites canoniques à l'encontre du prêtre", car le père Philippe de Morand avait été déplacé par l'archevêque de Lyon dès la connaissance des faits en 2008. Le prêtre avait été exfiltré vers l'abbaye de Notre-Dame de Sept- Fons dans l'Allier pour une période de 3 mois avant de retrouver une affectation dans un diocèse de la région parisienne.

Les victimes des prêtres pédophiles n’ont plus confiance en l’Église qui prend beaucoup de temps pour livrer à la justice ces criminels à la justice. Il va falloir aller un peu plus vite pour que les victimes croient que l’Église est encore une «mère pour eux».

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Publié le 2 Juin 2016

Une nouvelle journée de mobilisation peu médiatisée

Ce jeudi 2 juin ont lieu des manifestations contre la loi travail et que font les médias ils parlent des inondations pour éviter de montrer que le mouvement contre la loi travail continue et qu’il est loin de s’essouffler.

francetvinfo.fr signale qu’une action de manifestants liée à la grève à la SNCF a empêché tout départ de train de la gare de Lyon, à Paris, pendant près d'une heure et qu’une coupure d'électricité géante a privé de courant pendant 1 heure 30 environ 125 000 foyers de la région de Saint-Nazaire, La Baule, Donges mais aussi Guérande. Comme le montre BFMTV.com la CGT ne s'est pas contentée de Saint Nazaire. Elle a également coupé le courant de la résidence secondaire de Pierre Gattaz, ainsi que la mairie et la sous-préfecture de Tulle. Des "actions symboliques" selon Marie-Claire Cailletaud, porte-parole de la fédération CGT-Énergie.

L’OBS nous signale aussi que la CGT-Énergie a de son côté revendiqué ce matin le passage en tarifs heures creuses de "plus de 1 100 000 abonnés en région parisienne". Ce genre d'actions, baptisées "opérations Robin des Bois", ont également été menées à Lorient (Morbihan) ou encore dans la région de Cherbourg (Manche) où, selon Catherine Melet (CGT-Énergie), plus de 100 000 personnes étaient concernées. Le secteur touché inclut la Hague où se trouve l'usine de retraitement des déchets nucléaires d'Areva. Des manifestants opposés à la loi travail ont bloqué pendant plusieurs heures ce matin l'entrée de l'usine Radiall à Voreppe en Isère, propriété du patron du Medef.

francetvinfo.fr nous montre que plusieurs manifestations contre la loi El Khomri se sont élancées en régions, que ce soit au Havre, à Nantes ou à Bordeaux, où elle s’est passé dans le calme. Entre 1300 et 5000 personnes manifestent à Lyon (Rhône) en marge de la visite du ministre de l'Économie Emmanuel Macron sur un site de la vallée de la chimie, dans la banlieue de Lyon. La CGT a annoncé 000 personnes devant l'usine Arkema pour accueillir Macron. À Nantes comme le montre PresseOcéan.fr, 3000 manifestants ont terminé la manifestation avec un pique-nique au miroir d'eau, alors qu’une autre manifestation plus tendue s’est terminée entre gaz lacrymogène et jets de projectiles. Sur Twitter, on montre qu’à Rennes, qu’il y a eu une démonstration anti violence policière. Plusieurs jeunes se sont positionnés, dans le calme, devant les forces de l'ordre.

Plusieurs milliers de personnes (2200 selon la police, 8000 selon les organisateurs) ont marché ce jeudi à la mi-journée sur les locaux du Medef à Toulouse selon francetvinfo.fr. Sans incident. Le matin, des actions de blocages ou de filtrage de la circulation avaient eu lieu au péage du Palays au sud de Toulouse où les manifestants ont mené une opération péage gratuit. Plus tendue aux Ponts-Jumeaux où la circulation était bloquée : lors de l'intervention des forces de l'ordre, 9 policiers ont été légèrement blessés par des jets de pétards et de projectiles explosifs. Europe1.fr nous montre qu’à Marseille les manifestants étaient entre 3600 et 45 000 personnes.Sur Twitter, on voit qu’à Tulle la manifestation est devant banque populaire tandis qu’à Limoges les manifestants anti loi travail devant la fédération PS de la Haute-Vienne.

