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Publié le 11 Juillet 2015

Le pape François à Caacupé, principal lieu de pèlerinage du Paraguay

Libération.fr montre que des centaines de milliers de Paraguayens ont prié avec le pape le samedi 11 juillet 2015 à Caacupé, principal lieu de pèlerinage du pays sud-américain, après que le pape François a salué le combat des enfants malades.

Dans le sanctuaire dédié à la Vierge miraculeuse de Caacupé, le souverain pontife de 78 ans a dit son admiration pour le rôle historique des femmes au Paraguay, une nation quasiment privée de sa population active masculine voici 150 ans à l’issue d’une guerre l’opposant aux voisins brésilien et argentin.

«Vous les femmes et les mères paraguayennes, qui avec grand courage et abnégation, avez su relever un pays détruit, effondré, submergé par la guerre. Vous avez la mémoire, le patrimoine génétique de celles qui ont reconstruit la vie, la foi, la dignité de votre peuple», a-t-il lors de son homélie à Caacupé.

Sur l’esplanade devant la basilique de Caacupé, avant et après la messe, des fidèles jouaient de la guitare, des maracas, d’autres chantaient des cantiques ou des chansons contemporaines, en sirotant le teréré, le thé qu’affectionnent les Paraguayens. Certains avaient pris position dès vendredi soir, dormant sur place. Des milliers d’Argentins et de Brésiliens étaient venu en voisins, parfois après 50 heures de voyage en autocar.

«Le pape a une force d’attraction inexplicable, comme un aimant», confie Graciela Sosa, qui n’a pratiquement pas dormi de la nuit pour être aux premières loges. «Je me considère privilégié. Je peux dire à mes enfants que j’ai vu deux papes», témoigne, hilare, Ernesto Domínguez, un avocat de 50 ans, membre d’un chœur qui avait chanté lors de la visite en 1988 de Jean Paul II.

Avant la messe donnée à Caacupé, le pape s’était rendu auprès d’enfants malades de cancer à l’hôpital pédiatrique Niños de Acosta Ñu, à Asunción. «Nous devons apprendre de vous, a-t-il dit, (...). Vous êtes de vrais lutteurs ! Et quand on a de pareils guerriers devant soi, on se sent orgueilleux». Puis il a transmis un message d’encouragement aux familles, soulignant les «moments de forte angoisse qui accablent le cœur et les moments de grande joie. Les deux sentiments cohabitent, ils sont en nous. Mais il n’y a pas de meilleur remède que votre tendresse, votre proximité».

Samedi, le pape François devait rencontrer des membres de la société civile et dire une messe à la cathédrale d’Asunción.

Le premier pape jésuite et latino-américain de l’histoire achèvera dimanche son voyage sud-américain qui l’a d’abord conduit en Equateur et en Bolivie et retournera à Rome.

Le pape continue à mettre en avant une Église solidaire à travers sa visite à des enfants atteint du cancer et louant le rôle des femmes paraguayennes qui ont pu reconstruire le pays. Il choisit la proximité au lieu d'être un donneur de leçon et sait trouver les mots qui touchent les populations d'Amérique latine.

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Publié le 11 Juillet 2015

RTS.ch, RTL.be et swissinfo.ch nous montrent que le souverain pontife a entamé le vendredi 10 juillet 2015 la dernière étape de sa tournée en Amérique du Sud. Il a rendu hommage aux femmes paraguayennes et appelé une nouvelle fois à lutter contre les inégalités.

"Je veux reconnaître avec émotion et admiration le rôle joué par la femme paraguayenne pendant ces moments dramatiques de l'Histoire", a-t-il déclaré faisant référence à la guerre de la Triple alliance (1865-1870). Les armées du Brésil, d'Argentine et d'Uruguay avaient alors pratiquement décimé la population masculine. "Sur leurs épaules de mères, de femmes et de veuves, a-t-il fait remarquer, elles ont porté un lourd fardeau, elles ont réussi à s'en sortir et le pays avec elles, insufflant un sentiment d'espoir aux générations futures".

C'est la deuxième visite d'un pape à Asunción après celle de Jean Paul II en 1988. L'année suivante, la dictature d'Alfredo Stroessner (1954-1989) poussait son dernier soupir, laissant la voie à un processus démocratique. Le pape François a salué la démocratisation "solide et stable" et sommé les dirigeants paraguayens de réduire les inégalités, puisqu'ils doivent bannir la tentation que le pays soit une démocratie purement formelle, et se baser sur la promotion et le respect des droits de l'homme.

Poussant plus loin, le pape François a appelé à mettre fin à la violence, au trafic de drogue et "Améliorer la transparence administrative par des efforts incessants pour combattre la corruption." Les drogues sont un problème régional pour l'Amérique du Sud. La Triple Frontière - où le Brésil, le Paraguay et l'Argentine se rencontrent dans une ville paraguayenne notoirement hors-la-loi appelé Ciudad del Este - est une préoccupation lancinante pour les agences anti-narcotiques.

