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Publié le 9 Mars 2017

Maurice Page dans son article pour cath.ch nous montre que dans un entretien publié le 9 mars 2017, dans le journal allemand Die Zeit, le pape François ouvre une brèche en faveur de l’ordination d’hommes mariés (viri probati).

 

L’Église doit reconnaître le bon moment où l’Esprit-Saint exige quelque chose, explique le pape. “Nous devons réfléchir si les viri probati sont une solution. Nous devons aussi déterminer quelles tâches ils pourraient accomplir par exemple dans les régions isolées.” Mais dans le même temps, le pontife refuse de laisser le libre choix du célibat aux candidats à la prêtrise. “Le célibat facultatif n’est pas une solution”, assure-t-il.

 

La question de l’ordination d’hommes mariés ou viri probati est discutée déjà depuis le Concile Vatican II au début des années 1960. L’Église catholique de rite latin n’a des prêtres mariés que dans des situations exceptionnelles, notamment lorsqu’il s’agit de prêtres orthodoxes, de pasteurs protestants ou de prêtres anglicans mariés qui se sont convertis au catholicisme. Les Églises catholiques de rite oriental ont traditionnellement un clergé marié, mais leurs évêques sont choisis parmi les moines qui ont fait vœu de célibat.

 

Face à la pénurie de prêtres, le théologien allemand Helmut Hoping a suggéré, la semaine dernière, d’ordonner prêtres des diacres permanents dont la plupart sont mariés.

 

L’ordination d’hommes mariés pourrait répondre au manque de prêtre et être une solution viable à la crise du sacerdoce, encore faut-il que cette réflexion soit aussi mise en place au sein de l’Église par sa hiérarchie qui est peu encline à réformer le statut des prêtres.

 

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Publié le 27 Février 2017

Emilia Robles sur periodistadigital.com ce lundi 27 février 2017 nous montre une exhortation intéressante de l'évêque Dom Demetrio Valentini, à l'occasion de la réunion de l'Association nationale des prêtres du Brésil au Sanctuaire de Notre-Dame d'Aparecida. Dans ce document, entre autres choses, il prend le problème des communautés sans Eucharistie et la nécessité d'associer les laïcs à une nouvelle forme de ministère sacerdotal.

 

Dom Demetrio Valentini est l'une des figures les plus braves des évêques brésiliens, car il est l'évêque en charge de la présidence de la pastorale sociale et de la Caritas brésilienne. Maintenant, comme évêque émérite, elle est libre de traiter de choses difficiles, de proposer des mesures d’examen sur des disciplines qui deviennent obsolètes tout en étant fidèle à l'évolution de la doctrine, comme l’indique les grandes questions de John Henry Newman.

 

Pour l’évêque l'Église au Brésil a besoin de réfléchir à la question des catholiques qui n'ont pas accès à l'Eucharistie de manière fréquente. Au centre de sa réflexion, l'évêque a parlé de la nécessité pour l'Église de réfléchir sur la réalité qui touche de nombreuses communautés ecclésiales, non seulement au Brésil, mais aussi dans de nombreuses régions du monde : le manque de prêtres pour présider l'Eucharistie.

 

«Aujourd'hui, l'église a besoin d'écouter les appels des communautés exprimant leurs besoins qui doivent être traités, et qui revient en jeu question presbytérale. Cela doit d'être résolu correctement et il est urgent de restaurer la vision ministérielle de Vatican II», a-t-il dit. «Je prends la liberté de demander à la CNBB accélérer la discussion du problème, sur la question de pouvoir compter sur les anciens de la communauté qui peuvent définir ses détails, de manière qu’ils soient organisé et mis à la disposition du pape François, de sorte que dans cette affaire qui implique profondément la vie de l'Église, le pape ne soit pas entravé par la force ecclésiale interne, mais avec le soutien clair de la CNBB, et en particulier prêtres brésiliens représentés ici aujourd'hui par l'Association nationale des prêtres du Brésil», a-t-il dit.

