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Publié le 4 Septembre 2015

Libération.fr nous montre que la Conférence des évêques de France (CEF) a appelé ce vendredi 4 septembre 2015 dans un communiqué «tous les catholiques et hommes de bonne volonté à apporter leur soutien et à ouvrir leur cœur vers leurs frères» migrants.

«L’image du petit Aylan (l’enfant syrien dont le corps sans vie photographié sur une plage turque a bouleversé le monde) nous fait prendre un peu plus conscience de la réalité des drames vécus par les migrants», écrit Mgr Renauld de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris et responsable de la pastorale des migrants au sein de la CEF. «Dieu nous parle à travers ces événements et éveille notre conscience. Dans la prière, il nous faut en déchiffrer la signification. En de nombreuses églises, dimanche 6 septembre, les catholiques prieront», selon le communiqué.

«C’est aussi à tous les niveaux de notre société que cette mobilisation doit se produire, au plan national, au plan local comme d’un point de vue individuel», estime l’Église catholique en France. «Ainsi, tout en soulignant l’action de nombreuses personnes qui s’engagent déjà pour sauver et aider les migrants, la Conférence des évêques de France tient aussi à appeler tous les catholiques et hommes de bonne volonté à apporter leur soutien et à ouvrir leur cœur vers leurs frères afin que leur errance vers une meilleure vie ne les amène plus à la mort», poursuit-elle.

Sur les ondes de Radio Notre Dame, l’archevêque de Paris, l’une des principales autorités catholiques en France, a lancé : «On ne demande pas à chaque chrétien d’accueillir tous les réfugiés, on lui demande d’accueillir qui il peut accueillir et de faire ce qu’il peut faire.» «Tout le monde ne peut pas faire des choses extraordinaires, mais tout le monde peut faire quelque chose», a souligné le cardinal André Vingt-Trois.

Les évêques catholiques français avaient déjà pris position à la mi-juin sur le drame des migrants, exprimant alors leur «honte devant ce qui se passe en Méditerranée comme à Calais».

L’Europe est confrontée depuis le début de l’année à des arrivées massives de migrants venus d’Afrique sub-saharienne et du Moyen-Orient. Plus de 350 000 migrants ont traversé la Méditerranée depuis janvier, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

La Conférence des évêques de France demandent à chaque chrétiens d'avoir des actes solidaires envers les réfugiés, et comme le montre 20minutes.fr ils pourraient prendre comme modèle l’initiative Calm («Comme à la maison») vient d'être lancée par l’association Singa, spécialisée dans l’entrepreneuriat social. Ce site permet à des familles d’offrir leur hospitalité pendant un mois, un trimestre ou un an à des réfugiés dont la demande d’asile a été acceptée. 500 personnes s’y étaient inscrites jeudi. Une première famille réfugiée devrait être installée d’ici une dizaine de jours.

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Publié le 4 Septembre 2015

Marie-Clémence Gaunand dans son article de la-Croix.com du jeudi 3 septembre 2015 nous montre que dans plusieurs pays d’Europe, les évêques expriment leur indignation face à la crise migratoire, et appellent populations et gouvernements à davantage d’accueil.

Après les images de l’enfant syrien retrouvé mort sur une plage turque, le cardinal Vincent Nichols, archevêque de Westminster a exprimé, jeudi 3 septembre, sur ITV News la douleur des populations. «Les gens commencent à voir le côté humain de ces souffrances ; ce n’est plus le problème abstrait de personnes parasitaires. (…) Ce sont des gens désespérés pour le destin de leurs familles, (…) et plus nous voyons cela, plus la possibilité d’une réponse politique plus généreuse augmente.». «Si nous prenons en charge 10,000 migrants, ce n’est qu’une fraction du problème », a-t-il ajouté.

Alors que l’Allemagne ouvre ses frontières aux réfugiés, la conférence des évêques d’Allemagne a publié, lundi 31 août, un document proposant de revenir au «droit d’asile» féodal dans les espaces religieux.

Dans une lettre du 2 septembre aux prêtres et diacres du diocèse de Paris, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a «invité tous les chrétiens à porter le témoignage de l’évangile par rapport à la situation dramatique des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui sont jetés sur les routes par la misère et la violence.». «Même si chacun de nous n’a pas les moyens de les aider concrètement, nous pouvons au moins ne pas nous joindre à des messages de terreur et de rejet qui désignent ces malheureux comme un danger pour notre société et un péril pour notre civilisation», a-t-il ajouté. Sa lettre s’achève sur des questions ouvertes par rapport à une civilisation occidentale vacillante dans ses valeurs : «Que serait notre civilisation si elle renonçait à assumer la dimension universelle de la dignité humaine ? Que serait l’héritage du christianisme s’il se fermait devant le pauvre à sa porte ?».