Le pape François a noté la croissance économique du Paraguay, mais a déclaré que les dirigeants du pays doivent toujours se souvenir des pauvres. "Un développement économique qui ne parvient pas à prendre en compte les plus faibles et les défavorisés n'est pas un développement authentique. Le progrès économique doit être mesuré par la dignité intégrale de la personne humaine, en particulier les plus vulnérables et sans défense" a déclaré le pape François. L'économie du Paraguay a augmenté à un rythme soutenu au cours de ces dernières années en raison de l'exportation d'énergie et du prix du soja, mais l'Église et l'opposition disent que davantage de ressources devraient être utilisées pour aider les personnes en marge de la société.

Le pape François entretient une relation particulière avec les Paraguayens: dans sa ville de Buenos Aires dont il était l'archevêque, Jorge Bergoglio a beaucoup côtoyé la communauté paraguayenne, environ deux millions de personnes. Fuyant la pauvreté de leur pays, les hommes vont souvent y travailler comme maçons, et les femmes comme femmes de ménage. Une immense ferveur s'est emparée du Paraguay, pays enclavé entre le Brésil et l'Argentine, où trois millions de fidèles brésiliens et argentins sont attendus ce week-end.

Avant d'atterrir à Asunción, le pape François a envoyé à la présidente argentine Cristina Kirchner un message disant "son affection à ce cher pays" alors que son Airbus survolait le nord de l'Argentine. Le pape n'est pas retourné dans son pays depuis son élection en mars 2013. Il pourrait s'y rendre en visite officielle en 2016.

Le pape François arrivé au Paraguay a déjà lancé de sérieuses critiques au parti Colorado au pouvoir, ce qui est peu étonnant vu le président de la république paraguayenne élu en 2013, Horacio Cartes, qui est un riche homme d'affaires surnommé le Berlusconi paraguayen. Au vu du résultat de sa présidence on se demande si le Paraguay a fait le bon choix, puisqu'il est affecté par d'importants réseaux de contrebande et de financements illicites. Cet État est aussi considéré comme le deuxième le plus corrompu d'Amérique du Sud après le Venezuela, selon l'indice de perception de la corruption publié chaque année par l'organisation Transparency International.

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Publié le 10 Juillet 2015

HuffingtonPost.com, francetvinfo, 20minutes.fr et BFMTV.com nous montre dans leurs article du vendredi 10 juillet 2015 que la Grèce a rendu in extremis sa copie à temps pour éviter le "Grexit" le jeudi à 22 heures. Le gouvernement grec accepte finalement presque toutes les mesures proposées par les créanciers (Union européenne, Banque centrale européenne et FMI) et s'engage à rembourser sa dette. Parmi les mesures annoncées, le gouvernement d'Aléxis Tsípras propose de : faire passer la TVA à 23% pour l'électricité. La TVA reste à 13% et à 6% pour les hôtels les médicaments, livres et places de théâtre; de repousser l’âge du départ à la retraite à 67 ans ou 62 ans avec 40 ans de travail et sera relevé graduellement d’ici à 2022; de supprimer les avantages fiscaux pour les îles, à commencer par les îles les plus riches et touristiques dès le mois d'octobre, d'augmenter la taxe sur les sociétés de 26% à 28%. Les taxes sur les produits de luxe seront aussi augmentées; et de lutter contre l’évasion fiscale et la réorganisation du système de collectes des impôts. Le gouvernement accepte de vendre la part restant de l'État au capital social des télécommunications grecques OTE, dont le principal actionnaire est Deutsche Telekom. L'appel d'offres sera aussi lancé pour la privatisation des ports du Pirée et de Thessalonique d'ici octobre. Des réformes pour la déréglementation de certaines professions (ingénieurs, notaires) et du secteur du tourisme sont également prévues. Le plafond des dépenses militaires sera réduit de 100 millions d'euros en 2015 et de 200 millions en 2016 contre une réduction de 400 millions proposée par les créanciers.

Pourtant, en regardant de plus près cette "capitulation", ou "reddition" est un peu trop rapidement annoncée par les créanciers. Il cède sur les privatisations ? Mais avec tellement de conditionnels, qu’il faudra en observer la mise en pratique. Il accepte des taux ambitieux d’excédents budgétaires ? Mais moins ambitieux (ou délirants) que ceux exigés au départ, et là encore à la condition que ces objectifs soient réévalués en cours de route, en fonction de l’état de l’économie grecque. Il cède sur la hausse de la TVA de la restauration qui passe à 23% ? Mais pas sur l’hôtellerie qui reste à 13%, ni sur la consommation d’électricité, comme l’exigeaient les créanciers. Il maintien aussi le taux de TVA à 7% pour les produits de base, et les exemptions pour les îles les plus pauvres. Quant à la "victoire" des créanciers, qui ont réussi à imposer à Tsípras la suppression de l’allocation sociale de solidarité aux retraités touchant moins de 500 euros, celle-ci ne serait effective qu’à partir de 2020 et "remplacée" alors par un autre système.

