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Publié le 25 Juillet 2017

En Angleterre, la courte vie du petit Charlie Guard touche à sa fin

L’Express.fr nous montre ce mardi 25 juillet qu’après un long bras de fer avec la justice et les médecins, les parents britanniques d'un bébé souffrant d'une maladie dégénérative rare ont renoncé lundi à poursuivre son traitement.

 

La fin de longs mois d'une bataille judiciaire. Les parents de Charlie Gard, un bébé de onze mois atteint d'une maladie génétique rare, ont décidé lundi de renoncer à maintenir leur fils en vie, estimant qu'il était désormais trop tard pour le sauver. "C'est la chose la plus difficile qu'il nous ait été donné de faire" mais "nous avons décidé de laisser partir notre enfant", a déclaré en larmes Connie Yates, la mère du bébé, devant la Haute Cour de Londres. "Les onze derniers mois ont été les meilleurs et les pires de notre vie. Nous voulions juste lui donner une chance de vivre", a-t-elle ajouté. Elle reproche à la justice et à l'hôpital de ne pas leur avoir permis de l'emmener aux États-Unis, où on leur proposait un traitement expérimental de sa maladie génétique neurodégénérative rare. "Trop de temps a été perdu. On l'a laissé attendre des mois à l'hôpital", a dénoncé son père Chris Gard à la sortie du tribunal, estimant qu'avec ce traitement "il aurait pu vivre".

 

Leur combat judiciaire avait démarré en avril quand l'hôpital londonien de Great Ormond Street avait décidé de couper la ventilation artificielle du bébé, qui souffre d'une maladie dégénérative rare, le syndrome de déplétion de l'ADN mitochondrial, qui affecte les cellules responsables de la production d'énergie et de la respiration. Saisie, la Haute Cour de Londres avait donné raison aux médecins, une décision ensuite confirmée par la Cour d'appel, la Cour suprême, puis la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) le 27 juin. Mais après la mobilisation de milieux chrétiens et l'intervention du pape François et du président américain Donald Trump en faveur des parents de Charlie Gard, l'hôpital a réclamé une nouvelle audience devant la Haute Cour pour que les "nouveaux éléments pour un traitement expérimental" proposé par "deux hôpitaux internationaux", l'un aux États-Unis, l'autre en Italie, soient examinés.

 

Les médecins londoniens continuaient toutefois de penser que prolonger le traitement serait "injustifié", au regard des souffrances endurées par l'enfant. Réagissant à ces derniers développements, Dominic Wilkinson, professeur d'éthique médicale à l'université d'Oxford, a estimé qu'il fallait "trouver de meilleurs moyens d'éviter que des cas de désaccord entre parents et médecins se retrouvent devant le tribunal". "Nous devons trouver une façon juste et efficace de résoudre les conflits", a-t-il ajouté dans un communiqué.  Le Vatican a de son côté indiqué que le pape François "prie pour Charlie et pour ses parents et se sent particulièrement proche d'eux en ce moment d'immense souffrance".

 

La Haute Cour de Londres devait décider cette semaine de confirmer ou non sa décision de préconiser la fin du maintien en vie du bébé. "Malheureusement, il est trop tard", a déclaré l'avocat des parents, Grant Armstrong. "Il n'est plus dans l'intérêt de Charlie de poursuivre le traitement", a ajouté l'avocat, soulignant que ses clients avaient pris leur décision au vu des résultats des derniers examens médicaux et scans conduits la semaine dernière. "Charlie a souffert d'atrophie musculaire grave" et "les dégâts pour ses muscles sont irréversibles", a-t-il expliqué. Le juge Nicholas Francis a rendu hommage aux parents "pour l'amour et l'attention qu'ils ont portés à leur enfant Charlie". "Aucun parent n'aurait pu faire plus pour son enfant", a-t-il ajouté.

 

Triste affaire que celle-ci avec des parents qui tentaient le tout pour le tout en voulant essayer un traitement expérimental pour sauver leur bébé alors que cela prolongerait peut-être sa souffrance sans aucune perspective réaliste de l’aider. Ce sont des parents courageux qui voulaient tout simplement que leur bébé soit un peu plus longtemps avec eux et qui maintenant sont décidés à le laisser partir parce qu’ils ne peuvent plus qu’il souffre.

