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Publié le 3 Mai 2016

LesEchos.fr dans son article du mardi 3 mai 2016 que dans un discours aux tonalités de discours de campagne prononcé en clôture du colloque «La gauche et le pouvoir», le chef de l’État a dressé un bilan exhaustif des réformes économiques, sociales et sociétales engagées depuis 2012.

François Hollande s’en est vivement pris ce mardi à «ceux qui veulent tout défaire» dans une allusion aux conséquences d’une possible alternance en 2017, et a également critiqué la mobilisation contre la loi Travail. «Je sais qu’il y a aussi celles et ceux qui veulent tout défaire, dont le seul projet est d’annuler tout ce que nous avons fait », a-t-il lancé visant clairement les leaders de la droite. Le chef de l’État s’exprimait devant un parterre d’intellectuels et de responsables politiques proches du PS, réunis par la Fondation Jean Jaurès, à l’occasion d’un colloque sur «La gauche et le pouvoir» à l’occasion des 80 ans du Front populaire et des 35 ans de l’élection de François Mitterrand.

«Ca leur prendra du temps car nous avons fait beaucoup», a-t-il cependant observé sur le ton de l’ironie, après avoir dressé un bilan exhaustif des réformes économiques, sociales et sociétales engagées depuis 2012 dans un discours aux tonalités de discours de campagne. «Je suis sûr que si d’aventure, car ce serait une aventure, ils pouvaient en avoir la responsabilité, il y a bon nombre de réformes que nous avons accomplies qui resteront pour toujours», a insisté François Hollande.

Évoquant par ailleurs la mobilisation contre la loi El Khomri, le chef de l’État a critiqué ceux «qui pensent qu’en étant nombreux dans la rue (...) on peut empêcher». Mais si l’on «peut parfois freiner ou contester à juste raison, rien ne remplace l’acte de gouverner», a-t-il martelé. «On ne change pas le monde, on ne change pas l’Europe, on ne change pas la France en restant à sa place», a poursuivi le président Hollande, évoquant à demi-mot les rassemblements de la place de la République, à Paris. «L’envie de changer le monde, l’idée qu’il est possible de participer à tout niveau au changement, il faut que cet espoir-là, à un moment, se traduise dans une perspective politique, un débouché démocratique», a-t-il dit, dénonçant «la violence (qui) doit être proscrite». Ainsi, pour François Hollande, «il n’y a jamais rien qui remplacera le vote, la démocratie et le suffrage universel».

Le président de la république peut critiquer la droite, c’est son adversaire politique, mais aussi Nuit Debout qui est surtout constitué des déçus de sa politique et qui proposent une nouvelle façon de faire la démocratie et de rendre ainsi le vote meilleur avec une véritable offre politique là c’est plus contestable, plus encore est de mettre ce mouvement au même plan que les casseurs. Le vote, la démocratie et le suffrage universel ils ne sont pas contre, ce qu’attendent les personnes qui vont à Nuit debout c’est que les promesses ne restent pas que des promesses mais qu’elles v soient mises en actes jusqu’à l’opposition à Bruxelles pour les tenir. Ils veulent autre chose que la réalité précaire qu’on leur promet.

Comment s’en étonner puisque comme le montre L’OBS François Hollande a également défendu le projet de loi Travail comme "un texte de progrès", "un compromis dynamique et juste". Pour les entreprises, ce texte "va procurer lisibilité et adaptation. Elles en ont besoin et notamment pour embaucher", a argumenté le président. "Pour les salariés, ils vont pouvoir disposer à travers leurs organisations syndicales d'une capacité accrue d'agir dans le cadre de la négociation collective". Le chef de l'État a notamment défendu un des points contestés du texte, l'accord d'entreprise, qui "fait peur à certains". Ce qui est normal puisqu’on peut se passer des syndicats.

Pendant ce temps le PS est trop occupé à faire campagne pour le président de la République pour voir la réalité en face comme le montre L’OBS avec "Regardez avant de juger !" Dans une vidéo, publiée dimanche, le parti socialiste tente de défendre le bilan du quinquennat de François Hollande... et de sa majorité. "Et si on arrêtait de se dénigrer ? Et si on assumait ce que l'on fait ? Et si on aimait la France" : le parti socialiste s'adresse clairement aux électeurs de 2012 de François Hollande. Et le parti de dresser un bilan élogieux du quinquennat, sans citer le président : la France en première ligne contre le terrorisme, le sauvetage de l'euro et la fin de l'austérité, la COP 21, la baisse des inégalités, la priorité donné à l'éducation... et "l'amour de la République". Un clip qui se termine justement sur une photo de la place de la République, occupée par des manifestants : un signal envoyé à Nuit debout ? Et un hashtag : #Duprogrèsenplus. La campagne a déjà commencé.

Du progrès en plus ? On attend toujours. Le compte n’y est pas. Mais comment s’y étonner, après tout François Hollande assume plus que jamais son bilan : "Dans quel pays d'Europe y a t il eu autant de progrès en quatre ans ? Dans quel pays d'Europe la protection sociale a-t-elle été à ce point élargie ces dernières années ?" citant sur ce dernier point l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, le compte pénibilité, le remboursement de l'IVG à 100%. Il ne faut pas oublier aussi de mieux protéger les travailleurs.