La conférence des évêques suisses, réunie pour sa 309e assemblée ordinaire du 31 août au 2 septembre 2015 est, elle aussi, revenue sur les paroles de l’Évangile : «J’étais étranger et sans-toit, et vous m’avez accueilli» (Mt 25, 35). Les évêques suisses ont annoncé que les institutions de l’Église catholique allaient intensifier leur aide aux réfugiés et aux migrants, répétant que chaque don était «bienvenu». Ils ont enfin salué la récente augmentation de l’aide humanitaire à la Syrie adoptée par la Confédération, passant de 30 à 50 millions de francs et ont soutenu la demande d’augmentation de ce montant par Caritas Suisse.

Dans une Roumanie non concernée par la libre circulation de l’Espace Schengen, l’Église orthodoxe s’est déclarée prête à accueillir des réfugiés, et à appuyer le gouvernement roumain en ce sens. «Quand nos proches sont en difficulté, à la suite d’un conflit sanglant dans leur pays, nous, en tant que chrétiens, avons le devoir de les aider, quelle que soit leur culture ou leur croyance», a déclaré le porte-parole de l’Église, Constantin Stoica, à l’AFP, jeudi 3 septembre. «L’Église va appuyer les autorités lorsque la Roumanie accueillera des réfugiés », a-t-il ajouté, se déclarant impressionné par « la crise humanitaire en cours». Constantin Stoica a rappelé que l’Église orthodoxe avait déjà organisé en 2014 une collecte de fonds au profit des victimes du conflit en Syrie, au cours de laquelle 500 000 euros ont été rassemblés.

En Autriche, le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, a annoncé, 2 septembre mettre 1000 logements à disposition pour accueillir les réfugiés. Il attend des mesures similaires de la part des autres diocèses. Le 1er septembre, il avait, lors d’une messe à la cathédrale Saint-Étienne de Vienne, appelé avec véhémence l’Europe à réagir face aux évènements. Enfin, le 3 septembre, l’Église catholique d’Autriche a créé un site web pour gérer ces réfugiés et coordonner les différents lieux d’accueil.

Mardi 1er septembre, Mgr. Stanislav Zvolensky, archevêque de Bratislava, a enjoint les fidèles à prier pour les 71 victimes de l’accident sur l’A4 trouvées mortes dans un camion hongrois. «La souffrance et la mort des réfugiés concerne chacun de nous. Ne détournons pas le regard». Il a ainsi brisé un silence de l’Église slovaque par rapport à la question migratoire, tranchant avec l’attitude majoritairement hostile des populations slovaques.

Les évêques face au drame des migrants demandent aux dirigeants mais aussi à la population à accueillir ces populations fuyant la guerre, et à enfin mettre en avant l'amour du prochain plutôt que la méfiance.

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Publié le 3 Septembre 2015

LePoint.fr nous montre dans son article du jeudi 3 septembre 2015 que François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel "ont décidé de transmettre dès aujourd'hui (à l'UE) des propositions communes pour organiser l'accueil des réfugiés" et une "répartition équitable" en Europe, a annoncé l'Élysée jeudi dans un communiqué. Les deux dirigeants, qui se sont entretenus au téléphone jeudi sur la crise des migrants, ont ainsi "décidé d'une initiative sur la situation des réfugiés qui cherchent à rejoindre l'Europe", a indiqué la présidence française.

Cette initiative vise notamment à "organiser l'accueil des réfugiés et une répartition équitable en Europe", a ajouté l'Élysée. Il s'agit aussi de "rapprocher les normes pour renforcer le système d'asile européen, assurer le retour des migrants irréguliers dans leur pays d'origine et apporter le soutien et la coopération nécessaires avec les pays d'origine et de transit".

Pour la présidence française, "l'Union européenne doit agir de manière décisive et conformément à ses valeurs". "Les tragédies succèdent aux drames" alors que "des milliers de victimes ont péri depuis le début de l'année", a-t-elle encore relevé. "Ces hommes et ces femmes, avec leurs familles, fuient la guerre et les persécutions. Ils ont besoin de la protection internationale. Elle leur est due. Les conventions de Genève élaborées au lendemain de la guerre obligent tous les pays. L'Europe doit protéger ceux pour qui elle est le dernier espoir", a insisté l'Élysée.

Et si "d'autres tentent d'améliorer leurs conditions matérielles par des voies irrégulières, ils doivent être raccompagnés, dans la dignité". Selon Angela Merkel, la France accepte de s'engager sur des quotas contraignants. "J'ai parlé ce matin au président français, la position franco-allemande que nous allons transmettre aux institutions européennes est que nous sommes d'accord que nous devons obéir à des principes de base, à savoir que ceux qui ont besoin de protection (...) la reçoivent et que nous avons besoin de quotas contraignants au sein de l'Union européenne pour nous partager les devoirs, c'est le principe de solidarité", a dit Angela Merkel dans une conférence de presse pendant sa visite à Berne, en Suisse.

