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Publié le 26 Avril 2016

Commençons avec un meeting qui ne dit pas son nom pour un candidat qui n'est pas officiellement en campagne comme nous le montre RFI.fr ce mardi 26 avril 2016. Les partisans de François Hollande étaient réunis lundi 25 avril dans un amphithéâtre de la faculté de médecine de Paris Descartes, pour prendre en main la défense du bilan du quinquennat. Alors que le chef de l'État n'a jamais paru aussi contesté - jusque dans son propre camp -, ses fidèles avaient décidé d'organiser la riposte.

Le rassemblement «Hé oh la gauche !» a des allures de séminaire de motivation pour le cercle des fidèles du président. Ceux qui sont là aiment toujours François Hollande et compter les plaies et les bosses après quatre ans de pouvoir n’est pas leur genre. « Je voulais rassurer tout le monde : on est pas là pour se soigner, on est à pour se mobiliser », assure le ministre Stéphane Le Foll.

Et se mobiliser commence par dire du bien du président affaibli, critiqué, malmené. La ministre Marisol Touraine n’hésite pas à reprendre une formule célèbre du candidat Hollande en 2012 et à énumérer les réformes. «Avec lui président nous avons fait de belles et grandes choses, avec lui président nous avons créé la prime d’activité, nous avons mis en place le compte pénibilité, avec lui président nous avons créé le tiers payant généralisé !»

Le président d’un camp : celui de la gauche. Le patron des députés Bruno Le Roux insiste. «La droite, c’est des différences fondamentales : quand nous, nous faisons 50 milliards d’économie en améliorant, en transformant notre modèle social, eux c’est 154 milliards d’économie en faisant en sorte qu’il y ait des coupes chez les fonctionnaires, dans notre système de santé, dans notre système de protection sociale. Ce n’est pas une différence de degré, c’est une différence de nature !»

Réactiver le clivage droite-gauche, une manière aussi de tenter d’écarter Emmanuel Macron et son mouvement qui se dit ni de droite ni de gauche. Un rendez-vous surtout aux allures de thérapie collective pour se rassurer et se dire qu’avec François Hollande, tout n’est pas encore perdu. Comme le montre Libération.fr, «Hé oh la gauche !» ne compte pas s’arrêter à une simple soirée en défense du gouvernement : prochaine étape, le 17 mai, à Lille.

Le gouvernement devrait arrêter de défendre son bilan mais devrait plutôt faire une véritable politique de gauche, au risque de finir éliminé dès le premier tour de la présidentielle comme en Autriche comme pour les sociaux démocrates qui ont eu le tort de faire une coalition avec les conservateurs, où l’extrême droite est arrivée en tête du premier tour de l’élection présidentielle en Autriche, le dimanche 24 avril avec 35,3 % des voix.

Pendant ce temps, le PS présente son «premier cahier présidentiel» ce mardi 26 avril intitulé «Entreprendre, travailler, s'accomplir» proposant de l’axer sur cinq points : 1- entreprendre est une valeur de gauche, 2- L'innovation est la nouvelle frontière de la France, 3- L'économie subventionnée n'est pas la solution, l'investissement dans la recherche doit l'être, 4- Les salariés ont leur place dans la décision, et 5- Le revenu d'existence va avoir sa lecture socialiste. Pour l’instant, Ce sont des pistes qui demandent à être étayées. L’opération reconquête commence, encore faut-il qu’elle soit porteuse d’effet ?

Alors que la grogne sociale continue comme nous le montre la-Croix.fr avec la soirée du lundi 25 au mardi 26 avril qui a été agitée au théâtre de l’Odéon, dans le 6e arrondissement de la capitale. Des intermittents du spectacle, des étudiants et des membres du mouvement Nuit Debout occupent la terrasse de la célèbre salle de spectacle depuis le soir du dimanche 24. Ils ont maintenu leur présence durant la nuit suivante, tandis que plusieurs centaines de personnes étaient réunies sur la place du théâtre.

Un peu plus tôt, en fin d’après-midi, environ trois cents intermittents étaient présents à proximité du ministère du Travail, rue de Grenelle (Paris, 7e arrondissement). En effet, c’est là que se tenaient les négociations internes à la profession concernant le régime d’assurance-chômage. Ils ont ensuite fait le chemin jusqu’au Théâtre de l’Odéon, rejoints par des personnes du mouvement de la Nuit Debout, délocalisée rive gauche pour l’occasion.

Par ces actions, les intermittents entendent peser sur les négociations. Après des échauffourées avec les forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogène, des manifestants ont appelé à perturber les représentations du théâtre, alors que l’intention initiale du mouvement n’était pas d’en venir là.

Ce que souhaitent avant tout les intermittents est une refonte de l’assurance-chômage, le retrait du projet de loi travail et le retrait du Medef des instances paritaires et de l’assurance-chômage. Ils préféreraient que l’État investisse dans l’emploi culturel plutôt que dans l’assurance-chômage. Les syndicats estiment aussi que l’effort demandé aux intermittents est démesuré par rapport à leur poids dans la population des chômeurs indemnisés.

Enfin, comme nous montre L’OBS ce mardi quelques semaines près les révélations des "Panama Papers", le procès des "Luxleaks" s'ouvre à Luxembourg, promettant de brasser plusieurs sujets brûlants d'actualité, du statut fragile des lanceurs d'alerte au scandale de l'évasion fiscale. Trois Français, dont un journaliste, comparaissent devant le tribunal correctionnel de Luxembourg, accusés d'avoir fait fuiter des milliers de pages éclairant les pratiques fiscales de grandes multinationales établies au Grand-duché.

