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Publié le 24 Janvier 2015

Vatican Insider nous montre dans son article du samedi 24 janvier 2014 que le pape François s'attaque à nouveau à la question du dialogue avec les musulmans lors de l'audience qu'il a accordé ce matin à l’Institut pontifical d’études arabes et d’islamologie (Pisai) pour marquer le 50e anniversaire de l'ouverture à Rome de l'institut fondé par les Missionnaires d'Afrique ("les Pères Blancs") après les récents attentats à Paris qui a selon lui besoin "d'un engagement à long terme et continu afin de ne pas se laisser prendre au dépourvu dans différentes situations et contextes différents", en soulignant que "Peut-être aujourd’hui plus que jamais, nous avons un tel besoin parce que l’antidote le plus efficace contre toute forme de violence est l’éducation à la découverte et à l’acceptation de la différence comme richesse et fécondité".

Comme le signale le pape François il faut aller "À l'approche de l'autre autre sur la pointe des pieds sans soulever la poussière qui obscurcit la vue". Pour arriver à cela, le pape François demande un retour aux fondamentaux (en gros professer une foi sans syncrétisme) pour générer en premier la connaissance de l'autre, tout en surmontant les préjugés et les mensonges, pour commencer à comprendre l'autre selon une nouvelle perspective, il faudra donc pour cela ne pas trahir la tâche principale de l'écoute et du dialogue.

Le pape reconnaît qu'il ya eu des progrès dans le dialogue interreligieux, également avec les fidèles de l'Islam, mais pour lui il ne faut pas seulement ce centrer sur ses acquis, car il faut continuellement comprendre et étudier la religion de l'autre. La méconnaissance amène forcément les préjugés et les idées courtes à propos d'une religions.

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Publié le 23 Janvier 2015

À Davos, Hollande appelle les décideurs économiques à «prendre» leurs «responsabilités»

20minutes.fr montre que face au terrorisme «la réponse doit être globale, internationale, partagée entre les États qui sont en première ligne, les gouvernements, mais aussi les entreprises, notamment les plus grandes, qui ont aussi à intervenir», a lancé François Hollande vendredi au Forum économique de Davos. C'est la première fois qu'un président socialiste intervenait dans cette réunion annuelle des décideurs économiques.

Quinze jours après les attaques terroristes à Paris, François Hollande a interpellé la communauté internationale pour qu'elle prenne ses responsabilités en Libye, en Syrie, en Irak, en Afrique partout où le terrorisme prospère. «La France ne peut agir seule, mais elle montrera l'exemple. La France sera en avant-garde quand ce sera nécessaire» mais «la France appelle une nouvelle fois la communauté internationale à être à la hauteur de la menace».

Devant le gotha mondial de l'économie, il a surtout exhorté les décideurs de l'économie à agir. A «couper» les «flux financiers considérables» qui alimentent le terrorisme, et donc à lutter contre le blanchiment d'argent et les paradis fiscaux. Aux entreprises numériques, il a demandé d'agir rapidement et efficacement pour mettre hors ligne tous les contenus liés au terrorisme. «Ne laissez pas agir une bête qui vous frappera» un jour.

Plus globalement, il a rappelé que parmi les terreaux du terrorisme se trouvent la pauvreté et les inégalités. Et que si les États doivent prendre leur part pour les réduire, les entreprises aussi. «Le risque le plus grand à l'échelle du monde, c'est celui des inégalités entre les pays, inégalités à l'intérieur même des pays», a-t-il ajouté, insistant sur le fait que «l'économie est une réponse contre la désespérance».

Sa venue à Davos était aussi un moyen pour le chef de l'État de préparer la Conférence de Paris en décembre sur le Climat. Encore une fois, François Hollande a rappelé qu'il souhaitait un «accord contraignant». «La terre n'est ni une marchandise ni une rente, c'est un patrimoine que nous avons en commun», a-t-il lancé, demandant là aussi aux entreprises de prendre part à ce défi vers la transition énergétique. Il a demandé aux entreprises d'«investir massivement dans l'économie verte», mais aussi plaidé pour la création d'un «marché d'obligations vertes».

Sur le sujet du climat, François Hollande a déclaré que «des capitaux doivent s'investir massivement dans l'économie verte», soulignant que le fonds vert de l'ONU qui doit financer des actions contre le réchauffement climatique dans les pays émergents et pauvres n'a recueilli que 10 milliards de dollars alors que «100 sont nécessaires» chaque année. Les entreprises pourraient abonder ce fonds, a-t-il suggéré.

