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Publié le 24 Juillet 2017

«Le plus grand obstacle à la conversion que veut le pape François veut pour l'Église est, dans une certaine mesure, l'attitude de grande partie du clergé» comme nous le montre Jesús Bastante ce lundi 24 juillet 2017 dans periodistadigital.com. C’est ce qu’a écrit le professeur Giulio Cirignano a écrit un article dans L'Osservatore Romano dans lequel il a dénoncé l'attitude «d'entêtement et d'hostilité» de certains prêtres avant les réformes promues par Bergoglio.

 

L'article, intitulé «La tradition n’est pas fidélité», note comment «bien des fidèles ont compris le moment favorable, le kairos que le Seigneur donne à leur communauté», alors que certains «pasteurs peu éclairés se maintiennent dans un vieil horizon, l'horizon des pratiques habituelles, les anachronismes, la pensée répétitive et sans vie».

 

Dans l’article, Carignano compare les prêtres avec les disciples dormant dans le jardin des Oliviers. Un «fait déconcertant» qui «doit être soigneusement examiné» et qui est due, entre autres, «au niveau culturel modeste du clergé». «Chez de nombreux prêtres, malheureusement, la culture théologique est pauvre, et même la préparation biblique est mineure» dit le professeur qui met en garde néanmoins que «nous ne pouvons pas généraliser. Il y a beaucoup d'exceptions.»

 

À son avis, les salles de classe sont remplis d'étudiants en théologie qui «n'ont pas abandonné le désir de penser» et d’«exercer un minimum de sens critique.» «Les années de préparation au sacerdoce doivent favoriser la conscience de la nécessité du ministère comme un vrai travail», conclut Cirignano, qui rappelle que «comme tout le monde, y compris le prêtre travaille pour gagner sa vie».

 

Il faut dire que ce constat est réel car les jeunes prêtres actuels sont de plus en plus identitaires, ils pensent qu'il faut porter le col romain et la soutane, et doivent montrer les signes extérieurs de leur croyance, mais leur formation théologique est-elle bonne ? C’est une question qu’on peut se poser.

 

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Publié le 4 Juillet 2017

La mauvaise presse, les scandales d'abus sexuels qui ont entraîné un déclin massif des vocations, provoquant ainsi une grave baisse de moral pour l'Église en Irlande, où selon les récents rapports, il y a eu une augmentation des suicides des prêtres au cours des 10 dernières années.  

 

Cela aussi est du phénomène de regroupement, où plusieurs paroisses sont combinées en une, faute de leadership, augmentant la charge de travail des prêtres et le stress subséquent à celle-ci, et forçant de nombreux prêtres à travailler bien au-delà des années de retraite en raison du manque de nouvelles vocations. Les prêtres ont déclarent qu’ils sont aussi découragés par la foi en déclin dans les personnes qu'ils servent qui ont si peu de contacts avec l'Église en dehors des premières communions aux funérailles.

 

Le clergé (selon des rapports récents présentés lors des réunions de l'Association des prêtres catholiques (ACP), et de nombreux prêtres) a demandé l'établissement d'une ligne d'assistance confidentielle pour les prêtres qui ont besoin de soutien. Les prêtres ont également reconnu qu'ils devaient être mieux de demander de l'aide lorsqu'ils en ont besoin.

 

Les prêtres en Irlande ont un grand sentiment de solitude, comme s’ils faisaient leur propre chemin dans le diocèse. Ils observent un manque de dialogue entre eux dans leurs diocèses. Pourtant, ils ne rendent pas les gens fautifs pour cela puisqu’ils sont fantastiques et généreux dans les paroisses. Ils se sentent vulnérables et ont besoin d’aide. Ils pensent qu’ils sont sur un navire qui coule et se demandent si une réforme aura lieu. Une bonne question qui demande une véritable réponse.