 

Dom Demetrio a donc appelé ces laïcs «prêtres de la communauté, en contrepartie des «prêtres diocésains», car pour lui «Sans Eucharistie pas de la communauté chrétienne». Emilia Robles n’a pas tort de demander que les évêques proposent des solutions courageuses, inspirées par l'Evangile pour l'absence de l'Eucharistie dans les communautés, des solutions qui nous enlèvent du cléricalisme et nous aident sur les routes d'une Église plus participative et utile.

 

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Publié le 21 Janvier 2017

IrishCentral.com dans son article du samedi 21 janvier 2017 nous montre que l'Association des catholiques en Irlande a déclaré que mettre fin à l'exigence de célibat des prêtres serait une solution à la pénurie chronique de prêtres dans l'église.

 

Mais un porte-parole de l'Association, qui est un groupe de laïcs catholiques, est "frustré" suite à une décision prise par les évêques de ne pas soulever la question. "Ils collent leurs têtes dans le sable, en espérant que le problème va disparaître", a déclaré le porte-parole.

 

La migration, l’austérité économique, la laïcité, les abus sexuels cléricaux, la baisse de la fréquentation des messes et un déclin des vocations de la prêtrise sont quelques-unes des questions qui ont été vues par les 26 évêques irlandais de chaque diocèse en Irlande au cours de leur visite de 10 jours au Saint-Siège, qui a commencé lundi. Mais, quand ils ont une audience le vendredi 20 janvier avec pape François, la seule question qu'ils ne touchent est le célibat.

 

Une visite "ad limina" a lieu à plusieurs années d'intervalle. Elle représente en quelque sorte une occasion pour de lointaines branches de l'Église de faire des rapports directement au siège social. La dernière visite ad limina irlandaise était en 2006, et il faudra plusieurs années avant qu'il y en ait une autre.

 

La proposition de Mgr Leo O'Reilly de mettre en place une commission chargée d'examiner la question du célibat sacerdotal n’a pas été soumise au pape suite à une "discussion peu concluante" sur le célibat parmi les autres évêques. Pourtant le pape a dit aux évêques locaux de mieux connaître les besoins des fidèles, d'être courageux et de faire des suggestions concrètes pour la réforme à Rome

 

Noel McCann de l'Association des catholiques en Irlande a fait observer que de nombreuses paroisses irlandaises étaient déjà sans messe quotidiennement en raison de la pénurie de prêtres. "La crise est claire. Ce qui cause la crise est clair, mais que faisons-nous pour trouver des solutions ? Où est l'urgence pour aborder la question", a-t-il demandé.

 

Une bonne question qui fait face à l’aveuglement des évêques irlandais qui ont même parlé des abus sexuels des prêtres, du rôle des femmes, de donner plus de place aux laïcs, et de la prochaine visite du pape en Irlande l'année prochaine.

 

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Publié le 28 Décembre 2016

Raphaël Zbinden dans son article pour cath.ch du mardi 27 décembre 2016 nous montre que le théologien de la libération brésilien Leonardo Boff s’attend à ce que les ex-prêtres mariés soient réintégrés dans la pastorale. “Les évêques brésiliens l’ont formellement demandé au pape”, a affirmé l’ancien Père franciscain au quotidien allemand Kölner Stadt-Anzeiger.

 

Leonardo Boff assure, d’après des informations provenant de l’entourage du pape François, que ce dernier aurait la volonté de répondre positivement à cette demande, du moins pour une phase expérimentale au Brésil. La mesure serait destinée à palier à la pénurie de prêtres au niveau mondial. “En même temps, il s’agirait d’une impulsion pour que l’Église catholique supprime le fardeau du célibat obligatoire”, lance le théologien dans l’interview publiée le 25 décembre 2016. Il souligne le problème que représente le manque de prêtres, notamment au Brésil. Il remarque qu’il “n’est pas étonnant que les fidèles se rendent en masse chez les évangéliques et les pentecôtistes pour combler ce vide d’accompagnement (spirituel)”.

