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Publié le 14 Novembre 2015

LePoint.fr nous montre dans son article du jeudi 12 novembre 2015 que Krzysztof Charamsa, le prêtre polonais qui a scandalisé le Vatican avec un coming out très médiatisé, va remettre à l'Église un manifeste de libération gay comprenant "dix commandements", l'exhortant à renoncer à la "persécution" des homosexuels. "Ce n'est pas comme le (groupe) État islamique qui poursuit les homosexuels en les tuant. L'Église catholique ne tue pas les gens, mais elle les tue psychologiquement", affirme-t-il dans une interview. "Elle les tue avec sa position rétrograde, avec son rejet, son mépris et ses prêches permanents contre les homosexuels", ajoute le prêtre, suspendu par l'évêché polonais le mois dernier. Dans un hôtel au cœur du quartier gothique de Barcelone, où il s'est installé avec son compagnon, Krzysztof Charamsa, veste de costume noir et chemise bleue, révèle les détails de son Nouveau Manifeste de libération gay.

Lorsqu'il avait annoncé son homosexualité et sa vie en couple, le 3 octobre, ce haut fonctionnaire du Vatican, âgé de 43 ans, avait été démis de ses fonctions. Son manifeste est "un appel à l'Église catholique". Il y réclame que le Vatican annule les documents de l'Église hostiles aux homosexuels, révise son interprétation des textes bibliques à ce propos et autorise les homosexuels à devenir prêtres. Il propose en outre d'ouvrir un dialogue avec les évangéliques et les anglicans, plus ouverts sur les droits homosexuels selon lui, et exige des excuses du Vatican "pour ses omissions et ses silences, ses persécutions et ses crimes contre les homosexuels au cours des siècles". Actuellement, la doctrine catholique considère l'activité homosexuelle comme "désordonnée", "immorale" et "contraire à la sagesse créatrice de Dieu". Elle exige d'eux la "chasteté".

"Ces textes doivent être jugés comme idéologiques. C'est comme dire que la Terre est plate et immobile. Ils sont plus proches des positions du fondamentalisme islamique que de la raison", ajoute Krzysztof Charamsa. La position de l'Église se fonde, selon lui, sur de courts passages de la Bible restant flous, car, selon lui, la Bible ne condamne pas explicitement l'homosexualité. Ces passages doivent être compris "dans le contexte historique et culturel de leur écriture". "Il y a plusieurs siècles, on utilisait la Bible pour défendre l'esclavage", rappelle-t-il. Dans son manifeste, il demande à l'Église de ne pas critiquer le mariage entre homosexuels, alors que, par ailleurs, elle s'abstient de condamner la criminalisation de l'homosexualité dans certains pays.

L'Église est en réalité "contente face à ces cas de persécution et de pénalisation, parce que la pénalisation de l'homosexualité est une confirmation légale de son enseignement sur l'homosexualité, affirme-t-il. Tant qu'elle ne rejette pas, ne condamne pas ouvertement cette pénalisation, elle est complice de la terreur anti-homosexuelle." Un mois s'est écoulé depuis son coming out fracassant, lors d'une conférence de presse à Rome la veille d'un synode du Vatican sur la famille. Aujourd'hui, il vit dans le quartier gay de Barcelone et ne regrette pas sa décision. "Libéré" et "en paix", il se sent "mieux gay et plus prêtre qu'avant", dit-il en souriant.

Depuis sa suspension par l'Église, il est au chômage. "À 43 ans, ce n'est pas facile de trouver quelque chose", dit-il. Ancien professeur de théologie à Rome, il compte reprendre l'enseignement à l'université et écrire un livre sur son expérience d'homosexuel au Vatican. Il considère son cas comme un exemple de "l'élimination et la persécution des gays dans l'Église". Il souhaite l'annulation de l'instruction de 2005 du pape Benoît XVI, selon laquelle les curés homosexuels ne doivent pas rendre publique leur orientation sexuelle. "Face à cette instruction, tous les curés homosexuels ont l'obligation morale de sortir du placard pour montrer au Vatican que nous existons et que nous sommes de bons curés", assure-t-il. Si elle les expulsait tous, "il est possible que l'Église se retrouve très seule".

Krzysztof Charamsa dénonce le traitement que l'Église donne envers les homosexuels et lui demande de ne plus lire la Bible de façon littérale et contextuelle, pour ne plus que les homosexuels se sentent plus persécutés par elle. Espérons qu'il soit entendu.

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Publié le 14 Novembre 2015

Le Vatican "bouleversé" par une attaque contre la paix

HuffingtonPost.fr, BFMTV.com, Libération.fr, L'OBS, Europe1.fr et LePoint.fr nous montrent que le Vatican a exprimé son émotion ce samedi 14 novembre 2015 et appelé à "une réaction décisive et solidaire" après les attentats, évoquant "une attaque contre la paix de toute l'humanité". Cette déclaration fait suite à l'attentat où 128 personnes sont mortes, 180 blessées dont 80 en "urgence absolue" vendredi soir dans une série d'attaques terroristes sans précédent à Paris et près du Stade de France, avec pour la première fois en France des actions kamikazes, notamment dans la salle de spectacle du Bataclan. Huit assaillants sont morts, dont sept en se faisant exploser. François Hollande a décrété l'état d'urgence et annoncé le rétablissement des contrôles aux frontières. La plupart des partis ont annoncé la suspension de la campagne des régionales. Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone (PS) et tous les chefs de file de groupes politiques appellent à l'unité nationale.

