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Publié le 10 Décembre 2015

francetvinfo.fr nous montre dans son article qu'une commission théologique du Vatican a estimé, jeudi 10 décembre 2015, que les juifs pouvaient obtenir le salut éternel sans devenir chrétiens, et a invité les catholiques à ne pas chercher à les convertir. Cinquante ans après la déclaration "Nostra Aetate" ayant mis fin à des siècles de mépris et ouvert le dialogue, cette commission théologique est ainsi allée un peu plus loin que Benoît XVI, qui s'était prononcé dans un livre en 2011 contre tout effort pour convertir les juifs.

"Bien que les juifs ne puissent pas croire en Jésus Christ comme rédempteur universel, ils ont une part dans le salut", a assuré la commission dans un document, sans s'avancer sur le processus. L'Église considère en effet que le salut ne peut venir que par la foi en Jésus, fils de Dieu, mort et ressuscité, et que les chrétiens sont appelés à répandre cette foi dans le monde entier.

Mais les catholiques doivent comprendre cet appel "d'une manière différente" pour les juifs et témoigner envers eux de leur foi "avec humilité et sensibilité, reconnaissant que les juifs sont porteurs de la parole de Dieu et gardant à l'esprit la grande tragédie de la Shoah", a expliqué la commission, dans une allusion à la responsabilité de l'enseignement de l'Église dans le développement de l'antisémitisme en Europe. "Cela signifie concrètement que l'Église catholique ne mène ni n'encourage aucune mission institutionnelle tournée spécifiquement vers les juifs", a insisté la commission.

C'est une bonne nouvelle que cette initiative car elle permet à l'Église catholique obligé de faire tout ce qui est en son pouvoir, avec nos amis juifs pour rejeter les tendances antisémites. Le but de cette commission théologique est d'enrichir et d'intensifier la dimension théologique du dialogue judéo-catholique.

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Publié le 28 Octobre 2015

L'Église célèbre Nostra Aetate, pierre angulaire du dialogue interreligieux

Comme le montre L'OBS l'Église catholique a célébré ce mercredi 28 octobre 2015 avec une audience interreligieuse les 50 ans de "Nostra Aetate", une déclaration historique qui a jeté les bases, après des siècles d'antijudaïsme, du dialogue avec les juifs et toutes les autres religions. En présence de milliers de fidèles, des représentants de ces autres religions ont participé mercredi matin à l'audience hebdomadaire du pape François sur la place Saint-Pierre à Rome.

Le 28 octobre 1965, à la fin du concile Vatican II, plus de 2000 cardinaux, évêques et patriarches du monde entier ont adopté ce document très novateur. Le passage le plus important concernait les juifs, après des siècles d'"enseignement du mépris" d'une Église qui les accusait d'avoir provoqué la mort de Jésus et dont l'enseignement avait alimenté l'antisémitisme en Europe. "L'indifférence et l'opposition se sont muées en collaboration et bienveillance. D'ennemis et étrangers, nous sommes devenus amis et frères", a salué le pape mercredi matin.

Le texte cinquantenaire "a montré la voie : oui à la redécouverte des racines juives du christianisme, non à toute forme d'antisémitisme et condamnation de toutes les injures, discriminations et persécutions qui en ont dérivé", a-t-il insisté. Lors d'une conférence de presse après l'audience, le rabbin David Rosen, du Comité juif américain, a salué ce retournement "historique" ayant permis de construire une relation saine "après 2000 ans de haine". Mais en raison de réticences internes, cette "révolution n'a pu aboutir qu'en y incluant la relation avec toutes les autres religions, ce qui constitue une bénédiction exceptionnelle", a-t-il ajouté.

Un passage moins connu et beaucoup plus bref de "Nostra Aetate" ("À notre époque") exprime en effet l'"estime" de l'Église pour l'islam, et un autre s'adresse à toutes les autres religions, mentionnant le bouddhisme et l'hindouisme. "L'Église ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions", affirme le texte, en soulignant que leurs doctrines "reflètent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes". "Le dialogue fondé sur un respect confiant peut porter des (...) germes d'amitié et de collaboration dans tant de domaines", a estimé le pape mercredi. "Ensemble, nous pouvons louer le Créateur pour nous avoir donné le jardin du monde à cultiver et à garder comme un bien commun, et nous pouvons réaliser des projets communs pour combattre la pauvreté et assurer à chaque homme et à chaque femme des conditions de vie dignes", a-t-il ajouté.