En conclusion, le chef de l'État a martelé que les États, comme les entreprises, doivent «prendre» leurs «responsabilités». Car «dans la lutte contre le réchauffement climatique et contre le terrorisme, beaucoup dépendra des États, mais aussi de vous», a-t-il lancé aux 2.000 personnes qui écoutaient son discours. «Il n'y aura pas de prospérité s'il n'y a pas de sécurité», a-t-il encore insisté.

Le président de la République réaliste a appelé le monde de l'économie et de la finance à apporter une réponse «globale» aux menaces terroriste et climatique. Mais avant cela il faudra lever les obstacles à la croissance et à l'emploi afin que le monde de l'économie et de la finance ne soit pas vu comme objet de désespérance et d'insécurités.

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Publié le 23 Janvier 2015

BFMTV.com dans son article du vendredi 23 janvier nous montre qu'à l'initiative de nombreuses associations musulmanes, les fidèles sont appelés à prier, ce vendredi à 13h30, pour l'avenir de la France, après les attentats de Paris. Cette prière du vendredi pourrait devenir habituelle.

Les quelque 3,5 à 5 millions de musulmans de France sont invités, ce vendredi, à prier pour la République et l'avenir de la France, après les attentats qui ont ébranlé le pays début janvier. La prière va se tenir à 13h30 dans les 2300 à 3000 mosquées et salles de prière liées à ce culte.

L'initiative vient de nombreuses associations musulmanes, dont le Rassemblement des musulmans de France (RMF), grande fédération islamique représentant environ 500 lieux de culte, qui a appelé le 17 janvier dernier la deuxième religion de France "à élever dorénavant tous les vendredis une prière pour que Dieu préserve la France".

"Nous avions déjà prié, chacun de notre côté, la semaine dernière", précise Mohammed Moussaoui, président de l'Union des mosquées de France (UMF) au Parisien. "Mais, cette fois-ci, ce sont l'ensemble des musulmans qui vont se mobiliser pour ne parler que d'une seule voix."

Lundi, la Grande Mosquée de Paris, dont le recteur, Dalil Boubakeur, préside le Conseil français du culte musulman (CFCM), avait précisé à son tour qu'elle partageait l'appel à dire désormais lors de chaque grande prière du vendredi une "invocation de paix et de bénédiction pour la France" dans les mosquées.

Depuis les attentats, la communauté musulmane est régulièrement prise pour cible. Dans un bilan revu à la hausse, ce vendredi, près de 128 actes antimusulmans ont été recensés en France depuis le 7 janvier, soit presque autant que sur toute l'année 2014, selon le dernier bilan de l'Observatoire national contre l'islamophobie.

Les musulmans montrent que leur religion s'intègre parfaitement à la société française et qu'il y ont parfaitement leur place, malheureusement il y aura toujours des personnes qui essayeront des prendre des événements graves pour montrer qu'ils n'aiment pas la France qui accueille et qui reconnaît à tous ces citoyens la même valeur en dehors de toute origine, différence et religion. S'en prendre à des mosquées montre le niveau de ces gens.

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Publié le 22 Janvier 2015

RTL.fr nous montre que François Hollande a promis mercredi 21 janvier 2014, lors des vœux au monde éducatif, qu'"aucun incident" à l'école "ne sera laissé sans suite". "Tout comportement mettant en cause les valeurs de la République ou l'autorité" des enseignants fera l'objet d'un signalement au chef d'établissement, a-t-il dit à La Sorbonne. "Aucun incident ne sera laissé sans suite. Chaque fois qu'il y aura une mise en cause de la dignité, de l'égalité entre jeune fille et jeune garçon, qu'il y aura une pression, un mot qui sera prononcé qui met en cause une valeur fondamentale de l'école et de la République, il y aura une réaction."

François Hollande va créer dans chaque académie de groupes de volontaires, qu'il a baptisés "réserves citoyennes", pouvant intervenir en soutien dans les établissements scolaires, après les dérives constatées à la suite des récents attentats. L'école "peut compter sur des soutiens. Il y en a de nombreux qui ne demandent qu'à être sollicités. Une réserve citoyenne d'appui aux écoles et aux établissements sera ainsi mise en place dans chaque académie sous l'autorité des recteurs", a déclaré le président de la République dans ses vœux au monde éducatif. Il a souligné qu'un tel dispositif existait déjà "pour les armées". François Hollande a souhaité qu'avec ces "réserves", les "écoles, collectivités territoriales, associations, élus, mais aussi les entreprises travaillent ensemble pour permettre la réussite éducative des élèves", citant parmi les intervenants possibles, "journalistes, avocats, acteurs culturels".

