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Publié le 12 Juin 2017

Libération.fr dans son Récap et LE LIVE LÉGISLATIVES, nous montre ce lundi 12 juin 2016 qu’au terme d'un premier tour terni par le pire taux de participation de l'histoire de la Ve République, le parti du président Emmanuel Macron est en passe d'obtenir une majorité écrasante à l'Assemblée. La République En Marche et le MoDem raviraient entre 400 et 455 des 577 sièges, selon les estimations. Selon les résultats définitifs du ministère de l'Intérieur publiés cette nuit à 1h30, la République en marche arrive nettement en tête avec 32,32% des suffrages exprimés. Le mouvement présidentiel balaye Les Républicains et leurs alliés (21,56%) et le Front national (13,20%). Le PS et son allié PR, devancés par la France insoumise et le PCF (13,74%), obtiennent 9,51% des voix. Les listes écologistes ont de leur côté recueilli 4,30% des suffrages. Quant à l'abstention, elle a atteint le niveau record de 51,29%.

 

Le premier tour des législatives de dimanche a (mécaniquement) été marqué par une défaite historique du PS ainsi qu'un net revers pour la droite et le Front national, au même niveau qu'en 2012. Le signe de la fin d'un système partisan et de la poursuite d'une crise de régime. Plusieurs personnalités ont été battues dès le premier tour : Benoît Hamon (PS), Jean-Christophe Cambadélis (PS) et Cécile Duflot à Paris, Aurélie Filippetti (PS), Emmanuelle Cosse (écologiste), Patrick Mennucci (PS). D'autres sont en ballottage : Marine Le Pen (FN), Jean-Luc Mélenchon (FI), Manuel Valls (DG). Cinq des six ministres d'Emmanuel Macron, passibles d'exclusion du gouvernement en cas d'échec, sont très bien placés pour gagner au second tour, à l'exception d'Annick Girardin (Outre-Mer) en ballottage incertain, à Saint-Pierre-et-Miquelon.

 

LeMonde.fr dans son Live Législatives 2017 nous montre que laissant entrevoir l'ampleur de la tâche pour reconstruire le Parti socialiste, Benoît Hamon s'est contenté d'un tweet métaphorique ce matin et a convoqué le mythe de Sisyphe sur le réseau social. L'ancien candidat du PS à la présidentielle, député PS sortant des Yvelines, s'est fait éliminer dès le premier tour des législatives, battu hier soir par La République en marche et le parti Les Républicains. Le candidat de la France Insoumise avec ses 8 % l’a empêché de passer le second tour. Le travail sera dur pour réformer le PS, mais pas impossible.

 

Enfin, après sa logique de terre brulée la France Insoumise retrouve la raison comme le montre le Live Législatives de francetvinfo.fr. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon appelle ses électeurs à voter au second tour, dimanche, pour ses candidats qualifiés, mais aussi pour ceux du parti communiste avec lequel il est en froid, ainsi que pour les socialistes frondeurs "ayant signé la motion de censure contre la loi El Khomri". Benoît Hamon l’avait pourtant signé, alors pourquoi lui avoir mis un adversaire en face.

 

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Publié le 9 Juin 2017

L'OBS nous montre ce vendredi 9 juin 2017 que dix ans après avoir été informé par une victime présumée d'attouchements sexuels de la part d'un prêtre de son diocèse, l'ancien évêque d'Orléans André Fort a été mis en examen pour n'avoir pas dénoncé les faits à la justice.

 

Mgr André Fort, évêque d'Orléans de 2002 à 2010, a été mis en examen jeudi matin par un juge d'instruction à la suite d'une décision de la chambre d'instruction d'Orléans, ont indiqué Martin Pradel et Edmond-Claude Fréty, avocats de trois victimes présumées du prêtre, qui se sont portées partie civile. Il lui est reproché de n'avoir pas dénoncé des actes pédophiles de l'abbé Pierre de Castelet, mis en examen en 2012.

 

C'est la première mise en examen d'un évêque pour non-dénonciation d'actes pédophiles depuis Mgr Pierre Pican, évêque émérite de Bayeux. Ce dernier avait été condamné en 2001 à trois mois d'emprisonnement avec sursis pour non-dénonciation des faits de pédophilie commis par l'abbé René Bissey, un prêtre de son diocèse de Bayeux, auquel la cour d'assises du Calvados avait infligé dix-huit ans de réclusion en octobre 2000.

 

Cette affaire avait conduit la conférence des évêques de France à engager un chantier de lutte contre les abus sexuels dans l'Église, relancé en 2016 après de nouvelles accusations, notamment dans le diocèse de Lyon gouverné par le cardinal Philippe Barbarin.

 

L'ancien évêque d'Orléans, en poste de 2002 à 2010, avait déjà été cité comme témoin assisté dans le cadre de l'instruction ouverte contre l'abbé Pierre de Castelet, mis en examen en 2012 après un signalement par l'actuel évêque d'Orléans, Mgr Jacques Blaquart.

 

Olivier Savignac, une des victimes présumées, avait été le premier à dénoncer les faits en 2008 auprès de l'évêché dans un courrier où il faisait état d'attouchements qu'il disait avoir subis en 1993 lors d'un camp dans le sud-ouest de la France du Mouvement eucharistique des jeunes (MEJ) où officiait l'abbé de Castelet en tant qu'aumônier.

 

Sans réponse de l'évêché, il demandait audience deux plus tard à Mgr Fort et lui donnait des détails et lui précisait qu'une dizaine de jeunes avaient pu être victimes de l'aumônier du MEJ.

 

"André Fort m'a reçu dans son bureau en 2010 à Orléans. Il m'a promis de prendre des mesures, mais, un an après, l'abbé était toujours là. Je me suis même aperçu qu'il donnait des conférences sur la pédophilie dans l'Eglise. Là, on s'est sentis trahis", a déclaré Olivier Savignac en octobre dernier au micro de France Bleu Orléans.

 

Il saisit alors à nouveau l'évêché, où Mgr Blaquart avait pris la succession de Mgr Fort, parti à la retraite. Dès lors, tout va très vite : le nouvel évêque saisit aussitôt le parquet et une instruction est ouverte. En 2012, l'abbé de Castelet est mis en examen.