 

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Publié le 24 Juillet 2017

Jesús Bastante dans son article du lundi 24 Juillet, 2017 sur periodistadigital.com nous montre que les horreurs de l'Institut Provolo sont enfin arrivées aux oreilles du Saint-Siège, qui a fait un pas en avant par la nomination d'un commissaire apostolique pour enquêter sur les abus.

 

Le choix est nul autre que l'évêque auxiliaire de La Plata, Alberto G. Bochatey, qui a été nommé commissaire apostolique Sancta Sedis nutum pour toutes les communautés et Sodales de la Société de Marie pour l'éducation des les sourds. La déclaration souligne que cette fonction de nonciature du commissaire a affecté à Mgr Bochatey «tous les pouvoirs que la loi propre de l'Institut et de la loi universelle de l'Église catholique attribue à l'État de l'institut religieux en question.»

 

La Société de Marie pour l'éducation des sourds et muets a été fondée le 23 Septembre 1839 à Vérone, en Italie, par Don Antonio Próvolo, qui, par sa charité voulait de se consacrer à l'éducation des jeunes défavorisés et en particulier les enfants sourds, afin qu'ils puissent qu’ils deviennent de «bons chrétiens et d'honnêtes citoyens». Les premiers membres de cette congrégation sont venus à l'Argentine le 12 février, 1914 et se sont installés dans la ville de La Plata.

 

La Justice de Mendoza mène une enquête sur au moins 27 plaintes contre le prêtre Nicolás Corradi, 82ans, et les plaintes précédentes pour la même infraction commise dans une maison religieuse à Vérone (Italie) par Horacio Corbacho, 55 ans, en plus de la nonne Kumiko trois employés de l'institut, identifiés comme José Luis Ojeda, Jorge Bordón et Armando Gómez.

 

Une bonne réaction surtout de l’Église où le pape François doit soigner son image alors qu’il n’avait pas eu beaucoup de réaction sur cette affaire en Argentine. Espérons que cela le poussera à mettre en avant la fameuse «tolérance zéro» dont il se fait le porteur.

 

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Publié le 23 Juillet 2017

Anne-Bénédicte Hoffner nous montre ce dimanche 23 juillet 2017 que lors de la prière de l’Angélus, le pape François a dit «son appréhension» après «les graves tensions et la violence de ces derniers jours à Jérusalem», après que des heurts ont opposé vendredi et samedi manifestants palestiniens et forces de l’ordre israéliennes à Jérusalem-Est annexé et en Cisjordanie occupée faisant plusieurs morts, après l’imposition de nouvelles mesures de sécurité à l’entrée de l’esplanade des Mosquées, par les autorités israéliennes. Devant la foule, il a lancé «un vibrant appel à la retenue et le dialogue». «Je vous invite à vous joindre à ma prière pour que le Seigneur inspire à chacun des initiatives de réconciliation et de paix», a-t-il poursuivi.

 

Après les affrontements sporadiques du weekend à Jérusalem et en Cisjordanie qui ont fait cinq morts palestiniens, Israël envisagerait de démanteler «les portiques de la discorde» à l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam, pour désamorcer la crise. Sans doute pour donner des gages à la Palestine et à la réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies qui se tiendra lundi sur les violences à Jérusalem, à la demande de la France, de la Suède et de l’Egypte.

 

Reprenant une formule qui lui est chère, il a également appelé l’Église à ne pas avoir peur de «se salir les mains», puisque «La décision est de vouloir être le bon blé avec toutes ses forces, puis de s’éloigner du mal et ses séductions. La patience signifie préférer une Église qui est le levain de la pâte», comme le montre l’Évangile du jour, sur la parabole du bon grain et de l’ivraie, où «Jésus nous dit que dans ce monde, le bien et le mal sont si enchevêtrés qu’il est impossible de les séparer et d’extirper tout le mal», estime le pape. «Seul Dieu peut le faire, et il le fera dans lors du jugement dernier.»

 

Une fois encore, le pape François a mis en garde implicitement tous ceux qui sont prompts à juger et – parfois – condamner les autres : «La ligne entre le bien et le mal passe dans le cœur de chaque personne. Nous sommes tous pécheurs». «Regarder toujours et uniquement le mal qui est en dehors de nous implique de ne pas vouloir reconnaître le péché qui est en nous», a-t-il insisté.

 

Jérusalem est au bord de l’explosion et donner des gages de bonne volonté permettra de faire baisser les tensions, ce qu'espère le pape, ensuite il n’a pas tort de montrer que le service dans l’Église est pour tout le monde et pas seulement pour ceux qui se prétendent purs.