En 1986, Jean Paul II avait complété "Nostra Aetate" avec une rencontre interreligieuse à Assise, rééditée en 1993 et en 2011. Des communautés catholiques comme Sant'Egidio ont ensuite intensifié ces échanges et ce dialogue. Lors de ces rendez-vous se pose toujours une question délicate: peut-il y avoir des moments de prière ensemble ou seulement côte à côte ? Mercredi matin, l'audience s'est ainsi terminée par un moment de prière silencieuse au lieu du traditionnel "Notre Père" en latin. "Que le Seigneur nous rendent plus frères entre nous et plus serviteurs de nos frères dans le besoin", a plaidé le pape avant ce moment de silence.

Avec les juifs, qualifiés de "grands frères" par Jean Paul II, le pape polonais et ses successeurs ont multiplié les gestes, se rendant par exemple plusieurs fois dans des synagogues. Avec l'islam, les efforts constants des papes et du Saint-Siège ont connu des revers, et le dialogue avec le chiisme est aujourd'hui plus prometteur qu'avec les nombreuses autorités religieuses sunnites, relèvent les experts.

Le pape François a visité la Mosquée bleue d'Istanbul et prévoit de se rendre fin novembre dans celle de Bangui, capitale d'une Centrafrique qui peine à sortir d'un conflit interethnique entre milices chrétiennes et musulmanes. Avec les religions traditionnelles animistes et les religions asiatiques le dialogue reste en revanche formel, limité à des messages et marques de respect, sans discussion théologique.

Pour le pape aucune religion n’est à l’abri de déviances fondamentalistes ou extrémistes, et que c'e n'est qu'à travers un dialogue ouvert et respectueux envers chaque individu dans son droit à vivre, sa liberté de conscience et de pensée, et sa liberté religieuse.

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Publié le 10 Avril 2015

Joshua J. McElwee dans son article du jeudi 9 avril 2015 sur NCRonline.org nous fait savoir que le cardinal qui dirige la congrégation du pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique au Vatican, a dit aux membres des ordres religieux à l'échelle mondiale qu'ils doivent vivre leurs vocations "insérés" dans le monde, et ne pas se fermer à de nouvelles choses, mais s'ouvrir aux changements de la vie moderne.

Le cardinal brésilien João Braz de Aviz, parlant à une première conférence de ce genre portant sur l'identité fondamentale de la vie consacrée et sur les vocations nouvelles, à de nombreux directeurs de formation religieuse dans le monde, a également averti les religieux contre la tentation d'abandonner les changements dans l'église apportés par le Concile Vatican II.

"Nous sentons aujourd'hui de nouveaux contextes géographiques et culturels qui se manifestent de façon intense", a déclaré Mgr Braz de Aviz le mercredi 8 avril à quelques 1200 directeurs de formation à cette conférence à Rome. "Les contextes ont changé", a-t-il dit. "Nous sommes désorientés. Dans notre identité, nous sommes un peu précaires. Il nous faut un nouvel approfondissement, une nouvelle pause, une nouvelle écoute."

Poursuivant, le cardinal a dit aux directeurs de formation : "Ne nous éloignons pas des grandes lignes du Concile Vatican II." "En fait, ceux qui prennent leurs distances avec le Concile pour faire un autre chemin se tuent, tôt ou tard, ils vont mourir", a déclaré Mgr Braz de Aviz. "Ils n'auront pas de sens. Ils seront en dehors de l'Église. Nous avons besoin de construire, en utilisant l'Évangile et le Concile comme un point de départ."

Le cardinal João Braz de Aviz nous invite ici à suivre Jésus de près, pour transmettre l'Évangile dans un mode de vie spécifique, à lire les signes de la foi avec les yeux de la foi, afin de répondre avec créativité aux besoins de l'Église en favorisant des relations fraternelles.

