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Publié le 24 Février 2018

Maurice Page dans son article pour cath.ch du samedi 24 février 2018 nous montre que pour le cardinal Robert Sarah, la seule manière appropriée de recevoir la communion est sur langue et à genoux. Dans la préface d’un livre publié en Italie, le préfet de la Congrégation pour le culte divin souligne que “l’attaque la plus insidieuse du diable consiste à essayer d’éteindre la foi en l’Eucharistie, semant des erreurs et favorisant une manière inadaptée de la recevoir”.

 

Pourquoi persister à communiquer debout et dans la main ? Pourquoi cette attitude de manque de soumission aux signes de Dieu ? S’interroge le cardinal Sarah. Dans la préface du livre d’un prêtre italien, Federico Bortoli, intitulée “La distribution de la communion dans la main. Profils historiques, juridiques et pastoraux” le prélat fait un long plaidoyer pour la communion dans la bouche.

 

“La liturgie est faite de nombreux petits rites et gestes – chacun d’eux est capable d’exprimer ces attitudes chargées d’amour, de respect filial et d’adoration de Dieu, écrit le cardinal ghanéen. C’est précisément pour cette raison qu’il est opportun de promouvoir la beauté, l’adéquation et la valeur pastorale d’une pratique développée au cours de la vie et de la longue tradition de l’Église, c’est-à-dire l’acte de recevoir la Sainte Communion sur la langue et à genoux. La grandeur et la noblesse de l’homme, ainsi que la plus haute expression de son amour pour son Créateur, consiste à s’agenouiller devant Dieu.”

 

“On comprend comment l’attaque la plus insidieuse du diable consiste à essayer d’éteindre la foi en l’Eucharistie, semant des erreurs et favorisant une manière inadaptée de la recevoir, poursuit le prélat. La cible de Satan est le sacrifice de la Messe et la présence réelle de Jésus dans l’hostie consacrée.”

 

Le cardinal argumente contre la communion dans la main en indiquant que cela “implique sans aucun doute une grande dispersion de fragments”. Or si le Christ est présent tout entier dans l’hostie, il est de même présent dans le plus petit des fragments. Le risque de manque de respect ou de profanation est en donc accru. Au contraire “l’attention du prêtre à la plus petite miette, le soin à purifier les vases sacrés, à ne pas toucher l’Hostie avec les mains moites, deviennent des professions de foi en la présence réelle de Jésus, même dans les plus petites parties des espèces consacrées.”

 

Rappelant le fait que le pape Pie X avait autorisé en 1910 à donner la communion aux jeunes enfants, le cardinal Sarah s’interroge : “si un enfant reçoit le Pain eucharistique de la même manière qu’il reçoit un bonbon de sa mère, quel sens du sacré aura-t-il ?”

 

Approuvant les thèses de l’auteur du livre, le cardinal estime que la communion dans la main a été introduite souvent de manière abusive par les conférences épiscopales locales dans l’Église latine. Il insiste pour “qu’aucun prêtre n’ose prétendre imposer son autorité sur cette question en refusant ou en maltraitant ceux qui veulent recevoir la Communion à genoux et sur la langue.”

 

Le cardinal Sarah est l'un des leaders de l'opposition au pape François. Sûrement, celui qui chérit un plus grand pouvoir à la Curie, comme le responsable maximum de la liturgie. A-t-il oublié qu’il a déjà reçu deux admonestations publiques du pape Francisco après avoir suggéré que les prêtres doivent célébrer l'Eucharistie dos du peuple et pour marquer la messe de Vatican II, au moins dans beaucoup de ses manifestations, comme "profane et superficielle" selon lui ? Sans doute.

 

Ensuite, la communion debout n’est pas un manque de respect à l’Eucharistie comme le montre l’article de Philippe Clanché du 27 septembre 2010 pour temoignagechretien.fr : «Communier à genoux ?». Jean Rigal, ancien professeur d'ecclésiologie à l'Institut catholique de Toulouse, dénonce cette tendance romaine en s'appuyant sur l'histoire : «La communion à genoux et à la bouche est apparue au cours du Moyen-âge. L'ancienne tradition demande 'qu'on adresse les prières au Seigneur en restant debout' (Concile de Nicée, 325). En Orient et en Afrique du Nord au temps de saint Augustin (Ve siècle) les fidèles venaient au «Chancel» (entrée dans le sanctuaire) et communiaient debout.» Et le prêtre du diocèse de Rodez de citer Cyrille de Jérusalem (IVe siècle) : «Lorsque tu t'avances, ne marche pas les mains grandes ouvertes devant toi, les doigts écartés, mais fais de ta main gauche un trône pour la droite qui doit recevoir le Roi; puis recourbe en creux la paume de celle-ci et prends possession du Corps du Christ en disant Amen. Alors avec le plus grand soin, sanctifie tes yeux par le contact de corps sacré et consomme-le».

 

Non, Monsieur le cardinal, communier dans la main n’est pas un manque de respect.

 

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Publié le 18 Novembre 2017

L’EXPRESS.fr dans son article du vendredi 17 novembre 2017 nous montre qu’une phrase de la prière chrétienne la plus connue va connaitre une nouvelle traduction dès le 3 décembre. L'ancienne version comprenait une ambiguïté théologique.

 

Les fidèles catholiques qui se pressent sur les bancs des églises tous les dimanches pourraient être bientôt désarçonnés. À partir du 3 décembre, la principale prière, celle du "Notre Père", que les paroissiens récitent selon les commandements de Jésus-Christ et constituée de 7 demandes, va évoluer dans sa formulation. 