 

L'enquête "aurait mis en évidence huit ou neuf cas d'attouchements sur mineurs, sur des victimes âgées d'une douzaine d'années", a indiqué l'année dernière Mgr Blaquart. Le prêtre a reconnu les faits, ajoute le prélat, qui lui a supprimé en 2016 les derniers ministères. "J'aurais dû le faire plus tôt", avait-il dit.

 

Selon Mgr Blaquart, ses prédécesseurs avaient eu connaissance de ses agissements et avaient pris "des mesures conservatoires" contre le prêtre, aujourd'hui âgé de 66 ans, pour éviter qu'il soit seul en contact avec des jeunes. "Ils n'avaient pas porté plainte", avait regretté le prélat.

 

Bien avant des mesures prises l'année dernière par la conférence des évêques de France, le diocèse d'Orléans, à la demande de son évêque Jacques Blaquart, a été le premier à mettre en place une cellule d'écoute pour les victimes de prêtres pédophiles.

 

Espérons que l’on fasse justice aux victimes de l'abbé de Castelet en punissant de façon exemplaire Mgr André Fort qui n’a pas dénoncé le comportement pervers de ce prêtre.

 

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Publié le 9 Juin 2017

Libération.fr dans ses articles «Législatives au Royaume-Uni : le parti Conservateur de Theresa May perd sa majorité absolue» et «Corbyn appelle Theresa May à la démission après son recul aux législatives» de ce vendredi 9 juin 2017, nous monte que la Première ministre conservatrice Theresa May s'est vue pressée de démissionner ce vendredi, au lendemain d'élections qui ont vu son parti perdre la majorité absolue au Parlement britannique. Le chef du parti travailliste d'opposition Jeremy Corbyn s’est empressé d’appeler la Première ministre conservatrice Theresa May à démissionner après les pertes subies par son parti aux élections législatives britanniques de jeudi. «Elle a perdu des sièges conservateurs, perdu des voix, perdu le soutien et la confiance. C'est assez pour qu'elle parte et laisse la place à un gouvernement vraiment représentatif», a déclaré Jeremy Corbyn en s'adressant à ses électeurs tôt vendredi matin.

 

Un résultat choc qui plonge le pays dans l'incertitude peu avant l'ouverture des négociations du Brexit. C'est un échec personnel pour celle qui avait convoqué ces élections législatives anticipées en comptant en obtenir une majorité renforcée pour négocier la sortie de l'Union européenne. Les conservateurs sont en tête du scrutin mais ont perdu douze de sièges, tandis que l'opposition travailliste en a gagné une petite trentaine, selon ces résultats quasi finaux au terme desquels les Tories ne peuvent plus obtenir de majorité absolue.

 

D’après les résultats partiels que l’on retrouve dans LeMonde.fr dans son législatives au Royaume-Uni sur sièges sur les 648 sièges sur 650 attribués à ce stade : 317 reviennent au Parti conservateur (- 12); 261 au Parti travailliste (+ 31); 35 au Parti national écossais (SNP, - 19); 12 aux libéraux-démocrates (+ 3); 10 au Parti unioniste démocrate (+ 2); 1 au parti Vert; et 12 aux autres partis. La bonne nouvelle est qu’Ukip perd son unique siège.

 

Enfin comme le montre L’OBS dans son article «Législatives britanniques : les conservateurs perdent leur majorité absolue» Jeremy Corbyn, que beaucoup donnaient largement battu et objet de régulières tentatives de putsch au sein de son parti, dont l'aile centriste ne supporte pas ses idées radicales (un bon exemple pour Benoît Hamon au prochain congrès du PS), est le grand vainqueur de cette élection alors que Theresa May perd sa majorité absolue au Parlement. Jeremy Corbyn peut savourer sa victoire. Il a en effet augmenté le score du Labour d'une trentaine de sièges, alors que tout le monde lui prédisait il y a peu une amère défaite. Militant de longue date, il s'est retrouvé comme un poisson dans l'eau dans les meetings à travers le pays, se montrant proche des gens et de leurs préoccupations. C'est l'autre surprise de ce scrutin : les indépendantistes du Parti national écossais (SNP) devraient céder une vingtaine de sièges et 'est une très mauvaise nouvelle pour (la Première ministre écossaise) Nicola Sturgeon et son ambition d'organiser un second référendum.

 

Une autre élection législative intéresse les médias comme le montre LCI.fr dans son Live Politique. La campagne du premier tour des élections législatives touche à sa fin ce vendredi. Ce soir à minuit, les candidats ne pourront plus campagne et devront attendre dimanche 20 heures pour connaître les résultats. Le mouvement La République en Marche d'Emmanuel Macron est donné grand favori de ce scrutin. Jamais autant de nouveaux visages n’ont semblaient prêts à faire leur entrée au Palais Bourbon. Le plus inquiétant sont les mesures de LREM si ce mouvement obtient la majorité absolue puisqu’il compte "libérer l'entreprise" du code du travail, faire une "ligne dure anti-migrants" et mettre l’état d'urgence dans le droit commun. En gros, LREM va faire la politique que souhaitait la droite.

 

À quelques jours du premier tour des élections législatives, la gauche française est menacée d'être réduite à peau de chagrin dans la nouvelle Assemblée. Entre un Parti socialiste éclaté écartelé des députés partisans d'une participation constructive à la majorité présidentielle, (Marisol Touraine, Myriam El Khomri), et les députés frondeurs, qui, sur la ligne de Benoit Hamon, rêvent d'incarner une nouvelle opposition. et une France insoumise en perte de vitesse, les projections sur le nombre de députés roses ou rouges à l’Assemblée nationale s’assombrissent. La stratégie de Jean-Luc Mélenchon a, elle, le mérite de la clarté : aucune alliance ni avec les socialistes ni avec les communistes. Mais elle est parfois mal comprise sur le terrain. Cette volonté hégémonique à gauche pourrait s'avérer perdante pour tous, déplore Bernard Cazeneuve : «Cette division va stériliser des terres en faisant élire la droite et l’extrême-droite», prédit l’ancien Premier ministre socialiste. «C'est le jeu de la terre brûlée», regrette un dirigeant communiste.