Antoine Deltour, le lanceur d'alerte, est accusé d'avoir organisé la fuite de ces documents fiscaux du cabinet d'audit PricewaterhouseCoopers (PwC), pour lequel il travaillait à Luxembourg. Il encourt jusqu'à 10 ans de prison. Il a confié des documents au journaliste Édouard Perrin, lui aussi poursuivi, qui a révélé le scandale en mai 2012 dans l'émission "Cash Investigation" sur la chaîne de télévision publique française France 2. L'ancien employeur des trois hommes, le cabinet d'audit PwC, est partie civile pour ce procès, qui doit durer jusqu'au 4 mai.

Il sera suivi de près par de nombreuses ONG, alors que le Luxembourg peine à se départir de son image de havre pour les entreprises cherchant à minimiser leur fiscalité, sur fond de forte sensibilisation de l'opinion à ces sujets. Car si les récents "Panama Papers" ont mis au jour des montages complexes de société servant à dissimuler des avoirs, le scandale des "Luxleaks" a, lui, dévoilé au grand jour les pratiques fiscales utilisées par des firmes comme Apple, Ikea et Pepsi pour économiser des milliards de dollars d'impôts.

Ce que montre cette affaire, c’est que les criminels vont s’en sortir et ceux qui les ont dénoncés vont faire de la prison. Ce qui est ridicule. Les lanceurs font un travail utile et prennent des risques (harcèlement, licenciement, procès et, dans les cas les plus critiques, prison ou exil), le moins que l’on puisse faire pour eux c’est de les protéger. Leurs initiatives sont de salubrité publique.

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Publié le 25 Avril 2016

Le HuffingtonPost.fr nous montre que fragilisé par des affaires de pédophilie et d'agressions sexuelles dans son diocèse de Lyon, qu'on lui reproche de ne pas avoir dénoncées à la justice, le cardinal Barbarin réunit lundi 25 avril 2016 les prêtres de l'évêché pour évoquer le sujet et montrer qu'il s'en empare.

Quelque 150 prêtres en activité sont attendus à partir de 14h45, à huis clos, dans la chapelle du Centre Valpré d'Ecully, en banlieue lyonnaise. Selon l'invitation qui leur a été adressée, il s'agira de faire le "point sur les affaires en cours", les décisions "déjà prises" et les "orientations nouvelles" en matière de nomination et d'accueil de religieux au sein du diocèse. Cette réunion pourrait surtout mettre en exergue des divergences de vue dans le clergé lyonnais. Car il y a d'un côté les "négationnistes" et de l'autre les "Savonarole", glisse un prêtre sous le couvert de l'anonymat, en référence au prédicateur italien qui dénonçait au XVe siècle la corruption morale des prélats romains.

Certains en tout cas ont déjà pris position de façon assez ferme, comme le père Franck Gacogne de la paroisse Saint-Benoît à Bron : "La pédophilie, c'est moralement pire quand ça vient d'un prêtre (...) Oui, l’Évangile a été gravement trahi (...) Tous les prêtres d'un diocèse sont membres d’un corps que l’on appelle le 'presbyterium', solidaires dans la mission mais certainement pas dans la trahison et l'omerta ! (...) Je n'ai que faire de la préservation de l'institution, elle n'a pas à être protégée à tout prix", a-t-il asséné dans le bulletin de sa paroisse du mois d'avril.

Les victimes, elles, ont voulu s'inviter à cette "réunion d'information et d'échange" aux allures d'opération de communication. L'association "La Parole Libérée" qui a permis de mettre à jour les agissements du père Bernard Preynat sur des scouts de la région lyonnaise il y a plus de 25 ans, la principale affaire qui secoue l'archevêché depuis quelques mois, a envoyé la semaine dernière une lettre aux prêtres du diocèse, leur demandant de se faire "les porte-parole des victimes silencieuses".

Interrogé par l'AFP, François Devaux, un des fondateurs de l'association, dénonce "la dérive sectaire" de l'institution et espère que "certains prendront leurs responsabilités" malgré la "peur". "Barbarin essaie de rassembler autour de lui car ça sent le sapin" pour lui, estime-t-il.

Le cardinal est visé par plusieurs plaintes pour non-dénonciation d'agressions sexuelles, la plupart en marge de l'affaire du père Preynat, mis en examen fin janvier. Cinq autres affaires d'agressions sexuelles ou de pédophilie ayant un lien avec le diocèse de Lyon ont émergé depuis, en cours d'enquête ou déjà jugées dans le passé. Et d'autres cas ont été signalés en Guyane et dans le Loiret, signe que les langues se délient à la faveur des révélations lyonnaises.

Le cardinal Barbarin, lui, nie vigoureusement avoir couvert de tels faits. Mais face au scandale, l’Église catholique de France, dont la réponse a souvent été jugée trop tiède et les déclarations maladroites, vient d'annoncer une série de mesures dont la création de cellules d'écoute locales pour les victimes et la mise en place d'une commission d'expertise indépendante pour faire "la lumière" sur la pédophilie dans ses rangs.

Pour le cardinal Barbarin cette réunion à huit clos s’annonce tendue, dans un évêché divisé sur la marche à suivre entre ceux qui refuse de croire que le cardinal a couvert des prêtres pédophiles et ceux qui veulent la justice pour les victimes. Faire le point sur les affaires en cours n’est-ce pas un aveu d’échec ?

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Publié le 24 Avril 2016

Selon BFMTV.com dans son article du dimanche 24 avril 2015 que le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen (PS), a jugé ce dimanche que le mouvement Nuit Debout était "très marginal" et en partie manipulé par l'extrême gauche.

"C'est très marginal, on imagine mal que la place de la République soit la réponse à la présidentielle de 2017", a estimé Jean-Marie Le Guen au Grand Rendez-vous sur Europe 1/Le Monde/iTélé. "Même s'il faut prendre en compte cette soif d'idéal, on voit les manipulations grossières d'une extrême gauche qui vient ramener ici sa radicalisation, là sa violence", a-t-il dit. "Il y a un témoignage intéressant, et une authenticité pour partie, une manipulation pour le reste", a-t-il résumé.

