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Publié le 13 Juin 2014

ouest-france.fr et midilibre.fr nous montre dans leurs articles que Ludovine de La Rochère, présidente de la «Manif pour tous», a pu s'entretenir avec le pape, le jeudi 12 juin 2014 au Vatican.

Après avoir assisté à la messe quotidienne du pape François dans la résidence Sainte-Marthe, Ludovine de la Rochère lui a présenté les enjeux de son mouvement, pendant cinq minutes. évoqué devant le pape les projets législatifs plus ou moins aboutis concernant la famille, la procréation médicalement assistée (PMA), la gestation pour autrui (GPA), et les questions qui tournent autour du "gender", l'idéologie du genre. Elle a également remis au pape un ouvrage sur son mouvement, soit disant aconfessionnel mais composé en majorité de catholiques, ainsi que le "Manifeste pour la famille et l'enfant" publié en mars dernier.

La présidente de la Manif pour tous, hostile au mariage homosexuel, a expliqué au pape que la famille était «attaquée de toutes parts» en France. La Manif pour tous a surtout peur du retour de la loi famille qui va revenir sur les bans de l'assemblée la semaine prochaine et elle y colle ses fantasmes. Pourtant, la loi famille sera très utile aux familles françaises, aux familles recomposées, elle parle de l’autorité parentale dans des couples séparés, du statut de beau parent, des choses concrètes. Pour le fantasme de l'éventuelle introduction de la procréation médicalement assistée (PMA) ou de la gestation pour autrui (GPA), il n'y pas de volonté de mettre dans cette loi, ces sujets qui n’ont pas à y être.

Le pape François, qui a reçu un sweat-shirt «Manif pour tous», a confié qu'il réfléchirait au meilleur moyen d'adresser un message aux Français. Le meilleur moyen pour le pape est de ne pas se mêler des sujets qui pourraient le fâcher avec la société française. On sait qu'il est contre le mariage gay mais la législation française ne le concerne pas. La séparation de l'Église et de l'État est claire à ce sujet : le vote et l'application des lois pour l'État, la religion pour l'Église.

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Publié le 12 Juin 2014

Depuis des semaines, on nous vend la Coupe du Monde 2014 au Brésil, pourtant en regardant de plus près ce n'est pas la fête brésilienne qu'on nous avait promis. Le football rend aveugle face à la misère. Mais la population montre que ce Mondial qui aurait du être le sien ne l'est pas. C'est surtout l'occasion pour les Brésiliens de mettre en avant leurs revendications et que la paix sociale qu'on leur demande leur soit favorable.

Au mois de juin 2013, lors de la Coupe des Confédérations, plus d'un demi-million de personnes ont manifesté contre la hausse des prix, la corruption et le clientélisme d'État. Actuellement les manifestants attendent que le gouvernement fasse des actions concrètes dans les politiques scolaires, de santé publique et d'urbanisme, surtout en sachant que les 11 milliards de dollars pour les infrastructures du Mondial sont publiques alors qu'elles auraient été utiles ailleurs. L'impact sur l'économie locale sera insignifiant et ne fera que 4,5 milliards de dollars de recettes alors que le Mondial aura coûté 11 milliards.

La FIFA n'a fait qu'augmenter les rancœurs locales par les expropriations, ou le commerce limité aux abords des stades. Cela amena les évêques brésiliens à reprocher aux organisateurs du Mondial le fait d'avoir chassé plusieurs centaines de déshérités vivant à proximité des stades, de mépriser les contraintes environnementales et d'abandonner le sport aux grandes sociétés.

Le gouvernement a promis la construction de maisons au Mouvement des travailleurs sans-toit (MTST), pour mettre fin aux plusieurs manifestations contre la tenue du Mondial afin d'amener la construction de logements sociaux. D'autres groupes sociaux et syndicats lancèrent des mouvements de grève ou de protestations dans les rues, car la visibilité du pays à l'approche du Mondial peut mettre en avant leurs revendications. Ainsi les employés du métro de Sao Paulo, ont cessé leur mouvement en échange d'une hausse de salaires. Mais rien ne dit que ces revendications vont cesser.