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Publié le 2 Mai 2016

Radio Vatican ce lundi 2 avril 2016 nous montre qu’une centaine de membres d’ONG, militants et experts réunis au Vatican se penchent, le temps d’un séminaire, sur "le développement durable et l’avenir du travail dans le contexte du Jubilé de la Miséricorde". Ce rassemblement international, convoqué par le Conseil pontifical Justice et Paix, en lien avec l’Organisation Internationale du Travail, se tient jusqu’au 5 mai. Objectif : approfondir la compréhension de la Doctrine sociale de l’Église sur la dignité du travail. Un thème cher au pape François.

«Le problème du travail est grave, à cause des taux élevés de chômage des jeunes, mais aussi de la question de la dignité du travail» : c’est avec ce tweet, posté au lendemain de l’emblématique 1er mai, que le pape souligne une fois encore, sa préoccupation sur le sujet. Dimanche déjà, au cours du Regina Coeli, le pape avait évoqué la tenue de ce séminaire, espérant qu’il parvienne à sensibiliser les autorités, les institutions politiques et économiques et la société civile, en faveur de la promotion d’un modèle de développement juste, qui tienne compte de la dignité humaine dans le respect des réglementations sur le travail et l’environnement.

Dans son discours d’ouverture du séminaire, le cardinal Peter Turkson, président du Conseil Pontifical Justice et Paix, est revenu sur la notion fondamentale de développement durable, lequel doit reposer sur trois piliers : le développement économique, l’inclusion sociale, et la protection de l’environnement.

Pour le Cardinal Turkson, «il est urgent de rompre avec la logique d’un développement basé uniquement sur la recherche du profit, au détriment des pauvres. Il faut redonner du sens au travail, le repenser comme participation à l’œuvre créatrice de Dieu, au service de la Maison commune.» Autre objet d’inquiétude : la tentation par certaines entreprises de remplacer les travailleurs par des technologies avancées, c’est-à-dire des machines, pour des motifs de coût de main d’œuvre. Attention, prévient le cardinal, «cette substitution pose un grave problème d’éthique» car il place clairement la rentabilité économique avant la dignité humaine. «Il convient là encore que la technologie soit au service de l’homme et du Bien commun, et le Bien commun implique un travail décent pour tous.»

Le 3 mai prochain, à Bruxelles, se tiendra un séminaire sur le thème : "125 ans de doctrine sociale de l’Église : une référence pour le bien-être social et écologique". L’évènement, organisé par la Commission des Conférences épiscopales de la Communauté européenne, COMECE, et le mouvement chrétien des travailleurs, se tient dans le cadre du 125e anniversaire de la première encyclique sociale "Rerum Novarum", du pape Léon XIII.

Deux députés européens présents seront amenés à donner leur opinion sur «les écrits sociaux de l'Église comme guide utile pour les politiciens européens dans la lutte contre la crise économique persistante». Le théologien autrichien Ingeborg Gabriel, vice-président de Justice et Paix Europe, offrira une lecture de ces 125 années de la Doctrine sociale de l'Église, au regard de l’actualité européenne et des besoins d'un nouveau «bien-être social et écologique». La soirée sera précédée d'un séminaire avec Flaminia Giovanelli, sous-secrétaire du Conseil pontifical Justice et Paix, qui expliquera la relation entre la pauvreté et l'écologie et comparera "Rerum Novarum" avec l’encyclique "Laudato si".

Comme le précise Radio Vatican ce séminaire international sur le «développement durable et l’avenir du travail dans le contexte du Jubilé de la Miséricorde» qui a lieu du 2 au 5 mai au Vatican auront une ne centaine de participants, militants et experts, qui analyseront au sein de différents groupes de travail, les mutations intervenues dans le monde de l’emploi, l’accès des jeunes au travail, l’éthique et les valeurs du travail et de la paix à la lumière de la justice sociale et du développement. Les tables rondes seront consacrées aux questions critiques et aux solutions innovantes. Selon le cardinal Peter Turkson, président du Conseil pontifical Justice et paix, le but est surtout de contribuer à l’éradication de la pauvreté.

Le pape François souhaite que cet événement parvienne à sensibiliser les autorités, les institutions politiques et économiques et la société civile, en faveur de la promotion d’un modèle de développement qui tienne compte de la dignité humaine dans le respect des réglementations sur le travail et l’environnement.

Les préoccupations du pape François rejoignent celles de Nuit Debout et de ceux qui luttent contre la loi travail, car ils désirent la même chose un travail digne qui leur permettent de vivre. Nuit debout et le mouvement contre la loi travail payent le fait que l’on laisse les casseurs faire leur œuvre alors que l’on pourrait dès le début de la manifestation pouvoir fouiller les personnes pour voir si certaines sont venues pour manifester. Maintenant Nuit Debout ne peut plus se réunir après 22 h et c’est quand pour ne plus faire de manifestations contre la loi travail ? Est-ce un État de droit qui empêche la démocratie de se mettre en œuvre ? Le peuple a le droit de se réunir pour parler de son avenir.