 

L’ancien Père franciscain avoue avoir, après son abandon de la prêtrise en 1992, continué à exercer des fonctions sacerdotales. Ceci avec le consentement explicite d’évêques de son pays. “Jusqu’à maintenant, aucun évêque que je connais, ne l’a jamais interdit ou même fait d’objection”, assure-t-il. Selon Leonardo Boff, les prélats s’en réjouissaient même et lui disaient : “le peuple a le droit de recevoir l’Eucharistie. Continue tranquillement à le faire !”

 

Pour Leonardo Boff, la théologie de la libération, condamnée par les papes Jean Paul II et Benoît XVI pour sa trop grande proximité avec le marxisme, a été pleinement réhabilité par le pape argentin. “François est des nôtres. Il a fait de la théologie de la libération un bien commun de l’Église et a élargi sa portée”, affirme Leonardo Boff en référence à la préoccupation du pape pour la sauvegarde de la création. Selon le théologien, le pontife a demandé, dans le cadre de la rédaction de son encyclique Laudato Si’, qu’il lui fasse parvenir ses écrits. Le pape lui aurait suggéré de ne pas passer par l’administration vaticane, qui aurait bloqué ces livres “interdits”, mais par l’ambassadeur argentin auprès du Saint-Siège, un proche du pontife.

 

Le penseur brésilien relève également les gestes de réconciliation avec certains théologiens de la libération qui ont été reçus au Vatican par le pape François. Il indique avoir été lui-même invité à Rome. Il précise cependant que le pape n’avait au dernier moment pas eu le temps de le rencontrer, à cause d’une urgence au Synode des évêques.

 

Dans l’interview au Kölner Stadt-Anzeiger, Leonardo Boff défend en outre le pape contre “les vents contraires” venant de ses propres rangs. Le théologien désigne ainsi nommément dans le rôle de contradicteur le cardinal américain Raymond Leo Burke, qu’il qualifie de “Donald Trump de l’Église catholique”. L’ancien prêtre critique vertement les velléités du patron de l’Ordre de Malte de “corriger” le pape sur certaines de ses positions doctrinales. Il estime cette attitude “sans précédent” dans l’histoire de l’Église et ose parler “d’affront” envers le pontife. “Le pape ne peut pas être condamné, c’est une règle de l’Église”, souligne Leonardo Boff.

 

Il relève que la priorité du pape François n’est pas l’Église en elle-même et encore moins ses affaires internes, mais la survie de l’humanité et l’avenir de la terre. “Les deux sont en danger, et il faut se demander si le christianisme peut apporter sa contribution pour surmonter cette grande crise qui menace les fondements de l’humanité”.

 

Leonardo Boff nous annonce de bonnes nouvelles en perspectives : la réintégration des ex-prêtres mariés dans la pastorale pour palier la pénurie de prêtres d’abord au Brésil, une mesure qui pourrait s’étendre ailleurs, et un retour en grâce de la théologie de la libération. Mais le théologien de la libération n’est pas naïf et voit bien que les adversaires du pape François sont nombreux et qu’ils ne sont pas sa priorité puisque c’est l’humanité et l’avenir de la terre. Mais le cardinal Burke devra bientôt recevoir une réponse du pape qu’il n’appréciera pas.

 

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Publié le 9 Décembre 2016

HuffingtonPost.fr nous montre le jeudi 8 décembre 2016 que l'accès au sacerdoce est formellement interdit aux homosexuels, rappelle un décret rendu public par le Vatican, qui fait toutefois une exception.

 

Un décret sur la formation des prêtres rendu public ce mercredi 7 décembre par le Vatican rappelle l'obligation d'abstinence sexuelle et stipule que l'accès au sacerdoce est formellement interdit aux homosexuels ou ceux soutenant "la culture gay". "L'Église, tout en respectant profondément les personnes concernées, ne peut pas admettre au séminaire et aux Ordres sacrés ceux qui pratiquent l'homosexualité, présentent des tendances homosexuelles profondément enracinées ou soutiennent ce qu'on appelle la culture gay", stipule le document rendu public mercredi soir par l'Osservatore Romano, journal officiel du Vatican.