 

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Publié le 22 Juillet 2017

lavanguardia.com nous montre que le Mouvement mondial des travailleurs chrétiens (MMTC) s’est terminé le vendredi 21 juillet 2017 à Avila avec son assemblée générale après avoir célébré son séminaire international, avec l'exigence d'une œuvre «digne pour tous» et revendiquant que les États garantissent un «salaire social ou le revenu de citoyenneté».

 

Les deux demandes font partie de la déclaration finale faite après la conclusion d'une réunion du 15 juillet à l'Université de la Mystique à Avila, où se trouvaient 120 délégués de 42 pays sur quatre continents : l'Afrique, l'Asie, l'Amérique et l'Europe.

 

Comme indiqué dans le communiqué de presse, les participants partagent leur souci sur «le chômage, le manque d'emplois décents et une grande précarisation des relations du travail dans le monde entier», créant «la douleur, la souffrance, la mort, le manque de solidarité, le désespoir, la guerre, la violence, et l'émigration».

 

«Le domaine du profit est basé sur un modèle de relations de travail fondées sur l'affaiblissement du droit du travail, de la négociation collective, de la protection et les droits sociaux, de la représentation et la défense des travailleurs», dit le MMTC dans sa déclaration finale.

 

De son point de vue, tout cela conduit à un «appauvrissement de la vie»  et  à la «déshumanisation et à l'inégalité du travail» qui «menace la vie de millions de personnes et le de familles entières, quel que soit l'âge, le sexe, la race ou de lieu».

 

Pour ce mouvement, c’est une «réalité de souffrance», le résultat d'un «système de rejet fondé sur une culture qui transforme les gens en marchandises.» À cet égard, les délégués ont souligné les caractéristiques qui sont «communes dans tous les pays, dans le contexte de la mondialisation économique qui ne tient pas compte de la solidarité et du respect de la maison commune».

 

Dans la déclaration finale, les participants assument, entre autres accords, l'exigence d’un «travail décent pour tous», ainsi que la décision de demander la garantie à l'État d’un «salaire social ou d’un revenu de citoyenneté afin d'éviter le rejet de millions les gens».

 

Par ailleurs, l'Assemblée générale a voté pour que des membres du Bureau et du Conseil international soient chargé de l'application des orientations et du plan de travail pour la période 2017-2021. En tant que co-président du Conseil international de langue portugaise María de Almeida Cunha Fátima y est incorporé, en remplaçant l’espagnol Charo Castelló partageant la responsabilité avec Jean Claude Tolbize, de l'île Rodrigues, qui continuera de servir en tant que co-président du MMTC.

 

Ici le MMTC montre une dure réalité celle de l'absence de travail, le travail mal payé extrêmement précaires ou circonstanciel, qui condamne les jeunes à vivre en travail temporaire et punit les personnes ayant moins de possibilités de formation. On doit donc renforcer tout ce qui concerne le monde du travail dans une perspective de solidarité pour renforcer les droits sociaux. Le travail dépend de l'évolution du droit à une vie digne.

 

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Publié le 21 Juillet 2017

Daniele Palmer et Christa Pongratz-Lippitt dans leur article pour The Tablet du jeudi 20 juillet 2017 nous montrent qu’après avoir été accusé d'avoir "une responsabilité claire" pour les mauvais traitements de plus de 500 cas de violence dans une école chorale bavaroise, le cardinal Gerhard Müller admet qu'il se sent "honteux" mais souligne qu'il a fait tout ce qui était possible.

 

Publié le lundi 17 juillet, un rapport indique que 547 garçons ont été maltraités dans une prestigieuse école de chœurs de Ratisbonne, en Bavière, entre 1945 et 1992. Dans le rapport, commandé par le diocèse de Ratisbonne et compilé par l'avocat Ulrich Weber, le cardinal Müller est accusé d'avoir mal traité les cas d'abus, bien qu'ils fussent bien connus. Dans un entretien avec le quotidien italien Il Corriere della Sera, le cardinal Gerhard Ludwig Müller, évêque de Ratisbonne de 2002 à 2012 et ex-préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, admet qu'il "a éprouvé de la honte pour ce qui s'est passé dans l'Église". Mais souligne qu’il aurait fait "tout ce qui était possible et nécessaire". Il s'est défendu en disant que ce qui s'est passé «a eu lieu cinquante ans avant son mandat d'évêque» et a continué à dire qu'il a également mis en place une enquête alors qu'il était évêque et qu'il «n'a jamais défendu l'institution [l'école du chœur]».