Le football ne peut pas mettre fin aux revendications populaires. Après tout comme le disent les manifestants : "Un professeur vaut plus que Neymar". Le Mondial 2014 comme une fête du sport, ce serait vrai si la population brésilienne en profitait et pas les sponsors qui achètent la FIFA à coup de pots-de-vin, magouilles et corruption. Cela rappelle le Mondial 1986 où les amis mexicains de Joao Havelange avaient acheté la Coupe du Monde et caché la misère sous des palissades. La Coupe du Monde sera celle des sponsors et rien d'autre.

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Le Mondial 2014 : Une Coupe du Monde pour le Brésil ?

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Publié le 9 Juin 2014

BFMTV.com dans son article du dimanche 8 juin 2014 nous montre que le pape François a exhorté dimanche les Palestiniens et les Israéliens et tous les peuples du Moyen-Orient à faire preuve de "courage" en faveur de la paix, affirmant qu'"il faut plus de courage pour la paix que pour la guerre".

Les présidents israélien Shimon Peres et palestinien Mahmoud Abbas ont "invoqué la paix" pour le Proche-Orient profondément divisé, au cours d'une rencontre de prière historique, à l'issue de laquelle ils ont planté symboliquement avec le pape François un olivier dans les jardins du Vatican. Cette rencontre s'est déroulée dans un climat pacifié comme le souhaitait le pape François, qui voulait cette "pause" spirituelle afin de surmonter les impasses de la politique alors que les pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens sont au point mort.

Devant les délégations et le patriarche orthodoxe Bartholomée, MM. Peres et Abbas se sont parlé et donné l'accolade, semblant heureux de se retrouver à la résidence Sainte-Marthe où habite le pape, puis sur une pelouse entourée de haies de lauriers où avait lieu la cérémonie.

Dans un vibrant plaidoyer pour la paix, le pape François a fait valoir qu'"il faut plus de courage pour la paix que pour la guerre". "Du courage pour dire oui à la négociation et non aux hostilités, oui au respect des accords et non aux provocations, oui à la sincérité et non à la duplicité", a-t-il lancé. Cela sonnait comme des allusions aux querelles empoisonnées opposant Palestiniens et Israéliens sur les colonies de peuplement, le mur de séparation ou encore le nouveau gouvernement palestinien soutenu par le mouvement radical palestinien du Hamas.

Le pape a souligné combien les habitants de la région étaient "épuisés par les conflits et désireux de parvenir à l'aube de la paix", ajoutant qu'ils "nous demandent d'abattre les murs de l'inimitié et d'emprunter la voie du dialogue et de la paix". Il a conclu en demandant qu'au Moyen-Orient "le style de notre vie devienne : shalom, paix, salam" et affirmé que le vrai mot qui compte est "frère".

Le président israélien, âgé de 90 ans, a pour sa part rappelé qu'il avait connu la Deuxième Guerre mondiale dans sa jeunesse. "C'est en notre pouvoir d'apporter la paix à nos enfants. C'est notre sainte mission de parents", a souligné le Prix Nobel de la Paix. Alors que Peres s'est prononcé pour "une paix entre égaux", le président palestinien a tenu le discours le plus politique : "Seigneur, apporte une paix globale et juste pour notre pays et notre région. Nous voulons la paix pour nous et nos voisins". Abbas a demandé à Dieu d'accorder au peuple palestinien "la liberté dans notre État souverain et indépendant". "Sauve notre sainte cité de Jérusalem", où se trouve "la troisième des mosquées saintes", a-t-il dit.

Auparavant, assis côte à côte, devant leurs délégations sur chaque côté de la pelouse, les trois personnalités avaient suivi les prières psalmodiées en hébreu par des rabbins, accompagnées par un orchestre qui jouait notamment le célèbre air juif invitant à la paix "Shalom Aleichem". Plus tard, d'autres musiciens dont une harpiste et un flûtiste ont interprété des airs orientaux.

Dans un ordre respectant la chronologie des trois monothéismes, ce fut le tour des chrétiens, en commençant par Bartholomée. Ils ont lu une prière de Saint-François d'Assise et un texte de Jean Paul II sur la repentance "pour les mots et attitudes causées par la haine, l'orgueil, le désir de dominer les autres". Les musulmans ont prié en arabe : "Oh Seigneur, apporte la paix (...) et abolis l'injustice contre les opprimés de cette Terre", affirmait une des prières.

Le pape François a voulu donner un signe fort à travers cette rencontre, un signal d’ouverture, et un engagement plus grand et différent pour la paix. La suite des événements nous montrera si la recherche de la paix dans cette région sera sincère face au réalisme politique, cela sera des pus intéressant.

