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Publié le 10 Avril 2017

José María Castillo nous montre dans son article du jeudi 10 avril 2017 sur periodistadigital.com que l'une des choses qui sont les plus clairs, dans les écrits de la Passion du Seigneur, l'Église nous rappelle en ces jours pascals, la peur que donne l'Évangile. Oui, la vie de Jésus nous fait peur.

 

Parce que, après tout, ce qui est c’est qu’il est difficile d’admettre que ce mode de vie - si les évangiles sont la vraie mémoire de ce qui avait amené Jésus à ses dernier jours – qui amena Jésus à devoir accepter la destination la plus dégoûtante qu’une société puisse attribuer : le sort d'un criminel exécuté (G. Thiessen).

 

La mort de Jésus ne fut pas un «sacrifice religieux». De plus, vous pouvez vous assurer que la mort de Jésus, comme les Évangiles le disent, était le contraire, dans cette culture, elle pourrait être comprise comme un sacrifice sacré. Chaque sacrifice religieux, à l'époque, avait à remplir deux conditions qui devaient se faire dans le temple (sacré) et répondre aux normes d'un rituel religieux. Aucune de ces conditions n’est donnée dans la mort de Jésus.

 

De plus, Jésus a été crucifié, pas entre les deux «voleurs», mais entre deux lestai, un mot grec que nous savons utilisés pour désigner non seulement les «bandits» (Mc 11, 17; Jn 28, 40), mais aussi des "rebelles politiques" (Mc 15, 27), comme il est indiqué par F. Josephus (HW Kuhn, X. Alegre). Donc, il est compréhensible que, dans sa dernière et décisive heure, Jésus a été trahi et abandonné par tout le peuple, les disciples, les apôtres ... Ce qu’il y a de religieux, ce sont les sentiments de Jésus lui-même. Et nous savons que son sentiment était plus fort quand il a eu conscience d'être abandonné même par Dieu (Mt 27, 46; Mc 15, 34). La vie de Jésus est venu pour prendre fin comme cela : seul, sans défense, abandonné.

 

Que disons-nous de tout cela ? Que nous dit la semaine sainte dans les textes bibliques, que nous lisons ces jours-ci, que Jésus est venu remettre en question la réalité dans laquelle nous vivons. La violente, cruelle réalité dans laquelle s’impose la «loi du plus fort» contre «la loi de touts les faibles».

 

Nous savons que Paul de Tarse a interprété l'histoire mythique du péché d'Adam comme l'origine et l'explication de la mort de Jésus, pour nous racheter de nos péchés (Rom 5, 12-14; 2 Co 12-14). C’est l'interprétation des prédicateurs qui concentrent notre attention sur le salut du ciel. Ça c'est bon. Mais le risque est de détourner l'attention sur la réalité tragique que nous vivons. La réalité de la violence subie par les «riens», la corruption de ceux qui gouvernent et, surtout, le silence de ceux qui savent ces choses et se taisent pour ne pas perdre leur pouvoir, leurs dignités et privilèges.

 

La beauté, la ferveur, la dévotion dans nos liturgies et nos confréries nous rappellent de la Passion du Seigneur. Pourquoi, nous ne nous posons pas la question des causes de la dure réalité que vivent tant de millions d'êtres humains ? Est-ce que nous nous rappelons de la vie de Jésus qui l’a conduit à son échec ultime? Ou nous distrait-ont avec des dévotions, des esthétiques et des traditions qui utilisent la «memoria passionis», la «mémoire dangereuse» de Jésus, pour avoir une bonne conscience ?

 

Comme le pense José María Castillo, l’exécution de Jésus faut avant tout politique car cette homme dérangea les élites religieuses et politiques de son temps, car il s’est dédié à guérir les malades, à soulager la douleur et la souffrance, pour accueillir personnes les plus perdus et égarées, non pour faire une classe supérieure.

 

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Publié le 9 Avril 2017

L'entrée de Jésus à Jérusalem : une démarche politique
D'après Marcus J. Borg («Jésus and politics», 20 mars 2016, Bible Odyssey [internet]), Jésus a aussi utilisé des moyens politiques, les plus spectaculaires se présentèrent dans deux manifestations politiques publiques, l'entrée triomphale à Jérusalem et les marchands expulsés du Temple. Ces deux événements annonçaient l'avènement du Royaume de Dieu. Ce royaume de Dieu devait être quelque chose de différent des royaumes terrestres. La transformation de ce monde verrait le règne de Dieu sur terre et les élites dominant le peuple n'en feront pas partie. Ce sera un monde de justice économique dans lequel tout le monde aura les bases matérielles de l'existence. Et ce sera un monde de paix et de non-violence.
 