Les propositions de Paris et Berlin seront "soumises" le 14 septembre à un conseil des ministres de l'Intérieur de l'UE, avant un sommet européen, a précisé François Hollande. Interrogé sur des déclarations d'Angela Merkel qui a évoqué jeudi des "quotas contraignants" au sein de l'UE pour l'accueil des réfugiés, le président Hollande n'a pas employé cette expression, préférant parler d'un "mécanisme". "L'Union européenne doit faire davantage, elle doit répartir un certain nombre de personnes qui demandent refuge", a-t-il souligné, notant que "c'est ce qui a été fait pour 40 000 Syriens" en juin. "Aujourd'hui, nous parlons de 100 000. Il est donc tout à fait nécessaire d'avoir un mécanisme qui puisse prendre la situation de chaque pays européen pour voir ce qu'il est possible de réserver comme accueil dans ce pays-là en fonction de ses caractéristiques", a-t-il détaillé.

Il est bon que Paris et Berlin rappelle à leur devoir l'Europe et notamment le Premier ministre hongrois Viktor Orban qui dans une tribune dans le FAZ a jugé que l'afflux des réfugiés en Europe, "musulmans dans leur majorité", constitue une menace pour l'identité chrétienne de l'Europe. Tout simplement ignoble. Heureusement que dans une allusion voilée à cette tribune, la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré, lors d'un déplacement à Berne : "Dans la mesure où nous avons en tête des valeurs chrétiennes, alors je crois qu'il est important que la dignité de chaque être humain (...) doit être protégée partout là où elle est en danger." En réaction, le président du Conseil européen Donald Tusk, qui recevait jeudi M. Orban à Bruxelles, a déclaré alors qu'il se trouvait à ses côtés : "Je voudrais souligner que, pour moi, être chrétien en public, dans la vie sociale, signifie avoir un devoir envers ses frères dans le besoin." Être chrétien, c'est "montrer que l'on est prêt à faire preuve de solidarité" et, "pour un chrétien, cela ne devrait pas être une question de race ou de religion", a-t-il poursuivi.

Comme le montre francetvinfo.fr, il a fallu la photo choc du petit Aylan Kurdi, enfant syrien retrouvé mort sur une plage de Turquie, pour que l'Europe accélère les décisions politiques sur la question de l'accueil des migrants, car il y a des pays qui ne répondent pas à leur obligations morales comme la Hongrie. Des initiatives pourtant laissent de l'espoir comme ce collectif qui a lancé une pétition pour réclamer l'accueil de migrants en Aquitaine et Poitou-Charentes. Près de 8000 personnes ont déjà signé, selon Sud Ouest.fr.

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Publié le 1 Septembre 2015

Barbara Huet nous montre dans son article du lundi 31 août 2015 dans paris-normandie.fr nous montre que s’il s’agissait d’un séisme, on le chiffrerait à sept sur l’échelle de Richter... À l’initiative du pape François, Jacques Gaillot, ancien évêque d’Evreux, est reçu aujourd’hui à Rome. Vingt ans après sa brutale destitution et son «transfert» dans un diocèse fantôme, le temps de la réconciliation est-il venu ?

«Mgr Jacques Gaillot, ici le pape François»... Mais l’ancien évêque d’Evreux a fermé son portable. Le message sera enregistré à trois reprises. Incrédule, mais navré de n’avoir pas réagi plus tôt, Jacques Gaillot écrit au pape, lui indique qu’il est à sa disposition, dès qu’il sera rentré du Canada où il anime des séminaires. Très vite, une missive cachetée et manuscrite du pape lui parvient, via le nonce apostolique à Paris : «Cher frère, je viens de recevoir votre lettre et vous en remercie. Je voudrais vous rencontrer à Rome le 1er septembre à 16 h 30... Est-ce que pour vous ça va ? Fraternellement. PS : Pardonnez-moi pour mon mauvais français.» La nouvelle provoquera des crispations au sein de l’Église de France, mais réjouira les fidèles meurtris. Ainsi, vingt ans après avoir été chassé, et en 24 heures, de son diocèse ébroïcien, l’évêque est, aujourd’hui, à Rome. Est-ce le signe d’un retour en grâce du paria de l’Institution ?

Depuis son élection, en mars 2013, le pape François n’a cessé de surprendre, multipliant les prises de position en rupture avec ses prédécesseurs et réaffirmant des valeurs chères à Saint François d’Assise : une vie simple au service des pauvres. Il n’a pas hésité à malmener les cardinaux trop bien installés et s’est entouré de prélats plus sensibles aux problèmes sociaux. Parallèlement, il n’a de cesse de mettre en correspondance ses paroles et ses actes. Une qualité que tout le monde s’accorde à reconnaître à Jacques Gaillot.