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Publié le 26 Juin 2014

NCRonline.org dans son article du mardi 24 juin 2014 estime que 225 prêtres de l'Association des prêtres catholiques américains se sont réunis à Saint-Louis pour une conférence de trois jours visant à la réalisation du renouveau de l'Église. Le thème de l'Assemblée est la "Révélation dans nos vies et dans le Temps", tiré du document du Concile Vatican II, Dei Verbum, le principal document de Vatican II sur l'Écriture.

Le groupe s'est formé à la suite d'une réunion le 25 août 2011, de 27 "prêtres de Vatican II" auto-décrite au Séminaire Mundelein dans l'Illinois. L'assemblée inaugurale de l'organisation en juin 2012 a attiré environ 240 délégués de 55 diocèses de la St. Leo University, au nord-est de Tampa, en Floride. Environ 150 prêtres ont participé à la deuxième conférence l'an dernier à l'Université de Seattle. L'ambiance parmi ces prêtres, dont l'âge moyen est 69 ans, est généralement optimiste à la suite de l'élection du pape François de l'année dernière. une représentation grandeur nature du pape François fut un attrait majeur pour les prêtres, qui prirent des photos entre les assemblées.

"Nous nous sentons renouvelé ... confirmé", déclare le prêtre à la retraite de l'archidiocèse de Chicago, Leonard Dubi, qui disait également que lui et d'autres prêtres de sa génération se sont senti "écartés" par les évêques et les prêtres conservateurs plus jeunes. Avec un nouveau "patron" à Rome, le père Dubi dit que ces prêtres, dont certains sont à la retraite et d'autres prendront bientôt leur retraite, se sentent touchés et élevés. Un prêtre dit : "Nous ne réinventons pas la roue". "Nous nous sommes engagés à mettre en œuvre le Concile Vatican II."

L'archevêque émérite John Quinn de San Francisco recevra le prix Jean XXIII de l'association lors de l'assemblée de cette année, qui se tiendra à l'aéroport de Marriott.

L'Association des prêtres catholiques américains par cette assemblée essaye de donner un visage plus radieux du concile Vatican II, car ils veulent célébrer et mettre en œuvre les concepts du concile Vatican II, qui voulait une Église servante, humble et miséricordieuse et fidèle au message du Christ.

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Publié le 20 Juin 2014

Jean XXIII avait voulu que le Concile Vatican II ne soit pas un concile qui formule des condamnations et comme il l'avançait : "Le temps des condamnations est fini". lors de son discours d'ouverture, il poussa au plus fort son idée : "L’Église s’est toujours opposée aux erreurs. Souvent, elle les a même condamnées, avec beaucoup de sévérité. Maintenant l’Eglise, épouse du Christ, préfère employer les moyens de la miséricorde, plutôt que ceux de sévérité. Elle préfère répondre aux besoins d’aujourd’hui, en montrant la valeur de son enseignement, plutôt qu’en recommençant à condamner".

Le concile a cherché à s'adresser directement aux hommes, dans leur vie de tout les jours. Les textes du concile devaient ainsi indiquer comment l’Église devait travailler avec le monde. Jean XXIII voulait dégager de l’Évangile, ce qui s’y étaient ajouté au cours de l’histoire. Pour lui, la Parole de Dieu devait s'actualiser sans arrêt actualisée, donc s'adapter au monde actuel et se mettre au présent. Cela suivait sa vision sur le concile : "Je veux ouvrir la fenêtre de l'Église afin que nous puissions voir ce qu'il se passe dehors et que le monde puisse voir ce qu'il se passe chez nous".

Elle doit être continuellement interprétée à partir des nouvelles connaissances scientifiques, philosophiques et historiques, dans le monde actuel. L’enseignement de l’Église ne peut pas être fixé une fois pour toute. Il faut donc voir comment l’Évangile doit être compris et vécu aujourd’hui, dans des situations nouvelles. Cela amène à proposer des choses en les expliquant, sans vouloir les imposer.