 

Désormais, au moment de la 6e demande adressée à Dieu, ils réciteront : "Ne nous laisse pas entrer en tentation". Le changement, qui ne concerne qu'une phrase, peut sembler anecdotique. Mais elle vient pourtant résoudre des années de controverses théologiques. Depuis 1966 et une nouvelle traduction du grec, les catholiques lui demandaient : "Ne nous soumets pas à la tentation". Un choix des mots qui peut laisser entendre que Dieu pouvait délibérément tenter les humains.

 

"Beaucoup comprennent que Dieu pourrait nous soumettre à la tentation, nous éprouver en nous sollicitant au mal. Le sens de la foi leur indique que ce ne peut pas être le sens de cette sixième demande", explique la Conférence des évêques de France dans un communiqué. Cette nouvelle formule "écarte l'idée que Dieu lui-même pourrait nous soumettre à la tentation. Le verbe entrer reprend l'image du terme grec d'un mouvement, comme on va au combat, et c'est bien du combat spirituel qu'il s'agit".  Une nouvelle version qui se rapproche de celle d'avant 1966, qui était "Ne nous laisse pas succomber à la tentation", selon La Croix

 

Cette prière "new look" entrera en vigueur le 3 décembre, soit le premier jour de l'année liturgique, et le premier dimanche de la période de l'Avent. Comme le rappelle Le Point, la nouvelle traduction avait pourtant été validée dès 2013, par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements.

 

De quoi gêner les fidèles, au sein d'une institution où les évolutions se font à petits pas. "Il faudra sans doute une génération avant qu'ils ne l'acceptent tous. Tout ce qui concerne la liturgie est difficile à faire bouger", juge le théologien Philippe Lefebvre dans Libération

 

Tout change, l’Église montre aussi que sa Tradition n’est pas figée et peu s’adapter sans se trahir. Espérons que cela aille plus loin qu’une simple phrase dans le Notre Père.

 

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Publié le 22 Octobre 2017

Nicolas Senèze, envoyé spécial permanent à Rome, nous montre dans son article pour la-Croix.com qu’alors que le cardinal Sarah cherchait à atténuer la portée du motu proprio Magnum principium, publié début septembre sur les traductions liturgiques, le Vatican a publié dimanche 22 octobre une lettre du pape recadrant le préfet de la Congrégation pour le culte divin. Pour le pape François, les traductions liturgiques peuvent subir des adaptations.

 

C’est une sévère mise en garde que le pape François vient d’adresser au cardinal Robert Sarah à propos des traductions liturgiques. Dans une lettre écrite le 15 octobre dernier et publiée – de manière très inhabituelle – par le Saint-Siège dimanche 21 octobre, le pape recadre en effet de manière très claire son préfet de la Congrégation pour le culte divin à propos de la mise en œuvre du motu proprio Magnum principium.

 

Dans ce texte publié le 9 septembre 2017, le pape François entendait en effet redonner aux conférences épiscopales la responsabilité de la traduction des textes liturgiques. La traduction de ces textes faisait l’objet d’un sévère contrôle romain depuis l’instruction Liturgiam authenticam, publiée en 2001 sous Jean-Paul II, en vertu de laquelle Rome avait fini par imposer ses propres traductions aux épiscopats.

 

Une façon de faire sur laquelle le pape François entendait revenir en redonnant la responsabilité des traductions aux conférences épiscopales, leur travail ne devant plus obtenir que la «confirmation» (confirmatio) du Saint-Siège et non plus son «autorisation» (recognitio) comme c’était le cas jusqu’ici.

 

Néanmoins, dans un «commentaire» du motu proprio adressé au pape puis publié par certains sites traditionalistes, le cardinal Sarah expliquait que la réforme du pape François n’avait rien changé. «Comme la recognitio, la confirmatio n’est en aucun cas une formalité», écrivait notamment le cardinal, pour qui cette dernière «présuppose et implique un examen détaillé de la part du Saint-Siège, et la possibilité pour ce dernier de conditionner sine qua non la confirmatio à la modification de certains points particuliers qui pourraient être exigés par le fait qu’ils ne répondent pas au critère de “fidélité”

 

Or, rien de tel pour le pape François. «Avant tout, il faut mettre en évidence l’importance de la nette différence que le nouveau motu proprio établit entre recognitio et confirmatio», écrit clairement le pape pour qui son texte «abolit la pratique, adoptée par (la Congrégation pour le culte divin) à la suite de Liturgiam authenticam». Et de bien préciser qu’«on ne peut donc pas dire que recognitio et confirmatio sont” strictement synonymes”».

 

Au contraire, affirme le pape François, «Magnum principium ne soutient plus que les traductions doivent être conformes en tout point aux normes de Liturgiam authenticam, comme cela arrivait par le passé.» Il explique que «la confirmatio ne suppose donc plus un examen détaillé mot à mot, excepté dans les cas évidents qui peuvent être faits aux évêques pour leur réflexion ultérieure. Cela vaut notamment pour les formules importantes, comme les prières eucharistiques et en particulier les formules sacramentelles approuvées par le Saint-Père».

 

Et il ajoute son propre commentaire du mot «fidèlement», sur lequel le cardinal Sarah s’appuyait pour conserver une complète surveillance sur les traductions liturgiques. Ce mot, explique le pape, «implique une triple fidélité : en premier au texte original, aux langues particulières dans lesquelles il est traduit et, enfin, à la compréhensibilité du texte de la part des destinataires». Contrairement à la pratique de la Congrégation pour le culte divin, le pape François admet donc des adaptations du texte original latin pour que la traduction soit compréhensible.