 
Brent Kinman (Jesus' entry into Jerusalem : in the context of Lukan theology and the politics of his day, Brill, 1995) pousse plus loin la signification de l'entrée triomphale à Jérusalem, il la place comme les arrivées officielles des grandes figures publiques telles que les rois et dirigeants de l'antiquité. Au contraire Pilate accompagné de 1000 soldats romains entrait à Jérusalem magnifiquement accueilli par les fonctionnaires de la ville : à savoir les grands prêtres et les aristocrates. Les pèlerins juifs venant du Mont des Oliviers comptaient quelques dizaines de milliers de personnes et Jésus se trouvait parmi eux. Il est à noter que ces pèlerins galiléens et Jésus sont entrés dans la ville par la porte est, sur le Mont des Oliviers. Pilate d'autre part, accompagné de ses soldats entrait dans la direction opposée, à l'ouest. Ainsi, ces cortèges ne se rencontraient pas à leur arrivée.
 
 
Cette entrée peut s'être faite pendant la fête des Tabernacles (Soukkot), comme le montre Flavius Josèphe en parlant d'une ville près de Jérusalem qui s'était vidée de tous ses habitants parce qu'ils étaient partis à Jérusalem pour accueillir les pèlerins (Guerre des Juifs, 2,515). Comme le suggère Marie–Émile Boismard (Synopse des quatre évangiles en français, vol. II, Commentaire, avec P. BenoitA. Lamouille et P. Sandevoir, Paris, Éd. du Cerf, 1972), elle se déroule en automne, période expliquant la présence de branchages et est l'objet d'une prophétie de Zacharie 14 où cette fête joue un grand rôle puisque le jour de Dieu aura lieu lors de cette fête. Cela explique pourquoi les soldats romains présents sur place ne l'ont pas arrêté, car Jésus n'a pas rassemblé les masses à Jérusalem, mais a plutôt rejoint le pèlerinage dans la ville sainte en déguisant sa prétention messianique dans l'accueil des pèlerins.
 
 
Subtil, Jésus comme le montre Marcus J. Borg («Jésus and politics», 20 mars 2016, Bible Odyssey [internet]) fait son entrée à Jérusalem sur un âne symbolisant un royaume de paix dans lequel les armes seront bannies. Selon Hyam Maccoby (Paul et l'invention du christianisme, Lieu commun, 1987)  les espoirs apocalyptiques qui s'étaient centré autour de lui, d'abord comme prophète, puis comme prophète-roi, font irruption dans un accueil enthousiaste dans la foule grouillante de Jérusalem comme le montre Marc 11,8 et par l'acclamation avec le cri : "Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !"
 
Une fois arrivé,  Jésus comme le montre Marc J. Borg («Jésus and politics», 20 mars 2016, Bible Odyssey [internet]) se rend au Temple qu'il accuse publiquement d'être comme "une caverne de voleur" après avoir chassé les marchands, car il était devenu le centre de la collaboration avec la domination impériale romaine et sa lourde fiscalité (Matthieu 21,13Marc 11,17, et Luc 19,46). Hyam Maccoby (Paul et l'invention du christianisme, Lieu commun, 1987) pousse plus loin et montre que Jésus comme roi légitime, procède à une réforme approfondie du Temple, le purifiant de la corruption et de la vénalité de son Haut Sacerdoce Sadducéen. La masse juive présente aurait applaudi chaque mouvement. La police du Temple, qui aurait agi brusquement contre une simple violence individuelle, était impuissante à entraver les gestes de Jésus.
 
 
L'entrée triomphale à Jérusalem et la purification du Temple montre que Jésus met en avant l'avènement du futur Royaume de Dieu et doit affronter aussi les élites de son temps.
 
 
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Publié le 25 Septembre 2016

Ne pas ignorer la souffrance

Dans blogs.periodistadigital.com, le père José Antonio Pagola à travers son blog Buenas Noticias nous invite à ne pas ignorer la souffrance à travers la parabole de Lazare et l’homme riche le lundi 19 septembre 2016 :

«Le contraste entre les deux protagonistes de la parabole est tragique. Le riche vêtu de sa tunique de pourpre et de lin. Toute sa vie est dans le luxe et l’ostentation. Il pense se "régaler magnifiquement tous les jours". Ce riche n'a pas de nom parce qu'il n'a pas d'identité. Il n’est rien. Sa vie vacante de compassion est un échec. On ne peut pas vivre seul à banqueter.

Allongé sur le seuil de sa maison se trouve un mendiant affamé, couvert de plaies. Personne ne l’aide. Seuls les chiens l'approchent pour lécher ses plaies. Il n'a rien, mais il a un nom porteur d’espoir. Il est appelé "Lazare" ou "Eliezer", qui signifie "Mon Dieu est mon aide".

Sa chance a radicalement changé au moment de la mort. L'homme riche est enterré, sûrement avec toute la solennité, mais est pris dans l’«Hades» ou «royaume des morts». Lazare meurt aussi. On ne dit rien à propos de son rite funéraire, mais "les anges le portèrent au sein d’Abraham». Avec des images populaires de son temps, Jésus rappelle que Dieu a le dernier mot sur les riches et les pauvres.