Le pape Jean XXIII a voulu ouvrir des fenêtres, nous pousser à ne pas être comme des gardiens de musée, mais à devenir des jardiniers pour aider les choses à se développer. Pour cela il laissa libre les débats au concile. Gaudium et Spes n°62, n'a-t-il pas mis en avant "que l’on reconnaisse aux fidèles, aux prêtres comme aux laïcs, une juste liberté de recherche et de pensée. Et une juste liberté de faire connaître, humblement et courageusement, leur manière de voir dans le domaine de leurs compétences".

L'Église se retrouve actuellement en deux blocs opposés comme lorsque Jean XXIII arriva à la tête de l'Église en 1958, la minorité conservatrice et la majorité progressiste. Espérons que le pape François sache à nouveau bannir la condamnation et l'opposition, préconiser la miséricorde et le dialogue avec le reste du monde. Par cette approche universelle, on pourra établir un nouveau chemin à suivre, où personne dans l'Église ne sera exclu. La mise à jour doit donc continuer.

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Les intuitions de Jean XXIII n'ont pas été suivies

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Publié le 15 Juin 2014

Jean XXIII avait conçu le concile Vatican II pour évaluer le rôle de l'Église dans un monde en évolution rapide,, mais il pensait surtout à ouvrir les fenêtres pour y faire passer de l'air frais et ces belles promesse ne furent pas respectées par les papes qui suivirent. Avant cette époque, l'Église était presque considéré comme une forteresse, très préoccupé par sa propre stabilité interne et l'intégrité de son engagement dans le monde en termes d'activité missionnaire, comme c'est le cas aujourd'hui. Jean XXIII voyant ce problème, voulait aussi créer un environnement de dialogue, où l'Église pourrait parler au monde moderne.

Le concile fut un appel non à une participation passive dans l'Église comme nous le voyons aujourd'hui, mais à une participation active. Il marqua aussi un moment spécial dans l'histoire de l'Église et de son rapport aux autres religions. L'Église commença alors à examiner de près comment la pensée moderne promouvait la dignité humaine et démontrait comment les Évangiles en étaient complémentaires. L'Église n'était alors pas au dessus ni en dehors, mais dans le monde moderne pour s'engager non pour condamner.

L'Église s'affirmait alors comme le Peuple de Dieu, elle avait la volonté d'être présente dans le monde, mettait en avant son option préférentielle pour les pauvres, s'engageait pour le renouveau biblique, liturgique, œcuménique et reconnaissait la liberté religieuse. Le concile avait permis de critiquer et de repenser le passé.

Cette Église qui devait être plus près des gens et avoir un visage plus humain n'a pas été suivi des faits. Le Concile Vatican II fut un temps d'espoir et de possibilités. Aujourd'hui, on en est toujours à l'Église du XIXe siècle, où la multitude est dans l'obligation de se laisser guider comme un troupeau docile, qui suit les pasteurs. Avec le résultat peu probant que l'on voit actuellement.

Jean XXIII voulait adapter l'Église au monde moderne, ainsi il modifia sa pratique et sa mentalité par rapport au monde. Après le concile, la curie qui avait peur de l'aggiornamento et de perdre le pouvoir, avait réussi à freiner les réformes à partir des années 1970. Jean-Paul II centralisa le pouvoir à Rome et imposa une Église plus conservatrice, en particulier en matière de doctrine. Les théologiens clés pour l'ouverture conciliaire furent sanctionnés. Le Vatican réaffirma principalement son contrôle par la nomination d'évêques à l'esprit conservateurs d'esprit, qui, n'ont jamais contesté l'enseignement de l’Église.

On enleva aux évêques les questions en matière catéchétique et liturgique. Les Églises locales sont depuis surveillées et condamnées quand elles sortent du rang. Lors du synode des évêques de 1985, on se plaignait que le magistère n'avait pas de culture du dialogue et qu'il devrait faire des consultations plus larges avec les Églises locales. On se plaignait que le pape prenait des décision sans consulter les évêques. Les évêques souhaitaient un autre style de gouvernement avec les laïcs. Ces options ne furent pas écoutées. Pas plus sous le pontificat de Benoît XVI, qui bloqua toutes les tentatives de réformes, quand il était le patron de la Congrégation pour la doctrine de la foi entre 1981 et 2005.