 

Cependant, le commissaire du gouvernement allemand sur les abus, Johannes-Wilhelm Rörig, a demandé au cardinal Müller de s'excuser immédiatement après la publication du rapport, et a depuis déclaré le 20 juillet à la presse à Berlin combien il était regrettable que le cardinal Gerhard Müller ait encore "raté la chance" de réagir avec empathie et compassion en ce qui concerne les abus du chœur de Domsaptzen. Rörig a déclaré qu'il manquait un «signe d'appréciation et de reconnaissance» de la part du cardinal Müller pour ceux qui avaient permis «après des années de lutte» une enquête appropriée sur les abus de Domspatzen pour qu’elle prenne un tournant positif. Un tel signe aurait été encourageant pour tous les membres de l'Église catholique. Il a eu l'impression que le cardinal Müller était «très attaché à la défensive» et a exprimé l'espoir que cela ne pèserait plus sur les victimes, a-t-il déclaré.

 

Le cardinal Müller a immédiatement répondu qu'il ne voyait aucune raison d'excuser. Après 40 à 50 ans au cours desquels "rien ne s'est produit" au sujet des abus de Ratisbonne, c'est lui qui avait initié les enquêtes en 2010, a-t-il déclaré au Passauer Neue Presse le 20 juillet. Rörig devrait présenter ses excuses pour ces «fausses déclarations et fausses informations», à savoir que le cardinal Müller avait retardé les enquêtes, ce qui selon ce dernier est «diamétralement opposé» à la vérité. Ce n'est pas la première fois que le cardinal Müller a été critiqué pour sa réponse, en janvier 2016, un ancien fonctionnaire laïc du diocèse de Ratisbonne, Fritz Wallner, a accusé le cardinal Müller d'empêcher "la vérité d'être dévoilée" au sujet des cas d'abus signalés.

 

En 2007, le cardinal Müller a fait l'objet d'un examen minutieux et d'une critique après avoir choisi de réinstaller un prêtre qui a été reconnu coupable de 22 cas d'abus sexuels sur mineurs. Sa justification pour sa décision était qu'il croyait que le prêtre avait été «guéri». La réinstallation du prêtre n'a pas seulement provoqué un scandale parmi les catholiques de Ratisbonne, mais a également défié clairement les règles de la Conférence épiscopale allemande qui interdit aux clercs condamnés pour abus de travailler de nouveau avec des enfants ou des adolescents. Dans l'interview publiée le 19 juillet, cependant, le cardinal Müller soutient qu'il a toujours eu une "tolérance zéro" sur les cas d'abus de mineurs. Il a ajouté qu'il «a toujours cru que la miséricorde dans l'Église n'est pas possible sans une véritable justice», qui est «impartiale et équitable». Cependant, Weber accuse le cardinal Müller d'irresponsabilité et exige qu'il assume sa responsabilité.

 

Dans l'entretien avec le quotidien italien, le cardinal Müller parle également de la deuxième figure clé dans l'affaire de Ratisbonne : le frère du pape émérite Benoît XVI, Georg Ratzinger, qui était maître du chœur à l'école entre 1964 et 1994. Le rapport de Weber indique que Georg Ratzinger a partagé "la coresponsabilité" pour les abus qui ont eu lieu pendant son mandat. Cependant, le cardinal Müller défend le frère du pape émérite en disant qu'il «est convaincu qu'il ne savait rien».

 

Parlant à Radio Vatican, le père Hans Zollner, qui a été invité par le pape François à faire partie de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, a déclaré que le rapport était un "pas en avant courageux ... sur une question qui existe depuis de nombreuses années". Le père Zollner, dans une interview différente, a déclaré que la décision prise par Rudolf Voderholzer, l'évêque actuel de Ratisbonne, était bonne et que "la vérité nous libérera".

 

Le cardinal Müller n’est pas vraiment fiable sur ces questions car il avait déjà intégré un prêtre pédophile dans son diocèse sans en informer ses paroissiens en 2007, dès 2016 Fritz Wallner l’accuse d’avoir «systématiquement» contrarié l'enquête sur les abus dans le chœur de garçons de Ratisbonne ce que confirme le rapport de 2017, il est aussi poursuivi en France avec le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, pour avoir omis d'agir dans un cas d'abus sexuel de mineurs par un prêtre. La prescription ne l’innocente pas pour autant, pas plus que Georg Ratzinger qu’il défend. On ne peut décemment pas croire que tous les deux ne savaient pas ce que subissaient ces enfants.

