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Publié le 15 Mars 2017

LePoint.fr nous apprend le mardi 14 mars 2017 que ce sont cinq organisations chrétiennes qui sont à l'origine de ce projet d'"accueil solidaire". 500 Syriens réfugiés au Liban devraient arriver en France.

 

Un protocole d'accord pour l'accueil en France de 500 réfugiés syriens en provenance du Liban a été signé mardi à l'Élysée. François Hollande a vu dans cet accueil un message contre "l'intolérance". Ce protocole a été paraphé, en présence du président de la République, par le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux et le secrétaire d'État au Développement Jean-Marie Le Guen. La signature associe les responsables des cinq organisations chrétiennes qui portent ce projet d'"accueil solidaire", trois structures catholiques (communauté de Sant'Egidio, Conférence des évêques de France, Secours catholique-Caritas) et deux protestantes (Fédération protestante de France et Fédération de l'entraide protestante).

 

La France est le deuxième pays européen, après l'Italie, à mettre en œuvre cette initiative imaginée par Sant'Egidio de "couloirs humanitaires" aériens destinés à éviter les "voyages de la mort" en Méditerranée d'exilés fuyant la guerre en Syrie. Le dispositif, qui doit durer 18 mois avec de premières arrivées espérées fin avril, est autofinancé par les organisations chrétiennes, l'État agissant pour sa part principalement sur les délais d'octroi du visa et du statut de réfugié. "Ce protocole confirme que dans une République laïque des collaborations fructueuses avec les Églises sont possibles et même sont souhaitées", a souligné François Hollande, qui s'est réjoui d'un accueil "sans distinction" de religion, le seul critère retenu étant celui de la "vulnérabilité" des personnes (âgées, malades, isolées, etc.).

 

À quarante jours du premier tour de l'élection présidentielle, le président sortant a opposé la "générosité" de cette initiative à "l'intolérance", qui consiste à "utiliser les peurs pour empêcher qu'il y ait cette solidarité qui est finalement celle d'une nation comme la France". "Cette intolérance n'est pas celle du peuple, même si parfois il peut être emporté. Elle est celle de ceux ou celles qui prétendent le représenter et qui pensent parler en son nom quand ils expriment, comme le disait Victor Hugo, non pas le bruit du peuple mais la fureur de la foule", a-t-il poursuivi.

 

Le visa d'asile, spécificité française, a déjà bénéficié à 4200 Syriens depuis 2012 et 4700 Irakiens depuis 2014, selon le ministère de l'Intérieur. La France a aussi accueilli 3000 personnes déplacées depuis des camps au Proche-Orient l'an dernier via la "réinstallation", et près de 3000 demandeurs d'asile aussi par le biais du programme européen de "relocalisation" depuis la Grèce ou l'Italie.

 

C’est une excellente nouvelle que de savoir que la France va disposer de couloirs humanitaires pour accueillir des réfugiés syriens à travers des «collaborations fructueuses» entre la République laïque et les Églises afin de permettre l’accueil puis l’intégration sécurisée de 500 migrants syriens vulnérables.

 

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Publié le 14 Mars 2017

En ce mardi 14 mars 2017 la valse des traîtres commence avec le parjure Manuel Valls qui avait promis de soutenir le candidat à la primaire de la gauche Benoît Hamon. Il ne lui donnera pas son parrainage dont il n’avait pas besoin, ce qui n’est pas une surprise. Ensuite, il réunit ses proches ce mardi pour sans doute leur laisser la liberté de voter pour Macron. Là, encore ils vont à l’encontre du PS qui a promis de soutenir le vainqueur de la primaire.

 

Pourtant, Benoît Hamon a déjà donné beaucoup de gages aux socialistes légitimistes, soutiens du président de la République, et au PRG en leur donnant des propositions sur les PME. Il assume aussi avoir un projet politique qui attrape à bras le corps la question de la transition écologique ou du nouveau rapport au travail. Une centaine d’élus bretons parmi lesquels Marylise Lebranchu appelleront les électeurs dans une tribune dimanche à se rassembler autour de Benoît Hamon.

 

Jean-Christophe Cambadélis confirme que ceux qui soutiendront Macron ne feront pas partie du PS aux prochaines élections. Gérard Filoche pour l’aider lui adonné la liste d’au moins 300 élus socialistes qui soutiennent Emmanuel Macron. Benoît Hamon a ses frondeurs au PS, mais il n’abandonne pas, et les militants socialistes commencent à être exaspérés par ces retournements de veste socialistes. Il fera sans les ministres qui sanglotent. Le vote utile tellement mis en avant pour Macron risque de devenir sa faiblesse, car les sociaux libéraux et les ministres le soutiendront pour continuer la politique social libérale qui a été humiliée lors des élections municipales de 2014, départementales de 2015 et régionales de 2015.

 

Une bonne nouvelle, Jean-Luc Mélenchon vient d’obtenir 666 parrainage (j’espère que ce chiffre changera, car on pourrait lui faire un mauvais procès avec) pour se présenter à la présidentielle et souhaite interdire les sondages d’intention de vote 60 jours avant les élections mais aussi les rendre plus rigoureux, tandis que Jacques Cheminade en obtient 469 et Jean Lasalle 453, et pourraient se présenter, alors que Philippe Poutou n’est pour l’instant qu’à 350 parrainages.