 

Plus réaliste Benoît Hamon n’attend plus rien des Législatives ni du PS comme le montre LeParisien.fr dans son article «Parti socialiste : les confidences aigres-douces de Hamon». Voilà près de dix mois que le socialiste est en campagne ! Lancé dès août dernier dans la bataille pour la primaire de la gauche, il est désormais en pleine reconquête de sa circonscription des Yvelines. Avec, aussi, le regard rivé sur l'avenir : le mouvement transpartisan qu'il compte lancer le 1er juillet, sur la pelouse de Reuilly. «Quinze mille personnes se sont inscrites !» se réjouissait-il hier. Un rassemblement conçu comme le prélude «à un autre événement», lance-t-il.

 

Enfin LeMonde.fr dans son Live Politique 2017 nous montre que le collectif syndical et associatif "Front social" organise le 19 juin des rassemblements dans plusieurs villes de la métropole "contre Macron et ses ordonnances" réformant le code du travail. "Face aux attaques gouvernementales contre le Code du travail et la protection sociale qui se précisent et à la parodie de négociation à laquelle les dirigeants syndicaux se prêtent, nous répondons par la mobilisation, dans toute la France, dès le 19 juin", font ainsi savoir dans un communiqué le collectif composé de sections CGT, Sud ou encore l'UNEF. À Paris, un rassemblement est déjà prévu à 18 heures devant l'Assemblée nationale. "Une cible toute symbolique puisque ce sera le lendemain du second tour des élections législatives", précise Laurent Degousée (Sud commerce) à l'Agence France-presse. Des rassemblements seront également organisés à Bordeaux, Saint-Nazaire, Lille, Grenoble ou encore Marseille.

 

Le seul moyen pour qu’Emmanuel Macron ne possède pas une majorité absolue est de maintenant voter contre lui et espérons que les sondages se trompent. Espérons que les résultats du Parti travailliste au Royaume-Uni soient porteurs pour les Frondeurs du PS.

 

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Publié le 8 Juin 2017

Pour le père James Martin : "Être LGBT n’est pas un péché"

Respect, compassion et sensibilité. Ce sont les attitudes à adopter par l’Église dans le catéchisme envers les homosexuels, mais trop souvent cela ne se traduit pas en actions concrètes. Et c'est ce que veut pour changer le jésuite américain James Martin, qui a écrit un livre à cet effet. Un livre sur l'Église et la communauté LGBT pour qu’elles construisent des ponts ensemble et apprennent à vivre ensemble comme nous le montre Cameron Doody le mercredi 7 juin 2017 sur periodisatdigital.com.

 

En parlant de son livre avec le service Religion News Service et Crux, le jésuite affirme que le respect, la compassion et la sensibilité des valeurs catéchétiques sont «essentielles» pour un groupe comme la communauté LGBT, qu’il sent «presque complètement marginalisé» dans l’Église institutionnelle.

 

«Il n’y a tout simplement pas de groupe aussi marginalisé dans l'Église catholique que celui des personnes LGBT. Parfois, ils ont été traités comme des lépreux», a déploré le jésuite. Et que «être simplement LGBT n’est pas un péché, selon la doctrine catholique. C'est un malentendu commun.» Aux yeux du père, bien que le catéchisme utilise une langue destructrice pour décrire les sentiments d'une personne gay personne - dite «intrinsèquement désordonnés», il doit être nécessairement à l’écoute.

 

«Pour dire que l'une des parties les plus profondes d'une personne, la partie qui donne et reçoit l’amour- est désordonné, est inutilement préjudiciable», déplore le père Martin, qui suggère, quant à lui, que l’on doit changer quelque chose pour que ça se «déroule différemment».

 

De retour sur l'attitude à avoir sur des mesures urgentes avec la communauté LGBT, Martin fait remarquer que «sont des gens qui se sentent marginalisés, donc c'est un modèle pour nous» : ceux qui souhaitent trouver une maison dans notre paroisse. Un modèle qui est nul autre que le Seigneur. «Jésus accueille, invite et comprend», se souvient le prêtre. «Et pour Jésus, il n'y a pas de «nous» et «eux» : le nous suffit».

 

Le respect pour eux, d'abord de tous, signifie de les nommer comme ils s’appellent eux-mêmes. C'est-a-dire, gay, LGBT, LGBTQ ou autre chose, mais jamais attirés par le même sexe» ou d'autres termes froids et cliniques. «Je pense que l'apparente incapacité des gens à utiliser quelque chose d'aussi simple que LGBT, en particulier lorsque le pape François lui-même a utilisé le terme gay, montre un manque de respect», a déploré le père Martin.

 

«Le respect est aussi de voir ces gens comme des individus qui apportent des dons à l'Église», approfondit le jésuite. «La compassion est de les voir dans leur complexité et leur sensibilité, c’est d'être sensible à leurs expériences de vie.» Mais ces attitudes ne sont pas seulement les préceptes évangéliques et de bienvenues doctrinales : pour accueillir les personnes LGBT l'Église ouvre an monde un vrai potentiel, tout comme leurs familles et leurs amis. Comme on l'a vécu le père Martin en tournée pour promouvoir de nouveaux livres, de nombreux proches des homosexuels l'ont approché pour dire que «ce qu'ils veulent est un endroit pour son fils, sa fille, son petit-fils ou sa petite-fille dans l’Église».

 

Une vision réaliste sur les personnes LGBT dans l’Église qui mérite d’être entendue, et qui espérons le sera porteuse d’une nouvelle vision plus ouverte envers des couples qui se sentent rejetés par celle qui devrait être une mère.

 

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Publié le 7 Juin 2017

Anne-Bénédicte Hoffner nous montre dans son article pour la-Croix.com du mercredi 7 juin 2017 qu’interrogé par la BBC après l’attentat qui a eu lieu à Londres samedi 3 juin, Justin Welby, archevêque de Cantorbéry et primat de la Communion anglicane, a appelé les responsables religieux à «prendre leurs responsabilités» pour lutter contre «les atrocités commises au nom de leur religion».