 

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Publié le 20 Juillet 2017

7sur7.be dans son article du mercredi 19 juillet 2017 nous montre que l'ancien directeur du chœur catholique allemand de Ratisbonne, où plus de 500 enfants ont été victimes de sévices, dont des viols, était "fanatique" et "craint" de ses élèves pour sa violence, a dénoncé mercredi son successeur.

 

Mgr Georg Ratzinger, frère aîné du pape Benoit XVI et directeur de 1964 à 1994 de la célèbre chorale au centre d'un scandale, était "impulsif" et "fanatique" lorsqu'il "imposait sa conception de la discipline musicale", a expliqué dans une interview au magazine allemand Die Zeit Roland Büchner, successeur de Mgr Ratzinger. Ce dernier, aujourd'hui âgé de 93 ans, s'est défendu en affirmant jusqu'ici n'avoir rien su des violences, y compris sexuelles, commises de son temps sur les élèves.

 

"Lors des répétitions, il était impitoyable. Après, il pouvait être l'homme le plus débonnaire du monde. Certains élèves le voyaient comme un modèle, d'autres le craignaient comme quelqu'un qui frappait", a dit son successeur selon les extraits d'un entretien à paraître jeudi.

 

"Il régnait un système de peur" au sein de la chorale créée en 975, selon M. Büchner, qui reconnaît avoir été au courant de ces sévices et dit regretter de ne pas avoir exigé "de façon plus forte des éclaircissements complets". "Il ne s'agissait pas seulement de gifles mais de véritables maltraitances. C'était un déchaînement, il y avait des blessures physiques", a dit M. Büchner.

 

Dans ce chœur millénaire, 547 garçons et jeunes adolescents ont été victimes de sévices, dont des viols, de 1945 au début des années 1990, selon un rapport d'enquête publié mardi. Leur nombre pourrait, au final, dépasser les 700, a estimé l'auteur du rapport, Ulrich Weber, mandaté par les autorités catholiques locales pour faire toute la lumière sur cette affaire qui a éclaté en 2010.

 

Outre Mgr Ratzinger, ce scandale, l'un des pires à frapper l'Église catholique en Allemagne, implique indirectement le cardinal Gerhard Ludwig Müller. L'ex-chef de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui vient d'être écarté par le pape François, est mis en cause pour avoir bâclé une première enquête interne en 2010 et ne pas avoir été suffisamment dans le dialogue avec les victimes.

 

La plupart des cas sont toutefois prescrits et les 49 auteurs présumés des violences dont il est question dans le rapport - des enseignants pour la plupart - ne devraient donc pas être poursuivis.

 

La prescription n’est pas un brevet d’innocence, et cette affaire risque de toucher deux personnes importantes : Mgr Georg Ratzinger, qui ne peut pas prétendre qu’il ne savait rien puisqu’il était l'ancien directeur du chœur de Ratisbonne et le cardinal Gerhard Ludwig Müller, l'ex-préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui a bâclé ce cas de sévices sur des adolescents. Le mensonge et la complicité finissent toujours par être punis.

 

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Publié le 20 Juillet 2017

L'OBS nous montre dans son article du mercredi 19 juillet que le Conseil d'État juge illégale la suspension de la procédure pouvant mener à l'arrêt des soins.

 

Nouveau rebondissement dans l'affaire Lambert. Le Conseil d'État a jugé mercredi "illégale" la suspension de la procédure d'examen de l'interruption des traitements de Vincent Lambert, hospitalisé dans un état végétatif au CHU de Reims depuis 2008, qui avait été annoncée en juillet 2015 par l'établissement hospitalier.

 

"Il en résulte que le médecin actuellement en charge de Monsieur Lambert devra à nouveau se prononcer sur l'engagement d'une procédure d'examen de l'arrêt des traitements de l'intéressé", précise la plus haute autorité administrative dans un communiqué. "Le sort de Vincent Lambert reste dans les mains de l'équipe médicale de Reims".

 

Que signifie cette décision ? Le Conseil d'État estime que c'est au médecin de Vincent Lambert de décider de l'arrêt ou non des soins qui lui sont prodigués. La haute autorité rouvre donc la possibilité d'un arrêt des soins de cet homme de 41 ans, tétraplégique et victime de lésions cérébrales irréversibles depuis un accident de la route.