François Hollande a jugé vendredi les propositions d'Athènes de "sérieuses" et "crédibles". Toutefois, "rien n'est encore fait", a estimé le président de la République, qui estime que les "heures qui viennent seront importantes" en vue d'un éventuel accord. "Les Grecs viennent de montrer une détermination à vouloir rester dans la zone euro parce que le programme qu'ils présentent est sérieux et crédible. Ils vont le soumettre au Parlement, ce qui montrera de la force, de l'engagement et je le dis aussi, du courage", a dit François hollande à la presse. Les propositions du gouvernement grec pour obtenir une nouvelle aide européenne sont "solides, sérieuses, complètes et donc crédibles", avec des "engagements sur tous les sujets", a salué vendredi Manuel Valls alors que la France pousse pour un accord. "Elles comportent des engagements sur l'ensemble des sujets qui ont pu être discutés jusqu'à présent", a-t-il salué, citant les engagements budgétaires, la réforme de la TVA, la réforme des retraites, la réforme de l'administration publique et la lutte contre la corruption". Selon Guy Verhofstadt, chef de file de l’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe (ALDE), "la France a beaucoup aidé. L’Élysée a pris ses responsabilités, sans ses efforts nous n’aurions pas ce paquet de propositions sur la table".

En échange des nouveaux efforts consentis, hier soir, Athènes réclame un financement de 53,5 milliards d'euros pour couvrir les obligations liées à sa dette jusqu'en 2018. Les banques grecques devront être recapitalisées de 10 à 14 milliards d'euros et auront besoin d'un délai supplémentaire avant leur réouverture même en cas d'accord dimanche entre le gouvernement et ses partenaires européens sur une nouvelle aide financière au pays, a déclaré vendredi à Reuters un dirigeant du secteur bancaire grec. Les banques grecques sont fermées depuis le 29 juin et dépendent des liquidités d'urgence accordées par la Banque centrale européenne (BCE) pour continuer à distribuer de l'argent aux déposants, dont les retraits sont limités à 60 euros par jour. Leur réouverture est prévue mardi.

Le ministre grec des Finances Euclide Tsakalotos s'est dit confiant vendredi sur le fait que "beaucoup des demandes de la Grèce sur la dette vont être acceptées" par les créanciers, citant notamment un échange d'obligations entre la BCE et le Mécanisme européen de stabilité (MES) prôné de longue date par les Grecs. Si cet échange des 27 milliards d'obligations grecques détenues par la BCE, dont une partie arrive à échéance cet été, est accepté par les créanciers, "nos échéances seront plus faciles à honorer", a assuré le ministre devant la commission parlementaire qui examine l'offre d'accord soumise jeudi soir par Athènes pour convaincre ses partenaires européens de reprendre leur financement du pays et de le garder dans la zone euro.

Quatre-vingt-quatre pour cent des Grecs veulent garder l'euro, selon les résultats d'un sondage publié vendredi, et seulement 12% d'entre eux sont favorables au retour de la drachme. D'après cette enquête, réalisée par l'institut Metron Analysis pour le journal Parapolitika, 55% des Grecs jugent également que le "non" aux propositions des créanciers lors du référendum du 5 juillet constituait le bon choix. En cas d'élections législatives, Syriza obtiendrait 45,6% des suffrages, alors qu'il en a recueilli 36,3% au scrutin du 25 janvier dernier. L'opposition conservatrice (Nouvelle Démocratie) voit en revanche ses intentions de vote reculer, de 27,9% à 22,7%. Les dates de l'enquête ne sont pas précisées.

La Grèce n'a pas capitulé pour autant, Aléxis Tsípras tente sans doute à travers preuve de bonne volonté d'obtenir en échange une restructuration de la dette. Elle sera sur la table des négociations selon plusieurs sources, dont le conseiller économique du gouvernement grec Daniel Munevar.

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Publié le 10 Juillet 2015

LePoint.fr montre que le pape François a visité ce vendredi 10 juillet 2015 la prison de Palmasola, la plus surpeuplée et violente de Bolivie, avant de rejoindre dans l'après-midi le Paraguay, dernière étape de son voyage en Amérique latine, marqué par un message de justice sociale. Le souverain pontife de 78 ans, premier pape jésuite et latino-américain de l'histoire, a demandé spécifiquement à visiter ce centre pénitentiaire, tristement célèbre en Amérique du Sud par sa dangerosité. "C'est quelque chose de significatif, un élément qui exprime bien la vision qu'a le pape de son ministère, son attention à toutes les composantes de la société, à ceux qui souffrent, à ceux qui sont dans des situations difficiles", soulignait récemment le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi.

Prévue pour 600 détenus mais en hébergeant 4800, soit le tiers des prisonniers boliviens, la prison pour hommes et femmes de Palmasola, dans la banlieue de Santa Cruz, avait été le théâtre en 2013 d'une rixe puis d'un grave incendie qui avait fait 35 morts. Dans cet environnement surpeuplé et violent, 120 enfants cohabitent avec leurs parents détenus, une situation régulièrement dénoncée par les organisations de défense des droits de l'homme.