 

«En ce sens, la recognitio indique seulement la vérification et la sûreté de la conformité au droit et à la communion de l’Église», insiste le pape, qui énonce clairement que «le processus de traduction des textes liturgiques importants», comme le Credo et le Notre Père, «ne doit pas mener à un esprit d’“imposition” aux conférences épiscopales d’une traduction faite par le dicastère». S’il concède que «la recognitio n’est pas un acte simplement formel», il rappelle aussi «l’esprit de dialogue» entre Rome et les conférences épiscopales que demandaient son motu proprio.

 

Enfin, alors que le texte du cardinal Sarah «a été publié sur de nombreux sites Web, et de manière erronée attribué à votre personne», le pape demande «courtoisement» à son préfet «de veiller à la divulgation de ma réponse sur les mêmes sites ainsi que de l’envoyer à toutes les conférences épiscopales». Un désaveu sans ambiguïté pour le cardinal Sarah.

 

Le pape fait enfin une correction publique au cardinal Sarah sur la signification du récent document «Magnum Principium» qui signifie bien un transfert de pouvoir de Rome vers les conférences épiscopales locales. C’est un signe visible de la décentralisation voulue par le pape François.

 

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Publié le 15 Septembre 2017

Jesús Bastante nous montre ce vendredi 15 septembre 2017 qu’il y a des images qui valent mille mots. Les cardinaux Burke, Sarah et Müller, trois des principaux opposants du pape François dans le processus de réforme de l'Église, célébrant les dix ans du Motu Proprio Summorum Pontificum, qui a permis le «retour» des messes en Latin. À côté d’eux, l'ancien président de l'IOR, Gotti Tedeschi, qui s'est également révélé l'ennemi déclaré de Bergoglio. En acte, un hommage à l'Église préconciliaire, où même le pape actuel n'a pas été nommé. Il y avait des références constantes à Benoît XVI, qui en 2007 a encore une fois permis l'utilisation généralisée de la messe préconciliaire.

 

Tout cela après que le pontife a déclaré ces dernières semaines avec «l'autorité magistrale» que les réformes de Vatican II des années 1960 pour permettre à la messe d’être en langues vernaculaires plutôt qu’en latin sont «irréversibles». Plus récemment, le pape François a autorisé les conférences épiscopales locales à superviser les traductions liturgiques au lieu du Vatican. Mettant un coup d’arrêt aux prétentions du préfet de la liturgie, Robert Sarah, l'un des protagonistes de l'acte d'hier.

 

Mais comme le montre John L. Allen Jr. sur Cruxnow.com dans son article de ce vendredi «Malgré la coupure de ses ailes, Sarah ne va pas rester tranquille pour défendre la tradition», bien que le cardinal Robert Sarah de Guinée a sans doute eu ses ailes coupées, alors que pape François a récemment transféré une partie du contrôle de son département du Vatican sur la traduction de textes liturgiques aux évêques locaux, une adresse majeure qu'il a prononcée jeudi suggère que si quelqu'un s'attend à ce que Sarah se calme, ils peuvent l'oublier, puisqu’il a loué Summorum Pontificum comme un «signe de réconciliation dans l'Église» (plutôt de division), disant que la messe latine est importante face à un monde marqué par «une laïcité toujours plus agressive, le consumérisme, un terrorisme sans Dieu, et une culture de la mort qui met en danger nos frères et sœurs les plus vulnérables». Ce n’est pas la messe en latin qui peut combattre cela, mais le dialogue, la compréhension et l’action.

 

Sarah a lancé aussi un défi à son auditoire, lui demandant de cesser de se considérer comme «traditionalistes», et d'arrêter de permettre aux autres de se référer à eux de cette façon. Si quelqu'un s'attendait à ce qu'il vienne à critiquer le pape, ils se sont retrouvés déçus, car il ne l’a jamais fait directement. Le jeudi matin, le cardinal allemand Gerhard Müller, ancien préfet de la Congrégation du Vatican pour la Doctrine de la Foi, a parlé au groupe, en disant que la "liturgie antique continuera à rajeunir l'Église". Rajeunir avec du vieux, ce n’est pas ce qu’à fait Jésus. N’a-t-il pas dit ? : «Personne ne coud une pièce de drap neuf à un vieil habit; autrement, la pièce de drap neuf emporterait une partie du vieux, et la déchirure serait pire. Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement, le vin fait rompre les outres, et le vin et les outres sont perdus; mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves» (Marc 2, 21-22). On ne fait pas du neuf avec du vieux.

 

Laissons Mgr Sarah et Mgr Müller dans leur Église forteresse, car ce vendredi Christopher White dans Cruxnow.com dans l’article «Le cardinal Wuerl monte une forte défense de 'Amoris' et du pape François», nous montre que dans la conférence d'ouverture de la Conférence sacrée de l'Université de Georgetown, le cardinal Donald Wuerl de Washington a défendu les efforts du pape Francis pour décentraliser la gouvernance de l'Église, son approche de la synodalité et «Amoris Laetitia». La conférence du cardinal a été organisée autour de quatre piliers dans lesquels il croit que la pape François a offert à l'Église de nouvelles perspectives : l'écoute, l'accompagnement, le discernement et l'évangélisation. S'appuyant sur sa participation aux synodes de 2014 et 2015, axés sur la vie familiale, Wuerl les qualifie de "la collaboration et la consultation épiscopale les plus ouvertes, attrayantes et réfléchies" des onze auxquelles il a participé. En plus de la participation des cardinaux et des évêques, le synode a réuni des familles de partout dans le monde pour participer et offrir leurs expériences variées d'intégration de la vie familiale avec leur foi.