Normandie-actu.fr nous montre que les manifestations se sont terminées au Havre, à Rouen (Seine-Maritime) et à Caen (Calvados). Au Havre, ils étaient 30 000 manifestants selon les syndicats, et 5500 selon la police. À Rouen, on comptait environ 2000 manifestants. Au Havre, une assemblée générale est prévue à 14h pour décider des prochains mouvements. À Rouen, les syndicalistes comptent se rendre au piquet de grève de Renault Cléon tandis que les jeunes envisagent de mettre en place des barrages mouvants en ville. À Caen (Calvados), des jeunes manifestants poursuivent la mobilisation et bloquent actuellement les voies du tramway au niveau du Phénix devant l’université.

Le mouvement continue et ne semble pas s’essouffler. Cela ne va pas s’améliorer comme le montre L’OBS car la droite ne vaut pas mieux que le PS. Les sénateurs socialistes accusent ce jeudi leurs collègues de droite de "sacrifier le droit du travail", alors que l'examen en commission du projet de loi travail s'est achevé dans la nuit. Le texte issu de la commission "porte désormais atteinte aux droits des salariés", écrit le groupe socialiste dans un communiqué.

Ils citent le retour aux 39 heures, le travail des apprentis à 14 ans jusqu'à 10 heures par jour, le refus de lutter contre la précarité des travailleurs saisonniers, la précarisation de l'emploi par abaissement de la durée minimale de 24h par semaine du temps partiel, ou le compte pénibilité largement amputé. Les socialistes ajoutent qu'avec la modification des seuils sociaux pour les délégués du personnel, la suppression des 20 heures supplémentaires de délégation pour les syndicats, ou le refus de la règle majoritaire des 50% pour les accords d'entreprises, "le dialogue social est largement remis en cause".

Enfin devant l'hôtel de ville de Lyon, quelques dizaines de jeunes manifestaient leur désaccord avec les idées jugées libérales du ministre de l’Économie Emmanuel Macron, scandant "Les vrais voyous sont en costard", en référence à une récente polémique du ministre avec des opposants à la loi travail. Il avait déjà estimé dans LesEchos.fr que les entreprises doivent préférer les investissements productifs aux augmentations salariales et il juge par ailleurs qu'"il faut aller plus loin que la loi El Khomri". Il souhaite élargir le champ de la négociation collective au niveau de l'entreprise à d'autres domaines. Il pense que plus on ira vers l'entreprise, plus ce sera efficace. Un brin naïf et méprisant envers les syndicats et les salariés.

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Publié le 1 Juin 2016

Au moment où Nuit Debout fêtait ses deux mois, on a parlé de l’essoufflement du mouvement avec une grande joie dans nos médias, mais cela mais ce n’est pas tout à fait vrai. Comme le montre HuffingtonPost.fr dans son article du mardi 31 mars 2016, une chose est sûre, les membres les plus actifs n'envisagent pas de quitter définitivement les lieux. Pour preuve, des groupes de travail se sont constitués sur des thématiques différentes.

Et les synthèses des travaux sur la transition énergétique, sur l'égalité femme-homme ou sur la démocratie ne sont pas pour demain. "La commission économie qui planche sur les questions liées au travail en a au moins jusqu'à la fin du mois de juin", précise un participant. Il confie aussi que ces groupes planchent parfois ailleurs que place de la République : parfois à la Bourse du travail, parfois dans des salles privatisées et parfois même virtuellement.

C'est d'ailleurs en ligne que doit s'opérer le travail d'articulation entre ce qui se fait à Paris et les différentes émanations locales de Nuit Debout. Courant avril, des collectifs s'étaient constitués dans plusieurs métropoles et même si toutes n'ont pas poursuivi une activité dense, il faut faire confronter les propositions. "Une plateforme existe mais il y a encore des progrès à faire", confie Eric Beynel.

franceculture.fr et ladepeche.fr calment aussi l’enthousiasme de certains journalistes sur la fin du mouvement puisque Place de la République à Paris, malgré la pluie, des dizaines de citoyens participent encore et toujours aux commissions et AG de Nuit debout. Si le nombre de participants varie d'une semaine à l'autre, les débats perdurent autour du passage en force de la loi du travail, du chômage, de la précarité, de la répartition des richesses, des ressources locales, du maintien des commerces de proximité, du bien vivre ensemble etc.