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Proche-Orient : rencontre historique de prière au Vatican avec Abbas et Peres

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Publié le 6 Juin 2014

TV5.org montre que poursuivant sa réforme en profondeur de la curie, le pape François a entièrement renouvelé le jeudi 5 juin 2014 le conseil de direction de l'Autorité d'information financière (AIF), nommant trois non-Italiens et "remerciant" cinq membres Italiens, a annoncé le Vatican. Le Conseil de direction de cet organe créé par Benoît XVI pour veiller à la mise aux normes financières du Vatican, était jusqu'alors exclusivement composé d'experts italiens.

En y remplaçant les Italiens, le pape François entend se défaire de toute la "vieille garde", a confié à l'agence spécialisée sur le Vatican I.MEDIA une source proche du dossier. Cela vise à changer aussi une certaine "culture" à l'origine de plusieurs affaires révélatrices de liens trop étroits entre certains prélats et le monde politique et ecclésial italien.

Une seule Italienne fait jeudi son entrée jeudi dans le conseil, Maria Bianca Farina, dirigeante issue des Postes italiennes. Les trois autres nouveaux membres sont le Suisse Marc Odendall, administrateur de plusieurs fondations et consultant financier dans le secteur philanthropique, le Singapourien Joseph Yuvaraj Pillay, président du Conseil des consulteurs du président de Singapour, et l'Américain Juan Carlos Zarate, conseiller au Centre d'études stratégiques internationales, l'un des conseillers du président George W. Bush.

Dans les différentes structures économiques du Vatican, les Italiens sont ainsi de moins en moins nombreux. Benoît XVI, déjà, avait commencé à écarter nombre de prélats ou de laïcs trop proches de la Banque d'Italie.

Au nouveau secrétariat (ministère) de l'Économie dirigé par le cardinal australien George Pell, un laïc australien, expert en finances, Danny Casey, a été par ailleurs nommé pour prendre la tête de la coordination des projets.

Avec le nouveau pape, les laïcs, les non-Italiens, et de manière plus discrète, les femmes, font leur entrée dans les commissions et les nouvelles instances du Vatican. Le pape François veut internationaliser la curie, en accentuant le poids des non-Européens.

Le pape François essaye de donner une meilleur place aux laïcs au sein de la curie, tout en l'internationalisant il faudra attendre pour savoir quelle place il donnera aux femmes dans ses futures réformes. La suite des événements sera des plus intéressantes pour voir si ce désir du pape François aura des résultats. Qui sait si cette curie qu'on pensait irréformable, le serait vraiment ?

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Publié le 5 Juin 2014

QuébecHebdo.com dans son article du lundi 2 juin 2014 montre que d’autres présumées victimes de prêtres pédophiles se sont jointes hier au regroupement qui demande le boycottage des dons à l’Église catholique. Entre autres, France Bédard, présidente de l'Association des victimes de prêtres, s’est présentée devant les médias pour appuyer cette initiative lancée la semaine dernière par Me Marc Bellemare.

Selon l’avocat, l’argent récolté dans les dîmes, quêtes et autres collectes de l’Église catholique servirait, au moins en partie, à payer les procédures judiciaires des prêtres contre les présumées victimes. Me Bellemare estime également que ces fonds sont utilisés par l'archevêque de Québec, Mgr Gérald Cyprien Lacroix, pour allonger les procédures judiciaires et ainsi «se cacher derrière le délai de prescription».

Mme Bédard a d’ailleurs raconté avoir récemment perdu sa cause en appel puisque les trois juges du tribunal ont conclu que le recours avait été intenté trop longtemps après les faits allégués. Selon elle, ces procédures judiciaires constituent une «vraie torture» pour les victimes.

Shirley Christensen, Jean Poulin, Pierre Bolduc et Denis Cloutier étaient aussi présents pour raconter les abus commis envers eux et les séquelles qui en ont découlé. De plus, les présumées victimes soutiennent que Mgr Lacroix refuse de les rencontrer en personne.

Dans un communiqué, l’archevêque de Québec a indiqué qu’il ne commenterait pas davantage le dossier pour ne pas alimenter une «spirale médiatique». Il a aussi mentionné faire entièrement confiance aux professionnels mandatés par l’Église pour rencontrer les plaidants.