 

Ce nouveau guide complet de formation d'une centaine de pages, approuvé par le pape, actualise une précédente version veille de trente ans. Mais la non admission de personnes présentant des tendances homosexuelles avait été spécifiée par l'Église catholique en 2005. Elle fait toutefois une exception pour "des tendances homosexuelles qui seraient seulement l'expression d'un problème transitoire, comme, par exemple, celui d'une adolescence pas encore achevée". C’est terrible de voir l’ignorance du Vatican sur les gays et leur sexualité.

 

Le document rappelle aussi le besoin d'une "imposition volontariste de la continence". Il serait "gravement imprudent d'admettre au sacrement de l'ordre un séminariste qui ne soit pas parvenu à une affectivité mûre, sereine et libre, chaste et fidèle dans le célibat", écrit le décret, tandis que les futurs prêtres ont aussi besoin de comprendre "la réalité féminine".

 

Le document aborde toutefois de nombreux autres sujets comme par exemple la révolution numérique. "Il est nécessaire d'observer la prudence qui s'impose quant aux risques inévitables de la fréquentation du monde numérique, y compris les différentes formes de dépendance qu'on pourra traiter par des moyens spirituels et psychologiques adéquats", note le guide.

 

Dans le même temps "il sera opportun que les réseaux sociaux fassent partie de la vie quotidienne du séminaire", lit-on. Car "il convient d'en faire l'expérience comme des possibilités nouvelles de relations interpersonnelles, de rencontre avec les autres, de confrontation avec le prochain et de témoignage de la foi", ajoute le Vatican devenu un grand utilisateur des réseaux sociaux.

 

NCRonline.org nous fait par de la frustration des groupes qui défendent des personnes LGBT dans l'Église catholique avec ce nouveau document du Vatican qui réaffirme une instruction de 2005 interdisant aux homosexuels d'entrer dans le sacerdoce. Pourtant, le document met l'accent sur la nécessité d'une formation pastorale des prêtres, leur éducation dans l'enseignement social de l'Église, et l'implication des femmes dans la formation au séminaire. Elle appelle également à leur formation dans la protection des mineurs. Le document met en avant la les préoccupations du pape François sur les tentations liées à l'argent, à l'exercice autoritaire du pouvoir, au légalisme rigide et à gloriole parmi les clercs.

 

Dommage ce décret comporte de bonnes choses, mais une mauvaise se démarque le refus des prêtres gays, alors qu’il y en a déjà et que ce document montre que la hiérarchie de l’Église ne parviennent pas à reconnaître que Dieu appelle une grande variété de personnes au sacerdoce.

 

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Publié le 10 Août 2016

Radio Vatican dans son article du mercredi 10 août 2016 nous montre que le mardi 9 août, le pape François s'est rendu en visite privée dans deux couvents féminins dans le Latium et les Abruzzes. François a visité le monastère des "Sœurs franciscaines de Sainte Filippa Mareri" au Borgo San Pietro de Petrella Salto, dans la province de Rieti, puis le couvent bénédictin des "Sœurs réparatrices du Saint Visage de Notre Seigneur Jésus-Christ" à Carsoli, dans la province de L'Aquila. Comme le 4 janvier dernier lors de sa visite surprise à Rieti et Greccio, où il était venu visiter la crèche de saint François d'Assise, le Pape était accompagné par l'évêque de Rieti, Mgr Domenico Pompili.

Serait-ce une forme de soutien du pape pour un rôle plus important des femmes dans l’Église ? Il faut dire que comme le montre NCRonline.org les membres de la nouvelle commission du pape François chargés d'étudier si les femmes pourraient servir comme diacres dans l'Église catholique ont exprimé un large éventail de points de vue sur le sujet dans le passé, avec quelques personne clairement en faveur de la possibilité tandis que d'autres disent qu'il n'y a pas de précédent historique.

Selon le père Karl-Heinz Menke, un membre de la commission qui est également membre de la Commission théologique internationale du Vatican et un théologien à l'université allemande de Bonn, fait valoir le cas contraire. Pour lui, il n’y a pas de preuves historiques qui montre les femmes diacres dans l'Église primitive n'a pas rempli un «ministère sacramentel.» Même s’il conclut que la preuve historique que les femmes diacres existe, il ne suppose de l'ordination des femmes dans le diaconat aujourd'hui, il a également plaidé pour une meilleure inclusion des femmes dans les postes de décision dans l'église, en déclarant : «L'égalité des sexes est essentielle.»