On ne peut pas faire plus méprisant. Ils ne sont pas manipulés, ni marginaux. Ils réfléchissent sur la société de demain, ce que ne fait plus le PS au pouvoir. Hier, une commission a parlé des modes de vie alternatifs que vivent les nomades et les SDF, la Commission Démocratie a travaillé sur un processus de vote juste, la Commission Climat a mis en place le tri sélectif des déchets et la Commission Antipub a fait un atelier détournement et redécoré le métro parisien tandis que les employés de La Poste sont venus et les taxis ont rejoint la Nuit Debout sous les applaudissements de la place de la République. Aujourd’hui, les débats et des échanges vont tourner autour de la question Où est la violence ?, et la Commission Éducation Populaire fait aussi un atelier sur le travail et la démocratie.

Le succès est au rendez-vous et comme le montre Gazette Debout près de 160 villes en France et 94 à l’étranger ont rejoint le mouvement. Hier, Environ 200 personnes se sont rassemblées vendredi à Montréal dans le cadre du mouvement «Nuit Debout» comme le montre Libération.fr. Présenté comme «un rassemblement d’appui au mouvement social et démocratique» en France, la première manifestation de ce type dans la métropole québécoise avait comme objectif de tester la motivation avant d’organiser le 29 avril un rassemblement plus large. Vendredi à Montréal les débats ont porté principalement sur les questions environnementales avec la polémique sur la construction d’un oléoduc au Québec, ou encore sur la défense du féminisme ou des Amérindiens. L’un d’eux au micro a dénoncé les inégalités frappant les autochtones.

L’AG de Nuit Debout a proposé depuis le 9 avril de mettre en avant les cahiers de doléances et d'exigences 2016 ayant pour but de recevoir et référencer toutes idées, propositions, indignations, dans le but de revenir à un mode de démocratie simple et nécessaire afin de constituer un socle commun d'idées dont la mise en œuvre pourra être débattue.

Pendant ce temps, Stéphane Le Foll lance lundi son mouvement «Hé oh la gauche!» pour mobiliser l'électorat de gauche en vue de 2017, car il estime que ce qu’à fait le gouvernement «mérite d'être valorisé», et considère que "l'alternative à gauche n'existe pas". Il veut s'adresser aux électeurs qui ne sont pas allés voter à plusieurs reprises soit disant pour «redonner de la clarté, pour interpeller les électeurs à qui on a dit qu'on avait trahi». Les frondeurs ne sont pas invités ce qui est un mauvais signal.

Les électeurs déçus de François Hollande de 2012 ne veulent pas qu’on leur rappelle le bilan du Président de la république puisqu’ils sont pour la plupart à Nuit Debout pour exprimer leur déception. Écouter Nuit Debout serait sans doute une meilleure solution que de rappeler un bilan bien maigre.

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Publié le 23 Avril 2016

Comme nous le montre francetvinfo.fr des sympathisants du mouvement Nuit debout parisien, installé place de la République, ont bloqué le gala de Sciences Po, vendredi 22 avril, dans la soirée 2016. L'action, qui a duré près d'une heure, a été filmée et publiée sur l'application Periscope.

La soirée avait lieu place de la Bourse à Paris. Son entrée a été perturbée par plusieurs participants au mouvement Nuit debout, forçant les étudiants et autres invités à patienter sur le trottoir. Selon un document lu dans la vidéo Periscope, le blocage a été décidé pour dénoncer la "reproduction des élites" ainsi qu'un master décidé en partenariat avec la Société générale. Il s'agissait aussi de relancer la mobilisation autour de la loi Travail.

Au bout de plusieurs dizaines de minutes, les CRS sont finalement intervenus devant le palais Brongniart, repoussant les sympathisants de Nuit debout. Ces derniers brandissaient une large banderole sur laquelle on pouvait lire "Votre violence est symbolique, notre violence est légitime". Le gala, qui reçoit le ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, a finalement pu se tenir.

Comme nous le montre Libération.fr, à l’approche des manifs du 28 avril et du 1er Mai, le réalisateur de «Merci patron !» François Ruffin voyant les limites à long terme du mouvement tente de faire converger Nuit debout et le mouvement syndical. Mais ça coince. Il faut dire que les AG n’ont pas vraiment de stratégie. «Les assemblées générales sont interminables et ne permettent pas de faire émerger des propositions concrètes», résume Ruffin. Le rapprochement avec les syndicats permettrait de passer pour Nuit debout de la réflexion à l’action.

La CGT n’est pas contre comme le montre Libération.fr. Il faut dire que Philippe Martinez reconduit à son poste de secrétaire général avec une avance confortable souhaite une «CGT offensive, déterminée, rassemblée et rassembleuse». Doté de sa nouvelle feuille de route, il a aussi défendu une «CGT moderne», mettant en avant les propositions du syndicat tel que le nouveau statut du travail salarié, la réduction du temps de travail ou encore une autre répartition des richesses. Avant de résumer la ligne de la CGT : «Contester, rassembler et mobiliser.» Ce qui, «dans le contexte», a-t-il précisé, signifie «retrait» du projet de loi porté par la ministre du travail, Myriam El Khomri, mais aussi «construction d’alternatives».

Philippe Martinez a également donné rendez-vous aux militants et salariés le 28 avril, date de la prochaine manifestation contre le projet de loi travail proposée par sept organisations, dont la CGT. Evoquant, au passage, des «perspectives de grèves massives» et la question «de la reconduction de la grève» qui, a-t-il annoncé, serait posée.

La convergence des luttes devra se faire par un rapprochement entre mouvements syndicaux et citoyens, au risque de l’essoufflement d’un mouvement comme Nuit Debout. Pendant ce temps comme l’a montré Libération.fr jeudi, le gouvernement ne sait plus où il va comme le montre Hé oh la gauche, le nom tout en interjections de la nouvelle entité vouée à soutenir François Hollande. «Un rassemblement autant qu’une interpellation», dixit Stéphane Le Foll, au Monde. Le fidèle du Président précise qu’il s’agit là d’un collectif - un club de fayots ? - comprenant plusieurs ministres, dont Najat Vallaud-Belkacem, Marisol Touraine ou Emmanuelle Cosse. Et non d’une aventure personnelle à la En marche ! de Macron. Car selon Le Foll, «l’alternative à gauche [de Hollande] n’existe pas». Si, Nuit Debout si le mouvement se décide à ne pas seulement parler, car il faut mettre ses idées à l’épreuve de la réalité.