 

En 2015, le médecin en charge de Vincent Lambert avait décidé de suspendre la procédure d'examen de l'arrêt des traitements au motif que "les conditions de sérénité et de sécurité nécessaires à sa poursuite, tant pour le patient que pour l'équipe soignante, n'étaient pas réunies". La famille de Vincent Lambert se déchire, en effet, sur la procédure à suivre. Mais pour les juges, "le médecin ne pouvait se fonder sur un tel motif pour prendre la décision de suspendre la procédure pour une période indéterminée".

 

Le Conseil d'État va donc dans le même sens que la décision rendue le 16 juin 2016 par la cour administrative d'appel de Nancy, qui ordonnait au CHU de Reims de donner au médecin chargé de ce patient "les moyens de poursuivre le processus de consultation" pouvant mener à un arrêt de l'hydratation et de la nutrition artificielles qui maintiennent en vie Vincent Lambert.

 

Pourquoi le Conseil d'État s'est-il prononcé sur cette affaire ? La haute autorité avait été saisie de deux recours contre cet arrêt rendu par la cour d'appel de Nancy. L'un par les parents du patient, des catholiques traditionalistes opposés à l'arrêt des soins, qui contestaient les motifs de l'arrêt. Et l'autre par le neveu de Vincent Lambert, François, qui se bat pour qu'on le laisse mourir et réclamait la fin de l'alimentation et d'hydratation artificielles de Vincent Lambert, avec le paiement par l'hôpital d'une astreinte de 1000 euros par jour de retard dans l'exécution de cette décision.

 

Le Conseil d'État a finalement rejeté les deux pourvois, considérant que la cour d'appel de Nancy, le 16 juin 2016, n'avait pas fait d'erreur de droit dans son interprétation de la procédure à suivre.

 

Pauvre Vincent Lambert, qui se retrouve au centre d’un conflit qui n’aurait pas du avoir lieu. On a tout tenté. On s'est acharné, et on a développé tous les moyens possibles et imaginables de ce qui pouvait être fait pour lui. Ici, c’est de l’acharnement thérapeutique alors qu’il ne désirait pas cela, ses parents tradis se servent de lui pour combattre l’euthanasie alors que ce n’est pas le cas ici.

 

Et pour ceux qui veulent se faire une idée de l’intégrisme catholique, je vous mets un lien en dessous de l’article de L’OBS d’aujourd’hui : «Intégrisme, racisme : "J'ai été élève à la Fraternité Saint-Pie-X"». Ici Doan Bui, on recueille les propos de Christophe, 28 ans, raconte son passage au sein d'un de ces établissements catholiques intégristes. Il y a vécu l’enfer : cadre de vie autoritaire et isolé marqué par la seule religion, racisme, négationnisme, interdiction de la techno ou du rock qui est vue par les intégristes comme la «musique de Satan», uniforme pour tous pour éviter de se différencier, vie sans internet, et une connaissance limitée des filles. Son salut a été de partir et découvrir qu’il y avait un autre monde. Sa conclusion est qu’il y a une vie à l’extérieur beaucoup plus épanouissante, où chacun vit selon ses choix, libre et beaucoup plus heureux. Et pour lui «Le régime démocratique et républicain dont jouit notre pays, grâce à la laïcité et à la liberté religieuse, est une chance, une chance immense, pour tous les citoyens.»

 

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Publié le 19 Juillet 2017

francetvinfo.fr dans son article du mercredi 19 juillet 2017 nous montre qu’à Vérone (Italie), des dizaines d'enfants sourds et muets ont été victimes de pédophilie dans un établissement catholique spécialisé. L'affaire pourrait atteindre le pape François.

 

C'est parce qu'il était malentendant que Giuseppe Consiglio a été scolarisé à l'institut catholique Provolo de Vérone (Italie). Ce pensionnat religieux a longtemps accueilli des enfants sourds et muets issus de milieux modestes. Il n'en est pas à son premier scandale de pédophilie. Depuis 2009, 67 anciens élèves se sont regroupés dans une association. Leur but : faire reconnaître au Vatican des viols répétés et organisés à grande échelle entre les années 50 et 80. Parmi les enfants, les filles n'étaient pas épargnées non plus. Les sévices ont été exorcisés par les victimes avec des figurines sans équivoque.