 

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Publié le 26 Mai 2017

Sarah Mac Donald dans son article du jeudi 25 mai nous montre dans NCRonline.org que l'ordination des hommes mariés à la prêtrise «doit être explorée ouvertement dans l'église en Angleterre et au Pays de Galles aux niveaux national et diocésain», a déclaré l'évêque à la retraite de Portsmouth, en Angleterre. Parlant à NCR, l'évêque Crispian Hollis a déclaré qu'il était «de plus en plus conscient» de cette pression en raison de la pénurie de prêtres. Il croit que la question de l'organisation des hommes mariés ne doit pas être laissée aux «conversations au sein des paroisses et parmi les fidèles laïcs».

 

Ses commentaires ont été faits lorsque de nouveaux chiffres publiés par le Bureau national des vocations en Angleterre et au Pays de Galles ont montré une baisse du nombre d'hommes entrant en formation pour le sacerdoce diocésain. Le Directeur du bureau, le Bénédictin Christopher Jamison, a décrit la chute comme «décevante».

 

Le Mouvement pour le clergé marié, une organisation laïque fondée en 1975 pour promouvoir un sacerdoce marié, a récemment appelé à une assemblée nationale pout discuter du célibat et à l'éventuelle coordination de «viri probati», ou des hommes mariés à la foi éprouvée. En soutenant l'appel, Hollis a déclaré qu'il ne fallait pas, à certains égards, s’attendre à un nouveau départ pour l'Église en Grande-Bretagne parce que «nous avons déjà un certain nombre d'anciens anglicans mariés et qui ont été ordonnés comme prêtres catholiques».

 

Mais Hollis a souligné qu'une commission ne devrait pas être considérée comme une ouverture vers le célibat facultatif pour les prêtres catholiques. Selon Hollis, si l'Église en Angleterre et au Pays de Galles choisit d'aller sur la voie de l'ordination des hommes mariés, une commission pourrait établir ce besoin et regarder la meilleure façon de l'atteindre.

 

Il y a une houle en faveur de cela chez les laïcs et les prêtres diocésains, selon Hollis, âgé de 80 ans, qui s'est retiré de l’évêché de Portsmouth en 2012. Mais il a identifié «beaucoup de résistance à l'idée» parmi les évêques d'Angleterre et du Pays de Galles. En fin de compte, Hollis sait que la décision de décider s'il faut ou non ordonner des hommes mariés revient au pape François ou à ses successeurs, car aucune conférence nationale des évêques ne peut prendre cette décision sans être bénie par Rome.

 

Un éditorial d'avril publié dans le journal britannique Catholic Times, a mentionné l'interview du pape François au journal allemand Die Zeit, dans laquelle le pape a souligné que supprimer la règle du célibat n'était pas la réponse à la pénurie de prêtres dans l'Église catholique. Mais il a exprimé une ouverture pour étudier si les viri probati pouvaient être ordonné.

Hollis suggère qu'il est possible de recruter des hommes mariés du corpus des diacres mariés. Les préoccupations concernant le coût du financement des prêtres mariés, estime-t-il, est «un faux argument», car autant de viri probati seraient des hommes qui se seraient à la retraite d'un emploi laïc à temps plein et pourraient donc agir comme des prêtres «non stipendiaires».

 

Chris McDonnell, secrétaire du Mouvement pour le clergé marié, appelant à une commission sur les prêtres mariés, dit à NCR que l'introduction d'un clergé non stipendiaire est parfaitement réalisable. Le modèle actuel de la prêtrise catholique, où le prêtre fait tout, est insoutenable, a déclaré McDonnell. Un clergé non stipendiaire serait seulement possible, a-t-il souligné, si le prêtre est considéré «principalement un centre eucharistique de la paroisse» et le responsable des aspects de la vie paroissiale où seul un prêtre peut fonctionner. Les laïcs doivent remplir d'autres fonctions.

 

Le coût, selon Hollis, n'est donc pas la pierre d'achoppement des viri probati, mais plutôt la réticence des membres supérieurs de l'Église à prendre la question au sérieux.