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Publié le 1 Mai 2016

Un 1er mai intersyndical contre la loi travail

Comme nous le montre Libération.fr, BFMTV.com et LeMonde.fr tandis que les stands de muguet ont pris place dans les rues, ce 1er mai syndical est dirigé cette année contre la loi travail. Unis par cette revendication, pour la première fois depuis 2009, les secrétaires généraux de la CGT, Philippe Martinez, et de FO, Jean-Claude Mailly, conduisaient de conserve la manifestation, aux côtés des responsables de la FSU et de Solidaires, pour rejoindre la place de la Nation. À l'appel des syndicats de salariés se sont joints les syndicats d'étudiants et lycéens Unef, UNL et FIDL.

Malgré cela, le mépris des classes dirigeantes continue. La ministre du Travail Myriam El Khomri a déclaré que «l’heure du Parlement est venue» et que désormais le débat sur le projet de loi travail «doit avoir lieu dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale». Elle a aussi déploré les «slogans» et «caricatures» sur son texte, lors du Grand Rendez-vous Europe1/iTELE/Le Parisien. «Ce projet est soutenu par des syndicats dits réformistes qui représentent une majorité des salariés et un grand nombre de députés progressistes», a-t-elle fait valoir, en affirmant que «le retirer à l’aube du débat parlementaire, ce serait une retraite». «Ce projet de loi est juste et nécessaire», a-t-elle dit en précisant que 5 000 amendements avaient été déposés.

En régions, les défilés ont réuni plusieurs milliers de personnes dans une ambiance en général bon enfant avec des panneaux «Rêve général» côtoyant «Grève générale» : Rennes (2000 selon la police, 3500 selon les syndicats), Nantes (1900 selon la police, 5 000 selon les organisateurs), Toulouse, (1 800 personnes selon les autorités, 12 000 selon la CGT), Lille (un millier de personnes) ou Lyon (2000 selon la police), Grenoble (1200 selon la police), à Tours (un millier selon la police), Nancy (un millier aussi selon la police), Clermont-Ferrand (900 selon la police), Dijon (700 selon la police), Orléans (600 selon la police)...... Ils étaient ainsi quelques milliers de personnes à Bordeaux (2 000 selon la police, 4 000 selon les syndicats) à quelques centaines à Marseille.

Alors que des milliers de personnes défilaient dans le calme à Paris, des incidents ont éclaté, en marge du défilé sous la bannière des syndicats, vers le boulevard Diderot. Des manifestants cagoulés, casqués, ont lancé des projectiles - cartons récupérés aux ordures, bouteilles notamment - sur les forces de l'ordre, en criant «Tout le monde déteste la police». Les CRS ont alors riposté par des tirs de gaz lacrymogène, avant que le calme ne revienne. La police a bloqué le cortège arrivé à Nation pour vérifier s’il n’y avait pas de casseurs à l’exaspération des manifestants.

La CGT annonce que 70 000 personnes ont manifesté ce dimanche à Paris. La préfecture de police de Paris annonce un bilan compris entre 16 000 et 17 000 manifestants à Paris. C’est une foule énorme, concentrée, qui a avancé paisiblement place de la Nation. Du côté de la place de la République, où se réunit le mouvement Nuit debout pour le concert de Nekfeu, on craint des débordements après la manifestation. Ils seront une vingtaine du "pôle sérénité", on trouve que c’est peu. La manifestation quasi achevée pour tous ses participants, une question brûle les lèvres : était-ce judicieux de la part de la préfecture d'avoir décidé de placer des centaines de CRS en début de cortège, «offrant» des cibles de choix aux éléments violents venus dans le seul but d'en découdre avec les forces de l'ordre ? C’est une très bonne question.

La mobilisation semble plutôt en hausse par rapport à l'année dernière. Le 1er mai 2015 avait réuni 110 000 personnes selon la CGT, 76 000 selon la police un peu partout en France, dont 9 000 à 12 000 à Paris. Par ailleurs, les chiffres du ministère de l’intérieur font état de 84 000 manifestants en France soit 8 000 de plus que l'an dernier.

La manifestation contre la loi travail montre son ampleur, et ce n’est pas un toilettage qui va convaincre ceux qui sont contre la loi, mais un retrait de celle-ci pour la refaire complètement. Mais attention les médias nous montreront les casseurs pour dévaloriser les manifestations ou diront que la mobilisation est faible.

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Publié le 1 Mai 2016

Le Jornal de Notícias nous montre que le pape François a appelé ce dimanche 1er mai, jour de la fête du Travail, à un «modèle de développement qui prend en compte la dignité humaine» et de respecter les règles sur le travail.

Le pape a rappelé que lundi commence à Rome une conférence internationale sur le marché du travail sous le thème : «Le développement durable et les formes les plus vulnérables de main-d'œuvre.» «Je souhaite sensibiliser les autorités, les institutions politiques et économiques et de la société civile pour promouvoir un modèle de développement qui tienne compte de la dignité humaine, du plein respect des règles sur le travail et l'environnement», a fait valoir le pape François.