Les personnes riches ne sont pas jugées par l’exploiteur. On ne dit pas être qu’il est un impie loin de l'Alliance. Il a simplement apprécié sa richesse en ignorant le pauvre. Il était là, mais il ne l’a pas vu. Il était à la porte de sa maison, mais ne l'a pas approché. Il l’a exclu de sa vie. Son péché est l'indifférence.

Selon les observateurs, il croit de plus en plus l’apathie dans notre société ou un manque de sensibilité à la souffrance des autres. Nous évitons de mille façons tout contact direct avec les gens qui souffrent. Peu à peu, nous devenons de plus en plus incapable de percevoir leur affliction.

La présence d'un enfant mendiant sur notre chemin nous dérange. La rencontre avec un ami, malade en phase terminale, nous effarent. Nous ne savons pas quoi faire ou dire. Il est mieux de prendre de la distance. Allant vers nos occupations. Ne nous laissant pas touchés.

Si la souffrance se produit aujourd’hui, c’est beaucoup plus facile. Nous avons appris à réduire la faim, des données sur la pauvreté et les maladies, des chiffres et des statistiques qui nous disent la réalité touchant à peine nos cœurs. Nous savons aussi regarder les horribles souffrances à la télévision, mais à travers l'écran, la souffrance est toujours plus irréelle et moins terrible. Lorsque la souffrance affecte quelqu'un de plus proche de nous, nous nous efforçons de mille manières à anesthésier nos cœurs.

Qui suit Jésus devient plus sensible à la souffrance de ceux qui dans son chemin. Il se rapproche du besoin et, si ils sont entre vos mains, essayer de soulager leur situation.»

Ici comme le met en avant le père José Antonio Pagola, c’est l’indifférence des plus riches envers les pauvres que Jésus critique et le fait qu’il ignore leur souffrance. Les riches doivent alors employer leurs richesses pour aider les pauvres. Comme l’avait montré Jésus avec le gérant habile, au moment de la mort de l'argent ne servira à rien aux riches et ce sont les gens avec qui il auront partagé leur richesse qui les accueilleront «dans la maison du Père.»

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Publié le 18 Septembre 2016

Radio Vatican nous montre que le pape François s'est arrêté ce dimanche 18 septembre 2016 sur l'Évangile du jour, tiré de Luc : «Nul ne peut servir deux maîtres» : Avec la parabole du gérant malhonnête, Jésus nous invite à choisir entre deux voies : la sienne, celle de la rectitude et du partage, ou celle du monde, marquée par l’avidité et la corruption. Jésus loue l’habileté du gérant malhonnête. Il ne le présente cependant «pas comme un modèle à suivre, mais comme un exemple de ruse». À ce style de vie proprement mondain, fait de corruption, d’illusion, d’abus, somme toute facile à suivre, nous devons répondre avec ce que le pape appelle «l’astuce chrétienne», laquelle requiert un «style de vie sérieux mais joyeux», honnêteté et rectitude, «respect des autres et de leur dignité».

Ce sont à ces deux voies diamétralement opposées que le Christ nous invite à réfléchir, et c’est un choix ferme qui nous est demandé : entre «honnêteté et malhonnêteté, entre altruisme et égoïsme, entre le Bien et le mal». «On ne peut osciller entre l’une et l’autre», assure le pape, car ces voies impliquent des «logiques différentes et contraires». La conclusion du passage évangélique de ce dimanche est d’ailleurs catégorique : «nul ne peut servir deux maitres, ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre» (Luc 16, 13).

Jésus nous pose donc devant «un choix clair, entre Lui et l’esprit du monde», entre la «logique de la corruption et de l’avidité, et celle de la rectitude et du partage». L’usage de la corruption s’apparente à celle des drogues, affirme le pape. «On pense pouvoir en user, et s’arrêter quand on veut». Or la corruption produit une certaine dépendance, «génère pauvreté, exploitation, souffrance». «Combien de victimes de cette corruption dans le monde, aujourd’hui !», a-t-il déploré. En choisissant au contraire la voie de l’Évangile, celle de l’intégrité, nous devenons «artisans de paix et ouvrons des horizons d’espérance pour l’humanité». «Dans la gratuité et le don de nous-mêmes, a-t-il conclu, nous servons le maître juste : Dieu».

Le pape François nous dit ici que l’argent issu du système économique est porteur d’injustice et corrupteur, c’est pour cela que l’argent ne doit pas devenir une nouvelle idole, mais qu’il doit être investi dans le partage et délivrer le nécessiteux. En étant intègre, et en n’attendant rien en retour, alors nous serons porteurs de l’Évangile.