Hier, nous apprenions aussi dans Libération.fr qu’à l'occasion du 80e anniversaire du Front populaire, le chef de l'État doit conclure, le 3 mai, une journée de débat de la Fondation Jean Jaurès et Terra Nova sur «la gauche au pouvoir». «Ce sera l’occasion pour le chef de l’État de parler à sa famille politique et de remettre en perspective son action dans l’histoire de la gauche», dit-on dans l’entourage du chef de l’État.

Alors que le Président de la République ose maintenant faire le geste qui sauve : ne pas suivre la voie du social libéralisme. Une voie sans issue. Puisque ceux qui ont suivi cette voie comme Gerhard Schröder, ont perdu leur identité et légitimité auprès du plus grand nombre. Depuis 1979 et l’arrivée au pouvoir en Grande-Bretagne de Margaret Thatcher, la gauche est sur la défensive. Les partis de gauche réformiste ont tenté de sauver ce qu’il pouvait et ils ont parfois accepté des revendications portées par le monde des entreprises. Pour éviter cela, le gouvernement devrait revenir aux sources du socialisme en renouant avec l’esprit de Jaurès, contre le règne de l’argent roi et la violence du capitalisme. Pour cela, il doit ouvrir un vaste débat sur ses valeurs et ses pratiques, tout en recourant aux grandes idées qui ont fait la force de la gauche.

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Publié le 22 Avril 2016

Radio Vatican nous montre que l’option préférentielle pour les pauvres et l’accueil des immigrés sont les deux thèmes chers au pape François. Il en a reparlé jeudi 21 avril 2016 en recevant les membres des Caritas diocésaines d’Italie, réunies à Rome pour leur Congrès national.

Le pape les a encouragés à «aider la communauté chrétienne tout entière à grandir dans la charité, à trouver des chemins toujours nouveaux de proximité avec les plus pauvres, à savoir décrypter et affronter les situations qui oppriment des millions de personnes dans le monde.» «Face aux défis et aux contradictions de notre époque qui suscitent la peur, les injustices, les spéculations financières, la dégradation de l’environnement, les guerres», le pape François rappelle que «les humanitaires chrétiens doivent aussi agir auprès des institutions civiles et défendre les législations qui favorisent le bien commun et la protection des couches les plus faibles de la société.» Pour lui, il est essentiel de «remonter jusqu’aux causes de la pauvreté pour les éradiquer»; il faut notamment «agir sur les mécanismes qui génèrent l’injustice et lutter contre toutes les structures du péché.»

En ce qui concerne la crise migratoire actuelle, le pape reconnaît qu’elle présente des aspects critiques qui exigent des «politiques concertées et clairvoyantes.» Mais il ne faut pas oublier que «l’immigration est, sous plusieurs aspects, une richesse et une ressource.» Le pape François invite à «privilégier les choix qui favorisent l’intégration.» Il faut, dit-il, «construire des communautés passionnées de dialogue qui sachent vivre les conflits de manière évangélique, sans les nier mais en les transformant en opportunités de croissance et de réconciliation.»

Le pape cite en exemple l’institution familiale dont la mission est l’amour, «un amour qui sait accompagner, discerner et intégrer les situations de fragilité.» Les familles sont donc encouragées à collaborer avec tous les services sociaux de leur territoire. «Dans le monde d’aujourd’hui, complexe et connecté, la miséricorde doit être attentive et informée, concrète et compétente, capable de susciter des analyses, des recherches, des études, des réflexions. La miséricorde doit être personnelle mais aussi communautaire; crédible de par sa cohérence et son témoignage évangélique, responsable et coordonnée pour fournir des services toujours précis et ciblés.»

Le pape François propose l’essence même du christianisme pour s’approcher des pauvres et accueillir les immigrés, la solidarité et le dialogue, mais aussi la recherche de solution pour mettre en avant le bien commun et l’intégration, ce qui n’est pas facile dans une société où les idées néolibérales et d’extrême droite empoisonnent l’esprit des gens et les poussent à l’individualisme et à l’égoïsme.

Dans un message transmis à la communauté juive de Rome, le pape François a aussi fait part de ses vœux jeudi 21 avril 2016 pour la fête de Pessah, la Pâque juive, qui commence le vendredi 22 avril au crépuscule et se poursuit jusqu'au samedi 30 avril comme nous le montre Radio Vatican.

La Pâque commémore la libération des Israélites de l'esclavage en Égypte. Rappelant l’accueil cordial qu’il a reçu de la part du Grand Rabbin et de la communauté juive de Rome lors de sa visite à la Grande Synagogue de la capitale italienne le 17 janvier dernier, le pape a tenu à exprimer ses «vœux les plus sincères». Il appelle à se souvenir «que le Tout-Puissant a libéré son peuple bien-aimé de l'esclavage et l'a conduit à la Terre promise.» «Il vous accompagne encore aujourd'hui avec l'abondance de ses bénédictions, protége votre Communauté et, dans sa miséricorde, distribuant à chacun la paix» souligne le Pape, assurant la communauté juive de ses prières, car «le Tout-Puissant nous accorde de pouvoir grandir de plus en plus dans l'amitié.»

Une dépêche de l’AFP du jeudi 21 avril 2016 nous montre que l'audit confié en décembre à la société PricewaterhouseCooper (PwC) sur les bilans du Vatican a été suspendu sur ordre de la Secrétairerie d'Etat pour vérifier la validité des procédures d'attribution du contrat, a annoncé jeudi le Saint-Siège.