Pourtant, durant cette prière du Regina Coeli, qui remplace l'Angelus pendant la période de Pâques, le pape a décrit l'abus sexuel comme une "tragédie" commise contre les mineurs et a demandé que les criminels soient "sévèrement punis". Le pape a parlé de ce sujet après avoir salué les membres de l'Association Meter, qui lutte contre toute forme d'abus sur mineurs et qui était aujourd'hui à la Place Saint-Pierre au Vatican. Depuis le début de son pontificat le pape a été très attentif aux abus commis par des membres de l'Église envers des mineurs et a même demandé pardon pour ces actes.

Les conflits armés ayant lieu actuellement dans le monde ont été mis en évidence à nouveau dans le rôle d'intervention du pape, qui a parlé de «spirale de la violence» et de «situation humaine désespérée» qui vit en Syrie, en particulier dans des villes comme Alep.

«Je demande instamment à toutes les parties du conflit de respecter le cessez-le-feu et de renforcer le dialogue en cours, le seul chemin vers la paix», a-t-il dit de la fenêtre de l'appartement apostolique et devant des centaines de fidèles qui ont écouté. La semaine dernière, il y avait eu une vague de violence à Alep, en Syrie, avec des bombardements d'infrastructures importantes, telles que les hôpitaux, dont l'un d’eux de MSF où une cinquantaine de personnes ont été tués.

Le pape François suit pleinement ce jour comme le montre la conclusion du très bon article de périodistaldigital.com de ce dimanche intitulé «Le plus grand ennemi de Jésus, le capitalisme», où Faustino Vilabrille dénonce des cardinaux et des évêques qui ne méritent pas un pape nécessaire et important comme le pape François, tout en soulignant que la lutte des classes est absolument inévitable parce qu’on ne peut pas garder la souffrance de façon permanente pour une grande partie de l’humanité : «La paix de Jésus de Nazareth est seulement possible avec la justice, l'égalité, fidèlement mises en place dans le respect de la dignité des personnes, avec solidarité, avec amour. Construire cette paix est le vrai chemin proposé à l'homme et donc celle de la présence du vrai Dieu parmi les humains».

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Publié le 30 Avril 2016

L’OBS nous montre ce samedi 30 avril 2016 qu’un prêtre qui a purgé une peine pour viol sur un mineur de 16 ans officie actuellement près de Toulouse, notamment en tant que responsable de la pastorale des enfants, révèle Mediapart.

L'archevêché a reconnu auprès de l'AFP que le père Dominique Spina officiait depuis 2009 en tant que seul prêtre de l'ensemble pastoral de Fronton-Bouloc-Castelnau, près de Toulouse, qui regroupe sept clochers. Cet ancien aumônier de Pau avait été condamné en mai 2006 en appel à Tarbes à cinq ans de prison dont un avec sursis pour le viol d'un lycéen de 16 ans en 1993.

Le prêtre était alors prêtre du diocèse de Bayonne, où une enquête préliminaire vient de s'ouvrir sur le cas d'un autre prêtre, l'abbé Jean-François Sarramagnan, accusé d'actes pédophiles. Le père Spina a toujours nié avoir imposé des relations sexuelles au jeune, parlant d'un lien amoureux réciproque.

"Le père Dominique Spina a effectué sa peine", a déclaré Mgr Le Gall. "J'ai accepté, en décembre 2007, le père Dominique Spina de manière temporaire avec des charges très réduites. Le père Dominique Spina n'a aucun contact direct avec les enfants", a assuré l'archevêque, précisant que le père Spina "ne confesse jamais dans un endroit isolé". "Il doit toujours avoir la porte ouverte ou encore confesser au vu de tous".

"Aujourd’hui, il faut être extrêmement clair : un prêtre qui a été condamné pour des actes de pédophilie ne doit plus pouvoir exercer de ministère", déclarait pourtant le 13 avril Mgr Stanislas Lalanne, responsable de la cellule de veille sur la pédophilie de l’épiscopat français, sur France 2...

Une question se pose : pourquoi un homme condamné pour viol sur mineur peut encore être en fonction, et pourquoi Mgr Marc Aillet, qui reste le responsable officiel du père Spina ne l’a pas suspendu de ses fonctions ? Et pourquoi Mgr Le Gall fait preuve d’une telle naïveté ? L’Église en France peut-elle vraiment dire aux victimes qu’elle fera quelque chose, si elle montre que les paroles ne sont pas suivies d’actes ? Les doutes sont permis.

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Publié le 30 Avril 2016

Bernadette Sauvaget dans son article du vendredi 29 avril 2016 pour Libération.fr nous montre que depuis les affaires de Lyon, de plus en plus de victimes se manifestent. Une vague de faits anciens qui n’étaient pas remontés à la surface en France, contrairement à des pays comme l’Irlande ou l’Allemagne.

Le couvercle s’est levé. Et il ne devrait pas se refermer de sitôt. Plusieurs diocèses catholiques – ceux de Bayonne, de Clermont-Ferrand ou encore d’Orléans – ont été contraints, ces derniers jours, de rendre publiques des affaires de pédophilie qui concernent des prêtres en exercice. La semaine précédente, c’est la prestigieuse Compagnie de Jésus qui essuyait une grosse tempête. D’anciens élèves de Saint-Louis-de-Gonzague, établissement jésuite très huppé de la capitale et fréquenté par la grande bourgeoisie, ont révélé les agissements coupables de membres de l’équipe enseignante (et d’au moins un père jésuite), des faits qui remontaient pour certains jusqu’aux années 50.