 

Selon Wuerl, "Un autre élément très évident dans la compréhension de Francis de la synodalité est la reconnaissance que, bien que les évêques soient les enseignants officiels et les gardiens de la foi, la foi est également exprimée et exprimée chez tous les fidèles". Parmi les nombreux thèmes discutés, la question de la communion pour les catholiques divorcés et remariés a pris le devant de la scène. En avril 2016, le pape François a libéré Amoris Laetitia, l’exhortation apostolique offrant son évaluation finale sur les délibérations du synode. L'exhortation a fait l'objet d'un examen minutieux de certains membres de l'Église pour avoir pris soin de communiquer avec les catholiques divorcés et remariés et en mettant davantage l'accent sur le rôle du discernement et de l'accompagnement pastoral.

 

S'appuyant sur le thème de la miséricorde, qui a été la pierre de touche de cette papauté, Wuerl a déclaré : «l'exhortation nous appelle à reconnaître que le point de départ ou le principe à partir duquel nos actions pastorales doivent être est la révélation de l'amour et de la miséricorde de Dieu.» «Le droit de l'Église a certainement une grande importance, mais ce n'est pas le seul point de référence dans le ministère pastoral», a-t-il ajouté.

 

Wuerl, qui a été l'un des plus puissants apologistes d'Amoris Laetitia dans la hiérarchie de l'Église des États-Unis, a confirmé à plusieurs reprises l'exhortation en tant que modèle d'amélioration du ministère pastoral. Dans ses remarques à près de 200 participants, y compris le président de Georgetown, le Dr John J. DeGioia, Wuerl a soutenu que, par une orientation pastorale renouvelée sur l'écoute de l'expérience de la vie réelle des fidèles, l'Église dans son ensemble pourrait développer une compréhension plus profonde de sa doctrine.

 

"La mission pastorale et le ministère de l'Église doivent inclure non seulement la présentation de l'enseignement de l'Église (sa doctrine), mais aussi prendre en considération la manière dont cet enseignement peut et est réellement reçu ou saisi par les individus, en particulier de leur situation et de leurs circonstances, et aussi comment les pasteurs d'âmes peuvent se livrer en compagnie des fidèles dans le cheminement vers l'adoption plus complète du message vivifiant de l'Église", a déclaré Wuerl. "Ce que le pape François fait est de tous nous aider à comprendre que, pour être de véritables témoins de Jésus, nous devons marcher ensemble en témoignant et en nous soutenant", a-t-il conclu.

 

En finir avec l’Église forteresse pour une Église plus active et proche des gens, n’est-ce pas là le retour au message évangélique ? En tout cas le pape le pense et les conservateurs rongent leurs freins.

 

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Publié le 14 Septembre 2017

Nicolas Senèze, à Rome, nous montre dans son article pour la-Croix.com que le pape François invite les évêques ordonnés dans l’année qu’il a reçu le 14 septembre au matin au Vatican, à «cultiver une attitude de l’écoute» et à «croître dans la liberté de renoncer à votre propre point de vue».

 

«L’évêque n’est pas un “padre padrone” autosuffisant ni un “pasteur solitaire” effrayé et isolé», a-t-il insisté devant ces évêques qui participaient à la formation annuelle – des Congrégations pour les évêques et pour les Églises orientales – destinées aux évêques ordonnés au cours de l’année. Le thème cette année était le discernement spirituel et pastoral. «Le discernement de l’évêque est toujours une action communautaire qui ne fait pas abstraction des avis de vos prêtres et diacres, du Peuple de Dieu et de tous ceux qui peuvent vous offrir une contribution utile», a-t-il précisé. «Dans un dialogue serein, n’ayez pas peur de partager, et parfois de modifier, votre propre discernement avec les autres».

 

Il les a invités à partager «avec les frères dans l’épiscopat, auxquels vous êtes sacramentellement unis, et alors le discernement se fait collégial». À partager aussi «avec vos propres prêtres, desquels vous êtes garants de l’unité, qui ne s’impose pas par la force mais se tresse avec la patience et la sagesse d’un artisan». Et à partager enfin «avec les fidèles laïcs, parce qu’eux-mêmes ont conservé le “flair” de la vraie infaillibilité de la foi qui réside dans l’Église».

 

«Eux savent que Dieu ne manque pas à son amour et ne dément pas ses promesses», a conclu le pape. Il a invité les évêques à, «comme les grands pasteurs», «savoir dialoguer avec ce dépôt présent dans le cœur et la conscience des fidèles». «Cultiver une attitude de l’écoute» et «croître dans la liberté de renoncer à votre propre point de vue (quand il se montre partial et insuffisant), pour assumer celui de Dieu» : telle est la feuille de route dressée par le pape François aux nouveaux évêques réunis à Rome cette semaine.

 

«La mission qui vous attend, a-t-il continué, n’est pas de porter vos propres idées et projets, ni des solutions conçues abstraitement par celui qui considère l’Église comme son jardin, mais humblement, sans protagonisme ni narcissisme, d’offrir votre témoignage concret d’union avec Dieu, servant l’Évangile qui va cultiver et aider à croître dans vos situations spécifiques.» Parce qu’il signifie «humilité et obéissance», le discernement est «un remède à l’immobilisme du “on a toujours fait comme ça” ou du “prenons notre temps”».

 

«C’est un processus créatif, qui ne se limite pas à appliquer des schémas. C’est un antidote contre la rigidité parce que les mêmes solutions ne sont pas valides partout», a insisté le pape François. Il a invité les évêques à «avoir le courage» de se demander «si les propositions d’hier sont encore évangéliquement valides» et à ne pas se «laisser emprisonner par la nostalgie de pouvoir avoir une seule réponse applicable à tous les cas».