Ce contrat de trois millions de dollars avait été signé par le cardinal australien George Pell, le puissant secrétaire à l'Économie du pape, pour trois ans de contrôles intégraux des budgets des différents services du Vatican, qu'une vaste réforme tente de rendre plus efficaces et moins opaques. Mais le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État, et son substitut Angelo Becciu, ont adressé deux courriers ces derniers jours à PwC pour signifier la suspension de ses activités, a révélé le site Vatican Insider. Mgr Becciu a précisé à la chaîne TV2000 qu'ils avaient demandé une suspension immédiate mais pas une révocation définitive du contrat. Des approfondissements sont en cours sur certains aspects relatifs à l'accord avec PwC, a confirmé le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi.

En décembre, le Vatican avait annoncé le choix de PwC comme réviseur externe du bilan financier consolidé du Vatican. Le bureau de Mgr Pell a publié jeudi un communiqué précisant que le cardinal, qui a été reçu jeudi par le pape, était un peu surpris par ces lettres mais s'attendait à ce que le travail de PwC reprenne rapidement, après discussions et clarification de certaines questions. Selon des sources vaticanes citées par Vatican Insider, le problème ne vient pas de PwC ou d'une résistance de la curie : la suspension a été motivée par des manquements dans les procédures ayant abouti à la signature du contrat.

Selon Vatican Insider, le cardinal Pell n'a pas mené les consultations préalables exigées par les nouveaux statuts et plusieurs membres du Conseil de l'Économie, créé par le pape pour l'assister dans la réforme financière, n'ont pas été informés. En outre, il revenait à ce Conseil de l'Économie, dirigé par le cardinal allemand Reinhard Marx, et non à Mgr Pell, de signer le contrat. Dans la phase de rodage des nouvelles institutions, le cardinal Pell croyait probablement que son secrétariat pour l'Économie devait agir pratiquement en toutes choses, note Vatican Insider.

Sous l'impulsion de Benoît XVI, puis du pape François, le Vatican est engagé dans un vaste mouvement d'assainissement de ses finances. Mais style autoritaire et les méthodes anglo-saxonnes du cardinal Pell suscitent réticences et critiques au sein du Vatican. Mais à l'automne, deux livres s'appuyant sur des documents confidentiels ont révélé les gabegies, les privilèges et les dysfonctionnements qui persistent. Les tensions autour du cardinal Pell ne sont pas uniques. Selon plusieurs médias, le pape François entretient aussi des rapports compliqués avec deux autres ministres clés, les cardinaux canadiens Marc Ouellet (chargé des évêques) et allemand Gerhard Müller (chargé de la doctrine de la foi).

Le pape François fait face à une résistance abrupte des éléments les plus conservateurs de la curie qui ne veulent pas que l’on voit la gabegie financière dans le petit État, notamment au niveau immobiliers.

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Publié le 21 Avril 2016

“Nous nous tenons ensemble, comme leaders religieux et spirituels, pour demander instamment à tous les chefs d’État de signer et ratifier rapidement cet accord”. Tel est le message envoyé le 21 avril 2016 par des dizaines de hauts dignitaires religieux du monde entier, la veille de la Cérémonie de signature de l’Accord de Paris sur le climat, à New York comme nous le montre cath.ch.

“Prendre soin de la Terre relève de notre responsabilité partagée”, affirme la déclaration signée par les représentants des principales religions de la planète, dont le Dalaï lama, l’archevêque anglican Desmond Tutu ou encore le cardinal Marcelo Sanchez Sorondo, chancelier de l’Académie pontificale des sciences. Les leaders religieux remarquent que l’humanité se situe à un carrefour crucial. “Nous, en tant que communautés de foi, reconnaissons que nous devons amorcer une transition hors des énergies fossiles polluantes et vers les sources d’énergies renouvelables propres”.

Les dignitaires saluent “le consensus inédit dont a résulté l’adoption de l’Accord de Paris, accueilli favorablement par des communautés de foi dans le monde entier”. Ils se déclarent ainsi unis dans leur soutien pour une mise en œuvre totale et ambitieuse de l’Accord de Paris et de toutes les autres décisions adoptées à la COP21, en décembre dernier. “Ces engagements doivent être définis par une ambition à la hausse, décrite dans des feuilles de route nationales dédiées à la transformation de nos sociétés et économies d’ici à 2050, et clairement intégrés dans les plans de développement nationaux”, affirment-ils.

Pour les leaders religieux, le changement climatique “offre à notre famille globale l’opportunité de nous engager sur un chemin de renouvellement spirituel défini par une conscience écologique plus profonde et une action écologique plus grande. Tout acte destiné à protéger et prendre soin de tous les êtres nous connecte les uns aux autres, approfondissant la dimension spirituelle de nos vies”.

Espérons que les dirigeants internationaux écoutent ces 20 leaders religieux qui souhaitent une mise en œuvre ambitieuse des Accords de Paris et de la COP21 au moment où la transition énergétique est plus que souhaitable en cette période de réchauffement climatique.

Tandis que catch.ch nous montre aussi qu’une délégation de 15 évêques se rend pour la première fois le 29 février 2016 au Salon de l’agriculture, qui se tient jusqu’au 6 mars au Parc des expositions de Paris, rapporte le quotidien français La Croix. Une manière pour l’Église de manifester son soutien aux agriculteurs et au monde rural. Dans l’après-midi, chaque prélat passera un moment dans les stands consacrés à sa région.

Cette visite “historique” témoigne de cette sollicitude de l’Église pour une profession profondément déstabilisée, assure La Croix. Une profession dont elle a toujours reconnu la noblesse mais confrontée aujourd’hui à de multiples mutations : urbanisation des campagnes, mobilité, apparition des agricultures raisonnée et biologique, etc. À distance des syndicats professionnels comme des politiques, et alors que ses relais traditionnels de l’action catholique en monde rural sont en perte de vitesse, l’Église cherche aujourd’hui de nouveaux moyens de soutenir les agriculteurs. Dans ce contexte, dix évêques de l’ouest de la France ont publiquement affirmé, le 10 février 2016, leur soutien aux agriculteurs, qui traversent une crise profonde dans la région.