Bon gré, mal gré, l’épiscopat français affronte ces révélations en cascade. «Nous souhaitons que les victimes se manifestent. Le cas de Lyon a montré les failles que nous avions dans le traitement des cas anciens», déclare Vincent Neymon, le directeur de la communication de la Conférence des évêques de France. Sous la pression de plusieurs affaires de pédophilie dans le diocèse de Lyon et la mise en cause du cardinal Philippe Barbarin pour non-dénonciation de ces faits à la justice, il a lancé une sorte d’opération «mains propres», demandant la mise en place dans les diocèses de cellules d’accueil et d’écoute des victimes.

Depuis une quinzaine de jours, plusieurs dizaines de victimes se sont d’ores et déjà manifestées. C’est le cas dans le diocèse d’Orléans, l’un des rares en France qui disposait déjà d’une telle structure. «Nous avons été en contact avec une douzaine de personnes, précise-t-on sur place. Huit d’entre elles ne vivent pas dans le diocèse mais ne savaient pas à qui s’adresser.» A la Conférence des évêques, via une adresse mail (paroledevictimes [at] cef.fr) ouverte en attendant la création des cellules d’accueil locales et d’un site internet, une vingtaine d’affaires sont déjà remontées. Quant à Jean-Pierre Martin-Vallas, une victime qui a révélé l’affaire de Saint-Louis-de-Gonzague, il a été contacté par une dizaine d’anciens élèves qui lui ont confié avoir été agressés sexuellement dans l’établissement. «Certains approchaient des 80 ans», raconte-t-il.

Selon la théologienne Véronique Margron, l’une des expertes en France des questions de pédophilie, ces révélations devraient se poursuivre. «C’est actuellement comme une cocotte-minute. Il faut que le processus aille à son terme. La vérité doit être faite pour que l’on prenne conscience de la gravité du mal infligé aux victimes», dit-elle. Contrairement à d’autres pays comme l’Allemagne, l’Irlande ou les États-Unis, la France n’avait pas été confrontée à la remontée à la surface des affaires anciennes. À Rome, l’épiscopat français a d’ailleurs été discrètement mis en cause. Karlijn Demasure, la directrice du Centre pour la protection des mineurs de la Grégorienne, l’université des jésuites, a déclaré à l’agence de presse I Media que «l’Église de France est en retard et il est étonnant qu’elle ne fasse pas plus».

De fait, toutes les questions sont loin d’être éclaircies. L’épiscopat français semble avoir traîné des pieds pour appliquer les mesures drastiques mises en place successivement par les papes Benoît XVI et François. Comme le reconnaît Vincent Neymon, la Conférence des évêques, par exemple, «ne connaît pas le nombre de dossiers de prêtres transmis à Rome». Au début des années 2000, suite au grand scandale de Boston retracé par le film Spotlight, Joseph Ratzinger, le futur Benoît XVI, alors préfet pour la Congrégation pour la doctrine de la foi, avait demandé que les dossiers des prêtres pédophiles remontent au Vatican. Par crainte que les évêques n’étouffent localement les affaires.

À Lyon, il a fallu attendre l’automne 2014, au moment où l’une des victimes faisait pression sur l’archevêché, pour que l’affaire concernant l’abbé P. ne remonte jusqu’à Rome. D’après ce qu’il a lui-même déclaré, le cardinal Barbarin avait pourtant eu connaissance des faits depuis 2007-2008. Interrogé par Libération pour savoir si le dossier de l’abbé S. avait été transmis au Vatican, le diocèse de Bayonne n’a pas donné suite à notre demande. Vendredi, une enquête préliminaire a été ouverte par le procureur de la République de Bayonne dans cette affaire.

Dans les groupes de victimes, l’optimisme n’est pas de mise. Jean-Pierre Martin-Vallas craint «un double langage» de la part de l’Église et que «les commissions mises en place servent à enterrer les affaires». De fait, la clé réside dans la manière dont elles vont fonctionner. «Chez les victimes, le temps de la sidération et du silence peut se prolonger des dizaines d’années, relève la théologienne Véronique Margron. Des victimes qui ont aujourd’hui plus de 80 ans n’ont jamais parlé. Pas mêmes à leurs conjoints. Elles se trouvent dans une détresse terrible. Beaucoup d’églises à l’étranger ont mis en place des numéros verts. Passer à ce stade en France était quasiment impossible jusqu’ici.»

L’Église en France est en retard sur la lutte contre la pédophilie des prêtres, et les victimes n’ont plus confiance en une hiérarchie qui a pris à la légère la dangerosité de ces prêtres pervers. Il va falloir faire mieux et sans doute se débarrasser d’une hiérarchie qui a été jusque là bien complaisante pour que les victimes retrouvent confiance en l’Église.