Depuis le début de sa tournée latino-américaine, démarrée dimanche en Équateur, le pape argentin a axé son message sur la justice sociale et l'intégration, dans cette région qui est considérée par les économistes comme la plus inégalitaire de la planète. Il s'est encore insurgé jeudi contre une culture du "rejet" qui "cherche à tout transformer en objet de consommation", devant un million de fidèles réunis pour sa messe à Santa Cruz. Les détenus de Palmasola espèrent que sa venue pourra améliorer leurs conditions, dans un pays où la situation carcérale est déplorable. Selon le Défenseur du peuple, en effet, la Bolivie affiche le taux le plus élevé d'Amérique latine de personnes détenues sans avoir encore été jugées, 84 %, devant le Paraguay avec 71 %. Et le pays est visiblement débordé, gardant sous les verrous 15 000 prisonniers alors que sa capacité pénitentiaire n'est que de 5000 personnes.

À l'issue de cette visite à haute valeur symbolique, le pape rencontrera des évêques boliviens avant de se rendre dans l'après-midi à Asuncion, pour la dernière étape de son voyage, prévu jusqu'à dimanche. Le souverain pontife a profité de son déplacement dans le continent qui l'a vu naître pour lancer jeudi un message historique, celui de demander "humblement pardon, non seulement pour les offenses de l'Église même, mais pour les crimes contre les peuples autochtones durant ce que l'on appelle la conquête de l'Amérique". Mais il a aussi, sur un registre plus actuel, appelé à la fin du "génocide" des chrétiens au Moyen-Orient et ailleurs en dénonçant une "troisième guerre mondiale" dans laquelle des tortures et des persécutions sont infligées aux chrétiens. "Aujourd'hui, nous voyons avec horreur comment au Moyen-Orient et ailleurs sont persécutés, torturés beaucoup de frères chrétiens", a-t-il dénoncé.

Pour son neuvième voyage à l'étranger, le souverain pontife aura visité d'ici à dimanche trois pays à forte majorité catholique - l'Amérique latine héberge la majorité des 1,2 milliard de catholiques de la planète -, marqués par une longue histoire de pauvreté et d'inégalités touchant principalement les populations indigènes.

Plus que jamais cette visite au prisonniers et ce souci de soutenir les chrétiens d'Orient face à leur persécution, montre que la pape François a choisi par ce voyage en Amérique latine de réveiller les dirigeants pour que la justice sociale et l'intégration ne soient pas que de vains mots.

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Publié le 10 Juillet 2015

Le pape François appelle à un nouvel ordre économique mondial

Reuters.com dans sa dépêche du vendredi 10 juillet 2015 nous montre que le pape François a appelé jeudi les opprimés à changer l'ordre économique mondial, dénonçant le "nouveau colonialisme" de ceux qui imposent des programmes d'austérité dans un discours à Santa Cruz, en Bolivie. Dans un de ses discours les plus longs et les plus passionnés, le souverain pontife, qui effectue un voyage en Amérique latine, a également demandé pardon pour les péchés commis par l'Eglise catholique lors de la découverte du continent américain.

"Les pays pauvres, a dit le pape qui est d'origine argentine, ne doivent pas être réduits à la condition de fournisseurs de matières premières et de main d'œuvre bon marché des pays développés". Reprenant certains des thèmes de son encyclique "Laudato Si" sur l'environnement publiée le mois dernier, Jorge Mario Bergoglio a souligné que le temps pour sauver la planète était compté.

Le pape a prononcé son discours devant les participants de la deuxième réunion mondiale des Mouvements populaires. La première rencontre avait eu lieu l'an dernier au Vatican. Il leur a dit qu'il soutenait leurs efforts pour obtenir le "droit indéniablement nécessaire" aux "trois T" : droit à une terre, à un travail et à un toit. "N'ayons pas peur de le dire : nous voulons du changement, un vrai changement, un changement structurel", a dit le chef de l'Église catholique, critiquant un système "qui a imposé la mentalité du profit à tout prix, sans aucune préoccupation pour l'exclusion sociale ni pour la destruction de la nature."

"Ce système est aujourd'hui intolérable : les ouvriers agricoles le trouvent intolérable, les ouvriers le trouvent intolérable, les communautés le trouvent intolérable, les gens le trouvent intolérable, la Terre elle-même (...) le trouve intolérable", a lancé le pape François. Le discours du pape a duré une heure, interrompu des dizaines de fois par les applaudissements et les vivats.

Le pape François a semblé s'en prendre aux organisations internationales comme le FMI et aux politiques de l'aide au développement mises en place par certains pays développés. "Aucun pouvoir (...) n'a le droit de priver le peuple du plein exercice de sa souveraineté. Chaque fois que c'est le cas, nous voyons la montée de nouvelles formes de colonialisme qui portent préjudice à la possibilité de paix et de justice", a dit le pape.

"Le nouveau colonialisme a des visages différents. Parfois, il apparaît comme l'influence anonyme de Mammon", a dit le pape en citant comme exemple certains traités de libre-échange et l'imposition de mesures d'austérité "qui serrent toujours la ceinture des travailleurs et des pauvres". Il a défendu les syndicats et approuvé la création de coopératives par les pauvres pour créer des emplois.