 

Tout au long de l’histoire et dans toutes les grandes religions, les traditions religieuses et les Écritures saintes ont été «tordues et mal utilisées» par les fidèles, parfois même encouragés par leurs responsables. Aujourd’hui, ces derniers doivent donc reconnaître que «des atrocités» peuvent être commises au nom de leur religion, a estimé mardi 6 juin le Dr Justin Welby, archevêque de Cantorbéry et primat de la Communion anglicane, interrogé dans l’émission «Today» de la radio BBC 4.

 

«Si quelque chose se passe dans notre propre tradition religieuse, nous devons le dire et prendre nos responsabilités en étant très, très clairs pour le contrer», a-t-il poursuivi, tout en soulignant la très ferme condamnation et au plus haut niveau des responsables musulmans britanniques. Interrogé sur cette phrase souvent entendue selon laquelle «les attaques terroristes n’ont rien à voir avec l’islam», Justin Welby a pris ses distances : «Je ne pense pas que cela nous amène quelque part.»

 

À ses yeux, le problème des attentats est triple : «global, générationnel et idéologique». «Il existe une théologie religieuse derrière ces attaques terroristes. Elle doit être contrecarrée», estime le primat de la Communion anglicane, convaincu que nier le rôle joué par l’islam dans les attentats récents revient à nier celui «du christianisme dans le massacre de Srebrenica en 1995 en Bosnie». «Nous devons contrer cette [théologie] dans notre propre tradition de foi et dire pourquoi ce n’est pas acceptable, pour enseigner aux gens et pour éduquer les gens», a-t-il expliqué.

 

Dans un pays sous le choc de deux attentats, à Manchester puis à Londres, le responsable anglican a donc clairement indiqué ses attentes à l’égard de la communauté musulmane et de ses responsables. Mais il n’a pas oublié non plus le reste de la société britannique, critiquant le «très grave manque d’alphabétisation religieuse» des responsables de la lutte contre l’extrémisme, incapables de «comprendre les doctrines fondamentales de la foi avec lesquelles ils traitent». À ses yeux, le Royaume-Uni doit également parvenir à tracer «une ligne» claire entre conservatisme et extrémisme. «Notre histoire et notre culture permettent aux gens d’avoir des points de vue très différents, mais cette ligne doit porter sur la violence et l’incitation au dénigrement d’autrui», avance-t-il, soulignant le désir d’une vaste majorité des citoyens britanniques de continuer à vivre ensemble.

 

Il ne s’agit donc pas de cibler «un groupe uniquement en raison de sa foi» mais uniquement en raison «des actes que ses membres posent au nom de leur foi», prévient-il, alors que le débat risque de s’enflammer à nouveau sur les mesures à prendre pour contrer l’islamisme radical.

 

Le raisonnement de Justin Welby ne semble pas être de mise en France puisqu’un article de L’Express.fr nommé «Un projet de loi prévoit de faire entrer l'état d'urgence "dans le droit commun"», nous montre que le gouvernement présentera le 21 juin en Conseil des ministres un texte visant à pérenniser certaines mesures exceptionnelles de l'état d'urgence, a annoncé l'Élysée ce mercredi 7 juin, au lendemain de l'attaque au marteau d'un policier devant Notre-Dame de Paris. Comme déjà annoncé, le Parlement sera saisi d'une première loi pour prolonger jusqu'au 1er novembre "au maximum" l'état d'urgence, qui devait prendre fin mi-juillet. Selon Le Monde, qui a consulté le texte, "ce sont quasiment toutes les mesures de l'état d'urgence qui vont se retrouver dans le droit commun, avec quelques modifications marginales" : assignations à résidence, perquisitions administratives, fermeture de lieux de culte et zones de protection et de sécurité. Autant de mesures qui seront décidées sous l'autorité du ministère de l'Intérieur et des préfets, sans l'intervention d'un juge.

 

Le plus inquiétant comme le montre amnesty.fr est que depuis près d’un an, l’application de l’état d’urgence et un usage disproportionné de la force ont restreint le droit fondamental du droit de manifester pacifiquement en France de manière préoccupante. 155 manifestations ont été interdites en 18 mois. 639 mesures d’interdictions individuelles de manifester ont été prises contre des personnes dont 21 dans le cadre des manifestations liées à la COP21, et 574 dans le cadre des manifestations contre la loi travail. À cela s’ajoute des pratiques policières contestables comme les nasses, cette pratique qui vise à confiner des manifestants pour les empêcher de manifester ou de rejoindre une manifestation, et un le recours par les forces de l’ordre à un usage arbitraire et disproportionné de la force, sans oublier des journalistes intimidés et violentés.

 

Mettre de telles mesures dans la loi, sans l’intervention d’un juge fera alors de la France un pays de non droit, ne valant pas mieux que les dictatures qu’elle critique.

 

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Publié le 6 Juin 2017

La République en Marche va vers une majorité et la gauche se dirige vers le ravin

Libération.fr dans son article du mardi 6 juin 2017 intitulé ««Majorité écrasante», «parti unique» : les premiers résultats des législatives inquiètent à gauche comme à droite» nous montre que La République en Marche est bien parti pour remporter la plupart des onze circonscriptions des Français de l'étranger. Le mouvement créé par le président Emmanuel Macron est arrivé en tête dans 10 es 11 circonscriptions à l'issue du premier tour des élections législatives, qui s'est déroulé samedi. Des résultats qui ne laissent que peu de doute sur l'issue de ces élections, selon la plupart des élus. À gauche comme à droite, on s'inquiète désormais du nombre de députés qui parviendront à représenter l'opposition, soulignant le risque d'«un parti unique». Même si La République en marche recule dans les intentions de vote, elle reste en tête à cinq jours du premier tour des élections législatives et semble en mesure d'obtenir une large majorité dans la future Assemblée, selon un sondage Ipsos Sopra Steria Game changers publié ce mardi.