 

McDonnell souligne que les membres du Mouvement pour le clergé marié «sont des membres fidèles de l'Église catholique». En appelant à des conversations courageuses, il est frustré de n'avoir aucun dialogue avec ses évêques. Il espère que si la commission obtient le feu vert, elle pourrait se pencher non seulement sur le célibat, mais aussi sur la question de ce qui constitue une paroisse. Il sent que les gens sont prêts à accepter un clergé marié, après avoir vu un certain nombre d'anglicans faire le voyage à Rome et apporter leurs épouses et leurs enfants avec eux.

 

Une belle réflexion pour palier le manque de prêtre qui va être criant dans le futur et que doit aussi se permettre l’Église en Occident pour voir si des hommes mariés peuvent être aussi prêtre.

 

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Publié le 9 Mars 2017

Maurice Page dans son article pour cath.ch nous montre que dans un entretien publié le 9 mars 2017, dans le journal allemand Die Zeit, le pape François ouvre une brèche en faveur de l’ordination d’hommes mariés (viri probati).

 

L’Église doit reconnaître le bon moment où l’Esprit-Saint exige quelque chose, explique le pape. “Nous devons réfléchir si les viri probati sont une solution. Nous devons aussi déterminer quelles tâches ils pourraient accomplir par exemple dans les régions isolées.” Mais dans le même temps, le pontife refuse de laisser le libre choix du célibat aux candidats à la prêtrise. “Le célibat facultatif n’est pas une solution”, assure-t-il.

 

La question de l’ordination d’hommes mariés ou viri probati est discutée déjà depuis le Concile Vatican II au début des années 1960. L’Église catholique de rite latin n’a des prêtres mariés que dans des situations exceptionnelles, notamment lorsqu’il s’agit de prêtres orthodoxes, de pasteurs protestants ou de prêtres anglicans mariés qui se sont convertis au catholicisme. Les Églises catholiques de rite oriental ont traditionnellement un clergé marié, mais leurs évêques sont choisis parmi les moines qui ont fait vœu de célibat.

 

Face à la pénurie de prêtres, le théologien allemand Helmut Hoping a suggéré, la semaine dernière, d’ordonner prêtres des diacres permanents dont la plupart sont mariés.

 

L’ordination d’hommes mariés pourrait répondre au manque de prêtre et être une solution viable à la crise du sacerdoce, encore faut-il que cette réflexion soit aussi mise en place au sein de l’Église par sa hiérarchie qui est peu encline à réformer le statut des prêtres.

 

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Publié le 27 Février 2017

Emilia Robles sur periodistadigital.com ce lundi 27 février 2017 nous montre une exhortation intéressante de l'évêque Dom Demetrio Valentini, à l'occasion de la réunion de l'Association nationale des prêtres du Brésil au Sanctuaire de Notre-Dame d'Aparecida. Dans ce document, entre autres choses, il prend le problème des communautés sans Eucharistie et la nécessité d'associer les laïcs à une nouvelle forme de ministère sacerdotal.

 

Dom Demetrio Valentini est l'une des figures les plus braves des évêques brésiliens, car il est l'évêque en charge de la présidence de la pastorale sociale et de la Caritas brésilienne. Maintenant, comme évêque émérite, elle est libre de traiter de choses difficiles, de proposer des mesures d’examen sur des disciplines qui deviennent obsolètes tout en étant fidèle à l'évolution de la doctrine, comme l’indique les grandes questions de John Henry Newman.

 

Pour l’évêque l'Église au Brésil a besoin de réfléchir à la question des catholiques qui n'ont pas accès à l'Eucharistie de manière fréquente. Au centre de sa réflexion, l'évêque a parlé de la nécessité pour l'Église de réfléchir sur la réalité qui touche de nombreuses communautés ecclésiales, non seulement au Brésil, mais aussi dans de nombreuses régions du monde : le manque de prêtres pour présider l'Eucharistie.