Lorsqu’elle l’a chassé d’Evreux, l’Église catholique a voulu enterrer Jacques Gaillot dans les sables de Parténia, un diocèse fantôme. On ne pouvait pas totalement l’exclure car il ne s’était jamais écarté des dogmes de l’Église, mais on pouvait au moins écarter ce trublion et ses idées dérangeantes. Sur ce point, les évêques de France se sont montrés de bons soldats, «oubliant» petit à petit son existence. En vingt ans, Jacques Gaillot n’a pas été convié une seule fois à participer à la conférence épiscopale annuelle de Lourdes, lui qui est toujours évêque.

Les premières années, l’Église pensa qu’il allait craquer, faire amende honorable, renier ses convictions, demander à exister un petit peu. Il n’en fut rien. Délesté de sa charge institutionnelle, Jacques Gaillot s’est retrouvé à temps complet au chevet des malheureux, guidé par les appels aux secours des déshérités. Il fallait s’y attendre. N’avait-il pas déclaré dans sa dernière homélie à la cathédrale d’Evreux : «l’Église est appelée à être solidaire des victimes, elle doit être là où le peuple souffre. C’est là qu’elle devient crédible.»

D’un autre côté, l’éviction de l’évêque d’Evreux avait suscité de nombreuses réactions et la curie romaine avait été inondée de lettres désapprobatrices. Des personnes, blessées par ce qu’elles considèrent comme une injustice, continuent d’ailleurs toujours de se manifester, auprès du pape, du nonce apostolique ou de l’évêque de leur diocèse. Comme l’Ébroïcien et ancien professeur de lettres Jacques Gougeon qui, dans nos colonnes s’agaçait de ne pas recevoir de réponse. «De quoi ont-ils peur ?» interrogeait-il (lire notre édition du 1er février 2015).

Jacques Gaillot, lui, s’est toujours refusé à la moindre démarche personnelle. Il n’a rien demandé, ni explication, ni rencontre, et encore moins un titre honorifique, comme Rome le lui avait proposé lors de sa destitution. Cependant, en novembre 2014, il est sorti de son silence, envoyant un courrier au pape François. Non pas pour parler de lui, mais des exclus de l’Église, remerciant le Saint-Père pour «son audace évangélique» mais l’encourageant à aller plus loin.

Quelques mois se sont encore écoulés et la grande nouvelle est arrivée. Personne ne peut imaginer sur quoi débouchera cette rencontre. Mais elle est, en elle-même, un pas immense. L’Église n’a pas l’habitude de reconnaître ses erreurs, mais en extirpant Jacques Gaillot des sables de Parténia, le pape François indique que le temps de la réconciliation et de l’ouverture, est peut-être venu. Le 11 septembre Jacques Gaillot aura 80 ans. Joli cadeau d’anniversaire pour celui qui fut le plus jeune évêque de France.

C'est une excellente nouvelle de savoir que Mgr Gaillot sera accueilli à Rome par le pape François, sans doute à cause de sa proximité avec le pape pour l'engagement auprès des plus pauvres et dans un but de réconciliation.

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Publié le 31 Août 2015

LePoint.fr dans son article du 31 août 2015 nous montre que la charte de la laïcité à l'école, que les parents vont être "incités à signer" à la rentrée, aidera à désamorcer d'éventuelles difficultés, a expliqué lundi la ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem. "La charte est une charte qui explicite (la laïcité) et, en miroir, elle dit ce qu'elle n'est pas", a poursuivi Najat Vallaud-Belkacem lors d'un déplacement à Dijon (Côte-d'or). Elle permet d'"engager un dialogue avec les parents et de repérer s'il y a difficulté." Dans ce dernier cas, le personnel enseignant pourra faire appel aux référents laïcité présents dans chaque académie, a rappelé la ministre.

Tandis que doit être mis en place l'enseignement moral et civique à partir de cette année, Najat Vallaud-Belkacem a estimé que les enseignants devaient "inciter les parents à s'impliquer". "Après les incidents de janvier, on s'est rendu compte combien la laïcité était une valeur cardinale de notre République", a-t-elle dit. "Notre faiblesse de ces dernières années a été de chercher à l'imposer plutôt que de l'expliquer". En outre, il a été demandé à tous les établissements scolaires de "célébrer cette valeur" le 9 décembre, jour du 110e anniversaire du vote de la loi de 1905 sur la séparation de l'Église et de l'État. Les enseignants ne pouvant "pas être seuls à porter ces valeurs", Najat Vallaud-Belkacem a appelé chacun à prendre ses responsabilités, "les parents, les entreprises, les élus, les associations..."