Pour que l'Église prenne enfin au sérieux ce problème, il faudra sans doute toucher là où cela peut lui faire le plus de mal, l'argent. Car la blessure laissée par les prêtres pédophiles qui ont été couvert par l'Église est un crime qu'on ne peut pas laver, elle entachera à jamais l'histoire de l'Église.

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Publié le 4 Juin 2014

euronews.com et BFMTV.com dans leurs articles du mercredi 4 juin 2014, que le 4 juin 1989, la Chine réprimait dans le sang les manifestations de la place Tiananmen. Vingt-cinq ans plus tard, le régime fait tout pour empêcher la commémoration de l'événement.

Dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, après sept semaines de mobilisation des manifestants qui exigeaient des réformes démocratiques dans la Chine du parti unique, des dizaines de milliers de soldats appuyés par des centaines de chars et autres blindés avaient donné l'assaut en ouvrant le feu sur la foule jusqu'à parvenir à la place Tiananmen. Aucun bilan définitif officiel n'a été fourni. La plupart des recoupements de sources indépendantes font état de plusieurs centaines et jusqu'à plus d'un millier de morts à Pékin, sans compter le reste de la Chine.

200 000 personnes sont attendues ce mercredi soir sur la place Victoria, à Hong-Kong pour une veillée aux chandelles. Ce rassemblement est organisé pour rendre hommage à ceux qui avaient osé manifester dans la capitale chinoise et qui l’ont souvent payé au prix de leur vie. Si des commémorations sont organisées à Hong-Kong ou ailleurs dans le monde, en revanche, rien à Pékin. Au contraire. Ces derniers jours, les autorités ont renforcé la sécurité, notamment sur la place Tiananmen, pour empêcher tout rassemblement. Ces dernières semaines, des dizaines de militants chinois ont également été interpellés de manière préventive. De nombreux intellectuels occidentaux et asiatiques ont écrit aux autorités chinoises pour demander leur libération.

Aujourd’hui, les jeunes générations en Chine ignorent ce qui s’est passé en ce début du mois de juin 1989. Cette censure n'a pas épargné les étudiants étrangers. À l'approche de cet anniversaire, les États-Unis ont demandé mardi à la Chine de libérer tous les militants qu'elle a emprisonnés récemment.

25 ans après, la Chine poursuivant son déni, fait comme si rien ne s'était passé place Tiananmen, il faut dire que le Parti communiste chinois (PCC) est parvenu à instaurer un silence d'État sur cette sanglante répression. Mais qui sait un jour, la propagande aura fait son temps et obligera la Chine a voir une douloureuse réalité.

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Les 25 ans de Tiananmen : sujet tabou en Chine continentale

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Publié le 31 Mai 2014

BFMTV.com nous montre dans son article du vendredi 30 mai 2014 que le pape François veut remettre de l'ordre dans les finances du Vatican. Lors de son retour de Jérusalem en début de semaine, dans l'avion, le Saint père est revenu sur la gestion de la Banque du Vatican, au cœur de nombreux scandales.

Il a confirmé la fermeture de 1600 comptes irréguliers auprès de l'Institut pour les œuvres religieuses. C'est la première fois que le Vatican confirme la fermeture de ces comptes. Pour le pape, "c'est une bonne chose". Mais le pape François ne veut pas s'arrêter là. Il a également promis de mener une enquête sur la perte de 15 millions d'euros liée à un investissement dans la société de production Lux Vide. Cette société a été créée par Ettore Bernabei, membre influent de l'Opus Dei.

Mi-mai, l'autorité d'information financière du Saint-Siège (AIF) avait annoncé qu'en 2013, 202 transactions suspectes ont été signalées. "En 2013, nous avons adopté des mesures décisives pour renforcer le cadre légal et pour le faire fonctionner en pratique. 2013 a vu une institutionnalisation de la collaboration des autorités compétentes du Saint-Siège avec leurs contreparties étrangères, et une performance considérablement accrue pour contrôler de potentiels dysfonctionnements", s'était félicité René Brülhart, le directeur de l'AIF.

Par ailleurs, le Vatican a adhéré au réseau de surveillance financière Egmont Group. Ce réseau international informel d'intelligence financière vise à améliorer la coopération dans la lutte contre le blanchiment d'argent. Il regroupe plusieurs pays, Tracfin représente la France au sein de ce réseau.