 

«Aujourd'hui, l'église a besoin d'écouter les appels des communautés exprimant leurs besoins qui doivent être traités, et qui revient en jeu question presbytérale. Cela doit d'être résolu correctement et il est urgent de restaurer la vision ministérielle de Vatican II», a-t-il dit. «Je prends la liberté de demander à la CNBB accélérer la discussion du problème, sur la question de pouvoir compter sur les anciens de la communauté qui peuvent définir ses détails, de manière qu’ils soient organisé et mis à la disposition du pape François, de sorte que dans cette affaire qui implique profondément la vie de l'Église, le pape ne soit pas entravé par la force ecclésiale interne, mais avec le soutien clair de la CNBB, et en particulier prêtres brésiliens représentés ici aujourd'hui par l'Association nationale des prêtres du Brésil», a-t-il dit.

 

Dom Demetrio a donc appelé ces laïcs «prêtres de la communauté, en contrepartie des «prêtres diocésains», car pour lui «Sans Eucharistie pas de la communauté chrétienne». Emilia Robles n’a pas tort de demander que les évêques proposent des solutions courageuses, inspirées par l'Evangile pour l'absence de l'Eucharistie dans les communautés, des solutions qui nous enlèvent du cléricalisme et nous aident sur les routes d'une Église plus participative et utile.

 

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Publié le 21 Janvier 2017

IrishCentral.com dans son article du samedi 21 janvier 2017 nous montre que l'Association des catholiques en Irlande a déclaré que mettre fin à l'exigence de célibat des prêtres serait une solution à la pénurie chronique de prêtres dans l'église.

 

Mais un porte-parole de l'Association, qui est un groupe de laïcs catholiques, est "frustré" suite à une décision prise par les évêques de ne pas soulever la question. "Ils collent leurs têtes dans le sable, en espérant que le problème va disparaître", a déclaré le porte-parole.

 

La migration, l’austérité économique, la laïcité, les abus sexuels cléricaux, la baisse de la fréquentation des messes et un déclin des vocations de la prêtrise sont quelques-unes des questions qui ont été vues par les 26 évêques irlandais de chaque diocèse en Irlande au cours de leur visite de 10 jours au Saint-Siège, qui a commencé lundi. Mais, quand ils ont une audience le vendredi 20 janvier avec pape François, la seule question qu'ils ne touchent est le célibat.

 

Une visite "ad limina" a lieu à plusieurs années d'intervalle. Elle représente en quelque sorte une occasion pour de lointaines branches de l'Église de faire des rapports directement au siège social. La dernière visite ad limina irlandaise était en 2006, et il faudra plusieurs années avant qu'il y en ait une autre.

 

La proposition de Mgr Leo O'Reilly de mettre en place une commission chargée d'examiner la question du célibat sacerdotal n’a pas été soumise au pape suite à une "discussion peu concluante" sur le célibat parmi les autres évêques. Pourtant le pape a dit aux évêques locaux de mieux connaître les besoins des fidèles, d'être courageux et de faire des suggestions concrètes pour la réforme à Rome

 

Noel McCann de l'Association des catholiques en Irlande a fait observer que de nombreuses paroisses irlandaises étaient déjà sans messe quotidiennement en raison de la pénurie de prêtres. "La crise est claire. Ce qui cause la crise est clair, mais que faisons-nous pour trouver des solutions ? Où est l'urgence pour aborder la question", a-t-il demandé.

 

Une bonne question qui fait face à l’aveuglement des évêques irlandais qui ont même parlé des abus sexuels des prêtres, du rôle des femmes, de donner plus de place aux laïcs, et de la prochaine visite du pape en Irlande l'année prochaine.

 

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Publié le 28 Décembre 2016

Raphaël Zbinden dans son article pour cath.ch du mardi 27 décembre 2016 nous montre que le théologien de la libération brésilien Leonardo Boff s’attend à ce que les ex-prêtres mariés soient réintégrés dans la pastorale. “Les évêques brésiliens l’ont formellement demandé au pape”, a affirmé l’ancien Père franciscain au quotidien allemand Kölner Stadt-Anzeiger.