"Nous sommes bouleversés par cette nouvelle manifestation de folle violence terroriste et de haine, que nous condamnons de la manière la plus radicale avec le pape et tous ceux qui aiment la paix", a déclaré le porte-parole du Saint-Siège, Federico Lombardi, dans un communiqué. "Il s'agit d'une attaque contre la paix de toute l'humanité qui requiert une réaction décisive et solidaire de notre part à tous pour s'opposer à la diffusion de la haine meurtrière sous toutes ses formes", a-t-il ajouté. "Nous prions pour les victimes et les blessés et pour tout le peuple français".

Les réactions décisives et solidaires peuvent déjà se voir à travers un rassemblement spontané à Montréal avec environ 500 personnes en solidarité aux victimes et au peuple français après les attaques perpétrées à Paris, où la foule a doucement entonné l'hymne national français, "la Marseillaise", avant d'observer une minute de silence, et la réunion de Français sous le choc à Union Square à New York, pour exprimer leur solidarité après les attentats de Paris. Plusieurs avaient dessiné à la craie sur le sol une Tour Eiffel dans un immense signe de la paix. "Pray for Paris", "Liberté, Egalité, Fraternité", "N'ayez pas peur", "From NY to Paris", pouvait-on y lire. La petite cinquantaine de manifestants était silencieuse, certains visiblement bouleversés, s'enlaçant pour se réconforter. Des bougies en hommage aux victimes ont été allumées sur la place de la République, à Paris.

Mais on pu le voir les voir aussi sur les réseaux sociaux qui se sont mobilisés. Sur Twitter, les internautes lancent de nombreux appels à la solidarité, du hashtag #PortesOuvertes pour que les habitants ne pouvant accéder à leurs domiciles trouvent un refuge au hashtag #Recherche afin de retrouver des personnes disparues. Sur Facebook, le bouton d'urgence (le "Safety Check") a été activé pour les utilisateurs présents en Île-de-France. Il permet aux Internautes de signaler à leurs proches qu'ils se trouvent en sécurité. À Paris, de nombreuses personnes se présentent aussi à l'hôpital pour donner leur sang. De Washington à Moscou, des Nations unies à l'Otan, dans toute l'Europe, les responsables ont aussi condamné le carnage. Ces attentats "ne sont pas seulement une attaque contre Paris" mais "une attaque contre toute l'humanité et nos valeurs universelles", a déclaré le président américain Barack Obama lors d'une allocution à la Maison Blanche.

Plus tôt vendredi soir, le Conseil français du culte musulman (CFCM), l'instance représentative de l'islam en France, avait condamné "avec la plus grande vigueur" les "attaques odieuses et abjectes" commises à Paris et Saint-Denis. D'ailleurs, le grand imam de la mosquée Al-Azhar, au Caire, condamne ce samedi des attaques "odieuses" à Paris. "Le président Mahmoud Abbas condamne fermement les attaques terroristes qui ont eu lieu à Paris et exprime sa solidarité et sa compassion avec le gouvernement et le peuple français face au terrorisme", indique la présidence palestinienne dans un communiqué. Le président Abbas insiste sur "la nécessité pour la communauté internationale de s'unir pour faire face à ces attaques terroristes graves qui participent à la montée des tensions partout".

Des monarchies arabes du Golfe, Arabie saoudite en tête, ont vivement dénoncé ce samedi, les attentats "terroristes" en France. Ryad prône une coopération internationale pour éradiquer "ce fléau dangereux et destructeur" qui menace tous les pays du monde. D'autres monarchies du Golfe ont également dénoncé les attentats de Paris. Ces attaques ont été qualifiées de "terroristes et criminels" par le président des Emirats arabes unis, cheikh Khalifa Ben Zayed Al-Nahyane, qui a assuré, dans un télégramme, à François Hollande de la "totale solidarité (de son pays) en ces circonstances difficiles". Le Koweït "apporte son soutien à tous les efforts qu'entreprendra la France pour assurer sa sécurité et sa stabilité", a déclaré un porte-parole de son ministère des Affaires étrangères, cité par l'agence officielle Kuna. Pour sa part, le Qatar a condamné "les attaques armées et les explosions" à Paris qui, a-t-il précisé dans un communiqué publié par l'agence officielle Qna, "sont contraires à tous les principes et valeurs morales et humanitaires". "L'État du Qatar réitère son rejet de la violence sous toutes ses formes et quelles que soient ses causes", a ajouté le texte.

Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, va présider demain une messe à Notre-Dame à l'intention des victimes des attentats les plus meurtriers de l'histoire de France, appelant à "la modération et à la tempérance" face à "la barbarie" des "groupes fanatiques". "Notre ville de Paris, notre pays, ont été frappés hier soir avec une sauvagerie et une intensité particulières", a affirmé dans un communiqué l'archevêque de Paris, "que la modération, la tempérance et la maîtrise dont tous ont fait preuve jusqu'à présent se confirment dans les semaines et les mois qui viennent; que personne ne se laisse aller à l'affolement ou à la haine".

Mgr Georges Pontier, président de la Conférence des évêques de France, a réagi : "Dans sa capitale, notre pays a été touché par une série d'attentats d'une barbarie inégalée. Avec les catholiques de France, j'exprime ma profonde douleur devant cette extrême violence qui a retiré la vie à tant de personnes et blessé tant d'autres. Mes pensées et mes prières vont aux victimes, à leurs proches, aux forces de l'ordre, aux soignants et à nos gouvernants sur lesquels pèse une lourde responsabilité. En ces heures difficiles, nous leur faisons confiance. J'invite les catholiques de France, ce dimanche tout spécialement, par leurs prières, leurs paroles et leurs actes à être artisans de paix, d'unité et témoins de l'espérance."

Le président de la République vient de désigner clairement Daech comme responsable des attaques, et promet que la France sera "impitoyable" et a pris un décret pour déclarer le deuil national pour trois jours. Suivons Martine Aubry qui déclare que "Dans ces heures sombres, la France doit être unie et porter haut les valeurs républicaines de liberté, d'égalité et de fraternité. Nous ne plierons jamais devant la terreur." Ne jouons pas le jeu de Daech qui désire que nous faisons la stigmatisation des musulmans, alors qu'en Syrie et en Irak, ils sont aussi victimes de cette organisation terroriste. L'extrême droite et une partie des Républicains risque de donner du grain à moudre à ces pseudos-musulmans qui n'ont de religion que la haine. Ne cédons pas aux préjugés et sachons mettre en avant l'unité dans un pays où la division et les préjugés seront la plus belle arme pour Daech.

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Publié le 12 Novembre 2015

Comme nous le montre Libération.fr la justice du Saint-Siège a étendu mercredi 11 novembre 2015 son enquête dans le nouveau «Vatileaks» à deux journalistes italiens pour «divulgation de documents confidentiels», et examinait d’autres complicités dans ces fuites. Le parquet du Vatican a aussi annoncé avoir ouvert une autre enquête après la divulgation d’un document secret concernant l’Administration du patrimoine du Saint-Siège (APSA), qu’un banquier aurait cherché à utiliser pour des opérations de blanchiment.

Les deux journalistes italiens placés sous enquête par le parquet du Saint-Siège sont Gianluigi Nuzzi et Emiliano Fittipaldi. Ils avaient publié la semaine dernière deux livres faisant état de gabegies et de détournements de fonds au Vatican. Ces ouvrages, Avarizia de Fittipaldi, et Chemin de croix de Nuzzi, ont jeté une lumière peu glorieuse sur le train de vie luxueux de certains cardinaux.

Tout a commencé il y a dix jours quand un prélat espagnol proche de l’Opus Dei, Lucio Angel Vallejo Balda, et une consultante italienne, Francesca Immacolata Chaouqui, ont été arrêtés pour avoir été à l’origine de la fuite de documents confidentiels. Ces documents avaient été recueillis par une commission d’experts, la COSEA, dont ils faisaient partie, chargée en 2013 de faire des propositions de réformes des finances vaticanes au pape. Francesca Immacolata Chaouqui était très vite libérée en raison de sa collaboration avec la justice.

«La Gendarmerie vaticane avait signalé à la magistrature vaticane l’activité des deux journalistes Nuzzi et Fittipaldi, au titre d’une possible complicité dans le délit de divulgation de nouvelles et de documents confidentiels, prévu dans la loi du 13 juillet 2013», a précisé le père Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège. Dans l’instruction qui a suivi, la justice vaticane «a acquis des éléments de preuve établissant la complicité des deux journalistes, qui sont désormais sous enquête à ce titre». Les enquêteurs du Vatican, a-t-il poursuivi, «examinent des positions d’autres personnes qui, de par leurs fonctions, pourraient avoir coopéré à l’acquisition des documents confidentiels en question» dans le cadre de ce scandale baptisé «Vatileaks 2».

Le premier «Vatileaks», au cours duquel des lettres confidentielles destinées à Benoît XVI étaient parvenues en 2012 au journaliste Nuzzi, avait fortement affaibli le pape allemand. La mise en cause de Nuzzi et Fittipaldi s’appuie sur une législation vaticane de juillet 2013, soit après le premier «Vatileaks». Celle-ci stipule que «quiconque se procure de manière illégitime ou révèle des informations ou des documents dont la diffusion est interdite, est passible d’une peine de prison allant de six mois à deux ans, ou d’une amende allant de 1000 à 5000 euros».