Concernant la fin du menu de substitution au porc dans les cantines de certaines villes, la ministre a "invité les communes à faire preuve de responsabilité et à continuer pour l'immense majorité d'entre elles à permettre aux enfants d'avoir le choix entre deux menus".

Cette charte de la laïcité permettra que chaque parents d'élève aura la garantie qu'on ne cherchera pas à embrigader son enfant et cela peut aussi leur faire prendre conscience de l'importance de la laïcité.

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Publié le 31 Août 2015

kath.ch nous montre que le pape François a averti que les chrétiens sont superficiels lorsqu'ils ne se contentent de suivre que les règles de la foi. Cela leur fait d'eux dans l'Église des "hypocrites" a-t-il dit au cours de sa prière de l'Angélus du dimanche 30 Août à la place Saint-Pierre.

Pour le pape bien que certains catholiques suivent les règles de l'Église et l'assistent souvent dans ses services, dans leurs cœurs il leur manque la miséricorde et le vrai amour de Dieu. Ils disent du mal des autres ou négligent leur famille. Le vrai christianisme est reflété selon les paroles du pape non dans l'attitude extérieure, mais en commençant avec le cœur.

Le pape François faisait ainsi allusion dans ses remarques à un emplacement dans l'Évangile de Marc, où Jésus discutait avec les scribes et rejetait leur observation superficielle des règles religieuses.

Une bonne mise au point que devrait suivre bon nombre de chrétiens, qui manquent de miséricorde et font barrage aux autres au lieu de les accueillir.

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Publié le 30 Août 2015

actu.orange.fr nous montre que ce dimanche 30 août, après la prière de l'angélus, place Saint-Pierre, le pape est revenu sur le drame des migrants. Il a dénoncé l'horreur et la mort de 71 migrants en Autriche.

"Prions en silence pour tous les migrants qui souffrent et pour tous ceux qui ont perdu la vie". Le pape François a dénoncé dimanche la mort de 71 migrants découverts dans un camion au bord de l'autoroute Budapest-Vienne, demandant au monde une "coopération efficace" comme "des crimes qui offensent l'humanité entière". "Je m'unis à toute l'Église en Autriche dans la prière pour les 71 victimes, parmi lesquelles quatre enfants, trouvées dans un camion sur l'autoroute Budapest-Vienne. Je confie chacune d'elles à la miséricorde de Dieu", alors même que "dans ces derniers jours de nombreux migrants ont perdu la vie dans leurs terribles voyages". L'Église d'Autriche organisera lundi 31 août une célébration à la cathédrale de Vienne en mémoire de ces défunts et fera sonner toutes les cloches du pays pour alerter sur ce drame.

En plein débat mondial sur l'accueil de millions de réfugiés et d'immigrés clandestins, le pape s'oppose aux mouvements xénophobes, présents aussi parmi les catholiques, et leur recommande de se mobiliser plus que jamais pour les accueillir. Son appel est relayé notamment en Italie, où l'archevêque de Turin (nord), Mgr Cesare Nosiglia, a demandé samedi à chaque paroisse de prendre en charge cinq réfugiés.

Le pape se bat depuis son élection en 2013 contre la "mondialisation de l'indifférence" à l'égard des immigrés clandestins, dont 107 000 sont arrivés en Europe dans le seul mois de juillet. La Hongrie confirme les inquiétudes du pape en achevant la pose de la clôture de barbelés destinée à empêcher des milliers de migrants d'entrer sur son territoire.

Mais heureusement l'égoïsme n'est pas roi comme le montre Libération.fr, le Premier ministre français et les chefs de la diplomatie italienne et française se sont prononcés pour une action rapide en faveur de l’octroi de l’asile aux réfugiés, tandis que Berlin, Londres et Paris appelaient à une réunion ministérielle dans les deux prochaines semaines «pour avancer concrètement» face à la crise migratoire. Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a pour sa part jugé dimanche «scandaleuse» l’attitude de certains pays de l’est de l’Europe face à la crise des réfugiés.

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Publié le 30 Août 2015

Libération.fr et LeMonde.fr nous montrent dans leurs articles du samedi 29 août 2015 nous montrent que la députée FN du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen a estimé samedi qu’il n’y avait pas «d’incohérence» entre la doctrine du FN et celle de l’Église catholique, lors d’un débat organisé dans le Var par le diocèse de Fréjus-Toulon.

«La doctrine du FN n’est pas en incohérence avec la doctrine de l’Église catholique», a déclaré Mme Maréchal-Le Pen, se référant à l’opposition «systématique du FN sur la sédation profonde, l’avortement ou les recherches sur les embryons».