 

Sur les photos de classe, ils retrouvent leurs bourreaux. Un prêtre mis en cause, le père Eligio Piccoli, n'exprime aucun remords à près de 90 ans. À l'entendre, ce n'était pas un crime, mais un simple vice. Les prêtres les plus dangereux du Provolo étaient mutés à l'étranger dans d'autres pensionnats de l'institut. L'un d'eux a été envoyé en Argentine, où le futur pape François était archevêque. Les victimes italiennes du Provolo s'interrogent. Elles ont alerté le pape argentin avec des courriers répétés, mais restés sans réponse.

 

Cette affaire pourra sans doute obliger l’Église à ouvrir les yeux et le pape doit plus que jamais démontrer que la «tolérance zéro qu’il proclame» est réelle et pas seulement des mots, plus encore si elle le touche.

 

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Publié le 18 Juillet 2017

Comme nous le montre francetvinfo.fr soixante-sept de ces enfants ont été victimes d'agressions sexuelles, dont des viols, dévoile un rapport d'enquête publié mardi 18 juillet 2017.

 

L'affaire a commencé à éclater en 2010. Au moins 547 enfants du chœur catholique de Ratisbonne ont subi des maltraitances physiques, y compris des viols, entre 1945 et le début des années 1990, révèle un rapport d'enquête mardi 18 juillet. 67 de ces enfants du chœur des "Regensburger Domspatzen" ("les Moineaux de la cathédrale de Ratisbonne") ont été victimes d'agressions sexuelles, dont des viols, a dévoilé Ulrich Weber, un avocat chargé par l'Eglise de faire la lumière sur cette affaire. Ces chiffres sont largement supérieurs à ceux connus jusqu'ici. En janvier 2016, un rapport intermédiaire faisait état de 231 victimes. Un an auparavant, les autorités catholiques locales parlaient de seulement 72 enfants victimes d'abus.

 

Les faits couvrent des délits et crimes allant de la privation de nourriture au viol, en passant par des coups ou des agressions sexuelles. Pour les victimes d'abus, leur passage dans le chœur catholique de Ratisbonne - un chœur millénaire et mondialement connu - a été "une prison, un enfer et un camp de concentration". "Le pire moment de leur vie, marqué par la peur, la violence et la détresse", a déclaré Ulrich Weber. La majorité de ces cas sont cependant prescrits. Les 49 auteurs présumés des violences identifiés dans le rapport ne devraient donc pas être poursuivis. Chacune des 547 victimes devrait cependant recevoir jusqu'à 20 000 euros d'indemnisation.

 

L'affaire porte entre autres sur des maltraitances ayant eu lieu entre 1964 et 1994. A l'époque, Monseigneur Georg Ratzinger, frère de l'ancien pape Benoit XVI, dirigeait le chœur de Ratisbonne. Ce dernier, aujourd'hui âgé de 93 ans, a assuré n'avoir pas eu connaissance d'abus sexuels au sein de cette chorale fondée au Moyen-âge, en 975. Pour l'avocat Ulrich Weber, Monseigneur Ratzinger savait et aurait au contraire "détourné les yeux", dans un chœur où la "culture du silence" régnait. Un ancien membre de la chorale, le chef d'orchestre et compositeur allemand Franz Wittenbrink, a témoigné en 2010 de la violence dont était capable Georg Ratzinger, auprès du magazine allemand Der Spiegel. Il y évoquait un "système de punitions sadiques relié au plaisir sexuel".

 

Ce scandale est l'un des nombreux qui ont ébranlé l'Église catholique ces dernières années. Benoît XVI ainsi que son successeur François ont demandé pardon pour les affaires de pédophilie ayant secoué le clergé. En Allemagne, une école des Jésuites de Berlin a également été au cœur d'un scandale de pédophilie. Elle avait reconnu des abus sexuels systématiques commis sur des élèves par deux prêtres dans les années 1970 et 1980.

 

Maintenant le silence ne règne plus sur ces affaires qui se font connaître au grand jour et montre les turpides de l’Église qui au lieu d’être auprès des victimes et de les aider, a couvert des pervers.

 

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Publié le 17 Juillet 2017

periodistadigital.com de ce lundi 17 juillet 2017 nous montre qu’Antonio Algora, évêque émérite de Ciudad Real et chef des travailleurs pastoraux de la Conférence épiscopale espagnole, a mis en garde les délégués du MMTC que le cœur du problème est «quand on ne travaille pas, ou qu’on travaille beaucoup, de mauvaises conditions entre en jeu dans la démocratie et le pacte social». Il prend l’exemple des 4 millions de personnes sans travail en Espagne pour dire non à une économie qui accepte les inégalités croissantes, qui tolère que les gens meurent de faim, qui considère comme l'être humain comme un bien de consommation, et met en avant une culture du rejet et de l’exploitation.