Les responsables du nouveau «Vatileaks» affirment avoir voulu aider Jorge Bergoglio. Ce dernier a qualifié dimanche ces fuites d'«actes déplorables» qui ne le «détourneront certainement pas du travail de réforme qui va de l’avant». Des institutions et prélats mis en cause multiplient les démentis et réactions d’indignation sur les faits qui leur sont reprochés.

L’Administration du patrimoine du Saint-Siège (APSA), rouage essentiel supervisant l’immobilier et les investissements du Saint-Siège, est secouée par un autre volet de ces fuites. Le père Lombardi a précisé que l’APSA n’est aucunement sous enquête, malgré les agissements dont est soupçonné un banquier, Gianpietro Nattino, patron de la banque d’affaires italienne Banca Finnat. Ce dernier est suspecté d’avoir instrumentalisé l’APSA pour des opérations de blanchiment d’argent, de délit d’initié et de manipulations de marchés entre 2000 et 2011. Il proteste de son innocence.

Dans un autre méandre de l’affaire, la puissante Congrégation pour l’évangélisation des peuples (ou «Propaganda fide»), qui gère un vaste patrimoine immobilier à Rome et en Italie et se trouve dans le collimateur des enquêteurs depuis plusieurs années, a dénoncé des «insinuations inacceptables». Elle a assuré qu’elle payait des impôts sur ses rentes et louait ses biens immobiliers «au prix du marché», sauf exception «pour motif de situation d’indigence».

Vouloir punir des journalistes pour avoir révélé les gabegies et les détournements de fonds au Vatican n'est-ce pas donner l'effet contraire ? Et si on laissait les congrégations du Vatican, l'APSA et les cardinaux mis en cause dans ces révélations dénouer le problème en étant pleinement transparent. Cela éviterait permettrait au Vatican de montrer son souci de changement et de fond.

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Publié le 11 Novembre 2015

ouest-france.fr nous montre dans son article du mercredi 11 novembre 2015 qu'à la suite de nouvelles révélations, fruit d'un nouveau «Vatileaks», le bras droit du pape François concède que la curie vit actuellement dans "un climat pesant".

«Un climat pesant» règne au Vatican après le nouveau «Vatileaks» dévoilant les privilèges et gabegies dans le petit État, et «il faudra vaincre des résistances» aux réformes du pape François, a reconnu le numéro 2 du Vatican. «Je ne crois pas que ces polémiques puissent créer une atmosphère sereine. Il y a effectivement un climat pesant», a admis le cardinal italien Pietro Parolin, secrétaire d'État et bras droit du pape, s'exprimant mardi soir en marge d'une conférence au Vatican et dont les propos sont rapportés mercredi par Radio Vatican.

Deux livres publiés par des journalistes italiens ont révélé des frasques financières, jetant une lumière peu amène sur le train de vie luxueux de certains cardinaux, et sur différents détournements de fonds. Mgr Parolin a reconnu des «résistances» aux changements voulus par Jorge Bergoglio, que celui-ci a l'intention de mener à bien, comme il l'a réaffirmé dimanche dernier lors de l'Angelus.

«Nous sommes tous tentés de continuer ce que nous avons toujours fait, la même routine. Et dans ce sens il faudra effectivement vaincre des résistances. Dire que ces résistances sont physiologiques, c'est trop peu. Dire qu'elles sont pathologiques c'est trop. Il faudrait les affronter de manière constructive. Une chose est sûre : tous veulent que les choses s'améliorent», a observé le cardinal. Le numéro deux du Saint-Siège a encore estimé que «les attaques qu'on lit dans la presse sont très émotives, voire même hystériques» et «pas bien intentionnées».

Mgr Parolin confirme qu'il ya bien des résistance à une réforme au sein de la curie tout en essayant de minorer des résistances qui existent depuis bien longtemps. Malheureusement, pour Mgr Parolin la presse serait leur meilleur allié s'ils savaient s'en servir pour informer des futures réformes.

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Publié le 11 Novembre 2015

Au Portugal : Au revoir la droite de l'austérité, bonjour la gauche anti-austérité

L'OBS et Challenges.fr dans leurs articles nous montrent que la gauche portugaise, unie pour la première fois en 40 ans de démocratie, a provoqué mardi 10 novembre 2015 la chute du gouvernement minoritaire de droite "pour tourner la page de l'austérité", sous l'œil inquiet des marchés financiers.

Il reviendra désormais au président Anibal Cavaco Silva de décider s'il nomme un Premier ministre de gauche alors que ce conservateur n'a jamais caché sa réticence face à un tel scénario. Une motion rejetant le programme du gouvernement de droite a été adoptée par les 123 voix des députés de l'opposition, contre 107 à la droite, entraînant ainsi sa démission à peine onze jours après son entrée en fonction. Le gouvernement de Pedro Passos Coelho, 51 ans, dont la coalition de droite était pourtant arrivée en tête des élections législatives du 4 octobre sans être majoritaire, entre ainsi dans l'Histoire comme l'exécutif le plus éphémère du Portugal.