"Je vous le dis avec regret : beaucoup de péchés graves ont été commis conte les peuples autochtones d'Amérique au nom de Dieu", a dit le pape. "Je demande humblement pardon, non seulement pour les offenses de l'Eglise elle-même mais aussi pour les crimes commis contre les peuples autochtones lors de la soi-disant conquête de l'Amérique."

Le pape François se met en avant en défenseur des pauvres, mais peut-il, en être autrement devant les programmes d'austérité qu'il dénonce et qui demande toujours plus d'efforts aux pauvres au lieu de les demander aux riches. Le pape attend qu'on rétablisse pour eux des droits sacrés que sont le travail, le logement et la terre. Saluons aussi le fait qu'il ait demandé pardon pour les crimes de l'Église envers les populations autochtones de l'Amérique latine qui avaient eu de brillantes civilisations.

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Publié le 9 Juillet 2015

Comme le montre les articles de 20minutes.fr et HuffingtonPost.fr la Grèce a jusqu'à ce jeudi 9 juillet à minuit pour présenter à ses partenaires européens un nouveau programme de réformes afin de les convaincre de rouvrir les vannes de l'aide financière et de garder le pays dans la zone euro.

Le "programme complet" promis par Alexis Tsipras mercredi devra être envoyé à ses partenaires avant jeudi minuit, puis examiné par les créanciers et soumis samedi aux ministres des Finances de la zone euro. Si ce programme donne satisfaction, les dirigeants européens pourront officiellement donner le coup d'envoi des négociations sur ce nouveau programme d'aide dimanche, lors d'un sommet exceptionnel à Bruxelles élargi aux 28 pays de l'Union européenne, les conséquences politiques de la crise grecque s'étendant bien au-delà de la seule zone euro. Dans le cas contraire, cette réunion pourrait se transformer en sommet de crise, amorçant une sortie de la Grèce de la monnaie unique.

On apprend aussi que face à l'Allemagne d'Angela Merkel, qui défend une position intransigeante envers la Grèce, la France tente de peser sur les négociations afin d'éviter une sortie de la Grèce de la zone euro. Selon Le Figaro qui cite une "haute source étatique" grecque, "dix fonctionnaires du ministère français des Finances se sont déplacés à Bruxelles pour venir en aide à Euclide Tsakalotos, le nouveau ministre grec des Finances". Toujours selon le quotidien, "leur mission serait d'élaborer les nouvelles mesures que le gouvernement grec doit proposer jeudi soir à la Commission européenne". L'information, également reprise par le Guardian, est confirmée par Bercy, qui évoque cependant moins de dix fonctionnaires.

Joseph E. Stiglitz appelle les États-Unis à aider financièrement la Grèce une tribune publiée ce jeudi dans Time. "Il est temps pour les États-Unis d’être généreux avec nos amis grecs dans le besoin", écrit-il. L’économiste ne craint pas une sortie de la Grèce de la zone euro, expliquant que l’Argentine, écrasée par la crise économique à la fin des années 1990, a restructuré sa dette et dévalué avant de retrouver une forte croissance. Tandis que Vingt-six professeurs et universitaires de la prestigieuse London School of Economics (LSE) appellent, dans une lettre ouverte, à la fin de l'austérité budgétaire en Grèce et au maintien du pays dans la zone euro. Ils expliquent que "les institutions doivent donner leur accord à un relâchement de l'austérité budgétaire, au moins jusqu'à ce que la Grèce soit sur la voie d'un rétablissement [économique]. L'austérité pendant une récession est une mauvaise politique et elle aggrave la récession. La poursuite des mesures d'austérité (..) retarde la reprise".

Les créanciers devront faire des propositions "réalistes" sur la dette, selon Donald Tusk, président du Conseil européen, en contrepartie des propositions attendues de la part d'Athènes ce jeudi avant minuit. "Les propositions réalistes de la part de la Grèce devront être suivies en contrepartie de propositions tout aussi réalistes sur la dette grecque de la part des créanciers", a déclaré Donald Tusk lors d'une conférence de presse à Luxembourg, alors que la zone euro attend d'Athènes un plan de réformes pour permettre la reprise de négociations sur une aide internationale et éviter la sortie du pays de la monnaie unique.

Alors que comme l'a repéré le quotidien El Pais, les Européens qui travaillent le plus sont les Grecs, soit 2042 heures par an, selon les chiffres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pour 2014. En queue de peloton figurent les Allemands, avec 1371 heures par an. Les Grecs travaillent 671 heures de plus en moyenne que les Allemands, selon l’OCDE. Bonne nouvelle pour la Grèce, le taux de chômage en Grèce, le plus élevé d'Europe, s'est établi à 25,6% en avril, en légère baisse sur un an et quasiment stable sur un mois, a annoncé jeudi le service des statistiques grecques (Elstat). Il y a un an, en avril 2014, le taux de chômage s'élevait à 27%, selon la même source.

Les propositions de la Grèce ont été envoyées à Bruxelles. Et demain matin, le groupe parlementaire de Syriza se réunira dès 8 heures, pour en discuter. Espérons que ces propositions permettrons à la Grèce de rester dans la zone euro.