Depuis plusieurs mois, Mgr Philippe Mousset, évêque de Périgueux et Sarlat, consacre ainsi beaucoup de temps et d’énergie à sa mission de référent pour le monde rural à la Conférence des évêques de France (CEF). Lui-même fils d’agriculteur, il guide la délégation d’évêques dans les allées du Salon de l’agriculture. Inspiré aussi bien par la “sobriété heureuse” de Pierre Rabhi que par la notion de “Maison commune” chère au pape François, il tient à se mettre à l’écoute de cette profession en crise, qui s’exprime peu mais lance régulièrement des appels de détresse : un agriculteur se suicide tous les deux jours en France, selon l’Institut de veille sanitaire. La priorité de l’évêque est justement de les aider à sortir de l’isolement. Pour cela, il souhaite voir se développer des équipes de jeunes issus du monde rural, qui leur permettent d’échanger sur leur travail et, le cas échéant sur leur foi.

Ici, les évêques sont pleinement à leur place en soutenant l’agriculture française notamment dans cette période de crise où les agriculteurs font face à de violentes mutations.

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Publié le 21 Avril 2016

Francetvinfo.fr dans son article du jeudi 21 avril nous montre que l’interprétation de la "Symphonie du Nouveau monde" par l’"Orchestre debout", retransmis en direct sur Périscope, a été largement relayé sur les réseaux sociaux. Ils voulaient "se faire entendre en musique", le pari est réussi. Plusieurs dizaines de musiciens sympathisants du mouvement Nuit Debout ont interprété la Neuvième symphonie d'Antonin Dvorak, plus connue sous le nom de symphonie Du Nouveau Monde, mercredi 20 avril sur la place de la République à Paris. L'événement, retransmis en direct sur Périscope, a été largement relayé sur les réseaux sociaux. Avec une approbation quasi-générale.

Les organisateurs, regroupés sous le nom d'"Orchestre Debout", expliquaient avoir choisi la célèbre symphonie du compositeur tchèque à dessein. "Parce que nous souhaitons un nouveau monde, tout simplement meilleur, dans lequel la justice et la culture seront la base de la société, nous avons le droit et même le devoir de nous lever", peut-on lire sur la page Facebook servant à organiser l'événement. Sur les réseaux social, plus de 12 000 personnes avaient indiqué vouloir se joindre au concert.

Pour Clément, qui a organisé l'événement sur Facebook c'était une "réponse à ceux qui pensent à tort que Nuit debout, ce sont des punks à chien qui ne font que boire de la bière". Les musiciens aimeraient renouveler cette expérience, peut-être le 30 avril. "On en discute avec Nuit debout, pour coordonner les emplois du temps et ne pas empiéter sur un autre événement". Une œuvre est déjà proposée aux organisateurs : l'Ode à la joie, finale du dernier mouvement de la Neuvième symphonie de Beethoven.

Mais on se demande comment va être la suite pour Nuit Debout. Après trois semaines de rassemblements place de la République à Paris, le mouvement citoyen Nuit debout souhaite étendre ses actions et son public, mais s’interroge sur son avenir, en quête de premières «victoires» comme nous le montre Libération.fr et LesInrocks.com.

«Envahir la place de la République, et maintenant la garder, n’est pas une finalité : seulement un moyen. Mais pour faire quoi? » Plusieurs centaines de sympathisants, appelés à ne pas se contenter d’avoir bâti un «mini-îlot de révolte», en ont débattu mercredi soir à la Bourse du travail. Au-delà de la remise en cause de la «démocratie bourgeoise», «il s’agit de se demander : qu’est-ce qu’on fait dans les trois semaines à venir», a énoncé le journaliste et réalisateur François Ruffin, un des initiateurs du mouvement. Avant de proposer «un coup», à l’occasion de la fête du travail : «Je souhaite qu’on fasse un très gros 1er Mai, à la fois festif et politique, que la manif' se termine à République et qu’on fasse un meeting commun avec les syndicats qui sont opposés à la loi El Khomri».

«C’est une proposition quasi-historique, parce que cela veut dire revenir sur la fracture de Mai 68, on fait fonctionner la jeunesse et le mouvement syndical ensemble», a-t-il ajouté. Un appel entendu par un responsable de la CGT à Grenoble, présent dans la salle, qui a apporté le «soutien moral» de la première centrale syndicale, tout en regrettant le manque «d’implication massive» de ses adhérents à Nuit debout.

Même si ce mouvement citoyen qui occupe la place de la République chaque soir depuis le 31 mars dépasse largement l’opposition initiale à la loi travail, cette réforme contestée reste en ligne de mire. Pour Leila Chaibi, autre initiatrice de la mobilisation, «on n’arrivera à développer ce mouvement que si on obtient des victoires, et la victoire qui est atteignable, c’est le retrait de la loi El Khomri».

En marge des débats, un proche des organisateurs décrypte le point de tension : «L’équipe de Fakir et quelques autres personnes ont lancé Nuit debout, mais le mouvement leur a échappé, ils pensent désormais que les AG interminables et la multiplication des commissions thématiques, c’est de la perte de temps.» L’objectif de la soirée aurait été que François Ruffin et ses acolytes puissent soumettre à l’assemblée populaire de Nuit debout cette proposition d’action. Le temps presse en effet d’ici le 1er mai.

C’était peine perdue. Alors qu’un tour de parole est organisé pour que les participants s’expriment sur cette proposition et esquissent les modalités de la réaliser, les intervenants s’expriment comme s’ils assistaient à l’AG de Nuit debout : sur des sujets divers et variés, et sans respecter le temps de parole imparti. Certains manifestent leurs réticences à inviter les syndicats.