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Publié le 29 Avril 2016

Comme nous le montre Radio Vatican dans son article du jeudi 28 avril 2016 c’est l’une des lois les plus drastiques en matière de droits d’asile en Europe. Le Parlement autrichien a adopté mercredi 27 avril 2016 un projet de loi permettant de fermer la porte aux demandeurs d’asile, selon certaines circonstances. Il prévoit la possibilité de décréter un «état d’urgence» migratoire. Cette nouvelle loi a été adoptée sur fond de montée de l'extrême droite dans le pays qui a accueilli 90 000 demandes d'asile en 2015.

Élaborée depuis plusieurs mois malgré les protestations d’une partie de l’opposition, des ONG et de l’Église, le texte a été adopté avec 98 voix contre 67. Pour 2016, Vienne s’est fixé un plafond : 37 500 demandeurs d’asile. Or 18 000 sont déjà arrivés depuis janvier. Et parce que «l’Autriche ne peut pas accueillir toute la misère du monde» comme l'affirme son ministre de l’Intérieur Wolfgang Sobotka, les élus du pays ont décidé de restreindre le regroupement familial pour les migrants disposant d’une protection subsidiaire, un statut moins favorable que l’asile obtenu essentiellement par les Afghans.

Concernant le droit d’asile, il sera limité à trois ans, ou même pas accordé du tout. En effet, si l’État juge ses services dépassés par la situation (comment ? et selon quels critères, on ne sait pas), il se réserve le droit de décréter cet «état d’urgence» migratoire. Sous ce régime, tout migrant sera refoulé aux frontières, sans la possibilité de demander l’asile, même pour ceux qui viennent d’un pays en guerre, à moins qu’ils ne soient en mesure de prouver qu’ils sont persécutés par le pays d’où ils arrivent, l’Italie par exemple. Aujourd’hui aucun pays européen, à l’exception de la Hongrie, n’a adopté une telle disposition.

Pour les évêques autrichiens, il s’agit d’«une atteinte inacceptable au droit fondamental qu’est le droit d’asile». L’Église n’est pas la seule à critiquer la mesure. Les Verts, et même une partie des sociaux-démocrates au pouvoir se sont insurgés, obtenant un délai : le gouvernement limitera à deux ans la mise en œuvre de cette disposition. Le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a également immédiatement condamné le texte.

Jeudi 28 avril au matin, lors d'un discours devant le Parlement autrichien, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s'est dit «préoccupé par le fait que les pays européens adoptent aujourd'hui des politiques de plus en plus restrictives concernant l'immigration et les réfugiés». De telles politiques vont à l'encontre des «obligations des États» envers «le droit international, le droit humanitaire et le droit européen», a souligné M. Ban. «Je m'alarme de la montée de la xénophobie ici et ailleurs».

Avant même la victoire de l’extrême droite à la présidentielle de dimanche, l’Autriche, pays pourtant salué pour la générosité de son accueil à l’automne, avait durcit le ton. Cette semaine, 2,4 milliards d’euros supplémentaires ont été alloués aux forces de l’ordre pour «protéger» les frontières, contre 500 millions pour l’intégration des nouveaux venus dans la société autrichienne. Fin mai, l’Autriche prévoit aussi de construire une clôture à sa frontière avec l’Italie, au col du Brenner, le principal point de transit nord-sud à travers les Alpes.

La coalition gouvernementale cherche à stopper l’arrivée de l’extrême-droite au pouvoir qui fait de la guerre aux immigrés son cheval de bataille et a obtenu plus du tiers des suffrages au premier tour, et essaye de se montrer ferme sur la question de l’immigration, mais comme le montre les évêques autrichiens et Ban Ki Moon l’Autriche va perdre son âme à force de courir après l’extrême-droite et elle doit se réveiller pour montrer un autre exemple à l’Europe.

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Publié le 29 Avril 2016

skynews.com.au nous montre dans son article du mercredi 27 avril 2016 que trois anciens responsables de l'éducation catholique ont nié les allégations du cardinal George Pell qui disaient que leur bureau l’a trompé sur les activités d'un prêtre violent et sexuellement abusif.

L’ancien directeur Bureau de l'éducation catholique Mgr Thomas Doyle et son adjoint Peter Annett ont dit à commission royale sur les abus sexuels leur choc, leur déception et leur colère en entendant Mgr Pell alléguer que le bureau aurait retenu des informations sur le prêtre pédophile Peter Searson dans les années 1980.

Le cardinal Pell, qui était un évêque auxiliaire à Melbourne dans les années 80, a déclaré à la commission royale en mars que les responsables de l'éducation ont eu peur de lui raconter l'histoire complète sur le père Searson parce qu'ils savaient qu'il serait «décisif» et n’acceptait pas le statu quo. Dans son témoignage à Rome où il est maintenant le chef des finances du Vatican, Mgr Pell a également déclaré qu'il pensait que le bureau de l'éducation à l'époque protégeait Mgr Frank Little. Mais Mgr Doyle et d'autres témoins ont catégoriquement nié que ce fut le cas.