Le résultat du scrutin du mois dernier constitue "une défaite de la politique d'austérité menée au cours des quatre dernières années", a affirmé le PS dans le texte adopté avec les 123 voix des députés de l'opposition, contre 107 à la coalition gouvernementale de droite. "Le programme de ce gouvernement n'apporte pas de réponse à la volonté de changement exprimée par les Portugais. Le Portugal a besoin d'un autre gouvernement", a affirmé le secrétaire général du PS Antonio Costa lors du débat précédant le vote. "Il est possible de tourner la page de l'austérité dans le cadre de la zone euro", a assuré à l'issue du vote Antonio Costa, qui brigue la place de Premier ministre.

"Le Parti socialiste a fait un choix radical, préférant se joindre à des minorités qui l'ont toujours combattu", a regretté M. Passos Coelho. "Ce n'est pas tous les jours que l'on quitte le gouvernement en ayant obtenu le soutien des électeurs", a-t-il ajouté. Ce qui est faux puisque son gouvernement tenait sur une coalition minoritaire. M. Costa a signé trois accords distincts avec le Bloc de gauche, proche de Syriza au pouvoir en Grèce, le Parti communiste et les Verts, qui jettent les bases d'une alliance, certes fragile, soutenant un gouvernement du PS. censée permettre aux socialistes de former "un gouvernement stable, responsable, cohérent et durable", que les partis de la gauche radicale comptent soutenir au Parlement, sans toutefois y participer.

La gauche va donc devoir mettre en œuvre son programme commun qui prévoit notamment de rééquilibrer les efforts fiscaux, de relever le salaire minimum, de terminer le gel des pensions, de supprimer la surtaxe de l’impôt sur le revenu d’ici un an, de stopper le processus de privatisation des transports publics de la capitale, d'’investir dans les secteurs des sciences, des technologies, de la construction, entre autres, et de réaffirmer la défense de l’État social, des services publics, et singulièrement de la Sécurité sociale, de l’éducation et de la santé publiques, tout en respectant le cadre budgétaire européen. En gros, cette coalition de gauche veut relancer la consommation des ménages qui amènent de la croissance, ce qui n'est pas le cas de l'austérité.

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Publié le 8 Novembre 2015

cath.ch-apic nous montre que le pape François a reçu, le samedi 27 novembre 2015, les employés et les dirigeants de la sécurité sociale italienne, l’Istituto Nazionale della Previdenza Sociale (INPS). Des milliers de personnes se sont ainsi réunies place Saint-Pierre pour la première audience papale de l’histoire de leur institut, rapporte le site d’information Radio Vatican.

“Dans la multiplicité des services que vous rendez à la société, tant en termes d’assistance que de providence, vous contribuez à poser les bases pour que le repos puisse être vécu dans une dimension authentiquement humaine, et ouverte à la possibilité d’une vive rencontre avec Dieu”, a lancé le pape aux milliers d’employés rassemblés place Saint-Pierre. Il a rappelé que le repos, dans le langage de la foi, a donc en même temps une dimension humaine et divine. “Le repos ne doit pas être une simple abstention de la fatigue ou de l’engagement ordinaire mais un temps qui permette de prendre soin de sa vie familiale, culturelle, sociale et religieuse”, a-t-il insisté.

Le travail des employés de l’INPS est ainsi de faire en sorte “que ne manquent pas les subventions indispensables pour la subsistance des chômeurs et de leur familles. Que ne manque pas une attention privilégiée au travail des femmes, à l’assistance à la maternité qui doit toujours protéger la vie qui naît. Que ne manque pas l’assurance pour la vieillesse, pour la maladie, pour les accidents du travail, ni le droit à la retraite”, a insisté le pape.

Le pape a salué ces défenseurs de “certains droits liés à l’exercice du travail, basés sur la nature même de la personne humaine et sur sa dignité transcendante”. Le pape a évoqué “Un repos soutenu et légitimé par une large série de prestations sociales, allant du jour de pause hebdomadaire aux vacances, et auxquels chaque travailleur a droit”.

“Il était commun d’associer la retraite avec l’entrée dans le troisième âge, pour profiter du repos mérité et offrir savoir et conseils aux nouvelles générations, ce qui n’est plus le cas”, explique le pape. “L’éventualité du repos est parfois anticipée, diluée dans le temps, parfois renégociée, jusqu’à envisager de dénaturer l’hypothèse même d’une cessation de travail”, a-t-il souligné. “Le travail ne peut pas être un simple engrenage dans le mécanisme pervers qui broie les ressources pour obtenir des profits toujours plus grands”, condamne le pape François.

Le pape François a salué le travail de l'INPS qui est la garante d'une série de prestations sociales pleinement dans le droit des travailleurs et qui avec nos sociétés basées sur le profit ont tendance à dénaturer celui-ci et à laisser de nombreuses personnes en dehors du monde du travail (personnes âgées, chômeurs et les familles pauvres).