«L’Église en aucun cas ne rejette l’idée d’une politique migratoire», a aussi pointé celle dont l’invitation par le diocèse de Fréjus-Toulon avait suscité des remous au sein des rangs chrétiens. Confiant avoir «du mal à comprendre parfois, souvent, une telle hostilité à l’égard de notre mouvement de certains évêques», elle a aussi assuré que c’était «la politique qui (avait) réactivé (sa) foi».

Participant à une table ronde sur «politique et médias», la tête de liste du FN pour les régionales en PACA a aussi estimé que la politique impliquait d’œuvrer pour «le bien commun (qui) passe nécessairement par une politique migratoire responsable», alors qu’elle était interpellée sur «les points non négociables» de la doctrine sociale de l’Église pour les chrétiens engagés en politique.

Interrogée sur les déclarations du pape François sur la nécessité de ne pas fermer la porte aux migrants, Marion Maréchal-Le Pen n’a cependant pas dévié de la ligne de son parti. Sa tante Marine Le Pen, présidente du parti, a une nouvelle fois fustigé samedi «la déferlante migratoire» et réaffirmé son objectif d’«arrêter l’immigration légale et clandestine».

«Il faut faire la distinction (entre la charité politique et la charité individuelle), et faire preuve de discernement. L’amour, la charité, c’est parfait. Mais comment vous faites, concrètement, lorsque vous avez des centaines de millions de malheureux à travers le monde et en face, un pays comme la France où l’immigration de masse pose problème, qui a 2.000 milliards d’euros de dettes? On ouvre grand les portes ?», a demandé la députée FN.

«Si on pouvait aider la terre entière, je ne dirais pas, dans un égoïsme pur, que nous ne pouvons pas», a-t-elle ajouté, assise sur une estrade posée entre deux arbres, devant une grande croix en bois, dans le parc du couvent des dominicains à Plan-d’Aups-Sainte-Baume.

«Votre doctrine n’est pas la mienne, je suis dans une doctrine de l’Église pour tous et qui accepte la diversité. Je ne confonds pas la solidarité et la charité», lui a répondu l’ancien député-maire d’Ajaccio Simon Renucci (DVG).

Le député Les Républicains (LR) de la Drôme Hervé Mariton participait à cette table ronde, en remplacement de la députée Valérie Boyer. Les organisateurs, l’Observatoire sociopolitique et le diocèse de Fréjus-Toulon, avaient choisi de débattre avec «des chrétiens ayant choisi des options politiques différentes et parfois divergentes». «Notre position comme chrétiens est de dénoncer les positions et les postures politiques qui nous semblent en contradiction avec les valeurs catholiques», a-t-il ajouté. «La Conférence des évêques de France vient de le faire récemment sur certaines positions du FN. Nous pouvons aussi élargir cette contestation à d’autres programmes et d’autres formations politiques.»

Cette invitation, la première d’un représentant du FN à un événement organisé par l’Église, divise les catholiques. La Conférence des évêques de France a pris ses distances avec cette initiative de l’évêché varois, un département qui compte un sénateur et plusieurs maires FN, et expliqué qu’elle n’engageait pas l’ensemble des évêques de France.

Il y a bien une incohérence entre catholicisme et FN, car l'Église appelle à l'accueil de l'étranger et à ne pas faire de différences. Prenons exemple sur Manuel Valls qui à La Rochelle en clôture de l'université d'été du PS, a estimé que les migrants qui "fuient la guerre, les persécutions, la torture, les oppressions, doivent être accueillis" en France et qui a cité une phrase inscrite sur le socle de la Statue de la Liberté à New York : "Donnez-moi vos pauvres, vos exténués qui, en rangs serrés, aspirent à vivre libres, le rebut de vos rivages surpeuplés, envoyez-moi ces déshérités rejetés par la tempête. De ma lumière, j'éclaire la porte d'or".

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Publié le 29 Août 2015

L'initiative de Dominique Rey fait polémique. Beaucoup, au sein de la communauté catholique, désapprouvent ces liaisons dangereuses entre le FN et l'Eglise. Francetvinfo.fr a recueilli leurs réactions ce samedi 29 août 2015.

Une digue se rompt. Marion Maréchal-Le Pen est l'invitée, samedi 29 août, des universités d'été de la Sainte-Baume, dans le Var, organisées par le diocèse de Fréjus-Toulon et son évêque Dominique Rey. Comme l'a titré Le Monde, "l'Église ne tourne plus le dos au FN". Si la Conférence des évêques de France considère n'être "pas engagée" par cette initiative "diocésaine", des catholiques s'étonnent toutefois de la tribune offerte à la députée du Vaucluse, tête de liste Front national aux régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

"Dans les années 1980-1990, l'épiscopat français condamnait clairement les idées du Front national", se souvient le directeur de la rédaction de l'hebdomadaire catholique La Vie, Jean-Pierre Denis, contacté par francetv info. "Aujourd'hui, il y a un vrai débat entre les évêques qui veulent dialoguer avec tout le monde et ceux qui veulent maintenir un cordon sanitaire autour du FN." Et le journaliste de poursuivre : "On constate qu'en Provence-Alpes-Côte d'Azur, dans une région où le Front national a des élus, cette stratégie du cordon sanitaire a échoué." "C'est un vrai tabou qui a été brisé", analyse le journaliste.