 

Leonardo Boff assure, d’après des informations provenant de l’entourage du pape François, que ce dernier aurait la volonté de répondre positivement à cette demande, du moins pour une phase expérimentale au Brésil. La mesure serait destinée à palier à la pénurie de prêtres au niveau mondial. “En même temps, il s’agirait d’une impulsion pour que l’Église catholique supprime le fardeau du célibat obligatoire”, lance le théologien dans l’interview publiée le 25 décembre 2016. Il souligne le problème que représente le manque de prêtres, notamment au Brésil. Il remarque qu’il “n’est pas étonnant que les fidèles se rendent en masse chez les évangéliques et les pentecôtistes pour combler ce vide d’accompagnement (spirituel)”.

 

L’ancien Père franciscain avoue avoir, après son abandon de la prêtrise en 1992, continué à exercer des fonctions sacerdotales. Ceci avec le consentement explicite d’évêques de son pays. “Jusqu’à maintenant, aucun évêque que je connais, ne l’a jamais interdit ou même fait d’objection”, assure-t-il. Selon Leonardo Boff, les prélats s’en réjouissaient même et lui disaient : “le peuple a le droit de recevoir l’Eucharistie. Continue tranquillement à le faire !”

 

Pour Leonardo Boff, la théologie de la libération, condamnée par les papes Jean Paul II et Benoît XVI pour sa trop grande proximité avec le marxisme, a été pleinement réhabilité par le pape argentin. “François est des nôtres. Il a fait de la théologie de la libération un bien commun de l’Église et a élargi sa portée”, affirme Leonardo Boff en référence à la préoccupation du pape pour la sauvegarde de la création. Selon le théologien, le pontife a demandé, dans le cadre de la rédaction de son encyclique Laudato Si’, qu’il lui fasse parvenir ses écrits. Le pape lui aurait suggéré de ne pas passer par l’administration vaticane, qui aurait bloqué ces livres “interdits”, mais par l’ambassadeur argentin auprès du Saint-Siège, un proche du pontife.

 

Le penseur brésilien relève également les gestes de réconciliation avec certains théologiens de la libération qui ont été reçus au Vatican par le pape François. Il indique avoir été lui-même invité à Rome. Il précise cependant que le pape n’avait au dernier moment pas eu le temps de le rencontrer, à cause d’une urgence au Synode des évêques.

 

Dans l’interview au Kölner Stadt-Anzeiger, Leonardo Boff défend en outre le pape contre “les vents contraires” venant de ses propres rangs. Le théologien désigne ainsi nommément dans le rôle de contradicteur le cardinal américain Raymond Leo Burke, qu’il qualifie de “Donald Trump de l’Église catholique”. L’ancien prêtre critique vertement les velléités du patron de l’Ordre de Malte de “corriger” le pape sur certaines de ses positions doctrinales. Il estime cette attitude “sans précédent” dans l’histoire de l’Église et ose parler “d’affront” envers le pontife. “Le pape ne peut pas être condamné, c’est une règle de l’Église”, souligne Leonardo Boff.

 

Il relève que la priorité du pape François n’est pas l’Église en elle-même et encore moins ses affaires internes, mais la survie de l’humanité et l’avenir de la terre. “Les deux sont en danger, et il faut se demander si le christianisme peut apporter sa contribution pour surmonter cette grande crise qui menace les fondements de l’humanité”.

 

Leonardo Boff nous annonce de bonnes nouvelles en perspectives : la réintégration des ex-prêtres mariés dans la pastorale pour palier la pénurie de prêtres d’abord au Brésil, une mesure qui pourrait s’étendre ailleurs, et un retour en grâce de la théologie de la libération. Mais le théologien de la libération n’est pas naïf et voit bien que les adversaires du pape François sont nombreux et qu’ils ne sont pas sa priorité puisque c’est l’humanité et l’avenir de la terre. Mais le cardinal Burke devra bientôt recevoir une réponse du pape qu’il n’appréciera pas.

 

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Publié le 9 Décembre 2016

HuffingtonPost.fr nous montre le jeudi 8 décembre 2016 que l'accès au sacerdoce est formellement interdit aux homosexuels, rappelle un décret rendu public par le Vatican, qui fait toutefois une exception.