 

Le plus inquiétant est à venir. LeMonde.fr dans Live Législatives 2017 nous montre aujourd’hui ce qu’est le plan du gouvernement sur la réforme du code du travail et c’est peu réjouissant. Le projet de loi autorisant le gouvernement à réformer le code du travail par ordonnances pour "rénover le modèle social" sera examiné en conseil des ministres le 28 juin, en vue d'une publication des ordonnances "à la fin de l'été", selon le document servant de feuille de route au gouvernement transmis aux partenaires sociaux. Les ordonnances porteront sur "trois thèmes" : la "nouvelle articulation de l'accord d'entreprise et de l'accord de branche", la "simplification et le renforcement du dialogue économique et social et de ses acteurs" et "la sécurisation des relations de travail". Ces champs couvrent plusieurs promesses de campagne du président Emmanuel Macron, notamment la "barémisation des dommages et intérêts" attribués par les prud'hommes en cas de licenciement abusif, citée dans le document du gouvernement, ainsi que le référendum d'entreprise à l'initiative de l'employeur et la fusion des instances représentatives du personnel, non cités nommément.

 

Un "deuxième temps" sera consacré aux réformes de l'assurance chômage, de la formation professionnelle et de l'apprentissage, selon la feuille de route présentée par le gouvernement aux partenaires sociaux. L'ouverture de l'assurance chômage aux indépendants et démissionnaires sera "progressivement mise en œuvre à compter de l'été 2018", tandis que le "plan" pour "renforcer les dispositifs de formation professionnelle" sera "opérationnel dès début 2018" et que la "refondation" de l'apprentissage "entrera progressivement en vigueur pendant les deux prochaines années". Le document confirme, par ailleurs, que la "suppression des cotisations salariales sur l'assurance maladie et l'assurance chômage" sera "effective dès le 1er janvier 2018", "financée" par une hausse de la CSG. Enfin, "un troisième temps sera consacré en 2018 à la rénovation du système de retraites". Durant cette nouvelle phase de négociation, le gouvernement compte également toucher rapidement au compte pénibilité.

 

Pour bien enfoncer le clou, Libération.fr dans son Direct nous montre que la ministre du Travail Muriel Pénicaud a défendu les réformes du modèle social prévues par le gouvernement. «Pourquoi réformer le code du travail ? «Notre droit du travail a une longue histoire, nous ne toucherons pas aux fondations», assure la ministre, qui affirme cependant que «l'économie française a évolué et les attentes des salariés ne sont plus les mêmes.» «Nous devons prendre en compte l'évolution du monde du travail. Il faut assumer un changement de philosophie du code du travail», indique-t-elle. Trois volets sont évoqués par la ministre : une meilleure articulation des accords de branches et d'entreprises : aller dans une logique plus contractuelle, simplifier et renforcer le dialogue économique et social des acteurs : fusionner les trois instances de consultations, simplification des TPE/PME, renforcer les acteurs, et sécuriser les relations de travail pour les salariés et l'employeur, fixer un barème des dommages et intérêts, lutter contre le formalisme et le dépasser. LCI.fr dans son LIVE POLITIQUE nous montre que pendant ce temps-là, la pétition contre la loi Travail initiée par la candidate aux législatives Caroline de Haas, ressuscite doucement. Près de 27 000 personnes ont déjà exprimé leur opposition au projet.

 

Mais le plus réaliste est sans doute Benoît Hamon qui lors d’une interview sur France 2 dans Les 4 Vérités ne se fait aucune illusion sur les chances d’une victoire de la gauche : "On est parti pour connaître un échec. Je suis bien placé pour savoir le poids de l'étiquette socialiste". Et il s’avère plutôt porté sur l’avenir et une reconstruction de la gauche : "Mais je pense qu'aujourd'hui la gauche est en grand chantier. Il faut la reconstruire en dépassant les étiquettes" et "Peut-être que l'étiquette PS empêchait de parler d'idées nouvelles: revenu universel, taxe sur les robots". "Le pari d'Emmanuel Macron, c'est d'expliquer que parce que les Français sont trop protégés, il n'y a pas assez d'emplois. En gros, si ceux qui travaillent aujourd'hui ont moins de droits et qu'on peut les licencier plus facilement, on en embauchera d'autres. Mais ça ne marche pas", assène Benoît Hamon dans les 4 Vérités. Puis le député socialiste concède : "Ça peut marcher pour réduire le chômage, mais ça augmentera la pauvreté comme en Allemagne, où il y a 5% de chômeurs, mais 17% de pauvres". Mais, il ponctue cela par le fait que «L’affaiblissement des droits des salariés, ce n'est pas moins de chômage, mais plus de pauvreté et de souffrance au travail.»

 

Mais réformer le droit du travail ne risque pas de faire baisser le chômage. Matteo Renzi en Italie avec son Jobs Act pour réformer le marché du travail, a fait figure de précurseur de la loi Travail française, mais cette réforme a eu l’effet d'un feu de paille, loin de ses chiffres triomphalistes. Le nombre de nouveaux CDI a fortement progressé en 2015. Mais il a chuté au premier semestre 2016. Et la majorité des embauches se font à nouveau en CDD, alors que la réforme voulait justement en finir avec la précarité. L’État a incité les employeurs par une exonération des charges plutôt ce qui les a encouragé plutôt que la «flexibilité». Le taux de chômage reste depuis 2015 à 11,5%, car des chômeurs découragés se sont à nouveau inscrits comme demandeurs d'emploi. Les seniors sont maintenus dans l'emploi par la réforme des retraites.

 

Au vu de la catastrophe électorale qui s’annonce pour la gauche, il faut désormais compter sur cette jeunesse progressiste qui va revitaliser la démocratie en engageant la population dans le processus démocratique, fournir des leaders inspirés afin de recruter des candidats progressistes pour se présenter à divers postes politiques, et éduquer le public sur les problèmes les plus pressants auxquels le pays est confronté et les solutions audacieuses proposées pour y faire face. Cela amènera nos systèmes politiques et économiques à réponde à nouveau aux besoins des familles qui travaillent et des plus pauvres. Pour l’instant, il faut tout faire pour que Macron n’ait pas la majorité.