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Publié le 9 Juillet 2015

Pour le pape François, Jésus n'a pas accepté la logique qui exclut toujours les plus faibles

Comme le montre Vatican Insider et Reuters.com, Le pape François a célébré la messe sur la place du Christ Rédempteur à Santa Cruz de la Sierra en Bolivie ce jeudi 9 juillet 2014 et a inauguré le 5e Congrès eucharistique national, relisant l'Évangile de la multiplication des pains et des poissons sous une forme plus sociale. Dans son homélie, le pape a exhorté ses auditeurs à se méfier d'une attitude de résignation devant les grands défis de la société parce que "cela nous désoriente, ferme notre cœur aux autres, en particulier pour les pauvres." "Face à tant de sortes de faims dans notre monde, nous pouvons nous dire à nous-mêmes : 'Les choses ne se cumulent pas, nous n'y parviendrons jamais, il n'y a rien à faire.' Et cela arrive si nos cœurs se donnent au désespoir", a-t-il dit.

Pour le pape, dans le monde d'aujourd'hui, il est facile de succomber à "la logique qui prétend s’imposer dans le monde d’aujourd’hui. Une logique qui cherche à tout transformer en objet d’échange, de consommation, qui rend tout négociable. Une logique qui prétend donner espace à un petit nombre, en écartant tous ceux qui ne 'produisent' pas, qui ne sont pas considérés aptes ou dignes parce qu'apparemment 'les comptes n’y sont pas'." Jésus nous parle et nous dit : "ça suffit avec ceux qui sont mis à l’écart, donnez-leur vous-mêmes à manger".

Pour le pape François, la véritable richesse d'une société se mesure dans la vie de ses habitants, qui est mesurée chez les personnes âgées qui sont en mesure de transmettre leur sagesse et la mémoire de leur peuple aux enfants. Il dit aux gens présents qu'ils portent avec eux la joie et la douleur de leurs terres. "Vous portez la mémoire de votre peuple. Parce que les gens ont de la mémoire, une mémoire qui est transmise de génération en génération, une promenade de la mémoire".

Peu de temps auparavant, le pape avait l'air perplexe quand Evo Morales lui offert l'un des cadeaux les plus insolites qu'on lui ait donné : un marteau en bois et une faucille - le symbole du communisme - avec la représentation d'un Christ crucifié reposant sur le marteau.

Le pape François s'est attaché durant sa journée en Bolivie à ce que la population se centre sur les pauvres, n'oublie pas ses racines et lui demande de ne pas mettre les gens à l'écart. Ce voyage en Amérique latine prend une version sociale qui est loin de déplaire aux dirigeants de gauche comme en Equateur et en Bolivie.

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Publié le 9 Juillet 2015

Le pape salue les réformes en Bolivie

L'OBS dans son article du jeudi 9 juillet 2015 montre que le pape François est arrivé mercredi à La Paz, la capitale bolivienne, en rendant hommage au gouvernement du président socialiste Evo Morales dans un contexte de dégel des relations entre la Bolivie et le Vatican. Evo Morales, premier président du pays à affirmer son ascendance indienne, a nationalisé des pans entiers de l'industrie pour financer des programmes sociaux qui ont réduit la pauvreté et améliorer la croissance économique.

Le pape François, qui a perdu une partie d'un poumon à la suite d'une infection alors qu'il était jeune homme, ne passera que quatre heures à La Paz, avant de poursuivre vers Santa Cruz pour le reste de son séjour de deux journées. Le souverain pontife n'a pas semblé avoir de difficulté à sa descente d'avion - l'aéroport international de La Paz est situé à 4000 mètres d'altitude - et lors du trajet qui l'emmenait vers le centre-ville où une rencontre privée était prévue avec le président Morales.

Dans son discours au pape, le chef de l'État bolivien, dont les relations avec l'Église se sont améliorées depuis l'arrivée du pape François au pouvoir en 2013, a salué le pape comme un héros rentré à la maison. "A maintes reprises dans l'Histoire, l'Église a été utilisée pour dominer, soumettre, opprimer. Aujourd'hui, le peuple bolivien vous reçoit avec joie et espoir", a déclaré Evo Morales. "Nous vous accueillons comme le représentant en chef de l'Église catholique venu apporter son soutien à la libération de nos populations boliviennes." Le pape a appelé Evo Morales à lier progrès économique et justice sociale. "Avec une croissance purement matérielle, le risque est toujours là de créer de nouvelles divisions, la richesse de certains étant construite sur la pauvreté des autres", a-t-il dit.

En se rendant au centre de La Paz, le pape François s'est arrêté à l'endroit où le corps du père jésuite Luis Espinal Camps a été découvert en 1980. Le prêtre, qui était un fervent soutien des mineurs, a été torturé et tué par des paramilitaires. Le pape François a invité la foule présente à une minute de silence.

Son arrivée en Bolivie met déjà en avant un message fort, celui de mettre en avant le progrès économique avec la justice sociale, en rejetant le matérialisme, tout en le montrant de manière symbolique par la visite de l'endroit où le corps du père Luis Espinal Camps fut trouvé, lui qui pour son engagement envers les pauvres et son attitude critique envers l'alliance Église catholique avec les conservateurs au pouvoir fut assassiné.