Le pape François fait un véritable nettoyage, et il espère enfin en faire enfin une banque respectable, mais ce travail sera difficile et le pape n'est pas à l'abris de mauvaises surprises.

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Publié le 30 Mai 2014

Ces élections européenne du 25 mai 2014 démontrent une chose que les leçons de la crise de 1929 et la montée des régimes d'extrême-droite n'ont pas servie de leçon à l'Europe. Depuis la crise de 2008, nous sommes face à une situation qui ressemble et épouse celle des années 1930 et qui ne profite qu'aux partis populistes. Un constat visible se dégage : l'échec du néolibéralisme qui prétendait que le modèle keynésien était mauvais pour l'économie.

De 1929 jusqu'en 1935, pour régler la crise les pays européens choisirent la déflation pour défendre la monnaie, au lieu de l'humain. Par ce biais l'activité économique d'un pays est ralentie, et l'on peut voir que l'Europe actuelle c'est déjà le cas. Cette politique demande l'équilibre budgétaire par la réduction des dépenses publiques, par la stabilisation commerciale par une compression des prix favorable aux exportations, mais elle est obtenue par une baisse drastique des salaires. L'expérience tourna court, la crise amputa les recettes de l'État et augmenta ses charges, les pays défendirent leur position commerciale par la dévaluation monétaire et le protectionnisme, avec les syndicats qui font obstacle à la réduction des salaires. C'est ce que nous voyons actuellement comme politique employée par l'UE, déguisée sous le nom austérité depuis la crise de 2008 et qui est un véritable échec.

De nombreux pays ont cru pouvoir fonctionner de manière «autarcique» dans les années 1930, c'est-à-dire sans recours aux échanges extérieurs. Mais cela isola des pays comme l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, et le Portugal ayant choisis des voies populistes ou fascites, au lieu de les rendre plus compétitifs. Cela profita surtout aux élites traditionnelles, au monde capitaliste, à la grande et à la moyenne bourgeoisie débarrassées des syndicats, qui l’emportèrent sur les masses qui espéraient une vraie révolution sociale, et se retrouvent généralement sans droits, sans libertés et sans prospérité, car l'austérité généralisée qui pèse surtout sur les masses populaires amène un endettement de l’État, un affaiblissement de l’appareil productif et un appauvrissement global de la population. C'est le protectionnisme que nous propose l'extrême droite actuellement. Un remède pire que le mal.

La relance de l'économie suppose au contraire l'augmentation des dépenses de l'État (financer les grands travaux, indemniser le chômage, et venir en aide aux entreprises) et l'acceptation du déficit budgétaire, mais aussi de la dévaluation monétaire (actuellement l'Euro est trop fort, et devrait être dévalué) qui doit en même temps stimuler les exportations. Pour cela l'État doit avoir des moyens accrus : la concentrations des entreprises (des subventions et des dégrèvements fiscaux) pour en simplifier le contrôle; en développant le secteur public par la nationalisation des secteurs essentiels : les banques, les transports, l'information parfois quelques entreprises industrielles (armement et la sidérurgie). Aujourd'hui, les thèmes de Keynes reviennent en force, que ce soit les politiques budgétaires ou l'analyse de l'instabilité des marchés financiers. Keynes était partisan d'une forte régulation du secteur financier, qui n'a pas encore vu le jour.

Comme nous le voyons pour les années 1930 tous les fondements du libéralisme économique, aujourd'hui appelé néolibéralisme - individualisme, non intervention de l'État, libre concurrence - ont fait faillite dans l'Europe en crise. La crise de 2008 a montré que le "laissez-faire" et le "laissez-passer" n'est pas une solution. La crise ne fait qu'accentuer la montée des populisme et des extrémismes. Comme dans les années 1930, au lieu de privilégier la raison et un vrai projet de société, on laisse la situation s'envenimer, et on croit que le déni est préférable à une véritable politique pour mettre fin à la crise.

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L'austérité, la fossoyeuse de l'Europe

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Publié le 20 Mai 2014

RFI.fr nous montre dans son article du lundi 19 mai 2014 qu'à l’approche des élections européennes et au prisme de la crise ukrainienne, les liens de l’extrême droite d’Europe avec la Russie présentent un intérêt nouveau. Un think tank hongrois pointe ainsi la «Connexion russe» de ces partis de la scène européenne, aussi bien par opportunisme stratégique que par proximité idéologique.