«Je ne suis pas d'accord avec cette preuve. Je ne suis pas d'accord que le Bureau de l'éducation catholique s’est destiné à tromper l'évêque Pell, donc je pense que sa déclaration est erronée», a déclaré Mgr Doyle à la commission mercredi. Il a été déçu par les prétentions du cardinal. «Je ne pense pas que c’est étaient vrai», dit-il. Le prêtre maintenant à la retraite a également déclaré que le bureau aurait souhaité l'aide de Mgr Pell pour éliminer le père Searson.

La commission a entendu des témoignages où le père Searson a menacé une petite fille en tenant un couteau sur sa poitrine, des enfants molestés sexuellement durant la confession et il a menacé des personnes avec une arme à feu. Le père Searson est mort en 2009 sans avoir été inculpé. Il a été suspendu de ses fonctions en 1997, un an après que Mgr Pell est devenu archevêque de Melbourne. La commission a également entendu que Mgr Little a ignoré les demandes répétées pour se débarrasser du père Searson.

M. Annett a déclaré mercredi, qu’à un moment de la fin des années 80 la priorité numéro un pour le bureau était d'obtenir le renvoi du père Searson de la paroisse. «J'aurais pensé notre personnel serait tout à fait franc avec Mgr Pell et que nous l’encouragerons à prendre des mesures s‘il en avait besoin», a-t-il dit. Il a admit avoir eu «un choc» sur ce qu'a dit Mgr Pell à Rome. «Je suis déçu et peut-être en colère, mais certainement très déçu», a déclaré M. Annett.

M. Annett, Mgr Doyle et ancien conseiller pédagogique Allan Dooley disent qu'il n'y a jamais eu aucune instruction de conserver les informations de l'évêque auxiliaire Mgr Pell. Un quatrième témoin, ancien fonctionnaire de l'éducation Catherine Briant qui en 1989 a succédé à M. Dooley comme une agente de zone responsable de Doveton, a déclaré qu'elle n'a pas été informée des problèmes à l’Holy Family school. Elle a traité les plaintes, elle a eue le droit à de l'intimidation et du harcèlement personnel. Elle n'a eu aucun traitant avec Mgr Pell, on ne lui a jamais demandé de garder l'information à son encontre, dit-elle.

Mgr Pell voit sa défense voler en éclat, et il ne peut plus faire croire qu’il ignorait que le père Pearson abusait d’enfants, maintenant le pape François doit le pousser à la démission pour montrer l’exemple de la «tolérance zéro» qu’il prône, surtout que ce dernier est l’un de ses plus grand opposants à la curie.

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Publié le 28 Avril 2016

L'Église catholique de nouveau confrontée à un scandale de pédophilie. Alors que le diocèse de Lyon est fragilisé depuis plusieurs mois, c'est cette fois un prêtre du diocèse de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) qui est mis en cause pour des faits de pédophilie remontant à 1990. Il vient d'être suspendu de toute fonction ecclésiastique, a-t-on appris auprès du Parquet de Bayonne. C'est la mère de l'une des victimes, un adolescent à l'époque, par ailleurs neveu du prêtre, qui a porté plainte auprès du parquet de Clermont-Ferrand, la famille y résidant aujourd'hui.

L'évêque de Bayonne, Mgr Marc Aillet, connu pour ses positions conservatrices et qui mène une croisade contre l'avortement, a indiqué mercredi soir, dans une lettre à ses "chers diocésains", qu'il avait signalé l'affaire au parquet de Bayonne. Le procureur adjoint, Marc Marié, a confirmé la réception d'une lettre de signalement de l'évêque, datée du 15 avril. "Le courrier de l'évêque dénonce des faits susceptibles de relever d'un caractère pénal, mais il est encore trop tôt pour le dire", a-t-il indiqué.

L'envoie de ce courrier intervient trois jours seulement après la conférence des évêques de France, le 12 avril, consacrée à la thématique ultra-sensible des cas de pédophilie en son sein. Dans ce dossier le cardinal-archevêque de Lyon, Mgr Philippe Barbarin, avec d'autres religieux, est visé par deux enquêtes pour non-dénonciation d'agressions sexuelles. Mgr Barbarin nie avoir couvert de tels faits.

Le prêtre mise en cause, l'abbé Jean-François Sarramagnan, qui a fait deux tentatives de suicide, indique l'évêché, en 1991 et en 2007, avait été une première fois suspendu par l'ancien évêque de Bayonne, Mgr Pierre Molères, prédécesseur de Mgr Aillet, et "exfiltré" en 2008 et 2009 à l'abbaye Notre-Dame de Tournay (Hautes-Pyrénées), près de Lourdes, où il suivait une thérapie.

Après l'avoir rencontré en 2009 au cours d'un entretien dans lequel le prêtre l'informe personnellement, "avec loyauté", précise l'évêque, des faits de pédophilie, Mgr Aillet le réintègre en 2010 dans le circuit ecclésiastique et le nomme prêtre coopérateur à mi-temps à la paroisse de Saint-Pierre-Nive-Adour et Saint-Pierre-d'Irube, près de Bayonne, et adjoint du directeur diocésain, chargé de la pastorale auprès des adultes. Selon l'évêque, "il était entendu qu'il n'aurait pas de responsabilité directe auprès d'enfants et de jeunes. Nous nous rencontrions régulièrement pour faire le point sur ces mesures de prudence et de vigilance". Selon des informations non-confirmées, le prêtre aurait été de nouveau admis à l'abbaye de Tournay.

