La crèche anti-solitude à l'ermitage du père Ángel à Madrid
Publié le 11 Décembre 2018
José Manuel Vidal dans periodistadigital.com ce mardi 11 novembre 2018 nous montre qu’en tant qu'expert de la dénonciation prophétique qu'il est, le père Ángel promeut depuis des années une scène de la Nativité qui ébranle les consciences et éveille les solidarités. Pour ce faire, il s'est allié au plasticien, Ikella Alonso, qui, à cette occasion, a donné forme à la "scène de la nativité anti-solitude", inaugurée hier, précisément dans l'ermitage de La Soledad, au centre de Madrid, rue de Fuencarral, numéro 44.
La crèche tourne autour d'une phrase papale : "La solitude non recherchée cause un préjudice." Et, comme l'explique le père Ángel, "elle est dédicacé à la solitude, ce fléau dont plus en plus de personnes souffrent dans le monde d’aujourd'hui". Ou, comme le dit le pape François, "c'est la maladie la plus répandue de notre époque". Avec l'intention de la combattre, parce que "le besoin de se sentir aimé et de ne pas être seul, nous l’avons tous, les riches dans les palais ou les pauvres en situation d’aller dans la rue", ajoute le fondateur des Mensajeros de la Paz.
Dans la présentation de ce cri bien-aimé contre la solitude, le père Ángel était accompagné de l'auteur de l'œuvre, Ikella Alonso, et de l'ambassadeur du Royaume-Uni en Espagne, Simon Manley. Après s'être interrogé sur la "belle et originale crèche" de l'artiste madrilène, le diplomate a lancé un vœu de Noël dans les airs de l'ermitage : "Le plus beau cadeau de ce Noël serait que personne ne se sente seul". Et il a rappelé qu’au Royaume-Uni, il existe une sorte de ministère de la Solitude pour prévenir ce fléau et faire cesser leurs larmes.
Ikella Alonso, quant à lui, a expliqué certaines des clés de sa scène de la Nativité, réalisée avec de la pâte à modeler froide (grise, noire et blanche) et qui "représente la solitude endurée par de nombreuses personnes pour différentes raisons". Cette idée générale est exprimée par l'artiste dans une scène de la Nativité avec plusieurs centres d'intérêt. Le Christ sur le calvaire est dans un coin du tableau, représentant "le moment où même le Fils de Dieu se sent seul" et s'écria cette phrase célèbre : «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné !» À côté de Golgotha, la tour d'Hérode, qui représente la solitude de la captivité de tous les prisonniers du monde. Un peu plus loin, un enfant avec une balle, au pied d'une colline, près d'une rivière, mais seule et sans personne avec qui jouer.
Sur l’autre rive, un sans-abri se blottit pour se mettre à l’abri du froid, regardant le vide. De chaque côté du pont, un berger avec son troupeau, travaille seul, sans communication avec personne, mais avec un pont à proximité, au cas où il devrait le traverser et chercher des personnes. L'étoile illumine la crèche d'en haut, tandis que les trois hommes sages se rendent au berceau pour adorer l’enfant Dieu et réclamer le Seigneur qui réconforte les personnes seules. Les anciens ne pouvaient pas être absents dans la crèche de la solitude, en particulier on voit plusieurs personnes âgées. Une avec un sac de courses et une autre nourrir les pigeons. La solitude se reflète dans les personnages et même dans les petites maisons de la crèche. Dans l'un d'entre eux, un pendu représente la solitude dévastatrice des suicides. D'autres formes de solitude se reflètent également dans la scène de la nativité, comme celle d'un chien errant.
Au milieu de tant de solitude-obscurité, plusieurs points de lumière. Tout d'abord, la lumière de la crèche, indiquée par l'étoile. Ensuite, la lumière que représente pour le monde d’aujourd’hui le pape François, le grand défenseur des personnes mises au rebut, qui apparaît au téléphone, comme un symbole des éléments techniques actuels avec lesquels nous pouvons aujourd’hui atténuer la solitude. Et au fond de toute la crèche, la puissante lumière d’un phare, symbolisant le fait qu’au milieu de tant de ténèbres, il y a de l’espoir. L'espoir de pouvoir trouver la lumière d'une autre personne qui nous accueille, nous écoute et nous aime. Une crèche, donc, "en noir et blanc", comme le souligne Ikella Alonso. Avec les noirs de la solitude et les blancs de l'espoir, ce qui peut nous amener à vaincre la solitude et à retrouver la joie de vivre.
C’est une belle initiative comme celle d’une église de la ville d’Indianapolis aux États-Unis qui a érigé sur sa pelouse un diorama de Marie, Joseph et Jésus enfermés dans une cage. Cette œuvre était un signe de protestation contre la politique de «tolérance zéro» du chef d’Etat américain qui vise à séparer les familles d’immigrants (https://www.20minutes.fr/insolite/2301599-20180704-etats-unis-eglise-met-marie-joseph-jesus-cage-protester-contre-separation-familles-migrants).
Merci !
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