Dans un entretien au quotidien autrichien Kurier ce dimanche 18 mai, la présidente du Front national Marine Le Pen souligne les valeurs communes qu’elle partage avec Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie, faisant référence aux «valeurs de la civilisation européenne», et notamment à son «héritage chrétien». Cette proximité affichée de l’extrême droite française avec les positions idéologiques du Kremlin n’est pas une exception dans le champ politique européen.

Dans une synthèse publiée en mars 2014, le think tank hongrois Political Capital s’intéresse aux liens que développent les partis européens d’extrême droite avec la Russie. Dans un contexte de crise économique et sociale en Europe, il est probable que ces partis voient leur représentation au Parlement européen augmenter. A la veille des élections européennes du 25 mai et au prisme de la crise ukrainienne, la potentielle création d’un groupe parlementaire partageant ce tropisme russe est un enjeu nouveau.

À l’échelle de l’Europe, la majorité des partis d’extrême droite sont favorables à la Russie, résume Political Capital. Seuls trois d’entre eux, en Finlande, en Lettonie et en Roumanie, lui sont hostiles. Cette hostilité s’explique par des contentieux forts avec la Russie dans ces pays, par exemple sur la question de la minorité russophone vivant en Lettonie. Six autres partis soufflent le chaud et le froid, en particulier le Parti pour la liberté du Néerlandais Geert Wilders. Mais quinze d’entre eux, avec en tête de proue le Front national, expriment régulièrement leur sympathie et leur désir de rapprochement avec la Russie. Le Front national, qui se déclare sur son site internet en faveur d’une «alliance stratégique» avec la Russie ainsi que pour la création d’une Union paneuropéenne dont celle-ci serait membre, n’est pas un cas isolé. Des partis aussi variés que la Ligue du Nord en Italie, Aube Dorée en Grèce, le Jobbik en Hongrie ou le Parti National Britannique en Grande-Bretagne multiplient depuis quelques années les déclarations soulignant les valeurs communes partagées avec la Russie et la nécessité d’une alliance.

La synthèse de Political Capital explique que l’intérêt n’est pas tant un gain financier qu’un bénéfice en termes d’organisation et de puissance médiatique. Le soutien russe s’affirme en effet dans trois domaines, selon l'étude : l’établissement de liens entre ces différents acteurs européens, la promotion des ONG et think tanks aidant à la promotion des intérêts russes, ainsi qu’une aide aux entreprises de médias qui lui sont bénéfiques, qu’ils s’agissent de créer de nouveaux acteurs médiatiques ou simplement de fournir une assistance à ceux déjà existants. Autre point soulevé, l’unification de ces mouvements à l’échelle européenne. La création d’un groupe parlementaire européen demande un minimum de 25 parlementaires, mais aussi que ces candidats soient issus de sept pays différents de l’Union européenne. Actuellement, les difficultés à s’accorder sur la présence de certains partis considérés comme plus radicaux rendent difficile cette unification. C’est ainsi que le Front national s’est retiré de l’Alliance européenne des mouvements nationaux, dont il avait pourtant participé à la création. En novembre 2013, le chef du Parti National Britannique, Nick Griffin, celui du parti italien Nouvelle Force, Roberto Fiore, et le porte-parole du parti néonazi grec Aube Dorée ont été invités à se rencontrer à Moscou et ont tenu une conférence de presse commune. Le 15 décembre 2013, une autre rencontre des dirigeants de nombreux partis d’extrême droite européens voit la présence d’un représentant de Russie Unie, le parti au pouvoir en Russie. Selon l'institut hongrois, il s'agit d'un effort de la Russie pour unir ces différents mouvements dans le but de promouvoir ses intérêts.

Ces liens avec la Russie sont favorisés par des proximités idéologiques. Le modèle d’Union eurasiatique, promu par le Kremlin depuis quelques années, séduit les partis d’extrême droite. Il apparaît comme un contre-modèle économique pour des partis défavorables à l’Union européenne. Mais il s’agit également d’un contre-modèle géopolitique et culturel, incarné par des idéologues russes comme Alexandre Douguine, et censé venir au secours d'une Europe décadente. Le cas du Front National est éloquent. Accueillie mi-avril à la Douma (Parlement russe), Marine Le Pen s’y était déjà rendue en juin 2013, et fait publiquement état des valeurs qu’elle partage avec la Russie sur les plans culturels et géopolitiques. Elle-même est depuis longtemps appréciée dans la sphère politique russe, comme par exemple l'homme politique russe Vladimir Jirinovski, qui en faisait l'éloge au Time en 2011.