Pas d’après pour l’instant. Le mouvement ne veut pas être récupéré, mais ne devrait-il pas plutôt récupérer les syndicats et les partis de gauche qui manquent de militants permettant ainsi de changer par le nombre les décisions en leur sein. Si le mouvement ne pense pas à son avenir, il finira surement comme Occupy Wal Street, et les partis politiques comptent bien sur son essoufflement et vu le choix politique qu’on nous propose pour les élections présidentielles, ce ne sera pas très emballant. Rester en dehors de la politique ne permet pas de faire peur aux élites économiques et politiques. Il faut passer du rêve à l’action.

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Publié le 20 Avril 2016

Hier matin, Nuit Debout est allé a la rencontre des travailleurs du technopole de Renault pour soutenir un prestataire de Renault qui a été mis à pied début avril pour avoir voulu organiser une projection de Merci Patron, puis le mouvement a fait une action devant l'ESCP pour la venue de Floriant Philippot en bloquant une conférence où il devait se rendre pour alerter alertent joyeusement et pacifiquement sur le secret des affaires et les Panama Papers. L’objectif était aussi de montrer le FN est mouillé dans les Panama Papers.

Aujourd’hui 200 intermittents et étudiants dans une autre action de Nuit Debout ont bloqué un McDonalds, un Quick et un Subway à la Gare du nord à Paris pour dénoncé la précarité des travailleurs de la restauration rapide. Ils ont été raccompagnés depuis Quick jusqu'à la station de métro dans le calme. À partir de 18 heures, Nuit Debout se pose la question des événements de la suite à la Bourse du Travail dans une conférence intitulée Nuit Debout l'étape d'après ?

L‘après ? Bonne question ? Seul Nuit Debout nous donnera la réponse en espérant qu’elle soit ouverte et intéressante, mais aussi surprenante.

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Publié le 19 Avril 2016

Voir Jean-Christophe Cambadélis dire que la primaire à «gauche a du plomb dans l’aile» et que «le seul qui peut réunir un tant soit peu la gauche, c’est François Hollande», c’est oublier que l’essence même du socialisme est la démocratie. Plus consternant encore est de voir la Belle Alliance Populaire (BAP) qu’il a formé. Le PRG, l'UDE et Génération Ecologie s'associent à la démarche. Mais pas EELV, le PCF ou le MRC, ni même le Mouvement des Progressistes de Robert Hue. Les «Frondeurs» du PS eux ne sont même pas venus. Une initiative pour sauver le bateau qui fait coule déjà. D’ailleurs l’aile droite du PS plaide pour que les investitures aux prochaines législatives aient lieu très tardivement pour mettre de futurs députés en accord avec la ligne politique du gouvernement. François Hollande pourra alors désigner des gens qui l’auront soutenu pendant sa campagne, et non les frondeurs du premier quinquennat. La désignation officielle n’est pas de la démocratie. Le gouvernement soit disant socialiste touche le fond et oublie tout ce qui faisait sa base : les travailleurs. Faire une loi travail qui favorise le patronat ce n’est pas de la social démocratie, c’est vendre tous ses principes.

Le gouvernement devrait prendre exemple sur le réformisme socialiste espagnol dont la plus grande figure fut Pablo Iglesias Posse qui créé le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) en 1879 et a fondé l’Union Générale des Travailleurs en 1888. Il dirigea en 1890 la première manifestation du 1er mai en Espagne, qui fut nécessaire pour imposer la réduction de la durée de travail à 8 heures et la cessation du travail des enfants. Il comprit aussi très vite que le PSOE avait besoin des élections pour faire passer ses idées car le socialisme est démocratique par nature. Par ce biais, on pouvait mettre l'économie au service de l’homme et non au profit d'une minorité. La nationalisation par décret des banques, des successions et des monopoles, compenserait alors les petits actionnaires dans le besoin, et mettrait ces ressources sous le contrôle des travailleurs, afin d’éviter la corruption et le gaspillage. La démocratie mettra donc l'économie au service de la société. Pour cela, le socialisme devra montrer qu'il ne suffit pas de contempler les problèmes, d'analyser et de critiquer les choses qui vont mal, mais aussi qu'il doit changer le système qui les provoque.

Le PSOE joua le jeu des élections. En 1905, Pablo Iglesias, Largo Caballero et Garcia Ormaechea ont été élus conseillers à Madrid. Par la suite, Pablo Iglesias fut conseiller municipal dans la ville de Madrid à deux reprises (1906-1910 et 1914-1918). Puis en 1908, il a fonda la Maison du Peuple de Madrid qui sera détenue conjointement par les travailleurs de Madrid, Il y crée une bibliothèque et accueille la première assurance maladie gérée par les travailleurs de Madrid, connus sous le nom de Mutualidad, qui protège le travailleur et sa famille dans une ère sans sécurité sociale et une clinique qui offre des médicaments gratuits. Elle a aussi ses propres enseignements les plus avancés dans une université populaire. En 1909, il a été détenu en prison pendant 18 jours en relation avec les événements de la Semaine Tragique de Barcelone, puisqu’il signa un manifeste appelant à la grève générale. En 1910, le PSOE vit son premier adjoint de l’histoire dans le Parlement espagnol, dont le siège fut occupé par Iglesias qui gagna les élections en coalition avec les républicains, qui étaient opposés à la monarchie et voulaient des réformes sociales. Il ne peut éviter la division dut PSOE en 1921 entre le PSOE à la ligne social démocrate et le PCE à la ligne communiste. Il signera en 1923 un manifeste contre la dictature de Primo Rivera. En 1925, il critiquera l’abstentionnisme qui est le mur qui protège le mieux les privilèges de la bourgeoisie. Il meurt la même année.