Le Président a annoncé un plan d'action avec des mesures dans la durée et des mesures immédiates. Parmi elles, la mise en place dès le mois de septembre 2015 d'un "enseignement moral et laïc dans toutes les classes", de l'école élémentaire au lycée. Dans cet esprit, le Président a dit également souhaiter que le 9 décembre, "journée de la laïcité, soit célébré dans tous les établissements". Des projets d'école détailleront "les modalités de la participation des élèves à ces rendez-vous civiques et républicains".

Les parents "doivent aussi respecter" les enseignants, a martelé François Hollande, ajoutant que la charte de la laïcité à l'école affichée depuis la rentrée 2013 sera aussi signée par eux. De l'école élémentaire à la terminale, il faut expliquer "la lutte contre le racisme, contre l'antisémitisme, contre les préjugés, contre toutes les formes de discrimination, les notions de droits et de devoirs, le principe de laïcité, qui doit être explicité, développé, montré, parce que la laïcité ce n'est pas l'oubli des croyances, ou je ne sais quel conflit avec les religions", a dit François Hollande.

"L'école ne doit pas se replier" sur elle-même, "elle doit être ouverte, elle n'est pas assiégée. Il ne s'agit pas de l'isoler, au contraire", a-t-il souligné. Le chef de l'Etat a également salué les enseignants "en première ligne" après les attaques djihadistes. "Vous avez su faire face à toutes ces réactions qui ont été inspirées par ces horreurs : l'émoi, la peur, le silence, parfois le déni et il y a pu avoir aussi de la provocation", a dit le chef de l'État.

Quant aux "incidents" dans certains établissements, "nous ne devons ni les amplifier ni les sous-estimer mais les regarder lucidement", a-t-il dit, soulignant que "dans les réactions adolescentes" il fallait savoir "faire avec discernement la part de l'inconscience de l'enfance qui doit être éclairée et de la violence de l'adulte qui doit être sanctionnée".

"Lucidité et fermeté" doivent être les maîtres-mots, a jugé le président avant d'assurer les enseignants et responsables éducatifs que "face à l'onde de choc qu'ont déclenché ces évènements, vous n'êtes pas seuls (...) Nous serons à vos côtés, nous vous épaulerons".

En réponse au président de la République, le gouvernement présente ce jeudi 22 janvier ses nouvelles mesures pour l'éducation. Outre l'instauration d'une journée de la laïcité et une semaine de lutte contre le racisme, Najat Vallaud-Belkacem va annoncer la formation de mille "ambassadeurs de la laïcité". Comme le signale BFMTV.com, la ministre de l'Éducation nationale a pour préparer son plan rencontré à tour de rôle l'ensemble des représentants de la communauté éducative et universitaire, les représentants des écoles privées sous contrat, des associations de lutte contre le racisme et l'antisémitisme, des anciens ministres de l'Éducation nationale, des intellectuels, des caricaturistes et des lycéens, ainsi que l'ancien footballeur Lilian Thuram.

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Publié le 21 Janvier 2015

Europe1.fr dans son article du mercredi 21 janvier 2014 nous montre qu'après trois ans de missions, de rapports et d’avis divers, le débat sur la fin de vie arrive mercredi dans l'Hémicycle. Les députés vont s'exprimer sur ce sujet sensible lors d'un débat sans vote organisé à l'Assemblée nationale.

Basé sur la mission Claeys-Leonetti. Ce débat sera suivi de l'examen, en mars, d’une proposition de loi cosignée par un député PS, Alain Claeys, et un député UMP, Jean Leonetti. Les deux parlementaires ont rendu en décembre leurs conclusions à François Hollande visant à améliorer la loi actuelle. Le chef de l'État, qui avance prudemment sur les sujets de société depuis le mariage pour tous, a fait "siennes" les propositions des deux élus, porteuses selon lui de "deux grandes avancées" pour arriver à un "apaisement des souffrances" et un "respect des décisions des malades".