Le concile qui devait ouvrir les fenêtres est maintenant réinterprété avec des volets fermés, afin de protéger l'Église des vents violents d'un monde qui est à la recherche d'une authenticité spirituelle qu'elle ne retrouve plus dans une Église restée sur ses acquis. Il n'est pas trop tard pour prendre une autre voie. Et si nous pensions comme Yves Congar, qui voyait l'esprit, la méthode, et l'horizon du renouveau de l'Église dans une Église non pas faite pour dominer, mais pour servir. Une Église non pas faite pour blâmer, mais pour accueillir. Une Église non pas faite pour les seuls croyants, mais pour l'humanité tout entière.

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Le concile Vatican II, la chance ratée de l'Église

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Publié le 6 Avril 2014

Le concile Vatican II avait croyait-on ouvert l'Église vers le monde, cela aurait pu être vrai. Mais qu'en est-il aujourd'hui : des institutions ecclésiales sans crédibilités, une bureaucratisation excessive des structures institutionnelles, l'insuffisance numérique du clergé, des célébrations liturgiques formelles et routinières et l'échec de l'Église à donner une réponse adéquate et convaincante aux défis du moment. Un bilan montrant que l'Église n'a pas su prendre de risque après le concile Vatican II et la part des fidèles qui s'éloignent d'elle montre que l'Église n'a pas non plus compris les attentes amenées par le concile. Faire ces constats, poser ces questions, ce n'est pas adopter une attitude pessimiste mais c'est voir la réalité en face.

Pourquoi une telle situation ? Sous Jean Paul II, a commencé une phase où Rome a voulu poser des limites aux réformes. Cela a amené une Église "verticale", centrée sur le respect de l'autorité et de l'héritage au lieu de l'Église "horizontale" que prêchait Le concile Vatican, ouverte sur son temps et en communion avec le "peuple de Dieu", les fidèles. Cette structure montre aujourd'hui ses limites. On ne peut rien faire avec un repli sur soi pour former une Église très soudée, minoritaire et identitaire qui fera fuir les derniers fidèles qui lui resteront.

Pourtant d'autres réformes urgentes doivent être débattues et décidées : prêtres mariés, femmes prêtres dans la reconnaissance du sacerdoce commun de tous les fidèles, les moyens de limiter les naissances, la question du divorce, la place des personnes de même sexe, l’exercice effectif de la synodalité, le principe majoritaire dans le processus de décision, la notion d’Église communion, le rôle des laïcs, l’avancée du dialogue œcuménique et interreligieux et le dialogue avec la société. Jean Paul II et Benoît XVI ont fermé la porte aux changements en refusant de débattre sur ces sujets. Le problème doctrinal actuel nécessite une révision très profonde car le décalage avec la société est complet.

Pourtant il faut ébranler les velléités centralisatrices de l'administration pontificale pour s'adapter au monde moderne afin que soit mieux perçu le message de l'Évangile. Le concile Vatican II avait remplacé une conception toute hiérarchique de l’Église par la notion égalitaire de «peuple de Dieu», mais dans les faits cette vision n'est pas pratiquée au sein de l'Église-institution. Il faut une grande ouverture, car les non pratiquants plus nombreux que les pratiquants, doivent être mieux entendus et impliqués à l'Église.

Beaucoup reste encore à faire dans les relations avec les autres religions, dans les rapports entre prêtres et laïcs, sur la place des femmes et des personnes de même sexe. L'Église ne doit pas être une contre-culture, car elle n'a pas réglé tous ses problèmes avec le concile Vatican II, elle doit aussi régler les questions à venir. Et cela ne peut qu'être valable que si l'Église retrouve à nouveau le sens du dialogue en son sein et avec le monde.

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Publié le 29 Novembre 2012

Tel était le sujet retenu pour une soirée débat animé par Philippe Mawet, dont il est l'auteur du compte rendu fait à InfoCatho.be le 22 novembre, qui s’est tenue dans la grande chapelle des Fraternités du Bon Pasteur à Bruxelles le 20 novembre.