 

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Publié le 4 Juin 2017

Cameron Doody dans periodistadigital.com ce dimanche 4 Juin 2017 nous montre une précieuse méditation du pape François sur le pardon à la messe de la Pentecôte ce matin dans la place Saint-Pierre. Le pardon est le fruit du cœur nouveau qui reçoit le nouveau peuple de Dieu par le don de l'Esprit Saint, dit le pape. Il garantit aussi «l'unité dans la diversité», non la diversité ou l'uniformité irréconciliables qui fait vivre platement l'Église, dont l’«anniversaire» est célébrée aujourd'hui, et qui se trouve dans des «factions et partis», ni dans des «approches exclusives» ou des «particularismes». Pour le pape, le pardon est une façon de vivre qui invite à explorer l'Esprit, et qui est le «double sens du pardon offert et reçu, celui de la miséricorde divine qui est l'amour du prochain, de la charité».

 

Lors du message d'accueil avant la prière du Regina Coeli, le pape demande de panser les blessures de la guerre et du terrorisme, qui a également touché des civils à Londres cette nuit, et aussi de prier pour les victimes de cet attentat et leurs familles. Mais d’autres en profitent plutôt que de rendre hommage aux victimes comme Donald Trump dans l’article de L’OBS : «Muslim Ban : Quand Trump profite de l'attentat de Londres... pour promouvoir son décret migratoire». Car le président américain, a sans scrupules évoqué l'attentat de Londres... pour promouvoir son très décrié Muslim Ban, épingle "The Guardian". Son premier réflexe a été de retweeter un site d'information conservateur, le Drudge Report, "mieux connu pour son gout du sensationnalisme et ses partis pris partisans que pour son sens de l'information", souligne le quotidien britannique. Avant de tweeter un quart d'heure plus tard un message vantant les mérites de son très controversé projet de décret anti-immigration, retoqué le 26 mai dernier par la justice américaine. Une récupération rapide et peu élégante qui fait déjà grincer bien des dents.

 

Le pape a salué également les pèlerins en provenance d'Italie et de nombreuses régions du monde qui ont participé à cette célébration. En particulier, les groupes du Renouveau charismatique catholique, qui célèbre le 50e anniversaire de la fondation. Le pape a oublié qu’en 2014, il a signalé les dangers présents au sein du Renouveau charismatique que sont son «excessive organisation», et le fait de vouloir «contrôler la grâce de Dieu» en décidant qui peut ou non, recevoir le baptême dans l’Esprit. Quand il était archevêque de Buenos Aires, il les traitait même de danseurs de samba élitiste. Oublié aussi que ces mouvements ont eu le droit aux errements de leurs fondateurs et des abus sexuels en leur sein, mais aussi leurs sessions de «guérison spirituelle» contestées, qui ont mené à des refondations partielles de ceux-ci sous la surveillance bienveillante des autorités ecclésiales. Ils ont toujours les mêmes charismes et se centrent toujours autour de «bergers», responsables des fidèles de cette tendance, qui vivent en dehors des communautés dans leurs propres groupes de prières. Ces oublis viennent surtout de l’Église catholique qui ne peut plus se passer de la mouvance charismatique lui apportant des vocations sacerdotales et un appui à sa morale conservatrice. Pourtant, la mouvance n’est plus aussi attractive actuellement et connaît un recul en Amérique latine, en Afrique et en Europe.

 

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Publié le 3 Juin 2017

Raphaël Zbinden dan son article sur cath.ch de ce samedi 3 juin 2017 nous montre que pour Mgr Marcelo Sanchez Sorondo, préfet de l’Académie pontificale des sciences, la sortie des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat est “une catastrophe”. Dans le journal italien La Repubblica du 1er juin, il estime que le président Trump est “manipulé” par le lobby pétrolier.

 

Mgr Sorondo ne ménage pas ses efforts pour promouvoir les idées du pape François sur la sauvegarde de la Création, réunies dans son encyclique Laudato Si’. Il était en particulier venu à Lausanne, le 16 septembre 2015, présenter une œuvre du pape François “fondatrice” d’un nouveau dialogue entre la religion et la science.

 

Le prélat argentin ne pense pas que, lors de la rencontre du président Donald Trump avec le pontife le 24 mai dernier, le thème du climat ait été discuté de manière approfondie. Il sait par contre que le sujet a été abordé en détail avec le cardinal Parolin, secrétaire d’État du Vatican. Le fait que le président américain annonce quelques jours après le retrait de son pays des accords de Paris apparaît ainsi, pour Mgr Sorondo, comme “un camouflet” à l’égard du Vatican.

 

Le préfet de l’Académie pontificale des sciences juge que le lobby du pétrole est derrière cette décision. Le président Trump “est probablement manipulé par eux et n’a pas la possibilité de s’opposer”, affirme le prélat. Il souligne également que le geste est non seulement “une catastrophe pour tout le monde”, mais qu’il se positionne dans une logique “totalement non-scientifique”. “Penser que le monde peut continuer de dépendre du charbon et du pétrole, c’est comme affirmer que la terre n’est pas ronde”, relève le prélat, qui a été l’une des chevilles ouvrières de Laudato Si’.

 

Dans un communiqué du 1er juin, la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) a exprimé son inquiétude face au retrait du pays de l’accord sur le climat. “Bien que l’accord ne soit pas le seul mécanisme pour limiter les émissions de carbone, l’absence d’une alternative viable et actuelle représente une sérieuse préoccupation”, affirment les prélats américains. Ils avertissent que “la décision du président Trump va nuire aux habitants de l’Amérique et au monde, spécialement aux plus pauvres, aux communautés les plus vulnérables”.

 

Le cardinal Reinhard Marx, président de la Commission des épiscopats de la communauté européenne (COMECE), a également regretté, le 2 juin, la mesure du président américain. Il a estimé que la décision portait “un coup dur” au climat de confiance mondiale qu’avait engendré l’accord de Paris. Le prélat allemand a exhorté la communauté internationale à ne pas se décourager. “Les Européens en particulier ont le devoir de rester unis et de jouer un rôle de premier plan dans la sauvegarde de la création”, a-t-il lancé.

 

Dans un message adressé le 2 juin 2017 aux musulmans à l’occasion du mois de Ramadan, qui a débuté le 26 mai, le cardinal Jean-Louis Tauran a en outre appelé les musulmans à effectuer une “conversion écologique globale” en devenant des gardiens de l’œuvre de Dieu.