Au FN, l'homme qui représente le mieux cette proximité est Aymeric Chauprade, géopoliticien de formation, et actuel conseiller pour les questions internationales de Marine Le Pen. A la tête de la fédération Front national des Français de l’étranger, il exprime régulièrement son soutien à la Russie sur son blog Realpolitk.tv, mais aussi lors de l'université d'été du Front national, le 15 septembre 2013 à Marseille. La crise ukrainienne est une autre occasion pour lui d’afficher ses positions. Il donne ainsi un entretien depuis la Crimée le 16 mars 2014 au média russe La Voix de la Russie. Aymeric Chauprade est alors observateur du référendum organisé en Crimée.

Le 13 juin 2013, il intervient à la Douma pour «résister à l’extension mondiale voulue par l’Occident des "droits" des minorités sexuelles». À cette occasion, il déclare vouloir s’opposer à un projet américain cherchant à s’imposer à tous les peuples depuis 1989, à une guerre idéologique qui sape les fondements de la civilisation européenne. Il dénonce alors pêle-mêle la domination de l'OTAN, la guerre en Syrie, les FEMEN, le mariage pour les couples homosexuels, ou la perte de souveraineté comme autant d'éléments contre lesquels doivent s'unir la Russie et la France. Éminence grise de Marine Le Pen pour l'international, Aymeric Chauprade est également tête de liste pour les élections européennes en Ile-de-France, qui se tiennent ce dimanche 25 mai, alors que le FN est en tête des sondages.

Non, l'extrême droite n'a pas changé, ses partis ne seront jamais normaux, car ils prennent comme modèle la Russie de Poutine qui ne ressemble en rien à une démocratie : des élections douteuses, une opposition muselée, un nationalisme exacerbé et des minorités humiliées. Voilà ce que propose l'extrême droite en Europe. Pour ceux qui croient à tort que l'extrême droite apporte un changement, ils méritent bien cette critique de Thomas Jefferson : «Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre.»

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Publié le 19 Mai 2014

20minutes.fr nous montre dans son article du lundi 19 mai 2014 qu'une commission chargée d’examiner les recours d’ecclésiastiques mis en cause pour des délits graves, dont celui de la pédophilie, va être mise en place au sein de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) du Saint-Siège, a annoncé le Vatican.

Un bref communiqué du Saint-Siège a indiqué que le pape François avait nommé Mgr José Luis Mollaghan, archevêque métropolite de Rosario en Argentine comme membre de la CDF, pour siéger dans cette commission en cours de création et qui doit être chargée de «l’examen des recours des ecclésiastiques pour delicta graviora» (délits particulièrement graves).

Des plaintes se sont multipliées depuis le début des années 2000 contre des prêtres, entraînant l’ouverture de nombreuses enquêtes de la justice ecclésiastique. Mais certains contestent ces accusations, qu’ils jugent infondées et calomnieuses. Un «Motu proprio» de Jean Paul II du 30 avril 2001 avait établi la compétence exclusive de la Congrégation pour la doctrine de la foi pour juger les «delicta graviora», c’est-à-dire ceux commis contre la morale -dont les crimes sexuels contre les enfants- et dans la célébration des sacrements. Le pape François a déjà mis en place une commission d’experts internationaux pour la protection des enfants dans les institutions de l’Église.

L’ambassadeur du Saint-Siège aux Nations unies, Mgr Silvano Tomasi avait indiqué récemment que 3420 cas basés sur des «accusations crédibles» avaient été examinés au cours des dix dernières années, portant sur des actes commis entre les années 1950 et 1980. À la suite de l’examen de ces accusations, 848 prêtres avaient été défroqués par le Vatican, et 2572 avaient reçu pour instructions de «vivre une vie de prières et de repentance» par exemple dans des monastères.

Une commission chargée d’examiner les recours d’ecclésiastiques mis en cause pour des délits graves, dont celui de la pédophilie, soit disant que pour certains ces accusations seraient infondées et calomnieuses, on peut imaginer ce qu'en pense les victimes. Plus que jamais on minimise ce qui s'est passé au Vatican.

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