Une rupture pleinement revendiquée par Dominique Rey. Dans les colonnes du Figaro, l'évêque qualifie sa position de "novatrice par rapport à une forme d'oukase qui consistait à mettre à distance le parti lepéniste". Pourtant, rappelle Jean-Pierre Denis, "les catholiques pratiquants votent moins FN que l'ensemble des Français et sont moins séduits que les autres par leurs idées et leurs élus".

Au-delà de l'invitation, une surprenante caisse de résonnance est offerte à la petite-fille de Jean-Marie Le Pen, en l'absence d'autres invités politiques de notoriété équivalente, déplore Elise Catonnet, travailleuse sociale et bénévole dans sa paroisse de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine). Cette ancienne secrétaire générale nationale de la Jeunesse ouvrière chrétienne s'indigne : '"Déjà avec la Manif pour tous, nous les catholiques de France, on a donné une image assez fermée, assez arriérée. Et on continue avec Marion Maréchal ! C'est normal de discuter avec tout le monde, mais là c'est une vraie tribune ! Il n'y a pas de contradicteur." Une impression que confirme la liste des intervenants.

Vice-président catholique de l'ACAT (Action Chrétiens Abolition Torture), Alain Gleizes dénonce, lui aussi, avec force, la décision du diocèse de Fréjus-Toulon d'offrir à la députée Front national "une tribune officielle que des chrétiens n'ont pas à lui donner". Car nombre de catholiques voient dans l'idéologie du Front national l'inverse du message chrétien. Elise Catonnet résume : "Les Évangiles appellent à accueillir l'étranger, à aller vers l'autre. Tout le contraire du FN."

Contactées par francetv info, plusieurs associations catholiques comme le Secours catholique ou le CCFD-Terre solidaire ont préféré ne pas s'exprimer sur le sujet, jugé interne à l'Église catholique. Mais le délégué général de l'ACAT, Jean-Etienne de Linares, lui, n'a pas hésité : "En tant qu'organisation chrétienne de lutte contre la torture, nous défendons l'égalité de tout homme dans la dignité. Les torturés sont toujours considérés comme des sous-hommes : ils n'ont pas la bonne religion, pas la bonne couleur de peau... Le lien avec le racisme est évident : considérer que l'autre n'a pas la même valeur que soi, c'est l'idée de base du FN. Je déplore que l'Église contribue ainsi à en faire en parti respectable."

Pour le vice-président de l'association, Alain Gleizes, le Front national "se situe aux antipodes de l'idéal chrétien : le 'prochain' du Front national est un contresens complet par rapport à celui du 'bon samaritain' des Évangiles, qui sauve un inconnu, un étranger".

Le distinguo échappera à ceux qui ignorent les divisions de l'Église catholique, mais il a sauté aux yeux des connaisseurs. Jean-Pierre Denis décrit l'évêque de Toulon comme "un franc-tireur aux positions personnelles, mais minoritaire dans l'épiscopat". Elise Catonnet souligne, elle, que Monseigneur Rey "n'est pas n'importe quel évêque".

Christian Terras, de l'hebdomadaire catholique de gauche Golias, se montre plus virulent. "Cet évêque conservateur s'est fait connaître en s'opposant au Téléthon, rappelle-t-il, parce qu'on utiliserait des cellules-souches dans la recherche contre les myopathies. Dominique Rey fait du prosélytisme pour convertir les catholiques à une vision où l'Église donnerait le sens de la vie en commun, en rupture avec la laïcité tel qu'on la vit en France. Il suffit de voir les travaux de son 'Observatoire sociopolitique'. Son objectif, c'est de permettre une réidentification de la France comme 'fille aînée de l'Eglise'."

Des idées assez proches, estime-t-il, de celles de Marion Maréchal Le Pen, "catholique qui fait le pèlerinage tradionaliste de Chartres", se positionne volontiers sur le thème de l'identité chrétienne de la France et a rejoint les rangs de la Manif pour tous (opposée au mariage des homosexuels). Contacté par francetv info, Dominique Rey n'a pas souhaité donner suite.

La réponse de l'Église, estime enfin Christian Terras, "est d'une faiblesse incroyable, d'une couardise qui ne lui fait pas honneur. La conférence épiscopale n'est pas sur ces bases-là, mais elle ne veut pas se prononcer contre un évêque. La consigne ? Pas de vagues. Mais l'Eglise perd sa crédibilité en considérant que c'est un acte isolé. Il y a d'autres évêques qui rêvent de 'reconquête', d'une France à l'identité uniquement catholique". Moins alarmiste, Jean-Pierre Denis affirme qu'il n'y a "aucune stratégie de la main tendue de l'Église au FN".