 

L’Église était-elle si naïve au sujet de Trump ? Sans doute. Toujours est-il que Donald Trump conforte son électorat composé de conservateurs, de libertariens, d’évangéliques, de complotistes et de climatosceptiques, et ce n’est pas les postures politiciennes et les belles phrases qui vont changer les choses.

 

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Publié le 2 Juin 2017

Dans le Récap de Libération.fr du vendredi 2 juin 2017 nous voyons que l'Union européenne et la Chine, réunies en sommet vendredi à Bruxelles, sont déterminées à porter le flambeau de la lutte contre le changement climatique, après le retrait des États-Unis de l'accord de Paris décidé par Donald Trump. «L'Europe et ses solides partenaires dans le monde entier sont prêts à montrer la voie», a promis, quelques minutes après l'annonce américaine, le commissaire européen à l'Action pour le climat, Miguel Arias Canete, qui avait mené les négociations au nom de l'UE à Paris. «L'accord de Paris durera. Le monde peut continuer à compter sur l'Europe», a martelé Canete. Le président américain, un homme d'affaires, a fait durer le suspense depuis son élection mais les Européens s'étaient préparés à cette éventualité, martelant au cours des dernières heures leur engagement total pour l'accord historique signé en décembre 2015.

 

Comme nous le montre le LIVE POLITIQUE de LCI.fr la classe politique se réveille ce vendredi matin encore sous le choc de la déflagration produite par Donald Trump en annonçant jeudi soir le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat. Les réactions, qui ont afflué de tous côtés dans la soirée, de Ségolène Royal à Emmanuel Macron, promettent d’être encore nombreuses tout au long de la journée. La maire de Paris Anne Hidalgo, après avoir décidé d’éclairer symboliquement en vert la façade de son Hôtel de ville jeudi soir, a évidemment condamné la décision de Donald Trump de sortir de l'accord de Paris. "Il (le président américain) n'aime pas Paris. Ce doit être la seule personne sur la planète qui n'aime pas Paris", a indiqué la maire de la capitale lors d'une conférence de presse pour "réaffirmer la détermination des villes du monde à appliquer l'accord climat", a déclaré Anne Hidalgo.

 

Mais un acte plus porteur voit le jour comme le montre le HuffingtonPost.fr dans son article «New York, Californie et Washington lancent immédiatement la résistance sur le climat», les États démocrates de New York, Californie et Washington ont déclaré qu'ils allaient former une "alliance pour le climat" et s'engager, eux, à respecter les engagements de la COP21. Les trois États estime que l’US Climate Alliance servira aussi de forum pour soutenir et renforcer les programmes existant contre le changement climatique, promouvoir le partage d'informations et des meilleures pratiques, et mettre en œuvre de nouveaux programmes de réduction des émissions de carbone venant de tous les secteurs économiques.

 

Ensuite comme le montre le Direct de Libération.fr l'administration du président américain Donald Trump a saisi la Cour suprême jeudi soir afin que celle-ci rétablisse son décret anti-migratoire suspendu fin mai par la cour d'appel de Virginie. Ce décret, réécrit par l'administration Trump après avoir été une première fois suspendu par la justice américaine, visait à interdire l'arrivée sur le sol américain aux réfugiés du monde entier ainsi qu'aux ressortissants de six pays majoritairement musulmans, Iran, Libye, Somalie, Syrie, Soudan et Yémen. «Nous avons demandé à la Cour suprême de se saisir de ce cas important et nous sommes confiants dans le fait que le décret du président Trump est bien dans le cadre de ses attributions afin de garder le pays en sécurité et de protéger notre peuple du terrorisme», a expliqué la porte-parole du ministère de la Justice, Sarah Isgur Flores.

 

«Le président ne peut se voir imposer d'accueillir des personnes venant de pays qui encouragent ou hébergent le terrorisme, et ce jusqu'à ce qu'il soit certain que ces personnes sont correctement passées au crible et ne présentent plus un risque pour la sécurité des États-Unis», a-t-elle précisé. Cet appel du gouvernement américain à la Cour suprême est intervenu une semaine exactement après la nouvelle suspension de ce décret, par la cour d'appel de Richmond, en Virginie, le 25 mai. Quand bien même la Cour suprême se saisirait immédiatement de ce dossier, il est peu probable qu'elle puisse le traiter au cours de cette session, c'est-à-dire d'ici la fin juin. Beaucoup de choses peuvent se passer entre temps.

 

En France comme le montre le Recap de Libération.fr, quelques semaines après une campagne présidentielle marquée par le scandale Fillon et en pleine affaire Ferrand, le ministre de la Justice François Bayrou a dévoilé un très ambitieux projet pour redonner «confiance» dans la vie démocratique. Bayrou a dit vouloir «restaurer la confiance des citoyens dans l'action publique» à l'aide de deux lois et, «dans quelques semaines», d'une révision de la Constitution. Il entend en finir «autant que faire se peut avec le deux poids deux mesures», de manière à ce que «les règles soient les mêmes pour tous les citoyens», élus ou non. Mais sans tomber dans des excès de «moralisation», un terme auquel il a finalement renoncé pour l'intitulé de son projet. Mais ce projet de n’est pas allé aussi loin puisqu’on ne propose pas que soit rendu publique l'identité des donateurs importants des campagnes électorales et n’a pas mis en place l'obligation de présenter un casier judiciaire vierge pour devenir parlementaire.

 

Pourtant, comme le montre le Réveil politique de L’OBS alors que tout semblait sous contrôle pur La République en Marche (LREM), rien ne s’est passé comme prévu. 529 candidats investis sur 19.000 candidatures, après un examen minutieux de leur profil : entretien, vérification des casiers judiciaires... La République en Marche (LREM) avait pris son temps pour dévoiler, au compte-goutte, les noms de ses candidats. Objectif : ne rien laisser au hasard. Malgré ces précautions, la promesse d'exemplarité bat de l'aile. Homophobie, escroquerie, antisémitisme, condamnation pour inéligibilité, location d’un logement insalubre, falsification de diplôme... certains candidats font parler d'eux pour des affaires dont le parti se serait bien passé.