 

Mais tout le monde oublie de parler du programme économique de François Fillon qui promet la suppression des de 500 000 emplois publics et de l’ISF, la fin des 35 heures, de refaire le code du travail et de réformer l’assurance maladie, sans oublier la baisse de charges aux entreprises. Ils sont trop occupés actuellement à se centrer sur ses affaires. Et si vous pensiez en avoir fini avec l’affaire Fillon, François Fillon vient d’être mis en examen pour détournement de fonds public, complicité et recel de détournement de fonds publics, complicité et recel d’abus de biens sociaux et manquement aux obligations de déclaration devant la Haute autorité pour la transparence de la vie publique de l'Assemblée nationale.

 

Ensuite, la candidate soit disant antisystème, Marine Le Pen fait l’objet de deux procédures pour avoir sous évalué ses biens, qu’elle détient en commun avec son père, Jean-Marie Lepen. Enfin, Anticor (L’association de lutte contre la corruption) saisit la Haute Autorité pour la transparence pour vérifier la déclaration de patrimoine d’Emmanuel Macron. Il avait touché entre 2009 et 2014 2,8 millions d’euros, et il a déclaré un patrimoine d’1,2 million d’euros et d’un endettement de 1 million d’euros, soit seulement 200 000 euros de patrimoine net. Ce qui n’est pas très cohérent pour Anticor.

 

Cette élection risque d’être serrée comme le montre cette élection test que vont être les législatives aux Pays-Bas, qui auront lieu le 15 mars, et où 28 partis s’affrontent, risque de voir une montée du populisme puisque dans le dernier sondage le Parti pour la Liberté de Geert Wilders et passé devant le Parti populaire libéral et démocrate du Premier ministre libéral Mark Rutte, pour éviter cela le candidat écologiste Jesse Klaver, qui se présente comme l’antidote à la xénophobie, n’a pas tort d’appeler les partis de gauche à une coalition pour éviter une arrivée des libéraux au pouvoir.

 

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Publié le 11 Mars 2017

Dans son article du vendredi 10 mars 2017 AICA.org nous montre que les prêtres qui vivent dans les vila miseria, les bidonvilles et les établissements porteños (portuaires) de l’agglomération provinciale de Buenos Aires ont exprimé leur préoccupation à propos de la décision des autorités nationales de resserrer les lois sur l'immigration et la citoyenneté, étant donné que cela aura des «conséquences discriminatoires» et incitera «au racisme et à la xénophobie».

 

D’après les prêtres, les narcotrafiquants, les criminels, les terroristes et les criminels, n’entrent pas dans les contrôles d'immigration, puisqu’ils ne pénètrent pas les contrôles officiels. Le resserrement des mesures d'immigration n’est pas contre les criminels, mais contre des familles travailleuses.

 

Les prêtres des villas perçoivent que les mesures imposées par les autorités nationales peuvent «approfondir la fragmentation de notre pays, détruire notre rêve national pour le peuple, et en nous laissant de nous avec des horizons divisés et auto fragmenté, des groupes référentiels».

 

«Au lieu de positions discriminatoires, xénophobes et racistes, notre peuple tient des réserves morales qui nous invitent à la solidarité et à l'hospitalité», ont-ils ont souligné, et ils font valoir : «Nous préférons la législation qui ne se concentre pas beaucoup sur la peine, mais qui essaye de diriger tout le potentiel des migrants pour le bien commun de notre nation».

 

Le document comprend également des «approches» à la question de la migration dans l'Écriture, l'histoire du magistère et de l'Argentine.

 

Les prêtres des bidonvilles vont plus loin et pensent à convenir d'un document avec la position de la Commission interaméricaine des droits de l'homme. Comme dans tous les pays, on cherche à s’en prendre aux immigrés pour la poursuite à courte vue d’un l'impact auprès des médias et des gains politiques futurs. Dommage, il serait plus judicieux de voir la politique à long terme et d’arrêter de chercher des boucs émissaires.

 

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Publié le 11 Mars 2017

Benoît Hamon fait face à la fronde de l’aile droite du PS et aux médias qui semblent vouloir qu’il ne se qualifie pas au second tour en choisissant le néolibéral Emmanuel Macron. Dernière opération médiatique en date, dire que le meeting du Havre a eu moins de personnes que celui d’Emmanuel Macron. Ce n’est pas le nombre de place à un meeting ou des sondages qui font voter les gens. Il faut bien choisir, car celui qu’on croit l’homme providentiel finit toujours par décevoir.

 

Les exemples qui montre que la politique que va mener Emmanuel Macron risque de renforcer les populismes sont nombreux. Mais le plus intéressant est celui de Mateo Renzi, qui se prétendait social démocrate. Son «Jobs Act» a introduit la soit disant flexisécurité qui a permis le licenciement abusif des employés tout en ignorant les syndicats et l’aile gauche de son parti. Avec un chômage qui est passé à 11,7 % des actifs et une croissance à 0,7 %, le résultat de cette politique est plus que mitigé et n’a pas fait revenir d’emploi, sans oublier une dette publique passée à 130 % du PIB. Le résultat de cette politique est la montée des populismes en Italie à travers le mouvement Cinq Etoiles. Enfin, pour ceux qui ne voient pas cette proximité entre Renzi et Macron, le premier s’est inspiré de ce dernier avec "incammino2017.it", mais n’a réussi qu’à diviser le Parti Démocrate, qui a vu se former le mouvement Démocrates et progressistes (DP) pour rénover le «centre gauche».