Toute légalisation d’une aide à mourir (euthanasie ou suicide assisté) a été écartée par les deux députés. Pour améliorer la loi actuelle sur la fin de vie, Alain Claeys et Jean Leonetti préconisent deux choses. D'abord, une "sédation profonde et continue" jusqu'au décès pour des patients en phase terminale qui en feraient la demande. L'autre grand changement concerne les directives anticipées, sorte de "testament" médical qui permet à chacun d'exprimer à l'avance son opposition à tout acharnement thérapeutique. Actuellement, ce sont les médecins qui ont le dernier mot. Jean Leonetti et Alain Claeys proposent que les directives anticipées s'imposent désormais aux médecins.

Si une majorité du groupe socialiste adhère aux propositions Claeys-Leonetti, cela n'empêche pas des convictions individuelles. A l'instar du président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone, qui s'était prononcé en novembre notamment pour la légalisation du suicide assisté.

Jean Leonetti est suivi par une partie des députés UMP comme Nathalie Kosciusko-Morizet. Mais après lui mercredi prendront la parole pas moins de quatre membres de la conservatrice Entente parlementaire pour la famille (Xavier Breton, Philippe Gosselin, Jean-Frédéric Poisson et François de Mazières) ainsi que Bernard Debré, qui veulent s'en tenir à la loi Leonetti et prônent un développement des soins palliatifs.

Plusieurs associations rassemblées sous le sigle "Soulager mais pas tuer", avec en tête Alliance Vita, proche de la Manif pour tous, ont appelé à une journée de mobilisation mercredi. Quelque 300 personnes se sont regroupées à proximité du Palais Bourbon pour dénoncer un projet d'"euthanasie masquée". Ce qui est faux selon 20 minutes.fr. Puisqu'homme de synthèse, François Hollande s’est bien gardé de prononcer le mot "euthanasie". Que ce soit dans sa promesse de campagne N°21 ou lors de ses prises de parole depuis son arrivée à l’Elysée. Mais il a admis avoir fait "siennes" les propositions d’Alain Claeys (PS) et Jean Leonetti (UMP), publiées en décembre. Parmi lesquelles la possibilité pour un patient en fin de vie d’avoir droit à "une sédation profonde et continue".

Comme le montre HuffingtonPost.fr, les Français semblent mûrs pour une évolution de la loi Léonetti de 2005. Voilà en tout cas ce qui ressort du baromètre YouGov de janvier pour le HuffPost et iTélé, réalisé les 7 et 8 janvier. Toutes les propositions reprises par François Hollande recueillent en effet l'assentiment d'une large majorité de Français. Un consensus qui porte sur l'"apaisement des souffrances" et un "respect des décisions des malades".

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Publié le 21 Janvier 2015

Lassana Bathily, le héros de l'Hyper Casher, est officiellement français

L'article de TF1.fr du mardi 20 janvier 2014 nous montre que le jeune homme de 24 ans, qui avait caché six personnes lors de la prise d'otages du magasin de la Porte de Vincennes, a été naturalisé mardi par le Premier ministre Manuel Valls.

Non, il ne se considère pas comme "un héros". C'est pourtant comme ça que le monde entier l'appelle depuis qu'il a sauvé la vie de six personnes en les cachant dans une chambre froide lors de la prise d'otages de l'Hyper Casher de la Porte de Vincennes, où quatre personnes trouveront la mort. Lassana Bathily a été naturalisé français, mardi, par Manuel Valls, lors d'une cérémonie au ministère de l'Intérieur. Lors de son discours, il s'est dit "ému et fier", "très heureux" même s'il vit un moment "très difficile". Il a ainsi salué la mémoire de son collègue Yohan, tué par Amed Coulibaly.

"J'ai perdu quelqu'un que j'aime beaucoup (...). Dès le début on s'est bien entendu, on se taquine tout le temps", a-t-il déclaré. Comme une célébration de la devise de la France, Lassana Bathily a rappelé que "les gens sont égaux, quelle que soit leur couleur". Arrivé en France en 2006, il avait vu sa première demande de naturalisation rejetée cinq ans plus tard.

Chemise blanche et costume sombre, le jeune homme malien de 24 ans a reçu un mot de "bienvenue" du Premier ministre qui a salué son "acte de bravoure" au moment de lui remettre son certificat de nationalité française. Quant à Bernard Cazeneuve, il a fait de lui "le symbole d'un islam de paix et de tolérance". Le ministre de l'Intérieur avait également salué son "sang-froid" et "l'altruisme" de son "nouveau compatriote", lui exprimant la gratitude de l'État français.