Il est grand temps que le président de la République en revienne à la base, et s’il aime la synthèse qu’il prenne deux motions qui n’ont pas été retenues en 2015 par le PS, la motion B qui plaidait pour "une réelle inflexion" de la politique économique, "un agenda de réformes, (...) quelques actes forts" consistant à utiliser des marges de manœuvres qui existent pour le "soutien aux investissements", des mesures de "pouvoir d'achat", une "loi bancaire" et une "réforme fiscale", elle réclamait aussi "plus d'influence" du PS sur le gouvernement, avec "droit et devoir d'inventaire sur les trois dernières années", et "un plan République" prolongeant l'esprit du 11 janvier; et la motion D qui se présentait comme "l’œuvre collégiale de militants", qui réclamait notamment "d'intensifier la politique des emplois aidés" (150 000 nouveaux emplois aidés d'ici à 2017), des mesures de redistribution pour les classes moyennes, la revalorisation de minimas sociaux.... C’est déjà plus emballant que ce que nous propose le gouvernement.

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Publié le 19 Avril 2016

L’OBS nous montre dans son article du lundi 18 avril 2016 qu’un ancien élève de la prestigieuse école jésuite Saint-Louis de Gonzague, rue Franklin (Paris 16e), tente depuis 2010 de dénoncer des agissements pédophiles dont il a été victime dans l’établissement. Mais la hiérarchie jésuite refuse d'enquêter, selon des informations de France Info.

Les faits remontent aux années 50, mais Jean-Pierre Martin-Vallas ne les a révélé que des années plus tard, après la mort de ses parents, qui étaient proches de l'auteur des attouchements. Il dit avoir été victime d'attouchements lors d'une colonie organisée par l'établissement. Il avait huit ans. Et il ne serait pas la seule victime : après avoir repris contact avec 1.000 anciens élèves, Jean-Pierre Martin-Vallas a reçu 10 témoignages du même type. Lorsqu'il transmet les témoignages à l'école en 2010, celle-ci refuse catégoriquement de diligenter une enquête interne, selon France Info.

L'affaire de pédophilie qui secoue l'église catholique à Lyon va-t-elle permettre de faire évoluer la situation ? Aujourd'hui, le père Grenet qui s'était opposé à l'enquête en 2010, dit "envisager de dire aux personnes qui ont été victimes que nous sommes disponibles pour les entendre." De là à ouvrir une enquête ? "Honnêtement je ne peux pas vous répondre aujourd'hui."

L’appel d’air qu’ont amené les victimes de prêtres pédophiles à Lyon libèrent une parole salutaire qui doit maintenant amener l’Église à un travail salutaire pour répondre à l’appel des victimes pour que cela ne se reproduise jamais. Un peu de courage, ouvrir une enquête sur ces cas dans l’école jésuite Saint-Louis de Gonzague serait salutaire.

Tandis qu’HuffingtonPost.fr nous montre aussi ce lundi que La Manif pour tous (LMPT) essaye de se renouveler alors que tous ses les combats nationaux ont presque tous disparu. Elle est confrontée à cette problématique depuis l'abandon de la loi Famille et l'enterrement de la PMA pour les couples de femmes. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que la dernière manifestation contre la politique gouvernementale remonte à plus d'un an et demi.

Alors qu'il se démène avec les partis de droite et d'extrême droite pour tenter d'imposer une réécriture de la loi Taubira après 2017, le collectif tente de mener son combat à une autre échelle, celle de l'Europe. Récemment, c'est le Conseil de l'Europe qui était dans leur collimateur pour un rapport recommandant la GPA dite altruiste.

Plus largement, depuis les élections européennes de 2014, l'ambition de fédérer l'opposition au mariage gay à l'échelle européenne est une ambition de Ludovine de la Rochère, la présidente de LMPT. Mais jusqu'à présent, les tentatives (dont Europe for Family) ont eu peu de débouchés, surtout par manque de structuration.

Pour y remédier, la présidente de La Manif pour tous a lancé -lundi 18 avril- un nouveau mouvement, avec son propre logo. Baptisée Mum, Dad and Kids (maman, papa et les enfants), l'initiative a une ambition simple: faire reconnaître par les autorités européennes que "le mariage est une union permanente et fidèle entre un homme et une femme voulant fonder une famille". C'est l'égérie hongroise des anti-mariage gay (Edit Frivaldszky) qui en a pris la tête de cette alliance constituée dans sept pays européens.

Il ne s'agit pas, comme certains le réclament pour la France, d'introduire cette définition dans un traité européen (la norme du plus haut niveau) mais d'en faire un "outil juridique". "Finalement, comme on ne sait plus de quoi on parle, les textes européens deviennent impossibles à interpréter et à appliquer. L’Union européenne a donc urgemment besoin de définitions claires et précises du mariage et de la famille. Nous proposons une définition de la famille qui est celle du socle commun européen", insistent les initiateurs, oubliant un peu vite que déjà 11 pays sur 28 ont déjà ouvert le mariage aux couples de même sexe.

Validée par la Commission européenne, le projet d'initiative a été enregistré à Bruxelles. Conformément aux règles en vigueur dans l'UE depuis 2011, il doit maintenant recevoir, d'ici à avril 2017 le soutient d'un million d'habitants de l'Union européenne (venant d'au moins un quart des états membres, soit 7 sur 28). Ce n'est qu'à cette condition qu'une suite lui sera éventuellement donnée. Si le quota de signataire est atteint, la Commission sera en effet obligée d'étudier les propositions d'actes juridiques qui lui seront soumises par le collectif. Qu'il agisse ou non, l'exécutif européen devra alors motiver son choix, dans un délai de trois mois.

La LMPT est-elle a ce point désespérée pour en arriver là. Sans doute, car là où ont été adoptés le mariage pour tous et l’adoption d’enfants par les couples de même sexe, on a pu voir que ces couples sont ne sont pas différents des autres et savent élever des enfants aussi bien que les couples hétérosexuels, ce qui a mis a mal les préjugés à leur encontre. Les derniers feux d’un mouvement qui n’avait qu’à offrir des préjugés d’un autre temps, sans doute.

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