Phyllis Zagano de l'université Hofstra et le père jésuite Bernard Pottier, membre de la commission et théologien à l'Institut d'Études Théologiques de Bruxelles, font valoir que les preuves historiques de femmes servant diacres dans l'Église primitive souligne qu’elles recevaient l'ordination diaconale de la même manière que leurs homologues masculins conférée par l'imposition des mains et la prière de l'évêque. Les auteurs notent que l'église de rite latin conservé les formules pour l'ordination des femmes diacres jusqu'en 1962. Ils critiquent la lettre apostolique Ordinatio Sacerdotalis 1994 du pape Jean-Paul II, qui dit que l'église avait «aucune autorité» d'ordonner des femmes et le document 1974 Inter Insignores de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi contre l’ordination des femmes.

La Franciscaine Sœur Mary Melone, membre de la commission et la première femme présidente de l'université pontificale Antonianum à Rome, qui dit que les femmes soit présente dans les Congrégations de la curie serait un pas important, mais l’essentiel serait la prise conscience que l'autorité des femmes aide l'Église à croître. Sur les femmes prêtres, sœur Melone juge que la chose importante est qu'il n'y ait pas une excuse pour exclure les femmes de la possibilité de travailler à des postes de décision à l'intérieur de l'Église et qu’elle ne pense pas que c’est la seule condition pour remplir des rôles dans l’Église.

Les visites du pape François aux religieuses montrent son souhait d’un meilleur rôle pour les femmes, mais dans quel cadre ? Le diaconat ? Encore faut-il trouver une solution durable et qui ne déçoivent pas ces fidèles servantes de l’Église qui ont du souvent faire face au machisme de l’Église à leur encontre.

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Publié le 7 Août 2016

Rafael Marcoccia dans on article du samedi 6 août 2016 pour periodistadigital.com nous montre que la grande extension territoriale du Brésil représente pour l'Église un défi énorme. Il est estimé que près de 70 000 communautés à travers le pays ne célèbrent pas l'Eucharistie régulièrement. Pour y faire face, vient en ce moment-là la proposition des les ministres ordonnés locaux. Un des responsables de cette proposition est le prêtre brésilien et théologien, Mgr Antonio José de Almeida, professeur à l'Université pontificale catholique du Paraná. Docteur en théologie de l'Université pontificale grégorienne à Rome, il aborde la question des ministères dans l'Église dans la signification de la vie et la mission des communautés, et il connaît de nombreuses expériences de ministères non ordonnés en Amérique latine.

Fin avril dernier, à l' occasion de la Réunion nationale de 16 prêtres qui encourageait la Commission nationale des prêtres et la Commission pour le ministère ordonné et la Vie Consacrée, Mgr Almeida a publié un article intitulé «presbytères communautaires pour les communautés sans l'Eucharistie», qui présente des idées qui viennent à échéance.

La proposition de Mgr Almeida, inspirée par les idées de Mgr Fritz Lobinger, qui était près de 50 ans en Afrique du Sud est d’ordonner des dirigeants, célibataires ou mariés, profondément enracinés dans des communautés ecclésiales matures. Des communautés ecclésiales d'âge mûr qui sont celles avec une histoire de chemin ecclésial et de vie communautaire, avec des ministres non ordonnés dans le domaine de la Parole, du culte et de la charité, qui seront accompagnés par des prêtres dédiés à les aider et à participer à leur processus de formation continue, en communion avec l'Église locale.

Almeida propose que ces deux types d’ordinations reçoivent différents noms : les prêtres locaux et les ministres ordonnés. Les prêtres restent célibataires et sont envoyés dans les paroisses du diocèse, alors que les ministres ordonnés locaux ne servent qu'à la communauté dans laquelle ils vivent et pourraient être intégrés dans la vie familiale et professionnelle. Dans le cas où vous ne disposez pas de travail ou vous l’avez perdu, les ministres ordonnés locaux pourraient être aidé et maintenu par la communauté, tout comme ils entretiennent déjà des prêtres.