 

Pendant ce temps la désunion à gauche ne profite qu’à LREM le montre L’OBS dans le Réveil Politique dans un nouveau sondage Harris Interactive pour LCP confirme l'avance de La République en marche, avec 31% des intentions de vote (stable). LR et FN sont à égalité à 18%. La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon semble en recul, à 11%, tandis que le PS et ses alliés sont à 8%. Le recul de la FI semble en grande partie au fait qu’elle impose à ses candidats investis la signature d'une charte les rattachant à son association de financement, la discipline de vote, ainsi que l'utilisation de son seul label, le Phi. Le parti communiste et EELV notamment ont refusé au niveau national de se plier à ces conditions.

 

france3-regions.francetvinfo.fr nous montre aussi dans son article «Législatives à Grenoble : Eric Piolle tire à boulets rouges sur Mélenchon», que le maire de Grenoble qui avait appelé à voter pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle, a dénoncé ce jeudi 1er juin 2017 la «politique de terre brûlée» menée selon lui par le leader de La France insoumise aux législatives qu’il compare à «un caporal de forteresse». Aujourd’hui il s’inquiète de voir Jean-Luc Mélenchon faire partout campagne tout seul. "En contradiction avec l’envie de rassemblement" selon lui présente chez les électeurs de gauche.

 

midilibre.fr hier dans son article «#Pop2017 - Benoît Hamon, futur homme fort de l’opposition ?», nous monte que le candidat socialiste malheureux à l'élection présidentielle a vu jeudi matin son nombre d'occurrences multiplié par deux depuis le début de la semaine. Il faut dire que Benoît Hamon fait à nouveau parler de lui ces derniers jours. Après avoir confirmé mardi qu'il lancerait le 1er juillet prochain un mouvement politique "transpartisan" afin de reconstruire le Parti socialiste à bout de souffle, il a fait sensation en lâchant mercredi ses coups contre le nouvel exécutif. Il a en effet annoncé que, s'il était réélu député, il pourrait s'abstenir ou voter contre le projet de loi sur la moralisation de la vie publique si le texte ne garantit pas la transparence sur les dons financiers. Il a par ailleurs accusé le gouvernement de vouloir "appliquer le programme du Medef" en réaffirmant son inquiétude à l'égard du moratoire sur le compte pénibilité. Des prises de position saluées par certains internautes désireux de ne pas laisser à Jean-Luc Mélenchon le monopole de l'opposition à gauche.

 

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Publié le 1 Juin 2017

RFI.fr dans son article du jeudi 1er juin 2017 nous montre que l'affaire devrait créer des remous au sein de la communauté catholique malienne. Des documents révélés par Le Monde montreraient l'existence de sept comptes bancaires en Suisse, appartenant à des responsables de la Conférence épiscopale du Mali. Ces éléments sont issus des «SwissLeaks» qui avaient dévoilé en février 2015 l'existence d'un système international de fraude mis en place par la banque britannique HSBC. Au Mali, l'affaire mettrait en cause de très hautes personnalités religieuses.

 

Les comptes auraient été ouverts en 2002 au Crédit lyonnais de Monaco avant d'atterrir chez HSBC Genève, en Suisse. Ils appartiendraient à Mgr Jean Zerbo, archevêque de Bamako et chargé des finances de la Conférence épiscopale du Mali (CEM) à l'époque. Mais aussi à Jean-Gabriel Diarra, évêque de San, à l'ouest de Bamako, et ex-président de l'organisation ainsi qu'à Cyprien Dakouo, nommé secrétaire général de la CEM en 2004.

 

En 2007, les comptes rassemblaient 12 millions d'euros répartis à parts égales entre les trois hommes. Dans les documents, on trouverait la trace de rencontres entre les trois ecclésiastiques et deux banquiers suisses, notamment pour se mettre d'accord sur un taux de rémunération de 5%. L'enquête affirme que ces fonds seraient toujours actifs sans être jamais apparus dans la comptabilité de la Conférence épiscopale.

 

La CEM est réunie en ce moment en session extraordinaire pour préparer un voyage au Vatican. Mgr Zerbo y sera en effet officiellement ordonné cardinal le 28 juin. Sans doute que cette affaire embarrassante sera évoquée.

 

Interrogé par Le Monde, Mgr Zerbo avait expliqué qu'il s'agissait d'un vieux compte, hérité de l'Ordre des missionnaires d'Afrique - «les Pères blancs» - qui gérait l'Église dans le passé. L'archevêque avait ajouté n'avoir jamais ouvert de compte personnel à l'étranger. Or selon une bonne source, il s'était exprimé alors qu'il n'était pas encore nommé cardinal. Il avait même dit qu'avoir un cardinal au Mali était impossible, car la communauté était trop petite.

 

Jean-Gabriel Diarra, président de la CEM au moment des faits, est aussi visé par les allégations de détournement de fonds. «Nous ne sommes pas parfaits. S'il y a des choses, des imperfections qu'on a découvertes chez nous, on va chercher à les assumer, mais nous ne sommes pas des truands», assure-t-il.

 

Le ministre des Affaires religieuses et du Culte, Thierno Ass Diallo, a fait le déplacement pour apporter son soutien au cardinal Jean Zerbo. Lui ne veut pas entendre parler de ces questions financières. «Je suis croyant et je pense que c'est sale, et que cette question ne doit pas se poser. Franchement c'est un article qui n'a pas sa raison d'être. Le ministre de tutelle que je suis est navré. Est-ce qu'il n'y avait pas d'autre moment pour raconter ces idioties ?» S'indigne-t-il.

 

Aucun autre évêque n'a souhaité s'exprimé. La conférence épiscopale a publié tard mercredi soir un communiqué laconique et n'apportant aucune réponse concrète. Notamment à qui appartient cet argent et où se trouve il désormais.

 

Ceux qui pensait que l’Église en Afrique n’avait pas le mêmes relations dangereuse avec l’argent comme celle d’Occident ne pouvaient que se tromper. Au Mali, c’est à la CEM d’éclairer sur ces sept comptes bancaires et non de donner des réponses laconiques.

 

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