Il y a surtout une évolution du mouvement, la porosité possible avec l'action syndicale classique, et l’appel à une "marche de convergence des luttes Nuit Debout - quartiers populaires" le 4 juin prochain. Ensuite Gazette Debout sur Facebook nous apprend que le nom de Nuit Debout a été déposé à l'Institut national de la propriété industrielle (INPI) mi-avril dernier. Ce dépôt a été réalisé par deux personnes morales : Rudolph Akueson et Magali Becker ainsi qu'une entreprise : Camera Subjective, une société de production d'émissions et de documentaires. Plus concrètement, cela signifie que ces personnes désormais propriétaires de la marque "Nuit Debout" pourront l'utiliser pour organiser des évènements ou vendre des produits avec le logo Nuit Debout.

Nuit Debout poursuit son chemin et risque de durer au vu du mépris de Manuel Valls à son encontre puisque pour lui «Nuit Debout, qui devait être le nouveau Mai-68 et qui est devenu la Foire de Paris des organisations gauchistes.» Non, ceux qui sont à Nuit Debout, ce ne sont pas des gauchistes c’est ceux qui ont voté pour vous.

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Publié le 31 Mai 2016

L’EXPRESS.fr dans son article du mardi 31 mars 2016 montre qu’alors qu'une nouvelle semaine de contestation s'ouvre contre la loi Travail, le gouvernement distille ses appels au calme et tente de donner des gages aux syndicats et aux opposants.

L'heure est à l'apaisement, après des semaines d'affrontements sur la loi Travail. Depuis le début de la semaine, le gouvernement égraine les appels au calme après les déclarations fracassantes du patron des patrons, Pierre Gattaz, qui a estimé lundi que certains militants CGT se comportaient comme des "voyous", des "terroristes". Une comparaison qui n'est pas du tout passée et qui a poussé la Confédération générale du travail, opposée à la loi Travail, à déposer une plainte pour diffamation, mardi.

Le même jour, le Premier ministre lui-même est monté au créneau pour dénoncer ces propos, qu'il a jugé "pas acceptables". Un soutien timide mais franc, qui illustre le réchauffement des relations entre la CGT et le gouvernement. Manuel Valls a par ailleurs joint samedi, par téléphone, Philippe Martinez. Une première depuis le mois d'avril qui a été bien perçue. "Quand on se parle [avec le gouvernement], c'est quand même mieux" s'est réjoui Philippe Martinez. "On a pris ça comme une volonté de dialoguer, c'est ce qu'on demande depuis trois mois", a-t-il poursuivi.

Mais pour l'instant, ce rapprochement n'a pas abouti à grand-chose : Philippe Martinez continue d'appeler au retrait de la loi. Ce mardi matin, il a énuméré les quatre articles refusés par la CGT - l'inversion de la hiérarchie des normes, le périmètre des licenciements collectifs, la question du référendum en entreprise, et la médecine du travail - tandis que le chef du gouvernement rappelait, de son côté, sa fermeté à faire adopter la loi portée par la ministre du Travail Myriam El Khomri. "Reculer serait une faute politique", a-t-il assuré devant des députés socialistes.

Restons méfiant, car François Hollande espère que le passage au Sénat majoritairement de droite va le sauver. Ainsi il va établir une comparaison entre son texte et ce que préconise l’opposition pour atténuer les oppositions de gauche. Et pour bien acheter la paix sociale Manuel Valls répondra aux revendications catégorielles comme le montre Europe1.fr, ainsi les intermittents n'auront pas à subir les économies redoutées, les cheminots sont en passe de conserver leur régime spécifique, les routiers ont obtenu une dérogation à la loi Travail, les enseignants viennent de se voir promettre des augmentations salariales, tout comme les fonctionnaires, etc. En gros vendons le paradis, avant d’offrir l’enfer.

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