 

Ensuite ceux qui sont tenté par Jean-Luc Mélenchon devraient réfléchir. L’exemple de Christina Kirchner en Argentine est parlant. Cristina Kirchner au pouvoir de 2007 à 2015, a mené une politique protectionniste permettant une forte dévaluation de la monnaie tandis que l’on ne peut plus rien vendre dans le pays sans accord de l’État, ce qui se double par une limitation des importations et une fiscalité élevée. Le bilan est un pays qui connaît une forte inflation, un déficit budgétaire important et une économie au bord de la récession. La misère n’a pas disparu, elle est ajustée par une forte protection sociale mais qui ne peut rien faire face à l’augmentation des prix et le gouvernement manipule aussi les chiffes des taux d’inflation et ceux de la pauvreté pour faire croire aux bons résultats de sa politique économique. Enfin, la corruption a permis aux Kirchner et à leurs proches de s’enrichir. Le résultat du kirchnérisme est l’arrivée au pouvoir de Mauricio Macri en 2015 un homme de droite néolibéral qui met en place une politique d’austérité et favorable au patronat dont les grands déficitaires sont le peuple argentin.

 

Ensuite Marine Le Pen qui nous mettra en avant dans une politique ingouvernable. Elle prend pour modèle Donald Trump qui s’est fait élire président des États-Unis en tapant sur les plus faibles (immigrés et réfugiés) pour drainer une majorité contre eux et détourner l'attention des vraies causes des problèmes. Le nouveau titulaire de la Maison Blanche veut aussi d’en finir avec l’Obamacare rendant les soins abordables, de suspendre l'entrée aux États-Unis des ressortissants de sept pays, des réfugiés et des immigrés sans-papiers, tout en attaquant les accords commerciaux des États-Unis et les programmes de protection de l'environnement. Sans oublier des allègements fiscaux aux milliardaires et des coupes dévastatrices pour les programmes qui influent sur la classe moyenne. Il prend également une stratégie consciente de mensonges en dénigrant les institutions publiques clés, les médias grand public et les juges. Le résultat est que Trump a une forte résistance contre lui et se retrouve avec un pays divisé.

 

Enfin, ceux qui sont tentés par le vote Fillon, cela mérite réflexion. L’exemple britannique du Premier ministre David Cameron est des plus intéressants. Il a mis en place une austérité drastique qui a permise la baisse du chômage par la précarité de l’emploi à travers le fameux contrat zéro heure, qui n’assure aucune heure de travail, avec une réduction des prestations sociales et des coupes budgétaires doublées par la privatisation de la santé, de l’éducation et du logement. Le résultat de cette politique est la montée du parti d’extrême droite Ukip et le Brexit qui a fait sortir le Royaume-Uni de l’UE.

 

Benoît Hamon lui a choisit comme modèle Bernie Sanders qui veut une politique de solidarité, de générosité et d’intégration. Il veut reconquérir les déçus du gouvernement pseudo-socialiste de François Hollande. Bernie Sanders comme lui a le souci des salaires, des conditions de vie des travailleurs ou des étudiants et comme lui Benoît Hamon pense qu’il est nécessaire de procéder à un tournant dans la ligne économique et sociale du Parti démocrate américain et des partis sociaux-démocrates européens. Benoît Hamon souhaite mettre la question sociale au centre de la présidentielle de 2017. Cette question a été délaissée. Pour mettre en avant un modèle social démocrate qui marche, il prend exemple sur le Portugal où le PS a trouvé un compromis avec le PC et le Bloc de gauche pour augmenter le pouvoir d’achat, le soutien aux petites et moyennes entreprises et la lutte contre le chômage. La gauche radicale a aussi accepté de respecter les traités européens. Dommage que la France insoumise comparé à EELV n’a pas su aller vers cette approche.

 

Les États-Unis montrent à travers l’exemple d’Hilary Clinton qui gagna les primaires démocrates favorisée par le Parti démocrate et les médias face à Bernie Sanders, ce qui entraîna sa défaite face à Donald Trump, vu que les experts politiques la donnaient de droite comme de gauche (on a un candidat qui se dit ni de droite ni de gauche, Emmanuel Macron), ce qui ne donna aucun élan à sa campagne électorale. Les journalistes durant cette période n’avaient pas fait preuve de déontologie et ne s’étaient pas rendu compte que les électeurs de Bernie Sanders n’auraient jamais voté pour Hilary Clinton trop proche des marchés. Il est à craindre que nos chers journalistes et instituts de sondages fassent la même erreur, car il est difficilement concevable de voir les électeurs de Benoît Hamon et de Jean-Luc Mélenchon voter Emmanuel Macron. Agiter le vote utile finit par être inaudible.