 

Plus de 350 personnes avaient répondu à l’invitation des paroisses et communautés de «Stockel-aux-Champs». La soirée, qui fut donc animée par l’abbé Philippe Mawet, responsable de l’Unité Pastorale a permis de rencontrer trois intervenants «de grand format» : Mgr Jean Kockerols, évêque auxiliaire de Bruxelles, le Chanoine Eric de Beukelaer, doyen de Liège-Centre et Christian Laporte, journaliste à La Libre Belgique. L’événement avait été organisé et préparé par les Fraternités du Bon Pasteur.

 

Il y eut des souvenirs mais aussi des réflexions de grande profondeur. Il y eut beaucoup d’humour de la part des intervenants mais aussi une belle compétence pour apporter une meilleure compréhension de ce que fut le Concile Vatican II. Il y eut de nombreuses interventions de la part des participants mais aussi des «réponses» venues enrichir un débat qui n’était ni trop polémique ni trop consensuel mais … fécond et instructif. Car c’est vrai, comme l’ont souligné les intervenants, que le Concile Vatican II fut un tournant parce qu’une étape marquante  dans l’Histoire encore récente de l’Église. Mgr Jean Kockerols ne manqua pas de souligner combien les travaux conciliaires donnèrent lieu à beaucoup de réflexions, voire même de «chamailleries», mais ces années débouchèrent sur un résultat (extraordinairement fécond) dont nous sommes aujourd’hui encore les héritiers et les bénéficiaires.

 

Le Chanoine Eric de Beukelaer, par ailleurs professeur d’Histoire de l’Eglise, souligna le fait que le Concile aurait dû se tenir 30 ans plus tôt mais que l’Histoire du XXe siècle - et notamment les deux grandes guerres - ne l’ont pas permis. Et Christian Laporte évoqua «la Squadra Belga»  qui donna au Concile une empreinte belge que personne ne conteste.

 

Au cours des échanges, il fut beaucoup question des préoccupations des participants par rapport à l’avenir de l’Eglise. Le Concile a-t-il répondu à "l’aggionarmento" qui était à son programme ? Différentes interventions exprimèrent le souhait de ne pas enfermer la vie chrétienne dans des règles trop rigides. Il fut également question de la place des femmes et  des jeunes dans nos communautés …. sans oublier ce nouveau regard porté sur le monde en voulant rejoindre les joies et les tristesses des hommes et des femmes de notre temps (et de tous les temps).

 

Tous les intervenants étaient également d’accord pour dire qu’il fallait d’abord «digérer» Vatican II avant d’envisager un Concile …Vatican III ! Ici, je ne suis pas d'accord, car quand on fit le concile Vatican II, on avait toujours pas fini le concile Vatican I. Il faut signaler également que le Concile Vatican II n'a pas réglé certains problèmes qui sont toujours très actuels. Et la soirée se termina par des échanges informels autour d’un vin chaud offert par les Fraternités du Bon Pasteur.

 

Une soirée débat intéressante où le Concile Vatican II est reconnu comme un tournant, mais aussi qui s'est également posé la question de l'avenir de l'Église, ce qui amène à voir au final une autre image du Concile plus en phase avec ce qu'en pense les fidèles. Après tout comme le dit l'abbé Philippe Mawet : "L'important est de coller à la réalité du monde d'aujourd'hui".

 

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Publié le 27 Octobre 2012

L'évêque émérite de Vienne, Helmut Krätzl souligna dans une interview pour le quotidien "Die Presse" (édition de samedi) : "Le Concile Vatican II "doit continuer d'être pensé", et le potentiel encore endormi de la réunion de l'Église tenue il y a 50 ans, doit être reconnu et montré". Le nouveau livre de Krätzl "Le Concile : Un bond en avant - Un témoin fait le bilan" vient d'être publié dans les éditions "Tyrol".

 

Krätzl, qui aura dans deux semaines 81 ans, était en 1958 un étudiant au  début du pontificat de Jean XXIII à Rome, puis entre 1962 et 1963, il suivit le Concile comme sténographe. Tout comme dans son livre, il rappelle dans on interview à " Die Presse" le rôle de Joseph Ratzinger, aujourd'hui devenu le pape, "Nous avons aimé le lire, parce qu'il était progressiste et intéressé par la théologie, sa théologie était lisible -par opposition à la lecture lourde de Karl Rahner. Ratzinger était une véritable autorité pour nous." Dans les commentaires de l'époque on peut lire, "que Ratzinger était presque euphorique à propos de ce que le Concile avait apporté de nouveau."