Manuel Valls a souligné qu'il ne s'agissait pas de "brader cette nationalité". "Accueillir de nouveaux Français est une chance", a déclaré celui qui, né en Espagne, a été naturalisé Français en 1982 à l'âge de 20 ans. Et de conclure : "Nous donnons ce soir l'une des plus belles images de notre pays".

Cette naturalisation de Lassana Bathily montre que si la France se prive des étrangers, si elle se ferme, si elle se replie sur elle-même, elle s'appauvrit. L'immigration est un apport fondamental à l'histoire culturelle de la France, et elle ne doit pas être associée simplement à des aspects misérabilistes, victimaires, relégués. Alors ne laissons pas les plus archaïques et réactionnaires occuper l'espace politique sur ce sujet et faire des amalgames douteux.

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Publié le 20 Janvier 2015

Selon Francetvinfo.fr, à l'occasion de ses vœux adressés à la presse mardi, le Premier ministre est revenu sur les attentats qui ont touché la France et sur les maux qui minent le pays.

"Ces derniers jours ont souligné beaucoup des maux qui rongent notre pays ou des défis que nous avons à relever", a déclaré Manuel Valls lors de ses vœux à la presse, mardi 20 janvier 2014, faisant référence aux attentats terroristes. "À cela, il faut ajouter toutes les fractures, les tensions qui couvent depuis trop longtemps et dont on parle peu : (...) la relégation périurbaine, les ghettos, ce que j'évoquais en 2005 déjà, un apartheid territorial, social, ethnique, qui s'est imposé à notre pays", a ajouté le Premier ministre.

Après le choc provoqué par les attaques qui ont fait 17 morts en région parisienne, le chef du gouvernement a souligné "l'enjeu fondamental qu'est la citoyenneté" en France, "ce sentiment d'appartenance à une même Nation, d'avoir un destin commun, les mêmes droits et les mêmes devoirs". "Cette citoyenneté - ne parlons pas d'intégration, oublions les mots qui ne veulent plus rien dire - cette citoyenneté a besoin d'être refondée, renforcée, relégitimée", a-t-il martelé.

En 2005, déjà, Manuel Valls déclarait, dans un livre d'entretiens avec la journaliste Virginie Malabard La Laïcité en face : "La ségrégation territoriale, sociale, ethnique voire religieuse s'aggrave. J'ai même parfois parlé d'apartheid car c'est vraiment le sentiment que l'on peut avoir dans certains endroits." Des déclarations réitérées en 2009 sur les ondes d'Europe 1. Manuel Valls avait alors dit, cité par Libération.fr : "Je me bats contre la ségrégation territoriale, sociale, ethnique", déplorant "ces ghettos, cet apartheid".

Pour arrêter cet apartheid territorial, social et ethnique l'État devrait donner la priorité aux plus pauvres et adopter un véritable engagement au plein emploi, pour un revenu annuel garanti et un logement pour les faibles revenus. Les politiciens devraient les voir et réfléchir à leurs besoins plutôt que de faire des promesses, car les inégalités économiques et sociales produisent l'extrémisme religieux et politique.

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Publié le 20 Janvier 2015

Comme le montre l'article de Libération.fr du lundi 19 janvier 2014, le chef de l'Église, en voyage aux Philippines, a estimé que les familles catholiques devaient faire les enfants qu'elles pouvaient assumer. Et exigé des femmes qu'elles ne soient pas «irresponsables».

Le pape François a défendu lundi la position de l’Église sur la «paternité responsable», récusant l’idée que les couples catholiques doivent avoir le plus d’enfants possible mais s’élevant aussi contre le «malthusianisme» qui réduit le taux de natalité. «L’ouverture à la vie est une condition du sacrement de mariage», a rappelé le pape lors d’une conférence de presse dans l’avion qui le ramenait à Rome après un voyage aux Philippines, où les familles sont souvent nombreuses.

Mais «cela ne signifie pas que les chrétiens doivent faire des enfants en série. J’ai fait des reproches à une femme, enceinte du huitième après sept césariennes : "Vous voulez laisser orphelin sept enfants !", lui ai-je dit». Même si «pour les pauvres, l’enfant est un trésor», «l’exemple de cette femme, c’est de l’irresponsabilité», a-t-il estimé. «Elle dit : "j’ai confiance en Dieu". Mais Dieu te donne les moyens pour être responsable. Certains croient, excusez-moi du terme, que, pour être bons catholiques, ils doivent être comme des lapins», a-t-il regretté.