 

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Publié le 9 Mars 2017

En ce jeudi 9 mars 2017, Benoît Hamon peut encore compter sur le soutien de Najat Vallaud-Belkacem qui a fait des reproches à Emmanuel Macron qui selon elle voudrait revenir sur la réforme des rythmes scolaires et celui du Premier Ministre Bernard Cazeneuve venu à son QG pour le soutenir et lui demander de rassembler toute sa famille politique. Espérons que ce soir, L’Emission politique, sur France 2 lui permettra de convaincre les hésitants.

 

Il en a bien besoin, car les réformateurs du PS étaient prêts dans une tribune à rallier Emmanuel Macron. Ces derniers ont démentis, car Jean-Christophe Cambadélis a appelé le PS à être derrière Benoît Hamon et ne gardera pas ceux qui veulent faire l’aventure Macron. La peur de perdre sa place de député est bien plus forte. Jean-Yves Le Drihan pourrait aussi rejoindre Emmanuel Macron, mais François Hollande lui aurait dit d’attendre. Et Claude Bartolone ne cache plus qu’il votera pour Emmanuel Macron dès le 1er tour si selon lui la démocratie est en danger, ou sa place de député.

 

Emmanuel Macron en rencontrant aujourd’hui Michael Bloomberg, huitième fortune mondial et ancien maire républicain de New York, montre tel que l’a confié ce matin Yannick Jadot qu’il «n'est pas le rempart à Marine Le Pen aujourd'hui, il en est le marchepied.» Encore plus, quand sa vision du travail veut supprimer le paritarisme et réduire le rôle des syndicats au cadre des métiers.

 

À droite, François Fillon reprend sa campagne en obtenant le soutien de l’UDI en leur offrant 96 places de députés, et en nommant une nouvelle équipe, avec François Baroin, qui s’occupe du rassemblement politique, Bruneau Retailleau et Christian Jacob comme coordinateurs de la campagne, et Luc Chatel, porte-parole et président des comités de soutien.

 

Pendant ce temps Jean-Luc Mélenchon tarde à réunir ses parrainages, le PCF lui met la pression pour enlever les candidats de la France insoumise qu’on pourrait présenter dans leurs circonscriptions, et Olivier Besancenot a lancé un appel solennel aux maires pour que les élus locaux donnent à Philippe Poutou du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) les parrainages nécessaires.

 

Il y a une chose où les Jeunes avec Hamon n’ont pas tort, ce n'est à la fin du match qu'on connaît le vainqueur. On déclare actuellement trop vite le vainqueur à coup de sondages. Attention, à ne pas avoir une mauvaise surprise électorale.

 

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Publié le 7 Mars 2017

RTP.pt dans son article du lundi 6 mars 2017 nous montre que le groupe catholique international «Nous sommes l’Église» appelle le pape François à remplacer le cardinal qui dirige la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, dans la séquence d’accusation contre les hauts fonctionnaires du Vatican pour la blocage de la réforme contre la pédophilie.

 

Dans le communiqué, le groupe international appelle à mettre à sa place quelqu’un qui introduit plus de transparence, de justice et de compassion dans la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Cette demande surgit après la démission de Marie Collins, victime durant son enfance d’abus sexuel de la part d’un prêtre, de la Commission de protection des mineurs.

 

«Nous sommes l’Église» accuse actuellement la Congrégation dirigée par le cardinal Müller de se récuser afin de «changer les procédures pour enquêter sur les prêtres».

 

«Nous sommes l’Église» voit de plus en plus le peu d’empressement en haut de l’Église pour répondre aux victimes des prêtres pédophiles, il serait donc souhaitable de remplacer tous ceux qui ne veulent pas d’une réforme contre la pédophilie. Les mots sans actes sont peu de choses.

 

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Publié le 6 Mars 2017

Joshua J. McElwee dans son article du lundi 6 mars 2017 pour NCRonline.org nous montre que le chef de la congrégation doctrinale du Vatican a défendu le refus apparent de son bureau der répondre aux lettres de victimes d'abus sexuels du clergé, une décision qui a conduit la seule survivante d’un abus sexuel dans la commission pontificale à démissionner de son poste.

Le cardinal Gerhard Muller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, dit dans une nouvelle interview, que c’est «un malentendu» de penser que son bureau «pourrait faire face à tous les diocèses et les ordres religieux dans le monde.»

«Il est bon que le contact personnel avec les victimes doit être fait par les pasteurs dans leur région», a déclaré Mgr Müller dans une interview dimanche avec le journal italien Corriere della Sera. «Quand une lettre arrive, nous demandons toujours à l'évêque qu'il puisse prendre le soin pastoral de la victime, et la clarification que la Congrégation fera tout ce qui est possible pour lui donner justice.»

Selon lui, la congrégation répond aux lettres, et les cardinaux du Vatican, «ne respecteraient pas le principe légitime de l'autonomie diocésaine et de la subsidiarité.»

Le cardinal semble aussi révéler que plusieurs dicastères du Vatican ont résisté à la mise en œuvre d'une décision du pape François en 2015 pour créer un nouveau tribunal pour juger les évêques qui agissent de façon inappropriée dans les cas d'abus sexuels. Dans l'interview, le cardinal Müller nous dit que le tribunal, qui a été approuvé par le pape, est un «projet» ou «plan» pour l'action contre la pédophilie.