 

Selon lui le lent travail pour la lutte pour la paix, pour la justice et sur le plan social, est une dimension essentielle de la vie du chrétien. Sa proposition est une spiritualité de communion, non individualiste et caché, mais une spiritualité de Dieu, qui ne sépare pas les croyants du chemin du monde, mais qui envoie à s'engager dans la vie et dans la transformation de l'histoire. En prenant part au plan de Dieu avec le concept de travail qui mène à la communion des personnes.

 

Le prélat souligne que la personne doit rester protagoniste de la transformation du travail et du travail lui-même. En prenant exemple sur le pape François, dans son récent message aux syndicats, il faut pousser les gens à se réunir et à travailler, parce le travail est la forme la plus commune de coopération. Chaque jour, des millions de personnes coopèrent dans le travail. Le travail est une forme d'amour civique, l'amour vrai, vrai qui nous fait vivre et fait sortir le monde.

 

Trois caractéristiques explique ces inégalités sociales : L'émergence d'une nouvelle culture, dans la logique de l’individualisme; Une mondialisation qui concentre le pouvoir et rend la compétitivité plus dangereuse. La puissance et la richesse, la culture est concentrée dans les mains de quelques-uns. Cela signifie qu'il y a beaucoup exclus. Des formes de pauvreté toujours plus forte émergent; avec la marginalisation et l'exclusion.

 

Il affirme que «les dialogues dans les usines sont des lieux de vie, que le monde du travail est le monde du peuple de Dieu, nous sommes tous l’Église, nous sommes tous le peuple de Dieu.» Par conséquent, il indique qu’«il est lieu prioritaire à l'attention sociale et ecclésiale. Beaucoup ont mis en doute la nécessité d'un apostolat, qui est aujourd’hui présent dans le lieu de travail».

 

En ce sens, Algora voulait à encourager la tâche des mouvements et des militants du MMTC à être des témoins et à contribuer à la culture de la rencontre et de la solidarité qui implique nécessairement «former ses membres dans l’enseignement social catholique et à renforcer leur engagement» auxquels ils sont appelés.

 

Enfin, pour l'évêque met en valeur «le travail comme un élément essentiel du pacte social, et donc de la démocratie. Le travail est un ami de l'homme, pas son ennemi. Les hommes et les femmes se nourrissent d travail, ils sont oints dans la dignité avec lui «pour avertir les délégués du MMTC que le cœur du problème est» quand on ne travaille pas, ou qu’on travaille beaucoup, de mauvaises conditions entre en jeu dans la démocratie et le pacte social».

 

Cela rejoint l’article de Vatican Insider de ce lundi : «Des millions sont dans la pauvreté extrême, inutile de fêter la croissance». «Nous avons besoin d'un nouveau pacte, besoin d'une consultation, de service de projets et d’une vision à long terme, parce que la pauvreté en raison de la crise est encore loin devant nous.» Pour l'archevêque Matteo Zuppi, 61 ans, nommé par le pape François à la tête du diocèse de Bologne à la fin de l’année 2015, les chiffres et les statistiques Istat sur la pauvreté en Italie ne disent pas toute l'histoire et ne photographie pas assez la nature dramatique de la situation : l’Église avec les paroisses, Caritas, les soupes populaires et une foule d'autres œuvres sociales savent que la crise - qui est vécue dans des familles - est loin d'être terminée. Malgré les proclamations et les prévisions de croissance du PIB. L'allongement de la vie et la perte de la protection sociale, allonge la liste de ceux qui ne sont pas suffisamment protégés. Il les pousse en nombre vers les soupes populaires.

 

Pour lui il y a une responsabilité de la politique, qui devrait être un peu moins populiste et freiner la concurrence sauvage. Il faut plus de projets et moins de slogans, une plus grande vision et moins de sondages. Plus de réalisme, plus de substance et moins de tweet. Pour lui, c’est un engagement que nous devons prendre tous, avec un nouvel accord entre les parties. À Bologne, ils ont commencé le travail contre la pauvreté en impliquant la ville, l'industrie, les syndicats, l'Église, sans confusion des rôles. Surmonter la crise ne peut que se faire ensemble.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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