«Les deux sont prêtres ayant reçu le même sacrement de l'Ordre, à la fois pour prêcher l'évangile au nom de l'Église, à la fois pour administrer les sacrements, à la fois pour conduire la communauté avec et sous l'évêque, les deux sont ordonnés pour la vie», dit la proposition. Mais alors que «les prêtres assurent une vaste région et vivent dans une circonscription pastorale plus large», les «ministres ordonnés locaux» vivent au sein de leur communauté. Ainsi, les ministres ordonnés locaux seraient élus directement par la communauté et ne doivent pas être seulement unique, mais un petit groupe de deux ou trois. En outre, le service communautaire serait à temps partiel.

«Le modèle n’est pas la grande paroisse, territoriale, anonyme, entièrement centralisé dans la paroisse, où tout dépend d’elle.» Ces ministres doivent répondre aux critères suivants : être des hommes de foi éprouvée et vertueux, compétent et respectés au sein d'une communauté donnée. Mgr Almeida estime qu’«ordonner certains dirigeants laïcs qui guident les communautés est la bonne décision, parce que l'objectif est de fournir à une communauté son propre prêtre, dans ce qui existe déjà dans cette communauté, assurant la relation de ministre communautaire. Il n’est pas un étranger de ce qui vient de l'extérieur, mais il est quelqu'un à l'intérieur. Inutile d'insérer : Il y a «inculturation» parce qu’il fait déjà partie de la communauté et de son histoire, il a le même visage, sa façon d'être.»

Par conséquent, l'article indique que non seulement on parle de ‘viri probati’, des hommes mariés qui peuvent être ordonnés prêtres, mais aussi des «communitates probatae», où l'accent est mis sur la communauté. «Il serait tragique que l'Église ordonne» des viri probati «sans un fort sentiment communautaire.» Les idées présentées dans cet article trouvent une forte résistance au sein de l'Église brésilienne. Bien que le problème est perçu et partagé, les solutions proposées ne trouvent pas beaucoup de consensus.

Dans tous les cas, la CNBB a autorisé une commission pour réfléchir à la question, composé de Raymundo Damacesno, archevêque d'Aparecida, Claudio Hummes, archevêque émérite de San Pablo, Walmor de Oliveira, Archevêque de Belo Horizonte et Sergio Castriani, archevêque de Manaus. Et certaines réunions ont eu lieu, mais n'elles n’ont pas encore fait de progrès significatifs.

La solution des ministres ordonnés locaux correspond au souhait du pape François de mettre en avant des «solutions courageuses et concrètes» pour palier le manque de prêtres, mais aussi pour aider le clergé a assurer sa tâche sans concédé de trop lourdes fatigues, tout cela aidé par la communauté. Cette idée qui a le souci de l’efficacité et de la proximité s’avère très intéressante.

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Publié le 3 Juin 2016

Sébastien Maillard dans on article pour la-Croix.com nous montre que des pasteurs sereins intérieurement mais qui se risquent au dehors et se salissent les mains sans compter. Dans son homélie à la messe clôturant le jubilé des prêtres, vendredi 3 juin 2016, le pape François a dépeint le cœur qui doit habiter, selon lui, chaque pasteur.

Être un pasteur et non «un inspecteur». Ne pas être un «comptable de l’esprit mais un bon samaritain à la recherche de celui qui a besoin». Le pape François a multiplié les comparaisons et métaphores pour décrire au mieux les dispositions du cœur, à la fois libre et inquiet, qui doit battre en chaque prêtre. Son homélie de vendredi 3 juin peut se lire comme le portrait-type du pasteur que le pape souhaite pour son Église.

Il l’a prononcée avec conviction place Saint-Pierre, devant une foule en aube blanche qui en remplissait la moitié. Des milliers de prêtres venus du monde entier à Rome pour le jubilé, dont la messe en la solennité du Sacré-Cœur de Jésus marquait la clôture. La veille, le pape leur avait livré trois longues méditations sur la miséricorde dans le cadre de l’Année sainte. Son homélie est comme un résumé de la manière d’être du pasteur qu’il a décrite à ces trois occasions.