L'évêque se plaint de ce qu'il y avait eu dans l'Église depuis les différentes étapes Concile à son retour en arrière, comme "sur la question de la paternité responsable". Il rappelle le texte correspondant du Concile sur la responsabilité et la conscience des époux à l'égard du nombre d'enfants (Gaudium et spes, 50) : "À partir de ce texte perçu comme un arrangement et une libération était venu la restriction sur les méthodes du contrôle des naissances, qui pour beaucoup n'est pas viable dans ce domaine. La question de la confiance au Magistère avait beaucoup perdue. L'Église s'est maintenant attribuée en grande partie un rôle en matière de morale sans en avoir l'expertise. "


Autre critique, le Magistère a également pratiqué l'approbation de la forme extraordinaire de la messe («rite préconciliaire»). Par Benoît XVI. Cette approbation accordée aux lefebvristes était perçue comme "un retour en arrière par rapport au renouveau liturgique que le concile voulait, puisque chacune des deux liturgies au sein de l'Église s'opposent."


L'ancien vicaire général de Vienne décrit le thème de la "collégialité des évêques", comme "l'un des grands potentiels du Conseil qui n'a même pas été posé." Les évêques auraient eu la responsabilité du gouvernement de l'Église universelle, et cela "toujours avec le pape, et non sans un pape." Des efforts visant à une régulation appropriée de celle-ci n'est en rien devenu réelle.

 

Même l'état actuel du synode des évêques - qui se produit dans nouveau ensemble le dimanche pour la première fois depuis 2008 - était insatisfaisant. Le Pape Paul VI avait créé le synode, où tout participant de chaque Conférence épiscopale de l'Église universelle devrait être là. "Il avait dit en effet que les évêques avaient un rôle consultatif, mais le pape pouvait aussi leur donner la voix pour décider des questions exhaustives. Cela n'est jamais arrivé", a déploré Mgr Krätzl.

 

L'évêque auxiliaire à la retraite est fermement opposée à ce qu'un tiers du Concile Vatican II soit seulement développé. "Selon la situation météorologique générale actuelle" on devrait "corriger" le Concile Vatican II.

 

La situation du Concile, toutefois, "a complètement changé", a admis Mgr Krätzl. Il y a 50 ans une partie des solutions au manque des prêtres n'avaient toujours pas été indiqué. On est en mesure maintenant de répondre à ce manque, et l'ancien vicaire général propose l'ordination des diacres permanents qui peuvent être mariés, comme prêtres. En tout état de cause, il est essentiel "qu'on veuille aujourd'hui quelque chose de l'optimisme du concile", a déclaré Mgr Krätzl.

 

Cet optimisme a été brisé par les gardiens de la foi ne voulant pas s'ouvrir au monde et qui de ce fait ferme la porte aux autres. Il faut donc que le Concile Vatican II soit à nouveau ce ferment de renouveau et pas ce texte tronquée par une minorité. Le salut viendra des fidèles et non d'un synode incapable de prendre de réelles mesures.

 

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Publié le 29 Juillet 2012

Felix Senn, théologien et directeur d'études à "theologiekurse.ch", explique dans le magazine "Tropic" (n ° 8/9) "sept thèses, pourquoi il en vaut la peine, même 50 ans après le Concile, du courage à perdre" :

 

"Le Concile et ses réalisations ne peuvent être défait, mais inexorablement, elles l'emportent. La restauration est une réaction humaine compréhensible, et sociologique (même si elle est maintenant poursuivi pendant trois décennies) qui est une phase temporaire de deuil sur les pertes présumées. "


Une vision réaliste de la période actuelle, on l'on voit l'option conservatrice qui essaye de réduire la portée du Concile Vatican II montre qu'elle sera courte et verra une autre ère elle plus portée sur l'ouverture au mode comme l'a voulu le Concile.

 

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