 

Un décret sur la formation des prêtres rendu public ce mercredi 7 décembre par le Vatican rappelle l'obligation d'abstinence sexuelle et stipule que l'accès au sacerdoce est formellement interdit aux homosexuels ou ceux soutenant "la culture gay". "L'Église, tout en respectant profondément les personnes concernées, ne peut pas admettre au séminaire et aux Ordres sacrés ceux qui pratiquent l'homosexualité, présentent des tendances homosexuelles profondément enracinées ou soutiennent ce qu'on appelle la culture gay", stipule le document rendu public mercredi soir par l'Osservatore Romano, journal officiel du Vatican.

 

Ce nouveau guide complet de formation d'une centaine de pages, approuvé par le pape, actualise une précédente version veille de trente ans. Mais la non admission de personnes présentant des tendances homosexuelles avait été spécifiée par l'Église catholique en 2005. Elle fait toutefois une exception pour "des tendances homosexuelles qui seraient seulement l'expression d'un problème transitoire, comme, par exemple, celui d'une adolescence pas encore achevée". C’est terrible de voir l’ignorance du Vatican sur les gays et leur sexualité.

 

Le document rappelle aussi le besoin d'une "imposition volontariste de la continence". Il serait "gravement imprudent d'admettre au sacrement de l'ordre un séminariste qui ne soit pas parvenu à une affectivité mûre, sereine et libre, chaste et fidèle dans le célibat", écrit le décret, tandis que les futurs prêtres ont aussi besoin de comprendre "la réalité féminine".

 

Le document aborde toutefois de nombreux autres sujets comme par exemple la révolution numérique. "Il est nécessaire d'observer la prudence qui s'impose quant aux risques inévitables de la fréquentation du monde numérique, y compris les différentes formes de dépendance qu'on pourra traiter par des moyens spirituels et psychologiques adéquats", note le guide.

 

Dans le même temps "il sera opportun que les réseaux sociaux fassent partie de la vie quotidienne du séminaire", lit-on. Car "il convient d'en faire l'expérience comme des possibilités nouvelles de relations interpersonnelles, de rencontre avec les autres, de confrontation avec le prochain et de témoignage de la foi", ajoute le Vatican devenu un grand utilisateur des réseaux sociaux.

 

NCRonline.org nous fait par de la frustration des groupes qui défendent des personnes LGBT dans l'Église catholique avec ce nouveau document du Vatican qui réaffirme une instruction de 2005 interdisant aux homosexuels d'entrer dans le sacerdoce. Pourtant, le document met l'accent sur la nécessité d'une formation pastorale des prêtres, leur éducation dans l'enseignement social de l'Église, et l'implication des femmes dans la formation au séminaire. Elle appelle également à leur formation dans la protection des mineurs. Le document met en avant la les préoccupations du pape François sur les tentations liées à l'argent, à l'exercice autoritaire du pouvoir, au légalisme rigide et à gloriole parmi les clercs.

 

Dommage ce décret comporte de bonnes choses, mais une mauvaise se démarque le refus des prêtres gays, alors qu’il y en a déjà et que ce document montre que la hiérarchie de l’Église ne parviennent pas à reconnaître que Dieu appelle une grande variété de personnes au sacerdoce.

 

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Publié le 10 Août 2016

Radio Vatican dans son article du mercredi 10 août 2016 nous montre que le mardi 9 août, le pape François s'est rendu en visite privée dans deux couvents féminins dans le Latium et les Abruzzes. François a visité le monastère des "Sœurs franciscaines de Sainte Filippa Mareri" au Borgo San Pietro de Petrella Salto, dans la province de Rieti, puis le couvent bénédictin des "Sœurs réparatrices du Saint Visage de Notre Seigneur Jésus-Christ" à Carsoli, dans la province de L'Aquila. Comme le 4 janvier dernier lors de sa visite surprise à Rieti et Greccio, où il était venu visiter la crèche de saint François d'Assise, le Pape était accompagné par l'évêque de Rieti, Mgr Domenico Pompili.