Comme le montre Odon Vallet dans Chroniques du village planétaire (Desclée de Brouwer, 2013), on peut voir la parabole dans un autre sens puisque le gérant habile (Luc 16,9-13) se fait des amis avec l’argent trompeur. Il évite le compromis et efface la moitié de leur dette à celui qui doit cent jarres d’huile à son maître et à celui qui doit cent sacs de blé. Il renégocie la dette qu’il adapte à chaque cas et sait transiger. Mais on peut aussi y voir l’année jubilaire, qui toutes les sept semaines d’années annule les dettes. Dans notre monde actuel, ce gérant évite les faillites potentielles, les banqueroutes probables et les paniques à redouter, ce qui ne peut arriver que dans des institutions rigides comme nous pouvoir le voir durant les crises économiques.

Ainsi cette parabole qui a un sens spirituel peut être aussi vue dans un sens économique, et peut être une critique des institutions économiques qui n’ont pas de gérants habiles à leur tête.

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Publié le 4 Septembre 2016

Phoebé de Cenchrées, une femme importante dans la communauté chrétienne primitive

Hier, a été fêtée Phoebé qui est la seule diaconesse mentionnée par Paul dans la lettre de saint Paul aux Romains, car parmi les fidèles de Cenchrées, en Grèce actuelle, elle a beaucoup aidé ce dernier.

Cenchrées est le port oriental de Corinthe, où se trouvait Phoebé une négociante qui est saluée en premier par Paul dans Romains 1,16. C’est elle qui portera la lettre au Romains, selon le code épistolaire du temps. Paul la pare aussi de titre de ministre (diaconesse) (Marie-Josèphe Aubert, Des femmes diacres : un nouveau chemin pour l'Église, Editions Beauchesne, 1 janv. 1987 et Élisabeth Dufourcq, Histoire des chrétiennes. T.1 - Des origines évangéliques au siècle des sorcières, Tallandier, 2015).

Phoebé est aussi «protectrice des chrétiens» de la ville, c’est-à-dire qu’elle s’occupe du «patronat», l’assistance matérielle et morale accordée à des personnages fortunés et influents dans leur communauté ou à des individus qui formaient leur «clientèle». Elle recevait les frères chrétiens venus d’Asie ou de Syrie. Elle ouvrait aussi sa maison aux réunions de l’Église, c’est à cette époque que se tenaient des assemblées chrétiennes dans des maisons privées (Marie-Josèphe Aubert, Des femmes diacres : un nouveau chemin pour l'Église, Editions Beauchesne, 1 janv. 1987 et Élisabeth Dufourcq, Histoire des chrétiennes. T.1 - Des origines évangéliques au siècle des sorcières, Tallandier, 2015).

Le titre de ministre, semble désigner son titre de diaconesse, et montre que le charisme commence à devenir le point d’appui pour la mission, la fonction. En utilisant le terme de diaconesse, ou ministre, Paul désigne ici une collaboratrice et évoque ainsi le service bien concret qu’elle rend à la communauté. Elle fait mieux que de l’accueillir, dans les moments difficiles, elle lui servit de prostate, c'est-à-dire de garant judiciaire, fonction essentielle pour la protection des voyageurs dans le monde romain (Marie-Josèphe Aubert, Des femmes diacres : un nouveau chemin pour l'Église, Editions Beauchesne, 1 janv. 1987 et Élisabeth Dufourcq, Histoire des chrétiennes. T.1 - Des origines évangéliques au siècle des sorcières, Tallandier, 2015).

Enfin, Phoebé est la seule femme dont le Nouveau Testament parle comme ayant eu un titre et une fonction dans l’institution ecclésiale. Elle est dans doute morte à Corinthe et elle est fêtée le 3 septembre. Elle est actuellement mise de côté pour des raisons linguistiques car le terme «ministre» ou diakonoi pose problème à la hiérarchie purement masculine, car elle ne veut pas conclure que les femmes ont eu des ministères ordonnés dès le début de l’Église (Michele Bennardo, Lorenzo Bortolin, et Benito Cutellè, Il diacono : Chi è. Cosa fa. Come diventarlo, Effata Editrice IT, 2007, Élisabeth Dufourcq, Histoire des chrétiennes. T.1 - Des origines évangéliques au siècle des sorcières, Tallandier, 2015 et http://www.ihu.unisinos.br/noticias/557137-sera-que-a-igreja-aceitara-mulheres-diaconos-santa-febe-rogai-por-nos).

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Publié le 19 Juillet 2016

José María Castillo : «L'Église est passé de l'Évangile de Jésus à la religion des prêtres»

José María Castillo dans son article sur periodistadigital.com ce mardi 19 juillet 2016 nous montre qu’il est souvent dit (et il est vrai) que la religion chrétienne a son origine dans Jésus de Nazareth. Comme ils le disent (et il est vrai aussi) que l'Église a fait ses débuts dans la vie et les enseignements de Jésus. Mais il est vrai, comme je viens de le dire, il est que Jésus n a ni fondé (ou créé) une religion, ni fondée (ou créé) une Église.