Un autre officiel du Vatican a répondu à la démission de Collins d'une manière différente. Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Vatican, a dénoncé ce qu'il a appelé une résistance «honteuse» aux initiatives du pape de la part de certains dicastères du Vatican.

Cette démission de Marie Collins aurait du secouer l’arbre, mais malheureusement il y a une grand résistance de la part des dicastères du Vatican pour enfin régler le cas des prêtres pédophiles. Le pape devrait sans doute faire le ménage pour répondre aux victimes.

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Publié le 6 Mars 2017

Le LIVE POLITIQUE de LCI.fr, le LIVE Affaire Fillon dans LeMonde.fr et le DIRECT ÉLYSÉE 2017 de BFMTV.com du dimanche 5 mars 2017 nous montrent que beaucoup de monde, de 40000 à 200 000 personnes selon les sources, présent malgré une pluie battante sur Paris et la place du Trocadéro, le rassemblement des soutiens à François Fillon, organisé avec le concours de Sens commun, émanation politique de La Manif pour tous, semble être une réussite. Une démonstration de force, alors que dans les coulisses de la droite les réunions se multiplient et qu'un comité politique pour "évaluer la situation" est prévu lundi. Alors que François Fillon a rassemblé ses soutiens au Trocadéro, une contre-manifestation s’est déroulé en même temps place de la République. Comme le montre la page Twitter de Nuit Debout, des centaines de personnes ont dit stop à la corruption avec des casseroles et ont fait une ovation pour les juges. Invité dimanche soir au journal télévisé de France 2, Fillon a exclu de retirer sa candidature à la présidentielle, affirmant que "personne ne peut aujourd'hui l'empêcher d'être candidat". Peu après l'intervention de François Fillon au journal télévisé de France 2, Alain Juppé vient d'annoncer sur Twitter qu'il ferait une déclaration à la presse demain à Bordeaux, à 10 h 30, avant même le comité politique du parti Les Républicains (LR) qui se réunira à 18 heures. Plusieurs parlementaires LR ont déjà appelé les élus à parrainer M. Juppé en vue de la présidentielle pour remplacer la candidature de M. Fillon. François Fillon veut proposer "dans les prochains jours" une nouvelle équipe de campagne. Mais, trois ténors des Républicains, Estrosi, Pécresse, et Bertrand, souhaitent le rencontrer ce lundi pour le convaincre d’une «sortie respectueuse». LeMonde.fr nous apprend que ce lundi 6 mars dans son LIVE Présidentielles 2017 que dans un communiqué Nicolas Sarkozy propose une réunion avec François Fillon et Alain Juppé "pour trouver une voie de sortie".

 

francetvinfo.fr dans son DIRECT Affaire Fillon de ce lundi nous montre qu’Alain Juppé, qu'une partie de la droite presse de prendre la place du candidat des Républicains dans la course à l'Elysée, a annoncé qu'il ne sera "pas candidat à la présidence de la République", lors d'une déclaration lundi 6 mars, depuis la mairie de Bordeaux (Gironde). Estimant que François Fillon avait "un boulevard devant lui", après sa victoire à la primaire de la droite, "quel gâchis", a commenté Alain Juppé. "Le déclenchement de la justice et son système de défense ont conduit François Fillon dans une impasse." "Je ne suis pas en mesure de réaliser le nécessaire rassemblement, je ne serai pas candidat à la présidence de la République", a indiqué Alain Juppé, indiquant qu'"à [ses] yeux la condition sine qua non du succès, c'est le rassemblement le plus large." "Pour moi, il est trop tard. Mais il n'est jamais trop tard pour la France", a-t-il ajouté.

 

Enfin, pour répondre à ceux qui disent que Benoît Hamon aurait volé le programme de la France insoumise, c’est qu’ils ne connaissent pas les états généraux du socialisme et les motions du PS. Ils découvriraient que Hamon faisait partie des frondeurs qui réunissait tous les détracteurs socialistes de la politique économique du gouvernement Valls, allant de Christian Paul à Benoît Hamon en passant par Aurélie Filipetti et Gérard Filoche, qui en 2014 lors des états généraux du socialisme avaient déjà leur programme politique dès 2014 appelé "Vive la gauche", qui souhaitait un retour à un rythme de réduction des dépenses publiques plus adapté à la conjoncture économique, le ciblage des aides aux entreprises sur les secteurs réellement exposés à la concurrence et sur les entreprises qui s'engagent, la réutilisation des sommes correspondantes pour soutenir massivement la consommation populaire, l'investissement des collectivités locales et des programmes pour l'emploi des jeunes et de chômeurs de longue durée.