Comme la fête du Sacré-Cœur y invitait, le pape François a souligné les deux pôles qui doivent orienter le cœur de chaque prêtre : «le Seigneur et les gens», «vers Dieu et vers les frères», ou encore «le Tu de Dieu et le nous des hommes».

À l’appui de l’évangile du jour sur la brebis égarée (Luc 15, 3-7), il a pressé les prêtres non seulement de tenir les portes de leurs églises ouvertes mais de sortir «à la recherche de celui qui ne veut plus entrer par la porte» : «(Le pasteur) désire rassembler les brebis qui ne demeurent pas encore avec (Dieu)». Une invitation qui s’inscrit dans celle plus large d’aller aux périphéries existentielles des hommes, que Jorge Bergoglio ne cesse de lancer à son Église depuis le début de son pontificat.

Pour cela, le pape veut des prêtres qui se dépensent sans compter. Leur cœur «n’exige jamais de ne pas être dérangé». À deux reprises dans son homélie, comme la veille dans ses interventions, il a insisté sur l’absence d’«heures de service» ou d’«horaires de travail» pour un pasteur.

Comme autres attitudes, il a mis en avant celle de «se salir les mains pour tous» et de tendre « la main en premier » – comme lui le fait avec tous ses interlocuteurs. L’attitude aussi de «corriger (…) toujours pour approcher», de ne pas «(gronder) celui qui laisse ou qui perd la route», de pardonner «avec une généreuse compassion» et de rendre «la dureté (…) étrangère».

Le pape François, qui s’était attardé lors d’une messe chrismale sur la légitime fatigue du prêtre, a reconnu que la «tristesse» pouvait être «passagère». Mais l’auteur d’Evangelii gaudium et d’Amoris laetitia a surtout insisté sur «la joie du prêtre», «serein intérieurement». «Il est heureux d’être un canal de miséricorde, d’approcher l’homme au Cœur de Dieu», a-t-il conclu en écho à son rappel, la veille, que tout prêtre serve de médiateur de la rencontre entre Dieu et les hommes.

Ce jubilé aura servi à rapprocher le pape François des prêtres, qui lui reprochent, comme il l’a reconnu à la fin de dernière méditation le 2 juin, d’être trop souvent dur envers eux. La fin de la messe de ce jour lui aura offert l’occasion d’être chaleureusement embrassé par beaucoup. Le pape Bergoglio, qui, la veille, leur avait recommandé d’avoir de l’humour, a bien ri au milieu d’eux. Son homélie comme ses trois autres interventions rendent compte toutefois de la haute exigence qu’il place en eux.

Le pape François souhaite que les prêtres ressemblent plus à leurs brebis et qu’ils n’hésitent pas à être dérangé mais aussi à accueillir sans dureté et avec joie. Attendons de voir si le pape sera suivi, car il y a encore beaucoup de prêtres qui ne sont pas à l’image de ce qu'il souhaite puisqu’ils sont intransigeants face au monde moderne plus prompt à rappeler la doctrine qu’à accueillir. Le travail sera difficile.

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Publié le 2 Juin 2016

BFMTV.com nous montre que le pape François a inauguré ce jeudi 2 juin 2016 le Jubilé des prêtres, dans le cadre de "l'Année Sainte de la miséricorde", en les appelant à se reconnaître sincèrement "sales, impurs, mesquins, vaniteux" et en même temps "appelés et élus" par Dieu.

Ce jeudi, 6000 prêtres et séminaristes - représentant un total de quelque 415 000 et 118 000 dans le monde - se sont réunis dans trois basiliques de Rome, où le pape a choisi de prêcher sur l'importance de manifester la consolation et la bienveillance de Dieu. Il les a d’ailleurs appelé à reconnaître leurs pêchés pour demander miséricorde, au cours des trois prêches qu’il a prononcés. Très longs et travaillés, ils marquent l'importance qu'il accorde au rôle des prêtres, alors qu'il s'est montré critique sur certaines attitudes hypocrites, rigides, corrompues et mondaines dans le clergé.