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Publié le 9 Juillet 2015

Reuters.com et BOSTONHerald.com nous montrent que le pape François a montré son sens de l'humour au cours des dernières heures de son voyage en Equateur ce mercredi 8 juillet 2015, abandonnant un discours préparé pour plaisanter avec les gens qui venaient le voir dans un sanctuaire près de la capitale des hauts plateaux de Quito lors d'un un rassemblement de prêtres et de religieuses équatoriennes.

"J'ai préparé un script préparé, mais je ne veux pas le lire", a dit le pape au rire de la foule, avant de leur demander de prier pour lui afin qu'il n'oublie jamais d'où il vient. "Ne tombez pas dans l'Alzheimer, n'oubliez pas !" a ajouté le pape François dans ce discours totalement improvisé. Le pape François a exhorté le clergé et les sœurs réunis de ne jamais oublier d'où ils viennent, et à ne jamais sentir qu'ils ne méritent rien. Notant les différentes langues indigènes parlées en Equateur, il a dit : "N'oubliez pas vos racines."

Le pontife né en Argentine se dirigera la Bolivie le mercredi après-midi après qu'environ 1,5 million de personnes virent à des messes en Equateur à la première étape de sa tournée "de retour à la maison", où il a exhorté le monde à mieux prendre soin de l'environnement et des pauvres. Il a également parlé à un foyer pour personnes âgées dirigé par les Sœurs Missionnaires de la Charité, l'ordre religieux fondé par Mère Teresa, à Quito ce mercredi. Le pape a rencontré les résidents du foyer et leur a offert sa bénédiction.

"J'espère que son message permettra des changements à ce pays, qu'il apporte la paix, termine les problèmes en Équateur afin que nous puissions vivre avec la compréhension que nous sommes frères", a déclaré la ménagère Celia de la Cruz, 59 ans, qui est venu avec sa famille de l'Équateur au nord du sanctuaire à El Quinche.

L'Equateur avait été secouée par des manifestations anti-gouvernementales les semaines avant la visite du pape François, mais sa présence a apporté une trêve. Le voyage a été aussi pour le président équatorien une bouffée d'air frais car le pape a invité les Équatoriens à prendre soin les uns des autres, souhaitant une société inclusive.

Le pape François place déjà son voyage sous de bons auspices en mettant en avant la famille comme vecteur de solidarité, en plaidant la justice sociale et environnementale, puis en nous disant que la foi est "révolutionnaire".

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Publié le 8 Juillet 2015

Crise en Grèce : "Évitons une rupture avec la tradition européenne", prévient Alexis Tsipras

RTL.Fr, HuffingtonPost.fr, 20minutes.fr, francetvinfo.fr et BFMTV.com montrent dans leurs articles du mercredi 8 juillet 2015 que le Premier ministre grec s'est exprimé devant le Parlement européen. Il a appelé à préserver l'unité en Europe, face à la crise traversée par son pays et ses voisins.

Un problème européen, qui nécessite une solution européenne. Voilà les mots d'Alexis Tsipras, qui s'est exprimé mercredi matin devant le Parlement européen à Strasbourg. Le Premier ministre grec a insisté sur la nécessité de préserver l'unité en Europe, face à la crise traversée par son pays, mais aussi par ses voisins : "L'histoire de l'Europe est une histoire de conflits qui finissent par des compromis, une histoire d'unité et pas de divisions. Ne laissons pas l'Union européenne se transformer en division de l'Europe. Évitons une rupture avec la tradition européenne".

Le Premier ministre a rappelé à plusieurs reprises que son pays ferait des propositions concrètes. Il a également exposé ses priorités, et celles de son gouvernement : "Nous voulons lutter contre règne des oligarchies et des cartels, contre la fraude et évasion fiscale, mais aussi moderniser l'État. Nous attendons l'accord de nos partenaires sur ces priorités. Nous sommes déterminés à nous en prendre aux intérêts établis dans notre pays et aux mentalités qui sont en train d'enfoncer l'Eurozone et l'Europe", a martelé Alexis Tsipras, qui a dit sa volonté de trouver "un compromis honorable".

Le chef du gouvernement grec est aussi largement revenu sur les souffrances subies par son peuple. "Indépendamment du point de vue sur le bien-fondé ou non des tentatives de réformes, le peuple grec a fait des efforts d’ajustement très importants. Ces efforts ont épuisé ses forces. La Grèce est devenue le champ d'expérimentation de l'austérité, mais cette expérimentation a échoué", a-t-il lancé. "Chômage, exclusion sociale et dette publique ont explosé. La majorité du peuple grec estime ne pas avoir le choix, il faut qu'il rompe avec cette trajectoire sans issue. Cette demande, il l'a exprimée de façon démocratique", a-t-il estimé, faisant référence à la victoire du "non" au référendum.

Se distinguant de "ceux qui prétendent que tous les maux du pays sont à mettre sur le dos des étrangers", le Premier ministre a reconnu la part de responsabilité de la Grèce dans la situation actuelle : "Pendant des décennies, les gouvernements successifs ont soutenu la corruption, ont joué le jeu d'une collusion avec le pouvoir économique, sans contrôler la fraude fiscale des plus riches." Citant les chiffres du Crédit suisse, il a aussi précisé: "56% des richesses nationales sont entre les mains de 10% de la population grecque. Et ces 10% ont été épargnés par l'austérité", a-t-il regretté.