 

Ensuite le collectif était pour la mise en place de la grande réforme fiscale annoncée avant 2012, une réforme fondée en priorité sur la progressivité de la CSG, qui permettrait à la fois de rendre durablement du pouvoir d'achat aux couches populaires et moyennes et d'avancer vers un système de prélèvements enfin juste, et sur l'Europe, le collectif estime que Paris doit prendre ses responsabilités en réclamant clairement la sortie de la logique d'austérité généralisée et absurde dans laquelle nous enferme le dogme des 3% et en proposant une révision du Pacte du stabilité favorable aux investissements d'avenir. Enfin, le collectif, jugeant la Vème République "usée", réclame que le PS "se saisisse pleinement" de la "question des institutions à travers une convention". Il propose de "remettre en question tout ce qui affaiblit la démocratie : l'article 49-3 de la Constitution, le droit de dissolution et toutes les procédures qui affaiblissent nos délibérations et le Parlement". Il prévient qu'il n'accepte plus "la relégation permanente du Parlement, allant au-delà de la lettre de la Constitution, et entretenue par une injonction permanente invitant les députés de la majorité à voter les yeux fermés et à n'exercer leur droit d'amendement que dans les limites étroites concédées par l'exécutif".

 

Benoît Hamon doit aussi une partie de son programme à la motion B en 2015, qui dénonce le positionnement social libéral du gouvernement mettant en avant l'éco-socialisme, car c'est le sens que prennent la plupart des grandes transformations en cours pour les frondeurs, avec une puissance publique forte, constructrice et régulatrice, et elle sera une réponse à la défaillance démocratique nationale, une alternative crédible à la tentation sociale-libérale. La motion B proposait des mesures de "pouvoir d'achat" : augmentation du Smic, "dégel du point d'indice des fonctionnaires", et "amélioration de l'indemnisation chômage". Elle entendait relancer l’activité par une révision des aides aux entreprises, une augmentation du pouvoir d’achat des ménages, la mise en place d’un «Plan République» sur les services publics, et la création d’une nouvelle loi bancaire. Les frondeurs reprenaient aussi des mesures d’autres motions comme celles de la motion C qui proposait le revenu universel, des mesures de redistribution pour les classes moyennes, la revalorisation de minima sociaux et la promotion d’une «économie verte», et celle de la motion D qui proposait que les aides publiques aux entreprises "soient soumises à des contreparties en terme d'emploi", Cette motion entendait mettre en place «un seuil de pauvreté écologique» et une fiscalité verte, elle souhaitait également faire des PME les principaux bénéficiaires du CICE. Pour eux, la taxe sur les transactions financières au niveau européen doit redevenir «un combat prioritaire». Jean-Luc Mélenchon avait soutenu la motion B, ce qu’il a oublié depuis.

 

Ensuite en 2016, les frondeurs opposés à loi travail ont mis en avant les réformes nécessaires pour protéger les travailleurs après avoir auditionné les syndicats s’opposant à cette loi que sont la CGT, FO, Unef et UNL, qui mettaient en place un soutien au pouvoir d'achat des classes populaires et moyennes, et à l'investissement des collectivités. Des "mesures ciblées" accompagneraient ce plan, tel un soutien à l'emploi associatif ou l'amélioration des conditions du chômage partiel. Les frondeurs voulaient aussi "construire un marché du travail plus efficace et un Code du travail plus protecteur", notamment via une "sur-cotisation" des contrats de travail courts et précaires, et en "relançant une dynamique de partage du temps de travail". Selon ces élus, "les 35 heures doivent être renforcées en fixant un plancher de majoration des heures supplémentaires de 25%, et 50% à partir de la 7e heure". Ils désiraient aussi un passage aux 32 heures de travail hebdomadaires. En outre, ils souhaitent "une véritable sécurité sociale professionnelle, dans le cadre d'une protection sociale refondée", et "redynamiser le syndicalisme". Les frondeurs n’ont pas eu besoin de la France insoumise pour faire leur programme, ils avaient déjà le matériel sur place.

 

C’est dommage car la France insoumise aurait eu beaucoup à gagner dans cette alliance, car comme l’a montré hier Europe1.fr dans son article «Des écologistes EELV intègrent l'équipe de campagne de Hamon», quelques jours après avoir retiré sa candidature à la présidentielle pour soutenir Benoît Hamon, Yannick Jadot a intégré l'équipe de campagne du candidat, selon le dernier organigramme publié dimanche par le candidat socialiste. D'autres écologistes l'ont suivi. Yannick Jadot devient ainsi "conseiller spécial" du candidat socialiste. Parmi les autres écologistes intégrant l'équipe de campagne figurent notamment Michèle Rivasi, Marine Tondelier, Pascal Durand ou Jean-François Caron. L'accord de rassemblement entre les candidats a été scellé après l'approbation de 80% des votants de la primaire écologiste. Dans le cadre de cet accord, le Parti socialiste a accepté de verser 200 000 euros en compensation des frais de campagne engagés par Yannick Jadot. Dommage, car la France insoumise aurait pu avoir une bonne place dans l’équipe de campagne de Benoit Hamon afin de rendre la ligne sociale libérale minoritaire, avec le remboursement de ses frais de campagnes qui lui aurait permis d’avoir un financement lors des législatives. Détruire le PS est une vision courte qui ne laissera que le choix du pire, et il était plus qu’improbable que des électeurs de centre gauche votent pour un candidat d’extrême gauche si le candidat PS se serait désisté et cela Jean-Luc Mélenchon le savait très bien, cela aurait laissé un boulevard à Macron.