La bonne transmission du message chrétien passe selon le pape François par la reconnaissance douloureuse du propre péché, qui permet au prêtre d'avoir une attitude miséricordieuse, a-t-il insisté lors de sa première méditation à Saint-Jean de Latran : "Qu'est-ce que nous ressentons quand les gens nous baisent la main et que nous contemplons notre misère la plus intime", a-t-il lancé comme s'il pensait aux dignitaires laïcs et religieux qui lui baisent chaque jour la main au Vatican. "Nous devons, a-t-il ajouté, nous situer dans l'espace où coexistent notre misère la plus honteuse et notre dignité la plus haute. Sales, impurs, mesquins, vaniteux, égoïstes, et, en même temps (....) appelés et élus, aimés et entourés de soins. Seule la miséricorde rend supportable cette position. Sans cela, ou bien nous nous croyons justes comme les pharisiens, ou bien nous nous éloignons comme ceux qui se sentent indignes. Dans les deux cas notre cœur s'endurcit".

Le pape François veut des prêtres qui se reconnaissent pêcheurs pour ne pas s’éloigner des marginaux et des méprisés. Il leur dit donc de ne pas être des juges méprisants mais des hommes accompagnant la douleur des autres. Le prêtre ne doit donc plus être mis sur un piédestal mais être pleinement avec les hommes et leurs souffrances.

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Publié le 25 Juillet 2015

The Tablet dans l'article de Christa Pongratz-Lippitt du vendredi 24 juillet 2015 nous montre que le doyen élu de la faculté catholique de théologie de l'Université de Salzbourg a fait un appel pour des prêtres mariés et des femmes diacres dans l'Église.

"Les prêtres mariés et les femmes diacres devraient être réintroduits dès que possible. Cela amènerait un nouveau dynamisme à l'Église", a déclaré au quotidien autrichien Salzburger Nachrichten le futur doyen de faculté de théologie catholique de l'Université de Salzbourg, le professeur Dietmar Winkler.

L'interview a été publiée au cours du Festival de Salzbourg et a immédiatement défrayé la chronique. Le professeur Winkler a dit qu'il ne voyait pas pourquoi les hommes qui se sentaient appelés à la prêtrise devaient être forcés à rester célibataires. L'ascétisme, pour celui qui se sentait appelé à devenir religieux était un charisme qui ne pouvait pas être forcé sur les personnes, tandis que le célibat obligatoire n'a pas été introduit pour plusieurs centaines d'années, il le fut ensuite pour des raisons diverses, dont l'une était d'empêcher les dynasties impériales d'hériter des biens de l'Église.

Interrogé sur ce qui se passerait si les prêtres qui s'étaient mariés puis ont divorcés, le professeur Winkler a répondu qu'il y avait beaucoup de prêtres qui ont échoué à rester célibataire. "Jésus est venu pour ce qui est cassé et pas pour ce qui est parfait", a-t-il rappelé. L'Église orthodoxe avait trouvé une bonne solution, a-t-il rappelé, permettant prêtres mariés et sous certaines conditions, de se remarier à l'église après le divorce.

Selon l'enseignement catholique actuel, les partenaires d'un second mariage vivraient dans un état de péché permanent. "Je pense qu'il que c'est vraiment mauvais et que cette question sera un point critique au synode en octobre. La discussion sur la théologie du mariage est un devoir". La question des femmes prêtres est "théologiquement compliquée", mais les femmes diacres, "qui ont bien documentées jusqu'au Moyen-âge" devrait être réintroduites dès que possible, a-t-il dit.

Le professeur Winkler, âgé de 52 ans, a été nommé conseiller auprès du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens par le pape Benoît XVI et a été confirmé dans cette fonction par le pape François. Il est également conseiller de la Congrégation pour les Églises orientales.

Le professeur Dietmar Winkler très implanté au sein de la curie propose pour faire face à la crise des vocations d'appeler des hommes mariés et essaye de régler le problème du sacerdoce des femmes, avec les diaconesses, tout en disant que le cas des divorcés remariés peut avoir sa solution au synode. Une parole ouverte qui espérons le sera écoutée.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Sacerdoce

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