Comment peut-on trouver une religion venant d'un homme qui a provoqué un conflit meurtrier avec les dirigeants de sa religion, avec le temple, les prêtres, les rituels et les règles que la religion imposait au peuple, de sorte que tout s’est terminé par une condamnation de Jésus comme un criminel subversif ? Et en ce qui concerne l'Église, pas même le Concile Vatican II a osé dire que Jésus était le «fondateur» de l’Église, mais a simplement déclaré qu’elle avait son origine dans la prédication de Jésus sur le Royaume de Dieu (LG 5, 1).

La lecture et l'analyse approfondie des Évangiles montrent clairement que Jésus était un prophète qui a transmis à sa postérité une vie, une manière d'être et d'agir dans ce monde. Une vie qui prend de fait la pratique des trois préoccupations fondamentales que Jésus lui-même a vécu : 1) Santé (histoires de «guérison des malades»), 2) Alimentation (histoires de partage de tables), et 3) Relations humaines (leçons sur «le bonheur, la miséricorde, la justice, le pardon, l'amour ...»).

L'Église a été organisée par la suite suivant la mission de Jésus et elle était présente dans la société de telle sorte que l’élément central et décisif dans sa vie était la lutte contre la souffrance et l' acceptation de toutes sortes de personnes marginalisées, exclues et méprisées, ce fut alors que l'Église se propagea dans tout l'Empire, pour devenir une institution centrale très appréciée à l'époque.

Comme l’a bien expliqué le professeur E.R. Dodds, quand l'Empire a vécu un «temps de détresse» réel (entre la moitié du IIe siècle et le IVe siècle), «l'Église offrait tout le nécessaire pour constituer une sorte de sécurité sociale : soins pour les orphelins et les veuves, traitement des personnes âgées, des handicapés et de personnes sans moyens de subsistance ... ». Dodds ajoute même : «Ils devraient être parmi beaucoup de gens sans-abri, de barbares urbanisés, de paysans qui sont arrivés vers les villes en quête de travail, de soldats libérés, de rentiers ruinés par l'inflation et les esclaves affranchis. Pour toutes ces personnes l'adhésion à la communauté chrétienne devait être le seul moyen de préserver le respect de soi et de donner à la vie un sens. Dans la chaleur de la communauté s’expérimenté la chaleur humaine et il y avait la preuve que quelqu'un s’intéressait à nous, dans ce monde et l'autre».

Au fil du temps, le cœur des préoccupations de l'Église se déplaçait : à la lutte contre les souffrances des pauvres et des exclus, on mit en place et on renforça l'autorité elle-même. Ce qui a entraîné le déplacement de l'Évangile de Jésus à la religion des prêtres. Au centre de l'Église cessa alors d'être dans le service évangélique. Et ce fut, depuis lors, l'église du «pouvoir» qui met - dans la pratique - la soumission des fidèles à la solidarité avec les pauvres, les marginalisés et les exclus.

José María Castillo conclue que la plupart des gens ou des religieux comprennent que mettre en pratique la religion ne peut se faire qu’en suivant l’Évangile de Jésus. Et il se demande si nous nous sommes installés dans notre religion traditionnelle ou si nous allons suivre Jésus ? Une bonne question qui trouve sa réponse en chacun de nous.

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Publié le 15 Mai 2016

La Pentecôte, un récit des Actes des Apôtres qui a besoin d'une relecture

Le récit de la Pentecôte dans Actes 2, 1-42 fait suite au passage qui montre comment la communauté chrétienne commence à s'organiser, mais il y a peu de chance que c'était à Jérusalem, mais plutôt en Galilée, à Capharnaüm dans la maison de Pierre ou à Magdala, dans la maison de Marie de Magdala.

Sont présents dans la chambre haute Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe, Thomas, Barthélémy, Matthieu, Jacques, fils d'Alphée, Simon le Zélote, et Jude, fils de Jacques. Se trouve également parmi eux Marie, la mère de Jésus et les frères de Jésus (Actes 1, 13-14). On cite le remplacement de Judas par Matthias. Il semble que Judas ne s'est pas suicidé et qu'il fait toujours partie des 12, c'est sans doute Pierre que l'on remplace, puisqu'il va devenir le porte parole du groupe. Matthias est choisit par tirage au sort (Actes 1, 23-26), même si cette pratique vient sans doute de l'auteur, car elle est grecque. Il serait plus probable que pour un mouvement synagogal, le vote s'est fait à main lever pour éviter toute contestation. Ce groupe restreint qui devait se composer d'une vingtaine de personnes se base sur l'étude de la Torah, des paroles de Jésus, mais aussi sur la prière et les repas en commun.