À Manille, le souverain pontife argentin a fermement défendu le pape Paul VI et son opposition à la contraception médicale dans l’encyclique Humanae Vitae en 1968. «Paul VI s’inquiétait du néo-malthusianisme universel» qui «cherchait un contrôle de l’humanité», a expliqué le pape François dans l’avion. «Il était un prophète», a-t-il plaidé, relevant que le versement des retraites et le renouvellement des populations était menacé dans de nombreux pays développés.

Un prophète ? Pourtant en 1967, un congrès mondial pour l'apostolat des laïcs où participaient 3000 laïcs laissait à l'appréciation de chacun le choix des méthodes de contrôle des naissances. Le congrès avait alors laissé le choix aux parents en fonction de leur foi et de leurs prescriptions médicales pour qu'ils réalisent une paternité responsable. Un congrès qui fut soutenu par le pape. Imaginez l'incompréhension des fidèles en 1968, quand ils voient l'encyclique Humanae Vitae. On leur dit au départ qu'ils peuvent choisir et après on leur dit qu'ils ne peuvent plus ? Pourquoi s'étonner que l'encyclique fut contesté et qu'il le soit encore.

«La parole-clé que l’Église défend est : paternité responsable. Comment se réalise-t-elle ? Par le dialogue. Il existe dans l’Eglise des groupes matrimoniaux, des experts, des pasteurs», a insisté le pape. Une nouvelle fois, le pape a dénoncé «la colonisation idéologique» contre la famille traditionnelle, dénonçant en particulier le fait qu’il y a 20 ans en Argentine, un prêt pour la construction d’écoles ait été conditionné à l’usage dans ces écoles «d’un livre où l’on enseignait la "théorie du genre"». Le pape ne devrait pas faire de contre vérités, la théorie de genre n'existe pas, ce sont des études de genre. Ces études s’attachent à montrer le caractère social des représentations du masculin et du féminin et les rapports de pouvoir qui produisent les inégalités entre les sexes.

«C’est cela, la colonisation idéologique : on colonise le peuple avec une idée, qui veut changer la mentalité ou la structure. On prend le besoin d’un pauvre comme opportunité d’entrer» dans son existence, a-t-il expliqué. Mais l'Église ne fait-elle pas elle aussi de la colonisation idéologique en imposant son refus contre la contraception alors qu'elle ne veut pas changer la mentalité ou la structure mais que les parents puissent avoir une paternalité responsable.

Le pape François parle de paternalité responsable, mais refuse les outils qui le permette. La contraception naturelle est jugée peu fiable et contraignante car son taux d'échec est important, mais l'Église continue de la mettre en avant. Ne parlons pas de l'abstinence, si elle n'est pas respectée chez les prêtres alors pourquoi les parents le devraient. Ce ne sont pas des pratiques idéales car elles peuvent engendrer des frustrations tant chez la femme que chez l’homme. Un petit effort ne ferait pas de mal à ce sujet pour l'Église, car a trop longtemps botté en touche.

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Publié le 20 Janvier 2015

Manifestations anti-Charlie : "La France n'accepte aucune intolérance"

Comme nous le montre L'OBS, le président français François Hollande a assuré, lundi 19 janvier, que la France n'"insulte personne" quand elle défendait ses "idées", évoquant à demi-mot les manifestations à travers le monde contre la publication d'une caricature représentant le prophète Mahomet dans le dernier numéro de "Charlie Hebdo".

"Nous n'insultons personne lorsque nous défendons nos idées, lorsque nous proclamons la liberté, au contraire, nous respectons toutes celles et tous ceux à qui nos idées s'adressent pour les faire partager", a lancé le président français, qui s'exprimait à l'occasion du 70e anniversaire de l'Agence France-Presse (AFP). "La France ne fait pas de leçon, à aucun pays, mais la France n'accepte aucune intolérance" et "le drapeau français, c'est toujours celui de la liberté", a-t-il souligné.

Les manifestations anti-"Charlie Hebdo" se sont poursuivies lundi après un week-end marqué par de violentes émeutes au Niger ayant fait 10 morts. Après les attentats de deux frères djihadistes français le 7 janvier dans les locaux à Paris de l'hebdomadaire satirique, qui ont fait 12 morts et décimé la rédaction du journal, des centaines de milliers de personnes ont manifesté lundi en Tchétchénie, république musulmane du Caucase russe contre la publication de caricatures du prophète Mahomet.