Pour ne rien arranger on apprend sur 20minutes.fr ce jeudi que Mgr Mansour Labaky, connu pour son action en faveur des victimes et des orphelins de la guerre du Liban et la création d’un orphelinat à Douvres-la-Délivrande (Calvados) en 1991, fait l’objet d’une plainte pour viols et agressions sexuelles sur mineure de moins de 15 ans par personne ayant autorité, révèle Normandie-actu, confirmant les poursuites annoncées par La Croix. Selon les informations de Normandie-actu, un mandat d’arrêt a été émis. L’enquête sur les agissements présumés de ce prêtre de 76 ans a été ouverte par le parquet de Caen. Deux autres victimes présumées ont dénoncé des faits similaires, sans se constituer encore partie civile.

Ces plaintes visent des faits remontant au début des années 1990. Le prêtre, qui a dirigé l’orphelinat jusqu’en 1998, aurait abusé d’une jeune française placée sous garde, et âgée de 13 ans au moment des faits. «Ses petites camarades l’avaient prévenue, elles lui avaient dit de ne surtout pas prévenir lorsqu’elle aurait ses premières règles. Mais après l’indiscrétion de l’une d’elles, le Père Labaky l’a violée», selon Me Solange Doumic, avocate des victimes présumées, citée par La Croix.

Le père Labaky a déjà été condamné au Vatican pour «crimes sexuels sur mineures de moins de 15 ans», par décret du 23 avril 2012 confirmé le 19 juin 2013. Ce décret, dont La Croix s’est procuré des extraits, relevait que le comportement du prêtre est «systématique, ne se limitant pas qu’à une seule victime».

«En ce moment, au Liban, Mansour Labaky continue de rencontrer des gens, de parler dans les médias et sans doute à commettre les agressions sexuelles dont il a été coutumier. Ça n’avance toujours pas, c’est inadmissible», a expliqué Solange Doumic voilà plusieurs semaines à RTL. Depuis 2012, le prêtre a été convoqué quatre fois par la justice française. Soutenu par l’Église de son pays, Mansour Labaky a fait valoir que son âge et son état de santé ne lui permettent pas de se rendre en France, certificat médical à l’appui, précise La Croix. L’avocate des victimes présumées demande, elle, que l’homme soit renvoyé aux assises et juger en son absence.

Les affaires portant sur les prêtres pédophiles se généralisent et permettent de mettre fin à une omerta dans l’Église sur ces affaires. Après tout le linge sale, ne peut pas se laver seul, quelquefois on peut avoir besoin d’aide.

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Publié le 28 Avril 2016

Les manifestations du 28 avril, un avant–goût du 1er mai ?

Une nouvelle journée de manifestation contre la loi travail a mobilisé aujourd’hui l'intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl, UNL) pour le retrait de cette réforme trop favorable aux employeurs plutôt qu’aux travailleurs. L’objectif est de faire pression sur le gouvernement avant le 3 mai, date du début du débat parlementaire qui va durer plusieurs semaines. Le prochain rendez-vous de mobilisation est prévu trois jours plus tard, le 1er mai, lors du traditionnel défilé célébrant la fête du travail.

Les grèves dans les transports ont été limitées puisque 20 % des vols ont été annulés à Orly, avec quelques retards à Orly et Roissy, le RER B a été perturbé, mais 90 % des trains SNCF ont assurés sur l'ensemble du pays. Les quotidiens nationaux étaient absents des kiosques, en raison d'une grève des imprimeries. Les préfectures font état de plus d'une quinzaine de lycées bloqués, totalement ou partiellement, à travers le pays comme nous le montre LeMonde.fr.

La mobilisation est plutôt bonne surtout en cette période de vacance : 20 000 personnes à Nantes, 15 000 à Rennes, 4000 à Clermont-Ferrand, 12 000 à Toulouse, 75 000 ou 30 000 à Marseille, 10 000 à Bordeaux, 10 000 à Grenoble, 15 000 à Lyon, 15 000 au Havre, 15 000 à Rouen, 15 000 à Lille, 3000 à Metz, et 60 000 à Paris. Les manifestants seraient plus de 50 000.

Des échauffourées ont éclaté dans plusieurs villes jeudi, notamment à Nantes, Rennes ou Lyon. Malheureusement ces casseurs ne sont que des militants radicaux qui ne cherchent que l’affrontement contre la police et n’en ont que faire de l’opposition à la loi travail. Malheureusement les CRS qui veulent protéger les manifestants et ces derniers sont pris entre deux feux : 24 policiers blessés et un jeune homme de 20 ans pourrait perdre son œil. Le gouvernement peut remercier les «idiots utiles» que sont les casseurs puisqu’ils aident le gouvernement et les médias à saper considérablement le mouvement contre la loi travail.

Espérons que le 1er mai, la situation sera meilleure car la mobilisation aura sans doute plus de poids le jour de la fête du travail, un jour où la lutte contre une réforme du droit du travail profitant au patronat sera vu un grand symbole.

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