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Publié le 5 Novembre 2015

Dominique Dunglas dans son article du jeudi 5 novembre 2015 dans Le Point.fr nous montre qu'alimentés par des documents dérobés au Vatican, deux livres explosifs révèlent les coulisses des finances du Saint-Siège. Édifiant !

Escroqueries, privilèges exorbitants, menaces, incompétence : c'est la face sombre du Vatican que deux ouvrages présentés mercredi 4 novembre 2015 à Rome, Chemin de croix, de Gianluigi Nuzzi, et Avarice, d'Emiliano Fittipaldi, révèlent. Pour les croyants, le chapitre le plus douloureux est celui qui concerne le denier de Saint-Pierre. Financé par le don des fidèles, ce fonds qui est à la disposition directe du pape est censé alimenter les œuvres de charité de l'Église. Une mission fondamentale pour un pape qui prêche «une Église pauvre au service des pauvres» et a choisi de s'appeler François, comme saint François d'Assise.

À titre d'exemple, les croyants ont donné 378 millions d'euros pour l'obole de Saint-Pierre en 2013. Mais au terme d'un travail rendu extrêmement difficile par les réticences de la hiérarchie de la curie, les experts financiers de la Cosea, la commission d'enquête instaurée en 2013 par Jorge Bergoglio, ont démontré que la vocation du denier de Saint-Pierre a été trahie. Sur 10 euros de dons qui entrent, 6 sont utilisés pour renflouer les comptes des différents dicastères (les ministères) du Saint-Siège, 2 euros consolident le fond qui affiche une provision de 400 millions et seulement 2 euros vont effectivement aux miséreux.

Un détournement de fonds dicté par l'incompétence des administrateurs du Saint-Siège. Gianluigi Nuzzi révèle par exemple que sur les 5050 appartements détenus par le Vatican à Rome, personne n'est en mesure de connaître la surface de la moitié d'entre eux. Le copinage fait le reste. Des centaines d'appartements luxueux sont loués à moins de 100 euros par mois à des personnalités de la presse et du spectacle. Et charité bien ordonnée commence par soi même. Si le pape habite dans moins de 50 m2 dans la modeste résidence Sainte-Marthe, 36 cardinaux vivent gratuitement dans des appartements dont la surface dépasse 300 m2. L'ancien cardinal secrétaire d'État, Tarcisio Bertone, remporte la palme. Son appartement de 700 m2 a été rénové à hauteur de 200 000 euros, qui ont été payés par la fondation du «bambino Gésù», un fonds destiné à… venir en aide aux enfants malades. Si le patrimoine foncier du Vatican, qui est largement sous-évalué, était géré aux prix du marché, ses revenus seraient multipliés par quatre.

Au-delà des privilèges accordés à la vieille garde et de l'incompétence des administrateurs, les ouvrages de Nuzzi et Fittipaldi mettent en lumière de véritables escroqueries. Ainsi, les canonisations et béatifications sont une véritable «pompe à fric». L'ouverture de chaque dossier – il y en a plusieurs centaines par an – coûte 50 000 euros. Où va l'argent ? C'est la commission diligentée par le pape François qui a posé la question – restée sans réponse – à la Congrégation des saints. Un inventaire surprise dans le supermarché dans lequel le Vatican vend vêtements, produits de beauté, cigarettes, alcool et nourriture, électroménagers et matériel électronique a permis de découvrir dans les stocks l'absence injustifiée de 1,5 million de marchandises. Soit ces marchandises ont été facturées et pas livrées, soit elles ont été volées... Alors que 5000 personnes, religieux ou employés du Saint-Siège, ont le droit de s'approvisionner dans ce supermarché, 46 000 cartes d'accès sont en circulation.

Avec l'affaire du cambriolage du palais des Congrégations, le récit des journalistes se teinte de noir. En décembre 2014, des cambrioleurs s'emparent des archives de la commission d'enquête financière créée par le pape François. Quelques semaines plus tard, une lettre qui faisait partie de ces archives est renvoyée anonymement au Vatican. Il s'agit d'une lettre adressée en son temps par le banquier Michele Sindona à un prélat. Banquier de Cosa Nostra en affaire avec le Saint-Siège, Michele Sindona fût assassiné par un café au cyanure en 1986. Un avertissement dans le plus pur style mafieux qui a mis les services de sécurité de pape François en alerte rouge.

Pendant ce temps, le porte-parole du Vatican le père Frederico Lombardi cherche à minimiser l'impact de ces deux livres de livres racontant les malversations financières et la cupidité au sein du Vatican, en disant que la plupart de ces informations étaient déjà connues, mais avec moins d'ampleur et de détails. Pour lui ces livres sont partiaux, mais la réalité ne l'est jamais. Au moins, ces deux ouvrages montrent que les manœuvres politiques des fonctionnaires de la curie romaine ne font que confirmer la nécessité d'aller de l'avant avec une refonte de la bureaucratie papale.