François Hollande a rendu un hommage appuyé au photographe pakistanais de l'AFP, Asif Hassan, grièvement blessé par balle vendredi lors d'une manifestation anti-Charlie Hebdo devant le consulat de France à Karachi (sud). Il couvrait "une manifestation, comment dire, anti-liberté", a relevé le chef de l'État. Pour François Hollande, les journalistes de la rédaction de "Charlie Hebdo" "décimée" et "massacrée" voulaient "tout simplement que leur impertinence, leur insolence soient comprises comme une forme de tolérance et de respect pour toutes les croyances".

Ainsi, selon lui, "s'il y a un hommage que nous pouvons rendre à 'Charlie Hebdo', c'est de faire en sorte que la liberté de la presse, la liberté d'expression mais aussi la laïcité soient partout défendues, promues [car] elles méritent d'être défendues chaque jour, partout dans le monde".

"La France, patrie des droits de l'Homme, se considère comme la première engagée", a-t-il insisté. Soulignant que la liberté d'expression était "une valeur universelle", le président Hollande a assuré qu'il ne s'agissait pas "de dicter aux autres ce qu'ils doivent penser mais simplement de faire respecter ce qui est pensé, ce qui est exprimé, ce qui est dit librement".

De son côté, le président de l'AFP Emmanuel Hoog a souligné l'indépendance de l'AFP, en déclarant que l'Agence "ne sera jamais la voix de la France". "Elle sera une rédaction vivante, critique et ouverte dans un monde complexe et en perpétuel mouvement", a-t-il dit. "Il faut que nous soyons en permanence en capacité de mesurer les conséquences des informations que nous sortons. Être deux fois responsables : pour nous-mêmes et pour ceux qui vont nous lire, ou nous voir. Et la sensibilité du monde est non seulement extrême sur certains sujets mais également extrêmement diverse", a-t-il conclu.

"Tous les personnages qu'a dessinés Charlie sont là, c'est la preuve que Charlie vit", a lancé pour sa part le rédacteur en chef de Charlie Hebdo Gérard Biard, au vu des nombreuses personnalités présentes, notamment politiques.

Le président de la république a rappelé ici que la liberté de la presse et la liberté d'expression sont des droits, et que la défense de la laïcité est importante, car elles permettent de penser librement sans entraves. Les intégristes qui ne veulent pas faire leur autocritique ne comprendront jamais qu'une religion doit admettre qu'on puisse se moquer d'elle et savoir entendre les critiques.

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Publié le 19 Janvier 2015

Christian Losson dans son excellent article du lundi 19 janvier sur Libération.fr nous montre qu'en 2016, les 1% les plus riches possèderont en patrimoine cumulé plus que les 99% restant de la population mondiale. Une «insatiable» quête de richesse, sur fond d’explosion des inégalités, qu’un rapport d’Oxfam entend dénoncer à la veille du forum économique mondial de Davos, qui se tient du 21 au 25 janvier en Suisse. Explications.

Pour parvenir à ce chiffre, Oxfam s’est notamment basé sur les données d'une étude du Crédit Suisse. Qui rappelle que la part du patrimoine mondial détenu par les 1% les plus riches en 2009 est passée de 44% en 2009 à 48% en 2014. Et que s’il reste 52% aux 99% restants, la quasi-totalité de ces 52% sont aux mains des 20% les plus riches. Au final, 80% de la population mondiale doit se contenter de seulement 5,5% des richesses. «Si cette tendance de concentration des richesses pour les plus riches se poursuit, ces 1% les plus riches détiendront plus de richesses que les 99% restants d’ici seulement deux ans», note Oxfam. Car l’accaparement et la concentration des richesses s’accélère. Et Oxfam tente d’affiner ce chiffre en s'appuyant sur l’évolution du nombre de milliardaires, basé, cette fois, sur les chiffres d'un classement actualisé de Forbes sur les milliardaires qui possèdent autant que la moitié de la population mondiale, soit 3,5 milliards de personnes. Ainsi, si les 85 personnes les plus riches de la planète trustaient autant que 50% des plus pauvres de la population mondiale en 2013, elles sont aujourd’hui 80 à posséder autant que 3,5 milliards de personnes en 2014. «Une spectaculaire accélération de la concentration de la richesse», rappelle l’ONG, car il fallait 388 milliardaires en 2010. «En termes nominaux, le patrimoine des 80 personnes les plus riches du monde a doublé entre 2009 et 2014.»