Serait-ce une forme de soutien du pape pour un rôle plus important des femmes dans l’Église ? Il faut dire que comme le montre NCRonline.org les membres de la nouvelle commission du pape François chargés d'étudier si les femmes pourraient servir comme diacres dans l'Église catholique ont exprimé un large éventail de points de vue sur le sujet dans le passé, avec quelques personne clairement en faveur de la possibilité tandis que d'autres disent qu'il n'y a pas de précédent historique.

Selon le père Karl-Heinz Menke, un membre de la commission qui est également membre de la Commission théologique internationale du Vatican et un théologien à l'université allemande de Bonn, fait valoir le cas contraire. Pour lui, il n’y a pas de preuves historiques qui montre les femmes diacres dans l'Église primitive n'a pas rempli un «ministère sacramentel.» Même s’il conclut que la preuve historique que les femmes diacres existe, il ne suppose de l'ordination des femmes dans le diaconat aujourd'hui, il a également plaidé pour une meilleure inclusion des femmes dans les postes de décision dans l'église, en déclarant : «L'égalité des sexes est essentielle.»

Phyllis Zagano de l'université Hofstra et le père jésuite Bernard Pottier, membre de la commission et théologien à l'Institut d'Études Théologiques de Bruxelles, font valoir que les preuves historiques de femmes servant diacres dans l'Église primitive souligne qu’elles recevaient l'ordination diaconale de la même manière que leurs homologues masculins conférée par l'imposition des mains et la prière de l'évêque. Les auteurs notent que l'église de rite latin conservé les formules pour l'ordination des femmes diacres jusqu'en 1962. Ils critiquent la lettre apostolique Ordinatio Sacerdotalis 1994 du pape Jean-Paul II, qui dit que l'église avait «aucune autorité» d'ordonner des femmes et le document 1974 Inter Insignores de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi contre l’ordination des femmes.

La Franciscaine Sœur Mary Melone, membre de la commission et la première femme présidente de l'université pontificale Antonianum à Rome, qui dit que les femmes soit présente dans les Congrégations de la curie serait un pas important, mais l’essentiel serait la prise conscience que l'autorité des femmes aide l'Église à croître. Sur les femmes prêtres, sœur Melone juge que la chose importante est qu'il n'y ait pas une excuse pour exclure les femmes de la possibilité de travailler à des postes de décision à l'intérieur de l'Église et qu’elle ne pense pas que c’est la seule condition pour remplir des rôles dans l’Église.

Les visites du pape François aux religieuses montrent son souhait d’un meilleur rôle pour les femmes, mais dans quel cadre ? Le diaconat ? Encore faut-il trouver une solution durable et qui ne déçoivent pas ces fidèles servantes de l’Église qui ont du souvent faire face au machisme de l’Église à leur encontre.

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Publié le 7 Août 2016

Rafael Marcoccia dans on article du samedi 6 août 2016 pour periodistadigital.com nous montre que la grande extension territoriale du Brésil représente pour l'Église un défi énorme. Il est estimé que près de 70 000 communautés à travers le pays ne célèbrent pas l'Eucharistie régulièrement. Pour y faire face, vient en ce moment-là la proposition des les ministres ordonnés locaux. Un des responsables de cette proposition est le prêtre brésilien et théologien, Mgr Antonio José de Almeida, professeur à l'Université pontificale catholique du Paraná. Docteur en théologie de l'Université pontificale grégorienne à Rome, il aborde la question des ministères dans l'Église dans la signification de la vie et la mission des communautés, et il connaît de nombreuses expériences de ministères non ordonnés en Amérique latine.

Fin avril dernier, à l' occasion de la Réunion nationale de 16 prêtres qui encourageait la Commission nationale des prêtres et la Commission pour le ministère ordonné et la Vie Consacrée, Mgr Almeida a publié un article intitulé «presbytères communautaires pour les communautés sans l'Eucharistie», qui présente des idées qui viennent à échéance.