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Publié le 4 Novembre 2015

ouest-france.fr dans son article du mercredi 4 novembre 2015 que le pape François est "déterminé" à aller de l'avant dans les réformes, après la fuite qui révèlent les frasques au Vatican, a assuré le numéro trois du Saint-Siège, Mgr Becciu.

Après les nouvelles révélations en cascades, évoquant en particulier des détournements de fonds destinés aux pauvres ou aux malades pour financer le train de vie luxueux de certains cardinaux, le substitut à la Secrétairerie d'État a révélé sur son compte Twitter les propos de Jorge Bergoglio : «Allons de l'avant avec sérénité et détermination». Auparavant, ceux qui avaient pu rencontrer le pape ces derniers jours l'avaient trouvé «très amer», mais aussi «déconcerté et mécontent», selon des propos rapportés par la presse italienne.

Le secrétaire général de la Conférence des évêques italiens, Mgr Nunzio Galantino, a commenté l'affaire sur la chaîne TV2000 : «Je me mets à sa place. Tout fils de l'Église, devant de telles attaques concentriques, ne peut rester indifférent». «Quelqu'un a certainement peur du processus de renouveau que le pape est en train de mener», a estimé Mgr Galantino, considéré comme proche du pape François. «Je crois que certains ont peur d'une Église qui commence à être inattaquable sur certains points, qui commence à être crédible aussi aux yeux des non-croyants, et que cela fait perdre la raison à certains», a-t-il ajouté.

Mgr Galantino a dénoncé Lucio Angel Vallejo Balda et Francesca Chaouqui, le prélat espagnol et l'experte laïque italienne soupçonnés de vols de documents, ainsi que les deux journalistes italiens auteurs de livres de révélations, Emiliano Fittipaldi et Gianluigi Nuzzi : «Ces quatre personnes, si elles ont vraiment affirmé qu'elles agissaient pour le bien du pape, ont dit des âneries». «Elles savent qu'elles mentent, car on n'aide pas quelqu'un en le poignardant dans le dos ou en lui volant des conversations privées, et en faisant du mal à l'Église», a-t-il insisté.

Les deux livres, «Avarice» de M. Fittipaldi et «Via crucis» de M. Nuzzi, seront en librairie jeudi. Les nombreux extraits distillés dans les journaux montrent comment certains prélats défendent avec acharnement des avantages acquis, en pleine contradiction avec le message évangélique. Ils mettent aussi en lumière les interférences et complicités entre des prélats italiens du Vatican d'une part et la société et l'Église italiennes d'autre part. Le nouveau ministre de l'Économie du pape, le cardinal australien George Pell, bras droit du pape François pour la réforme économique, se voit aussi critiqué pour sa gestion et certaines dépenses.

Ces révélations interviennent après l'arrestation ce weekend de Mgr Vallejo Balda et de Mme Chaouqui. Cette dernière a été remise en liberté mais à nouveau interrogée mardi.

La sortie de deux livres amenant l'arrestation de Lucio Angel Vallejo Balda et Francesca Chaouqui, n'ont fait que renforcer l'envie du pape François mener sa guerre contre la corruption interne et les incompétences.

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Publié le 3 Novembre 2015

ouest-france.fr et Libération.fr nous montrent dans on article du mardi 3 novembre 2015 que deux nouveaux ouvrages à paraître risquent fort de chahuter une nouvelle fois le Vatican. Leurs auteurs mettent notamment en lumière des habitudes financières peu reluisantes.

Des affaires financières vaticanes peu reluisantes, avec notamment la non redistribution aux pauvres d'une partie des dons des œuvres de bienfaisance, sont révélées par deux livres à paraître dans le cadre du nouveau «Vatileaks» au Vatican, a rapporté mardi la presse italienne. Un prélat espagnol, Mgr Lucio Angel Vallejo Balda, et une laïque italienne, Francesca Chaouqui, accusés d'avoir divulgué des documents économiques du petit État, ont été arrêtés ce week-end au Vatican. Mme Chaouqui a été remise en liberté.

Mgr Lucio Angel Vallejo Balda et sa protégée Francesca Chaouqui, apparemment jugés trop opportunistes par l’entourage du pape, n'ont pas été recasés. Le pape aurait notamment piqué une colère en apprenant qu’à l’occasion de la canonisation de Jean-Paul II et Jean XXIII, le prélat et la lobbyiste avaient organisé une grande fête mondaine sur le toit des palais apostoliques. Mgr Lucio Angel Vallejo Balda est mis à l’écart du secrétariat pour l’Economie dont il visait la vice-préfecture. Est-ce cette infortune qui a poussé l’étrange couple à nourrir un esprit de vendetta ? Sont-ils les informateurs, et les seuls, qui ont donné des documents à la presse ?