 

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Publié le 5 Mars 2017

Irlande : les restes de bébés découverts dans un ancien foyer catholique

RFI.fr nous montre dans son article du samedi 4 mars 2016 une macabre découverte dans l'ouest de l'Irlande... Une quantité importante d'ossements humains a été exhumée dans l'enceinte du foyer pour mères célibataires catholique de Bon secours de la ville de Tuam. Ils ont été retrouvés dans une structure souterraine. C'est probablement la preuve matérielle que recherchaient les inspecteurs d'une enquête baptisée «la fosse aux 800 bébés». Des enfants nés pauvres ou hors mariage, qui auraient tous succombé à de mauvais traitements de la part des religieuses de l'orphelinat dans les années 1920 à 1960.

 

Catherine Corless est historienne. Dans son enfance à Tuam, dans l'ouest de l'Irlande, elle fréquentait à l'école les orphelins du foyer St Mary. L'établissement catholique accueillait alors des enfants pauvres ou nés hors mariage. «Je me souviens qu’on les appelait les bébés pensionnaires. Quelques-uns venaient à l’école à Tuam. Ils y restaient à peu près deux ans. Certains ont été adoptés», raconte l'historienne sur RFI. Sous les yeux de Catherine, des pensionnaires disparaissent.

 

En 2014, l'historienne examine des registres d’état civil. Ils font état de la mort de 800 enfants entre les années 1920 à 1960. Pourtant, seuls deux d’entre eux ont une tombe à leur nom. «J’ai commencé par faire des recherches historiques. Et puis au cours de ces recherches, j’ai compris comment les gens étaient traités dans cet orphelinat. Comment les mamans étaient enfermées là-bas le temps de nourrir leur bébé. Et puis, juste après, elles devaient s’en aller et laisser leur bébé là-bas. Je n’avais jamais entendu parler de telles choses avant d’avoir entamé ces recherches.

 

Et plus j’en apprenais, plus je réalisais qu’il y avait beaucoup de souffrance. Et puis, j’ai découvert qu’à l’intérieur du bâtiment, il y avait un cimetière. J’ai continué les recherches pour finalement découvrir que beaucoup d’enfants étaient morts à cet endroit, apparemment pour cause de maltraitance. Et je ne trouvais pas de tombes. Pas de sépulture pour ces enfants. C’est avec un très vieux plan de la zone que j’étudiais que j’ai conclu qu’ils étaient enterrés dans l’enceinte même de l’orphelinat», confie Catherine Corless à RFI.

 

Une enquête est ouverte, elle durera 3 ans. Jusqu'à l'annonce ce vendredi des premiers résultats : la découverte de nombreux ossements humains dans l'enceinte de l’orphelinat de Tuam. L'enquête se poursuit. Mais Catherine Corless attire d'ores et déjà l’attention sur les survivants du pensionnat de St Mary, dont elle porte les revendications. Ils accusent l'État, car il a fait en sorte que les mères aient leurs bébés dans ce genre de pensionnat. Ils accusent aussi l'Église catholique, qui a collaboré avec l'État pour créer ce système qui isole maman et bébé.

 

Cette affaire, qui aura profondément ému la société irlandaise, pourrait peser sur l’image de l’Église catholique du pays, déjà embourbée dans des affaires de pédophilie et d'abandon d'enfant.

 

Aujourd’hui, en ce dimanche matin dans nos Église a été lu la tentation de Jésus au désert, et nous voyons à travers les différentes affaires qui touche l’Église irlandaise que celle-ci n’a pas refusé le matérialisme, de vénérer les idoles et le pouvoir, alors que Jésus à travers cette expérience a choisi le partage plutôt l’obtention de biens matériels, l’amour plutôt que la grandeur, et le service plutôt que la puissance. L’Église a souvent oublié le message de Jésus comme nous pouvons le voir en Irlande et il serait bon qu’elle y revienne.

 

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Publié le 4 Mars 2017

Marie Malzac, nous montre dans son article du vendredi 3 mars 2017 qu’à la veille de l’arrivée de l’envoyé spécial du pape dans ce sanctuaire marial de Bosnie-Herzégovine, l’évêque du lieu publie un texte dans lequel il reste opposé à toute reconnaissance du phénomène.

 

«La Vierge n’est pas apparue à Medjugorje». Dans un long message publié sur le site du diocèse, Mgr Ratko Perić, évêque de Mostar, en Bosnie-Herzégovine, redit clairement la position qu’il tient depuis longtemps au sujet du «phénomène Medjugorje». La publication de ce texte, en italien et non en croate, certainement pour assurer sa diffusion, intervient alors que doit très prochainement arriver sur place l’envoyé spécial du pape, Mgr Henryk Hoser, archevêque de Varsovie-Praga, chargé le 11 février de dresser un état des lieux au caractère «exclusivement» pastoral de la situation dans le sanctuaire.

 

Ainsi, même si l’envoyé du pape n’est pas censé faire de rapport sur la véracité des apparitions, l’évêque de Mostar réaffirme la position de l’Église depuis la déclaration des évêques de l’ex-Yougoslavie en 1991. «Sur la base des recherches effectuées, affirmait-elle, il n’est pas possible d’établir qu’il y a eu des apparitions ou des révélations surnaturelles.»