 

Ce discernement et cette confiance aux fidèle laïcs est aussi visible dans l’article de Nicolas Senèze du mercredi 13 septembre dans la-Croix.com : «Réforme de la Curie, le C9 fait une «pause réflexive»». Les cardinaux chargés de conseiller le pape sur la réforme de la Curie se sont replongés dans les textes du pape François relatifs à cette réforme et sur cette base, ont réfléchi sur «la Curie comme instrument d’évangélisation et de service pour le pape et les Églises locales, la décentralisation, le rôle des nonciatures apostoliques, la sélection et la compétence du personnel, moins clérical et plus international, avec une augmentation du nombre de jeunes et de femmes».

 

Enfin Nicole Winfield pour crux.now.com nous montre dans son article de ce jeudi nommé «Les amateurs de masse latine célèbrent l’anniversaire des 10 ans, sans le pape», les fans de l'ancienne messe latine sont descendus jeudi à Rome pour leur pèlerinage annuel face à l'indifférence à leur cause, sinon à la pure résistance, de rien de moins que le pape François. Dix ans après que le pape Benoît XVI ait adopté une loi permettant un plus grand usage de la messe latine, le pape François semble faire tout son possible pour revenir en arrière ou simplement prétendre que ça ne s'est jamais produit. Au cours des dernières semaines, il a affirmé avec «l'autorité magistrale» que les réformes des années 1960 permettant la célébration de la messe en langue vernaculaire plutôt que le latin étaient «irréversibles». Plus récemment, il a confié aux congrès des églises locales la responsabilité de superviser ces traductions plutôt que le Vatican.

 

Les catholiques conservateurs, les traditionalistes et le pape François ont ouvert me combat depuis qu'il a refusé de porter la cape Mozetta arrondi rouge traditionnelle pour sa première apparition publique en tant que pontife en 2013. Lors d'une conférence marquant jeudi le 10ème anniversaire du décret de Benoît XVI libéralisant l'usage de la messe latine, l'organisateur du rassemblement, le père Vincenzo Nuara, n'a même pas mentionné la pape François dans ses remarques préliminaires. Le pape actuel a été mentionné en passant par le deuxième orateur et ignoré entièrement par le troisième.

 

Les participants de la première ligne qui ont honoré le pape retiré Benoît XVI et son décret de 2007 sont comme par hasard : le cardinal Raymond Burke, un critique de premier plan du pape actuel que le pape François a retiré en tant que juge de la Cour suprême du Vatican en 2014; le cardinal Gerhard Müller, récemment retiré par le pape Francis de son poste de chef de la doctrine du Vatican, et le cardinal Robert Sarah, nommé par la pape François en tant que chef du bureau de la liturgie du Vatican mais effectivement mis à l'écart. Malgré l’optimisme, la pape qui a ouvertement posé la question de savoir pourquoi un jeune cherche le vieux rite et dénigre les traditionalistes en tant que gouverneurs navals rigides et insécurisés.

 

Le programme pour le pèlerinage d'anniversaire des 10 ans comprenait des vêpres célébrées par le secrétaire de Benoît XVI, l'archevêque Georg Gaenswein, une procession religieuse menée dans les rues de Rome et des messes multiples. Une personne est absolument absente du programme de quatre jours, le pape François, qui laisse entendre ses pensées quand il a prononcé un discours récent à une société liturgique italienne. Il a déclaré qu'il n'était pas nécessaire de repenser les décisions qui ont abouti aux réformes liturgiques du Concile Vatican II, qui ont modernisé l'Église catholique.

 

Et comme le montre The Tablet aujourd’hui dans son article «Conférer la messe : François restitue la responsabilité des traductions liturgiques aux églises locale», dans un nouveau document majeur qui modifie le canon 838 du Code du droit canonique, le pape François a rétabli la responsabilité d'autoriser les traductions liturgiques vernaculaires aux églises locales. Le ballon revient fermement dans la cour des conférences épiscopales dans la responsabilité des traductions liturgiques qui leur avaient été volées après le concile.

 

Finalement le pape François veut une Église ouverte qui voit le présent au lieu d’être continuellement dans le passé afin qu’elle fonctionne de la meilleure des manières, l’expérience argentine du pape et au CELAM lui ont montré que toutes les initiatives ne doivent pas partir du sommet, mais de la base dans une Église qui écoute et bouge.

 

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Publié le 24 Août 2017

Nicolas Senèze, à Rome (Italie), nous montre sur la-Croix.com que devant les responsables liturgiques italiens, le pape a développé, jeudi 24 août, sa vision de la liturgie «créatrice de communion sans uniformiser».

 

Si le pape François ne s’était jusqu’ici que rarement exprimé sur la liturgie, le discours qu’il a adressé, jeudi midi au Vatican, aux 800 participants de la Semaine liturgique italienne fera date. Dans un texte soigneusement travaillé, dont la version originale est enrichie de longues et nombreuses notes, le pape fait en effet l’éloge de la réforme liturgique issue du concile Vatican II. Deux événements, explique-t-il, «directement liés», qui n’ont «pas fleuri à l’improviste mais ont été longuement préparés».

 

Rappelant la constitution Sacrosanctum Concilium, «bon fruit de l’arbre de l’Église», il souligne qu’elle a trouvé sa traduction dans les livres liturgiques promulgués par Paul VI et «universellement en usage dans le rite romain». «Leur application pratique est encore en cours parce qu’il ne suffit pas de réformer les livres liturgiques pour rénover les mentalités», a reconnu le pape François, pour qui le «processus mis en œuvre» requiert «temps, réception fidèle et obéissance pratique» de la part des ministres et des fidèles.