Les livres Avarice d'Emiliano Fittipaldi de l'hebdomadaire L'Espresso et Via crucis de Gianluigi Nuzzi du groupe télévisé Mediaset seront en librairie le 5 novembre. Ils rapportent que les dons reçus par le Saint-Siège à l'intention des plus pauvres ne sont pas tous destinés à des œuvres de bienfaisance. Selon Emiliano Fittipaldi, 400 millions d'euros auraient été ainsi détournés de la caisse du «Denier de Saint-Pierre» pour les besoins de la Curie.

De même, des cardinaux «continuent à vivre dans des appartements de 500 m2», ajoute Gianluigi Nuzzi, qui fut aussi impliqué lors de la précédente fuite de documents à la fin du pontificat de Benoît XVI. M. Nuzzi fait état «de pertes dues à des différences d'inventaire», avec des «trous» de 700 000 € au supermarché du Vatican et de 300 000 € à la pharmacie vaticane.

Selon ce journaliste, le pape aurait présidé une réunion à huis clos en 2013, déplorant que «les frais soient hors de contrôle», relevant une augmentation de 30 % du nombre des employés en 5 ans. Sans mentionner Mgr Vallejo Balda et Mme Chaouqui, M. Nuzzi affirme que «ses sources» ont souhaité «aider le pape», en publiant des documents auxquels ils avaient pleinement droit d'accès dans la Commission d'experts économiques où ils travaillaient.

Cela «n'est absolument pas une façon d'aider la mission du pape», avertissait lundi le communiqué du Vatican en parlant de «grave trahison de sa confiance». Le journaliste Fittipaldi a défendu mardi son enquête dans La Stampa : «ce travail a commencé il y a un an et se fonde sur des informations vérifiées», a-t-il assuré. «Je comprends bien que le Vatican se montre préoccupé (...) Une telle enquête peut alarmer parce qu'elle révèle la distance entre le positionnement pour les pauvres du pape et le fonctionnement réel de la machine vaticane», a ajouté le journaliste.

Francesca Immacolata Chaouqui assure qu’il existe une atmosphère de «longs couteaux» au Vatican. Mais est-ce étonnant ? Les réformes créent beaucoup d'ennemis. Dans l’entourage du pape François, on espère que, d’une certaine manière, l’arrestation de Mgr Balda «pourra servir d’exemple».

En réponse, dans l'homélie qu'il prononça dans la basilique Saint-Pierre, ce matin, le pape François a invité les personnes présentes à se demander «ce que l'apôtre Paul nous exhorte à faire : "tourner nos pensées à ce qui est en haut, non aux choses terrestres"; de penser à l'amour de Dieu et des autres, plus que nos propres besoins». Il a également dit : «ceux qui ne vivent pas à servir, n'ont aucune raison d'être en vie».

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Publié le 2 Novembre 2015

FranceInfo.fr nous montre dans on article du lundi 2 novembre 2015 que Mgr Angel Vallejo Balda qui est le numéro deux de la préfecture pour les affaires économiques du Vatican, a été arrêté ce week-end avec une laïque, Francesca Chaouqui. Tous deux sont soupçonnés d'avoir transmis des documents confidentiels à des journalistes.

Une "grave trahison de la confiance" accordée par le pape : c'est ainsi que le Vatican qualifie cette nouvelle histoire de "Vatileaks". Une histoire de fuite de documents confidentiels... Deux personnes ont donc été arrêtées ce week-end. La première n'est pas n'importe qui : Mgr Lucio Angel Vallejo Balda est un Espagnol, proche de l'Opus Dei, numéro deux de l'ancienne préfecture pour les affaires économiques; la seconde est une laïque italienne, Francesca Chaouqui, experte des réseaux sociaux, qui a finalement été libérée après avoir accepté de coopérer avec les enquêteurs.

Tous deux appartiennent à la commission mise en place en 2013 par le pape François, peu après son élection, pour réfléchir à une réforme de la curie, l'administration vaticane. Cette commission a achevé son travail l'an dernier et a remis son rapport au pape. Selon la presse italienne, un vol de données aurait été perpétré sur l'ordinateur du contrôleur général des finances du Vatican, l'Italien Libero Milone - en charge de l'audit des comptes de toutes les administrations du Vatican.

Deux livres sortent cette semaine, qui promettent de nouvelles révélations sur les finances du Saint-Siège. Les Marchands du Temple est dû au journaliste Gianluigi Nuzzi, dont un précédent ouvrage, Sa Sainteté, publié en 2012, était basé sur des documents livrés par Paolo Gabriele, alors majordome du pape Benoît XVI, une affaire retentissante qui a été baptisée le "Vatileaks". L'auteur de l'autre livre, Avarice, est le journaliste Emiliano Fittipaldi.

La Vatican a donc arrêté un responsable du Vatican et une ancienne consultante laïque qui travaillaient pour une commission pontificale à cause de la fuite de documents à un journaliste italien, qui avait annoncé son intention de les publier dans un livre. Cette fuite est vue par le Vatican comme "une trahison grave de la confiance accordée par le pape" à ces personnes. Cela poussera sans doute le pape à voir si l'Opus Dei est digne de sa confiance.

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