La finance et la pharmacie se portent bien. Le patrimoine des milliardaires financiers a augmenté de 11% en douze mois, de mars 2013 à mars 2014; celui des pharmaciens a, lui, bondi de 47%. «Les multinationales les plus prospères de ces secteurs dégagent d’énormes bénéfices, écrit Oxfam. Elles gèrent d’importantes ressources qu’elles utilisent pour rétribuer leurs propriétaires et leurs investisseurs, gonflant ainsi leur fortune personnelle.» Les multinationales que possèdent les 1% les plus riches sont de plus en plus féroces dans leurs rapports de forces avec les États. Ainsi, le lobbying dans les deux plus grosses puissances mondiales (Europe et États-Unis) a à lui seul dépassé le milliard de dollars, réparti à égalité entre les deux entités. Objectif, selon l'ONG : «Etablir un environnement réglementaire qui protège et renforce leurs intérêts». Un interventionnisme de plus en plus virulent que dénoncent avec force des réseaux citoyens, tels que Corporate europe observatory, qui organise même des lobbies tours à Bruxelles pour tenter de démontrer comment, lors de négociations telles que celles en cours sur un accord transatlantique entre les États-Unis et l'Europe, les lobbies pèsent d'un poids capital. «La force de lobbying de ces secteurs», redoute Oxfam, peut être «un obstacle majeur à la réforme du système fiscal international et impose des règles de propriété intellectuelle qui empêchent les plus pauvres d’accéder à des médicaments vitaux.»

On l’oublie un peu vite, mais malgré la crise économique en Europe, le patrimoine privé des Européens n’a jamais été aussi prospère. Une autre étude publiée par la banque suisse Julius Baer, publiée en octobre 2014, rappelait que le patrimoine privé des Européens n’a jamais été aussi haut, avec plus de 56 000 milliards de dollars. Pire, les inégalités sont parties pour exploser davantage, le patrimoine des Européens devant atteindre 80 000 milliards d’euros d’ici à 2019, soit une hausse de 40%. A l’arrivée, 10% des ménages détiennent plus de la moitié de la fortune globale du Vieux continent. Aux États-Unis, 5% détiennent 85% des richesses. Plusieurs raisons l’expliquent. D’abord, rappelait le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz dans son livre-choc Le prix de l'inégalité, «le taux d’imposition moyen en 2007 des 400 ménages les plus riches n’a été que de 16,6%, loin en dessous des 20,4% que paient les contribuables en général.» Ensuite, parce qu’ils ont accaparé les rouages de la machine politique. «Ce sont eux qui fixent les règles du jeu politique qu’ils mettent au service de leurs intérêts» ; la moitié des élus du Congrès sont ainsi millionnaires, a rappelé l'an passé une analyse du Center for responsive politics. Enfin, parce que la vague de dérégulation leur a servi. «En trente ans, les salaires de 90% des Américains n’ont augmenté que de 15%, tandis que les salaires du 1% supérieur ont bondi de 150% ! Et ceux du 0,1% supérieur de plus de 300%.» De quoi alimenter le vent de fronde qui, de New York à Londres, en passant par Madrid, a poussé les Indignés dans la rue. «Nous sommes les 99%», martelaient-ils, par opposition aux 1% qui accaparent le pouvoir et la richesse.

Sur Oxfam.org, Oxfam appelle donc les États à adopter un plan en sept points pour lutter contre les inégalités : mettre un frein à l’évasion fiscale des entreprises et des grandes fortunes, investir en faveur de la gratuité et l’universalité de services publics comme la santé et l’éducation, répartir équitablement la charge fiscale, l’allégeant du côté du travail et de la consommation tout en taxant davantage le capital et les richesses, instaurer un salaire minimum et œuvrer à un salaire décent pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs, instaurer une législation en faveur de l’égalité salariale et promouvoir des politiques économiques assurant le traitement équitable des femmes, mettre en place une protection sociale suffisante pour les plus pauvres, notamment la garantie d’un revenu minimum et adopter l’objectif commun de lutter contre les inégalités à l’échelle internationale.

Il est grand temps que les règles internationales ne favorisent plus les intérêts des plus riches, car les inégalités extrêmes sont préjudiciables aux personnes au bas de l’échelle, mais aussi à la croissance économique.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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