 

Dans la ligne de Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI, le pape met en garde contre les «lectures infondées et superficielles, les réceptions partielles et les pratiques qui défigurent la réforme», mais il estime aussi qu’aujourd’hui, «il ne s’agit pas de repenser la réforme en en revoyant les choix, mais de mieux en connaître les raisons profondes, y compris par la documentation historique, d’intérioriser ses principes inspirateurs et d’observer la discipline qui la régit». «Après ce long chemin, nous pouvons affirmer, avec sûreté et autorité magistérielle, que la réforme liturgique est irréversible», a alors affirmé le pape François, très applaudi.

 

Néanmoins, le but du pape argentin n’est pas tant de rouvrir les vieux débats liturgiques que de les réorienter vers l’essence même de la liturgie. La suite de son discours, consacré à la «liturgie vivante», thème de la 68e Semaine liturgique italienne, lui permet ainsi de rappeler que «ce qui définit la liturgie est, en fait, l’actualisation du sacerdoce de Jésus-Christ (…) rendu présent (…) principalement dans son Corps et son Sang, mais aussi dans la personne du prêtre, dans la proclamation de la Parole de Dieu et dans l’assemblée rassemblée en prière en son nom».

 

Et, s’il souligne que l’autel est «le centre vers lequel converge l’attention dans nos églises», il prend bien soin de ne pas entrer dans des débats pratiques, comme la place de l’autel, qui sont autant de divisions alors que, à ses yeux, la liturgie, «“populaire” et non cléricale», a vocation à «être inclusive et non exclusive, créatrice de communion avec tous sans toutefois uniformiser».

 

Plus que l’orientation de la liturgie, c’est en effet son sens qui l’intéresse. «La liturgie est vie et non une idée à comprendre, explique-t-il in fine. Elle consiste à vivre une expérience initiatique, c’est-à-dire transformative de la façon de penser et de se comporter, et non à enrichir son propre bagage d’idées sur Dieu.»

 

Les catholiques traditionalistes savent maintenait qu’il n’y aura pas de retour en arrière, car pour le pape la réforme liturgique a été faite pour le peuple et non pour le clergé, car la liturgie est «populaire», et c'est une action du peuple inclusive qui promeut la communion.

 

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Publié le 4 Février 2017

Jorge Costadoat dans son article pour periodistadigital.com du samedi 4 février 2017nous montre que ceux qui croient que le cardinal Sarah est pittoresque, ont tort. La tentative d'introduire un changement liturgique par le Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements lors de l'année écoulée ne doit pas être considéré comme bizarre :

 

«Attention ! Sa proposition aux prêtres de célébrer la messe face à l'Orient ou à l'abside des églises, dos au peuple, n'a pas été un faux pas de l’ecclésiastique africain. Le préfet est un parmi d'autres qui veulent une "réforme de la réforme" de Sacrosanctum Concilium, la Constitution sur la liturgie de Vatican II. L'antécédent le plus important de ce principe de la claudication d’un changement plus visible du Concile, est la rupture de l'unité liturgique de l'Église catholique qui a eu lieu avec la réintégration du missel de Pie V par la volonté de Benoît XVI.

 

François, cependant, semble aller dans la direction opposée. Il est le premier pape qui n'a pas été un acteur du Concile Vatican II, mais il ne semble pas ignorer que Sacrosanctum Concilium a été approuvé par 2162 votes contre 46. Le Vatican arrêta l’initiative Sarah. Mais le Pape actuel est allé beaucoup plus loin poursuivant la réforme amorcée par le Concile, ou simplement en contrecarrant les manœuvres des catholiques qui préfèrent la messe en latin ? L'envie de François en faveur d'une "sortie" pour une Église accueillante et inclusive vers d'autres cultures et modes d’humanité, va dans le sens opposé du retrait hostile antimoderniste du monde d'une Église déterminée à affirmer son propre salut.

 

Les documents de Vatican II se comprennent en relation les uns avec les autres. Ce n’est pas pour rien que les lefebvristes les rejettent complètement. Ils les considèrent comme "hérétique". Mais l’œcuménisme est-il hérétique ? Et le dialogue interreligieux? Et la participation des fidèles, la messe comme la table fraternelle (au lieu de l'autel sacrificiel) et les guitares, déforment-elles le christianisme ? Qui vient pour la laine vierge, peut sortir tranquillement.

 

Vous pouvez voir que le rapprochement avec les descendants de Marcel Lefebvre suggère que le Concile n’exprime pas vraiment la foi de l'Église et que tout donne le même résultat. Que fera François ? Va-t-il rompre l'unité dogmatique de l'Église? Va-t-il suivre Paul VI ou Benoît XVI ? Ce qui est nécessaire, à mon avis, est de poursuivre la réforme liturgique.

 

De nouveaux textes liturgiques devraient incorporer encore plus, deux des conclusions dogmatiques du Concile Vatican II d'une importance extraordinaire. La première a à voir avec ce que nous avons récupéré du Concile sur le caractère fondamental du baptême. Si la dignité fraternelle du baptême doit régir les relations entre les chrétiens, il est urgent de "décléricaliser" la messe.

 

Beaucoup de paroles rituelles sacralisent encore les papes, les évêques et les prêtres, et consacrent la séparation entre le sacré et le profane de ce que le Christ, en principe, nous libère. S'il y a quelque chose qui n’est plus pris en charge dans l'Église, c’est le prêtre qui marque sa différence; et il y a une classe sacerdotale qui diabolise le monde sans reconnaître leur propre mondanité.