L'événement qui va faire bouger le mouvement de Jésus a lieu durant la fête de Chavouot à Jérusalem, lors d'un pèlerinage où se trouvait la communauté chrétienne naissante. Il aurait eu lieu 2 ou 3 ans après la mort de Jésus. Cela n'aurait rien d'étonnant, si Jésus avant de partir leur avait fait savoir que c'est durant cette fête qu'un événement montrerait au grand jour le Royaume des cieux, car ce jour était la célébration de l'Alliance entre Dieu et Moïse, mais aussi celui de l'instauration de la Torah. Durant le Ier siècle, c'était l'un des grands pèlerinages annuels, célébré par certains juifs hellénisés.

Contrairement à ce que dit le texte, ce n'est pas un bruit qui est venu du ciel qui attire les gens devant la maison où logent les vingtaines de personnes qui gardent en mémoire l'enseignement de Jésus. Les gens proches des lieux entendent du bruit (Actes 2, 5-6). Sans doute les personnes à l'intérieur ont déplacé des meubles pour réfléchir, discuter et décider de ce qu'ils allaient faire. Ils sortent ensuite et se mettent à parler la langue des pèlerins (Actes 2, 6-12). Cela n'a rien d'étonnant, vu que les disciples étaient de la classe moyenne comme Jésus (pêcheurs, artisans, voire des notables locaux, un est même publicain, on trouve aussi de riches veuves), et ils devaient savoir parler le grec, langue usitée en Occident et l'araméen en Orient, tandis que l'hébreu était la langue religieuse.

C'est à ce moment-là que Pierre se met en avant avec les 12 apôtres pour faire un discours qui va marquer l'histoire de la chrétienté (Actes 2, 14-36). Il fait un résumé des activités de Jésus qu'il présente comme un prophète charismatique et guérisseur, qui a été livré aux Romains pour être crucifié (Actes 2, 22-24), puis il leur annonce que Dieu a ramené Jésus à la vie (Actes 2, 24-25). Pierre a-t-il eu en tête cette prophétie dans Isaïe 53, 10 pour annoncer la résurrection de Jésus : "Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, il verra une postérité et prolongera ses jours." La résurrection d'un seul homme n'allait pas de soi, puisqu'elle devait être nationale, donc Pierre semble juste indiquer que la résurrection de Jésus est le commencement de celle-ci. Par la suite, Pierre déclare que Jésus est le Messie (Actes 2, 36), un roi qui s'oppose au tout puissant pouvoir de Rome en voulant libérer Israël. Les disciples croient que le grand jour va venir.

La conviction de Pierre semble atteindre une partie de l'auditoire (Actes 2, 37). À ceux qui viennent le voir, il leur dit de changer de vie comme l'a fait Jésus lors de son annonce du Royaume des cieux, un État qui par son existence s'oppose à l'empire romain, et qui devait être proche, puis il leur demande de se faire baptiser, un geste qui est un rite d'initiation pour entrer dans un groupe d'élu et cela montre qu'ils décident de passer dans un stade plus engagé (Actes 2, 38). Ceux qui rejoignent le groupe devaient tout au plus être une dizaine, au lieu des 3000 annoncés dans Actes 2, 41. C'est un début modeste pour le mouvement de Pierre, mais c'est un bon début au vu de comment va se répandre le christianisme par la suite.

Merci et bonne fête de la Pentecôte !

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Publié le 5 Mai 2016

José Antonio Pagola dans un article de periodistadigital.com du jeudi 5 avril nous montre comment bien lire le récit de l’Ascension et le rendre vivant dans l’Église :

«Les Évangiles nous donnent de nombreuses clés pour comprendre comment ont commencé le voyage historique des premières communautés chrétiennes, sans la présence de Jésus en face de ses disciples. Peut-être que ça n'a pas été aussi simple qu'on l’imagine parfois. Comment ont-ils compris et vécu leur relation avec lui, une fois qu'il a disparu de la terre ?

Matthieu ne dit pas un mot de son ascension au ciel. Il termine son évangile avec une scène d'adieu sur une montagne en Galilée où Jésus nous fait cette promesse solennelle : "Sachez que je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde." Les disciples n’ont pas à sentir son absence. Jésus est toujours avec eux. Mais comment ?

Luc offre une vue différente. Dans la scène finale de son Évangile, Jésus "est séparé d'eux au ciel." Les disciples doivent accepter avec réalisme la séparation : Jésus vit dans et avec le mystère de Dieu. Mais jusqu'à la "bénédiction" du Père à son Fils. Ses disciples commencent leur voyage protégé par cette bénédiction avec laquelle Jésus a guéri les malades, pardonné les pécheurs et caressé les petits.

L'évangéliste Jean met dans la bouche de Jésus des paroles qui suggèrent une autre clé. Quand il doit quitter ses disciples, Jésus dit : "Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous". La tristesse des disciples est explicable. Ils veulent la sécurité qu'ils ont toujours eue avec Jésus. Est-ce la tentation de vivre puérilement sous la protection du Maître.