Voyant monter la pression, le porte-parole de l'épiscopat, monseigneur Olivier Ribadeau-Dumas, a accordé au quotidien La Croix une interview mi-chèvre mi-chou. Il ne condamne pas l'initiative, mais ajoute quelques bémols : "Nous pouvons inviter des responsables du FN à dialoguer, mais pour leur exprimer notre désaccord sur un certain nombre de points. Il faut rappeler la parole de l'Église, et l'importance primordiale que nous accordons à l’accueil de l’autre, quel qu’il soit." Un art tout jésuite de la langue de bois.

Il est bon de voir que les catholiques se soulèvent contre l'inacceptable. Inviter le FN est comme si on lui disait qu'il est un parti normal est contestable, puisque ce parti prône la haine de l'étranger. Et Marine Le Pen, nous a offert le beau spectacle hier des amalgames douteux que prône ce mouvement en mêlant l'immigration est le fondamentalisme islamiste.

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Publié le 29 Août 2015

Je vous mets aujourd'hui ce communiqué de Christine Pedotti, Jean-Pierre Mignard, et Bernard Stephan du jeudi 27 août 2015 dans Témoignage Chrétien qui dit ce que je pense à propos de l'invitation de Marion Maréchal-Le Pen aux universités d'été du diocèse de Fréjus-Toulon demain à Plan-d'Aups-Sainte-Baume (Var) qui aura lieu le samedi 29 août :

"L’annonce de l’invitation de Mme Marion Maréchal-Le Pen à l’université catholique organisée par le diocèse de Toulon-Fréjus jette une lumière crue sur le glissement vers la droite la plus dure d’une partie du catholicisme français que certains slogans de la Manif pour tous laissaient déjà percevoir. Ce catholicisme devient l’un des éléments d’une identité française qui se forge contre les étrangers, contre les musulmans, contre l’Europe, en un mot, contre la fraternité et contre l’universalité, à rebours de toutes les valeurs chrétiennes et évangéliques, en contravention avec l’élan suscité depuis deux ans par le pape François.

Nous déplorons cette connivence mais nous ne nous en étonnons pas. Il y a hélas en France une histoire catholique peu reluisante, qui passe par le refus de la République, le rejet de la démocratie, la haine des juifs, la collaboration honteuse sous Vichy, le soutien aux criminels de guerre, la complicité avec l’OAS. Nous le savons d’autant mieux que c’est contre ce catholicisme que Témoignage chrétien est né et qu’il s’est dressé avec d’autres grandes figures catholiques. Souvenons-nous que sous l’Occupation, à de rares mais précieuses exceptions, l’épiscopat français a appelé à la soumission aux «autorités légitimes», c’est-à-dire à Pétain et Vichy.

Aujourd’hui, on prétend que Mme Maréchal-Le Pen est légitime parce qu’elle et son parti rassemblent un nombre de suffrage important. La logique est la même. Le nombre ne rend pas les positions du Front national acceptables, ni ses dirigeants fréquentables. Une telle invitation leur donne un brevet de respectabilité au nom d’une conception pervertie de la démocratie. Nous ne pouvons pas accepter que ce courant prétende aujourd’hui représenter le catholicisme français. Nous appelons les responsables catholiques et les catholiques responsables qui aujourd’hui sont une majorité stupéfaite et muette à rompre le silence, et à s’élever contre cette banalisation dangereuse d’un parti qui fait de la haine de l’étranger son fonds de commerce."

Témoignage Chrétien a le courage de dire que le FN n'est pas un parti comme les autres et cela malgré 20 % d'électeurs. Et comme le dit Challenges.fr dans son article du 28 août 2015, "Et comment s’en étonner encore, quand, sur le site du diocèse dirigé par l’évêque Rey, on pouvait lire jusqu’à ce jeudi passé que la franc-maçonnerie, le yoga, l’homosexualité, le tarot, internet, les ostéopathes, les kinésithérapeutes, le chamanisme et les arts martiaux sont des "portes d’entrée maléfiques" qui mènent droit à Satan? Les responsables du site ont fini par retirer cet article, rédigé en 2010 par un prêtre, afin de procéder à sa réécriture… Trop tard, car de multiples copies en ont été faites, qui attestent que l’idéologie qui imprègne le propos délirant est à ranger à la droite de l’extrême droite… Que durant cinq ans, un tel texte rédigé par un prêtre catholique (porteur d’une vision du monde aussi farfelue qu’inquiétante) ait pu demeurer accessible au grand public est un puissant révélateur des évolutions de la base catholique réactionnaire."

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