 

L'autre grande innovation dogmatique du Concile est l'affirmation énergique de la volonté salvifique universelle de Dieu. Aucun mot de la messe n’est en mesure d'exprimer avec plus de force cette conviction de Vatican II que la formule de consécration "pour tous". Les textes liturgiques, doivent abroger le "pour beaucoup" de Benoît, pour porter un nouveau regard et dialoguer avec "tous" les expressions de l'humanité, religieuse ou philosophique, parce que l'Église ne peut pas savoir comment Dieu sauve "les autres", pour qu’elle soit obligée de croire qu'elle en est capable.

 

D’autres paramètres liturgiques demandent instamment une mise en œuvre : les textes doivent être reformulées dans une langue qui inclue les femmes (actuellement ignorées); il est également indispensable de prendre une perspective éco-sociale; nous devons aussi nous aider à voir l'histoire comme une clef des «signes des temps»; en bref, les lectures de l'Ancien Testament qui parlent de la violence de Dieu, de sa vengeance ou de sa punition, devraient être retirés du lectionnaire. Il est devenu insupportable que le lecteur dise : "Parole de Dieu", après que le prophète Élie avait massacré 450 prophètes de Baal et puis répéter : "Je te loue, Seigneur".

 

Il faudra encore faire un changement majeur : supprimer la langue sacrificialiste des prières eucharistiques qui obscurcit les vrais sacrifices que sont ceux de l'amour (inspiré par Jésus qui a donné sa vie pour proclamer le royaume aux exclus, aux méprisés, aux diabolisés, aux pécheurs et à toutes sortes de malheureux) et non ceux de la souffrance et du sang comme une réparation sadomasochiste du Fils au Père (comme si Dieu était un être en colère dans le besoin de d’un sacrifice propiatoire). Le sacrificialisme est la mère de la distance marquée entre les prêtres et les laïcs, et le père des condamnations répétées de l'Église au monde.

 

Ce dont l’Église a besoin n’est pas de "réformer" la réforme liturgique, mais «continuer» la mise en œuvre de Sacrosanctum Concilium qui devrait être encore en mesure d'apporter des améliorations pour rendre plus compréhensible l’amour de Dieu; plutôt que de trahir son impulsion à célébrer l'eucharistie dans une langue et des symboles compréhensibles dans des cultures distinctes dans lesquelles l'Église veut prendre racine.»

 

Jorge Costadoadt nous montre que la réforme de la liturgie doit se poursuive pour être inclusive et montrer l’amour de Dieu, plus compréhensive et sachant voir le monde d’une manière différente. La liturgie si elle arrête d’être sacrificielle et se diversifie fortement permettra à l’Église de s’ouvrir vers l’humanité et aux laïcs (plus particulièrement aux femmes) qui pourront prendre une plus grande place.

 

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Publié le 14 Novembre 2016

Cameron Doody nous montre dans son article pour periodistadigital.com du dimanche 13 novembre 2016 que le rêve d'une «réforme de la réforme» de la liturgie est terminé. Voilà ce qui ressort du retrait imprévu du cardinal Robert Sarah d'une conférence internationale en Allemagne sur le motu proprio Summorum Pontificium.

 

Dans un communiqué publié sur le site Internet de la Conférence Liturgique Internationale de Cologne, le père Guido Rodheudt, organisateur de l événement, a déclaré que Mgr Sarah, préfet de la Congrégation pour le Culte Divin «a malheureusement dû annuler sa» participation à la 18e édition de la réunion, prévue pour Mars 2017. Dans ce communiqué de presse, le prêtre a laissé entendre que l'absence du cardinal Sarah vient des critiques qu'il a reçu depuis qu'il a demandé en juillet aux prêtres de célébrer la messe dos aux fidèles. Une telle une «suggestion» ne pouvait que lui retirer la confiance du pape François, et le fait que le cardinal Sarah a dit en octobre dans un livre que la  liturgie vernaculaire de Vatican II est «profane et superficielle».

 

Dans une interview publiée lundi dans le site catholique autrichien kath.net, le père Rodheudt puisé dans les motifs du retrait inattendu du cardinal Sarah de l’événement, du fait que le cardinal avait confirmé sa présence à trois reprises depuis novembre l'année dernière. «Le Cardinal Sarah nous a informés qu’il avait un certain nombre d'engagements comme préfet de la Congrégation pour le Culte Divin le forcent à se retirer durant cette année», a déclaré le père Rodheudt. Quant à la possibilité que l'un de ces «engagements» annulé peut avoir été une instruction directe du pape pour qu’il n’assiste pas au congrès, le père Rodheudt a déclaré que «nous n’en savons rien», mais il a admis que le message cohérent transmis par le pape François est que la «réforme de la réforme n’est pas nécessaire».

 

Le cardinal Sarah est maintenant isolé dans la Congrégation pour le Culte Divin après le récent licenciement de la frange la plus conservatrice de ses membres. À cette occasion, la pape François a nommé 27 nouveaux membres de la Congrégation et remplacé, à son tour, les cardinaux les plus favorables à la cause de la messe en latin, comme Raymond Burke, George Pell ou Angelo Scola. Il a nommé à la Congrégation, des hommes engagés à l’ouverture théologique et la liturgique des prélats aux réalités du monde moderne, tels que Piero Marini (maître de cérémonie sous Jean-Paul II), Domenico Sorrentino (Archevêque d'Assise) ou John Dew (Cardinal archevêque de Wellington, Nouvelle-Zélande).