La réponse de Jésus montre une sage pédagogie. Son absence va augmenter la maturité de ses adeptes. Il laisse l'empreinte de son Esprit. Celui qui, en son absence, promeut la croissance responsable et adulte qui sera la nôtre. Il est bon de rappeler un temps où semble grandir parmi nous la crainte de la créativité, la tentation de l’immobilisme ou la nostalgie pour le christianisme pensé pour un autre temps et une autre culture.

Les chrétiens ont chuté de plus d'une fois à travers l’histoire à la tentation de vivre la suite de Jésus puérilement. La fête de l'Ascension du Seigneur nous montre qu’après la présence historique de Jésus, nous rappelle que nous vivons dans l’esprit du temps "de la créativité et de croissance responsable. L'Esprit ne fournit pas aux adeptes des recettes éternelles de Jésus". Il nous donne la lumière et l’encouragement à aller chercher des nouvelles pistes pour reproduire sa performance aujourd'hui. Et il nous conduit dans toute la vérité de Jésus.»

Serons-nous aussi participer à la créativité et à la croissance responsable que nous demande Jésus, c’est possible en abandonnant l’Église forteresse et en se risquant à aller vers le monde.

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Publié dans #Culture biblique, #Réforme de l'Église

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Publié le 10 Avril 2016

La pêche miraculeuse, un récit symbolique qui indique le bon gouvernement de l’Église

Nous avons vu ce dimanche l’épisode de la pêche miraculeuse dans Jean 21,1-24. Et son intérêt réside dans une partie du texte qui mets en opposition la dynamique de l’Église des auteurs de l’évangile de Jean avec ses pratiques égalitaires où même les femmes disciples jouaient comme le montre l’apparition de Jésus à Marie de Magdala dans Jean 20,11-18, qui veut jouer un rôle en s’attachant à un compromis avec communautés pétriniennes et pauliennes qui se sont institutionnalisés et dogmatisés, tout montrant une autre image plus ouverte de l’Église.

Nous nous centrerons sur la partie où l’on voit la primauté de Pierre dans Jean 21,15-17, qui semble avoir été accepté par la communauté johannique mais pas dans le sens dont la conçoivent les communautés pétriniennes et pauliennes. Jésus va demander à Pierre à trois reprise : «Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ?» Cela peut revenir sur son reniement à trois reprises dans les évangiles synoptiques, mais c’est bien plus que cela, à travers cette question. Jésus ne demande pas si l’aime seulement, mais s’il est capable lui aussi d’aimer. C’est sans doute une demande de la communauté johannique qui souhaite que la primauté pétrinienne se fasse dans l’amour de tous les frères et non sur un mur dogmatique. Elle souhaite une Église qui accueille.

Jésus lui demande aussi à trois reprises : «Pais mes brebis». Jésus souhaite que Pierre soit un pasteur et pas un dirigeant politique. Mais ce pasteur ne doit pas être un mercenaire qui abandonne ses brebis aux loups comme le montre Jésus dans Jésus 10, 13-13, mais plutôt un bon pasteur comme le montre Jean 10,14-16, qui connaît ses brebis et que ces dernières connaissent aussi, il va même vers celles qui ne sont pas dans l’enclos et il est prêt à se sacrifier pour elle. La communauté de Jean invite les communautés chrétiennes et plus particulièrement leurs chefs à s’ouvrir aux autres et à ne pas abandonner ceux qui ne sont plus dans l’enclos, mais aussi à bien connaître leurs membres et à les accompagner avec amour durant toute leur vie.

Enfin, quand Pierre demande à Jésus ce que va devenir le disciple que Jésus aimait dans Jean 21,21 : «Seigneur, et lui ?» Il lui dira qu’il veut qu’il demeure jusqu’à ce qu’il revienne, mais cette formulation est des plus symbolique car demeurer veut aussi dire que la foi doit rester forte et sans fanatisme dans ces communautés malgré les vexations qu’elles peuvent subir des chefs des autres communautés et les difficultés à trouver leur place. La fin du texte va plus loin quand l’auteur dit qui témoigne de ces faits et qu’il les a écrits (Jean 21,24), pour montrer aux communautés pétriniennes et pauliennes que le témoignage de la communauté johannique est aussi valable que le sien, et qu’elles doivent accepter des conceptions différentes des leurs. L’acceptation des différences serait une excellente chose dans notre Église où il y a trop d’hommes de pouvoirs et de docteurs de la loi.