 

En juin 1981, six enfants et adolescents bosniens ont raconté avoir été témoins de l’apparition de la Vierge. Elle réapparaîtrait quotidiennement à certains de ces témoins devenus adultes. Depuis, touristes et pèlerins accourent en masse. Face aux controverses suscitées par ces présumées apparitions mariales quotidiennes, plusieurs enquêtes ont été menées. Le dernier rapport de la commission mise en place en 2010 par Benoît XVI et menée par le cardinal Camillo Ruini a été remis au pape François en 2014, mais ce dernier n’a fait aucune annonce depuis. Certains ont toutefois avancé dans la presse, notamment italienne, que les conclusions pourraient confirmer une dimension «surnaturelle» au phénomène et reconnaître les apparitions «des sept premiers jours».

 

Mais pour Mgr Perić, il n’en est pas question. «Même si on a parfois affirmé que les apparitions des premiers jours pourraient être considérées comme authentiques (…), souligne-t-il dans son message, cette curie a toujours maintenu la vérité par rapport à ces premiers jours».

 

L’évêque donne ensuite des précisions détaillées sur le fondement de cette affirmation, se situant dans la droite ligne de son prédécesseur à la tête du diocèse. Sur la base des enregistrements des entretiens réalisés après les premières apparitions avec les enfants, Mgr Perić évoque, entre autres, un rire «étrange», un déroulement peu clair, des versions contradictoires et floues, la possibilité offerte par la Vierge «de toucher ses vêtements et son corps». «Celle-ci, juge-t-il de façon péremptoire, n’est pas la Vierge de l’Évangile».

 

«Si la véritable Vierge, mère de Jésus, n’est pas apparue – et de fait ce n’est pas le cas –, alors il faut appliquer les formules suivantes : voyants "présumés", messages "présumés", "prétendu" signe visible, "soi-disant" secrets », ajoute l’évêque. Ces enregistrements, compilés et traduits en plusieurs langues, dont le français, font naturellement partie du matériel examiné par la commission du Vatican.

 

Même si, depuis 1981, de nombreux pèlerins témoignent de conversions, de guérisons ou de la naissance d’une vocation, le «phénomène Medjugorje» présente plusieurs zones d’ombre : intérêts financiers engendrés par le tourisme, désobéissance et comportements déviants de certains franciscains qui ont accompagné les voyants (Tomislav Vlasic, leur directeur spirituel renvoyé de l’état clérical en 2009)… Medjugorje s’inscrit aussi dans le contexte plus large du bras de fer qui oppose depuis un siècle la province franciscaine d’Herzégovine et les évêques locaux.

 

La reconnaissance officielle d’apparitions mariales est normalement du ressort de l’évêque mais dans le cas d’une situation complexe comme celle de Medjugorje, ce sera à la Congrégation pour la doctrine de la foi de statuer. Pour l’heure, il est difficile de savoir quelle sera la position du Vatican, d’autant qu’il semble délicat d’interdire les pèlerinages dans ce sanctuaire qui attire chaque année un million de personnes. Reste que le pape François rappelle régulièrement que la Vierge Marie n’est pas un «chef de bureau de poste» qui enverrait «des messages tous les jours».

 

La réponse du Vatican ne s’est pas faite attendre comme le montre l’article d’ilfoglio.it du vendredi 3 mars 2017 : «Cardinal Müller: "Medjugorje est pas un dogme de foi catholique est personne n’est obligé d’y croire."» Quelques jours après la prise de la position de l'évêque de Mostar, Mgr. Ratko Peric, qui a publié un long article dans lequel, en plus de confirmer l'opposition habituelle du diocèse aux phénomènes des apparitions mariales, et contesté les conclusions probables de la commission présidée par le cardinal Camillo Ruini, le préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a dit à l'agence Ansa que «certains exagèrent l'importance de ces phénomènes, comme si ils étaient presque un dogme. Même lorsque l'église elle-même n’a rien déclaré en faveur de tels événements.» Ajoutant qu’«aucun catholique n’est obligé d'y aller ou d’y croire».

 

Le cardinal Müller a poursuivi en expliquant qu’«Il faut du temps, en ce moment il est plus important d'ajuster les pastorales, les confessions», et en se référant explicitement l'arrivée dans ce lieu de Bosnie de l’envoyé spécial du pape, Mgr Henryk Hoser, archevêque-évêque de Varsovie-Prague, en charge de l'acquisition de connaissances plus approfondies sur la situation pastorale d’une telle réalité. Quoi qu'il en soit, le préfet de l'ex-Saint-Office annoté que «l'avenir de l'Église ne dépend ni de Medjugorje, ni sanctuaires connus tels que Lourdes ou Fatima», qui reste pour «aider». Mais la foi est «celle qui vit dans la famille, au travail, dans la paroisse». Quant aux «soi-disant» visionnaires, comme l'a écrit l'évêque de Mostar, «Je dois dire qu’en tant que catholique que nous devons nous concentrer sur Jésus-Christ. Il y a une révélation privée, mais elle ne remplace pas l'unique révélation de Dieu en Jésus-Christ.»

 

Une conclusion intéressante du cardinal Müller qui nous fait savoir que la recherche du merveilleux chez les pratiquants leur fait rater l’essentiel : le message du Christ.

 

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