La zone euro attend désormais de la Grèce, dont les caisses sont vides, qu'elle présente d'ici à jeudi un programme de réformes afin de permettre une reprise des négociations sur un plan d'aide financière. Ensuite, un accord devra être trouvé d'ici dimanche, date d'un sommet extraordinaire des 28 chefs d'Etat ou de gouvernement européens. Avant jeudi minuit, le gouvernement grec devra faire parvenir à ses partenaires de la zone euro un programme de réformes économiques "détaillées" et "crédibles" qu'il promet de mettre en œuvre en échange de cette aide. Celles-ci vont être étudiées par les créanciers de la Grèce (UE et FMI) avant d'être soumises aux ministres des Finances de la zone euro, qui doivent se réunir samedi à Bruxelles.

Le premier ministre grec s'est engagé mercredi à présenter "de nouvelles propositions concrètes de réformes crédibles" jeudi, comme le lui réclame la zone euro pour maintenir le pays à flot et en son sein. S'exprimant devant le Parlement européen au lendemain d'un ultimatum adressé par ses créanciers, il a toutefois insisté qu'un accord devait être "socialement juste et économiquement viable", tout en démentant "tout plan secret" pour faire sortir la Grèce de l'euro. Le Premier ministre a aussi rappelé que l'Allemagne avait bénéficié, en 1953, d'un effacement de sa dette, après la seconde guerre mondiale. Il y voit "le plus grand moment de solidarité européenne". Depuis le début des négociations, Athènes demande une restructuration de la dette grecque, un point sur lequel l'Allemagne, en particulier, ne semble pas vouloir céder.

Alors que Thomas Piketty charge l'Allemagne pour la crise grecque. Dans une interview à Die Zeit, traduite par Slate, l'auteur du Capital au XXIe siècle prend partie pour une restructuration de la dette grecque. Et rappelle que l'Allemagne n'a jamais remboursé ses créanciers "ni après la première ni après la seconde guerre mondiale". Pour lui, elle n’est pas légitime pour faire la leçon aux autres nations. Les solutions les plus viables pour la Grèce seraient l'inflation, l'impôt sur la richesse privée et une restructuration de sa dette.

La Grèce promet "dès la semaine prochaine" des réformes des impôts et des retraites en échange d'un prêt sur trois ans par le Mécanisme de stabilité européen (MES), a indiqué le nouveau ministre grec des Finances Eucleide Tsakolotos. Dans une lettre adressée au président du MES et rendue publique, le ministre a formellement demandé un prêt sur trois ans en s'engageant à "un paquet de réformes et de mesures qui doivent garantir la stabilité des finances publiques (...)". Il a proposé "la mise en œuvre immédiate, dès la semaine prochaine, de mesures pour réformer les secteurs d'impôts et des retraites".

Alors que Manuel Valls refuse une sortie de la Grèce de la zone euro. Pour Manuel Valls, à l'Assemblée nationale, ce mercredi 8 juillet : "la France refuse que la Grèce sorte de la zone euro". Il dit également : "Je ne veux pas de la dislocation de l'Europe". Le Premier ministre rappelle que "depuis 70 ans, l'Europe est un vieux rêve devenu réalité. Ensemble nous avons transformé notre histoire". Mais il avoue également, "l'Europe, c'est une voix qui parle et qui porte. Elle a des insuffisances, des manques, des faiblesses, des difficultés économiques". Il estime que le moment est "crucial pour la Grèce et le peuple grec, mais également pour le peuple européen. Nous devons refuser l'Europe du ressentiment".

Selon Manuel Valls, "la Grèce est un grand pays européen. Sachons entendre les messages d'un peuple qui a subi une austérité sans précédent. Ils n'ont pas dit non à l'euro, ils savent les conséquences terribles d'une sortie : effondrement des revenus, prix qui explosent, conséquences sociales, économiques et politiques". Il rappelle également que la Grèce a des relations étroites avec la Turquie, la Russie ou encore les Balkans. Relations dont a besoin l'Europe. "Affaiblir la Grèce c'est nous affaiblir collectivement". Et Manuel Valls souligne que le monde a les yeux tournés vers l'Europe. "Nous ne pouvons pas céder à la résignation". Par ailleurs, il rappelle que "le rôle de la France n'est pas d'exclure ou de renverser les tables. Son rôle est de construire, aux côtés de l'Allemagne". Manuel Valls a aussi annoncé qu'un vote sera organisé à l'Assemblée nationale en cas d'accord avec la Grèce.

Le Premier ministre, Manuel Valls, est prêt à tout pour garder la Grèce dans la zone euro. Même à tweeter en grec. Il vient d'écrire : "Au peuple grec, je dis : la Grèce est l'Europe". Espérons que tout le monde se rappelle comme lui que la solidarité existe en Europe au lieu de l'égoïsme que l'on montre envers les Grecs.

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