 

Avec tous ces mouvements, le pape montre des signes clairs que la vision de la messe du cardinal Sarah n’est pas la sienne puisqu’elle s’oppose à sa pastorale de la miséricorde. Après tout pour le pape, la liturgie doit aussi livrer des messages comme le montre la-Croix.com ce lundi 14 novembre, puisque du 10 au 13 novembre à Rome, le pèlerinage de 4000 personnes précaires rassemblées par l’association Fratello à l’invitation du pape, lui a permis de rappeler que «les pauvres sont le trésor de l’Église». Tandis que le vendredi 11 et le dimanche 13 novembre, le pape François leur a demandé pardon pour les chrétiens qui se détournent d’eux et les a exhortés à «rêver que le monde puisse changer».

 

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Publié le 22 Août 2016

Vatican Insider dans son article du dimanche 21 août 2016 nous montre que dans une lettre signée par le secrétaire d'État du Vatican, Pietro Parolin, le pape François a envoyé ses «salutations cordiales et les bons vœux» aux participants au synode, qui commence aujourd'hui à Torre Pellice.

Le pape appelle à un chemin «vers la pleine communion» avec les Vaudois. Il dit dans le message envoyé au synode des Vaudois et des églises méthodistes qui s’ouvre le dimanche 21 août à Torre Pellice (Turin) et dans lequel il souligne que les catholiques et les Vaudois peuvent encore fonctionner déjà ensemble en particulier dans le service des pauvres et des migrants.

Le pape François «comme un signe de sa proximité spirituelle» envoie ses «salutations cordiales et ses bons vœux» aux participants au synode des Vaudois et des églises méthodistes. Dans une lettre signée par le secrétaire d'État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, le pape a assuré «un souvenir spécial dans la prière et invoque le Seigneur pour le don de la marche avec un cœur sincère vers la pleine communion pour assister efficacement le Christ pour toute l'humanité, en longeant les hommes et les femmes d'aujourd'hui pour leur transmettre le cœur de l'Évangile».

Le cardinal Parolin explique comment le pape souhaite que «les différences entre les catholiques et les Vaudois n'empêchent pas de trouver des formes de collaboration dans l'évangélisation, le service aux pauvres, aux malades, aux migrants et pour l'intégrité de la Création.» Et il conclut : «Avec ces souhaits, le Pape invoque l'Esprit Saint pour nous aider à vivre cette communion qui précède chaque contraste et obtenir pour nous le Seigneur par sa bonté et sa paix.»

Le pape François a très bien compris que ce qui fait l’unité ne base pas sur de vaines querelles dogmatiques, mais bien de faire que les chrétiens portent leurs efforts dans le service envers les pauvres et les migrants qui est un véritable acte de foi qui permet de chasser des oppositions qui n’ont pas lieu d’être.

cath.ch nous montre aussi que le pape François a rédigé une lettre à l’occasion de la 67e Semaine liturgique nationale, organisée par l’épiscopat italien à Gubbio (Italie), du 22 au 25 août 2016. Il y rappelle que chaque évènement liturgique doit être vécu “avec le regard fixé sur Jésus et sur son visage miséricordieux”.

Dans ce message, signé par le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, et envoyé à Mgr Claudio Maniago, évêque de Castellaneta, le pape François précise que la liturgie est “le lieu de la miséricorde rencontrée et accueillie pour être donnée, le lieu où le grand mystère de la réconciliation est rendu présent, annoncé, célébré et communiqué”.

Le sacrement de la pénitence doit être perçu comme l’expression d’une “Église en sortie”, comme “un seuil ouvert vers les diverses périphéries d’une humanité qui a toujours plus besoin de compassion”, écrit encore le Saint-Père. C’est dans ce sacrement que “s’accomplit la rencontre avec la miséricorde recréatrice de Dieu, de laquelle sortent des femmes et des hommes nouveaux pour annoncer la vie bonne de l’Évangile à travers une existence réconciliée et réconciliatrice”.

Le pape donne un sens ouvert de la liturgie qui doit amener l’Église à sortir, à être compatissante et miséricordieuse. La liturgie doit donc suivre Jésus et accueillir le plus grand nombre sans se fermer aux autres.

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Publié le 12 Juillet 2016

Radio Vatican et la-Croix.com nous montrent que le Vatican a apporté lundi 11 juillet des précisions sur les propos sur la célébration de la messe du cardinal Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, lors d’une conférence à Londres et rapportés dans les journaux, il y a quelques jours. L’archevêque de Westminster, le cardinal Vinchent Nichols a d’ailleurs écrit aux prêtres de son diocèse pour leur déconseiller de suivre le conseil du cardinal Robert Sarah, préfet de la congrégation pour le culte divin, qui a recommandé de célébrer la messe «dos au peuple».

«Le cardinal Sarah s’est toujours justement préoccupé de la dignité de la célébration de la messe», a souligné le directeur de la salle de presse du Saint-Siège. Mais «certaines de ses expressions ont toutefois été mal interprétées, comme si elles annonçaient de nouvelles indications différentes de celles données jusqu’à maintenant dans les normes liturgiques et dans la parole du pape sur la célébration face au peuple et sur le rite ordinaire de la messe» ajoute le père Lombardi.

Des normes qu’avait rappelées le pape François, à l’occasion de sa visite au dicastère du Culte divin. Le pape avait alors déclaré que la forme «ordinaire» de la célébration de la messe était celle fournie par le Missel promulgué par le Pape Paul VI, et que la forme «extraordinaire», celle permise par le pape Benoit XVI pour des occasions qu’il définit dans le Motu Proprio Summorum Pontificum, ne devait pas prendre la place de «l’ordinaire». Tout ceci a été rappelé, ajoute le Vatican, lors d’une audience du pape avec le cardinal Sarah.

Le pape François reprend la main en montrant clairement qu'il n'y a pas de nouvelles directives liturgiques qui seront introduites pour l'Avent et il préfère éviter l'expression «réforme de la réforme».

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