La proposition de Mgr Almeida, inspirée par les idées de Mgr Fritz Lobinger, qui était près de 50 ans en Afrique du Sud est d’ordonner des dirigeants, célibataires ou mariés, profondément enracinés dans des communautés ecclésiales matures. Des communautés ecclésiales d'âge mûr qui sont celles avec une histoire de chemin ecclésial et de vie communautaire, avec des ministres non ordonnés dans le domaine de la Parole, du culte et de la charité, qui seront accompagnés par des prêtres dédiés à les aider et à participer à leur processus de formation continue, en communion avec l'Église locale.

Almeida propose que ces deux types d’ordinations reçoivent différents noms : les prêtres locaux et les ministres ordonnés. Les prêtres restent célibataires et sont envoyés dans les paroisses du diocèse, alors que les ministres ordonnés locaux ne servent qu'à la communauté dans laquelle ils vivent et pourraient être intégrés dans la vie familiale et professionnelle. Dans le cas où vous ne disposez pas de travail ou vous l’avez perdu, les ministres ordonnés locaux pourraient être aidé et maintenu par la communauté, tout comme ils entretiennent déjà des prêtres.

«Les deux sont prêtres ayant reçu le même sacrement de l'Ordre, à la fois pour prêcher l'évangile au nom de l'Église, à la fois pour administrer les sacrements, à la fois pour conduire la communauté avec et sous l'évêque, les deux sont ordonnés pour la vie», dit la proposition. Mais alors que «les prêtres assurent une vaste région et vivent dans une circonscription pastorale plus large», les «ministres ordonnés locaux» vivent au sein de leur communauté. Ainsi, les ministres ordonnés locaux seraient élus directement par la communauté et ne doivent pas être seulement unique, mais un petit groupe de deux ou trois. En outre, le service communautaire serait à temps partiel.

«Le modèle n’est pas la grande paroisse, territoriale, anonyme, entièrement centralisé dans la paroisse, où tout dépend d’elle.» Ces ministres doivent répondre aux critères suivants : être des hommes de foi éprouvée et vertueux, compétent et respectés au sein d'une communauté donnée. Mgr Almeida estime qu’«ordonner certains dirigeants laïcs qui guident les communautés est la bonne décision, parce que l'objectif est de fournir à une communauté son propre prêtre, dans ce qui existe déjà dans cette communauté, assurant la relation de ministre communautaire. Il n’est pas un étranger de ce qui vient de l'extérieur, mais il est quelqu'un à l'intérieur. Inutile d'insérer : Il y a «inculturation» parce qu’il fait déjà partie de la communauté et de son histoire, il a le même visage, sa façon d'être.»

Par conséquent, l'article indique que non seulement on parle de ‘viri probati’, des hommes mariés qui peuvent être ordonnés prêtres, mais aussi des «communitates probatae», où l'accent est mis sur la communauté. «Il serait tragique que l'Église ordonne» des viri probati «sans un fort sentiment communautaire.» Les idées présentées dans cet article trouvent une forte résistance au sein de l'Église brésilienne. Bien que le problème est perçu et partagé, les solutions proposées ne trouvent pas beaucoup de consensus.

Dans tous les cas, la CNBB a autorisé une commission pour réfléchir à la question, composé de Raymundo Damacesno, archevêque d'Aparecida, Claudio Hummes, archevêque émérite de San Pablo, Walmor de Oliveira, Archevêque de Belo Horizonte et Sergio Castriani, archevêque de Manaus. Et certaines réunions ont eu lieu, mais n'elles n’ont pas encore fait de progrès significatifs.

La solution des ministres ordonnés locaux correspond au souhait du pape François de mettre en avant des «solutions courageuses et concrètes» pour palier le manque de prêtres, mais aussi pour aider le clergé a assurer sa tâche sans concédé de trop lourdes fatigues, tout cela aidé par la communauté. Cette idée qui a le souci de l’efficacité et de la proximité s’avère très intéressante.

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