Gilets jaunes : mobilisés contre les violences policières, des heurts à Paris

Publié le 3 Février 2019

Gilets jaunes : mobilisés contre les violences policières, des heurts à Paris

Euronews.com nous montre l’acte XII de la mobilisation des gilets jaunes qui a eu lieu le samedi 2 février 2018. Selon le ministère de l'Intérieur, 58 600 personnes ont défilé dans le pays, contre 69 000 la semaine dernière. Ces chiffres officiels sont régulièrement contestés par les "gilets jaunes".

 

La journée de manifestations s'est déroulée au lendemain de la décision du Conseil d'Etat de maintenir l'usage des lanceurs de balle de défense (LBD). Á Paris, une "grande marche des blessés" s'est élancée vers midi, deux mois et demi après le début de ce mouvement de contestation inédit. Les premiers incidents ont éclaté en fin d'après-midi aux abords de la place de la République, où les forces de l'ordre ont commencé à faire usage de lacrymogènes et de canon à eau pour maintenir à distance des manifestants qui lançaient des projectiles, selon une journaliste de l'AFP. Les échauffourées se sont poursuivies sur la place dans un épais nuage de lacrymogène. Trente trois manifestants ont été interpellés dans la capitale, selon la Préfecture de Police, dont 21 personnes étaient à ce stade en garde à vue, selon le parquet de Paris.

 

Autre place forte de la mobilisation, Bordeaux a été de nouveau le théâtre d'incidents en fin de manifestation, 17 personnes ont été interpellées. Visées par toutes sortes de projectiles, les forces de l'ordre ont répliqué en faisant notamment usage de LBD, selon un journaliste de l'AFP. Dans l'Ouest, deux policiers ont été blessés à Nantes, lors d'une manifestation émaillée d'incidents et de dégradations. Un autre policier a été blessé et quatre personnes interpellées à Morlaix (Finistère). Des échauffourées ont éclaté entre forces de l'ordre et "gilets jaunes" dans l'Est, notamment à Strasbourg et Nancy, et seize personnes au total ont été interpellées. "Si moins d'incidents sont à déplorer, je condamne fermement les dégradations et violences qui ont été commises", a tweeté en soirée le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

 

Saisi d'une demande d'interdiction du LBD, le Conseil d'État avait estimé vendredi que le risque de violences rendait "nécessaire de permettre aux forces de l'ordre" de pouvoir y recourir. Christophe Castaner avait alors reconnu que cette arme - utilisée plus de 9200 fois depuis le début de la contestation - pouvait "blesser" mais en a défendu l'utilisation "face aux émeutiers".

 

Ce samedi, les manifestants avaient également appelé à se mobiliser en masse à Valence, où le président Emmanuel Macron s'était rendu la semaine dernière pour le grand débat national. Quelque 5400 manifestants ont défilé dans une ambiance bon enfant dans la ville où des mesures de sécurité exceptionnelles avaient été prises. Selon la préfecture, 18 personnes y ont été interpellées et "une centaine d'armes blanches ou par destination" saisies.

 

Á Toulouse, autre place forte du mouvement, plusieurs milliers de personnes ont défilé. Des marches ont également eu lieu à Lille (1.400 personnes selon la police, 2.000 selon les organisateurs), Marseille (2.000 selon la police), Tours ou Lyon. Partout, les manifestants arboraient cache-œil, bandages et faux sang.

 

La mobilisation reste présente. Emmanuel Macron portera lundi le grand débat en banlieue parisienne avec un déplacement à Evry-Courcouronnes et multiplie les consultations pour sortir de la crise des "gilets jaunes", à travers notamment la possible tenue d'un référendum. Selon le "Journal du dimanche", qui s'appuie sur les confidences de ses proches, le président de la République serait tenté de convoquer un tel référendum dès le 26 mai, jour des élections européennes.  Ce serait son coup de poker pour sortir de la crise (https://www.nouvelobs.com/politique/20190203.OBS9553/gilets-jaunes-le-referendum-le-coup-de-poker-de-macron-pour-sortir-de-la-crise.html).

 

Le grand débat national voulut par le président de la République n’attire pas les jeunes ni les banlieues, et beaucoup sont sceptiques sur l’après-débat car celui-ci est entre les mains du gouvernement. Un référendum n’est pas à utiliser pour se sauver des gilets jaunes, il faut le faire sérieusement.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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R
La répression sans précédent depuis des décennies dont sont victimes les Gilets jaunes alarme les républicains aimant notre pays car il ne saurait y avoir de République sans respect des règles les + élémentaires de la démocratie.Les nombreuses vidéos en ligne témoignent du déchaînement de violences policières qui sont devenues un mode de gouvernement.Le gouvernement macron entend passer en force en violentant les Français jusqu’au parlement,en privatisant la chose publique et en étouffant la démocratie.Ce n’est pas acceptable :nous ne voulons PAS d’un régime brutal et autoritaire !Les Français doivent être consultés par voie électorale car la légitimité du pouvoir exécutif est désormais sujette à caution.Le président De Gaulle ne l’avait-il pas fait lui-même en 1969 ?
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P
républiquepiétinée23,<br /> <br /> La question qu'on peut se poser c'est comment on a pu en arriver là. La constitution de la Ve république dit pourtant que la République est le "gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple", et que la souveraineté du peuple en dehors des élections s'exprime aussi par "la voie du référendum". Il faut créer des modes de fonctionnement rendant cela réel, car la démocratie dans la Ve république est limitée par des intermédiaires qui ne consultent presque jamais le peuple. Les élections locales, parlementaires et présidentielles, ne sont pas le seul outil démocratique, car au bout de deux ans les majorités au pouvoir ne sont plus crédibles. Une démarche plus démocratique doit jouer. <br /> <br /> Merci !