Quand Jésus dit à deux reprises «Suis-moi» à Pierre dans Jean 21, 19 et Jean 21,22, serons nous aussi capable de suivre Jésus pour former des communautés où l’amour est central, ouverte aux autres même à ceux qui se sont éloignés, de demeurer dans la foi et d’accepter les différences. Ce n’est pas impossible, mais pour cela il faut débrancher nos préjugés et nos certitudes pour que l’Église soit réellement une communauté de croyants.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

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Publié le 25 Mars 2016

Vendredi Saint : la crucifixion de Jésus une mort des plus politique

Comme le montre Libération.fr, le pape François a lavé jeudi 24 mars 2016 les pieds de onze migrants de confession chrétienne, musulmane ou hindoue et d’une employée de leur centre d’hébergement près de Rome, témoignant de la priorité qu’il accorde à l’accueil. Dans une courte homélie improvisée, le pape a opposé ce geste de «fraternité» au «geste de guerre, de destruction» commis mardi à Bruxelles, où des attentats ont fait 31 morts et près de 300 blessés. «Derrière ce geste, il y a les fabricants, les marchands d’armes, qui veulent le sang, pas la paix, qui veulent la guerre, pas la fraternité», a-t-il dénoncé. «Nous sommes différents, nous avons des cultures et des religions différentes. Mais nous sommes frères et nous voulons vivre en paix, et tel est le geste que je fais avec vous», a-t-il insisté avant de demander aux centaines de demandeurs d’asile présents d’échanger «un geste de fraternité».

Après ce geste louable du pape François pour nous rappeler que les migrants sont toujours là et que nous ne voyons pas ignorer leur situation, nous allons voir aujourd’hui d’un peu plus près la crucifixion de Jésus. Dans ElComercio.pe le jeudi, Douglas Boin signale que «les témoignages bibliques qui accusent les Juifs sont une distraction essayant de jeter les historiens sur un mauvais chemin.» Encore une fois il y a un consensus parmi les chercheurs : si Jésus a été condamné à la crucifixion, ce devait être pour des crimes qui causaient une méthode d'exécution aussi extrême : la sédition, défier la puissance de Rome, ou une insurrection contre l'État. Et un gouverneur romain comme Ponce Pilate ne pouvait pas hésiter un instant à appliquer ce châtiment. Le fait que, selon certains des Évangiles, il a été exécuté avec les voleurs, «nous pouvons parler de rebelles» comme Savage le précise, confirme cette thèse. Simon Sebag Montefiore écrit dans «Jérusalem. A Biography» : «Les Évangiles, écrites ou modifiées après la destruction du Temple en 70, accusent les Juifs et acquittent les Romains, désireux de montrer leur fidélité à l'Empire Cependant, les accusations portées contre Jésus et la punition elle-même disent le contraire. Elles racontent leur propre histoire : c’était une opération romaine».

Comme le montre debate.com.mx, selon une étude réalisée par le médecin légiste Frederick Zugibe, qui enquêta sur la mort de Jésus il y a plus de 30 ans, Jésus serait mort d'un arrêt cardiaque en raison de chocs causés par les saignements des cils et la lance un soldat romain qui lui perça le côté droit, le touchant au poumon et au cœur. D'autres recherches suggèrent que la crucifixion de Jésus dura trois heures à la mort, mais dans le cadre de son calvaire subi une hypovolémie, une diminution des fluides sanguins dans tout le corps en raison de saignements multiples et de déshydratation, en plus d'énormes maux de tête et de crampes. Complètement nu devant la foule, la douleur et les dommages causés par la crucifixion ont été conçus pour être si intense que l'on devait sans cesse lutter pour éviter la mort, mais cela pouvait durer des jours sans aucun soulagement. Selon le Dr Frederick Zugibe, les mains étaient clouées à la nervure médiane avec un clou qui peut causer une douleur tellement forte que même la morphine n’aiderait pas à la soulager; la douleur intense, horriblement brûlante, comme un éclair à travers le bras. La rupture du nerf pied plantaire avec un clou avait un effet terrible aussi. En outre, la position du corps sur une traverse, rendait la respiration extrêmement difficile.

Je laisse le dernier mot à Luis G. Collazo dans sa tribune «El Jesus crucificado» dans ElNuevoDia.com : «Jésus crucifié remet la conversion à des structures et des systèmes qui sont en retard sur le vrai progrès humain. Ils sont appelés à devenir le Royaume de Dieu et rendre sa justice pour promouvoir une répartition équitable des biens matériels, ce qui contribuera à la guérison de la terre, au lieu de cela ils donnent une économie de marché néolibérale; les progrès de la construction d'une richesse fondée sur le bien commun, la démilitarisation et la ‘transformation des armes en outils agricoles’, la promotion du dialogue et de pardon, au lieu de cela on cautionne les dettes des pays pauvres plutôt que d'assurer le ‘pain quotidien’ pour tout le monde. En fin de compte, le Crucifié, a donné sa vie ‘pour l'amour du monde’. Il a annoncé un Royaume de Dieu pour ‘tous’. Il s’offre comme un holocauste révolutionnaire pour ouvrir à nouveau l’espérance et y dénoncer toute la nécrophilie abominable; toute la xénophobie; mettant en avant la Xénophilie pour tous; rendant toute discrimination absurde; tout génocide et toute action qui annule la glorieuse manifestation du bonheur vaines. La croix nous dit que finalement, que les forces du mal ne prévaudront pas.»

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Rédigé par paroissiens-progressistes

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